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L'AXE IRAN-RUSSIE-SYRIE A SABOTE LES PLANS US EN SYRIE

 

Chamkhani:l’axe Téhéran-Moscou-Damas a saboté les plans américains en Syrie

 

L’équipe du site

Le secrétaire général du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne a fait l'éloge de la récente coopération entre la Russie, l'Iran et la Syrie contre les terroristes, selon l'agence d'informations iranienne Farsnews.

Chamkhani a déclaré que "les récentes opérations irano-russes avaient porté un coup dur aux terroristes en Syrie. Durant cette courte coopération, les terroristes en Syrie ont été attaqués depuis l'air et le sol". 

Evoquant la suspension du vol des chasseurs russes de la base iranienne Hamadane, Chamkhani a précisé : " rien n'était décidé encore sur la poursuite des opérations des chasseurs russes depuis la base Hamdane. Ces chasseurs ont quitté la base Jeudi dernier et non avant-hier, et selon un plan précis des opérations terrestres. La question n'a rien avoir avec les pressions présumées d'une quelconque puissance étrangère".

Et de souligner : "certains pays occidentaux et régionaux qui misent sur un changement de rapport de force en Syrie, ont été très surpris de l'initiative politique, défensive et sécuritaire de l'Iran".

 "L'axe de Téhéran-Moscou-Damas contre les terroristes takfiristes a fait voler en éclat  les plans américains en Syrie", a-t-il fait remarquer. 

Ali Chamkhani a souligné que "la prévention des menaces terroristes, en particulier celle de Daech, fait partie intégrante de la stratégie de l'Iran".

Il a ajouté :  "L'Iran continuera d'utiliser toutes les capacités internes et externes pour mener cette stratégie". 

 

Source: Médias

24-08-2016 - 14:03 Dernière mise à jour 24-08-2016 - 15:57 | 1096 vus

 

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=322210&cid=86&fromval=1&frid=86&seccatid=28&s1=1


 

LE PARTI COMMUNISTE TURC CONDAMNE L’AGRESSION MILITAIRE TURQUE CONTRE LA SYRIE

Le Parti communiste condamne l’agression turque contre les territoires syriens

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24/08/2016

Ankara/ Le Parti communiste turc a condamné l’agression militaire turque contre les territoires syriens dans la ville de Jarablos dans la banlieue d’Alep, affirmant que cette agression constitue une violation du droit international et fait suite à la politique menée par le régime turc qui est la raison principale de la crise en Syrie.

Dans un communiqué qu’il a publié aujourd’hui, le Parti s’était référé à la position du gouvernement du Parti de la Justice et du Développement, qui, dès le début de la crise en Syrie, avait ouvert ses frontières devant des dizaines de milliers de terroristes qui venaient à partir de la Turquie pour entrer dans les territoires syriens.

Le Parti a réclamé au gouvernement d’Ankara de coordonner directement avec l’Etat syrien en vue de régler tous les problèmes et de trouver une solution définitive à la crise, loin des comptes des Etats impérialistes et colonialistes, dont à la tête les Etats-Unis.

R.F. /  R.B.

http://sana.sy/fr/?p=68231


 

LA CHINE DECLARE LA GUERRE A DAESH

La Chine déclare la guerre à Daesh
 

Le président chinois Xi Jinping a promis de lutter contre Daesh, après que les islamistes ont tué quatre chinois dans deux attaques séparées cette semaine. La question de l’implication de l’aviation chinoise en Syrie reste ouverte.

«La Chine renforcera sa coopération avec la communauté internationale, luttera résolument contre les opérations terroristes qui détruisent des vies innocentes afin de maintenir la paix et la tranquillité», a déclaré le président Xi Jinping. Il a appelé les «services concernés» à renforcer la coopération en matière de sécurité «en-dehors des frontières de la Chine».

Cette déclaration intervient après que Daesh a tué un otage chinois, le premier à être assassiné par Daesh. Fan Jinghui a été enlevé le 10 septembre, les djihadistes avaient réclamé une rançon pour lui redonner la liberté.

Ils ont publié sa photo dans le dernier numéro de leur magazine Dabiq avec la mention «à vendre», en précisant : «offre limitée dans le temps». Dans ce numéro figurait également la photo d’un otage norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, les yeux bandés. Mais comme ni le gouvernement norvégien et encore moins les autorités chinoises n’ont cédé, les deux otages ont été «exécutés pour avoir été abandonnés par les nations infidèles».

Xi Jinping a en outre violemment condamné l’attaque «cruelle et sauvage» qui s’est produite dans un hôtel au Mali et dans laquelle trois Chinois ont été tués. Les ressortissants chinois travaillaient pour le compte de la société China Railway Construction Corp à Bamako. Quatre autres Chinois ont été sauvés.

«Sans aucune considération pour la conscience humaine et le fondement moral, l’organisation terroriste a perpétré cette action de sang-froid et avec violence. Le gouvernement chinois condamne fortement ces actions inhumaines», a déclaré le président chinois.

La Chine dispose d’une importante force militaire dotée de deux millions d’hommes, ce qui peut être un signal inquiétant pour Daesh. Reste qu’on ne sait pas encore si Pékin enverra des avions ou des troupes en Syrie et en Irak. Depuis des décennies, la Chine se prononce pour la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats

 

RT
 

 

Source: Médias

24-08-2016 - 13:14 Dernière mise à jour 24-08-2016 - 13:14 | 564 vus

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=322188&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=39&s1=1

 

 

 


 

 

ALGERIE : L’ISLAMISME EST-IL SOLUBLE DANS L’AUTORITARISME ?

Algérie : l’islamisme est-il soluble dans l’autoritarisme ?

Abassi Madani, fondateur du FIS, lors d’une manifestation à Alger en 1990. AFP archives.

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ANALYSE

Happée par la concurrence entre ses diverses formations, cette mouvance n'incarne pas une véritable opposition en compétition pour le pouvoir.

Lina KENNOUCHE et Tayeb EL-MESTARI | OLJ

24/08/2016

La photo de Ali Haddad, patron du Forum des chefs d'entreprise (FCE), généralement perçu comme l'homme lige du président algérien Abdelaziz Bouteflika, saluant chaleureusement l'ex-chef du Groupe islamique armé (GIA), Abdelhak Layada, lors d'une cérémonie funèbre en juillet dernier, avait soulevé une vague d'indignation dans la presse algérienne et sur les réseaux sociaux.

Cette poignée de main marque un nouvel épisode dans les tribulations de la politique du régime à l'égard des mouvements et partis à référentiel islamique. Un an plus tôt, le chef de cabinet de la présidence de la République, Ahmad Ouyahia, recevait Madani Mezrag, l'une des figures de proue de la contestation fondamentaliste dont la liste des faits d'armes durant la décennie noire (1991-2000, opposant les différentes organisations islamistes à l'armée algérienne et causant plus de 200 000 victimes et des dizaines de milliers de disparus selon les estimations les plus crédibles) est longue et connue du grand public. Cet ancien chef de l'Armée islamique du salut (AIS) avait été invité à donner son point de vue sur la révision constitutionnelle, rencontre qui précédait de peu l'annonce déconcertante, dans une déclaration publique à la presse au cours de l'été 2015, de son intention de créer un parti politique.

Si la réaction dans les hautes sphères de l'État ne s'est pas fait attendre, confirmant à l'ex-chef du FIS (Front islamique du salut) dissous l'impossibilité d'un retour en politique, l'incongruité de ces déclarations publiques répétées sur la chaîne CNN n'est pas sans lien avec la complaisance dont fait montre le pouvoir, pour s'allier, instrumentaliser ou subordonner les islamistes.

Le référendum du 16 septembre 1999 sur la concorde civile puis la charte pour la paix et la réconciliation nationale du 29 septembre 2005 qui amnistie les crimes de guerre et réintègre à la vie civile ceux qui ont déposé les armes interdit dans son article 26 toute activité politique « sous quelque forme que ce soit pour toute personne responsable de l'instrumentalisation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale ». Si, depuis l'indépendance, l'islam a été mobilisé comme ressource politique et facteur identitaire au point d'être considéré comme une composante essentielle de l'idéologie nationale, l'attitude du pouvoir vis-à-vis des islamistes a été tantôt la diabolisation et la gestion répressive des islamistes pour neutraliser leur force de contestation, tantôt l'intégration dans le jeu institutionnel dès lors qu'ils ne posaient pas le problème de la légitimité du pouvoir et n'affichaient aucune volonté de rupture. La charte de réconciliation nationale a également permis de développer un nouveau mode de gestion autoritaire de l'opposition islamiste, par la tolérance à l'égard des partis s'inscrivant dans le jeu de clientèle du pouvoir et la cooptation à titre individuel d'ex-militants du FIS.

 

(Pour mémoire : En Algérie, la lutte des clans pour le partage de la Sonatrach...)

 

Gestion répressive et compromis
Historiquement, le facteur identitaire religieux a été une ressource de mobilisation importante dans la résistance à la colonisation. L'islamisme tire ainsi sa légitimité du rôle joué par l'islam dans l'histoire des luttes de décolonisation ainsi que dans le prestige des combats réformistes du début du vingtième siècle. Après l'accession de l'Algérie à l'indépendance et à mesure que se renforçait le déficit de légitimité du régime à la fin des années 70, le nationalisme culturel se transforme en fondamentalisme contestataire mettant en cause la gestion du pouvoir et l'accaparement de la rente par l'armée à travers un discours empreint d'éthique justicialiste. L'ouverture politique décrétée à la suite de la révolte de 88, et dans la foulée, les réformes de libéralisation économiques allaient à la fois renforcer le discours contestataire religieux et permettre au Front islamique du salut à ancrage populaire (agréé en 89) de se poser comme candidat à la succession au pouvoir.

Si comme le rappelle le sociologue algérien Lahouari Addi, le FIS n'a jamais incarné une force en rupture avec les fondements idéologiques du système politique, et qu'à l'image du pouvoir cette opposition se construisait sur un vide politique. Son efficacité mobilisatrice tenait à un enracinement profond dans les masses populaires, totalement absentes des préoccupations des « libéraux » et de leur discours séculaire. En dépit de l'absence de ressources idéologiques et du défaut d'une vision politique d'ensemble qui le présenterait comme une alternative crédible au pouvoir, le FIS apparaissait d'abord comme l'expression d'une volonté populaire de briser le monopole des élites sur le pouvoir et d'accès d'une frange significative, marginalisée, à la représentation politique et à une redistribution plus équitable de la rente.

Dans un contexte où la libéralisation a été perçue comme la fin de l'intervention de l'État dans le champ économique, et donc synonyme de paupérisation généralisée, « le vote des masses populaires pour le FIS était parfaitement rationnel », note M. Addi. L'arrêt du processus électoral en 1991, qui avait vu la victoire écrasante du parti islamiste aux premières élections législatives libres, débouche sur la dissolution du parti en 1992 et une décennie de guerre civile dévastatrice. Cette séquence historique n'en demeure pas moins éclairante quant à l'attitude du pouvoir face à l'opposition la plus organisée et la plus massive : la légalisation et l'inclusion des partis politiques à référentiel islamique n'est acceptée qu'à partir du moment où ces derniers n'incarnent pas une menace stratégique pour l'équilibre et la reproduction du système. Dès lors que la dynamique contestataire de cette opposition devient menaçante, la neutralisation s'effectue sur le mode radical de la répression généralisée. Or, pour restaurer la paix civile et éloigner le spectre d'une nouvelle guerre, les modalités de gestion de ces opposants politiques ont évolué avec l'accession au pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika qui a privilégié la stratégie du compromis.

 

(Lire aussi : L’autre 8 mai 1945 : aux origines oubliées de la violence coloniale en Algérie)

 

Compétition contrôlée
Si le FIS est apparu comme un acteur central de la contestation du pouvoir et a cherché à s'en emparer, porté par la légitimité populaire, d'autres partis islamistes comme Hamas ou le Mouvement de la réforme nationale (Islah) né d'une scission avec le mouvement Ennahda, ont été très tôt légalisés, prenant place dans un espace politique relativement fermé et contrôlé par l'État. Bien que l'article 52 de la Constitution de mars 2016, reprenant les dispositions de l'article 42 de la Constitution précédente, interdit explicitement la mobilisation du référent religieux dans la compétition pour le pouvoir, la participation électorale de ces partis est autorisée depuis 1995. Sans leur dénier leur capacité mobilisatrice, ils sont happés par la concurrence entre partis et n'incarnent pas une véritable opposition en compétition pour le pouvoir.

Les crises de leadership récurrentes à l'intérieur du mouvement Islah, affaiblissant le parti, tout comme la scission intervenue au sein du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et la création par ses dissidents du Front du changement national 2011 (FCN) sous l'égide d'Abdelmadjid Menasra, sont l'illustration d'une forte fragmentation de la mouvance islamiste, qui neutralise leur potentiel de mobilisation contestataire. En revanche, des mouvements comme Wafa ou Rachad n'ont pas été agréés par l'État alors même qu'ils mettent en avant le principe de la non-violence dans la transformation de l'ordre politique. Cette interdiction serait sans doute levée si ces mouvements renonçaient à se présenter comme une force de rupture. La différence tient donc au fait que ces deux organisations « recyclent » d'anciens cadres politiques du FIS n'ayant pas renoncé à la transformation radicale du système politique.

Des ex-militants du FIS dissous ont, quant à eux, pu être réintégrés à la vie politique à titre individuel, en se présentant sous une nouvelle étiquette politique dans l'esprit hérité du projet de réconciliation nationale. Madani Mezrag, lui-même, consulté dans le cadre de la révision constitutionnelle, apparaît comme une interlocuteur fréquentable, dès lors qu'il n'affiche pas ses velléités de retour sur la scène politique. Le FIS, dont le caractère populaire a historiquement permis une mobilisation politique de masse et s'est imposé comme une véritable force d'opposition face à l'État-FLN, n'a plus les ressources politiques et symboliques pour prétendre à un retour sur la scène politique. Pulvérisé par le pouvoir, désavoué par les couches populaires y compris ses ex-militants, dont certains sont devenus bénéficiaires de la rente et des largesses économiques du système pour rentrer dans les rangs, le FIS a laissé placé à un vide, qui selon le chercheur Amel Boubakeur a été occupé par la Daawa Salafiya : « Devant l'instrumentalisation par l'État des formations islamistes officielles cooptées ou neutralisées en fonction de la conjoncture politique du pays, ce salafisme non oppositionnel et populaire représente pour beaucoup une alternative à la crise de représentativité du champ politique algérien actuel. »

*Politologue de formation, Tayeb el-Mestari est l'auteur, notamment, d'« Analyse sociopolitique des intellectuels francophones algériens, problème d'approche théorique ». Sa réflexion porte sur la problématique des intellectuels et leur relation au pouvoir en Algérie.

 

 

Lire aussi
L'Indépendance de l'Algérie et le rôle central de la conscience islamique

Les nouveaux oligarques : géants économiques et nains politiques

Pour mémoire
Alger-Damas, un mariage de raison

http://www.lorientlejour.com/article/1003203/algerie-lislamisme-est-il-soluble-dans-lautoritarisme-.html

Transmis par Lina Kennouche


 

 

 

ITALIE : UN PUISSANT SEISME DE MAGNITUDE 6 FAIT AU MOINS 38 MORTS

Italie: au moins 38 morts après un puissant séisme dans le centre du pays

AFP

Modifié le  - Publié le  | AFP

 

Des sauveteurs sortent un homme des décombres à Arquata del Tronto, dans la région des Marches, le 24 août 2016, après le séisme qui a frappé le centre de l'Italie

Un puissant séisme a frappé tôt mercredi le centre de l'Italie, faisant au moins 38 morts et des dizaines de bâtiments détruits où de nombreuses personnes sont encore prises au piège, selon la protection civile italienne.

Le bilan de ce séisme de magnitude 6.0 qui a partiellement détruit au moins trois villages dans une région montagneuse au nord-est de Rome s'établit à au moins 38 morts, a indiqué Immacolata Postiglione, chef du département urgences de la protection civile italienne. Mais, a-t-elle averti, "il y a encore tant de gens sous les décombres, tant de disparus, et malheureusement ce chiffre pourrait évoluer".

 

 

Séisme en Italie © AFP AFP

 

 

Les premières images parvenues des villages les plus touchés, révèlent l'ampleur des destructions. Des immeubles ne sont plus que ruines, des secouristes fouillent les décombres à mains nues dans l'espoir de retrouver des survivants, des habitants hagards se regroupent dans les rues ou les places de leur village partiellement détruits en quelques secondes. L'une des communes les plus touchées, Pescara del Tronto, petit village de quelques centaines d'habitants, semble rayée de la carte, selon ces premières images. Au moins dix personnes y ont trouvé la mort, selon Mme Postiglione.

 

 

Des habitants d'Amatrice (Latium) sont assis au milieu des décombres à l'aube après le séisme, le 24 août 2016 © FILIPPO MONTEFORTE AFP

 

 

"Ma soeur et mon frère sont sous les décombres, nous attendons les secouristes mais ils n'arrivent pas jusqu'à eux", a confié à l'AFP Guido Bordo, 69 ans, qui a trouvé refuge près d'Accumoli, épicentre de ce séisme, situé dans la province du Latium, à quelque 150 km de Rome. "Ils ne donnent aucun signe de vie, on n'entend que leurs chats", a-t-il ajouté, prostré sur un banc, aux côtés de son autre frère.

Une famille entière, deux adultes et deux enfants, ont été retrouvés morts dans ce village partiellement détruit.

La protection civile italienne n'a pas donné de chiffre mais selon l'agence Agi, des centaines de disparus, pris au piège dans leurs maisons qui se sont écroulées alors qu'ils dormaient à poings fermés, sont toujours recherchés. Quelque 495 secouristes seront à pied d'oeuvre dans la journée, a assuré le ministère italien de l'Intérieur.

 

 

Des sauveteurs recherchent des victimes dans les décombres d'une maison détruite par le séisme, le 24 août 2016 à Amatrice (Latium) © FILIPPO MONTEFORTE AFP

 

 

Ce tremblement de terre de magnitude 6.2, selon l'Institut américain de géologie (USGS), mais de 6.0, selon son équivalent italien. Il a secoué le centre de la péninsule mercredi à 03H36 (01H36 GMT) et a été ressenti à Rome, réveillant des dizaines d'habitants.

- 25 morts en 2012 -

Il s'agit du plus important séisme en Italie depuis le 20 mai 2012 où un tremblement de terre de magnitude 6 avait fait 25 morts entre Modène et Ferrare (nord).

A Amatrice, dans la région du Latium, à proximité de l'épicentre du séisme, six corps sans vie ont été retirés des décombres, a assuré le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti. Là encore, des scènes de destruction totale ont été racontées par les habitants de ce village pittoresque, encore envahi de touristes à cette période de l'année.

 

 

Le village d'Amatrice, à 150km au nord-est de Rome, dévasté par un séisme, le 24 août 2016 © FILIPPO MONTEFORTE AFP

 

 

Stefano Petrucci, le maire d'Accumoli, commune voisine, a décrit, les larmes aux yeux, une "situation dramatique", décrivant une ville à moitié détruite. "Ici, c'est une tragédie, nous avons des morts et des bâtiments détruits".

Une petite fille de 9 mois a été retrouvée morte aux milieux des décombres à Arquata del Tronto. Le bébé se trouvait dans le même appartement que ses parents, qui ont été extraits vivants et ont été transférés à l'hôpital.

En revanche deux frères de 4 à 7 ans ont été retrouvés vivants, grâce à leur grand-mère chez laquelle ils logeaient. Ils s'étaient tous trois réfugiés sous un lit. La femme est encore sous les décombres mais répond à l'appel des secouristes.

 

 

Le pape François prie pour les victimes du séisme lors de son audience hebdomadaire, le 24 août 2016 sur la place Saint-Pierre de Rome © VINCENZO PINTO AFP

 

 

Une journaliste se trouvant à Accumoli a indiqué sur la chaîne Rainews24 avoir été réveillée par une très forte secousse qui a creusé une brèche dans le mur de sa chambre. Elle est alors descendue en catastrophe dans la rue avec ses enfants.

L'épicentre se trouve dans la province de Rieti près d'Accumoli, à environ 150 km au nord-est de Rome, a précisé l'Institut italien de géophysique. Au moins 39 répliques, dont la plus forte d'une magnitude de 5,3, ont suivi ce séisme, ressenti jusq'à Rome où nombre de palais de la ville éternelle ont tremblé.

Le pape François a interrompu sa traditionnelle audience générale hebdomadaire, se disant "bouleversé" par ce séisme. Il a également exprimé sa "grande douleur, sa solidarité avec toutes les personnes présentes sur les lieux".

Le chef du gouvernement italien a annulé son déplacement jeudi à Paris où il devait participer à une réunion des socialistes européens.

Le 6 avril 2009, un séisme de magnitude 6,3, également ressenti en pleine nuit dans la capitale italienne, avait fait plus de 300 morts dans la région de l'Aquila (centre). Mais l'épicentre était situé tout près Aquila, le chef-lieu important de la région, ce qui n'est pas le cas cette fois, a indiqué le chef de la protection civile italienne.

24/08/2016 13:21:38 -  accumoli (Italie) (AFP) -  © 2016 AFP

http://www.lepoint.fr/monde/italie-au-moins-cinq-morts-apres-un-seisme-dans-le-centre-du-pays-24-08-2016-2063403_24.php


 

OFFICIEL : LES USA OCCUPENT ILLEGALEMENT LA SYRIE, ETAT SOUVERAIN

L’occupation de la Syrie par les États-Unis est maintenant officielle

Par Fort Russ le 23 août 2016 

Crises Droit international Etats-Unis Hégémonie Ingérence Irak Russie Syrie Turquie

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« Voici un dangereux événement historique dont la survenue ne fait qu’augmenter le risque d’une guerre totale. »

Au cours des dernières 24 heures, les États-Unis ont rendu très clair leur statut de force d’occupation hostile en Syrie.

Hier, les USA ont transmis un communiqué au gouvernement légitime de la Syrie et à la coalition anti-terroriste essentiellement russe qui assiste les Syriens. Ce communiqué fait savoir que les USA ont prélevé à leur usage une bande du territoire syrien, qu’ils entendent occuper militairement en y maintenant des troupes en service actif, des forces d’opérations spéciales, des conseillers, des mécaniciens et des unités de soutien ; ils ont également décrété une zone d’exclusion aérienne (« no fly zone ») et averti qu’ils abattraient tout avion syrien ou russe qui survolerait cet espace réservé [au-dessus de la zone déclarée « zone kurde autonome », NdT ].

Comme le rapporte RT, le commandant des forces US en Irak et en Syrie, le lieutenant-général Stephen Townshend adéclaré « Nous avons informé les Russes d’où nous en sommes (where we’re at…)… ils nous ont dit qu’ils en avaient informé les Syriens, et tout ce que j’ai à dire est que nous nous défendrons si nous nous sentons menacés ». Depuis lors, comme le rapporte Reuters,  les affrontements entre forces kurdes et syriennes se sont intensifiés.

Un certain nombre d’analystes avaient prévu que les USA adopteraient cette voie, étant donnés les succès de la campagne des Syriens et de leurs alliés russes en général et de la détérioration des relations américano-turques en particulier, celles-ci entraînant la possibilité, pour les Américains, de perdre l’accès à la base d’Incirlik, le tout s’ajoutant à la situation désastreuse des forces takfiristes bloquées dans Alep. Différentes agences d’information internationales font déjà circuler une version de l’histoire qui présente le communiqué des forces US comme « une mise en garde à la Russie et à la Syrie » (CNN) ou une  « menace défensive » (IBT), mais elles omettent de préciser l’aspect de facto de ce développement. Elles ne croient pas devoir mentionner non plus que la déclaration officielle des États-Unis viole outrageusement les lois internationales et que ce qu’elle annonce n’est rien d’autre que l’occupation illégale d’un état souverain.

Les observateurs ont compris depuis longtemps que la raison pour laquelle les USA ont financé et soutenu à la fois l’Etat islamique et les forces kurdes était qu’ils voulaient se servir de l’Etat islamique comme vaincu de substitution, virtuel ou réel, pour ensuite découper une tranche de Syrie à occuper sous le prétexte d’y former un état kurde indépendant. En prévision de quoi d’ailleurs, des représentants de la « région autonome kurde » ont annoncé anti-constitutionnellement et unilatéralement sa fédéralisation. Ce tour de passe-passe a été utilisé pour donner une apparence de légalité, si ambiguë soit-elle, à l’annexion d’une « zone grise », afin de pouvoir embrouiller le discours public au niveau des médias. Cependant, les ministres des Affaires étrangères de la coalition anti-terroriste [la vraie, NdT], tout comme d’ailleurs les experts en droit international, ne se font aucune illusion sur la déclaration de fédéralisation unilatérale : il s’agit ni plus ni moins que d’une violation de la souveraineté syrienne par l’équivalent d’une république séparatiste, qui n’a pu être rendue possible que par une guerre d’occupation des États-Unis.

Selon les dispositions légales de la Convention de Genève, comme en vertu de tous les accords parallèles, aucun pays n’a le droit d’occuper ni de morceler un pays souverain, quels que soient les termes que la puissance agresseuse forge pour se justifier.

Août 21, 2016 – Fort Russ News

Article original : http://www.fort-russ.com/2016/08/breaking-us-occupation-of-syria-now.html

Traduit de l’anglais par c.l. administratrice du blog Les grosses orchades actuellement en veilleuse pour des raisons techniques.

Source: http://arretsurinfo.ch/loccupation-de-la-syrie-par-les-etats-unis-est-maintenant-officielle/


 

LA CHINE 1er FOURNISSEUR DE L’ALGERIE DURANT LES 7 PREMIERS MOIS DE 2016

 

La Chine est premier fournisseur commercial de l'Algérie durant les sept premiers mois de 2016

 
French.xinhuanet.com   2016-08-23 03:35:02    

ALGER, 22 août (Xinhua) -- La Chine est classée premier fournisseur commercial de l'Algérie pour les sept premiers mois de l'année 2016 avec 4,808 milliards de dollars américains (mds USD), soit 17,76% des 27,07 mds USD que représentent les importations globales algériennes, a indiqué dans un rapport le Centre national de l'informatique et des statistiques des Douanes (CNIS) cité lundi par l'agence de presse officielle APS.

Grâce à ces résultats, la Chine maintient le cap, et parvient à détrôner pour la quatrième année consécutive la France qui avait occupé des années durant la première place sur le podium des principaux fournisseurs de l'Algérie.

A fin 2015, la Chine avait exporté pour une valeur de 8,22 milliards de dollars américains, sur un total de 51,501 milliards de dollars d'importations de ce pays d'Afrique du Nord.

De janvier à juillet 2016, l'Hexagone s'installe au second rang des pays fournisseurs de l'Algérie avec 3,049 milliards de dollars américains, suivie par l'Italie (2,854 mds USD), l'Espagne (2,159md USD) et l'Allemagne (1,538 md USD).

Quant aux clients de l'Algérie, l'Italie en est le principal acheteur lors des sept premiers mois de l'année en cours, avec 2,999 milliards de dollars sur les 15,14 milliards USD de ventes algériennes à l'étranger, suivie par l'Espagne (2,088 md USD), la France (1,739 md USD), les Etats-Unis (1,095 millions USD) et le Canada (994 millions USD).

http://french.xinhuanet.com/2016-08/23/c_135625299.htm


 

LE PRESIDENT RAUL CASTRO A RECU LE MINISTRE IRANIEN DES AE

Raul a reçu le ministre iranien des Affaires étrangères

Les deux dirigeants ont constaté l’état très positif des relations bilatérales tout en exprimant leur volonté de les élargir

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

Le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, a reçu dans l’après-midi du lundi M. Mohammad Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, en visite officielle à Cuba.

Dans une atmosphère cordiale, les deux dirigeants ont constaté l’état très positif des relations bilatérales, tout en exprimant leur volonté de les élargir aux secteurs économique, commercial, financier et de la coopération.

Le chef de la diplomatie iranienne était accompagné par MM. Kambiz Sheikh Hassani, ambassadeur à La Havane, et Mohammad Keshavarz Zadeh, responsable pour les Amériques au ministère des Affaires étrangères.

Étaient également présents, pour la partie cubaine, Ricardo Cabrisas Ruiz, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Économie et de la Planification, et Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures.

Auparavant, M. Mohammad Javad Zarif s’était entretenu avec Cabrisas Ruiz et Rodriguez Parrilla, ainsi qu’avec Rodrigo Malmierca, ministre du Commerce extérieur et des Investissements étrangers.

http://fr.granma.cu/cuba/2016-08-23/raul-a-recu-le-ministre-iranien-des-affaires-etrangeres


 

LA CHINE REAGIT A L’ASSASSINAT PRES DE PARIS DE ZHANG CHAOLIN

La Chine réagit à l’assassinat de Zhang Chaolin

La Chine réagit à l’assassinat de Zhang Chaolin

© AFP 2016 ALAIN JOCARD

INTERNATIONAL

URL courte

 029921

On assistait dimanche à la troisième des manifestations en réaction à la mort le 7 aout, de Zhang Chaolin, 49 ans, d’origine suédoise, des suites d’une agression à caractère raciste.

 

Exigeant plus de protection, des Chinois de France victimes de nouvelles agressions

© SPUTNIK.

Exigeant plus de protection, des Chinois de France victimes de nouvelles agressions

Si les deux premières étaient silencieuses et plus de l'ordre de l'hommage, celle de ce weekend end voulait dire une colère, et lancer un cri d'alerte sur la situation plus générale de l'insécurité pour la communauté chinoise en France.

 

« Liberté, Egalité, Fraternité, et la Sécurité pour tous », pouvait-on lire sur les banderoles portées par près de 2000 personnes dans les rues d'Aubervilliers… 
Et en Chine qu'en pense-t-on?

Nos collègues de Sputnik Chine ont eu l'occasion de poser la question au porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, et Lu Kang a tenu à leur faire part de l'importance accordée à la situation en France:

« Nous avons prêté une grande attention à cet incident. Le gouvernement chinois accorde beaucoup d'importance à la sécurité et au respect des droits des citoyens chinois à l'étranger. Nous suivons avec attention la mesure dans laquelle sont garantis dans tels ou tels Etats les intérêts légitimes des expatriés chinois et des Chinois ethniques. Nous sommes attentifs à de tels incidents. Les expatriés chinois et les Chinois ethniques doivent exiger du gouvernement français, et en particulier des forces de l'ordre, qu'ils établissent au plus vite les conditions ayant pu conduire à l'incident et punissent le ou les criminels. A notre avis, c'est un appel équitable et bien-fondé ».

Et le gouvernement n'est pas le seul à réagir à la mort de Zhang Chaolin, ou plus généralement au climat d'insécurité en question…

Sur le réseau social chinois Weibo, souvent appelé le « Twitter chinois », on pouvait lire toutes sortes de réactions au post du China Daily dont voici quelques exemples:

« C'est la discrimination des chinois » pour l'utilisateur 丑八怪的初见.

D'autres comme 琰啊琰啊琰 font part de leur affliction.

 

Police à Aubervilliers

© AP PHOTO/ MICHEL EULER

Un Chinois mort à Aubervilliers, au tour du gouvernement d'agir

Certains n'hésitent pas à utiliser des termes fort, à l'instar de我我我老爸姓莫qui parle d'une société française en plein plongeon « dans le chaos »…

 

D'autres s'étonnent que les français réputés « gentlemen » et « romantiques » aient de tels comportements, comme 1234我们都是木头人 par exemple qui ajoute que « Cependant, il y a toujours une brebis galeuse dans un troupeau »…
Et pour Mela-s, il devient étrange d'entendre le désir de beaucoup de partir vivre en Europe…

D'autres comme 土豆子_阿斗 tentent d'approcher la question avec philosophie: on n'échappe pas à sa « condition » de chinois, il faut donc faire en sorte de mériter le respect qui semble manquer pour l'instant en construisant un état fort. 
Et la presse alors?

Le journal The Global Times, réputé proche du parti communiste chinois, expliquait dans sa dernière édition que l'ambassade de Chine en France aurait fait état de sa préoccupation à la police de Paris, qui aurait promis de faire tout ce qui était en son pouvoir pour identifier, et arrêter, les responsables de la mort de Zhang Chaolin, 49 ans. Victime d'une agression à caractère raciste, en 2016, à côté de Paris…

https://fr.sputniknews.com/international/201608231027421445-chine-reaction-assassinat-zhang-chaolin-france/


 

LA « HAINE DE LA VIE »

La « Haine de la vie » : Le système mondial qui nous menace tous

Dans cette civilisation, une véritable démocratie est impossible.

Par Prof. Claudia von Werlhof

Mondialisation.ca, 22 août 2016

16 août 2016

Thème: ,

Feminist-Graphic

Je n’ai que quelques minutes pour vous convaincre de l’utilité d’un nouveau terme : un terme qui nous aidera à comprendre l’époque dangereuse dans laquelle nous vivons ainsi que les luttes associées d’un niveau plus profond, c’est-à dire, les racines.

Le temps pour des plaisanteries légères et les incertitudes est passé. La « tempête » prédite par les Zapatistes s’approchent plus vite qu’on ne s’y attendait. Notre confusion doit s’arrêter.

Le système mondial qui nous menace tous est basé sur un étrange phénomène. Je n’ai été capable de le saisir complètement que récemment, notamment une « haine de la vie ». (2) Cette haine est devenue, en effet, un système, une société, une civilisation globale. Elle est enracinée dans toutes les institutions de la civilisation moderne : dans l’économie autant que dans la politique, dans la science autant que dans les relations de genre, et, spécialement, dans la technologie moderne. Il n’existe plus un endroit où la haine de la vie n’a pas littéralement été versée dans le réel comme l’idée fondamentale et la sensation de notre existence. La haine de la vie n’est pas une émotion fugace ou une simple expérience individuelle ou personnelle d’une certaine situation ou d’un moment. Ce n’est rien de moins que l’hostilité envers la vie elle-même qui – et ceci est ma thèse – est devenue le fondement principal, la force motrice, et le critère définissant une civilisation patriarcale qui remonte à presque 5.000 ans.

Après un interdit virtuel de 30 ans, le terme « patriarcat » ré-émerge maintenant. Il était généralement utilisé par des féministes radicales dont le mouvement était destiné à être détruit avec l’arrivée du néo-libéralisme.

L’apparition des dites « études de genre » en a été la conséquence. Le terme « patriarcat » a été évité et les porte-paroles des études de genre se sont rapidement ralliées aux revendications pour « l’égalité » à l’intérieur du présent système. L’objectif était l’intégration et un partage du pouvoir – quelque chose que la gauche avait propagé depuis longtemps.

Mais la contestation réside à sortir au-delà d’un système animé par la haine de la vie au lieu de se transformer (volontairement !) en un complice toujours plus loyal dans les massacres dont il est responsable.

On a suggéré à maintes reprises ici que le système patriarcal est un système de mort. Ce n’est pas entièrement correct. Le système patriarcal est un système d’assassinats, c”est-à-dire. de mort artificielle : l’écocide, le matricide, l’homicide en général, et finalement « l’omnicide », le meurtre de « tout ».

L’omnicide apparaît déjà à l’horizon sous la forme de la dite « géo-ingénierie ». La géo-ingénierie a commencé avec la destruction de la planète elle-même, de Mère-Terre et de son ordre vivant. La géo-ingénierie a l’intention de transformer la planète en une arme de guerre gigantesque. (3) Elle utilise de nouvelles technologies  de destruction de masse « post-nucléaires » destinée à prendre le contrôle de la planète et de ses énergies pour employer « une guerre du temps » et des « armes plasma » parmi d’autres.

La géo-ingénierie militaire à laquelle on est confronté est un « art de la guerre contre la terre » qui a été développé pendant 70 ans d’expérimentation avec la planète. Elle se cache elle-même dans des habits « civils » et «  scientifiques » et prétend nous protéger du « changement climatique » et du « réchauffement global ». Néanmoins, le changement climatique et le réchauffement global sont les résultats de l’expérimentation citée et pas d’émissions de gaz par effet de serre, qu’on nous conduit faussement à croire afin de cacher les crimes de l’armée. (4)

Dans ce contexte je voudrais annoncer la publication  de Planeta Tierra – la Nueva Guerra, l’édition espagnole du livre de la Dr. Rosalie Bertell, Planet Earth: The Latest Weapon of War(La planète Terre : La dernière arme de guerre) qui sera délivré par La casa del mago, basée à Guadalajara. (5)

On a toujours su que l’armée n’était pas une institution exprimant l’amour de la vie. Mais jusqu’à récemment nous ne savions pas que nos institutions civiles étaient empoisonnées par la même haine de la vie perverse, illogique, et avec les mots de Ivan Illich, « contre-productive ».

Comment peut-on haïr la vie, quand on en fait partie ? Comment peut-on se haïr soi-même ? Et pourquoi ?

C’est ce secret scandaleux qui mérite d’être révélé. Il va de soi que la haine de la vie ne peut pas être reconnue ou nommée ouvertement, soutenue ou propagée. Ce n’est jamais mentionné. Pratiquement, personne ne voudrait prendre part à un projet motivé par la haine de la vie. L’amour de la vie est encore nôtre ; il est profondément humain. Il est encore avec nous depuis la période de la civilisation non-patriarcale, le dit « matriarcat ». La civilisation matriarcale est basée sur l’amour de la vie. C’est une civilisation qui coopère avec la vie, qui célèbre la vie et qui tient à la « bonne vie » des communautés, sans l’état et des hiérarchies, sans police et sans banques. (6)

Le motif sinistre pour haïr la vie doit être caché. Les crimes épouvantables que tous les patriarcats ont commis contre la vie elle-même, contre les enfants, les femmes et tous les êtres humains, contre la terre, les animaux et les plantes ne doivent pas être révélés. La haine de la vie est la raison et la justification rationnelle pour la violence contre cela ; une violence qui veut prévenir toute rébellion ou tout soulèvement de ceux qui ne croient pas dans le système qu’elle défend ; un système que beaucoup considéreraient comme une attaque grave de leur dignité, s’ils la reconnaissaient seulement.

On nous dit est que cette violence est nécessaire pour le développement, le progrès, et une meilleure vie pour tous. Elle est généralement comprise et reconnue seulement par ceux qui en sont directement affectés. Même alors, la promesse d’une vie meilleure est supposée être une consolation, bien que toute chance pour une vie meilleure a, en fait, été sacrifiée !

Pourquoi reconnaissons-nous si rarement combien cette logique est faillible ? Pourquoi reconnaissons-nous si rarement la contradiction flagrante de sacrifier la vie afin de l’améliorer ?

La raison en est le projet utopique du patriarcat. Ceci avait déjà été conçu dans des textes anciens, pendant l’époque du début des patriarcats. Le but du projet est de renverser l’ordre naturel sens dessus dessous et d’établir à la place un ordre non naturel et antinaturel. (7)

On peut en trouver l’origine dans les guerres de conquête contre les civilisations matriarcales du monde. Etablir le contrôle sur ceux qui ont été conquis, requière un système capable d’administrer le contrôle : l’état. Il s’est mis à contrôler la vie elle-même : les humains, la nature et la culture matriarcale. (8) Le système basé sur une haine de la vie a été développé afin de prévenir toute contestation de la règle patriarcale. Il s’est terminé par le désir de remplacer l’ordre naturel par un ordre artificiel pour disposer du « problème de la vie » une fois pour toute. Toute la dépendance à la nature, aux femmes et aux mères devait être surmontée. Un système de création masculine patriarcal a été inventé qui n’avait pas de place pour les cycles, les réseaux et les mouvements de la nature. La Déesse était remplacée par « Dieu, le Créateur » et finalement, par les « dieux terrestres » d’aujourd’hui, les gestionnaires d’une vie artificielle, supposée être « post-humaine et « trans-humaine », une vie de cybers, de robots, d’utérus artificiels, de tubes de tests, et d’industrie globales de reproduction. (9)

Le projet de remplacer la vie par la non-vie pouvait seulement être réalisé avec l’aide de la civilisation moderne patriarcal-capitaliste et sa technologie, la machine. Tous les tentatives des « alchimistes » d’avant de produire des formes meilleures, plus élevées et plus divines ont échoué. Seule la technologie moderne a permis la manifestation monstrueuse du projet patriarcal dont on est témoin aujourd’hui. C’est pourquoi j’appelle le patriarcat moderne « le Monstre ! ».

Le Monstre n’est pas seulement caractérisé par l’exploitation, l’extraction et l’appropriation. Il est d’abord, et avant tout caractérisé en transformant ses possessions en leurs opposés, en tout ce que nous appelons « le capital » la valeur, la monnaie, les machines et les structures hiérarchiques (à la suite de Marx).

Dans cette civilisation, la démocratie véritable est impossible.  Nous sommes face à un système totalitaire qui ne se soucie pas de ses sujets, qui ne peut pas (ou plus longtemps) être stoppé et qui devient constamment plus rapide et plus efficient dans sa tentative de mettre fin à la vie sur cette planète – tout en transformant même ce processus lui-même en un instrument pour continuer l’accumulation de profits et de pouvoir…

Soi-disant, tout ce qui existe aujourd’hui dérive de soi-disant pères ; chaque origine est patriarcale et non plus maternelle, dérivant d’une mère, de la Mère-Terre, matri-archale. Le patriarcat est une nouvelle « formation technologique » qui produit e transforme tout ce qui existe violemment. Il nes’arrêtera pas avant que tout ne soit annihilé.

Le capitalisme est la forme moderne de matérialisation de ce projet utopique de transformation totale. Quand le patriarcat « pur » arrive et que même les plus petits restes matriarcaux ont disparus, nous serons tous morts.

J’espère que les hommes parmi vous, qui avant avaient des difficultés avec le terme « patriarcat » peuvent voir maintenant que cela les concerne aussi. J’espère que vous déciderez de changer de côté et rejoindrez la nature et les femmes. Les femmes sont (encore) plus proches de la vie, puisque la vie émerge d’elles. Elles sont toujours les premières victimes de la haine de la vie, mais elles sont aussi plus proches de la vérité de la vie.

Quand des femmes se lèvent, elles se lèvent pour défendre la vie. Cela a toujours été ainsi. Aujourd’hui, les femmes se lèvent contre la violence et pour la vie, massivement et dans le monde entier. Tout le monde devrait les suivre, les étreindre et les aimer pour cette raison. Ce ne sont pas elles qui sont la menace, c’est le Monstre, « le hydre » patriarcal, une combinaison englobant le capitalisme, le néo-libéralisme, le colonialisme, la mondialisation et le militarisme.

Le patriarcat est un projet historique qui a atteint son sommet avec le capitalisme. A cause de sa haine de la vie il s’effondrera inévitablement. Il ne sait pas remplacer la vie qu’il détruit continuellement. Le capital ne sait rien retourner vers la vie. Le processus de « patriacalisation » est irréversible. C’est une religion. Et les patriarches ne peuvent pas stopper d’y croire parce qu’ils seraient alors forcés de retourner au matriarcat…

Quelle idée formidable ce serait ! Quelle joie cela apporterait ! On pourrait abandonner derrière nous la duperie patriarcale et revivre la dignité humaine en rejetant ce système monstrueux. Sans notre participation et coopération, il ne peut pas être maintenu.

La Mère-Terre ou la mort ! C’est l’alternative à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui (10) D’une maison commune à une cause commune : nous libérer nous-mêmes de la haine de la vie absurde, une maladie collective enterrée dans notre inconscient collectif.

La vie n’est pas ici pour être tuée ; elle est ici pour être aimée et défendue !

 Claudia von Werlhof

Article en anglais (traduit de l’allemand) :

Feminist-Graphic

The “Hatred of Life”: The World System which is Threatening All of Us, publié le 16 août 2016.

Traduction en français : Edith Rubinstein

Notes :

  1. Claudia von Werlhof: El „odio a la vida“ como característica central del patriarcado, Mex. Nov 20, 2015a
  2. _____: El secreto inefable de la civilización moderna, man. Mex. 2015b
  3. Cf. Rosalie Bertell: Planet Earth: The latest weapon of war. London 2000, Women’s Press
  4. Cf. Planetare Bewegung für Mutter Erde, www.pbme-online.org; Claudia von Werlhof: La destrucción de la Madre Tierra como último y máximo crimen de la civilización patriarcal, Mex. 2015c, in: DEP, no. 30, Venice, Feb 2016
  5. Rosalie Betell: Planeta Tierra – la Nueva Guerra, Guadalajara 2016, La casa del mago
  6. Heide Göttner-Abendroth: Das Matriarchat, several volumes, Stuttgart, from 1988, Kohlhammer
  7. Cf. BUMERANG – Zeitschrift für Patriarchatskritik, no. 0, 2015, www.fipaz.at
  8. Cf., for example, Doris Wolf: Was war vor den Pharaonen?, Zurich 1994, Kreuz
  9. Cf. Claudia von Werlhof: Der unerkannte Kern der Krise. Die Moderne als Er-Schöpfung der Welt, Arun 2012, Uhlstädt-Kirchhasel; BUMERANG, no. 1: Mutterschaft im Patriarchat, 2015, www.fipaz.at
  10. Claudia von Werlhof: Madre Tierra o Muerte! Reflexiones para una Teoría Crítica del Patriarcado, Oaxaca 2015d, El Rebozo

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Prof. Claudia von Werlhof, Mondialisation.ca, 2016

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