Veilleur en éveil

 

IRAN-CHINE, LE PARTENARIAT STRATEGIQUE INTEGRAL !

Iran-Chine: un « partenariat stratégique intégral » en pleine expansion

Tue Feb 19, 2019 11:2AM

La Chine a une place privilégiée dans la politique étrangère d’Iran. ©AP

La Chine a une place privilégiée dans la politique étrangère d’Iran. ©AP

Lors d’une rencontre avec son homologue chinois ce mardi 19 février à Pékin, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a salué un « nouveau point de départ » dans les relations sino-iraniennes avec la visite du Président du parlement iranien Ali Larijani. « La Chine est l'un des pays les plus importants pour l'Iran et jouit d’une place primordiale dans la politique étrangère de l’Iran », a-t-il indiqué.  

En visite à Pékin à la tête d’une haute délégation à laquelle participe le président du Parlement iranien, Ali Larijani, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a souligné que cette visite marquait un nouveau point de départ dans les relations entre les deux pays et montrait la place stratégique qu’occupe la Chine dans la politique étrangère de l’Iran.

PressTV-L'armée chinoise s'ouvre à l'Iran

PressTV-L'armée chinoise s'ouvre à l'Iran

La Chine propose à l'Iran un partenariat stratégique. Les deux armées devront approfondir leurs coopérations.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a également remercié l'accueil chaleureux que lui a réservé Pékin avant d’exprimer ses meilleurs vœux au peuple et au gouvernement à l’occasion de leur Nouvel An chinois.

Pour sa part, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a souligné l'importance des relations Téhéran-Pékin réaffirmant que la visite d’Etat du Président chinois, Xi Jinping, en janvier 2016 en Iran avait promu les relations bilatérales à un niveau stratégique. S'adressant à son homologue iranien, le Ministre chinois des Affaires étrangères a précisé: "A Munich, vous avez défendu, haut et fort, les droits de l'Iran. En Chine, vous êtes, désormais, quelqu'un de très célèbre, car des millions de Chinois ont suivis votre intervention à Munich, retransmise à la télévision." 

A noter que le Président du Parlement iranien, Ali Larijani, est en visite officielle à Pékin en compagnie de hauts diplomates iraniens à l’invitation du président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale de la Chine, Li Zhanshu.

PressTV-Iran/pétrole: la Chine défie les USA

PressTV-Iran/pétrole: la Chine défie les USA

La Chine offre à l'Iran un contrat de 3 milliards de dollars malgré les sanctions américaines.

Larijani est arrivé ce samedi 19 février aux premières heures du matin, heure locale, à l’aéroport international de Pékin.

A sa décente d’avion, Larijani a été accueilli par l’ambassadeur d’Iran en Chine, Mohammad Keshavarz, et Li Choue Yong, président de la Commission pour l'Education, les Sciences, la Culture et la Santé publique et du groupe d’amitié irano-chinois.

La délégation iranienne est composée du ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, du ministre du Pétrole Bijan Namdar Zangeneh, du gouverneur général de la Banque centrale Abdol Nasser Hemmati, du président de la commission parlementaire de la planification budgétaire Gholam-Réza Tajgardoun et du  président de la commission pour l'énergie du Parlement Fereidoun Hassanvand.

L'Iran restera le partenaire n°1 de Pékin

L'Iran restera le partenaire n°1 de Pékin

Le ministère chinois du Commerce a annoncé que Pékin ferait tête aux sanctions unilatérales des États-Unis et prévoit de poursuivre sa coopération commerciale avec l'Iran, conformément aux engagements internationaux.

Des rencontres avec Li Zhanshu, président de l'Assemblée nationale populaire, et avec le groupe d'amitié parlementaire Iran-Chine est également au menu de la visite du président du Parlement iranien. 

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/19/588958/Iran-Chine-partenariat-stratgique-intgral


 

LE DANGEREUX SCENARIO US EN IRAK ?

Irak : les USA travaillent à l’émergence de Daech

Tue Feb 19, 2019 1:48PM

Des marines US. (Photo à titre d’illustration de Reuters)

Des marines US. (Photo à titre d’illustration de Reuters)

Le Parlement irakien met en garde contre la reproduction du scénario américain consistant à faciliter la fuite des daechistes et des qaïdistes détenus dans les prisons irakiennes.

À ce sujet, le député irakien membre de la coalition Al-Binaa, Mohammed al-Baldawi, a affirmé :

« Nous nous inquiétons d’une répétition de ce qui s’est produit dans les prisons d’al-Tasfirat à Tikrit, et d’Abou Ghraib à Bagdad. Les Américains ont alors facilité la fuite des prisonniers membres de Daech et d’al-Qaïda. Aujourd’hui aussi, les Américains cherchent à créer un vide sécuritaire afin de favoriser une émergence du groupe terroriste et criminel qu’est Daech. »

Étant donné que les Américains ne sont pas parvenus à obtenir le feu vert du gouvernement irakien pour imposer la poursuite de leur présence dans le pays, il n’est pas exclu, selon ce parlementaire irakien, que les États-Unis aient recours de nouveau à ce scénario.

Irak: que se prépare à Aïn al-Assad?

Irak : que se prépare à Aïn al-Assad ?

Les États-Unis cherchent à créer des milices locales à Al-Anbar pour pouvoir faire face aux Hachd.

L’information tombe alors que des sources d’information avaient auparavant annoncé que des hélicoptères américains avaient évacué les daechistes qui, d’après la version US, s’étaient rendus aux troupes américaines. Les terroristes, ayant sur eux un important butin de guerre, avaient été héliportés par les forces américaines depuis le village d’al-Dachicha vers un lieu dans le sud de la Syrie.

Certains disent que les terroristes avaient sur eux des coffres remplis d’or. Cette grande quantité d’or, les daechistes l’auraient stockée à l’est d’al-Dachicha.

D’après certaines estimations, il pourrait s’agir de 40 tonnes d’or que Daech aurait pris aux habitants de Mossoul en Irak, ou d’autres zones, en Syrie, avant de transférer leur butin à al-Dachicha.

Les rapports ajoutent que les hélicoptères américains basés à Hajin (Deir ez-Zor) et à al-Dachicha (Hassaké) ont transféré les terroristes et l’or qu’ils avaient volé. Ils ont même aidé les terroristes à changer leur or. Les réactions officielles côté américain à ce sujet se font toujours attendre.

Al Anbar: USA, la peur au ventre!

Al Anbar : USA, la peur au ventre !

La lumière est jetée sur les nouvelles tentatives de l’administration américaine pour « expulser » les Hachd al-Chaabi des provinces occidentales.

Plus d’une fois, les Américains ont fait l’objet d’accusations et de reproches pour avoir facilité les déplacements des daechistes. À de multiples reprises, les Américains ont utilisé leurs hélicoptères pour évacuer des daechistes et des membres de leurs familles, et leur transfert vers des camps d’entraînement.

Par ailleurs, Human Rights Watch a annoncé il y a quelques jours que la coalition américaine tentait de pousser les terroristes encerclés à Deir ez-Zor à se résigner. Les forces américaines cherchent ainsi à accaparer les 40 tonnes d’or et les millions de dollars de Daech.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/19/588979/Irak-Daech-AlQada-terroriste

 

IRAK: DES CIBLES US A ABATTRE ?

Une cartographie détaillée de la présence militaire US en Irak publiée par les Hachd

Tue Feb 19, 2019 1:1PM

Des militaires américains en Irak. ©AFP

Des militaires américains en Irak. ©AFP

Dans un entretien accordé à la chaîne Al-Mayadeen, Jaafar al-Husseini, porte-parole du Hezbollah d'Irak,  a déclaré que les États-Unis disposaient à présent de plus de 5 sociétés de soutien et 24 sociétés partenaires et 34 000 soldats en Irak. Soit autant de cibles à abattre, si les USA ne quitteront pas l'Irak après le vote du Parlement. 

« Il y a également 31 bases américaines en Irak dont 7 aériennes. 6 d'entre elles sont utilisées comme centres de renseignement », a d'ailleurs précisé al-Husseini.

PressTV-L'Irak, futur piège à

PressTV-L'Irak, futur piège à "rats US"?

Le journal Keyhan, publié à Téhéran, passe au crible les récents propos du président des États-Unis sur l'Iran.

« Le déploiement des forces américaines en Irak montre clairement qu’ils sont en train de concocter un nouveau plan. Nous disposons de informations que nous divulguerons ultérieurement », a-t-il ajouté. 

« Dans les jours à venir, les Américains se livreront à de nouveaux agissements et mèneraient peut-être des opérations militaires à la frontière avec la Syrie. Si les Américains veulent quelque chose de notre part, ils devraient l'annoncer dans les médias. Le fait que les Américains disent que nous avons bombardé leurs positions en Syrie est vrai, mais nous avons pris pour cible les terroristes. Nous installons les dispositifs nécessaires à notre frontière avec la Syrie en vue de suivre de près les activités américaines », a jouté ce responsable irakien. 

PressTV-Irak: les USA font marche arrière

PressTV-Irak: les USA font marche arrière

En réaction aux propos de Donald Trump sur l’idée de « surveiller l’Iran » depuis l’Irak, un haut commandant US a déclaré que la mission des militaires américains n’avait pas changé.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/19/588968/Irak--des-cibles-US--abattre


 

FRANCE: COMBIEN COUTE PAR MOIS L'ASSEMBLEE NATIONALE ET LA DETTE A CHAQUE FOYER FRANÇAIS ?

L'Assemblée nationale (France)

Combien coûtent par mois l'Assemblée nationale et la dette à chaque foyer français?

© REUTERS / Charles Platiau

FRANCE

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En plein débat sur les coûts de fonctionnement et d'exploitation de l'Assemblée nationale, son président Richard Ferrand a appelé dans un entretien sur RMC à ne pas chercher «de boucs émissaires» dans les institutions et à se concentrer davantage sur la gestion de la dette publique.

Invité sur RMC, Richard Ferrand a vivement critiqué les débats actuels autour des coûts nécessaires au maintien des institutions publiques de la République, notamment celui de l'Assemblée nationale.

«L'Assemblée Nationale, ça coûte 1,25 euros par mois par foyer fiscal. C'est là le prix de la démocratie et de l'Assemblée nationale. À côté de ça, les Français se disent une chose: "nous finançons notre modèle social à crédit depuis des années et des années". Le seul coût de la dette, c'est 110 millions d'euros par jour! Ils sont où les vrais chiffres, ils sont où les vrais problèmes?», a-t-il fustigé.

Selon lui, le vrai problème est ailleurs: «Il faut sans doute mieux maîtriser notre dépense publique et ne pas chercher de boucs émissaires dans les institutions de la République», a-t-il souligné.

 

Les manifestations des Gilets jaunes se radicalisent, selon Agnès Buzyn

© SPUTNIK . BRUNO MARTY

Les manifestations des Gilets jaunes se radicalisent, selon Agnès Buzyn

D'ailleurs ce n'est pas la première fois que M.Ferrand se prononce à ce sujet. Fin janvier, il estimait sur RTL qu'il valait mieux se concentrer sur «la réduction de notre dette» et ne «pas aller chercher des privilèges imaginaires» chez les députés.

«1,25 euros. Quand on parle du coût de la République, il faut parler des choses. On aime bien parler du coût de l'Élysée: 110 millions d'euros par an. Vous savez ce que c'est? C'est le coût de la dette nationale chaque jour. Le sujet sérieux, c'est la réduction de notre dette et ce n'est pas d'aller chercher des privilèges imaginaires parce qu'on a besoin de faire incarner la haine que l'on peut avoir de sa propre existence», a-t-il alors indiqué.

Selon les données disponibles sur le site de l'institution, analysées par Le Figaro, les coûts de fonctionnement et d'exploitation de l'Assemblée s'élèvent à environ 550 millions d'euros. Cette somme comprend 7.144.000 euros d'achats de fournitures variées, ou encore 4.130.000 euros d'impôts payés par l'institution. La plus grosse dépense reste celle des charges liées à la rémunération des parlementaires, soit un total de 306.225.000 euros, dont 163.796.000 sont dévolus au «secrétariat parlementaire».

https://fr.sputniknews.com/france/201902191040082285-assemblee-nationale-cout-ferrand/


 

LE TRES DROITIER WAUQUIEZ RETOURNE SON

Laurent Wauquiez

Wauquiez veut interdire des manifs de Gilets jaunes, après en avoir porté un lui-même

© AFP 2018 Joel Saget

FRANCE

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20026

S’exprimant sur BFM TV, le président de LR a appelé le gouvernement français à interdire les manifestations non déclarées, trois mois après avoir enfilé lui-même un gilet jaune au Puy-en-Velay… Une séquence que M.Wauquiez persiste pourtant à démentir.

Après 14 samedis de manifestations des Gilets jaunes, le président du parti Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez a déclaré dans une interview accordée à BFM TV que le gouvernement, étant incapable de «rétablir l'autorité», devrait interdire les manifestations non déclarées et engager «des poursuites».

«Une grande partie des manifestations sont déclarées et suivent des itinéraires déclarés en préfecture. Mais quand une manifestation n'est pas déclarée, ça s'appelle un attroupement. Qui se fait dans le mépris des règles de l'ordre. C'est précisément ces attroupements qui ensuite aboutissent à la violence», a déclaré Laurent Wauquiez sur BFM TV.

«Les manifestations non déclarées, les manifestations dont on redoute qu'elles doivent conduire à la violence, doivent être interdites. Et quand les règles ne sont pas respectées, il faut poursuivre», a prôné le patron de LR.

Ces déclarations de M.Wauquiez interviennent trois mois après que le président des Républicains a été pris en photo vêtu d'un gilet jaune alors qu'il rendait visite à des manifestants au Puy-en-Velay, le 24 novembre. Le site d'information local La Commère 43 y était présent et a publié par la suite un cliché où le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes était vêtu du costume symbolique du mouvement. Néanmoins, malgré cette photo prise, Laurent Wauquiez a assuré plus tard n'avoir «jamais enfilé de gilet jaune».

https://fr.sputniknews.com/france/201902191040081245-wauquiez-manifs-non-declarees-interdiction/


 

APRES LE REFUS DE L'AIDE US, MADURO ANNONCE L'ARRIVEE IMMINENTE D'AIDE HUMANITAIRE RUSSE, CHINOISE, TURQUE ET AUTRES PAYS MAIS AUSSI DE L'ONU

Venezuela : après avoir refusé celle des USA, Maduro annonce l'arrivée d'aide humanitaire de Russie

- Avec AFP

Venezuela : après avoir refusé celle des USA, Maduro annonce l'arrivée d'aide humanitaire de Russie

© Miraflores Palace Source: Reuters

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (image d'illustration).

 

Si l'information n'a pas encore été confirmée par Moscou, le chef de l'Etat vénézuélien a annoncé l'arrivée imminente d'aide humanitaire russe, chinoise ou encore turque dans son pays, précisant qu'il s'agissait de «médicaments très coûteux».

«Mercredi [20 février], 300 tonnes d'aide humanitaire [en provenance de différents pays] arriveront de Russie» : tout en réitérant son opposition aux précédentes propositions de Washington, Nicolas Maduro a annoncé ce 18 février l'arrivée d'aide humanitaire de Russie, de Chine, de Turquie et d'autres pays, mais aussi des Nations unies. Expliquant que l'aide correspondait à une livraison de «médicaments très coûteux», il a fait savoir que l'envoi de marchandises se ferait depuis la Russie, mais l'information n'a pas été confirmée dans l'immédiat par Moscou.

Lire aussi

Un officier de police marche sur le pont transfrontalier Tienditas entre la Colombie et le Venezuela, à Cucuta, en Colombie, le 6 février 2019.

«S'ils veulent aider, qu'ils mettent fin aux sanctions» : le Venezuela refuse l'aide humanitaire

Nous avons une assistance technique de la part de toutes les agences de l'ONU.

«Celle-là, nous l'avons payée avec dignité», a assuré Nicolas Maduro, ajoutant : «Nous avons une assistance technique de la part de toutes les agences de l'ONU.»

En outre, le président de la République bolivarienne du Venezuela a de nouveau qualifié de «show politique» et de «piège attrape-nigaud» la demande d'envoi d'aide américaine de l'opposant Juan Guaido, président du Parlement qui s'est autoproclamé président intérimaire, qui a été reconnu par une cinquantaine de pays, Etats-Unis en tête.

Le Venezuela traverse actuellement une semaine sous haute tension, Juan Guaido ayant assuré pour sa part que l'aide humanitaire américaine serait acheminée coûte que coûte dans le pays.

Washington maintient la pression

De son côté, Donald Trump a mis en garde les chefs militaires vénézuéliens, considérant qu'ils courraient à leur «perte» s'ils refusaient de se rallier à l'opposant et président autoproclamé Juan Guaido. L'armée avait en effet assuré de son soutien à Nicolas Maduro, réélu l'an dernier pour un second mandat.

Vous n'aurez aucun endroit où vous réfugier, pas de sortie possible. Vous perdrez tout.

«Les yeux du monde entier sont braqués sur vous aujourd'hui [...] Vous pouvez choisir d'accepter l'offre généreuse d'amnistie du président Guaido et vivre en paix auprès des vôtres [...] Sinon vous pouvez choisir la seconde voie : continuer à soutenir Maduro. Dans ce cas vous n'aurez aucun endroit où vous réfugier, pas de sortie possible. Vous perdrez tout», a affirmé le président américain, avant d'ajouter que les autorités américaines savaient où se trouvaient «les milliards de dollars volés par une petite poignée de membres du régime au pouvoir à Caracas».

Auteur: RT France

Lire aussi : Venezuela : attention aux sources d'information !

https://francais.rt.com/international/59262-venezuela-apres-avoir-refuse-celle-usa-maduro-annonce-aide-humanitaire-provenance-russie


 

ROGER WATERS (PINK FLOYD) ET L’EX-PRÉSIDENT RAFAEL CORREA DÉMONTENT L’EMBALLEMENT MÉDIATIQUE CONTRE LA DÉMOCRATIE VÉNÉZUÉLIENNE

ROGER WATERS (PINK FLOYD) ET L’EX-PRÉSIDENT RAFAEL CORREA DÉMONTENT L’EMBALLEMENT MÉDIATIQUE CONTRE LA DÉMOCRATIE VÉNÉZUÉLIENNE

Publié par Venezuela infos dans déstabilisation et violences de la droiteDroit internationalEtats-UnisMédiamensonges / désinformation / propagande

Ce 18 février Roger Waters, fondateur des Pink Floyd, a posté ce message vidéo urgent : « Richard Branson veut organiser dans quelques jours un « Concert live » à la frontière de la Colombie avec le Venezuela « pour rassembler une aide humanitaire pour le peuple du Venezuela ». Je l’ai lu dans le Daily Mail et j’ai vu un vidéoclip de Branson avec son coeur saignant et son tee-shirt de Virgin. L’important à comprendre, si vous entendez ce truc comique, c’est que tout ça n’a rien à voir avec l’aide humanitaire. Cela regarde l’adhésion de Richard Branson (ce qui ne m’étonne pas de sa part) à la décision états-unienne de s’emparer du Venezuela. Tout cela n’a rien à voir avec les besoins du peuple du Venezuela. Ce concert n’a rien à voir avec la démocratie. Rien à voir avec la liberté. Rien à voir avec une « aide ». J’ai des amis à Caracas. Il n’y a pas de guerre civile, pas de violence, pas de meurtres, pas de dictature apparente, pas d’emprisonnement massif d’opposants, pas de suppression de la presse, non, rien de tout cela n’a lieu, même si c’est le storytelling qu’on vend au reste des Etats-Unis. Il faut s’éloigner de tout ça, et en particulier de Richard Branson. Et Peter Gabriel, mon ami, appele-moi. Car il est très facile d’être emené par le bout du nez vers un « changement de régime ». Voulons-nous vraiment que le Venezuela devienne un autre Irak ? Ou Syrie ? Ou Libye ? Pas moi. Le peuple vénézuélien non plus. » 

C’est aussi l’avis de Rafael Correa, ex-président d’Equateur qui s’exprimait hier sur les ondes de la Radio-Télévision Publique Belge. Il y a démonté la vulgate médiatique de la « crise humanitaire », comme l’a déjà fait l’expert de l’ONU envoyé sur place, Alfred de Zayas, et a pointé la guerre économique contre le Venezuela. Il a rappellé que le président Maduro a été élu démocratiquement et accusé les Etats-Unis de manipulation. « Quel plus grand attentat contre les droits de l’Homme que le blocus de la part des Etats-Unis ? Qui peut croire que Donald Trump défend les droits de l’Homme ? « .

Notons le rôle des « questions » des journalistes dans ce type d’interviews : recycler le « sens commun » qu’ils ont eux-mêmes sédimenté depuis des années. Dans ce cas, répéter que le gouvernement élu du Venezuela est un « régime » et que celui-ci « bloque l’aide humanitaire » (1). Ce qui contribue à neutraliser l’opinion et à justifier une intervention ou un coup d’Etat contre une démocratie électorale et participative.

Face à l’arrivée en Colombie de militaires états-uniens et du sénateur Marco Rubio dans le cadre de l' »aide humanitaire », l’ex-candidat présidentiel Gustavo Petro s’est exprimé via son compte twitter: « Bien que nos médias n’aiment pas le dire, le sénateur Rubio est l’expression des secteurs les plus rétrogrades de la politique états-unienne et a aidé à construire une politique extérieure violente. Cette politique a assassiné des millions de personnes au vingt-et-unième siècle » ajoutant dans un autre message : « Le sénateur américain Marco Rubio était également allé apporter la démocratie en Libye. Ce pays est aujourd’hui un État failli avec des dizaines de milliers de morts et est devenu un marché d’esclaves noirs ».

Thierry Deronne, Caracas, le 18 février 2019

Note (1) : la télévision canadienne vient d’admettre que l’image du « pont bloqué par le Venezuela » était une fake news : https://www.cbc.ca/news/world/venezuela-bridge-aid-pompeo-1.5018432

URL de l’article : https://wp.me/p2ahp2-4vu


 

LE SYNDICAT CGT DES POMPIERS DE LA MARNE TIRE LA SONNETTE D'ALARME

 

LA CGT DES POMPIERS 51 TIRE LA SONNETTE D’ALARME

   

18 FÉVRIER 2019 À 14H22 PAR PAULINE SAINTIVE

 

La CGT des pompiers de la Marne dénonce un nouveau projet test au sein du SAMU 51. 

Désormais, lorsque les pompiers seront appelés pour un arrêt cardiaque, le médecin du SAMU ne se déplacera plus systématiquement.

Il sera en contact par téléphone avec les équipes du SDIS pour décider s’il envoie le SMUR ou s’il demande l’arrêt de la tentative de réanimation.

Pour la CGT des pompiers de la Marne, ce nouveau dispositif demande trop de responsabilités aux équipes du SDIS « Les pompiers interviennent déjà systématiquement explique Christian Lestarquit de la CGT des pompiers de la Marne. Ils sont toujours aux premières loges, et là, on ajoute une difficulté supplémentaire à l’exercice de leur fonction ».

Et pour Christian Lestarquit, ce projet n’a d’autre objectif que de réduire les coûts « il ne faut pas se voiler la face, quand un SMUR se déplace cela coûte de l’argent. S’ils peuvent limiter les sorties ça fera des économies ».

A noter que ce projet est en test dans d’autres départements du territoire.

https://www.champagnefm.com/news/la-cgt-des-pompiers-51-tire-la-sonnette-d-alarme-46738

 

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Marne. Un syndicat de pompiers s'oppose à l'arrêt “par téléphone” des réanimations cardio-respiratoires

 

© Céline Lang - France 3 Champagne Ardenne © Céline Lang - France 3 Champagne Ardenne

 

En intervention, les pompiers sont souvent amenés à pratiquer des réanimations cardio-respiratoires. Un dispositif en projet au sein du SAMU de la Marne pourrait permettre au médecin régulateur de mettre fin par téléphone à cette réanimation "en cas de décès certain" du patient. La CGT s'y oppose.

Par Céline Lang 

Un dispositif, encore à l'état de projet au sein du SAMU de la Marne, fait d'ores et déjà polémique : celui de permettre au médecin régulateur de demander aux pompiers en intervention d'arrêter des manoeuvres de réanimations cardio-respiratoires, et ce, par téléphone. Ce dispositif en discussion dans la Marne, a déjà été mis en place dans plusieurs autres départements, mais pourrait être étendu au niveau national.

En intervention, les pompiers pourraient donc être amenés à cesser ce type de réanimation dès que le médecin-régulateur, de l'autre côté de la ligne téléphonique, juge que le décès est certain. Il prend ensuite le relais, et, toujours au téléphone, annonce lui-même le décès aux proches des patients. 

Pour les membres de la CGT du Service départemental d'incendie et de secours, ce dispositif ne doit pas voir le jour. Dans un tract publié sur son site internet, la CGT du SDIS de la Marne explique : "Sur les lieux d’intervention, il reviendra donc aux Sapeurs-pompiers isolés, qui sont des secouristes qualifiés certes mais pas des médecins, de transmettre des éléments par téléphone pour permettre au “médecin régulateur du 15”, assis sur un fauteuil dans les locaux du CHU de Reims, d’évaluer s’il faut arrêter ou pas la tentative de réanimation". 

Charge ensuite aux Sapeurs-pompiers de se débrouiller sur place avec la victime décédée et éventuellement la famille présente

Le syndicat pointe ainsi l'énorme responsabilité qui péserait sur les épaules des secouristes et voit de ce nouveau dispositif une "politique d’épicier irresponsable, où les orientations sont prises uniquement par rapport au coût et non plus basées sur le service public de secours et de santé que l’on doit à la population".


Une question de "dignité" pour les autorités 


Contactée par nos confrères de l'AFP, la direction du centre hospitalier universitaire de Reims précise que ce projet a été évoqué avec l'Agence régionale de santé le 22 janvier dernier, et qu'il avait déjà reçu, dès novembre 2017, l'aval de l'Ordre national des médecins. Elle ajoute que les pompiers-secouristes auront accès à des formations spécifiques pour apprendre à gérer ce type de situation.

De son côté, le médecin-chef des pompiers marnais, interrogé par nos confrères de l'Union, réfute toute vision comptable dans ce dispositif :

Tout est mis en œuvre pour faire respecter la dignité humaine, ne pas s’acharner lorsque c’est vain et que la famille a donné son autorisation.


D'après le cadre du SDIS, "un grand nombre de chefs d’agrès [ces sapeurs-pompiers responsables de la planification et de la gestion des activités du personnel armant leurs véhicules. NDLR] le demande".

Si le projet est déjà bien avancé, d'autres discussions devraient nénamoins avoir lieu entre direction et syndicats sur ce sujet.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims/marne-syndicat-pompiers-s-oppose-arret-reanimations-telephone-1625645.html


 

NOUREDINNE KHELASSI : PORTEUR DE PARCELLES DE LA MEMOIRE COLONIALE, JACQUES TOURTAUX TEMOIGNE.

 

Noureddine Khelassi est avec Jacques Tourtaux.

 

Porteur de parcelles de la mémoire coloniale, Jacques Tourtaux témoigne.

Guerre d'Indépendance de l'Algérie : Jacques Tourtaux, appelé du contingent, cheminot cégétiste et militant communiste entré "naturellement" au PCF de l'époque, témoigne sur les atrocités et autres exactions de l'armée coloniale française en cette année 1961 rouge de sang. Il le fait, à la demande d'un autre marxiste algérien, Mohamed Rebah, enfant d'une famille de moudjahidine et de chouhada. L'échange entre eux est empreint de fraternité, celle de l'estime et du respect.

Conscrit bien malgré lui et insoumis de fait, soumis alors, comme tant d'autres appelés du contingent, à la machine militaire impitoyable de destruction des volontés émancipatrices et de la dignité des hommes d'honneur conscients des crimes coloniaux perpétrés contre le peuple algérien, Jacques Tourtaux nous livre un témoignage précieux sur le fonctionnement interne d’une armée surpuissante au service servile de l'ordre colonial. Une armée de centurions qui a enchaîné son travail systématique de destruction massive sans pour autant briser notre peuple.

Les images qu’il a ramenées de Mouzaïa au coeur de la Mitidja, sont accablantes pour la hiérarchie de cette armée coloniale. Une armée qui a certes neutralisé les maquis de l'ALN, mais est pourtant contrainte d'assurer la sécurité de chaque ferme de colon, comme un vigile discipliné. En dépit du rouleau compresseur des opérations Challe, Jumelles et Pierres précieuses, aucun colon n’avait finalement la paix. Non plus l’arrogante assurance du maître éternel des lieux comme il s'y voyait. Le maquis n’était pas que dans la montagne.

En lisant ce témoignage, consigné déjà dans son livre "Souvenirs d'un appelé anticolonialiste", Mohamed Rebah lui a envoyé ces mots :

Bonjour Jacques

Merci pour cet envoi et ce récit bouleversant. Les morts sont peut-être mes cousins, les Rebah de Mouzaïa. En tout cas, ce sont des frères de combat dont nous commémorons chaque année le sacrifice pour la Patrie. Ils sont morts “pour ce qui nous fait vivre” (Paul Eluard)

Pour les soldats français du contingent morts dans la guerre coloniale, je pense à la chanson d'Yves Montand, "Giroflé, Girofla" où il dit "et tout ça pour rien". L'Algérie est indépendante. Le colonialisme en Algérie a capitulé grâce également à l'héroïsme de Raymonde Peschard, Henri Maillot, Fernand Iveton, Maurice Laban, Maurice Audin. Les Pieds-Noirs qui ont fait du mal ont fui comme des “ratons”. Les fils de “leurs bougnouls” sont aujourd'hui des médecins spécialistes, des ingénieurs, des professeurs qui bâtissent un pays où au moins on ne connaît pas le racisme sur lequel la France impériale a construit l'exploitation. Merci pour ce récit historique.

Fraternellement...

 

Le 29 février 2012, Jacques Tourtaux publie donc son témoignage, que je reproduis ici, dans son intégral sur les atrocités de l'armée coloniale, est accablant. Malgré sa longueur, ce carnet de bord de l'horreur au quotidien, mérite toute votre attention.

 

Camarade,
Vu du camp colonial de l'ETR 805. ETR 805 : Escadron de Transmission Régional. C'était une base école de l'Armée de l'Air.

J'ai publié quelque part sur l'ETR 805 un article du journal “LE BLED” avec photo du half-track à mon époque avec les gars que je connaissais. Cet article citait le nombre de missions qu'on se tapait. La SP de l'ETR 805 était une section style “commando de chasse”. J'ai souvent été en renfort dans cette unité.

Voici textuellement une partie de cet article que j'ai publié dans mon bouquin sur cette guerre coloniale. 
"La Section de Protection (SP) de l'ETR 805 était une des unités qui exécutaient le plus de missions dans l'Algérois", selon le journal “Le Bled” de décembre 1961. Elle était chaque jour renforcée par des stagiaires transmissions. Ces stagiaires n'avaient guère de répit puisqu'ils devaient faire le stage de technicien, le peloton obligatoire et assurer diverses missions telles que gardes, embuscades, patrouilles, bouclages-ratissages, de mechtas, garde-fermes, section d'intervention rapide (SIR, etc...)
Si cela peut aider en tenant compte de certaines approximations et autres rumeurs colportées dans le camp. Mes notes furent écrites souvent plusieurs jours après l'évènement relaté. Ces notes figurent dans mon premier bouquin.
Fraternellement.
Jacques Tourtaux

 

Journées des 15 et 16 mai 1961, à l’est du pic MOUZAÏA, dans la zone interdite, l’aviation a lancé des « bidons spéciaux » (Napalm), des kilomètres de forêts grillent.

31 mai 1961, à 500 mètres de la ferme Cleyne. (la seconde ferme dont notre unité a la garde), une ferme gardée par la biffe est attaquée par un petit groupe A.L.N Vers 22 h, échauffourée d’une demi-heure, pas de pertes.
07 juin 1961, à MOUZAÏA, 5000 pieds de vigne sabotés à la ferme Bernardini.

09 juin 1961, 7H30, saut de paras près de la base. Dans les gorges de la CHIFFA, situées non loin de notre camp, un groupe de harkis à cheval tombe en embuscade. Un tué et un blessé (rumeur ETR805).Trois membres de l’A.L.N. surpris par notre section de protection (S.P.). L’A.L.N. sabotait des pieds de vigne. La S.P. n’a pas tiré en raison d’une trêve décidée par les autorités françaises. Nos chefs ont très mal pris cette décision de trêve décidée par « des gens déconnectés du terrain », disaient-ils. L’A.L.N. a continué ses actions de guerre. 19H30, les T6 de la chasse tirent à la roquette sur l’A.L.N., retranchée dans des grottes, sur les flancs du pic MOUZAÏA. Les roquettes jaillissent des ailes des chasseurs, tels des traits de feu, suivis, à l’arrivée d’explosions et de fumées. Très vive riposte de l’A.L.N., dotée d'au moins une mitrailleuse. Les départs de leurs tirs montaient dans le ciel, vers les T6. Fin du combat vers 20H30. Ensuite, jusqu’à 22H30, des Nordatlas2501 décollent de BLIDA et larguent des lucioles. De notre camp, nous avons suivi en direct la bataille.

15 juin 1961, la base est consignée et en état d’alerte. Le peloton dont je suis forme une section d’alerte. Les gardes sont renforcées. Sous une chaleur torride, à la pioche, nous creusons des emplacements pour fusils-mitrailleurs. L’attaque du camp par l’A.L.N. est imminente, selon nos chefs. Celle-ci n’a pas eu lieu. Attendre une attaque, être sur le qui-vive, met les nerfs à rude épreuve. La tension est extrême.

Nuit du 15 au 16 juin 1961, vers 23 H. Ferme Ferréol, trois tirs de mortier dirigés vers la ferme.

17 juin 1961, un biffin tué à MOUZAÏA? Une de leurs patrouilles est attaquée dans les gorges de la CHIFFA, entre le ruisseau des singes et le rocher blanc. Deux tués (rumeur ETR805) .A MOUZAÏA, à l’endroit où la route bifurque sur OUED-EL-ALLEUG, quatre voitures de pieds-noirs sont mitraillées par l’A.L.N. Quatre tués, cinq blessés graves (rumeur ETR805).

Nuit du 18 juin 1961, 22H. Explosion de plastic O.A.S. à BLIDA. 4H.du matin : de la ferme Ferréol., nous entendons de nombreux coups de feu. Deux biffins tués (Rumeur E.T.R.805).

19 juin 1961 : violents combats à l’est de MOUZAÏA. Ils ont commencé vers midi et ont duré toute la journée (opération en cours).

23 juin 1961, du début de l’après-midi jusqu’au lendemain matin, nombreux coups de feu et de mortier dans les gorges de la CHIFFA.

24 juin 1961, idem à la journée du 23 juin 1961.

26 juin 1961, pilonnage intensif de la chasse (T6) dans le djebel MOUZAÏA, riposte de l’A.L.N. à la mitrailleuse, installée dans une grotte De 18H.30 à 19H.30, violents combats notamment aux mortiers dans la vallée de la CHIFFA. Vers 20H.30, à quelques centaines de mètres de notre camp, un garde musulman est tué dans le camp de regroupement.

LE CAMP DE REGROUPEMENT

Ce camp de regroupement jouxtait notre base. A l’arrivée des gendarmes, l’épouse leur aurait désigné le tueur. Froidement, un gendarme l’abat, à bout portant, à la MAT49. Les balles de son P.M. s’écrasent contre un hangar en tôle de la base, dans lequel étaient logés de nombreux gus de notre unité. Fort heureusement, peu de monde à l’intérieur, car il faisait très chaud, personne n’a été touché.
28 juin 1961, de 8H.15 à 8H.30, rafales de F.M. près du camp.

30 juin 1961, 6H.30, largage de paras près de la base, des combats se déroulent toute la matinée.

MANIFESTATIONS MUSULMANES

01 juillet 1961, manifestations musulmanes à ALGER, BLIDA et autres localités d’Algérie. L’armée massacre des dizaines de familles musulmanes. La wilaya IV a appelé à cette manifestation. A BLIDA, fief de cette wilaya, nous avons appris que les légionnaires du 2° Régiment étranger de parachutistes de la légion (2° REP) ont tiré à la mitrailleuse 12,7 sur les manifestants, tuant plusieurs dizaines de personnes.

02 juillet 1961, la base est consignée. De 21H. à 21H.30, rafales de F.M. secteur Ferréol.

03 juillet 1961, le peloton patrouille dans MOUZAÏA, important lieu de passage de l’A.L.N. Le peloton est survolé par un avion d’observation. Le F.L.N. a lancé un ordre de grève. Manifestations dans de nombreuses villes d’Algérie. Nouveau bain de sang, plus de cent morts (bilan officiel.)
09 juillet 1961 à midi, du chat à grailler. Personne n’a bouffé.
11 juillet 1961, cinq fusiliers de l’air tués à BLIDA (rumeur ETR805).

Nuit du 11 au 12 juillet 1961 : trois biffins tués à EL AFFROUN, village voisin (rumeur ETR805).
12 juillet 1961, 9H, près de la ferme Cleyne., deux pieds-noirs tués. Ils ont sauté sur un obus de105 piégé. Quel boucan !

Nuit du 13 au 14 juillet 1961, entre 20H.30 et minuit, nous entendons de nombreux tirs, très nourris, venant de chez Ferréol.

14 JUILLET 1961: L’escorte qui vient nous rechercher à 6H. du matin, à la ferme Cleyne. est en retard. Durant la nuit, l’A.L.N. a abattu des poteaux téléphoniques. Pour l’anecdote, j’ajoute que, tard dans la nuit, pendant ma faction je me suis assoupi. Ce sont les copains de l’escorte, qui nous ont réveillés. Personne n’en a rêvé. Je l’ai échappé belle, c’était OUED-SMAR ou TINFOUCHI en cas de dénonciation. Dans cette ferme, nous n’étions que trois appelés. Lorsque l’un des trois était de faction pendant deux heures sur le toit, les deux autres dormaient si la situation le permettait. A MOUZAÏA, nous crevions de faim, souvent vidés à cause des courantes. Mais les missions très rapprochées ne pouvaient attendre, puisqu’il n’y avait pas assez de soldats. A MOUZAÏA, il n’y avait pas de planqués.

Nuit du 17 juillet 1961, vers 22H. Harcèlement de la ferme Cleyne. L’A.L.N. procédait ainsi afin de démoraliser les bidasses. C’était leur forme de guerre psychologique. Je n’avais pas besoin de ça. Comme tout appelé, j’attendais la quille. L’armée, rien à cirer.

Nuit du 20 juillet 1961, 23H. Vive fusillade et tirs de mortiers dans les djebels proches de MOUZAÏA.

QUARTIER LIBRE

30 juillet 1961, avec deux copains, j’attends vainement le train pour BLIDA. Il a sauté sur un 105 piégé. C’était l’un de nos rares quartiers libres. Nous ne nous laissons pas abattre et prenons un vieux car tout rafistolé. Les gens nous étaient visiblement hostiles. Trois pauvres gus en uniforme, sans armes, pas rassurés. Soulagement à l’arrivée à BLIDA où on s’est perdu dans le dédale des ruelles. Nous avons failli nous faire tuer à coups de pierres. Au départ, des gosses en guenilles nous demandent de l’argent .Ils nous insultent, nous balancent divers objets ramassés par terre, des adultes s’en mêlent. Les pierres pleuvent de plus en plus drues et de plus en plus grosses. Nous avons réussi à ne pas nous laisser enfermer. Nous devons notre salut à une fuite vitesse grand V. Nous sommes arrivés devant des chevaux de frise qui servaient de protection à une imposante bâtisse en dur. C’était la « Patte de Chat », un bordel très connu des soldats à BLIDA. En nous faisant rentrer, la mère maquerelle nous a sauvé la vie.

MOIS D’AOUT SANGLANT

Nuit du 01 août 1961, entre 22H et 23H. Ca rafale aux MAT49 et au F.M., secteurs Cleyne et Ferréol.
03 août 1961, à MOUZAÏA, un engin explosif est lancé sur le toit de la maison d’un commerçant musulman.

05 août 1961, base consignée. Le général félon GARDY émet à l’aide d’un émetteur clandestin un message pro-O.A.S.

Nuit du 08 août 1961, entre 20H30 et 2OH45, ça rafale secteur de la base. Fait assez rare, ça accroche à la MAT49, au F.M., aux flingues, à la 12,7, aux mortiers et à la grenade dans les gorges de la CHIFFA. Bilan inconnu.
NUIT du 10 août 1961 : notre section de protection (S.P.) rafale deux A.L.N. à la MAT49 et à la 12,7. La biffe du 404 R.A.A. fait également le coup de feu. Les deux hommes réussissent à se camoufler dans MOUZAÏA.
NUIT du 14 août 1961, la S.P. tire sur quatre A.L.N. à MOUZAÏA. Ils s’échappent en ripostant.

15 août 1961, ça rafale toute la matinée dans le secteur proche de la base.

Nuit du 15 août 1961, 22H15, ça rafale à la MAT49 près de la base.

19 août 1961, trois incendies dus au napalm font rage toute la journée. Accrochages dans le djebel MOUZAÏA jusqu’au soir. Douze A.L.N. auraient été tués.

Nuit du 22 août 1961, l’A.L.N. coupe des pylônes près de chez Ferréol. et scie deux cent orangers. Je suis de garde cette nuit-là, à la ferme. Cette crapule n’aime pas ses « indigènes », ni les gus qui le protègent, chaque nuit. Nous profitons de son absence pour donner des conserves à ces pauvres gens. Pas d’hommes valides. Il n’y a que des femmes et des enfants et un ou deux vieux. Ces familles logent dans un gourbi au centre de la ferme. Nous ne sommes pas mieux lotis, nous dormons dans une étable dont la porte obsolète et détériorée fermait avec un fil de fer accroché à un clou. Ferréol n’avait que faire de la peau des gus qui défendaient la sienne. Nous ne sommes pas dupes : les hommes sont avec l’A.L.N. La lutte du peuple algérien est justifiée. Seule la quille nous intéresse. Pendant les quelques mois que l’ai passé à MOUZAÏA, pas de perte déplorée parmi nous : C’est l’essentiel.

Pendant cette nuit du 22 août 1961, jusque tard dans la nuit, les femmes et les enfants ont chanté à tue-tête. Ils couvraient ainsi les bruits des scies qui coupaient les pylônes. L’escorte est arrivée en retard. Les sorties nocturnes de véhicules étaient rares : elles étaient réservées aux cas d’extrême nécessité car l’insécurité régnait. Quand il le fallait, le médecin était escorté.

25 août 1961, Nord-Est d’OUED-EL-ALLEUG, deux A.L.N. gravement blessés par l’armée en cours d’opération.

27 août 1961, 7H45, à MOUZAÏA , explosion d’un obus piégé. J’étais dans un mirador sur la base. Quel vacarme !

28 août 1961, 19H30, l’A.L.N. rafale avec des armes automatiques un véhicule militaire à 4 km au Sud-Ouest d’ OUED-EL-ALLEUG (bilan inconnu). Près d’EL AFFROUN, des pylônes haute tension sont coupés sur les lignes BLIDA-MARENGO et BOUFARIK-AFFREVILLE.
Nuit du 01 septembre 1961. Vive fusillade près de la ferme Cleyne.

LES CONQUERANTS

06 septembre 1961, dans l’après-midi, un commando A.L.N. fort d’environ une douzaine d’hommes a tué par égorgement deux fermiers européens, blessé leur fils âgé d’une quinzaine d’années. Celui-ci a réussi à contacter la base par téléphone. La S.P. est sortie aussitôt tuant trois A.L.N., dont deux blessés achevés sur place par des soldats. Lorsque le Half-Track est revenu, un cadavre juché sur la mitrailleuse 12,7, les ovations des pieds-noirs dans la rue principale l’ont accueilli. A l’arrivée au camp, des gendarmes en treillis de combat impeccables, n’ayant visiblement jamais servi, se sont comportés comme des conquérants, en ouvrant l’arrière du véhicule. Ils gueulaient après les bidasses qui ne sautaient pas assez vite de l’engin, deux cadavres à leurs pieds.

Je revois encore ces sauvages, ces va-t-en-guerre attraper les victimes par les cheveux, les jeter à terre, les traîner sur le sol comme des sacs de pommes de terre. L’un des gendarmes a eu un recul. Sa gloriole avait disparue. Il venait de mettre la main dans la bouillie : la cervelle de l’Algérien qu’il voulait traîner à terre. En effet, l’un des malheureux avait la boîte crânienne éclatée par les balles des pistolets-mitrailleurs MAT49. Les trois corps étaient recroquevillés, raidis par la mort : l’un d’eux avait les cheveux dressés sur la tête, la mort jusque dans les cheveux ! Les mouches virevoltaient autour d’eux. Ils furent exposés à la vue de tous dans une petite baraque, appelée « l’abattoir »par les anciens. La vision de l’un d’eux m’a particulièrement choquée. Je le revois encore. Un beau brun à la moustache finement taillée sur un beau visage. Ses yeux étaient grands ouverts, il semblait sourire. Ses bras étaient criblés d’impacts de balles. Trois jeunes gens de petite taille, 17 ou 18 ans environ, notre âge. J’étais révolté, impuissant. Comment des garçons de même âge, certains appelés du contingent, ont-ils pu agir avec une telle sauvagerie ? Achever des blessés ! L’un d’eux n’était que légèrement blessé de quelques balles à un bras ! Honte à ces assassins ! Cette vision d’horreur hante encore parfois mes nuits. Des cauchemars d’une acuité accrue, chaque année, à l’approche du mois de septembre. Cette journée du 06 septembre s’est achevée par le bruit de l’explosion d’une grenade défensive (DEF) au bain maure et par l’annonce de l’arrestation de sept personnes, appartenant sans doute au commando A.L.N., par la biffe, probablement le 404 R.A.A.

LA RAFLE

07 septembre 1961, quatre-vingt musulmans (?) sont raflés dans la population « mâle », comme disent nos chefs. Ils sont emmenés de force à la baraque où, pour l’exemple, ils sont contraints de passer lentement devant les cadavres exposés des trois Algériens, abattus par des hommes de la S.P. Parmi ces Algériens, quatorze personnes environ dont de jeunes garçons de 13 ou 14 ans n’ont pas de pièce d’identité. Ils ont été arrêtés à la sauvette. Le lendemain, nous avons su que le groupe des 14 avait été passé à tabac et à la gégène. Adultes et enfants torturés à mort. (?) Jusque tard dans la nuit, nous avons entendu des cris inaudibles. Comme des cochons que l’on égorge. C’était insoutenable. Nous n’avons pas vu, mais nous avons compris que les enfants arrêtés étaient torturés. Après quelques jours d’exposition en plein été, les trois cadavres auraient été jetés à la benne à ordures pour être ensuite jetés à la décharge publique. Selon les anciens du camp, cette pratique était courante à MOUZAÏAVILLE.

Toujours le 07 septembre 1961, dans le djebel MOUZAÏA, gros incendie dû au napalm. Au début de la nuit, vingt-six volontaires du peloton, de jeunes recrues inexpérimentées, de la classe 61/2 sont envoyés boucler et fouiller le secteur. Deux grenades défensives sont récupérées.

12 septembre 1961, 22H. Alors que nous étions en patrouille, dans MOUZAÏA, explosion due à un plasticage O.A.S. Trois Algériens sont grièvement blessés. L’un d’eux agonise, la poitrine transpercée par un morceau de planche ressortant dans le dos. Lors de l’explosion, par effet de souffle, j’ai reçu un choc à la tête : sans doute une pierre ou autre objet. L’arcade sourcilière saignait abondamment. J’ai tourné de l’œil. Après toutes ces années, je me demande encore si je le dois à la vision du pauvre homme agonisant ou au coup reçu. J’ai atterri à l’infirmerie où on m’a recousu avant de me renvoyer dans ma piaule. J’ignore ce que sont devenus les trois blessés algériens.

REBELLIONS

Après le putsch d’avril 1961, les soldats passés libérables (à trois mois de la quille) refusaient systématiquement d’aller au crapahut. Les bleus les suppléaient. J’avais rencontré deux autres appelés communistes avec qui j’écrivais des petits papillons « Paix en Algérie » que l’on placardait et distribuait sur les lits, dans les fillods, en se planquant. Nous suivions les consignes du P.C.F : militer au sein de son unité afin d’aider à la prise de conscience des appelés, peu politisés. Les papillons étaient rédigés en scripte. Pour éviter d’être pris, on se cachait derrière les moustiquaires des fillods sous les vasistas, à l’heure de la distribution du courrier par le vaguemestre pendant midi. Il faisait une chaleur torride sous la tôle. Le vaguemestre pouvait nous appeler pour une lettre. Une ou deux fois, mon voisin de piaule, qui se doutait que j’étais dans le coup, m’a ramené du courrier. Ne voulant pas lui faire courir de risques, nous avons décidé d’espacer nos rendez-vous. Tout se passait bien. Nous nous sommes donc enhardis à rédiger de petits tracts de trois ou quatre lignes appelant notamment à « lutter contre la guerre imbécile et sans issue menée par DE GAULLE en Algérie ». On signait : « des appelés communistes ».

Quant aux gradés, ces brèles devaient se douter que j’étais dans le coup, mais « pas vu, pas pris ». Par conséquent, l’armée ne savait plus où me mettre. Les gradés m’ont viré du peloton, pourtant obligatoire, à MOUZAÏA. Bien que reçu au stage de standardiste, j’ai très vite compris que je n’aurais pas d’affectation dans cette spécialité. Un gradé m’a annoncé que j’étais « reclassé sans spécialité ». Reclassé « bon à rien » : les risques encourus étaient accrus. Or, le danger était permanent à MOUZAÏAVILLE. L’ampleur des protestations en métropole et la paix qui se profilait à l’horizon imposait à l’armée la discrétion dans sa répression contre les soldats rebelles : l’armée préférait éviter d’ébruiter ce que subissaient certains bidasses. L’armée m’a donc spécialement choyé, en m’isolant pour mieux assouvir sa répression feutrée. Tout au long de mon service militaire, j’ai vécu sous la menace d’un retour à OUED-SMAR. Vivre constamment dans la crainte d’un mauvais coup d’un gradé est terriblement stressant. Avoir fait ses classes à OUED-SMAR imposait le respect aux autres appelés : la seule évocation de ce nom était redoutée de tous. Mais c’était une tare aux yeux de nombreux gradés. Certains « rampants » étaient des crevures. Ils n’avaient rien de commun avec les pilotes qui étaient souvent très sympathiques. N’ayant plus de stage à suivre, plus de peloton à faire, j’étais à la disposition des chefs. Diverses missions occupaient l’essentiel de mes journées : crapahut à volonté. J’ai craint pour ma vie. Les tracts pendant midi, le crapahut toute la journée : cela a duré jusqu’au jour où j’ai reçu l’ordre de faire mon paquetage. J’avais été dénoncé. Embarquement immédiat en train, puis en avion, sous escorte : comme si je pouvais m’échapper de l’avion ! Ce n’est qu’à l’atterrissage que l’on m’a dit que j’arrivais à TELERGMA, dans le CONSTANTINOIS. J’étais très anxieux.

Cette région d’ALGERIE avait mauvaise réputation, en raison de l’insécurité engendrée par l’activité d’une A.L.N. très combattive. C’est donc à la mi-septembre 1961 que je suis muté dans le CONSTANTINOIS. J’ai correspondu avec un copain resté à MOUZAÏAVILLE. Nous avions prévu un système « anti-mire ». On écrivait au crayon mine et on collait l’enveloppe à la « seccotine »pour voir si on était censurés. J’ai reçu certains courriers, notamment une lettre de mon oncle Hilaire, le cheminot. Elle est passée. C’était aussitôt après le putsch d’avril 1961. Il relatait les luttes des ouvriers en France pour faire barrage aux factieux. Il a enchaîné par de violentes critiques contre la guerre et contre l’armée. Je n’ai pas été inquiété par ce courrier antimilitariste qui est passé malgré une sévère censure.

MOUZAÏAVILLE : L’AFFRONT

Au réfectoire, j’ai vu un chef de chantier pied-noir traiter plus bas que terre des algériens qui travaillaient à la construction d’un mur. « Sale melon », «sale raton», « sale bougnoule »…, le refrain habituel, auquel je n’ai jamais pu m’accoutumer. Le pied-noir aboyait. Mon sang n’a fait qu’un tour. Discrètement, j’ai dit à l’oreille de celui qui semblait le plus âgé : « Qu’attendez-vous pour le descendre » ? Une journée ou deux après, pas de chef de chantier. Le vieil homme, qui m’a reconnu m’a dit à l’oreille que le F.L.N. l’avait tué. J’étais sidéré. La mort de la brute qui n’en était pas moins un être humain me réjouissait. C’était pendant l’été 1961. J’aimerais tant revoir cet algérien ou l’un des témoins de cette scène au réfectoire.
Fin de TXT.

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LES EUROPEENS SE LASSENT DE L'ALLIANCE AVEC LES USA

Les Européens se lassent de l'alliance dirigée par les États-Unis (Bloomberg)

Mon Feb 18, 2019 6:38PM

Les dirigeants du G7 au sommet du groupe, au Canada le 9 juin 2018. ©AFP

Les dirigeants du G7 au sommet du groupe, au Canada le 9 juin 2018. ©AFP

Les ressortissants de plusieurs pays européens considérés comme des alliés traditionnels des États-Unis estiment qu’il faut chercher d’autres alliés pour remplacer Washington, a indiqué Bloomberg dans un article consacré à la situation actuelle de l’alliance Europe/États-Unis.

Dans son article publié ce lundi 18 février, Leonid Bershidsky s’est penché sur de nouvelles perspectives qui sont en train d’être formées sur des alliances alternatives à l’alliance transatlantique.

Alors que l'ordre mondial dirigé par les États-Unis continue de s'effondrer, les puissances de second rang tentent de sauver ce qu'elles peuvent. Mais en Allemagne et en France, au moins, les électeurs ne veulent pas vraiment que les États-Unis fassent partie du processus.

Le rapport annuel de Munich sur la sécurité, qui constitue le point de départ des discussions du forum annuel sur la sécurité qui se tient dans la ville allemande, est souvent une bonne indication de l’état d’esprit actuel de la communauté de sécurité occidentale. Le rapport de 2019, intitulé « Le grand casse-tête : qui ramassera les pièces? » est un peu moins inquiet quant au ton que la version de 2018, qui évoquait le spectre d'un conflit à grande échelle. Ce danger semble être devenu une concurrence alors que les États-Unis relèvent le défi à long terme de la Chine et le plus immédiat de la Russie.

Lire aussi: Pékin plaide pour une alliance avec l’UE contre la politique économique US

Cependant, la manière dont les États-Unis gèrent ces tests n’inspire pas vraiment confiance en leurs alliés de longue date. Le président Trump et son administration affichent un mépris envers les institutions et accords internationaux. Selon les auteurs, les responsables politiques européens espéraient que les "adultes présents dans le cabinet" de la Maison-Blanche de Donald Trump orienteraient le président dans la bonne direction. Mais les alliés sont devenus désillusionnés, se concentrant plutôt sur les tentatives visant à consolider l’ordre mondial libéral en assumant un rôle plus global.

PressTV-Trump propose à Macron de quitter l’Union européenne

PressTV-Trump propose à Macron de quitter l’Union européenne

Donald Trump a proposé à Emmanuel Macron de quitter l’Union européenne, a révélé The Washington Post. 

L’absence d’une infrastructure sécuritaire et économique qui n’inclut pas les États-Unis complique la tâche des puissances de second rang - l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Japon – pour arriver à une politique indépendante. Le résultat est un acte d'équilibre entre un État américain qui agit comme un concurrent avec une tendance à l'intimidation et une architecture de sécurité qui repose sur le fait que les États-Unis sont un allié.

Pour le public des pays dont les dirigeants marchent dans cette voie, maintenir le partenariat transatlantique ne semble pas particulièrement important. Les données du sondage, particulièrement celles de la France et de l’Allemagne, sont peut-être les plus frappantes.

Dans toutes les puissances de second rang sauf le Japon, les gens considèrent les États-Unis comme une menace majeure. Même au Japon, la menace américaine semble inquiéter plus de gens que la Russie. Cette perception semble être liée aux politiques de Trump : selon les données de Pew Research Center citées dans le rapport de Munich, au Royaume-Uni, au Canada, en Allemagne et en France, les gens font confiance au président chinois Xi Jinping pour faire ce qu’il convient de faire dans les affaires internationales plus que Trump. Encore plus accablant, plus de Français et d’Allemands déclarent faire davantage confiance au président russe Vladimir Poutine qu’à Trump.

Je ne voudrais cependant pas dissiper l’inquiétude suscitée par la menace américaine, simplement en réaction à Trump, qui disparaîtra une fois qu’il aura quitté la Maison-Blanche. Le rapport de Munich contient d'autres résultats de sondage : une grande majorité des Français et des Allemands souhaitent que leurs pays poursuivent une politique étrangère plus active et jouent un rôle plus important dans la résolution des crises, mais 59 % des Allemands et 42 % des Français souhaiteraient qu'ils le fassent en tant que pays neutres. 

PressTV-G7: Berlin et Paris s’en prennent à Trump

PressTV-G7 : Berlin et Paris s’en prennent à Trump

Les principaux politiciens allemands et français ont adopté une ligne dure contre le président américain pour les droits de douane et le retrait d’accords internationaux.

Il est difficile de voir comment un changement de pouvoir à Washington pourrait saper ce pacifisme et un solide appui en faveur de la neutralité. Un grand nombre de personnes vivant dans des pays d’importance critique pour l’alliance occidentale ne veulent tout simplement pas prendre parti dans la nouvelle compétition entre superpuissances.

Bien entendu, toutes les mises en garde habituelles concernant les sondages, la formulation des questions et l’influence du flux d’informations quotidiennes sur des opinions spécifiques devraient s’appliquer. Mais les dirigeants occidentaux qui tentent de sauver l’alliance transatlantique sans devenir les pions de Trump devraient tout de même prendre les données au sérieux. Même si nombre des électeurs qui croient que la neutralité n’est pas seulement souhaitable, mais possible, n’est qu’une illusion, ils pourraient bien soutenir les politiciens qui la renforcent. Dans de nombreux cas, ce seront des populistes et des nationalistes qui insistent pour que l'Allemagne et la France puissent survivre et prospérer sans suivre un dirigeant.

Trump insulte la France souveraine!

Trump insulte la France souveraine!

Trump qualifie d'insultants les propos d'Emmanuel Macron sur la création d'une armée européenne "qui ne dépende plus des États-Unis". Il rétorque que la France devrait payer sa part de frais à l'OTAN avant d'envisager de créer une armée indépendante.

Le changement apparent nécessite une « option B » cohérente ; les intellectuels habitués au vieux paradigme de la domination américaine doivent réfléchir sérieusement à différents scénarios pour les puissances de second rang en tant que garantes potentielles de la santé mentale pendant que les plus gros acteurs s'affrontent.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/18/588908/Les-Europens-se-lassent-de-lalliance-avec-les-USA