Veilleur en éveil

 

DANS LE BUT D’ÉTOUFFER ÉCONOMIQUEMENT LA REVOLUTION CUBAINE, LES USA FRAPPENT A NOUVEAU CUBA

 

Cette nouvelle agression, qui sera suivie d'autres semblables, selon les menaces américaines, a lieu une semaine après la sanction de la société cubaine Corporación Panamericana S.A. pour ses liens avec Caracas.

Le Bureau de contrôle des actifs étrangers du Département du Trésor a déclaré à cette occasion que la mesure contre la société a répondu que "elle est détenue ou contrôlée par Cubametales", une autre entité de la plus grande des Antilles ajouté en Juillet dernier à la liste controversée.

En septembre dernier, Cuba a connu une situation difficile en raison de la pénurie de pétrole due à l'intensification du blocus, qui a même conduit à la persécution des navires transportant du carburant vers notre pays.

Dans son désir d'étouffer économiquement la révolution cubaine, l'administration Trump a pris comme prétexte le soutien de Cuba à la révolution bolivarienne au Venezuela dans ses efforts pour améliorer les conditions de vie de tous ses citoyens.

L'aide du peuple cubain au peuple vénézuélien se situe dans les domaines de la santé, de l'éducation, du sport et de la culture, entre autres. Il s'agit d'une modeste contribution à la garantie des droits de l'homme essentiels des citoyens de ce pays.

Cuba a dénoncé le renforcement du blocus génocidaire des États-Unis et a clairement indiqué que sa solidarité avec la nation sud-américaine n'était pas négociable. Aucun pays n'a le droit de dicter à un autre pays avec qui entretenir des relations amicales ou de coopération, ou de s'ingérer dans ses affaires intérieures.

 

sous la direction de María Candela
source :  http://www.radiohc.cu/especiales/comentarios/209062-estados-unidos-arremete-nuevamente-contra-cuba


 

LA CROISADE DES ETATS-UNIS CONTRE LA COOPERATION MÉDICALE INTERNATIONALE DE CUBA

La croisade des États-Unis contre la coopération médicale internationale de Cuba

Déclaration du ministère des Relations extérieures  

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Archives

Comme nous l’avions dénoncé dans la Déclaration MINREX du 29 août 2019, le gouvernement des États-Unis mène depuis l'année dernière une campagne intense et insultante contre la coopération médicale offerte par Cuba, une campagne assortie de menaces de sanctions à l’encontre le dirigeants cubains et de pressions exercées contre les États bénéficiaires de cette aide afin qu'ils y renoncent.

Dirigée au moindre détail par le Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, cette campagne est menée avec la participation active de sénateurs et de membres du Congrès associés à la mafia anticubaine de la Floride et à plusieurs fonctionnaires frénétiques du Département d'État.

Ils accusent Cuba de soi-disant « esclavage moderne » et de « traite des personnes » sur le personnel qui travaille dans le système de santé cubain, à des fins d'exploitation ou d'ingérence dans les affaires intérieures des États où ils sont présents.

Ils tentent également de réactiver le dénommé « Programme de Parole pour les professionnels cubains de la médecine », en vigueur jusqu'au 12 janvier 2017, appelé à jouer un rôle actif dans l'incitation à la défection à travers le paiement des billets et l’offre de services juridiques, la délivrance de visas et de documents de voyage étasuniens à nos coopérants en poste dans des pays tiers, dans le but de saboter les accords bilatéraux conclus avec ces pays et de les priver ainsi de leurs services, et de nous dépouiller de notre main-d’oeuvre hautement qualifiée.

En mai 2019, le Secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA) a organisé une conférence au siège de cette organisation sur les soi-disant crimes contre l'humanité que Cuba aurait commis dans le cadre de sa coopération médicale à l'étranger.

En juin, le Département d'État, dans son rapport de 2019 sur la Traite des personnes, a dénigré la coopération médicale internationale de Cuba et, un mois plus tard, il a imposé des sanctions restrictives en matière de visas aux responsables cubains liés aux missions médicales.

Par la suite, l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), une institution étasunienne qui finance des programmes de subversion contre notre gouvernement, a affecté 3 millions de dollars à des projets dirigés contre les brigades médicales cubaines à l'étranger.

La traque orchestrée par les États-Unis a commencé par l'Amérique latine et a provoqué la cessation des programmes de coopération au Brésil, en Équateur et en Bolivie.

Par ailleurs, le président fasciste et servile du Brésil, Jair Bolsonaro, a dénigré et expulsé nos médecins spécialistes qui, en vertu d’un accord tripartite avec l'Organisation panaméricaine de la santé, d'août 2013 à novembre 2018, avaient traité 113 359 000 patients dans plus de 3 600 municipalités et assuré une couverture permanente à 60 millions de Brésiliens.

Il est à noter que 1214 étudiants brésiliens ont obtenu leur diplôme en médecine dans notre pays.

Cette décision lui a permis de démontrer sa complaisance à l’égard du gouvernement étasunien et de démanteler un programme destiné aux familles à faible revenu, dans le cadre d'une politique brutale de destruction des acquis sociaux obtenus sous les gouvernements progressistes du Parti des travailleurs.

De hauts responsables étasuniens ont lancé la calomnie selon laquelle les brigades médicales cubaines en République bolivarienne du Venezuela sont des troupes militaires, ce que Bolsonaro a répété comme un perroquet, en septembre 2019, lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies, triplant de manière ridicule, par malice ou par ignorance, le chiffre mensonger et sans fondement avancé par Washington.

Des responsables du Département d'État, de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et d’ambassades des États-Unis se sont activés auprès d’autorités nationales, comme au Guatemala, pour obtenir, de manière suspecte et péremptoire, des données précises sur la coopération médicale cubaine afin de trouver les moyens d’y mettre fin.

En mai 2019, l'ambassade des États-Unis en Équateur a demandé aux hauts responsables du gouvernement des informations détaillées sur les accords et les services des coopérants humanitaires cubains. Cinq mois plus tard, le gouvernement équatorien a abruptement résilié ces accords, malgré leur expiration imminente, arguant des raisons économiques.

Depuis le début de la coopération médicale dans ce pays, un total de 3 565 professionnels cubains de la santé ont fourni leurs services. Ainsi, 6 749 666 consultations médicales, 212 360 interventions chirurgicales, 3 548 naissances et 100 84 doses de vaccination ont été assurées. Et 153 coopérants ont participé à l' « Opération Miracle », un programme par lequel 168 543 interventions chirurgicales ophtalmologiques gratuites ont été réalisées. Grâce à la mission de solidarité « Manuela Espejo », 825 576 personnes ont été traitées, dont 35 257 en consultations spécialisées en neurophysiologie et en oto-rhino-laryngologie, et 21 62 patients ont fait l’objet d’études génétiques cliniques.

Il est bon de préciser que 2 093 jeunes Équatoriens ont suivi leurs études à Cuba.

Au mois d’octobre, le ministère équatorien des Affaires étrangères a demandé à connaître l'objet du voyage dans ce pays d'une liste de citoyens cubains munis de passeports diplomatiques et officiels. Par la suite, la ministre du Gouvernement a déclaré de manière insultante que plusieurs Cubains, associés aux accords de coopération, avaient participé aux manifestations du peuple équatorien contre l'application des mesures néolibérales durant cette période.

Comme cela a été prouvé, aucun Cubain n'a participé ou organisé ces manifestations populaires massives, et aucun passeport officiel ou diplomatique n'a été utilisé de manière abusive. Les manipulateurs n'ont pas été en mesure de présenter une seule preuve.

L'État cubain délivre les passeports diplomatiques, officiels et de service conformément aux dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires, et garantit que les titulaires respectent les dispositions relatives à leur utilisation conforme.

Lors du coup d'État en Bolivie, l'ambassade des États-Unis à La Paz a été l'instigatrice d'actions hostiles menées par les forces de police et, ce qui est surprenant, par les pompiers, contre les coopérants cubains, et elle y a participé directement. Comme il a été dénoncé publiquement, des fonctionnaires étasuniens ont participé directement à ces actes, en utilisant la voiture diplomatique étasunienne immatriculée 28 CD-17.

Durant ces journées, 26 incidents graves ont été recensés contre nos coopérants, dont le passage à tabac de deux d'entre eux, l'incitation publique à la violence des autorités du coup d'État, des fouilles corporelles brutales, des perquisitions de leurs biens et de leur domicile, de fausses accusations, et la détention temporaire arbitraire de 50 coopérants de la santé, dont 4 pendant plusieurs jours.

Face à cette situation, le gouvernement cubain a été contraint de procéder au rapatriement immédiat de notre personnel et il a rejeté énergiquement les déclarations mensongères du soi-disant ministre de la Santé, qui exagère sans vergogne le montant des honoraires des médecins spécialistes cubains, en fait inférieur à celui des médecins généralistes boliviens ; et il cache le fait que Cuba n'a pas reçu un seul centime pour cette coopération.

La Brigade médicale cubaine en Bolivie, qui comptait 54% de personnel féminin, était composée de 406 médecins de 32 spécialités telles que la médecine générale intégrale, pédiatrie, médecine interne, gynécologie et obstétrique, anesthésiologie et réanimation, ophtalmologie, chirurgie générale, orthopédie et traumatologie, médecine intensive et urgence, néonatologie et autres. Par ailleurs, 258 diplômés en technologies de la santé telles que l'imagerie, l'endoscopie, l'électromédecine, les laboratoires cliniques, la rééducation et l’infirmerie y réalisaient également un travail remarquable.

Au cours de ces années de travail, ils ont réalisé 73 330 447 consultations et 1 529 301 interventions chirurgicales. Ils ont assuré 60 640 naissances, appliqué 22 221 vaccins et effectué 508 403 opérations ophtalmologiques.

5 184 médecins boliviens ont obtenu leur diplôme dans les universités cubaines.

La traque et la quête d'informations ont inclus des tentatives d'interrogatoire du personnel cubain par des « diplomates » des États-Unis dans les centres de santé mêmes où nos coopérants travaillent à l'étranger, y compris en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Il est immoral et inacceptable de remettre en question la dignité, le professionnalisme et l'altruisme des plus de 400 000 coopérants cubains de la santé qui, en 56 ans, ont effectué des missions dans 164 pays.

Parmi leurs exploits figurent leur rôle de premier plan dans la lutte contre l’Ébola en Afrique, la cécité en Amérique latine et dans les Caraïbes, le choléra en Haïti, et la participation de 26 brigades du Contingent international de médecins spécialisé dans les situations de catastrophes et de graves épidémies « Henry Reeve » au Pakistan, en Indonésie, au Mexique, en Équateur, au Pérou, au Chili et au Venezuela, entre autres.

En vertu de ce même désintéressement et de ce même dévouement, 35 613 professionnels de la santé de 138 pays ont été formés gratuitement à Cuba.

Dans les pays où les conditions économiques sont plus défavorables, Cuba assume pratiquement les coûts de la coopération. De même, et conformément aux conceptions des Nations Unies en matière de coopération entre pays en voie de développement, cette coopération est offerte dans d'autres pays sur la base de la complémentarité et de la rémunération partielle des services rendus.

Les techniciens et professionnels cubains engagés dans ces programmes le font en toute liberté et volontairement. Durant leur mission, ils continuent de recevoir leur plein salaire à Cuba et bénéficient également d'une allocation dans le pays de destination, ainsi que d'autres allocations.

Lorsque Cuba reçoit une compensation pour la coopération fournie, ces coopérants ont le mérite d'apporter une contribution équitable et tout à fait légitime au financement, à la viabilité et au développement d'un système de santé universel et gratuit, accessible à tous les Cubains, ainsi qu'aux programmes de coopération qui sont mis en œuvre, sans aucun paiement à notre pays, dans de nombreuses régions du monde.

Comme nous l'avons rappelé le 29 août dernier, l'accès à la santé est un droit humain. La croisade des États-Unis contre la coopération médicale internationale est un acte infâme et criminel contre les peuples ayant besoin de soins médicaux, qui ne parviendra pas à ternir la solidarité et la contribution humaine des 29 000 professionnels de la santé cubains qui, au prix d’un énorme sacrifice et avec la compréhension de leurs familles, offrent actuellement leurs services à 65 pays.

L'attitude du Gouvernement des États-Unis dans cette affaire est méprisable. La réponse de Cuba est ferme : nous continuerons à sauver des vies et à soutenir la santé et le bien-être dans le monde, dans la mesure de nos possibilités, partout où on nous le demandera.

La Havane, le 5 décembre 2019.

(Cubaminrex)

http://fr.granma.cu/cuba/2019-12-06/la-croisade-des-etats-unis-contre-la-cooperation-medicale-internationale-de-cuba


 

COLOMBIE : LES PEUPLES AUTOCHTONES RÉAFFIRMENT LEUR SOUTIEN AUX MANIFESTATIONS ANTIGOUVERNEMENTALES

Les peuples autochtones de Colombie réaffirment leur soutien aux manifestations antigouvernementales
 
Bogotá, 5 décembre (Prensa Latina) Le Conseil régional autochtone du Cauca (CRIC) a réaffirmé aujourd'hui son soutien aux manifestations antigouvernementales qui ont lieu en Colombie depuis deux semaines.

A cet égard, il a souligné que les indigènes qui sont à Bogotá pour soutenir les mobilisations et qui viennent de différents départements, portent un message de résistance, d'espoir, d'unité et de défense de la vie.

Le CRIC a souligné qu'ils marchent pour la vie, pour la défense du territoire. Nous exigeons le respect des accords conclus pour la fin du conflit armé colombien ", a-t-il déclaré à un moment où les membres des communautés autochtones sont fréquemment victimes de violences.

Nous avons marché contre l'assassinat des leaders sociaux et de la garde indigène. Nous exigeons le démantèlement de l'Escadron mobile anti-émeute et les dépenses inutiles des forces militaires répressives dans le contexte de l'avancée vers la paix", a-t-il déclaré.

Le Conseil a également rejeté ce qu'il considère comme une augmentation excessive du prix des carburants, des salaires élevés au Congrès de la République et d'autres points de la grève nationale qui, aujourd'hui, "capture le sentiment d'indignation du pays face à un gouvernement indolent qui n'a pas démontré une réelle volonté d'écoute du peuple".

Nous envoyons le message de demande au gouvernement de donner des garanties réelles d'un pays digne qui ne gaspille pas les ressources économiques et naturelles dans l'intérêt des secteurs et des classes économiques qui ne s'intéressent pas aux secteurs les plus pauvres et à la classe moyenne, mais au contraire cherchent à satisfaire leurs intérêts économiques, a-t-il dit.

Face à la réforme fiscale, nous affirmons que le Congrès[...] a approuvé dans le premier débat une réforme qui n'a pas été consultée par le peuple et qui consiste fondamentalement à générer des exemptions et des remises aux grands monopoles économiques, a-t-il souligné.

De l'avis du CRIC, cette mesure ne tient pas compte de la clameur du pays qui réclame des changements réels dans les inégalités et la pauvreté qui touchent la grande majorité des Colombiens.

Des milliers de personnes se sont mobilisées la veille dans tout le pays pour rejeter les politiques gouvernementales, contre la violence et pour la paix, dans le cadre des manifestations qui se déroulent depuis deux semaines.

Les syndicats, les enseignants, les peuples autochtones, les étudiants, entre autres, ont exprimé leur mécontentement à l'égard de la gestion gouvernementale et appelé à des réformes profondes dans des domaines tels que la santé, la sécurité, l'éducation et l'environnement.

Plusieurs marches et rassemblements ont eu lieu à Bogota.

Comme par le passé, des étudiants et des autochtones ont participé à l'une de ces mobilisations.

Le respect de la vie et la présence intégrale de l'État dans les territoires sont parmi les principales exigences des autochtones.

mgt/mfb
source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=326073&SEO=indigenas-en-colombia-reafirman-apoyo-a-protestas-antigubernamentales


 

OPERATION CONDOR : APRES LE COUP D'ETAT EN BOLIVIE, LES USA BRAQUENT LEUR REGARD SUR LE NICARAGUA ET LE MEXIQUE

Opération Condor 2.0 : Après le coup d'État en Bolivie, les États-Unis braquent leur regard sur le Nicaragua et le Mexique

Après avoir orchestré le coup d'État en Bolivie, les États-Unis ont déclaré le Nicaragua comme une « menace pour la Sécurité nationale » et annoncé de nouvelles sanctions, tandis que Trump qualifiait les cartels de la drogue au Mexique de « terroristes », sans exclure une intervention militaire

Auteur:  | informacion@granmai.cu

 

Photo : Département d'État

Après avoir orchestré le coup d'État en Bolivie, les États-Unis ont déclaré le Nicaragua comme une « menace pour la Sécurité nationale » et annoncé de nouvelles sanctions, tandis que Trump qualifiait les cartels de la drogue au Mexique de « terroristes », sans exclure une intervention militaire

Apparemment, un coup d'État réussi contre un président socialiste démocratiquement élu ne suffit pas.

Immédiatement après avoir supervisé un coup d'État d'extrême droite en Bolivie le 10 novembre, l'administration Trump se tourne à nouveau vers le Nicaragua, dont le gouvernement sandiniste (démocratiquement élu) a déjoué une tentative de coup d'État violent en 2018.

L’administration de Washington a désigné le Nicaragua comme une menace pour la Sécurité nationale des États-Unis et a annoncé qu'elle allait renforcer ses sanctions asphyxiantes contre ce petit pays d'Amérique centrale.

Trump fait également monter la température au Mexique, en reliant le pays, sans aucun fondement, au terrorisme, y compris en évoquant l’idée d’une éventuelle intervention militaire. Ces mouvements interviennent après que le président Andrés Manuel Lopez Obrador a mis en garde contre les tentatives de coup d'État de la droite.

De même que la Colombie, le Brésil, le Chili et l'Équateur (les alliés de Washington), ils n’ont qu’une idée en tête : écraser les soulèvements populaires de masse contre les politiques d'austérité néolibérales et l'énorme fossé des inégalités. Aussi, les États-Unis multiplient-ils les agressions contre les gouvernements progressistes toujours en place.

Ces mouvements ont conduit les forces de gauche en Amérique latine à mettre en garde contre la résurgence d’une Opération Condor du 21e siècle : une campagne violente et masquée de la Guerre froide avec le soutien des États-Unis dans toute la région.

L'ADMINISTRATION DE TRUMP DÉCLARE LE NICARAGUA COMME UNE « MENACE POUR LA SÉCURITÉ NATIONALE »

Le lendemain du coup d'État en Bolivie, la Maison-Blanche a publié une déclaration se félicitant du putsch militaire et indiquant clairement quels étaient les deux prochains pays sur la liste des cibles de Washington : «  Ces événements envoient un signal fort aux régimes illégitimes du Venezuela et du Nicaragua », a déclaré Trump.

Le 25 novembre, la Maison-Blanche a discrètement publié une déclaration qualifiant le Nicaragua de « menace inhabituelle et extraordinaire pour la Sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis ».

Une déclaration qui prolonge d’un an le Décret exécutif signé par Trump en 2018 déclarant le pays d'Amérique centrale comme un « état d'urgence nationale ».

La déclaration de Trump de 2018 faisait suite à une tentative ratée de coup d'État au Nicaragua. Le gouvernement des États-Unis avait financé et soutenu de nombreux groupes d'opposition qui avaient tenté de renverser Daniel Ortega, le président élu du Nicaragua, et les avait soutenu alors qu'ils cherchaient à le renverser.

La guerre économique a rapidement suivi après la désignation de 2018 comme menace à la Sécurité nationale. En décembre de cette même année, le Congrès étasunien a adopté la loi NICA sans aucune opposition ; elle donnait à Trump le pouvoir d'imposer des sanctions au Nicaragua, à savoir interdire aux institutions financières internationales de faire des affaires avec Managua.

Le nouveau communiqué de Trump se lance dans une propagande extravagante contre le Nicaragua, qualifiant son gouvernement élu – qui a été pendant des décennies l'objet d'attaques de la part de Washington – de prétendu « régime » violent et corrompu.

Ce Décret est semblable à celui signé par le président Barack Obama en 2015, qui désignait à l’époque le Venezuela comme une menace à la Sécurité nationale des États-Unis.

Les deux ordonnances ont servi à justifier l'imposition unilatérale de sanctions économiques asphyxiantes. Et son renouvellement ouvre la voie à une escalade de l'attaque économique contre le Nicaragua.

Les médias en anglais ont donné peu de couverture à cette prorogation du Décret, alors que les médias de droite espagnols en Amérique latine l'ont fortement diffusée, tandis que les militants de l'opposition soutenaient avec joie l'intensification de la guerre hybride de Washington contre Managua.

DES SANCTIONS PLUS SÉVÈRES CONTRE LE NICARAGUA

Le principal service d'information du gouvernement des États-Unis, Voice of America (VOA), a indiqué que la prorogation du Décret exécutif s'accompagnera de nouvelles sanctions économiques.

Carlos Trujillo, l’ambassadeur de Washington auprès de l'Organisation des États américains (OEA), a déclaré à VOA que « les pressions allaient se poursuivre contre le Nicaragua ».

Le représentant de l'OEA a ajouté que Trump annoncera une nouvelle série de sanctions contre le gouvernement nicaraguayen dans les semaines à venir.

VOA a clairement indiqué que « le Nicaragua, – avec Cuba et le Venezuela –, est l'un des pays d'Amérique latine qui est devenu une priorité dans l'usage de la pression diplomatique et économique afin d’obtenir un changement de régime ».

Il ne s’agit pas d’une déclaration rhétorique. Le Département du Trésor a mis à jour la section sur les sanctions relatives au Nicaragua le 8 novembre.

Et en septembre, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor a annoncé une nouvelle série de « règlements complets » renforçant les sanctions existantes contre le Nicaragua.

Le reportage de VOA a cité plusieurs Nicaraguayens de droite qui ont ouvertement appelé les États-Unis à augmenter la pression sur leur pays.

Bianca Jagger, la militante de l'opposition, ancienne épouse de Mick Jagger, a appelé les États-Unis à imposer davantage de sanctions, en particulier contre l’armée.

« Les sanctions] n'ont pas touché l'armée nicaraguayenne parce que[les responsables étasuniens] attendent qu’ils agissent comme l'ont fait les militaires en Bolivie », a déclaré Bianca Jagger, faisant référence aux officiers boliviens qui ont violemment renversé Evo Morales, le président démocratiquement élu.

Nombre de ces chefs militaires ont été formés à l'École des Amériques, une base de subversion notoire qui remonte aux années de l'Opération Condor. Ces derniers jours, les médias latino-américains ont largement publié des articles soulignant que pour exécuter le putsch, les soldats boliviens avaient reçu jusqu'à 50 000 dollars et les généraux 1 million.

Et VOA d’ajouter que « dans le cas du gouvernement centraméricain, l'effet des sanctions pourrait être plus grave car il s'agit d'un pays économiquement vulnérable ».

VOA a cité Roberto Courtney, un éminent militant en exil et directeur exécutif du groupe d'opposition Éthique et transparence, qui surveille les élections au Nicaragua et reçoit le soutien de la NED (Fondation nationale pour la démocratie)

Courtney, qui prétend être un militant des droits de l'Homme, s’est félicité de la guerre économique étasunienne contre son pays, déclarant à VOA qu'« il existe une différence subtile [entre le Nicaragua et la Bolivie]... la vulnérabilité économique fait que les sanctions soient peut-être plus efficaces. »

Courtney, décrit par VOA comme un « expert en processus électoraux », a ajouté que « s'il y a un bâton, il doit aussi y avoir une carotte », et que « l'OEA pourrait aider à exercer des pressions politiques et diplomatiques contre le gouvernement nicaraguayen ».

Ces sanctions unilatérales des États-Unis sont illégales en vertu du Droit international et peuvent être considérées comme un acte de guerre. Le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif a qualifié la guerre économique de « terrorisme financier », expliquant qu'il vise de manière disproportionnée les civils pour les retourner contre leur gouvernement.

Des personnalités de haut niveau de la droite nicaraguayenne ont applaudi Trump pour avoir prorogé le Décret exécutif et demandé de nouvelles sanctions contre leur pays.

L'Alliance civique pour la Justice et la Démocratie, un front d'opposition qui rassemble plusieurs groupes, dont beaucoup sont financés par la NED, se sont également félicités de l’Ordre exécutif.

TRUMP QUALIFIE LES CARTELS MEXICAINS DE « TERRORISTES », ET N'EXCLUT PAS LES ATTAQUES AVEC DES DRONES

Alors qu’il n'y a rien de nouveau dans le fait que les États-Unis ciblent les gouvernements du Nicaragua et du Venezuela, Donald Trump se tourne vers le Mexique, un allié de longue date des États-Unis.

En 2018, l'électorat mexicain est entré dans l'histoire en élisant largement Andrés Manuel Lopez Obrador. Appelé familièrement AMLO, il est le premier président de gauche depuis plus de cinq décennies. Il a obtenu l’appui de l’électorat grâce à une campagne progressiste sur la promesse d’une augmentation des dépenses sociales, la réduction de la pauvreté, la lutte contre la corruption et même la décriminalisation de la drogue.

AMLO est très populaire au Mexique. En février, il affichait un taux d'approbation surprenant de 86 %, et il l’a emporté en jurant de combattre l'orthodoxie capitaliste néolibérale.

« Le modèle économique néolibéral a été un désastre, une calamité pour la vie publique du pays », a-t-il déclaré. « La corruption est la fille du néolibéralisme. »

En dévoilant son Plan national de développement, Lopez Obrador a annoncé la fin de « la longue nuit néolibérale ».

Ses politiques de gauche ont provoqué des remous à Washington, qui, pendant longtemps, s'est appuyé sur les dirigeants néolibéraux qui lui garantissaient une base de main-d'œuvre stable, bon marché et exploitable, afin de maintenir un marché fiable pour les marchandises étasuniennes et des frontières ouvertes pour les capitaux et les entreprises étasuniens.

Le 27 novembre, le lendemain du jour où il a déclaré le Nicaragua comme «  une menace à la Sécurité nationale », Trump a annoncé que son gouvernement allait désigner les cartels mexicains de la drogue comme des « organisations terroristes ».

Cette désignation ouvre la voie à une intervention militaire directe des États-Unis au Mexique.

Trump a révélé cette nouvelle politique au présentateur de Fox News, Bill O'Reilly, dans une interview. « Allez-vous désigner ces cartels mexicains comme des groupes terroristes et commencer à les frapper avec des drones et des trucs comme ça », a demandé O'Reilly.

Le président des États-Unis a refusé d'écarter cette possibilité et d'autres actions militaires contre les cartels au Mexique.

L'annonce de Trump a apparemment surpris le gouvernement mexicain, qui a immédiatement convoqué une réunion avec le Département d'État.

Cette désignation est particulièrement ironique si l'on considère que les principaux capos des cartels mexicains ont des liens de longue date avec le gouvernement des États-Unis. Par exemple, les chefs des Zetas, un cartel qui fait preuve d'une brutalité notoire, ont été entraînés au début aux tactiques anti-insurrectionnelles par les États-Unis.

Tout au long de la Guerre froide, les États-Unis ont armé, entraîné et financé des escadrons de la mort dans toute l'Amérique latine, dont beaucoup ont été impliqués dans le trafic de drogue. La CIA a également utilisé l'argent de la drogue pour financer des groupes paramilitaires d'extrême droite en Amérique centrale.

Ces tactiques ont également été employées au Moyen-Orient et en Asie du Sud. Les États-Unis ont armé, formé et financé des extrémistes islamistes en Afghanistan dans les années 1980 pour combattre l'Union soviétique. Les mêmes djihadistes salafistes qui ont plus tard fondé Al-Qaïda et les Talibans.

Cette stratégie a par la suite été reproduite dans les guerres des États-Unis contre la Libye et la Syrie. Omar al-Shishani (Omar le Tchétchène ), par exemple, a été entraîné par l'armée étasunienne et a bénéficié du soutien direct de Washington lorsqu’il se battait contre la Russie.

L'administration de Barack Obama a également supervisé un projet controversé appelé Project Gunrunner (Projet trafiquants d’armes) et l’opération Fast and Furious, auxquels le gouvernement étasunien a coopéré en envoyant des armes aux cartels mexicains.

Selon la journaliste mexicaine Alina Duarte, avec la désignation des cartels mexicains comme terroristes, «  ils créent l'idée que le Mexique représente une menace pour leur Sécurité nationale ».

« Pouvons-nous commencer à parler de la possibilité d'un coup d'État contre Lopez Obrador au Mexique », s’interrogeait Duarte, soulignant que les médias se sont lancés dans une campagne de plus en plus féroce pour diaboliser AMLO, en dépeignant le président démocratiquement élu comme un dictateur en herbe assoiffé de pouvoir, qui risque de détruire l'économie mexicaine.

Lors d’une interview avec Max Blumenthal et Ben Norton, du site The Grayzone, pour leur podcast « Moderate Rebels », Duarte a évoqué l'ingérence étasunienne dans la politique mexicaine :

Aujourd'hui, il se répand dans tout le Mexique une campagne silencieuse à propos de la crainte de voir l'opposition de droite renverser le président Lopez Obrador.

AMLO lui-même a publiquement dénoncé les rumeurs, en indiquant clairement qu'il ne tolérera aucune discussion sur les coups d'État.

Le 2 novembre, Lopez Obrador a publié un tweet dans lequel il déclarait : «  À quel point les conservateurs et leurs éperviers se trompent ! Maintenant, c’est différent ! », écrivait AMLO, en faisant référence à l'assassinat en 1913 du président progressiste Francisco Madero, l'un des dirigeants de la Révolution mexicaine.

« Nous ne permettrons pas un nouveau coup d’État », a-t-il déclaré.

Il y a quelques mois, alors que la crainte d'un coup d'État s'intensifiait, Lopez Obrador a opéré un virage à gauche, en défiant directement le gouvernement des États-Unis et en revendiquant, en outre, une politique étrangère indépendante, ce qui contraste complètement avec ses prédécesseurs serviles.

Le gouvernement d'AMLO a rejeté les efforts des États-Unis visant à délégitimer le gouvernement vénézuélien, en entravant les efforts de Washington pour imposer Juan Guaido comme chef du coup d'État, autoproclamé président du Venezuela.

AMLO a accueilli Rafael Correa, l’ancien président socialiste équatorien poursuivi dans son pays, et a également l'Argentin Alberto Fernandez lors de son premier voyage à l'étranger après avoir remporté la présidence de son pays.

En octobre, Lopez Obrador a reçu le président cubain Diaz-Canel pour une visite historique.

L’OPERATION CONDOR 2.0 DE TRUMP

Pour Washington, un Mexique indépendant et de gauche est intolérable.

En février, dans un discours aux Vénézuéliens à Miami (portant leur casquette « Faire l’Amérique grande à nouveau », slogan de la première campagne présidentielle de Trump), Trump a vilipendé pendant plus d'une heure le socialisme, en menaçant de changement de régime les autres gouvernements de gauche.

« Les jours du socialisme et du communisme sont comptés, non seulement au Venezuela, mais aussi à Cuba et au Nicaragua », a-t-il dit, ajoutant que le socialisme ne pourra jamais prendre racine dans le cœur du capitalisme aux États-Unis.

Alors que Trump déclarait vouloir se retirer des guerres au Moyen-Orient (à condition qu’il n'occupe pas les champs de pétrole), il a concentré son intervention agressive en Amérique latine.

Même si le faucon néoconservateur John Bolton n’est plus là pour superviser la politique extérieure des États-Unis, Elliott Abrams reste fermement incrusté au Département d'État, dépoussiérant le scénario qu’il avait utilisé pour l’Iran-Contra afin d’anéantir le socialisme en Amérique latine.

Au plus fort de la Guerre froide et de l'Opération Condor, des milliers d’opposants aux dictatures ont été tués et des centaines de milliers d'autres ont disparu, ont été torturés ou emprisonnés avec l'appui des services de renseignement des États-Unis.

De nos jours, alors que l'Amérique latine est de plus en plus observée à travers le prisme de la nouvelle Guerre froide, l'Opération Condor est relancée avec de nouveaux mécanismes de sabotage et de subversion. Le chaos ne fait que commencer.

(Tiré de Mission Verdad)

source : 

http://fr.granma.cu/mundo/2019-12-05/operation-condor-20-apres-le-coup-detat-en-bolivie-les-etats-unis-braquent-leur-regard-sur-le-nicaragua-et-le-mexique


 

CHILI : DE LA TORTURE A LA VIOLENCE SEXUELLE !

De la torture à la violence sexuelle ! Sachez combien d'actions en justice ils signalent après les protestations chiliennes.
Publié : 5 décembre 2019 à 17:00 | Dernière mise à jour : 5 décembre 2019 à 17:03

Au moins 678 actions en justice ont été engagées, dont 106 plaintes pour violences sexuelles, 517 pour torture et traitements cruels, ainsi que pour homicide et homicide avec préméditation.
Au moins 678 actions en justice ont été engagées, dont 106 plaintes pour violences sexuelles, 517 pour torture et traitements cruels, ainsi que pour homicide et homicide avec préméditation.
Internet

L'Institut national des droits de l'homme (Indh) du Chili, dans son récent bilan, a détaillé les nouveaux nombres de violations des droits de l'homme qui ont quitté les manifestations sociales qui ont eu lieu dans le pays, depuis le 17 octobre dernier.

Au moins 678 actions en justice ont été intentées, dont 106 plaintes pour violence sexuelle, 517 pour torture et traitements cruels, ainsi que pour homicide et homicide avec préméditation, entre autres, indique l'agence.

L'Indh a souligné qu'au 3 décembre, 241 personnes auraient été victimes de blessures aux yeux. Cinq citoyens ont perdu leurs yeux, 161 ont subi un traumatisme oculaire, 73 lésions de la vue et deux crises oculaires.

Il a également expliqué que Indh a visité 8 466 personnes dans les commissariats de police, réparties en 1 241 femmes, 5 993 hommes et 1 001 enfants et adolescents.

Depuis le 17 octobre, le Chili connaît des journées de manifestations qui réclament des revendications sociales équitables pour la citoyenneté et une nouvelle Constitution plus inclusive.

Lors des manifestations, les droits de l'homme ont été violés par les forces de sécurité de l'Etat malgré le fait que le Président Sebatián Piñera justifie la répression de la police chilienne et omet les données recueillies par les organisations qui diffèrent de la violence dans le pays.

TELESUR

source :  https://www.conelmazodando.com.ve/de-torturas-a-violencia-sexual-sepa-cuantas-acciones-judiciales-reportan-tras-protestas-de-chile


 

LA "FUITE" DE DOCUMENTS CHINOIS, C'EST DU PIPEAU. LE NEW YORK TIMES COUVRE LE TERRORISME

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La « fuite » de documents chinois: le New York Times couvre le terrorisme

 

   

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La publication à la hâte d’une fuite de documents chinois sur de prétendues détentions massives a immédiatement suscité des doutes dans mon esprit. En cette période de conflits entre les grandes puissances, la Chine est la principale cible de la stratégie de sécurité nationale des États-Unis. Si bien que tout qui concerne doit être remis en question et confirmé par un examen critique. La source des fichiers était inconnue. Parmi ceux qui ont confirmé leur légitimité, des contractuels du Pentagone et la Fondation du Memorial des victimes du communisme. Cela a ajouté des doutes aux doutes. L’article ci-dessous analyse en détail la prétendue fuite de documents chinois et montre que le NYT, le Washington Post et d’autres ont sorti des informations de leur contexte afin de servir les intérêts US dans le conflit entre les grandes puissances.

 

Le New York Times s’est de nouveau révélé comme un organe des intérêts particuliers des États-Unis agissant sous couvert du journalisme. Avec une propagande de guerre particulièrement sournoise, il contribue ainsi à la guerre hybride, persistante et croissante de Wall Street et Washington contre la Chine.

Son article, intitulé  » »Absolument aucune pitié » : des fuites de documents révèlent comment la Chine a organisé des détentions massives de musulmans » doit être cru sur parole pour renforcer les allégations avancées principalement par les États-Unis selon lesquelles la Chine organisait des « détentions massives » injustifiées et oppressives de « musulmans » dans la région occidentale du Xinjiang en Chine.

Mais le simple fait d’enquêter sur la citation dans le titre révèle à la fois la vérité sur ce qui se passe réellement au Xinjiang, la raison pour laquelle Pékin a réagi de la sorte, mais aussi le fait que les États-Unis, y compris ses mass-médias, mentent délibérément à ce sujet.

Dix paragraphes plus bas dans l’article du NYT, la citation «absolument aucune pitié» apparaît à nouveau. Mais cette fois-ci, elle est placée dans le contexte approprié. C’est la réaction que Pékin a promise à la suite d’un attentat terroriste coordonné en 2014 qui a coûté la vie à 31 personnes à la gare de Kunming.

Le NYT écrit (non souligné dans l’original):

Le président Xi Jinping, le chef du parti, a jeté les bases de la répression dans une série de discours prononcés à huis clos devant des responsables pendant et après une visite au Xinjiang en avril 2014, quelques semaines à peine après que des militants ouïghours ont poignardé plus de 150 personnes dans une gare, faisant 31 morts. M. Xi a appelé à «lutter contre le terrorisme, les infiltrés et le séparatisme», en utilisant les «organes de la dictature» et en ne montrant « absolument aucune pitié».

Le NYT – qui de mémoire d’homme a activement et passionnément promu chaque guerre des États-Unis – ne broncherait sans doute pas à l’idée que les États-Unis ne montrent « aucune pitié » contre « le terrorisme, les infiltrés et le séparatisme. » Pourtant, il affiche une profonde aversion dès que cela touche Pékin, tout comme il l’a fait pour la Syrie empêtrée maintenant depuis 8 ans dans une guerre contre des terroristes soutenus depuis l’étranger.

Bien qu’ils prétendent avoir «400 pages de documents internes chinois» – les allégations les plus accablantes de Washington et du New York Times ne sont toujours pas fondées.

Cela comprend notamment les affirmations selon lesquelles «les autorités ont rassemblé jusqu’à un million d’Ouïghours, Kazakhs et autres ethnies dans des camps d’internement et des prisons » au cours des trois dernières années. Aucune preuve découlant des documents fuités ne vient étayer cette affirmation.

 

Des origines douteuses

Comme la plupart des choses que les médias US présentent comme des « preuves » censées renforcer les récits de l’establishment, les « fichiers fuités » soulèvent des doutes sur leur provenance, leur traduction, leur contexte et la manière dont ils sont présentés au grand public. Il y a aussi les mensonges par omission du NYT et d’autres médias couvrant cette fuite et qui doivent être pris en compte.

Le NYT lui-même admet (soulignement ajouté):

Bien que la manière dont les documents ont été rassemblés et sélectionnés ne soit pas claire, la fuite suggère un mécontentement au sein de l’appareil du parti sur la répression plus grand que ce que l’on savait auparavant. Les documents ont été révélés par un membre de la classe politique chinoise qui a requis l’anonymat et a exprimé l’espoir que leur divulgation empêcherait les chefs de parti, y compris M. Xi, d’échapper à leurs responsabilités pour les détentions massives.

Dans tous les cas, rien dans l’article du NYT n’est une révélation de quelque nature que ce soit. La Chine a clairement défini sa politique en matière de terrorisme et de séparatisme dans le Xinjiang. Comme toutes les nations de la planète, la Chine refuse de tolérer le terrorisme violent et l’idéologie extrémiste qui le nourrit. Ces politiques, lorsqu’elles sont présentées hors contexte, comme l’a délibérément adopté le NYT, semblent lourdes, oppressives, injustifiées et autoritaires.

Mais si elles sont présentées conjointement à la violence très réelle du terrorisme et du séparatisme parrainé par l’étranger qui émane du Xinjiang, les politiques prennent une lumière tout à fait différente et compréhensible.

 

Le terrorisme dans le Xinjiang est réel, mais il est omis des reportages sur les efforts de Pékin dans sa lutte contre le terrorisme

Les grands médias occidentaux ont même couvert à plusieurs reprises le terrorisme meurtrier perpétré par une minorité d’extrémistes parmi la population ouïghoure de Chine. Cependant – ils le font de la manière la plus ambiguë possible – et refusent de le mentionner lorsqu’ils couvrent par la suite les tentatives de Beijing pour le contrer.

Par exemple, un article de CNN de 2014 intitulé «Les assassinats dans les gares chinoises sont décrits comme des attaques terroristes» rapporte:

Un jour après que des hommes armés de longs couteaux ont pris d’assaut une gare ferroviaire à Kunming, une ville du sud-ouest de la Chine, tuant des dizaines de personnes et en blessant plus d’une centaine d’autres, les autorités ont déclaré que ce qui s’était passé était une attaque terroriste préméditée.

L’article admet également que le Xinjiang est en proie à de « fréquentes éruptions de violences », en référence aux vagues de terrorisme violent menées par les séparatistes ouïghours. Mais il est loin de dire à quel point cette violence a été terrible.

La BBC a détaillé ce que CNN entendait par «fréquentes éruptions de violences» dans un article de 2014 intitulé «Pourquoi y a-t-il des tensions entre la Chine et les Ouïghours?» (non souligné dans l’original):

En juin 2012, six Ouïghours auraient tenté de détourner un avion de Hotan à Urumqi avant d’être maîtrisés par leurs passagers et leur équipage.

Une effusion de sang a eu lieu en avril 2013 et en juin cette année, 27 personnes sont mortes dans le comté de Shanshan après que la police eut ouvert le feu sur ce que les médias d’État ont décrit comme une foule armée de couteaux attaquant des bâtiments du gouvernement local.

Au moins 31 personnes ont été tuées et plus de 90 personnes ont été blessées en mai 2014 lorsque deux voitures se sont lancées dans un marché d’Urumqi et que des explosifs ont été lancés dans la foule. La Chine a appelé cela un « incident terroriste violent ».

Elle a fait suite à une attaque à la bombe et au couteau à la gare du sud d’Urumqi en avril, qui a fait trois morts et 79 blessés.

En juillet, les autorités ont déclaré qu’un groupe armé de couteaux avait attaqué un poste de police et des bureaux du gouvernement à Yarkant, faisant 96 morts. L’imam de la plus grande mosquée de Chine, Jume Tahir, a été poignardé à mort quelques jours plus tard.

En septembre, environ 50 personnes sont mortes dans une explosion dans le comté de Luntai, à l’extérieur des postes de police, d’un marché et d’un magasin. Les détails de ces deux incidents ne sont pas clairs et les activistes ont contesté certains comptes-rendus de l’incident dans les médias publics.

Des actes de violence se sont également répandus en dehors du Xinjiang. Une marche aux couteaux a fait 29 morts dans la province de Yunnan, elle était imputée aux séparatistes du Xinjiang. Tout comme l’attaque d’une voiture en octobre 2013 qui s’est jetée dans la foule et a pris feu sur la place Tiananmen à Pékin.

Bien que le NYT fasse également référence au terrorisme meurtrier dans le Xinjiang, il le fait de manière modeste et secondaire, en essayant de le dissocier des motivations de Pékin à répliquer par une politique n’accordant «absolument aucune pitié».

Il faut imaginer ce qui s’ensuivrait si de telles violences éclataient sur le sol US ou européen, il faut imaginer les politiques ne démontrant  «absolument aucune pitié» qui suivrait sans aucun doute avec des conséquences non seulement nationales, mais aussi pour le monde entier, contre des nations perçues – ou prétendues – comme étant impliquées.

Les attaques du 11 septembre 2001 contre New York et Washington DC ont précipité une «guerre contre le terrorisme». Elle dure maintenant depuis 20 ans et s’est transformée en plusieurs conflits, occupations militaires et autres opérations secrètes en cours dans de nombreux pays. Le journal du département de la Défense américain, Stars and Stripes, a publié récemment un article intitulé « Les guerres de l’après-11 septembre ont coûté aux contribuables américains 6 400 milliards de dollars, selon une étude« . L’article admet:

Les contribuables américains ont dépensé près de 6,4 milliards de dollars en près de deux décennies de guerres après les attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué quelque 800 000 personnes dans le monde, a annoncé mercredi le Cost of Wars Project.

Les chiffres reflètent le bilan des opérations de combat et autres opérations militaires américaines menées dans quelque 80 pays depuis que des membres d’Al-Qaida ont attaqué le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington en 2001, entraînant les États-Unis dans leur plus longue guerre pour combattre le terrorisme dans le monde entier.

En comparaison, les tentatives de la Chine de réhabiliter les extrémistes par le biais de l’éducation et de l’emploi sont bien loin de la guerre mondiale des États-Unis. Une guerre dans laquelle sont décédées autant de personnes que celles « détenues » par la Chine selon les affirmations des États-Unis.

Il faut aussi considérer que parmi les 80 pays où les États-Unis mènent la guerre et tuent des gens, ne figure pas l’Arabie saoudite d’où était originaire la majorité des pirates du 11 septembre. L’Arabie saoudite a non seulement été épargnée, mais elle achète des quantités record d’armes aux États-Unis et abrite des troupes US pour être protégée d’États régionaux qu’elle attaque ouvertement avec des légions d’extrémistes armés épousant la même idéologie toxique que celle ayant motivé les terroristes du 11 septembre.

 

Les États-Unis sponsorisent les troubles au Xinjiang

Pire encore, les États-Unis ont été à plusieurs reprises pris à co-sponsoriser l’extrémisme reconnu derrière les attaques du 11 septembre. Ils l’ont fait dans le cadre de leurs différentes guerres par procuration et tentatives de changement de régime, avant et après les attentats du 11 septembre.

Sans surprise, il y a également des preuves que les États-Unis attisent les violences au Xinjiang et recrutent des extrémistes de la région pour participer à des guerres par procuration à l’étranger, notamment en Syrie. Ces militants sont ensuite renvoyés en Chine avec une vaste expérience du terrorisme.

Voice of America (VOA), un média financé par le Département d’État US a écrit un article intitulé «Selon les analystes, des jihadistes ouïghours en Syrie pourraient constituer une menace». Il écrit (l’auteur souligne):

Les analystes avertissent que le groupe djihadiste Turkistan Islamic Party (TIP) dans le nord-ouest de la Syrie pourrait constituer un danger pour la province instable d’Idlib en Syrie, où les efforts se poursuivent pour maintenir un cessez-le-feu fragile négocié par la Turquie et la Russie entre les forces du régime syrien et les divers groupes rebelles .

Le TIP a déclaré un émirat islamique à Idlib à la fin du mois de novembre et est resté largement en dehors du radar des autorités et des médias en raison de son profil bas. Fondé en 2008 dans la région nord-ouest de la Chine, dans le Xinjiang, le TIP est l’un des principaux groupes extrémistes en Syrie depuis le déclenchement de la guerre civile dans le pays en 2011.

Le TIP est principalement composé de musulmans ouïghours de Chine, mais ces dernières années, il a également inclus d’autres combattants djihadistes dans ses rangs.

Des mercenaires ouïghoures ont été victimes d’un trafic en Asie du Sud-Est. Lorsqu’ils ont été découverts, arrêtés et déportés en Chine, les protestations du département d’État US ont suivi.

La Thaïlande a rejeté la demande des États-Unis pour autoriser les recrues ouïghoures à partir en Turquie où elles devaient être armées, entraînées et envoyées en Syrie. Une bombe mortelle a ensuite explosé à Bangkok, faisant 20 morts. Cet attentat était lié à l’organisation terroriste turque, les Loups Gris, coparrainés par les États-Unis pendant des décennies pour renforcer les capacités de guerre non conventionnelles de l’OTAN.

Le National Endowment for Democracy (NED) du gouvernement des États-Unis finance ouvertement des fronts opérant en dehors de Washington et épousant le séparatisme. Le site Internet de la NED détaille le financement de ces groupes, parmi lesquels on retrouve même l’appellation fictive de « Turkestan oriental » utilisée par les séparatistes qui rejettent la désignation officielle de Xinjiang, la province résidant dans les frontières internationalement reconnues de la Chine.

L’inclusion du terme «Turkestan oriental» implique le soutien des États-Unis au séparatisme ainsi que le terrorisme réel et meurtrier en cours, manifestement utilisé pour poursuivre les objectifs séparatistes.

Et plus qu’un soutien implicite au séparatisme, le gouvernement US fournit au Congrès mondial ouïghour (WUC) un soutien financier sous forme d’argent à travers la NED. Ce Congrès désigne exclusivement la province chinoise du Xinjiang en tant que «Turkistan oriental» et l’administration chinoise du Xinjiang comme « Occupation chinoise du Turkestan oriental ». Sur le site Internet de la WUC, des articles admettent que la dirigeante de la WUC, Rebiya Kadeer, cherche à obtenir «l’indépendance des Ouïghours» en Chine.

La WUC et ses différentes filiales financées par les États-Unis sont souvent la seule « source » des allégations portées contre le gouvernement chinois concernant le Xinjiang. Comme les États-Unis le font ailleurs pour alimenter les troubles dans la poursuite de leurs intérêts géopolitiques, les allégations concernant le Xinjiang proviennent souvent de sources « anonymes » basées sur des ouï-dire et dépourvues de preuves matérielles.

Le réseau «Radio Free Asia» du département d’État US dispose même d’un «service ouïghour» qui diffuse quotidiennement des accusations visant à attiser la tension intérieure en Chine et à porter atteinte à l’image de la Chine sur la scène internationale. Les allégations de RFA sont reprises sans discernement par les autres médias mainstream occidentaux dans le but de renforcer l’impact de cette propagande.

 

Les États-Unis font tourner le monde entier en bourrique

Les États-Unis, à travers leurs politiques et leur propagande – y compris ce récent article du NYT – accusent Pékin de répression parce qu’elle a réagi à un terrorisme meurtrier bien réel et largement documenté qui sévit en Chine.

 

Dans le même temps, les États-Unis mènent une guerre mondiale dans 80 pays et ont entraîné la mort de centaines de milliers de personnes, détruisant des nations entières,  forçant à l’exil ou détruisant de toute autre manière la vie de millions d’autres.

 

Tout en invoquant le «terrorisme» comme prétexte pour son agression mondiale, les États-Unis alimentent en même temps l’extrémisme armé contre lequel ils prétendent lutter. Cela comprend le terrorisme bien réel que le NYT a tenté de minimiser pour augmenter la valeur de propagande de son récit sur les «fichiers filtrés». Pourtant, d’autres réseaux de médias occidentaux couvrent ce terrorisme depuis des années.

 

Cette politique américaine est non seulement décousue, trompeuse et mortelle, mais elle est incroyablement dangereuse. C’est pour l’essentiel une version de plus faible intensité de ce que les États-Unis ont fait en Syrie et en Libye, cette dernière ayant été menée à la destruction.

 

Cela a tout l’air d’une déclaration de guerre contre la Chine – non pas par une intervention militaire directe – mais par des mandataires armés, une propagande et un effort délibéré et concerté pour semer l’instabilité, la division et les conflits à travers la société chinoise.

Cette guerre est conjuguée à une autre guerre économique visant à paralyser l’économie chinoise. Pékin se trouve ainsi être une nation assiégée. Malgré tout, Pékin n’a pas répondu à cette menace existentielle par la même violence et la même destruction dont ont fait preuve les États-Unis dans leur fictive « guerre contre le terrorisme ». C’est la meilleure preuve que le régime autoritaire et dystopique à travers lequel le NYT tente de dépeindre Pékin est aussi inexistant que le journalisme dans les bureaux du NYT.

 

Source originale: New Eastern Outlook

Traduit de l’anglais par Investig’Action

Source: Investig’Action

https://www.investigaction.net/fr/la-fuite-de-documents-chinois-le-new-york-times-couvre-le-terrorisme/


 

MOBILISATION MASSIVE DANS TOUS LE PAYS CONTRE LA REFORME DES RETRAITES

ACTUALITÉ

 
 

RETRAITE FRANCE MOBILISATION

Réforme des retraites : une mobilisation massive

PUBLIÉ LE 6 DÉC 2019

 

TEMPS DE LECTURE : 3 MIN.

Les manifestations contre la réforme des retraites ont été massives un peu partout en France. La grève à la RATP et à la SNCF, dans l’enseignement, la métallurgie, l’énergie… ont d’ores et déjà été reconduites.

Particularité de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites du 5 décembre : elle a été massivement suivie dans de nombreux secteurs, des agents de la RATP et de la SNCF, aux éboueurs, avocats, retraité·e·s, personnels hospitaliers, salarié-e-s du privé, pompiers ou encore transporteurs routiers  et « gilets jaunes ». Et ce, un peu partout en France, y compris dans de très petites villes.

Des chiffres records !

À Paris, plus de 250 000 personnes ont marché dans une ambiance calme et bon enfant à l’avant et à l’arrière du défilé, malgré quelques incidents place de la République.


Ailleurs dans l’Hexagone, ce sont 1,5 million de manifestants qui ont défilé dans plus de 250 manifestations. Dans de grandes villes comme Marseille (150 000 manifestants), Montpellier (20 000), Toulouse (100 000) ou Bordeaux (53 000), mais aussi à Évreux (10 000 manifestants), Landerneau (300), Albi (12 000), Avignon (12 000) et jusqu’à Belle-Île où 102 personnes se sont déplacée… À Guéret, petite préfecture de la Creuse, police et syndicats s’accordaient sur le chiffre de 2 000 participants, un chiffre inédit depuis des années.

Le mouvement a entraîné l’annulation de 90 % des TGV et 80 % des TER et les syndicats de la SNCF et de la RATP reconduisent la grève suivie hier par 61,4 % des agents, jusqu’aux 6 et au 9 décembre respectivement.

À la RATP, le trafic restera également « extrêmement perturbé » ce week-end, avec 10 lignes de métro fermées vendredi. Jeudi, Air France a annulé 30 % de ses vols intérieurs et 15 % de ses vols moyens courrier. Et la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) demande aux compagnies aériennes de réduire de 20 % leur programme de vols pour vendredi.

Dans l’énergie, EDF annonce 43,9 % de salariés grévistes avec et 85 % de grévistes dans la conduite nucléaire, et 100 % dans le thermique selon la CGT, qui annonce la reconduction de la grève. Comme dans la métallurgie et l’enseignement, où la grève a été suivie par 70 % des enseignants, en grève également vendredi. Mais ni les syndicats ni le ministère ne disposent encore de prévisions sur l’ampleur du mouvement, qui variera d’une école à l’autre.

Dans la fonction publique, le mouvement aurait touché jeudi 40 à 45 % des agents, un chiffre exceptionnel. Sept raffineries françaises sur huit ont également été bloquées. Mais les dépôts ont été peu touchés par les blocages (12 sur 200) et la mobilisation n’a pas eu d’impact sur les stations-service, d’après Total.

Et maintenant ?


De nombreuses assemblées générales ont lieu ce matin et la CGT va proposer deux temps forts la semaine prochaine.

Pendant ce temps, le gouvernement tergiverse toujours. Le Premier ministre devrait vraisemblablement s’exprimer en milieu de semaine prochaine, sur « l’architecture générale de la réforme » qui prendra en compte les situations spécifiques, a annoncé de façon assez surréaliste la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

Au préalable, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, doit remettre une synthèse des consultations qu’il aura effectuées avec les partenaires sociaux, lundi 9 ou mardi 10 décembre.

Suite à l'intersyndicale du 6 décembre

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et Unef se félicitent de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre et par la participation massive aux manifestations organisées partout dans le pays.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et Unef appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci là où les salariés le décident dès ce vendredi, ce week-end et lundi.

Dans ce cadre, elles donnent rendez-vous le mardi 10 décembre pour une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles.

https://www.cgt.fr/actualites/france/retraite/mobilisation/reforme-des-retraites-une-mobilisation-massive


 

MANIFESTATION DU 5 DÉCEMBRE A PARIS : DES POLICIERS FILMES EN TRAIN DE FRAPPER VIOLEMMENT UN HOMME A TERRE

Mobilisation du 5 décembre: des policiers filmés en train de frapper un manifestant à Paris, une enquête ouverte

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Selon le Parisien, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « violences par personnes dépositaires de l’autorité publique ». L’IGPN est saisie.

Mobilisation du 5 décembre: des policiers filmés en train de frapper un manifestant à Paris, une enquête ouverte

Capture Twitter

 

Une enquête a été ouverte pour « violences par personnes dépositaires de l’autorité publique » suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant deux policiers frapper violemment une personne au sol lors de la manifestation contre la réforme des retraites à Paris le 5 décembre, selon Le Parisien.

Les investigations ont été confiées à l’IGPN.

inRead invented by Teads

 

 

Sur la vidéo, on peut voir deux policiers casqués et reconnaissables à leurs brassards, donner de violents coups de pied et de matraques à un homme à terre. La scène s’est déroulée près de la place de la République. Les images ont été filmées par le photographe indépendant NnoMan.

Un contexte « flou »

Après avoir assénés plusieurs coups, les deux policiers vont rejoindre leur troupe mais ne vont pas interpeller l’individu.

La vidéo suscite l’indignation sur la toile, elle affiche déjà des milliers de vues.

Le photographe NnoMan a expliqué à CheckNews qu’« Au moment où les affrontements ont commencé, des gens ont ouvert une porte cochère et se sont réfugiés dans un immeuble. Là le gars a dû tomber car je me suis retourné il était à terre, je ne l’ai pas vu tombe. Il s’est fait tabasser, et quand les policiers sont partis, il s’est relevé et est parti en courant. Donc je ne sais pas ce qu’il est devenu. » Le photographe a dit à Checknews que le contexte était très « flou ».

https://www.lardennais.fr/id114342/article/2019-12-06/mobilisation-du-5-decembre-des-policiers-filmes-en-train-de-frapper-un


 

ALGÉRIE : LE POUVOIR, ACCULE ET TÉTANISE PAR L’ECHEC CUISANT QU’IL VA SUBIR LE 12 DÉCEMBRE, MULTIPLIE MANŒUVRES SOUTERRAINES ET COMPLOTS

Les trois plans secrets du pouvoir pour semer le chaos avant le 12 décembre

 

Par

 Algerie7

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Source :algeriepatriotique

Le pouvoir, de plus en plus acculé et tétanisé par l’échec cuisant qu’il s’apprête à subir ce 12 décembre, multiplie les manœuvres souterraines et les complots. La première d’entre ces manigances ourdies par les résidus du système a consisté à faire accroire à une opération de sabotage des élections à Alger qu’un étudiant, qui serait affilié au Mouvement autonomiste de Ferhat Mehenni, était en train de préparer.

«Or, notent des observateurs avisés, c’est une écrasante majorité d’Algériens qui s’apprêtent à empêcher cette mascarade électorale par tous les moyens pacifiques, à travers l’ensemble du territoire national, et pas seulement en Kabylie». Ces sources subodorent dans cette nouvelle manœuvre du pouvoir un «aveu d’échec à quelques jours d’un rendez-vous dont il sait pertinemment qu’il dévoilera le véritable poids de ceux qui s’échinent à cacher la vérité au monde entier par le mensonge et le déni de la réalité». «C’est une action puérile qui prouve, s’il en est, que les résidus du système Bouteflika et leurs soutiens étrangers sont à court d’imagination, si bien que le simple matraquage médiatique via les supports habituels à la solde de l’état-major de l’armée suffit à démasquer cette machination dont le but est d’une clarté limpide : discréditer la Kabylie qui est devenue, et le pouvoir le sait, la référence pour tous les Algériens en matière de combat contre le régime depuis de très longues années.»

https://algerie7.com/top/les-trois-plans-secrets-du-pouvoir-pour-semer-le-chaos-avant-le-12-decembre/


 

FEDERATION CGT DES CHEMINOTS : APRÈS LE 5 DÉCEMBRE, DÉTERMINÉ-E-S POUR GAGNER !

Manifestation contre la réforme ferroviaire

APRÈS LE 5 DÉCEMBRE, DÉTERMINÉ-E-S POUR GAGNER !

Communiqué

 | Action à partir du 5 décembre 2019

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF se félicitent de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre et par la participation massive aux manifestations organisées partout dans le pays.

D’ores et déjà de nombreuses reconductions de la grève sont lancées et d’autres sont prévues dès ce vendredi, dans le privé et dans le public.

Nos organisations syndicales appellent en conséquence le gouvernement à entendre le message envoyé par les salarié-es et la jeunesse et à prendre ses responsabilités en ouvrant de réelles négociations sans préalable avec toutes les organisations syndicales.

Elles revendiquent le renforcement et l’amélioration du système actuel de retraite solidaire et intergénérationnel.

Elles réaffirment leur refus d’un système par points dit universel qui immanquablement conduirait à une baisse des pensions et à devoir reculer encore l’âge de départ. C’est par l’amélioration de l’emploi, par la fin du chômage massif et de la précarité tout au long de la vie, par l’augmentation des salaires et l’égalité entre les femmes et les hommes, que la pérennité des retraites sera garantie.

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci là où les salarié-es le décident dès ce vendredi, ce week-end et lundi. Dans ce cadre, elles donnent rendez-vous le mardi 10 décembre pour une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Les Organisations Syndicales se revoient le 10 décembre au soir pour les suites rapides à donner au mouvement.

A Paris, le 6 décembre 2019

Téléchargements

INFO LUTTES N°2

 

 | Action à partir du 5 décembre 2019

Les cheminots sont entrés massivement dans la grève reconductible par période de 24h.

Leur détermination est exemplaire dans la lutte interprofessionnelle qui s’engage contre la réforme des retraites.

Il faut aller plus loin, plus fort et élargir le rapport de forces pour gagner !

RAPPORT DE FORCES

1.Interprofessionnel

  •  1 500 000 manifestants recensés sur l’ensemble du territoire ;
  • Reconductions dans l’Energie (Enedis, Centrales…), RATP, Education Nationale, transports urbains, ramassage des déchets, ADP, commerce, chimie…

2. A la SNCF : PUISSANT !

Le niveau de mobilisation du 05 décembre est important.

61,4% des cheminots se sont engagés dans la grève, dont 41,9% de cadres.

  • ADC TA : 77,9%
  • ADC TB : 91,6%
  • ASCT : 79,2%
  • Commercial : 52%
  • Transport : 63,4%
  • Administratif : 39,6%
  • Matériel : 72%
  • Mouvement : 56,1%
  • Circulation : 62,8%
  • Equipement : 75,8%
  • SUGE : 55,2%
  • APF : 72,4%

ON NE NÉGOCIE PAS PENDANT LA GRÈVE ?

La Direction mesure, à partir de cette première journée qui confirme les actions de ces derniers mois, que l’ambiance dans l’entreprise est très mauvaise.

La colère des cheminots et leur mobilisation la conduisent à changer de pratique pendant les conflits.

Des négociations devraient avoir lieu. Ce n’était plus le cas depuis la grève de 2007.

La méthode annoncée est la suivante :

  • Un premier échange avec les organisations syndicales vendredi sur le niveau de mobilisation ;
  • Une Table Ronde mardi 10 décembre, suivie d’autres dont le rythme dépendra du nombre de grévistes.

Sans présager du contenu de ce que la Direction annoncera, cela renforce l’exigence d’élever la pression et d’être présents dans les Assemblées Générales.

LE GOUVERNEMENT À LA MANŒUVRE ?  

Des annonces pourraient être faites en début de semaine prochaine par J-P DELEVOYE.

La tactique du Gouvernement pour éviter le retrait de son projet va probablement être de tenter d’affaiblir le mouvement et de diviser les grévistes. Nous devons rester fermes et unis !

Dans la même logique, le Secrétaire d’Etat aux Transports a annoncé jeudi qu’il contacterait les Organisations Syndicales à midi. La CGT Cheminots n’a pas été contactée.

Il ne s’agissait donc probablement pas d’apporter des réponses aux revendications. Qui a été contacté ? Est-ce de l’intox ? Là aussi, restons fermes et unis !

LA CONDUITE DE LA LUTTE

Si le chiffre de grévistes est important à la SNCF, il convient de renforcer la présence aux Assemblées Générales en établissements dans les heures à venir !

C’est dans les Assemblées Générales que nous déterminons les suites du conflit et les initiatives revendicatives locales.

C’est dans les Assemblées Générales que nous jugeons les propositions du Gouvernement et de la Direction, jour après jour.

Nourrir les Assemblées générales,
c’est faire jouer pleinement la démocratie,
c’est porter notre voix !

C’est indispensable pour conduire et poursuivre la lutte !

  • Vendredi 06/12 : intersyndicale (interprofessionnelle)
  • Samedi 07/12 : interfédérale cheminote (CGT, UNSA, SUD-Rail)
  • Mardi 10/12 : Table Ronde unitaire avec la Direction de l’entreprise

Ils ont décidé de s’organiser avec la CGT !

18 cheminots ont adhéré à la CGT au 1er jour du conflit afin de renforcer l’outil qui permet d’être informés, de débattre et de participer à tous les actes qui développent le rapport de forces.

Toi aussi, rejoins la CGT ! 

Téléchargements

https://www.cheminotcgt.fr/communique/apres-le-5-decembre-determine-e-s-pour-gagner/