Veilleur en éveil

 

FEDERATION CGT DES CHEMINOTS : LA COLÈRE S’AMPLIFIE ! COMMUNIQUE UNITAIRE CGT - UNSA - SUD-Rail : EN GREVE A PARTIR DU 5 DÉCEMBRE !

Manifestation contre la réforme ferroviaire

LA COLÈRE S’AMPLIFIE !

La collision entre un TER et un camion survenu dans les Ardennes le 16 octobre dernier a eu l’effet d’un véritable détonateur d’une colère des cheminots alimentée par le quotidien d’une production dégradée pour ne pas dire empêchée, et faisant perdre tout sens au travail.

Sans remettre en cause le dogme de l’EAS (conducteur seul à bord), les droits de retrait ont permis par endroit son report, des recrutements supplémentaires ainsi que le renforcement de la conception des automotrices AGC.

L’ensemble de ces mesures doivent être appréciées comme des premiers coups de canif venant bousculer les politiques de l’entreprise.

Cet épisode a créé un élan qui a redonné confiance aux cheminots dans leur capacité à agir collectivement et solidairement.

À l’atelier TGV de Châtillon, les agents se sont mobilisés en nombre et, en moins de 3 jours, ils ont obtenu l’abandon du projet de suppression arbitraire de repos qui aurait impacté fortement leurs conditions de travail et de vie.

Dans le sillage de ce mouvement, près de 6 300 cheminots ont participé aux diverses initiatives impulsées par la CGT sur les autres sites de maintenance du matériel. Face au ras-le-bol du gel des salaires, des suppressions de postes, de l’explosion du nombre d’intérimaires, de la dégradation des conditions de travail, des pressions managériales… La direction a été contrainte de convoquer une table ronde nationale et d’annoncer des mesures pour l’ensemble du domaine matériel.

Les rassemblements du 31 octobre à Rungis pour la défense du train des primeurs et du 5 novembre pour la réhumanisation des gares, à l’appel de la seule CGT, ont démontré que les cheminots sont disponibles et prêts à se mobiliser.

Les fédérations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail vont déposer un préavis de grève reconductible par période de 24 heures à compter du 5 décembre 2019. Elles appellent les cheminots à s’inscrire massivement dans la grève et à participer aux assemblées générales pour débattre du niveau de mobilisation, des négociations et des suites à donner.

https://www.cheminotcgt.fr/

 

PRÈS DE 900 CHEMINOTS DISENT: «STOP À LA SOUS-TRAITANCE !»

Équipement

 | Équipement

Près de 900 cheminots ont répondu présents à l’appel de la seule Fédération CGT des Cheminots, devant le siège de SNCF Réseau à Saint Denis, ce 19 novembre 2019.

Un fort mécontentement se fait sentir au sein de la fonction Équipement suite au recours abusif à la sous-traitance, au manque de personnel, aux restructurations et aux dégradations des conditions de travail.

La politique de dumping social, menée par nos plus hauts dirigeants, n’a qu’une seule volonté : externaliser massivement nos métiers et missions, se passer des cheminots et privatiser nos emplois pour faire du low-cost . Exemple concret de cette politique de casse : sur la Zone de Production Nord Est Normandie, c’est une baisse des effectifs à hauteur de – 674 agents sur les six derniers mois !

Cette politique ne permet pas de donner les moyens aux cheminots afin d’assurer correctement l’entretien du réseau.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production.

Une délégation CGT a été reçue en marge de ce rassemblement. Elle n’a pas obtenu de réponses claires sur l’ensemble des revendications :

▪ Un plan de recrutement ambitieux et immédiat de 1800 cheminots à l’Equipement ;

▪ Un moratoire sur l’ensemble des réorganisations ;

▪ La ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;

▪ Un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;

▪ Des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;

▪ Une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle tous les cheminots de l’Équipement à s’inscrire massivement dans la grève du 5 décembre 2019 et à mettre en débat les suites à lui donner.

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LA SOLUTION ? C’EST VOUS + NOUS !

Tract aux usagers

 | Action à partir du 5 décembre 2019

La direction et le gouvernement refusent d’entendre les usagers et les cheminots. Ils ne VOUS entendent pas, VOUS qui êtes les utilisateurs du train et NOUS qui sommes chargés de vous faire voyager dans les meilleurs conditions possibles malgré les attaques incessantes que subit le service public ferroviaire. Depuis plusieurs semaines, le climat est extrêmement tendu au sein de la SNCF. Atteinte à la sécurité ferroviaire, fermetures des guichets et des gares, suppressions de certaines dessertes, voire de lignes, suppressions massives de postes de cheminots sont devenues insupportables pour VOUS comme pour NOUS.

LES PROBLÈMES RECURRENTS

FERMETURES GUICHETS/GARES

  • Impossibilité d’obtenir un billet autrement qu’auprès du contrôleur dans le train avec un tarif majoré.
  • Seule possibilité d’achat d’un billet sur un automate sans aide du personnel SNCF.
  • Nombre insuffisant de guichets obligeant les voyageurs à prendre RDV pour obtenir un billet avec des délais d’attente inadmissibles.
  • Files d’attente sans fin aux guichets restants.

LES SOLUTIONS CGT

  • Les 900 emplois de vendeurs supprimés depuis janvier 2019 doivent être réaffectés en gare et singulièrement à la vente.
  • 1 000 guichets doivent être réouverts sur le territoire.
  • La direction SNCF doit présenter un plan de relance de la vente physique immédiatement.

LES PROBLÈMES RECURRENTS

SÉCURITÉ FERROVIAIRE

  • Les agents de conduite deviennent seuls responsables de la sécurité ferroviaire à bord du train en l’absence de contrôleurs.
  • En cas d’incidents/accidents, prise en charge des usagers rendue complexe face à des situations dangereuses avec le risque d’un sur-accident.
  • Suppression programmée des « autorisations de départ » par des agents chargés de la sécurité au sol (cheminots à casquette blanche) et responsabilité nouvelle sur les seules épaules de l’agent de conduite qui se retrouve déjà seul à bord.

LES SOLUTIONS CGT

  • Présence de contrôleurs à bord des trains pour la sécurité ferroviaire, la sûreté, le service à bord.
  • Présence d’agents chargés de la sécurité des circulations dans les gares.

LES PROBLÈMES RECURRENTS

MAINTENANCE MATÉRIEL

  • Trains en panne, retardés, annulés.
  • Problème de confort à bord (chauffage, climatisation, toilettes, …).

LES SOLUTIONS CGT

  • Réduire le temps entre deux passages à l’atelier.
  • Embaucher de manière perenne des techniciens, les former tout au long de leur carrière.
  • Régulariser les emplois précaires (CDD, intérim, …).

RETRAITES :

EN FINIR AVEC LES CONTRE-VÉRITÉS SUR LES CHEMINOTS

Si les cheminots peuvent encore ouvrir leurs droits à 57 et 52 ans, dans les faits et pour exemple : à partir de la génération 1978, ils doivent cotiser 172 trimestres pour une retraite à taux plein. Dans le cas contraire, ils subiraient une décote importante (1.250 % par trimestre manquant) impossible à supporter puisque l’âge d’annulation de la décote est fixé à 62 ans.

• Les droits spécifiques des cheminots sont financés par eux-mêmes et le fruit de leur travail, par le biais d’une surcotisation.

• RÉGIME GÉNÉRAL + COMPLÉMENTAIRE : 25.47 % de cotisations.

• RÉGIME SPÉCIAL DES CHEMINOTS : 46.30 % de cotisations.

• Contrairement à ce qui est dit, le régime général ne contribue donc pas au financement de ces droits spécifiques.

La compensation au titre du « déséquilibre démographique » versée à la SNCF est une mesure qui permet de financer une partie des pensions versées aux cheminots actuellement en retraite.

Cette compensation est due à la baisse incessante des effectifs depuis plusieurs décennies qui a réduit le nombre d’actifs par rapport aux retraités. La suppression du régime spécial des cheminots ne changerait rien à la situation : il faudrait toujours verser ces pensions.

Ce dispositif n’est pas une spécificité des cheminots.

Ainsi, les régimes des salariés de la Banque de France, des exploitants agricoles, des salariés agricoles, des artisans/commerçants, des marins ou des clercs de notaire, pour ne citer que quelques exemples, bénéficient aussi de cette compensation pour les mêmes raisons : la baisse de l’emploi et donc du nombre de cotisants. Cela ne relève pas du choix des salariés ou des pensionnés.

La réforme ferroviaire de 2018, quant à elle, fixe la fin des recrutements au Statut au 1er janvier 2020. Ainsi, l’extinction du régime spécial des cheminots est probable, faute de nouveaux cotisants.

C’est pourquoi, la CGT des Cheminots réclame l’ouverture de leur régime spécial à l’ensemble des salariés de la branche ferroviaire, qu’ils soient de l’entreprise publique ou d’entreprises ferroviaires privées.

L’avenir du service public SNCF, les retraites et les conditions sociales sont des sujets qui nous concernent tous, quels que soient notre âge, notre profession, notre entreprise, la région dans laquelle nous vivons.

La situation ferroviaire comme la situation sociale dans le pays nécessitent que nous combattions et si possible, ensemble.

OUI, LA SOLUTION, PLUS QUE JAMAIS C’EST… VOUS + NOUS !

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EN GRÈVE À PARTIR DU 5 DÉCEMBRE !

Communiqué unitaire CGT - UNSA - SUD Rail

 | Action à partir du 5 décembre 2019

POUR NOS RETRAITES
POUR NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET NOS EMPLOIS
EN GRÈVE À PARTIR DU 5 DÉCEMBRE !

Les Organisations Syndicales Représentatives, réunies en interfédérale le jeudi 14 novembre 2019, ont partagé la nécessité d’organiser une riposte face aux nombreuses attaques lancées contre les salariés du ferroviaire.

Elles appellent les cheminots à se mobiliser massivement à partir du 5 décembre.

Dans l’unité, exigeons du gouvernement l’abandon de son projet sur les retraites et la prise en compte de nos revendications au niveau de la branche et de la SNCF.

NOS RETRAITES SONT ATTAQUÉES !

Le projet de retraites par points du gouvernement Macron s’attaque aux retraites de l’ensemble des salariés : les régimes spéciaux comme le régime général sont ciblés. Au-delà des menaces sur le moment auquel nous pourrions partir en retraite, tout-e-s les salarié-e-s subiraient une baisse très importante du montant de leur pension ! Les différentes simulations réalisées sur la base du rapport Delevoye prévoient en effet des baisses de pensions de 200, 400, 600€ par mois selon les situations ! Ce n’est pas admissible !

C’est sans compter sur la baisse prévisible du montant du point de retraite, en imposant une « règle d’or » qui limite la part des pensions à 14% du PIB. Avec la forte progression à venir du nombre de retraités, les pensions des retraités seraient encore diminuées !

UN CADRE SOCIAL TOTALEMENT REMIS EN CAUSE !

Avec la mise en oeuvre au 1er janvier 2020 de la Loi « nouveau pacte ferroviaire », la direction SNCF souhaite remettre en cause l’essentiel de notre contrat social, aussi bien avec l’éclatement en Sociétés Anonymes que dans le cadre de la négociation de la convention collective : rémunération, métiers, protection sociale, emploi, externalisation, facilités de circulation, fin du Statut, avenir des lignes et du Fret, etc., l’État a décidé de ne rien nous épargner.

C’est le moment d’imposer d’autres choix ! La colère sociale est montée d’un cran supplémentaire ces derniers mois. Le nouveau Président de la SNCF doit répondre, en urgence, aux revendications.

Les fédérations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail ont déposé un préavis de grève reconductible par périodes de 24 heures, à compter du 5 décembre 2019. Elles appellent les cheminots à s’inscrire massivement dans la grève et à participer aux assemblées générales pour débattre du niveau de mobilisation, des négociations et des suites à donner.

Elles s’organisent pour donner des éléments d’appréciation nationaux.

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UNE LUTTE SOCIALE SE PRÉPARE : LE DÉNIGREMENT DES CHEMINOTS RECOMMENCE !

SNCF Bashing

 | Action à partir du 5 décembre 2019

C’est presque devenu un rituel : avant chaque grand conflit social, les cheminots sont trainés dans la boue. Ce weekend, divers « journaux » ont engagé l’offensive en multipliant les publications ignobles. Et aujourd’hui, la Cour des Comptes fait paraître, comme à son habitude avant chaque négociation ou réforme importante, un nouveau brûlot contre les salariés du chemin de fer.

La CGT ne peut pas rester sans réagir face à de telles dérives.

Il y a seulement quelques semaines, les commentateurs s’étonnaient du malaise social à la SNCF, des démissions, des suicides… Le droit de retrait national avait pointé les graves problèmes de sécurité, et diverses autres actions avaient mis en évidence les menaces qui pèsent sur le transport de marchandises (et donc sur l’environnement), les petites lignes (et donc les territoires), le service public dans les gares, etc.

Toutes ces questions sont aujourd’hui oubliées et les comités de rédaction des différents médias fourbissent leurs coups bas pour étriller les cheminots qui se préparent à s’engager dans la grève du 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites et contre la poursuite de la réforme ferroviaire.

Nous avions déjà eu droit aux salaires mirobolants, au temps de travail de 20h par semaine, aux 60 congés d’après le JT de TF1, ou encore à la fameuse « prime charbon » sur les réseaux sociaux… messieurs les éditorialistes, qui dit mieux ?

La palme revient ce week-end au magazine VSD avec cet édito plein de profondeur et tout en mesure : les cheminots « prenant en otage les familles », « martyrisent d’autres travailleurs », et de conclure « la SNCF utilise les salariés en France comme DAESH utilise les femmes et les enfants en boucliers humains en Syrie ». Rien que ça !

La Fédération CGT des cheminots dénonce ce délire médiatique qui consiste à reproduire les éléments de langages des structures les plus réactionnaires de la société française. Elle ne s’étonne pas que ce soient les patrons milliardaires qui ont fait main basse sur la presse nationale qui imposent cette orientation idéologique. Il est urgent de faire émerger dans notre pays de véritables médias indépendants des puissances financières.

Les cheminots ne sont ni des privilégiés, ni des terroristes !

Pour les privilèges, allez donc voir les héritiers des grandes fortunes qui n’ont jamais eu à travailler de leur vie et qui vivent pourtant dans un luxe indécent.

Quant aux terroristes, banaliser leurs crimes en qualifiant n’importe quelle action de ce terme ne sert pas la cause de la justice et de la liberté. Le droit de grève est un droit acquis de hautes luttes par les salariés de notre pays, il n’entraine pas la mort, il ne cherche pas la terreur. Il permet d’exprimer des revendications pour la satisfaction desquelles les salariés sacrifient une partie de leur salaire.

Alors un peu de décence et de retenue !

La Fédération CGT des cheminots appelle la Direction de l’entreprise à réagir et à engager des suites juridiques à ce dénigrement inqualifiable.

Dans la foulée, la Cour des Comptes a publié un rapport sur la gestion RH 2012-2017. La Fédération CGT des cheminots hésite une nouvelle fois entre colère et indifférence.

Colère parce que ce rapport est un condensé de raccourcis et d’inepties. La Cour dénonce par exemple la hausse (légère) des effectifs de SNCF Réseau et demande leur baisse au même titre que SNCF Mobilités. L’évolution en très forte hausse des charges de travail, notamment des travaux de régénération, ne semble pas l’intéresser. C’est ce qui nous conduit à qualifier ce travail de « contrôle de gestion de petit comptable ».

Indifférence parce que la Cour n’a plus aucune crédibilité à nos yeux. Elle se comporte de plus en plus comme une officine de promotion du libéralisme économique. Comment, par exemple, peut-on affirmer que le doublement du recours à l’intérim ne pose pas de problème, sauf s’il s’agit de limiter une partie des suppressions d’emplois !?! Les suppressions d’emplois sont-elles devenues le seul moyen de bien gérer une entreprise ou un service public ? Et la précarité endémique ne pose-t-elle aucun problème ? Ce sont évidemment des partis-pris de la Cour qui sont de plus en plus intolérables.

Comme à chaque fois, ce rapport tombe opportunément à la veille d’échéances importantes sur la négociation du futur cadre social à la SNCF.

Calomnies médiatiques, raccourcis de la Cour des Comptes, nous sommes bien à la veille d’un conflit social en France.

La Fédération CGT appelle les cheminots à conserver leur sang-froid face à ces provocations et à s’organiser pour que la grève soit la plus puissante possible à partir du 5 décembre 2019.

Ce sera la réponse la plus digne et la plus efficace à ces gesticulations du pouvoir.

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Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
Contact presse

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ENGAGÉ·E·S POUR GAGNER !

Appel à la grève à partir du 5 décembre 2019

 | Fédération

La situation dans l’entreprise SNCF est explosive du fait des choix stratégiques mis en oeuvre ces dernières années et exacerbés par la réforme du 27 juin 2018.

Sur fond d’une énième réforme des retraites, la tension au sein de l’entreprise est palpable, les colères s’expriment de plus en plus sur les sujets du quotidien (sécurité, conditions de travail, salaire…).

C’est pourquoi, la Fédération CGT appelle les cheminots à cesser le travail.

[Signez la pétition en ligne]

Les cheminots ont de moins en moins les moyens de faire du bon travail, ne sont pas reconnus au niveau de leur implication (niveau des salaires, déroulement de carrière, accès à la formation…) pour assurer une bonne qualité de service public.

La Fédération CGT des cheminots conteste ces choix qui remettent en cause l’avenir de l’entreprise, de nos métiers, du service public Fret et Voyageurs ainsi que de pans entiers du réseau ferroviaire.

Ces dernières semaines, les cheminots de plusieurs filières se sont mobilisés sous différentes formes pour exprimer de la colère et exiger des moyens pour bien travailler.

Au regard de cette situation, la Fédération CGT des cheminots revendique des changements d’orientation (relance du Fret, trains de nuit, auto-couchettes, ouvertures de lignes, gares, guichets…), des déblocages significatifs de moyens pour permettre aux cheminots une production ferroviaire de qualité (hausse des recrutements au Statut, ré-internalisation de charges de travail, réhumanisation des gares et des trains…), l’inscription de garanties nouvelles et de haut niveau dans la future CCN de branche (grille de branche, sécurité de l’emploi…) ainsi que des réponses concrètes aux revendications des cheminots actifs et retraités.

RETRAITES, UN ENJEU INTERPROFESSIONNEL

La réforme des retraites voulue par le Gouvernement touche l’ensemble des salariés. L’objectif n’a jamais été de remettre plus d’équité dans le système, mais bien d’imposer à tous de travailler plus longtemps avec, à l’arrivée à la retraite, le versement d’une pension plus basse. Quant à la suppression des régimes spéciaux, elle n’a pour visée que d’abaisser les droits de tous.

La Fédération CGT des cheminots exige le maintien du régime spécial de retraite des cheminots et la pérennisation de son financement.

Elle propose l’élargissement du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire.

La Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots actifs, de tous collèges et de tous métiers, à s’inscrire massivement dans la grève à partir du 5 décembre 2019.

Un préavis de grève reconductible par période de 24h sera déposé à partir du mercredi 4 décembre 2019 à 19h00.

JE VALIDE ET JE M’ENGAGE

AXES REVENDICATIFS PORTÉS PAR LA CGT, UNSA ET SUD-RAIL DANS LE CADRE DE LA DCI UNITAIRE DÉPOSÉE LE 18 NOVEMBRE 2019

Retraites :

  • Maintien du régime spécial des cheminots, du taux de cotisation supplémentaire dit « T2 », des droits spécifiques des cheminots actuels et futurs embauchés ;

Emploi :

  • Arrêt des suppressions d’effectifs ;
  • Négociation nationale sur les créations d’emplois, puis déclinaison interentreprises dans les territoires, sur :
    • Les besoins relatifs à la sécurité, à une production de qualité et à l’amélioration des conditions de travail ;
    • Les besoins nécessaires à la réinternalisation de charges de travail sous-traitées ;
    • La régularisation des emplois précaires et une reconversion pérenne des agents en EIM ;
    • Les conditions d’utilisation des alternants et leurs perspectives d’embauches.
  •  Création d’instances interentreprises de proximité pour le suivi de ces sujets.

Rémunération :

  • Augmentation générale de la valeur du point (ou du salaire de base pour les contractuels) de 5,2 % pour compenser l’inflation des 5 dernières années, à titre de mesure immédiate ;
  • Ouverture de négociations sur toutes les primes de travail ;
  • Augmentation de l’Indemnité de Résidence 1 (région parisienne et autres) de 150 € pour tenir compte de la forte hausse du coût de la vie en région parisienne, notamment des loyers ;
  • Revalorisation des EVS ;
  • Revalorisation des pensions de retraite.

Restructurations :

  • Arrêt des restructurations en attente d’un nouveau projet de développement du service public ;
  • Abandon de l’organisation par activité, de l’externalisation, et du lean management ;
  • Garantie de formations « métiers » communes, de déroulement de carrière, de passerelles entre entreprises du GPF pour garantir le maintien d’une sécurité de l’emploi pour tous les cheminots statutaires ou contractuels ;
  • Garantie de non concurrence interne avec les filiales, présentation systématique de SNCF aux appels d’offres, partage des charges de travail entre EF nationales sur les trains transfrontaliers ;
  • Allègement de la charge de travail des DPX et recentrage sur l’organisation de la production.

Avenir des métiers :

  • Maintien de la proximité des organisations de travail en territoire (UP traction, U0 train, ateliers du matériel, services administratifs ou transverses, services en gare, centres d’appels, équipes et astreintes Equipement…) pour favoriser la réactivité de la production et préserver l’aménagement du territoire ;
  • Remise en place de Directions métiers interentreprises fortes ayant pouvoir de prescription ;
  • Arrêt de la casse de l’ensemble des métiers : ajout de tâches aux agents de conduite, suppression des contrôleurs à bord des trains ou de leurs compétences sécurité, deshumanisation des gares, casse des RCAD, polyvalence forcée et maintenance modulaire du Matériel, déploiement des CCR, massification des travaux, perte de compétences à l’Equipement par les transferts de charges sur la sous-traitance, baisse des effectifs SUGE et dégradation de leurs conditions d’utilisation, menace sur l’avenir des APF et les services transverses, etc.

Service public :

  • Proposition d’un plan de relance du fret ferroviaire au Gouvernement, négocié avec les organisations syndicales, incluant les évolutions législatives, un plan d’investissement dans les infrastructures et le matériel, un plan commercial et le développement de l’emploi ;
  • Arrêt de la déréglementation et du dumping social dans le groupe ;
  • Maintien, entretien et développement du réseau ferroviaire ;
  • Plan d’investissement pour résorber les causes des retards des trains dits « malades » sur l’ensemble du réseau national ;
  • Plan de relance des trains d’équilibre du territoire (TET), dont les trains de nuit et TAC.

Protection sociale :

  • Elargissement du volet prévoyance du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ;
  • Accès à la médecine de soins SNCF et à l’Action Sociale SNCF pour l’ensemble de la branche financé par les entreprises ferroviaires (EF) et ouverture aux retraités ;
  • Extension des facilités de circulation pour tous les cheminots actifs, retraités ou ayants droit de la branche ;
  • Rematérialisation des feuilles de pensions et permanences CPR en proximité.

Représentation des cheminots :

  • Organisation de négociations réelles avant et pendant les conflits ;
  • Création d’instances de proximité, d’instances transverses par métier et maintien de commissions composées de représentants du personnel et de la Direction pour débattre des promotions, des accès aux postes, et des dossiers disciplinaires ;
  • Reconnaissance de la capacité d’intervention inter-métiers et inter-entreprises des représentants syndicaux (secrétaires de syndicat, DSC, etc.).

JE SIGNE ET JE M’ENGAGE

Signez la pétition en ligne

 

https://www.cheminotcgt.fr/


 

NUL NE POURRA EFFACER L'EMPREINTE AIMANTE QUE CUBA A LAISSÉE EN BOLIVIE ET EN EQUATEUR

Nul ne pourra effacer l'empreinte aimante que Cuba a laissée en Bolivie et en Équateur

« Nous rentrons au pays victorieux. Nous ne nous sentons pas vaincus. Nous revenons la tête haute, avec le sentiment de la mission accomplie, car nos résultats sont restés là-bas, et aucun coup d'État ni aucun régime qui, dans les prochaines années, occupera les destinées de la Bolivie, ne pourra les effacer »

Auteur:  | informacion@granma.cu

Auteur:  | german@granma.cu

« Nous revenons la tête haute, avec le sentiment de la mission accomplie », affirment les coopérants cubains. Photo: Dunia Alvarez

Ces jours-ci, les médecins qui ont prêté service en Bolivie et en Équateur reviennent à Cuba. Ils laissent derrière eux leurs patients, des familles aux ressources modestes mais pleines de gratitude envers ceux qui les ont soignés et qui ont partagé leur vie dans leur communauté.

En évoquant les journées qui ont suivi le coup d'État en Bolivie contre le président Evo Morales Ayma, la Dr Nirza Garcia Valdés, spécialiste en chirurgie générale, qui a travaillé dans le département bolivien de Santa Cruz, déclare : « Ce furent des journées de profonde tristesse, de harcèlement, de mauvais traitements à notre intégrité physique. 

« Mais même dans les moments de grand danger, nous n’avons pas faibli. Nous sommes restés jusqu'au dernier moment dans nos cabinets médicaux, en apportant des soins au peuple frère bolivien jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de continuer », dit la spécialiste, originaire de Bayamo, Granma.

« Nous rentrons au pays victorieux. Nous ne nous sentons pas vaincus. Nous revenons la tête haute, avec le sentiment de la mission accomplie, car nos résultats sont restés là-bas, et aucun coup d'État ni aucun régime qui, dans les prochaines années, occupera les destinées de la Bolivie, ne pourra les effacer.

« Là-bas, nous avons sauvé des vies, là-bas sont restés des patients reconnaissants et l'empreinte de Cuba et de sa coopération à l'étranger est inscrite à jamais. »

À TOUT MOMENT NOUS AVONS ÉTÉ PROTÉGÉS PAR NOTRE PAYS

Alfredo Escobar Bernal, gastro-entérologue, a remercié le gouvernement cubain de ne pas avoir abandonné les compatriotes qui ont subi les conséquences du coup d'État en Bolivie.

Au début des événements, a-t-il expliqué, il se trouvait à Santa Cruz et il a vécu avec d'autres collègues des moments d'incertitude du fait de la tension qui a progressivement déclenché des affrontements très durs entre Boliviens.

« Dans certaines situations, nous avons ressenti le soutien de personnes qui reconnaissent la valeur de la coopération cubaine, mais dans d'autres, les partisans du coup d’État ont profité de notre présence pour diffamer Evo Morales et son gouvernement. 

« Je n'ai aucun doute qu’à tout moment, nous avons été protégés par les autorités de notre pays par la voie diplomatique, ainsi que par le personnel responsable de la mission médicale. Ils se sont préoccupés de notre sécurité.

En date du18 novembre, 431 professionnels de la santé étaient revenus à Cuba depuis la Bolivie. Ce 19 novembre, un autre groupe devrait arriver de ce pays, ainsi que de l'Équateur, où les autorités ont mis fin à l'accord gouvernemental bilatéral dans le domaine de la santé.

Récemment, à l'Assemblée générale de l'ONU, le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, a précisé que les programmes de coopération qui subissaient des attaques orchestrées par l'actuel gouvernement des États-Unis sont «  destinés aux communautés les plus déshéritées, et sont fondés sur le sens de la solidarité et de la disposition volontaire de centaines de milliers de professionnels cubains. Des programmes mis en œuvre sur la base d'accords de coopération signés avec le gouvernement de ces pays et qui jouissent, depuis de nombreuses années, de la reconnaissance de la communauté internationale, de l'ONU et de l'Organisation mondiale de la Santé comme une démonstration exemplaire de coopération Sud-Sud ».

http://fr.granma.cu/cuba/2019-11-19/nul-ne-pourra-effacer-lempreinte-aimante-que-cuba-a-laissee-en-bolivie-et-en-equateur


 

MANLIO DINUCCI : L'ITALIE DANS LA COALITION "ANTITERRORISME"

L’Italie dans la Coalition “antiterrorisme” 

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 19 novembre 2019

ilmanifesto.it

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Le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio, accueillant à Rome les cinq militaires blessés en Irak, a déclaré que “l’État italien de reculera jamais d’un centimètre face à la menace terroriste et réagira avec toute sa force face à ceux qui sèment la terreur”. Il s’est ensuite envolé pour Washington afin de participer à la réunion du groupe restreint de la “Coalition globale contre Daesh” dont font partie, sous conduite USA, Turquie, Arabie Saoudite, Qatar, Jordanie et d’autres pays qui ont soutenu Daech/EI et des formations terroristes analogues, en leur fournissant armes et entraînement (comme nous l’avons documenté sur ce journal).

La Coalition -dont font partie OTAN, Union Européenne, Ligue Arabe, Communauté des États du Sahel/Sahara et Interpol, plus 76 États singuliers- revendique dans son communiqué du 14 novembre d’”avoir libéré l’Irak et la Syrie nord-orientale du contrôle de Daech/EI”, alors qu’il est évident que les forces de la Coalition avaient laissé volontairement les mains libres à Daech/EI.

Cette formation terroriste et quelques autres ont été battues seulement quand la Russie est intervenue militairement en soutien aux forces gouvernementales syriennes. La Coalition revendique en outre avoir “fourni 20 milliards de dollars d’assistance humanitaire et pour la stabilisation aux peuples irakien et syrien, et entraîné et équipé plus de 220 000 membres des forces de sécurité pour stabiliser les communautés locales”. Le but de cette “assistance” est en réalité non pas la stabilisation mais la continuelle déstabilisation de l’Irak et de la Syrie, en prenant appui instrumentalement surtout sur les diverses composantes de l’indépendantisme kurde, pour désagréger ces États nationaux, contrôler leur territoire et leurs réserves énergétiques. 

Dans le cadre de cette stratégie l’Italie, définie comme”un des plus grands contributeurs de la Coalition”, est engagée en Irak principalement dans l’entraînement des “Forces de sécurité kurdes” (Peshmerga), notamment à l’utilisation d’armes anti-char, de mortiers et artillerie, et à celle de fusils de précision dans des cours spéciaux pour tireurs d’élite. Actuellement opèrent en Irak environ 1100 militaires italiens, divisés en divers détachements dans des lieux différents, dotés de plus de 300 véhicules terrestres et 12 aériens, pour une dépense en 2019 de 166 millions d’euros. 

Aux côtés de celle qui est en Irak se trouve une composante aérienne italienne au Koweit, avec 4 chasseurs-bombardiers Typhoon, 3 drones Predator et un avion citerne pour l’approvisionnement en vol. Selon toute probabilité les forces spéciales italiennes, auxquelles appartiennent les cinq blessés, participent à des actions de combat même si leur mission officielle ne serait que d’entraînement. L’emploi des forces spéciales est en soi secret. Il devient maintenant encore plus secret parce que leur commandement, le Comfose, est transféré de la caserne de la Folgore à Pise à l’aire limitrophe de la base de Camp Darby, le plus grand arsenal USA hors de la mère-patrie, où se déroulent aussi des activités d’entraînement. 

Dans la Coalition l’Italie a en outre la mission de co-diriger le “Groupe financier d’opposition à l’EI” avec l’Arabie Saoudite et les États-Unis. C’est-à-dire ceux qui ont financé et organisé l’armement des forces de l’EI et d’autres formations terroristes (cf. enquête du New York Times en 2013).

Fort de tous ces mérites, le ministre des Affaires étrangères Di Maio a avancé à Washington la proposition, immédiatement acceptée, que ce soit l’Italie qui accueille la réunion plénière de la Coalition en 2020. L’Italie aura ainsi l’honneur d’accueillir d’infatigables opposants au terrorisme comme l’Arabie Saoudite qui, après avoir financé l’EI, dépense maintenant ses pétrodollars pour financer sa guerre terroriste au Yémen.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

L’Italia nella Coalizione «antiterrorismo»

Édition de mardi 19 novembre 2020 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/litalia-nella-coalizione-antiterrorismo/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2019

 

https://www.mondialisation.ca/litalie-dans-la-coalition-antiterrorisme/5639089



 

BOLIVIE : LES ETATS-UNIS TENUS RESPONSABLES DU FINANCEMENT DU COUP D’ÉTAT FASCISTE

Les États-Unis sont tenus responsables du financement du coup d'État en Bolivie
La Paz, 19 novembre (Prensa Latina) Plusieurs voix blâment aujourd'hui les Etats-Unis pour avoir orchestré et financé avec des paiements à l'armée et à la police, le coup d'Etat contre le gouvernement d'Evo Morales en Bolivie.

Evo lui-même, depuis son asile au Mexique, désigne non seulement le gouvernement de ce pays, mais aussi l'Organisation des États américains (OEA), l'ambassade des États-Unis à La Paz et des secteurs réactionnaires de la droite bolivienne comme chefs d'orchestre du coup d'État.

L'OEA n'est pas au service des peuples latino-américains et encore moins des mouvements sociaux, elle est au service de l'empire nord-américain ", a déclaré M. Morales lors de sa première conférence de presse à son arrivée au Mexique.

De même, dans une interview au journal La Jornada, le dirigeant indigène a expliqué que l'ambassade des États-Unis avait planifié le coup d'État et provoqué une effusion de sang.

Tout a commencé par des discussions pour modifier la constitution en vue d'une nouvelle réélection avec laquelle il n'était pas d'accord, après quoi a commencé une sale guerre basée sur le mensonge, dirigé l'ambassade des États-Unis, a-t-il dit.

Dans cette chaîne d'événements, diverses sources assurent que le général Williams Kaliman, qui a fait pression sur Evo Morales pour qu'il démissionne de la présidence le 10 novembre dernier, a été payé par les États-Unis avec un million de dollars.

Kaliman a reçu ce montant de Bruce Williamson, qui est responsable des affaires à l'ambassade des États-Unis, tandis que d'autres généraux ont reçu le même montant et plusieurs chefs de police ont été payés 500.000 chacun.

Suite à l'autoproclamation de Jeanine Añez en tant que présidente par intérim, Kaliman a été immédiatement remplacé et s'est enfui aux Etats-Unis pour une éventuelle enquête immédiate.

Kaliman a pris le poste de chef des Forces armées boliviennes le 24 décembre 2018, après avoir été commandant de l'armée.

jha/otf

source: https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=322108&SEO=responsabilizan-a-ee.uu.-de-financiar-golpe-de-estado-en-bolivia


 

SYRIE : LA TURQUIE MENACE D'UNE REPRISE DES OPERATIONS DANS LE NORD-EST SYRIEN. LA RUSSIE RÉAGIT

Tue Nov 19, 2019 2:48PM

Des effectifs de la police militaire russe partent pour la Syrie. ©Reuters/Illustration

Des effectifs de la police militaire russe partent pour la Syrie. ©Reuters/Illustration

Le ministère russe de la Défense a réagi à la menace du ministre turc des Affaires étrangères concernant la reprise des opérations militaires contre les Kurdes dans le Nord-Est syrien.

Selon le journal El-Nashra, le ministère russe de la Défense s’est dit « étonné » de voir le ministre turc des Affaires étrangères parler d’une reprise des opérations militaires (au nord-est de la Syrie).

« Nous avons rempli tous nos engagements en ce qui concerne le retrait des Kurdes des frontières de la Turquie. Nous allons envoyer davantage d’effectifs de la police militaire pour calmer la situation à la frontière turco-syrienne », ajoute le communiqué du ministère russe de la Défense.

Pour rappel, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavosoglu, a annoncé lundi qu’au cas où le Nord-Est syrien ne serait pas nettoyé de la présence de ceux qu’il a qualifiés de « terroristes », l’armée turque y reprendrait ses opérations militaires.

« Les États-Unis et la Russie n’ont pas encore fait ce que nous leur avions demandé de faire en échange d’un arrêt des opérations militaires contre les forces kurdes des Unités de protection du peuple », a ajouté Mevlut Cavosoglu.

Le 22 octobre à Sotchi, la Turquie a signé un accord avec la Russie sur l’arrêt des opérations militaires dans le nord-est de la Syrie, le retrait des Kurdes de la région et les patrouilles conjointes des forces turco-russes.

Bien que ces patrouilles soient en cours, Ankara a annoncé que les Kurdes, considérés comme terroristes, ne se sont pas encore retirés du Nord-Est syrien.

http://french.presstv.com/Detail/2019/11/19/611590/syrie-turquie-operation-kurde-nord-est-cavosoglu


 

INCAPABLE DE FAIRE FACE AUX MISSILES DE LA RESISTANCE, "ISRAËL", DÉJÀ RAYE DE LA CARTE?

« Israël a perdu sa puissance dissuasive. Depuis 2014, la guerre n’en finit pas » (experts israéliens)

 Depuis 6 heures  19 novembre 2019

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 Entité sioniste - Moyent-Orient

 

Un quotidien israélien a évoqué les récents affrontements dans la bande de Gaza et a souligné la nécessité de constituer un comité d’enquête officiel sur « l’incapacité » du régime israélien à arrêter les tirs des missiles et à protéger la vie des colons.

Selon le Yediot Aharonot, le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu doit répondre au comité d’enquête officiel de ses décisions et de la façon dont les Israéliens sont exposés aux tirs de missiles des Palestiniens.

« Le chef d’état-major et le chef du Shabak (sécurité intérieur) ont confirmé l’opération d’assassinat de Baha Abu al-Ata, un haut commandant du Jihad islamique de la Palestine », rapporte le quotidien précité qui ajoute : « Après l’assassinat de Baha Abou Atta, le mouvement du Jihad islamique de la Palestine a pu paralyser les activités en Israël pendant trois jours ».

« Si une guerre commune opposait le Hamas, le Hezbollah et l’Iran à Israël, qu’est-ce qu’on devrait faire », s’interroge le journal avant d’ajouter : « Dans ce cas, nous ne serions pas en mesure de compter les missiles qui seraient tirés sur nos villes. Nous ferions l’objet de tir de 10 000 ogives qui pourraient être des dizaines de fois plus précis que les missiles tirés ».

‘Israël’ incapable face aux missiles de la Résistance

Dans un article paru sur le site Walla, Amir Oren, expert militaire israélien a écrit que les récentes évolutions à Gaza avaient montré qu’Israël était toujours aux prises avec le tir des missiles de la Résistance et qu’il ne peu rien : « En deux jours de tirs des missiles sur Israël, le calme qui avait été réinstauré depuis quarante-deux mois a été sapé. Le calme avait effectivement pris fin en mars 2018. Au fait, la guerre  » bordure protectrice » contre Gaza en 2014 n’a jamais pris fin « .

Ce qui se passe à Gaza contredit la théorie de la « sécurité militaire » mise en avant par les premiers fondateurs d’Israël, de David Ben-Gourion à Moshe Dayan jusqu’à Yitzhak Rabin. Israël a déclenché la guerre d’usure sur plusieurs fronts dont le canal de Suez, le canal jordanien de Ghor et le sud libanais pour finir par quémander la trêve au Jihad islamique par Égypte puis Jordanie interposé, constate le site suscitant la question suivante : le Jihad islamique n’est-il pas parvenu à rayer Israël de la carte?

Source: PressTV

https://french.almanar.com.lb/1558834


 

YEMEN : LA SURPRISE D'ANSARALLAH... LA CHASSE AUX NAVIRES DE GUERRE ISRAÉLIENS ?

Ansarallah a-t-elle lancé la chasse aux navires de guerre ennemis?

Tue Nov 19, 2019 10:4AM

L'image satellite des suites des attaques sur le navire de débarquement "al-Awdah" et le dragueur de mines "al-Qanisah" des Emirats Arabes, 2017/SouthFront

L'image satellite des suites des attaques sur le navire de débarquement "al-Awdah" et le dragueur de mines "al-Qanisah" des Emirats Arabes, 2017/SouthFront

Depuis la frappe au drone le 14 septembre dernier, puis la spectaculaire opération terrestre menée dans le sud syrien sur une très vaste régions et soldée par la captivité de 3000 militaires saoudiens et leurs mercenaires, il fallait un nouveau coup de maître, histoire de rappeler aux Saoudiens et aux Émiratis que la patience stratégique de la Résistance a des limites et que malgré des pourparlers en coulisse, Sanaa ne transige pas et qu'il veut d'abord la fin immédiate de l'agression avec en toile de fond la levée du blocus inhumain qui a fait des milliers de morts en 5 ans. Riyad tergiverse. Normal. Puisque ce n'est pas à lui de décider de la fin ou pas de la guerre mais aux USA et à Israël. D'où cette nouvelle opération inouïe d'Ansarallah. 

Le mouvement de la Résistance yéménite, Ansarallah a annoncé que trois embarcations dont un navire saoudien avaient été saisis sur la côte ouest alors qu'ils s'étaient infiltrées dans les eaux territoriales yéménites. 

Yémen : Riyad pris au piège

Yémen : Riyad pris au piège

Ansarallah a saisi deux navires de guerre de la coalition saoudienne.

Les garde-côtes yéménites ont annoncé, lundi soir 18 novembre dans un communiqué que trois bateaux dont le « Rabigh 3 », un bateau de guerre saoudien qui se trouvaient dans les eaux territoriales yéménites, avaient été arraisonnés à environ 4,83 km de l’île d’Aqban sur la mer Rouge.

Les bateaux ont été sommés de ne pas entrer dans les eaux territoriales du Yémen, mais ils en ont fait fi. Et ce fut alors que la force côtière est passé à l'action.

« Les navires, y compris le navire saoudien Rabigh 3, ont été transférés au port de Salif pour les procédures légales à accomplir », a déclaré la chaîne de télévision yéménite Al-Masirah citant une déclaration de la garde côtière gérée par Ansarallah.

Cette annonce intervient quelques heures après qu'un haut responsable d’Ansarallah eut déclaré qu’une vérification des navires saisis était en train de se faire : « Les garde-côtes yéménites font leur travail pour déterminer si les navires appartiennent effectivement aux agresseurs ou  à la Corée du Sud. Si c'est à la Corée du Sud, ils seront libérés après des procédures légales ... nous assurons tout le monde sur le fait qu’il n’y a pas à s’inquiéter pour les personnels à bord des navires », a écrit, sur Twitter, Mohammed Ali al-Houthi, chef du Comité révolutionnaire yéménite.

Plus tôt lundi, la coalition saoudienne impliquée dans une guerre contre le Yémen a accusé Ansarallah d'avoir détourné un navire au sud de la mer Rouge.

 « Les Houthis ont annoncé qu'ils relâcheraient la plate-forme et son équipage après qu’ils aient rempli les documents pour confirmer que cette plate-forme pétrolière appartient à la Corée du Sud. La source m'a expliqué que la saisie était une mesure habituelle que les garde-côtes effectuaient lorsqu'ils trouvaient un navire étranger dans les eaux régionales yéménites », a rapporté Mohammed al-Attab d'Al-Jazeera, depuis Sanaa.

PressTV-Aramco frappé: qui a aveuglé les Patriot?

PressTV-Aramco frappé: qui a aveuglé les Patriot?

Les USA interdisent à l'Arabie saoudite de se procurer des S-400 et leur recommandent d'acheter des systèmes anti-drone « Raytheon » et « Northrop Grumman »

Selon le site Web de suivi Marine Traffic, le port d’origine de « Rabigh-3 » se situe dans la ville de Jeddah, dans l’ouest de l’Arabie saoudite et l'embarcation navigue sous le pavillon du royaume saoudien. Gerry Northwood de la société internationale de sécurité maritime MAST a déclaré que la saisie des navires par Ansarallah montrait leur force dans une "guerre de type asymétrique", en particulier leur capacité à opérer dans le domaine maritime.

« Au cours des dernières années de guerre, Ansarallah a démontré qu'il a la capacité de faire des choses et de perturber ; qu'il s'agisse d'attaques de missiles, de pose de mines ou en l'occurrence, de saisir un navire. Le fait que les Saoudiens ne puissent pas nécessairement protéger les navires tout le temps dans cette zone est un problème assez sérieux pour eux », a déclaré Northwood à Al-Jazeera.

Les observateurs posent désormais une question : en l'absence d'un cessez-le-feu que Riyad et son clan font tout pour qu'il ne voie pas le jour, Ansarallah est-il passé à l'étape supérieur? Une chasse aux navires de guerre saoudiens est-elle désormais ouverte? 

http://french.presstv.com/Detail/2019/11/19/611561/yemen-navire-saisi-saoudien-mer-rouge-coree



 

LA GOUVERNANCE FASCISTE US NE CONSIDERE PLUS LES COLONIES ISRAÉLIENNES EN CISJORDANIE COMME ETANT CONTRAIRES AU DROIT INTERNATIONAL

Washington ne considère plus les colonies israéliennes contraires au droit international

 Depuis 7 heures  19 novembre 2019

colonies

 Amérique et Europe - USA

 

Les Etats-Unis ne considèrent plus les colonies israéliennes en Cisjordanie comme étant contraires au droit international, a annoncé lundi le chef de la diplomatie américaine, alors que ces occupations de territoires palestiniens sont jugées illégales par l’ONU et une grande partie de la communauté internationale.

« Après avoir examiné soigneusement tous les arguments de ce débat juridique », l’administration de Donald Trump conclut que « l’établissement de colonies israéliens en Cisjordanie n’est pas en soi contraire au droit international », a dit Mike Pompeo devant la presse.

Cette décision pourrait être interprétée comme un coup de pouce au Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu, qui a proposé d’annexer une partie des colonies de Cisjordanie occupée, au moment où les partis israéliens mènent de difficiles tractations pour former un nouveau gouvernement.

Les colonies installées sur les territoires palestiniens occupés par les Israéliens depuis 1967 sont jugées illégales par l’ONU, et une grande partie de la communauté internationale voit en elles un obstacle majeur à la paix.

La politique américaine s’appuyait jusqu’ici, au moins théoriquement, sur un avis juridique du département d’Etat remontant à 1978, selon lequel « l’établissement de colonies de population dans ces territoires » n’était « pas conforme au droit international ».

Mike Pompeo a donc décidé que cet avis était caduc.

« La vérité, c’est qu’il n’y aura jamais de solution judiciaire au conflit, et que les débats sur qui a raison et qui a tort au regard du droit international n’apporteront pas la paix », a-t-il estimé, prétendant qu’il ne s’agissait ni d’une ingérence dans la politique israélienne, ni d’un feu vert à la colonisation.

Trump isole les États-Unis

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En réaction, le sénateur et candidat aux présidentielles américaines, Bernie Sanders, a estimé que Trump a tort et joue avec sa base extrémiste.

‘Les colonies israéliennes en territoire occupé sont illégales. Cela ressort clairement du droit international et des multiples résolutions des Nations Unies. Encore une fois, M. Trump isole les États-Unis et sape la diplomatie en s’appuyant sur sa base extrémiste.

Sans surprise, l’Autorité palestinienne a dénoncé la déclaration américaine. « [Washington n’est] pas qualifié ou autorisé à annuler des dispositions de droit international et n’a pas le droit de légaliser des colonies israéliennes», a déclaré dans un communiqué le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina.

« Nous avons déjà entamé les pourparlers à l’ONU afin de présenter un projet de résolution au Conseil de Sécurité. Nous nous attendons à un veto de Washington, mais nous allons néanmoins aller de l’avant », a déclaré mardi le négociateur en chef des Palestiniens, Saëb Erekat.

« Les Etats-Unis imposeront alors leur veto au droit international », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne. « Ils veulent nous voir sur nos genoux…Mais nous allons nous tenir debout ».

L’annonce de la Maison Blanche « confirme l’évaluation que se fait la Palestine de l’administration Trump, qui est une menace pour la paix internationale car elle est complice des crimes d’Israël », a commenté Hanane Achraoui, cadre de l’Organisation de libération de la Palestine.

L’ambassadeur des Etats-Unis à AlQuds occupée David Friedman est allé jusqu’à estimer qu’Israël avait « le droit » d’annexer « une partie » de la Cisjordanie occupée.

Et Mike Pompeo avait refusé en avril de dire si Washington s’opposerait à une éventuelle annexion des colonies de Cisjordanie par l’entité sioniste.

L’administration Trump a déjà pris des décisions spectaculaires en rupture avec le consensus international et avec la tradition diplomatique américaine, en reconnaissant unilatéralement Jérusalem AlQuds occupée comme capitale d’Israël et l’annexion du Golan syrien par l’entité sioniste.

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1558449


 

CHILI : LES MANIFESTANTS EXIGENT QUE LE GOUVERNEMENT RÉPONDE A LEURS LÉGITIMES REVENDICATIONS SOCIALES

Les manifestants au Chili exigent que le gouvernement réponde à leurs revendications sociales
 
Les manifestations au Chili se poursuivent sous une forte répression du gouvernement un mois après l'explosion sociale qui a exigé des améliorations sociales et l'Assemblée constituante.

source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=321911&SEO=manifestantes-en-chile-exigen-respuesta-de-gobierno-a-sus-demandas-sociales


 

LE PARQUET SUÉDOIS ABANDONNE LES POURSUITES POUR VIOL CONTRE L'AUSTRALIEN JULIAN ASSANGE, LE FONDATEUR DE WIKILEAKS

Le parquet suédois abandonne les poursuites pour viol contre Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks

L'Australien de 48 ans est incarcéré dans une prison londonienne depuis le mois d'avril. Il reste poursuivi par les Etats-Unis pour publications de documents classifiés.

Une photo de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, issue d\'une vidéo le 9 juin 2019 à Londres.
Une photo de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, issue d'une vidéo le 9 juin 2019 à Londres. (RUPTLY / AFP)

Le parquet suédois a annoncé, mardi 19 novembre, qu'il abandonnait les poursuites pour viol contre Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, pour un viol présumé commis en Suède. "J'ai convoqué cette conférence de presse pour annoncer ma décision de classer sans suite l'enquête" visant l'Australien, a annoncé la procureure en chef adjointe, Eva-Marie Persson. "Tous les actes d'enquête ont été épuisés (...) sans apporter les preuves requises pour une condamnation", a-t-elle ajouté.

Agée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, en août 2010, la plaignante suédoise accuse l'Australien d'avoir engagé un rapport sexuel pendant qu'elle dormait et sans préservatif, alors qu'elle lui avait refusé tout rapport non protégé à plusieurs reprises. Julian Assange, qu'elle avait rencontré à Stockholm lors d'une conférence de WikiLeaks, a toujours nié les faits de viol. Il soutient qu'elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif. Les faits seront prescrits le 17 août 2020.

Sept témoins entendus pendant l'été

La procureure en chef adjointe avait annoncé à la mi-mai la réouverture de l'enquête pour viol contre Julian Assange, après son interpellation par la police britannique à l'ambassade d'Equateur à Londres le 11 avril. Et en septembre, elle avait fait savoir que sept témoins avaient été auditionnés au cours de l'été.

La réouverture de l'enquête suédoise avait relancé un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d'une décennie, pendant laquelle le fondateur de WikiLeaks et ses soutiens n'auront eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à le faire extrader vers les Etats-Unis, qui l'accusent d'espionnage. C'est officiellement pour éviter cette extradition que l'Australien s'était réfugié en 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l'enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017.

Le fondateur de WikiLeaks encourt une peine allant jusqu'à 175 ans d'emprisonnement aux Etats-Unis, qui lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250 000 câbles diplomatiques et d'environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. Lors d'une audience devant la justice le 21 octobre à Londres, Julian Assange est apparu confus et bredouillant. L'audience sur la demande d'extradition doit se tenir en février.

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/assange/le-parquet-suedois-abandonne-les-poursuites-pour-viol-contre-julian-assange-le-fondateur-de-wikileaks_3709927.html#xtor=CS3-794