Blog

MOHAMED BOUHAMIDI : " SOUVENIRS D'UN APPELE ANTICOLONIALISTE " : JACQUES TOURTAUX OU LE REFUS DE LA GUERRE D'ALGERIE

MOHAMED BOUHAMIDI : " SOUVENIRS D'UN APPELE ANTICOLONIALISTE " : JACQUES TOURTAUX OU LE REFUS DE LA GUERRE D'ALGERIE

Publié le par Tourtaux

Ecrit par Mohamed Bouhamidi

Des acteurs encore en vie de la guerre et des chercheurs et écrivains invités par l’association Med-Action pour la jeunesse et la citoyenneté pour commémorer, du 18 au 21 août 2013, à Akbou, le 57e anniversaire du congrès de la Soummam, apporteront leurs témoignages ou leurs éclairages.

Parmi les témoins, un ancien appelé anticolonialiste, Jacques Tourtaux, témoignera à partir d’un vécu à l’intérieur de l’armée française. Simple ouvrier, simple « bidasse » qui a su résister à toutes les pressions, Tourtaux a écrit un livre étonnant, instructif, humain et sans concession dans son contenu anti-guerre et anti-colonialiste. Son livre, Souvenirs d’un appelé anticolonialiste (non distribué en Algérie) méritait une note de lecture.

« Souvenirs d’un appelé anticolonialiste » : Jacques Tourtaux ou le refus de la guerre d’Algérie

 

Originaire des Ardennes et issu d’un milieu très pauvre, ouvrier lesté d’un certificat d’études primaires, Jacques Tourtaux sort de l’adolescence en pleine guerre d’Algérie. Fait d’époque, son milieu ouvrier baigne dans l’identité communiste, devenue culture plus qu’appartenance organique, mélange de mémoire des luttes, d’identification sociale et d’humanisation de la misère par l’utopie d’un autre destin humain. Dans ce milieu, on adhère au parti communiste comme on accomplit sa condition sociale et comme on porte l’oriflamme.

 

Le témoignage de Tourtaux en est une nouvelle confirmation : il a adhéré au parti, comme on le disait, dans une sorte d’évidence qu’il ne pouvait s’agir que du parti communiste après cette seconde et terrible accoucheuse guerre mondiale. Il a adhéré comme on monte en première ligne, comme on se prend en charge, comme on devient adulte, comme on prend sa part du fardeau, comme on s’apprête au don de soi. Il écrit : « C’est tout naturellement que j’ai adhéré au Parti communiste français. » Tout naturellement. Et la suite vient tout naturellement aussi : « Avec des camarades de mon âge, en 1959, nous avons créé un cercle de l’Union des jeunesses communistes de France dont je fus le secrétaire. » D’où le lien direct avec sa réaction spontanée à son ordre de mobilisation : « A deux reprises, j’ai refusé de me présenter aux conseils de révision les 14 mars et 30 juin 1960. » Mais, justement, il baigne dans le milieu social du communisme, cela fait une sacrée différence avec l’organisation, avec l’appareil, avec le « parti ». Il écrit à un proche, pas à la direction de la cellule ou de la « fédé » : « Ma lettre était prête pour De Gaulle. Je lui écrivais mon refus de participer à cette guerre. Je ne voulais pas combattre le peuple algérien. J’ai écrit à un de mes oncles pour lui en faire part. Mon oncle, qui était cheminot, militait au PCF. Il m’a de suite répondu et déconseillé d’écrire à De Gaulle.

 

Il disait que les sanctions étaient très fortes, que le travail des jeunes communistes était de militer au sein de leur unité contre la guerre. » C’est donc son oncle, pas le parti, qui le guide, et ce fait à lui seul présente un intérêt extraordinaire : les principes léninistes avaient largement débordé les frontières du parti, pour devenir une culture de masse. L’oncle ouvrier cheminot discute avec son neveu ouvrier de la ligne politique, comme s’ils portaient « naturellement », comme le dit Tourtaux, la légitimité de l’appareil. Cela corrige sensiblement les approches académiques, tout en indiquant quel potentiel ce même parti s’est évertué à perdre, puisqu’il va perdre en cours de route ce même Tourtaux qui lui disputera la légitimité de l’identité communiste. Quelle perception de la guerre développaient le milieu ouvrier, le milieu communiste et enfin le parti ? La question doit déjà beaucoup à ce témoignage.


Briser la volonté, briser les hommes

Il viendra donc en Algérie, en février 1961, suivi par sa fiche qui indique ses engagements et ses choix. Première destination, la compagnie d’instruction, sorte de bataillon disciplinaire, mais plus proche de la prison et du bagne que de la mise au pas. Le récit est surprenant de ce monde clos qui livre des appelés aux pulsions perverses des « sous-offs» tortionnaires qui bastonnent les jeunes recrues à coups de manches de pioches, oblige des détenus à faire des réveils sportifs avec des chants nazis, leur font subir des sévices, tous plus vicieux les uns que les autres, sous la haute autorité d’un commandant qui les appelle à rejeter la propagande du PCF et du PCA. Briser la volonté, briser les hommes, bien au-delà de la nécessité du redressement disciplinaire, ne pouvait se faire sans l’existence de ces malades de la torture et de la brutalité pathologique et de leurs fortes racines. La question reste posée de savoir comment l’armée française a pu livrer des conscrits français à des fascistes. Le lecteur a l’impression d’un monde illégal, fonctionnant en dehors des lois ou même de la simple humanité, et d’une sorte de « regard tourné ailleurs » de la hiérarchie militaire et civile. Un monde de l’enfer qu’aucune bonne âme parmi ces responsables ne peut regarder sans y découvrir son côté sombre, ses propres ressorts soigneusement maquillés. Du coup, s’éclairent pour un lecteur algérien quelques sources de la torture, des corvées de bois, du napalm sur les villages, des camps d’internement ou des camps de regroupement; bref, de l’extermination de masse de notre peuple. Aussaresses et Massu étaient tout entiers dans les personnages décrits par Tourtaux, l’adjudant Birr et le commandant qui venait « habiller » le sale boulot en mettant en garde les conscrits contre la propagande communiste. Pourtant, Tourtaux et les communistes n’étaient pas seuls. Au passage, il nous signale la présence de deux séminaristes qui refusaient comme lui de faire cette guerre absurde à notre peuple. Comment et pourquoi tout ce potentiel anti-guerre a mis si longtemps à se manifester sans jamais vraiment se cristalliser et pourquoi une minorité fasciste a pu garder la haute main sur l’armée ? Car, c’était une minorité. La résistance au putsch, perpétré dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 avril, le prouve amplement. La mémoire de Tourtaux nous permet d’avoir un panorama exceptionnel de la résistance multiforme qui s’organise au cœur de composantes techniques comme l’aviation ou parmi les bidasses avant même l’appel de De Gaulle. Témoignage passionnant par sa précision, par lequel on découvre qu’en fait, les régiments et détachements parachutistes et les légionnaires sont les plus infectés par les mercenaires et par l’idéologie fasciste ou nazie. C’est peut-être les chapitres à lire avec le plus grand soin dans ce livre. On mesure alors pleinement les contradictions qui traversent l’armée française et que seule la méthode du « bagne » d’Oued Smar pouvait contenir au profit du pôle fasciste. On mesure tout aussi pleinement que les luttes politiques anti-guerre ont manqué de la profondeur anticoloniale de principe qui aurait aidé à isoler les factions fascistes et les factieux et empêché l’impulsion socialiste de la guerre, puis sa prolongation gaulliste. On mesure enfin combien l’engagement colonialiste des socialistes et notamment celui de Mitterrand et de Guy Mollet ont pesé du côté des futurs putschistes, mais surtout combien ils ont retardé la cristallisation ou la coalescence d’une conscience française que la guerre d’Algérie était une guerre coloniale. On voit d’un autre œil le procès Jeanson, la lettre des 121 et celle de Sartre.

 

Réflexion


C’est absolument fascinant de découvrir comment l’armée française, délivrée par le putsch du contexte politique qui pesait sur ses contradictions, les laisse s’exprimer jusqu’au bout, jusqu’à la confrontation et parfois l’affrontement. Il est significatif de noter que les parachutistes et les légionnaires ont exercé un maximum de pressions et d’intimidations pour garder sous contrôle la masse des soldats de carrière, autant que les conscrits. Notons, en outre, ce que le livre de Tourtaux nous pousse à réfléchir. Le manque de détermination de l’appareil du PCF à peser sur les contradictions de l’armée, en vue de les résoudre en faveur de ses courants non fascistes. La révolution léniniste, le communisme comme la Troisième internationale et cette culture léniniste qui baignaient Tourtaux étaient nés en rupture avec la gauche. Ce vote des pouvoirs spéciaux inaugurait la longue et souterraine rupture du PCF avec le léninisme et son retour dans cette gauche qui le ramènera dans le giron de la social-démocratie.


Ne serait-ce que pour l’échec de ce putsch, le travail de Tourtaux et des autres mérite une immense considération. Ils nous auront évité encore plus de souffrances et plus de difficultés. Ils auront en tout cas fait évoluer les contradictions au sein de l’armée française en défaveur des courants fascistes et en les poussant dehors vers leur sinistre OAS.


Sur cette fin de guerre, Tourtaux nous livrera des témoignages précieux sur le fonctionnement interne d’une armée surpuissante qui a enchaîné le travail de destruction sans vaincre notre peuple. Les images qu’il ramène de Mouzaïa sont sans appel. Cette armée française victorieuse des maquis est obligée d’organiser le gardiennage de chaque ferme de colon. Au bout des destructrices opérations Challes, Jumelles, Pierres précieuses, aucun colon n’avait la paix ni l’arrogante assurance du maître. Le maquis n’était pas que dans la montagne. Lisez attentivement. Vous découvrirez sous le simple énoncé des faits cette confirmation d’une fusion du peuple et de l’ALN, qui gardait à ces maquis exsangues et démunis la force d’agir encore et d’inquiéter en cette transition du printemps 1961 vers l’hiver 1962. En tout cas, le combat n’aura pas cessé dans cette zone de la Wilaya IV. Atrocités inutiles, politique systématique de terreur, massacres, ratonnades, expéditions punitives continueront de marquer la fin de cette guerre, qui s’éternise dans sa pourriture.

 

Telaghma, le camp de regroupement

Tourtaux sera muté dans une base aérienne de sinistre réputation pour les Algériens, Telaghma. Il y sera soumis à toutes sortes de privations, de brimades inutiles, de menaces hors de saison, exposé à des risques sans les moyens pour se défendre. La défaite des putschistes a isolé le courant le plus fasciste, mais a laissé de beaux restes. Tout cela va en « eau de boudin » derrière les barbelés de la base, des barbelés emprisonnant un peuple en haillons qu’on a regroupé dans un camp, loin de ses terres, de son agriculture, de ses maisons, un peuple que l’armée nourrit au compte-gouttes pour affamer le maquis. Un peuple qui dans cet au-delà de la douleur, qui dans son regard vitrifié sur la mort et le dénuement, partagera la moitié de sa faim avec ses enfants qui courent encore les montagnes. Bien sûr, des êtres cèdent sous ce poids insupportable. Des petits garçons et des fillettes viendront se prostituer pour un sou et Tourtaux entendra la hâblerie graveleuse de ceux qui se sont offert, parfois sans payer, le petit ou la petite. Tourtaux le répète. Il est un simple ouvrier autodidacte.  Il est communiste, et pour le rester, quitte le Parti communiste français. Il a écrit dans son langage d’ouvrier et de fils du peuple. Impossible de faire de son écriture une coquetterie esthétique pour « salonnards » et donc de le récupérer en en faisant une expérience littéraire dans le style : « Tiens, une bête qui parle ou un ouvrier qui écrit. » Cette écriture ramassée sur les faits en dit beaucoup sur la France et sur l’armée.  Tourtaux est fier de la préface que lui a écrit-Henri Alleg. Très fier. C’est la reconnaissance de sa lutte par un lutteur. C’est surtout la reconnaissance d’une ligne de conduite. Il la perpétue en se battant pour faire reconnaître et réparer les traumatismes produits par la guerre et par les traitements inhumains que l’armée lui a fait subir et fait subir à bien d’autres. Il la perpétue en tenant un blog - le blog de Jacques Tourtaux - dédié à l’anticolonialisme.

 

A Alger le 15 08 2013. Mohamed Bouhamidi.

http://www.reporters.dz/index.php?option=com_content&view=article&id=5187:l-souvenirs-dun-appele-anticolonialiste-r--jacques-tourteaux-ou-le-refus-de-la-guerre-dalgerie&catid=7:culture&Itemid=8

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-mohamed-bouhamidi-souvenirs-d-un-appele-anticolonialiste-jacques-tourtaux-ou-le-refus-de-la-119554003.html


 

A LA FRONTIERE LIBANO-SYRIENNE LES TERRORISTES DE DAECH CAPITULENT FACE AU HEZBOLLAH

Le Hezbollah à Jaroud Ersal

Daech capitule face au Hezbollah à la frontière libano-syrienne

© Sputnik. Zahraa El-Amir

INTERNATIONAL

URL courte

244536620

Les premiers djihadistes commencent à rendre les armes après la décision du Hezbollah d’éliminer la menace terroriste à la frontière du Liban.

Les combattants du groupe terroriste Daech ont commencé à déposer les armes par petits groupes en Syrie, à la frontière avec le Liban, a déclaré à Sputnik une source au sein du mouvement libanais de Hezbollah.

«Les terroristes ont commencé à capituler à Qalamoun, dans la région de Zamrani, après que ce territoire est passé à portée de tir du Hezbollah», a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

Selon la source, certains terroristes sont déjà entre les mains des représentants du mouvement, les autres sont également prêts à capituler.

 

A la frontière syro-libanaise

© SPUTNIK. MOHAMMED ALAYEDDINE

L'armée libanaise promet de libérer de Daech 120 km² de frontière syrienne

Auparavant, le Hezbollah a annoncé le début d'une offensive pour déloger Daech du côté syrien de la frontière.

 

«Nous lançons l'offensive avec l'armée syrienne dans le Qalamoun ouest pour tenir la promesse faite d'éliminer le menace terroriste à la frontière» du Liban, selon les médias du Hezbollah.

En Syrie, le Hezbollah aide militairement le gouvernement face aux djihadistes.

En outre, le commandement de l'armée libanaise a annoncé ce samedi le début de l'opération militaire Aube dans les régions montagneuses visant les djihadistes de Daech retranchés à Ras Baalbek et Al-Qaa, une enclave située à la frontière avec la Syrie. Un représentant de l'armée a également indiqué que l'opération était menée en l'absence de coordination avec l'armée syrienne et le mouvement Hezbollah.

https://fr.sputniknews.com/international/201708191032704573-daech-hezbollah-capitulation/



 

GUERRE GAZIERE RUSSIE-USA

Sat Aug 19, 2017 5:34PM

La société russe Gazprom. ©AFP

La société russe Gazprom. ©AFP

Les tentatives de Washington de torpiller les fournitures de gaz russe à l’UE auront l’effet inverse, et risquent d’éloigner l’Europe des États-Unis, estime le consultant en stratégie chez Frost & Sullivan Nicolas Meilhan. Selon lui, l’Europe n’est pas encore prête à remplacer le gaz russe par du combustible américain.

Dans une interview accordée à Sputnik, Vladimir Tchijov, ambassadeur permanent russe auprès de l’UE, a déclaré que « même si les Américains fournissaient gratuitement du gaz naturel liquéfié en Europe, ils ne pourraient tout simplement pas approvisionner l’UE en gaz à la place de la Russie ».

Nicolas Meilhan, consultant en stratégie chez Frost & Sullivan, estime lui aussi que le gaz russe livré à l’Europe n’est pas près d’être remplacé par du combustible américain, et pour cause :

« L’an dernier Gazprom représentait 40 % des importations, ce qui fait 180 milliards de m3. Dans 5 ans à peu près, les États-Unis pourraient avoir une demi-douzaine de terminaux et leur capacité s’élèverait à 85 milliards de m3. Théoriquement, si tous les bateaux partaient en Europe, ça pourrait aller à la moitié de ce que livre aujourd’hui Gazprom. »

« La Russie reste le principal fournisseur de gaz et de pétrole en Europe, et elle le restera », a déclaré à Sputnik M. Meilhan.

Source : Sputnik

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/19/532261/Russie-gaz-ptrole-Europe-USA


 

LA RUSSIE ACCUSE "ISRAËL" DE TRAHISON HISTORIQUE

Rénovation du musée de Sobibor : la Russie accuse Israël de « trahison »

Sat Aug 19, 2017 11:23AM

Le musée-mémorial de Sobibor. ©Reuters

Le musée-mémorial de Sobibor. ©Reuters

Moscou a accusé Israël de « trahison » pour son silence devant la décision de la Pologne d’exclure la Russie d’un projet international de rénovation du musée-mémorial de Sobibor.

À l’antenne de la chaîne de télévision Russia-1, le jeudi 17 août, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a assimilé à une « trahison historique » le silence d’Israël vis-à-vis de la décision de Varsovie de refuser la participation des Russes à un projet international de rénovation du musée-mémorial de Sobibor, construit sur les lieux du camp nazi du même nom pendant la Seconde Guerre mondiale.

« La position de Tel-Aviv à ce propos est inacceptable », s’est-elle indignée.

Maria Zakharova a ajouté que la décision de Varsovie ne constituait nullement une surprise, disant pourtant que le Kremlin ne pouvait pas accepter la soumission facile des Pays-Bas, de la Slovaquie et d’Israël à cette décision.

« Nous avons été assurés, pendant des années, que nous pourrons participer à la rénovation de ce musée, mais les choses se sont passées tout à fait autrement », a-t-elle déploré.

Maria Zakharova a indiqué que les ambassadeurs d’Israël, des Pays-Bas et de Slovaquie avaient été convoqués au ministère russe des Affaires étrangères pour donner des explications.

La Pologne, les Pays-Bas, la Slovaquie et Israël ont proposé, en 2013, la rénovation du musée-mémorial de Sobibor et ont demandé à la Russie de les rejoindre, mais la Pologne, dont les relations avec la Russie sont mauvaises, a refusé, en juillet 2017, la participation de Moscou à ce projet.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/19/532219/Maria-Zakharova-Pologne-Russie-Isral-Sobibor-Maria-Zakharova-PaysBas-musemmorial


 

L'AVENIR DU YEMEN SE JOUE EN CE MOMENT

Abdul-Malik al-Houthi : « Nous vivons un moment décisif pour l’avenir du Yémen ! »

Sat Aug 19, 2017 4:38PM

Les partisans d'Ansarallah manifestent contre l'agression saoudienne au Yémen. ©AP

Les partisans d'Ansarallah manifestent contre l'agression saoudienne au Yémen. ©AP

En indiquant que le Yémen était en ce moment dans une phase importante de son histoire, le leader du mouvement Ansarallah a déclaré que les Yéménites avaient besoin de l’aide et de l’attention de toute la société et de tous les responsables du pays pour pouvoir sortir de la guerre acharnée lancée par l’ennemi saoudien.

En effet, selon Fars News, Abdul-Malik al-Houthi a affirmé devant une assemblée de personnalités et d’oulémas yéménites que le renforcement des positions et des capacités des Yéménites dans la lutte contre l’ennemi saoudien nécessitait un effort et une attention particulière de la part de la communauté internationale.

Abdul-Malik al-Houthi, leader d'Ansarallah. (Archives)

 

Selon la chaîne Al-Masirah, le leader d’Ansarallah a ajouté : « Nous sommes à un moment décisif pour l’avenir du Yémen, et nous devons tous assumer nos responsabilités dans cette situation… Après avoir échoué dans ses desseins pour le Yémen, l’ennemi cherche à affaiblir le front intérieur pour pouvoir infléchir l’issue de la guerre à son profit. L’ennemi avait décidé dès le départ d’entrer en guerre contre nous, coûte que coûte et malgré tous les dangers qui pesaient sur lui. »

En rappelant la résistance du peuple yéménite et le rôle crucial des oulémas dans la société, Abdul-Malik al-Houthi a ajouté :

« L’ennemi saoudien élabore un nouveau scénario. Le peuple yéménite attend des oulémas qu’ils s’occupent des problèmes du pays. Les responsables yéménites doivent jauger toutes les institutions publiques, dont le Conseil politique suprême du Yémen, pour pallier leurs lacunes. Nous avons dit à maintes reprises la nécessité d’effectuer des réformes et de procéder à des contrôles pour éviter la corruption, mais cela est resté lettre morte. Certains sont prêts à nous trahir, à aller à Riyad et à rejoindre les rangs de l’ennemi. Nous demandons une révision de l’appareil judiciaire et des sanctions à appliquer aux traîtres. »

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/19/532255/Lavenir-du-Ymen-se-joue-en-ce-moment


 

MOHAMED BOUHAMIDI : L'OFFENSIVE DU 20 AOUT 1955 DANS LE MIROIR DE LA LITTERATURE ALGERIENNE

Les Sept Remparts de la citadelle L'offensive du 20 août 1955 dans le miroir de la littérature algérienne

 bouhamidi mohamed 19 Août 2017 0 commentaire

Les Sept Remparts de la citadelle L'offensive du 20 août 1955 dans le miroir de la littérature algérienne

 

Par Mohamed Bouhamidi

Publié dans La Tribune le 20 - 08 - 2009

 

En deux tomes, Mohamed Maarfia, ancien maquisard, nous replonge dans la naissance puis le développement de la guerre de libération dans cette région de Skikda, les montagnes du Madr essentiellement, qui ne se nommait pas encore Wilaya II. L'insurrection paysanne du 20 août 1955, qui deviendra repère et référence puis Journée du moudjahid, est dans le roman comme dans la vie réelle un moment de bascule, un moment de l'irréversible et de l'irrémédiable. Beaucoup d'historiens et beaucoup d'acteurs directs comme Ali Kafi ont parlé de cette insurrection.

Et cela pouvait suffire pour en avoir une idée. Mais Maarfia nous transmet quelque chose d'infiniment plus précieux que la vérité ou les faits historiques bien que la préparation, le déroulement et les suites de cette insurrection ne constituent qu'une partie de son roman. Et son roman reste le seul reflet esthétique de ces moments d'une importance cruciale pour notre guerre de libération. En soi, ce roman mérite lecture en général et lecture attentive pour tous ceux que passionnent l'écriture, ses procédés et ses techniques. Pour tous ceux, aussi, que passionne la mémoire de cette guerre de libération. Pour tous ceux aussi, chercheurs ou non, que passionnent l'enchevêtrement et la combinaison des facteurs économiques, sociaux, culturels et psychologiques dans la mise en branle des grands conflits historiques. En soi, donc, ce livre mérite lecture. Il le mérite encore plus au regard de ceux qui veulent utiliser cette insurrection du 20 août 1956 comme pièce à conviction pour un procès de notre guerre de libération dont les acteurs auraient aussi «agi au faciès», c'est-à-dire sur un fond raciste et avec des méthodes de massacres aveugles comme les troupes coloniales.

Le massacre comme moyen de lutte disqualifie le colonisé dans sa lutte et le renvoie dos à dos avec le colon et son armée. Marx avait déjà, au XIXe siècle, répondu aux Anglais accusant les cipayes d'atrocité, il avait souligné combien ces atrocités restaient loin de celles commises par les Anglais eux-mêmes et que les cipayes n'étaient que «les fossoyeurs» de l'ordre colonial anglais produits par cet ordre lui-même. Les faits, ramenés à leur réalité, pour cette journée du 20 août ne peuvent mettre sur le même plan douze mille morts algériens tués dans des ratonnades ou des opérations militaires, bombardements aériens compris. L'accusation est vieille. Elle est même rancie et archi-usée. Elle a visé les insurrections anti-coloniales et toutes les luttes de libération. On peut la résumer en une formule : les peuples –c'est le cas des Palestiniens aujourd'hui– doivent mener des guerres de gentlemen avec leurs armes dérisoires alors que leurs oppresseurs peuvent réprimer massivement, bombarder sans discernement, utiliser la torture (n'est-ce pas Guantanamo ?) et faire usage des armes les plus meurtrières. En somme, pour être légitimes et justes, les luttes de ces peuples analphabètes, soumis à une misère indicible, démunis des moyens les plus élémentaires hormis leur volonté de se battre, doivent se muer en peuples irréels, sortis de Cambridge, instruits des droits humains dont ils souffrent le déni, philosophant sur l'adéquation des moyens et des fins. A la réalité vécue de ces peuples, on n'oppose pas la réalité de l'exploitation inhumaine qui justifie et légitime leur combat mais des valeurs abstraites que, de toutes les façons, les colons n'auront jamais respectées et pour le respect desquelles les contempteurs n'ont jamais levé le petit doigt.

Maarfia n'est pas dans cette polémique de façon intentionnelle. Il a écrit un roman. Le lecteur est dans cette polémique. Car, tel qu'il est mené, ce livre nous met face à un peuple réel comme n'arrive pas toujours à le restituer l'écriture de l'histoire dans ses codes actuels. Même si ces codes ont connu d'importants aménagements et bénéficié des travaux d'historiens qui ont bousculé les frontières entre histoire, sociologie, économie, ils restent un corset pour la

compréhension des acteurs. L'événement ou le fait ne font pas l'acteur. Quand le roman atteint cette qualité d'écriture, celle de Maarfia, il produit un effet de connaissance. Et la force de ce roman est qu'il restitue –grâce au vécu de l'auteur aussi ?– la réalité des acteurs.

Les faits se déroulent dans la région de Skikda. Dans la plaine ou les piémonts, les colons possèdent la terre. La meilleure.

Près d'eux, des Algériens en possèdent aussi. Moins et de moins bonne qualité. Plus haut, sur les pentes montagneuses, la terre est rare et de mauvaise qualité.

La zone est une zone de contact entre colons et Algériens. La Première Guerre mondiale comme la Seconde y ont laissé des traces profondes. Le 8 Mai 1945 aussi avec le souvenir particulier des fours à chaux. Les Algériens ne voient pas tous d'un même œil les colons. Quelques-uns sont satisfaits du paternalisme du colon du coin. Il leur suffit de survivre dans un univers clos fait de travail harassant.

Le colon est le maître dans leur tête. D'autres ont fait l'expérience de la puissance française. Dans les deux grandes guerres précisément. Avions, navires de guerre, canons, discipline et organisation, intelligence des généraux et des officiers leur ont laissé un sentiment de puissance française indestructible. D'autres encore théorisent leur situation : elle est un destin voulu par Dieu ou tracé par leurs tares. D'autres encore ne veulent plus de ce système colonial. Sont-ils fous ? Oui, pour la première catégorie. D'une façon ou d'une autre, ils mettent en péril leur survie. Ils ne peuvent qu'aller à la mort et à la défaite.

Cette première année de l'insurrection n'a pas encore tranché la question et les hésitations restent nombreuses. Mais certains ont déjà choisi la France.

Caïds et autres quasi-assimilés sentent le sol trembler sous leurs pieds.

Ils formeront les premiers groupes de harka. La ligne de démarcation va se constituer à l'intérieur des familles. Le colon paternaliste qui a donné quelquefois va essayer d'acheter le père contre le fils.

A côté de l'armée et de la police, il va constituer ou tenter de constituer des noyaux parallèles pour liquider des maquisards. Il en connaît, bien sûr. Il vit dans le voisinage des «Arabes», ses «Arabes», il les connaît forcément.

Le colon agira sur les divisions profondes entre Algériens ou superficielles. Avant même que le 20 août vienne, dans le sang, tracer la ligne rouge entre patriotes et traîtres, les colons feront tout pour que cette ligne surgisse dans le même sang. L'armée française aussi. Bien peu, avant Maarfia, nous avaient donné à comprendre le rôle décisif du colonat dans la guerre civile qui allait opposer patriotes et collaborateurs. Aux crimes coloniaux innombrables par ailleurs, il faudra aussi rajouter celui-là.

Si les Algériens n'ont pas tous le même regard, les colons non plus. Personne ne pourra renvoyer à Maarfia le manichéisme colonial. La lucidité, parfois plus, a trouvé demeure chez quelques-uns. Lucidité presque inutile, déjà en marge et déjà broyée par les forces fondamentales en présence. Par l'incroyable dureté du conflit.

Du côté de la montagne, le nom des Aurès plane sur les maquisards. Les wilayas n'existent pas encore et la révolution a pour idhara : l'administration.

On appelle «père» le chef militaire et il n'existe pas encore de grades. Ce sera l'affaire de la Soummam. Les djounoud en sont encore aux premières approches. Le chef politico-militaire, vieux routier de la clandestinité et du parti, de l'O.S. certainement aussi, doit enraciner l'idée d'indépendance dans les masses. Cela ne se passe pas toujours comme il le pense.

Les discussions entre les djounoud et les paysans ne sont pas un modèle de réunion de cellule. Le langage est celui du peuple, fait de sentences ou de proverbes, de controverses sur la valeur d'une vie –ou plutôt d'une survie– vécue dans l'indignité de la misère sans perspective d'en sortir, discussions dans lesquelles on jauge plus la détermination des personnes présentes que la force des arguments. Il leur fait, pourtant, à ces djounoud, emporter le minimum d'adhésion. Or l'idée de peuple réel n'est pas problématique seulement pour nos contempteurs. Elle l'est aussi pour les responsables de la révolution. Ils viennent avec des idées des villes, c'est-à-dire des idées politiques énoncées dans des formules politiques. Inutile. L'essentiel de tout programme politique se résumait dans le mot : «terre». La terre, voilà le programme, le but, la finalité.

Ce qui intéresse ces paysans et ces montagnards, ce sont les moyens, la détermination, la volonté de combattre sans recul. Le livre de Maarfia prend autour de ce thème une profondeur que je n'ai pas encore trouvée dans nos livres d'histoire, hormis dans les Mémoires de Mohamed Djeghaba Dialogue, monologue. Le message de la révolution, de la direction politique, dès lors qu'il sort du cercle des militants et des adhérents pour toucher les larges masses, le peuple tout entier, ne fonctionne plus de la même façon. Il a affaire à une réalité sociologique et non plus politique ou seulement politique. Cet aspect a rarement été mis en lumière que l'ALN a dû tout le temps composer avec la réalité sociale des différentes régions d'Algérie, de composer avec les villages, les clans, les tribus, mais en explosant en quelques mois d'une poignée de militants d'avant-garde en armes à une insurrection de masse, la révolution allait bouleverser toutes les données. Entre spontanéité des masses et nécessités de l'organisation et de l'orientation politique, il fallait tout le temps faire les bons compromis. De ce point de vue, le livre de Maarfia est un trésor. Quand il s'est agi de désigner le chef militaire de la zone, le chef politico-militaire n'a pas eu grand-chose à dire.

Les villages réunis avaient choisi un marginal exclu pour s'être marié hors normes sociales mais qui connaissait bien les montagnes et les hommes. Et c'est un vieillard rescapé de la résistance du siècle passé qui le consacrera «boui djnouda» «père des djounoud». La veille même du 20 août, les paysans et montagnards réunis pour l'offensive se livrent aux rites ancestraux de leurs cultures. Ce n'est pas tout à fait ce qu'attendait le responsable mais c'est ainsi que les masses font leur propre guerre. Comment l'idée de guerre et d'indépendance a pris corps dans ces masses, comment est-elle devenue une force matérielle en s'en emparant, comment cette révolution est devenue la leur et au-delà des drames que Maarfia nous rapporte quant aux divisions au sein de

la idhara ? L'auteur nous en restitue les chemins les plus intimes, les plus sinueux.

Le 20 août 1955 quand les paysans lancent leur insurrection sous la direction de l'ALN, ils vont faire beaucoup plus qu'affirmer le caractère populaire de

cette guerre naissante. Ils vont peser sur les hésitations, les incertitudes, les calculs autour de la vie ou de la survie. Le livre ne parle pas que du 20 août, bien sûr. Fresque historique et sociologique, épopée guerrière, plongée psychologique dans l'âme des acteurs, manuel de la guérilla rurale et urbaine et de l'organisation populaire, précis de logistique révolutionnaire, représentation sans complaisance des déchirures familiales et sociales, reflet de la guerre civile entre Algériens mobilisés pour l'indépendance et Algériens mobilisés pour la France, les Sept Remparts de la citadelle est aussi un livre du déchirement humain. Voilà pourquoi, en ce 20 août, je vous en recommande la lecture. Vous ne la regretterez pas.

M. B.

Les Sept Remparts de la citadelle – 2 tomes – Mohamed Maarfia – éditions ANEP – 2003 -

Extrait : 

 Dis, dis, c'est quoi la liberté ? insista H'dallah, surpris de ne pas avoir de réponse.

Jebar ne savait pas quoi dire pour répondre à l'attente de celui qui l'interrogeait. «Qu'est-ce que la liberté ?»… Le savait-il lui-même ?

Un pays mythique ? L'eldorado sublime qu'annonçaient les prophètes dans leurs paraboles sacrées et auquel on accède en traversant une terrible fosse aux vents, un long espace d'épines et de braises ?... «Qu'est-ce que la liberté ?»… Comment expliquer au paysan fruste qui l'interpellait que, même pour lui, ce n'était encore qu'une perception… un éblouissement passager… une projection de l'esprit.

Les chemins pour y accéder étaient abrupts, jalonnés de torrents dédiés à la souffrance, se suffisant par eux-mêmes à remplir les années à venir !

«Oh ! dis, dis, qu'est-ce que la liberté ?» reprirent d'autres voix.

Il réclama le silence et commença un discours confus et pathétique.

Le mot «liberté» aura un sens lorsque vous comprendrez que tous les êtres humains naissent égaux devant Dieu et que seuls deviennent esclaves et le restent ceux qui s'agenouillent sans combattre devant d'autres hommes. La dignité est la première marche vers la liberté.

Elle s'exprime par le rejet de la peur et l'acceptation de tous les sacrifices. Lorsque vous envisagerez de lutter pour regagner vos terres spoliées et sauver l'avenir de vos enfants, vous serez déjà des hommes libres. Le prix à payer, c'est-à-dire la souffrance et peut-être le sacrifice suprême, apparaîtra comme une marche, la plus belle, la plus haute et dès que vous l'aurez gravie, vous serez déjà des hommes libres. Ceux qui verront leurs maisons détruites, leurs familles dispersées, ne devront pas se lamenter. Le malheur est, hélas, inévitable quand il est provoqué par la volonté de changer l'ordre des choses… Mes compagnons et moi-même, en engageant la lutte contre le système oppresseur des Français et en renonçant aux biens, aux affections, aux douceurs de ce monde et à l'existence, quand notre heure sera venue, avons conquis la liberté. Cette liberté éclose et mûrie au plus profond de l'être est la plus belle de toutes. Nul ne peut l'offrir à un autre. Elle est l'affaire de chaque individu.

- Oui, acquiesça H'dallah et, après lui, les autres dirent, l'air grave, «que le djihad s'accomplisse !»

 M. B

http://bouhamidimohamed.over-blog.com/2017/08/les-sept-remparts-de-la-citadelle-l-offensive-du-20-aout-1955-dans-le-miroir-de-la-litterature-algerienne.html


 

LES USA VISENT A OPPOSER L'ARMEE LIBANAISE AU HEZBOLLAH

L’armée libanaise agira-t-elle contre le Hezbollah ?

Sat Aug 19, 2017 3:16PM

Un soldat de l’armée libanaise arbore le drapeau national. ©AFP

Un soldat de l’armée libanaise arbore le drapeau national. ©AFP

Alors que l’armée libanaise vient de lancer une vaste opération militaire ce samedi contre Daech sur les frontières libanaises avec la Syrie, opération qui vise à nettoyer les régions d’al-Qaa et de Ras Baalbek, les Américains préparent une nouvelle phase de confrontation avec le Hezbollah. La récente visite du Premier ministre libanais aux États-Unis, où l’intéressé a reçu aide et soutien de son hôte, s’inscrit dans le sens de ce projet. 

Le retrait des terroristes de Saraya Ahl al-Sham des hauteurs d’Ersal dans l’Est libanais a eu lieu au terme d’une difficile bataille que le Hezbollah a remportée haut la main et que l’armée libanaise est aujourd’hui sur le point de compléter. Après leur défaite, une partie des terroristes a accepté de se retirer de Wadi Hamid, mais le retrait n’a pas touché la totalité d’entre eux. L’offensive de ce samedi vise à chasser ces cellules terroristes qui risquent à chaque instant de se réactiver et de menacer la sécurité dans la zone allant de Ras Baalbek au Qalamoun. 

À Washington, Saad Hariri a promis à Trump de faire tout son possible pour « désarmer le Hezbollah ». En est-il capable ? La question n’est pas tant la capacité des uns et des autres à désarmer le Hezbollah que l’intention de Washington de passer « à l’étape supérieure » dans ses agissements contre la Résistance. 

La première étape du plan US contre le Hezbollah consiste à créer « une ceinture sécuritaire » dans le nord d’Israël qui s’étendra de Quneitra à Deraa dans le Sud syrien. Cette zone devrait accueillir une force d’élite composée de terroristes d’Ahrar al-Cham, d’al-Nosra (rebaptisé Front Fatah al-Cham), de Saraya Ahl al-Sham et de Jaysh al-Islam, lesquels se déploieront dans une vaste zone qui inclut les hauteurs du Golan occupé syrien et la province de Deraa. 

D’où d’ailleurs le déploiement des marines et des forces spéciales américaines à al-Tanf, situé dans ce fameux triangle frontalier entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak : à l’heure qu’il est, ces forces spéciales sont sur le point de former les terroristes qui devront se battre contre le Hezbollah. Il va sans dire que la Résistance s’opposera énergiquement au déploiement de ce « Corps d’élite terroriste » sur les frontières syriennes avec Israël, ce qui a poussé les Américains à déterrer la résolution 1701 et à contraindre Hariri à exiger le désarmement du Hezbollah. 

Bien conscients des détails du plan US, certains membres de l’Alliance du 14-Mars, courant politique de Hariri, ont d’ailleurs demandé dès le retour de ce dernier de sa visite aux États-Unis la remise à l’ordre du jour de la question du désarmement du Hezbollah et surtout le renforcement de l’armée libanaise. Est-ce dans l’intérêt du Liban ? Dans la tête des stratèges américains, il s’agit surtout d’ériger l’armée libanaise en rival du Hezbollah. C’est en ce sens que l’Alliance du 14-Mars insiste pour que la sécurité d’Ersal soit assurée par l’armée et non pas par le Hezbollah. 

Désormais incapable de changer quoi que ce soit à l’équation syrienne aussi bien sur le plan militaire qu’en termes politiques, Washington cherche désormais à « briser la puissance du Hezbollah » au Liban.

Mais quelles sont les chances de succès de ce plan ? Les images diffusées à l’antenne d’Al-Manar mettant en scène le commandant en chef de l’armée libanaise, Joseph Aoun, aux côtés du président Michel Aoun n’avaient rien d’un divorce... Joseph Aoun a lancé le déclic d’une offensive antiterroriste qui ne pourrait se dérouler avec succès sans la participation effective du Hezbollah voire de l’armée syrienne. Pour Aoun, « la Résistance fait partie des forces de défense nationale » et son désarmement ne fera que mettre en danger « l’intégrité territoriale ainsi que la souveraineté » du Liban. De plus, l’armée libanaise a déjà payé le prix de sa confiance aux promesses d’aide étrangère et il n’est plus question aujourd’hui de recommencer... 

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/19/532244/Le-complot-antiHezbollah--Ersal



 

COREE DU NORD : NOS ARMES NE CIBLENT QUE LES USA ET LEURS ALLIES

Pyongyang : nos armes ne visent que les États-Unis et leurs alliés

Sat Aug 19, 2017 1:38PM

La Corée du Nord a testé un petit moteur de fusée, en juin 2017.©images.lpcdn.ca

La Corée du Nord a testé un petit moteur de fusée, en juin 2017.©images.lpcdn.ca

Pyongyang vient de confirmer qu’il n’attaquerait que les forces qui s’allieraient aux Américains pour lancer une opération militaire contre la Corée du Nord.

En effet, Rodong Sinmun, le journal officiel du Parti communiste en Corée du Nord, a écrit que les armes nucléaires du pays ne visaient qu’à contrecarrer les actions américaines. Le journal ajoute que contrairement à ce que prétendait Washington, les armes nord-coréennes ne constituaient pas de menace pour les autres pays du monde à part les États-Unis et leurs alliés, c’est-à-dire tous ceux qui désireraient participer à une quelconque opération militaire contre la Corée du Nord.  

L’agence de presse sud-coréenne Yonhap a écrit aussi que Pyongyang avait confirmé, ce samedi 19 août, que ces armes ne représentaient un danger pour aucun autre pays dans le monde et qu’elles ne constituaient en fait qu’une mise en garde à l’adresse de Washington, qui a menacé d’attaquer la Corée du Nord.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/19/532238/Vise-des-essais-nuclaires-nordcorens


 

LA VILLE SYRIENNE D'AL-HAMIMA LIBEREE

Syrie : la ville d’al-Hamima a été libérée

Sat Aug 19, 2017 2:55PM

Des soldats de l’armée syrienne célèbrent la reprise du village de Kiffin. ©AFP

Des soldats de l’armée syrienne célèbrent la reprise du village de Kiffin. ©AFP

L’armée syrienne et les combattants de la Résistance ont réussi, après d’intenses combats, à reprendre à Daech la ville stratégique d’al-Hamima dans l’est de la province de Homs.

« Dans la foulée de leurs opérations dans le sud-est de la province de Homs, l’armée et les combattants de la Résistance sont parvenus à libérer des mains de Daech la ville stratégique d’al-Hamima, qui est considérée comme la porte d’accès sur l’ouest de la province de Deir ez-Zor, et ils sont actuellement à 40 km de la ville de Boukamal. Le renforcement des positions dans cette ville se poursuit », a rapporté le site d’information iranien Mashregh.

Lors de ces affrontements, des dizaines de terroristes ont été tués ou blessés. Il est probable que Daech lance une attaque pour reprendre cette ville.

Ces opérations ont été entamées dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 août depuis le sud-ouest et dans les premières heures environ 50 % des territoires ont été nettoyés de la présence des terroristes.

Seules les banlieues nord et nord-est de cette ville sont toujours occupées par Daech et les affrontements s’y poursuivent.

Les combattants de la Résistance essaient de faire reculer les terroristes afin de les empêcher de mener une contre-attaque.   

La ville d’al-Hamima a une importance cruciale du fait qu’elle est située à l’intersection des stations de pompage 1,2 et 3 dans la province de Deir ez-Zor.

Hier, vendredi, les forces alliées ont repoussé les terroristes dans le sud de la province de Deir ez-Zor, tuant 30 terroristes. Elles sont actuellement à 3 km de la station de pompage 2 à l’ouest et à 40 km de la ville stratégique de Boukamal.  

Les armées libanaise et syrienne ont simultanément entamé ce samedi 19 août leurs opérations.

À la suite de la progression de l’armée syrienne et de la Résistance sur les hauteurs du Qalamoun dans l’ouest de la Syrie, à proximité des frontières avec le Liban, des groupes affiliés à Daech se sont rendus à la Résistance au point de passage d’al-Zamrani, a rapporté Fars News.

« Ahmad Wahid el-Abed, un chef de Daech, et les éléments sous ses ordres se sont rendus », a écrit le site d’information al-Aalam al-Harbi

L’armée syrienne et ses alliées ont pris le contrôle du sud et du centre de la ville d’al-Hamima. Elles y ont tué plusieurs daechistes et en ont traqué d’autres dans le nord de cette ville, a ajouté al-Aalam al-Harbi.

L’armée syrienne a pris pour cible les positions de Daech à Sariya Junayd et al-Maqaber dans la banlieue sud de Deir ez-Zor, a poursuivi cette source.

La Résistance libanaise a commencé ce samedi ses opérations contre Daech sur les hauteurs de l’Est et simultanément l’armée syrienne a lancé des opérations dans le Qalamoun occidental pour bloquer les voies de ravitaillement de Daech.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/19/532248/Syrie-Hamima-Daech-Homs-Bou-Kamal-Deir-ezZour-Rsistance-Qalamoun-Liban


 

LA RUSSIE EN ORDRE DE BATAILLE EN ASIE CENTRALE

Moscou renforce sa position en Asie centrale

Sat Aug 19, 2017 12:56PM

Exercice antiterroriste conjoint entre la Russie et le Tadjikistan. (Archives)

Exercice antiterroriste conjoint entre la Russie et le Tadjikistan. (Archives)

Le ministre russe de la Défense vient de déclarer qu’en raison de la présence des talibans et de Daech en Asie centrale, Moscou renforçait sa position et sa présence militaire dans la région.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou vient de déclarer dans une conférence de presse : « En raison de la poursuite de la guerre par les talibans et par Daech en Afghanistan, l’Asie centrale se trouve aussi en danger ! »

Ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. (Archives)

 

Le ministre russe a ajouté que ces événements avaient poussé la Russie à renforcer sa position dans la région et que « Moscou portera une plus grande attention aux pays de l’Asie centrale à l’avenir ». « C’est d’ailleurs ce qui a poussé les Russes à organiser des manœuvres militaires communes avec ces pays », a-t-il expliqué.

Choïgou a ajouté : « Dans les manoeuvres militaires organisées dans la province tadjike de Badakhchan, ce sont des missiles Iskander et Ouragan qui ont été utilisés ».

Il a par ailleurs indiqué que des équipements militaires nouveaux arriveront prochainement au centre militaire des Russes, dont la base 201 instaurée au Tadjikistan fait partie. 

« Avec ces équipements, les forces armées russes seront dotées d’une grande capacité pour assurer la stabilité et la sécurité dans la région », a-t-il expliqué.

Ces derniers mois, le Kremlin a organisé plusieurs marches militaires dans la région avec les forces tadjikes, les forces kirghizes et l’armée ouzbèke.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/19/532233/Moscou-renforce-sa-position-en-Asie-mineure