Veilleur en éveil

 

GOLAN OCCUPE : MANIFESTATION ANTI-ISRAELIENNE

Les habitants du Golan occupé manifestent contre l'occupant israélien

Sat Mar 23, 2019 3:52PM

Les habitants du Golan occupé ont publié, le 24 mars 2019, une déclaration défiant Israël. ©AMN

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Les habitants du Golan occupé ont publié, le 24 mars 2019, une déclaration défiant Israël. ©AMN

Les habitants des hauteurs du Golan ont publié une déclaration le vendredi 23 mars, condamnant le président américain pour ses récents propos sur la reconnaissance par Washington de la souveraineté illégitime d’Israël sur le plateau du Golan.

« Les déclarations de Trump sur le Golan ne sont pas nouvelles, car nous connaissons le soutien qu’il apporte au chef du gouvernement de l’entité occupante à un moment où Benjamin Netanyahu traverse une crise politique et judiciaire », est écrit dans cette déclaration.

« L’équilibre politique actuel dans la région résulte de la fermeté de la Résistance et de l’échec du projet des ennemis de la Syrie », ajoute le texte.

La déclaration souligne : « Par le passé, le peuple arabe syrien du Golan a déjà rejeté l’occupation française. Nous allons continuer à adhérer à la position nationale de tous les Syriens qui consiste à rejeter tous les projets des occupants, surtout le projet de l’annexion du Golan, et nous restons fermes sur notre volonté qui n’a jusque-là pas été vaincue. »

« Le peuple du Golan occupé affirme au monde entier et plus particulièrement à l’administration américaine que la stabilité régionale ne sera pas obtenue tant que l’occupation sera maintenue et que la Maison-Blanche soutiendra les politiques racistes de l’entité sioniste », peut-on lire dans le texte.

 

Après Qods le coup du

Après Qods le coup du « Golan »!

Publiant un tweet soutenant la souveraineté factice d’Israël sur les hauteurs du Golan, le président américain a fait, de nouveau, preuve de sa détermination pour plaire à Tel-Aviv.

 

Dans leur déclaration, les habitants du Golan occupé s’adressent aux occupants israéliens et à leurs soutiens occidentaux en ces termes : « Vos projets précédents à l’époque des prédécesseurs de Trump ont tous échoué. Les nouveaux vont échouer aussi. Tirez leçon de l’Histoire… La victoire finale va revenir au peuple qui la mérite. Peu importe le temps que cela prendra. »

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/23/591738/Golan-manife-antiIsral


 

VIDEO. MANIF DES GILETS JAUNES A NICE : QUI EST GENEVIEVE LEGAY, LA MILITANTE PACIFISTE GRIEVEMENT BLESSEE SAMEDI A NICE ?

VIDEO. «Gilets jaunes» à Nice: «Elle est sur tous les fronts», qui est Geneviève Legay, militante blessée samedi?

JUSTICE La Niçoise présente plusieurs fractures au crâne après une chute dans la charge des policiers. Sa famille annonce qu’elle va porter plainte

Mathilde Frénois

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Geneviève Legay, militante, avec son drapeau pour la paix pendant la manifestation de samedi 23 mars.

Geneviève Legay, militante, avec son drapeau pour la paix pendant la manifestation de samedi 23 mars. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Geneviève Legay est une figure du militantisme niçois. Alors quand elle a entendu que la manifestation des « gilets jaunes » était interdite samedi à Nice, elle a souhaité aller défendre ses droits. Prise dans une charge des policiers alors qu’elle se trouvait dans un secteur interdit au rassemblement, Geneviève Legay s’est retrouvée au sol, blessée à la tête. Ses proches annoncent qu’ils vont porter plainte. Une enquête a été confiée à la sûreté départementale, indique ce dimanche le parquet de Nice à 20 Minutes.

« Nous déposerons plainte pour violences volontaires avec arme et en réunion par personnes dépositaires de l’autorité sur personnes vulnérables. Et contre le préfet pour complicité », confirme son avocat Arié Alimi. Evacuée par les pompiers vers l’hôpital Pasteur, Geneviève Legay a plusieurs fractures au crâne et son oreille interne est touchée.

« Particulièrement pacifique »

« Elle est sur tous les fronts, explique Cédric Herrou, la figure de l’aide aux migrants dans la vallée de la Roya qui la côtoyait sur certaines actions. Elle était dans le restaurant associatif de Nice, Le Court Circuit, et à Attac 06. Elle est pacifique. A son âge, tu n’as pas trop le choix. » A 73 ans, Geneviève Legay est à la retraite.

Elle était aussi militante pour la Face (fondation agir contre l'exclusion), la CGT et le mouvement politique de gauche écologiste Ensemble. « Elle est engagée, et particulièrement pacifique », confirme son avocat. « Elle est aussi dans le mouvement féministe et dans un collectif contre le racisme », ajoute sa collègue d’Attac 06 Elisabeth Noterman. Un autre membre d’Attac, Philippe Carenzo, poursuit : « Samedi, elle manifestait avec le drapeau de la paix, fait-il remarquer. Elle était là pour lutter contre l’interdiction de manifester. »

SOCIÉTÉ

VIDEO. «Gilets jaunes»: La famille de la septuagénaire blessée à Nice va porter plainte

SOCIÉTÉ

«Gilets jaunes»: 80 interpellations et une septuagénaire grièvement blessée à Nice

https://www.20minutes.fr/justice/2480063-20190324-video-gilets-jaunes-nice-tous-fronts-genevieve-legay-militante-blessee-samedi?xtor=RSS-203


 

LA SERBIE COMMEMORE LE 20e ANNIVERSAIRE DE L'AGRESSION AERIENNE MEURTRIERE DE L'OTAN

Une «agression de l'OTAN» : la Serbie commémore le 20e anniversaire des frappes occidentales

Une «agression de l'OTAN» : la Serbie commémore le 20e anniversaire des frappes occidentales

© Stevan Lazarevic PEK/DL Source: Reuters

Opération d'explosion contrôlée d'une bombe à fragmentation de l'OTAN à Nis, dans le sud de la Serbie en 2004, cinq ans après la fin du conflit.

 

La Serbie commémore les frappes aériennes de l'OTAN qui avaient contraint Belgrade à retirer ses troupes du Kosovo en 1999. Sans l'aval des Nations unies, l'intervention de l'Alliance atlantique avait constitué une première contre un Etat souverain.

La Serbie commémore ce 24 mars le 20e anniversaire des frappes aériennes de l'OTAN qui avaient contraint en 1999 Belgrade à retirer ses troupes du Kosovo.

Des cérémonies sont organisées dans plusieurs villes du pays, notamment à Belgrade. La principale commémoration, à laquelle doivent participer le président serbe Aleksandar Vucic et le Premier ministre Ana Brnabic, est prévue à 20h à Nis, ville du sud de la Serbie. Symboliquement, en référence aux bombardements occidentaux de 1999, les sirènes d'alerte de défense anti-aérienne retentiront.

Lire aussi

Image d'illustration : le bureau de poste de Pristina, au Kosovo, détruit par un bombardement de l'OTAN, le 15 juin 1999

L'OTAN a bombardé la Serbie «pour protéger les civils», selon son secrétaire général Stoltenberg

Aleksandar Vucic a déclaré le 23 mars que la Serbie n'avait pas peur d'appeler «les choses par leur juste nom», soulignant que les frappes étaient une «agression de l'OTAN» contre son pays. «Nous avons besoin d'une bonne et décente relation avec l'OTAN, afin de ne plus jamais conduire la Serbie dans une telle position, mais il est également important de ne jamais oublier les crimes qu'ils ont commis contre notre peuple et nos enfants», a-t-il plaidé.

Le même jour, le ministre serbe de la Défense, Aleksandar Vulin, a souligné que la Serbie avait choisi la neutralité militaire. «Nous ne deviendront pas un pays membre de l'OTAN même si on reste le dernier pays d'Europe qui n'est pas membre de l'Alliance atlantique», a-t-il assuré.

 

Le 12 mars dernier, le ministre serbe de l’Innovation et du Développement technologique, Nenad Popovic, avait également rappelé la volonté de Belgrade de préserver son indépendance. «La Serbie reste fermement sur ses positions de neutralité militaire : notre pays ne sera jamais membre de l’OTAN. 99% des citoyens de la République serbe expriment clairement cette position. Et nous nous tenons à la neutralité militaire», avait-il alors martelé.

Lire aussi : Dix ans de dépendance : les espoirs déçus du Kosovo

Le Kosovo exprime sa «gratitude» à l'OTAN

Il y a vingt ans, le 24 mars 1999, l'OTAN lançait une campagne de bombardements aériens contre la Yougoslavie, composée alors encore de la Serbie et du Monténégro, afin d'intervenir dans le conflit à caractère ethnique du Kosovo qui a fait plus de 13 000 morts, en grande majorité albanais, de 1998 à 1999.

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Le Secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg et le président serbe Aleksandar Vucic lors d'un exercice conjoint à Mladenovac, le 8 octobre 2018.

20 ans après le bombardement de l’OTAN, quelle relation entretient la Serbie avec l’Alliance ?

Durant la campagne de bombardements contre la Serbie qui a duré 11 semaines – du 24 mars au 10 juin 1999 – l'Alliance atlantique a visé des dizaines de cibles militaires, ainsi que des infrastructures civiles telles que des ponts, des intersections ferroviaires ou le réseau électrique. Du fait des erreurs de frappes, l'opération a fait de nombreuses victimes, sans, pour autant qu'un bilan ne soit officiellement établi. La fourchette de l'estimation irait de 500 morts selon l'ONG Human Rights Watch à 2 500 selon les autorités serbes.

Le 10 juin 1999, cédant face à la supériorité militaire de l'OTAN, le dirigeant serbe Slobodan Milosevic avait ordonné à ses forces de se retirer du Kosovo, une province placée le mois suivant sous administration de l'ONU. Une telle intervention, sans l'aval du Conseil de sécurité des Nations unies, constituait alors une première contre un Etat souverain en 50 ans d'existence de l'Alliance atlantique.

Avec une toute autre vision des événements, le Premier ministre du Kosovo, Ramush Haradinaj, a de son côté affirmé qu'il s'agissait d'une «intervention» contre «l'action génocidaire [du président serbe de la Yougoslavie Slobodan] Milosevic». «Le peuple du Kosovo réaffirmera toujours sa profonde gratitude [pour cette opération qui a] sauvé des milliers de vies et qui nous a donné la possibilité de vivre en paix et en liberté», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Ramush Haradinaj@haradinajramush

 

’s intervention in ’s genocidal action against people of was crucial humanitarian contribution: demonstrated coord int’l action for , & rules-based world order. @jensstoltenberg @NATO

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 · Kosovo

Près d'une décennie après la guerre, le Kosovo avait déclaré en février 2008 son indépendance, soutenu, dans une séquence minutieusement préparée, par les principaux pays occidentaux, en premier lieu desquels les Etats-Unis. Toutefois, cette déclaration a largement divisé la communauté internationale, puisque outre la Serbie, deux membres du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine, n'ont pas reconnu cette indépendance et ont donc bloqué l'entrée du Kosovo à l'ONU.

11 ans après son indépendance – toute relative – le Kosovo reste un pays pauvre, plombé par la corruption et sous la tutelle de puissances étrangères. Quant à l'UE, elle ne parvient pas à respecter sa promesse d'intégrer ce petit pays et de stabiliser la région. 

Lire aussi : Le Kosovo se dote d'une armée pour affirmer sa souveraineté

https://francais.rt.com/international/60355-agression-otan-serbie-commemore-20e-anniversaire-frappes-occidentales


 

ACTE 19 A METZ : DE NOUVEAUX PROJECTILES UTILISES PAR DES MANIFESTANTS CONTRE LA POLICE

Gilets jaunes à Metz

Acte 19: de nouveaux projectiles improvisés auraient été utilisés à Metz contre la police

© AFP 2019 JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

FRANCE

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Dossier:

Mouvement des Gilets jaunes après 18 semaines de mobilisation (47)

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Des pétards «Dum Bum» ceints de plusieurs clous ont été jetés sur les forces de l’ordre lors de l’acte 19 à Metz, informe Actu17. Selon le média, un CRS a été légèrement blessé.

Des manifestants ont utilisé un nouveau type de projectiles lors de l'acte 19 à Metz, rapporte Actu17. Il s'agit d'un pétard «Dum Bum» dont le dispositif explosif est entouré de clous tenus par de l'adhésif.

 

L’acte 19 de la mobilisation des Gilets jaunes (image d'illustration)

© SPUTNIK .

Un individu aurait voulu se rendre à l’acte 19 à Paris avec une poudre explosive

​Selon le média, un CRS a été légèrement blessé par l'un de ces projectiles.

 

Un peu plus d'un millier de manifestants se sont rassemblés le samedi 23 mars à Metz, informe Le Républicain Lorrain. La police a eu recours au tir des gaz lacrymogènes. Une vingtaine de personnes ont été interpellées.

La mobilisation des Gilets jaunes s'est renforcée le samedi 23 mars lors de l'acte 19. D'après les données de l'Intérieur, 40.500 personnes ont manifesté en France, dont 5.000 à Paris, contre 32.000 la semaine précédente. Depuis le début du mouvement, les chiffres officiels sont contestés par les Gilets jaunes qui ont eux-mêmes dénombré 127.212 participants ce samedi.

https://fr.sputniknews.com/france/201903241040477279-acte-19-projectiles-utilises-metz-police-gilets-jaunes/


 


 

COMMUNIQUÉS DE SECTIONS DU PCF CONTRE TOUTE FORME D’INGÉRENCE IMPÉRIALISTE AU VENEZUELA.

COMMUNIQUÉS DE SECTIONS DU PCF CONTRE TOUTE FORME D’INGÉRENCE IMPÉRIALISTE AU VENEZUELA.

 Solidarité Internationale PCF Amérique Latine 1

17 MARS 2019

Communiqués de sections du PCF contre toute forme d’ingérence impérialiste au Venezuela.

Nous reprenons ci-dessous les communiqués de la section du PCF de Mantes-la-Jolie (20 mars) et de Paris 15ème (12 mars) condamnant la tentative de coup d’Etat contre le gouvernement et le président vénézuéliens et contre toutes les formes d’ingérence impérialiste (US/UE etc.)

Venezuela. US, GO HOME ! (communiqué du PCF Mantes-la-Jolie)

20 Mars 2019 , Rédigé par pcfmanteslajolie Publié dans #Venezuela#L'opinion des communistes

Les USA ont franchi une nouvelle étape. En utilisant la véritable « marionnette » qu’est Juan Gaido ( qui s’est « autoproclamé Président » contre Nicolas Maduro, légalement élu), ils tentent aujourd’hui de justifier une intervention armée contre le Venezuela.

Comptes bancaires d’état bloqués illégalement aux USA, fausse intervention humanitaire, sabotage organisé de l’économie vénézuélienne, appels du « président autoproclamé » à l’intervention des puissances étrangères contre son propre peuple …tout est bon pour les USA pour rejouer, aujourd’hui, le coup d’état du 11 septembre 1973 qui imposa le dictateur Pinochet au Chili.

Pour Donald Trump et les réactionnaires américains, non seulement le Venezuela est un pays d’Amérique latine considéré comme leur « arrière-cour » mais c’est aussi le pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole du monde.

Il est urgent d’empêcher l’intervention américaine qui se prépare avec l’accord servile d’Emmanuel Macron.

Les communistes soutiennent et appellent à développer la mobilisation populaire afin que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes soit imposé - même aux USA !

 

La section du PCF Paris 15ème exprime sa condamnation de la tentative de coup d’Etat au Venezuela et sa disponibilité à des initiatives de solidarité en France avec la démocratie vénézuélienne.

Adressée spécialement à l’ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela en France, 11 rue Copernic, 75116 Paris et au Parti communiste vénézuélien, internacional.pcvenezuela@gmail.com

Les communistes de la section de Paris 15ème du PCF expriment publiquement leur condamnation, sans réserves, de la nouvelle agression impérialiste, lancée contre la République Bolivarienne du Venezuela le 23 janvier 2019, pilotée par les Etats-Unis en partenariat avec les puissances de l’Union Européenne et certains régimes latino-américains.

Il s’agit – et cela suffit à justifier notre engagement – d’une position de principe contre toute ingérence étrangère contre la souveraineté d’un peuple. La présidence et le gouvernement de Maduro sont légitimes et légales. La démocratie électorale vénézuélienne, depuis la première élection de Chavez, n’est pas contestée. Le déroulement et le résultat de la dernière élection présidentielle ont été validés par les observateurs et la communauté internationaux.

Notre position est également politique. La tentative de coup d’Etat, avec le soutien impérialiste au félon « président autoproclamé », Guaido, représente une attaque frontale contre les conquêtes sociales et démocratiques des travailleurs et du peuple vénézuéliens, mais aussi du reste de l’Amérique latine et du monde. Pour les forces capitalistes, l’expérience vénézuélienne, initiée par Chavez depuis 1999, est un défi, un symbole et un exemple de résistance à leur domination, illustrant, de manière insupportable, la possibilité populaire et nationale de les faire reculer.

En visant l’élimination du régime bolivarien, c’est le renforcement de l’exploitation des travailleurs et des peuples d’Amérique Latine qui est recherché, l’écrasement de toute opposition. L’impérialisme veut faire une leçon, qui risque d’être sordide, aux insoumis. Nous nous souvenons, entre autres, du Chili en 1973. L’offensive impérialiste vise aussi directement Cuba et toute l’alternative inestimable que l’île continue de porter pour le droit des peuples.

Le Venezuela est également devenu un point de tension entre les impérialismes occidentaux et les puissances chinoise et russe, dont les prêts au pays sont gagés sur l’industrie pétrolière vénézuélienne, fournisseur et client attitrés des Etats-Unis, encore aujourd’hui.  

Ingérence, attaque contre les droits sociaux : tous les peuples sont concernés, le peuple français également.

Nous condamnons formellement la prise de position inacceptable du gouvernement français et de Macron, qui a emboité le pas à Trump et soutient le félon Guaido dans son entreprise de déstabilisation du Venezuela. Nous rappelons que Macron a été bien moins bien élu que Maduro. Quand il s’agit des dictatures les plus rétrogrades de la planète, comme l’Arabie Saoudite, il ne s’épargne aucune flatterie aux « roi et prince » pour vendre les armes qui massacrent les enfants yéménites. Quand des ministres du gouvernement populiste-nationaliste italien viennent apporter leur soutien aux « Gilets jaunes », l’ambassadeur de France à Rome est aussitôt rappelé. A Caracas, son homologue est envoyé accueillir le félon Guaido à son retour à l’aéroport, au mépris de tous les principes diplomatiques. Cette position de Macron est une injure au peuple français.

En France, comme dans les autres pays occidentaux, des éléments identifiés comme de « gauche », voire à la «gauche de la gauche » rechignent à condamner la tentative de coup d’Etat au Venezuela quand ils ne la soutiennent pas (ex : Bernie Sanders aux Etats-Unis). Ils arguent de leur désaccord avec la politique de Maduro et de la situation économique difficile, même critique, que traverse le peuple vénézuélien (à cause notamment des bas cours du pétrole). Par faiblesse idéologique, ou par  intérêt électoraliste, ils se rangent derrière l’idéologie dominante et son « politiquement correct ». Pour nous, la critique de la politique de Maduro ne saurait justifier ces différentes positions qui lâchent sur les principes.

En ce qui nous concerne, indépendamment de notre condamnation du coup de force US-UE-Guaido, nous portons toute notre attention aux évolutions de l’expérience émancipatrice, qui se dit « socialiste », au Venezuela depuis Chavez.

Grâce à nos amis vénézuéliens en France, nous en avons eu des témoignages passionnants dans les années 2005/2008.

Nous suivons particulièrement les analyses précieuses de nos camarades du Parti communiste vénézuélien, à qui nous confirmons toute notre solidarité au moment où ils sont en première ligne, jusqu’à mettre en péril leur liberté et leur vie, face aux ultras-réactionnaires et aux fascistes.  

La « révolution » bolivarienne a représenté une avancée considérable pour les travailleurs et les pauvres au Venezuela. Mais elle n’a pas réussi à déposséder les capitalistes de l’essentiel du contrôle des moyens de production, ni à libérer réellement le pays de l’emprise des Etats-Unis via le pétrole. La mobilisation populaire a été très imparfaitement organisée dans des organisations révolutionnaires « socialistes ». Puissamment aidée par l’impérialisme, la bourgeoisie vénézuélienne a développé ses positions dans les institutions, même « bolivariennes », également cultivé le sabotage et la corruption.

Mais comment imaginer que liquider d’un seul trait, en éliminant l’héritier Maduro, les acquis de l’expérience bolivarienne de Chavez pourrait améliorer cette situation, si insatisfaisante soit-elle ? Avec nos camarades communistes vénézuéliens, dans une lutte des classes, crument violente au Venezuela, nous considérons que la défense des acquis socialistes et la mobilisation anti-impérialiste des travailleurs et des couches les plus pauvres sont les conditions de la relance du projet émancipateur lancé par Chavez et de son rayonnement en Amérique Latine et au-delà. Pour nous communistes, il n’y a pas à faire la fine bouche pour complaire à l’idéologie dominante en France.

Les attaques contre le Venezuela se complètent, politiques, diplomatiques, militaires. Les Etats-Unis de Trump, après Obama, mobilisent avec leurs vassaux dans la région. Mais ils savent que la pression militaire risque de réveiller l’engagement anti-impérialiste viscéral des masses latino-américaines.

Il n’y a pas un « mauvais gendarme du monde », Trump avec ses armes, et un « bon gendarme du monde », l’UE avec sa duplicité diplomatique. Ils sont parfaitement complices. Des idées, aussi modérées en apparence que dangereuses sur le fond, sont propagées en France, même à « gauche ». Il faudrait ouvrir des « médiations », des négociations entre les parties : cela signifierait ériger les complotistes et les félons au rang de dirigeants politiques représentatifs. Il faudrait que l’ONU organise des négociations de paix : cela signifie que l’on accepte une ingérence extérieure dans les affaires intérieures du Venezuela. La seule intervention concevable de l’ONU devrait être la condamnation des entreprises interventionnistes des Etats-Unis, de l’Allemagne et de la France, notamment, contre l’Etat vénézuélien.

A notre niveau, communistes de la section du PCF Paris 15ème, nous nous engageons à diffuser cette analyse et notre position dans notre parti et dans la vie politique et sociale. Nous les rendons publiques. Nous affirmons notre disponibilité à participer à des initiatives de condamnation de la tentative de déstabilisation du Venezuela.

Paris 15, le 12 mars 2019 

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2019/03/communiques-de-sections-du-pcf-contre-toute-forme-d-ingerence-imperialiste-au-venezuela.html


 

"EXCUSEZ-NOUS, ON IGNORAIT QU'IL ETAIT INVISIBLE" : LE F-117 ABATTU PAR LES SERBES EN 1999

Un F-117

«Excusez-nous, on ignorait qu’il était invisible»: le F-117 abattu par les Serbes en 1999

© AP Photo / Al Behrman

INTERNATIONAL

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Un à zéro: un missile soviétique des années 1960, le courage, l’optimisme et un élan patriotique, contre un invincible bombardier américain furtif, truffé de technologies modernes et destiné par l’Otan à «porter la liberté» au peuple de Yougoslavie. Sputnik raconte l’histoire d’un «miracle» survenu aux premiers jours des bombardements de la Serbie.

Le chasseur F-117, un «Faucon de nuit», appareil invisible, fleuron de l'Armée de l'air des États-Unis et bijou de technologie, a été abattu trois jours à peine après le début des bombardements de la Yougoslavie, le 27 mars 1999, près du village serbe de Budjanovci, dans le district de Syrmie. Il a été l'unique perte confirmée d'un avion conçu selon la technologie stealth de la flotte de l'Otan.

Pendant l'agression de l'Otan contre la Yougoslavie, le colonel de la DCA de l'armée yougoslave, Zoltan Dani, commandait le 3e groupe de batteries de la 250e brigade de missiles. Les hommes placés sous ses ordres ont abattu le merveilleux bombardier américain et sont ainsi devenus les héros de la Serbie.

 

Opération armée de l'Otan contre la Yougoslavie: histoire du conflit

© SPUTNIK .

Opération armée de l’Otan contre la Yougoslavie: histoire du conflit

Le colonel à la retraite a raconté à Sputnik qu'en 1999, des radars métriques à système de diapason étaient utilisés pour détecter et surveiller des cibles aériennes.

 

«Les radars métriques à diapason détectent plus facilement les avions à la technologie stealth. Aussi, avons-nous réussi à le détecter [le F-117, ndlr] à temps et à lui permettre d'entrer le plus possible dans notre zone de frappe. Et c'est seulement quand l'avion ne se trouvait qu'à 15 mètres, que j'ai ordonné à l'officier Senad Muminovic de viser la cible et de tirer le missile», se souvient Zoltan Dani.

La vidéo contient des séquences fournies par le Centre de cinéma militaire Zastava film

 

Le F-117 s'est forgé sa réputation en 1991 lors de ses raids en Irak, au cours de la guerre du Golfe. Il est alors devenu le symbole de la puissance militaire, grâce justement à ces technologies modernes qui lui permettaient de rester «invisible» pour tous les radars. Il s'est toutefois avéré que «ce n'était pas écrit» pour les radars serbes.

Selon le colonel, l'armée yougoslave était dotée de matériels soviétiques, notamment de missiles anti-aériens S-125M «Neva», livrés en Yougoslavie au début des années 1980 et fabriqués dans les années 1960.

«Il était très important que nous réussissions à garder ce matériel en bon état et à le préparer à l'utilisation au combat. Cela nous a permis d'obtenir des résultats incroyables: d'abattre le F-117», a souligné M.Dani.

Peu nombreux sont ceux qui savent qu'en cette nuit mémorable, les combattants du 3e groupe de batteries de la 250e brigade de missiles de la défense anti-aérienne de l'armée yougoslave ignoraient même l'importance de la cible qu'ils avaient abattue. Selon le colonel à la retraite, le plus important était alors d'éteindre au plus vite les appareils pour que l'ennemi ne les détecte pas.

«Bien sûr qu'on s'est félicités de cette réussite, mais rien de plus. Quoi qu'il en soit, on était très bien comme après un but marqué dans un match très important. C'est seulement le lendemain matin qu'un officier du commandement suprême qui est venu nous féliciter a demandé si nous savions ce que nous avions abattu. J'ai dit: "Je n'en ai aucune idée. Une cible quelconque". Et alors, il nous a dit que c'était bien un F-117», a confié l'ancien militaire.

 

Un crime dont le souvenir reste vivace: l’opération de l’Otan contre la Yougoslavie

© AP PHOTO / U.S. AIR FORCE, MSGT. KEITH REED

Un crime dont le souvenir reste vivace: l’opération de l’Otan contre la Yougoslavie

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Ce succès a communiqué aux Serbes un puissant optimisme et leur a conféré des forces pour résister à l'agression. À l'époque, une photo de villageois de Budjanovci dansant sur les ailes de l'avion abattu avec l'inscription «Excusez-nous, on ignorait qu'il était invisible» a fait le tour des médias. Selon M.Dani, un tel élan n'était inspiré par rien de matériel, mais par une tout autre chose que peu de personnes dans les pays de l'Otan peuvent sans doute comprendre.

 

«Le principal est qu'il y ait des relations de confiance entre les structures dirigeantes et ceux qui remplissent la mission. Le moral et la motivation patriotique étaient alors au plus haut niveau, et les gens ordinaires sur le terrain coopéraient volontiers avec nous, en nous aidant comme ils le pouvaient. Je me souviens de notre déploiement sur un terrain très accidenté près de la localité d'Ogar. On n'a pas réussi à nous faire parvenir notre ration, mais les habitants locaux nous ont apporté des paniers pleins de provisions. C'était vraiment bon!», a poursuivi l'ancien militaire.

Et d'ajouter que, même après 78 jours de bombardements, personne ne songeait même à se rendre.

«Ils [l'Otan, ndlr] auraient pensé "en venir à bout" en une semaine. Après le 50e jour, la campagne antiyougoslave s'est mise à s'essouffler et à perdre de son actualité. Il s'est avéré que tout n'était pas comme ils se l'étaient imaginés. À la fin de l'opération, il ne restait que des pilotes américains et britanniques. Je pense que si cette intervention s'était prolongée, l'Otan aurait eu de sérieux problèmes, que cela aurait pu être même le début de l'éclatement de l'Alliance. Quelqu'un aurait pu se demander: à quoi bon tout cela si notre alliance ne sert pas du tout son but?», a relevé M.Dani.

 

Kosovo

© SPUTNIK . ILYA PITALEV

La diplomatie russe qualifie les bombardements en Serbie de «tache de honte» pour l’Otan

Il a rappelé que, du 27 mars au 1er mai 1999, l'Otan avait exploré le territoire de l'ouest de la Syrmie où se situe justement le village de Budjanovci. Les forces de l'Otan ne parvenaient pas à comprendre ce qui aurait pu abattre un tel avion.

 

«Ils étaient persuadés que c'était bel et bien impossible. Tous les pilotes des avions de combat ont des capteurs GPS sur eux pour qu'on puisse les retrouver si leur avion est abattu. Pourtant, le pilote de ce même F-117 n'en avait pas, on ne sait pas pourquoi», a indiqué le colonel à la retraite.

C'est l'Américain Dale Zelko qui avait piloté le «Faucon de nuit» abattu. Pour le retrouver, l'opération de secours et de sauvetage la plus large depuis la guerre du Vietnam a été lancée. Douze ans plus tard, le réalisateur Zeljko Mirkovic a fait deux documentaires sur le destin de Zoltan Dani et de Dale Zelko, The 21st Second en 2009 et The Second Meeting en 2013. On a beaucoup écrit à propos du second documentaire, comme d'un «film optimiste sur l'amitié et la réconciliation».

 

Les bombardements en ex-Yougoslavie

© AP PHOTO/ DIMITRI MESSINIS

Yougoslavie: l’Otan devra répondre de ses bombardements, selon un député russe

Zoltan Dani a précisé avoir accepté cette rencontre inhabituelle avec l'ennemi d'autrefois grâce au livre du patriarche Pavle sur le pardon (il semble que M.Dani entende par cela les sermons et la biographie du patriarche Pavle de Serbie, édités dans le livre intitulé Budimo ljudi, après sa mort en 2009).

 

«Zelko m'a raconté que six mois avant le début des bombardements, on les avait réunis sur la base dans le Nouveau-Mexique où, à part des entraînements au combat, on les avait "conditionnés" psychologiquement. On leur faisait visionner des films qui présentaient la situation en Yougoslavie sous le pire jour possible. Et ils pensaient effectivement qu'ils venaient nous apporter la liberté. Après, quand Zelko est arrivé en Serbie pour le tournage, il a dit: "J'ai bien l'impression qu'on nous a trompés"», a raconté le Serbe.

Ni Zelko, ni Dani ne sont plus militaires. L'ex-colonel de la DCA de l'armée yougoslave garde chez lui un fragment de l'avion abattu. Et bien qu'on lui ait proposé beaucoup d'argent pour ces «reliques», il dit n'avoir jamais eu l'idée de les vendre.

Par Natasa Milosavljevic

https://fr.sputniknews.com/international/201903241040475266-avion-usa-serbes-bombardements-yougoslavie-otan-pilote-documentaires/


 

LES USA PROJETTENT UNE GUERRE CIVILE AU LIBAN

La mission de Pompeo : briser l’unité nationale libanaise

Sun Mar 24, 2019 5:48PM

Rassemblement des Libanais à Baalbek pour fêter la victoire du Hezbollah sur les terroristes takfiristes, le 31 août 2017. ©IRNA

Rassemblement des Libanais à Baalbek pour fêter la victoire du Hezbollah sur les terroristes takfiristes, le 31 août 2017. ©IRNA

Selon le journal Rai al-Youm, la visite du secrétaire d’État américain au Liban est un projet de « guerre civile » visant à faire voler en éclats l’unité nationale libanaise et à plonger le pays dans des conflits internes.

Au cours de leurs rencontres avec Mike Pompeo, les autorités et les personnalités politiques du Liban ont toutes souligné que le Hezbollah est un parti libanais représenté au Parlement et au sein du gouvernement et que toutes les institutions libanaises rejettent la décision de la Maison-Blanche de classer ce mouvement en tant qu’organisation terroriste.

« C’est un message clair que le président de la République Michel Aoun, le président du Parlement Nabih Berry et le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil ont tous transmis au secrétaire d’État américain au cours de leurs entretiens séparés avec lui », peut-on lire dans l’article de Rai al-Youm.  

D’après l’éditorialiste de Rai al-Youm, la mission de Mike Pompeo à Beyrouth consiste à semer la division et les conflits internes au Liban pour encourager certains partis libanais, soutenus par les États-Unis et ses alliés dans les pays arabes du sud du golfe Persique, à s’opposer au Hezbollah, ce qui entraînerait la déstabilisation du Liban et mettrait en péril la sécurité nationale du pays, en détruisant son unité nationale et en empêchant le retour des réfugiés syriens dans leur patrie.

Selon l’auteur, la politique provocatrice des États-Unis, qui privilégie totalement l’occupation israélienne des territoires arabes, rend nécessaire l’existence du bras militaire du Hezbollah et prouve la légitimité du caractère inévitable des activités du Hezbollah en tant que mouvement de la Résistance. À ce propos, le président du Parlement libanais Nabih Berry a transmis un message tout à fait clair au secrétaire d’État américain, Mike Pompeo.

Le gouvernement israélien prétend que le bloc 4 de la Méditerranée, riche en pétrole et en gaz, qui se situe au large des côtes libanaises, lui appartient. Tel-Aviv et refuse d’autoriser les compagnies d’exploration offshore sous contrat avec le gouvernement libanais à lancer leurs activités tout à fait légitimes dans cette zone maritime. Dans le même temps, le régime israélien continue d’occuper les fermes de Shebaa dans le Sud libanais.

 

Israël revendique la propriété du bloc 4 au large des côtes libanaises riches en pétrole et gaz naturel. 

Selon Rai al-Youm, il s’agit d’une « provocation » qui pousse les Libanais à soutenir leur armée et leurs mouvements de Résistance, surtout le Hezbollah, pour protéger les intérêts nationaux et les ressources des Libanais, mais aussi pour libérer le reste de leurs terres qui se trouvent encore sous occupation.

Nasrallah a reconnu dans son dernier discours que les sanctions anti-Hezbollah des États-Unis ont eu des effets négatifs sur le mouvement, mais ce que le secrétaire d’État américain ne comprend pas c’est que « le Hezbollah est un parti de résistance qui parviendra à surmonter ces sanctions et leurs effets négatifs, tout comme l’Iran, qui a résisté pendant plus de trente ans à toutes les sanctions américaines ».

Rai al-Youm rappelle que les Libanais ont connu l’expérience de la guerre civile pendant plus de 15 ans dans les années 1970-1980, en raison des interventions d’Israël et des États-Unis. « Cette expérience permettra aux Libanais de faire échouer la mission de Pompeo et de préserver leur unité nationale, en consolidant leurs liens avec l’armée et la Résistance islamique », estime l’auteur, qui souligne que la présence de la Résistance est indispensable en tant que moyen de dissuasion stratégique face aux menaces israéliennes.

Pompeo a-t-il réussi sa mission à Beyrouth?

Pompeo a-t-il réussi sa mission à Beyrouth ?

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a déclaré, lors d’un point de presse à l’issue de sa rencontre avec Mike Pompeo, que « nous avons parlé du Hezbollah et nous sommes engagés à l’unité nationale ».

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/24/591810/Washington-veut-dtruire-lunit-nationale-du-Liban


 

UN PUTSCH MILITAIRE N'EST PLUS IMPOSSIBLE EN FRANCE

Le mécontentement s'amplifie au sein de l'armée française après l'acte 19

Sun Mar 24, 2019 11:34AM

Un soldat de la force Sentinelle à Paris, le 20 mai 2017. ©Reuters

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Un soldat de la force Sentinelle à Paris, le 20 mai 2017. ©Reuters

Le responsable de la force Sentinelle en Ile-de-France, le général Bruno Le Ray expliquait quelques heures avant le début de l'acte 19  que les soldats mobilisés pour l'Acte 19 des Gilets jaunes pourront faire feu «si leur vie ou celle des personnes qu'ils défendent est menacée» : Mais qui sont les personnes que les militaires français sont censés défendre? Vu le déploiement impressionnant des forces de Sentienelle autour de l'Elysée, ce serait le régime au pouvoir. Des dizaines de soldats avaient été déployés dans "certaines zones dites sensibles", notamment aux abords de l'Élysée comme si le président, croyant les résultats d'un récent sondage qui donnait à 39% le pourcentage des français adeptes d'une nouvelle révolution, craignait effectivement que les révolutionnaires s'infiltrent dans son sérail. Mais l'armée français ira-t-elle se retourner contre les Français si les choses se dégradent?   

PressTV-Acte 18 : et s’il y a des morts ?

PressTV-Acte 18 : et s’il y a des morts ?

Un puissant dispositif appuyé par les militaires de Sentinelle est déployé pour réprimer la manifestation des Gilets jaunes.

Le déploiement d'un arsenal de guerre ahurissant composé de drones, d'armes à ADN, de LBD, de blindés, ... n'a pas intimidé le peuple de France, qui "même menacé d'être pris pour cible de balles réelles", a choisi de défier pour le 19ème samedi consécutif le "régime macronien".   

 Mobilisés en renfort pour assurer "la sécurité" , des soldats de la force antiterroriste Sentinelle, soit des militaires, ont été toutefois bien nombreux à ne pas comprendre le sens de cette décision. « Il risque d'y avoir des morts », prévient l'un d'eux, cité par AFP.  "Nous sommes militaires, habitués aux terrains de guerre ou à la menace terroriste, pas à faire face aux Français", affirme-t-il.  "On n'a rien à faire dans ces histoires des Gilets jaunes », dénonce un autre militaire, engagé dans la force Sentinelle durant plus d'un an, et interrogé par France Info. « Les mecs de Sentinelle, ce sont tous des militaires. On ne sait pas faire du maintien de l'ordre », insiste-t-il, sous couvert d'anonymat.S'il est vrai que certains militaires cachaient leur indignation sous les dehors d'un manque d'équipements adéquats "conçu pour le maintien de l'ordre lors d'une manifestation" d'autres étaient plus directs se voyant dans l'incapacité de tirer sur le peuple :  « On n'a pas le matériel nécessaire, parce qu'on n'a que des matraques télescopiques et des petites gazeuses à main, comme les filles ont dans leur sac. Après, c'est directement le fusil d'assaut », dit le soldat interrogé par France Info. D'autres témoignages sont encore plus accablant pour un pouvoir qui cherche depuis novembre 2017 à placer le peuple et l'armée dans des camps opposés :  « C'est absurde, c'est du n'importe quoi. On n'est pas préparé à ça. Nous, en termes techniques, on lutte contre un ennemi. Et l'ennemi ne peut pas être la population, ce n'est pas possible. C'est la situation dans laquelle on essaie de mettre les militaires aujourd'hui », critique un autre militaire. Des gradés français partagent eux aussi le même point de vue. 

France: l'armée contre les Français?

France: l'armée contre les Français?

Pour 39% des Français, il faudrait une révolution pour changer la situation du pays.

Pour le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre, professeur associé à Sciences Po et enseignant en stratégie à HEC, toujours cité par France info,  la situation est « ambiguë » et « dangereuse ». « On est dans une ambiguïté, dans un mélange des genres, qui est politiquement très dangereux. La dernière fois où les militaires ont été utilisés pour faire du maintien de l'ordre c'était en Algérie, il y a plus de 50 ans. Comme vous le savez le sang a coulé, énormément coulé. Vous devez savoir que quand les militaires conduisent leurs opérations Sentinelle ils le font avec cette possibilité de tuer et ils ont tué quand il fallait le faire. »

Alors l'armée française se mettra-t-elle à tuer pour sauver un régime qui n'agit que contre l'intérêts des Français? Les analystes sont partagés. L'acte 19 a marqué une étape supérieur : le régime macronien a perdu le soutien de l'armée.  

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/24/591784/France-Sentinelle-Paris-manifestations-Gilets-jaunes-morts--fusil-assaut-Macron


 

MADURO ACCUSE LES USA DE FINANCER UN COMPLOT CONTRE LUI ET DE FORMER DES BRIGADES DE LA MORT POUR DES ASSASSINATS CIBLES ET DES SABOTAGES AU VENEZUELA

Maduro accuse les États-Unis de financer un complot contre lui

Sun Mar 24, 2019 10:13AM

L’armée vénézuélienne à Fort Tiuna, Caracas, Venezuela, 25 août 2017/voaafrique

L’armée vénézuélienne à Fort Tiuna, Caracas, Venezuela, 25 août 2017/voaafrique

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé, samedi 23 mars, les États-Unis pour avoir utilisé "des fonds gelés" du Venezuela pour "financer des mercenaires" afin de déstabiliser le pays et de l'assassiner dans le cadre d’un complot dirigé par le chef de l'opposition, Juan Guaido. Pour le reste, les analystes dénoncent un mécanisme destiné à contrer la force populaire vénézuélienne, ce corps qui contient pas moins de 2 millions de membres et qui tiendra la tête à toute agression militaire étrangère. Après avoir renoncé à une action militaire via le Brésil et la Colombie et échoué à faire aboutir un cyber-coup d'État, les États-Unis travaillent donc à la formation des brigades de mort et à leur intrusion au Venezuela. 

« Nous avons déjoué un plan, organisé personnellement par la marionnette diabolique, pour me tuer », a déclaré Maduro à des milliers de ses partisans à Caracas, évoquant Guaido qui s’est proclamé le président du Venezuela.

Nicolas Maduro a affirmé que la Colombie, voisine du Venezuela alignée sur les États-Unis, était également impliquée et qu'un chef paramilitaire colombien non identifié avait été capturé dans le pays.

Le gouvernement de Maduro a donné des détails du complot à la télévision publique. Le ministre vénézuélien de l'Information Jorge Rodriguez a déclaré que des malfaiteurs originaires du Salvador, du Guatemala et du Honduras avaient été recrutés avec de grosses sommes d'argent et envoyés en Colombie pour les missions d’assassinats ciblés et de sabotage au Venezuela.

Rodriguez a accusé le chef de cabinet de Guaido, Roberto Marrero, d'avoir reçu de l'argent des États-Unis et d'être l'un des principaux organisateurs de l'opération. Marrero, un avocat âgé de 49 ans a été arrêté jeudi 21 mars à son domicile de Caracas.

Quelques heures plus tard, le gouvernement de Maduro a publié les images des armes qu’il avait découvertes chez Marrero et a déclaré que celui-ci faisait partie d'une cellule terroriste.

Rodriguez a fait allusion à des conversations sur WhatsApp entre Marrero et Guaido dans lesquelles ils ont discuté de l'utilisation de fonds vénézuéliens bloqués par des sanctions américaines pour financer des groupes armés avec le soutien du président colombien Ivan Duque.

Venezuela: une cellule terroriste démantelée

Venezuela: une cellule terroriste démantelée

Les autorités vénézuéliennes arrêtent les membres d’une « cellule terroriste » liée aux États-Unis.

Selon le gouvernement de Maduro, les États-Unis ont saisi 30 milliards de dollars d'actifs vénézuéliens, y compris de l'argent sur des comptes bancaires. Rodriguez a affirmé que des fonds sur des comptes à Bank of America et à Banesco Panama étaient utilisés dans le complot.

Les États-Unis ont renforcé les sanctions successives imposées au Venezuela, suspendant les visas de 300 Vénézuéliens réputés proches de l’État et rendant difficile pour la société pétrolière publique PDVSA de gérer ou d'obtenir des crédits sur les marchés. Le 28 avril, les sanctions passeront à un niveau supérieur avec un embargo sur les exportations de brut. Le président américain répète que « toutes les options » - y compris implicitement une action militaire - sont sur la table face au Venezuela.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/24/591778/Venezuela-Guaido-Maduro--Marrero-complot-Etats-Unis-assassinat-mercenaires-guerre-Trump-sanctions


 

JEAN-YVES JEZEQUEL : LA RADICALISATION DES ELITES DOMINANTES EN FRANCE

La radicalisation des élites dominantes en France

Par Jean-Yves Jézéquel

Mondialisation.ca, 23 mars 2019

Région : 

Thème: 

Analyses: 

Dans notre article du 12 mars dernier, nous nous posions la question de savoir comment nous pouvions comprendre et expliquer cet aveuglement des classes privilégiées et donc aussi leur surdité à entendre la souffrance des autres, des laissés pour compte, des abandonnés sur le bord de la route, des exploités, des maltraités par le fascisme ultra libéral, des méprisés, des humiliés du système, de ces 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France?

En réalité, ces Gilets-jaunes, représentant une grande partie de la population française, s’étaient réveillés brutalement un beau matin d’octobre 2018, alors que le Pouvoir en place tentait d’étrangler cette majorité par sa nouvelle injustice fiscale ayant dépassé les bornes du supportable! Cette population française majoritaire frappée par l’abus et les injustices, n’avaient plus d’autre choix que celui de sortir du bois, à la surprise de tous ceux qui n’étaient plus habitués à voir la révolte en marche. Les Gilets-jaunes ont alors envahi les rues des Villes Lumières, les grandes Avenues du luxe et de la vie nonchalante des Bobos BCBG qui se nourrissaient grassement depuis 40 ans du mensonge permanent déversé sur les Galériens de la société considérés par cette « élite », comme des mal pensants. 

Eux, les profiteurs d’en haut, étaient depuis un certain temps sans soucis majeurs, tranquilles et bien installés dans leur nonchalance protégée par les hauts murs d’une sorte de ghetto du privilège au cœur duquel régnaient en maître le politiquement correct et l’autosatisfaction d’un esprit décadent se permettant d’aller faire des guerres illégales en Syrie et ailleurs, pour la justification d’un néocolonialisme du pillage des « dominés », se félicitant d’être les leaders de la « conscience morale » dans l’Univers…

Surpris dans leur état second de la jouissance sans partage, les privilégiés insouciants ont été durement secoués par ce réveil soudain d’une masse de gens qu’ils s’étaient habitués à mépriser, dont ils s’amusaient en se tapant sur le ventre et en sortant leurs blagues cyniques. Désormais, cette population majoritaire des « pauvres » devenue étrangère, inconnue,  constituée des silencieux de la vie, des oubliés de la cour moderne des miracles, des rebus de la société ultra libérale, allait devenir dangereusement dérangeante, parce qu’elle avait décidé de sortir de son silence pour se rendre hautement audible et visible, vêtue de gilets-jaunes fluo, en venant chaque samedi défiler pacifiquement sur les belles avenues de la richesse ruisselante en circuit fermé! Le réveil brutal des privilégiés interpellés par les représentants de ces millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté,  allait déranger profondément les nonchalants auxquels les défavorisés imposaient leur présence indésirable, car elle allait vite devenir une accusation implicite silencieuse, une revendication pour plus de justice qui allait de ce fait dénoncer l’injustice  des différences abyssales dévoilées par un débat qui s’invitait au cœur de l’inconscience et de l’insouciante des privilégiés du système. 

Surpris par les revendications qu’ils jugeaient incongrues, se demandant d’où sortaient ces « foules haineuses des gens qui ne sont rien » venant les invectiver avec autant de détermination, sidérés par l’inattendu d’une telle révolte imprévue, les profiteurs d’en haut restaient les yeux hagards, pétrifiés par l’inopiné du mouvement, sans tête identifiable pour être neutralisée, qui venait les provoquer directement chez eux, à leur porte, jusque dans les cours des ministères.

Après un temps de déstabilisation, de choc et de désagrément, les privilégiés allaient se ressaisir et commencer à invectiver à leur tour tout « divergent » qui oserait prendre la parole pour faire entendre les revendications de millions de personnes oubliées dans ce monde ignoré de la survie provoquée par l’exclusion sociale. 

La junte journalistique collabo allait, d’une seule voix et d’un seul geste, tendre son doigt accusateur et jouer son rôle de chien de garde du système en aboyant contre ces « populistes », ces «antisémites» ou ces « complotistes », autant de Gilets-bruns et de Gilets-rouge, tous « ultras », cachés sous des gilets-jaunes, qui osaient désigner en l’accusant, la violence du système qui les martyrisait et qu’ils avaient le culot de venir dénoncer jusqu’à leur porte!

Le malentendu était immédiat. Les riches au pouvoir et tous leurs amis Bobos privilégiés du système, ne pouvaient plus comprendre les pauvres et la légitimité de leur cri de colère. Ce langage de revendication était devenu inaudible pour eux, incompréhensible, incongru, étrange même.

Certains d’entre eux, notamment ancien ministre et philosophe de salon, se demandaient même pourquoi la police ne « faisait pas usage de ses armes », en d’autres termes, pourquoi elle ne « leur tirait pas dessus immédiatement, sans la moindre hésitation » : une doctrine de la « dissuasion » était remise au goût du jour et adaptée aux fins de mater le peuple d’une France périférique en colère? Ce monde-là se demandait, dans le fond, pourquoi on ne chassait pas énergiquement ces pestiférés dans les charniers de l’extermination? Qui étaient donc ces intrus qui venaient déranger la béate nonchalance des bourgeois favorisés par l’ordo-libéralisme établi et triomphant? Pourquoi tous ces gens mécontents venaient crier à leur porte et les déranger dans leur tranquillité?

Le réveil des millions de Français souffrant des causes du massacre ultra libéral, révélait le gouffre abyssal qui avait été creusé entre deux groupes au sein de la société devenue schizophrène. Il y avait d’un côté le monde « d’Alice au pays des merveilles », et de l’autre celui des misérables, celui des « Cosette » et des « Gavroche», exploités par les « Thénardier » d’une société redevenue à plusieurs titres esclavagiste!

C’est à ce moment là que l’on pouvait comprendre pourquoi le Pouvoir des privilégiés en place ne pouvait pas comprendre la révolte des Gilets-jaunes; pourquoi il ne pouvait pas avoir de compassion pour eux; pourquoi il restait insensible à leurs cris; pourquoi il ne lui venait pas à l’idée d’essayer de les comprendre, de les entendre et d’agir pour apaiser la douleur de leur désespoir provoqué par la maltraitance des injustices! C’est à ce moment là que l’on pouvait découvrir pourquoi le Pouvoir ne voyait pas ce qu’il devrait changer; pourquoi aurait-il du s’intéresser à ce qui concernait la vie de « ceux qui ne sont rien »? La réponse serait celle de la répression. Chaque semaine passant, la répression deviendrait toujours plus violente, allant dans une escalade du massacre qui déclenchait la protestation des organismes internationaux contre ce Pouvoir macronien se montrant violent, insensible, dictatorial, honteux, donnant une image pitoyable de la France… Ce ne sont pas les Gilets-jaunes qui donnaient une image délabrée de la France, ce sont les hommes politiques résolument ultra libéraux, macroniens, sourds à la justice sociale et à la justice fiscale, qui donnaient une image délabrée de la France. D’ailleurs, une multitude de pays à travers le monde se sont émus de l’exemple courageux des Français qui osaient manifester ainsi leur colère en bravant la répression policière et qui les prennent aujourd’hui en exemple pour faire de même chez eux, car le fascisme ultra libéral fait les mêmes dégâts partout dans le monde occidental livré au capitalisme sauvage du monde parasitaire de la dictature financière auquel les Etats démissionnaires ont laissé le pouvoir!

Cette surdité et cet entêtement de Macron à ne voir dans les Gilets-jaunes qu’une minorité de « terroristes » dérangeant la grande majorité des Français, (alors que les derniers sondages indiquent toujours que 86% des Français attendent la réforme fondamentale de la politique actuelle et un changement de cap avec l’UE), allaient provoquer plus de colère encore et une montée symétrique en puissance de la révolte qui peu à peu s’acheminerait vers la violence traduisant le rejet de l’inacceptable. 

Encore une fois, malgré les rappels à l’ordre de l’UE, de l’ONU et d’autres Instances Internationales, Macron allait renforcer la répression en mobilisant l’armée pour libérer davantage les moyens policiers du dressage, avec le risque d’un embrasement de la situation devenue explosive si les militaires étaient placés en situation de devoir ouvrir le feu sur les citoyens qualifiés par la macronie « d’émeutiers ». Ceci n’allait pas empêcher non plus l’amateur Castaner de continuer ouvertement à se moquer du monde en prétendant que « les Gilets-jaunes étaient de moins en moins nombreux » ; que « le mouvement s’était tellement essoufflé » qu’il ne représentait plus que 8500 personnes sur toute la France, le samedi 23 mars, mais alors que le mouvement de révolte était devenu quasi invisible, il fallait justement à ce moment là mobiliser l’armée pour venir au secours de la police débordée!? 

On le voit bien: tout cela relève de la supercherie, du mensonge habituel pratiqué depuis 40 ans par cette caste des riches au Pouvoir; il n’est toujours pas question d’entendre, de comprendre et d’apaiser les revendications légitimes des Gilets-jaunes qui représentent au moins 10 millions de personnes sans compter toutes celles qui soutiennent leurs revendications sociales plus que légitimes. Faut-il encore rappeler que Macron avec ses 23,75% de voix au premier tour des élections, pourcentage représentant les réels sympathisants de Jupiter, ayant pour un grand nombre d’entre eux déjà déchanté depuis mai 2017, ne peut pas revendiquer une légitimité présidentielle!? Il est bien clair que Macron doit écouter les revendications des Français et les laisser reprendre en mains leur vie politique, ou il fera de son mandat truqué une catastrophe pour la France et beaucoup de temps perdu comme d’énergie gâchée. Non seulement il n’est pas légitime à l’Élysée, mais en plus de cette imposture « électorale », il brade le patrimoine de la France au profit des intérêts étrangers. On ne peut pas le laisser vendre les richesses de la France, sans l’avis des Français, alors qu’il est entrain d’agir avec l’accord béat des crétins qui l’encensent comme un dieu du panthéon de l’arrogance et de l’autosatisfaction.

Cette « radicalisation des bourgeois » est révélatrice d’une situation gravissime, car un tel constat a toujours été fait pour expliquer comment une partie de la population pouvait décider purement et simplement d’éliminer une autre partie de la population devenue inutile, nuisible, dérangeante, selon les critères idéologiques de la société dont la richesse se suffit à elle-même.

On en est là aujourd’hui : la société de Macron faite des privilégiés et des amis macroniens, le petit monde bien pensant de LREM, pense qu’il est le seul à pouvoir apporter la félicité et à éviter le chaos; il est la seule solution raisonnable. Ce monde-là est prêt à exterminer la masse des galériens de la vie devenue inutile pour le bonheur exclusif des nantis du fascisme ultra libéral. 

Ce qui se passait peu à peu sous nos yeux, en cet espace de 4 mois, c’était la naissance d’une radicalisation des « élites » dominantes, qui en venaient à imaginer l’effacement de toute protestation possible en France! Les Bobos nantis se radicalisaient en justifiant leur radicalisation par leur « conscience des valeurs républicaines », par leur « amour de l’ordre républicain », par la « haute idée qu’ils se font de notre pays et par le souci qu’ils avaient de son image à l’étranger »! 

Aujourd’hui, Samedi 23 mars, un député LREM, Rémy Rebeyrotte, parfait représentant de cette hypocrisie de caste et de classe, s’exprimait sur RT France. Le contenu de son discours était sidérant, pitoyable sur bien des aspects, l’incarnation de la malhonnêteté intellectuelle, un chef-d’œuvre de partialité et d’illusion, une piqure de rappel pour la falsification et le mensonge habituel pratiqués par cette caste faite de gens dont la conscience sociale a été réduite à néant. Déjà dans un premier temps, on se demandait comment un demeuré pareil pouvait être député, et ensuite, dans un deuxième temps, comment il pouvait aussi banalement opposer une éthique de conviction à une éthique de responsabilité, faisant de cette dernière une éthique de la répression « radicalisée »! Cet homme représentait à merveille la caste des Bobos privilégiés qui ne veulent rien comprendre à l’injustice; il était le parfait miroir de la macronie arrogante, méprisante, fermement campée dans une certitude bornée qui ne tolère pas la remise en cause, l’affirmation radicalisée du plus fort face à une population qui n’a rien compris, qui ne sais rien, qui n’est rien et qui doit la fermer en rentrant chez elle, dans l’enfermement de sa souffrance seule autorisée par ce Pouvoir imposteur…

Ce qu’il est nécessaire de dire, face à ce constat, c’est que cette radicalisation n’a pas pu se faire aussi rapidement sans avoir été déjà là dans le secret depuis longtemps. En réalité, cette radicalisation de la bourgeoisie ultra libérale était bien cachée derrière son mensonge organisé en post-vérité sur tous les sujets de société et à l’abri des regards indiscrets ou parfois trop perspicaces qui parvenaient à l’identifier. On pouvait constater, depuis l’époque Sarkozy, que les chiens de garde médiatiques du système, s’étaient spécialisés dans l’inquisition et les condamnations systématiques de la critique, dès lors qu’elle visait la dominance inconditionnelle du monde des nantis de la révélation ultra libérale. Ils condamnaient toujours toute critique en recourant à la même accusation pratique et digne de la radicalisation mentale: celle du « complotisme » devenue synonyme de « populisme »! Voilà un véritable symptôme de la radicalisation, socio-politique, car toute radicalisation de classe choisit d’emblée les raccourcis avantageux pour elle, et ce refrain du « complotisme ou du populisme » en était devenu quasi symbolique!

Dans la logique naturelle du réflexe de l’élimination des critiques, des « lanceurs d’alerte », des « vigilants »  et des « divergents », de la censure exacerbée, de la limitation extrême des libertés individuelles et collectives, le camp de la bourgeoisie radicalisée marchait à grands pas vers une volonté d’extermination, l’acceptation mentale et morale d’une police qui ferait du tir à balles réelles sur tout opposant à ce monde des privilégiés du système. Nous allons le constater très prochainement. Dès lors, cette population des « pauvres », des « sans dents », de « ceux qui ne sont rien » avait du souci à se faire… Il était bien pratique de l’assimiler au terrorisme. La mobilisation des militaires du plan sentinelle, « à cause des Gilets-jaunes », renvoyait au terrorisme, bien que ce soit en résonnance et en écho; ce terrorisme auquel les Gilets-jaunes ne sont pas encore assimilés ouvertement, mais dont le chemin analogique est pris et dont le sous-entendu, mis en place par un Castaner, autre demeuré de LREM, traite déjà les Gilets-jaunes de « poignée minoritaire d’émeutiers » qu’il faut réduire au silence!

A l’occasion du Sommet Européen, Macron s’adressait à la presse depuis Bruxelles, le 22 mars 2019, pour une déclaration dans laquelle il disait entre autres choses, très clairement: «…Ignorer les peurs et les colères des peuples d’Europe, ne peut que mener au désastre… ! » Bravo monsieur Macron: quelle preuve de lucidité!

Mais comment expliquer alors qu’il n’entende rien de la colère des Français s’exprimant depuis 4 mois, et se contente d’une escalade de la répression policière, prenant prétexte des violences accomplies contre les symboles des riches, la façade des Champs Élysées, en marge des revendications pacifiques des Gilets-jaunes? Ce prétexte des violences serait-il l’alibi du Pouvoir macronien pour se défausser de ses responsabilités face à la « colère » qui « si elle n’était pas entendue, conduirait au désastre »? 

Macron cherche-t-il volontairement le désastre et pourquoi, pour servir les intérêts de qui? Derrière ces manœuvres, pourrait-on voir se profiler la justification renouvelée d’une militarisation renforcée de l’Union Européenne, profitant à l’OTAN? Le laisser-faire de la police, samedi 16 mars, devait-il servir simplement de prétexte à limoger le préfet de Paris, Michel Delpuech, ayant dénoncé les magouilles de l’Élysée dans l’affaire Benalla? Les apparences du comportement de la macronie coïncident-elles avec ce qui se passe dans les coulisses du Pouvoir? A quand la déclaration politique lumineuse de Macron qui apaiserait les Français en répondant à leurs légitimes revendications?

Pourquoi ne pas reconnaître les graves injustices commises contre la majorité des Français depuis tant d’années? Comment ne pas reconnaître la haute trahison des politiques et l’illégalité de l’Union Européenne qui s’est attribuée des droits que les Français ne lui ont pas reconnus?

C’est une dictature qui a été mise en place en mentant, en falsifiant, en se moquant du vote des Français. La bourgeoisie radicalisée, satisfaite par l’aubaine de ce nouveau régime qui les favorise, allait s’organiser, en implorant la légitimité de « l’ordre républicain », pour réprimer « radicalement », toute contestation et toute opposition à ses projets de domination du monde soumis à sa loi de prédateur tout puissant. Or, la radicalisation conduit logiquement aux comportements intolérants, elle révèle sa violence intrinsèque qu’elle avait pu dissimuler jusqu’à présent. Mais aujourd’hui, elle sort du bois à son tour et nous dévoile un Macron avec sa bande qui ne semble pas être conscient de la direction qu’il donne à la répression policière, malgré sa déclaration contradictoire à Bruxelles! 

La nature même de la révolte en cours ne peut pas restée sans réponse: ce qui est en cause ne peut pas être étouffé, réprimé, oublié ou réduit au silence. On ne peut pas éteindre un incendie en pulvérisant de l’huile sur le feu! La France est un volcan qui s’est réveillé, qui est désormais en activité : quand donc le Pouvoir en place va-t-il comprendre qu’il risque fort d’être balayé par son irruption ravageuse? Désormais, à cause de la radicalisation des « élites » dominantes, il est devenu possible de penser que nous pourrions aller tout droit, prochainement, vers la guerre civile en France…

Jean-Yves Jézéquel

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