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LATTAQUIE : LES TERRORISTES D'AL-NOSRA ONT LANCE 17 ROQUETTES SUR LA BAS AERIENNE RUSSE DE HMEIMIM

Syrie : les terroristes ont lancé 17 roquettes sur la base russe de Hmeimim

Wed May 22, 2019 6:1PM

La base aérienne russe de Hmeimim en Syrie. (Photo d'archives)

La base aérienne russe de Hmeimim en Syrie. (Photo d'archives)

Le ministère russe de la Défense a annoncé, mercredi 22 mai que les terroristes du Front al-Nosra avaient tiré 17 roquettes en direction de la base aérienne russe de Hmeimim, à Lattaquié.

Le ministère a ajouté que quelques-unes de ces roquettes avaient été interceptées et que les autres n’avaient pas réussi non plus à atteindre leurs cibles.  

L’armée régulière syrienne est engagée dans une lutte intensive contre les terroristes opérant dans la province d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie. Plus de 150 terroristes du Front al-Nosra ont été jusqu’ici tués dans le sud d’Idlib. Toujours dans le même coin, l’armée a détruit trois chars et 24 véhicules militaires appartenant aux terroristes.

PressTV-Hmeimim: la CIA harcèle la Russie

PressTV-Hmeimim: la CIA harcèle la Russie

Quatre tentatives d'attaque au drone ont été neutralisées cette semaine contre la base aérienne russe, à Hmeimim. Qui vise la base russe réellement?

Mardi 21 mai, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine a déclaré que la Russie ne saurait tolérer une présence terroriste prolongée sur le sol syrien.

Verchinine a ajouté que Moscou allait continuer à appliquer les accords trouvés avec ses partenaires sur la paix en Syrie.

Sergueï Verchinine a rassuré aussi que Moscou allait poursuivre son appui aux forces gouvernementales syriennes pour concrétiser la paix en Syrie.

Il a insisté aussi sur la volonté de Moscou de riposter aux attaques consécutives des terroristes contre la base russe de Hmeimim située à Lattaquié.

Et justement à Lattaquié, les assauts d'al-Nosra se multiplient contre les positions de l'armée syrienne qui poursuit son offensive dirigée par le général Souheil al-Hassan, surnommé « le Tigre ».

Quatre tentatives d'attaque au drone ont été neutralisées cette semaine contre la base aérienne russe de Hmeimim située dans la province syrienne de Lattaquié.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/22/596631/Syrie-Hmeimim-terroristes-missile-Russie-attaque-Front-al-Nosra


 

IL FAUT EVITER LA GUERRE AVEC L'IRAN CAR ELLE RISQUE DE DEVENIR LA MERE DE TOUS LES BOURBIERS

"La guerre avec l'Iran : la mère de tous les bourbiers!"

Wed May 22, 2019 6:21PM

Des missiles Bavar-373 iraniens. ©Tasnim

Des missiles Bavar-373 iraniens. ©Tasnim

Dans un article publié le 19 mai, le journal américain, The Washington Post évalue les tensions récemment surgies sur la donne américano-iranienne, en se focalisant sur la puissance et les capacités militaires de la RII.

Son conseil pour l’administration Trump est le suivant : « Évitez la guerre avec l’Iran, car elle risque de devenir la mère de tous les bourbiers. ». Dans cet article nous lisons : 

 

« Ces derniers jours, le président américain Donald Trump avait temporairement atténué les tensions, avant de les ressaisir avec un tweet, dimanche : « Si l'Iran veut la guerre, ce sera la fin officielle de l’Iran. Ne menacez plus jamais les États-Unis ! »

 

Suite à ce tweet, les partisans de Trump ont montré un air tout aussi pugnace. À titre d’exemple, le sénateur républicain de l’État de Floride, Marco Rubio, a ainsi formulé son avertissement : “l'attaque = une réponse décisive” et le sénateur républicain d’Arkansas, Tom Cotton, a annoncé : “si l'Iran menait une attaque militaire contre les États-Unis ou nos alliés dans la région, alors je m'attendrais certainement à une riposte dévastatrice contre l'Iran”. Cette fanfaronnade est trop violente et déconnectée de la réalité. »

 

Iran : Pompeo désavoué

Iran : Pompeo désavoué

Encore une fois, les milieux de renseignement américains ont désavoué les responsables US, surtout le secrétaire d’État Pompeo qui ne cesse de répéter des allégations non-fondées contre l’Iran.

Le journaliste de Washington Post, Max Boot, continue ainsi son article :

« J'ai passé la semaine dernière à étudier les capacités [militaires] iraniennes et je ne peux imaginer aucune option militaire [contre l’Iran] qui puisse être qualifiée de “décisive”. En outre, les coûts de cette guerre seront immenses. Tout au contraire, ce que je vois là, c’est la mère de tous les bourbiers. La guerre d’Irak - que je regrette déjà profondément d’avoir soutenu - serait “rien” en comparaison avec une guerre contre l’Iran.

 

L'Iran dispose d’un réseau de défense antiaérien des plus perfectionnés auquel les avions américains n’ont jamais été confrontés et c’est le système de missile S-300.

 

Il ne sera pas facile, ni pour la marine US (US NAVY) ni pour l’aviation américaine (USAF), d’affronter l’Iran et nous devrions subir une grande perte en vies humaines chez nos pilotes, sans oublier les gros dommages matériels qui seront causés au niveau de nos aéronefs.

 

D’après un rapport publié en 2011 par le Centre américain pour l’évaluation stratégique et budgétaire, l'Iran est capable de réagir aux attaques américaines avec une tactique “asymétrique”.

 

L’Iran est capable d’utiliser une méthode combinée, impliquant des missiles de croisière anti-navires, des drones, des sous-marins, des petits bateaux et pour combler tout cela, des mines anti-navires pour frapper les navires et les porte-avions américains se trouvant dans les eaux du golfe Persique.

 

L’Iran est aussi capable grâce à son arsenal balistique de viser les bases américaines dans la région. L’Iran peut aussi paralyser les réseaux informatiques américains avec des cyberattaques. »

Lire aussi: 

En cas de guerre USA/Iran, quelle sera la réaction russe ?

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/22/596645/S300-USS-Abraham-Lincoln-Iran-tatsUnis-guerre-golfe-persique


 

QUEL ROLE JOUE LA RUSSIE EN IRAK?

Quel rôle joue la Russie en Irak?

 Depuis 2 heures  22 mai 2019

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 Irak - Monde arabe

 

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La Russie et l’Irak continuent de développer leurs relations bilatérales. Le site Al-Monitor considère cet intérêt de la Russie comme le désir d’être présentée dans le pays comme elle l’est en Syrie mais avec des moyens pacifiques.

Le 25 avril, l’Irak et la Russie ont signé 16 accords dans les domaines du commerce, de l’énergie, de l’économie, des télécommunications, de la technologie, des transports, de l’agriculture, de la construction, du tourisme et de la culture. Le 26 avril, le vice-Premier ministre russe Youri Borissov a rencontré le premier ministre irakien Adel Abdel-Mehdi et, à l’issue de la réunion, a déclaré que «le nombre d’entreprises russes en Irak était en augmentation». Le 9 mai, Hakim al-Zamili, membre de la commission de la sécurité et de la défense au parlement irakien, a annoncé la tenue de négociations pour acheter des systèmes de missiles S-400 à la Russie.

Al-Monitor a aussi cité le responsable du Centre irakien pour la pensée politique, Ihsan al-Shammari, qui a déclaré que «la Russie s’efforçait de faire concurrence aux entreprises multinationales dans le centre et le sud de l’Irak en particulier dans le domaine de l’énergie». Il a ajouté que «la Russie voulait également concurrencer les entreprises américaines en Irak et de nombreux investisseurs et capitaux russes ont commencé à affluer en Irak ces derniers mois».

Le désire de renforcer la présence russe en Irak dans le domaine économique est aussi confirmée par le fait que le 25 avril la Russie a ouvert un bureau économique dans son ambassade à Bagdad. Un autre signe sur ce plan est l’augmentation des investissements de l’entreprise russe Lukoil de huit à 45 milliards de dollars (7 à 40 mds EUR). Selon les experts, la Russie vise à consolider sa puissance au Moyen-Orient mais cherche aussi à réduire l’impact des États-Unis.

Selon le site Al-Monitor, l’Irak peut bénéficier de la présence russe, pas seulement dans le domaine économique, mais aussi du point de vue stratégique. Le partenariat avec la Russie en tant que grand et puissant pays est plus facile à entretenir qu’avec les États-Unis ou d’autres pays occidentaux.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/1372626


 

CHINE : LE PRESIDENT XI JINPING MET L'ACCENT SUR L'EDUCATION DU PERSONNEL MILITAIRE POUR LA CONSTRUCTION DE PUISSANTES FORCES ARMEES

 

Xi Jinping met l'accent sur l'éducation du personnel militaire pour la construction des forces armées puissantes

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-05-21 à 23:17
 


(Xinhua/Li Gang)

NANCHANG, 21 mai (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a mis l'accent mardi sur l'importance d'une meilleure éducation du personnel militaire pour la construction des forces armées puissantes, lors d'une inspection de l'Ecole de l'infanterie de l'Armée populaire de Libération dans la province chinoise du Jiangxi (est).

L'éducation militaire doit répondre aux exigences du combat, aux besoins des forces armées et à ceux des futures missions, a indiqué M. Xi, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la Commission militaire centrale.

Il a demandé aux académies et écoles militaires d'avoir un fondement politique solide, de clarifier leur orientation, de faire avancer les réformes et d'améliorer la qualité de l'éducation.

 

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http://french.xinhuanet.com/2019-05/21/c_138077860.htm


 

IDLIB : JUSQU'A 500 TERRORISTES D'AL-NOSRA LOURDEMENT ARMES ONT PARTICIPE A TROIS ATTAQUES CONTRE L'ARMEE SYRIENNE EN UNE MATINEE

Gouvernorat d'Idlib

Jusqu’à 500 djihadistes ont participé à trois attaques contre l'armée syrienne à Idlib en une matinée

© Sputnik . Basel Shartooh

INTERNATIONAL

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13435

Jusqu'à 500 djihadistes du Front al-Nosra* ont participé à trois attaques contre l'armée syrienne à Idlib en une matinée, a annoncé le ministère russe de la Défense. Les radicaux ont en outre mené 17 tirs de lance-roquettes multiples contre la base aérienne de Hmeimim.

L’armée syrienne a repoussé ce mercredi 22 mai trois attaques massives du Front al-Nosra* qui ont engagé près de 500 djihadistes et 30 pick-ups armés de mitrailleuses à Idlib, a déclaré le ministère russe de la Défense.

Idlib (archive photo)

© AP PHOTO /

Faut-il s'attendre à une provocation aux armes chimiques à Idlib?

 

«Rien que le matin du 22 mai, les troupes gouvernementales ont repoussé trois attaques massives de radicaux du Front al-Nosra* contre Kafr Nabuda. Jusqu'à 500 djihadistes, sept chars, quatre blindés de combat d'infanterie, une trentaine de pick-ups armés de mitrailleuses de gros calibre et deux véhicules bourrés d'explosifs conduits par des terroristes-kamikazes ont participé à ces attaques», a indiqué le ministère.

Selon le ministère, les radicaux se trouvant dans la zone de désescalade d'Idlib ont effectué 17 tirs de lance-roquettes multiples contre la base aérienne russe de Hmeimim, dans le gouvernorat de Lattaquié.

«Sept roquettes n'ont pas atteint la base, les neuf autres ont été abattues par les moyens de défense antiaérienne», a précisé le ministère.

 

Idlib city, Syria

© REUTERS / AMMAR ABDULLAH

L’armée syrienne a décrété un cessez-le-feu unilatéral à Idlib

Les radicaux de Sahariyah ont aussi deux fois essayé de percer les positions des troupes gouvernementales près de la ville d’Al-Hayrat, toujours dans le gouvernorat d'Idlib.

 

«Plus de 200 djihadistes, quatre blindés de combat d’infanterie et quatre pick-ups avec des armes lourdes ont participé à ces attaques qui ont été repoussées», indique le communiqué.

Le Front al-Nosra* mène depuis le soir du 21 mai des attaques massives contre les positions des forces syriennes près d’Idlib en utilisant des blindés, des lance-roquettes multiples et des véhicules bourrés d’explosifs, a noté le ministère. Les troupes gouvernementales ont éliminé plus de 150 radicaux, trois chars, 24 pick-ups près d'Idlib et deux véhicules bourrés d’explosifs.

*Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/international/201905221041203481-500-djihadistes-participe-trois-attaques-contre-armee-syrienne-idlib/


 

LES USA DONNENT 15 JOURS A LA TURQUIE POUR RENONCER AUX S-400 RUSSES

Dernier avertissement US : la Turquie a 15 jours pour renoncer aux S-400 russes

 Depuis 4 heures  22 mai 2019

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 Monde islamique - Turquie

 

La Turquie a deux semaines pour renoncer à l’acquisition des systèmes de missiles sol-air russes S-400 en faveur des systèmes américains Patriot si elle veut rester dans le programme des F-35, a annoncé la chaîne de télévision CNBC en se référant à des sources bien renseignées.

«À la fin de la première semaine de juin la Turquie doit annuler son contrat avec la Russie d’un montant de plusieurs milliards de dollars et acheter les systèmes de défense antimissile Patriot fabriqués aux États-Unis par la société Raytheon. Dans le cas contraire, elle sera exclue du programme des F-35 de Lockheed Martin, elle perdra les 100 chasseurs F-35 promis, aura affaire à des sanctions américaines et à une réaction éventuelle de l’Otan», a indiqué la chaîne.

Selon ses sources, il s’agit de la «dernière mise en garde du département d’État».

Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a fait savoir pour sa part que la Turquie avait déjà envoyé en Russie des militaires pour apprendre à manier les S-400.
«Un groupe de nos militaires s’est déjà rendu en Russie pour suivre une formation qui a déjà commencé», a-t-il déclaré, cité par la chaîne de télévision NTV.
«Nous avons signé un accord avec la Russie, nous avons d’excellentes relations et nous disons: l’accord sur les S-400 est bouclé», a-t-il conclu.

Fin 2017, Ankara a signé avec Moscou un contrat estimé à plus de 2,1 milliards d’euros pour la livraison de S-400, prévue en juillet 2019. Selon le ministre turc de la Défense nationale, Hulusi Akar, Ankara commencera à déployer les S-400 sur son territoire en octobre prochain.

Washington a prévenu la Turquie que le contrat conclu avec Moscou pourrait remettre en cause l’achat d’avions de chasse furtifs F-35 à Lockheed Martin. Pourtant, Recep Tayyip Erdogan a promis que son pays ne reviendrait pas sur sa décision d’acheter des S-400.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/1372098


 

LE ROLE CRIMINEL DES MULTINATIONALES EN AFRIQUE

Le rôle des multinationales dans les violences en Afrique

Par Claire Lapique et Nicolas Berman

Mondialisation.ca, 21 mai 2019

The Conservation 9 mai 2019

Région : 

Thème: 

Qui fait quoi dans les conflits miniers en Afrique ? Traquer l’origine des minerais n’est pas chose aisée pour les multinationales. Pourtant, face à l’ampleur des dégâts humains et sociaux, leur responsabilité est fortement engagée. Dans un récent article scientifique, Nicolas Berman, Mathieu Couttenier, Dominic Rohner, et Mathias Thoenig montrent que la présence de firmes étrangères en Afrique augmente la violence des territoires miniers. Depuis peu, les firmes, ONG et États multiplient les initiatives de transparence. Les auteurs se penchent sur leur impact sur la stabilité dans ces régions.

Photo : Plus de 250 000 personnes ont été contraintes à l’exil en raison des violences dans l’Est de la RDC. United Nations/FlickrCC BY-NC-ND


En février 2019, Apple s’est engagé à améliorer la traçabilité de ses matières premières. Dès 2017, la firme avait été saluée par l’ONG Amnesty International pour avoir publié les noms de ses fournisseurs de cobalt afin d’éviter d’alimenter le travail des enfants en République Démocratique du Congo (RDC). La firme est membre de l’initiative RMI(Responsible minerals initiative), un organisme visant à faire respecter les droits de l’Homme dans la chaîne d’approvisionnement.

Ces initiatives contrastent avec les pratiques actuelles de la plupart des entreprises. Souvent implantées en Afrique, là où les sous-sols regorgent de matières premières, elles contribuent à alimenter un terrain déjà très conflictuel. Leur rôle dans l’augmentation de la violence en Afrique a été détaillé par un article scientifique des économistes Nicolas Berman, Mathieu Couttenier, Dominic Rohner, et Mathias Thoenig.

Les auteurs s’appuient sur une étude géolocalisée mettant en parallèle la présence des firmes et l’occurrence des conflits miniers. Ils ont quadrillé l’Afrique par zones de 55 sur 55 kilomètres pour analyser l’impact de l’augmentation du prix de 14 minerais. Leurs résultats suggèrent qu’une hausse des prix des matières premières augmente la violence uniquement dans les zones exploitées par des firmes étrangères.

Des pratiques douteuses

Pourquoi une telle différence entre les entreprises domestiques et étrangères ? Une des explications avancées est celle de leur vulnérabilité par rapport aux extorsions rebelles. Alors que les entreprises domestiques disposent généralement de la protection de l’armée ou de l’État, les multinationales étrangères doivent faire sans. Si elles s’implantent dans des zones instables, comme c’est le cas dans beaucoup de territoires miniers, elles doivent composer avec les pratiques des groupes en place. Là où règne le non-droit, elles s’adaptent.

Joseph King. Joseph King/FlickrCC BY-NC-ND

C’est exactement ce qui s’est passé pour la firme chinoise Kun Hou Mining, de 2013 à 2015, selon un rapport de l’ONG Global Witness. Pour extraire l’or de la rivière Ulindi, située au Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo, elle a su jouer du droit coutumier en place. Elle s’est appuyée sur la corruption des autorités locales et le soutien de milices opérant sur le territoire pour avoir accès aux mines. En échange, elle leur a envoyé des liasses de billets, des armes et des rations alimentaires. Le butin récolté a pris le large vers Dubaï. Résultat : dans la province du Sud-Kivu, l’extraction de l’or n’a officiellement généré aucun revenu fiscal.

Une histoire parmi tant d’autres pour ce pays de la région des Grands Lacs. La richesse de son sous-sol et la faiblesse de ses institutions se conjuguent pour en faire un terrain d’affrontement où les droits de l’Homme sont bafoués. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, la Seconde Guerre du Congo (1998-2003) a été le conflit le plus meurtrier et ses répercussions n’ont pas cessé de secouer le pays.

L’influence des entreprises étrangères sur le sol africain est loin d’être négligeable quand on sait qu’elles représentent 60 % du total des firmes. Si elles ne sont pas tenues de rendre des comptes, elles deviennent des facteurs d’instabilité majeurs pour le continent. Mais toutes n’ont pas le même profil. Pour les firmes implantées dans les ex-colonies, les comportements sont différents.

Qui paye un tribut aux milices sur place ?

Certaines multinationales jouissent de la protection des États africains grâce aux liens historiques qui les unissent. Ici, le passé colonial imprègne encore le tissu économique. De nombreuses recherches scientifiques ont souligné la proximité qui persiste entre les firmes des anciens colons et les gouvernements des anciennes colonies. Les entreprises reçoivent une attention toute particulière de la part de l’État et sont plus facilement protégées par l’armée. Cela leur offre une marge de manœuvre plus importante dans l’exploitation des ressources.

Les quatre économistes rejoignent ce consensus. Leurs estimations suggèrent que ces multinationales n’ont pas d’incidence significative sur l’augmentation de la violence. Toutefois, comme elles ne représentent qu’un cinquième de l’échantillon de firmes étrangères qu’ils étudient, ils invitent à continuer les analyses.

Les entreprises nord-américaines ou chinoises par exemple, doivent généralement faire face à l’insécurité sans bénéficier de protection externe. Pour l’obtenir, elles sont prêtes à payer le prix. Bien souvent, la rançon qu’elles payent alimente les activités rebelles et les trafics illégaux. Cet argent permet aux milices de se maintenir en place et d’étendre leur zone d’influence.

Conversation France

@FR_Conversation

Comment le « boom des minerais » augmente la violence en Afrique http://bit.ly/2IFICzy 

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Comment pacifier les conflits ?

Des initiatives visant à modifier les pratiques des entreprises se sont peu à peu mises en place. Parmi elles, la section 1502 de la loi Dodd-Franck de 2010 qui visait principalement le commerce avec la République Démocratique du Congo. Bien que menacée par l’administration Trump, elle impose aux entreprises américaines de révéler l’origine des minerais qu’elles utilisent.

De telles mesures de transparence sont-elles efficaces en pratique ? Les auteurs se sont penchés sur les multinationales qui ont signé l’ICMN(International Council on Mining and Metals), pour promouvoir la responsabilité sociale des entreprises. Pour vérifier l’efficacité de telles mesures, les quatre économistes localisent les entreprises signataires et étudient leur correspondance avec les conflits. Le résultat semble encourageant puisque les signataires n’ont aucun effet sur la violence. Une bonne nouvelle pour ces régions où de nombreuses initiatives fleurissent depuis quelques années. Mais les entreprises ne sont pas les seuls leviers.

De nouvelles initiatives de la part des États

Le 9 avril, le gouvernement nigérian a décidé de bannir toute activité minière dans la région de Zamfara, pour restaurer la paix. Le ministre des Mines et du Développement sidérurgique, Abubakar Bwari, a précisé :

« Lorsque nous visons le développement d’activités économiques, nous devons aussi penser aux aspects humains et aux pertes humaines dont nous sommes témoins ».

Pour ce faire, le gouvernement a donné 48 heures aux étrangers impliqués dans les activités minières pour quitter son territoire.

Un ministre congolais atterrit sous escorte des Nations unies pour entamer des pourparlers avec des groupes rebelles (photo prise en 2014). United Nations/FlickrCC BY-NC-ND

Comme le Nigeria, les États africains ont un rôle de premier plan dans la stabilisation de leur territoire. Ils doivent lutter contre la corruption qui gangrène leurs institutions et sert de caution aux activités illégales. Une Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), s’est créée en 2003 avec l’objectif de créer une norme pour respecter la traçabilité en matière de ressources pétrolières, gazières et minérales. Elle s’applique aujourd’hui à 52 pays à travers le monde. Selon l’étude des auteurs, la participation des États africains à cette ITIE a des répercussions positives sur l’incidence des conflits (même si leur adhésion est relativement récente et que les calculs nécessiteraient davantage de données). L’exacerbation de la violence due à une hausse des prix en est amoindrie.

À travers la traçabilité des minerais, les États reprennent aussi la main sur leurs ressources. Le Niger et le Nigeria ont signé le 26 mars 2019 un mémorandum d’entente afin de mutualiser leurs efforts dans le secteur minier et ainsi augmenter sa contribution au PIB. De nouveaux codes miniers ont éclos pour renégocier la position des compagnies étrangères dans l’industrie minière. Le dernier en date est celui de la République Démocratique du Congo qui a imposé de nouvelles taxes en mars 2018. Le nouveau Président Félix Tshisekedi pourrait désormais aller plus loin, toujours avec le même objectif : permettre au pays de générer plus de revenus grâce à ces ressources. La RDC ne fait que suivre une dynamique entamée par bien d’autres pays depuis déjà une dizaine d’années (l’Afrique du Sud, le Maroc, le Mali, le Sénégal, le Niger, la Guinée ou encore le Burkina Faso par exemple).

L’effet de telles mesures de traçabilité et de transparence est complexe : certaines recherches montrent par exemple que le Dodd-Frank Act, au lieu de réduire l’insécurité, a notamment incité les groupes armés à réorienter leurs actions vers des actes plus violents, comme le pillage des populations locales. Selon le contexte et l’application qui est faite de la mesure, les effets peuvent varier. Ces mécanismes sont récents et encore peu étudiés, c’est pourquoi les auteurs appellent à de nouvelles analyses. Toutefois, ces premiers résultats encouragent les États à mettre en place des mesures pour contrer ces pratiques illicites. Surtout, ils intiment aux entreprises d’assumer leurs responsabilités lorsqu’elles s’installent dans un territoire minier.

Claire Lapique

Nicolas Berman

 

Cet article a été rédigé par Claire Lapique en collaboration avec Nicolas Berman, et publié dans la revue « Dialogues économiques » de l’AMSE, l’école d’économie d’Aix-Marseille, en partenariat avec The Conversation France.

La source originale de cet article est The Conservation

Copyright © Claire Lapique et Nicolas BermanThe Conservation, 2019

https://www.mondialisation.ca/le-role-des-multinationales-dans-les-violences-en-afrique/5633762


 

MANLIO DINUCCI : COMMENT ABATTRE LA RUSSIE

Rand Corp : comment abattre la Russie

L'art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 21 mai 2019

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Contraindre l’adversaire à s’étendre excessivement pour le déséquilibrer et l’abattre : ce n’est pas une prise de judo mais le plan contre la Russie élaboré par la Rand Corporation, le plus influent think tank étasunien qui, avec un staff de milliers d’experts, se présente comme la plus fiable source mondiale de renseignement et d’analyse politique pour les gouvernants des États-Unis et leurs alliés. 

La Rand Corp* se vante d’avoir contribué à élaborer la stratégie à long terme qui permit aux États-Unis de sortir vainqueurs de la guerre froide, en contraignant l’Union Soviétique à consommer ses propres ressources économiques dans la confrontation stratégique. C’est de ce modèle que s’inspire le nouveau plan, “Overextending and Unbalancing Russia”, publié par la Rand. Selon ses analystes, la Russie reste un puissant adversaire des États-Unis dans certains domaines fondamentaux. Pour cela les USA doivent poursuivre, avec leurs alliés, une stratégie d’ensemble à long terme qui exploite ses vulnérabilités. Ainsi va-t-on analyser divers moyens pour obliger la Russie à se déséquilibrer, en indiquant pour chacun les probabilités de succès, les bénéfices, les coûts et les risques pour les USA. 

Les analystes de la Rand estiment que la plus grande vulnérabilité de la Russie est celle de son économie, due à sa forte dépendance par l’exportation de pétrole et de gaz, dont les recettes peuvent être réduites en alourdissant les sanctions et en augmentant l’exportation énergétique étasunienne. Il s’agit de faire e sorte que l’Europe diminue l’importation de gaz naturel russe, en le remplaçant par du gaz naturel liquéfié transporté par mer depuis d’autres pays. 

Une autre façon de nuire dans le temps à l’économie de la Russie est d’encourager l’émigration de personnel qualifié, notamment des jeunes Russes avec un niveau élevé d’instruction. Dans le domaine idéologique et informatif, il faut encourager les contestations internes et en même temps miner l’image de la Russie à l’extérieur, en l’excluant de forums internationaux et en boycottant les événements sportifs internationaux qu’elle organise. 

Dans le domaine géopolitique, armer l’Ukraine permet aux USA d’exploiter le point de plus grande vulnérabilité extérieure de la Russie, mais cela doit être calibré pour garder la Russie sous pression sans arriver à un grand conflit dans lequel elle aurait le dessus. 

Dans le domaine militaire les USA peuvent avoir des bénéfices élevés, avec des coûts et des risques bas, par l’accroissement des forces terrestres des pays européens de l’OTAN dans une fonction anti-Russie. Les USA peuvent avoir de hautes probabilités de succès et de forts bénéfices, avec des risques modérés, surtout en investissant majoritairement dans des bombardiers stratégiques et missiles d’attaque à longue portée dirigés contre la Russie.

Sortir du Traité FNI et déployer en Europe de nouveaux missiles nucléaires à portée intermédiaire pointés sur la Russie leur assure de hautes probabilités de succès, mais comporte aussi de hauts risques. 

En calibrant chaque option pour obtenir l’effet désiré -concluent les analystes de la Rand- la Russie finira par payer le prix le plus haut dans la confrontation avec les USA, mais ceux-ci aussi devront investir de grosses ressources en les soustrayant à d’autres objectifs. Ils pré-annoncent ainsi une forte augmentation ultérieure de la dépense militaire USA/OTAN aux dépens des dépenses sociales.

Voilà l’avenir que nous trace la Rand Corporation, le think tank le plus influent de l’État profond, c’est-à-dire du centre souterrain du pouvoir réel détenu par les oligarchies économiques, financières et militaires, celui qui détermine les choix stratégiques non seulement des USA mais de tout l’Occident.

Les “options” prévues par le plan ne sont en réalité que des variantes de la même stratégie de guerre, dont le prix en termes de sacrifices et de risques est payé par nous tous.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Rand Corp: come abbattere la Russia

Édition de mardi 21 mai 2019 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/rand-corp-come-abbattere-la-russia/ plus 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

*La RAND Corporation : Research ANd Development (recherche et développement)

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2019

https://www.mondialisation.ca/rand-corp-comment-abattre-la-russie/5633706


 

GAZ NATUREL LIQUEFIE (GNL) AMERICAIN : LA CHINE REAGIT AUX SANCTIONS US ET PASSE SES TAXES SUR LE GNL DE 10 A 25%

GNL tanker

GNL américain: la Chine annonce la sentence

Sputnik

INTERNATIONAL

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381563

A compter du 1er juin, les taxes sur les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en Chine passeront de 10 à 25%, a annoncé la commission des taxes du Conseil d'État chinois. L'industrie gazière américaine est-elle menacée de catastrophe?

Les taxes chinoises sur les importations suivent les actions de Washington. Il y a deux semaines, Donald Trump a accusé Pékin d'avoir fait échouer les négociations commerciales et a décrété une hausse des taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois.

​Le chef de l'État américain a également promis d'étendre ces mesures à l'ensemble des importations chinoises. Pékin a immédiatement réagi en annonçant que de nouvelles taxes seraient décrétées à partir du 1er juin sur 60 milliards de produits américains supplémentaires, GNL compris.

 

Turkish Stream

© AP PHOTO / SELCAN HACAOGLU

«Sans le Turkish Stream, les livraisons de gaz en Bulgarie seraient remises en cause»

Le marché chinois du GNL est le plus grand du monde et affiche la plus forte croissance, ce qui en fait le plus convoité pour tous les exportateurs d'hydrocarbures, notamment les États-Unis.

 

«Cette année, le marché chinois du GNL augmentera d'environ un quart», affirme Carlos Torres-Diaz, responsable d'étude du marché gazier chez Rystad Energy.

C'est dans ce but précis qu'étaient prévus la plupart des projets de construction de terminaux de liquéfaction de gaz aux États-Unis. Parmi eux: l'usine Cameron LNG lancée récemment en Louisiane avec trois lignes de production d'une capacité totale de 13,5 millions de tonnes par an.

Mais à cause de la guerre commerciale, en quatre mois les Américains n'ont exporté en Chine que 300.000 tonnes de gaz contre 1,4 million de tonnes pour la même période l'an dernier, indiquent les spécialistes de Vygon Consulting. Et suite aux nouvelles taxes, ces fournitures devront entièrement cesser.

 

Pollution de l'air en Chine

© AP PHOTO / ANDY WONG

Qui satisfera la demande grandissante de la Chine en gaz naturel?

Par ailleurs, selon la Commission fédérale de régulation de l'énergie (FERC), les États-Unis construisent actuellement cinq lignes d'une capacité totale de 57 millions de tonnes de GNL par an. Les projets de cinq autres lignes ont été approuvés et attendent des décisions d'investissement définitives. Qui sont désormais remis en question.

 

Les nouvelles taxes chinoises poussent les Américains à se tourner vers l'Europe. La semaine dernière, deux sénateurs ont soumis d'urgence au parlement américain un projet de loi sur les sanctions contre les propriétaires de navires utilisés pour la construction du gazoduc Nord Stream 2, ainsi que les individus qui apportent un soutien financier ou technique au projet. Washington exige depuis longtemps que les Européens abandonnent le gaz de pipeline russe au profit du GNL américain.

La perte du marché chinois pourrait également faire échouer les plans d'expansion européenne des États-Unis. D'après les analystes de Rystan Energy, la Russie fournit actuellement du gaz à l'Europe au prix moyen de 5 dollars pour un million de Btu — un niveau qui correspond au seuil de rentabilité des fournitures de GNL américain en Europe. En d'autres termes, vendre leur gaz au même prix que le russe reviendrait pour les Américains à travailler sans profit.

Washington aurait pu régler ce problème en assurant des fournitures parallèles en Asie, où le prix du GNL est traditionnellement plus élevé qu'en Europe. Mais désormais, sans la Chine, l'expansion des exportations en Europe serait extrêmement désavantageuse pour les Américains.

 

GNL, Chine

© SPUTNIK . EVGENY ODINOKOV

La Chine prépare une révolution sur le marché mondial du gaz

Les compagnies russes ont de bonnes chances de s'emparer de la part du marché asiatique revendiquée par les Américains. Le 1er décembre sera lancé le gazoduc russe Sila Sibiri (Force de Sibérie) d'une capacité de 38 milliards de mètres cubes de gaz par an. La prochaine étape consiste à construire un autre gazoduc relié à la Chine via l'Altaï.

 

«Les livraisons de gaz russe en Chine via l'itinéraire ouest pourraient devenir le couloir de transport de gaz le plus prometteur et le plus important», a indiqué fin avril le patron de Gazprom Alexeï Miller.

«La Chine continue d'accroître sa consommation de gaz — de 15% en 2017 et de 18% en 2018. Les importations augmentent encore plus activement: de 32% l'an dernier, jusqu'à 125,7 milliards de mètres cubes. Au final, la Chine est arrivée pour la première fois à la tête des plus grands importateurs de gaz dans le monde. La demande en gaz continuera de grandir dans ce pays, et nous sommes prêts à y répondre avec des fournitures fiables et à long terme», a-t-il souligné.

https://fr.sputniknews.com/international/201905211041196636-gnl-chine-usa-taxes/


 

 

 

 

LE CAPITALISME CONTINUE DE TUER. UN OUVRIER DE L'ENTREPRISE VINCI CONSTRUCTION FRANCE EST DECAPITE AU COURS DE SON TRAVAIL

Une grue

Un ouvrier décapité sur un chantier de Vinci Construction France

CC0 / AKuptsova

FRANCE

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Après un rejet de béton dans la Seine imputé à Vinci Construction France, un drame s’est produit sur un chantier de la même société. Des coffrages en béton qui ont basculé dans le vide ont décapité un ouvrier.

Un ouvrier est mort décapité lors d’une manœuvre de levage le 21 mai vers 15 heures, sur le chantier de construction de la société Vinci à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine.

 

La Seine

© SPUTNIK . NATHALIA SELIVERSTOVA

Du béton déversé par Vinci directement dans les eaux de la Seine à Nanterre (images)

La victime de 44 ans a été tuée sur le coup par la chute du chargement de plusieurs tonnes d'une grue, lequel a basculé dans le vide après avoir heurté l'angle du bâtiment en construction, relatent des médias en citant la police. Les coffrages en béton ont touché un angle et ricoché sur les 2e et premier étages de l’édifice avant de s’écraser sur l’ouvrier.

 

Une cellule psychologique a été mise en place sur le chantier, le grutier, âgé de 54 ans, et trois autres employés se trouvant en état de choc.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ce drame et les responsabilités de chacun. La société Vinci Construction France a confirmé «l'accident mortel d'un de ses collaborateurs».

Chaque jour, entre 150 et 200 ouvriers travaillent sur le chantier en question, selon la police.

Un rejet de béton dans les eaux de la Seine avait par ailleurs été découvert en mars. Une pollution notamment constatée à Nanterre, sur le site de fabrication. La centrale à béton en question appartient également à Vinci Construction. Selon les garde-pêches, ces rejets sont effectués systématiquement depuis début 2018.

https://fr.sputniknews.com/france/201905221041201939-un-ouvrier-decapite-sur-un-chantier-de-vinci-construction-france/