Veilleur en éveil

 

Dans FRANCE

PARIS : CE 10 AOUT 2021, COMMEMORATION DE LA GREVE INSURRECTIONNELLE DES CHEMINOTS GARE DE L’EST A 11 HEURES

Le 09/08/2021

PARIS : CE 10 AOUT 2021, COMMEMORATION DE LA GREVE INSURRECTIONNELLE DES CHEMINOTS GARE DE L’EST A 11 HEURES

 

Cheminots victimes de la répression 1940-1945 : Mémorial, de Thomas  Fontaine : avis et résumé critique de Benjamin

 

La deuxième guerre mondiale a coûté la vie à 8938 cheminots. 15977 ont été blessés.

Parmi eux 809 fusillés, massacrés, et 1157 morts en déportation pour faits de Résistance.

Simples et humains, ils ont donné volontairement leur vie pour qu’au-delà de la victoire des armes un sens nouveau et jeune soit donné aux idées de liberté et de démocratie.

Le 30 octobre 1949, la Légion d’Honneur et la croix de guerre avec palme étaient décernées à la SNCF en reconnaissance des mérites civiques et militaires des cheminots.

Dans CHINE

LA CHINE S’INTERROGE SUR LA FERMETURE DU LABORATOIRE DE FORT DETRICK AUX ETATS-UNIS

Le 06/08/2021

 

La Chine s’interroge sur la fermeture du laboratoire de Fort Detrick aux Etats-Unis

 Depuis 2 heures  6 août 2021

 Amérique et Europe - USA

 

La bataille sur la responsabilité de l’origine de la Covid-19 fait maintenant rage. Et, c’est la Chine qui ouvre les hostilités sur le terrain légal pour réclamer des investigations pour répondre à des questions qui semblent bien être légitimes.

Il faut, donc, trouver les responsables de cette grave situation de crise. Ainsi, voilà que la Chine a exhorté la communauté internationale à intervenir et agir pour réaliser des vérifications au laboratoire de Fort Detrick aux Etats-Unis.

Les soupçons s’orientent sur un laboratoire américain. Lors d’une conférence de presse donnée à la fin du mois de juillet 2021, Zhao Lijian, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a, le plus officiellement, déclaré que «les Etats-Unis doivent inviter des experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à enquêter sur le laboratoire biologique de Fort Detrick et leurs plus de 200 laboratoires biologiques à l’étranger», déclarant qu’ «en particulier, le laboratoire biologique de Fort Detrick est le camp de base des activités de militarisation biologique des Etats-Unis, l’Institut de recherche médicale de l’armée américaine sur les maladies infectieuses en est l’entité la plus importante, et [que] les activités illégales, opaques et dangereuses qui ont été menées dans le laboratoire biologique de Fort Detrick ont préoccupé depuis longtemps la communauté internationale ainsi que la population américaine».

Il a rajouté: «L’institut est engagé depuis longtemps dans l’étude et la transformation des coronavirus. En 2019, de graves incidents de sécurité s’y sont produits et l’institut a été fermé. Peu après, une maladie présentant des symptômes similaires à ceux de la Covid-19 a éclaté aux Etats-Unis. Sur ces questions, les Etats-Unis n’ont jamais donné d’explication à la communauté internationale et à leur propre population». Il demande aussi aux Etats-Unis d’ «inviter des experts de l’OMS à enquêter sur l’Université de Caroline du Nord» et à «publier les données des cas parmi les athlètes militaires américains ayant participé aux Jeux mondiaux militaires de Wuhan».

Ainsi, Pékin accuse directement les Etats-Unis de porter la responsabilité de la contamination mondiale liée à la Covid-19 et d’avoir provoqué le gigantesque désastre humanitaire planétaire. La communauté internationale est, donc, officiellement informé des accusations de la Chine et de sa demande auprès de l’OMS. Cependant cette demande n’est pas relayée par les média occidentaux, certainement pour éviter une prise de conscience des populations occidentales.

La Chine avait déjà demandé à l’OMS d’agir. En effet, le 30 mars dernier, Pékin avait déjà demandé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de vérifier la possibilité d’une fuite du coronavirus venant des laboratoires d’autres pays, notamment des Etats-Unis, en pointant le laboratoire militaire américain de Fort Detrick, auquel les autorités chinoises, avaient, donc, déjà associé l’origine de l’épidémie de coronavirus.

Ce laboratoire utilisé pour la guerre bactériologique a été fermé. Exactement, le 5 août 2019, six mois avant l’annonce de la contamination mondiale à la Covid-19, The New York Times a publié un article informant que «la recherche mortelle sur les germes est fermée au laboratoire de l’armée [des Etats-Unis] en raison de problèmes de sécurité». Cela a eu lieu en juillet 2019. «Des problèmes d’élimination des matières dangereuses ont conduit le gouvernement [des Etats-Unis ] à suspendre les recherches dans le principal centre de biodéfense de l’armée»: «Les problèmes de sécurité dans un important laboratoire de germes militaires ont conduit le gouvernement à arrêter des recherches impliquant des microbes dangereux comme le virus Ebola». Le laboratoire de Fort Detrick n’avait pas de «systèmes suffisants en place pour décontaminer les eaux usées» de ses laboratoires de haute sécurité, précise le quotidien américain.

Déjà en 2009 des problèmes découverts à Fort Detrick. The New York Times écrit que «la recherche suspendue [en 2019] implique certaines toxines, ainsi que des germes appelés agents sélectionnés, qui, selon le gouvernement [des Etats-Unis], ont «le potentiel de constituer une menace grave pour la santé publique, animale ou végétale ou pour les produits animaux ou végétaux» et qu’ «il existe 67 agents et toxines sélectionnés; les exemples incluent les organismes qui causent Ebola, la variole, l’anthrax et la peste, et le poison ricin». On lit, aussi, que «des faux pas se sont produits dans d’autres laboratoires gouvernementaux, y compris ceux des Centers for Disease Control et des National Institutes of Health», et qu’ «en 2009, la recherche à l’institut de Fort Detrick a été suspendue car il stockait des agents pathogènes non répertoriés dans sa base de données» et que «l’institut de l’armée a également employé Bruce E. Ivins, un microbiologiste qui était l’un des principaux suspects – mais qui n’a jamais été inculpé – dans les envois d’anthrax en 2001 qui ont tué cinq personnes». Le Dr Ivins est décédé en 2008, apparemment par suicide, souligne le journal. La Chine met, donc, le doigt sur une question importante.

L’OMS, si prompte à réagir sur des actions de santé, n’a pas encore répondu à la demande chinoise. Si le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ne dit rien, c’est qu’il y a la volonté de cacher au monde une vérité.

Par Olivier Renault

Source: Observateur continental

https://french.almanar.com.lb/2123816

Dans SANTE

EN ANGLETERRE, LE VARIANT DELTA TUE PLUS DE VACCINES QUE DE NON VACCINES

Le 06/08/2021

"Le variant Delta tue les vaccinés plus que les non-vaccinés, en Angleterre" Martin Zizi

 Publié le 06/08/2021 à 17:24

"Ils veulent faire passer ce vaccin pour non-expérimental alors qu'ici les risques ne sont pas connus" - Martin Zizi

FS

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Auteur(s): FranceSoir

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L’ancien directeur scientifique de la Défense belge est de retour, après un premier debriefing. Martin Zizi nous explique cette fois la différence entre les "vaccins normaux" et les "vaccins sur le cancer". À partir de cela, il démontre que les vaccins ne remplissent pas aujourd’hui les conditions de base légales pour être sur le marché.

 

Il est parfois difficile de s'approprier des documents scientifiques, Martin Zizi nous aide donc à les décrypter : nous apprenons ainsi que le variant Delta n’est peut-être pas si dangereux qu’on ne le prétend. Plus contagieux ne veut pas dire plus mortel, et en prenant l’exemple du cas anglais, le chercheur en biophysique moléculaire démontre comment les vaccinés sont finalement plus fragiles à l'heure actuelle face à ce variant que les non-vaccinés.

Il revient également sur le caractère non-pertinent du test PCR pour identifier les personnes infectées. Un debriefing proposé en partenariat avec BonSens.org

 

Les sources analysées dans cet entretien sont à votre disposition ci-dessous.

 

who_2020-12_age-specific_covid-19_infection_fatality_rate.jpg

La léthalité du Covid-19 selon les âges (source : OMS)

 

comparatif_des_interets.png

Comparatif des intérêts et limitations des tests PCR et antigéniques (Ag) selon les seuils de détection par-rapport à la contagiosité (source : Covidrationnel.be)

Documents :

Enquête de Public Health England sur les variants du Sars-CoV-2 en Angleterre [Tableaux]

Rapport de l'OMS sur la léthalité du Covid-19

Auteur(s): FranceSoir

https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/martin-zizi-2

Dans PEROU

LE PRESIDENT DU PEROU, PEDRO CASTILLO, APPELLE LES MILITAIRES ET LA POLICE A PARTICIPER AU CHANGEMENT

Le 06/08/2021

6 Août 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-08-05 19:11:40

      

Lima, 5 août (RHC) Le président péruvien, Pedro Castillo, a été reconnu ce jeudi comme chef suprême des forces armées et de la police et il les a convoquées à participer au changement initié pour un avenir plus digne, solidaire et humain.

Il a lancé  la convocation au cours d’une cérémonie pleine de symbolisme, au cours de laquelle les plus hauts chefs militaires et celui de la police ont reconnu comme chef suprême un humble maître rural en chapeau des hommes de la campagne, sans cravate et avec un sac décontracté avec des applications de tissus indigènes.

Castillo les a appelés 'à travailler avec le peuple pour un Pérou plus inclusif, plus tolérant qui, à partir de nos différentes visions, sache construire un avenir plus digne, plus solidaire, plus humain pour tous les Péruviens'.

Il a déclaré que le peuple reconnaissait le travail historique et actuel des forces armées et de la police, et il a rendu hommage aux combattants tombés lors des batailles de Junín et d’Ayacucho, qui ont consolidé l’indépendance en 1824, ainsi que les militaires et policiers et leur personnel de santé qui ont donné leur vie dans la lutte contre la Covid-19.

Il a souligné l’engagement des agents en uniforme à lutter ensemble contre l’inégalité, la pauvreté et l’injustice sociale, et il a relevé que le Pérou vit le début d’une nouvelle époque, à laquelle ils travailleront aux côtés de la population pour éliminer tout vestige de discrimination et d’inégalité.

Il les a appelées en outre à s’inspirer des héros nationaux pour 'mettre leur discipline, leur courage, leur amour du pays au service des plus démunis'.

'Après 200 ans de vie indépendante, j’invoque l’unité de tous les Péruviens, y compris les hommes et les femmes des forces armées et de la police, afin que, inspirés par notre passé glorieux et millénaire, « Nous devons avancer ensemble dans la paix et l’unité pour surmonter les différences structurelles que nous avons conservées en tant que société depuis l’indépendance, a-t-il déclaré.

Il a également appelé à 'entendre les voix des Péruviens les plus démunis, qui luttent jour après jour dans des conditions sociales et économiques difficiles, pour sortir de la grave crise sanitaire qui frappe les plus vulnérables

'Mon gouvernement du changement est parvenu à gouverner avec le peuple et pour le peuple, ce qui s’exprime également dans la défense des intérêts de la nation, où le rôle des forces armées est très important pour sortir de la crise économique, en soutenant le renforcement de notre agenda social', a-t-il ajouté.

Lors de la cérémonie, le général Manuel Gómez, chef nouvellement nommé du Commandement conjoint des forces armées, ainsi que les commandants généraux de l’armée, de la marine, de l’armée de l’air et de la police, ont remis au président Castillo l’insigne et le bâton de commandement, symboles de l’autorité du chef suprême.

Gómez a engagé le président 'à veiller sur nos institutions' et il a déclaré que les Forces Armées et la Police 's’engagent à continuer à travailler avec effort et dévouement pour la sécurité et le développement de notre Pérou bien-aimé '.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/266224-le-president-du-perou-appelle-les-militaires-a-participer-au-changement

Tag(s) : #Pérou#Castillo

Dans CHINE

COMMENT 13 HOMMES ALLAIENT DETERMINER LE SORT DU MONDE. 100 ANS DE PARTI COMMUNISTE EN CHINE

Le 06/08/2021

Comment 13 hommes allaient déterminer le sort du monde. 100 ans de parti communiste en Chine

 

04 Août 2021

   

Il y a 100 ans, 13 hommes se rencontraient pour la réunion secrète créant le parti communiste chinois. Après bien des errances et de multiples aventures, le parti est devenu le plus grand groupement politique du monde. Il allait indubitablement et dans une large mesure déterminer le cours du 21e siècle. Texte et explications de Marc Vandepitte, expert de la Chine.

 

Contexte historique

Pendant des siècles, la Chine a été un empire influent et puissant. Cette situation a changé radicalement après les guerres de l’opium à partir de 1840 (1). Le pays devint une semi-colonie.

De vastes régions furent occupées par des puissances étrangères ou passèrent sous leur sphère d’influence. Les pays impérialistes détruisirent l’industrialisation naissante. La population fut totalement appauvrie, les famines étaient fréquentes (2). Des dizaines de millions de Chinois sont morts au cours de cette période, victimes de privations et de violences politiques. C’est également à cette époque que la traite des esclaves noirs a été relayée par la traite jaune des ouvriers chinois.

À maintes reprises la population chinoise s’est rebellée contre les mauvaises conditions de vie et en faveur de l’indépendance nationale. En 1911, il y a eu une révolution au cours de laquelle l’empereur fut renversé. Le nouveau président Sun Yat-sen était le fondateur de la république de Chine. Cependant, il n’a pas réussi à mettre fin à la domination étrangère et aux structures féodales du pays.

C’est dans ce contexte que, dix ans plus tard, treize délégués se sont réunis dans le plus grand secret pour créer un nouveau parti communiste (PCC). L’un d’entre eux était Mao Zedong. Leur grand modèle était la révolution russe de 1917. À cette époque, le parti comptait à peine 53 membres.

 

Un parti axé sur le développement

Les partis politiques jouent un rôle important dans la vie politique des sociétés modernes. Historiquement, ils sont apparus de deux façons. Au sein du capitalisme, des partis électoraux ou « électoralistes » sont apparus. Après disparition de la position monopolistique de la noblesse, la bourgeoisie montante et, plus tard, le mouvement ouvrier ont fondé leurs propres partis pour défendre leurs propres intérêts et faciliter la participation aux élections et à l’administration de l’État.

Dans ces pays, une structure étatique forte et moderne avait déjà été établie.

Le second type pourrait être décrit comme des partis « orientés vers le développement ». Ils sont nés dans un tout autre contexte, plus précisément à la périphérie du capitalisme. Ils sont généralement apparus dans le sillage des mouvements de libération nationale après la Seconde Guerre mondiale. Ils aspirent à l’indépendance nationale et au développement rapide de leur pays. Ils voulaient mettre fin aux conditions de vie misérables et à l’oppression impérialiste.

Dans la plupart de ces pays, il n’existait pas encore de structure étatique moderne. La création d’un parti politique fort et bien organisé était précisément ce qu’il fallait pour y parvenir (3). Ce type de parti politique n’a pas été créé pour réaliser des idéaux politiques à travers la compétition parlementaire. Au contraire, ils aspirent à un ordre politique et/ou économique nouveau. Cela s’opère souvent via une révolution. Afin de renverser les anciens systèmes et de construire un nouvel ordre, les partis axés sur le développement pensaient qu’ils avaient besoin d’une organisation solide et d’une discipline stricte.

 

Le système de parti unique

Après la révolution de 1911, Sun Yat-sen a opté pour un système multipartite sur le modèle de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Mais comme dans la plupart des pays du tiers monde, ce fut un échec. Il lui est vite apparu que le modèle de la révolution russe était plus approprié pour faire progresser la Chine. Il a créé son parti révolutionnaire, le Guomindang (KMT), sur une base léniniste (4).

En 1925 Sun Yat-sen meurt et Chiang Kai-shek devient le nouveau leader du KMT. Il était beaucoup plus conservateur et a déclenché une véritable chasse aux sorcières contre les communistes, faisant de nombreux morts. Pendant la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945), le KMT a formé une alliance avec le parti communiste pour lutter contre l’occupation japonaise. À l’époque, le Japon était un empire fasciste et l’une des puissances de l’Axe, alliées de l’Allemagne hitlérienne. Cette guerre est devenue un chapitre important de la Seconde Guerre mondiale. Après la victoire sur le Japon, la guerre civile entre le KMT et le PCC a repris.

Le PCC disposait de beaucoup moins d’hommes et de ressources que le KMT, mais il était mieux organisé et discipliné. Les communistes étaient également beaucoup plus en contact avec la paysannerie. Ce sont les communistes, et non le KMT, qui ont été considérés par le peuple comme les patriotes et les porte-drapeaux de la lutte contre les Japonais et pour l’indépendance de la Chine (5). Finalement, cette guerre civile a été remportée par le PCC en 1949 et Mao Zedong a proclamé la République populaire de Chine. Les dirigeants et de nombreux partisans du KMT se sont réfugiés sur l’île de Taïwan.

Le PCC a dû gérer un énorme défi. Il a dû faire face à un État brisé, une économie détruite et une population totalement paupérisée. À cette époque, la Chine était l’un des pays les plus pauvres du monde. Avec plus d’un cinquième de la population mondiale, le PIB représentait à peine 4,5 % du total mondial. Le niveau de vie, exprimé en PIB par habitant, était la moitié de celui de l’Afrique et un sixième de celui de l’Amérique latine. L’espérance de vie moyenne était de 35 ans (6).

Pour relever ces défis, il fallait un parti fort, centralisé et discipliné. Mais ce n’est pas la seule raison. Les proportions du pays sont énormes. La Chine a la taille d’un continent : elle est 17 fois plus grande que la France et compte autant d’habitants que l’Europe occidentale, l’Europe orientale, les pays arabes, la Russie et l’Asie centrale réunis. Si vous transposez cela à la situation européenne, cela signifierait que l’Égypte ou le Kirghizistan devraient être gouvernés depuis Bruxelles. Compte tenu de ces proportions, des différences très grandes entre les régions et des défis gigantesques auxquels le pays est confronté, une puissante force de cohésion est nécessaire pour maintenir le pays gouvernable et pour le diriger avec force. Selon The Economist, « les dirigeants chinois estiment que le pays ne peut rester uni sans un système de parti unique aussi solide que celui d’un empereur – et il se pourrait bien qu’ils aient raison ».

Bref, le système actuel en Chine est adapté à l’échelle du pays et il s’enracine dans la lutte contre l’occupation japonaise du pays, contre le Guomindang réactionnaire et contre l’effroyable misère et l’arriération dans lesquelles le pays était alors plongé. De cette lutte, le PCC a émergé comme leader du pays, un leader qui s’est donné pour tâche de restaurer la dignité, de sauvegarder la souveraineté de la nation chinoise, de sortir le pays du sous-développement et de lutter pour une société socialiste humaine.

 

Le fardeau de l’Histoire

Pour paraphraser Marx : « Les partis font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux … ». Pour le PCC, ces conditions ont été particulièrement difficiles. Le pays était sous-développé et son économie totalement détruite. La guerre froide faisait rage et le pays était soumis à un embargo technologique de la part de l’Occident. Cela a duré jusqu’en 1971, lorsque les relations avec les États-Unis se sont améliorées.

Au début de la révolution, l’Union soviétique a apporté son aide, mais en 1958, les deux pays sont entrés en conflit. Toute l’assistance a été arrêtée et les techniciens soviétiques se sont retirés. Mao avait escompté que des révolutions éclateraient dans divers pays du tiers-monde. Ces pays seraient alors en mesure de former ensemble un front et de se renforcer mutuellement. Toutefois ces révolutions ne se sont pas concrétisées et la Chine s’est retrouvée seule.

Au cours des premières années, il existait également une réelle menace militaire de la part des États-Unis. Par deux fois, en 1954 et en 1958, le président américain a menacé d’utiliser des armes atomiques contre la Chine. Il a également vu comment l’Union soviétique, sous la direction de Khrouchtchev, a commencé à prendre un cours de plus en plus capitaliste.

 

La fuite en avant

Dans ces circonstances, Mao ressentait de plus en plus la nécessité de développer le pays de manière accélérée et de surmonter les retards en peu de temps. Il lança notamment le slogan de rattraper le niveau de l’Angleterre en quinze ans. Il pensait pouvoir compenser les conditions défavorables par une mobilisation massive et incessante de la population.

Le court sprint vers l’Utopie a conduit à des expériences téméraires et folles. Le Grand Bond en avant (1958-1961) a été une tentative volontariste d’industrialisation accélérée des campagnes, sans aucune étude ni préparation sérieuse. Le parti était inexpérimenté et n’avait pas une connaissance suffisante des lois économiques. Cette tentative excessivement optimiste a complètement échoué et a provoqué une famine qui a tué des millions de personnes (7).

Mao craignait que la Chine ne suive le même chemin que l’URSS. Il voulait donc tout faire pour éradiquer les idées pro-capitalistes au sein de son propre parti. C’est dans ce sens qu’il a lancé la Révolution culturelle (1966-1976) (8). Cette mobilisation de masse est devenue totalement incontrôlable et a finalement conduit à l’anarchie, l’armée ayant même dû être déployée. La révolution culturelle a été une période tragique et a fait beaucoup de tort au PCC.

Cependant, la fuite en avant de Mao n’a pas été un échec total. Malgré les échecs du Grand Bond en avant et de la Révolution culturelle, la Chine a réussi à nourrir sa population assez rapidement, contrairement à l’Inde par exemple (9). Pendant les trente premières années de la révolution, le pays a connu une croissance économique annuelle plus que respectable de 4,4 %. Les bases ont été posées pour le développement industriel rapide qui a démarré en 1978. Au cours de cette période, le revenu par habitant a triplé et l’indice de développement humain (10) a été multiplié par 4,5 (11).

 

Réformes économiques

À la fin de cette période, cependant, il devenait de plus en plus évident que la politique économique devait changer de cap. L’Occident disposait toujours d’un monopole scientifique et technologique écrasant, ce qui rendait la Chine particulièrement vulnérable. Et sur le plan économique, le pays perdait du terrain face aux quatre tigres asiatiques : Singapour, la Corée du Sud, Taïwan et Hong Kong.

Sur la voie du communisme, le socialisme est une longue phase de transition au cours de laquelle il est préférable de ne sauter aucune étape. C’est ce que les débâcles des années précédentes avaient démontré. Dans ses écrits, Marx parlait de la « mission historique du capitalisme » consistant à développer les forces productives (principalement la technologie) (12). C’est précisément ce que les Chinois voulaient maintenant mettre en œuvre.

Au cours des trente premières années, l’accent a été mis principalement sur les rapports de production (propriété) et la lutte des classes. Tout fut collectivisé au maximum afin de parvenir à une égalité aussi grande que possible. C’est à partir de 1978 que l’accent fut mis sur le développement des forces productives (13).

Deux pistes ont été suivies pour y parvenir. Premièrement, ils ont intégré les effets dynamisants des forces du marché dans le développement économique du pays. Les capitaux privés furent autorisés. Il existait encore une planification solide au niveau macroéconomique, élaborée sous la direction du gouvernement central et axée sur les objectifs de développement mondiaux. Mais la planification rigide et hypercentralisée de la phase initiale fut assouplie et décentralisée. La métaphore de « l’oiseau en cage » fut utilisée à cet effet. L’oiseau (forces du marché) a une certaine liberté de voler, mais il ne peut pas abandonner la cage (planification centrale). L’avenir nous dira si cette dynamique de marché contrôlée peut être maîtrisée.

La deuxième piste consista à attirer les capitaux étrangers. Les investisseurs étrangers étaient les bienvenus à condition qu’ils mettent à disposition une partie de leur technologie et de leur savoir-faire. Dans de nombreux pays du tiers monde, l’ouverture de l’économie au monde extérieur – commerce, investissements et flux de capitaux financiers – a eu des conséquences désastreuses. En Chine, cette ouverture a été couronnée de succès parce qu’elle a été déterminée par les besoins et les objectifs nationaux, et parce qu’elle a été pleinement intégrée dans une solide stratégie de développement (14).

 

L’histoire d’une réussite

Cette double stratégie a porté ses fruits. De 1978 à 2020, le taux de croissance annuel moyen a été de près de 10 %. Il s’agit de la croissance économique la plus rapide jamais enregistrée par un grand pays. En 75 ans, la Chine sera passée du statut de pays quasi le plus pauvre du monde à celui d’une économie à haut revenu. Le pays a également réussi à maintenir son économie à flot dans les tempêtes des 25 dernières années : la crise financière asiatique en 1997, le krach de la bulle Internet en 2001, la crise du SRAS, la grande crise financière de 2008 et, plus récemment, la crise du COVID. En ce qui concerne la crise de 2008, Richard McGregor, ancien journaliste du Financial Times, a écrit que « la Chine était mieux équipée que n’importe où ailleurs dans le monde pour faire face à la soudaine récession » (15) .

La technologie et la science ont également beaucoup progressé. Aujourd’hui, les entreprises chinoises sont largement reconnues comme leaders ou chefs de file mondiaux dans les équipements de télécommunication 5G, les trains à grande vitesse, les lignes de transmission à haute tension, les sources d’énergie renouvelables, les véhicules à énergie nouvelle, les paiements numériques, l’intelligence artificielle et de nombreux autres domaines. En 2018, la Chine a dépassé les États-Unis en termes de nombre de publications scientifiques; en 2019, pareil pour le nombre de brevets.

Depuis 1981, 853 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté, selon l’ONU. Cela représente 76 % de toutes les personnes sorties de la précarité dans le monde au cours de cette période. Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, parle de « la plus imposante réalisation de l’Histoire en matière de réduction de la pauvreté ». Le principal indicateur de développement social d’un pays est la mortalité infantile. Avec 9 pour mille, le score de la Chine est remarquable. Par exemple, si l’Inde offrait à ses citoyens les mêmes soins médicaux et le même soutien social que la Chine, il mourrait 680 000 enfants indiens de moins chaque année (16).

Alors que dans de nombreux pays, les salaires stagnent ou diminuent, en Chine, ils ont triplé au cours de la dernière décennie. Entre 1978 et 2015, le revenu des 50 % de Chinois les plus pauvres a augmenté de 400 %, tandis qu’aux États-Unis, il baissait de 1 % sur la même période.

La résilience de la société chinoise a été évidente lors de la dernière crise du COVID. L’OMS décrit l’approche chinoise comme étant « peut-être la lutte contre la maladie la plus ambitieuse, la plus souple et la plus agressive de l’Histoire ». Le rôle important du parti communiste dans ce domaine n’a pas échappé à The Economist : « Les efforts de la Chine n’ont pas consisté uniquement à mobiliser les éléments évidents, tels que le personnel médical, les travailleurs de la santé, les scientifiques et la police. Elle a également fait un usage intensif du réseau de sections du parti pour fournir la main-d’œuvre et l’expertise de gestion nécessaires à une opération dirigée par le parti, à une échelle rarement vue dans l’ère post-Mao. »

 

Les ombres au tableau

Cette réussite présente par ailleurs d’importants défauts. L’introduction d’éléments de marché à partir de 1978 a réintroduit l’exploitation capitaliste, quoique de manière contrôlée. Un gouffre béant s’est ouvert entre la ville et la campagne. Une masse de 230 millions de « migrants internes » a moins de droits sociaux et est souvent victime de discrimination. Les grands-parents doivent souvent suppléer pour élever les enfants des migrants. La politique de l’enfant unique (de 1979 à 2015) a entraîné de nombreux avortements sélectifs et un excédent masculin de plus de 30 millions, avec toutes les conséquences sociales que cela implique.

Le rapide développement économique a entraîné des abus de pouvoir et une corruption généralisée. L’introduction du capital privé a provoqué la création d’une classe supérieure de capitalistes. Les deux phénomènes s’accordent difficilement avec les idéaux socialistes. Individualisme et arrivisme, consumérisme et goût du luxe et de l’ostentatoire ont fortement ébranlé les valeurs du PCC.

 

Une grande légitimité

Toutefois, les inconvénients ne l’emportent pas sur les avantages. Le parti peut compter sur un grand soutien populaire. Près de trois quarts des Chinois disent soutenir le système de parti unique. Ces dernières années, le soutien au gouvernement central s’est même situé entre quatre-vingt et quatre-vingt-dix pour cent. Ce score dépasse de loin celui des pays occidentaux. Selon The Economist, qui n’est pas vraiment un ami de la Chine, ce n’est pas surprenant : « Le parti communiste chinois a une histoire puissante à raconter. Malgré ses nombreux défauts, il a créé une prospérité et un espoir qu’une génération plus âgée aurait jugés impensables. » Cela explique également la grande stabilité politique de ces 30 dernières années.

D’un point de vue occidental, c’est difficile à comprendre car à nos yeux la société chinoise n’est pas démocratique . Mais pour la plupart des Chinois, la démocratie signifie avant tout gouverner dans l’intérêt général avec une bonne gouvernance (17). Nous accordons beaucoup plus d’importance à la façon dont les décisions sont prises et par qui elles le sont. Les Chinois attachent plus d’importance à la qualité de leurs politiciens qu’aux procédures de sélection de leurs dirigeants.

Selon Daniel Bell, expert de la Chine, le système politique chinois est une combinaison de méritocratie au sommet, de démocratie à la base et d’espace pour l’expérimentation aux niveaux intermédiaires. Les dirigeants politiques sont sélectionnés sur la base de leurs mérites et, avant d’atteindre le sommet, ils passent par un processus très dur de formation, de pratique et d’évaluation. Il existe des élections directes au niveau municipal et pour les congrès provinciaux du parti. Les innovations politiques, sociales ou économiques sont d’abord testées à petite échelle – quelques villes ou provinces – puis, après évaluation et ajustement approfondis, elles sont introduites à plus grande échelle (18).

En outre, le gouvernement central réalise très régulièrement des sondages d’opinion pour évaluer les performances du gouvernement dans les domaines de la sécurité sociale, de la santé publique, de l’emploi et de l’environnement; la popularité des dirigeants locaux est également sondée. Les politiques sont ajustées ou corrigées en fonction de ces sondages.

Certes, le système politique peut être amélioré. Les dirigeants chinois eux-mêmes le reconnaissent explicitement. Ils n’ont pas peur d’admettre ouvertement leurs erreurs (19). La recherche d’un meilleur système de prise de décision est loin d’être achevée. Mais le système actuel a fait ses preuves. Selon Francis Fukuyama, « la principale force du système politique chinois est sa capacité à prendre rapidement des décisions importantes et complexes, et à les prendre relativement bien, du moins en matière d’économie. La Chine s’adapte rapidement, prend des décisions difficiles et les met en œuvre efficacement. »

 

Les défis

La liste des défis auxquels sont confrontés le PCC et le pays est longue. Nous nous limiterons aux principaux d’entre eux. Sur le plan social, il y a la redistribution des richesses et la question des « migrants internes ». Sur le plan économique, il y a la question du vieillissement de la population, la transition vers un marché intérieur et la réduction de la dette. Sur le plan politique, la coexistence harmonieuse des différentes ethnies, la maîtrise des ressentiments nationalistes, la lutte contre la corruption, le développement de l’État de droit, la poursuite de la démocratisation du processus décisionnel, le contrôle de la classe supérieure capitaliste, la restauration de la morale socialiste et le comblement du vide idéologique. Sur le plan écologique, on a bien sûr la question du dérèglement climatique, et surtout la réduction du charbon, mais aussi l’élimination de la pollution environnementale.

 

Le clash du siècle

Le plus grand défi de tous, cependant, c’est la menace croissante que représentent les États-Unis. Après la chute du mur de Berlin et le démantèlement de l’Union soviétique, les États-Unis se sont imposés comme le leader incontesté de la politique mondiale. Le Pentagone en 1992 : « Notre premier objectif est de prévenir l’apparition d’un nouveau rival sur la scène mondiale. Nous devons conserver les mécanismes de dissuasion des compétiteurs potentiels, qu’ils soient tentés de jouer un rôle régional plus important ou un rôle global. » (Wolfovitz). Trente ans plus tard, la Chine est devenue le principal « rival » à maîtriser. Comme le dit Domenico Losurdo, « la Chine reste le dernier grand territoire qui échappe à l’influence politique américaine; c’est la dernière frontière à conquérir » (20).

C’est pourquoi les États-Unis ont désigné la République populaire de Chine comme leur principal ennemi. Dans le cadre des discussions sur le budget 2019, le Congrès a déclaré que « la concurrence stratégique à long terme avec la Chine est une priorité essentielle pour les États-Unis ». Il s’agit d’une stratégie globale à mettre en œuvre sur plusieurs fronts. Les États-Unis tentent de contrecarrer l’essor économique et technologique de la Chine, ou, comme ils le disent, de « l’émousser » (21).

Si nécessaire, cela se fera par des moyens extra-économiques. La stratégie militaire à l’égard de la Chine suit deux pistes : une course aux armements et une pression sur le pays (22). Quatre points stratégiques sont utilisés par les États-Unis pour attiser la braise : Taïwan, les Ouïghours, Hong Kong et le Tibet (23). Ils servent d’une part à affaiblir la Chine sur le plan interne et d’autre part à retourner l’opinion publique mondiale contre la Chine (24) pour justifier de futures agressions.

Les États-Unis ont la pulsion guerrière, le bellicisme au coeur de leur ADN. Les Yankees se sont battus pendant 227 des 244 années de leur histoire. Au cours des 20 dernières années, ils ont largué une moyenne de 46 bombes par jour. Obama, le président qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2009, a bombardé sept pays simultanément en 2016. Pour ce qui est de la Chine, sa dernière guerre a eu lieu en 1979, contre le Vietnam. Hormis l’incident frontalier de 2020 avec l’Inde, l’essor de la Chine a été remarquablement exempt de conflits en Asie de l’Est (25).

Entre-temps, Joe Biden a converti les fanfaronnades bouffonnes de Trump sur la Chine en une doctrine savamment concoctée. C’est très inquiétant. « Les déclarations et les actions de plus en plus agressives du gouvernement américain à l’égard de la Chine (…) menacent la paix mondiale et empêchent l’humanité de s’attaquer avec succès aux problèmes communs très graves auxquels elle est confrontée, tels que le dérèglement climatique, la lutte contre les pandémies, la discrimination raciale et le développement économique », indique la déclaration « No Cold War ».

 

Au-delà de la perspective occidentale

Dans son livre influent « Le Choc des civilisations », Huntington a écrit : « Si la Chine devient une grande puissance, elle éclipsera tous les phénomènes similaires de la dernière moitié du deuxième millénaire » (26). Il ne pourrait en être autrement. La montée des États-Unis en tant que superpuissance depuis 1870 a déjà profondément modifié les relations mondiales. Mais la Chine de 1978 a une population 24 fois plus importante que celle des États-Unis d’alors, et un taux de croissance de plus du double. (27). Après un siècle de guerres, d’occupations et d’humiliations impérialistes, ce pays de civilisation millénaire reprend sa place sur la scène mondiale.

Récemment encore, l’Occident avait un monopole absolu sur la technologie, les armes de destruction massive, les systèmes monétaires et financiers, l’accès aux ressources naturelles et la communication de masse. Grâce à ce monopole, il pouvait contrôler ou soumettre les pays du Sud (28). L’Occident, avec les États-Unis à sa tête, risque à présent de perdre ce monopole. Un monde unipolaire fait place à un monde multipolaire. La Chine, et dans son sillage l’Inde et d’autres pays émergents, bouleversent rapidement les relations internationales et transforment le monde comme jamais auparavant.

Pour la première fois dans l’histoire récente, un pays pauvre et sous-développé s’est hissé en un rien de temps au rang de superpuissance économique. La Chine a montré au monde que le modèle occidental n’est pas le seul moyen de se moderniser (29). La crise financière de 2008 et la gestion désastreuse de la crise du COVID par l’Occident ont remis plus encore en question notre modèle capitaliste.

C’est une pensée provocante pour nous. C’est pourquoi il nous est si difficile de regarder la Chine avec un esprit ouvert. Martin Jacques s’exprime ainsi : « Toute discussion est presque toujours colorée par un jugement de valeur selon lequel, parce que la Chine a un gouvernement communiste, nous connaissons déjà les réponses à toutes les questions importantes. C’est une mentalité de guerre froide, qui ne nous permet pas de comprendre la nature de la politique chinoise ou du régime actuel (30). »

Quoi qu’il en soit, le projet chinois est loin d’être achevé. L’idéal communiste est encore loin d’être atteint; il comporte trop de déséquilibres graves. C’est un processus long, qui est au plus fort de son évolution. Des résultats extraordinaires ont été obtenus, mais la route est encore longue et difficile, pleine de contradictions, de risques et de défis. Le résultat est totalement imprévisible. La Révolution française, après de nombreuses fautes, expériences et guerres sanglantes, a mis plus de 80 ans pour former une république parlementaire stable. En tout état de cause, les dirigeants chinois considèrent leur projet comme un projet de longue durée. Notre évaluation tient également compte d’une telle perspective à long terme.

 

 

Source originale: De Wereld Morgen

Traduction du néerlandais : Anne Meert pour Investig’Action

Notes:

(1) Entre 1839 et 1860, deux guerres de l’opium ont été menées entre le Royaume-Uni et la Chine. Les Britanniques avaient le monopole du trafic d’opium, qui intoxiquait des millions de personnes. Quand la Chine prit des mesures, les Britanniques déclenchèrent une guerre contre elle. Les conflits servaient en fait à mettre la Chine au pas pour lui imposer des conditions commerciales défavorables.

(2) Sesam Atlas bij de wereldgeschiedenis, Deel 2, Apeldoorn 1989, p. 91; Shouy B., An Outline History of China, Beijing 2002, p. 388ss.

(3) Yongnian Z., The Chinese Communist Party as Organizational Emperor, Londres 2010, p. 12-4.

(4) McGregor R., The Party. The Secret World of China’s Communist Rulers, New York 2010, p. 123; Yongnian Z., op. cit., p. 60; Chuntao X. (ed.), Why and How The CPC Works in China, Beijing 2011, p. 107

(5) Jacques M., When China Rules the World. The Rise of the Middle Kingdom and the End of the Western World, Londres, 2009, p. 92.

(6) Angus Maddison, L’économie chinoise. Une perspective historique. Deuxième édition, révisée et mise à jour : 960-2030, Paris, OCDE, 2007 ; Hobsbawm E., L’Âge des extrêmes, histoire du court XXe siècle, Ed. Complexe 1999,;

Chuntao X. (ed.), op. cit., p. 72.

(7) Losurdo D., Fuir l’histoire? La révolution russe et la révolution chinoise aujourd’hui, Ed. Delga, Paris 2007, p. 69-72 et 175-6; Chuntao X. (ed.), op. cit., p. 29-30. Le Grand Bond en avant a fait passer la mortalité chinoise de 12 pour mille à 25,4 pour mille en 1960, après quoi elle revint à 4 et 10 pour mille respectivement en 1960 et 1962. Mais ce taux de mortalité de la pire année, 1960, différait à peine de celui de l’Inde, soit 24,8 pour mille, ce qui était une moyenne « normale ».

(8) La révolution culturelle lancée par Mao Zedong était le soulèvement des étudiants et des travailleurs chinois pour préserver les acquis du socialisme. La cible était certains chefs de parti et cadres de l’appareil d’État qui s’étaient installés dans une position de pouvoir confortable et qui se souciaient de moins en moins des idéaux communistes d’égalité et de solidarité. Cela s’est produit dans le contexte d’un éloignement (politique et idéologique) croissant du Parti communiste de l’Union soviétique, accusé de suivre une voie pro-capitaliste (« révisionnisme »).

Pour ce que l’on appelait la « rééducation sociale », de nombreux intellectuels, cadres et jeunes étudiants étaient temporairement envoyés à la campagne pour effectuer des travaux physiques et apprendre la solidarité avec le paysan ou l’ouvrier. Les premières années de la révolution culturelle ont été particulièrement chaotiques et, à un moment donné, l’armée a même dû être déployée pour rétablir l’ordre. La révolution culturelle a laissé de profondes cicatrices sur le peuple chinois.

(9) En 1976, la production alimentaire avait augmenté de moitié par rapport à 1965. La production pétrolière fut multipliée par sept au cours de cette période. Chuntao X. (ed.), op. cit. p. 34-5.

En Inde, l’indice de la faim dans le monde (GHI) s’élève à 27,5 et elle appartient donc au groupe des pays présentant un problème grave. Il y a près de 200 millions d’Indiens qui ont faim. La Chine fait partie de la catégorie « faible problème » (GHI < 5).

(10) L’indice de développement humain ou IDH est un indice statistique composite pour évaluer le taux de développement humain des pays du monde, compte tenu du PNB par habitant, du niveau de vie, du niveau d’éducation et de la santé. L’IDH est développé par le PNUD, l’organe onusien chargé du développement et de la réduction de la pauvreté dans le monde.

(11) Jacques M., op. cit., p. 99.

(12) “It is the historical mission of the capitalist system of production to raise these material foundations of the new mode of production to a certain degree of perfection.” Marx K., Capital III, p. 306. Marx a élaboré ce thème dans les Grundrisse (Introduction générale à la critique de l’économie politique, 1857).

(13) Thompson I., ‘China and the ‘socialist market economy’’, in : China: Revolution and Counterrevolution, San Francisco 2008, 87-97.

(14) Herrera R. & Long Z., La Chine est-elle capitaliste ?, Éditions Critiques, Paris 2019, p. 29-30.

(15) McGregor R., op. cit., p. 28.

(16) Calculé sur la base de Unicef.

(17) Shambaugh D., China’s Communist Party. Atrophy and Adaptation, Washington D.C. 2009, p. 37.

(18) Bell D., The China Model. Political Meritocracy and the Limits of Democracy, Princeton 2015, p. 179-188. (la « méritocratie verticale démocratique »).

(19) Ainsi par exemple, les principaux problèmes du pays sont listés, discutés et traduits en points d’action avant et pendant le XVIIIème Congrès.

(20) Losurdo D., op. cit., p. 18.

(21) Rush Doshi, nouveau directeur pour la Chine au Conseil de sécurité nationale du président Biden, compare cette stratégie de sape à un “asymmetric blunting” (émoussement asymétrique).

(22) Pour une analyse détaillée, voir Vandepitte M., Trump et la Chine : guerre chaude ou guerre froide ?

(23) Losurdo D., op. cit., p. 219.

(24) Cet objectif a déjà pas mal réussi. Selon une étude récente du Pew Research Center, dans 14 pays les opinions défavorables sur la Chine ont beaucoup augmenté l’année dernière. Les 4 points stratégiques mentionnés ainsi que les compte-rendus à leur propos y sont pour beaucoup.

(25) Jacques M., op. cit., p. 315.

(26) Huntington, Le Choc des civilisations, Paris, Odile Jacob, 1997.

(27) Maddison A., op. cit.; Herrera R. & Long Z., op. cit., p. 53.

(28) Amin S., Obsolescent Capitalism, Londres 2003, p. 63-4.

(29) McGregor R., op. cit., p. 272

(30) Jacques M., op. cit., p. 206.

https://www.investigaction.net/fr/comment-13-hommes-allaient-determiner-le-sort-du-monde-100-ans-de-parti-communiste-en-chine/

Dans FRANCE

APRES LA REVOLUTION : LE PROCES D’ « UBU » MACRON

Le 06/08/2021

Après la Révolution : le procès d’« Ubu » Macron

 Publié le 06/08/2021 à 12:36 - Mise à jour à 14:17

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AFP

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Auteur(s): Alexandre Gerbi pour FranceSoir

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TRIBUNE - La Révolution a eu lieu. Sous l’œil impavide des forces de l’ordre et de l’Armée, le palais de l’Élysée est tombé, pris d’assaut par le peuple. Macron n’a pas réussi à s’échapper. Il a été arrêté. Voici venue, enfin, l’heure de son procès. Attention, ceci est une fiction. Même si toute ressemblance avec des événements à venir ne serait pas totalement fortuite…

Lorsque Macron entra dans la salle du tribunal pleine à craquer, un grand silence se fit. Même les remuants Gilets Jaunes, nombreux parmi le public, en restèrent bouche bée. 

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Un déchet vaguement humain

Difficile, en effet, de reconnaître l’étrange personnage qui gagnait, d’un pas lent, le box des accusés. Sa mine défaite, joues creusées, teint hâve, sa frêle stature, sa barbe de trois jours étonnèrent. Mais c'est surtout son regard torve, presque fou, qui frappèrent l’assistance. Le président de la République déchu n’était plus qu'une créature chétive et pitoyable, manifestement désaxée. Difficile de croire que ce nabot dérisoire avait pu être l’artisan, le deus ex machina de la gigantesque escroquerie du Covid-19 qui avait broyé et ruiné la France pendant un an et demi. L’âme damnée dont l’influence délétère avait accompagné l’Europe et une bonne partie du monde dans un songe absurde, destructeur, liberticide et finalement criminel : « Ce n’était donc QUE ça ! », railla une voix anonyme dans la salle. Celui qui pérorait en avril 2020 en annonçant aux journalistes du Financial Times : « La bête de l’événement est là », dans une référence sibylline et que d’aucuns affirment luciférienne, cet ectoplasme livide paraissait revenu tout droit des Enfers. En un mot comme en cent, à vue d’œil, l’ancien chef de l’Etat n’était plus qu’un déchet vaguement humain…

Qu’il était loin le temps où les médias unanimes présentaient la créature de François Hollande et de Jacques Attali comme un petit génie de la finance doué pour tout, travailleur infatigable jouissant d’une intelligence hors du commun. Un être d’exception doté d’un charme et d’un charisme époustouflants. Un esprit merveilleux, fin et profond, normalien, brillant énarque, philosophe pétri de lettres, ancien secrétaire de Paul Ricœur. Certes, tout était faux ou presque dans ce storytelling dûment fabriqué. Mais beaucoup y avaient cru, même s’ils avaient le plus grand mal, aujourd’hui, à s’en souvenir…

Dans le box des accusés, il ne restait décidément plus grand-chose du fondateur d’En %arche dont le sourire s’affichait en 2016 et 2017 sur des dizaines de couvertures de magazines, volant de victoire en triomphe, comme en apesanteur. Porté par le Tout-Paris et le Tout-Monde, depuis la City de Londres jusqu’à son ami Pfizer rencontré chez Rothschild, en passant par New York, le siège de BlackRock, ce colossal fonds d’investissement aux milliers de milliards de dollars qui ouvrent toutes les portes et amadouent les plus récalcitrants… 

En fait de génie, Macron avait surtout compris très tôt où était la puissance. Et qui il fallait servir pour être bien doté en retour. Le Young Leader (promotion 2012) de la French American Foundation (FAF), avait, entre autres faits d’armes, livré le fleuron Alstom à General Electric (2014). Il avait ainsi torpillé la France au cœur, en hypothéquant son indépendance énergétique et même militaire. Mais loin de compromettre son avenir personnel, il l’avait ainsi conforté. Car ce coup de maître l’avait assuré du soutien indéfectible des puissants réseaux états-uniens. Il était devenu le bon cheval, leur parfait cheval de Troie. 

Trois ans plus tard, en 2017, une machination politico-judiciaire inouïe, aux multiples facettes, l’avait fait président de la République…
 

Entre « Rastignac », « Iago », « Machiavel »… et « Ubu »

Comme le nota Jean-Michel Aphatie lors de sa dernière chronique sur LCI : 

« Celui qui, après avoir poignardé son pays en tant que ministre des Finances, trahit de part en part sa charge de chef de l’Etat ; celui qui, pendant près de quatre ans et demi, foula aux pieds le peuple français et transgressa sans vergogne les principes les plus sacrés de la République ; ce Rastignac ne fut en réalité qu’une baudruche à l’effarante nullité, un prince du mensonge, un gros ballon vide gonflé de son seul cynisme, passé maître dans l’art de naviguer à vue. Le principal mérite de ce Iago shakespearien, de ce valet empressé des ploutocrates, résida, au fond, dans sa faculté de tirer parti de la puissance inhérente à sa fonction, mais aussi des appuis colossaux de ses maîtres, services étrangers et autres milliardaires, auxquels il avait donné les gages nécessaires. Tout en jouant, tel un Machiavel de quatre sous, de la crédulité et du moutonisme général. » 

A ce stade des événements, cette analyse était bien sûr partagée par tous, mais elle ne suffit pas à protéger son auteur : Aphatie, à l’instar de plusieurs dizaines de ses confrères et consœurs, fut balayé en pleine tentative de retournement de veste. Dès le lendemain, sur ordre du Gouvernement de Salut Public de la République Française (GSPRF) issu de la Révolution, l’éditorialiste au délicieux accent méridional avait été démis de ses fonctions comme tant d’autres journalistes, eux aussi impliqués dans l’effarante aventure macronienne. Arrêté et placé en détention pour « complicité de haute trahison » et « manquements majeurs à l’éthique de sa profession », son procès devait se tenir en même temps que celui de ses confrères, à une date non encore fixée.

 

L’homme le plus détesté de France

Malgré son délabrement physique mais aussi manifestement psychique, Macron se tenait plutôt convenablement debout dans le box, la mâchoire serrée et l’iris à présent mobile derrière la vitre blindée, installée pour prévenir une éventuelle tentative d’assassinat. Afin de lever toute équivoque, le Gouvernement de Salut Public de la République Française (GSPRF) avait annoncé que la peine de mort serait exclue, « conformément aux textes en vigueur sous la Ve République » qu’il n’était « pas question de renverser ». C’était là une utile précision. Car depuis la prise de l’Elysée par la marée humaine des manifestants et l’arrestation dans la foulée de Macron, des membres de son gouvernement, ainsi que celle d’une ribambelle de personnages-clefs impliqués dans l’escroquerie covidienne, députés, sénateurs, hauts fonctionnaires, membres du Conseil prétendument « scientifique », membres du Conseil d’Etat, du Conseil constitutionnel, etc., le chaos avait paru, au cours des jours suivants, menacer de déferler sur la France. La continuité de l’Etat et des Institutions, réaffirmée par les autorités, apparaissait donc comme l’indispensable garant de la stabilité.

Apprenant par la voix du GSPRF que le tyran déchu sauverait sa tête, les réseaux sociaux s’étaient immédiatement enflammés. Les menaces de mort contre l’homme le plus détesté de France, les images de guillotines, de pelotons d’exécution, d’écartèlement ou encore de bûchers, proliféraient comme jamais sur la Toile, accompagnées de messages personnels parfaitement explicites. Facebook comme Twitter avaient pris le parti, depuis que la Révolution était un fait accompli, de ne plus rien censurer. De son côté, l’Etat avait admis, une fois pour toutes, que ces saillies faisaient office « d’utiles exutoires, aisément compréhensibles au regard de l’ampleur des crimes » de celui que la presse surnommait désormais « Ubu », d’après le célèbre personnage d’Alfred Jarry. De fait, le nombre des victimes du défunt macronisme rendait plausible une éventuelle vengeance individuelle qui, fort heureusement, n’eut finalement pas lieu. Si jusqu’au bout le pire fut redouté, le procès put aller jusqu’à son terme sans véritable anicroche.

 

Un procès déconcertant

Au-delà de ces péripéties, ce qui fut en définitive le plus déconcertant, c’est la simplicité avec laquelle les débats furent menés. Les mensonges accumulés par Macron et sa clique étaient tellement patents et accablants, grossiers surtout, qu’on se demanda comment tout un peuple avait pu rester si longtemps sans réaction. Le philosophe centenaire, Edgar Morin, prit la parole à la barre et livra l’explication : les Français avaient été, suivant les principes énoncés par Milgram, « manipulés » et « hypnotisés » par « le gouvernement scélérat » et « les médias à sa solde ». Selon le sociologue-philosophe, il n’y avait donc nul mystère dans la manière dont les foules avaient répondu à des réflexes dès longtemps étudiés. Du Discours de la servitude volontaire de La Boétie à La Fabrique du consentement de Noam Chomsky, des travaux visionnaires de Foucault à La Stratégie du Choc de Naomi Klein, tout l’arsenal de la manipulation était disponible et prêt à l’emploi. Et c’est peu dire que les cerveaux du complot, dont Macron était l’homme-lige, en avaient fait un usage immodéré. « Il s’en sont servi et bien servi », conclut ironiquement Morin sous le regard bienveillant du président du Tribunal. 

Après cette audition, les réseaux sociaux s’insurgèrent à nouveau. Silvano Trotta, désormais courtisé par la grosse presse, tout en se félicitant de cette charge, accusa le vieil intellectuel de récupérer « in extremis » des thèses « complotistes » qu’il s’était bien gardé de reprendre à son compte durant l’interminable développement de l'escroquerie covidienne (2020-2021). Trotta rappela que Morin n’avait, au contraire, cessé de la cautionner par ses réflexions lénifiantes. Une pénible réalité dont les médias, Le Monde, Le Figaro et Libération en tête, devenus archanges de la Révolution, s’empressèrent de se faire l’écho, tressant à Trotta des couronnes de lauriers, et précipitant en contrepartie la déchéance et la disparition définitive du sociologue centenaire, cloué au pilori comme la plupart de ses collègues « philosophes ». A vrai dire, du lisier soi-disant intellectuel français, il ne restait qu’un vaste champ de ruines, un cimetière grotesque dont l’ancêtre Morin n’était qu’une des figures emblématiques. Sa chute apparut révélatrice du lamentable naufrage de l’intelligentsia hexagonale qui, du reste, ne datait pas d’hier…

Le procès d’Ubu, disions-nous, tourna au jeu de massacre, tant l'imposture macronienne avait été énorme. L’avocat général joua sur du velours. Il égrena la litanie des mensonges, des contre-vérités, des manipulations éhontées dont l’ancien président de la République et ses collaborateurs, par corruption ou par lâcheté, s’étaient rendus coupables. A cette occasion, la France contempla sa propre bêtise dans le miroir, elle, pourtant réputée la plus intelligente, la plus sensée, la plus indocile des nations. Heureusement que cette fois, le Peuple français, de nouveau fidèle à lui-même, avait fini par reprendre le dessus, conformément au portrait sublime qu’en avait brossé Léopold Sédar Senghor :

« Je sais que ce peuple de feu, chaque fois qu’il a libéré ses mains, a écrit la fraternité sur la première page de ses monuments. »

La fraternité que le diviseur Macron avait voulu briser, le Peuple français s’était élevé pour la protéger et la sauver, à l’heure où son arrêt de mort avait été âprement signé. En cortèges immenses, rejoints par une police et une gendarmerie, une armée lassées de se rendre complices de l’innommable, les manifestants avaient avancé, ce samedi désormais sacré et gravé dans le marbre de l’Histoire. En foules joyeuses, chantants, dansants, ils ont marché sur l’Elysée. Ils sont venus y chercher le félon détesté. Ainsi, après avoir investi un palais dépourvu de défense, aidés disent certains par des militaires, des gendarmes et des policiers partageant leur cause, ils ont capturé le tyran. Et, c’est leur gloire, sans attenter à ses jours. S’ils l’avaient voulu, ils l’étripaient. Mais les Français en révolution, se rappelant sans doute que l’exécution du roi avait jadis entraîné le peuple dans un interminable bain de sang, se sont bornés à mettre l’infâme hors d’état de nuire. Enfin.

 

Un réquisitoire accablant

L’avocat général, dans sa robe d’hermine, lut l’acte d’accusation :

« Emmanuel Macron, je vous accuse de crime contre l’humanité, de crime contre la France et de crime contre la Nation. Au nom du peuple français, je vous accuse de crime contre le peuple français. »

Ces mots retentirent dans une salle entièrement silencieuse. Certains savaient qu’ils auraient dû être prononcés, en son temps, contre Charles de Gaulle, mais qu’ils ne le furent jamais. D’ailleurs, fallait-il vraiment s’étonner qu’un régime qui s’acharnait à glorifier, soixante-dix ans plus tard, le traître De Gaulle, destructeur de la Communauté Franco-Africaine, liquidateur de l’Algérie, fossoyeur de la France qu’il transforma en pays faible et sans idéal, au prix de multiples violations de la Constitution et de crimes en tous genres, fallait-il vraiment s’étonner que ce régime ait pu, en son agonie, hisser sur le pavois un autre traître, le traître Macron ? 

Heureusement, le moment était venu de solder les comptes. Avec Macron, c’est l’ennemi de l’intérieur, l’ennemi infiltré qu’il s’agissait d’enfin châtier à la hauteur de ses crimes. En définitive, Macron le caricatural, avatar ultime d’un régime vicié dès ses origines, payait pour tous les autres, ses prédécesseurs, qui s’étaient chacun livrés, peu ou prou, à l’assassinat de leur pays et de leur peuple. En métropole comme outre-mer, outre-Méditerranée et outre-Sahara…

L’avocat général reprit :

« Emmanuel Macron, je vous accuse d’être un corrompu. Un misérable, un méprisable corrompu. Je vous accuse d’avoir servi, par ambition personnelle et peut-être pour des motifs encore plus obscurs, des intérêts contraires à ceux du peuple et de la Nation. Plus grave encore, je vous accuse de crime contre l’humanité. »

Puis l’avocat général énonça les faits.

« Vous avez, Emmanuel Macron, prétendu qu’une maladie au taux de mortalité banal sinon dérisoire, 0,1 %, était une menace majeure pour la population tout entière. Vous saviez pourtant parfaitement, dès le mois de mars 2020, au moment où vous déclenchiez l’odieux confinement, que cette maladie, dont l’origine exacte reste à déterminer, ne pouvait essentiellement tuer que de grands vieillards ou des patients frappés de lourdes comorbidités, à l’espérance de vie le plus souvent très réduite. Vous avez pourtant laissé accroire, avec la complicité des médias dévoyés dont votre qualité de président de la République vous rendait maître par le jeu du pouvoir, des accointances diverses et des subventions d’Etat, vous avez affirmé que cette maladie pouvait tuer n’importe qui à n’importe quel âge. Vous avez laissé dire à votre directeur de la Santé, Jérôme Salomon, et à votre ministre de la Santé, Olivier Véran, dont les procès viendront bientôt, qu’il s’agissait là d’une nouvelle « peste », d’une maladie effroyable, alors même que les personnes en bonne santé de moins de 65 ans y sont pour ainsi dire, et vous le saviez, invulnérables. Ces mensonges, avec votre approbation, ont été proférés devant les plus hautes instances de la République et n’ont, bien entendu, jamais valu à leurs auteurs la moindre sanction. Pire, ils ont été relayés, ad nauseam, par les médias. Vous avez ainsi abreuvé le peuple, jour après jour, mois après mois, de ces contrevérités. Vous avez de la sorte semé la terreur, en mentant délibérément, à seule fin de conditionner le peuple, pour qu’il consente à vos agissements criminels. Ainsi, vous avez pu suspendre une grande partie des libertés publiques au gré d’un motif fallacieux. Vous avez, ce faisant, bafoué les devoirs fondamentaux inhérents à votre charge. Vous avez violé la Constitution, en abusant de la confiance des masses, qui ne pouvaient vous croire capable de telles ignominies. Pour alimenter votre machination, vous avez usé de tests truqués, les trop fameux tests PCR, lesquels vous permirent d’alimenter la peur et de répandre l’idée que le virus était partout, même lorsqu’il ne l’était pas. Sans doute plus criminel encore, avec la complicité de médecins notoirement stipendiés par les grandes firmes pharmaceutiques, jusqu’à l’Ordre lui-même, criblés de conflits d’intérêts et que vous avez promus en parfaite connaissance de cause, vous avez combattu systématiquement et même interdit, par la menace et la sanction, les traitements efficaces et bon marché, Azithromycine, Ivermectine, Hydroxychloroquine, etc. Alors que des milliers de praticiens de terrain constataient, jour après jour, mois après mois, l’indubitable efficacité de ces médicaments sur leur patientèle. Violant le serment d’Hippocrate, vous avez interdit de soigner autrement qu’avec du Doliprane qui, justement, ne soignait pas. Par ces menées aberrantes, en privant de traitement des centaines de milliers de vos compatriotes, vous avez provoqué des dizaines de milliers de morts. Lesquels ont servi votre macabre propagande et votre cynique, votre criminelle manipulation. Voilà la réalité effroyable : ces morts par milliers servaient votre politique, ils étaient par conséquent voulus par elle ! »

Une rumeur envahit la salle. L’avocat général reprit :

« Vous avez, Emmanuel Macron, toute honte bue, avec vos complices de la Commission européenne, tandis que vous interdisiez, je le répète, tous les traitements efficaces et bon marché, vous avez promu des traitements inefficaces, dangereux et de surcroît ruineux pour la Sécurité sociale, et bien sûr délétères pour la santé publique. Là encore, les victimes et les morts provoqués par vos choix déments se comptent par milliers. Je vous accuse, en conséquence, Emmanuel Macron, de crime contre l’humanité. »

Un silence de mort s’était abattu sur la salle. Derrière sa vitre blindée, l’accusé roulait des yeux hallucinés. L’avocat général poursuivit :

« D’autre part, Emmanuel Macron, vous avez, toujours sous prétexte de cette maladie fallacieusement dévastatrice, décrété la paralysie économique du Pays et ainsi provoqué une désorganisation catastrophique du tissu productif qui entraîna d’innombrables malheurs individuels. Vous avez, cyniquement, prévenu toute révolte des travailleurs, des artisans, des commerçants, des artistes réduits au chômage ou acculés à la faillite, en distribuant sans compter des centaines de milliards d’euros. Par là même, vous avez creusé de façon abyssale la dette publique. Ces dépenses colossales étaient apparemment ineptes. En réalité, elles relevaient d'un double calcul : d'un côté, anesthésier les victimes de votre politique ; et de l'autre, mettre l’Etat à la merci de ses créanciers, en vue d’une privatisation généralisée et d’une liquidation de notre système social, tout en vous permettant de justifier la destruction du Code du Travail. Qui ne voit que tout cela servait vos desseins ultralibéraux, qu’en temps normal vous n’auriez jamais pu réaliser ? »

Une nouvelle rumeur parcourut la salle. L'avocat général reprit :

« Toujours dans l’ordre du désastre, vous avez semé le désespoir parmi le peuple, en particulier parmi la jeunesse. Vous avez privé d’école, d’université une jeunesse désorientée, qui pourtant, essentiellement, ne risquait rien du Covid-19, et dont la confrontation au virus, qui ne la menaçait en rien, aurait permis de gagner, en quelques mois, une immunité collective salutaire pour l’ensemble de la population. Ayant livré la jeunesse et plus généralement le peuple à une épreuve de solitude et de dénuement inédits dans l’histoire en temps de paix, votre règne fut marqué par un taux de suicide jamais vu, y compris parmi les étudiants, les adolescents, et jusqu’aux plus jeunes enfants ! Enfin, au bout de votre ubris malfaisante, par le biais du « passe sanitaire », vous avez cherché à contraindre cette jeunesse, ainsi que tout le peuple, à une prétendue vaccination avec des produits expérimentaux et dangereux. Or tout indique que cette injection et ce passe visaient en réalité, à tout le moins, l’instauration d’une société de contrôle contraire à tous nos principes et à toutes nos traditions. En conclusion, je vous accuse, Emmanuel Macron, de n’avoir rien fait de ce que votre charge exigeait, et d’avoir fait tout ce qu’elle proscrit. »

 

Perpétuité pour un nouveau monde

L’avocat général s’interrompit une dernière fois, et acheva :

« Heureusement, le Peuple de France a su vous arrêter dans votre fuite en avant, dont nul ne sait exactement où elle aurait pu vous conduire et nous conduire… Au vu de l’ensemble de ces motifs, Emmanuel Macron, je demande que vous soyez condamné, pour haute trahison, pour intelligence avec l’ennemi et pour crime contre l’humanité, à la prison à vie. Dans un cachot étroit. Avec pour seule compagnie celle des livres de nos grands auteurs que, de toute évidence, vous n’avez jamais lus, ou dont vous n’avez strictement rien compris. »

Ubu Macron était immobile dans le box. Quelques injures fusèrent dans la salle. Un « à mort ! » cingla. 

Après en avoir délibéré, le jury populaire condamna Macron à la prison perpétuelle. 

 

Un nouveau monde, que tous espéraient moins laid, pouvait déployer ses ailes…

Auteur(s): Alexandre Gerbi pour FranceSoir

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Dans CHINE

LA CHINE QUALIFIE DE HARCELEMENT LES SANCTIONS DE WASHINGTON CONTRE CUBA

Le 05/08/2021

4 Août 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-08-04 12:41:38

 

Édifice du ministère chinois des Affaires étrangères à Beijing.

La Havane, 4 août, (RHC)- La Chine a considéré ce mercredi les sanctions de Washington contre des fonctionnaires et des policiers cubains  comme une démonstration de harcèlement et de deux poids deux mesures.

Après avoir rejeté un tel comportement, la Chine a  appelé la communauté internationale à envoyer au peuple cubain davantage d'aide humanitaire.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé son ferme rejet de l'imposition de telles mesures arbitraires et unilatérales et de l'ingérence dans les affaires intérieures de tout pays sous le prétexte de protéger la liberté, les droits de l'homme et la démocratie.

«Les récentes sanctions prises par les États-Unis à l'encontre des institutions et des responsables cubains violent gravement les normes fondamentales régissant les relations internationales et illustrent une fois de plus au monde leur style typique de double standard et de harcèlement», a souligné le ministère chinois des Affaires étrangères.

La Chine a dénoncé en même la persistance du blocus économique, financier et commercial de Washington comme le principal obstacle aux efforts du gouvernement cubain pour améliorer son économie et accroître le bien-être de sa population, mais aussi comme une atteinte au droit à la subsistance et au développement.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a exigé que la Maison Blanche tienne compte de la clameur de la communauté internationale, qu'elle mette fin à cette politique immédiatement et complètement, et qu'elle cesse de chercher des excuses pour poursuivre l'ingérence et la déstabilisation.

Beijing souligne que les gestes de solidarité de la Chine, de divers pays et organisations du monde entier à l’égard de Cuba sont le reflet de la façon dont la véritable amitié est mise à l'épreuve dans l'adversité.

Le ministère des Affaires étrangères a ratifié la volonté de la Chine de travailler avec Cuba pour mettre en œuvre le consensus atteint par les plus hauts dirigeants et pour approfondir les liens amicaux cultivés depuis 60 ans entre les deux nations.

Il a également exprimé son soutien à Cuba dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, ainsi que dans la promotion du progrès économique et le maintien de la stabilité sociale.

Ces dernières semaines, le géant asiatique a réaffirmé à de nombreuses reprises qu'il se tenait aux côtés de Cuba dans les moments difficiles qu'elle traverse.

Dans ce contexte, elle a envoyé 30 ventilateurs pulmonaires à haute performance dans le cadre d'un premier don de matériel médical et enverra prochainement d'autres fournitures, principalement des moyens de protection, sur le territoire antillais.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/266073-la-chine-qualifie-de-harcelement-les-sanctions-de-washington-contre-cuba

 

Tag(s) : #Chine#Cuba

Dans CUBA

CUBA : QU’EST-CE QU’UN JEUNE COMMUNISTE ?

Le 05/08/2021

6 Avril 2021

L’Union des Jeunesses Communistes doit se définir en un seul mot : avant-garde. Vous, camarades, vous devez être l’avant-garde de tous les mouvements. Les premiers dans les sacrifices qu’exige la Révolution, quelle que soit la nature de ces sacrifices. Les premiers dans le travail. Les premiers dans l’étude. Les premiers dans la défense du pays

Auteur:  | informacion@granmai.cu

5 avril 2021 10:04:16

 

Tout jeune communiste se doit d’être essentiellement humain, tellement humain qu’il se rapproche du meilleur de l’humain de purifier le meilleur de l’Homme par le travail, l’étude, l’exercice de la solidarité permanente avec le peuple et avec tous les peuples du monde. Photo : Archives de Granma

L’Union des Jeunesses Communistes doit se définir en un seul mot : avant-garde. Vous, camarades, vous devez être l’avant-garde de tous les mouvements. Les premiers dans les sacrifices qu’exige la Révolution, quelle que soit la nature de ces sacrifices. Les premiers dans le travail. Les premiers dans l’étude. Les premiers dans la défense du pays.
Je pense que la première caractéristique d’un jeune communiste doit être l’honneur qu’il ressent à être un jeune communiste. Cet honneur qui le pousse à montrer à tout le monde sa condition de jeune communiste, non pas à se cacher dans la clandestinité, ni à réduire sa condition à des formules, mais à l’exprimer à chaque instant et à la prouver parce que c’est sa fierté.
En même temps, le jeune communiste doit avoir un sens aigu du devoir envers la société que nous construisons, avec nos semblables humains et avec tous les hommes du monde.
D’autre part, le jeune communiste doit être très sensible à tous les problèmes, très sensibles à l’injustice. Il doit se rebeller devant tout ce qui est injuste, quel qu’en soit l’auteur. Il doit poser des questions sur tout ce qu’il ne comprend pas. Discuter et demander des explications sur tout ce qui n’est pas clair. Déclarer la guerre à tout les types de formalisme. Rester toujours ouvert aux nouvelles expériences, pour accorder la grande expérience de l’humanité, qui avance depuis de longues années sur la voie du socialisme, aux conditions concrètes de notre pays, aux réalités cubaines; et penser, ensemble et individuellement, aux moyens de changer la réalité de la rendre meilleure.
Le jeune communiste doit vouloir être toujours et partout le premier, lutter pour être le premier et se sentir mal à l’aise quand il occupe une autre place. Naturellement, vous ne pouvez pas tous être le premier, mais vous devez être parmi les premiers, dans le groupe d’Avant-garde. Le jeune communiste doit être un exemple vivant, le miroir où se regardent ceux qui n’appartiennent pas aux Jeunesses Communistes; l’exemple que peuvent contempler les hommes et les femmes le plus âgés qui ont perdu un certain enthousiasme juvénile, qui ont perdu la foi dans la vie et qui réagissent toujours bien è l’impulsion de l’exemple. C’est là une autre tâche des jeunes communistes.
Il doit joindre è toutes ces qualités un grand esprit de sacrifice, pas seulement pour les grands jours héroïques, mais à tout moment. Se sacrifier pour aider un camarade dans les petites tâches, pour qu’il puisse faire son travail, faire son devoir au collège, pour qu’il puisse se perfectionner d’une manière ou d’un autre. Être toujour attentif à tous ceux qui l’entourent.
Autrement dit, le devoir de tout jeune communiste est d’être essentiellement humain, tellement humain qu’il se rapproche du meilleur de l’humain de purifier le meilleur de l’homme par le travail, l’étude, l’exercice de la solidarité permanente avec le peuple et avec tous les peuples du monde; de développer sa sensibilité au point de ressentir de l’angoisse quand on assassine un homme quelque part dans le monde et d’être exalté quand se lève quelque part dans le monde un nouveau drapeau de la liberté.
Le jeune communiste ne doit pas être limité par les frontières d’un territoire : il doit pratiquer l’internationalisme prolétarien et le ressentir personnellement. Il doit se rappeler, comme nous tous à Cuba qui aspirons à être communistes, qu’il est un examen réel et palpable pour toute notre Amérique, et plus encore que pour notre Amérique, pour d’autres pays du monde qui luttent sur d’autre continents pour leur liberté, contre le colonialisme, contre le néocolonialisme, contre l’impérialisme, contre toutes les formes d’oppression des systèmes injustes. Il soit toujours se rappeler que nous sommes un flambeau allumé, que tout comme nous sommes, chacun de nous individuellement, un miroir pour le peuple de Cuba, nous sommes aussi un miroir pour les peuples d’Amérique, pour les peuples du monde opprimés qui luttent pour leur liberté, Et nous devons en être dignes à tout moment et à toute heure.
Voilà ce que nous pensons que doit être un jeune communiste. Et si l’on nous dit que nous sommes presque des romantiques des idéalistes invétérés, que nous pensons des choses impossibles et que l’on ne peut pas demander à la masse d’un peuple d’être presque un archétype humain, nous devons répondre avec certitude que si, que c’est possible, que tout le peuple peut progresser, se débarrasser des mesquineries humaines (…) ; se perfectionner comme nous nous perfectionnons de jour en jour, se débarrasser sans transiger de tous ceux qui restent en arrière qui ne sont pas capables de marcher au rythme de la Révolution cubaine (…)
Pour atteindre cet objectif, il faut travailler tous les jours. Travailler au sens profond de nous perfectionner, d’accroître nos connaissances, de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Rechercher, vérifier et bien connaître le pourquoi des choses, et considérer toujours les grands problèmes de l’humanité comme des problèmes personnels.
Ainsi, à un moment donné, un jour des prochaines années – après de nombreux sacrifices, après nous être trouvés peut-être plusieurs fois au bord de la destruction – après avoir vu peut-être nos usines détruites et après les avoir reconstruites, après avoir assisté à l’assassinat, à la tuerie de plusieurs d’entre nous, et reconstruit ce qui aura été détruit, après tout cela, un jour, presque sans nous en rendre compte, nous aurons créé , avec les autres peuples du monde, la société communiste, notre idéal.
Note : Extraits du discours qu'il prononça lors du deuxième anniversaire de l'intégration des Organisations de jeunesse, le 20 octobre 1962.

source : http://fr.granma.cu/cuba/2021-04-05/quest-ce-quun-jeune-communiste

Tag(s) : #Cuba#Communiste#UJC