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SAYED NASRALLAH : L'ENNEMI ISRAELIEN DOIT PRENDRE TRES AU SERIEUX LES MENACES DE L'ETAT LIBANAIS

Sayed Nasrallah: ’L’ennemi israélien doit prendre très au sérieux les menaces de l’Etat libanais’

Sayed Nasrallah: ’L’ennemi israélien doit prendre très au sérieux les menaces de l’Etat libanais’

A l'occasion du quarantième jour au décès de Hajj Imad Moughniyeh, le père des martyrs Imad, Fayez et Jihad, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a prononcé le discours suivant:

"Que la paix de Dieu soit sur vous, sur son Messager, ses compagnons et sa famille. Je renouvelle mes condoléances pour la famille du grand défunt hajj abou Imad, à sa femme, et à ses proches. Je prie Dieu pour le réunir auprès du prophète et de tous les élus. Mes condoléances aux familles des martyrs de Qouneitra qui ont trouvé la mort lors de l'assaut israélien sur cette région. Nous avons le devoir de reconnaitre la grande faveur offerte par ces martyrs au peuple et l'Etat Libanais. Lorsqu'un responsable libanais s'exprime sur la sécurité dans le pays, et lorsqu'on parle de la grande défaite des groupes terroristes dans la région, nous devons citer les sacrifices de ces martyrs qui ont consenti leurs âmes pour ces exploits, tout comme les combattants et les soldats qui résistent et défendent les terres sur toute l'étendue de la région.

Je voudrais parler de trois sujets: je vais évoquer la vie et la génération d'abou Imad,  la situation au Liban, et enfin la situation régionale.

Hajj Abou Imad est connu pour sa modestie, sa patience, son humilité. Tout le monde le connait ainsi. Hajj Abou Imad et sa femme ont passé leurs jours à endurer les souffrances et les épreuves, eux qui ont perdu tous leurs fils.

Ceci est un cas exceptionnel, et reflète l'ampleur de la patience et de la ténacité.

Abou Imad a l'âge de mon père, il appartient à cette génération. C'est la génération des travailleurs sérieux et assidus qui ont souffert de la pauvreté et de la misère. On ne peut que larmoyer en entendant les récits de leur vie dure. On nous raconte comment nos pères ont quitté leurs villages et sont venus installer dans les banlieues de misère à Beyrouth. On nous parle des travaux difficiles jour et nuit et des endurances pour assurer une vie digne à leurs fils. Hommes et femmes travaillaient ensemble pour subvenir aux besoins de leurs familles. Ils sont de véritables moujahidines, qui ont assumé de grandes responsabilités.

Abou Imad fut parmi les hommes qui ont tant travaillé et enduré.

 

Ils étaient de véritables éducateurs pour leurs fils. C'est grâce à leur éducation que les générations suivantes ont préservé les préceptes et les valeurs. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas  avec le développement des communications. De nos jours, si les parents et leurs fils s'installent ensemble, ils ne communiquent pas. Ils passent leur temps à utiliser les tablettes. Dans l'avenir, nous assisterons à des familles complètement disloquées si les parents ne jouent pas leurs rôles en ce sens.

 

A l'époque de Hajj Abou Imad, le sens du sacrifice et de résistance a été fortement inculqué à nos fils. C'est ainsi que Hajj Abou Imad a offert tous ses fils et son petit-fils comme martyrs pour la défense de la patrie.

Lorsque Hajj Abou Imad est décédé, sa famille a voulu l'inhumer dans la banlieue Sud de Beyrouth pour se recueillir à sa tombe tous les jours. Mais, par souci de rattacher ses neveux à leur village, Hajj Abou Imad a recommandé dans son testament d'être enterré au sud, dans son village.

Cette génération est soucieuse de laisser les jeunes attachés à leurs terres, et nous devons tous travailler pour que nos fils demeurent attachés à leurs villages.

Ceci a une dimension culturelle, émotionnelle, mais aussi démographique. L'Etat doit planifier pour diminuer le taux de la surpopulation dans la ville et ses banlieues en encourageant les habitants à retourner à leurs villages. Cette explosion démographique renferme des dangers moraux et économiques. Mais ceci nécessite des opportunités de travail et des moyens de transport pour faciliter ce retour. L'Etat et les sociétés civiles doivent travailleur ensemble pour cet objectif.

Le Liban est une grande ville, si l'on traite le problème des transports, la qualité de vie des Libanais changera considérablement.

 

Sur le plan libanais: ces dernières semaines, des accusations US connues accusent le Hezbollah de trafic de drogue. Et l'on parle d'une commission d'enquête US qui est venue ou pas encore au Liban pour enquêter sur cette question.

Je vous le dis clairement: ces accusations sont injustes, infondées et irréalistes. Le Hezbollah respecte les règles religieuses qui prohibent le trafic de drogue même au niveau de l'ennemi. Il est prohibé de vendre de la drogue dans la société sioniste dans le but de la détruire.

Le Hezbollah ne pratique même pas le commerce licite ni les investissements. Nous avons pris la décision de ne pas entreprendre des transactions commerciales pour plusieurs raisons, dont les sanctions US. Nos fonds et notre argent nous suffisent à peine pour financer nos projets et nos travaux dans la région. Le Hezbollah n'a pas d'argent à investir dans le commerce. Bon, il existe des commerçants proches du Hezbollah qui travaillent à titre personnel mais le Hezbollah n'a délégué personne pour parler en son nom, ou de faire des investissements pour son propre compte. La question de la drogue entre dans le cadre de la déformation du Hezbollah. Feltmann avait admis que l'ambassade US au Liban a dépensé 500 millions de dollars pour ternir l'image du Hezbollah. Tous leurs efforts ont été vains. Le Hezbollah a enfin été qualifié du groupe qui a combattu le plus efficacement le terrorisme. Comment vont-ils nous accusés de terroristes? Ils ont décidé de nous taxer de "groupe criminel". Que la justice US forme une commission d'enquête et qu'elle vienne enquêter. Je suis certain que les Américains cherchent par tous les moyens de nous placer sur la liste des groupes criminels.

Nous sommes sûrs de notre façon de travailler. Contrairement, qu'ils aillent faire des enquêtes sur la sale besogne de la CIA qui détruit des sociétés entières par la drogue.

 

A la frontière libanaise avec la Palestine occupée, il existe treize points controversés. L'ennemi a informé la FINUL de son intention de construire un mur dans ces zones. L'armée libanaise s'est dit prête à faire face au projet de l'ennemi. En ce jour, et en cette occasion, j'appelle les Israéliens à prendre les menaces de l'Etat libanais au sérieux. Le Liban sera uni derrière son armée pour défendre la patrie, et la résistance fera son devoir.

 

Concernant la normalisation avec l'ennemi à la lumière des derniers incidents, j'appelle le Parlement à mener des débats sur la forme de la normalisation avec l'ennemi israélien. Le Liban doit appliquer et respecter son engagement de rejeter la normalisation avec l'ennemi. Demain, on verra des cas de normalisation sous le titre de l'art et du cinéma.

De nombreux libanais ne tolèreront pas de voir certains Libanais aller et venir en "Israël". Respectez l'engagement du pays de ne pas traiter avec l'ennemi. On nous dit jour et nuit que "le Liban est engagé dans les résolutions de la Ligue arabe". Mais parmi ces résolutions figurent le boycott d'Israël et le rejet de toute forme de normalisation.

Par exemple, la commission de boycott arabe, qui opère dans le cadre de la ligue arabe, a placé le réalisateur US nommé Steven Alain Spielberg sur la liste noire parce qu'il a affiché son soutien à l'offensive israélienne contre le Liban en 2006. Il a même versé 1 million de dollars de son propre argent pour soutien à Israël. Donc, quand vous diffusez son film dans les cinémas de Beyrouth, vous payez de l'argent au profit d'Israël. Nous rejetons cette décision, rectifiez vos informations, et nous souhaitons le traitement de ce problème. Nous ne sommes pas contre l'art, ni contre les médias, ne confondez pas les choses.

La décision officielle libanaise de boycotter Israël doit être respectée.

 

Pour ce qui est de l'explosion à Saïda, tous les indices montrent que c'est l'ennemi israélien qui en est responsable. Quand cette information sera confirmée, nous souhaitons que tout le monde considère que ce qui a eu lieu est très dangereux. Depuis un long temps, Israël n'a effectué d'attaque sécuritaire sur le sol libanais. c'est un début dangereux. Maintenant nous avons commencé  à comprendre les raisons des réunions sécuritaires du cabinet israélien. Est-il permis qu'Israël recommence ses attaques sur le sol libanais? c'est un sujet qu'on ne peut prendre à la légère. Il faut une décision politique souveraine différente. Je tire la sonnette d'alarme sur cette explosion qui constitue un début dangereux. Lorsque l'enquête sera tranchée, le gouvernement libanais doit prendre les mesures nécessaires.

Si une bombe a explosé à Haïfa et qu'elle a fallu tuer un Israélien, et qu'il s'avère que le Hezbollah se tient derrière l'attaque, dites-moi quelle aurait été la riposte israélienne? Nous ne sommes pas une alternative à l'Etat.

Donc, les attaques sionistes sur le sol libanais sont un début dangereux, nous en reparlerons à la fin de l'enquête.

 

Quant au dossier électoral, je l'aborderai plus tard dans un discours télévisé. Je voudrais juste souligner que personne ne cherche à saboter les élections. Il n'est pas bon de se lancer les accusations sur le sabotage du processus en raison de divergences sur la loi électorale.

Dans ce pays on ne peut isoler personne. Les avantages de la loi de la proportionnelle sont qu'ils permettent une juste représentativité. Nous rejetons l'isolement de qui que ce soit. Ce pays ne peut être construit que par le dialogue.

 

Sur la situation régionale, Tillerson a déclaré que les forces US resteront en Irak et en Syrie. Pourquoi? Vous aviez dit que vous n'avez pas l'intention de rester dans ces deux pays. Voyez l'hypocrisie US. Selon lui, les bases US auront pour mission d'interdire le retour de Daech. Pourtant, ils étaient les derniers à combattre Daech sur le terrain. J'avais dit par le passé que les Américains ont créé Daech pour chercher un prétexte pour revenir en Irak et en Syrie. Je le dis clairement: ne demandez pas à vos alliés de renforcer Daech et les takfiristes, vous ne verrez plus Daech retourner sur scène. L'Irak et la Syrie sont capables de se débarrasser de Daech sans votre présence.

 

Un mot sur le ton raciste de Trump qui insiste sur le concept du "terrorisme islamique". Nous refusons d'accuser les massacres US de "terrorisme chrétien", et nous appelons les chrétiens à rejeter le concept du "terrorisme islamique". Trump ne parle pas de terrorisme takfiri mais il dit "islamique", puisqu'il cherche à déformer l'image de l'Islam.

Aujourd'hui, ce dirigeant US raciste et despote se moque des Africains.

Par ailleurs, l'administration US poursuit sa politique de liquidation de la cause d'al-Qods, après l'arrêt de soutien à l'UNRWA.

Nous sommes certains encore des pressions de certains régimes arabes pour pousser les Palestiniens à la capitulation. Nous misons sur le peuple palestinien, sur sa résistance, dont dernièrement les confrontations héroïques à Naplouse. Il revient aux Palestiniens de saboter le projet appelé "la transaction du siècle".

 

En cette occasion, nous réitérons notre engagement à réaliser de nouvelles victoires, à protéger nos terres et nos frontières, tout comme al-Qods et tous nos lieux saints. Que la paix soit sur les âmes de nos martyrs.

19-01-2018 | 16:58

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=25922&cid=360#.WmITLqjiZPY


 

HASSAN NASRALLAH : TRUMP VA VERS L'ARMAGEDDON, ISRAËL SERA VAINCU PLUS FACILEMENT QUE DAECH

Hassan Nasrallah : Trump va vers l'Armageddon, Israël sera vaincu plus facilement que Daech

 
Interview du Secrétaire Général du Hezbollah par la chaine Al-Mayadeen, 3 janvier 2018
 
 
 
 
 
 

 

 
Transcription :
 
[...] Journaliste : A la fin de la première partie de notre entretien, nous avons conclu sur deux points. Dans le premier point, tu as dit que les événements en Iran étaient sans conséquence et terminés, et le deuxième point dont on parle, le plus dangereux, est que Trump et Israël poussent la région vers une grande guerre, et pour le cas où cette guerre serait déclenchée, l’Axe de la Résistance s’y prépare et doit s’y préparer.  Et je te demandais, est-ce que Ton Eminence est vraiment inquiète et craint que cette guerre advienne ? Car je comprends de tes propos que la guerre est (une possibilité) réelle,  qu’ils vont peut-être la déclencher, et que vous allez être victorieux dans cette guerre.
Hassan Nasrallah : Ecoute, en ce qui concerne la possibilité d’une guerre, elle est réelle.  Quant à son degré de probabilité, on ne peut pas l’écarter un seul instant.  Car avec une telle mentalité, une telle administration... Et quoi qu’on dise, il ne s’agit pas seulement de Trump,  mais du vice-Président, de l’ensemble de l’administration présente, de leur vision sous-jacente...  Tu vois comme certains ont approché la cause d’Al-Quds. Il l’a approchée d’un point de vue religieux !  Ces choses sont liées à...
 
Si tu lis les déclarations des Américains et même des Israéliens, tu vois qu’il veut un Armageddon,  un (véritable) Armageddon qu’il prépare et vers lequel il se dirige avec force. Nous connaissons leur mentalité.
 
Journaliste : Ils sont soutenus par les sionistes chrétiens.
 
Hassan Nasrallah : Quoi qu’il en soit, il faut que nos yeux soient rivés sur cette possibilité, car  lorsqu’il détruit le processus de négociations,  ce qu’ils appellent le processus de paix, quels sont donc les choix qui restent ? Où veulent-ils amener la région (sinon à la guerre) ?  C’est pour cela que je dis que c’est une possibilité réelle.  Je ne dis pas plus que cela. Car pour affirmer plus que ça, il faut des preuves, et on va inquiéter les gens.
 
Journaliste : C’est vrai.
 
Hassan Nasrallah : Mais il ne serait pas juste que l’un d’entre  nous enjoigne les gens à être rassurés, avec Trump et Netanyahou, avec tous ces fous,  et affirme que la région va on ne peut mieux, qu’il n’y a rien à craindre, que la paix est garantie.  Où voit-on cela ? Il n’y a absolument aucun indice dans ce sens. C’est pourquoi il faut parler de possibilité permanente (de guerre).
 
Ici, la possibilité seule suffit, du point de  vue rationnel et quant à notre responsabilité, à nous pousser à prendre des mesures.  A savoir qu’on se doit de se préparer, de s’organiser, de renforcer notre front, notre Axe,  nos hommes, notre situation et nos capacités,  pour (la guerre) qui peut advenir (d’un jour à l’autre). Si elle n’advient pas, on n’aura rien perdu.  On se sera renforcés. Et si elle se  produit, on sera prêts à y faire face.
 
Journaliste : Eminent Sayed, vous vous préparez donc avec l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Liban et la Palestine ?  Tel est votre Axe (de la Résistance) à présent ?
 
Hassan Nasrallah : Fondamentalement, oui. Naturellement, on considère aussi comme inclus dans l’Axe,  car il ne s’agit pas nécessairement d’un Axe seulement militaire, toutes les personnalités, mouvements, partis et forces  des mondes arabe et musulman qui soutiennent cette voie. Nous les considérons  comme faisant partie de l’Axe (de la Résistance).  Mais les principales forces militaires sur  le front sont celles qu’on vient d’indiquer.
 
Mais permets-moi d’ajouter l’élément yéménite.  L’élément yéménite qui est actuellement agressé et attaqué. Lorsque j’ai annoncé que dans la guerre à venir, il n’y aura pas des dizaines mais des centaines  de milliers (de combattants qui viendront à nos côtés)  si tu te souviens, après quelques jours seulement, Sayed Abdel-Malik al-Houthi, dans un discours en direct,  a annoncé qu’il était prêt, et que des  forces djihadistes yéménites étaient prêtes à participer à cette guerre (contre Israël).
 
Je vais même te dire plus que ça.  A travers le contact permanent qui existe  entre nous d’une manière ou d’une autre,  j’ai reçu une lettre directement après mon discours, et avant que Sayed Abdel-Malik al-Houthi annonce cette position à la TV,  m’informant qu’ils étaient prêts, en cas de guerre, à envoyer des forces par  dizaines de milliers si on en avait besoin,  des dizaines de milliers de combattants, même si la guerre saoudo-américaine contre eux se poursuit.
 
Le Yémen aujourd’hui, ce qu’on désigne comme l’armée yéménite et les forces populaires qui y combattent,  font selon nous pleinement partie de l’Axe de la Résistance et du Front de la Résistance.  Et du reste, c’est l’une des raisons de la guerre menée contre le Yémen.
 
Journaliste : C’est vrai. 
Eminent Sayed, afin qu’on ne dise pas directement après cette interview (comme c’est souvent le cas) que tu exagères dans tes propos (et qu’on se demande) comment (le Hezbollah) pourrait être victorieux dans cette guerre (à venir contre Israël) alors qu’il y a (en face) des Etats puissants, l’OTAN, la possibilité d’une guerre mondiale, et tu affirmes cependant que vous allez entrer (en Palestine occupée) au-delà de la Galilée durant la prochaine guerre si elle se produit. Peut-on imaginer raisonnablement que des combattants du Hezbollah vont envahir la Galilée et au-delà ?
 
Hassan Nasrallah : Si une grande guerre se produit... Maintenant, la question de la Galilée est distincte, c’est une question dont on a parlé par le passé, et nous avons toujours clairement dit que la position de base (annoncée) aux combattants de la Résistance est : « Soyez prêts pour le jour où les dirigean
ts de la Résistance pourront vous demander d’entrer en Galilée ou de libérer la Galilée ». Pour ce qui est d’aller au-delà de la Galilée, cela est lié à l’idée générale dont on est en train de parler. Si une grande guerre se produit dans la région, tout peut arriver.
 
Journaliste : Pourquoi as-tu la certitude d’être victorieux, Eminent Sayed ? Pourquoi cette certitude ?  Vient-elle de Dieu, (du monde) Invisible ? Ou bien y a-t-il de véritables données de terrain ?
 
Hassan Nasrallah : En ce qui concerne Dieu et l’Invisible, la question de la confiance en Dieu le Très-Haut et l’Exalté et en Sa Promesse, cela a évidemment une place fondamentale. Mais Dieu le Très-Haut, même lorsqu’il a assuré (les croyants) de Son aide et de Son soutien, a posé des conditions (matérielles) : « Préparez contre (vos ennemis) tout ce que  vous pouvez comme forces. » (Coran, 8:60) Et Il a dit : « Si vous assistez (la cause de)  Dieu, Il vous soutiendra. » (Coran, 47:7) La deuxième partie (nos propres efforts sur le terrain) est fondamentale.
 
Notre lecture de l’ennemi israélien à travers toutes les expériences et toutes les guerres est différente. Cet ennemi n’a pas de force en lui-même. Et il est possible de lui infliger une défaite. C’est le premier point. Ce débat était ancien mais nous y avons mis fin. Personne ne peut remettre en cause les réalisations de la Résistance au Liban et en Palestine. L’une des plus grandes réalisations de la Résistance sur les plans militaire, moral, culturel, psychologique et politique, c’est d’avoir brisé le mythe de l’armée israélienne invincible. (Nous avons démontré que) cette armée peut être vaincue.
 
Et je vais encore plus loin. Ceux qui sont capables d’infliger une défaite à Daech et aux forces takfiries en Syrie et en Irak sont bien plus capables d’infliger une défaite à l’armée israélienne.
 
Journaliste : Daech est plus difficile (à vaincre) que l’armée israélienne ?
 
Hassan Nasrallah : Bien sûr, cela ne fait aucun doute. L’armée israélienne n’a qu’un point fort, c’est son aviation. Mais la (seule) force aérienne ne permet pas de gagner la bataille. Si puissante soit-elle, la force aérienne ne permet pas de gagner la bataille.
 
Journaliste : Et cette force aérienne va s’affaiblir dans le futur (du fait d’une éventuelle capacité anti-aérienne du Hezbollah).
 
Hassan Nasrallah : Il faut qu’elle s’affaiblisse ! Le combat avec les forces takfiries est infiniment plus difficile que le combat (contre Israël). Tu vois, il y a une différence énorme entre le soldat et l’officier israélien et les combattants de ces forces (takfiries). Je ne suis pas en train d’exagérer la force (des takfiris), non. Mais je me dois d’être honnête.
 
Lorsque tu prends part à une bataille dans laquelle des centaines de kamikazes te font face. Je ne les considère pas comme des martyrs. Des centaines de kamikazes sur un véhicule contenant une ou deux tonnes d’explosifs, et qui s’attaquent à ta brigade, à ton bataillon ou à tes positions. Ils sont prêts à la mort, sans aucune limite. Indépendamment des raisons qui les y ont amenés (endoctrinement, drogue...). (Des forces, dont le Hezbollah, ont combattu) sur ce front très dangereux, durant  7 ans en Syrie, 3 ans et quelques en Irak, sont parvenues à infliger une défaite à Daech, et je t’affirme qu’il aurait été possible de les vaincre plus rapidement sans le soutien et la protection de Daech par les Américains. Cela doit être signalé.
 
Cette armée israélienne, Professeur Sami, ses soldats, rien que pour avancer, comme nous les avons vus en 2006, ainsi que dans la dernière bataille à Gaza (en 2014) à Shuja’iya, nous avons vu comment combattaient les troupes d’élite israéliennes : pour avancer, les soldats et officiers doivent être précédés de blindés, suivis d’ambulances de guerre, n’est-ce pas, des ambulances, et au-dessus d’eux, il doit y avoir des hélicoptères et la force aérienne. Sans tout ça, ils ne font pas un pas en avant.
 
Un tel soldat est vaincu (d’avance), c’est un lâche qui n’a aucune volonté de combattre, malgré tous les matériels et capacités fournis. Nous avons vu cela au Liban, à Gaza, et c’est cette réalité qui est présente à l’intérieur de la Palestine occupée. Aujourd’hui, nous sommes face à une armée israélienne qui sort de plusieurs défaites, et qui depuis 2006 ne fait que s’équiper, s’entrainer, faire des manœuvres, encore et encore...
 
Journaliste : Mais vous aussi.
 
Hassan Nasrallah : On ne dit pas le contraire. Mais eux, ils n’ont pas réglé leur problème. Car leur problème ne réside pas dans les tanks, les avions et les armes. Leur problème, c’est les hommes. L’équation fondamentale introduite par la Résistance, et dans laquelle l’Axe de  la Résistance a la main haute aujourd’hui, dans cette bataille, c’est l’équation de l’homme. Je fais partie des gens qui, assis à une table, affirment que 1 + 1 + 1 = 3, parce que le résultat est bien 3, je me base sur des données de terrain (incontestables).
 
Aujourd’hui, par exemple, l’un des points forts les plus importants, il faut que les gens le sachent, l’un de nos principaux points forts dans la grande bataille (qui se prépare) contre les sionistes, c’est qu’actuellement, il y a des centaines de milliers de combattants qui sont fin prêts à mener cette bataille sans aucune limite.
 
Journaliste : En abattant des avions ?
 
Hassan Nasrallah : Tu n’arrêtes pas de m’interroger sur (notre capacité à) abattre des avions.
 
Journaliste : Mais c’est l’équation...
 
Hassan Nasrallah : (Il y a des centaines de milliers) d’aspirants au martyre (prêts à combattre Israël). Tu vois, par le passé – quand on s’est réunis avec les différents mouvements de Résistance, on a évoqué le passé –, un jeune yéménite venait rejoindre  telle faction palestinienne, ou un jeune tunisien, algérien, égyptien.
 
Aujourd’hui, on ne parle plus de (quelques) jeunes venant d’ici ou de là. Nous parlons de forces véritables, de  formations militaires et djihadistes, qui ont combattu sur différents terrains, qui ont pris part aux batailles les plus difficiles, qui n’ont pas peur, qui sont extrêmement aguerris, qui ont confiance en Dieu et en eux-mêmes. Aujourd’hui, ils sont présents dans l’Axe de la Résistance.
 
Journaliste : Très bien. Tout ce que tu dis est très prometteur. Mais on pourra te rétorquer, Eminent Sayed, que tu affirmes pompeusement que vous allez vaincre Israël, l’envahir et traverser les frontières, mais Israël vous bombarde en Syrie, et vous ne faites absolument rien  en retour, vous n’avez pas riposté. Quelle en est la raison ?
 
Hassan Nasrallah : C’est dans l’intérêt de la préparation à la grande guerre.
 
Journaliste : C’est-à-dire ?
 
Hassan Nasrallah : Premièrement, au point où en sont les choses, on veille tous à ne pas être entrainé vers une escalade dans tel ou tel endroit, sauf s’il n’a pas le choix. En Syrie, Israël frappe certaines choses. Parfois ils réussissent, parfois ils échouent, ils ne réussissent pas à chaque fois. C’est une question de détail sur laquelle je ne m’arrêterai pas.
 
Mais ils n’ont pas réussi ni ne réussiront à empêcher – Israël le sait, je ne révèle pas là un secret – que les capacités, les moyens et la préparation de la Résistance au Liban augmentent. C’est une chose qu’on prend en patience, jusqu’à nouvel ordre, je ne dis pas qu’on le tolèrera indéfiniment. (On patiente) jusqu’à nouvel ordre, dans l’intérêt du grand objectif stratégique (vaincre Daech et préparer la grande guerre contre Israël). Et c’est cela que j’ai appelé  les règles d’engagement.
 
Journaliste : Très bien. Tu m’as averti que tu n’entreras pas dans les détails, mais permets-moi une question. Tout le bombardement israélien sur des positions, entrepôts ou usines d’armes ou de missiles du Hezbollah n’a pas empêché que les armes parviennent au Hezbollah ? C’est ce que tu veux dire ?
 
Hassan Nasrallah : Ils ne l’ont pas empêché et ne l’empêcheront pas. Et ils le savent très bien. Je ne te révèle pas là un secret, même si c’est peut-être la première fois que je le dis devant les médias. Mais les Israéliens eux-mêmes le savent.
 
Journaliste : Il y a également un dernier front (que je souhaite évoquer) avec ta permission avant qu’on aborde la question syrienne, Eminent Sayed, et c’est le front du sud de la Syrie. Beaucoup de choses ont été dites à ce sujet, et ont beaucoup inquiété les Israéliens, à savoir que le Hezbollah et l’Iran, naturellement avec l’aide et le soutien de l’armée syrienne qui a aussi combattu durant 7 ans, se préparent à une Résistance près de la frontière, depuis le Golan jusqu’à toute la longueur de la frontière sud. Est-ce que c’est vrai ? Y a-t-il une nouvelle Résistance contre Israël à la frontière syro-palestinienne ?
 
Hassan Nasrallah : Tu vois, c’est encore une chose dont il vaut mieux ne pas (trop) parler. En fin de compte...
 
Journaliste : C’est une interview muette (sans aucune révélation), Eminent Sayed.
 
Hassan Nasrallah : C’est parce que tu insistes sur les questions difficiles (secrètes). L’ennemi a tout à fait raison de s’inquiéter, je lui dis qu’il a raison de s’inquiéter. Car en fin de compte, ce qui s’est passé dans le sud syrien, c’est une expérience majeure qui est maintenant une possibilité pour les jeunes syriens et l’armée syrienne. L’armée en tant qu’armée nationale, et les jeunes syriens. Car tu sais qu’en Syrie, il n’y a pas que l’armée qui combat. Ceux que les médias syriens désignent comme les forces alliées, ce sont des formations populaires syriennes composées de jeunes gens des villages, des villes et des régions, chacun dans sa région, les jeunes d’Alep à Alep, ceux de Deraa à Deraa, ceux de Hama à Hama, ceux de Homs à Homs, etc., ceux de Soueïda à Soueïda, etc., ils ont combattu dans leurs provinces. Ces jeunes ont acquis une expérience grande et précieuse, surtout sur le front sud. Car la nature du combat sur le front sud avait tantôt une forme classique, tantôt  une forme de guérilla, des deux côtés. Concrètement, cela a créé une structure humaine, au niveau du mode de pensée, de l’expérience, de la préparation, qui peut être réunie en 24 heures. Il n’est pas nécessaire qu’une formation effective (permanente) existe.
 
Notre présence même dans le sud syrien, pour des raisons liées à la nature de la bataille en cours en Syrie, partout où nous nous trouvons, il est naturel qu’Israël soit inquiet, car il y a une opposition viscérale entre nous et les Israéliens. C’est pour cela que les Israéliens sont inquiets, au sujet de tout ce qui peut se passer au sud de la Syrie, et ils œuvrent, ils font pression, ils essaient de profiter des pressions américaines, ils essaient de parler avec la Russie, ils essaient de menacer, d’effrayer, ils poussent des cris, pour qu’il n’y ait aucune Résistance et aucun Résistant dans le sud syrien. Mais jusqu’à présent, ils n’y sont pas parvenus.
 
Journaliste : Cela s’est produit, il y a donc une présence de la Résistance, d’après ce que je comprends de tes propos, il y a des cellules résistantes prêtes à toute guerre prochaine contre Israël.
 
Hassan Nasrallah : La Résistance est présente dans le sud syrien, et quoi qu’il en soit, c’est une chose normale sur le plan défensif, et la Syrie a le droit que cette Résistance soit présente à son service, s’il y a des attaques contre elle, et elle a également le droit, n’importe quand, de prendre la décision de recourir à la Résistance populaire pour libérer le Golan (de l’occupation israélienne).
 
Et si tu te souviens bien, dans les dernières années qui ont précédé les événements en Syrie, le Président Bachar al-Assad y a fait référence de manière claire et explicite, déclarant qu’ils finiraient peut-être par opter pour ce choix. Et c’est un choix logique et naturel, que redoute fortement Israël. Israël a très peur de ça.
 
Journaliste : La Résistance populaire dont parlait le Président Bachar al-Assad était syrienne.
 
Hassan Nasrallah : Oui.
 
Journaliste : Mais actuellement, d’après ce que je comprends  de Ton Eminence, il y a une Résistance populaire syrienne et non syrienne sur le front sud.
 
Hassan Nasrallah : Oui. […]
 
 
Transmis par Sayed Hasan

 

DES BLINDES BOMBARDES ET DES DIZAINES DE SOLDATS SOUDANAIS ET DES MERCENAIRES TUES PAR LA RESISTANCE YEMENITE

Yémen: plusieurs blindés bombardés, des dizaines de soldats soudanais et des mercenaires tués

 Depuis 5 heures  19 janvier 2018

midi

 Monde arabe - Spécial notre site - Yémen

 

Des dizaines de soldats soudanais et des mercenaires de la coalition saoudo-US ont été tués jeudi et plusieurs autres blessés suite à une contre-offensive menée par l’armée yéménite et Ansarullah sur le front frontalier de Midi.

Une source militaire a affirmé que les combattants de l’armée et d’Ansarullah ont repoussé, au cours de plus de 5 heures, une offensive des mercenaires de la coalition appuyés par des avions de guerre et des hélicoptères de type Apache. Des dizaines des soldats soudanais et des mercenaires de la coalition tués lors de cette contre offensive ont été abandonnés sur le champ de la bataille, a-t-on ajouté de même source. Et de poursuivre : 5 pick-up militaires des mercenaires ont été détruits, deux de leurs véhicules endommagés et un dépôt d’armes a été incendié.

Quant aux avions de la coalition, ils ont mené 14 frappes contre les fermes et les localités sur le front de Midi.

Il est à noter que l’Arabie a recruté des milliers de soldats soudanais pour combattre les forces yéménites sur le front de Midi au nord et celui de Mokha, au sud ouest du pays.

Source: Traduit d'AlMasirah

https://french.almanar.com.lb/746315


 

LES FORCES DE SECURITE LIBANAISES ONT FAIT ECHOUER UN PLAN D'ATTENTATS DE DAECH PENDANT LES FETES

Liban : un plan d’attentats de Daech pendant les jours de fête avorté

 Depuis 7 minutes  19 janvier 2018

machnouk

 Liban - Moyent-Orient - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Le ministre libanais de l’intérieur Nouhad al-Machnouk a révélé que les forces de sécurité ont avorté un plan mis au point par Daech pour perpétrer un attentat terroriste au Liban.

« Grâce à la collaboration entre les différents services de sécurité, une opération exceptionnelle a été réalisée depuis quelques mois, d’un niveau des plus élevés qu’un appareil d’information  puisse réaliser dans le monde arabe », a dit M. Machnouk, lors de sa conférence de presse organisée à Beyrouth ce vendredi.

Et de mettre au clair : « après les dernières explosions au Liban, nous avons étudié la carte suivie par Daech dans ses attentats. Après l’avoir étudiée, les nouvelles tentatives ont été avortées ».

Selon lui, il y a un commandement  de Daech installe au Liban depuis juin 2017. Ceci a été découvert grâce à l’arrestation d’un terroriste, Abou Jaafar al-Iraqi, qui a été recruté par les  forces de sécurité libanais puis entraînés pendant 5 mois sans que le commandement de Daech ne s’en rende compte.

Son recrutement a permis de découvrir les attentats  qui étaient destinés à frapper des lieux publics et de prière durant la période des fêtes.

Durant sa locution, le ministre libanais a annoncé le lancement de l’opération baptisée « le Liban sécurisée » qui a pour but de confirmer le professionnalisme sécuritaire au Liban et pour tranquilliser les Libanais et les Arabes.

https://french.almanar.com.lb/746843


 

LA SYRIE MET EN GARDE LA TURQUIE QUI LANCE UNE OFFENSIVE SUR AFRINE

Afrine : Damas met en garde Ankara, qui lance son offensive

 Depuis 3 heures  19 janvier 2018

mekdad_afrine

 Moyent-Orient - Syrie

 

Rédaction du site

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Al-Mekdad a mis en garde la Turquie contre tout acte militaire sur le sol syrien, alors que celle-ci prépare une offensive contre la localité de Afrine , dans le nord syrien, région occupée par la milice kurde syrienne des Unité de protection du peuple kurde ( YPG) .

« Nous mettons en garde que les forces de défense aérienne syriennes qui ont récupéré toutes leurs capacités sont prêtes à détruire des objectifs aériens turcs dans le ciel syrien. Ce qui veut dire que l’offensive de l’aviation turque en Syrie ne devrait pas être considérée comme une promenade », a dit M. Mekdad le jeudi 18 janvier, lors d’un point de presse à Damas.

Il a ajouté : « je l’affirme et j’espère que les Turcs l’entendront bien et que le message leur parviendra d’une façon claire : Afrine en particulier et la région nordique et nord-est de la Syrie sont une terre arabe et elles le resteront jusqu’à l’éternité ».

Manifestement, ces mises en garde syriennes n’ont pas été entendues.

Ce vendredi matin, ls forces turques ont lancé une offensive contre forces kurdes répandues sur les axes de l’est, du nord et du nord-ouest d’Afrine.

Selon la télévision libanaise satelliatire al-Mayadeen TV, l’armée turque avait auparavant ouvert 12 brèches dans le mur qui sépare la frontière turque de Afrine a apporté de grands renforts militaires.

https://french.almanar.com.lb/746436


 

CONFIRMATION PAR MACRON D'UN SERVICE NATIONAL UNIVERSEL AVEC PROMESSE D'UN BUDGET COLOSSAL POUR LES CROISADES COLONIALES

DEFENSE Armées : Macron promet 1,1 milliard pour les opérations extérieures en 2020

 

Le président de la République s'exprimait ce vendredi face à 1 500 militaires à bord du navire Dixmude, à Toulon, pour ses vœux aux armées.

Service national universel : c'est confirmé

Le service national universel, promesse de campagne du candidat Macron, "sera mené à son terme", a-t-il assuré.

"Je veux rassurer chacun, il sera mené à son terme, il entrera à bon port, il sera conduit par l’ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des Armées, il aura un financement ad hoc, qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire" 2019-2025 qui doit être prochainement présentée, a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron@EmmanuelMacron

Les décisions que je prends en tant que chef des armées ont des effets immédiats sur la vie des soldats et de leur famille.
Il n'est pas un instant où je ne mesure le poids de ces responsabilités.

 · Toulon, France

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La ministre des Armées Florence Parly et Emmanuel Macron arrivent à Toulon pour la cérémonie des vœux aux armées. Photo AFP

La ministre des Armées Florence Parly et Emmanuel Macron arrivent à Toulon pour la cérémonie des vœux aux armées. Photo AFP

Renouvellement de la dissuasion nucléaire

Le chef de l'Etat a également annoncé des "travaux de renouvellement" de la dissuasion nucléaire.

"Je lancerai au cours de ce quinquennat les travaux de renouvellement de nos deux composantes dont la complémentarité ne fait pas de doutes: la force océanique et la composante aérienne".

La dissuasion nucléaire est "depuis plus de 50 ans la clé de voûte de notre stratégie de défense", a rappelé Emmanuel Macron, estimant que les débats sur ce sujet étaient "aujourd’hui tranchés".

"La dissuasion fait partie de notre histoire, de notre stratégie de défense et elle le restera", a martelé le chef de l’Etat, pour qui ce modèle de dissuasion "nous permet de conserver notre autonomie stratégique et notre liberté d’action".

Un budget augmenté

Emmanuel Macron a qualifié ce vendredi d’"inédit et incomparable" l’effort prévu pour porter le budget de la Défense à 2% du PIB d’ici à 2025. Le président a confirmé que le budget de la Défense était augmenté de 1,8 milliard d’euros en 2018 pour le porter à 34,2 milliards.

Victoire contre Daech "dans les prochaines semaines"

L’organisation Daech en Irak et en Syrie est "presque totalement défaite" et la coalition internationale qui se bat contre le groupedjihadiste devrait remporter la "victoire militaire" sur le terrain "dans les prochaines semaines", a affirmé Emmanuel Macron.

"Aujourd’hui, grâce aux efforts de toutes les nations impliquées, l’organisation militaire de Daech au Levant est presque totalement défaite. Je suis confiant que dans les prochaines semaines nous parviendrons à cette victoire militaire sur le terrain", a-t-il confirmé.

Il a rappelé que la France va "adapter" son dispositif "en fonction de la situation opérationnelle au cours de cette année".

Le président de la République a salué l'action de la ministre des Armées Florence Parly.

"Elle agit avec une intelligence et une bienveillante efficacité qui ne laisse pas indifférent. Et auprès d'elle, je veux remercier madame la secrétaire d'État Genèviève Darrieussecq qui, avec détermination et humanité, l'accompagne".

Par AFP | Publié le 19/01/2018 à 12:33 |Mis à jour il y a environ 1 heures | Vu 3948 fois

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http://www.ledauphine.com/france-monde/2018/01/19/macron-aux-armees-le-service-national-universel-sera-mene-a-terme


 

COLLISION DE MILLAS : DEBUT D'ENQUETE ET TEMOIGNAGES ACCABLANTS POUR LA CONDUCTRICE DU BUS

Collision de Millas : un début d'enquête et des témoignages accablants pour la conductrice du bus

Un mois après la collision mortelle entre un bus scolaire et un train à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, franceinfo a eu accès à l'enquête en cours et révèle des témoignages en contradiction avec les déclarations de la conductrice.

C\'est à ce passage à niveau, à Millas (Pyrénées-Orientales), qu\'a eu lieu la collision entre un bus scolaire et un TER le 14 décembre 2017.
C'est à ce passage à niveau, à Millas (Pyrénées-Orientales), qu'a eu lieu la collision entre un bus scolaire et un TER le 14 décembre 2017. (MAXPPP)

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Delphine GotchauxRadio France

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Il y a un mois, le 14 décembre dernier, à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, une collision entre un autocar scolaire et un train express régional (TER) à un passage à niveau tuait six collégiens du petit village voisin de Saint-Féliu-d'Avall. 

La conductrice du bus, mise en examen le 20 décembre pour "homicide et blessures involontaires", soutient que les barrières du passage à niveau étaient relevées au moment de la collision. Mais ce qui ressort de l'enquête, à laquelle franceinfo a eu accès, est accablant pour la conductrice de 47 ans. 

Les investigations sont menées par les gendarmes sous l'autorité de deux juges d'instruction du pôle spécialisé dans les accidents collectifs de Marseille. Dans cette enquête, il y a d'abord le rapport de constatations de la cellule de la gendarmerie au sein de la SNCF. Ses conclusions sont formelles : "Il n'y a aucune trace ou indice laissant supposer un acte de malveillance qui aurait pu occasionner un dysfonctionnement du passage à niveau (...) Plusieurs éléments évocateur d'un passage à niveau fermé ont été relevés." 

Mais, pour l'avocat de la conductrice, ces conclusions ne sont pas probantes : "Comment peuvent-ils affirmer, quelques jours seulement après l'accident, que tout fonctionnait ?", s'interroge Jean Codognès. 

Des expertises techniques dès février

Les deux juges d'instruction ont désigné des experts indépendants pour mener des contre expertises techniques. Celles-ci doivent démarrer début février, selon les informations de franceinfo : les infrastructures de la SNCF -barrière du passage à niveau, signal sonore lumineux, boîtes noires du TER- vont être soumises à de multiples investigations. 

Le train roulait à une vitesse autorisée de 75 km/h et le bus, à 12 km/h. Il n'y a aucune trace de freinage sur les relevés de l'enregistreur de vitesse de l'autocar. En revanche, il y a des traces de frottement sur le devant du bus à une hauteur qui accrédite l'hypothèse d'un choc avec la barrière.

Des témoins ont vu les barrières baissées

Dans le dossier, les témoignages étayés de deux hommes vont dans ce sens de barrières fermées. Au moment de la collision, ces deux techniciens de la Saur, le groupe spécialisé dans la distribution de l'eau, se trouvaient à l'arrêt, dans leur Citroën Jumpy, de l'autre côté du passage à niveau. Ils ont été entendus par les gendarmes le jour même du drame et leurs récits sont identiques. Le conducteur raconte qu'à l'approche du passage à niveau, il a vu le feu se mettre à clignoter, les deux barrières s'abaisser de chaque côté et trois bus arriver en face. "J'ai vu le premier bus qui ne s'arrêtait pas à la barrière", dit-il aux enquêteurs. Son collègue confirme ses dires.

Je suis formel : le bus conduit par une femme a forcé le passage à niveau alors qu'il était fermé et que le signal lumineux clignotant rouge était actif.Un témoin de l'accident de Millas(extrait des PV d'audition)

Les deux hommes décrivent ensuite des scènes terribles : "J'ai vu le bus s'ouvrir en deux, détaille le conducteur, le pare-brise a été projeté dans notre direction, j'ai entendu des gosses hurler." Ce sont ces deux témoins qui ont appelé en premier les secours. 

D'autres témoignages évoquent également des barrières baissées : ceux du conducteur du TER et de sa stagiaire, ainsi que ceux de deux collégiens présents dans le bus dont l'une, assise seule sur la première rangée avec une visibilité parfaite sur le passage à niveau. Elle affirme aussi qu'aucun des élèves n'avaient sa ceinture. 

Trois auditions pour la conductrice

La conductrice, Nadine, n'a pas encore été entendue par les juges depuis sa mise en examen. En revanche, lors de sa première audition, deux jours après le drame, elle a détaillé son itinéraire depuis le collège de Millas. "Je me retrouve à travers le passage à niveau où les barrières sont levées, se souvient-elle devant les enquêteurs.

Il n'y a aucune signalisation lumineuse.Nadine, la conductrice du bus(extrait des PV d'audition)

"Les enfants sont calmes, ils rigolent, ils discutent", poursuit-elle avant de s'effondrer en larmes. "Avez-vous ressenti un problème physique particulier ou une quelconque fatigue pendant le trajet ?", lui demandent les gendarmes. "Non, rien du tout, répond la conductrice. J'avais bien dormi la veille, j'avais pris mon cachet pour dormir à 20h." 

Un sms reçu juste avant la collision

Les enquêteurs l'interrogent aussi sur ce SMS qu'elle a reçu à quelques secondes de l'accident, mais qui n'a pas été lu. Le signal du message a-t-il pu attirer son attention car l'écran de son portable s'allume dans ce cas-là ? La conductrice affirme ne pas s'en souvenir. 

Dans sa troisième et dernière audition de garde à vue, quatre jours plus tard, elle répète plusieurs fois qu'"il n'y avait rien ce jour-là : ni voyant, ni barrière",et qu'elle n'a "pas entendu de choc". Ce témoignage est donc en totale contradiction avec les premiers éléments matériels recueillis et le récit de plusieurs témoins. Alors que s'est-il passé ce 14 décembre à 16h07 ? La conductrice empruntait quotidiennement ce trajet, toujours à la même heure avec toujours les barrières levées... Mais, ce jour-là, le train avait 5 minutes de retard. 

Les expertises sur les traces de peinture relevées sur le car sont attendues en début de semaine prochaine. Peut-être permettront-elles de faire un pas important vers la vérité.

 

Les premières investigations révèlent des témoignages accablants pour la conductrice du bus de Millas - explications de Delphine Gotchaux

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TUNISIE : CRI DE DETRESSE D'UN MEDECIN POUR AIDER A SAUVER LES ENFANTS TUNISIENS

Cri de détresse d’un médecin pour aider à sauver les enfants tunisiens

Par

 

Le Pr Aïda Borgi exerçant au service de réanimation pédiatrique de l’hôpital d’enfants de Bab Saâdoun n’a, apparemment, pas trouvé d’autres moyens pour faire parvenir sa voix à qui de droit, que de passer par les réseaux sociaux. Il faut croire que les décideurs en matière de santé sont trop occupés à trouver une formule pour traiter gratuitement les chômeurs du pays, pour pouvoir donner un brin d’attention aux petits enfants tunisiens qui meurent par défaut d’équipements adéquats dans les hôpitaux du pays.

Le Pr Borgi a, donc, été « réduite » à adresser une lettre ouverte sur sa page facebook, pour le ministre de la santé, pour lui décrire sa détresse et son désarroi, de devoir refuser des soins à des enfants en détresse vitale, par manque de places dans son service, et pour dire combien était grande sa détresse quand elle sait d’avance que l’enfant qu’elle refuse de soigner chez elle allait être condamné, car ses parents n’ont pas les moyens pour payer les soins dans des cliniques privées, dont la prise en charge dépasse souvent les ressources des familles.

Ce que décrit le Pr Borgi n’est pas nouveau. Il s’agit d’un macabre scénario qui se répète tous les ans, en plein hiver, quand l’épidémie de bronchiolite commence à se propager parmi les enfants tunisiens semant la panique, mais aussi, la mort sur son passage.

Le scénario qui revient chaque année, à la même période, est implacable et glaçant d’horreur, aussi bien pour les parents, que pour les médecins et autres soignants. L’épidémie de bronchiolite ne cesse de terrasser des enfants en bas âge. Son traitement nécessite, le plus souvent d’hospitaliser les petits malades en réanimation pédiatrique. Or, les places manquent cruellement. Et les médecins retombent dans le cauchemar de chaque année, accrochés au téléphone, tentant l’impossible, en essayant de décrocher une miraculeuse place disponible en réanimation pédiatrique, voire, même, néonatale. Puis, finalement, les médecins sont obligés de refuser des bébés sachant qu’ils les condamnaient, ainsi à une mort très probable car les parents n’ont pas les moyens pour traiter leurs enfants dans des cliniques privées, qui réclament, implacablement et froidement, un cautionnement de quelques milliers de dinars, pour accepter de prendre en charge ces bébés en détresse.

Les médecins se battent, s’acharnent, se débattent, réclament des moyens, des lits de réanimation, du matériel… mais n’arrivent jamais à obtenir ce qu’ils revendiquent, et les autorités au niveau du ministère font semblant de n’avoir rien entendu, en attendant que l’épidémie passe, gagnant, ainsi, une année de trêve avant la saison d’après. Or, s’ils avaient consenti de petits efforts chaque année, ils auraient, à la longue, arrangé la situation. Mais, maintenant, comme ils avaient oublié ce dossier depuis l’hiver dernier, ils ne sont pas préparés, et préfèrent jouer à l’autruche.

Il est, pourtant du devoir de l’Etat de fournir les moyens, à ses médecins, de traiter leurs patients. Sinon, et à défaut de pouvoir fournir les moyens de traiter les bébés dans les hôpitaux ils n’ont qu’à se débrouiller pour trouver une solution pour les faire prendre en charge dans les cliniques, à la charge des caisses d’assurance maladie.

Un constat amer qu’on est obligé de faire, tout en se pliant à la requête du Pr Borgi qui demande désespérément de l’aide pour sauver ses patients, et qui appelle à l’aider dans cette noble tâche, rien qu’en répercutant son appel de détresse.

SUJETS CONNEXES:

https://www.tunisienumerique.com/cri-de-detresse-dun-medecin-pour-aider-a-sauver-les-enfants-tunisiens/


 

LA COREE DU NORD PREPARE UN FASTUEUX DEFILE MILITAIRE POUR LE 8 FEVRIER, 70e ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE SON ARMEE

Pyongyang prépare un défilé militaire pour la veille des JO

La Corée du Nord prépare un fastueux défilé militaire pour la veille de l'ouverture des jeux Olympiques d'hiver le mois prochain chez le voisin du Sud, a rapporté jeudi la presse sud-coréenne.

Pyongyang prépare un défilé militaire pour la veille des JO.

Pyongyang a inquiété la communauté internationale en 2017 en multipliant les tirs de missiles et en menant un sixième essai nucléaire présenté comme celui d'une bombe à hydrogène. Mais le Nord vient d'accepter de participer aux JO de Pyeongchang qui s'ouvrent le 9 février et de défiler au côté du Sud lors de la cérémonie d'ouverture.

La Corée du Nord, qui célèbre souvent par des parades militaires toutes sortes de dates anniversaire, prévoit de marquer le 8 février la naissance de son armée il y a 70 ans par un tel défilé, a rapporté l'agence Yonhap.

Environ 12.000 soldats, accompagnés de pièces d'artillerie et d'armements divers, participeront à la parade près de Pyongyang, ajoute l'agence, qui cite une source gouvernementale sud-coréenne non identifiée.

«Nous pensons que le Nord tiendra une parade militaire le 8 février pour marquer l'anniversaire de la naissance de son armée régulière», a dit cette source.

Un porte-parole a déclaré le ministère sud-coréen de la Défense se refusait à commenter «les questions de renseignement militaire».

Les anniversaires célébrés par la Corée du Nord varient d'année en année.

Le 15 avril 2017, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait présidé à une démonstration spectaculaire des armements de son pays, y compris ce qui ressemblait à un missile balistique intercontinental (ICBM), pour célébrer le 105ème anniversaire de la naissance de son père fondateur.

M. Kim avait évoqué un projet de célébration du 70ème anniversaire de l'armée cette année dans son discours du Nouvel An, appelant les soldats «à organiser des exercices de combats comme de vraies batailles».

Il avait également profité de ce discours pour tendre la main à Séoul et proposer de participer aux JO.

Séoul et Pyongyang ont rétabli leur téléphone rouge après deux ans de silence, décidant aussi de présenter aux JO une équipe conjointe de hockeyeuses sur glace.

Source: agences et rédaction

18-01-2018 | 14:07

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=25899&cid=341#.WmERCKjiZPY


 

COREES : LA CHINE ENCOURAGE LA RPDC ET LA RC A OEUVRER POUR LA CONFIANCE ET LE CONSENSUS VIA LE DIALOGUE

 

La Chine encourage la RPDC et la RC à oeuvrer pour la confiance et le consensus via le dialogue

    French.xinhuanet.com | Publié le 2018-01-18 à 20:17
 

BEIJING, 18 janvier (Xinhua) -- La Chine soutient la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et la République de Corée (RC) dans la promotion de la confiance, l'émergence d'un consensus et la recherche de solutions via le dialogue, a annoncé jeudi Lu Kang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Selon des médias, la RPDC et la RC ont convenu mercredi de laisser leurs athlètes défiler ensemble sous le drapeau unifié de la péninsule coréenne lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, le mois prochain.

Cet accord a été atteint lors de pourparlers entre les deux pays au niveau de vice-ministres qui ont été organisés mercredi dans la Maison de la paix, à Panmunjom, un village en RC situé à la frontière fortement gardée entre les deux pays.

Parallèlement, la ministre des Affaires étrangères de la RC, Kang Kyung-wha, a déclaré que son pays ferait avancer le dialogue pour la résolution pacifique de la question nucléaire sur la péninsule coréenne.

M. Lu a annoncé que les deux pays sur la péninsule coréenne étaient parvenus à un consensus important sur la coopération aux Jeux olympiques de Pyeongchang et l'amélioration de leurs relations, reflétant les efforts constructifs visant à améliorer la situation sur la péninsule.

"Nous espérons que la RPDC et la RC maintiendront l'élan positif de leurs interactions et trouveront leur plus grand facteur commun, afin de parvenir à la dénucléarisation et à une paix permanente sur la péninsule coréenne", a-t-il expliqué.

L'ensemble des parties concernées par la question de la péninsule coréenne doivent chérir la situation actuelle, et la communauté internationale doit saisir cette opportunité pour promouvoir activement la paix au lieu de semer le trouble et déployer des efforts concrets dans le but de résoudre cette question.

http://french.xinhuanet.com/2018-01/18/c_136905960.htm