Veilleur en éveil

 

ALGÉRIE : LE GENERAL AHMED GAÏD-SALAH TENTE LA HANTISE DU TRAUMA COLONIAL PAR DÉSESPOIR

Le général Ahmed Gaïd-Salah tente la hantise du trauma colonial par désespoir

septembre 20, 2019 - 7:55 10 Commentaires

Manif trauma

Les manifestants brandissent les portraits de martyrs de la Révolution. PPAgency

Par Youcef Benzatat – Il est des hantises tellement profondes dans la conscience collective qu’il suffit de peu pour qu’elles remontent violement à la surface.

Si le trauma colonial a affecté profondément les générations qui ont subi directement la brutalité sauvage de l’occupation française, celles qui ont hérité de ce trauma par la transmission de sa mémoire douloureuse ne peuvent pas ne pas être affectés par le sentiment de sa résurgence lorsque l’état-major de l’armée, qui a confisqué l’Etat, ses institutions et la souveraineté populaire, décrète la capitale Alger «zone interdite».

C’est ce qui vient d’arriver à la population algérienne à l’annonce de l’interdiction d’accès à Alger aux populations venues des banlieues et des autres régions du pays, pour manifester contre la confiscation de leurs droits politiques et leur souveraineté sur l’Etat et les institutions. Un sentiment exprimé unanimement par la population, dont la crainte des lendemains ressemble à s’y méprendre à cette hantise subie par les générations d’avant l’Indépendance aux moments les plus critiques de la fuite en avant des autorités coloniales.

Aujourd’hui, la population est confrontée à une réalité suffisamment tangible, qui se déroule sous ses yeux au quotidien, où les militants les plus actifs dans la quête de cette souveraineté confisquée sont arrêtés arbitrairement et systématiquement pour cet unique motif. Comme autrefois, lorsque le pouvoir colonial pourchassait les militants du Mouvement national qui montaient au créneau pour revendiquer publiquement la restitution de la souveraineté au peuple algérien, qui était alors avili par l’ordre colonial et privé de ses droits politiques.

Si aujourd’hui nous sommes au tout début de ce processus révolutionnaire engagé le 22 février de cette année, il est à craindre que les développements à venir de ce bras de fer entre le peuple et les autorités dictatoriales ne suivent le schéma du processus de décolonisation par les vexations et l’inhumanité qui le caractérisent. Notamment les rafles parmi les manifestants, les interrogatoires humiliants et en violation des droits de l’Homme les plus fondamentaux, à savoir l’intégrité physique, pour ne pas dire la torture, l’installation de check-point, voire même de barbelés entre les quartiers pour rendre impossibles les manifestations massives et exercer un contrôle strict sur les mouvements des populations, comme aux moments les plus forts de la Bataille d’Alger pendant la Guerre de libération nationale.

Si pendant l’époque coloniale, les militants nationalistes sont passés dans la clandestinité et pris les armes contre l’ordre colonial, c’est parce que la situation l’exigeait. L’armée coloniale était composée d’étrangers à la nation algérienne et surtout que celle-ci était solidaire des objectifs du commandement central. Il s’agissait pour elle de garder l’Algérie française. Cette option n’a pas de sens dans le conflit qui oppose aujourd’hui le peuple algérien à l’état-major de l’armée. Cette armée est issue du peuple algérien et se considère comme dépositaire et garante de la souveraineté nationale. Le conflit en lui-même n’oppose donc pas le peuple à l’armée nationale, mais seulement à son commandement, qui s’exprime en son nom et dont l’objectif non avoué est de s’emparer du pouvoir le plus longtemps possible. Le peuple en est conscient et reste lucide devant la tentation de faire l’amalgame entre l’armée et son commandement. Il est d’autant plus lucide de savoir que le commandement s’agrippe au pouvoir parce qu’il est piégé par sa complicité dans la dérive autoritaire, mafieuse et corrompue de la gestion de l’Etat et son obstination à reconduire ce système de pouvoir n’a d’objectif que sa propre protection des probables poursuites judiciaires de la part d’une justice véritablement indépendante, qui serait rétablie s’il venait à lâcher prise sur le pouvoir.

Mais le peuple n’a été à aucun moment dupe depuis le début de la Révolution, qu’il mena dans l’ordre et le pacifisme. Anticipant la réaction violente de la bête blessée à se voir chassée de ses privilèges et punie pour ses méfaits. Il la qualifia «silmia» (pacifique) pour mieux donner le temps au temps pour confondre ses mauvaises intentions, ses ruses et ses sournoiseries. C’est cela la force et l’intelligence de cette révolution du sourire : confondre la bête jusqu’à son rejet par ses propres complices et soutiens au sein de l’état-major lui-même. Jusqu’à son isolement définitif du commandement de l’armée nationale et l’abdication de ses paires pour son obstination.

C’est cette force et cette intelligence révolutionnaire du peuple algérien, héritées des générations qui avaient subi et lutté sans relâche contre la méprise coloniale, au même titre que l’héritage de sa mémoire douloureuse, qui feront échouer la tentation du recours à la réactivation du trauma colonial dans l’espoir de terroriser les manifestants et les dissuader de persévérer dans la quête de leur souveraineté au détriment de l’ordre dictatorial.

Ce dernier assaut de l’état-major résonne déjà dans le murmure des voix libres, qui s’ébranlent des profondeurs des villes et villages du vaste territoire national et qui expriment la volonté inébranlable du peuple de se défaire de ses chaines, comme un acte de désespoir. Comme en décembre 1960, au moment où l’empire colonial croyait avoir réussi de faire taire à jamais le cri de liberté et de dignité du peuple algérien, après tant d’années de barbarie qu’il lui avait fait subir dans une guerre inégale et démesurée, lorsqu’il est sorti en masse des taudis où il était reclus pour confondre l’imposture de son cri saturé par sa volonté de liberté et de dignité.

Y. B.

https://www.algeriepatriotique.com/2019/09/20/le-general-ahmed-gaid-salah-tente-la-hantise-du-trauma-colonial-par-desespoir/


 

MALAKOOF (92) : CE VENDREDI 20 SEPTEMBRE LES AMIS DE LEO FIGUERES ORGANISENT A PARTIR DE 18H30 UNE SOIREE INTITULEE L'ALGERIE ET NOUS

L’Algérie et nous

ALF – Amis de Léo Figuères en collaboration avec ACCA – Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui
organisent une soirée intitulée L’ALGÉRIE ET NOUS
Conférence-débat
VENDREDI 20 SEPTEMBRE à partir de 18h30,
Salle des Conférences de la Médiathèque Pablo Neruda (Malakoff, 92).
Entrée libre
Sur la situation en Algérie et autour du livre « Les communistes et l’Algérie, des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962 » d’Alain Ruscio.
Avec Alain RUSCIO, historien,
et la participation de Sadek HADJERES, ancien dirigeant du Parti communiste algérien (PADS),
et Zouir BESSA, directeur du journal Alger Républicain.

 

 

http://www.leofigueres.fr/?p=3803


 

RUSSIE : LA COALITION US NE CONTRIBUERA PAS A LA STABILITÉ DANS LE GOLFE

La marine américaine a détruit un drone au canon laser dans le golfe Persique

La coalition maritime US ne contribuera pas à la stabilité dans le Golfe, selon Moscou

© Sputnik .

RUSSIE

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La politique des États-Unis et de certains de leurs alliés dans la région du Golfe, laquelle a besoin de stabilité, conduit, au contraire, à la déstabilisation, selon la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.

Les actions des États-Unis et de leurs alliés dans le Golfe doivent avoir un fondement juridique et contribuer à la stabilisation dans la région, a annoncé Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères en commentant l’intention de Washington de former une coalition internationale pour patrouiller dans le Golfe.

«Nous avons déjà maintes fois répondu à cette question. Nous partons du fait que toutes les mesures prises dans la région doivent avoir pour but majeur la stabilisation de la situation. À notre grand regret, la politique appliquée par les États-Unis et plusieurs autres États ne conduit pas à ce résultat, son résultat est contraire. Il n’y a aucune stabilité supplémentaire ou stabilisation de la situation. Il n’y a que de la déstabilisation», a-t-elle déclaré lors d’un point de presse.

La diplomate a noté que les mesures prises en ce sens devraient reposer sur une base juridique et viser à améliorer et à stabiliser la situation dans la région.

Tensions irano-américaines

Les tensions irano-américaines dans la région du Golfe sont montées d’un cran après que l’Iran a arraisonné le pétrolier britannique Stena Impero dans le détroit d’Ormuz, un acte par lequel Téhéran a répondu à l’arraisonnement du pétrolier iranien Grace 1 au large de Gibraltar par la police et les douaniers de ce territoire britannique.

Projet de coalition internationale

 

Donald Trump

© REUTERS / AL DRAGO

Trump qualifie d’«option ultime» une guerre contre l’Iran

L’agence japonaise Kyodo a annoncé en se référant à une source proche de l’affaire que lundi 16 septembre, les États-Unis avaient présenté à 28 pays alliés et partenaires, dans le cadre d’une réunion à Bahreïn, leur plan de création d’une coalition maritime censée protéger la navigation dans le Golfe.  

 

Selon la même information, Donald Trump envisage de déployer à partir du mois de novembre 55 navires dans le golfe Persique, à proximité de la côte iranienne dans le cadre de l’Operation Sentinel.

Malgré les pressions des États-Unis, seuls quatre pays, à savoir l'Australie, Bahreïn, le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite, ont accepté de rejoindre l’opération.

La France et l’Allemagne, alliés clés des États-Unis, n’ont pas participé à la réunion à Bahreïn, apparemment afin de se distancer de Donald Trump.

Attaques de drones

Samedi 14 septembre, des installations de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco ont été prises  pour cibles par des drones à plus d’un millier de kilomètres de Sanaa, la capitale du Yémen.

Les États-Unis ont imputé à l’Iran ces attaques revendiquées par les Houthis yéménites.

La République islamique rejette formellement ces accusations en les qualifiant d’«insensées».

https://fr.sputniknews.com/russie/201909201042127188-la-coalition-maritime-us-ne-contribuera-pas-a-la-stabilite-de-la-region-du-golfe-selon-moscou/


 

ALGÉRIE : LE COLONEL AZZEDINE OU LES PETITS SECRETS DES MILLIARDAIRES CORROMPUS DU DRS

Exclusif. Le colonel Azzedine où les petits secrets des milliardaires du DRS

Par

 Algerie7

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Le régime algérien, avec son actuelle coloration militaire, prétend lutter contre la corruption pour nettoyer le pays de ce cancer qui gangrène toutes les institutions de l’Etat. Mais il s’avère que ce même régime affiche une étonnante passivité face à certains de ses anciens principaux cerveaux de la corruption. 

Des cerveaux qui sont, pour la majorité d’entre eux, issus de l’institution militaire et ses divers organismes à l’image des services secrets.  Part a lancé des investigations pour dévoiler aux Algériens et algériennes le rôle troublant joué par plusieurs hauts gradés des « services » dans l’enracinement dangereux de la corruption en . Et aujourd’hui, nous allons commencer par le fameux colonel Azzedine, un personnage totalement occulte et méconnu par les Algériens.

Et pourtant, ce colonel du DRS est l’une des pièces maîtresses de la corruption politique et de la dilapidation des deniers publics. Le colonel Azzedine était l’ancien directeur de la brigade économique du DRS entre 1991-1992. Un poste stratégique qui lui permettait d’imposer son diktat à tous les hommes d’affaires algériens désireux de faire du business. Aucun businessman ne peut réaliser le moindre projet s’il n’a pas dans sa poche ou ne renfloue pas les poches du fameux colonel Azzedine, un protégé du général Smail Lamari, l’un des poids lourds des services secrets algériens.

En 1998, le colonel Azzedine gagne en prestige et obtient un poste influent au ministère de l’Energie, là où toutes les affaires les plus juteuses de l’Algérie sont conclues grâce au secteur des hydrocarbures. Le colonel Azzedine noue des relations très fortes, et troublantes, avec deux richissimes hommes d’affaires qui faisaient la pluie et le beau-temps à la fin des années 90. Il s’agit de Waciny Ghezaili et N. Hafiz. Le premier vit aujourd’hui entre Paris et Marrakech. Le deuxième réside essentiellement à Londres.

Les deux businessmans étaient très proches de Mohamed Meziane, l’ex-PDG de  et l’un des acteurs clés du scandale  1. Le colonel Azzedine protégeait tout ce beau monde en couvrant les distributions à tort et travers des marchés douteux engageant des sommes colossales de deniers publics.

Mais à partir de 1999, l’arrivée de Chakib Khelil complique cette équation. Le ministre de l’Energie veut mener une purge et procéder à un grand nettoyage pour placer ses propres hommes à la tête du secteur des hydrocarbures en Algérie. Il s’en prend très rapidement au colonel Azzedine et le bras-de-fer va durer des années. En 2009, Chakib Khelil obtient le limogeage de ce colonel ainsi que de 12 autres officiers supérieurs, des « conseillers militaires » qui officiaient dans plusieurs filiales de Sonatrach. Cet épisode s’était déroulé au plus fort de la guerre froide opposant le général Toufik à Chakib Khelil.

Ejecté de Sonatrach et de ses réseaux affairistes, le colonel Azzedine est envoyé à l’étranger, à Dakar plus exactement. Il y restera deux ans avant de prendre sa retraite dans la discrétion totale sans qu’aucune autorité ne lui réclame la moindre explication sur tous les secrets qu’il détient à propos des manoeuvres les plus occultes du système de corruption en Algérie. Aujourd’hui, le « mendjel » de l’institution militaire a épargné étrangement le colonel Azzedine et ce dernier profite de ses deux appartements à Paris dont l’un est situé dans le prestigieux 15e arrondissement. A chacun son destin.  pour les uns, une retraite dorée pour les autres.

https://algerie7.com/exclusif-le-colonel-azzedine-ou-les-petits-secrets-des-milliardaires-du-drs/


 

AFRIQUE : POURQUOI CETTE COURSE DES ARMÉES ÉTRANGÈRES VERS LE NIGER?

Un soldat français près d’une base militaire à Niamey, au Niger@ AFP/12 janvier 2015

Pourquoi cette course des armées étrangères vers le Niger?

© AFP 2019 DOMINIQUE FAGET

AFRIQUE

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Lutte contre le terrorisme, contrôle des ressources naturelles, encerclement de l’Algérie, prévention contre l’expansion chinoise et russe au Sahel... Le politologue algérien Tewfik Hamel décrypte pour Sputnik la course effrénée des implantations militaires étrangères au Niger depuis deux ans. Entretien.

Le Niger a de plus en plus de mal à repousser les attaques terroristes. Menacé sur ses frontières est, ouest et sud, le gouvernement avait même décidé en juin dernier de reconduire l’état d’urgence dans les régions de Diffa (sud-est), Tillabéry et Tahoua (ouest). De même, au nord-est, depuis la chute du régime de Mouammar Khadafi en 2011, cette zone frontalière avec la Libye est particulièrement à risque.

Pourtant, dans ce pays sahélien de 21 millions d’habitants, les troupes militaires étrangères se bousculent. Des présences canadienne, italienne et bien sûr, de l’ancienne puissance coloniale, la France, se répartissent sur le territoire. Paris a ainsi inscrit officiellement son retour en 2010 à la suite de la prise d’otages de travailleurs de l'entreprise nucléaire Areva, avant de renforcer sa présence militaire en 2014 avec le déploiement de la force Barkhane dans le Mali voisin, d’où des expéditions militaires sont menées régulièrement contre des djihadistes transfrontaliers.

Par ailleurs, le 30 août dernier, le Président nigérien Mahamadou Issoufou a ratifié avec l’Allemagne un nouvel accord portant sur le renforcement de leur coopération militaire. Les deux pays entretiennent une collaboration de longue date – en 2016, le Niger avait autorisé l’Allemagne à construire une base aérienne à Niamey, dans le sud-ouest du pays, en appui à la Minusma, la mission militaire onusienne qui combat les djihadistes au Mali voisin.

En juin 2019, le Niger et les Émirats Arabes Unis ont ratifié un autre accord concernant l’installation d’une base militaire dans la région d’Agadez (nord-ouest du pays), à 800 km des frontières algériennes. Une zone qui abrite déjà des militaires américains dont la présence fut révélée en octobre 2017 à la suite de l’assassinat de quatre bérets verts. C’est là aussi qu’en 2018 fut lancé l’important chantier de la base aérienne américaine «201», qui sera réceptionnée à l’horizon 2024 et dont le coût a été estimé par le site américain Intercept à 4 milliards de dollars.

Paradoxalement, la multiplication des présences militaires internationales et régionales n’ont en rien réduit les actes de violence dans ce pays. Selon le dernier rapport des Nations unies, 179 personnes ont été enlevées dans la région de Diffa (sud-est) depuis janvier 2019, dont au moins 66 pour le seul mois de juillet, parmi lesquelles 44 femmes! Cette situation critique a poussé l’ONG internationale Médecins sans frontières à annoncer en août dernier son retrait du Niger pour «des raisons sécuritaires» (excepté dans la région de Diffa).

Un millier de Nigériens, essentiellement des étudiants, ont d’ailleurs manifesté en mai dernier à Niamey pour exiger le départ des forces étrangères, accusées «d'inertie face aux attaques djihadistes meurtrières», notamment des troupes françaises, américaines et allemandes stationnées dans le pays. Comment l’expliquer?

 

Soldats US

© AP PHOTO / MINDAUGAS KULBIS

L’Afrique, et en particulier l’Algérie, seraient dans le viseur de l’armée américaine

Pour répondre à cette question, Sputnik s’est entretenu avec Tewfik Hamel, chercheur en histoire militaire & études de défense à l’université Paul Valéry de Montpellier (sud de la France). Il apporte des éléments de réponse sur le pourquoi de ces multiples installations de bases militaires au Niger, les raisons réelles de leur implantation et les enjeux économiques et géostratégiques pour ce pays du Sahel.

 

Sputnik: Le gouvernement américain a annoncé le 23 juillet dernier qu’il avait décidé de renforcer la base militaire d’Agadez par le déploiement effectif de drones et un investissement de 280 millions de dollars pour son élargissement. Qu’est-ce qui justifie ce renforcement de la présence américaine au Niger?

Tewfik Hamel: «La présence militaire américaine au Niger, comme dans le reste de l’Afrique, s’inscrit dans le cadre de la "stratégie du nénuphar". La pierre angulaire de cette stratégie consiste à rechercher des accords militaires bilatéraux avec de nombreux pays en développement et de disposer ainsi de l’accès à différents types de bases offrant le maximum de flexibilité pour mener des opérations militaires. Sa logique est simple: démultiplier les endroits à partir desquels des opérations peuvent être menées et cela, quelle que soit la situation. Le Pentagone a besoin d’être en mesure de déplacer rapidement ses forces dans et à travers les théâtres d’opération, les points pivots stratégiques et les régions éloignées.

Il conviendrait de préciser ici que les États-Unis cherchent à étendre une présence non permanente en développant un réseau d’installations appelé CSL (Cooperative Security Locations). Il s’agit de sites de matériels prépositionnés et d’accords de facilité d’accès. Ces CSL n’hébergent pas les forces américaines de façon permanente et peuvent être élargis en fonction des besoins. Ils fournissent en revanche un accès d’urgence et servent de points pour les activités de coopération de sécurité. Ils permettent aussi aux forces américaines de s'entraîner avec des alliés locaux, tout en déstockant et en prépositionnement des matériels.»

Sputnik: À l’image de la base des drones du Niger, les États-Unis ont-ils ainsi changé leur approche d’implantation militaire? 

Tewfik Hamel: «Une douzaine de bases aériennes de ce type ont été établies en Afrique depuis 2007, date de la création d’Africom. Toutefois, ce qui différencie l’Amérique d’aujourd’hui de celle des années 1990, c’est que la projection de ses forces ne relève plus d’un désir inextinguible d'expansion territoriale mais d’une quête de petits sites nécessaires pour asseoir sa puissance impériale. Le temps de réaction, et non la taille, est la nouvelle métrique.

Aujourd’hui, la puissance américaine a besoin de sites de lancement et de récupération pour ses F-15 et ses drones. Le Pentagone a d’ailleurs mis en place des bases de drones au Qatar, aux Émirats arabes unis, au Niger, en Éthiopie, à Djibouti, aux Seychelles, etc. L'empire américain d'aujourd'hui n'a pas tant besoin de vastes territoires, de colonies dépendantes ou de gouvernements fantoches. Au contraire, il lui faut des lieux pour que ses soldats puissent dormir la nuit et du tarmac pour garer ses avions de guerre.» 

Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

Pourquoi quatre soldats américains sont-ils morts au Niger?

 

Sputnik: Après l’Érythrée, la Somalie et la Libye, les Émirats Arabes Unis ont entériné en juin dernier leur présence au Niger par la signature d’un accord pour l’installation d’une base militaire. Quelle lecture faites-vous de cette entrée des pays du Golfe dans le Sahel?

Tewfik Hamel: «Pour moi, il s’agit avant tout d’un arrangement politique de premier plan qui a des conséquences bilatérales, internationales, culturelles et économiques. Ainsi, il semble que l’objectif immédiat des Émirats arabes unis, c’est la Libye. S’installer au nord du Niger pour ces pays, c’est être en mesure de soutenir massivement et plus facilement leur allié, le maréchal Khalifa Haftar qui dirige l’Armée nationale libyenne (ANL) depuis Benghazi et qui cherche à étendre son emprise sur tout le territoire libyen. La conséquence immédiate en est une exacerbation de la rivalité entre l’axe Émirats arabes unis/Arabie Saoudite/Egypte et l’axe Turquie/Qatar qui, lui, soutient le gouvernement d’union nationale sis à Tripoli et dirigé par Fayez el-Sarraj, le seul reconnu par la communauté internationale.»

Sputnik: Mais n’y a-t-il pas d’autres ambitions émiraties pour d’autres pays du Maghreb et du Sahel?

Tewfik Hamel: «Les objectifs de la politique étrangère sont toujours multidimensionnels. C’est pourquoi l’évolution de la situation en Tunisie et en Algérie vers des systèmes démocratiques stables ne sert pas les intérêts et la vision des Émirats arabes unis. Déjà, les pays du Maghreb partagent peu de choses avec les pays du Golfe. Le déploiement émirati au Niger s’inscrit dans un contexte plus large marqué par la désintégration du système régional arabe et le renouvellement des anciennes alliances dans un environnement régional incertain où l’ennemi devient l’allié ou l’inverse.

Les Émirats arabes unis cherchent donc à se positionner de manière à être en mesure de façonner l’environnement régional. Cette nouvelle base au Niger pourrait de fait devenir un atout dans ses rapports avec les États-Unis et la France, par exemple. Elle pourrait répondre aussi au besoin de soutenir la stratégie américaine.» 

globe

CC0 / PIXABAY/3DMAN_EU

Les forces étrangères déployées au Sahel pourraient avoir des «intentions malhonnêtes»

 

Sputnik: L’Allemagne vient de ratifier un nouvel accord de renforcement de sa présence militaire dans un pays qui connaît depuis 2010 une forte présence militaire étrangère. Pourquoi cette course des troupes occidentales vers le Niger?

Tewfik Hamel: «Cette présence militaire s’inscrit dans une ruée vers l’Afrique des puissances occidentales. Il ne s’agit pas uniquement de combattre le terrorisme et de s’assurer l’accès aux ressources naturelles, mais aussi de saper les stratégies d’implantation de la Chine et de la Russie sur le continent.

L’Allemagne en particulier, qui a annoncé en octobre 2016 le lancement de la construction d’une base de transport aérien à Niamey, en appui à la mission de la Minusma, a débloqué en octobre 2017 la somme de 27 millions d’euros pour aider le Niger sur le plan militaire. Aujourd’hui, nous assistons à un renforcement de cette présence allemande à la suite de la ratification en août dernier d’un accord concernant la formation, le conseil et l’équipement des forces armées nigériennes, ainsi que la mise en place des infrastructures pour les soutenir.»

 

Mali: la France et le G5-Sahel dans le piège des tensions interethniques

© AFP 2019 LUDOVIC MARIN

Mali: la France et le G5 Sahel dans le piège des tensions interethniques

Sputnik: La force G5 Sahel, lancée en 2014 à l’initiative de la France et dont les activités englobent le Niger, vient-elle en appui des puissances mentionnées ci-dessus ou bien constitue-t-elle une force rivale?

 

Tewfik Hamel: «Le G5 est seulement un élément de la stratégie de la France en Afrique. Il n’est en fait qu’une mise à jour de vieilles techniques impériales, associées aux tactiques de contre-insurrection. Il y a eu un énorme effort de marketing pour vendre le G5 au public. Une campagne de propagande a été remarquablement bien organisée grâce à des articles non critiques célébrant l’organisation comme un moyen de pacification et de parvenir à la victoire. Le G5 n’a aucun sens si l’objectif de la France est de contribuer à l’édification d’États démocratiques libéraux au Sahel.

Avant la montée des idéaux démocratiques, la terreur servait de moyen pour réprimer les soulèvements contre le colonisateur. La terreur reste une tactique séduisante, mais à l'époque moderne, le massacre occasionnel n’est plus du tout compatible avec l'humanisme démocratique. Par conséquent, il faut concevoir un ensemble de stratégies qui associent la force, la persuasion et la clémence. Le G5 en est l’incarnation.»

 

Madama, Niger

CC BY-SA 4.0 / DIRKBW

Une base française au Niger mise «en sommeil», l’armée se concentre sur le Mali

Sputnik: Voulez-vous dire que la France, qui est l’ancienne puissance coloniale et possède quatre bases militaires au Niger, a perdu sa mainmise sur ce pays?

 

Tewfik Hamel: «La France reste une puissance très influente au Niger. Certes, il y de nouveaux acteurs avec lesquels Paris doit composer – notamment les États-Unis, la Chine, la Russie –, mais elle garde un réseau d’influence puissant et efficace. La présence militaire française au Sahel participe à cette stratégie. L’engagement de la France en Libye renforce également l’intérêt du Niger. C’est grâce au réseau France-Afrique que Paris a réussi à sauver le G5, qui est un ingrédient d’une tactique plus large consistant à s’appuyer sur des États clients par le biais du renforcement des capacités et des forces de sécurité.

Via le G5, la France cherche à ‘multilatéraliser’ les intervenants pour légitimer sa présence en Afrique, mais aussi à mutualiser les coups de cette force estimée à 400 millions d’euros. Pour ce faire, elle développe des capacités opérationnelles de manière à éviter une intervention à grande échelle, en s’appuyant principalement sur des conseillers et des partenaires pour s’assurer la formation, la fourniture d’armes, etc.»

Sputnik: Pourquoi, selon vous, le Niger suscite-t-il autant l’appétit des puissances militaires étrangères? Quel est le poids géopolitique réel de ce pays?

Tewfik Hamel: «Le Niger dispose d'un sous-sol qui est l'un de plus riches de l'Afrique sub-saharienne. Ses ressources naturelles comprennent l'uranium, le charbon, l'or, le minerai de fer, l'étain, les phosphates, le pétrole, le molybdène, le sel et le gypse. L'exploitation de l'uranium, par exemple, place le Niger au troisième rang mondial avec 70% des exportations du pays, derrière le Canada et l'Australie.

Outre ces raisons économiques, l’implantation au Niger est une stratégie visant l’encerclement de l’Algérie en la privant de sa profondeur sahélienne-africaine. La volonté d’être un électron libre politique fait partie de l’ADN de la personnalité stratégique de l’Algérie. Celle-ci est perçue comme un partenaire incontournable mais difficile – trop récalcitrante pour l’Amérique par exemple. Neutraliser Alger est important dans le grand jeu à venir avec l’engagement de la Russie (avec qui elle développe un partenariat stratégique) et la Chine (qui a exprimé sa participation à la nouvelle route de la soie) en Afrique.»

https://fr.sputniknews.com/afrique/201909191042121587-pourquoi-cette-course-des-armees-etrangeres-vers-le-niger-/


 

CE SAMEDI 21 SEPTEMBRE, AU CICP RUE VOLTAIRE A PARIS, JOURNÉE DE SOLIDARITÉ AVEC LES COMMUNAUTÉS ZAPATISTES DU MEXIQUE

Ce Samedi au CICP, 21ter rue Voltaire, Paris 11e. Le CSIA-Nitassinan y tiendra une table de presse avec livres sur les amérindiens, t-shirts, etc.

Journée de solidarité avec les communautés zapatistes du Mexique / Distribution du café des coopératives (Paris, le 21/09/19)

publié par CSIA-Nitassinan

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1074

Journée de solidarité avec les communautés zapatistes du Mexique / Distribution du café des coopératives

samedi 21 septembre 2019, de 14 à 20h

au Centre international de culture populaire (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e

A l’occasion de l’arrivée du café des communautés zapatistes, nous organisons comme chaque année une journée de solidarité. Cela sera l’occasion de le distribuer à ceux qui ont souscris ; Ceux qui ne l’ontpas fait pourront aussi en acheter.

Ce sera au CICP le samedi 21 septembre, de 14 à 20h

Il y aura aussi la vente d’artisanat, de t-shirts, de livres sur lescommunautés zapatistes et d’autres communautés indiennes des Amériques (dont un stand du CSIA-Nitassinan), de l’artisanat et des savons palestiniens ainsi qu’un stand de solidarité avec les prisonniers corses et basques (sous réserve).

A 15h, il y aura une discussion autour du dernier communiqué de l’EZLN
annonçant la création de nouveaux caracoles
 et des informations sur les
méga projets inutiles se développant au Mexique (Tren Maya, projet éolien
d’EDF dans l’isthme de Tehuantepec)

Échanges solidaires

Contact : cafesolidaire@no-log.org

5e FLOTTE US : BAHREÏN A SEC !

Les retombées de l’explosion d’Aramco ont également touché Bahreïn

Thu Sep 19, 2019 4:34PM

L'US Navy à Bahreïn. ©Pinterest

L'US Navy à Bahreïn. ©Pinterest

La suspension de l’exportation du pétrole saoudien vers Bahreïn, après les opérations menées avec succès par les drones yéménites contre les installations pétrolières de la société saoudienne Aramco, témoigne de l’ampleur des dégâts infligés à l’Arabie saoudite.

Les attaques de drones réussies menées par les forces yéménites contre deux installations pétrolières d’Aramco ont provoqué d’autant plus de chaos au sein de la cour royale saoudienne que la production de pétrole saoudienne a diminué de moitié, de l’aveu même du ministre saoudien de l’Énergie.

Mais ce n’est pas tout. Il semble que les retombées de l’explosion d’Aramco ont également touché Bahreïn. C’est la première fois qu’une attaque yéménite contre l’Arabie saoudite a des effets sur un autre pays.

L’oléoduc qui transporte entre 220 000 et 230 000 barils par jour de pétrole brut Arab Light de la compagnie pétrolière publique Saudi Aramco jusqu’à Bapco (Bahrain Petroleum Company), a été fermé après l’attaque de drone menée par les forces yéménites.

PressTV-Pétrole: le message de l'Iran à Riyad

PressTV-Pétrole : le message de l’Iran à Riyad

La diplomatie iranienne, par la voie de son porte-parole, a affirmé que l’Iran n’autoriserait aucun pays à prendre sa place sur le marché du pétrole.

La société bahreïnie Bapco prévoit d’utiliser un pétrolier pour importer deux millions de barils de pétrole saoudien afin d’assurer ses besoins en pétrole, ont indiqué des sources dignes de foi.

La raffinerie Sitra de Bapco a suspendu les activités de certaines sections, dont celle de la distillation du pétrole brut.

Dans le même temps, la décision de Bahreïn de signer le premier contrat d’achat de systèmes de défense antimissile américains Patriot est à noter.

L’insuffisance des systèmes de défense antimissile largement déployés en Arabie saoudite est de plus en plus évidente, mais Bahreïn continue de faire son possible pour se placer sous l’aile protectrice des États-Unis.

Aramco: le S.O.S de Riyad à l'Iran!

Aramco : le SOS de Riyad à l’Iran !

Aramco : Le Pentagone déconseille aux politiques américaines de mettre de l’eau dans leur vin anti-iranien.

Bahreïn n’est pas un État indépendant, il est devenu de plus en plus tributaire de l’Arabie saoudite. Il n’a jamais opté pour une politique distincte de celle de l’Arabie saoudite et en ce qui concerne les questions régionales, il est fortement dépendant de Riyad, notamment en matière de pétrole.

Via le géant pétrolier Aramco, l’Arabie saoudite a étendu son emprise sur le marché pétrolier de Bahreïn. En octobre dernier, elle a fait part de la création d’un oléoduc pour le transfert de pétrole brut avec la coopération de Bapco. Les réserves de la société bahreïnie ne peuvent que répondre aux besoins de 3 ou 4 jours.

À présent, les autorités bahreïnies sont saisies de panique en raison du flou qui entoure les perspectives économiques et pétrolières. Il semble qu’il est temps que Manama se retire des rangs des pays qui se sont soumis à l’Arabie saoudite en vue de se mettre à l’abri des répercussions des politiques aventuristes de Riyad dans la région.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/09/19/606594/Bahren-Aramco-ptrole-Bapco-oloduc-suspension


 

ABOU KAMAL-AL QAÏM : LE VERROU A SAUTE

Une opération héliportée réussie à al-Anbar

Thu Sep 19, 2019 3:29PM

Le poste frontière al-Qaïm/Abou Kamal sera bientôt rouvert. (Photo d’illustration)

Le poste frontière al-Qaïm/Abou Kamal sera bientôt rouvert. (Photo d’illustration)

800 camions traverseront quotidiennement la frontière irako-syrienne après la réouverture du poste-frontière reliant al-Qaïm, en Irak, à Abou Kamal, en Syrie.

Ahmed Jediyan, gouverneur d’al-Qaïm, a annoncé, le jeudi 19 septembre, la signature d’un accord entre l’Irak et la Syrie sur la circulation de camions via le poste frontière al-Qaïm/Abou Kamal.

« La circulation de camion via la frontière irako-syrienne sera reprise dès la réouverture du poste-frontière al-Qaïm/Abou Kamal », a expliqué Ahmed Jediyan.

Il a ajouté que 800 camions traverseraient régulièrement la frontière irako-syrienne.

« Le poste-frontière al-Qaïm/Abou Kamal n’a pas été encore ouvert faute de moyens logistiques et de services, dont l’électricité », a-t-il ajouté.

Ahmed Jediyan a déclaré que la réouverture dudit poste frontière avait été reportée sine die.

Le poste frontière al-Qaïm/Abou Kamal a été fermé en 2014 suite à l’occupation de la ville d’al-Qaïm par les terroristes de Daech et il a été repris en 2017 par les forces irakiennes et syriennes.

En avril, deux bus transportant des pèlerins sont entrés en Syrie via ce poste frontière. C’était le premier pas pour la réouverture de frontières terrestres entre l’Irak et la Syrie.

Par ailleurs, les combattants des Hachd al-Chaabi et les forces de l’armée irakienne ont sécurisé, ce jeudi, une grande partie de la province d’al-Anbar, au quatrième jour de la cinquième phase d’une opération baptisée « Volonté de vaincre ».

« Le camp d’al-Tabaqat, une importante position stratégique et militaire, a fait l’objet d’une faille et a été totalement nettoyé. Des dizaines de maisons et plusieurs villages ont été également sécurisés », a déclaré Qassem Mosleh, commandant des Hachd dans l’opération d’al-Anbar, ajoutant que les combattants des Hachd al-Chaabi et les forces de l’armée avaient réussi à nettoyer l’aéroport d’al-Walid et ses alentours de la présence des terroristes et à démanteler des fiefs de Daech.

« Le village d’Annizah, non loin de la frontière de la Jordanie, a fait l’objet d’une opération de fouille. 15 présumés terroristes ont été arrêtés et remis aux responsables concernés », a réaffirmé Qassem Mosleh.

Il a souligné que trois principales routes qui étaient destinées au trafic avaient été bloquées. « Les forces irakiennes ont parcouru de 40 kilomètres vers la frontière jordanienne ».

Ciel irakien: une DCA irano-russe?

Ciel irakien : une DCA irano-russe ?

Suite aux attaques des deux derniers mois contre les bases des Unités de mobilisation populaire irakiennes (Hachd al-Chaabi), il est désormais évident que le pays a besoin d’un nouveau système de défense antiaérienne.

Dans la foulée, le porte-parole de l’opération conjointe irakienne, Yahya Rassoul, a révélé les détails d’une opération héliportée menée par les militaires irakiens dans la province d’al-Anbar pour chasser les résidus de terroristes de Daech.

« Les forces de la Brigade de commandos et les forces spéciales de la police d’al-Anbar ont mené une opération héliportée dans le désert de Jalabat, appartenant à la province d’al-Anbar », a déclaré Yahya Rassoul.

Il a ajouté que cette opération avait entraîné l’arrestation d’un terroriste de Daech, la destruction d’un véhicule et le démantèlement de deux repaires de terroristes takfiristes où se trouvait une importante quantité d’armes et de munitions.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/09/19/606601/Syrie-Irak-Abou-Kamal-Qaim-Hachd-Daech-Yahya-Rassoul


YEMEN : ANSARULLAH MENACE DE FRAPPER DES DIZAINES DE CIBLES A DUBAÏ ET A ABOU DHABI

Yémen : Ansarullah menace de frapper des dizaines de cibles à Dubaï et Abou Dhabi

 Depuis 12 heures  19 septembre 2019

yemen-arabie

 Monde arabe - Yémen

 

Les forces yéménites (armée + Ansarullah) ont menacé, le mercredi 18 septembre, de frapper « des dizaines de cibles » aux Emirats arabes unis, l’un des piliers de la coalition militaire que dirige l’Arabie saoudite contre le Yémen.

« Nous annonçons (…) que nous avons des dizaines de cibles aux Emirats arabes unis, dont Abou Dhabi et Dubaï, et qu’elles peuvent être ciblées à tout moment », a déclaré le porte-parole des forces yéménites, le général Yehya Sarii.

« Si vous voulez la paix et la sécurité pour vos installations et pour vos tours de verre qui ne peuvent résister à un drone, alors laissez le Yémen tranquille », a affirmé M.Sarii.

« Au régime émirati, nous disons qu’une seule opération (des forces yéménites) vous coûtera cher », a dit le porte parole lors d’une conférence de presse à Sanaa.

« Capacité de dissuasion 2 »

S’agissant des attaques aux drones, qui ont frappé le 14 septembre, les installations pétrolières saoudiennes, le général Sarii a qualifié cette opération de « capacité de dissuasion 2 ».

« Nos forces sont capables de fabriquer et de produire des drones dans les plus brefs délais », a-t-il affirmé.

« Les frappes rapides sur les installations pétrolières d’Aramco ont été menées après une collecte d’informations minutieuse », a déclaré le général yéménite.

Réagissant aux déclarations du ministre saoudien de l’Énergie concernant le retour à une production de pétrole normale en Arabie saoudite, il a déclaré que « les dégâts causés à Aramco sont bien plus importants que ne le disent les autorités saoudiennes ».

Il a rapidement fait remarquer que l’opération « capacité de dissuasion 2 » avait été menée à l’aide de 10 drones.

« Les nouveaux drones yéménites sont capables de transporter quatre roquettes équipées d’ogives à fragmentation », a-t-il souligné.

Il a de nouveau averti les agresseurs du Yémen, et en particulier l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. « Nous n’hésiterons pas à réagir rapidement à l’agression de l’ennemi ».

Sources: AFP + PressTV

https://french.almanar.com.lb/1499291


 

SELON UN EXPERT ISRAÉLIEN, LE HEZBOLLAH POURRA PARALYSER L'ECONOMIE ISRAÉLIENNE COMME L'ONT FAIT LES YEMENITES AVEC L'ARABIE

Le Hezbollah pourra paralyser l’économie israélienne tout comme l’ont fait les Yéménites avec l’Arabie (expert israélien)

 Depuis 11 heures  19 septembre 2019

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 Entité sioniste - Moyent-Orient

 

L’analyste et l’orientaliste israélien, Yaron Friedman, a écrit dans un article publié par le quotidien Yediot Aharonot qu’en cas de guerre « le Hezbollah pourra beaucoup apprendre de son homologue yéménite Ansarullah et paralyser l’économie israélienne tout comme l’ont fait les Yéménites avec l’Arabie saoudite ».

Yaron Friedman explique plus loin que « les centres de l’économie israélienne, pour la plupart à Haïfa, dans le golfe de Haïfa et les plates-formes gaziers non loin des côtes ainsi que des usines et des raffineries sont tous à la portée des missiles du Hezbollah ».

Selon l’analyste israélien, « le nouveau gouvernement israélien aura certes du mal à défendre ces installations vitales ».

Il convient de noter que les forces de l’armée yéménite et d’Ansarullah ont frappé le 14 septembre les installations pétrolières d’Abqaiq et de Khurais gérées par la compagnie pétrolière saoudienne ARAMCO.

L’attaque sans précédent a paralysé plus de la moitié de la production de brut saoudien, soit 5 % de l’offre mondiale, ce qui a incité des responsables saoudiens et américains à déclarer sans aucune preuve qu’elle provenait probablement de l’Iran.

Sur un autre plan, Friedman a estimé que l’Iran avait réussi à maîtriser les sanctions américaines. «L’Iran sait maintenant comment affronter les sanctions américaines », a-t-il encore dit.

 

Source: Avec PressTV

https://french.almanar.com.lb/1499423