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JEAN ORTIZ : AU VENEZUELA, LE BAIN DE SANG EST PROCHE. QUE FAIT LA GAUCHE INTERNATIONALE ?

21 juillet 2017

Un pays pétrolier qui résiste à l’Empire depuis plus de quinze ans et qui a sorti du néant ses « fils de rien »

VENEZUELA : le bain de sang approche. Que fait la gauche internationale ?

Jean ORTIZ

Il ne faudra pas venir pleurer demain lorsque l’on assassinera, torturera, « disparaîtra », les militants chavistes. Les précédents historiques sont malheureusement nombreux.

Les classes dominantes vénézuéliennes veulent une revanche sociale, liquider la « révolution bolivarienne », ou ce qu’il en reste, afin que le peuple des anciens « invisibles » ne relève plus jamais la tête. L’oligarchie veut que ces « fils de rien », auxquels le chavisme a donné statut et dignité, retournent au néant.

On peut émettre des critiques sur la gestion, sur la stratégie du président Maduro. Mais il a été élu, certes de peu, mais élu. Donc légitime. Il propose le dialogue, et a le droit de se défendre contre des émeutiers. La plupart des médias vénézuéliens et étrangers s’acharnent à donner une image chaotique du pays, à mettre sur le dos des chavistes les exactions commises par des groupes violentissimes, masqués, souvent armés, les « guarimbas », qui veulent la guerre civile.

L’opposition vénézuélienne n’est pas toute favorable à ce coup d’Etat permanent, qui va déboucher sur un massacre. Mais les secteurs qui dominent cette opposition sont parvenus à la radicaliser, à instrumentaliser le dépit de secteurs populaires éprouvés. Ils sont majoritairement d’ultra-droite. Ils veulent en découdre, et rapidement désormais. Ouvertement encouragés par la brute va-t-en guerre Trump, ils redoublent d’exactions, de sabotages, de destruction de bâtiments et de services publics, de violences en tout genre.

Le pays étant encore en grande partie capitaliste, l’oligarchie, les propriétaires, les possédants, organisent la guerre économique sur des produits ciblés, et font porter la responsabilité des difficultés structurelles, des pénuries et des queues interminables sur le gouvernement, qui n’est pas tout blanc, mais qui cherche, par la Constituante, une issue pacifique à la crise abyssale.

On peut, voire il faut, critiquer les erreurs du régime, mais n’oublions jamais que les chavistes et le peuple (même si une partie peut s’en éloigner) sont sous le feu permanent d’une véritable guerre menée par les Etats-Unis contre un pays aux énormes ressources pétrolières, et qui a osé résister à « l’Empire » pendant plus de quinze ans et chercher une autre voie que celle de l’inféodation, vers l’indépendance, la justice sociale, le socialisme. Qui a eu le culot, par la voix d’Hugo Chavez, de remettre les dirigeants des Etats-Unis (« ¡Váyanse pal carajo, yanquis de mierda ! ») à leur place.

N’est-il pas temps que la gauche dans son ensemble se ressaisisse et manifeste sa condamnation de l’ingérence étrangère dans un pays souverain, et affirme sa solidarité, fût-elle critique, voire conditionnelle (ni dans l’aveuglement, ni donneuse de leçon), avec la révolution bolivarienne ?

« La solidarité est la tendresse des peuples » disait Che Guevara. Il faut être aveugle, ou inconséquent, pour ne pas saisir ce qui est aujourd’hui en jeu au Venezuela.

Jean ORTIZ, Maître de conférences, université de Pau.


 

URL de cet article 32109 


 

ALQODS : DES MARTYRS DONT UN ENFANT. LES AFFRONTEMENTS S'INTENSIFIENT ENTRE L'OCCUPANT ET LES PALESTINIENS

AlQods: Des martyrs dont un enfant.. les affrontements s’intensifient entre l’occupation et les palestiniens

 Depuis 54 minutes  21 juillet 2017

إصابة 6 فلسطينيين بالرصاص المطاطي في مواجهات مع قوات الاحتلال بالقدس

إصابة 6 فلسطينيين بالرصاص المطاطي في مواجهات مع قوات الاحتلال بالقدس

 Moyent-Orient - Palestine - Spécial notre site

 

 

Rédaction du site

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Dans un dernier bilan, quatre palestiniens sont tombés en martyr, dont un enfant , a rapporté la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.

Dans les détails, les palestiniens Amin Mahmoud Charaf et Ibrahim Ali Naji ont été tués lors d’une fusillade à Jérusalem-est, sans compter un enfant de sept ans est mort sous l’effet des gaz toxiques lancés par les forces d’occupation israélienne.

Les forces de l’occupation israélienne ont fermé l’hôpital almaqased dans la ville alors que les affrontements entre les forces d’occupation et les fidèles devant la porte des tribus d’Al-Aqsa se poursuivent toujours.

Le Croissant rouge fait état de 377 blessés dans les heurst avec l’occupation israélienne à l’heure où a été rédigé ce rapport.

Les villes palestiniennes et alQods témoignent de divers mouvements populaires dénoncant les mesures israéliennes dans la mosquée.

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Les Palestiniens dénoncent depuis une semaine l’installation de détecteurs électroniques de métaux aux entrées de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, le troisième lieu saint de l’Islam.

Les forces d’occupation israélienne ont assiégé  l’hôpital alMaqased , puis ils ont fermé la salle de réception et ont confisqué les clés.  Elles ont forcé le personnel médical de sortir de l’hôpital, alors que les médecins lancaient des appels de don de sang.

Toujours à alAqsa, plusieurs Palestiniens ont été blessés dans des heurts qui ont éclaté devant la porte alasbath car les forces d’occupation israélienne ont empêché les fidèles d’entrer dans la mosquée Al-Aqsa pour effectuer la prière du vendredi.

Les forces israéliennes ont attaqué des fidèles dans la région de Ras al-Amoud, à l’est de la Mosquée Al-Aqsa .Tout autant, dans la région de Wadi Joz, les Palestiniens se sont opposés aux attaques israéliennes à un point de contrôle à Qalandiya au nord de la ville.

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Par contre, les forces d’occupation israélienne ont empêché les équipes d’ambulanciers et  celles du Croissant-Rouge sans compter les bénévoles de rejoindre les blessés pour les soigner.

Diverses villes palestiniennes, surtout alQods, sont témoins de mouvements de protestations populaires, dénoncant les mesures israéliennes à la Mosquée Al-Aqsa.

Les différentes factions palestiniennes ont appelé le peuple palestinien à descendre à la rue afin de protester contre la semaine d’attaques israéliennes contre l’esplanade d’alAqsa et contre les fidèles.

Dans ce contexte, le correspondant d’almayadeen a rapporté que les soldats israéliens ont attaqué les Palestiniens avec des bombes à gaz à un point de contrôle à Qalandia et ont tiré des balles en caoutchouc contre des fidèles qui voulaient prier au point de contrôle.

Le Directeur du Bureau alMayadeen a révélé que 15 mille soldats israéliens ont assiégé la ville d’alQods dés les premières heures du matin, alors que la correspondante d’alMayadeen a affirmé que ce jour est décisif car une troisième Intifada risque d’éclater.

Elle a rapporté que les chrétiens de la ville d’alQods se tiennent aux côtés des  musulmans et forment un rempart contre  toute attaque survenant contre la mosquée.

A ce titre, le Mufti d’alQods Cheikh Mohammed Hussein ainsi a exhorté  les dignitaires religieux chrétiens de défendre leur cause dans le monde.

Cheikh Hussein a affirmé que « la mosquée Al-Aqsa doit être grantie par tous les Arabes et les musulmans » ajoutant qu »il est temps au monde de dissuader l’occupation israélienne de poursuivre ses pratiques contre le peuple palestinien ».

Par ailleurs,les autorités d’occupation israélienne ont décidé de maintenir leurs mesures répressives aux portes d’alAqsa et empêchent l’entrée des hommes âgés de moins de cinquante ans à la vieille ville.

Le Conseil des ministres a décidé de maintenir les portes électroniques  devant l’entrée de la mosquée Al-Aqsa pour inspecter les fidèles avant d’entrer à la place sainet d’alAqsa.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/498764


 

THOMAS GAIST : LA GUERRE DU MALI S'ETEND AU BURKINA FASO ET AU NIGER

La guerre du Mali s’étend au Burkina Faso et au Niger

Par Thomas Gaist

Mondialisation.ca, 19 juillet 2017

wsws.org 19 juillet 2017

Région : 

Thème: 

Quatre ans et demi après l’invasion du Mali en janvier 2013 par une force d’invasion française soutenue par les États-Unis, la guerre part en vrille vers un conflit régional plus vaste, entraînant la fermeture des frontières par les gouvernements voisins et stimulant les escalades des gouvernements occidentaux.

Les zones frontalières du Mali connaissent « une expansion significative des activités extrémistes et terroristes violentes, y compris des attaques transfrontalières coordonnées contre les postes de sécurité et le pillage des colonies frontalières », a déclaré jeudi le haut fonctionnaire des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

En outre, des groupes d’opposition ont organisé des manifestations pendant le week-end à Bamako, la capitale du Mali, en rassemblant des milliers de manifestants avec pour but de bloquer des changements juridiques en projet qui donneraient les pouvoirs d’urgence au gouvernement du président Ibrahim Boubacar Keita.

Lundi dernier, huit soldats maliens en déplacement entre Gao et Menaka ont été embusqués et tués. Mercredi, les forces armées du Burkina Faso se sont heurtées à des militants fortement armés le long de la frontière Burkina-Mali. Vendredi, la Mauritanie a déclaré que sa frontière nord-est est une zone fermée et militarisée, annonçant que « toute personne qui circule ou transite dans cette partie du territoire national sera considérée comme une cible militaire. »

Le 8 juillet, Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM, Soutien de l’Islam et des Musulmans) a attaqué une base de l’armée française près de la ville de Tessalit, tuant au moins trois soldats français. Le 9 juillet, les combattants de JNIM ont attaqué un poste de police dans la province de Mobti. En mars, les principales factions islamistes du Mali, Ansar Dine, Al-Mourabitoun, les factions Massina et Al Qaida ont annoncé leur fusion dans une nouvelle formation, Nusrat-ul-Islam, sous la direction d’Iyad Ag Ghaly.

Une filiale d’Al Qaida au Mali, JNIM, a attaqué une garnison nigériane près du village de Tsawah le long de la frontière entre le Mali et le Niger en juin.

Le président français Emmanuel Macron s’est rendu à Tombouctou début juillet afin de discuter des plans visant à renforcer l’armée multinationale du G5 Sahel, une coalition impérialiste constituée en février 2014, composée de forces des gouvernements du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de la Mauritanie. Le 2 juillet, Macron a demandé à cette coalition G5 de mettre 5000 soldats à l’appui des activités militaires françaises contre les « terroristes, les voyous et les meurtriers ».

« Cette force va d’abord sécuriser les frontières, en particulier dans les régions où des groupes terroristes se sont développés », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Yves Le Drian au Monde.

« Il ne semble pas que la France se retirera du Mali de si tôt », a dit France 24en réponse à l’annonce.

En complément des opérations militaires françaises en expansion, le parlement allemand a voté en janvier pour augmenter les déploiements de troupes au Mali de 350 à 1000, ce qui fait du Mali la plus grande mission d’outre-mer de l’armée allemande.

Les causes immédiates de la guerre du Mali provenaient des retombées de la guerre des États-Unis et de l’Otan de 2011 contre la Libye. À partir de janvier 2012, le Mouvement national pour la libération d’Azawad (MNLA), une milice ethnique touareg, a lancé une insurrection contre le gouvernement central et a établi le contrôle sur des sections du nord du Mali. En mars 2012, un coup d’État dirigé par des soldats du gouvernement se présentant comme le Comité national pour la restauration de la démocratie et de l’État (CNRDR) a enlevé le président Amadou Toure du pouvoir. Des groupes de milices rebelles ont pris le contrôle des villes maliennes de Gao, Tombouctou et Kidal à la suite du coup d’État.

À partir de janvier 2013, Paris a répondu avec des vagues répétées de déploiement de troupes, avec le soutien de Washington. L’invasion de 2013, « l’opération Serval », a servi de fer de lance pour une expansion majeure du militarisme français dans les anciennes exploitations coloniales du pays en Afrique de l’Ouest.

En échange de « l’aide » française pour stabiliser le nord du Mali, Paris a exigé et reçu le droit d’installer ses troupes dans tout le pays. Les gouvernements maliens précédents ont été parmi les quelques régimes de l’Afrique francophone qui résistaient à de tels arrangements, limitant les activités militaires françaises à la formation à petite échelle des forces locales. Avant 2013, les troupes françaises de combat étaient absentes du territoire malien depuis leur retrait suite à l’indépendance formelle du pays en 1960.

Dans le cadre de « l’Opération Barkhane », successeur de « Serval », quelque 6000 soldats de l’armée de terre française, des centaines de véhicules blindés, des avions de combat, des hélicoptères d’attaque et des drones sont maintenant déployés dans tout le Sahel. Des troupes allemandes et françaises supplémentaires ont été déployées sous les drapeaux de l’Union européenne en février 2014, à des fins officielles de formation des unités maliennes.

Les élites dominantes américaines et européennes sont déterminées à resserrer leur emprise sur le Sahel, qui abrite des ressources naturelles massives, qui comprennent l’uranium et de nombreux métaux précieux, et auraient, selon des spéculations, les plus grandes réserves de pétrole inexploitées en Afrique.

Le bassin du Taoudeni au nord de Mali est connu depuis les années 1970 pour contenir de grandes réserves de pétrole et de gaz. En 2011, la firme française Total a déclaré avoir trouvé « l’El Dorado des réserves de pétrole » dans la région désertique du Nord. Une analyse géologique faite en 2015 par des américains a révélé que le bassin de Taoudeni contient « 160 millions de barils de pétrole conventionnel, 1880 milliards de pieds cubes de gaz conventionnel, 602 millions de barils de pétrole de schiste et 6395 milliards de pieds cubes de gaz de schiste ».

L’implication des forces françaises, allemandes et d’autres forces de l’Union européenne (UE) dans le Sahel fait partie d’une « nouvelle orientation majeure dans la politique de sécurité européenne », selon le Conseil européen des relations extérieures.

Selon les puissances européennes, le Sahel représente « un deuxième front dans la guerre contre le terrorisme », c’est-à-dire « construire à côté d’un nombre croissant de multinationales dans l’espoir d’extraire des réserves de pétrole et de gaz du Mali et de la Mauritanie et une forte présence militaire française », selon l’Environmental Justice Atlas. En plus de s’emparer du contrôle des ressources du continent et de faire valoir les intérêts des banques et sociétés européennes dominantes, les puissances européennes considèrent la militarisation du Sahel comme un moyen de supprimer le flot de réfugiés qui part vers le nord et la Méditerranée.

Ces politiques visent à rétablir l’ordre colonial établi par l’impérialisme mondial au cours des 19 et 20siècles. Tout au long de la période de « décolonisation » à partir des années 1960, les économies et les sociétés de l’Afrique de l’Ouest étaient subordonnées aux besoins de l’impérialisme français grâce à un éventail de mécanismes, y compris le contrôle des réserves de monnaie et des matières premières africaines, les droits de monopole des entreprises françaises dans tous les secteurs clés de l’économie et des arrangements permanents pour installer des forces militaires et policières sur le sol africain.

Des dizaines de coups d’État ont été conçus depuis Paris contre les gouvernements africains, à commencer par l’assassinat du chef de l’État du Togo, Sylvanus Olympio en 1963, qui a commis l’erreur fatale de tenter de faire passer l’économie du Togo à sa propre monnaie nationale. Le président malien Modiba Keita a connu un sort semblable après avoir cherché à quitter la zone monétaire française en juin 1962.

En 1975 et encore en 1989, des officiers militaires français ont organisé le renversement des présidents tchadiens. En 2003, les troupes françaises ont renversé le président de la République centrafricaine (RCA), Ange-Felix Patasse, mettant au pouvoir le général François Bozize, après que Patasse a cherché à expulser la présence militaire française de la RCA. À l’heure actuelle, près de

2 000 soldats français opèrent en République centrafricaine dans le cadre de la « mission de maintien de la paix » aux côtés des troupes de l’Union africaine.

Plus récemment, en 2009, Paris a organisé un coup d’État contre le gouvernement malgache de Marc Ravalomanana, après qu’il avait cherché à conclure des accords commerciaux avec des intérêts impérialistes rivaux aux dépens des sociétés françaises.

« La France a établi des bases militaires en Afrique pendant la période coloniale et a maintenu une présence militaire en Afrique après « l’indépendance du drapeau » de ses anciennes colonies dans les années 1960 », a écrit Gary Busch dans un article pour Pambazuka News cette semaine.

« Ces accords ont permis à la France d’avoir des troupes et des policiers prépositionnés dans des bases à travers l’Afrique ; en d’autres termes, des unités de l’armée et de gendarmerie françaises présentes en permanence et par rotation dans les bases et les installations militaires en Afrique, entièrement dirigées par les Français. Le Pacte colonial était bien plus qu’un accord pour stationner des soldats en Afrique. Il a lié les économies de l’Afrique au contrôle de la France », a noté Busch.

Malgré la rhétorique incessante à propos de « combattre le terrorisme », les milliers de soldats occidentaux qui envahissent l’Afrique sont envoyés principalement pour assurer des intérêts stratégiques. La scène se met en place pour une lutte féroce entre les grandes puissances pour le contrôle du continent. L’arrivée au pouvoir de l’administration Trump, avec son programme ultra-nationaliste de « l’Amérique d’abord », intensifie les tensions inter-impérialistes et alimente les conflits dans toutes les sous-régions de l’Afrique.

Cette semaine, les médias occidentaux ont lancé des avertissements inquiétants concernant les dangers du piratage et du terrorisme dans le golfe de Guinée, le delta du Niger et le bassin du lac Tchad. Quelque 5,2 millions de personnes ont déjà été déplacées par l’invasion au nord du Nigeria dirigée par le Tchad et soutenue par l’Occident, justifiée au nom du « combat » contre Boko Haram.

L’expansion de la guerre du Mali est une expression avancée des tendances à la guerre et de la crise sociale au travail dans toute l’Afrique et dans le monde entier. Deux demi-décennies après la dissolution de l’Union soviétique et la supposée « fin de l’histoire », les gouvernements africains chancellent face à la guerre, la famine et la maladie. La seule réponse des élites nationales d’Afrique c’est d’autres préparatifs de guerre et une intégration plus profonde dans les establishments capitalistes, politiques et militaires d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest.

Thomas Gaist

 

Article paru en anglais, WSWS, le 18 juillet 2017

La source originale de cet article est wsws.org

Copyright © Thomas Gaistwsws.org, 2017


 

RAQQA : L'ARMEE SYRIENNE EVACUE LES CIVILS PAR QUATRE COULOIRS HUMANITAIRES

évacuation des civils de Raqqa

L'armée syrienne évacue les civils de Raqqa par quatre couloirs humanitaires

© REUTERS/ Rodi Said

INTERNATIONAL

URL courte

Dossier:

Situation en Syrie (été 2017) (62)

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Les militaires syriens ont mis en place quatre couloirs humanitaires pour faire sortir les civils de la ville de Raqqa, a déclaré à Sputnik une source au sein de l’armée.

L'armée gouvernementale syrienne, en collaboration avec plusieurs formations alliées, a organisé quatre couloirs humanitaires pour faire sortir les civils de la ville de Raqqa, d'après une source au sein des forces armées de la République arabe syrienne.

 

Un avion US décolle pour une mission en Syrie ou en Irak (archives)

© AP PHOTO/ MARKO DROBNJAKOVIC

Fuites sur les bases US en Syrie: «Ankara cherche à saboter l'offensive militaire à Raqqa»

Selon cette source, il est indispensable de mettre les couloirs humanitaires en place maintenant dans la mesure où, à l'approche des forces de l'armée syrienne, les terroristes de Daech ont commencé à menacer et à s'en prendre à la population civile de la ville.

 

«Il fallait d'urgence prendre les mesures nécessaires pour protéger et sauver nos compatriotes. Nous donnons aux civils la possibilité de retrouver une vie normale», a indiqué l'interlocuteur de Sputnik.

Il a également souligné qu'un grand nombre de femmes, d'enfants et de personnes âgées a déjà été évacué de la ville. Elles ont reçu une aide médicale et des produits de première nécessité. Toutes ces personnes ont été prises en charge dans des centres d'hébergement provisoire et se trouvent maintenant en sécurité.

D'après cette source, «les terroristes font obstacle à l'évacuation des civils en minant les grands carrefours et les routes qui mènent aux camps de l'armée syrienne».

https://fr.sputniknews.com/international/201707211032317002-raqqa-civils-evacuation/


 

COREE DU NORD : MALGRE DE LOURDES SANCTIONS LA PROGRESSION DU PIB EST AU PLUS HAUT

Corée du Nord

Corée du Nord: malgré les sanctions, la croissance du PIB au plus haut

© REUTERS/ Damir Sagolj

INTERNATIONAL

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En dépit des lourdes sanctions internationales, l'économie nord-coréenne a progressé en 2016 à un rythme inédit en 17 ans, du fait notamment d'une hausse de ses exportations.

 

Corée du Nord

© SPUTNIK. ILIYA PITALEV

L’impasse des sanctions américaines contre la Corée du Nord

En 2016, la Corée du Nord a enregistré sa croissance la plus forte depuis 1999, relate l'agence Bloomberg se référant à la Banque de Corée (BOK).

 

Selon les évaluations de la Banque, le PIB nord-coréen a affiché une hausse de 3,9% portée notamment par l'industrie minière et le secteur de l'énergie. Dans le même temps, le pays communiste a augmenté ses exportations de 4,6% l'année dernière, ce qui représente également une hausse d'une ampleur inédite depuis 2013.

 

Conseil de sécurité de l'Onu. Archive photo

© AP PHOTO/ SETH WENIG

Moscou ne soutiendra pas les sanctions contre la Corée du Nord

D'après les experts de la BOK, le PIB nord-coréen a également progressé du fait d'une tolérance croissante pour les initiatives privées et la prolifération de petits entrepreneurs qui font commerce de produits alimentaires ou de biens en provenance de Chine.

 

En 1999, l'économie de la Corée du Nord avait progressé de 6,1%, indique la BOK. Entre 2012 et 2016, l'économie de la Corée du Nord, visée depuis 2006 par les sanctions de l'Onu en raison de ses programmes balistique et nucléaire, a connu une hausse de 1,2% en moyenne, rappelle la Banque.

https://fr.sputniknews.com/international/201707211032313438-coree-du-nord-croissance-sanctions/


 

DIVERSES UNITES DE RESISTANCE YAZIDIES REJOIGNENT LES HACHD AL CHAABI POUR COMBATTRE DAECH

Irak: les Yazidis ont tendance à rejoindre les Hachd al-Chaabi

Fri Jul 21, 2017 1:22PM

Les combattants yézidis à Sinjar. (Archives)

Les combattants yézidis à Sinjar. (Archives)

Les noms de diverses unités yézidies ayant rejoint les Forces de mobilisation populaire d’Irak (Hachd al-Chaabi) figurent sur les murs du village de Tal Qasab, dans l’extrême ouest de la province de Ninive à proximité de la frontière entre l’Irak et la Syrie. La question qui se pose est de savoir pourquoi les Yazidis ont tellement tendance à se rapprocher des Hachd al-Chaabi ?

Selon la chaîne Al-Alam, cette tendance grandissante auprès des Yazidis et d’autres ethnies du nord de l’Irak est signe de la confiance des combattants de la région du nord de l’Irak en les Hachd al-Chaabi qui luttent contre Daech. Bien sûr, il y a d’autres raisons qui renforcent cette confiance.

Des combattants des Hachd al-Chaabi. (Archives)

Un responsable sécuritaire au sein des Hachd al-Chaabi dans le village de Tal Qasab, transformé actuellement en siège de commandement des Hachd à l’ouest de la province de Ninive, a déclaré que de nombreux jeunes hommes yézidis avaient rejoint les rangs des Hachd dans leur combat contre Daech.

Ce responsable ayant requis l’anonymat a ajouté que les forces yézidies sous commandement des Hachd al-Chaabi avaient participé à l’opération de libération de Qayrawan et d’autres villages yézidis au sud de Sinjar dont le contrôle a été confié à elles-mêmes.

La ville de Sinjar est située à 120 km à l’ouest de Mossoul. Les villages avoisinants sont peuplés par la minorité yézidie dont le nombre s’élevait à 550 000 avant l’invasion de Daech.

Bien qu’il y ait une grande rivalité entre les Peshmergas liés à Massoud Barzani, l’Union patriotique du Kurdistan irakien (UPK), le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et d’autres partis kurdes pour le contrôle de la ville de Sinjar (hors du contrôle des Hachd al-Chaabi), toutefois, sur leurs axes, les Hachd ont confié le contrôle de tous les villages yézidis aux Yazidis eux-mêmes.  

Certains soldats yézidis affirment avoir rejoint les rangs des Hachd al-Chaabi après que les Peshmergas liés à Barzani les avaient vendus à Daech en 2014 : voilà pourquoi ils préfèrent coopérer avec les Hachd.

Les personnes déplacées de la minorité yézidie, fuyant la violence de Daech dans la ville de Sinjar, se dirigent vers la frontière syrienne, le 10 août 2014. ©Reuters

Après le retrait suspect des Peshmergas, le 3 août 2014, de Sinjar, la ville a été occupée par Daech qui a commis des crimes odieux à l’encontre de la minorité yézidie ; les terroristes de Daech ont massacré les hommes, pris en otages les femmes et les filles qui ont été achetées et vendues sur des marchés aux esclaves.

Aucune raison convaincante n’a encore été trouvée au retrait des Peshmergas de Sinjar sans la moindre résistance face aux terroristes de Daech. C’est la raison pour laquelle on pourrait croire que la trahison faite aux Yazidis et l’absence de tout soutien de la part des Peshmergas lors de l’invasion de Daech sont les principales raisons du ralliement des jeunes yézidis aux Hachd al-Chaabi.

Qasim Shafan était l’un des commandants de renom yézidis qui, après le problématique retrait des Peshmergas de Sinjar, a préféré résister aux daechistes et a pu rejoindre les rangs des Hachd al-Chaabi.

En outre, les Unités de résistance de Sinjar présidées par Hayder Shesho entretiennent de bonnes relations avec les Hachd al-Chaabi. Le Parti démocratique du Kurdistan de Massoud Barzani a arrêté, le 5 avril 2016, Hayder Shesho accusé d’être une menace pour la sécurité nationale du Kurdistan irakien, mais l’a libéré le 13 avril de la même année pour devenir l’un des combattants très proches des Hachd al-Chaabi dans la guerre contre Daech à Sinjar et dans sa banlieue.

Les villages yézidis au sud du mont Sinjar sont aujourd’hui dépeuplés et devenus les sièges militaires des Hachd al-Chaabi. Mais les Yazidis s’obstinent à regagner leurs maisons et à reprendre la vie après le passage destructeur de Daech.

Il n’existe pas de chiffres officiels sur le nombre de victimes yézidies tuées par Daech, mais d’après des rapports non documentés, tout au long de l’occupation de Sinjar et de ses villages avoisinants, Daech a tué 5 000 hommes yézidis. Et selon un rapport de l’ONU daté du juin 2016, 3 000 femmes, filles et enfants sont toujours pris en otages par Daech.

À la même période, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a qualifié de « génocide » les crimes commis par Daech contre les Yazidis.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/07/21/529209/Irak-les-Yazidis-ont-tendance--rejoindre-les-Hachd-alChaabi


 

LE PEUPLE YEMENITE MANIFESTE MASSIVEMENT CONTRE L'ARROGANCE D' "ISRAËL" EN TERRE PALESTINIENNE OCCUPEE

Yémen: une manifestation massive contre l'arrogance israélienne

Fri Jul 21, 2017 1:24PM

Des manifestants yéménites à Sanaa. (Capture d'écran)

Des manifestants yéménites à Sanaa. (Capture d'écran)

Une manifestation géante a été organisée vendredi 21 juillet dans la capitale Sanaa, pour dénoncer les attaques du régime israélien à Qods et contre la moquée Al-Aqsa.

Des milliers d’habitants de Sanaa sont descendus dans la rue, répondant ainsi favorablement à l’appel de solidarité avec le peuple palestinien du leader du mouvement yéménite Ansarallah.

Les protestataires ont dénoncé haut et fort la mise en place des nouvelles mesures de sécurité par le régime de Tel-Aviv dans la ville de Qods et la mosquée Al-Aqsa.

Lors de cette manifestation qui s’est tenue à l’occasion de l’anniversaire de la journée baptisée « Cri contre l’arrogance », le leader d’Ansarallah a fait valoir qu’aujourd’hui, la Palestine occupée était dans une situation plus que jamais périlleuse.

Jeudi, le chef du bureau politique du Hamas avait lancé de son côté un appel à la mobilisation massive des Palestiniens en signe de protection contre la nouvelle incursion des colons israéliens dans la mosquée Al-Aqsa.

Plusieurs groupes palestiniens ont baptisé ce 21 juillet « vendredi de la colère » et la vague d’indignation pourrait déferler sur d’autres endroits du monde.

Les forces d’occupation israéliennes ont, depuis la mort en martyr de trois jeunes palestiniens la semaine dernière sur l’esplanade des mosquées, renforcé les mesures de sécurité dans ce lieu saint vénéré par toutes les religions monothéistes.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/07/21/529210/Ymen-une-manifestation-massive-contre-larrogance-isralienne


 

AL MALIKI, VICE PRESIDENT IRAKIEN : LE FOSSE ENTRE CHIITES ET SUNNITES RISQUE D'ETRE CREATEUR D'UN NOUVEAU DAECH

Nouri al-Maliki: le fossé entre Chiites et Sunnites en Irak pourrait aboutir à la création d’un nouveau Daech

 Depuis 1 heure  21 juillet 2017

maliki

 Irak - Monde arabe

 

 

Rédaction du site

Dans le cas où les divergences entre les populations chiites et sunnites de l’Irak ne seraient pas surmontées, cette situation pourrait aboutir à la création d’un nouveau groupe terroriste pareil à celui de Daech, a annoncé le vice-Président irakien et ancien Premier ministre Nouri al-Maliki dans une interview à Sputnik.

«Le clivage entre Sunnites et Chiites existe toujours. Les Sunnites veulent pour eux un État, les Chiites — la même chose mais de leur côté. Si ces conditions sont maintenues, elles finiront par conduire à l’émergence d’un nouveau Daech avec de nouvelles idées, de nouveaux drapeaux… Les appels à la séparation sont d’ores et déjà entendus dans la région du Kurdistan ainsi que dans l’ouest du pays. C’est un nouveau défi», a expliqué l’homme politique irakien.

20.000 tués et blessées parmi les forces irakiennes

M. Maliki a aussi révélé que les pertes au sein des forces armées et policières lors de la libération de Mossoul s’élèvent à 20.000 blessés et tués.
Selon lui, les militaires «essayaient de ne pas détruire la ville plus que nécessaire dans le cadre de la guerre. On pensait que la bataille pourrait se prolonger; au bout du compte, elle a duré 9 mois».

«On pouvait encercler la ville, mais le problème c’est que ses habitants risquaient de souffrir de la faim», a insisté M. Maliki pour l’agence russe.

Une victoire pour les Irakiens et non les USA

Selon le vice-président irakien Nouri al-Maliki, bien que les États-Unis s’attribuent un rôle définitif dans l’opération de libération de Mossoul, la contribution principale revient aux soldats irakiens, aux groupes paramilitaires populaires et à l’aviation irakienne.
«Ils [Les États-Unis] déclarent — je suis désolé et le réfute — que cette victoire [à Mossoul] est leur succès, que c’étaient eux qui menaient la guerre, mais en fait, c’est la victoire de l’armée irakienne. Oui, ils nous ont soutenus avec leur aviation, mais la contribution principale revient aux soldats irakiens, aux groupes populaires et à l’aviation des forces armées irakiennes», a déclaré M.al-Maliki.

L’offensive de l’armée irakienne visant à éliminer les djihadistes takfiristes de Daech de la province de Ninive et de sa capitale, Mossoul, a été lancée en octobre 2016. Les troupes gouvernementales étaient appuyées par des groupes populaires paramilitaires  et l’aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

https://french.almanar.com.lb/498243


 

MAROC : A AL-HOCEÏMA, UNE MANIFESTATION PACIFIQUE INTERDITE PAR LE REGIME DU ROITELET FAIT DES DIZAINES DE BLESSES

Maroc: une manifestation interdite vire à l’affrontement, des dizaines de blessés

Une manifestation interdite a viré à l'affrontement avec les forces de l'ordre, faisant des dizaines de blessés dans la ville d'Al-Hoceïma dans le nord du Maroc. Les manifestants, mobilisés depuis des mois, réclament le développement de la région.

Maroc: une manifestation interdite vire à l'affrontement, des dizaines de blessés

Al-Hoceïma, dans la région du Rif, au Maroc, a été le théâtre de violents affrontements entre des manifestants et les forces de l'ordre. Malgré l'interdiction des autorités, les sympathisants du «Hirak», le mouvement de protestation qui agite la région, avaient maintenu leur appel à une grande marche le 20 juillet pour réclamer la libération de camarades arrêtés. Des images postées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence des affrontements.

Selon la préfecture d'Al-Hoceïma citée par l'AFP, 72 policiers ont été blessés dont deux gravement par des jets de pierre et 11 manifestants ont été intoxiqués par l'usage de gaz lacrymogènes.

Aux cris de «Vive le Rif, vive Zefzafi !», en référence à leur leader arrêté en mai, les manifestants ont commencé à se regrouper dans plusieurs points de la ville puis ont été dispersés par la police en raison de l'interdiction du rassemblement. Des affrontements ont eu lieu dans les villes des alentours, la police tentant d'empêcher les manifestants de se rendre sur les lieux du rassemblement.

Depuis la mort, fin octobre 2016, d'un vendeur de poissons, broyé accidentellement dans une benne à ordures, la province d'Al-Hoceïma a été le théâtre de nombreuses manifestations. L'homme avait tenté de s'opposer à la destruction, par la police, de sa marchandise – de l'espadon, une espèce interdite à la pêche à cette époque. Les circonstances atroces de sa mort ont provoqué une vague de manifestations populaires. Dans le cadre de l'enquête, onze personnes – dont des responsables de l'administration des pêches, des services vétérinaires et des cadres du ministère de l'Intérieur – soupçonnées notamment «d'homicide involontaire» ont été présentées à un juge d'instruction, et huit d'entre elles incarcérées.

Les manifestants ont ensuite exigé le développement économique de cette région qu'ils jugent marginalisée. La relance par l'Etat d'un plan d'investissements et de chantiers d'infrastructures n'a pas suffi à désamorcer la colère des militants dont le leader et 150 de ses camarades ont été arrêtés en mai. La libération de ces personnes est désormais devenue la principale revendication des manifestants.

Source : agences

21-07-2017 | 11:14

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=23764&cid=307#.WXHuZ4jyhPY


 

LES EMIRATS ARABES UNIS, NOUVELLE CIBLE DES USA ?

Les Émirats, une nouvelle cible de Washington?

Fri Jul 21, 2017 9:57AM

Une photo de la ville d'Abu Dhabi. (Photo d'archives)

Une photo de la ville d'Abu Dhabi. (Photo d'archives)

La publication par le quotidien américain Washington Post d’un article intitulé « Les Émirats arabes unis, derrière la crise du Qatar », fait penser à une nouvelle théorie: « les Émirats arabes unis, sont-ils la nouvelle cible de Washington ? »

Selon l’édition arabophone de l’agence de presse russe Sputnik, « en pleines rumeurs au sujet de la formation d’une alliance Qatar-Iran au détriment des États-Unis et de l’Arabie saoudite, le Qatar et les États-Unis ont signé un contrat de 12 milliards de dollars, prévoyant la vente des avions de combat américains à Doha, et ont également approfondi leur coopération en matière de "lutte contre le terrorisme et de blocage de son financement".

Avant de sceller ces accords avec la partie américaine, le Qatar a demandé à ses voisins de se donner à une « réflexion sérieuse » pour apaiser la crise, soulignant pourtant qu’il s’opposait à toute solution nourrie de vengeance.

Doha a également menacé de saisir les tribunaux internationaux dans l’espoir qu’il soit dédommagé pour des atteintes à ses intérêts, causées par les embargos saoudiens, émiratis, bahreïnis et égyptiens ».

En pleine crise, le quotidien américain Washington Post a fait paraître un article, intitulé « Les Émirats arabes unis, derrière la crise du Qatar». Tout de suite après, la donne a changé et une nouvelle question s’est posée : « les Émirats arabes unis, sont-ils la nouvelle cible de Washington ? »

À ce propos, Muhammed Ali Güler, analyste politique turc et spécialiste des questions du golfe Persique, a confié à l’édition arabophone de Sputnik que les Émirats arabes unis représentaient non seulement une nouvelle cible pour Washington, mais surtout un nouveau client pour les armements américains.

« La signature d’un méga-contrat avec le Qatar pour lui vendre des armements américains a poussé la Maison-Blanche vers un revirement dans ses positions. Dans la foulée, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson a déclaré que Washington était prêt à déployer des efforts a maxima pour apaiser la crise de Doha. Tout de suite après, le Royaume-Uni a pris part à une manœuvre militaire conjointe avec le Qatar et la France qui a, de son côté, demandé aux monarchies arabes d’annuler les embargos visant le Qatar. C’est bien à l’issue de toutes ces évolutions que Washington Post a publié ledit article, imputant la responsabilité de la crise aux Émirats arabes unis, ce qui prouve que les Émirats arabes unis sont en même temps la nouvelle cible et le nouveau client concernant le secteur de l’armement pour les États-Unis », a expliqué Muhammed Ali Güler.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/07/21/529198/Iran-Emirats-arabes-unis-Qatar-Etats-Unis-Arabie-saoudite-crise-tensions-armements-contrats-France