Veilleur en éveil

 

GRAND DEBAT NATIONAL : LA CGT FORMULE 19 PROPOSITIONS POUR REPONDRE AUX URGENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES

cgt.fr

 

GRAND DÉBAT NATIONAL

La CGT formule 19 propositions pour répondre aux urgences

16 avril 2019 | Mise à jour le 17 avril 2019

Par 

 

Nul ne sait encore ce qu'Emmanuel Macron s'apprête à annoncer au terme des trois mois d'un grand débat dont les Français dans leur grande majorité attendent, mais sans illusions, un changement de politique économique et sociale. La CGT qui a mené durant ces derniers mois ce qu'elle a appelé un « véritable débat » a recueilli des paroles citoyennes à travers les cahiers d'expression revendicative populaire. Elle en a retiré 19 propositions.

Tandis que le chef de l'État a évacué la question des salaires pour ne traiter que celle du pouvoir d'achat à travers les mesures annoncées le 10 décembre 2018, la CGT n'a pas manqué une occasion depuis le début du mouvement des gilets jaunes de souligner l'urgence d'une augmentation des salaires et des pensions de retraite.

Logique donc que figure en tête des 19 propositions qu'elle formule l'augmentation du SMIC « à 1800 euros brut et un relèvement immédiat des salaires de 20 % par mois ». La confédération considère également qu'il est urgent de rendre effective l'égalité professionnelle et salariale femmes-hommes. Et pour ce qui est des retraites, alors que le chantier de la réforme de notre système est en cours, la CGT revendique « un montant de retraite égal à 75 % du dernier salaire (avec un minimum vieillesse de 1200 euros) et une indexation des pensions sur le salaire moyen ». Sur ce dernier point, il n'est pas impossible que le chef de l'État fasse l'annonce d'un autre mode d'indexation des petites retraites sur l'inflation.

Mais cette mesure qui prétendrait répondre à la colère maintes fois exprimée par les organisations syndicales et associations de retraités risque de ne concerner que les retraités aux pensions les plus faibles et elle n'apporterait aucune réponse au décrochage du niveau de vie des retraités dans leur ensemble par rapport à l'évolution des salaires des actifs.

Justice fiscale

Le chef de l'État ne pourra pas s'exonérer d'un volet fiscal tant le sentiment d'injustice face à l'impôt est largement partagé dans l'opinion. Il est même renforcé par la suppression de l'ISF. S'il se murmure qu'Emmanuel Macron annoncerait de nouvelles tranches d'impôt (on parle de deux nouvelles tranches) sur les revenus afin d'en améliorer la progressivité, là encore la CGT fait des propositions.

Notamment elle préconise un « élargissement de l'impôt sur les revenus à tous les revenus fonciers en lui donnant une meilleure progressivité par l'augmentation du nombre de tranches et du taux d'imposition des tranches supérieures ». En matière de fiscalité locale, elle propose de réformer « afin de diminuer les charges des ménages à faibles revenus et réduire les inégalités territoriales ». Enfin, parce que la première des injustices réside dans l'inertie à l'égard de la fraude fiscale, la CGT demande un « renforcement réel de la lutte contre les paradis fiscaux et l'évasion fiscale ».

Urgence écologique

Pour faire face à l'urgence écologique, la CGT milite pour la reconquête de l'industrie et une localisation au plus près des besoins. Et tandis que la question des mobilités a été posée par le mouvement des gilets jaunes, la CGT se prononce « pour le développement et l'amélioration des transports collectifs sur tout le territoire, dans une approche complémentaire et mutlimodale des différents modes de transport ».

Elle réitère son exigence d'une « relance du fret » ferroviaire et se dit favorable à « une écotaxe sur le transport routier ». Enfin, pour améliorer la situation de précarité énergétique dans laquelle se démènent de nombreux foyers modestes, la CGT propose « un plan massif de rénovation énergétique du parc des logements ».

Besoin de services publics

Alors que les syndicats de fonctionnaires et agents publics sont très mobilisés contre la réforme du service public, les annonces présidentielles sont attendues, là encore sans grandes illusions puisque l'exécutif n'a pas marqué de pause durant le grand débat national dans le chantier de réforme. Les cahiers de doléances et les débats ont permis que s'expriment des besoins de proximité et qualité des services publics.

La CGT estime que ces exigences relèvent de l'urgence démocratique et propose notamment le « maintien et le développement de services publics de proximité, qu'il s'agisse de la santé, de l'école, des transports ferroviaires et plus largement collectifs, des postes ou des administrations pour répondre aux besoins des usagers ». Mais alors que le gouvernement veut accentuer la précarité statutaire des agents publics, la CGT propose « des services publics de qualité dotés de personnels sous statut et des moyens nécessaires ».

L'intégralité des propositions de la CGT sur son site.

https://www.nvo.fr/la-cgt-formule-19-propositions-pour-repondre-aux-urgences/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Newsletter_91&utm_medium=email


 

LES 1001 NAISSANCES DE L’HUMANITÉ

Les 1 001 naissances de l’Humanité

Publié le 17/04/2019 à 23:22 par andrenicolasTags : sur merci vie france fond société presse histoirenuit place texte pouvoir news papier mode roman

Les 1 001 naissances de l’Humanité

Les 1 001 naissances de l’Humanité

Jeudi, 18 Avril, 2019

Cédric Clérin

Le journal fête ses 115 ans d’une histoire jalonnée de difficultés financières. La solidarité a permis de déjouer les multiples embûches politiques et économiques.

Dès le premier jour, Jaurès avait prévenu : « Faire vivre un grand journal sans qu’il soit à la merci d’autres groupes d’affaires est un problème difficile mais non pas insoluble. » Depuis 115 ans le journal, qui naît une première fois le 18 avril 1904, ne cesse de démontrer la pertinence des avertissements fondateurs.

À peine plus d’un an après sa première édition, l’Humanité connaît, à l’été 1905, ses premières difficultés. Tombé à 12 000 exemplaires vendus, l’existence du journal est déjà en question. La banque Rothschild fait même une proposition d’achat, rejetée par Jaurès. La direction est cependant contrainte à un projet de suppression de 15 postes et une réduction de moitié de l’enveloppe dédiée au paiement du personnel. Les salariés doivent consentir une réduction de salaire importante. Le congrès du Globe, qui a unifié les socialistes, s’est tenu en avril et sert de toile de fond à l’histoire éditoriale naissante. Objet de vifs débats, l’Humanité est alors dans le giron du Parti socialiste unifié sans en être l’organe central.

La seconde naissance en 1906

Situation politique instable, la situation économique est très difficile. Jules Renard, l’une des plumes du journal, écrit le 17 janvier 1906 dans son journal : « L’Humanité. C’est la fin : on lui a coupé l’électricité. Trois hommes font le journal. À la nuit tombante, ils attendent qu’on apporte les bougies. » Le 3 octobre 1906, soit à peine trente mois après le fameux « Notre but », Jaurès rédige un « Notre crise » qui lui fait douloureusement écho. « Maintenant, nos forces sont à bout, et si nous ne recevons pas une aide immédiate, nous succomberons au fardeau », écrit-il. « La brutalité de l’annonce suscite une importante émotion. On se mobilise en faveur du journal. Un nouveau regard est porté sur le quotidien », raconte l’historien Alexandre Courban. La mobilisation permet une seconde naissance : le 22 décembre 1906, la Société nouvelle du journal l’Humanité, qui édite encore le journal aujourd’hui, voit le jour. En janvier 1907, la première souscription individuelle est lancée pour ouvrir l’Humanité à « toutes les tendances, à toutes les idées, à toutes les forces du socialisme et du prolétariat organisé ». Les souscriptions des ouvriers, syndicats et coopératives sauvent le journal du naufrage. L’évolution du contenu éditorial avec davantage d’informations et d’actualité sociale lui permet d’élargir son public. De 40 000 exemplaires en janvier 1907, il passe à 88 000 exemplaires en décembre. Sous le contrôle éditorial de son directeur, le journal repart avec désormais le Parti socialiste comme actionnaire principal auquel il devient organiquement lié en 1911.

Républicaine socialiste à ses débuts puis socialiste, l’Humanité devient « journal communiste » après le congrès de Tours en 1920. « Il est une chose qui est restée immuable : c’est l’indépendance absolue du journal à l’égard des puissances d’argent », note Étienne Fajon, qui sera plus tard directeur du journal (1). Au long de cette décennie, le journal dénonce la guerre du Rif, l’occupation de la Ruhr, et se fait l’écho en France de la révolution d’Octobre. De saisies en procès, d’amendes en emprisonnements de ses dirigeants (Paul Vaillant-Couturier, son rédacteur en chef, est emprisonné pour avoir critiqué Mussolini), l’Humanité est assaillie de toutes parts.

En 1929, le gouvernement Tardieu fait occuper la Banque ouvrière et paysanne par la police, la met en liquidation et fait exiger par administrateurs judiciaires le paiement des dettes du journal. Rien ne semble pouvoir alors sauver l’Humanité. Son directeur, Marcel Cachin, lance l’appel à la constitution des comités de défense de l’Humanité (CDH). 1,5 million de francs sont collectés en quatre mois. Le journal est sauvé une nouvelle fois par ses lecteurs et ses soutiens.

La première Fête de l’Humanité en 1930

Les CDH se retrouveront l’année suivante lors de la première Fête de l’Humanité. Créée en pleine crise, elle deviendra un élément fondamental de rayonnement pour le journal en réunissant plusieurs centaines de milliers de participants au début septembre de chaque année au long de ses 83 éditions.

En 1939, la méthode pour faire taire l’Humanité est encore plus brutale : elle est interdite le 26 août en même tant que le Parti communiste. Qu’à cela ne tienne. L’Huma clandestine parait dès le 26 octobre 1939 et publiera 317 numéros tout au long de la guerre. « Huma ! Une pauvre Huma, un papelard, mal ronéotypé, mais l’Huma », comme le fait dire Aragon à Guillaume Vallier dans les Communistes. Ceux-ci font vivre leur journal au péril de leur vie tout comme les équipes du journal, dont une grande partie est assassinée par l’occupant ou la police de Vichy, dont Gabriel Péri et Lucien Sampaix. L’Huma renaît à nouveau au grand jour le 21 août 1944 sous forme d’une feuille recto verso qui coûte 2 francs. Au lendemain de la guerre, la loi Bichet permet une certaine égalité dans la diffusion de la presse et sanctionne les trusts d’avant-guerre, dont la plupart ont collaboré. Le pluralisme de la presse devient principe constitutionnel et l’Humanité comme les journaux de la Libération se voient garantir une place dans le débat public. Les grands éditeurs auront cependant tôt fait d’affaiblir la loi par un intense lobbying auprès des parlementaires (2).

Le 3 octobre 1948, la famille s’agrandit : la naissance de l’Humanité Dimanche permettra de donner la pleine mesure des CDH. En 1963 on en comptera 40 000 à travers le pays et un demi-million d’exemplaires vendus de l’hebdomadaire. Malgré de tels résultats, l’économie de la presse reste très compliquée et une souscriptio n est lancée cette même année pour boucler les comptes du journal. « La fabrication du journal (papier et impression) représente 60 % de ses dépenses. Il s’agit de frais incompressibles. Ni l’esprit d’initiative et la rigueur d’une administration scrupuleuse, ni le dévouement désintéressé de nos employés ne peuvent les compenser. L’Humanité a donc besoin d’aide », écrit Étienne Fajon en 1964. Pour garantir le pluralisme, son successeur, Roland Leroy, obtiendra de l’Etat, l’aide aux quotidiens à faibles ressources publicitaires.

Le défi des révolutions technologiques

En 1989, la chute du mur de Berlin sera un nouveau défi de taille pour le quotidien né quatre-vingt-cinq ans plus tôt et qui déjà doit affronter une crise de la presse qui s’aggrave. C’est par un plan social que le journal entame une décennie qui le verra cesser d’être l’organe central du PCF en 1994. Cinq ans plus tard, l’Humanité Dimanche est supprimée, un nouveau projet dont l’ambition affichée était d’élargir le lectorat de l’Humanité échoue et entraîne une nouvelle crise, avec à nouveau des conséquences sociales en 2001. La période qui s’ouvre alors est marquée notamment par de grands mouvements sociaux, le centenaire de 1904 et par la bataille contre le TCE (traité établissant une constitution pour l’Europe) de 2005, dans laquelle le titre se distingue. Le magazine, disparu, renaît en 2006 grâce à quelque 8 000 cofondateurs et touche plus de 70 000 lecteurs quelques mois après un lancement réussi. Un succès éditorial et financier qui n’empêchera pas l’Humanité de crouler sous les dettes qui l’obligent à vendre son siège, construit par Oscar Niemeyer en 1989. Grâce à la vente et à une souscription exceptionnelle, le journal est une nouvelle fois sauvé.

En 2019, placé en redressement judiciaire, le défi du journal de Jaurès est de réussir à trouver sa place dans une révolution technologique qui bouleverse les habitudes de lectures et nécessite des fonds importants. 90 % des médias sont possédés par 9 milliardaires qui peuvent éponger les pertes d’un modèle économique pour l’instant difficile à trouver. Comme, depuis 115 ans, l’Humanité peut survivre grâce aux efforts conjoints de ses équipes et du soutien indéfectible de ses lecteurs.

(1) En feuilletant l’Humanité 1904-1964. (2) L’Âge d’or de la corruption parlementaire 1930-1980, de Jean-Yves Mollier. Perrin, 2018.

Cédric Clérin

http://www.humanite.fr/


 

LA COREE DU NORD NE VEUT PLUS DE POMPEO DANS LES DISCUSSIONS SUR SES ARSENAUX NUCLEAIRES

Pyongyang ne veut plus de Pompeo aux discussions avec Washington

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Image publiée le 17 avril 2019 par l'agence d'Etat nord-coréenne KCNA montrant le leader Kim Jong Un assistant à un exercice aérien

 

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© AFP, KCNA VIA KNS

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AFP, publié le jeudi 18 avril 2019 à 12h17

La Corée du Nord a demandé jeudi le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur ses arsenaux nucléaires, quelques heures après avoir annoncé l'essai d'un nouveau type d'arme.

Accusant M. Pompeo de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain, faisant monter les enchères en pleine impasse diplomatique.

Après une année 2018 marquée par un spectaculaire rapprochement sur la péninsule coréenne et un sommet historique entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump, la détente apparaît de plus en plus fragile, dans la foulée du fiasco de la seconde rencontre entre les deux hommes en février à Hanoi.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA. 

"Par conséquent, dans le cas d'une possible reprise du dialogue avec les Etats-Unis, j'espère que notre homologue dans le dialogue ne sera pas M. Pompeo mais (...) une personne qui sera plus attentive et mûre pour communiquer avec nous."

- "Gangster" -

Ce n'est pas la première fois que le secrétaire d'Etat essuie les foudres nord-coréennes.

Pyongyang l'avait déjà accusé, avec le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche John Bolton, de porter la responsabilité de l'échec de Hanoi pour avoir "créé une atmosphère d'hostilité et de défiance". L'été dernier, la Corée du Nord Pyongyang avait dénoncé ses "méthodes de gangster".

M. Kwon, qui répondait selon KCNA aux questions d'un de ses journalistes, a rappelé que M. Kim avait clairement indiqué que l'attitude des Américains devait changer.

"Nous ne sommes pas au courant des motifs cachés qui poussent M. Pompeo à se satisfaire de propos irresponsables, si c'est qu'il est incapable de comprendre le sens des mots, ou s'il fait volontairement semblant", a-t-il ajouté.

"Les Etats-Unis ne nous feront pas bouger d'un iota avec cette façon de penser", a-t-il averti.

"Lors de sa dernière visite à Pyongyang, M. Pompeo a eu plusieurs fois une audience avec le président de la commission des affaires de l'Etat et plaidé pour la dénucléarisation", a-t-il dit.

"Cependant, (...) il a tenu des propos irresponsables blessant la dignité de notre direction suprême lors d'auditions devant le Congrès la semaine dernière, révélant lui-même son caractère vil, laissant les personnes raisonnables abadourdies".

- "Tyran" -

La semaine dernière, un sénateur américain a démandé au chef de la diplomatie américaine, qui s'est rendu quatre fois l'année dernière à Pyongyang, si le qualificatif de "tyran" s'appliquait à M. Kim.

"Bien sûr. Je suis sûr que j'ai déjà dit cela", a répondu Mike Pompeo.

Toute critique personnelle de Kim Jong Un est extrêmement mal vue dans un pays où la dynastie des Kim est l'objet d'un culte de la personnalité absolu.

"En se disant d'accord avec le fait que M. Kim serait un tyran, M. Pompeo a tout simplement insulté la +plus haute majesté+ du Nord", a expliqué Koh Yu-hwan, professeur d'études nord-coréennes à l'Université Dongguk de Séoul.

"On apprend à ceux de Pyongyang à ne pas se taire quand leur leader suprême est attaqué".

Depuis le début du processus diplomatique l'an passé Pyongyang a toujours préféré traiter directement avec M. Trump, qui présente M. Kim comme son "ami" et n'évoque presque plus jamais les violations massives des droits de l'Homme imputées au régime nord-coréen.

L'extraordinaire charge de Pyonyang contre M. Pompeo intervient quelques heures après que KCNA eut rapporté que M. Kim avait supervisé l'essai d'une nouvelle "arme tactique guidée" avec une "puissante ogive", contribuant aux doutes quant au processus diplomatique.

Cet essai a permis de vérifier le fonctionnement du "système particulier de guidage en vol et le chargement d'une puissante ogive", a affirmé KCNA.

Kim Jong Un a qualifié ce test d'"événement d'une très grande importance pour accroître la puissance de combat de l'Armée populaire" nord-coréenne, selon la même source.

- Séoul n'a rien détecté -

La Corée du Sud n'a rien détecté sur ses radars, a indiqué à l'AFP un responsable militaire, jugeant improbable qu'un missile ait été tiré.

La présidence sud-coréenne a affirmé n'avoir aucun commentaire. Des responsables du Pentagone ont également refusé de s'exprimer sur cette annonce tandis que le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Lu Kang s'est abstenu de condamner cet essai présumé.

Ankit Panda, analyste spécialisé dans les questions nord-coréennes, a cependant estimé que la "description de ce qui a été testé fait penser à un missile".

"Mais il peut s'agir de n'importe quoi, depuis un petit missile antichar téléguidé jusqu'à un missile sol-air, en passant par un système de roquettes d'artillerie".

Le Centre des études stratégiques et internationales (CSIS), basé à Washington, a de son côté fait état mercredi de signes d'activité sur le complexe de Yongbyon, principal site nucléaire nord-coréen, laissant penser que Pyongyang pourrait avoir repris des opérations de retraitement de matières radioactives à des fins militaires.

"Kim tente de faire savoir au gouvernement de Trump que son potentiel militaire grandit jour après jour", a expliqué l'analyste Jarry Kazianis, du Center for the National Interest. 

https://actu.orange.fr/monde/pyongyang-ne-veut-plus-de-pompeo-aux-discussions-avec-washington-CNT000001f2dWC/photos/image-publiee-le-17-avril-2019-par-l-agence-d-etat-nord-coreenne-kcna-montrant-le-leader-kim-jong-un-assistant-a-un-exercice-aerien-190889730bc44bf4db0f3118e5915a0e.html


 

NOTRE-DAME DE PARIS : POURQUOI LA GENEROSITE DES MILLIARDAIRES ET DES MULTINATIONALES POSE QUESTION

MÉCÉNAT CULTUREL

Notre-Dame : pourquoi la générosité des milliardaires et des multinationales pose question

PAR OLIVIER PETITJEAN

Environ 700 millions de dons ont déjà été promis par plusieurs grandes fortunes et multinationales pour financer les réparations et reconstructions nécessaires suite au dramatique incendie qui a frappé la cathédrale parisienne, l’un des monuments les plus visités d’Europe. Ces dons, les ristournes fiscales dont ils pourraient bénéficier et les contreparties dont ces généreux donateurs pourraient profiter, font polémique. L’occasion de faire le point sur les questions et controverses que suscite le mécénat culturel prisé par les grandes fortunes françaises.

Après le spectaculaire incendie de Notre-Dame, les grandes fortunes et grands groupes français n’ont pas perdu de temps pour offrir leurs services. Bernard Arnault, PDG de LVMH, a promis 200 millions d’euros pour la rénovation du monument, de même que L’Oréal (propriété de la famille Bettencourt). La famille Pinault (groupe Kering) et le pétrolier Total ont annoncé 100 millions d’euros, l’afficheur JCDecaux 20 millions, la famille Bouygues 10 millions, la fondation du Crédit agricole 5 millions... [1]Autant de dons versés soit directement par les groupes, soit via leurs fondations d’entreprise, soit à titre individuel par leurs patrons. Les groupes de construction Vinci et Bouygues proposent également de mettre à disposition leurs employés et leurs compétences pour la reconstruction de Notre-Dame.

Cet élan de générosité fait déjà polémique. L’essentiel de ces promesses de dons seront ainsi défiscalisés à 60% pour une entreprise, à 66% pour un particulier, voire à 90% si le gouvernement décide de leur appliquer la ristourne prévue par la loi pour le mécénat relatif aux « trésors nationaux ». C’est ce qu’a demandé notamment l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon – et conseiller de François Pinault – au lendemain de l’incendie.

 

Autrement dit, sur les 200 millions d’euros promis par L’Oréal ou par la famille Arnault, seule une petite partie sera effectivement à leur charge, le reste étant compensé par la réduction de leur ardoise fiscale [2]. Ce seront donc au final les pouvoirs publics qui acquitteront l’essentiel de ces sommes pour compenser les impôts perdus, pendant que les milliardaires et les multinationales pourront s’adjuger le mérite d’avoir facilité la restauration de la cathédrale – tout en ayant le pouvoir d’affecter les impôts qu’elles paient là ou elles le souhaitent. La famille Pinault, dont la fortune est estimée à 30,5 milliards d’euros, aurait cependant annoncé, suite à la controverse, qu’elle ne chercherait pas à bénéficier du dispositif.

Coût du mécénat culturel : presque un milliard d’euros par an

L’avalanche de générosité dont bénéficie la cathédrale parisienne intervient à un moment où les allégements fiscaux liés au mécénat culturel sont de plus en plus contestés. Le groupe LVMH et son PDG Bernard Arnault, dont la fortune est désormais estimée à 77,2 milliards d’euros, sont aujourd’hui l’objet d’une plainte, inspirée par un rapport au vitriol de la Cour des comptes, pour avoir abusé du dispositif lors de la construction de la Fondation Louis Vuitton. Inaugurée en 2016 dans le bois de Boulogne, ce lieu avait été présenté par Bernard Arnault comme un « cadeau à la France ». Selon les calculs de la Cour des comptes, son budget total de 790 millions d’euros a donné lieu à des déductions fiscales de 518 millions pour diverses sociétés du groupe du milliardaire. Les magistrats se sont aussi étonnés publiquement des factures hors normes affichées par LVMH et le maître d’œuvre du chantier, Vinci (lire notre article).

Une « Pinault Collection » doit ouvrir cette année dans le bâtiment de la Bourse du commerce, dans le 1er arrondissement de la capitale, où la famille Pinault exposera les œuvres acquises. Les Pinault, propriétaires du géant du luxe Kering – actuellement au centre d’un scandale d’évasion fiscale lié à sa filiale Gucci [3] – ont assuré qu’ils ne chercheraient pas à faire valoir leurs droits à une ristourne fiscale. L’opération n’en a pas moins été contestée, puisque la ville de Paris a acheté le bâtiment 86 millions d’euros, pour le louer ensuite à la famille milliardaire ses 3000 m2 pour seulement 60 000 euros par an (plus une redevance initiale de 15 millions d’euros). Une location quasiment cadeau au vu du prix de location moyen dans cet arrondissement [4].

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Quelles « contreparties » pour les riches donateurs ?

La Cour des comptes estime que les réductions d’impôt liées au mécénat coûtent au total presque un milliard d’euros par an au fisc français, la plus grosse partie étant trustée par une poignée de grosses multinationales qui y voient une occasion de valoriser leur image et de faire oublier les scandales ou leurs impacts sur la planète (lire notre enquête sur le mécénat de Total).

Derrière la controverse fiscale, les dons promis pour Notre-Dame posent en filigrane une question supplémentaire, concernant l’avenir du monument lui-même. Un autre aspect souvent critiqué de la législation française sur le mécénat est la question des « contreparties ». En échange de leur générosité, les donateurs obtiennent, dans certaines limites, des avantages en nature comme des entrées gratuites pour leurs employés, ou encore la mise à disposition des lieux pour des événements.

Le château de Versailles illustre cette démarche : les grandes marques de luxe – celles des milliardaires qui se pressent aujourd’hui au chevet de la cathédrale de Paris – ont été les premières à en profiter. Elles y multiplient les opérations marketing, les séances de photos et les réceptions [5]. Le château avait aussi accueilli en 2016 l’anniversaire organisé pour sa femme par le PDG de Renault, Carlos Ghosn, dans le cadre d’une convention de mécénat entre Renault et l’établissement public. Une enquête de l’ Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières a été ouverte en France suite à l’incarcération de Ghosn au Japon.

Demain, une bâche publicitaire géante sur Notre-Dame ?

Le recours à des bâches publicitaires géantes – elles aussi l’apanage des marques du luxe – sur les chantiers des monuments parisiens fait aussi débat. L’association Résistance à l’agression publicitaire a même déposé plainte pour « violation de sépultures » pour dénoncer la bâche qui a entouré plusieurs mois la colonne de Juillet, place de la Bastille (la colonne est bâtie sur une nécropole abritant les morts de l’insurrection de juillet 1830). La perspective de publicités sur le chantier de Notre-Dame risque de susciter les envies.

Notre-Dame est le monument le plus fréquenté de la capitale, avec environ 13 millions de visiteurs par an. Placée sous l’égide du Centre des monuments nationaux, elle échappait encore à la logique commerciale de « monétisation » du patrimoine qui prévaut aujourd’hui à Versailles et, dans une moindre mesure, au Louvre. L’importante rénovation qui s’annonce pourrait changer la donne.

Olivier Petitjean

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Photo : Rémi Mathis via Wikimedia Commons

CUBA : LA LOI HELMS - BURTON VISE A FAIRE DE CUBA UNE DEPENDANCE COLONIALE DES USA

La Loi Helms-Burton : parlons-en clairement

Il s’agit du principal instrument juridique du gouvernement de la Maison-Blanche contre Cuba, qui vise à faire de nous une de leurs dépendances coloniales

Auteur:  | informacion@granmai.cu

 

La Loi pour la liberté et la Solidarité démocratique cubaine est une engeance vindicative qui vise à briser l'âme de Cuba, par le biais d’une grande saignée qui provoquerait un énorme choc qui la laisserait prostrée à jamais. C'est le projet d'extermination d'une nation.

Imaginons deux scénarios hypothétiques, disons impossibles pour ceux d'entre nous qui avons confiance en la capacité de résistance et le courage de notre peuple.

Premièrement : L'ennemi impérialiste et ses alliés, faisant usage de leur puissance militaire, parviennent à occuper la majeure partie du pays et à établir un gouvernement de transition, après avoir proclamé la fin de la Révolution.

Deuxièmement : La désunion, la tromperie, le découragement semé par l'ennemi, la trahison, nous font « baisser la garde » comme en 1878 – un Baragua n'est pas exclu. Un gouvernement de transition est mis en place et des troupes étasuniennes occupent le pays pour assurer l'arrivée de « l'aide humanitaire ».

Aurions-nous alors des élections « libres et démocratiques » ? Non, ce gouvernement de transition, désigné arbitrairement par les troupes interventionnistes, ne peut pas convoquer d’élections tant que le Congrès des États-Unis ne l'aura pas approuvé.

Le président des États-Unis, ou son proconsul nommé à cet effet, doit préparer tous les six mois un rapport au Congrès sur l'état d'avancement du processus de transition dans l'Île occupée, si bien qu’un doute nous assaille : combien de temps ce processus durera-t-il s'ils établissent tous les six mois la nécessité d'un rapport ? Combien de temps les troupes yankees resteront-elles sur le territoire cubain ? Réponse aux deux questions : On l’ignore (il est recommandé de lire le Plan Bush).

Enfin, nul ne sait après combien d'années le Congrès des États-Unis approuvera la tenue d’élections. Qu’en est-il du blocus économique, commercial et financier ? A-t-il été levé pour autant lorsque la fin de la Révolution a été proclamée ? Non, il n'a pas été levé, ce n'est pas le plan, il reste en vigueur pendant la transition, comme un brutal mécanisme de pression.

Or, la transition étant désormais achevée, nous avons un président et un gouvernement au style et au gout des yankees. Vont-ils lever le blocus ? On pourrait le penser, mais non, ce n'est pas ce qui est prévu par la Loi aberrante qui porte la signature de Mrs Helms et Burton : le président ou son proconsul doit certifier auprès du Congrès qu'ils ont rendu ou payé à leur valeur ou indemnisé leurs « anciens propriétaires » étasuniens, y compris les Cubains devenus après 1959 des Cubano-étasuniens, tous et chacun des biens, nationalisés, saisis ou confisqués conformément aux lois révolutionnaires dans le respect du Droit international.

L' « indemnisation » ou la « compensation », selon les calculs d’experts étasuniens en 1997, s’élèverait à environ 100 milliards de dollars. Il est également prévu de renégocier l'accord sur la base navale de Guantanamo, sans aucune garantie de restitution.

Nos maisons, nos terres, nos écoles, nos usines, nos centres de loisirs, nos hôpitaux, nos instituts de recherche, tout ce qui n’aurait pas été détruit par les grandes transnationales pendant la période de transition, sous l’occupation – se souvenir de 1898 – passerait aux mains des anciens propriétaires ou de ceux qui ont acheté ces biens aux propriétaires d’origine, et le pire, aux mains des spéculateurs, des huissiers et autres crapules de tous poils.

Pour payer les procès, les indemnités et les dettes, les gouvernements cubains devraient avoir recours à des prêts. Des prêts, par exemple, auprès du FMI, ce qui entraînerait des taux d'intérêt de plus en plus élevés et créerait une spirale sans fin de pillage.

Certains aux États-Unis – des entreprises et des groupes d'affaires – ont acheté des « propriétés » à Cuba à leurs « anciens propriétaires », des personnes qui spéculent sur la valeur de ces propriétés, qui possèdent des titres réels ou falsifiés, qui évoluent dans un marché louche, illégal à tous égards.

Des spéculateurs immobiliers ont vendu des terrains à de futurs constructeurs, il existe des projets de « La future Havane », une affaire juteuse en vue de laquelle nombre de hyènes aiguisent leurs dents, qui rêvent de rayer de la carte des municipalités entières et de construire des supermarchés Walmart, des McDonald's, des casinos, d’énormes immeubles de bureaux, des quartiers chics pour des gens très riches et qui condamnerait la grande majorité de la population de la capitale à vivre dans les bidonvilles qui abondent dans les grandes villes d’Amérique latine.

Nous tomberions entre les mains des fonds vautours [fonds d’investissements] ou des créanciers « holdout ». Il nous faudrait des années pour rembourser une dette pratiquement impayable, car comment un pays dévasté, déchiré, appauvri par la guerre et l'occupation, un pays qui aurait perdu une bonne partie de ses enfants en âge de travailler et de produire, pourrait-il la payer ? Nous serions entre les mains d’usuriers prêts à « sucer » jusqu'à la dernière goutte de la richesse nationale.

Parlons clair, en bon cubain, ils n’y parviendront pas. Comme l'a souligné Fidel, la pensée et l’œuvre des communistes cubains perdureront. Cuba perdurera. « Nous, les Cubains, sommes faits de fer et nous serons capables de résister aux épreuves les plus dures. » Nous nous lèverons encore et encore pour défendre la liberté, génération après génération.

Que sont les fonds vautours ?

→ Ce sont des fonds de capital à risque qui achètent des titres de pays en difficultés économiques, puis qui exercent des pressions pour recouvrer le remboursement de ces titres, en plus des intérêts dus pour les années d’endettement, sans recourir à des restructurations ni à des engagements préalables.

Quels instruments juridiques la Loi Helms-Burton viole-t-elle ?

→ Elle contrevient à la Constitution des États-Unis et à diverses normes juridiques de ce pays.

→ Elle viole de nombreux actes de Droit international réglementant les relations politiques, économiques, commerciales et financières entre les États.

→ Elle porte préjudice à la liberté du commerce et de l'investissement, ce qui a provoqué des conflits avec les principaux partenaires des États-Unis.

→ Elle ne reconnaît pas la libre circulation des personnes en fonction du commerce.

→ Elle va à l'encontre des traités bilatéraux sur la Protection des investissements et des traités commerciaux bilatéraux avec de nombreux pays.

→ Elle viole le principe reconnu selon lequel « la propriété d’un bien est établie conformément aux lois du pays dans lequel elle est située ».

→ Le chapitre III de la Loi Helms-Burton n’a aucun précédent dans l'histoire juridique des États-Unis.

→ Le Congrès a assumé une fonction judiciaire en décrétant que les confiscations cubaines ont été illégales, alors qu'en réalité un tel différend doit être traité conformément aux principes du Droit international.

Exemples des amendes les plus récentes infligées dans le cadre du blocus des États-Unis contre Cuba

9 milliards de dollars : BNP Paribas pour avoir enfreint la politique de sanctions des États-Unis. (2014)

787 millions de dollars : au Crédit Agricole, soit environ 700 millions d'euros.

1, 34 milliards de dollars : à la Société Générale pour une soi-disant violation des sanctions extraterritoriales de Washington contre Cuba, l'Iran et le Soudan, entre autres pays. (2018)

1,1 milliard de dollars : à la banque britannique Standard Chartered pour « violation du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba ». (2019)

227 500 dollars : au Groupe Acteon, fournisseur britannique de services sous-marins dans l'industrie pétrolière et gazière pour des infractions liées à Cuba et à l'Iran. (2019)

1,3 milliard d'euros : à UniCredit Group, d’Italie, pour les mêmes raisons. (2019)

http://fr.granma.cu/cuba/2019-04-17/la-loi-helms-burton-parlons-en-clairement

 

 


LE GOLAN SYRIEN OCCUPE SE SOULEVE CONTRE TRUMP

Les USA publient une nouvelle carte du Golan

Wed Apr 17, 2019 4:52PM

Une femme agite un drapeau national syrien portant le portrait du président Assad alors que des habitants du plateau du Golan annexé par Israël tiennent un rassemblement dans le village druze de Majdal Shams, le 17 avril 2019 pour marquer la Journée de l’indépendance de la Syrie. ©AFP

Une femme agite un drapeau national syrien portant le portrait du président Assad alors que des habitants du plateau du Golan annexé par Israël tiennent un rassemblement dans le village druze de Majdal Shams, le 17 avril 2019 pour marquer la Journée de l’indépendance de la Syrie. ©AFP

Les habitants du Golan occupé ont revendiqué haut et fort la souveraineté de la Syrie sur cette région.

Les habitants de Majdal Shams sont descendus dans la rue, ce mercredi 17 avril, à l’occasion de la Journée d’indépendance de la Syrie, pour mettre l’accent sur la souveraineté du gouvernement syrien sur les hauteurs du Golan.   

Les participants à cette manifestation se sont dirigés vers la ligne de cessez-le-feu, à l’est de Majdal Shams, pour rejoindre les Syriens qui défilaient de l’autre côté de la ligne à Aïn al-Tinah.

Les habitants du Golan ont souligné qu’ils tiendraient tête à l’occupation israélienne jusqu’à la libération du Golan, tout comme ils avaient résisté au colonialisme français.

Les manifestants ont également mis l’accent sur l’intégrité territoriale de la Syrie et la lutte contre toutes les politiques colonialistes et occupantes.

La fête d’indépendance de la Syrie a lieu cette année alors que le président américain vient de reconnaître la « souveraineté » d’Israël sur les hauteurs du Golan.

PressTV-Golan: Zarif met en garde le monde arabe

PressTV-Golan : Zarif met en garde le monde arabe

La reconnaissance de la souveraineté factice d’Israël sur le Golan par Washington doit alerter le monde musulman.

D’autre part, les habitants de Quneitra se sont réunis à Aïn al-Tinah pour exprimer leur solidarité avec les habitants du Golan occupé et fêter l’anniversaire de l’indépendance de la Syrie.

Les habitants de Quneitra ont également dénoncé la décision de Donald Trump de reconnaître la « souveraineté » factice d’Israël sur les hauteurs du Golan.    

Jason D. Greenblatt@jdgreenblatt45

 

Welcome to the newest addition of our international maps system after @POTUS issued a proclamation recognizing Israeli sovereignty over the Golan Heights

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Par ailleurs, les États-Unis ont publié pour la première fois une carte désignant le plateau du Golan comme un territoire israélien.

Jason Greenblatt, envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, a publié, dans un tweet, une photo de la carte le mardi 16 avril.   

La carte montre la ligne de cessez-le-feu de 1974 entre Israël et la Syrie comme une frontière permanente.

« Bienvenue au nouvel ajout dans notre système de cartes internationales », a tweeté Jason Greenblatt.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/17/593663/Majdal-Shams-Ain-Tinah-Syrie-Trump-Etats-Unis-Quneitra-Golan-reconnaissance-manifestation


 

SOUDAN : EN RECONNAISSANT LES PUTSCHISTES DE LA JUNTE MILITAIRE, LA RUSSIE S'INGERE ET POIGNARDE LE PEUPLE EN LUTTE POUR SES LEGITIMES REVENDICATIONS

 

LE PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS CONDAMNE LE PUTSCH MILITAIRE

 Solidarité Internationale PCF AfriqueSoudan Aucun commentaire

12 AVR. 2019

Le Parti communiste soudanais condamne le putsch militaire

Brève, source page Facebook du PCS et Redglobe.de, traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ». 11 avril 2019

Le Parti communiste soudanais a condamné, jeudi 11 avril 2019, le coup d’Etat perpétré par l’état-major de l’armée. Le Parti, qui est l’une des forces dirigeantes du mouvement de protestation depuis des mois, a appelé à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction des revendications populaires. Il s’est élevé contre les consignes de la nouvelle junte militaire qui a établi l’état d’urgence et le couvre-feu de nuit.

Le ministre de la défense, Aouad Mohamed Ahmed Ibn Aouf, a pris la parole, ce 11 avril, pour annoncer qu’un conseil militaire a pris le contrôle du pays. Le président Omar Al-Bachir a été placé en détention.

Le bureau politique du Parti communiste soudanais a déclaré [Facebook] que « cette déclaration correspond à un putsch militaire ». «  Nous nous opposons aux putschs militaires et nous incitons les auteurs de ce coup d’Etat à transférer le pouvoir aux forces de la liberté et du changement. Nous appelons le peuple à poursuivre les manifestations dans toutes les villes du Soudan jusqu’à la satisfaction de ses revendications ».  

De son côté, le syndicat « Sudanese Professional Association » exige que le pouvoir soit remis à un gouvernement de transition civil. Les médias confirment le large rejet populaire du  « Conseil militaire » constitué majoritairement de membres du Parti national du Congrès au pouvoir.  

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2019/04/le-parti-communiste-soudanais-condamne-le-putsch-militaire.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

Khartoum : Mikhaïl Bogdanov a rencontré le chef du Conseil militaire par intérim

Wed Apr 17, 2019 5:42PM

Des citoyens soudanais portant le drapeau national dans la capitale Khartoum. ©Al-Jazeera

Des citoyens soudanais portant le drapeau national dans la capitale Khartoum. ©Al-Jazeera

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères et émissaire spécial du président Poutine a rencontré ce mercredi à Khartoum le chef du nouveau Conseil militaire du Soudan.

Selon les médias locaux, le vice-ministre russe des Affaires étrangères a déclaré qu’il a eu « une très bonne rencontre » avec le chef du Conseil militaire par intérim du Soudan, Abdelrahman Burhan.

Mikhaïl Bogdanov a ajouté que Moscou développera ses relations avec les nouvelles autorités du Soudan dans tous les domaines.

Hier mardi, Moscou a reconnu officiellement le nouveau Conseil militaire du Soudan.

Le ministre soudanais de la Défense, Awad Muhammad Ahmad Ibn Auf, avait annoncé le 11 avril que le président Omar el-Béchir avait été placé en lieu sûr et qu’un Conseil militaire de transition avait été créé pour gouverner le pays pendant les deux prochaines années.

Soudan: la Russie reste

Soudan : la Russie reste

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a annoncé que Moscou avait reconnu le conseil militaire soudanais.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/17/593681/Lenvoy-de-Poutine--Khartoum


 

UNE BASE NAVALE IRANIENNE A LATTAQUIE ?

La visite de Zarif a consolidé les liens Téhéran/Damas (Al-Arabi al-Jadid)

Wed Apr 17, 2019 3:55PM

Le président syrien Bachar al-Assad (D) et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, le 16 avril 2019 à Damas. ©SANA

Le président syrien Bachar al-Assad (D) et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, le 16 avril 2019 à Damas. ©SANA

La visite du ministre iranien des Affaires étrangères à Damas et l’accueil chaleureux que le président syrien Bachar al-Assad lui a réservé ont prouvé la détermination de Téhéran et de Damas à renforcer leurs liens bilatéraux malgré les pressions des États-Unis.

Le ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran a rencontré le président syrien Bachar al-Assad le 16 avril au matin.

Les différentes dimensions des relations bilatérales, les principaux problèmes régionaux, les dernières avancées d’Astana, le processus politique de résolution de la crise en Syrie ainsi que le suivi des accords signés entre les deux pays ont été les principaux sujets traités lors de cette rencontre.

Après avoir rencontré Bachar al-Assad, Zarif s’est également entretenu avec son homologue syrien, Walid al-Mouallem.

Le journal Al-Arabi al-Jadid, qui paraît à Londres, s’est penché à travers un article écrit par Amin al-Assi sur la visite du chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif à Damas, qui a débuté mardi et qui est consacrée aux évolutions politiques du dossier syrien, dont le plus important sera la formation prochaine du comité constitutionnel chargé de rédiger la nouvelle Constitution syrienne. Cette dernière serait la base de toute solution politique à la crise que connaît ce pays arabe.

Cette visite intervient avant la tenue du nouveau round de négociations d’Astana. La prochaine réunion des représentants des pays engagés dans le cadre du processus d’Astana est prévue les 25 et 26 avril. Cette série de pourparlers jouit d’une importance primordiale, car la Russie et la Turquie sont pour la première fois tombées d’accord sur les noms des membres du comité constitutionnel, qui comprend des représentants de l’opposition, de Damas et de la société civile syrienne.

Lire aussi : Syrie : Zarif insiste sur l’urgence qu’il y a à libérer définitivement Idlib

M. Zarif s’est rendu pour la première fois en Syrie depuis l’annonce de sa démission le 25 février. Selon Al-Arabi al-Jadid, journal proche des milieux qataris, cette visite, qui a eu lieu à l’invitation officielle du président syrien, avait pour objectif de consolider les relations avec l’Iran dans tous les domaines.

La question de la formation du comité constitutionnel constituera selon Al-Arabi al-Jadid la priorité absolue de la visite, car Téhéran et Damas insistent sur la modification et la réforme de la Constitution proposée en 2012 mais s’opposent à la rédaction complète d’une autre Constitution. Cette Constitution permettrait à Bachar al-Assad de se représenter aux futures élections présidentielles.

« L’Iran estime qu’Assad garantit ses intérêts politiques, militaires, économiques et culturels. Téhéran a œuvré tout au long de la crise pour les consolider, de sorte que les Iraniens sont devenus un acteur indéniable en Syrie », a ajouté le journal arabe.

Amin al-Assi souligne dans la suite de son article la place centrale de l’Iran sur la scène syrienne qui lui permet de lancer, en dépit des pressions économiques et politiques de Washington et des frappes sporadiques d’Israël, le projet de construction d’une voie terrestre reliant Téhéran aux côtes syriennes via l’Irak.

Axe de la Résistance:

Axe de la Résistance : « Suez » remplacé ?

Les forces irakiennes ont lancé le projet de construction de la route stratégique Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth-Méditerranée.

Le journal arabe décrit les informations faisant état de la construction par l’Iran d’une base navale sur la côte syrienne dans le port de Lattaquié, la plus grande ville côtière du pays, comme faisant partie des efforts déployés par l’Iran pour renforcer sa présence en Syrie, ajoutant que l’Iran avait également repris un projet ferroviaire reliant Téhéran à Damas via l’Irak, projet qui s’était arrêté depuis le début de la guerre en Syrie et qui a pour objectif d’ouvrir de nouvelles routes commerciales et de consolider les liens entre ces trois pays.

La construction de la liaison ferroviaire Iran-Irak-Syrie avait été décidée en 2010 dans le cadre du marché commun régional. La voie ferrée en question permettra des échanges industriels, agricoles et commerciaux en tous genres, multipliant par quatre le commerce entre les trois pays dans les cinq années suivant sa mise en service.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/17/593656/Visite-de-Zarif-en-Syrie-dcryptage


 

BAHREÏN : 138 CITOYENS LOURDEMENT CONDAMNES ET DECHUS DE LEUR NATIONALITES

Bahreïn: lourdes condamnations et déchéances de nationalité pour 138 citoyens

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Par AlAhed avec sites web

Cent trente-huit personnes ont été condamnées à des peines allant jusqu'à la prison à vie au Bahreïn. Elles étaient jugées pour «terrorisme» dans ce pays du golfe régulièrement critiqué pour sa répression de toute opposition politique. Les 138 condamnés ont par ailleurs été déchus de leur nationalité bahreïnienne.

Ce mardi encore, 138 personnes ont été privées de leur nationalité, - un nombre record -, 69 d'entre-elles sont condamnées à de la prison à vie, 39 des accusés ont été condamnés à 10 ans d'emprisonnement et 23 à 7 ans. Le reste était jusqu'à 5 ans.

Lors de ce procès de masse, les accusés ont été jugés pour soi-disant «formation d'un groupe terroriste».

«Raillerie de la justice»

Amnesty International a qualifié le verdict de «moquerie judiciaire».

«Avec ces jugements scandaleux, les autorités de Bahreïn ont une nouvelle fois démontré qu'elles ne respectaient pas les normes internationales en matière de procès équitable», a affirmé Lynn Maalouf, directrice des recherches pour le Moyen-Orient à Amnesty International.

Et de souligner: «Priver arbitrairement des citoyens de leur citoyenneté et les rendre apatrides sont des violations évidentes du droit international, et les autorités bahreïniennes doivent immédiatement cesser d'utiliser ces mesures illégales à titre de punition».

Les représentants légaux de Bahreïn n'ont pas immédiatement répondu à la demande d'avis de CNN.

En mai dernier, un tribunal de Bahreïn a annulé la citoyenneté de 115 personnes, dont 53, selon Reuters, condamnées à la prison à vie pour «des attentats terroristes».

En février, Bahreïn a condamné 167 personnes à des peines allant de 6 mois à 10 ans de prison.

Les accusés ont été arrêtés en 2017 lors d'un sit-in devant la maison et au soutien d'un important religieux musulman chiite de Bahreïn, cheikh Issa Qassem.

Des centaines de personnes ont été emprisonnées à Bahreïn depuis que des militants ont dirigé un soulèvement pacifique en faveur de la démocratie en 2011. Depuis, près d'un millier de personnes ont été également déchues de leur nationalité par la justice de Bahreïn.

https://french.alahednews.com.lb/30927/310


 

PORTUGAL : AU MOINS 28 ALLEMANDS SONT TUES DANS UN ACCIDENT DE BUS TOURISTIQUE

urgent

28 Allemands trouvent la mort dans un accident de bus touristique au Portugal

© Sputnik .

INTERNATIONAL

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L’accident de bus touristique survenu aujourd’hui à Caniço, dans la municipalité de Santa Cruz, dans l’île portugaise de Madère, a fait 28 morts dont des ressortissants allemands, indiquent les médias locaux.

Selon le bilan révisé, au moins 28 personnes ont péri dans l'accident impliquant un bus de touristes qui s'est produit près de la localité de Caniço, dans l’île portugaise de Madère, annonce la radio-télévision du Portugal.

Le site d’information Sic Noticias précise que les victimes, 11 hommes et 17 femmes, sont tous de nationalité allemande

​Selon le site, le bus transportait 55 passagers. Le chauffeur et le guide sont Portugais et comptent parmi les blessés.

​«Mon Dieu, je n’ai pas de mots», a déclaré Filipe Sousa, maire de la localité de Caniço à la chaîne portugaise RTP3. Selon lui, l'accident est survenu peu de temps après que le bus a quitté l'hôtel. Les blessés, dont trois se trouvent dans un état grave, ont été transportés à l'hôpital.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201904171040788039-madere-portugal-accident-bus/