Afrique

A MADAGASCAR, LE NOUVEAU PRESIDENT ARRETE DES PROCHES DE L'ANCIEN PRESIDENT

A Madagascar, le nouveau président arrête des proches de l’ancien président

En moins d’une semaine, le régime d’Andry Rajoelina a neutralisé d’importantes figures faisant partie de l’entourage du chef de l’Etat sortant Hery Rajaonarimampianina.

Par Laure Verneau Publié aujourd’hui à 14h22, mis à jour à 14h22

Temps deLecture 2 min

 

Le nouveau président malgache Andry Rajoelina prend la parole lors de son investiture, à Antananarivo, le 19 janvier 2019.

Le nouveau président malgache Andry Rajoelina prend la parole lors de son investiture, à Antananarivo, le 19 janvier 2019. RIJASOLO / AFP

Les arrestations dans l’entourage de l’ex-président Hery Rajaonarimampianina se succèdent à Antananarivo, à Madagascar. Après Hugues Ratsiferana, Mbola Rajaonah a été interpellé mercredi 13 février sur le parking d’un supermarché de la capitale malgache. Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle. Ancien conseiller du président sortant, M. Mbola est surtout connu pour ses activités d’homme d’affaires, en particulier dans le transit portuaire à travers sa société Tafaray. Il faisait l’objet d’une enquête du Bianco, le bureau indépendant anticorruption, depuis juillet 2017 pour des faits présumés de corruption.

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Pourtant, une source proche du dossier affirme que l’institution n’est pas à l’origine de l’arrestation. Jointe par téléphone, la brigade criminelle, qui dépend du ministère de la sécurité publique, a refusé d’indiquer qui a délivré l’ordre d’interpellation ainsi que les motifs de la garde à vue. « La procédure est clairement abusive, s’indigne MeRafidison, l’avocat de Mbola Rajaonah. Ils n’ont montré aucun mandat d’arrêt, alors que mon client a subi une fouille au corps. C’est forcément une arrestation politique, sinon il y aurait des éléments concrets dans le dossier. »

« Excès de zèle »

Cette arrestation intervient également après celle, toute aussi musclée, d’Eddy Maminirina au centre commercial La City à Antananarivo, mardi 12 février, par des policiers d’élite de l’Unité d’intervention rapide (UIR). Cet opérateur de bois de rose, cité sur la liste des trafiquants de cette essence précieuse que l’ancien premier ministre Jean-Omer Beriziky avait remis à Hery Rajaonarimampianina en 2014, était en cavale depuis septembre 2017. L’homme était sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par le tribunal spécial de lutte contre le trafic de bois précieux et d’un avis de recherche émis par le Bianco.

« Le régime actuel semble vouloir faire un excès de zèle en organisant des expéditions lourdement armées pour montrer qu’il travaille, mais justement contre les seuls barons de l’ancien régime, déplore Ketakandriana Rafitoson, la directrice exécutive de Transparency International. Le jour où il s’attaquera à ses propres moutons noirs, et ils sont nombreux, là nous pourrons vraiment apprécier l’objectivité de sa démarche et de ses intentions. Il faut rechercher une application uniforme de la loi. »

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Ces arrestations semblent en tout cas indiquer que le nouveau président Andry Rajoelina a décidé de frapper fort dès le début de son mandat pour donner des gages de sa volonté de lutter contre la corruption. Dans une interview accordée au quotidien Les Nouvellesmercredi 13 février, le nouveau ministre de la justice, Jacques Randrianasolo, avait indiqué que les dossiers « Mbola Rajaonah et Hugues Ratsiferana ne connaîtraient aucune impunité ». M. Ratsiferana, dont le procès a eu lieu mercredi 12 février, attend, en prison, le verdict qui devrait être rendu le 19 février. Sa demande de liberté surveillée lui a été refusée.

Laure Verneau (Antananarivo, correspondance)

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2019/02/14/a-madagascar-le-nouveau-president-arrete-des-proches-de-lancien-president-le-monde/


 

THOMAS SANKARA, DANS LE VISEUR DE LA FRANÇAFRIQUE

(FILES) A file picture taken on February 7, 1986 shows Captain Thomas Sankara, President of Burkina Faso, giving a press conference in Paris. An autopsy on the supposed remains of Burkina Faso's iconic ex-president Thomas Sankara, who was killed in a 1987 coup, showed he was 'riddled with bullets", a lawyer for his family said October 13, 2015. Lawyer Ambroise Farama emphasised she was still waiting for the results of DNA tests to confirm the body was that of the revolutionary former army captain but said "there is every reason to believe" the remains exhumed from a cemetery in the capital Ouagadougou in May were his. AFP PHOTO / PASCAL GEORGE

(FILES) A file picture taken on February 7, 1986 shows Captain Thomas Sankara, President of Burkina Faso, giving a press conference in Paris. An autopsy on the supposed remains of Burkina Faso's iconic ex-president Thomas Sankara, who was killed in a 1987 coup, showed he was 'riddled with bullets", a lawyer for his family said October 13, 2015. Lawyer Ambroise Farama emphasised she was still waiting for the results of DNA tests to confirm the body was that of the revolutionary former army captain but said "there is every reason to believe" the remains exhumed from a cemetery in the capital Ouagadougou in May were his. AFP PHOTO / PASCAL GEORGE

SANKARA, DANS LE VISEUR DE LA FRANÇAFRIQUE

Mardi, 12 Février, 2019

Rosa Moussaoui

Après la chute de Blaise Compaoré, en 2014, la justice militaire du Burkina Faso s’empare du dossier. Elle connaît des suites en France, où un premier lot d’archives a été déclassifié.

Le 15 octobre 1987, à Ouagadougou, une expérience révolutionnaire exaltante prenait fin dans le vacarme des kalachnikovs. Le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, était assassiné avec douze de ses compagnons. Ce crime tint lieu de prélude au coup d’État qui porta au pouvoir Blaise Compaoré, le « frère » de lutte devenu l’homme-lige de Paris.

Sankara incarnait la possibilité d’une Afrique émancipée de la tutelle néocoloniale. C’est bien cet engagement qui lui a coûté la vie et l’implication de réseaux françafricains dans son élimination ne fait guère de doute. Il aura fallu la puissante insurrection du peuple burkinabè, qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir, en 2014, pour qu’une enquête soit enfin ouverte au Burkina Faso par la justice militaire. Confiée au commandant François Yaméogo, elle a conduit à l’inculpation de 16 personnes, dont Blaise Compaoré, que la Côte d’Ivoire refuse d’extrader, et le général Gilbert Diendéré, ancien numéro 2 du régime, aujourd’hui sous les verrous.

L’instruction connaît désormais des prolongements en France, avec la demande de levée du secret défense et la commission rogatoire confiée, à Paris, au juge Cyril Paquaux. En novembre 2017, lors d’une visite au Burkina Faso, le président de la République Emmanuel Macron promettait de déclassifier « tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat ». Un premier lot d’archives des ministères des Affaires étrangères et de la Défense a été transmis au juge d’instruction burkinabè. Ces documents, confie Jean-Patrice ­Yameogo, l’un des avocats de la famille Sankara, font apparaître les noms de « quelques acteurs politiques étrangers ». R. M.

https://www.humanite.fr/sankara-dans-le-viseur-de-la-francafrique-667701


 

LES USA DE PLUS EN PLUS PRESENTS AU NIGER

Les Etats-Unis de plus en plus présents au Niger ?

 Depuis 1 jour  9 février 2019

Base américaine de drones à Agadez

 

Base américaine de drones à Agadez

 Asie et Afrique - Niger

 

Au motif de lutter contre le terrorisme, Washington accroit sans cesse sa présence militaire au Niger.

Selon le site d’information en ligne Decrypt news on line, elle a d’ores et déjà construit une importante base de drones à Agadez (nord), dont le coût est estimé à une centaine de millions de dollars et qui lui donne une plate-forme de surveillance de premier plan.

C’est le 9 octobre 2015, que les Etats-Unis ont signé avec le Niger un accord militaire sur « la sécurité et la bonne gouvernance » et qui prévoit que les deux pays s’engagent « à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme ». Ce terme vise Boko Haram, la milice wahhabite salafiste issue d’Al-Qaïda.  De nombreux observateurs avisés accusent les Etats-Unis de soutenir la prolifération de ce genre de groupuscules en Afrique pour justifier leur présence dans ce continent riche en ressources naturelles et y contrer la présence chinoise surtout. D’autant que le wahhabisme est la religion d’état en Arabie saoudite, un allié de main des USA.

En fonction de l’accord conclu, Niamey a autorisé les Etats-Unis à utiliser des drones armés sur son sol. L’armée américaine devrait  aussi « former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme ».
Le lundi 4 février, elle a offert au Niger un bâtiment abritant une base de communication et de transmissions militaires d’une valeur de 16,5 millions de dollars (14,4 millions d’euros), selon un communiqué  de l’ambassade américaine.

Cette infrastructure, située dans une caserne militaire de Niamey, comprend notamment « deux centres d’opérations tactiques », du «matériel de communication spécialisé » et « des radios », nécessaires pour « fournir les informations utiles » aux forces « sur les champs de bataille » et « mieux [les] utiliser », a expliqué l’ambassadeur des Etats-Unis, Eric Whitaker, lors d’une cérémonie en présence des responsables militaires du Niger, selon un communiqué.

Les Etats-Unis avaient déjà offert au Niger deux avions de type Cessna C-208 pour surveiller son vaste territoire, ainsi que des véhicules blindés de transport de troupes et des petits bateaux à moteur, a rappelé M. Whitaker.

Le Niger, pays sahélien pauvre, fait face à des groupes djihadistes à ses frontières malienne et libyenne au nord et à Boko Haram à sa frontière nigériane au sud-est.
Le 4 octobre 2017, quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, un village proche du Mali. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation djihadiste d’Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, qui a prêté allégeance au groupe Daech (EI) et se fait appeler « Etat islamique dans le grand Sahara » (EIGS).

https://french.almanar.com.lb/1247028


 

LA GUINEE EQUATORIALE MET FIN AU FRANC CFA

Urgent: Obiang Nguéma ”met fin” au franc CFA en Guinée Équatoriale

 

Le gouvernement a adopté un programme de développement qui, à l’horizon 2020, dans sept ans donc, devrait permettre au pays d’atteindre le seuil de l’émergence mais la monnais actuel du pays le FCFA est un frein à ces objectif.

selon nos sources, le président de Guinée équatoriale son excellence Obiang Nguéma a mis fin au FCFA et a fixé une date pour l’introduction de la nouvelle monnaie nationale appelée MAL. C’est lors d’une réunion des hauts responsables du gouvernement que le chef de l’Etat a fait cette annonce sans toutefois donner une date pour l’annonce officielle. La Guinée Équatoriale abandon donc le franc CFA, La seule monnais colonial toujour en activité aujourd’hui.

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Alors que les pays francophonies, anciennes colonies françaises d’Afrique, débattent, sans courage et sans issu, sur la pertinence de continuer ou non à utiliser le Franc CFA comme monnaie, la Guinée Équatoriale, seul pays hispanophone ayant aussi le CFA comme monnaie, veut commencer à utiliser sa propre monnaie.

Son souci premier étant le développement, avec pour point focal l’investissement massif dans l’infrastructure durable d’abord par soucis du bien-être de sa population, une monnaie nationale est nécessaire pour qu’un tel objectif soit atteint.

Situé au Sud du Cameroun, la nature a tout donné à cet Émirat africain. Sa position géographique  en Afrique Centrale, son sous-sol regorgeant d’énorme quantité de ressources surtout du pétrole et du gaz.

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Ce qui fait de cet Eldorado un candidat idoine pour la création de sa propre monnaie souveraine. Moins d’un million d’âmes, 740 743 habitants (en 2015) occupent cet archipel constituée de deux parties, l’une continentale, bordée par le Cameroun et le Gabon, l’autre insulaire avec l’île de Bioko (où se trouve la capitale Malabo) et l’île d’Annobón, pour une superficie totale de 28 051 km2.

selon nos sources, l’annonce officielle sera faite dans les prochains jours. Nous avons essayé de contacter le ministre de l’économie et des finances de la Guinée équatoriale pour vérifier ces informations sans succès.

Source : 24Jours.com

http://africa24.info/2018/08/31/urgent-obiang-nguema-met-fin-au-franc-cfa-en-guinee-equatoriale/?fbclid=IwAR37wnoe9_aBsXMSDqQuuubmE4T-o_Z6u1fmJgkvPLF4AVolDWmzBw8d7YU


AFRIQUE: POLEMIQUE ENTRE ROME ET PARIS SUR LE FRANC CFA, RELIQUE COLONIALE QUI PLOMBE LES ECONOMIES DE 14 ETATS AFRICAINS

CFA Franc

Quand les Africains s'emparent de la polémique entre Rome et Paris sur le franc CFA

© AP Photo / Ben Curtis

ECONOMIE

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Anicet Simo

1755

Luigi di Maio, vice-président du Conseil italien a appelé l'Union européenne à imposer des sanctions à la France pour sa politique en Afrique, accusant celle-ci de manipuler et de contrôler les économies des pays qui utilisent le franc CFA. Il n'en fallait pas plus pour relancer le débat en Afrique autour de cette monnaie.

Dimanche 20 janvier, Luigi di Maio a appelé l'Union européenne (UE) à imposer des sanctions à la France pour sa politique en Afrique. Le vice-président du Conseil italien a déclaré que la France n'avait «jamais cessé de coloniser des dizaines d'États africains». Les propos de M. Di Maio sont intervenus au moment où l'Onu a déclaré que deux embarcations d'environ 170 migrants étaient clairement menacées de naufrage en méditerranée.

«L'UE devrait imposer des sanctions à la France et à tous les pays comme la France qui appauvrissent l'Afrique et obligent ces gens à partir, parce que les Africains devraient être en Afrique et non au fond de la Méditerranée», a déclaré Luigi di Maio.

 

Abdou Salam Diallo, ambassadeur du Sénégal à Moscou

© PHOTO. AMBASSADE DU SÉNÉGAL À MOSCOU

Les pays ayant en partage le franc CFA pourraient-ils y renoncer?

Le 21 janvier, le leader du Mouvement des cinq étoiles et ministre du Travail et de l'Économie a de plus accusé la France de manipuler et de contrôler les économies des pays africains qui utilisent le franc CFA.

 

«La France est l'un de ces pays qui, en émettant une monnaie pour 14 pays africains, empêche leur développement économique et contribue au fait que les réfugiés partent et meurent ensuite en mer ou arrivent sur nos côtes.»

Selon le dirigeant du Mouvement 5 étoiles, c'est en «appauvrissant» des pays toujours colonisés que la France empêcherait les Africains de s'épanouir dans leurs propres pays, les condamnant ainsi au funeste destin de migrants.

 

Afrique

CC0 / PIXABAY/MICHAELGAIDA

Le vice-PM italien accuse la France de «coloniser» l’Afrique et réclame des sanctions

Ces déclarations sur le franc CFA, cette monnaie datant de l'époque coloniale et garantie par le Trésor français, ne sont pas passées inaperçues sur la Toile africaine et dans l'opinion. Elles ont provoqué une vague de réactions vigoureuses chez plusieurs observateurs qui pensent que les États africains devraient sauter sur l'occasion pour arracher leur indépendance, en sortant du franc CFA.

 

«Cette prise de conscience des hommes politiques européens nous réconforte dans la mesure où l'on se rend compte que le message des panafricanistes passe auprès d'eux», se réjouit Pierre Claver Nkodo, journaliste camerounais dans les colonnes du site d'information Camer.be.

Avant de préciser:

«Nous espérons qu'il y aura un effet boule de neige au sein de l'Union européenne. La France profite de la pratique de la langue française pour abrutir la population africaine et continuer à nous appauvrir. La France, c'est la puissance colonisatrice qui continue à aller en Afrique pour jouer dans la cour des grands. Il y a eu des puissances comme le Portugal, la Grande-Bretagne… mais elles ont quitté l'Afrique», poursuit le journaliste.

Un sentiment de plus en plus partagé dans l'opinion.

«C'est malsain de s'ingérer, de se servir à gogo dans les affaires internes de 14 pays de tout un continent, sans que cela ne gêne personne. Dois-je rappeler que Paris contrôle l'économie de ces États de l'Afrique subsaharienne? Le plus intriguant, c'est qu'elle bombe le torse au niveau international. Elle se vante d'avoir pris tout un continent en otage. Cette situation a un impact négatif sur la marche du monde. L'immigration clandestine en Europe en est une preuve palpable», s'indigne Didier Ndengue, blogueur camerounais.

 

Des nouveaux fusils Kalachnikov

© SPUTNIK . VITALIY BELOUSOV

2019, «année de l'Afrique» pour les producteurs d'armes russes

Dans une tribune libre publiée sur JeuneAfrique.com, au lendemain des déclarations de Luigi di Maio, l'essayiste camerounais Yann Gwet déclare:

 

«La mobilisation anti-franc CFA est en effet un des développements les plus positifs en Afrique ces dernières années. Mais il y a tout lieu de penser qu'elle est loin de son niveau optimal. L'ignorance domine encore.»

Il conclut son analyse en indiquant que:

«Sortir du franc CFA exigera au préalable de remettre l'enjeu de la souveraineté au cœur du débat monétaire africain. Cela permettra de repolitiser la question monétaire, et d'emprunter les chemins fertiles tracés par nos leaders d'antan.»

 

John Bolton

© AP PHOTO / ALEX BRANDON

Nouvelle stratégie US en Afrique: Pékin et Moscou menaceraient les intérêts américains

Le franc CFA est né le 26 décembre 1945, jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire international (FMI). Il signifie alors «franc des colonies françaises d'Afrique». Il prendra par la suite la dénomination de «franc de la communauté financière africaine» pour les États membres de l'Union Monétaire ouest africaine (UMOA), et «franc de la coopération financière en Afrique centrale» pour les pays membres de l'Union Monétaire de l'Afrique centrale (UMAC).

 

En Afrique, les «zones franc» constituent des espaces monétaires et économiques. Ces ensembles, formés d'États et de territoires, sont issus de l'évolution et des transformations de l'ancien empire colonial français et d'États qui n'étaient pas des colonies françaises, comme le Cameroun et le Togo, la Guinée équatoriale et la Guinée-Bissau. Aujourd'hui, une polémique s'est installée sur la pertinence du maintien de cette monnaie. De nombreuses voix estiment qu'il s'agit d'une relique coloniale qui plombe les économies africaines.

https://fr.sputniknews.com/economie/201901251039775044-afrique-rome-paris-franc-cfa/