Afrique

NIGERIA : A SON RETOUR D'INDE LE LEADER CHIITE, ZAKZAKY ARRÊTE ET REPLACE EN DETENTION

Nigeria : Zakzaky arrêté à son retour à l’aéroport

Sat Aug 17, 2019 2:24PM

Le cheikh Zakzaky a été arrêté à son retour à Abuja. ©Vanguard News

Le cheikh Zakzaky a été arrêté à son retour à Abuja. ©Vanguard News

À son retour d’Inde, le cheikh Ibrahim Zakzaky a été arrêté à l’aéroport international de Nnamdi Azikiwe dans la ville d’Abuja. Il a été rapidement replacé en détention par les forces de sécurité nigérianes.

Selon Al-Lualua TV, à son retour d’Inde, le fondateur et secrétaire général du Mouvement islamique du Nigéria (MIN) a été interpellé par la police secrète à l’aéroport international de Nnamdi Azikiwe dans la ville d’Abuja. Lui et ceux qui l’accompagnaient ont ensuite été arrêtés par la police.

Le bureau du dirigeant du Mouvement islamique du Nigéria a confirmé la nouvelle, ajoutant que le cheikh Zakzaki avait été appréhendé avec son épouse et ses compagnons à l’aéroport et emmené dans un centre de détention dans l’État de Kaduna, où ils étaient déjà emprisonnés auparavant.

Le cheikh Zakzaky et son épouse sont allés en Inde la semaine dernière pour y recevoir des soins médicaux. En effet, les autorités nigérianes ont finalement relâché le leader du MIN après quatre années détention. Le cheikh et son épouse souffrent de blessures physiques et de maladies depuis quatre ans.

Le leader du MIN est parti le 12 août à New Delhi pour s’y faire soigner.

Le jeudi dernier, le cheikh Zakzaky a déclaré dans un message vidéo que le gouvernement nigérian avait donné de fausses informations sur son état de santé à la partie indienne et que cela avait empêché que les médecins indiens le soignent correctement. Il a ajouté que pour cette raison, il préférait être transféré dans un autre pays pour s’y faire soigner.

Il est rapporté que les autorités de l’hôpital de Medanta ont au départ accepté la présence des médecins personnels du couple Zakzaky avant d’y faire obstacle. Il est très probable que le cheikh sera transféré dans un pays musulman pour s’y faire soigner.

Zakzaky contraint de quitter l'Inde

Zakzaky contraint de quitter l’Inde

Selon Al-Alam, le leader des chiites nigérians a été contraint de quitter l’Inde où il était arrivé il y a deux jours pour recevoir des soins. Cheikh Ebrahim Zakzaky a annoncé la nouvelle de son retour dans un message vidéo où il explique comment le processus de son traitement en Inde a été entravé. Des sources bien informées avaient annoncé des interférences américaines qui auraient empêché le cheikh d’être soigné alors qu’il vient d’être provisoirement mis en liberté au bout de quatre ans de détention.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/08/17/603780/Nigeria-Zakzaky-de-nouveau-arrt


 

ISSA CISSE ET ALIOUNE FALL : "NOUS, TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS, AVONS DEBARQUE EN PROVENCE POUR LIBÉRER LA FRANCE EN AOÛT 1944"

« Nous, tirailleurs sénégalais, avons débarqué en Provence pour libérer la France en août 1944 »

Emmanuel Macron commémore jeudi le débarquement de Provence. Décédés en 2018 et 2019, Issa Cissé et Alioune Fall auront toute leur vie témoigné de cette page de l’Histoire.

Par Julien Masson  Publié hier à 06h27, mis à jour hier à 07h49

Temps deLecture 8 min.

 

Issa Cissé arbore ses médailles, françaises et sénégalaise : la Légion d’honneur française, la Croix de guerre et l’Ordre national du lion.

Issa Cissé arbore ses médailles, françaises et sénégalaise : la Légion d’honneur française, la Croix de guerre et l’Ordre national du lion. JULIEN MASSON

Au début des années 1940, les colonies représentent le dernier espoir, pour la France, de se libérer par elle-même de l’Allemagne nazie et de s’asseoir à la table des vainqueurs. Brazzaville est devenue la capitale de la France libre et le général de Gaulle met tout en œuvre pour faire débarquer l’armée B en Provence.

Entre 1939 et 1945, plus de 300 000 Africains issus des colonies de l’Afrique occidentale française (AOF) et de l’Afrique équatoriale française (AEF) sont incorporés, parfois de force, dans le corps des tirailleurs sénégalais.

Dès le début du conflit, ils sont envoyés au front. De l’exécution sommaire du capitaine Charles N’Tchoréré dans la Somme, au massacre de Chasselay (1940), nombre de crimes racistes et barbares sont perpétrés par l’armée de Hitler contre ceux qu’elle considère comme des untermenschen (« sous-hommes »). Lorsqu’ils ne sont pas exécutés, afin de ne pas « salir le sol du Reich » et pour être tenus à l’écart des Allemands, les Africains sont emprisonnés dans des camps, les frontstalags. A la fin de l’année 1940, plus de 70 000 « indigènes » sont ainsi détenus, pour la plupart dans la France occupée.

Parmi ces combattants de l’ombre : Issa Cissé et Alioune Fall, très tôt enrôlés dans l’armée coloniale pour libérer la France. Décédés respectivement en avril 2018 et janvier 2019, les deux hommes étaient parmi les derniers tirailleurs sénégalais encore en vie. De 2014 à 2018, nous les avons régulièrement rencontrés dans le cadre d’un projet pédagogique mené avec des collégiens de Savoie. Jusqu’à quelques mois avant leur mort, ils continuaient de raconter leur parcours de vie.

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Disparités entre soldats blancs et noirs

Pour Issa Cissé, originaire de Bakel, au Sénégal, tout a commencé en novembre 1942. « Au lieu de retourner au travail après avoir mangé, je me suis engagé », racontait-il dans le salon de sa modeste maison d’HLM 5, un quartier populaire de Dakar : « Je n’ai rien dit à ma mère. » L’homme a alors 20 ans. Il travaille au port, en métallurgie. Depuis trois ans, la guerre fait rage en Europe et ailleurs dans le monde. « Je me suis engagé parce que tous les jours, on entendait parler de la guerre, disait-il. Les radios parlaient de De Gaulle. De Gaulle parlait. De Gaulle appelait. C’était la folie… »

Comme Issa Cissé, Alioune Fall a été incorporé dans le quatrième régiment de tirailleurs sénégalais (RTS) de la neuvième division d’infanterie coloniale (DIC) et a participé au débarquement de Provence en août 1944. Lui aussi s’est engagé « volontairement », disait-il fièrement : « C’était pour suivre un oncle qui m’avait mis au défi et montrer mon courage ! »

A Ouakam, où se trouve le camp militaire de Dakar, les tirailleurs sont formés en vue de préparer l’offensive et de libérer la patrie. Issa Cissé et Alioune Fall font leurs classes.

« Nous étions torse nu, sans chemise, s’offusquait Alioune Fall. Vous savez, je n’ai plus l’âge de mentir ni celui de me taire. Je vous dis toute la vérité, que cela plaise ou non. » Les deux anciens combattants rappelaient quelques-unes des disparités entre les soldats blancs et noirs, notamment au niveau de la tenue – « Les chemises, on ne pouvait les mettre que lors des défilés et elles n’avaient pas de col » –ou des repas – « C’était le quart d’un gobelet de bouillie de maïs, on n’avait pas de petit-déjeuner et pas de dessert. »

En 1943, Issa Cissé et Alioune Fall sont envoyés, avec plusieurs régiments de tirailleurs sénégalais, vers l’Algérie afin de former la 9e DIC, commandée par le général Magnan. Dès lors, « nous recevons les tenues américaines et les tirailleurs sénégalais sont mis au même régime que les autres ». « Pour pouvoir débarquer en Provence, il nous fallait d’abord prendre l’île d’Elbe, expliquait Alioune Fall. Nous avons quitté Bastia et, à 4 heures du matin, nous avons débarqué sur l’île d’Elbe. On a anéanti le régiment allemand qui s’y trouvait et nous sommes revenus en Corse. De là, on s’est préparés à débarquer pour libérer la France. »

« On voyait des gosses blessés, d’autres morts noyés »

Le 15 août 1944, soixante-dix jours après le débarquement de Normandie, s’engage l’opération « Dragoon ». Les troupes américaines débarquent sur toute la péninsule de Saint-Tropez, entre Fréjus et le cap Nègre. Elles ont acquis une expérience essentielle après le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie et bénéficient de l’aviation nécessaire au bombardement des batteries ennemies. La côte est rapidement sous contrôle.

Les troupes françaises, commandées par le général de Lattre de Tassigny, peuvent jouer leur partition. Leur connaissance du terrain, leur nombre et leur foi en la patrie leur valent ce rôle majeur : se diriger sans tarder vers Toulon, libérer la ville, contrôler son port, puis mettre le cap sur Marseille. De là, elles vont remonter la vallée du Rhône et les Alpes.

« Nous avons débarqué à 5 heures du matin, se souvenait Alioune Fall. Il y a eu beaucoup de morts. Beaucoup de soldats flottaient avec leur paquetage. On voyait des gosses blessés, d’autres morts noyés. C’était triste, tellement triste. »

Issa Cissé, caporal dans le 4e RTS de la 9e DIC, qui compte 15 000 « Sénégalais », débarque à J + 2, le 17 août. Il traverse le massif des Maures et plonge sur Toulon par l’est. « De Saint-Tropez, on a marché pendant deux jours, racontait-il. Puis les camions américains sont venus nous chercher pour nous conduire près de Toulon. » De là, son régiment ainsi que le 6e RTS ont pour mission de pénétrer dans la ville portuaire par La Valette-du-Var. Le mont Coudon surplombe la plaine. L’artillerie allemande canarde sans retenue en direction de Solliès. Les tirailleurs sénégalais ne battent pas en retraite mais peinent à se frayer un chemin. Ils subissent de lourdes pertes.

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D’autres troupes de l’armée B sont sur le point de pénétrer dans Toulon par Hyères. Les tirailleurs algériens du 3e RTA prennent position au Revest, appuyés par les maquisards de Siou Blanc. La ville est encerclée et bombardée. Environ 300 habitants périssent sous les bombes américaines. Le chemin s’ouvre petit à petit. « Depuis le mont Coudon, expliquait Issa Cissé, les Allemands pouvaient voir quelqu’un à deux kilomètres. Nous avions du mal à avancer. » Menant un sévère combat, les tirailleurs sénégalais rentrent dans La Valette : « Le 25 août à minuit pile, nous sommes entrés dans Toulon ! »

Sombres souvenirs

La bataille est perdue pour la Wehrmacht. Les militaires du Reich se jettent dans les bras des Américains ou des troupes françaises. Les deux hommes ont cette même exclamation et cette même fierté : « On a libéré Toulon ! »

 

Agé de 96 ans sur cette photographie, Alioune Fall est décédé quelques mois plus tard, en janvier.

Agé de 96 ans sur cette photographie, Alioune Fall est décédé quelques mois plus tard, en janvier. JULIEN MASSON

Le nettoyage de la ville est confié aux 4e, 6e et 13e RTS. « Nous empêchions les FFI [Forces françaises de l’intérieur] de raser les femmes qui avaient fréquenté les Boches et d’exécuter les collabos », disait Alioune Fall, avant de reprendre : « Mon officier français m’a sauvé la vie dans les rues de Toulon, c’était un jeune, un brave, courageux ! Je ne l’oublierai jamais. »

Issa Cissé reste deux mois à Toulon. Son bataillon a pour mission de sécuriser la ville et de maintenir l’ordre. Les premiers jours, il ramasse les cadavres et les enterre. « Il nous a fallu trois jours pour ramasser les corps », confiait le vieil homme, le regard perdu dans ses sombres souvenirs.

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A la suite de cette victoire, l’essentiel des troupes remonte la vallée du Rhône et les Alpes pour faire jonction avec celles qui viennent de Normandie. Alioune Fall combat jusqu’en Alsace. Nous sommes en automne, le froid arrive dans l’est de la France. L’ordre est alors donné de « blanchir » les troupes. Au grand dam des officiers, les soldats africains sont retirés du front et remplacés par de nouvelles recrues et des maquisards FFI de tous bords. La 9e DIC perd des soldats aguerris pour de jeunes hommes parfois inexpérimentés.

En France, la plupart des tirailleurs sénégalais sont alors cantonnés dans le Sud. D’autres, comme Issa Cissé et Alioune Fall, participent au recrutement. « C’est comme ça que j’ai découvert Annecy, Chambéry… », expliquait le second. Le jeune homme parcourt les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, « car les gens là-bas connaissent le froid », afin de recruter des combattants pour conduire la France à la victoire finale.

« Dans l’administration française, il y avait des salauds »

Issa Cissé et Alioune Fall, comme d’autres tirailleurs rencontrés, sont unanimes : la France a eu un comportement ingrat. « De Gaulle nous a barré la route vers la victoire finale, c’est un colonisateur, rappelait Issa Cissé. Les Français sont bons, mais leurs gouvernants ne l’ont pas toujours été avec nous. Pourquoi ? Parce que nous sommes Noirs. Au front, il n’y avait pourtant aucune différence. Combien de Sénégalais sont morts ? Pour qui ? Pour la France. Pour que le drapeau français puisse exister. »

Les deux hommes insistaient sur les liens d’amitié, de fraternité, d’amour parfois, qu’ils ont tissés avec les Français, que ce soient leurs frères d’armes, leurs marraines de guerre ou tout simplement des habitants rencontrés, souvent bien différents de ceux des colonies.

Malgré les nombreuses disparités, la cristallisation des pensions, le massacre de Thiaroye, les oublis historiques et toutes les injustices vécues durant plus de soixante-dix ans, ces hommes, au crépuscule de leur vie, faisaient nettement la différence entre le peuple français et son gouvernement.

Avec émotion et une grande sincérité, Alioune Fall disait : « Dans l’administration française, il y avait des salauds. Mais le peuple français est un peuple formidable. Il est très accueillant. Tout ce que nous avons fait pour le peuple français, il le mérite. »

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Croix de guerre et Légion d’honneur

Issa Cissé et Alioune Fall étaient fiers d’avoir combattu le nazisme, même si de douloureux souvenirs les ont hantés jusqu’à la fin de leur vie. « La nuit, confiait Issa Cissé, je ne cesse de voir les tas de cadavres que j’ai dû empiler après la bataille de Toulon. »

L’ancien combattant est décédé en avril 2018 à l’âge de 96 ans. Depuis vingt ans, il était le responsable de son quartier et vivait dans une maison animée en permanence par des rires d’enfants. Sur son boubou blanc, il aimait accrocher ses médailles, dont celles de la Croix de guerre et la Légion d’honneur.

Alioune Fall, quant à lui, habitait la ville de Thiès, à 70 km à l’est de Dakar. A 95 ans, il vivait simplement, se disait heureux de pouvoir faire le ramadan : « Je mange quelques dattes à 5 heures du matin et je tiens la journée. » Pour la première fois depuis soixante-quinze ans, il ne repensera pas aujourd’hui à cette journée du 15 août 1944. Alioune Fall s’en est allé en janvier, à l’âge de 97 ans. Il était le dernier soldat recensé par l’Office national des anciens combattants du Sénégal à avoir participé au débarquement de Provence. Comme Issa Cissé et tant d’autres tirailleurs, Alioune Fall aimait se souvenir que beaucoup d’Africains se sont battus pour libérer la France.

Julien Masson

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/15/nous-tirailleurs-senegalais-avons-debarque-en-provence-pour-liberer-la-france-en-aout-1944_5499575_3212.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1zdXrTsm-_NKpAp-1DI6j40R0WFE6avK7c2i_EMY_14S1TEHnUVqZwVv0#Echobox=1565847089


 

MALI : SELON L’UNICEF, LORS DU 1er SEMESTRE 2019, DES ATTAQUES TERRORISTES ONT TUE PLUS DE 150 ENFANTS. 377.000 ENFANTS ONT BESOIN D’UNE PROTECTION

Attaques au Mali: 150 enfants tués en 2019, 377.000 ont besoin de protection, selon Unicef

Attaques au Mali: 150 enfants tués en 2019, 377.000 ont besoin de protection, selon Unicef

Attaques au Mali: 150 enfants tués en 2019, 377.000 ont besoin de protection, selon Unicef - © SOULEYMANE AG ANARA - AFP

Plus de 150 enfants ont été tués lors d'attaques au Mali pendant le premier semestre 2019 et quelque 377.000 mineurs ont besoin d'une protection, a indiqué mardi l'Unicef, en relevant une "forte augmentation de violations graves commises contre les enfants" dans le pays depuis le début de l'année.

Six ans après le début d'une intervention militaire française contre les groupes djihadistes qui avaient mis sous leur coupe le nord du Mali en 2012, les attaques de groupes liés à Al-Qaïda ou à l'organisation Etat islamique se poursuivent, auxquelles se mêlent des conflits intercommunautaires, en particulier dans le centre du pays.

"Le nombre de violations graves commises contre les enfants au Mali a fortement augmenté en 2019", a mis en garde dans un communiqué le Fonds des Nations unis pour l'Enfance (Unicef).

"Plus de 150 enfants ont été tués au cours du premier semestre de 2019 et 75 ont été blessés lors d'attaques violentes. Le recrutement et l'utilisation d'enfants dans les groupes armés ont doublé par rapport à la même période en 2018 et plus de 900 écoles restent fermées en raison de l'insécurité", selon le communiqué.

Les enfants courent un risque croissant d'être tués, blessés et recrutés dans des groupes armés

Dans un rapport d'enquête publié la semaine dernière, la mission de l'ONU au Mali (Minusma) avait indiqué que 22 enfants âgés de un an à 12 ans (11 filles et 11 garçons) figuraient parmi les 35 personnes tuées lors de l'attaque perpétrée le 9 juin contre le village dogon de Sobane Da, dont la plupart étaient mortes brûlées ou asphyxiées à l'intérieur de leur habitation.

"Au fur et à mesure que la violence se propage au Mali, les enfants courent un risque croissant d'être tués, blessés et recrutés dans des groupes armés", a déclaré la directrice exécutive de l'Unicef, Henrietta Fore, citée dans le communiqué.

La multiplication des attaques dans le centre a également entraîné la "mutilation d'enfants, leur déplacement et leur séparation d'avec leur famille, ainsi que leur exposition à la violence sexuelle et à des traumatismes psychologiques", selon l'Unicef.

"Il est estimé que plus de 377.000 enfants ont actuellement besoin d'une assistance en matière de protection au Mali", ajoute l'agence de l'ONU, en soulignant qu'elle aurait besoin de quatre millions de dollars en 2019 pour répondre aux besoins de protection des femmes et des enfants au Mali.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_attaques-au-mali-150-enfants-tues-en-2019-377-000-ont-besoin-de-protection-selon-unicef?id=10291628


 

MADAGASCAR : ANTANANARIVO, SANS EAU NI ELECTRICITÉ, C'EST INSUPPORTABLE!

Antananarivo, ni eau, ni électricité : c’est INSUPPORTABLE !

AOÛT 12

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La capitale malagasy vit actuellement dans des conditions moyenâgeuses où l’eau et l’électricité ne sont quasiment plus fournis aux habitants. Si le délestage électrique est devenu habituel (4h sans électricité hier quand même!!), le manque d’eau associé à la pauvreté extrême d’une grande partie de la population, rend la situation très critique et tout ceci, dans un pays au système sanitaire très précaire. En plus de la peste qui sévit déjà, attendons-nous à une propagation d’autres maladies liées au manque d’hygiène surtout celles qui sont diarrhéiques, dont les plus affectés seront les enfants en bas âge.

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Mais bon sang, que fait la JIRAMA dont la réaction n’est point à la hauteur de la gravité de la situation ? Que fait ce gouvernement ? Pense-t-il prendre des mesures ou bien laisse-t-il pourrir la situation qui, pour le moment, n’affecte que la ville d’Antananarivo, ville détenue par l’opposition ! Au passage, le ministre de l’Économie et des Finances n’a-t-il pas avancé l’idée d’une régulation de la natalité pour résoudre les problèmes engendrés par le boom démographique ? Ceci expliquerait peut-être cela !

Faut-il rappeler urbi et orbi, notamment aux tenants du pouvoir, que le droit à une eau potable, salubre et propre est un « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme » et ce, depuis 2010.

La situation est révoltante.

Malagasy, REVEILLONS-NOUS !!

TG

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2019/08/12/antananarivo-ni-eau-ni-electricite-cest-insupportable/


 

SENEGAL : AFFAIRE DES 94 MILLIARDS DE DOLLARS DE F CFA : LA COMMISSION D'ENQUETE PARLEMENTAIRE A VIOLE L'ARTICLE 48 DU RÈGLEMENT INTÉRIEUR

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Affaire des 94 milliards FCFA : oui, la commission d’enquête parlementaire a violé la loi

Affirmation

La commission d'enquête parlementaire sur les 94 milliards F CFA a violé l'article 48 du règlement intérieur de l'assemblée nationale

Source: Mamadou Bamba Ndiaye, ancien député sénégalais (2 août 2019)

correct

Verdict

Explication: La commission d'enquête parlementaire en annonçant qu'il n'y a pas de détournement dans l'affaire des 94 milliards F CFA, a violé l'article 48 du règlement intérieur de l'Assemblée nationale du Sénégal.

 

Recherché par Mame Gor Ngom


L'Assemblée nationale du Sénégal, siège du pouvoir législatif. Photo AFP.

L'Assemblée nationale du Sénégal. Photo AFP.

L’opposant Ousmane Sonko avait accusé, le 16 octobre 2018, le directeur des Domaines, Mamour Diallo (il n’occupe plus ce poste) d’avoir détourné 94 milliards F CFA sur une affaire foncière.

L’Assemblée nationale du Sénégal avait mis sur pied, le 15 février 2019, une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur cette affaire.

Le 2 août dernier, ladite commission a organisé une conférence de presse pour annoncer qu’il n’y a pas eu de détournement dans ce que les médias ont baptisé « l’affaire des 94 milliards ».

L’ancien député Mamadou Bamba Ndiaye, a indiqué sur sa page Facebook que la commission d’enquête parlementaire, en organisant cette conférence de presse, est « en violation flagrante de l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui dispose que seule la plénière de l’Assemblée peut décider par un vote spécial la publication de tout ou partie du rapport d’une commission d’enquête ».

« Le rapport, dont la substance est déjà diffusée par deux quotidiens ce matin (Ndrl : vendredi 2 août 2019, date de la publication du rapport) n’est pas encore présenté à la plénière de l’Assemblée qui est en vacance », souligne-t-il M. Ndiaye, également qui est en outre le leader du Mouvement pour le Socialisme (MPS, opposition).

Il conclut qu’en « publiant ce rapport, le président et les membres de la commission sont en infraction flagrante, selon le même article 48 qui dispose que ceux qui publieront une information relative aux travaux non publiés des commissions d’enquête parlementaire tombent sous le coup de l’article 363 du code pénal ».

Sur quoi se fonde l’ex-député Mamadou Bamba Ndiaye ?

Contacté par Africa Check, Mamadou Bamba Ndiaye affirme que le rôle de la commission d’enquête est d’informer l’Assemblée.

« C’est la plénière qui mandate la commission, reçoit le rapport et décide de le publier ou pas. La commission ne peut en aucun cas s’adresser au public. Elle n’a pas ce mandat. C’est pourquoi ses membres sont tenus au secret ».

Il nous renvoie ainsi au règlement intérieur de l’Assemblée nationale et au code pénal sénégalais.

Une commission d’enquête parlementaire, c’est quoi ?

Le règlement intérieur de l’Assemblée nationale indique que « les commissions d’enquête sont formées pour recueillir des éléments d’information sur des faits déterminés et soumettre leurs conclusions à l’Assemblée nationale ».

Le juriste Abdoulaye Santos Ndao précise qu’une commission d’enquête parlementaire « n’a pas les prérogatives d’un juge d’instruction pour pousser à fond une enquête et ne peut nullement procéder à une qualification pénale ».

Que dit l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée ?

Nous avons consulté le règlement intérieur de l’Assemblée nationale du Sénégal en son article 48 qui a pour titre « Commissions d’Enquête ».

Ledit article dispose que « les commissions d’enquête ont un caractère temporaire. Leur mission prend fin par le dépôt de leur rapport et au plus tard à l’expiration d’un délai de six mois, à compter de la date de l’adoption de la résolution qui les a créées. Elles ne peuvent être reconstituées avec le même objet avant l’expiration d’un délai de douze mois, à compter de la fin de la mission ».

Il ajoute que « l’Assemblée nationale peut, seule, décider, après audition du rapport et discussion, par un vote spécial, la publication de tout ou partie du rapport d’une commission d’enquête ».

L’article 48 indique par ailleurs que « tous les membres des commissions d’enquête, ainsi que ceux qui, à un titre quelconque, assistent ou participent à leurs travaux, sont tenus au secret. Toute infraction à cette disposition sera punie des peines prévues à l’article 363 du Code pénal ».

« Seront punis des peines prévues par l’article 363 du Code pénal, ceux qui publieront une information relative aux travaux, aux délibérations, aux actes ou aux rapports non publiés des commissions d’enquête. Les délibérations des commissions d’enquête se déroulent à huis clos », précise encore le texte.

 L’article 363 du  code pénal dispose que « les médecins, chirurgiens, ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes et toutes autres personnes dépositaires, par état ou par profession ou par fonctions temporaires ou permanentes, des secrets qu’on leur confie, qui, hors le cas où la loi les oblige ou les autorise à se porter dénonciateurs, auront révélé ces secrets, seront punis d’un emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de 50.000 à 300.000 francs ».

« Le rapport n’a pas été publié », soutient un membre de la commission

Aymérou Gningue le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (mouvance présidentielle) par ailleurs membre de la commission d’enquête parlementaire, explique à Africa Check, « qu’aucune loi n’a été violée ».

« Ceux qui parlent de violation ne maîtrisent pas mieux les textes que nous », soutient-il.

Il indique que le rapport n’a pas été publié mais c’est plutôt la méthodologie qui a été évoquée. C’est-à-dire le nombre de personnes interrogées, le nombre d’heures entre autres », explique Gningue.

Pourtant, en visionnant une vidéo de la conférence de presse de la commission d’enquête, on voit et entend son président, le député Cheikh Seck, indiquer qu’à « la fin de nos investigations nous n’avons pas remarqué un quelconque détournement de deniers publics ».

Il y a une violation de l’article 48, selon le juriste Thomas Diatta

Pour le docteur Thomas Diatta, enseignant chercheur à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, « l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée est clair. La première phase, c’est un travail qui est fait par la commission et ce travail est secret. C’est à huis clos. L’Assemblée intervient dans la deuxième phase mais ce n’est pas pour revenir sur l’enquête mais juste pour dire s’il faut publier le rapport ou non ».

Il poursuit : « l’article 48 dit aussi sans ambages que c’est l’Assemblée qui peut publier tout ou partie du rapport. Ici, il y a bien une partie du rapport qui est publiée. Ceux qui crient à la violation ont donc parfaitement raison ».

Conclusion : la commission d’enquête a violé l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale

L’ancien député Mamadou Bamba Ndiaye estime dans un texte publié sur sa page Facebook, qu’en tenant une conférence de presse sur l’affaire des 94 milliards de francs CFA et en donnant certaines informations liées à ce dossier, la commission d’enquête parlementaire a violé l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Toutefois un membre de ladite commission d’enquête a soutenu que le règlement intérieur n’a pas été violé, parce que le rapport n’a pas été publié, alors même que le président de ladite commission a affirmé que les investigations ont conclu qu’il n’y a pas eu de détournement.

Africa Check, qui a consulté ledit article, constate que celui-ci dispose que « l’Assemblée nationale peut, seule, décider, après audition du rapport et discussion, par un vote spécial, la publication de tout ou partie du rapport d’une commission d’enquête ».

Le docteur Thomas Diatta, enseignant chercheur à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Dakar, indique que dans la mesure où il y a une partie du rapport qui a été rendue publique par la commission, il y a une violation de la loi.

« Seule l’Assemblée peut publier tout ou partie du rapport », renchérit-il.

Edité par Samba Dialimpa Badji

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https://fr.africacheck.org/reports/affaire-des-94-milliards-oui-la-commission-d-enquete-parlementaire-a-viole-la-loi/


 

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TANZANIE : DES DIZAINES DE MORTS DANS L'EXPLOSION D'UN RESERVOIR DE CARBURANT

Au moins 50 morts dans l’explosion d’un réservoir de carburant en Tanzanie

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Au moins 50 personnes auraient été tuées dans l’explosion d’un réservoir de carburant en Tanzanie, à 200 km à l'ouest de la capitale, Dar es Salam, relatent des médias locaux.

Au moins 50 personnes auraient été tuées dans l’explosion d’un réservoir de carburant en Tanzanie, à 200 km à l'ouest de la capitale, Dar es Salam, relatent des médias locaux.

Les premiers rapports, non confirmés, indiquent que plus de 60 personnes seraient mortes, selon le média kenyan Tuko.

D'autres sources évoquent une centaine de morts.

La plupart des personnes décédées étaient des habitants ainsi que des motards qui s’étaient précipités sur les lieux pour siphonner le carburant d'un camion renversé.

​La police et les services d’urgence tentent de rétablir l’ordre et de sauver les vies des blessés.

Selon le commandant de la police du district de Morogoro, l’évacuation est en cours. La police tente également d'expulser les personnes tentant encore de récupérer du carburant.

​Le nombre total de morts sera annoncé dès la fin de l'opération de sauvetage.

https://fr.sputniknews.com/societe/201908101041909058-au-moins-50-morts-dans-lexplosion-dun-reservoir-de-carburant-en-tanzanie/


 

NIGERIA : LE LEADER CHIITE CHEIKH ZAKZAKY ENFIN LIBÉRÉ. UN TRIBUNAL NIGERIAN A ORDONNE QU'IL SOIT ENVOYE PAR AVION EN INDE POUR SE FAIRE SOIGNER

L'État nigérian libère le leader des chiites, Cheikh Zakzaky

Mon Aug 5, 2019 1:31PM

Des membres du Mouvement islamique du Nigéria participent à une manifestation pour réclamer la libération du Cheikh Zakzaky, le 22 janvier 2019 à Abuja. ©AFP

Des membres du Mouvement islamique du Nigéria participent à une manifestation pour réclamer la libération du Cheikh Zakzaky, le 22 janvier 2019 à Abuja. ©AFP

Un tribunal nigérian a accordé une caution au dignitaire musulman Cheikh Ibrahim al-Zakzaky afin qu'il puisse se rendre en Inde pour se faire soigner, a déclaré son avocat.

« Le juge a ordonné que Zakzaky soit envoyé par avion en Inde pour des soins médicaux appropriés », a déclaré son avocat, Femi Falana.

Selon les rapports, le verdict a été rendu par la Cour suprême de l’État de Kaduna.

Zakzaky, fondateur du Mouvement islamique du Nigéria (MIN), est en détention depuis décembre 2015 après le raid de son domicile dans la ville de Zaria, au cours duquel il a été battu et a perdu la vision de son œil gauche.

Lire aussi: Nigeria: le cheikh Zakzaky reste dans un état de santé critique

Au cours de la répression brutale, trois de ses fils ont perdu la vie, son épouse a été grièvement blessée et environ 350 de ses partisans ont été tués.

Depuis lors, le gouvernement réprime violemment le MIN et ses membres.

La Commission islamique des droits de l’homme (IHRC), basée à Londres, a déclaré le mois dernier que l’état de santé du dignitaire s’était encore détérioré, car il aurait été empoisonné en prison.

Le 6 juillet, le fils du Cheikh Zakzaky, Mohammad, a déclaré à Press TV que son père avait un besoin urgent de soins médicaux, car « de grandes quantités dangereuses de plomb et de cadmium ont été retrouvées dans son sang ». Il a déclaré que les autorités avaient l'intention d'assassiner son père, car elles refusent de prendre des mesures.

Récemment, un tribunal nigérian a autorisé le gouvernement à qualifier le MIN de « groupe terroriste », une décision qui, selon beaucoup, donnerait aux responsables la possibilité de le réprimer plus sévèrement.

Les membres du MIN descendent régulièrement dans les rues de la capitale nigériane pour demander la libération de Zakzaky.

Au cours des dernières semaines, des dizaines de manifestants ont été tués après que les forces de l’armée nigériane eurent utilisé des balles réelles et du gaz lacrymogène. Le MIN affirme avoir perdu au moins 20 de ses membres lors des affrontements.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/08/05/602731/Nigeria-Zakzaky-libr-manifestations-massives

 


 

SENEGAL : DÉBARQUEMENT DES MARINES US, UNE GUERRE EN VUE SUR LE DOS DES SÉNÉGALAIS ?

Zoom Afrique du 3 août 2019

Sat Aug 3, 2019 4:24PM

Djibouti : l’Italie emboîte le pas à la France

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Djibouti : l’Italie emboîte le pas à la France

Dans ce numéro de Zoom Afrique :

L’actualité en Afrique :

La Tanzanie veut dorénavant miser sur les investissements endogènes après la rénovation de son aéroport ;

« Le Kenya rejoint la ligue des pays exportateurs de pétrole » ;

Le Programme entrepreneuriat pour les jeunes du Sahel recherche une centaine de projets à financer.

 

Les analyses de la rédaction :

Djibouti : l’Italie emboîte le pas à la France

Après une grande perte d’influence en Afrique, d’autres pays commencent à emboîter le pas à la France à Djibouti. ­­­­­­­­­­­­La rivalité entre la France et l’Italie commence à prendre de l’ampleur.  

Des gardes-côtes djiboutiens (GCD) ont été formés par l’armée italienne sur la lutte contre la piraterie maritime.

À l’occasion de la cérémonie de clôture de cette formation, en présence de la ministre italienne de la Défense, Elisabetta Trenta, le ministre djiboutien des Transports, Moussa Mohamed Ahmed, a fait savoir dans une allocution prononcée que le gouvernement djiboutien a beaucoup investi pour assurer la sécurité et la sûreté du domaine maritime afin de garantir la fluidité du trafic commercial international dans les eaux sous juridiction djiboutienne. À Djibouti, avec une montée de l’influence chinoise et un recul prononcé de la France, les tentatives de Paris pour y faire face étaient visiblement des coups d’épée dans l’eau. Il faut savoir que Djibouti accueille sur son sol des forces militaires de plusieurs grandes puissances étrangères, notamment italiennes. Le pays abrite également le quartier général de la mission européenne de lutte contre la piraterie maritime appelée « Opération Atalante » qui se compose de plusieurs navires en mer, ainsi que d’avions de patrouille maritime basés à Djibouti et aux Seychelles, et d’un détachement armé qui protège les navires du Programme alimentaire mondial (PAM) desservant la Somalie.

Djibouti et l’Italie ont convenu de rehausser leur coopération militaire, selon le ministère djiboutien des Affaires étrangères.

Ce genre de formation est généralement attribuée à la France et non à d’autres pays européens. Le fait que l’Italie s’occupe de former les gardes-côtes djiboutiens pourrait surprendre, mais pas tant que ça. En effet, la France recule de plus en plus en Afrique de l’Ouest vu les réticences de la population vis-à-vis de la présence militaire française, dont les soldats sont considérés comme des troupes d’occupation qui sèment le désordre dans les pays. L’Italie, de son côté, ­s’est impliquée militairement en Afrique très peu de temps après la visite du président américain Donald Trump en Italie. Rome a donc envoyé un contingent de 400 militaires au Niger, pré carré français, pour la soi-disant lutte contre l’immigration clandestine. Outre la présence du géant italien ENI sur le continent africain, la présence militaire italienne est de plus en plus visible au point de confier la formation des GCD aux troupes italiennes.

L’Italie, qui tout comme la France a aussi un passé colonial en Afrique, surtout dans la Corne de l’Afrique mais aussi en Libye, se montre de plus en plus militairement sur la scène africaine. Djibouti, qui visiblement montre une volonté plutôt accrue de se détacher de la France, laisse les rivaux de Paris prendre de plus en plus d’influence sur son territoire. En mettant l’émirati DP World à la porte et confiant le développement du port de Doraleh à la Chine, la France a déjà eu la crainte de perdre son influence dans son pré carré, mais Djibouti se dirige plus vers d’autres puissances pour diminuer l’influence française, mais aussi américaine. Rome, qui est un allié fidèle des États-Unis, a décidé de prendre le rôle de supplétif direct des États-Unis dans cette partie du continent africain. Ce qui fait que la France perd du terrain, va-t-elle se laisser faire aussi facilement ? Jusqu’à présent les décisions prises par le gouvernement djiboutien ont abouti malgré les pressions de Paris. Ce qui montre que la France n’a plus vraiment son mot à dire, que ce soit en Afrique de l’Ouest ou dans la Corne de l’Afrique. 

 

Sénégal : débarquement des Marines US, une guerre en vue ?

Depuis que les États-Unis ont fourré leur nez dans les affaires du Sahel avec cette ambition néocolonialiste maladive d’étendre la violence depuis le Sahel vers la cote, Zoom Afrique ne cesse d’avertir ses lecteurs. Eh bien, l’heure H a sonné ; environ 200 soldats américains, membres des Forces spéciales sol-air des Marines pour l’Afrique, sont actuellement au Sénégal. RFI en parle en ces termes : « Les forces américaines vont s’entraîner avec leurs homologues sénégalaises pour un objectif commun qui est la sécurité ». Bien évidemment !

En marge d’une visite de journalistes au Cooperative Security Location, à la base aérienne de Ouakam, l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal, Tulinabo S. Mushingi, a affirmé vendredi que les Forces spéciales sol-air des marines pour l’Afrique travaillent dans la « transparence » dans le cadre d’un « partenariat gagnant-gagnant » avec les Forces armées sénégalaises. Pour Tulinabo S. Mushingi, les forces spéciales sol-air des marines pour l’Afrique qui effectuent actuellement un entraînement de deux semaines à Dakar, ont une mission claire : « intervenir à tout moment en cas de besoin ». Or on sait ce que signifie « gagnant-gagnant » dans la logique américaine, mais aussi ce que veut dire intervenir à tout moment. Les USA préparent la guerre sur le dos des Sénégalais ! En ce sens, l’ambassadeur dit : « Les forces sénégalaises et américaines doivent travailler sur l’« interopérabilité ». « Nos forces sont différentes, mais elles ont le même objectif », soulignant qu’elles travaillent ensemble pour l’’intérêt de la sécurité de nos deux peuples ». Selon l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal, Tulinabo S. Mushingi, les soldats américains doivent se préparer et s’entraîner afin d’être prêts à intervenir à tout moment en cas du besoin. « C’est pour cela que nous sommes là. Nous sommes là pour nous entraîner avec les forces sénégalaises pour deux objectifs. Le Sénégal et les États-Unis sont de bons partenaires et devront continuer à travailler ensemble. Nous sommes dans le même bateau en ce qui concerne la sécurité », a expliqué le diplomate américain.

Selon le colonel Cloutier, commandant de l’unité des forces spéciales sol-air des Marines pour l’Afrique, le fait d’avoir une base de sécurité à Dakar permet à ses hommes de s’entraîner et d’être sûrs de pouvoir répondre à une éventuelle crise dans le futur : « Nous sommes ici pour nous entraîner seulement et non pas pour répondre à n’importe quelle situation. Notre objectif est clair, c’est pour s’entraîner avec nos collègues sénégalais », a précisé l’officier américain. Or cette précision ne convainc personne. 

Selon APS, les Marines auront une séance d’entraînement avec les Forces armées sénégalaises, en vue du « renforcement de la coopération militaire de longue date entre les deux pays ».

 

Côte d’Ivoire : le front anti-Ouattara se forme !

Voici la recomposition politique en Côte d’Ivoire, le Front uni pour chasser Ouattara !

Quelle était la thèse, qui se confirme aujourd’hui, de Luc Michel ? Quel est le véritable enjeu de la présidentielle 2020 en RCI ? Pas de réconciliation sans l’élimination de Ouattara ! Pas d’élimination de Ouattara sans une nouvelle majorité recomposée Gbagbo-Soro-Bédié !

Henri Konan Bédié annonce une plateforme de l’opposition avec Gbagbo
et Soro. Après la rencontre entre Bédié et Gbagbo dans laquelle ils
ont évoqué la situation politique et sociale, les deux hommes comptent
inaugurer une plateforme de l’opposition, qui sera un cadre d’échanges
concret entre eux. Analyse de Luc Michel.

 

 

Regardez cette vidéo sur YouTube ! 

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/08/03/602563/Sngal-dbarquement-des-Marines-US-une-guerre-en-vue-


 

MALI : PREMIERE VICTOIRE DE LA RESISTANCE MALIENNE

Zoom Afrique du 27 juillet 2019

Sat Jul 27, 2019 3:28PM

Mali : 1re victoire de la Résistance malienne

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Mali : 1re victoire de la Résistance malienne

Dans ce numéro de Zoom Afrique :

L’actualité en Afrique :

  • Mali : l’ASECNA s’engage à moderniser l’aéroport de Mopti ;
  • Mali : l’UE débloque 45 milliards de FCFA pour l’aménagement de la route transsaharienne ;
  • Mauritanie : les USA offrent des équipements militaires au contingent mauritanien du G5 Sahel ;
  • RDC : Ebola empêche les musulmans congolais d’aller au pèlerinage à La Mecque.

 

Les analyses de la rédaction :

Côte d’Ivoire : pourquoi une volonté d’unir l’armée ?

En Côte d’Ivoire, à l’occasion du lancement des festivités ce 23 juillet, le chef d’état-major des armées, le général Lassina Doumbia a lancé un message au gouvernement du pays. Ces propos ont attiré l’attention de Zoom Afrique, car ils suscitent plusieurs questionnements. Il a déclaré que « nous pensons qu’il est indispensable, par les temps qui courent, que nous puissions rappeler à nos hommes par des actes concrets au-delà de ce que nous faisons au quotidien, les vertus qui doivent nous guider dans l’exécution de nos missions et dans notre comportement au quotidien ». Selon lui, le thème de cette fête est « les populations et les forces de défenses et de sécurité pour une Côte d’Ivoire réconciliée et unie », et c’est le devoir des forces armées de donner le bon exemple en cette période d’incertitude… L’armée nationale ivoirienne [...] souhaite retourner à ses valeurs fondatrices ». En effet, suite aux différents coups d’État qui se sont produits depuis son indépendance, entre autres celui de décembre 1999 qui a renversé le président de l’époque Henri Konan Bédié, et en 2011 contre Laurent Gbagbo, l’armée nationale s’est vue divisée.

Dans ces coups d’État, la France a toujours pris une part active, car les présidents africains qui se rebellaient contre l’Occident étaient très vite renversés. Ce qui est toujours le cas aujourd’hui, mais avec certaines nuances. Ce qui fait qu’a cette époque, il était dans l’intérêt de la France de faire en sorte que l’armée nationale soit divisée et non unie. Suite au plan occidental pour unifier l’Afrique de l’Ouest et surtout le golfe de Guinée, il semblerait que l’idée de division devient plutôt gênante.

Les derniers remaniements au sein de l’armée ont montré en effet la volonté de fédérer l’armée, et surtout de l’unir au profit du gouvernement actuel. Les propos du chef d’état-major des armées semblaient toutefois étonnants. Il parlait des temps qui courent et d’une période d’incertitude. Même certains médias mainstream tiennent le même discours. ­­

Le magazine Jeune Afrique écrit qu’au cours de la prochaine présidentielle de 2020, les forces du pays seront amenées à opérer dans un environnement délicat. Mais qui sont les ennemis, si ce n’est les Ivoiriens eux-mêmes ? À un peu plus d’un an de la présidentielle, c’est peu dire que les questions de défense et de sécurité sont au cœur des préoccupations des Ivoiriens. Les Ivoiriens avaient bien vu en 2011 que l’intervention de l’armée française dans leur pays, sous l’ancien président Nicolas Sarkozy, dans le but de placer son allié Alassane Ouattara au pouvoir, n’avait pas du tout été favorable à la population ivoirienne. L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, et son ministre Charles Blé Goudé, avaient tous deux été arrêtés et envoyés à la CPI, sous les accusations de crimes contre l’humanité. Ils ont maintenant été acquittés, mais il reste encore à savoir réellement qui était derrière ces massacres de la population. Les pistes sont encore floues, mais ils mènent toutefois à la présence de l’armée française. ­

Le terrorisme est aussi mis en avant par ce même média. Il rappelle que la Côte d’Ivoire est dans l’œil du cyclone du terrorisme qui souffle depuis le Burkina Faso. Ce qui est étonnant, c’est la proposition de l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères qui avait lancé l’idée d’un G5+5 qui comprendrait le Cameroun, mais pas la Côte d’Ivoire. Ce qui fait que les articles et les discours sont assez ambigus dans les médias mainstream. La population ivoirienne est unie, et attend patiemment les élections de 2020 pour aller voter et éviter de nouveaux massacres ou une guerre civile pour les intérêts des Occidentaux.

 

Mali : Israël tente tant bien que mal de s’implanter dans le pays, mais en vain 

Des rumeurs tournent dans les médias mainstream autour d’une possible normalisation des liens du Mali avec Israël. S’il est vrai qu’Israël, tout comme ses alliés français et américains, meurt d’envie de s’implanter le plus rapidement possible au Sahel, non loin des frontières algériennes et libyennes, il est aussi vrai que la population ne veut guère de cette normalisation : « Quel empressement ont nos autorités à se jeter dans les bras d’Israël ? S’agit-il, comme le laisse croire le communiqué du ministère de l’Économie numérique et de la Prospective, seulement de “désenclaver notre pays et connecter tout le Mali et les zones rurales e­n particulier” ? », affirment les Maliens sur les réseaux sociaux. En effet pour un Mali victime de six ans d’occupation militaire, la présence des forces spéciales sionistes n’est pas du tout de bon augure. 

Une rencontre a eu lieu le 28 juin entre la ministre malienne de l’Économie numérique, Kamissa Camara, et Albert Khayat, directeur commercial d’Amos Spacecom, une société israélienne basée à Tel-Aviv, spécialisée dans les VSAT. Le ministère malien de l’Économie numérique et de la Prospective ne s’en cache même pas puisqu’il explique, sur sa page Facebook, que l’objectif de la rencontre était d’avoir des détails sur Amos 17, le nouveau satellite d’Amos Spacecom qui sera lancé ce 27 juillet de Cap Canaveral, en Floride. Les autorités maliennes disent avoir demandé également « l’accompagnement du ministre dans la concrétisation d’une future convention entre Amos Spacecom, l’Agetic et éventuellement avec les autres structures dudit département ». Le directeur commercial d’Amos Spacecom, indique la presse malienne, « a saisi l’opportunité pour inviter le ministre ainsi qu’Agetic à la cérémonie de lancement du satellite Amos 17 ». Kamissa Camara a rassuré, à son tour, « le partenaire de son entière disponibilité et de l’engagement du gouvernement à soutenir toute initiative visant à désenclaver notre pays et à connecter tout le Mali et les zones rurales en particulier ». En clair, le partenariat entre le Mali et Amos Spacecom s’inscrit dans la durée.

Mais ce n’est pas ce que veut le peuple malien. Le président du Comité d’organisation du dialogue politique inclusif, Cheikh Sidi Diarra, a ainsi demandé à connaître les « motivations justifiant l’urgence » d’établir les relations entre le Mali et Israël. « Des décisions de grande ampleur affectant la vie de la nation sont prises en catimini par ces temps de tumulte, où notre attention est plus portée sur notre survie quotidienne que sur toutes autres considérations, a fortiori des actions de politique extérieure, qui intéressent peu de gens. ­La politique du fait accompli semble le choix de nos gouvernants, que ce soit en matière de politique intérieure ou de politique extérieure. Nous récusons cette façon de faire qui est loin d’être transparente », écrit-il dans une tribune publiée dans la presse. Est-ce cette réaction immédiate de la population malienne qui a valu les menaces US vendredi contre l’État malien ? Trump a promulgué, vendredi, un décret ouvrant la voie à des sanctions contre « les individus responsables ou complices d’actions qui exacerbent et détériorent la situation au Mali », a annoncé la Maison-Blanche. Ridicule description de la situation, car ceux qui détériorent la situation au Mali sont ceux qui occupent militairement le Mali depuis 2013. 

« Le décret exécutif du président gèlera les biens et suspendra les déplacements d’individus ou d’entités qui cherchent à miner les efforts de paix, la sécurité et la stabilité au Mali », a de son côté précisé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Au fait, parallèlement aux efforts lancés pour implanter Israël au Sahel, les vrais sponsors du terrorisme que sont les USA et la France et l’OTAN travaillent à miner la résistance à l’occupation. 

La paix version US au Mali veut évidemment un pays démembré et exsangue avec de multiples petites entités où pillage et le détournement des richesses seraient infiniment plus faciles. Toute partie s’opposant à cette perspective est sanctionnée ou qualifiée de hors-la-loi. Ainsi l’ONU a instauré en 2017 un régime de sanctions contre des individus accusés d’entraver le processus de paix au Mali. Mais l’expérience a bien montré que la résistance africaine a la peau plus dure que les sanctions occidentales. Après des années de boycott, la France de Macron frappe aujourd’hui à la porte de l’État burundais et cette humiliation sera aussi celle de l’Amérique face au peuple malien.

 

G5 Niger-Mauritanie : les causes du changement de commandement du G5 

Dans l’émission de Zoom Afrique du 25 juillet, il a été dit que le commandement du G5 Sahel avait changé. C’est le général nigérien Oumarou Namata Gazama, chef d’état-major adjoint de l’armée de terre du Niger, qui est depuis le 23 juillet 2019 le nouveau commandant en chef de la Force conjointe G5 Sahel. Pourquoi ce changement si soudain, alors que le précédent dirigeant était mauritanien ?

Alors que la Mauritanie possède une armée puissante, c’est le Niger qui a été convié à diriger le G5 Sahel, et pour cause. Les réticences du Mali à laisser des liens se tisser entre lui et Israël lui ont valu des sanctions et des pressions de la part de l’Occident. La Mauritanie se trouve dans la même situation au point de se voir retirer le commandement du G5 Sahel. Hier encore, la Mauritanie a condamné « avec la plus grande fermeté les actes de démolition d’habitations et de dégradation en Palestine occupé ».

Cette prise de position déplaît effectivement, mais il faut aller chercher beaucoup plus près de la Mauritanie, à savoir au Mali, pour aller chercher l’une des raisons principales de cette décision. Car ce n’est plus un secret que l’Occident, et en l’occurrence la France qui se trouve à la tête du G5 Sahel, veut démembrer le grand Mali. Le plan néocolonial consistait donc à commencer par laisser le Nord au mouvement de l’Azawad et de le rattacher à la Mauritanie. Mais ce fut encore un échec. Le Mali n’a pas été démembré, et le Nord n’est pas devenu un territoire mauritanien. Certes, la population malienne entrave ces plans néocoloniaux, mais la Mauritanie n’a pas pris part à ce plan de scission chez son voisin frontalier. Ce qui lui a entre autres coûté la place ­du commandement du G5 Sahel. Tout comme sa position par rapport à la Palestine, c’est sa résistance au plan imposé au G5 Sahel par les Occidentaux qui lui a coûté sa tête. La seule implication de la Mauritanie au Mali était la signature de l’accord de cessez-le-feu en 2016, supervisé par le président Ould Abdel Aziz, qui stipulait que chaque partie devrait respecter sa position, après que les FAMA eurent été contraintes de quitter Kidal. Pour mener à bien les plans néocoloniaux, il était indispensable que les demandes de démembrement viennent des pays voisins et non de l’Occident directement, afin de faire passer plus facilement la pilule à la population. Mais il n’en a rien été. Le plan néocolonial du démembrement du grand Mali est un échec jusqu’à présent, et le changement si soudain du commandement du G5 Sahel ne peut s’expliquer que par les raisons évoquées ci-dessus. Reste à savoir si le Niger, qui occupe une grande place dans la Résistance, acceptera de pousser au démembrement ou non.

 

Regardez cette vidéo sur YouTube !

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/27/601994/Mali-1re-victoire-de-la-rsistance-malienne


 

ARRESTATION AU SENEGAL DU MILITANT ANTI-IMPERIALISTE GUY MARIUS SAGNA. UNE REPRESSION SIGNÉE FRANCAFRIQUE!

Déclaration des organisations de la reconstruction communiste pour la libération de Guy Marius Sagna, militant sénégalais anti-impérialiste victime de la 'Françafrique'

 

Cette déclaration commune est à l'initiative d'organisations de la reconstruction communiste en France: le Rassemblement Communiste (RC), l'ANC (Association Nationale des Communistes), Polex , le PRCF (Pole de Renaissance Communiste en France), le PCRF (Parti Communiste Révolutionnaire de France), le Réseau 'Faire Vivre et Renforcer le PCF'.

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