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LE REGIME DU ROI DU SWAZILAND INTENSIFIE LA REPRESSION. DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE

Par Le 10/07/2021

9 Juillet 2021

Jeudi 8 juillet 2021
Le régime du roi Mswati III du Swaziland intensifie l'oppression - Déclaration du parti communiste


Dans une déclaration adressée à tous les partis communistes et ouvriers, le Parti communiste du Swaziland fait référence à la situation sociopolitique actuelle du pays. La déclaration se lit comme suit :
"Le Parti communiste du Swaziland (CPS) appelle tous les partis communistes et ouvriers à être attentifs et à exprimer leur solidarité face à la nouvelle situation dans notre pays, alors que les manifestations pro-démocratiques s'intensifient et que le régime autocratique de Mswati III réprime férocement et dans le sang ses opposants.


Les protestations ont été principalement menées par les jeunes, qui ont été à l'avant-garde du mouvement progressif pour le changement. Le CPS a des liens étroits avec le mouvement des jeunes et des étudiants et a travaillé avec eux lors de précédents affrontements avec l'autocratie sur le droit à l'éducation.

Depuis quelques mois, le CPS et ses sympathisants mènent la campagne "Démocratie maintenant", dont l'objectif est de mettre l'accent sur les demandes suivantes :
    La levée de l'interdiction des partis politiques
    Le retour en toute sécurité des exilés
    La levée de toutes les restrictions à la liberté de réunion
    la fin de la censure de la presse et des médias
    la tenue d'élections libres et équitables.
L'activité des jeunes en faveur de la démocratie a commencé sérieusement récemment avec la rédaction de pétitions communautaires visant à faire pression sur les structures locales de gouvernance féodale pour obtenir des droits démocratiques. Ces efforts de lobbying se sont rapidement transformés en manifestations et en protestations contre l'absence de droits démocratiques.

Depuis le début des manifestations pour la démocratie, la police et l'armée ont tué une cinquantaine de jeunes militants et en ont blessé des dizaines d'autres.

Le régime a imposé des coupures sporadiques d'Internet et utilise les médias d'information comme porte-parole du régime pour répandre des mensonges sur les militants impliqués dans les protestations, notamment qu'ils sont des "mercenaires et des anarchistes".

Le Swaziland est un pays à revenu moyen et pourtant la grande majorité de notre population vit dans une profonde pauvreté.

La plupart des richesses du pays sont détournées pour soutenir le mode de vie luxueux de l'élite dirigeante. Notre petite population d'environ 1,3 million d'habitants supporte le fardeau le plus lourd au monde en matière de VIH et de tuberculose, et est actuellement frappée par la pandémie de Covid, à laquelle le régime n'a pas réussi à s'attaquer.

Nous vous invitons à prendre contact avec nous pour développer des activités de solidarité dans cette nouvelle phase de notre lutte. En particulier, il est nécessaire de faire largement connaître ce qui se passe dans notre pays, de faire pression sur les autorités de vos pays respectifs pour qu'elles condamnent le régime de Mswati, de faire pression sur les pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et de l'Union africaine (UA) pour qu'ils adoptent des positions fermes sur la situation au Swaziland, et de faire pression sur l'Afrique du Sud (en tant que pays qui entoure territorialement le Swaziland) pour qu'elle adopte des positions plus décisives contre l'absence de démocratie et de droits de l'homme au Swaziland.

La demande de démocratie est, selon nous, un premier pas dans une lutte continue pour mettre notre pays sur une voie de développement totalement différente, visant à satisfaire tous les besoins de notre peuple et à créer un système socialiste.

Pour l'instant, la lutte consiste à supprimer la dictature et à installer une dispensation démocratique dans le cadre d'une nouvelle constitution qui élimine la monarchie et l'aristocratie de tous les domaines de la vie publique."

solidnet.org


 

source : http://www.idcommunism.com/2021/07/swazilands-king-mswati-iii-regime.html

Tag(s) : #Swaziland#Communiste

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RCA : LE SALE JEU DES ETATS-UNIS ET DE LA FRANCE

Par Le 06/07/2021

RCA: le sale jeu de Washington et de Paris

 Depuis 8 heures  6 juillet 2021

centrarique

 Asie et Afrique - Centrafrique

Les Etats-Unis et la France ne ménagent aucun effort pour tenter à faire réduire la popularité de l’interaction avec la Russie au sein de l’opinion publique africaine. La Centrafrique en représente l’un des principaux exemples courants. Le souci pour l’establishment occidental c’est que devant faire face aux succès de l’implication russe aux côtés des alliés africains, le message propagé par les Occidentaux ne convainc pas les peuples de l’Afrique.

Les élites étasuniennes et françaises, de plus en plus devant faire à une perte évidente d’influence à divers endroits du monde, y compris sur le continent africain, tentent aujourd’hui par tous les moyens de s’accrocher de ce qu’il reste du schéma qu’elles avaient établi dans le cadre du concept unipolaire – dépassé et révolu. En oubliant bien souvent que la décision finale reviendra désormais aux peuples concernés, et non pas aux bonhommes prétendant vivre encore à une autre époque.

Plus particulièrement en République centrafricaine, Paris comme Washington activent des campagnes coordonnées, aussi bien au niveau politique, diplomatique, médiatique que militaire dans le but à essayer de stopper la contagion. Après tout, le cas de la RCA – d’un exemple d’un Etat caractérisé par le chaos durant de longues années – devient aujourd’hui positif et fort inspirant pour bien d’autres nations africaines. Bien que les dites campagnes prouvent très clairement aujourd’hui plusieurs aspects des concernés: un état hystérique, une arrogance comme toujours au summum et l’absence d’un minimum de honte et de dignité.

Après les récentes campagnes médiatiques du mainstream occidental, notamment de la part de RFI et CNN, visant à dénigrer les succès de l’interaction russo-centrafricaine, c’est désormais au tour de certains personnages appartenant à l’establishment politique et militaire de rentrer dans la danse.

A cet effet, Hervé Bléjean, citoyen français, vice-amiral d’escadre et l’actuel directeur général de l’état-major de l’Union européenne, intervenant depuis Washington lors d’un forum a déclaré avoir tenté à convaincre le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra de mettre fin à l’interaction avec les instructeurs russes. Dans le but, également déclaré, de les remplacer par des «partenaires onusiens, de l’UE, américains et africains».

Tout d’abord ce qu’il faut voir dans cette déclaration, c’est la mention des partenaires proposés au remplacement des Russes: les Occidentaux bien évidemment, comment peut-on se passer d’eux? Un peu plus surprenant de parler de l’ONU sachant qu’elle y est déjà à travers la Minusca. Quant aux partenaires africains, le responsable hexagonal doit certainement faire référence aux pays se trouvant sous la coupe occidentale et qui sont bien connus.

D’une certaine façon, le militaire français en question a le droit de proposer à un Etat souverain des alternatives sécuritaires, pour tenter à réduire l’influence grandissante des adversaires géopolitiques, dont fait partie indéniablement la Russie. Ceci étant dit, on peut se demander s’il le fait en qualité de représentant bruxellois de l’UE ou celui de Paris? En effet, il aurait été très peu probable que le chef précédent de l’état-major de l’Union européenne, le général finlandais Esa Pulkkinen, puisse faire des déclarations similaires.

Mais ce n’est pas le point principal, car le principal justement en parlant d’absence de minimum de notions de honte et de dignité, c’est que ledit personnage semble complètement faire abstraction du rôle néfaste joué par son pays de citoyenneté en RCA. En effet, la France était omniprésente durant de longues années en Centrafrique, à l’instar d’autres pays faisant partie de ses anciennes colonies. Des milliers de militaires français se trouvaient en mission sur le sol centrafricain, le tout pour quel résultat? Eh bien de-facto aucun, et même pire encore. Les violences n’avaient non seulement pas pu être stoppées mais avaient atteint à une période un tel niveau que les médias hexagonaux semblaient vouloir donner l’impression que la violence dans ce pays est chronique, et que les tensions communautaires et confessionnelles, notamment entre chrétiens et musulmans, seraient prétendument insurmontables. Cela sans oublier les viols avérés de la part de ces militaires, venus normalement dans un but de stabilisation, vis-à-vis de mineurs centrafricains.

Evidemment Bléjean, en bon représentant du réseau françafricain, n’est pas une exception. Les diplomates US, y compris au niveau de l’ONU, s’activent pour tenter, de façon assez similaire que lors de l’opération antiterroriste russe en République arabe syrienne, à y mettre aussi du sien. Notamment, là aussi – comme en son temps en Syrie – à faire référence à des prétendus experts «indépendants» (financés par les Occidentaux), les médias mainstream et à des témoignages selon de nombreuses sources locales arrachés en échange d’une compensation financière.

Pour conclure, il serait juste de faire mention de quelques points essentiels en rapport avec le sale jeu en question mené vis-à-vis non seulement de la Russie, mais aussi de ses alliés africains, par Washington (en chef de projet) et Paris (en bon sous-traitant). Tout d’abord, cette campagne hostile visant l’interaction russo-centrafricaine, est fort justement due aux succès évidents de ladite interaction. Après des années de chaos et d’absence de contrôle de la part des autorités nationales sur la large partie du territoire centrafricain, désormais la situation est à l’inverse – la grande partie du territoire du pays est sous contrôle gouvernemental.

D’autre part, ce qu’il faut mentionner – c’est le timing et l’effectif. Quelques centaines d’instructeurs russes ont réussi à largement réformer les Forces armées centrafricaines (FACA) pour les rendre aptes à mener des combats contre les groupes rebelles et ainsi pouvoir défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la nation. Puis, les récents succès des forces armées et de sécurité centrafricaines, ainsi que des alliés, face à ces groupes rebelles ont été obtenus en l’espace seulement de quelques mois. Plus exactement – depuis l’échec des groupes rebelles ayant voulu empêcher par la voie armée le bon déroulement des élections présidentielles de fin décembre dernier, en violation par ailleurs de l’accord de paix de Khartoum.

Question logique: comment se fait-il que les troupes françaises, qui furent présentes dans le passé en nombre plus conséquent que les instructeurs russes, n’aient pas pu arriver à un résultat ne serait-ce qu’un tout petit peu semblable? Réponse probable: certainement en raison de l’absence de volonté de contribuer à la stabilisation de la RCA de la part de l’establishment politico-militaire hexagonal. Quant à la force onusienne de la Minusca, présente depuis 2014 en Centrafrique, avec un effectif d’environ 15 000 hommes – elle n’a également pas été en mesure de pouvoir apporter une quelconque stabilisation digne de ce nom, mis à part les efforts et sacrifices qu’il faut reconnaitre de certains pays africains ayant dépêché des hommes dans le cadre de cette mission multidimensionnelle, notamment du Burundi.

Dernier point. Ce que les représentants washingtoniens comme parisiens semblent oublier, c’est qu’au final les meilleurs juges ne sont que les populations concernées. Et c’est d’ailleurs également la raison évidente de l’hystérie observée côté occidental. Aujourd’hui, ces personnages occidentaux observent avec une très vive inquiétude non seulement la perte de leur influence géopolitique et stratégique, mais également l’opposition de plus en plus ferme de l’opinion publique centrafricaine, et plus généralement africaine, quant à leur présence.

Les élites occidentales, étant dans l’incapacité la plus totale de s’adapter au monde contemporain multipolaire, risquent à terme de devoir faire face à des évacuations humiliantes de leurs troupes et mercenaires – en Afrique, comme à d’autres endroits du monde – avec en prime l’obligation d’observer la joie des populationmikhail_egorovs des pays concernés qui les accompagneront jusqu’à la piste de décollage.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov
Source : Observateur continental

https://french.almanar.com.lb/2106755

    

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FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) : DECLARATION DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DU SWAZILAND

Par Le 04/07/2021

30 Juin 2021

La Fédération syndicale mondiale-FSM promet son plein soutien au peuple du Swaziland alors qu’il lutte pour sa liberté. Nous avons noté avec intérêt les manifestations à l’échelle du pays qui cherchent à instaurer la démocratie dans ce pays.

Au fil des ans, la FSM a été du côté du peuple du Swaziland dans sa lutte dirigée par le Mouvement démocratique uni des peuples PUDEMO. Nous encourageons l’unité démontrée par les habitants des villes, des zones rurales, des usines et des fermes et à travers les lignes politiques pour travailler ensemble pour la liberté. Dans le passé, nous avons organisé plusieurs activités de solidarité au fil des ans.

Nous condamnons les tirs de personnes par l’armée et la police.

Nous appelons les autorités du Swaziland à:

Débloquer les partis politiques
Permettre aux exilés de rentrer chez eux
Libérer tous les prisonniers politiques
Permettre des élections libres et démocratiques où le peuple élira ses dirigeants.
Nous appelons également toutes nos organisations alliées à travers le monde à envoyer des messages de solidarité à la population.

source : http://www.wftucentral.org/declaration-de-solidarite-avec-le-peuple-du-swaziland/?lang=fr

Tag(s) : #Swaziland#FSM

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MADAGASCAR EST LE PREMIER PAYS A SUBIR UNE FAMINE A CAUSE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Par Le 28/06/2021

Madagascar est le premier pays à subir une famine à cause du réchauffement climatique

JUIN 27

Publié par 

Une fillette mange un complément alimentaire distribué par l'ONG Action Contre la Faim et le PAM à Ifotaka, au sud de Madagascar, le 14 décembre 2018 - RIJASOLO © 2019 AFP

Une fillette mange un complément alimentaire distribué par l’ONG Action Contre la Faim et le PAM à Ifotaka, au sud de Madagascar, le 14 décembre 2018 – RIJASOLO © 2019 AFP

Selon un responsable de l’ONU, Madagascar est le premier pays au monde à expérimenter une famine à cause du réchauffement climatique.

La famine à Madagascar fait des ravages, contraignant des habitants à manger des criquets, des feuilles de cactus et même de la boue, a alerté vendredi 25 juin un responsable de l’ONU, en soulignant qu’il s’agit du premier pays au monde à expérimenter la faim à cause de la crise du réchauffement de la planète.

La situation actuelle, provoquée par plusieurs années de sécheresse, fait dire au patron du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, qui s’est récemment rendu sur place que « cela ressemblait à ce que vous voyez dans un film d’horreur ».

Lire aussi : À Madagascar, un million d’habitants en proie à la famine

Une « situation très dramatique »

Vendredi, la directrice régionale du PAM pour le sud de l’Afrique, Lola Castro, qui a accompagné David Beasley dans son voyage, a évoqué une « situation très dramatique », lors d’un entretien vidéo. « Le pire est à venir », a-t-elle prédit.

« Nous avons des gens au bord de la famine et il n’y a pas de conflit. Il y a juste le changement climatique avec ses pires effets qui les affecte gravement », a-t-elle ajouté, jugeant une « action rapide plus que nécessaire » de la communauté internationale.

« Ces gens n’ont contribué en rien au changement climatique et ils en prennent l’entier fardeau à l’heure actuelle », s’est-elle insurgée, en citant David Beasley.

Lire aussi : Madagascar frappée par la sécheresse, l’Onu réclame une aide d’urgence de 76 millions de dollars

L’emprise de la famine est particulièrement importante dans le sud du pays. Il y a plus d’un mois, l’ONU avait déjà alerté sur une famine en progression mettant à risque plus d’un million de personnes.

L’île de l’océan Indien reste difficilement accessible à l’aide comme aux médias, en raison de la pandémie de Covid-19 et des restrictions qui l’accompagnent. Les agences humanitaires peinent aussi à sensibiliser sur la tragédie, alors que les fonds manquent pour apporter suffisamment d’aide.

SOURCE

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/06/27/madagascar-est-le-premier-pays-a-subir-une-famine-a-cause-du-rechauffement-climatique/

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RESTITUTION DES DEPOUILLES DE PATRICE LUMUMBA : LE GOUVERNEMENT BELGE ASSUME -T-IL SES RESPONSABILITES ?

Par Le 30/06/2022

Restitution des dépouilles de Patrice Lumumba : le gouvernement belge assume-t-il ses responsabilités ?

 

20 Juin 2022

  

Le 20 juin 2022, le Premier ministre De Croo remet la relique de Patrice Lumumba à ses proches en présence des autorités congolaises. Il s’agit d’une dent provenant du corps du Premier ministre congolais, dissous dans de l’acide sulfurique. Il a été assassiné au Katanga début 1961, moins de sept mois après l’indépendance. Le commissaire de police belge Gerard Soete, qui avait détruit le corps, a conservé une partie des restes jusqu’à sa mort pour les exhiber à son entourage comme un trophée de chasse. Ce n’est que bien plus tard que cette dent a été confisquée dans  sa succession, chez sa fille.

La question qui se pose est de savoir si la Belgique profitera de cet élan pour traiter de manière appropriée ce passé invraisemblable et le traduire en mesures à l’avenant. Car cette petite relique symbolise la façon dont nos élites ont tordu le cou à la jeune démocratie congolaise et ont fui leur responsabilité dans cette affaire pendant six décennies, malgré le corpus delicti qui se trouvait juste sous leur nez. À cette occasion, que dira le Premier ministre De Croo sur le rôle de la Belgique dans ce meurtre et sur l’impunité choquante qui règne dans cette affaire ?

Pour rappel, quelques faits marquants. La commission d’enquête parlementaire qui a étudié le rôle de la Belgique dans ce crime en 2000 et 2001 n’a reconnu que la « responsabilité morale » des autorités belges pour ce meurtre. Les faits démontrant un rôle joué par les émissaires et les ministres belges ont été, pour ainsi dire, balayés comme poussière sous le tapis par cette décision vide de sens. Le gouvernement Verhofstadt a ainsi voulu éviter toute responsabilité concrète pour un crime aux conséquences désastreuses pour le Congo et l’Afrique centrale.

 

Si les autorités belges veulent évoquer de manière crédible leur attachement aux valeurs telles que la démocratie, les droits de l’homme et la paix, elles doivent reconnaître leurs responsabilités à l’occasion de la restitution :

* Les ministres, diplomates et officiers belges ont joué un rôle décisif dans le renversement du gouvernement congolais démocratiquement élu et la liquidation du Premier ministre.

* Pendant quatre décennies, jusqu’à sa mort en 2000, Gerard Soete a montré la relique du leader congolais à son entourage et à au moins un journaliste. Même lorsque Soete en a parlé dans la presse, la commission d’enquête Lumumba, qui avait tous les pouvoirs d’un juge d’instruction, ne l’a pas dérangé.

* En 2011, la famille Lumumba a déposé une plainte contre douze Belges pour leur implication dans l’assassinat. La plainte a été déclarée recevable. Il n’y a pas de prescription, puisqu’il s’agit d’un crime de guerre dans lequel des Belges ont été impliqués. Néanmoins, le ministère de la Justice n’a jamais mené d’enquête pour retrouver les restes auprès des proches de Soete. C’est seulement en 2016 que le Parquet a effectué une perquisition au domicile de sa fille. Cette action était le résultat du travail d’investigation du journaliste Jan Antonissen et d’une plainte déposée par moi-même pour recel de restes mortels.

* On pourrait s’attendre à ce que la représentation de la décolonisation du Congo, du Rwanda et du Burundi (1958-1965) fasse l’objet d’une grande attention dans l’AfricaMuseum rénové (2018). Au cours de cette période, les colonies ont été converties en régimes néocoloniaux, avec pour références la liquidation du gouvernement Lumumba, la « révolution Hutu » au Rwanda et l’assassinat du Premier ministre burundais Rwagasore. Le résultat, cependant, est décevant. Un collage de couvertures de magazines est appliqué sur une colonne, n’évoquant qu’un chaos incompréhensible. Pas d’interprétation ni d’analyse. Sur un écran tactile, les visiteurs peuvent lire que le coup d’État de Mobutu (1965) fut « une intervention salutaire »…

* Pendant ce temps, l’enquête judiciaire s’éternise. Le procureur fédéral a déclaré en 2020 – 9 ans après le début de l’enquête – que les procès-verbaux des séances à huis clos de la Commission Lumumba n’avaient toujours pas été réclamés … par manque de personnel ! Ce n’est que cette année que les enquêteurs du Parlement ont embrayé. Pour l’instant, le Président du Parlement refuse de remettre les documents, alors qu’une modification du règlement intérieur permettrait de le faire. Entre-temps, dix des douze personnes figurant sur la liste sont déjà mortes. Veulent-ils faire traîner l’enquête jusqu’à ce que tous les accusés soient morts afin de pouvoir classer l’affaire sans suite ?

* Typique d’une certaine mentalité : à la mi-2020, le tribunal de Bruxelles a fait savoir que les proches de Lumumba pouvaient venir chercher ses restes au greffe du tribunal. Comme s’il s’agissait d’un portefeuille perdu …

* À part les quelques mètres carrés du square Lumumba, entre une station de taxis et le périphérique intérieur de Bruxelles, aucun lieu significatif de la capitale ne porte le nom du Premier ministre congolais. N’est-il pas significatif que cette modeste victoire n’ait été obtenue que grâce à des années d’efforts de la part de quelques associations belgo-congolaises ? Alors que les statues de Léopold II et les rues portant le nom de celui dont le règne de terreur a coûté des millions de vies, de même que les monuments glorifiant la colonisation en général, continuent de colorer les espaces publics, sans aucune indication interprétative ?

 

Depuis une dizaine d’années, une critique systémique du colonialisme est permise. Mais une analyse de la décolonisation et du passage à des régimes néocoloniaux dans les anciennes colonies comme la continuation de l’impérialisme par d’autres moyens est encore toujours tabou.

Comme le colonialisme, le néocolonialisme assure le flux continu de matières premières vers le marché mondial, mais cette fois avec l’aide de dirigeants africains dociles comme intermédiaires. On parle de la « malédiction des ressources naturelles » : certains pays sont trop riches pour que les puissances impériales respectent leur souveraineté. Sous le néocolonialisme, le transfert de richesses a augmenté encore plus qu’à l’époque coloniale. Ce que cela signifie pour le Congo est démontré par les confidences d’Albert Yuma, président de la Gécamines (ex-Union Minière). Il y a quelques années, il révélait dans une interview que les transferts de fonds de l’entreprise représentaient 70 % du Trésor congolais au moment de l’indépendance, mais aujourd’hui, alors que la production de cuivre a doublé entre-temps, ces transferts représentent à peine 17 % du budget de l’État. Et ce, dans un État qui n’est que l’ombre de celui qui existait il y a 60 ans ! Les bénéfices disparaissent dans les poches des grandes entreprises, des intermédiaires et des dirigeants corrompus occidentaux et chinois. (« Entretien : qui détient le cobalt de la RDC ?« , 19/4/2021, YouTube).

Un autre exemple est l’accaparement des terres. Léopold II a confisqué un nombre colossal de biens communautaires au Congo. Aujourd’hui, cela se produit à l’échelle mondiale. L’agro-industrie, des fonds d’investissement et des pays comme les États du Golfe et la Chine louent ou achètent de vastes zones de terres agricoles fertiles dans le Sud. Selon la Banque mondiale, rien qu’en 2008, 2009 et 2010, quelque 60 millions d’hectares de terres agricoles sont passés sous contrôle étranger, soit 18 fois la superficie de la Belgique. En 2015, le compteur total d’accaparement des terres a atteint 822 millions d’hectares, soit 270 fois la surface de la Belgique.

Une analyse des années de décolonisation – de la genèse du néocolonialisme – est donc essentielle. Les élites politiques ne semblent toutefois pas disposées à aller jusqu’au bout de la critique du colonialisme. Un signe révélateur est la récente interview du Premier ministre De Croo, dans laquelle il souhaite conclure la réflexion sur le passé colonial par l’expression des regrets du roi Philippe à propos de la colonisation : « Personnellement, je ne vois absolument pas comment une discussion sur les excuses peut aider les Congolais. (…) Parfois, nous devons simplement nous satisfaire du pas qui a été franchi ». (De Croo, dans ‘Ik zie niet in wat een discussie over excuses kan bijbrengen’, De Standaard, 10/6/2022). Le regret évoque l’idée d’impuissance et de passivité – comme si le régime colonial n’avait pas été délibérément établi et maintenu, en utilisant la violence, les châtiments corporels, l’apartheid et le racisme. Comme si ces crimes ne criaient pas justice.

Le bilan de 60 ans de décolonisation est terriblement négatif. Faudra-t-il encore attendre 10 ou 20 ans avant que l’évidence ne s’impose ? Une vision correcte du passé est essentielle, car ces leçons sont la boussole avec laquelle les Belges et les Congolais doivent agir aujourd’hui. La Belgique officielle doit endosser ses responsabilités. À l’heure où une commission parlementaire enquête sur le passé colonial et où l’ONU exhorte la Belgique à prendre soin d’assumer ce passé, il serait incompréhensible que le gouvernement belge présente un discours dénué de sens pour rendre les restes de Patrice Lumumba à sa famille, au Congo et à l’Afrique. Une telle occasion appelle des excuses et des conséquences financières et politiques concrètes. Simple suggestion : pourquoi ce pays ne créerait-il pas un monument ou un institut consacré aux origines du néocolonialisme, en ces sombres années  de décolonisation ?

 

Ludo De Witte est l’auteur de « L’assassinat de Lumumba » (Karthala 2000), « L’ascension de Mobutu » (Investig’Action 2017) et « Meurtre au Burundi. La Belgique et l’assassinat de Rwagasore » (Investig’Action 2021)

 

Source originale: De Morgen

Traduction du néerlandais : Anne Meert pour Investig’Action

https://www.investigaction.net/fr/restitution-des-depouilles-de-patrice-lumumba-le-gouvernement-belge-assume-t-il-ses-responsabilites/

 

Qui était Patrice Lumumba ?

CONGO

14 Janvier 2021

Thema's

COMMISSION PASSÉ COLONIAL

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Tony Busselen

Lumumba est un symbole de la lutte du peuple congolais pour l’indépendance. En Afrique, il est mis sur le même pied que tous les leaders majeurs de la lutte contre le colonialisme. Mais qui était Patrice Lumumba et pourquoi faire vivre sa mémoire est-il si important ?

Né en 1925, Patrice Lumumba commence sa carrière en tant qu’employé, puis devient journaliste. Il est ce que le colonisateur a appelé un « évolué », à savoir un Congolais qui a adopté les « manières blanches ».

60 ans après, le meurtre de Patrice Lumumba reste dans nos mémoires

En 1956, il écrit le livre « Le Congo, terre d’avenir, est-il menacé ? » On y retrouve une citation de Baudouin, alors roi de Belgique : « Les Belges et Congolais sont tous des citoyens, comme les Wallons et les Flamands et doivent vivre côte à côte, dans une ambiance de franche fraternité. » Quatre ans plus tard, sous l’influence d’autres dirigeants africains et en réponse à la réticence manifeste de l’autorité coloniale belge à reconnaître la souveraineté du peuple congolais, Patrice Lumumba se rend à l’évidence : dans un régime colonial, l’égalité entre Congolais et Belges est un leurre. Il devient un fervent défenseur de l’indépendance du Congo.

Comment la colonisation du Congo a enrichi les grands patrons belges

En réalité, la colonisation est tout le contraire de ce qu’avançait Baudouin. Dans les années 1950, au Congo, le salaire moyen d’un travailleur blanc était cinquante fois supérieur au salaire moyen d’un travailleur congolais. De 1885 à 1960, l’élite financière belge a dépouillé le Congo de ses ressources naturelles, en lui donnant bien peu en retour. À l’indépendance, le pays ne compte pas plus de 16 universitaires congolais et se retrouve avec des infrastructures largement axées sur l’exportation.

Le Congo, le cobalt et les grandes multinationales minières

Le colonialisme signe son arrêt de mort

Toujours dans les années 1950, un mouvement d’émancipation anticolonialiste balaie les colonies d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. En 1954, les communistes vietnamiens battent l’armée française. De 1954 à 1962, le peuple algérien mène une lutte de libération épuisante pour le colon français, qui se solde par la victoire algérienne. Le 1er janvier 1959, les Cubains chassent le dictateur qui dirigeait leur pays pour le compte des États-Unis. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique gagne en prestige et soutient partout les luttes pour la décolonisation.

Le gouvernement belge n'hésitera pas, un an après avoir réprimé dans le sang une révolte du peuple congolais, à faire tirer sur les travailleurs belges en lutte contre la Loi unique. En 1961, quatre manifestants sont tués. (Photo Amsab) 

Après 80 ans d’occupation, sous l’influence des luttes anticoloniales en cours ailleurs dans le monde, la résistance se met en place au Congo aussi. Le 4 janvier 1959, des milliers de Congolais descendent dans les rues de Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) pour réclamer l’indépendance de leur pays. La manifestation est un immense succès mais se termine dans un bain de sang. Cette répression est ordonnée par le gouvernement belge, qui n’hésitera pas, un an plus tard, à tirer sur des citoyens belges protestant contre la Loi unique. Au Congo, les forces de l’ordre se déchaînent deux jours durant, tuant 300 manifestants. Le système colonial signe ainsi son arrêt de mort. Les nouvelles se diffusent aux quatre coins du pays. Partout, la population congolaise boycotte l’administration coloniale et refuse de payer ses impôts. L’année 1959 est marquée par la révolte.

Discours historique

C’est dans ce contexte que la puissance coloniale belge annonce la tenue des premières élections nationales au Congo en 1960. Elles devraient être organisées dès le mois de mai et ouvrir la voie à l’indépendance. En organisant des élections à très court terme, le gouvernement catholique-libéral de Gaston Eyskens espère que ce seront avant tout des hommes politiques loyaux et dociles vis-à-vis de l’autorité coloniale qui l’emporteront. Le plan du pouvoir belge ? Garder ainsi le contrôle en pratique, en se cachant derrière une indépendance de façade. Or, les choses vont se passer tout autrement : l’alliance des partis autour de Lumumba remporte 71 des 137 sièges, ce qui lui confère la majorité au Parlement. Au Sénat, il manque deux sièges à cette même alliance pour obtenir la majorité, car 23 des 84 sénateurs n’ont pas été élus au suffrage direct. Ce sont des chefs locaux qui ont généralement bien coopéré avec l’autorité coloniale.

L’indépendance du Congo, fruit d’une longue lutte de résistance

Patrice Lumumba est contraint de former une coalition. Son rival, Joseph Kasa-Vubu, soutenu par le gouvernement belge, devient président. Lumumba prend le poste de Premier ministre. Le jour de l’indépendance, le 30 juin 1960, le roi Baudouin prononce un discours dans lequel il a fait l’éloge de « la grande œuvre » initiée par son arrière-grand-père Léopold II, ce « civilisateur ». Lumumba y répond par un discours historique, dans lequel il exprime les sentiments du peuple congolais. Il décrit le régime colonial comme un « humiliant esclavage » et rappelle le racisme et la répression brutale de toute résistance.

Lumumba destitué

L’idée d’un gouvernement congolais véritablement indépendant est intolérable pour les groupes capitalistes belges. Dans une note confidentielle de la Table ronde économique, qui réunit les plus hauts responsables politiques et économiques de Belgique, on peut lire ceci : « Une fois que le Congo aura acquis son indépendance, il sera contraint de nous demander une aide économique. Cela nous place dans une position de négociation avantageuse, tant en termes financiers que personnels. » Il s’agit donc de défendre les intérêts des groupes capitalistes belges.

Dix jours seulement après l’indépendance, le gouvernement Lumumba doit faire face à une attaque de 10 000 soldats belges dans la ville portuaire de Matadi, après que le général belge Janssens ait provoqué des émeutes dans la capitale. Le 11 juillet, la riche province du Katanga fait sécession, avec le soutien militaire belge et sous l’impulsion de l’Union Minière (aujourd’hui Umicore), une multinationale belge dont le Katanga est le fief.

« La colonisation a volé la lumière et le futur du Congo, du Rwanda et du Burundi »

Au bout de deux mois de résistance contre cette guerre de reconquête belge, le président Kasa-Vubu, poussé par ses conseillers belges, démet de ses fonctions le Premier ministre Lumumba, qui s’oppose à cette décision. Par la suite, le colonel Mobutu renversera également le président, pour le remplacer par un collège de commissaires. Mobutu, avec l’aide des États-Unis et de la Belgique, va éliminer par la voie militaire la totalité du mouvement lumumbiste puis, cinq ans plus tard, instaurer une dictature qui durera 30 ans.

Ce soutien à Mobutu permet aux États-Unis de bien s’implanter dans le centre de l’Afrique. Cette position favorable leur servira tout au long de la guerre froide pour combattre les mouvements de libération de gauche en Afrique australe et, en particulier, en Angola et en Rhodésie (aujourd’hui divisée pour former la Zambie et le Zimbabwe). Pendant les trente années que durera la dictature de Mobutu, les États-Unis feront quelque peu oublier le rôle de la Belgique en tant que véritables maîtres néocolonialistes du pays. Le Premier ministre belge chrétien-démocrate Wilfried Martens dira cependant, en mars 1981 : « J’aime ce pays, son peuple et ses dirigeants. »

Trahison et assassinat

Lumumba est assigné à résidence et s’enfuit le 27 novembre 1960 pour rejoindre Stanleyville (aujourd’hui Kisangani), à 2 300 kilomètres à l’intérieur des terres. C’est là que se trouvent les membres de l’armée nationale dont plus de la moitié est restée fidèle au gouvernement central, ainsi que la plupart des partisans du Premier ministre déchu. En chemin, il est arrêté par les soldats de Mobutu.

Mobutu décide, sur l’insistance de conseillers belges et américains, de remettre Lumumba aux dirigeants de la province sécessionniste du Katanga, pour qu’il y soit exécuté. Patrice Lumumba est ainsi assassiné le 17 janvier 1961, en présence d’officiers belges. L’implication de fonctionnaires belges, jusqu’au plus haut niveau, a été confirmée par une commission d’enquête parlementaire en 2000. Dans ses conclusions, la commission se garde bien, toutefois, de désigner des responsables directs, mais évoque plutôt une « responsabilité morale de l’État belge ». Cependant, l’enquête sur le meurtre de Patrice Lumumba révèle de nombreux noms bien connus, notamment ceux des mêmes milieux réactionnaires qui, dix ans plus tôt, avaient commandité l’assassinat du communiste belge Julien Lahaut : Pierre Wigny, Albert De Vleeschauwer et André Moyen.

Patrice Emery Lumumba et son idéal d’un Congo fort, indépendant et prospère restent aujourd’hui encore une source d’inspiration importante. Non seulement pour les Congolais eux-mêmes, mais pour tous ceux qui considèrent le droit à l’indépendance de tous les peuples comme un droit humain.

 

Extrait du discours de Patrice Lumumba le 30 juin 1960 :

« Congolais et Congolaises, Combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux, je vous salue au nom du gouvernement congolais. (...) cette indépendance du Congo, c’est par la lutte qu’elle a été conquise (...) ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force. (...) Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des “nègres”. (...) Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation ? (...) Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. »

https://www.solidaire.org/articles/qui-etait-patrice-lumumba

 

Dans Afrique

POUR L’AFRIQUE, ENTRE COMMONWEALTH OU BRICS, LE CHOIX EST VITE FAIT!

Par Le 29/06/2022

1. Pour l’Afrique entre Commonwealth ou BRICS ; le choix est vite fait ! 

Afrique

Cette semaine, l’Afrique a encore une fois marqué le coup en faisant un choix allant dans les intérêts du continent. 

Zoom Afrique en a parlé hier, le Sommet des chefs d’État du Commonwealth s’est conclu, samedi, à Kigali, au Rwanda et le Premier ministre canadien Justin Trudeau s’est tourné au ridicule en tentant absolument d’imposer le sujet de l’Ukraine aux chefs d’États africains. Mais 18 pays, surtout africains ont refusé. Mais ce n’est pas tout. Certaines absences se sont également fait remarquer reflétant la faiblesse du Commonwealth. 

Déjà, certains présidents africains, invités au Rwanda pour le Sommet se sont absentés. Filipe Nyusi du Mozambique et Yoweri Museveni de l’Ouganda notamment. Mais, également, les nouveaux membres du Commonwealth, le Togo et le Gabon, qui étaient représentés par leurs ministres des Affaires étrangères. Ali Bongo, pour sa part, a justifié son absence par « la recrudescence des cas de Covid-19 ». Quant à Faure Gnassingbé, il a simplement tweeté qu’il remerciait le Commonwealth d’avoir accepté l’adhésion de son pays. 

Du côté de l’Afrique du Sud, dont le président Cyril Ramaphosa était également attendu à Kigali, un autre sommet a eu la primauté sur le sommet du Commonwealth 2022. En effet, Cyril Ramaphosa est resté à Pretoria, d’où il a assisté aux travaux du 14e Sommet des BRICS en visioconférence. L’Inde, également membre du Commonwealth, s’est absentée pour la même raison. 

En effet, plus de 40% de la population mondiale et presque un quart du produit intérieur brut mondial, c’est ce que représentent les cinq pays qui appartiennent au BRICS formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud et se sont également réunis à Pékin cette semaine, les 23 et 24 juin pour un sommaire intitulé « dialogue de haut niveau sur le développement mondial. » 

Un groupe destiné à s’étendre encore plus parce que la Chine qui à présent occupe la présidence, travaille à une plate-forme qui implique les économies émergentes et les principaux pays en développement comme alternative au bloc occidental dirigé par les États-Unis et au nom de la coopération dans le commerce et l’économie. Certains de ces pays comme le Kazakhstan, l’Argentine, l’Iran, l’Égypte, l’Indonésie, le Nigeria, le Sénégal, les Émirats arabes unis, l’Algérie et la Thaïlande ont été invités à ce sommet comme éventuels nouveaux membres et ont assisté à la réunion des BRICS plus. 

Le G7, qui a précédé le sommet de l’OTAN prévu à Madrid les 29 et 30 juin, a servi à faire la démonstration de la compacité du camp occidental autour de la défense de l’Ukraine avec la proposition de nouvelles sanctions contre la Russie : l’arrêt des importations d’or dans les pays du G7, la seconde source de revenus pour les exportations de la Russie et la possibilité de frapper aussi le pétrole de Moscou. 

Le problème du multilatéralisme comme alternative à un ordre mondial dans lequel l’impérialisme nord-américain possède l’hégémonie était présent, par contre, dans toutes les interventions des BRICS. « Nous partageons tous une histoire commune de lutte contre l’impérialisme, le colonialisme, l’exploitation et le sous-développement, a dit le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, nous partageons tous le désir d’une meilleure représentation et de meilleures perspectives de progrès dans les institutions qui gouvernent le monde. » 

L’Afrique marque le coup, le Commonwealth qui n’a plus aucun effet sur le continent africain, ou encore les G7 qui préfèrent se centrer sur l’Ukraine au détriment de leur propre peuple, n’ont visiblement plus du tout d’impact ni aucune crédibilité à travers le monde. Seuls les Occidentaux sont encore dans l’illusion qu’ils ont encore un impact sur le reste du monde et surtout sur l’Afrique, mais de nouveau, le continent africain a encore une fois montré qu’il avait d’autres problèmes à régler plutôt que de suivre les Occidentaux dans leur délire autodestructeur. 

2. Mali : la MINUSMA mise à mal !

C’était un ballet diplomatique hier à Koulouba. Des ambassadeurs, des chargés d’affaires des ambassades ainsi que des consuls au Mali étaient les convives du chef de la diplomatie malienne pour évoquer les avancées par rapport au processus de la Transition et les négociations pour le renouvellement du mandat de la MINUSMA. 
Concernant les discussions sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA, 2e point de l’ordre du jour, le ministre DIOP a souligné avoir rappelé à ses interlocuteurs les réserves du Mali sur le projet de résolution des Nations unies, dont l’interdiction de la Force Barkhane, à l’espace aérien du pays qui est une ligne rouge. 
« D’après les échanges qui sont en cours, nous avons compris que cette disposition a été enlevée du projet de résolution. Nous pensons que ceci va dans le bon sens parce que cette disposition violerait la souveraineté de l’État malien », s’est-il réjoui. 
Quant à la question des droits de l’homme par rapport à la résolution, M. DIOP a regretté que celle-ci mette un accent trop prononcé sur ce chapitre avec un mécanisme assez lourd et de multitude de rapports. 
« Nous avons souhaité que la question des droits de l’homme soit dépolitisée et ne puisse pas être instrumentalisée pour servir d’autres agendas bien que le Mali reste un pays toujours engagé pour le respect des droits de l’homme », a rappelé le ministre DIOP tout en soulignant que la question de la référence au G5-Sahel n’a plus d’effet sur le Mali dont le retrait est effectif de cette organisation sous régionale mise en place contre le terroriste au Sahel. 
L’ambassadeur palestinien, Hadi SHEBLI, en sa qualité du doyen des diplomates, a salué l’idée de cette initiative qui a été une occasion importante, pour eux, d’apprécier les initiatives sur les deux points majeurs de la rencontre. Aussi, elle a été une opportunité pour les ambassadeurs d’exprimer leurs condoléances au peuple malien qui a été endeuillé par l’attaque de Bankass faisant 132 morts, tous des civils. 

Les premiers témoignages ont été entendus venant des Maliens vivant dans cette localité. 

Les organisations ont pu recueillir plusieurs témoignages auprès des familles des victimes. L’attaque aurait débuté le samedi 18 juin 2022 dans l’après-midi dans les villages de Diallasagou, Diamweli et Deguessagou. Les récits font état d’enlèvements et d’exécutions sommaires. Les hommes des villages ont été regroupés, sortis des villages et exécutés, leurs habitations brûlées, leurs bétails et leurs possessions dérobés. Mais tous les témoignages affirment bien une chose, c’est que c’est bien des éléments terroristes qui sont l’auteur de ce massacre, en représailles par rapport au soutien des Maliens envers les FAMA. 

La mise en avant de ce genre de massacre, systématiquement d’abord imputé aux forces armées maliennes dans les médias mainstream est tout de même déplorable. Pourtant, l’armée malienne évolue rapidement dans la lutte contre le terrorisme, mais le plus important, c’est que ce sont les Maliens eux-mêmes qui doivent s’en rendre compte dans un premier temps, et non les pays occidentaux. 

3. Drame de Melilla, un scandale de plus ! 

Vendredi 24 juin, à l’aube, environ 1 500 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont essayé de pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla, dans le nord-est du Maroc. L’ampleur de la tentative, ainsi que son caractère organisé ont pris de court la totalité des acteurs censés assurer la gestion des frontières. 

C’est au poste-frontière de Barrio Chino, au sud de la clôture que les premiers heurts ont éclaté au petit matin entre les forces de l’ordre marocaines (policiers anti-émeute et garde-frontières) et les migrants. Le bilan de la journée est lourd : 27 Africains ont trouvé la mort. 

Le chef de la Commission de l'Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a dénoncé « le traitement violent et dégradant de migrants africains » vendredi lors d'une tentative d'entrée massive dans l'enclave espagnole de Melilla, réclamant une enquête sur ce drame qui sera examiné mercredi par le Conseil de sécurité de l'ONU. « J'exprime ma profonde émotion et mon inquiétude face au traitement violent et dégradant de migrants africains cherchant à traverser une frontière internationale entre le Maroc et l'Espagne », a tweeté dimanche soir Moussa Faki. 

Le monde entier se focalise maintenant sur ce drame, alors que les Africains en général, qu'ils soient migrants ou encore étudiants, vivent des situations tout aussi désastreuses. Rappelez-vous comment les étudiants africains en Ukraine qui voulaient fuir les zones de combat ont-ils été traités à la frontière notamment avec la Pologne ? Les migrants africains qui arrivent en Libye, comment sont-ils traités ? Ce drame est bel et bien réel, et c’est clair que le caractère organisé de la situation nous laisse perplexe.  

Qui est derrière tout ceci ? Qui peut tirer un bénéfice de ce drame ? Pourquoi ne voit-on pas de tels drames dans des pays qui ont des relations étroites avec les Occidentaux ? Les médias mainstream veulent principalement montrer le caractère humiliant des Africains, comme à leur habitude. La manière dont ils sont traités, devant les caméras, ne fait aucun doute là-dessus. Car visiblement, ce ne sont que les migrants africains qui se font tuer, en toute impunité. De plus, les seuls qui s’accaparent volontiers de ce genre de drame, ce sont bien les groupes d’extrême droite dans les pays européens. 

Dernièrement, la Grande-Bretagne a décidé de renvoyer des migrants africains au Rwanda. Comment peut-on décrypter cet acte? Et les nombreux militaires que les pays européens ont envoyé dans les différents pays d’Afrique et qui sont censés barrer la route à l’immigration, jouent-ils le même rôle que Barkhane avec les terroristes ? 

En mettant ces éléments côte à côte, on se rend compte qu’il y a une focalisation sur le peuple africain, et tout le monde parle d’une enquête surtout dans les pays occidentaux qui se sont improvisés comme défenseurs des droits humains. Mais quel en est le résultat ? 

En avril 2022, le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait déjà affirmé que le monde n'accorde pas la même attention aux urgences qui touchent les personnes noires et blanches. 

"Je ne sais pas si le monde accorde vraiment la même attention aux vies noires et blanches", lâche M. Tedros lors d'une conférence de presse. 

"Je dois être franc et honnête : le monde ne traite pas la race humaine de la même manière. Certains sont plus égaux que d'autres. Et quand je dis cela, cela me fait mal. Parce que je le vois. C'est très difficile à accepter, mais c'est ce qui se passe", ajoute-t-il. 

Un policier avait dit un jour à un jeune de banlieue en France que “nous sommes là pour vous protéger” et le jeune lui a répondu : “mais qui nous protège de vous ?” 

Voilà la réalité. Mais surtout, quel organe pourrait punir les auteurs de ces inégalités mis à part un organe africain ? 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/29/684730/G%C3%A9nocide-de-Melilla----Honte-%C3%A0-l-Occident---

Dans Afrique

RECONFIGURATION DU MONDE, L’AFRIQUE COURTISEE, CONVOITEE, TIRAILLEE

Par Le 29/06/2022

Par Leslie Varenne
Arrêt sur info — 28 juin 2022

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Par Leslie Varenne – 28 juin, 2022

Ces derniers jours se sont tenus une avalanche de sommets : G7 en Bavière, BRICS à Pékin, Commonwealth à Kigali et le plus consistant d’entre tous, celui de l’OTAN s’ouvre ce 28 juin à Madrid. Le seul mantra commun à ses réunions de chefs d’Etat pourrait être « choisis ton camp camarade ». Dans ce partage du monde qui se profile entre les Etats-Unis et leurs alliés d’un côté, la Russie, la Chine de l’autre, les « non-alignés » sont particulièrement courtisés. L’Inde, le Sénégal et l’Indonésie qui ont refusé d’imposer des sanctions à la Russie ont ainsi été invités en Allemagne. Depuis les votes à l’Assemblée générale des Nations Unies sur les sanctions à l’encontre de Moscou, les Etats africains qui se sont abstenus sont aussi l’objet d’une entreprise de séduction. La guerre en Ukraine a ainsi accéléré et renforcé le mouvement de tectonique des plaques déjà en cours depuis quelques années sur le Continent. Grandes et moyennes puissances poussent leurs pions et tentent de dépecer les restes de ce qui fût nommé le « pré-carré français ». L’arrivée du Togo et du Gabon dans le Commonwealth est un épisode supplémentaire de ces luttes d’influences, qui se jouent aussi entre alliés.

Togo et Gabon embrassent la couronne d’Elisabeth II

Ainsi donc le Togo et le Gabon, deux désormais anciens bastions de la zone d’influence française ont adhéré au Commonwealth. Mais qu’est-ce qui a poussé ces deux Etats à faire allégeance à la couronne britannique, la reine Elisabeth II étant toujours la chef de cette organisation ? Qui ou quoi les a encouragés à rejoindre une alliance « néocoloniale », issue de l’empire britannique, à l’heure où le panafricanisme fait rage ? Il s’écrit ici ou là que les raisons en seraient économiques. Il n’en est rien. Ce sont surtout et avant tout des décisions politiques qui entérinent le divorce avec Paris, même si les deux pays restent membres de la francophonie. D’ailleurs les deux présidents ne s’en cachent pas. Ali Bongo a déclaré au début de l’année 2022, que son adhésion représentait un « tournant géopolitique majeur par la nécessité d’appartenir à un autre espace multiculturel dans un monde globalisé ». Faure Gnassingbé a parlé, lui, d’un renouveau « historico-politique », rien de moins. Ces deux pays rejoignent donc le monde anglo-saxon, ils rallient une alliance censée défendre, comme le prétendent ses textes, une langue, l’anglais, les « valeurs » occidentales : la démocratie, les droits de l’homme, l’état de droit.

Que ces deux pays n’aient pas connu un seul scrutin, libre, crédible, transparent, depuis les indépendances ; que les deux familles Bongo et Eyadema règnent respectivement depuis 54 et 55 ans n’a pas ému l’assemblée ni bloqué leurs entrées dans la grande famille des démocrates. (Il n’est pas certain qu’à l’avenir, le Commonwealth garantira les fauteuils de ces chefs d’Etat avec la même constance que l’a fait Paris pendant des décennies.)

Que ce sommet se tienne à Kigali au moment où Londres est accusé de sous-traiter ses migrants au Rwanda, n’a pas posé de problème de droits de l’homme.

Que ce sommet se tienne à Kigali, au moment où le Rwanda est accusé par le groupe d’experts des Nations Unies, d’attaquer et d’endeuiller une nouvelle fois la République Démocratique du Congo par l’intermédiaire du groupe armé M 23, n’a pas non plus fait ciller les participants.

Le prince Charles présent aux festivités s’est néanmoins sacrifié à la traditionnelle minute de repentance en de telles occasions. « Je ne peux décrire la profondeur de ma tristesse personnelle face à la souffrance de tant de personnes, alors que je continue à approfondir ma compréhension des effets durables de l’esclavage. » S’apitoyer sur les horreurs d’antan en restant aveugle sur celles du moment est un exercice d’un cynisme assez rare.

Mais qu’importe puisque l’enjeu est ailleurs. Le déclassement français conjugué à la politique africaine illisible de Paris suscite des appétits, il s’agit dès lors de s’implanter dans son ancienne zone d’influence. A la manœuvre du lobbying intense mené depuis quelques années déjà, le Tony Blair Institute for Global Change de plus en plus présent en Afrique francophone. Pour rappel, l’ancien président malien, Moctar Ouane, avait lui aussi fait appel à ses services pour modifier la constitution de son pays. Mais l’affaire a tourné court après « le coup dans le coup » de mai 2021. Autre artisan de ce ralliement à l’anglosphère, Paul Kagamé, un proche d’Ali Bongo et de Faure Gnassingbé.

Un président rwandais assez peu reconnaissant puisque depuis l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron, ce dernier n’a cessé de se rapprocher de cet ancien ennemi de la France et de lui faire des cadeaux. Il lui a offert sur un plateau la francophonie, en faisant élire à la tête de cette institution l’ancienne ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, en octobre 2018. (Depuis cette date d’ailleurs, l’OIF est atone, jamais elle n’a été aussi absente de tous les grands sujets.) Autre signe de l’idylle entre Paris et Kigali, un projet de coopération militaire, qui devrait être étudié dès le mois de juillet. Après deux décennies de tensions extrêmes entre les deux Etats, signer un partenariat sécuritaire avec ce pays au moment où il attaque la RDC dénote un sens du timing tout à fait singulier de la part de la diplomatie française.

Autre sommet, autre ambiance…

A l’heure où se tenait le sommet du Commonwealth, qui regroupe désormais 26 Etats et quelques deux milliards de personnes avait lieu celui des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Le président indien, Narendra Modi dont le pays appartient aux deux entités, avait fait le choix d’être présent à Pékin et de se faire représenter à Kigali, montrant ainsi ses priorités. Cette alliance qui s’était assoupie depuis l’arrivée de Jaïr Bolsonaro au Brésil, a été brusquement redynamisée par la guerre en Ukraine à l’initiative de la Chine et de la Russie. Chaque camp rassemblant ses forces, même si officiellement ce format ne se présente pas comme un bloc anti-occidental.  Les rangs de l’Afrique au sein des BRICS devraient s’étoffer puisque Pretoria devrait être rejointe par le Kenya et le Nigéria et peut-être d’autres dans un avenir pas si lointain. L’homme politique ivoirien, Ahoua Don Mello, a été désigné par l’organisation pour la représenter en Afrique de l’Ouest et centrale. Le Mali et la Centrafrique, nouveaux alliés de la Russie, seront-ils bientôt admis comme observateurs au sein de l’organisation ? Hormis l’arrivée en fanfare de nouveaux membres, ceux précitées plus l’Argentine et l’Indonésie, ce sommet n’a pas donné lieu à de grandes annonces, mais à la réaffirmation des principes :  la mise en place d’un monde multipolaire basé sur le droit international et la charte de l’ONU, les partenariats gagnants-gagnants, le respect de la souveraineté de chaque Etat. Avec les nouveaux entrants, les BRICS rassembleront la moitié de la population et du PIB mondial. Leur banque, New Development Bank, conçue comme une alternative au FMI et à la Banque Mondiale devrait donner quelques sueurs froides au dollar.

La carotte

Ceci n’a bien entendu pas échappé aux dirigeants occidentaux réunis dans les montagnes bavaroises, souriants allégrement en cette période de guerre en Europe et affichant leurs tenues décontractées. Pour rappel, lors de ces sommets, Jacques Chirac a toujours gardé la cravate refusant obstinément de se prêter à cette mise en scène infantile. Pour concurrencer le programme chinois de la route de la soie (BRI) et pour tenter de ramener dans leur camp quelques récalcitrants non-alignés, le G7 a décrété la relance de l’initiative Build Back Better World, qui doit lever 600 milliards de dollars pour des investissements à destination des pays à revenus faibles ou intermédiaires. Comme toujours avec ces effets d’annonce, rien n’est détaillé. Personne ne sait donc où, quand, comment, ces fonds seront dispensés ? Il en faudra sûrement plus pour convaincre.

Le bâton

En revanche, pour freiner la poussée de la Russie en Afrique (après le Mali et la Centrafrique, la RDC vient de relancer sa coopération militaire avec Moscou) point de monnaie sonnante et trébuchante. Les Etats-Unis ont fait le choix de la coercition. La chambre des représentants a déposé un projet de loi, le Countering Malign Russian Act. Ce projet qui ne manquera pas d’être voté par le Sénat demande au Secrétaire d’Etat américain d’élaborer une stratégie pour « contrer l’influence et les activités malveillantes du Kremlin » sur le Continent, avec à la clé, l’habituelle boîte à outils des sanctions.

Enfin, il faut attendre la fin du sommet de l’OTAN à Madrid pour savoir à quoi l’Afrique doit s’attendre dans ce basculement des plaques tectoniques. Se dirige-t-on vers une OTAN plus active et plus présente sur le Continent ? Ou carrément une OTAN africaine ? A suivre…

Leslie Varenne

Source: Iveris

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Dans Afrique

MALI/IRAN : UNE ALLIANCE "NECESSAIRE"!

Par Le 22/06/2022

Mali/Iran : une alliance qui pourrait apporter beaucoup ! 

Suite à l’attaque terroriste qui a fait 132 morts parmi les civils, respectivement à Diallassagou, Dianweli et Dégassagou, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, après avoir condamné l’acte, a décrété un deuil national de trois jours à partir de mardi 21 juin 2022. La commission de la Cedeao a également fait un communiqué pour manifester sa compassion auprès du peuple et du gouvernement de la transition. 

Les localités de Diallassagou, Dianweli, Dégassagou, situées dans le cercle de Bankass, région de Bandiagara, ont vécu un véritable cauchemar dans la nuit du 18 au 19 juin 2022. Des hommes armés appartenant aux groupes terroristes ont tué plus de 132 personnes, tous des civils, incendié des habitations et emporté beaucoup d’autres biens matériels après leur forfait. Pour donc manifester la tristesse de tout le peuple malien suite à cette tragédie humaine, le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours à partir du mardi 21 juin 2022. En effet, les drapeaux seront en berne sur tous les bâtiments et édifices publics sur toute l’étendue du territoire national pendant toute la durée du deuil. La commission de l’organisation régionale, notamment la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest, a également fait un communiqué pour condamner le crime odieux et manifester son soutien au gouvernement de transition dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Au fur et à mesure que les troupes d’occupation française se retirent du Mali, les attaques terroristes s’intensifient. D’ailleurs, suite à ce massacre, la France, qui elle-même se trouve être à l’origine du renforcement des groupes terroristes dans le Sahel, a également présenté ses condoléances aux familles des victimes et au peuple malien, tout en passant son petit message sournois se disant « gravement » préoccupé par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire au Mali, qui se traduit par une intensification des attaques contre les populations civiles ces derniers mois ». 

Vu la multiplication des attaques terroristes, au fur et à mesure que les troupes d’occupation française se retirent du Mali, il serait temps d’élargir le cercle des partenaires internationaux. Outre la Russie, qui se trouve être majoritairement occupée par le conflit en Ukraine, il est clair qu’un élargissement ne serait pas de trop. Des pays amis sont prêts pourtant à aider le Mali dans sa lutte contre l’impérialisme occidental. Une lutte qui touche une très grande partie du monde.  

Suite au massacre des 132 civils, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a exprimé sa sympathie au gouvernement et au peuple maliens suite à l’attaque terroriste qui a entraîné la mort de certains civils. 

Saïd Khatibzadeh a exprimé ses regrets pour le meurtre de dizaines de civils maliens lors de l’attaque terroriste survenue au Mali et a également fermement condamné tout acte terroriste, sympathisant avec le gouvernement, le peuple et les familles des victimes. L’Iran est toujours présent auprès des pays qui défendent bec et ongle leur souveraineté et leur intégrité territoriale. Quoi qu’il en soit, le gouvernement malien suit la voie que lui trace la population malienne et aucune autre voie.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/22/684322/Zoom-Afrique-du-22-juin-2022

 

Dans Afrique

MALI : A CHAQUE RETRAIT DE BARKHANE, UNE NOUVELLE TUERIE !

Par Le 22/06/2022

Mali : à chaque retrait de Barkhane, une tuerie à la clé ! 

Le Gouvernement de la République du Mali a le profond regret d’informer que les paisibles populations des villages de Diallassagou, Dianweli, Deguessagou et environs dans le Cercle de Bankass ont fait l’objet d’attaques terroristes lâches et barbares, dans la nuit du 18 au 19 juin 2022. 

Le bilan cumulé fait état de 132 civils froidement tués par les éléments de la Katiba du Macina de Amadou Kouffa dont plusieurs, parmi les auteurs, ont été formellement identifiés. 

En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement présente les condoléances les plus émues de la Nation aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. 

Le Gouvernement condamne avec la dernière rigueur les attaques et exactions perpétrées contre de paisibles populations et rassure que toutes les dispositions seront prises pour rechercher et traduire les auteurs de ces actes criminels devant la justice. 

Le Gouvernement appelle à la communion des cœurs et des esprits des Maliens face à cette épreuve et réitère que la sécurité et la protection des personnes et leurs biens restent sa priorité absolue. 

En conséquence, les vaillantes Forces de Défense et de Sécurité, en première ligne dans la lutte contre le terrorisme, continueront avec détermination la dynamique de recherche et de destruction des sanctuaires terroristes, dans le cadre du Plan Maliko et de l’opération Keletigui, en veillant au respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme. 

Quelques heures après le massacre de plus de 100 civils par des hommes armés terroristes à Bankass, plus précisément dans la commune de Diallassagou, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, lors de la remise des clés des tracteurs subventionnés aux producteurs agricoles hier à Samanko, s’est incliné devant la mémoire des victimes. Une occasion pour lui de rassurer que ce crime ne restera pas impuni. « Tout d’abord, nous nous inclinons devant la mémoire de nos populations qui ont été victimes de l’attaque barbare survenue dans la commune de Diallassagou. Nous promettons que cet acte barbare inqualifiable ne restera pas impuni », a-t-il déclaré, avant d’entrer dans le sujet du jour. Survenue dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 juin 2022, cette attaque se présente comme la plus désastreuse contre la population civile depuis le début de la transition. Selon des sources locales, le bilan fait état de plus de 100 morts, et des personnes enlevées. Beaucoup de biens matériels ont été également emportés par les assaillants. 

À chaque retrait de Barkhane, une nouvelle tuerie apparaît. 

Lors de son retrait de la base militaire de Gossi, la découverte de charnier, maladroitement attribué aux forces armées maliennes par les médias mainstream avait déjà mis le pays en deuil. Maintenant que Barkhane s’est retirée de Ménaka, cette nouvelle tuerie fait son apparition. Une coïncidence ? 

Quoi qu’il en soit, les Forces armées maliennes (FAMa) ont renforcé leur position dans la région de Ménaka depuis quelques jours suite à la rétrocession du camp Barkhane de la localité aux soldats maliens. 

L’autre objectif important du renforcement des positions FAMa est lié à une vaste opération des personnes et de leurs biens contre les terroristes de Daech dans la zone frontalière entre le Mali et le Niger. 

De plus, selon les médias français, de nouveaux Russes auraient posé le pied dans le nord-est du Mali. « Plusieurs dizaines » de soldats russes sont arrivés mercredi à Ménaka. Ils ont pris place sur la base militaire rétrocédée lundi à l’armée malienne par les Français. Ces derniers s’attendent à une nouvelle tentative de manipulation de l’information pour leur nuire, mais c’est une nouvelle tuerie de la part des groupes terroristes qui a eu lieu à la place. Les médias français disent donc que la base de Ménaka est de nouveau espionnée par Barkhane ? 

Avant son départ de la base avancée de Ménaka lundi, avant-dernière étape du départ de Barkhane du pays, beaucoup d’analystes s’attendaient à une nouvelle exaction de la part de Paris dans la région de Ménaka. En effet, on voyait de plus en plus que les groupes terroristes gagnaient du terrain à Ménaka et Press TV Afrique avait annoncé nouvelle tuerie, mais dans la région de Ménaka et non à Bankass. 

La base de Ménaka se situe dans la région dite des trois frontières, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, dans laquelle les militaires français se sont longtemps investis dans le renforcement des groupes terroristes comme Daech ou Al-Qaida. 

Le résultat de ce retrait se termine par l’assassinat de plus d’une centaine de civils maliens par les terroristes dans la région du centre. Une opération visiblement planifiée depuis plusieurs semaines.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/21/684268/Zoom-Afrique-du-21-juin-2022

Dans Afrique

SENEGAL : AUX 14 DE L’AN DERNIER, MACKY SALL AJOUTE 3 NOUVEAUX MORTS. L’OPPOSANT OUSMANE SONKO LANCE UN ULTIMATUM AU PRESIDENT

Par Le 18/06/2022

Violences préélectorales au Sénégal: l’opposant Sonko lance un «ultimatum» au président

Violences préélectorales au Sénégal: l’opposant Sonko lance un «ultimatum» au président

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Par AlAhed avec AFP

Le principal opposant au pouvoir sénégalais Ousmane Sonko a lancé ce qu'il a appelé un «ultimatum» au président Macky Sall, le sommant de libérer les personnalités arrêtées au cours d'une journée de heurts qui a fait trois morts selon de nouvelles informations.

La capitale Dakar et la Casamance (sud) ont été vendredi le théâtre d'affrontements quand des jeunes ont défié l'interdiction de se rassembler pour protester contre l'invalidation d'une liste nationale de candidats de l'opposition aux législatives du 31 juillet.

Les médias et l'opposition ont rapporté un troisième décès, un conducteur de taxi atteint par balle à Ziguinchor, en Casamance, alors qu'il ne prenait pas part aux heurts selon eux.

Trois figures de l'opposition, Déthié Fall, Ahmet Aidara et Mame Diarra Fame, ont été arrêtées.

Ousmane Sonko quant à lui, ainsi que le maire de Dakar Barthélémy Dias, autre ardent pourfendeur du président Sall, ont été bloqués chez eux par les forces de sécurité.

«Monsieur Macky Sall, nous vous donnons un ultimatum (intimant de) libérer tous les otages politiques qui sont entre vos mains ; au-delà, nous viendrons chercher ces otages politiques, coûte ce que cela devra coûter», a dit M. Sonko dans un message publié sur sa page Facebook dans la nuit de vendredi à samedi.

M. Sonko a accusé M. Sall d'être «un président assassin: après avoir assassiné 14 personnes lors des évènements de février-mars 2021, le voilà qui ajoute trois autres victimes à son répertoire en juin 2022», a-t-il dit, faisant référence aux émeutes qui ont secoué le Sénégal l'an dernier.

Il a une nouvelle fois dénoncé «l'obsession» qu'il prête au président de briguer un troisième mandat en 2024.

M. Sall entretient le flou sur ce sujet.

M. Sonko, troisième de la présidentielle en 2019, est lui-même candidat à celle de 2024.

M. Sonko a de nouveau martelé un discours souverainiste et africaniste et accusé M. Sall d'être à la solde d'intérêts personnels et étrangers.

Il a demandé que la France, ancienne puissance coloniale avec laquelle le Sénégal conserve des relations fortes, reste «en dehors de nos affaires».

Les différentes autorités sont restées jusqu'alors silencieuses sur les évènements.

https://french.alahednews.com.lb/44574/307

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Dans Afrique

GUINEE : HALTE AUX MULTINATIONALES !

Par Le 16/06/2022

La construction de raffineries de bauxite en Guinée oppose l’État et les compagnies minières

La Guinée héberge les premières réserves mondiales de bauxite et est le deuxième producteur de ce minerai indispensable à la production d’aluminium. Cependant, le pays ne transforme pas la matière première et ne peut donc pas profiter des bénéfices liés à cette étape de la chaîne de valeur.

En Guinée, la construction des raffineries de bauxite est en passe de devenir l’objet d’un bras de fer entre le gouvernement et les compagnies minières. Le Conseil des ministres réuni le jeudi 9 juin a en effet constaté la fin du moratoire accordé début avril aux exploitants du minerai d’aluminium par le président Mamadi Doumbouya, sans qu’aucun d’eux n’ait soumis des plans de transformation de la production dans le pays.

« En conséquence, le président de la Transition a instruit le ministre des Mines et de la Géologie de signifier aux sociétés concernées qu’à compter de la réception du courrier qui leur sera transmis, qu’elles disposent d’un délai de 10 jours, pour faire parvenir leur chronogramme », indique un communiqué du gouvernement publié le 10 juin.

Alors que la demande des autorités de Conakry ne semble pas recevoir pour le moment un écho favorable auprès des compagnies minières, aucune d’elles n’a non plus communiqué officiellement pour s’y opposer. Il faut dire que la situation est assez délicate, entre les conventions signées avec l’État guinéen qui prévoient effectivement le développement d’une industrie locale de transformation, et les contraintes réelles sur le terrain.

Construire des raffineries signifie engager des investissements de plusieurs millions de dollars dans une juridiction que de nombreux analystes considèrent « à risque ». Par ailleurs, la disponibilité de l’énergie électrique représente une autre contrainte avec laquelle les exploitants doivent composer, même si l’insuffisance du réseau national peut être surmontée grâce à la construction de centrales électriques indépendantes (solaires, hydroélectriques ou au charbon).

« Les projets de raffinerie en Guinée ne bénéficient que de leur bauxite, car tous les autres besoins en matières premières, tels que l’énergie et la soude caustique, doivent être importés », précise Anthony Everiss, consultant principal du cabinet CRU cité par Reuters.

Quoi qu’il en soit, les prochaines semaines devraient apporter davantage d’éléments dans cette affaire, car, après tout, l’État guinéen se trouve en position de force. Le pays est le 2ème producteur mondial de bauxite et le premier en termes de réserves.

Les USA préviennent des pays africains contre l’achat de céréales ukrainiennes « volées » par la Russie

N'est ce pas que cela constitue une totale ingérence dans les affaires africaines et qui semble être surtout une tentative destinée à rattraper le coup raté de l'Occident qui en inventant la bio arme Covid-19 s'attendait à ce que l'Afrique plonge, chose qui ne s'est pas produite et que maintenant espère arriver au même résultat par la guerre Russie/Ukraine interposée? 

La diplomatie américaine a envoyé des missives à 14 pays, principalement africains, pour les appeler à ne pas acheter des céréales que la Russie aurait « pillées » en Ukraine pour les vendre à son propre profit.

Les Etats-Unis ont prévenu de nombreux pays africains contre l’achat de céréales ukrainiennes qui auraient été « volées » par la Russie en Ukraine, a rapporté The New York Times, le lundi 6 juin, citant des sources diplomatiques.

Des diplomates américains ont confirmé au quotidien que le département d'État a envoyé des missives à 14 pays, principalement en Afrique du Nord et de l’Est, pour les alerter du fait que la Russie pourrait leur vendre des « céréales ukrainiennes volées ».

Plusieurs pays occidentaux ont accusé ces dernières semaines, la Russie de « voler » des céréales ukrainiennes. C’est notamment le cas du secrétaire d’État américain, Antony Blinken, qui a affirmé que « des rapports crédibles montrent que la Russie pille les céréales ukrainiennes pour les exporter à son propre profit ». Le président du Conseil européen, Charles Michel, et la ministre britannique de l'Agriculture, Victoria Prentis, ont aussi accusé Moscou des mêmes faits.

La Russie a démenti à maintes reprises ces accusations

Cité par The New York Times, Hassan Khannenje, directeur de l'Institut international d'études stratégiques HORN, un organisme de recherche basé au Kenya, a estimé qu’il est « peu probable » que de nombreux pays africains hésitent à acheter des céréales fournies par la Russie, quelle que soit leur provenance.

« Les Africains ne se soucient pas de savoir d'où ils tirent leur nourriture, et si quelqu'un veut faire la morale à ce sujet, il se trompe. Le besoin de nourriture est si grave que ce n'est pas quelque chose dont ils doivent débattre », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « si l’Occident peut fournir des alternatives, les pays africains écouteront cela. Mais faire preuve d’hystérie à ce sujet ne fera que les pousser dans les bras de la Russie ».

A l’issue de son entrevue, le vendredi 3 juin avec le président russe Vladimir Poutine, le président sénégalais, Macky Sall, qui assure la présidence de l’Union africaine (UA), avait indiqué que son homologue russe a « exprimé sa disponibilité à faciliter l’exportation des céréales ukrainiennes ».

Au début de l'entrevue, Macky Sall, qui était accompagné du chef de la Commission de l'UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a demandé à Vladimir Poutine de « prendre conscience » que l'Afrique était « victime » du conflit russo-ukrainien.

La Russie et l’Ukraine assurent 30% des exportations mondiales de blé, mais entre 20 à 25 millions de tonnes de grains restent bloquées dans les silos ukrainiens en raison du conflit.

Le programme alimentaire mondial (PAM), une agence onusienne spécialisée dans l'aide alimentaire d'urgence, avait estimé récemment que le nombre de personnes souffrant de faim aiguë allait augmenter de 33 millions pour atteindre 47 millions, en raison de la guerre en Ukraine, indiquant que les pays d'Afrique subsaharienne seront les plus touchés par les perturbations des livraisons de céréales.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/14/683904/Echo-Afrique-du-15-juin-2022

Dans Afrique

LE MALI IMPOSE SA LOI A L'OCCIDENT !

Par Le 15/06/2022

Le Mali impose ses conditions aux Occidentaux !  

Si les Occidentaux tiennent absolument à être présents au Mali, ce ne sera pas comme en terrain conquis.  

Concernant le renouvellement du mandat de la Minusma, l’une des conditions est que la mission soit centrée sur la protection des populations civiles que le Mali estime négligées actuellement par la Minusma. 

La relation entre le Mali et la Minusma présage un avenir difficile entre les deux parties. 

Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, El-Ghassim Wane, le représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali est revenu sur différents rapports de la mission onusienne qui pointent du doigt les violations des droits humains commises par les terroristes tout en accusant également les Forces armées maliennes et les soldats russes. 

Suite à la publication de ces rapports, l’organe international a montré sa disposition à vouloir se positionner derrière la politique de vengeance française. 

De son côté, le gouvernement malien de transition pose des conditions à sa future collaboration avec la Minusma. Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères, demande ainsi que le mandat de la Minusma soit axé sur la protection des civils. 

Le ministre des Affaires étrangères du Mali a déploré, dans un contexte asymétrique, l’inefficacité des Casques bleus dans leur mission de protection des civils. « Il est indispensable que le mandat de la Minusma soit centré sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire », a insisté Abdoulaye Diop. Affirmant que le mandat de la MINUSMA doit prendre en compte la montée en puissance des forces armées maliennes. Ainsi, le chef de la diplomatie malienne a souligné « la nécessité d’une meilleure coordination des actions de la Minusma avec l’état malien ». Cela, dit-il, de manière à assurer une pleine efficacité dans l’accomplissement de son futur mandat. 

Le gouvernement du Mali, a-t-il déclaré, exprime son opposition ferme à l’intervention sur son territoire de la force barkhane. « Après la décision unilatérale de retrait de celle-ci ainsi que la dénonciation par le Mali des accords de défense avec la France » a-t-il précisé. S’agissant de la CEDEAO, Abdoulaye Diop a indiqué que le gouvernement n’a jamais rompu les pourparlers avec l’organisation sous régionale. Il espère que les sanctions seront bientôt levées. Sur la question de Wagner, Abdoulaye Diop a réaffirmé que le Mali entretient un partenariat d’État à État avec la Russie. « Nous ne connaissons pas de Wagner », a-t-il rappelé. Le chef de la diplomatie malienne a indiqué qu’il est » indispensable de centrer le mandat de la MINUSMA sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ». 

La population malienne n’a pas du tout la même appréciation sur la présence de la Minusma dans leur localité. Les Maliens dénoncent constamment l’inaction de la Minusma face à des attaques terroristes et les violences contre la population. 

Les États-Unis profitent de la situation pour se lancer dans la reconquête du Mali. 

Ce mardi, le ministre des Affaires étrangères M. Abdoulaye Diop a rencontré Mme Linda à New York, l’ambassadeur représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies. Au cours de leurs échanges, ils ont discuté sur la situation actuelle du Mali. Plusieurs points ont été abordés, tels que le renouvellement du mandat de la Minusma et le processus de la transition, y compris le dialogue avec la Cedeao. 

Et en parallèle, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, chef de l’État, a accordé, ce 14 juin 2022, une audience à Roger Carstens, envoyé spécial du président américain, chargé des questions d’otages, informe la Présidence malienne. 

M. Carstens était en visite au Mali du 12 au 14 juin 2022, en vue d’échanger sur les efforts mutuels à déployer par les deux pays pour porter secours aux otages américains. Il était accompagné par l’ambassadeur des États-Unis au Mali, Dennis Hankins. « Ce fut un honneur pour moi d’être reçu par le président de la Transition pour parler des otages américains », a confié à la presse l’envoyé spécial du président Joe Biden, à sa sortie d’audience. 

Avec le chef de l’État malien, les hôtes du jour ont également eu des échanges au sujet des otages d’autres nationalités. La délégation américaine a trouvé que le président de la Transition est dans de bonnes dispositions pour aider les otages de toutes les nationalités. 

L’envoyé spécial du président américain a remercié le chef de l’État malien pour tous les efforts qu’il déploie pour la libération des otages. Pour sa part, le président de la Transition a salué l’engagement des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme. « La situation est complexe. 

Pour cela, nous devons avoir une coordination de qualité », a déclaré le président Goïta avant de poursuivre que le Mali reste totalement disponible pour soutenir tous les efforts de lutte contre le terrorisme. 

Il faut rappeler que M. Carstens est un lieutenant-colonel de l’armée à la retraite. Il a servi au sein des Forces spéciales et au 1er Bataillon des Rangers. Il est diplômé de l’Académie Militaire des États-Unis et titulaire d’un Master de l’Université américaine de Guerre navale et de l’Université St. John. 

Il faut savoir que les fameux otages américains sont des personnes qui ont été kidnappées depuis au moins 2016. Et ce n’est que maintenant en juin 2022 que le gouvernement américain prend des dispositions pour les libérer ? Les otages ne concernent pas seulement les Américains, mais également d’autres nationalités, notamment le journaliste français Olivier Dubois, dont le gouvernement français est toujours sous silence. En bref, que veut réellement Washington ? Pourquoi ces prises de contact avec les Autorités maliennes ? 

Dans un communiqué rendu public, le jeudi dernier, les États-Unis se sont prononcés sur l’annonce du calendrier de transition par les autorités maliennes. « Nous exhortons le gouvernement malien de transition à prendre des mesures durables et tangibles en vue de la tenue d’élections, y compris des critères de référence détaillés et l’adoption rapide de la loi électorale. Des processus transparents et inclusifs qui respectent les diverses perspectives et les libertés fondamentales sont essentiels pour construire une base solide pour l’avenir », indique le document. 

Les États-Unis, précise le document, réitèrent leur engagement à soutenir les processus de transition afin de favoriser un avenir de gouvernance démocratique responsable pour le peuple malien. Les États-Unis se sont aussi « félicités de l’engagement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à continuer de collaborer avec les autorités maliennes pour soutenir les initiatives visant à rétablir l’ordre constitutionnel. »

« Nous encourageons le Mali et la CEDEAO à parvenir à un accord, en particulier sur un mécanisme de suivi solide, assorti de critères de référence tangibles, pour le reste de la transition », lit-on dans le communiqué. Voici donc la vraie position des États-Unis. Mettre la pression sur le Mali en s’alignant sur la politique de la France. Les mêmes dispositions sont prises pour créer la déstabilisation au Mali.  

Des chevaux de Troie sont démasqués, ce qui montre que malgré tout, les autorités maliennes sont sur leur garde. En effet, c’est très mal qu’elle met en avant son statut d’ancienne participante du prestigieux programme YALI/Mandela Washington Fellow. 

Sadya TOURÉ une élève franc-maçon, Ambassadrice d’Orange Mali et aussi de la Campagne pour briser les barrières sur la représentation des jeunes femmes dans la Politique lancée par Democracy World Mouvement, ancienne membre du Parlement National des Enfants du Mali. 

Produit purement américain, en mission de l’Occident contre la transition malienne. 

Rappelons qu’elle a obtenu un financement, obtenu auprès de MADRE, une organisation américaine de soutien aux femmes et aux filles. Mais si les objectifs visent un succès, l’ouverture de Sadya s’est avérée plus destructrice en affichant un tableau sombre des Maliennes. 

Il est clair que derrière ce projet, se cache une ambition bien nourrie de saper les efforts des autorités pour la paix et la réconciliation. Oui, « tout enfant mérite un environnement de paix avec une éducation de qualité sans discrimination pour développer son potentiel ». Mais, le contexte ne s’y prête pas quand on sait que tout se met en place afin de finir avec le spectre de la violence, promouvoir l’autonomisation régionale. 

Sayda Touré doit comprendre que l’heure n’est point au réveil des vieux démons de la discrimination pour faire croire au monde qui veut l’entendre que certaines régions sont toujours laissées pour compte. 

Somme toute, Sadya Touré n’œuvre pas pour un Mali libre et prospère. Plutôt, elle roule pour certaines puissances qui ne sont pas prêtes à voir le Mali sortir de sa crise multidimensionnelle. 

Quoi qu’il en soit, les conditions sont imposées par le Mali. Pas de Barkhane sur le territoire malien, cela est très clair, et concernant les Américains ou encore la Minusma, s’ils veulent être présents pour aider le Mali, ce sera sous les conditions qu’imposera Bamako et rien d’autre. Le Mali a mis la France dehors, ce n’est pas pour ramener un autre colon prendre possession de son territoire.  

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/15/683924/Zoom-Afrique-du-15-juin-2022

Dans Afrique

JOURNALISTES MAROCAINS : LA NORMALISATION MEDIATIQUE AVEC ISRAËL EST UN CRIME

Par Le 15/06/2022

Journalistes marocains: « la normalisation médiatique avec Israël est un crime »

 Depuis 1 jour  14 juin 2022

Des manifestants marocains contre la normalisation avec 'Israël' (Archives)

Des manifestants marocains contre la normalisation avec 'Israël' (Archives)

 Article traduit - Maghreb - Maroc - Monde arabe

 

Rédaction du site

Des journalistes au Maroc ont affirmé, le lundi 13 juin, que la normalisation médiatique avec ‘Israël’ est un « crime contre les Palestiniens, les Marocains et l’humanité ».

Cette déclaration a été signée par des dizaines de journalistes marocains, environ deux semaines après l’annonce de l’inauguration d’un bureau d’une chaîne israélienne dans le pays.

Le communiqué dénonce l’ouverture d’un bureau de la chaîne israélienne « i24news » au Maroc et l’organisation d’une cérémonie d’ouverture, appelant à « la fermeture immédiate du bureau de la chaîne ».

Et d’ajouter:  « l’ouverture du bureau de la chaîne a provoqué les sentiments des Marocains dont le cœur est lié à la Palestine…, avant de nous provoquer en tant que journalistes partisans de la vérité ».

Fin mai dernier, la chaîne israélienne i24news a annoncé l’ouverture de deux bureaux au Maroc et organisé une cérémonie inaugurale dans le site archéologique de Chellah à Rabat.

En réaction, le gouvernement marocain a annoncé, début juin, qu’il « travaillait à mettre en œuvre tous les accords conclus avec Israël dans tous les secteurs ».

Le porte-parole du gouvernement, Mustafa Baitas, a déclaré lors d’une conférence de presse à Rabat à l’époque, que « la cérémonie d’ouverture du bureau de la chaîne israélienne (i24news) a été organisée dans le cadre de la réglementation en vigueur ».

Le 10 décembre 2020, ‘Israël’ et le Maroc ont annoncé la reprise de leurs relations. Le Maroc est devenu le quatrième pays arabe à accepter une normalisation avec l’entité sioniste, après les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan.

Des organismes et partis marocains rejettent cette normalisation.

 

Source: Traduit à partir d'AlMayadeen

    

https://french.almanar.com.lb/2353595

 

Dans Afrique

LE MALI S'OPPOSE A L'INTERVENTION DE BARKHANE SUR SON TERRITOIRE

Par Le 14/06/2022

Mali : une nouvelle Constitution anti-occupation ?

Selon un décret présidentiel publié vendredi soir, une commission chargée d’élaborer une nouvelle constitution a été mise en place. Elle a un délai maximal de deux mois pour déposer son rapport. 

Au Mali, les autorités de la transition continuent les réformes politiques engagées pour organiser les prochaines élections. Selon un décret présidentiel publié vendredi soir, une commission chargée d’élaborer une nouvelle constitution a été créée. 

« Il est créé, auprès du président de la transition, une commission de rédaction chargée d’élaborer un avant-projet de loi portant constitution de la République du Mali, dans le cadre de la refondation de l’État », peut-on lire dans le décret, dans son article 1er. « Dans le cadre de sa mission, “la commission peut faire appel à des personnes ressources. Elle consulte l’ensemble des forces vives de la Nation”, a précisé le décret. “A la fin de sa mission qui excédera pas deux mois, la commission remet au président de la transition un rapport de fin de mission et l’avant-projet de constitution.” 

Après le coup d’État de 2020 le gouvernement malien s’était engagé dans plusieurs réformes avant l’organisation d’élections. Ainsi, un référendum sur l’adoption d’une nouvelle Constitution avait déjà été prévu en 2021. 

Ce référendum devrait permettre de réviser la Constitution de 1992 dont la modification sous le mandat de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) s’était heurtée à des manifestations populaires. Alors qu’un gouvernement de transition est à la tête du pays depuis le coup d’État de 2020, les nouvelles autorités espèrent obtenir l’assentiment de la classe politique et de la population pour réformer la Constitution. 

Après l’annulation des accords de défense avec la France, beaucoup se demandent si la nouvelle constitution ne visera pas la Minusma. 

Mali : les derniers souffles de Macron ! 

À l’occasion du séjour à Paris du président sénégalais Macky Sall, le chef d’État français Emmanuel Macron a reçu son homologue à l’Élysée. Les deux dirigeants se disent très « très convergents » sur le fait que « Wagner est la garde prétorienne d’un régime qui a pour premier objectif de se protéger », a déclaré l’Élysée. 

Le président français Emmanuel Macron n’a toujours pas dit son dernier mot après son bilan militaire et diplomatique catastrophique au Mali. Suite à l’autodétermination des peuples maliens de se prendre eux-mêmes en charge et de trouver par eux-mêmes, les solutions à leurs problèmes politique et sécuritaire, les relations franco-maliennes se sont totalement dégradées. Mais, l’Élysée, encore dans la nostalgie des années impérialistes, pense encore pouvoir rattraper le coup. 

Lors d’une visite à l’Élysée, le 10 juin 2022, le président sénégalais Macky Sall a échangé avec son homologue français Emmanuel Macron sur la question du Mali. Pour Emmanuel Macron, il faut à tout prix maintenir « la pression » sur les autorités de la transition à Bamako. Car, « plus le temps passe, plus elles éliminent ses opposants et plus elles s’installent dans le confort relatif qui va avec la protection que lui apporte Wagner », a expliqué la présidence. 

Pour Emmanuel Macron qui n’a jamais digéré la rupture définitive entre Paris et Bamako, « Wagner est la garde prétorienne d’un régime qui a pour premier objectif de se protéger ». Une idée également partagée par son homologue sénégalais qui préside actuellement l’Union africaine (UA). 

Les deux chefs d’État « ont partagé leurs préoccupations sur la manière de faire de Wagner, et notamment les crimes qu’il commet » dans le pays. « Il faut que Wagner parte » du Mali, selon la présidence. 

Les intérêts de Paris au-dessus de ses convictions 

En réalité, l’intervention française au Mali qui date de 2013 et qui présente des résultats très mitigés n’a permis en rien d’éliminer la menace terroriste dans la région. Mais depuis l’arrivée au Mali de partenaires russes, Paris voyant la rupture totale entre les deux capitales, cherche par tous les moyens pour discréditer les efforts menés par l’armée malienne. 

Emmanuel Macron qui a toujours appelé les autorités actuelles par le vocable de « junte » a pourtant apporté son soutien à la succession dynastique en cours au Tchad, après la mort du président tchadien Idriss Deby, décédé dans des circonstances obscures. Au Tchad, pour servir ses intérêts militaires, Emmanuel Macron a ainsi supporté un régime qu’il pouvait appeler « illégitime », mais au Mali, il parle de « junte » et de « pouvoir autocratique » en insistant sur un transfert de pouvoir aux civils. Pourquoi le discours du colon moderne change d’un pays à un autre ? 

L’armée malienne a annoncé samedi, avoir neutralisé 18 terroristes au cours des opérations menées dans les régions de Bandiagara et Douentza, dans le centre du pays. 

Les Forces armées Maliennes (FAMa) ont ciblé samedi, avec des frappes aériennes, des refuges des terroristes dans le centre du pays. L’offensive surprise a fait une dizaine de morts, dont trois chefs actifs, dans le rang des terroristes. 

« Sur la base de renseignements, des actions aéroterrestres dans la région de Bandiagara ont fait le bilan suivant : 03 refuges terroristes démantelés, des armes, munitions et matériels de fabrication d’Engins Explosifs Improvisés (EEI) détruits, des matériels civils volés aux populations récupérées, 13 terroristes neutralisés dont 3 chefs actifs à savoir Moussa Sangaré, Alias Emerana, Younoussa Sangaré et Boubary Sangaré », indique le communiqué des FAMa. 

Dans la région de Douentza, 05 terroristes jalonnant une mission dans la zone de Serma ont été neutralisés et leurs armes et motos récupérées. « Des frappes aériennes ont ciblé le samedi 11 juin 2022, des refuges terroristes dans la région de Nara et la zone du Baoulé, dont l’exploitation est en cours dans le sud du pays », informe le communiqué. 

Selon la déclaration du chef d’état-major de l’armée malienne, « 168 terroristes neutralisés et 37 autres ont été interpellés et une quantité d’armes et de véhicules ont été saisis au cours du mois de mai 2022, dans le centre et le sud du pays ». 

En d’autres termes, Macron n’est toujours pas prêt visiblement à voir que les Fama, à eux seuls, apportent un bien meilleur bilan en quelques mois dans la lutte contre le terrorisme, qu’en 10 ans avec la présence de Barkhane et de la Minusma. Voici ce qui dérange le plus Macron et sa bande. 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/13/683818/Zoom-Afrique-du-13-juin-2022

Dans Afrique

LE BURKINA FASO A NOUVEAU ENDEUILLE PAR UNE ATTAQUE TERRORISTE QUI AURAIT FAIT AU MOINS 50 VICTIMES CIVILES

Par Le 14/06/2022

Le Burkina Faso à nouveau endeuillé par une attaque, au moins 50 morts

Le Burkina Faso à nouveau endeuillé par une attaque, au moins 50 morts

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Par AFP

Au moins cinquante civils sont morts ce week-end dans une attaque de terroristes présumés contre le village de Seytenga, dans le nord du Burkina Faso.

«L’armée a passé en revue l’ensemble des maisons et jusque-là, 50 corps ont été retrouvés», a indiqué le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo, craignant un bilan «plus lourd». Selon l’Union européenne, l’attaque «aurait fait plus d’une centaine de victimes civiles». «Des parents sont revenus à Seytenga, et ont peut-être emporté des corps», a expliqué Lionel Bilgo lors d’une conférence de presse lundi.

L’attaque a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, a précisé le porte-parole du gouvernement. Seytenga avait déjà été frappé jeudi par une attaque terroriste qui avait tué onze gendarmes. L’armée burkinabè avait annoncé avoir tué une quarantaine de djihadistes à la suite de cette attaque. Les meurtres du week-end «sont des représailles aux actions de l’armée qui ont fait des saignées» au sein des groupes djihadistes, a estimé Lionel Bilgo.  «L’armée est à l’œuvre», a-t-il assuré.

Selon des organisations humanitaires dans le nord du pays, 3 000 personnes ont été recueillies dans des villes voisines depuis dimanche après avoir fui Seytenga.

L’UE a exprimé sa condamnation, appelant à ce que «la lumière soit faite sur les circonstances de cette tuerie». «Le procédé utilisé par le groupe terroriste auteur de l’attaque, à savoir l’exécution systématique de toute personne rencontrée dans le village est effroyable», a souligné le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un communiqué.

Reprise des attaques

Il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières depuis la prise de pouvoir du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba dans un coup d’État fin janvier. Il avait alors renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, devenu largement impopulaire et accusé d’inefficacité contre l’insécurité.

Deux attaques avaient notamment marqué les esprits: la plus meurtrière de l’histoire du pays, contre le village de Solhan (nord-est) en juin 2021, qui avait tué 132 personnes selon le gouvernement et celle d’Inata (nord) en novembre 2021 où 57 gendarmes avaient été tués. Cette dernière attaque avait provoqué un électrochoc dans l’armée, qui avait pris le pouvoir quelques semaines plus tard.

Après l’arrivée au pouvoir du lieutenant-colonel Damiba, qui a voulu faire de la sécurité «sa priorité», les attaques de ces mouvements affiliés à «Al-Qaïda» et «Daech» avaient marqué le pas. Mais elles ont repris et tué près de 300 civils et militaires ces trois derniers mois.

Le nord et l’est du pays, frontaliers du Mali et du Niger sont les régions les plus touchées par la violence djihadiste. Samedi, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Pama (est) pour dénoncer «l’abandon» de cette partie du pays, «assiégée» selon eux par des groupes djihadistes depuis février dernier.

Depuis février, les antennes téléphoniques et les lignes électriques ont été sabotées par les groupes armés terroristes, qui contrôlent également les principaux axes de la zone.

Plusieurs communes du nord et de l’est telles que Djibo, Titao ou Madjoari sont placées sous blocus par des terroristes. L’armée parvient parfois à y faire parvenir des convois de ravitaillement. «Nos troupes sont à rude épreuve, mises sous pression continuellement», a reconnu Lionel Bilgo, lundi.

Depuis 2015, les attaques attribuées aux terroristes ont fait plus de 2000 morts et près de deux millions de déplacés au Burkina Faso.

https://french.alahednews.com.lb/44509/307

burkina faso attaque terroriste

Dans Afrique

MALI : BON VENT POUR BARKHANE A MENAKA

Par Le 10/06/2022

Mali : bon vent pour Barkhane à Ménaka 

Barkhane est bientôt sur le point de laisser place à l’armée malienne à Ménaka. 

Vu ce qui s’est passé à Gossi, avec la fameuse charnière soudainement découverte, que Barkhane voulait absolument attribuer à l’armée malienne, il est clair qu’il faudra certainement s’attendre à une manœuvre sournoise de la part de Barkhane à Ménaka.   

Le 19 avril dernier, l’État-major des forces armées françaises avait annoncé que la force française Barkhane venait de remettre les clés de la Base opérationnelle avancée tactique de Gossi aux Forces armées maliennes [FAMa], quelques jours seulement après avoir réalisé un état des lieux du site avec une délégation malienne. Et ce devrait être bientôt le tour de la base de Ménaka. 

En effet, le 6 juin, le colonel Tassel, l’actuel chef du groupe européen de forces spéciales « Takuba », qui relève de Barkhane, a reçu le colonel malien Bagayoko pour « l’état des lieux de la base opérationnelle de Ménaka », a indiqué l’EMA. En outre, le transfert de cette base avancée aux FAMa ne devrait plus tarder. 

Mais cette fois-ci, c’est le groupe terroriste de Daech qui a été renforcé à bloc dans les environs.  

Des combats opposent les terroristes à l’armée malienne dans le nord du pays. Qui a gagné la bataille d’Anderamboukane ? Depuis mars, les terroristes de Daech y affrontent les touaregs progouvernementaux du Mouvement du Salut de l’Azawad (MSA) et le Groupe d’autodéfense Imghad et alliés (Gatia), deux groupes bénéficiant du soutien de l’armée malienne. L’objectif est de contrôler cette localité stratégique située à 90 km de la ville malienne de Ménaka, à la frontière avec le Niger. 

Les informations en provenance de la zone sont difficiles à recouper pour savoir qui des acteurs s’est imposé ou est actuellement en position de force, comme en témoigne la confusion qui règne après l’offensive lancée en fin de semaine par la coalition pro-Bamako. Ces affrontements se seraient soldés par une victoire de cette coalition, assurent ses responsables. Mais des sources locales, généralement bien informées, contestent et assurent que Daech est loin d’avoir été battu et qu’il contrôlerait encore la localité. 

Durant cette période, la Division des droits de l’Homme de la Minusma a noté une dégradation de la situation sécuritaire dans les régions de Gao et de Ménaka « en raison d’affrontements armés entre les éléments du MSA, du GATIA et ceux de Daech ou d’attaques contre les populations civiles dans plusieurs cercles d’Andéramboukane. 

Une source proche des groupes d’autodéfense soutient que ces nombreux incidents sécuritaires sont le fruit de la volonté du groupe terroriste de Daech qui bénéficie du renforcement et de l’aide logistique de Barkhane pour mettre la main sur Ménaka au moment de leur départ. 

Pour rappel, la France s’est littéralement fait mettre à la porte du Mali, car le pays ne pouvait plus voir un seul soldat français, considéré comme des occupants, se promener sur son territoire. De plus, le fait que le Mali s’est tourné vers d’autres partenaires avec, entre autres, la Russie a également changé la donne. L’armée nationale malienne s’est renforcée et s’est lancée dans la lutte contre le terrorisme tout en apportant des résultats très positifs au grand dam de Paris. 

La success-story de l’Afrique de l’Ouest française a donc pris fin.  

Bien que Paris ait réussi de s’incruster dans la région ces dernières années, cela n’a donné aucune raison au peuple ou au gouvernement malien de soutenir les actions françaises. 

Alors que la France s’impliquait davantage dans la vie des Maliens, la population de tout le pays, du nord au sud, les détestait et les rejetait. 

L’avènement de la Russie sur cette scène complexe a permis à Bamako de rompre nettement avec sa dépendance vis-à-vis de la France et de ses alliés occidentaux de l’OTAN. 

Avant même que la France ne mette officiellement fin à sa présence dans le pays, des armes et des techniciens militaires russes débarquaient à Bamako. Les hélicoptères d’attaque, les systèmes radars mobiles et d’autres technologies militaires russes ont rapidement remplacé les armes françaises. 

La Russie ne peut pas se permettre de perdre un ami aussi précieux que le Mali, en cette période critique de sanctions et d’isolement imposés par l’Occident. Cela peut impliquer que le Mali continuera d’être le théâtre d’une guerre froide géopolitique qui pourrait durer des années. 

Mais le vainqueur de cette guerre reste tout de même le peuple malien. 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/09/683598/Mali--bon-vent-pour-Barkhane-%C3%A0-M%C3%A9naka%C2%A0

Dans Afrique

L'AFRIQUE DE L'EST ET LA CHINE BLOQUENT L'EXPANSION DES USA DANS LA REGION ?

Par Le 08/06/2022

L’Afrique de l’Est et Pékin bloquent l’expansion des USA dans la région ? 

Depuis l’offensive annoncée par Washington en Afrique de l’Est, particulièrement en Somalie, les pays de l’Afrique de l’Est et la Chine s’activent pour faire barrage aux États-Unis. 

La Chine rompt avec sa sacro-sainte politique de non-ingérence en parrainant une conférence pour la paix dans la Corne de l’Afrique, prévue du 20 au 22 juin à Addis Abeba. Un tournant majeur, motivé par les intérêts de Pékin dans cette région, où la Chine a installé sa première base militaire à l’étranger, à Djibouti. 

Le géant asiatique, qui déverse chaque année des milliards de dollars sur le continent africain pour financer des projets d’infrastructures, tout en assurant que son influence se limite à la sphère économique, a confirmé le parrainage d’une conférence pour la paix dans la Corne de l’Afrique. 

La conférence, qui vise à réduire les tensions dans cette région en proie à des crises politiques, sécuritaires et humanitaires complexes et interdépendantes, sera organisée dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba. Elle devrait enregistrer la participation de l’ensemble des pays de la région. 

L’agence de presse soudanaise officielle Suna a annoncé, de son côté, que l'ambassadeur de Chine à Khartoum a invité le Soudan à y participer lors d’une rencontre avec le sous-secrétaire par intérim du ministère des Affaires étrangères, Nadir Yousif Al-Tayeb. Suna a également indiqué que d’autres États de la région ont été invités à prendre part à cette conférence, ainsi que le commissaire de l'Union africaine (UA) et le secrétaire exécutif de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), un bloc régional regroupant sept pays d’Afrique de l’Est (Djibouti, Éthiopie, Kenya, Somalie, Soudan, Soudan du Sud et Ouganda). 

Une première dans l’histoire de la diplomatie chinoise 

La conférence pour la paix dans la Corne de l’Afrique, qui se tiendra au siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, un bâtiment conçu, financé et construit par la Chine, constitue une première dans l’histoire de la diplomatie chinoise. Pékin avait jusque-là fustigé l’ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures des pays de la Corne de l'Afrique, qui, selon elle, « sont capables de résoudre leurs problèmes sans ingérence extérieure ». 

Certains experts pensent que ce changement de stratégie est essentiellement motivé par l’influence économique croissante de la Chine dans la région. 

La Chine dispose d’importants intérêts économiques dans la Corne de l’Afrique. Cette région est en effet une destination majeure des prêts décaissés par Pékin dans le cadre de son initiative « les nouvelles routes de la Soie » pour financer des ports, des chemins de fer, des barrages et des autoroutes, notamment au Kenya, en Ethiopie et au Soudan. 

La Chine a ainsi financé à hauteur de 4,5 milliards de dollars une liaison ferroviaire entre l'Éthiopie et Djibouti, pays où elle a établi sa première base militaire à l'étranger. 

Des entreprises chinoises de BTP sont également impliquées dans la construction du barrage de la Grande Renaissance, sur le cours du Nil bleu, en Ethiopie, un projet qui suscite des tensions avec les pays situés en aval (Soudan et Egypte) craignant une diminution des débits d'eau et des apports de limon. 

Les groupes chinois sont également en train de réaliser une percée en Erythrée, qui a rejoint l’initiative des nouvelles routes de la Soie en novembre dernier pour assurer le financement de ses nouveaux projets portuaires et ferroviaires. 

Ces intérêts économiques sont cependant de plus en plus menacés par la multiplication de conflits et des crises dans la région, parmi lesquelles les troubles politiques consécutifs au coup d’État d’octobre dernier au Soudan, le conflit opposant le gouvernement fédéral éthiopien aux rebelles du TPLF dans la région du Tigré ou le regain d’activisme du groupe terroriste al-Shebab en Somalie et au Kenya. Des troubles qui portent justement la signature de Washington. Pour rappel, les troubles provoqués par les groupes rebelles en Éthiopie dans la région du Tigré, se sont vus signer un pacte d’alliance à Washington pour renverser le gouvernement éthiopien. 

Essayer la voie asiatique après l’échec de la voie occidentale 

La Chine avait évoqué pour la première fois la tenue d’une conférence pour la paix dans la Corne de l’Afrique en février dernier, dans le sillage de la nomination du diplomate Xue Bing au poste d’envoyé spécial pour la région. Cet ancien ambassadeur de Chine en Papouasie-Nouvelle-Guinée a mené, ces dernières semaines, un intense ballet diplomatique qui l’a conduit au Kenya, en Érythrée, en Éthiopie, en Ouganda, au Soudan du Sud, à Djibouti et en Somalie pour tenter de rapprocher des points de vue parfois diamétralement opposés. 

Avec l’offensive des États-Unis en Afrique de l’Est, il est clair que les pays de cette région doivent prendre les dispositions nécessaires pour empêcher Washington de prendre les rênes de la zone.  

Les départements d'État américains ont annoncé que l'ambassadeur Mike Hammer succédera à l'ambassadeur sortant David Satterfield en tant qu'envoyé spécial pour la Corne de l'Afrique. 

L'ambassadeur Mike est le troisième envoyé américain à être nommé pour servir l'administration du président Joe Biden pour la Corne de l'Afrique, en remplacement de l'ambassadeur sortant David Satterfield qui a été nommé en janvier de cette année. Il a été nommé après que son prédécesseur Jeffrey Feltman ait quitté moins d'un an son poste suite aux nombreux échecs de la politique américaine dans la région.  

"Je suis reconnaissant à l'ambassadeur Satterfield pour l'expérience et la détermination qu'il a apportées à ce rôle, et j'attends avec impatience l'énergie et la vision que l'ambassadeur Hammer prêtera désormais à nos efforts dans la Corne de l'Afrique", a déclaré un communiqué attribué à Antony Blinken, secrétaire d'État américain. 

Blinken a ajouté que la nomination de l'ambassadeur Mike "souligne notre engagement constant envers les efforts diplomatiques dans la région, le plus urgent à l'appui d'un processus politique inclusif vers la paix, la sécurité commune et la prospérité pour tous en Éthiopie. Cette administration reste fermement concentrée sur une cessation des hostilités, un accès humanitaire sans entrave, des enquêtes transparentes sur les violations et les atteintes aux droits humains par tous les acteurs, et une résolution négociée du conflit. L’Éthiopie et l’Érythrée font donc partie des cibles urgentes de Washington. La conférence de paix, parrainée par la Chine, se déroulera donc en Éthiopie, ce qui n’est pas non plus anodin, vu la politique féroce qu’a adoptée Addis-Abeba contre Washington et ses alliés. 

Mais pour les États-Unis, ce sera de nouveau un échec. Ce n’est pas pour rien que les précédents envoyés spéciaux américains pour la Corne de l’Afrique ont dû quitter leur poste prématurément.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/08/683521/Afrique--P%C3%A9kin-bloque-l-expansion-US

Dans Afrique

NOUVELLES INTERFERENCES ETASUNIENNES SUR LE CONTINENT AFRICAIN

Par Le 05/06/2022

Nouvelles interférences étasuniennes sur le continent africain

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 04 juin 2022

Observateur continental

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Les USA examinent une loi visant à contrecarrer la présence russe en Afrique, mais également à punir les gouvernements et acteurs africains qui seraient favorables à cette présence. Cette éventuelle démarche met en exergue une fois de plus la mentalité purement néocoloniale si propre à l’establishment étasunien, et occidentalo-atlantiste de manière générale.

Les Etats-Unis préparent une loi pour sanctionner les «amis» de Poutine en Afrique, écrivait récemment l’agence d’information économique africaine L’Agence Ecofin. Comme rappelé, le Sénat US vient d’entamer l’examen du projet de loi relatif à la lutte contre les activités «malveillantes» de la Russie en Afrique, un texte adopté par la Chambre des représentants le 27 avril dernier et qui définit ces activités comme étant celles qui «sapent les objectifs et les intérêts des Etats-Unis».

Rien qu’à lire ces lignes, il est assez facile de comprendre une fois de plus une approche ouvertement extraterritoriale étasunienne vis-à-vis d’Etats souverains, en l’occurrence ici africains, avec d’autant plus une mentalité propre à l’ère unipolaire à laquelle Washington continue de faire référence, faisant le pur négationnisme de la réalité multipolaire qui pourtant s’est bel et bien imposée depuis les dernières années.

D’autre part, ce qui est intéressant à noter est que si ledit projet de loi sera finalement appliqué – il ne visera pas seulement la Russie, ainsi que d’éventuels citoyens ou entreprises russes travaillant dans les pays africains, mais également nombre de dirigeants d’Afrique eux-mêmes, et très certainement aussi tous les acteurs panafricanistes qui soutiennent et approuvent le développement de l’interaction russo-africaine.

A cet effet, ce qu’il faudrait rappeler aux cowboys washingtoniens, c’est qu’au-delà du fait que l’Afrique ne leur appartient pas, cette mesure à terme risque de créer d’énormes défis pour les Etasuniens eux-mêmes. Car l’application d’une telle loi pourra très rapidement non seulement attaquer les chefs d’Etat et de gouvernement africains, mais aussi les principaux représentants de la société civile, et avec cela des milliers et des millions de citoyens africains. Des citoyens africains déjà pour très nombreux d’entre eux hostiles à la politique occidentale vis-à-vis de leurs pays et de leur continent, et plus généralement sur la scène internationale.

Dans cette situation, deux orientations semblent assez évidentes dans les motivations étasuniennes. Car au-delà de vouloir tenter de limiter la contagion des développements des relations entre la Russie et l’Afrique, et la montée en puissance évidente des sentiments pro-russes, Washington veut aussi tout simplement punir les Etats du continent pour leur non-obéissance dans les événements récents. Y compris, comme le pensent les experts du continent – pour punir les nombreux Etats africains qui ne se sont pas joints à la coalition antirusse tellement souhaitée et promue par Washington et ses sous-traitants dans le cadre du conflit en Ukraine.

Après visiblement l’échec de tenter à surfer efficacement sur la vague panafricaniste hostile à la Françafrique, confirmant une fois de plus qui est le suzerain et qui le vassal dans la relation Washington-Paris, l’establishment étasunien pense désormais que seules de nouvelles menaces, pressions, sanctions et intimidations peuvent éventuellement l’aider à limiter les dégâts face à une Afrique de plus en plus décomplexée vis-à-vis de l’Occident collectif, et désireuse de devenir un bloc puissant dans le cadre du système multipolaire contemporain. Avec d’autant plus une perspective fort probable d’un monde multipolaire post-occidental.

Encore une fois – les élites occidentales jouent avec le feu. Un feu d’ailleurs qui les brûle déjà activement et douloureusement. Incapables de se défaire d’une mentalité extrêmement arrogante d’un autre âge, et de s’excuser pour les innombrables crimes commis à l’encontre des Africains, dans les cas des USA et de leurs sbires – de la traite esclavagiste jusqu’aux assassinats barbares de grands leaders africains comme Patrice Lumumba ou Mouammar Kadhafi – les Occidentaux ne font que se signer soi-même la peine de mort.

D’un autre côté, pourquoi effectivement empêcher un organisme à l’agonie accélérer sa propre chute? Ce qui est sûr c’est qu’après le nombre innombrable de drapeaux français brûlés à divers endroits de l’Afrique, le drapeau étasunien risque rapidement de rattraper ce nombre. Et pourquoi pas le dépasser?

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/nouvelles-interferences-etasuniennes-sur-le-continent-africain/5668703

Dans Afrique

SOUTIEN MAURITANIEN AU MALI. BAMAKO CONTRE LES USA

Par Le 04/06/2022

 Le soutien de la Mauritanie envers le Mali !

La République sœur de la Mauritanie s’est engagée devant une délégation onusienne à sanctionner les ennemis de la paix au Mali. Elle prévoit, entre autres, l’interdiction de voyages et le gel des avoirs de toutes personnes ou entités menaçant la paix et le retour de la stabilité au Mali, conformément aux dispositions du conseil de sécurité. 

Pour veiller à l’application de la décision 2374/2017 du Conseil de sécurité des Nations Unies, relative à l’interdiction de voyages et le gel des avoirs des personnes ou entités menaçant la paix au Mali, une délégation onusienne s’est entretenue, lundi 30 mai 2022, avec le ministre mauritanien de la Défense, Hanena Ould Sidi. Lors de cette rencontre, les deux parties ont échangé entre autres sécuritaires sur les frontières avec le Mali, la situation des réfugiés sur le territoire mauritanien et l’activité des réseaux de trafic et du crime organisé. 

Concernant les mesures de sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies dans la décision 2374/2017, le ministre mauritanien en charge de la Défense, Hanena Ould Sidi, a réaffirmé, devant la délégation onusienne, la détermination de son pays à adopter des sanctions contre toutes les personnes qui menacent la paix et la stabilité au Mali, conformément à la volonté de la décision 2374/2017 du Conseil de sécurité. Cette disposition prévoit non seulement l’interdiction de voyages à toutes les personnes ou entités qui menacent la paix, mais aussi elle autorise le gel de leurs avoirs en dehors du sol malien. Une mesure forte qui contribuera sans nul doute à lutter efficacement contre l’insécurité dans tout l’espace sahélien. Le terrorisme n’ayant pas de frontière, beaucoup d’hommes armés se cachent très souvent dans un pays hors de leur cible pour commanditer ou mener des attaques. C’est dans ce cadre que le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté ces dispositions pour réduire au mieux la marge de manœuvre des groupes armés terroristes. 
Les voisins du Mali doivent impérativement montrer leur soutien envers le peuple malien et son gouvernement, car le Mali est devenu le rempart contre l’impérialisme et ce pays montre qu’au plus les pays d’Afrique se soudent et au moins les Occidentaux ont de l’emprise sur l’Afrique. 

Mali : Bamako contre les USA !

L’affaire de l’aéronef avait contribué à crisper les relations déjà tendues entre le Mali, la France et alliés. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a effectué, entre août et septembre 2021, plusieurs déplacements aux États-Unis pour tenter de comprendre les raisons du blocage de cet appareil volant. Mais Bamako, depuis le mardi 31 mai 2022, a enfin accueilli le CASA C-295, selon un communiqué de l’Armée malienne. 

« L’avion de transport militaire FAMa, longtemps bloqué à l’usine en Espagne, vient enfin d’atterrir à l’aéroport international de Bamako-Sénou, le mardi 31 mai 2022 aux environs de 19h45mn », a fait savoir un communiqué de l’Armée qui promet plus de détails dans les jours à venir. 

Le CASA C-295 a été acheté par l’État du Mali sur fonds propres chez le constructeur européen Airbus et stationné en Espagne, car n’ayant pas reçu de transpondeur, un appareil de guidage dont la licence est américaine. Depuis, Washington a motivé son refus de délivrer l’objet de complément par un soupçon d’utilisation « d’enfants soldats » au sein des groupes armés pro-gouvernementaux et a exigé que le GATIA, groupe armé indexé, signe l’acte d’engagement de ne pas recourir aux enfants soldats. 

Dans une interview sur la question, le ministre Abdoulaye Diop a déclaré que « l’État malien n’est pas responsable des activités des groupes armés ». 

En attendant sa réception officielle, l’atterrissage de cet aéronef destiné à des fins civiles sur le tarmac de Bamako-sénou est perçu par bon nombre de personnes comme une victoire des autorités maliennes de Koulouba, car, le ministre Diop a souligné à maintes reprises, que derrière le blocage de cet appareil, il y avait une volonté étrangère d’empêcher les forces armées maliennes de s’équiper de façon adéquate. 

Suite au rapport fallacieux de la Minusma, les autorités de Bamako ont également répondu. 

Le Mali a nié les allégations d’un rapport de l’ONU selon lesquelles son armée nationale (Fama) aurait commis des violations des droits humains. 

Un rapport de la mission de l’ONU dans le pays, la Minusma, publié , a mis en évidence des violations flagrantes des droits de l’homme par l’armée malienne entre janvier et mars de cette année. 

Il a attribué à Fama une « augmentation exponentielle » des abus, y compris des exécutions sommaires et des disparitions forcées, dans son rapport trimestriel du 26 mai. 

Mercredi, le ministère des Affaires étrangères du Mali a publié une note de service offrant des réfutations détaillées à diverses parties du rapport de l’ONU. 

« Ces allégations sont très souvent fastidieuses, non recoupées, rapportées de manière non contradictoire et ne sont étayées par aucune preuve tangible », a-t-il déclaré. 

Le ministère a déclaré que les allégations visaient à « ternir l’image des [forces de défense et de sécurité] et à les discréditer auprès de la population et de la communauté internationale ». 

Le Mali est en désaccord avec les agences de défense des droits à cause des rapports croissants de prétendu abus commis par Fama et des soldats russes. 

Des centaines de civils auraient été tués dans les opérations anti-terroristes conjointes Fama-Russie qui ont débuté en décembre dernier. Alors que ce n’étaient pas des civils qui ont été tués, mais bien des terroristes. 

L’opération anti-terroriste des Fama continue. 

L’armée a annoncé avoir neutralisé 31 “terroristes” dont des responsables recherchés, notamment Abou Yahya Salahine, adjoint de l’émir de la Katibat, ainsi que le chef de base dans le secteur de Niaki, dans une frappe contre un camp terroriste située à 3 km à l’Ouest du village de Serma dans la commune de Boni région de Douentza. 

« Les FAMa ont réagi dans les actions aéroterrestres à une embuscade complexe sur l’axe Gossi – Gao cet après-midi avec un bilan provisoire de deux morts et 9 blessés côté FAMa, avec 2 véhicules détruits par des engins explosifs improvisés et du côté ennemis 7 terroristes neutralisés », a annoncé le colonel Mariam Sagara directrice adjointe de la Direction de l’information et de Relations Publiques de Armées. 

Et d’ajouter :« Sur la base de renseignements précis reçus, les forces aériennes FAMa ont mené, dans la matinée du 27 mai 2022 aux environs de 6 heures, une frappe contre une base terroriste située à 03 km à l’Ouest du village de Serma, commune de Boni, région de Douentza. Le bilan de cette frappe fait état de 31 terroristes neutralisés dont des responsables recherchés ». 

Colonel Mariam Sagara Directrice adjointe de l’Information et des relations publiques des armées a expliqué que « les terroristes dans de multiples actions désespérées ont ciblé les populations civiles comme suit : Massacre des chevaux des paysans dans le cercle de Djenné, abus et menaces constatés sur les populations à Youwarou et à Tara, restrictions des mouvements des moyens de transport sur le tronçon de Douentza-Boni, abus sur les forains dans la foire d’Isseye dans le cercle Mondoro ». 

Elle affirme, en outre, que « les priorités opérationnelles ont porté sur les actions de sécurisation des populations et de ravitaillements des emprises FAMa ». 

Ce sont donc les groupes armés qui s’attaquent aux civils et non l’armée malienne. Quoi qu’il en soit, et peu importe les rapports établis par l’ONU concernant des prétendues exécutions de civils par les FAMA, la population malienne ne croit plus en des instances étrangères, qui n’appliquent que la politique de deux poids deux mesures concernant les pays africains qui se soulèvent et qui font face à l’impérialisme. Personne n’est plus dupe.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/03/683230/Zoom-Afrique-du-3-juin-2022

Dans Afrique

MALI, UN AN DE TRANSITION, LE PAYS EST RESPECTE !

Par Le 30/05/2022

 Mali : un an de la Transition, le pays est respecté !

Il y a un an, la transition malienne prenait un nouvel envol avec le début de la présidence de Assimi Goïta. En effet, suite à un remaniement ministériel mouvementé, le colonel Goïta, alors Vice-président et ses compagnons ont décidé mettre fin à la présidence controversée de Bah N’Daw, le 24 mai 2021. Dès lors une nouvelle page s’ouvre pour le Mali et pour la transition avec l’arrivée à la Primature de Choguel Maïga, président du MPR et premier responsable du M5, un mouvement qui était au-devant de l’insurrection populaire contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Après, la prestation de serment de Assimi Goïta et la formation d’un nouveau gouvernement des balises ont été posées dans certains domaines clés : l’équipement de l’armée, la lutte contre la corruption et la délinquance financière, la restauration de la souveraineté du pays et la relance de l’économie et de l’agriculture à travers la filière coton. Un an après, qu’est-ce qui a été fait après la rectification de la trajectoire de la transition malgré l’embargo qui frappe le Mali ? 

Les impacts de la « Rectification » se font surtout sentir dans le domaine de la défense et de la sécurité. Dans ce domaine, les autorités se sont fixé pour objectifs fondamentaux la reconquête du territoire national avec l’intensification des opérations militaires. L’équipement de l’armée par la diversification du partenariat entre le Mali et d’autres pays, particulièrement la Russie, le recrutement massif au sein des différents corps, l’amélioration des conditions des hommes… ce sont là, entre autres, priorités des nouvelles autorités. Objectifs : reconquérir le territoire national et sécuriser les populations. 

Aussi, par conformément au premier axe du PAG (Programme d’action gouvernemental), à savoir le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, l’armée a adopté une position plus offensive et s’est efforcée de combler le vide sécuritaire laissé éventuellement avec la présence de départ de Barkhane et Cie. Le renforcement des capacités des FAMA s’est poursuivi, notamment avec « le recrutement de 6 000 éléments, l’acquisition de 9 aéronefs, la réalisation de 11 500 patrouilles de sécurité, la construction et l’opérationnalisation de 43 postes de sécurité,  41 Postes de sécurité à Bamako, I Poste de sécurité de Koulikoro – Tanabougou), et la construction de 26 unités de sécurité ont été effectuées. Ce n’est pas tout, il faudrait aussi capitaliser le renforcement des effectifs des forces paramilitaires avec le recrutement de 4 250 agents (3 250 au compte de la Police nationale et 1 000 pour la Protection civile), et l’acquisition de 52 ambulances type Véhicule de secours et d’assistance aux Asphyxiés et Blessés (VSAB) et d’autres matériels et équipements majeurs pour les forces de défense et de sécurité. Nous enregistrons également des actions de renforcement du cursus de formation à savoir, l’ouverture de l’École de Guerre du Mali (EGM) et la réouverture de l’École Militaire d’Administration le 1 er octobre 2021, après deux ans de fermeture. 

S’y ajoutent le désarmement et le recrutement spécial de 2 481 ex-combattants issus des Groupes d’autodéfense. 

Dernièrement, une offensive réussie de l’armée malienne a permis de neutraliser plus d’une dizaine de terroristes. Rassemblés dans une forêt près de Boni, les groupes de terroristes de la Katiba du Serma appuyés par des éléments de la Katiba du Macina et de Ansarul du Burkina voisin ont été bombardés par l’armée de l’air selon plusieurs sources concordantes. Selon des informations de sources locales, ces éléments terroristes qui avaient occupé tous les points stratégiques menant à la ville de   Boni   avaient fait retourner tous les véhicules de transport qui passent par Douentza. Il nous revient que les FAMa ont frappé un attroupement des terroristes autour de leurs véhicules et autres armes de guerre   au niveau de la forêt Niarangou. 

Au nom de la souveraineté du Mali, le colonel Assimi Goïta et son gouvernement ont posé plusieurs actes forts dont, entre autres, l’adoption d’une nouvelle politique basée sur le respect du Mali et de sa souveraineté. Cette politique a, entre autres, conduit au retrait des forces françaises, à la rupture des accords de défense avec Paris, à la suspension de médias propagandistes français (RFI et France 24), à l’expulsion du Représentant spécial de la CEDEAO au Mali, de l’ambassadeur de France au Mali, à l’interdiction faite au contingent danois de la force Takuba d’opérer dans le pays, le retrait du Mali du G5-”France-Sahel”… Ce sont là, autant d’actes forts et de décisions qui ont marqué les esprits et bouleversé les rapports entre le Mali et certains pays comme la France. Des actes forts appréciés au Mali et à travers le monde. Le Mali se fait désormais respecter ! 

Avec la Cedeao, la situation est tout autant tendue avec la décision de l’organisation sous régionale d’imposer le 9 janvier 2022 des sanctions économiques et financières au Mali. Lequel n’a pas tardé à répliquer par la suspension des relations diplomatiques, fermeture d’ambassades, suspension des transactions commerciales avec les pays membres (Cedeao), fermeture des frontières terrestres et aériennes. 

Les autorités maliennes ont continué avec cette politique de fermeté avec la décision, le dimanche 15 mai 2022, du retrait du Mali de tous les organes et instances du G5-Sahel, y compris la Force conjointe… Cette décision intervient après celle du retrait le 17 février 2022, des forces Barkhane et Takuba du territoire malien. 

Ce sont ces actes forts qui ont permis au Mali de se reconstruire comme il se doit. Depuis un an, ce sont plus d’une centaine de milliers de Maliens déplacés qui avaient fui leurs villes et villages à cause des terroristes et de Barkhane, qui ont regagné leur domicile. Avec tout ça, les résultats sont bien là, et peu importe les réflexions déplacées et les nombreuses tentatives de sabotage provenant de la France ou de ses alliés, le Mali est devenu un rempart de taille face au néocolonialisme et les autres pays d’Afrique vont suivre le mouvement. Dernièrement, en Afrique du Sud, une grande manifestation a encore eu lieu devant l’ambassade de France à Pretoria pour condamner la présence et l’ingérence française sur le continent africain. 

L’embrasement ne fait que commencer. Et si la France continue de faire la politique de l’autruche, elle ne fait que se ridiculiser à travers le monde. 

Tchad : la nouvelle base arrière de la France ? 

La répression, au Tchad et les nombreuses actions de la France sur ses anciennes colonies visent prioritairement à favoriser entre autres l'essor de son économie. Mais s’étant fait littéralement éjecter du Mali et de la Centrafrique, la France continue ses tentatives de déstabilisation de certains pays, mais cette fois-ci depuis le Tchad. 

Selon certaines sources d’information, une filiale historique d'une entreprise publique française a cartographié une partie du Cameroun à l'insu des Camerounais depuis le Tchad. Ce qui voudrait dire que le Cameroun se trouve être la cible directe de Paris ? Dernièrement, le Cameroun a recruté plus de 10 000 nouveaux soldats dans l’armée nationale, est-ce une manœuvre d’anticipation a une guerre contre le Cameroun depuis le Tchad ? 

C’est une tendance de fond géopolitique qui est à peine traitée par les médias français dominants, sauf quand il s’agit de faire dans du complotisme et de pointer du doigt les manœuvres de déstabilisation de la Russie. Un vent de révolte contre la France souffle dans l’ancien pré carré colonial et postcolonial. 

Dans les pays du Sahel comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger, où la lutte contre le terrorisme pilotée par Paris ne règle rien, mais semble aggraver les problèmes. Le Tchad, cœur militaire d’un Empire en décomposition suite aux nombreuses ingérences de l’Élysée où de puissantes manifestations contre l’action de l’ancienne puissance coloniale ont eu lieu ces derniers jours. 

On se demande forcément jusqu’à quel point la France est impliquée pour être regardée par la rue tchadienne comme un acteur de politique intérieure.  

De plus, le Tchad fait lui-même partie des pays que la France compte déstabiliser pour en faire une base arrière des groupes rebelles et terroristes.  

Le président du Conseil militaire de transition Mahamat Idriss Deby s'est exprimé le 28 mai à la 16ème session extraordinaire de la conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine sur le terrorisme et les changements inconstitutionnels. 
 
Mahamat Idriss Deby a prévenu que « le terrorisme constitue de nos jours un des défis majeurs qui met en péril nos États et exige une réponse urgente et concertée à l’échelle continentale, voire mondiale ». 
 
« La gravité de la situation sécuritaire qui prévaut aujourd’hui au Sahel et autour de mon pays, le Tchad, a pour principale cause l’expansion du terrorisme et les trafics illicites en tous genres y sont liés, notamment la circulation des armes de tout calibre, des munitions et de la drogue », a indiqué le chef de la transition tchadienne. 
 
Pointant la déstabilisation généralisée du Sahel comme étant la conséquence directe de la crise libyenne, Mahamat Idriss Deby a relevé que « le sud de la Libye, devenu une zone de non-droit, sert encore et toujours, de repaire de terroristes et de bandes criminelles. »  
 
« Feu Président Idriss Déby Itno (paix à son âme), fut le premier à alerter sur les risques d’une vaste déstabilisation du Sahel. Il n’a pas manqué de souligner, à toutes les occasions, l’urgence d’une solution à la crise libyenne pour stabiliser le Sahel », a-t-il dit. 
 
Les États du Sahel et du bassin du Lac-Tchad, affectés par le terrorisme, consacre chacun, entre 18 à 32% de son budget à l’effort sécuritaire au détriment des secteurs clés, comme la santé, l’éducation, l’eau potable, l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, l’énergie, etc. 
 
Les conséquences des attaques terroristes sont immenses : des milliers de vies humaines emportées tant parmi les soldats engagés sur le terrain que les populations civiles, victimes des massacres les plus cruels et des déplacements forcés à grande échelle. 
 
Malgré une mutualisation des efforts, les groupes sont toujours actifs et déterminés, plus que jamais, à étendre leur champ d’action hors du Sahel. La multiplication des attaques terroristes contre les pays côtiers comme le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo, en est une parfaite illustration. Ces groupes font aussi des ravages énormes loin du Sahel, notamment dans la Corne de l’Afrique, au Mozambique et en RDC. 
 
Face à cette guerre asymétrique qui ne connaît pas de frontière, « une mobilisation urgente et conséquente de tous nos États est un impératif », exhorte Mahamat Idriss Deby. À ses yeux, il importe de mettre l’accent sur la mise en place d’une nouvelle stratégie plus adaptée au contexte pour relever ce défi. 

Un continent uni face au terrorisme et au néocolonialisme, c’est ce qui permettrait au continent africain de connaitre la paix. 

Cameroun : Yaoundé se tient prêt face à une guerre ! 

En Afrique, les armées nationales ne sont plus dans la posture défensive, mais bien offensive ! 

En Afrique, les armées nationales ont quitté le mode défensif. Fini l’époque où elles se faisaient passer pour des armées faibles et qui ne pouvaient sois-disant rien faire sans l’assistance d’une puissance occidentale. 

Au Mali par exemple, depuis la mise à la porte de l’armée française, les FAMAs ont repris les rênes de la guerre contre le terrorisme, inspirant par la même occasion, beaucoup d’autres peuples africains qui sont également prêts à rejoindre l’armée nationale pour défendre leur patrie. En Éthiopie, nous avons également pu constater le même phénomène lorsque la guerre contre les rebelles dans la région du Tigré à commencer, l’élan patriotique a pris le dessus et beaucoup d’Éthiopiens ont rejoint l’armée fédérale afin de sécuriser le pays. 

On assiste visiblement au même élan patriotique au Cameroun.  

Dernièrement, on a assisté à un recrutement de près de 10 000 militaires dans l’armée camerounaise. 

Ce sont 1 080 sous-officiers, 3 000 gendarmes et 5 330 soldats et matelots de 2e classe… Au total, 9 410 nouvelles recrues vont endosser l’uniforme dans les semaines qui viennent. Ils constituent le contingent du dernier recrutement de l’armée camerounaise, le plus important jamais réalisé par les forces de défense. Évaluée à environ 50 000 membres, l’armée est confrontée depuis près d’une dizaine d’années à une série de crises sécuritaires qui mettent ses effectifs à rude épreuve. 

Dans le nord du pays, la lutte contre la secte Boko Haram, qui s’est intensifiée au milieu des années 2010, n’a toujours pas connu son épilogue. Et dans l’Est, la frontière avec la Centrafrique, en proie à des incursions sporadiques de groupes rebelles en territoire camerounais, fait partie, avec le grand banditisme, des points d’attention majeurs des forces de défense. 

Dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le conflit armé qui oppose l’armée aux milices séparatistes des « Ambazoniens » soutenues ouvertement par Washington continue de faire rage surtout depuis l’arrivée de Daech dans le nord du Nigeria. Si le nombre d’affrontements directs semble avoir considérablement baissé, la multiplication des kidnappings avec demande de rançon fait peser une nouvelle menace dans ces régions déjà éprouvées par la crise qui a démarré en 2016. Surtout qu’avec l’annonce, il y a plus d’un an, du patron de la DGSE comme quoi les groupes terroristes vont s’étendre du Sahel vers les pays de la côte du golfe de Guinée et aussi la volonté de Washington de prendre le monopole de la région, les pays africains se mettent sur leur garde. 

Pour les Africains, la menace la plus prégnante réside dans l’expansion apparemment irrépressible du fléau terroriste. En dépit des efforts déployés pour l’endiguer, le mal gagne du terrain chaque jour un peu plus, au point qu’il serait permis de penser que sa fulgurance et son imprévisibilité seraient proportionnelles au volume et à la qualité des moyens engagés.  

Au sol, il en va tout autrement. Faute de quoi nous devons nous demander ce qu’il serait advenu de l'Afrique, sans le concours de nos vaillantes populations, elles dont le patriotisme et la perspicacité permettent aux Forces de Défense et de Sécurité d’avoir un coup d’avance sur l’ennemi. 

Si les résultats de cette autonomie d’action parlent d’eux-mêmes, ceci n’est manifestement pas du goût des puissances coloniales. Pas étonnant.  

Quelque opportunes qu’elles soient, le reproche sera toujours adressé aux États d’avoir librement choisi leur propre voie.  

La mobilisation prime. Surtout que l’hypocrisie, les mensonges et le deux poids deux mesures légendaires de l’Occident visent particulièrement le continent africain. 

L’expansion de l’armée camerounaise, malienne, éthiopienne et autres, montrent particulièrement l’implication des populations et leurs volontés accrues de vouloir à tout prix compter sur eux-mêmes pour régler les problèmes de sécurité dans leur pays. Car les Africains ont bien compris que le terrorisme ou les rebelles sont soutenus par les mêmes États occidentaux qui déclarent vouloir lutter contre l’insécurité sur le continent africain. C’est aux Africains de libérer leur continent de ses ennemis et à personne d’autre. 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/30/682995/Mali---un-an-de-la-Transition---le-pays-est-respect%C3%A9--

Dans Afrique

MADAGASCAR : TROIS ACCORDS DE FINANCEMENT DE PRES DE 6 MILLIONS USD SIGNES AVEC LA BAD

Par Le 30/05/2022

Trois accords de financement de près de 6 millions USD signés avec la BAD (Mcar Tribune)

MAI 27

Publié par 

 Mme Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Économie et des Finances et Mme Yacine Fal, vice-présidente par intérim chargée du Développement régional de la BAD

Des sous, des sous et encore des sous !! Plus on accorde des financements, plus le pays s’enfonce dans la pauvreté. Pourvu que ces sous ne finissent pas dans les achats immobiliers dubaïens !

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La Banque africaine de développement (BAD) a accordé des financements d’une valeur totale de 5 719 000 dollars pour Madagascar. Cette enveloppe servira à financer trois importants projets de développement dans la Grande île. La signature des accords a été effectuée à Accra, capitale du Ghana, en début de semaine, en marge de la 57e Assemblée annuelle du groupe de la Banque. Le pays y a été représenté par la ministre de l’Économie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison.

Le premier accord concerne le financement de l’étude de faisabilité du projet « Pôle de développement agricole de la rive droite du delta de Bas Mangoky ». La BAD a accordé un prêt d’une valeur près de 2 millions de dollars pour sa réalisation. Ce projet a pour objectif d’augmenter la production agricole dans le pays, à travers l’aménagement de 29 000 ha de terrain, le développement des infrastructures d’irrigation, de stockage et de conditionnement collectif et le renforcement des organisations de producteurs.

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https://tsimokagasikara.wordpress.com/2022/05/27/trois-accords-de-financement-de-pres-de-6-millions-usd-signes-avec-la-bad-mcar-tribune/

Dans Afrique

TCHAD : A QUOI JOUE MACRON ?

Par Le 29/05/2022

Tchad : Pourquoi la France menace ?

« La rumeur sur une éventuelle infiltration de terroristes dans la ville de Ndjamena n’avait cessé de monter depuis le milieu de la semaine. Les autorités ont donc décidé de prévenir la population sur une alerte terroriste, en appelant les gens au calme et à la vigilance ».

Serait-elle la riposte française ? Près de 10 jours après la méga-manif anti-France des milliers de Tchadiens qui, descendus dans la rue s’en sont pris aux symboles du pillage français au Tchad entre autres Total, RFI, média colonialiste par excellence fait publier un article où il met en garde contre « l’infiltration terroriste » dans la capitale.

 En effet le sursaut du peuple tchadien qui, plus d’un an après l’assassinant de son président Deby alors qu’il venait de réélire a prouvé qu’il n’était pas dupe, et qu’il s’oppose littéralement à la recolonisation du Tchad par la France et les Yankees, à la mercenarisation de son armée, à sa libysation, à l’effet de nourrir la soif de guerre occidentale, a tellement pris de court le camp d’en face qu’il se met a menacer.

Voici comment le RFI s’y prend : « La rumeur sur une éventuelle infiltration de terroristes dans la ville de Ndjamena n’avait cessé de monter depuis le milieu de la semaine. Les autorités ont donc décidé de prévenir la population sur une alerte terroriste, en appelant les gens au calme et à la vigilance. La première alerte sur cette infiltration terroriste dans la capitale Ndjamena a commencé à circuler mardi, dans une note signée par un responsable sécurité de la Commission du bassin du Lac Tchad. Il va procéder au renforcement des mesures de vigilance dans tous leurs locaux ».

On est en pleine ambiance de psychose et ce déploiement des forces de sécurité d’un régime Deby fils qui a prouvé en un an d’existence qu’il a du mal à s’imposer face à la France ne peut que nous conduire à croire à la possibilité d’une mise en scène destinée à étouffer les ressentiments et surtout ce sentiment de colère et d’exigence qui est sur le point de monter. D’ailleurs c’est dans ce type de situation que les forces d’occupation trouvent toujours l’occasion inouïe à réprimer les voix hostiles, à mettre à exécution leurs plans.

Car après l’Ukraine le plan US/OTAN consiste à ramener la guerre qu’il a perdue face à la Russie au Sahel et dans ce cadre le Tchad semble destiné à jouer le rôle de QG. Ce qui rend doublement inquiétante pour les Occidentaux à commencer par la France elle-même, cette révolte anti-Occident aux accents pro-russe qui couvent sous les cendres au Tchad.

RFI poursuit : « La première alerte sur cette infiltration terroriste dans la capitale Ndjamena a commencé à circuler mardi, dans une note signée par un responsable sécurité de la Commission du bassin du Lac Tchad. Il va procéder au renforcement des mesures de vigilance dans tous leurs locaux. Dès le lendemain, ce sont les ambassades et autres organisations internationales représentées dans la capitale du Tchad qui sont prévenues de cette infiltration terroriste. » Décidément la spectaculaire opération «  Colère de Bohoma où feu Deby a infligé l’une des plus belles déculottées qui soit aux troupes par procuration de l’Occident dit “Jihadistes” quand elles ont voulu faire marche sur la capitale semble encore rester à travers la gorge de l’axe US/France/OTAN. Celà dit cette rumeur largement couverte par les médias mainstream plus d’un an après la mort de grand Deby intervient alors même que son armée, l’une des plus puissantes de l’Afrique est divisée, voire purgée de ses grands soldats. Mais en Afrique l’imprévu est toujours possible. Une machination destinée à traquer les opposants à la recolonisation du Tchad par la France que celle-ci veut réprimer au nom de la lutte contre des terroristes qui projetteraient de s’emparer de la capitale pourrait retourner contre le scénariste. En attendant reprenons cette dernière partie du rapport de RFI où il dit : “Ce sont trois terroristes probablement de Boko Haram qui sont parvenus à s’infiltrer dans Ndjamena autour du week-end dernier, selon nos sources qui ajoutent que ‘nous sommes en alerte rouge, mais tout est mis en œuvre pour les retrouver’. La capitale tchadienne n’oublie pas qu’elle a déjà payé un lourd tribut au terrorisme, avec notamment le double-attentant de Boko Haram en 2015 qui avait fait 38 morts et une centaine de blessés. ‘La France est-elle en train de menacer les Tchadiens ?

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/29/682951/Tchad--pourquoi-la-France-menace--

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10e CONGRES DE L’UNION DE LA JEUNESSE SAHRAOUIE : ALI MOHAMED SALEM ELU SECRETAIRE GENERAL

Par Le 28/05/2022

27 Mai 2022

SPS 24/05/2022 - 17:27

Boujdour (camps de réfugiés sahraouis), 24 mai 2022 (SPS) Ali Mohamed Salem a été élu secrétaire général de l’Union de la jeunesse de Seguia El-Hamra et Rio de Oro (UJSARIO) pour un mandat de quatre ans.

M. Salem a obtenu 161 voix, contre 149 pour son concurrent Mohamed Djoudou Ammar, des suffrages de l’élection organisée au terme du 10e Congrès de l’organisation juvénile sahraouie, a indiqué à la presse le président de la commission des élections, Aami Abhia.

Placé sous le signe "force mobilisée et consciente de la victoire de la bataille décisive", le congrès, baptisé au nom du chahid Othmane Ali Brahim, a été clôturé mardi par l’adoption d’un appel aux jeunes sahraouis à rejoindre les rangs de l’Armée de libération populaire sahraouie et à s’impliquer dans la nouvelle étape marquée par la lutte armée.

Le communiqué final sanctionnant les travaux souligne que "le congrès a constitué une halte et une tribune politique pour dégager une vision unifiée de la jeunesse sahraouie, concrétisant la volonté de sacrifice et de volontariat pour le renforcement des rangs de l’Armée de libération populaire sahraouie".

"Les jeunes sahraouis assument leur responsabilité de porter le flambeau et de s’impliquer efficacement dans la lutte de libération, reprise le 13 novembre 2020", a-t-on affirmé dans le communiqué.

Ouvert le 20 mai en cours, le 10e congrès s’est déroulé en présence de 500 délégués représentant les démembrements de l’organisation et près de 150 invités étrangers représentant différentes organisations juvéniles à travers le monde.(SPS)

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source : https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2022/05/24/39814.html

Tag(s) : #UJSARIO#RASD

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L’IMPERIALISME A L’ETAT PUR : BIDEN REDEPLOIE DES TROUPES EN SOMALIE

Par Le 27/05/2022

L’impérialisme à l’état pur: Biden redéploye des forces en Somalie

 

27 Mai 2022

  

Donald Trump avait décidé de retirer les troupes US de Somalie. Biden revient sur cette décision et va y redéployer des forces d’opérations spéciales. Ce n’est que le dernier chapitre d’une longue histoire d’ingérence destructive américano-britannique dans la Corne de l’Afrique.

Le gouvernement Biden avait à peine annoncé un redéploiement des forces d’opérations spéciales US en Somalie le 16 mai que les médias occidentaux commençaient déjà à faire mousser l’intervention.

Comme l’a indiqué la BBC, le déploiement de Biden « soutiendra la lutte contre le groupe militant al-Shabab » (sic). L’intervention coïncide avec la réélection de l’ancien président somalien Hassan Sheikh Mohamud, au pouvoir entre 2012 et 2017.

Dans la même veine, le New York Times (NYT) a rapporté que « Biden a approuvé une demande du Pentagone pour rétablir une présence militaire afin de cibler une douzaine de dirigeants présumés d’Al Shabab, le groupe terroriste somalien qui est affilié à Al Qaeda. »

Mais ces motivations sont-elles vraies ? Washington veut-il vraiment se contenter de vaincre al-Shabab ? Al-Shabab est-il réellement lié à Al-Qaïda et, si oui, dans quelle mesure ? Comme d’habitude, les reportages des grands médias manquent de contexte et de références au droit international.

Comme nous le verrons, le contexte qui sous-tend le redéploiement US est celui d’un pur impérialisme qui utilise la lutte contre le terrorisme comme la dernière d’une longue série d’excuses pour s’immiscer dans la politique d’un pays stratégiquement important de la Corne de l’Afrique. En termes de droit international, les signataires de la Charte des Nations unies ont la responsabilité légale d’obtenir l’autorisation du Conseil de sécurité avant de lancer des opérations militaires – ce que le gouvernement Biden et ses prédécesseurs n’ont jamais fait en Somalie, ni nulle part ailleurs, d’ailleurs.

Il convient également de s’attaquer à la propagande de l’ère Trump, car elle est à double tranchant. Les partisans de Trump ont affirmé que leur héros avait mis fin aux « guerres éternelles » de l’Amérique, alors qu’il a, selon ses propres termes,  « défoncé Daesh à coups de bombes« , ce qui signifiait bien souvent déverser des munitions sur des femmes et des enfants irakiens et syriens, tout en mettant en pièces des Somaliens à travers des attaques de drones bien plus nombreuses que durant le mandat d’Obama. Certes, Trump a retiré les forces terrestres US de Somalie. Mais il semble que c’était à la fois un coup de com de son America First et une manœuvre visant à rendre les choses difficiles pour le futur gouvernement Biden.

De l’autre côté, l’establishment pro-guerre, néolibéral et anti-Trump a cherché à dépeindre ce retrait des troupes terrestres comme un signe de faiblesse étasunienne face aux terroristes « islamiques » mondialisés. En diabolisant Trump et en rapportant de manière inexacte les motifs de son retrait, le NYT, la BBC et compagnie ont essentiellement réclamé la militarisation US de la Somalie : Trump mauvais, militarisme bon. Et comme d’habitude, leurs reportages étaient dépourvus de toute voix critique ou sceptique.

Le vrai programme : « acquérir et maintenir la capacité de répondre à toute contingence militaire qui pourrait menacer les intérêts des États-Unis »

Les autoproclamés « fact-checkers » soutenus par des milliardaires tels que Snopes et PolitiFact, considèrent souvent que ce qu’ils appellent les « fake news » présentent un « contexte manquant », alors que les médias mainstream fonctionnent presque entièrement selon une doctrine tacite de propagande par omission. Sur l’Histoire récente, les chercheurs doivent donc reconstituer le contexte que les médias mainstream refusent de fournir. Le « contexte manquant » de la Somalie peut être résumé comme suit :

En 1997, l’US Space Command (qui est toujours opérationnel, bien que ses fonctions soient largement secondaires par rapport à la Space Forcea engagé le Pentagone à atteindre une « domination à spectre complet » sur terre, en mer, dans les airs et dans l’espace d’ici 2020, « pour protéger les intérêts et les investissements des États-Unis », c’est-à-dire les intérêts des entreprises de l’élite. Depuis lors, de nombreuses nations riches en pétrole et stratégiquement importantes ont été occupées par les États-Unis et leurs alliés. Divers départements du Pentagone, dont le Central Command et l’Africa Command, divisent le monde en « zones de responsabilité », en fonction de l’importance stratégique de la région et/ou de la nation concernée pour le Pentagone. Ce système s’inspire du modèle colonial britannique.

Dans les années 1950, le ministère des Colonies décrivait Aden – le golfe entre le Yémen et la Somalie – comme « une base importante », à partir de laquelle les forces pouvaient se déployer rapidement au Moyen-Orient, riche en énergie. À l’époque, la « ruée vers l’Afrique » (qui a débuté à la fin du XIXe siècle) était justifiée par la doctrine du « fardeau de l’homme blanc » : la mission de civiliser les races noires arriérées, tandis que leurs terres et leurs ressources étaient pillées.

Mais la Somalie a gagné son indépendance en 1960 avant d’être gouvernée par le dictateur Siad Barre. Soutenu par la CIA, il a régné de 1969 à 1991. À l’époque, le soutien des États-Unis à Siad – incluant le meurtre de dizaines de milliers d’opposants politiques – était justifié dans le cadre de la politique US de guerre froide.

La guerre froide terminée et Siad déposé, les gouvernements étasuniens successifs ont testé de nouvelles doctrines « interventionnistes », la première idéologie de l’après-guerre froide étant l’intervention humanitaire. L’opération « Restore Hope » a ainsi été lancée en 1992 par le gouvernement sortant de George H.W. Bush, soi-disant pour apporter une aide humanitaire pendant la famine déclenchée par la guerre civile. Mais un document de Fort Leavenworth révèle un objectif caché : « Tout au long de notre implication en Somalie, notre objectif stratégique primordial était simplement d’acquérir et de maintenir la capacité de répondre à toute contingence militaire qui pourrait menacer les intérêts américains au Moyen-Orient, en Afrique du Nord-Est et dans la région de la mer Rouge. »

Des partis politiques islamiques, pour la plupart non extrémistes, se sont rassemblés sous l’Union des tribunaux islamiques (UTI) pour gouverner la Somalie qui a alors connu une courte période de paix et de stabilité ainsi qu’une augmentation du niveau de vie. Des agences de l’ONU, Amnesty International et le groupe de réflexion britannique sur la politique étrangère Chatham House ont reconnu que l’UTI avait endigué la « piraterie », scolarisé un grand nombre d’enfants et réduit la malnutrition.

Les États-Unis et le Royaume-Uni mènent une guerre par procuration contre l’UTI et infiltrent le mouvement avec des extrémistes d’Al-Qaïda

Les attentats du 11 septembre 2001 ont fourni au gouvernement de George W. Bush une excuse pour sanctionner les banques somaliennes, même si la Commission du 11 septembre a innocenté ces banques de tout acte répréhensible. Depuis lors, la Somalie est devenue un terrain d’essai pour l’imposition d’une société sans espèces.

Convaincus que les éléments les plus à droite de l’UTI étaient des façades d' »Al-Qaïda », le Joint Special Operations Command et la CIA ont opéré secrètement en Somalie. Ne parvenant pas à détruire l’UTI de l’intérieur, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont soutenu un gouvernement d’opposition en exil composé de seigneurs de guerre éthiopiens et autres.

En décembre 2006, l’Éthiopie a envahi la Somalie dans le cadre d’une guerre par procuration américano-britannique. Des centaines de milliers de Somaliens ont fui vers des camps de réfugiés au Kenya et en Ethiopie, tandis que d’autres ont fait le périlleux voyage vers le Yémen sur des embarcations précaires. Le soi-disant gouvernement fédéral de transition était composé de tueurs et de tortionnaires financés par le contribuable britannique et bénéficiant d’un logement et de la citoyenneté britannique. La guerre a annulé les acquis sociaux de l’UTI et des milliers de personnes sont mortes lors de famines à répétition.

L’effrayant nom d’al-Shabab, qui signifie simplement « la jeunesse », constitutait l’aile des jeunes de l’UTI. En 2007, l’UTI non violente ayant été détruite par une campagne de terreur américano-britannique, al-Shabab a pris les armes pour défendre son pays contre les agresseurs éthiopiens et les collaborateurs somaliens. Les services de renseignement britanniques ont vu une opportunité d’infiltrer des terroristes dans les rangs d’Al-Shabab et de transformer la milice nationaliste en un groupe extrémiste qui pourrait ensuite servir de prétexte à une nouvelle agression occidentale contre la Somalie. De fait, certains des terroristes les plus en vue opérant en Somalie après le 11 septembre étaient des contacts des services de renseignement américano-britanniques.

Afin de combattre les Soviétiques dans l’Afghanistan des années 1980, il est bien connu que les armées britannique et étasunienne ont contribué à alimenter l’essor de ce qui a été connu plus tard sous le nom d' »Al-Qaïda ». À l’époque, une cellule terroriste basée en Afghanistan était un groupe somalien appelé Al-Itihaad al-Islamiya. Son chef, Ahmed Abdi Godane, a pris la tête d’Al-Shabab après l’effondrement de l’UTI. À Londres, un agent double du MI5 chargé d’espionner les mosquées a tenté en vain d’alerter ses supérieurs sur le fait que le principal lien britannique d’Oussama Ben Laden, Abou Qatada, entraînait et envoyait des combattants dans une demi-douzaine de pays à majorité musulmane, dont la Somalie. Le TIME avait révélé que Qatada était un contact du MI5.

Une marionnette américaine prend le contrôle en Somalie alors que la guerre des drones s’intensifie

En 2010, alors que la guerre faisait toujours rage, le président Obama a signé le décret 13536, décrivant la Somalie – un pays situé à près de 13.000 kilomètres de distance et dont le PIB est inférieur à 5 milliards de dollars – comme une « menace extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis ». En essuyant vos larmes de rire, remarquez l’accent mis sur la « politique étrangère » : les régimes non-alignés en Somalie pourraient menacer la liberté opérationnelle totale des États-Unis le long de la mer Rouge et du golfe d’Aden.

Cette année-là, al-Shabab, radicalisé et infiltré, a lancé ses premières attaques à l’étranger (en Ouganda, puis au Kenya), incitant les gouvernements régionaux à se joindre aux États-Unis dans des opérations de « contre-terrorisme ». Un an plus tard, les frappes de drones contre « al-Shabab » et d’autres groupes ont débuté, tuant au moins 300 personnes en 2017 ; des tragédies minimes par rapport aux centaines de milliers de personnes qui ont péri dans de multiples famines d’origine humaine au cours de la dernière décennie.

En 2011, le groupe aurait prêté allégeance à « al-Qaïda ». En 2012, Hassan Sheikh Mohamoud est élu président de la République de Somalie par le parlement fédéral de transition. Bon client des Etats-Unis, il est décrit par la porte-parole du Conseil national de sécurité d’Obama, Caitlin Hayden, comme étant déterminé à « renforcer [les] institutions démocratiques de la Somalie et à promouvoir [le] développement économique. »

En 2016, Bush et Obama comptabilisaient un total de 41 frappes confirmées, en grande partie depuis la base US de Camp Lemonier, à Djibouti, pays voisin. Le chef des Shabab, Godane, a été tué dans l’une de ces frappes. Son remplaçant, un certain Ahmad Umar, est un croquemitaine dont on sait peu de choses.  En 2020, Trump avait lancé à lui seul 40 frappes de drones contre la Somalie, éliminant les protocoles de responsabilité de l’AFRICOM.

Exploiter les « terrains de jeu pour une nouvelle bousculade dans la Corne de l’Afrique »

Nous ne pouvons pas dire que les médias mainstream ne font pas leur travail. Ils ont réussi à maintenir le public dans l’ignorance et l’illusion sur pratiquement toutes les questions géopolitiques importantes. Nous ne pouvons pas non plus dire que la « guerre contre le terrorisme » a échoué (c’est-à-dire qu’après 20 ans, les groupes terroristes opèrent toujours), car elle n’est pas conçue pour combattre le terrorisme. Elle est conçue pour produire un cycle sans fin de meurtres à la chaîne et pour créer des groupes extrémistes là où il n’y en avait pas auparavant. Le contre-terrorisme permanent n’est qu’un mince écran de fumée pour justifier la « domination à spectre complet » auprès du public américain votant et payant des impôts, et dont la bourse est pillée pour financer ces guerres.

Comme nous le voyons dans l’histoire récente, les justifications professées pour l’ingérence sanglante des États-Unis dans la Somalie appauvrie changent en fonction du climat politique : contrer les Soviétiques jusqu’à l’effondrement de l’URSS en 1991, empêcher la famine sous le couvert d’intervention humanitaire des années 1990, arrêter les « pirates » alors que les navires européens pillent les stocks de poissons du pays affamé et, au cours des deux dernières décennies, combattre les hordes sans fin de terroristes de l’après-11 septembre, dont beaucoup ont été incubés à Londres par des services de renseignement.

Le ministère britannique de la Défense a récemment annoncé que 70 personnes formaient 1.000 Somaliens dans le cadre de la mission de transition de l’Union africaine en Somalie, afin de « protéger les civils contre Al Shabaab et d’autres groupes terroristes ». Une raison plus plausible pour l’implication actuelle des États-Unis et du Royaume-Uni est offerte par un document politique publié l’année dernière par l’Université européenne : « Les zones stratégiques de la rive occidentale et de la Corne de l’Afrique sont incorporées dans la carte géopolitique de la mer Rouge. Et le Soudan, Djibouti, la Somalie et l’Érythrée sont devenus les terrains de jeu d’une nouvelle bousculade dans la Corne de l’Afrique. »

Si les excuses changent, les géographies du pouvoir restent les mêmes. Ces intérêts stratégiques sont les véritables motivations de la guerre. Les gens ordinaires, comme toujours, en paient le prix.

 

T.J. Coles est chercheur postdoctoral au Cognition Institute de l’université de Plymouth et auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier est We’ll Tell You What to Think : Wikipedia, Propaganda and the Making of Liberal Consensus.

 

Source originale: The GrayZone

Traduit de l’anglais par GL pour Investig’Action

https://www.investigaction.net/fr/limperialisme-a-letat-pur-biden-redeploye-des-forces-en-somalie/

Dans Afrique

AFRIQUE, ORIGINE ET DESTIN

Par Le 25/05/2022

25 Mai 2022

Sans ce continent, Cuba ne serait pas la même

Auteur:  | pedro@granma.cu

25 mai 2022 12:05:55

Pour cette raison et pour tant d'autres, la commémoration de la Journée de l'Afrique le 25 mai à Cuba ne se limite pas seulement à mettre en évidence un point d'origine, mais aussi un destin et un espoir communs. Photo: José Manuel Correa

Déracinés par la force, asservis, enchaînés, ils sont arrivés sur notre terre. Sang, fouet et baraquement dans les plantations ; coups brutaux pour construire des palais ; humiliation et soumission dans les tâches domestiques. Si la richesse matérielle de la colonie a été possible, c'est grâce à eux. Si la nation, dans son processus de formation et de consolidation, a acquis le visage dans lequel nous nous reconnaissons, nous le leur devons. Esclaves, marrons, affranchis, en première ligne dans les batailles de libération, chefs, officiers et soldats, Maceo et Esteban Montejo. Dans la naissance de la rumba et de la musique de concert, dans les monts, dans les rythmes et les rites publics et secrets.

Une origine partagée avec d'autres origines. Les paroles de Nicolas Guillén, prononcées très tôt, en 1931, ont fait mouche : « (...) l'injection africaine dans cette terre est si profonde, et tant de courants capillaires se croisent et s'entrecroisent dans notre hydrographie sociale bien irriguée que ce serait un travail de miniaturiste d'en démêler le hiéroglyphe. Les deux races qui affleurent à la surface de l’eau sur l'Îe, distantes dans le monde visible, se tendent un crochet sous-marin, tels ces ponts profonds qui relient secrètement deux continents. Pour l’heure, l'esprit de Cuba est métis. Et de l'esprit à la peau nous viendra la couleur définitive. Un jour, nous dirons : couleur cubaine. »

Comment ne pas rendre à l'Afrique tout ce dont elle nous a nourris ? Comment ne pas concevoir un dialogue permanent, une unité qui, à partir de la différence et de la diversité, tisse des liens réciproques et indestructibles ? Comment ne pas contribuer à panser les plaies de l'exploitation coloniale d'un continent dont les ancêtres sont nos grands-parents ?

Dans la nature même de notre histoire réside la vocation internationaliste de la Révolution. Combattants, médecins, enseignants, constructeurs et techniciens ont laissé leurs empreintes dans la plupart des pays africains au cours du dernier demi-siècle. Les universités et les écoles cubaines ont été ouvertes aux frères et sœurs de ce continent.

Le 4 septembre 1998, dans la ville du Cap, Fidel a exprimé un sentiment profondément enraciné qui, désormais, n’a jamais cesse d'être une ligne directrice : « Sans l'Afrique, sans ses fils et ses filles, sans sa culture et ses coutumes, Cuba ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Le peuple cubain a donc une dette envers l'Afrique qui s’accroît avec l'histoire héroïque que nous avons partagée. »

Pour cette raison et pour tant d'autres, la commémoration de la Journée de l'Afrique le 25 mai à Cuba ne se limite pas seulement à mettre en évidence un point d'origine, mais aussi un destin et un espoir communs.

source : https://fr.granma.cu/cultura/2022-05-25/afrique-origine-et-destin

 

 

Tag(s) : #afrique#Cuba

Dans Afrique

MALI : L'ARMEE RUSSE CONTRE L'OTAN!

Par Le 21/05/2022

Zoom Afrique du 21 mai 2022

Saturday, 21 May 2022 2:40 PM  [ Last Update: Saturday, 21 May 2022 2:40 PM ]

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Mali : Barkhane en débandade totale

Décidément, bien que l’axe US-OTAN ait tout fait afin d’empêcher tout rapprochement entre le Mali et la Russie, ces deux parties se rapprochent, et ce, au grand dam des Occidentaux.

Une délégation gouvernementale malienne se trouve à Moscou jusqu'à ce samedi pour évoquer le partenariat entre les deux pays qui se renforce au fil des mois, dans les domaines économique et sécuritaire. Conduite par le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, la délégation malienne comprend également ceux des Transports, de l'Énergie et de l'Économie, notamment. Sa visite à Moscou a été marquée par la rencontre ce vendredi entre Abdoulaye Diop et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Ce dernier a plaidé pour l'approfondissement du partenariat politique, économique, et « militaro-technique ».

Sur ce dernier point, le chef de la diplomatie russe a noté la « bonne dynamique » des relations entre les deux pays, malgré des différences dans la communication. Bamako affirme qu'il s'agit d'une coopération sécuritaire entre États, quand Moscou a, à plusieurs reprises, assuré que ce sont des entreprises privées qui opèrent au Mali.

En plein rapprochement du Mali avec l’axe de l’Est, que ce soit la Russie, la Chine ou l’Iran, la France tente en vain de déstabiliser le Mali comme elle peut, et ce, au prix de se ridiculiser aux yeux du monde entier !

Le gouvernement du Mali annonce avoir déjoué un coup d’État perpétré par un groupe d’officiers et sous-officiers dans la nuit du 11 au 12 mai 2022. « Ces militaires étaient soutenus par un État occidental », selon le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement. De son côté, l’armée malienne, bien que les médias occidentaux veulent faire croire qu’il y a un malaise au sein de ces forces ; « La junte malienne a affirmé avoir déjoué un coup d'État mené par des officiers. Cela illustre-t-il des dissensions au sein des militaires au pouvoir ? », lit-on par exemple sur Deutsche Welle, avance forte et sûre et compte désormais sur ses liens avec la Russie, l’Iran ou encore l’Algérie, pour renaître de ses cendres.

« En conséquence, la Russie se dit prête à augmenter « les capacités de combat des forces armées maliennes ». Surtout que d'après Sergueï Lavrov, le pays fait face à un risque « d'enclaves d'anarchie où vont agir librement des combattants de groupes illégaux armés ». Une critique du bilan de la force française Barkhane et de la France, dont le ministre russe a dénoncé la « mentalité coloniale ».

Le Mali ne s’arrête pas là et dans une récente démarche anticoloniale, l'armée malienne a empêché la mission de l'ONU au Mali de patrouiller à Djenné, dans le centre du pays.

En pleine avancée des forces armées maliennes et des tentatives visant à stopper toute déstabilisation US-OTAN, on annonce le kidnapping de trois Italiens et un Togolais près de Koutiala dans le sud du Mali.

Selon des sources locales, les quatre personnes auraient été enlevées jeudi 19 mai dans la soirée par des hommes armés dans la commune de Sincina, à une dizaine de kilomètres de Koutiala. Une information confirmée à RFI par un élu et un gendarme de la zone.

Côté italien, il s’agirait d’un homme d’une cinquantaine d’années, témoin de Jéhovah qui se fait appeler Zenke Coulibaly, et de ses deux parents âgés d’au moins 70 ans. Ces précisions ont été communiquées à RFI par un témoin de Jéhovah malien de leur entourage. Il n'y a encore aucune information, pour le moment, à propos du Togolais enlevé avec eux. L’enlèvement n’a pas été revendiqué.

Que feraient alors trois personnes assez âgées dans une telle région ? Affaire à suivre. Mais ce qui est sûr c’est que Paris n’a pas le choix, et c’est précisément les Africains qui ne lui laissent plus le choix. Le Mali et même le continent tout entier récupérera sa vraie souveraineté lorsque le cordon avec les puissances coloniales sera entièrement coupé, et c’est entre les mains de la population africaine.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/21/682475/Mali--Barkhane-en-d%C3%A9bandade-totale

Dans Afrique

BURKINA/CHINE : UN NOUVEAU CHAPITRE DE COOPERATION MILITAIRE ?

Par Le 18/05/2022

Burkina/Chine ; un nouveau chapitre de coopération militaire ?

Le Burkina Faso continue de prôner pour la diversification des partenaires en matière de sécurité.

Peut-on dire que le Burkina Faso veut suivre les pas de son voisin malien pour pouvoir assurer la sécurité sur l'ensemble de son territoire ?

Le ministre burkinabè en charge de la Défense, le général Barthélémy Simporé, interpellé à l’Assemblée législative de la transition (ALT), sur la situation sécuritaire au Burkina Faso a soutenu, le mardi 17 mai 2022, que le gouvernement a comme priorité la reconquête du territoire et propose, entre autres, la diversification des partenaires en matière de défense et de sécurité.

Le ministre burkinabè de la Défense et des anciens combattants, Barthélémy Simporé, qui était face aux membres de l’Assemblée législative de la transition (ALT), le mardi 17 mai 2022, répondait à la sollicitation de l’ALT. Il a fait savoir que des actions sont menées sur le terrain en matière de sécurisation du territoire, malgré la multiplication des attaques, déclarant que les Forces de défense et de sécurité arrivent à causer des pertes dans les rangs des groupes armés.

Dans le but d’accélérer la reconquête du territoire national en proie à des attaques armées, le gouvernement propose un certain nombre d’actes à poser, a laissé entendre le premier responsable du département de la Défense au Burkina Faso.

Le général Simporé a, notamment, cité « la réorganisation des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), l’opérationnalisation de la Task-Force et la diversification des partenaires en matière de défense et de sécurité ».

Il a, par ailleurs, appelé à l’union des Burkinabè, car pour lui, si le peuple est uni, il pourra remporter la victoire sur les groupes armés. Il est revenu sur l’appel lancé à l’endroit des Burkinabè qui ont pris les armes contre leur propre pays. Le général Barthélémy Simporé les a invités à « saisir l’offre de dialogue offerte pour réintégrer la patrie mère ».

Certains voient que le Burkina veut se tourner vers le bloc de l'Est à savoir la Russie, l'Iran ou la Chine. Parallèlement avec son voisin malien qui s'est tourné vers la Russie et l'Iran, le Burkina opterait plutôt pour la Chine.

Le président du Faso, le lieutenant-colonel, Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a reçu en audience, ce mardi en début d’après-midi, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso, WANG Wenzhang.

À l’issue de l’entretien, le diplomate chinois a déclaré que les échanges s’inscrivent dans la dynamique de la coopération entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine. « Je réaffirme le soutien et la solidarité du peuple chinois au peuple burkinabè sur tous les fronts de la coopération, surtout celui de la sécurité », a-t-il indiqué.
Justement sur le plan sécuritaire, selon le Chargé d’affaires chinois, la Chine est prête à accompagner le Pays des Hommes intègres dans son combat contre le terrorisme.

« Dans ce domaine-là, j’ai présenté à Monsieur le Président des projets en cours au niveau bilatéral et multilatéral qui se concrétisent et qui vont apporter des soutiens très concrets à l’armée burkinabè », a soutenu le diplomate chinois.
Monsieur WANG Wenzhang dit aussi avoir consulté le chef de l’État sur les axes de la coopération pour une meilleure coordination « sur les priorités pour mieux accompagner le peuple burkinabè à réaliser les objectifs de la Transition ».

Il y a moins d'un mois, le président de la Transition burkinabé s'est rendu au Mali afin de renforcer la coopération entre les deux pays.

Si le Mali s'est tourné vers la Russie, provoquant l'ire de l'Occident qui y a répondu en lançant des sanctions économiques à tout va, il semblerait que le Burkina a opté plutôt pour une coopération avec la Chine, pour empêcher par la même occasion que le pays soit sous sanction économique. Reste à voir la réaction des instances à la solde de l'Occident comme la CEDEAO. Car évidemment, le choix de la Chine pourrait difficilement provoquer des réactions hostiles de la part des chefs d'État de l'instance sous-régionale, car effectivement, ils ont aussi des liens avec Pékin. Mais avec la politique de deux poids deux mesures qui règne en ce moment dans le monde, cela reste à voir...

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/18/682291/Burkina-Chine--la-coop%C3%A9ration-militaire--

Dans Afrique

TCHAD : LA POPULATION SE MOBILISE CONTRE LA FRANCAFRIQUE

Par Le 18/05/2022

Tchad: la population se mobilise contre la Françafrique

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 17 mai 2022

Observateur continental 16 mai 2022

Région : 

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Comme prévu, les processus de rejet de la politique occidentale se renforcent dans les pays du continent africain. Y compris dans les Etats sur lesquels l’establishment occidental continue de miser.

L’Elysée et le Quai d’Orsay se rendent à l’évidence que la dynamique engagée à de nombreux endroits de l’Afrique, qu’ils avaient espéré ralentir, ne fait au contraire que monter en intensité. La récente mobilisation au Tchad ne fait que le confirmer avec des appels de la population ouvertement hostiles contre Paris et ses intérêts.

En effet, toutes les campagnes que le système néocolonial françafricain a tenté de mener, et continue d’ailleurs, en cherchant à déstabiliser les Etats qui inspirent aujourd’hui nombre d’autres, notamment la Centrafrique et le Mali – ne semblent pas apporter les résultats escomptés.

Les tentatives de séduire une partie de la jeunesse africaine ou les informations récentes faisant part d’actions visant à soudoyer des blogueurs africains ne font au contraire qu’exacerber la volonté de résistance à ces pratiques néocoloniales occidentales de la part d’une large partie de la société civile panafricaine.

Mais ce n’est pas tout. On peut remarquer aujourd’hui de plus en plus de tentatives visant à essayer de surfer sur la vague panafricaniste, y compris sur les sentiments hostiles à la Françafrique, de la part du principal allié (ou suzerain) de Paris, à savoir Washington. Ainsi, certains influenceurs africains sont mis à contribution pour tenter à se joindre au discours souverainiste dans un cadre panafricain, en reprenant une partie des discours hostiles au régime hexagonal, mais par la même occasion en essayant de dénigrer le partenariat avec la Russie ou la Chine, tout en promouvant les intérêts étasuniens.

Fait marquant et au-delà de l’aspect propre aux anglo-saxons qui n’hésitent pas à poignarder dans le dos leurs propres prétendus alliés, le fait est que cette stratégie n’apporte pas elle aussi, à l’instar de celle de Paris, de résultats rassurants pour ses instigateurs. Washington a beau vouloir se distancer dans ce schéma des échecs hexagonaux – peu de gens en Afrique lui font confiance.

Tout cela confirme que le rejet actuel du système de la Françafrique dépasse largement le cadre des sentiments hostiles au régime hexagonal, mais s’étend beaucoup plus largement à tout l’Occident, du moins plus particulièrement à l’establishment occidental, aussi bien politique que médiatique. Et cela malgré encore de grands moyens à sa disposition – allant de médias propagandistes, francophones comme anglophones, jusqu’aux financements via les réseaux à la sauce Soros & Co.

Pour revenir au Tchad, le défi particulier pour Paris et plus généralement l’establishment atlantiste, est que ce pays fait justement partie des Etats africains sur lesquels le régime hexagonal comptait le plus, avec également la Côte d’Ivoire et le Niger, pour tenter à minimiser les pertes suite aux revers subis en RCA et au Mali.

Il faut également se rendre à l’évidence qu’en ce qui concerne le cas tchadien, l’élite occidentale fera de son maximum pour empêcher la réalisation des aspirations de la société civile du pays. Y compris avec des moyens de répression, largement disponibles de part une présence militaire hexagonale sur place.

Cependant, le processus de résistance panafricaniste et pro-multipolaire est déjà largement enclenché. Et se basant sur cela – il sera extrêmement difficile désormais pour les forces néocoloniales occidentales et leurs supplétifs locaux de pouvoir faire taire la voix de millions d’Africains qui souhaitent prendre complètement leur destin en main. Et par la même occasion rappeler, une fois de plus, que ce qui a permis la prospérité, pendant longtemps, de l’espace occidental – ce sont les ressources du monde non-occidental, et non pas le prétendu contraire.

Oui, la chute sera très dure pour l’Occident. Son extrême arrogance, ainsi que l’incapacité la plus totale à s’adapter aux règles récentes issues de la multipolarité, sans oublier les innombrables crimes et pillages commis – en sont parmi les principales raisons. Aujourd’hui, il faudra assumer.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

https://www.mondialisation.ca/tchad-la-population-se-mobilise-contre-la-francafrique/5668187

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2022

Dans Afrique

LE MALI DEJOUE UNE TENTATIVE DE PUTSCH DE LA FRANCE. L'ANTI-IMPERIALISME SE PROPAGE EN AFRIQUE

Par Le 18/05/2022

L’anti-impérialisme se propage en Afrique !

Au Tchad, après la descente de la population tchadienne dans les rues pour protester contre la présence française, plus rien ne sera plus jamais comme avant. La flamme de l’anti-impérialisme a également atteint le Tchad.

Au-delà de l’attaque des symboles de la présence française, une jeunesse « désespérée » s’est exprimée samedi à N’Djamena, selon le Professeur Zakaria Ousman Ramadan, président du Centre tchadien des études stratégiques et des recherches prospectives.

Le sentiment anti-français se propage en Afrique. Une marche s’est tenue ce week-end dans la capitale tchadienne, à l’appel de la coalition d’opposition Wakit Tama, pour dénoncer l’ingérence de la France dans la politique intérieure du pays.

Démarrée pacifiquement, la manifestation a été émaillée de violences à la fin. Des jeunes ont notamment attaqué plusieurs stations Total, la multinationale française. « La rue gronde. Il faut l’écouter. Je pense que le problème n’est pas tant soit peu la France et la présence de ses soldats au Tchad, mais l’exaspération d’une jeunesse ayant perdu tout espoir et en quête de repères », analyse le Professeur.

« Des dizaines de milliers de chômeurs et de badauds » figuraient parmi les manifestants et « c’est la première fois dans l’histoire du Tchad qu’autant de personnes, de tout bord, protestent ensemble », renseigne le Professeur Zakaria Ousman Ramadan qui intervient aussi à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Beye de Bamako.

Les nombreuses manifestations contre la France au Mali, au Burkina Faso et également au Niger, les manifestations contre la multinationale française Veolia, ou encore les manifestations contre la multinationale Auchan au Sénégal, et on en passe... Le peuple d’Afrique montre de plus en plus son désaccord avec les pays occidentaux.

Ces manifestations au-delà des dégâts énormes causés (intérêts français saccagés) donnent la preuve de l’hostilité des populations africaines à la présence française sur leur territoire. Si pour le Mali cela s’est passé par voie diplomatique, les populations des autres pays semblent porter leur choix sur la méthode dure pour chasser les anciens colons. Mais ce qui reste évident relève du fait que c’est la transition malienne qui aurait tracé la voie aux autres. Après le Niger, le Burkina et le Tchad, à qui le tour ?

Autant bien que mal, le président français arrivait à convaincre sur sa posture injustifiée de renier un régime de transition pendant qu’il adoubait un autre de même nature, dans un même continent. Par la suite, les autorités de transition malienne par la voix de son Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, annoncera à la tribune des Nations unies : « l’abandon du Mali en plein vol par certains de ses partenaires dans la lutte contre le terrorisme ». Le chef d’État français reviendra à la charge pour affirmer qu’il s’agit des propos d’« un enfant issu de deux coups d’État ». Partant, les passes d’armes, les invectives et les dénonciations se multiplieront entre les autorités des deux pays, au point de porter un coup dur aux relations diplomatiques entre elles.

Le Mali ordonne le départ sur son territoire de l’ambassadeur français, la fermeture des deux médias (RFI, France 24), jugé de médias « radio Mille collines du Rwanda » et rend caduc l’accord de défense avec la France.

De l’autre côté, la France, à travers certaines de ses autorités, accentue ses campagnes de dénigrement à l’encontre des autorités de la transition, aiguillonne les chefs d’État de la CEDEAO-UEMOA à maintenir leur embargo injuste sur le Mali et décide même de jouir de son droit de veto à l’ONU pour tenter d’emballer les Nations unies pour lourdement sanctionner ce pays de l’Afrique de l’Ouest. Comme si cela ne suffisait pas, elle manipule les enquêtes et rapports des organisations humanitaires internationales en vue de jeter l’opprobre sur les forces de Défense et de sécurité maliennes. Lesquelles ont décidé de prendre leur destin en main avec de nouveaux partenaires, dans la lutte contre le terrorisme ? Une dynamique qui est majoritairement soutenue par le peuple. C’est ce qui explique d’ailleurs, les réussites en termes de mobilisation de masses des différents rassemblements tenus pour demander le départ de la France, un pays jugé néocolonialiste.

Habituée à faire des territoires africains, son pré carré, la France d’Emanuel Macron a été prise au dépourvu lorsque des convois de l’armée française ont été bloqués successivement au Burkina Faso et au Niger. D’abord à Kaya, sur le territoire burkinabé par des manifestants, la population locale, hostile à toute présence de l’armée française sur son territoire a donné front aux blindés français avec des slogans désapprobateurs, tels : « Nous ne voulons pas de l’armée française sur notre sol », « Que la France dégage… ». Ce faisant, le Mali n’était plus le seul à ne plus vouloir sentir la France sur son territoire.

Surtout que la population nigérienne ne se fera pas prier pour entrer dans la danse. Ainsi en décembre 2021, un convoi militaire français, d’une centaine de véhicules fut interdit de passer sur son territoire par la population locale de Tera à 200 km de Niamey. Une situation qui n’a été débloquée que par des tirs des soldats français occasionnant des morts parmi les manifestants.

Le constat laisse apparaître une désapprobation totale des Africains à la politique française en Afrique. Pour corroborer cette évidence, le week-end dernier au Tchad, à l’appel d’une plateforme de l’opposition, des manifestions avec des milliers de personnes dans les rues des villes comme Ndjamena et Abéché se sont soldées par des actes de vandalisme contre des représentations diplomatiques et firmes françaises.

Si au Mali, au Burkina Faso et au Niger les actions se sont limitées à des actes de protestation, au Tchad par contre les manifestations furent violentes. On pouvait dénoter la détermination de la population dans sa revendication du départ de la France sur son territoire.

Il revient maintenant aux autorités françaises de tirer tous les enseignements de ces protestations contre sa présence et sa politique avec les pays africains. Sans quoi, la montée en puissance de l’armée malienne, sanctionnée par des victoires contre des groupes terroristes, depuis le départ de ses forces, semble ouvrir les yeux des autres sur son dessein, à peine voilé, en Afrique.

En attendant, le postulat du Mali continue de faire des émules. Après le Tchad, à qui le tour ?

Le Mali déjoue le coup d’État de la France !

Ces dernières années, on a pu être témoin de la chute de la France en Afrique. À chaque fois que la France a voulu tenter quelque chose contre le Mali, cela s’était soldé par humiliation telle, que même les médias propagandistes n’arrivent même plus à arrondir les angles. Mais le plus étonnant et même le plus triste dans cette histoire, c’est que l’Élysée n’apprend même pas de ses erreurs. L’arrogance prime au sein de l’oligarchie française et c’est cette même arrogance qui mène Paris à sa perte, surtout en Afrique.

Avec les coups que la France a pris de la part du Mali, Paris continue de vouloir se tourner au ridicule aux yeux du monde entier. Cela devient pathétique. Voici ce que le gouvernement malien a récemment dénoncé.

Le gouvernement du Mali annonce avoir déjoué un coup d’État perpétré par un groupe d’officiers et sous-officiers dans la nuit du 11 au 12 mai 2022. « Ces militaires étaient soutenus par un État occidental », selon le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement.

Le gouvernement malien condamne cette « indigne atteinte à la sûreté de l’État dont l’objectif est d’entraver, voire d’annihiler les efforts substantiels de sécurisation de notre pays et le retour à un ordre constitutionnel ».

Le colonel Abdoulaye Maïga annonce un renforcement des contrôles aux sorties de la ville de Bamako et aux postes frontaliers du Mali.
Les personnes interpellées seront mises à la disposition de la justice, indique le gouvernement qui rassure que la situation est sous contrôle.

Comme si personne au Mali, ou même dans le monde, ne voyait arriver une tentative pareille. C’était clair que la France et ses alliés préparaient un coup contre le gouvernement malien et c’était clair aussi que Bamako allait prendre les devants et allait se tenir sur ses gardes. Mais les Occidentaux se croient encore à l’époque coloniale et ils croient encore que l’Afrique leur appartient. C’est cette arrogance qui a provoqué la perte de l’Occident. Sans l’Afrique, l’Occident n’est rien et la France et ses alliés vivraient actuellement dans la pauvreté et la misère. Mais d’un autre côté, cette tentative de coup d’État montre que la France et ses alliés sont totalement en panique, et le Mali continue de se renforcer et montrer au monde que les Occidentaux n’ont aucune utilité en Afrique. 

Après le retrait du G5 France Sahel, à qui le tour ?

L’Occident n’a pas vu venir le retrait du Mali du G5 Sahel.

De quoi se mêle l’Union européenne concernant la décision du Mali de se retirer entièrement du G5 Sahel, alors qu’après le Tchad, c’était justement au tour du Mali de prendre la présidence du G5 Sahel, et que ces mêmes Occidentaux ont tout fait pour que cela n’arrive pas ?

L’Union européenne (UE) « regrette » le retrait du Mali du G5 Sahel, a déclaré lundi Josep Borrell, haut représentant de l’UE. Il a indiqué que l’Union européenne ne peut que s’inquiéter davantage des conséquences de ce choix sur la sécurité des populations, au Mali et dans la sous-région.

Il fallait s’inquiéter avant de la sécurité des populations maliennes, donc ce n’est pas la peine de sous-entendre des menaces de ce genre à l’encontre de la population malienne.

D’ailleurs, le mal de l’Union européenne, c’est qu’avec le retrait du Mali de l’instance régionale, il est clair que cela marque la fin de celle-ci, mais surtout, cela peu également montrer que Bamako pourrait se retirer des autres instances également comme la CEDEAO. Ce qui provoquerait l’explosion de toutes ces instances.

Car évidemment, si le G5 Sahel restait une instance aux mains des Africains, cela ferait bien longtemps que le terrorisme aurait été éradiqué de la région.

Sous le pseudo qui lui sert de camouflage de sa vraie identité, il se fait appeler « G5 Sahel ». Mais en vérité, il n’en est rien. Il répond de son authentique nom de « G5 France Sahel ». La fausse barbe de la France néocoloniale en Afrique. Le G5 Sahel en tant qu’absurdité organisationnelle mort-née, était déjà mort de sa belle mort.

L’escroquerie juridique à la base de son montage en fait une organisation fantomatique dans le sens d’une marionnette articulée depuis l’Élysée qui la soumet à toutes les contorsions néocoloniales.

En décidant enfin de s’affranchir des griffes néocoloniales du « G5 France Sahel », la Transition n’avait que trop tardé, assez tergiversé, car à cheval comme à son habitude, sur le droit international et les convenances diplomatiques. Encore un maillon de brisé dans la chaîne barbare du néocolonialisme français qui fait tant de misère en Afrique !

Il était de toute façon vain d’attendre du Mali qu’il se maintienne dans un « G5 France Sahel » en l’état, quand il a déjà chassé comme des malpropres, l’ambassadeur indélicat s’ingérant dans ses affaires intérieures, les médias-mensonges prônant la liberté de propagande d’asservissement néocolonial, la soldatesque française de Barkhane et Takuba-OTAN pêcheur en eau trouble agissant par procuration.

Le retrait malien du « G5 France Sahel » allait de soi. Mais la salutaire et patriotique campagne de salubrité publique déclenchée par la Transition contre la pollution institutionnelle de l’Afrique par les organisations marionnettes françaises ne fait que commencer. À l’instar du « G5 France Sahel », les marionnettes organisationnelles sans foi ni loi de l’UEMOA et de la CEDEAO, uniquement animées par l’esprit de vengeance de la France impérialiste, doivent également passer à la trappe.

Le Mali ne pourrait faire l’économie d’un adieu à l’UEMOA et à la CEDEAO, aussi longtemps que ces organisations marionnettes n’ayant rien d’africain, manipulées depuis l’Élysée, continueront à piétiner leurs textes fondateurs et même leurs juges, pour satisfaire aux desiderata de l’arrogance néocoloniale française.

L’UEMOA et la CEDEAO, mais aussi la MINUSMA qui, si elle devait rester, aurait besoin d’une sévère cure de désintoxication néocoloniale française du fait notamment de sa prise en otage fonctionnelle par la flopée d’agents de France qui y occupent les premières responsabilités.

Cette ultime étape de la campagne de dépollution institutionnelle qui doit enfin consacrer la « défrancisation » de l’Afrique ne sera naturellement pas sans douleur.

Elle va probablement exiger de tordre carrément le cou à la France pour qu’elle passe de vie à trépas, la dépecer, la cramer pour la réduire en cendre, afin qu’elle disparaisse à jamais de la surface des terres du Mali et de toute l’Afrique. L’objectif ultime étant de réduire définitivement à néant, c’est-à-dire à zéro, la capacité de nuisance néocoloniale française au Mali et en Afrique.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/17/682232/Zoom-Afrique-du-17-mai-2022

 

Dans Afrique

MALI : LA VIA CAMPESINA APPELLE LA CDEAO A ARRETER LA FERMETURE DES FRONTIERES ET LES SANCTIONS QUI PENALISENT LE PEUPLE MALIEN

Par Le 17/05/2022

16 Mai 2022

 16 MAI 2022  AFRIQUE CENTRALE ET DE L'OUEST, DROITS DES PAYSANS ET DES PAYSANNES, SOLIDARITÉ AVEC LES TRAVAILLEURS MIGRANTS ET SAISONNIERS, SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

La Via Campesina | Bagnolet, 16 mai 2022

Le Mali a été lourdement secoué depuis plusieurs mois par de vastes mouvements de contestation, allant de la dégradation de la situation sécuritaire dans le nord comme dans le centre à des contestations des résultats des dernières élections législatives, en passant par les revendications de plusieurs syndicats de travailleur·euses, demandant entre autres de meilleures conditions de travail. Ainsi, ces mouvements ont poussé les militaires à s’emparer du pouvoir.

Plusieurs regroupements de partis politiques et d’organisations de la société civile ont été en phase avec les autorités de la transition, car le retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire national reste la principale priorité du gouvernement de la transition.

“Nous avons aujourd’hui une responsabilité historique : transcender nos différences pour sécuriser notre pays, préserver son intégrité territoriale et créer les conditions d’un développement socio-économique qui nous permettent d’offrir un avenir meilleur à notre postérité”, ont déclaré les militaires.

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont adopté des sanctions sévères à l’encontre du Mali depuis le 9 janvier 2022, suite au retard pris dans l’organisation des élections et au retour des civils au pouvoir après une période de transition de 18 mois déjà écoulée.

La fermeture des frontières avec les pays limitrophes de la CEDEAO, à l’exception de la Guinée, qui a refusé d’appliquer les sanctions, suscite l’inquiétude de la population. En effet, le Mali est un pays continental dont l’approvisionnement en produits de première nécessité dépend fortement des échanges commerciaux avec ses voisins tels que la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

La fermeture des frontières imposée par la CEDEAO affecte particulièrement les organisations paysannes et leurs membres, qui représentent 80% de la classe travailleuse. Ces dernières ont vu comment cette décision a créé de l’insécurité lorsqu’elles se déplacent dans d’autres régions, les empêchant de mener leurs activités socio-économiques en toute sérénité, et mettant en danger la vie de la population, avec la destruction de plusieurs villages et le massacre quotidien de femmes et d’enfants en toute impunité.

Pris entre plusieurs feux (groupes djihadistes, milices d’autodéfense, sanctions de la CEDEAO, etc.), les paysan·nes ne savent plus à quel saint se vouer. En effet, l’accès aux moyens de production reste un problème central pour les paysan·nes. La population rurale est menacée par la famine. L’accès aux aliments destinés à la consommation, ainsi que l’isolement des zones rurales et le coût des transports, constituent une équation importante pour les autorités du pays.

Aujourd’hui, ces sanctions contribuent largement à la détérioration des conditions de vie du vaillant peuple malien et de la population rurale en particulier.

En tant que La Via Campesina, nous sommes solidaires avec les paysan·nes, les travailleur·euses et le peuple du Mali.

Nous étendons notre solidarité à la Coordination Nationale des Organisations Paysannes du Mali (CNOP) et autres mouvements sociaux qui appellent à un changement systématique pour faire face à la crise.
Nous, appelons la CEDEAO à lever les sanctions pour permettre à la population malienne de jouir d’une vie meilleure.
Nous appelons les institutions internationales à ne ménager aucun effort pour soulager le peuple malien.
La Via Campesina appelle les allies internationaux des mouvements sociaux et des communautés à se tenir aux cotes du peuple malien et à soutenir ses demandes afin de trouver des solutions immédiates aux problèmes économiques et sociaux des paysan·nes et autres travailleur·euses ruraux.

 

source : https://viacampesina.org/fr/mali-la-via-campesina-appelle-la-cedeao-a-arreter-la-fermeture-des-frontieres-et-les-sanctions-qui-penalisent-le-peuple-malien/

Tag(s) : #Mali#ViaCampesina

Dans Afrique

MALI : BARKHANE DANS LE VISEUR DES FAMA !

Par Le 14/05/2022

Mali : Barkhane dans le viseur des Famas !

L'extraordinaire au Mali, c'est cette capacité de l'État largement soutenu par le peuple de déjouer à distance les plans du clan occidental : A peine deux jours après que la justice malienne a convoqué l'ex-ministre français de la Défense, Le Drian, pour son rôle dans le pistonnage des sociétés bretonnes pour mieux piller les richesses maliennes, les rues de Bamako s'enflamment ; ils sont des milliers à manifester, et de l'aveu de RFI qui choisit pour illustrer son reportage une photo mettant en scène l'effigie de Poutine brandi par les manifestants, ce sont les Russes qui poussent les Maliens à manifester! L'argument qui ne convainc plus dans la mesure où l'offensive malienne contre l'occupation française tend à prendre une dimension particulièrement complexe où la justice, l'armée et la diplomatie maliennes agissent sous un front uni : aux manifs géantes pro-État et anti-Occident sanctionneurs s'ajoute l'action en justice pour réparer les dégâts de 8 ans d'occupation et au besoin exiger des réparations et des récompenses et le tout se combine avec cette diplomatie active qui a si brillamment agi et que RFI titre ainsi : « Les Maliens de France partagés sur le soutien aux autorités de transition à Bamako ».

On se rappelle fort bien comment la France et d'autres pays membres de l'OTAN opèrent pour manipuler la diaspora africaine contre leur propre pays et institution et en faire un levier de pression à l'adresse des États concernés pour les faire chanter : c'est le cas du Cameroun, du Burundi et de beaucoup d'autres pays qui se font presser par la France via cette diaspora. Or le sensationnel succès de l'État malien consiste à diviser cette diaspora même, et en France les Maliens semblent devenir peu à peu un levier de pression contre la force d'occupation. C'est ce genre de succès qui s'est manifesté dans les manifestations de vendredi que commente, mort dans l'âme, RFI de cette manière : 

« Une manifestation de soutien aux autorités de transition a eu lieu, ce vendredi après-midi 13 mai, place de l'indépendance à Bamako, à l'initiative des organisations proches du gouvernement. Le mot d'ordre officiel était « opération Espoir », en soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) qui, selon le discours officiel, remportent ces derniers temps des succès contre les groupes terroristes. Les participants portaient massivement les couleurs du drapeau national et, pour un certain nombre, les t-shirts siglés d’un E majuscule pour« opération Espoir ». C'est le signe du soutien aux FAMa, promues par le M5-RFP du Premier ministre Choguel Maïga et le collectif pour la défense des militaires, dont Mahamad Oumar Dembélé est le porte-parole ».

Dans ce contexte, Barkhane peut-il rester ? Et comment? Intense activité sournoise en ce moment même dans des zones opérationnelles sensibles où les Fama mènent des opérations de nettoyage avec beaucoup de succès. Voici comment en parle Opex360, site de l'armée française :

« Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’EMA a en effet indiqué que, le 3 mai, soit au lendemain de l’annonce faite par la junte malienne, une unité française [« Task Unit » ou TU] du « Task Group » [TG] n° 2 franco-tchèque de Takuba, a effectué une mission de reconnaissance aux abords de la RN 20, qui, dans le Liptako malien, relie Ansongo à Anderanboukan, en passant par Ménaka, où est implanté la dernière base opérationnelle avancée tactique [BOAT] de Barkhane ».

Tout ce va et viens prouve que Barkhane refuse de se rendre à l'évidence et cherche à mener son œuvre sournoise. Surtout que les régions où Barkhane continue ses opérations comme si de rien était sont des régions stratégiques ; la région du Liptako-Gourma est située à cheval sur les frontières communes du Burkina, du Mali et du Niger.

Aux dernières nouvelles, la France en est à fournir des drones aux terroristes. En effet, ces dernières semaines, les opérations des FAMa ont enregistré des succès phénoménaux, mais les Fama ont également fait des découvertes assez surprenantes.

« Le 29 avril 2022, les frappes ont ciblé un important dépôt logistique opérationnel des terroristes situé entre les localités de Niasso-Sebé et Sossobé- Togoro. Cette cache des terroristes a été détruite grâce à la précision des renseignements et au choix des points visés ayant occasionné de grandes et multiples explosions en différents points du dépôt. Les puissants incendies observés après les frappes confirment la destruction du site contenant divers matériels de guerre y compris des explosifs, des drones, des armes et des munitions », précise l’État-major général des armées du 29 avril 2022. Tout ceci est-il destiné à armer les terroristes de drones à l'effet de faire face aux FAMa? Il y a peu le Mali s'achetait un radar 3D et il semble que c'est en ce sens que la France se prépare sans se douter un seul instant que le Mali aussi se prépare militairement... cette fois c'est le clash pur et dur pour mettre à la porte l'occupation !

Guinée/Mali : une alliance qui surprend !

Il semblerait qu’en Guinée, où un coup d’État renversant le président souverainiste Alpha Condé avait ravivé les espoirs au sein de l’axe US-OTAN de pouvoir recontrôler le pays, les choses ne vont pas dans le sens souhaité de cet axe déstabilisateur, loin de là ; la Guinée est en train de devenir un nouveau Mali !

Alors que malgré toutes les pressions de part et d’autre, le président de la transition guinéenne, le Colonel Mamadi Doumbouya, le Conseil national de la transition (CNT), l’organe législatif ont adopté le mercredi 11 mai 2022, un délai revu à la baisse de 36 mois pour venir à bout du processus transitionnel enclenché par le CNRD, il semblerait que les machinations des Occidentaux à faire marcher la Guinée sur leurs pas n’aient pas marché et que dans une démarche de plus vers le renforcement des coalitions interafricaines, et ce, au grand dam des forces d’occupation, plusieurs dizaines de camions se sont rendus ce 13 mai à la frontière malienne, afin de livrer du gazole et ainsi soulager le pays.

En effet selon les informations, après réception de la moitié du gazole en provenance de la Guinée voisine, le Mali doit réceptionner les 2 millions restants ce vendredi 13 mai 2022, selon la chambre de Commerce et d’Industrie malienne.

« Toutes les dispositions sont prises pour ravitailler le pays en produits pétroliers par le secteur privé et l’État qui sont engagés à trouver des moyens très rapidement avec les pays amis ». Cette déclaration est du président de la Chambre du Commerce et de l’Industrie du Mali (CCIM) M. Youssouf Bathily. Il l’a faite le jeudi 12 mai 2022 à l’occasion de la cérémonie de réception d’une importante quantité de gazole en provenance de la Guinée voisine, rapporte Bamako.net.

Depuis le début de la décision de la CEDEAO et de ses acolytes occidentaux de mettre des pressions et donc des sanctions contre le Mali, solidaire d’Assimi Goïta et des autorités de transition maliennes, la junte guinéenne de Mamadi Doumbouya a gardé ses frontières avec le Mali ouvertes et entend en profiter pour réhabiliter le corridor entre les deux pays.

L’ère des sanctions sévères visant à isoler les pays est révolue. Même si apparemment tout pays ayant gardé ses liens avec le Mali, se trouve dans le viseur occidental, comme cela est le cas du Togo.

En effet, une attaque terroriste perpétrée dans le nord du Togo, dans la nuit de mardi à mercredi, a coûté la vie à au moins huit militaires. Treize autres soldats ont été blessés au cours de l’assaut, une première dans le pays.

L’axe US-OTAN menace désormais et clairement les pays du Golfe : « Le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, avait déclaré mercredi que cette attaque ‘montre que la menace terroriste se propage vers les pays du golfe de Guinée’. Les efforts doivent être redoublés pour l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard ».

Mais les menaces et mises en garde n’ont plus de sens pour les Africains. Une coalition et union interafricaine sans précédent est en train de naître et de s’étendre à une vitesse inimaginable.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/14/682079/Mali--Barkhane-dans-le-viseur-des-Famas--

Dans Afrique

MALI : LES TERRORISTES DOTES DE DRONES FRANCAIS

Par Le 13/05/2022

Au Mali, la France fournit des drones à ses alliés terroristes !

Décidément, la montée en puissance des forces armées maliennes ne fait pas que des heureux. Les nombreuses victoires des FAMa sur les théâtres des opérations semblent agacer les soutiens terroristes. Suite à des vastes opérations spéciales militaires, les terroristes ont enregistré d’énormes pertes humaines et matérielles.

Ces dernières semaines, les opérations des Fama ont enregistré des succès phénoménaux, mais les Fama ont également fait des découvertes assez surprenantes.

« Le 29 avril 2022, les frappes ont ciblé un important dépôt logistique opérationnel des terroristes situé entre les localités de Niasso-Sebé et Sossobé- Togoro. Cette cache des terroristes a été détruite grâce à la précision des renseignements et au choix des points visés ayant occasionné de grandes et multiples explosions en différents points du dépôt. Les puissants incendies observés après les frappes confirment la destruction du site contenant divers matériels de guerre y compris des explosifs, des drones, des armes et des munitions », précise l’Etat-major général des armées du 29 avril 2022.

Selon la hiérarchie militaire, ce dépôt avait également été identifié et localisé suite à une longue série de renseignements techniques ainsi que de patientes opérations de surveillances et d’observations aériennes. « D’incessants mouvements de véhicules et de tricycles chargés de divers matériels à partir des localités de Doungara, Togueré- coumbé, Walo et Sossobé à destination du dépôt localisé entre Tina et Kala ont fait l’objet d’un suivi minutieux et permanent. Les matériels observés ont sans équivoque été identifiés comme des matériels de guerre destinés à être utilisés contre les communautés ainsi que les FAMa engagées dans la protection de paisibles citoyens maliens. Ces frappes ont contribué à anéantir les espoirs et plans funestes des terroristes et leurs soutiens », révèle la hiérarchie militaire.

Ces révélations concernant la présence des drones à usage militaire entre les mains des terroristes méritent des réflexions sur l’identité des pays qui fournissent de tels matériels logistiques aux ennemis du Mali. De 2012 à nos jours, le Mali fait face au terrorisme sans que les citoyens ne sachent qui est réellement derrière ce terrorisme. Qui les financent et équipent les terroristes au Mali ? Cette question mérite une réponse dans un bref délai afin démasquer en plein jour le complot contre le Mali.

Notons que les drones sont utiles à plusieurs titres. Ceux dotés d’une caméra permettent des prises de vues, photo ou vidéo, en altitude comme ceux que l'armée française avait utilisé pour espionner la Base militaire des Fama à Gossi. L’utilisation de drones civils pour mener des attaques se répand et n’est plus l’exclusivité des armées régulières. Leur détournement par des groupes terroristes est de plus en plus fréquent.

Ce qui démontre encore une fois, que la France est prête à tout pour détruire le Mali mais également, c'est ce qui étaye les propos du Premier ministre malien, Choguel Kokala Maiga, lorsqu'il dénonçait la complicité de la France avec les groupes armés terroristes dans le nord du Mali.

french.presstv.ir/Detail/2022/05/13/681998/Le-Mali-denonce-la-complicite-de-la-France-avec-les-groupes-armes-terroristes

Dans Afrique

REPUBLIQUE DU MALI : BAMAKO ACTE LE DIVORCE AVEC PARIS

Par Le 12/05/2022

Bamako acte le divorce avec Paris

 

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 11 mai 2022

Observateur continental 22 mai 2022

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Les relations entre la République du Mali et le régime hexagonal semblent plus que jamais au bord de la rupture. Une rupture que les autorités maliennes, ainsi que la large partie de la société civile du pays, semblent parfaitement assumer. A la différence de l’establishment élyséen et de son réseau françafricain.

Les relations entre les deux pays ne cessent de se détériorer depuis un an. La dénonciation par les autorités maliennes des accords de défense avec la France est un épisode décisif d’un processus de divorce émaillé de rebondissements, écrit Maliweb.

Pour le média malien, ce n’est peut-être qu’un épisode de la crise diplomatique entretenue par l’Hexagone pour affaiblir les autorités de la Transition, mais la décision de celles-ci de dénoncer les accords de défense avec Paris et ses partenaires européens constitue une étape inédite. Elle consacre une rupture quasi-totale, l’apogée d’une situation conflictuelle qui dure depuis mai 2021.

En effet, il faut rappeler que la décision du gouvernement du Mali de dénoncer les accords de défense avec l’establishment élyséen – intervient après la suspension, désormais définitive, des médias de propagande hexagonaux que sont France 24 et RFI d’émettre dans le pays. Une décision qu’a contestée avec «force» France Médias Monde – la maison-mère des deux relais propagandistes élyséens.

On ne se rappelle d’ailleurs pas d’une quelconque contestation similaire de ladite maison lorsque des médias alternatifs se sont vus interdire de diffuser sur le sol de l’UE. Mais en cela, c’est toute l’hypocrisie occidentale des concernés qui n’a fait que se dévoiler une fois de plus. En parlant d’ailleurs toujours de l’establishment politico-médiatique hexagonal et occidental – ce dernier continue de nommer les autorités maliennes comme étant une «junte», en oubliant que s’il y a bien une junte c’est très certainement le régime ukrainien post-Maïdan à qui cette caractéristique s’applique le mieux, et dont les régimes occidentaux, y compris hexagonal, en sont les principaux parrains.

Au-delà de l’aspect purement hypocrite, ce manque flagrant d’un minimum de dignité du côté occidental ne nécessite en principe même pas de commentaire supplémentaire. Lorsque des millions de citoyens ukrainiens (pour beaucoup désormais ex-ukrainiens faut bien le préciser) refusaient de reconnaitre le résultat du coup d’Etat pro-occidental de 2014 à Kiev – les régimes occidentaux, eux, parlaient de légitimité et d’un gouvernement «parfaitement» légal. En oubliant par la même occasion tous leurs propres engagements pris vis-à-vis du gouvernement ukrainien reconnu par la communauté internationale qu’était celui de Viktor Ianoukovitch.

Quant au Mali – où les autorités nationales disposent d’un énorme soutien populaire – les prétendants à l’exceptionnalisme planétaire parlent jusqu’à maintenant de «junte». Au même temps, il est vrai que les caractéristiques données par les régimes occidentaux et leurs relais propagandistes à l’encontre de leur pays n’ont très peu, voire pas du tout, d’influence sur les motivations des citoyens maliens, il n’empêche que cela résume de manière supplémentaire toute la philosophie occidentale, ou plus particulièrement celle de l’establishment atlantiste.

Une chose est sûre. La dénonciation par Bamako des accords de défense avec Paris est une étape cruciale pour la suite des événements. Et pas seulement en terre malienne, mais à beaucoup d’autres endroits de la région concernée et du continent africain dans son ensemble. Depuis des années, ce type d’accords fait l’objet d’innombrables condamnations de la société civile panafricaine, qui n’y voit qu’un des principaux instruments de la domination occidentale sur leurs pays respectifs et leur continent.

Aujourd’hui et après des résistances efficaces de pays comme le Burundi, la RCA, l’Ethiopie face à cette politique de prédateurs occidentaux, le Mali représente indéniablement l’un des nouveaux porte-flambeaux du panafricanisme, jouant un rôle de première importante pour l’Afrique dans le cadre de l’ère multipolaire internationale.

Et si longtemps l’Occident avait fait croire que l’Afrique ne peut pas survivre sans sa participation, les événements en cours actuellement démontrent au contraire que c’est bel et bien cet Occident arrogant, disposant certes encore d’instruments visant à déstabiliser les nations souveraines pour maintenir l’hégémonie d’une extrême minorité planétaire – qui a besoin du monde non-occidental pour survivre et maintenir une relative stabilité.

Comme Observateur Continental le disait précédemment: un pays comme la République centrafricaine – d’un exemple caractérisé par le chaos durant de longues années – est devenu une source d’inspiration pour beaucoup d’autres nations africaines. Le Mali, d’ailleurs, ne fait que le confirmer en devenant à son tour un exemple inspirant pour d’autres Etats du continent visant à tourner définitivement la page de l’instabilité et des schémas néocolonialistes.

Et comme également annoncé précédemment: les élites occidentales, ayant été dans l’incapacité la plus totale à s’adapter au monde contemporain multipolaire, risquaient à terme de devoir faire face à des évacuations humiliantes de leurs troupes et mercenaires – en Afrique, comme à d’autres endroits du monde – avec en prime l’obligation d’observer la joie des populations des pays concernés qui les accompagneront jusqu’à la piste de décollage. Désormais cette constatation n’est plus une perspective. C’est bel et bien un fait admis.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/bamako-acte-le-divorce-avec-paris/5668001

Dans Afrique

MALI : LES FAMAS AVANCENT, LES TERRORISTES EN DEBANDADE. PLUS AUCUN PAYS NE PEUT COLONISER LE MALI !

Par Le 09/05/2022

Mali : les Famas avancent, les terroristes en débandade 

Au Mali, alors que la France cherche à noyer le poisson concernant l'affaire du charnier en se montrant indignée de la décision de Bamako de rompre les vieux accords de défense qui enchaînent le Mali à la France. La désinformation est telle, qu'en Europe, les gens croient encore que le territoire malien est pratiquement entre les mains des terroristes. Alors que l'armée malienne continue ses avancées spectaculaires.

L’armée malienne a neutralisé une soixantaine de terroristes et interpellé 16 autres dans des offensives militaires menées dans le cadre du plan « Maliko » et de l’opération « Kélétigui », dans le nord-ouest et le centre du Mali, contre des bases des groupes terroristes, au cours desquelles 2 soldats ont été tués et 10 autres blessés, indique un communiqué publié vendredi soir par l’État-Major général des Armées maliennes.

« Dans les régions de Koutiala, Bougouni et Sikasso, les priorités opérationnelles ont porté sur la précision des renseignements et les recherches des terroristes, auteurs de l’incident des infrastructures étatiques de Molobala, les assassins d’un agent de la douane et de 2 bénévoles à Bougala-Sikasso et les pyromanes du DCAP de Kléla, de même que le suivi des mouvements des groupuscules terroristes enregistrés », souligne un communiqué de la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA).

« Dans la région de Nara et de Koulikoro, les reconnaissances offensives dans les secteurs de Dalibougou, Kamissara, Boromo et Madina Sacko et les tirs d’artillerie suivis de fouilles dans la forêt de Troungalé et les collines de Tola ont fait le bilan suivant : 16 terroristes neutralisés, 8 terroristes interpellés, divers matériels détruits y compris des motos, des engins de fabrication d’EEI, des armes et des munitions et 3 Ak-47 en bon état récupérés », poursuit le communiqué.

Sur le théâtre Est de l’opération Maliko, « des frappes ont dispersé une vingtaine de terroristes en mouvement dans le secteur de N’Dacki, avec la destruction d’un pick-up et la neutralisation de 8 terroristes », ajoute la DIRPA.

Le communiqué indique également qu’une opération aéroportée sur les lieux de destructions d’un important plot logistique opérationnel du 24 avril 2022 dans le secteur de Niasso-Sebe et Sossobe- Togoro « a permis de recueillir d’importants renseignements », soulignant qu’ »une patrouille des Forces armées maliennes Fama sur l’axe Bankass-Bandiagara a récupéré une citerne volée à l’Energie du Mali ».

De même source on ajoute que dans la région de Douentza, à Maliko, une patrouille FAMA sur la route Mondoro-Boni a réagi à une embuscade faisant côté ami, 2 morts et 10 blessés, 2 engins endommagés et côté ennemi, 22 terroristes neutralisés, 1 véhicule équipé de mitrailleuse 14, 5 mm, divers armements et munitions récupérés.

« Dans la région de Segou, l’exploitation des renseignements a permis de cibler les réseaux de renseignements terroristes faisant 10 terroristes neutralisés et 8 suspects arrêtés et un otage civil libéré », relève le communiqué de l’armée.

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre des actions menées par l’armée malienne pour la recherche et la destruction des sanctuaires terroristes dans le cadre du plan « Maliko » et de l’opération « Kélétigui », note le communiqué.

Il est donc extrêmement important de relayer un maximum d'information concernant les avancées de l'armée malienne, pour que les gens sachent que l'armée malienne est en train d'avancer dans sa lutte contre le terrorisme, et aussi, que le Mali est en train de tenir en échec la CEDEAO et ses sanctions qui ne servent à la base qu'à mettre le peuple malien sous pression.

Plus aucun pays ne peut coloniser le Mali ! 

Malgré l'arrivée des nouveaux partenaires internationaux dans l'équation malienne, Bamako reste tout de même prudent et ne veut en aucun cas répéter les mêmes erreurs du passé.

Bamako est effectivement résolu à mettre Paris à genoux et à dénouer toutes les ficelles de la coopération militaire insatisfaisante qui le lient à la France, et ce, dans les moindres détails. Déjà sur la mise à la porte de l’armée française, force peu probante et fortement décriée au sein de l’opinion malienne, est l’objet de l’anathème des autorités maliennes qui l’accusent désormais d’espionnage et de subversion. Un divorce déjà consommé qui permet au Mali d’affermir ses liens avec d'autres partenaires réputés plus fiables et plus efficaces. D'ailleurs, Paris étant éjectée et son influence morte au Mali, le président Assimi Goita a eu également une rencontre avec l'activiste panafricaniste, Kami Seba. Ce qui montre déjà que Paris est bien loin du Mali. Même s'il y a encore une certaine présence militaire occidentale, avec la rupture des accords de défense, les Occidentaux étant présents en toute illégalité, ne peuvent donc plus bouger d'une oreille sous peine d'être sanctionnés par Bamako ou encore par l'armée malienne.

Dans la logique de la retentissante procédure de divorce qu’il a engagée depuis des mois d’avec la France, le Mali vient de faire un pas supplémentaire vers la porte de la séparation et des « adieux » sans regret. Déterminées à aller jusqu’au bout du clash qu’elles estiment libérateur et refondateur pour la Nation, les autorités maliennes ont pris la ferme option de « dénoncer » ou briser les accords de défense qui lient Bamako et Paris. Une décision aussitôt vivement applaudie par tous ceux et celles (ils/elles sont des millions) qui voient là la reconquête accélérée et « sans peur » du champ de la souveraineté nationale trop longtemps hypothéquée par ce qu’ils considèrent comme une duplicité systématique de l’ex-puissance coloniale.

Exit donc la France avec ses ramifications que sont Barkhane et Takuba ! Et vive la nouvelle alliance renforcée avec la très puissante Russie qui s’illustre comme une partenaire plus fiable et plus efficace ! C’est le nouveau pari géostratégique des autorités maliennes et dont l’ambition première est d’écraser la fourmilière terroriste qui dévaste la patrie depuis des années. Ainsi, ayant éconduit la France sans ménagement, le Mali s’engage dans une coopération militaire qui semble « tout bénéfice » avec Moscou. Bien entendu, à l’épreuve des faits très récents et actuels, il est indéniable que l’apport militaire russe permet progressivement à l’armée malienne d’asséner des coups de plus en plus décisifs aux hordes terroristes. Dans le centre du pays, l’action jumelée des FAMAs et des unités russes est en train de réduire la force de nuisance des groupuscules terroristes qui, en maints endroits, se voient contraints de revoir leurs criminels objectifs à la baisse.

Pour autant, le Mali se doit, avant de pousser loin dans cette nouvelle alliance, de tirer les leçons (toutes les leçons) du passé afin de ne pas retomber dans les mêmes erreurs des non-dits et des contours contractuels opaques. Avec les alliés russes, la transparence imbibée de précisions doit être la boussole du partenariat scellé. De A à Z, du premier à l’ultime alinéa, virgule par virgule… tous les termes de l’accord entre l'État malien et la Russie doivent être tracés à l’encre tricolore de la netteté-clarté-vérité.

Car, « le diable » étant « dans les détails » et le démon prospérant dans l’opacité, il faut éviter que le pacte russo-malien ne soit une répétition à peine modifiée des mêmes zones d’opacité et des mêmes chapitres d’ambiguïté qui ont permis à la France de tenir Bamako sous le joug néocolonial pendant des années. À présent, la meilleure approche pour le Mali est donc celle-ci : si l’on est parvenu à se délier d’un contrat imposé par la France, il nous faut nous assurer de ne pas avancer dans un contrat miné de flous avec d’autres partenaires, si performants soient-ils.

Au nom de ce principe de clarté dans toute coopération, principe qui a fait tant défaut par le passé et qui a soumis la patrie à tant d’humiliations, il devient nécessaire d’associer le peuple malien aux tenants et aboutissants du contrat que le pays a noué avec la Russie. Nature et conditions des accords, contreparties, rayons d’action, etc. ; plus le peuple sera tenu informé des chapitres entre le Mali et ses partenaires, mieux les pièges seront évités. Les citoyens ont d’autant plus le droit d’être imprégnés des détails des accords signés par les dirigeants maliens, que, chaque fois qu’ils sont sur la défensive sur un sujet majeur, nos gouvernants font justement appel à la mobilisation populaire des Maliens pour tenir face aux « pressions exogènes ».

Rompre définitivement avec les pratiques désavouées du passé est, de l’aveu des autorités actuelles elles-mêmes, la boussole de leur conduite pour « une gouvernance vertueuse » au profit de tous les Maliens. Soit. Mais pour que cette affirmation ne demeure pas à l’état de simple discours, il est plus que jamais nécessaire d’éclairer les nouveaux accords de défense qui engagent l’avenir de la Nation avec les projecteurs de la transparence la plus totale. Car, l'histoire malienne récente nous l’a suffisamment appris : tout ce qui se fait au nom du peuple malien, mais à l’insu du peuple malien, a toutes chances d’être rejeté par le peuple malien.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/09/681778/Plus-aucun-pays-ne-peut-coloniser-le-Mali--

 

Dans Afrique

APPEL A FAIRE PRESSION SUR LE MAROC POUR LIBERER LES PRISONNIERS SAHRAOUIS

Par Le 06/05/2022

5 Mai 2022

SPS 28/04/2022 - 16:29

 

Alger, 28 avr 2022 (SPS) La militante française des droits de l'Homme, Claude Mangin a appelé, jeudi, la communauté internationale "à faire pression sur le gouvernement marocain" pour l'obliger à libérer les prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik, soulignant que la condamnation du Maroc par le Comité de l'ONU contre la torture (CAT) pour des faits de torture sur le détenu Mohamed Bourial, constituait "un grand espoir pour les Sahraouis".

"J'appelle les pays européens et les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à mettre la pression sur le gouvernement marocain pour qu'il libère tous les prisonniers incarcérés indument depuis 11 ans et demi", a indiqué Mme Mangin dans un entretien à l'APS.

Le CAT vient de condamner le Maroc pour faits de torture et de mauvais traitements sur le prisonnier sahraoui du groupe de Gdeim Izik, Mohamed Bourial, l'appelant à "indemniser équitablement" le détenu et à "ouvrir une enquête impartiale" pour juger les tortionnaires.

En 2016, l'organe onusien avait déjà condamné le Royaume chérifien pour les mêmes faits contre le militant sahraoui et membre du groupe de Gdeim Izik, Naama Asfari.

A cet égard, l'activiste française, qui est également l'épouse de Naama Asfari, a exhorté les pays signataires de la convention onusienne contre la torture à obliger le Maroc à obéir aux décisions du CAT, notant que la dernière décision de cet organe onusien constituait "un grand espoir pour les Sahraouis".

"A partir du moment où un organe onusien condamne le Maroc, c'est-à-dire un pays qui a ratifié la convention contre la torture, il me semble que le minimum est que les autres pays signataires de cette convention obligent le Maroc à obéir à cette décision", a-t-elle affirmé dans ce sens.

"C'est extraordinairement incroyable et inadmissible que depuis des années, les détenus sahraouis soient encore en prison et continuent de subir des représailles", a-t-elle également dénoncé.

Elle rappelle notamment que "19 prisonniers du groupe Gdeim Izik croupissent depuis près de 12 ans dans les geôles marocaines après deux procès inéquitables qui les ont condamnés à des peines allant de 20 ans à la perpétuité sur la base d'aveux obtenus sous la torture".

Ces prisonniers, a-t-elle déploré, "ont des conditions d'incarcération de plus en plus difficiles depuis la fin du deuxième procès il y a 5 ans (et) essayent d'alerter la communauté internationale en faisant des grèves de la faim répétées".

"Personne n'a le droit d'entrer au Sahara occidental depuis 2014"

Dans ce cadre, Mme Mangin a fait part des déboires que subissent les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines comme Kénitra et Tiflet, "une prison disciplinaire dont les détenus sont très mal traités".

Elle précise que les prisonniers du groupe de Gdeim Izik n'ont pas vu leurs familles depuis deux ans à cause de la pandémie de Covid-19 et font face au manque de soins médicaux et à la torture, relevant que l'une des principales demandes de ces détenus est "leur droit au transfert pour qu'ils soient près de leurs familles conformément au droit international humanitaire".

La militante des droits de l'Homme cite, entre autres, le cas de Mohamed Lamine Haddi, victime des représailles des autorités marocaines après avoir fait une grève de la faim de 69 jours et avoir été passé à tabac en prison pour avoir menacé de reproduire son action de protestation contre les conditions inhumaines de sa détention.

Soulignant que ces cas de violations des droits des militants sahraouis ont été dénoncés plusieurs fois par le CAT et Amnesty International, l'activiste a fait part de l'existence "d'appels à signatures pour alerter le Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borell".

Evoquant, par ailleurs, la grave crise des droits humains dans les territoires occupés et l'horreur des crimes commis quotidiennement par les forces d'occupation marocaines contre les civils sahraouis, Mme Mangin a fait savoir "que depuis janvier 2014, aucun étranger solidaire avec la cause sahraouie n'a le droit d'entrer au Sahara occidental" pour rendre visite aux militants sahraouis.

Elle cite le cas de la militante Sultana Khaya, "assiégée dans sa maison dans la ville de Boujdour par les forces d'occupation marocaines depuis 450 jours".

Mme Mangin n'a pas manqué de dénoncer le black-out médiatique de la presse occidentale quant aux violations répétées des droits de l'Homme par le Maroc au Sahara occidental, déplorant le fait que "le Conseil de sécurité et des chefs d'Etat continuent de considérer le roi du Maroc comme une personne fréquentable". (SPS)

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source : https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2022/04/28/39424.html

Tag(s) : #RASD#Sahraoui

Dans Afrique

LES VRAIS ENJEUX DE L'ACCORD MILITAIRE CAMEROUN-RUSSIE

Par Le 06/05/2022

Les vrais enjeux de l’accord militaire Cameroun-Russie

Par Jean-Marc Soboth

Mondialisation.ca, 05 mai 2022

Observateur continental

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En s’étant rendu avec la discrétion d’un Sioux à Moscou début avril 2022, le ministre de la Défense camerounais Joseph Beti Assomo a signé, le 12 avril, avec son emblématique homologue russe, le général Sergueï Choïgou, un accord militaire.

La conjoncture internationale trouble du moment en fait un message sans précédent. Moscou y a un intérêt symbolique. C’est un signal retentissant en pleine «opération spéciale» des forces russes en Ukraine, à l’intention de la fameuse «communauté internationale» des anciennes puissances coloniales du golfe de Guinée.

On peut l’imaginer, l’accord n’a pas manqué de provoquer une vive mais discrète réaction dans les états-majors politiques et, en l’occurrence dans les milieux diplomatiques européens. Il intervient comme par hasard au milieu des «sanctions dévastatrices» (dixit le président Joe Biden) contre la Russie de Vladimir Poutine incluant le boycottage de son espace aérien.

Yaoundé s’est rendu ainsi coupable, en quelque sorte, de viol d’embargo aérien occidental.

C’est que, l’accord est signé avec le Cameroun, un fidèle des fidèles du pré carré de l’allié français, dont le chef d’État, M. Paul Biya, n’a jamais brillé par quelque relent révolutionnaire. Du moins à la manière des Assimi Goita et autres. Mais les faits sont troublants.

Le Cameroun s’est absenté mystérieusement à l’ONU lors du vote de la résolution (américaine) du 2 mars «exigeant l’arrêt de l’offensive russe en Ukraine». Sans avertir, Yaoundé s’est abstenu au deuxième vote à l’ONU, le 7 avril, parmi les 22 pays africains qui se sont débinés à l’aune de l’autre résolution (américaine) ayant conduit à la suspension de la Russie du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Un véritable pied de nez anti-occidental.

Le contenu de l’accord militaire moscovite qui, il faut le rappeler, intervient après un premier accord signé avec le Cameroun le 15 avril 2015, n’apporte pourtant rien de spécial. Il comporte «l’échange d’opinion et d’information en matière de politique de défense et de sécurité internationale; le développement des relations dans le domaine de la formation conjointe et l’entraînement des troupes (des forces), de génie, d’enseignement militaire, de médecine militaire, de topographie militaire, d’hydrographie militaire, de sport et de la culture; l’échange d’expérience de maintien de la paix et d’interaction dans les opérations de soutien à la paix sous l’égide de l’Organisation des Nations Unie; l’interaction dans les activités de recherche et de sauvetage en mer; l’interaction dans les activités de lutte contre le terrorisme et la piraterie».

Néanmoins, il y a petite nouveauté par rapport à l’onéreux Partenariat de défense avec la France, renouvelé sous Nicolas Sarkozy à Yaoundé le 21 mai 2009 et objet de la loi d’approbation (française) 2011-423 du 20 avril 2011. La Russie aidera ses amis africains tel un véritable bailleur de fonds et non comme un simple prestataire payé : «(…) chacune [des parties] supporte les dépenses liées à [sa] participation aux activités de ses représentants (…). La conduite des activités est fonction de la disponibilité des fonds des Parties».

L’accord secret tentait d’esquiver les projecteurs de l’actualité. Il n’a pas suscité de réaction officielle immédiate de la belliqueuse «communauté internationale» proaméricaine qui, un temps, à l’Union Européenne notamment, avait même songé à des sanctions contre les États africains trop mous à l’égard de la Russie. L’accord est secret. Mais on sait la suite… Qui a fait fuiter l’information?

En Afrique, Poutine joue aux échecs. À la perfection. M. Paul Biya, lui, n’est ni un «suicidaire» ni un antiimpérialiste radical. C’est, lui aussi, un joueur d’échecs. Un vieux malin. Le diplomate étranger que l’homme de Yaoundé reçoit le plus régulièrement au Palais de l’Unité est, avoue-t-on, l’ambassadeur de France, M. Christophe Guilhou.

En préservant donc l’essentiel du système avec Paris, Paul Biya jongle. Il perpétue le flou artistique autour de sa succession dans laquelle Paris n’est jamais arrivé à arracher quelque lisibilité dans l’optique de la protection des intérêts de la France. Il complique la lecture internationale de sa propre guerre contre les séparatistes anglophones. Ni lui-même ni les Ambazoniens n’ont obtenu de réel engagement américain, le Département d’État américain considérant ce conflit armé comme du menu fretin relevant de son allié français — il s’est soldé en mars 2019 par le retrait total des 300 militaires stationnés en 2015 à Garoua déployés par l’administration Obama dans la Force multinationale mixte contre la secte terroriste Boko Haram, retrait provoqué par des restrictions budgétaires mais officiellement justifié par des allégations de violations de droits de l’homme des forces de défense camerounaises…

M. Paul Biya a tenu à marquer des points dans un jeu de belligérance ukrainien extrêmement délicat que le Kremlin veut épargner aux Africains pris globalement. Mais M. Biya demeure un partenaire pour la Russie et non un allié d’après le langage diplomatique russe (lire notre ouvrage Poutine, l’homme qui veut libérer l’Afrique à ce propos).

Aucun pays africain ne figure dans la liste des «pays inamicaux» de la Russie publiée par Vladimir Poutine début mars. De plus, le Kremlin l’a déjà promis: le blé russe sera vendu prioritairement à ces pays, ce qui ferait mentir les pronostics occidentaux sur de famines imminentes en Afrique résultant des difficultés d’approvisionnement de l’offensive en Ukraine.

Avant le conflit en Ukraine, l’ambassadeur russe au CamerounAnatoly Bashkin suggérait déjà que le blé russe importé au Cameroun ne passe plus par des intermédiaires. Lesquels? Il promettait aussi de reconstruire la stratégique Société de raffinage de pétrole du pays dévastée par un incendie resté mystérieux.

Résultat des courses, le joueur d’échecs de Yaoundé esquiva le tout premier sommet Russie-Afrique tenu à Sotchi en Russie en octobre 2019. Malgré l’insistance de la diplomatie russe — l’ambassadeur de Russie est allé le rencontrer personnellement à cet effet — il n’y envoya aucun représentant de poids. Question de rassurer le tandem franco-américain?

En réalité, l’idée que l’Occident anti-Poutine n’a pas remarqué ni réagi à la signature de l’accord militaire avec le «diable russe» n’est guère qu’une impression. La Maison-Blanche suit de très près le ballet diplomatique autour de Poutine.

L’accord a été signé le mardi 12 avril 2022 avec le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou; l’actualité était brouillée par le premier tour de l’élection présidentielle française tenu la veille. Trois jours seulement après, le vendredi 15 avril, Joe Biden a riposté. Discrètement. Il a concédé le statut de personnes protégées aux États-Unis à 40 000 Camerounais demandeurs d’asile en raison de la crise armée séparatiste, vivant dans la région métropolitaine de Washington D.C. et en Californie. Depuis des années, le précieux sésame était demandé à cor et à cri mais en vain par l’avocate haïtienne Guerline M. Jozef, fondatrice de la Cameroonian Advocacy Network.

Ce n’est pas tout. Un tweet «tonitruant» de l’ancien sous-secrétaire d’État aux affaires africaines du président Donald Trump et ancien vice-chef de mission diplomatique américaine à Yaoundé, M. Tibor P. Nagy, résume le débat épique autour de la réaction américaine à l’égard de l’accord. «Je n’arrive pas à croire, s’indigne le diplomate américain, que le gouvernement camerounais ait, dans un timing incroyablement mauvais, signé un accord militaire avec la Russie — au plus fort de l’agression en Ukraine. Cela est un piquant sur les yeux des États-Unis et de la France, deux pays dont le Cameroun pourrait avoir besoin de leur aide à l’avenir. Mais tant mieux pour les Ambazoniens!»Le message est très clair.

Seulement, la guerre en Ukraine annonce peut-être une nouvelle ère. Sans doute un changement planétaire dont la moindre des perspectives n’est pas le multilatéralisme, ferment de justice internationale.

L’accord russo-camerounais avait, en tout cas, fait son petit chemin dans les arcanes des conférences de Moscou sur la sécurité internationale. Les ministres de la défense africains avaient tous exprimé le besoin d’être soutenus par Moscou dans leur lutte contre le terrorisme islamiste.

Le Kremlin ayant entrepris un retour en force sur le continent et étant donné l’inefficacité des mécanismes multinationaux en cours in situ, Moscou a connu une affluence de ces pays — africains notamment — dont l’avis ne compte pas au concert des nations.

La grande rhétorique occidentaliste sur la liberté, le monde change rapidement. La crise en Ukraine en est un accélérateur. Le «monde libre» devra finir par comprendre que les Russes sont certainement plus populaires dans ce reste du monde anciennement colonisé auquel l’Occident n’a jamais concédé ni maturité ni capacité à l’autodétermination, encore moins droit à une opinion différente du diktat ultralibéral de l’hémisphère nord.

C’est alors qu’on préfère progressivement le pragmatisme du Kremlin qui, ainsi, multiplie les accords de coopération militaires et dont les ambassadeurs sont parmi les plus respectés du seul continent qui, parce qu’il n’a jamais atteint l’âge adulte aux yeux des anciennes puissances coloniales, ne dispose ni d’arsenal nucléaire ni de droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU, ni même du droit d’avoir quelque avis différent. 

Jean-Marc Soboth, journaliste camerounais vivant au Canada

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Jean-Marc Soboth, Observateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-vrais-enjeux-de-laccord-militaire-cameroun-russie/5667911

Dans Afrique

LE MALI ABAT LA FRANCE DES NOSTALGIQUES DU COLONIALISME. L'AFRIQUE APPARTIENT AUX AFRICAINS. C'EST AUX PEUPLES AFRICAINS DE DECIDER DE LEUR AVENIR.

Par Le 04/05/2022

 Le Mali abat la France !

Le Mali continue de faire preuve d'un souverainisme absolu, d'un avant-gardisme total digne des États à la longue civilisation qui marquent l'histoire.

Un combat acharné qui a commencé par le peuple malien qui se bat pour sa liberté, sa souveraineté, son intégrité et sa dignité. Le Mali qui, pas à pas, est en train de couper les ponts avec le néocolonialisme pour lui-même, mais surtout pour l'Afrique tout entière.

Lundi 2 mai 2022, les courageuses autorités maliennes ont « dénoncé », les accords de défense avec la France et ses partenaires européens. Une décision « injustifiée » selon Paris, qui a protesté le lendemain en précisant que la France poursuivrait son retrait militaire « en bon ordre » comme prévu d’ici le mois d’août.

Nouvel épisode de la tension entre la France et le Mali. Le Mali a fustigé, lundi 2 mai 2022, les « atteintes flagrantes » des forces françaises à la souveraineté nationale. En conséquence, il a rompu plusieurs accords de défense conclus avec la France, mais aussi avec ses partenaires européens.

« Informée, le 2 mai, de la décision unilatérale des autorités de transition maliennes de dénoncer » ces accords, la France « considère cette décision injustifiée et conteste formellement toute violation du cadre juridique bilatéral qui serait imputable à la force Barkhane », souligne la porte-parole du Quai d’Orsay dans une déclaration écrite.

Bamako fustige en effet les « insuffisances graves » de la coopération militaire, les « atteintes flagrantes » à la souveraineté nationale et de « multiples violations » de l’espace aérien malien. C’est la conséquence de deux semaines de passe d’armes autour de l’affaire de Gossi, un charnier attribué aux militaires français.

Concrètement, ces accords remis en cause sont trois textes. Le premier est le traité de coopération avec la France en matière de défense, signé en 2014. Ce retrait sera effectif dans six mois comme le prévoit le document. La plupart des coopérations, notamment sur la formation et l’échange de renseignements, sont déjà à l’arrêt en raison de la crise diplomatique entre les deux pays.

Le Mali avait déjà dénoncé en février 2022, des manquements répétés des accords de Défense et avait invité les autorités françaises à retirer sans délai, les forces Barkhane du territoire national, sous la supervision des autorités maliennes.

Estimant que « les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel dans la lutte contre le terrorisme au Mali », la France et ses alliés européens ont annoncé leur retrait du Mali sous la pression du gouvernement malien. Ce retrait, selon la déclaration officielle des autorités françaises, pourrait prendre jusqu’à 6 mois. Mais le Mali n’est plus disposé à digérer la présence de ses troupes étrangères sur son territoire.

Le pays sahélien a demandé en février, le retrait sans délai des troupes de Barkhane et Takuba. Pour le Mali qui dénonce la violation des accords de défense, les résultats de neuf ans d’engagement français dans le pays « n’ont pas été satisfaisants ». « Au regard de ces manquements répétés (aux) accords de défense, le gouvernement invite les autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des autorités maliennes », dit le colonel Maïga.

Le gouvernement malien réaffirme par ailleurs, sa disponibilité à renforcer davantage le dialogue et la coopération avec les partenaires soucieux de la prise en compte des intérêts vitaux du Mali dans le respect de la souveraineté nationale et la dignité du peuple malien.

Ce combat n'est pas seulement pour le Mali, mais bien pour toute l'Afrique ! Les autres pays ne devraient pas trainer à suivre cette voie.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/04/681477/Zoom-Afrique-du-4-mai-2022

Dans Afrique

MALI : ACCORDS COLONIAUX ENTERRES

Par Le 03/05/2022

Le Mali s'attaque aux accords coloniaux !

Le gouvernement malien "dénonce" le traité de coopération en matière de défense du 16 juillet 2014 entre le Mali et la France, a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga, dans un communiqué.

Depuis un certain temps, le Gouvernement de la République du Mali constate avec regret une détérioration profonde de la coopération militaire avec la France, suite aux incidents suivants :

A. L’attitude unilatérale du partenaire français, qui a décidé les 03 et 07 juin 2021, sans consulter au préalable le Mali, de suspendre les opérations conjointes avec les Forces Armées Maliennes (FAMA) et de mettre fin à l’opération Barkhane. En outre, le 17 février 2022, la France a annoncé, encore sans aucune consultation de la partie malienne, le retrait des forces Barkhane et Takuba. 

B. Les multiples violations de l’espace aérien malien opérées par des aéronefs militaires français, malgré l’instauration d’une zone aérienne d’interdiction temporaire par les autorités militaires maliennes

C. La manœuvre dilatoire consistant pour la France, à demander une réunion d’experts pour la relecture du traité de défense, au lieu d’envoyer ses amendements, et cela plus de deux mois après l’envoi par le Mali de ses amendements en décembre 2021.

Eu égard à ces insuffisances graves, ainsi qu’aux atteintes flagrantes à la souveraineté nationale du Mali, le Gouvernement de la République du Mali décide de dénoncer :

1. Le Traité de coopération en matière de défense du 16 juillet 2014, conformément aux dispositions de son article 26 alinéa 4 ainsi libellé : "Chaque partie peut dénoncer le présent traité par le biais d’une notification écrite. Cette dénonciation prend effet six mois après réception de la notification par l’autre Partie"

2. Avec effet immédiat, l’accord des 7 et 8 mars 2013 déterminant le statut du détachement français, applicable à la Force Barkhane et le Protocole additionnel des 6 et 10 mars 2020 déterminant le statut des détachements non français de la Force Takuba, conformément à la Convention de Vienne sur le droit des traités de 1969. dont la articles pertinents prévoient les modalités de dénonciation d’un accord, lorsque celles-ci ne sont pas déterminées expressément (Article 56) ou en cas de violation manifeste de l’accord par l’une des parties, permettant à l’autre partie de le dénoncer. (Article 60).

Le Gouvernement de la République du Mali réaffirme à ses partenaires sa disposition à coopérer avec l’ensemble des États du monde, dans le respect mutuel.

Pour rappel, le Mali a officiellement demandé à la France la révision des accords de défense qui lient les deux pays, avait annoncé, le 16 janvier dernier, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, à la chaîne d’information France 24.

Et bien on y est, après l'affaire du charnier de Gossi, du drone qui espionnait la base de Gossi pourtant remise au main de l'armée malienne, la France, à force de vivre dans le déni, est finalement forcée d'accepter le fait qu'elle a perdu définitivement sa place au Mali. Mais tout comme en Centrafrique, le seul point qui lui permet encore d'avoir un pied sur le territoire malien, c'est bien la présence de la Minusma. Mais en attendant, que ce soit Barkhane, Takuba ou la Minusma, les Autorités maliennes continuent de les surveiller de près, sachant pertinemment leur volonté de vouloir préparer des plans de déstabilisation et même de renversement du gouvernement malien. Le Mali montre la voie à suivre à tous les pays africains, il n'y a plus qu'à se rallier à Bamako pour former un bloc uni contre le néocolonialisme !

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/03/681458/Mali-accords-coloniaux-enterres

Dans Afrique

ETHIOPIE : NOUVEAU PLAN DE DESTABILISATION US

Par Le 02/05/2022

Éthiopie : nouveau plan de déstabilisation US, musulman contre chrétien

En Éthiopie, après la défaite des rebelles à la solde de Washington, le nouveau scénario de déstabilisation serait d'instaurer une guerre inter-religieuse.

Le bureau régional de la paix et de la sécurité de l'État d'Amhara a déclaré que 373 personnes avaient été arrêtées dans la ville de Gonder à la suite de la récente tuerie.

Des violences visant des musulmans en deuil ont éclaté le 26 avril lors des funérailles du cheikh Kamal Legas, un cheikh local important de la ville.

Le chef du bureau a déclaré aux médias d'État qu'un couvre-feu avait été mis en place dans la ville, limitant les déplacements des véhicules et des personnes à partir de 19h00, heure locale ; une interdiction est également imposée aux individus de ne pas porter d'armes. Le port d'uniformes de sécurité est aussi interdit tout comme l'entrée ou la sortie d'armes.

Bien que plusieurs travaux aient été effectués pour stabiliser la situation et ramener la ville à la normale, des troubles ont été causés par des facteurs internes et externes, y compris les médias sociaux, jusqu'au jeudi 28 avril, a déclaré Desalegn. Selon lui, « plus de 20 bâtiments commerciaux et résidentiels ont été incendiés et 11 maisons ont été partiellement ou complètement pillées », a-t-il déclaré.

Le nombre de victimes s'élève à 14, a-t-il dit, et a ajouté qu'ils étaient « des deux confessions » ; jusqu'à présent, sept corps ont été emportés par des membres de la famille après avoir présenté des papiers d'hôpital. Quelque 118 personnes qui ont subi des blessures mineures et graves sont soignées, a-t-il déclaré.

Les individus arrêtés « ont joué un rôle majeur » dans les activités liées aux gangs, les vols et les incendies criminels, entre autres, a déclaré Desalegn, et des travaux étaient en cours pour poursuivre les forces de sécurité et les dirigeants politiques qui ont joué un rôle direct ou indirect dans l'aggravation du problème en ne parvenant pas à agir rapidement et ignorant la situation ont été poursuivis depuis son arrestation. Le Bureau a averti qu'il ne tolérera pas les efforts fournis par certains pour raviver la crise dans la ville.

La communauté musulmane éthiopienne continue de rendre hommage à ses victimes après l'attaque sanglante perpétrée mardi 26 avril dans le village de Gondar au nord du pays, au cours d'une cérémonie funéraire.

« C'est très triste. Des personnes innocentes qui assistaient à un enterrement ont été attaquées sans raison. Environ 20 personnes et plus ont perdu la vie », témoigne Rihadh Seid venu à la fois afficher sa solidarité avec les familles des victimes, mais aussi sa colère dans la capitale Addis Abeba. Sur la place Meskel se trouve aussi Fayiza Mohammed une étudiante. « C'est comme si mon propre frère avait été tué », indique la jeune femme. « Nous ressentons un profond chagrin. L'islam est une religion de moralité, nous devons donc la respecter. Si nous nous laissions guider par nos émotions, cela pourrait être le chaos. C'est très émouvant. »

L'attaque s'est produite lors de la dernière semaine du Ramadan. Elle a été imputée par le conseil des affaires musulmanes de la région touchée à des « extrémistes chrétiens » même si le maire de Gondar n'a pas précisé de quelle communauté seraient issus les assaillants.

La région est très majoritairement peuplée de chrétiens orthodoxes, religion la plus représentée en Éthiopie. La communauté musulmane, elle, comprend environ 40% de pratiquants.

Mais comme partout en Afrique, les problèmes inter-religieux n'existent pas sur ce continent.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/02/681365/%C3%89thiopie--nouveau-plan-de-d%C3%A9stabilisation-US

 

Dans Afrique

MALI : PANIQUE A BORD A L'ELYSEE !

Par Le 27/04/2022

Mali : panique à bord à l'Élysée !

Au Mali, la France accumule les violations de la souveraineté et de l'intégrité du territoire malien, malgré son expulsion.

Comme toujours, on se pose la même question, comment cela se fait-il qu'en presque 10 ans de présence et des moyens hyper sophistiqués l'armée française n'ait jamais réussi à repérer des rassemblements de terroristes ou que ce soit sur le territoire malien et dans le Sahel, mais quand il s'agit de mouvement discret d'avion russe qui livre des armements ou autres mouvements des Fama, Barkhane montre que les moyens sont bien là.

Le Chef de la Direction de l’Information et des relations Publiques des Armées a réagi hier lundi 25 avril 2022 aux vidéos des drones français sur la découverte du Charnier de Gossi à 3,5 kilomètres de la base rétrocédée aux Fama le 19 avril dernier. Selon les explications du Colonel Souleymane DEMBELE, l’état de putréfaction des corps ne pourrait se faire au bout de 72 heures et les populations de Gossi avaient déjà des soupçons sur l’existence de ce charnier bien avant le départ de Barkhane. Toutefois, il s’est demandé pourquoi Barkhane a pu filmer à près de 6 000 mètres de hauteur les positions des Fama, mais n’a pu en 09 ans repérer une colonne de terroristes s’attaquant à un camp.

Entre autres choses, le Colonel Dembélé a indiqué que l’Armée malienne monte en puissance dans la dynamique des coopérations entre les autorités de la Russie et celles du Mali.

Le colonel Dembélé a rappelé que le 19 avril 2022, la force Barkhane a rétrocédé la base de Gossi aux FAMa. Il a rapporté que le 21 avril 2022, il y a eu des tirs d’obus qui ont visé le camp. C’est pourquoi une patrouille FAMa est sortie pour la reconnaissance. Et cette patrouille, au cours de sa mission, a découvert un charnier à cause de la forte présence d’une odeur de cadavre. Ensuite, des photos et des vidéos du charnier découvert ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Le colonel Dembélé poursuit que l’armée française a accusé les « mercenaires russes » de mise en scène et a transmis aux médias une vidéo prise avec un drone entre les 19 et 21 avril 2022, comme « preuve ».

Cependant, le Directeur de la DIRPA déclare que l’affirmation selon laquelle des « mercenaires russes » sont sur les images du drone n’est rien de plus qu’une provocation. De plus, jusqu’à présent, on ne sait pas à quel titre le ou les drones français espionnent la base militaire de Gossi. Selon le Colonel Dembélé, des drones filment de manière totalement illégale au-dessus de la base de Gossi et d’autres localités au Nord et au Centre du Mali. Et cela confirme à suffisance que la force Barkhane était plus prompte à espionner que d’être là pour lutter contre le terrorisme.

Le Colonel Souleymane Dembélé exprime son indignation que pendant 9 ans les Français étaient là avec des drones qui pouvaient filmer à plus de 5 000 mètres de hauteur, et pourtant les Maliens ont été assassinés, les camps FAMa attaqués, les militaires FAMa tués, et Barkhane n’a pas pu mettre ces drones à profit pour déceler les assaillants. Il poursuit avec ironie que c’est aujourd’hui avec la rétrocession de l’emprise de Gossi que Barkhane arrive à faire des images pour accuser des supposés soldats de Wagner. Le Directeur de la DIRPA affirme avec fermeté que ce charnier existait bien avant l’arrivée des FAMa sur l’emprise de Gossi. Et il faut ajouter que les populations de Gossi avaient déjà des soupçons sur l’existence de ce charnier bien avant le départ de Barkhane.

Et bien si la France cherche à créer des scénarios dans le but d'accuser les Fama ou des soldats russes, il est clair que Bamako ne reste pas les bras croisés le temps que Paris monte son coup.

Selon un communiqué du gouvernement malien en rapport au contrôle du territoire national et de l'espace aérien, Bamako a pris les mesures nécessaires.

La montée en puissance des Forces Armées Maliennes (FAMa), motif de fierté du Peuple malien, se traduit notamment par des victoires éclatantes contre les terroristes, ainsi qu’un contrôle de plus en plus efficace du territoire national et de l’espace aérien.

À cet effet, depuis le début de l’opération “Keletigui” une zone d’interdiction temporaire a été instaurée sur une partie du territoire national dans le but de sécuriser l’espace aérien, protéger les couloirs d’évolution des aéronefs autorisés et garantir la liberté d’action des FAMa en opération. Tout survol de l’espace aérien malien est subordonné à l’obtention d’une autorisation expresse délivrée par l’Armée de l’Air du Mali.

Le Gouvernement de la République du Mali a constaté, depuis le début de l’année plus de 50 cas délibérés de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers, notamment opérés par les forces françaises, sous différentes formes dont :

Les refus d’obtempérer suite aux instructions des services de contrôle aérien

Les falsifications de documents de vol ;

Les atterrissages d’hélicoptères dans des localités hors aérodromes, sans autorisation préalable ;

Les vols d’avions de renseignement et de drones évoluant à haute altitude pour se livrer à des activités considérées comme de l’espionnage, de l’intimidation voire de la subversion.

L’un des cas les plus récents a été la présence illégale d’un drone des forces françaises, le 20 avril 2022, au-dessus de la base de Gossi, dont le contrôle a été transféré aux FAMa, le 19 avril 2022. Ledit drone était présent à partir de 11 h 45 min, pour espionner les vaillants soldats maliens.

Outre l’espionnage, les forces françaises se sont rendues coupables de subversion en publiant des fausses images montées de toute pièce afin d’accuser les FAMa d’être les auteurs de tuerie de civils, dans le but de ternir l’image des Forces Armes Maliennes engagées pour la libération du territoire, la protection et la sauvegarde des populations éprouvées par une longue crise. Aussi, le 21 avril 2022, une patrouille de mirage 2000 a survolé à plusieurs reprises, sans coordination préalable, le convoi des FAMa en partance pour renforcer le dispositif de l’emprise de Gossi. Cette manœuvre s’inscrivait dans une dynamique d’intimidation des forces armées maliennes.

Face à cette énième provocation des forces françaises, qui ont été sommées de quitter le territoire malien sans délai, depuis le 18 février 2022, le Gouvernement de la République du Mali tout en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, condamne fermement cette attitude des autorités françaises et les invite de nouveau à respecter la souveraineté du Mali.

Le Gouvernement de la République du Mali réaffirme sa volonté de promouvoir et maintenir la coopération avec l’ensemble des États du monde, dans le respect mutuel et sur la base du principe cardinal de non-ingérence, conformément aux aspirations du peuple malien. Les actes de panique de la France se multiplient et Bamako dénonce sans aucune gêne ce que fait l'Élysée, pour que le monde entier voit comment se comporte la France, l'OTAN et les Occidentaux en général en Afrique. D'ailleurs, avant de massacrer les civils dans le village de Bounti, pourquoi est-ce qu'il n'y avait pas de drone qui effectuait de surveillance pour éviter le massacre de centaines de Maliens qui participaient à un mariage. Autre fait, lors de la fameuse grande réunion des chefs terroristes en février 2021 filmée par un agent infiltré par la DGSE, pourquoi Barkhane n'a pas réagi à ce moment-là au lieu d'attendre bien sagement que la réunion se passe tranquillement ? Ce sont toutes ces contradictions et le fait que Paris passe son temps a surveiller les FAMA au lieu de surveiller les mouvements terroristes qui prouve encore une fois que Paris et les groupes armés terroristes sont bel et bien alliés et que leur but est seulement un Mali sans Maliens tout comme une Afrique sans Africains. Mais Bamako a mis un terme à ce plan et peu importe les plans grotesques de Paris pour reprendre sa place au Mali, cela n'a plus aucune chance de réussir.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/27/681073/Zoom-Afrique-du-27-avril-2022

Dans Afrique

LE MALI ACCUSE L'ARMEE FRANCAISE D'ESPIONNAGE ET D'ACTES DE SABOTAGE

Par Le 27/04/2022

Le Mali accuse l’armée française d’espionnage et d’actes de sabotage

 Depuis 4 heures  27 avril 2022

L'armée malienne a indiqué avoir découvert "des dépouilles en état de putréfaction avancée" près de la base Gossi, après sa remise par l'armée française.

L'armée malienne a indiqué avoir découvert "des dépouilles en état de putréfaction avancée" près de la base Gossi, après sa remise par l'armée française.

 Article traduit - Mali - Monde islamique

 

Rédaction du site

La junte militaire au pouvoir à Bamako a accusé l’armée française d' »espionnage et d’actes de sabotage », après avoir utilisé un drone pour filmer une vidéo qui montrerait des soldats en train d’enterrer des corps près d’une base militaire malienne que la France a récemment restituée.

Un communiqué du gouvernement de Bamako assure que « les autorités ont constaté depuis le début de l’année plus de 50 cas de violations délibérées de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers, notamment des aéronefs appartenant aux forces françaises ».

Il a ajouté que l’un des cas les plus récents de « violation de l’espace aérien malien » est la « présence illégale d’un drone des forces françaises le 20 avril 2022 au-dessus de la base de Gossi ».
En plus de l’espionnage, les forces françaises ont publié de fausses images accusant (les soldats maliens) de commettre des meurtres sur des civils. »
Il a poursuivi : « Le drone susmentionné était présent (…) pour espionner nos braves forces armées maliennes ».

Le mardi 19 avril, l’armée française a officiellement remis la base Gossi située dans le nord du Mali aux forces armées maliennes, ce qui constitue une étape majeure du retrait de la force française Barkhane de ce pays.

Un porte-parole de l’état-major français, le colonel Pascal Ianni, a déclaré que « le transfert de la base avancée de Gossi est devenu effectif », expliquant que la base abritait « 300 militaires français ».

Selon l’AFP, l’armée française a filmé le 22 avril ce qu’elle affirme être des mercenaires russes en train d’enterrer des corps près de la base de Gossi, dans le nord du Mali, dans le but selon elle d’accuser les Français d’avoir laissé derrière eux un charnier, lequel a été découvert quelques heures plus tard par des soldats maliens.
L’armée malienne avait auparavant indiqué avoir découvert « des dépouilles en état de putréfaction avancée » près de cette base, après sa remise par l’armée française et a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Dans une vidéo prise par drone à laquelle l’AFP a eu accès, et que l’état-major français qualifie d' »attaque informationnelle », on peut voir des soldats s’affairer autour de cadavres qu’ils recouvrent de sable. Dans une autre séquence, on voit deux de ces militaires filmer les corps à moitié ensevelis.
L’état-major assure qu’il s’agit de soldats blancs qu’il a identifiés sur des vidéos et des photos prises à d’autres endroits. Certaines photos montrent par ailleurs des véhicules sortir d’une base dont la structure et l’environnement correspondent à l’emprise de Gossi, où une équipe de l’AFP s’est déjà rendue à deux reprises.

L’opération Barkhane au Sahel, qui est la plus grande opération française jamais réalisée à l’étranger, a mobilisé jusqu’à 5 500 hommes sur le terrain en 2020.
Elle a entamé sa transformation l’été dernier, sur une décision du président Emmanuel Macron, qui prévoyait de réduire ses effectifs à 2 500 ou 3 000 d’ici 2023.

En février, Paris a décidé de se retirer totalement du Mali, dans un contexte de détérioration de la crise sécuritaire et diplomatique avec  Bamako, depuis qu’un conseil militaire a pris le pouvoir.
Le 31 janvier 2020, le conseil militaire a décidé d’expulser l’ambassadeur de France, dans une étape d’escalade majeure entre les deux pays.

Et à la fin du mois dernier, le gouvernement malien, qui est contrôlé par le « conseil militaire », a reçu des hélicoptères de combat de la Russie pour soutenir son armée dans la lutte contre les combats sanglants qui durent depuis des années dans le pays.
Le ministère de la Défense a déclaré, sur son site Internet, que la nouvelle cargaison est « le fruit d’un partenariat sincère et de longue date » avec Moscou. Les détails des conditions dans lesquelles les armes ont été envoyées n’ont pas été divulgués.

Selon certains observateurs, le rapprochement entre le Mali et la Russie a poussé les forces françaises et leurs alliés européens à annoncer le retrait de leurs forces de ce pays en février dernier.

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2316965

     

Dans Afrique

LE BURKINA FASO LANCE UNE NOUVELLE ALLIANCE SAHELIENNE!

Par Le 26/04/2022

 Le Burkina Faso lance une nouvelle alliance sahélienne !

Il est clair que pour qu’un pays avance dans la voie du développement et de la sécurisation, il faut une relation solide avec ses voisins. Le pays des hommes intègres opte donc pour une coopération accrue avec ses voisins dans le domaine de la sécurité.

L’histoire a bien démontré que dans la lutte contre le terrorisme, les coopérations régionales sont beaucoup plus efficaces qu’une coopération avec les Occidentaux.

Une opération conjointe menée par les Forces de Défense et de Sécurité du Burkina Faso et l’armée nigérienne, a permis de mettre hors d’état de nuire, une centaine de terroristes et interpellé une quarantaine de suspects.

Les initiatives de coopération dans la sous-région ouest-africaine pour contrer la menace terroriste qui étend ses tentacules depuis près d’une décennie, commencent à donner des résultats probants. Entamée depuis peu, par les forces armées du Burkina Faso et celles nigériennes, l’opération dénommée Taanli 3 a révélé son efficacité.

En effet, une centaine de présumés terroristes ont été neutralisés et 40 suspects ont été interpellés, selon le bilan de l’opération conjointe Taanli 3 entre les armées du Burkina et celles du Niger. L’opération commencée le 2 avril dernier a pris fin ce lundi 25 avril en présence des chefs d’états-major des deux forces armées.

Outre l’opération Taanli 3, des initiatives sous-régionales sont également en cours entre le Bénin, le Togo, le Burkina, le Ghana voire la Côte d’Ivoire pour mieux structurer une réponse coordonnée contre le terrorisme qui se révèle être une menace sérieuse au développement de la région.

Mais le Burkina Faso veut également suivre la voie du Mali.

Alors que le Mali a décidé de prendre en main la défense de son territoire face au terrorisme, le Burkina Faso voisin a décidé de lui emboîter le pas. Selon les informations, Ouagadougou a dépêché une délégation auprès des autorités maliennes pour coordonner les actions des deux pays.

Le Burkina Faso et le Mali font partie des pays durement touchés par le terrorisme au Sahel surtout depuis l’arrivée massive des troupes d’occupation étrangère censées combattre le terrorisme. Dans la logique de coordonner leurs actions, Ouagadougou a dépêché une délégation à Bamako pour y rencontrer les autorités et évoquer la situation entre leurs deux frontières.

« Conduite par le Commandant des opérations du théâtre national, le Lieutenant-colonel Yves-Didier BAMOUNI, la délégation était porteuse d’un message du Chef de l’État à son homologue et frère, le Président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi GOÏTA », a indiqué la présidence du Faso dans un communiqué. « Le renforcement de la coopération opérationnelle entre les deux pays a été au centre des échanges entre le Chef de l’État malien et la délégation burkinabée », ajoute le document.

« L’objectif de la mission, a expliqué le Chef d’escadron KIENDREBEOGO, Directeur de cabinet du Président du Faso, était d’abord de rappeler au voisin et partenaire malien que “nous avons les mêmes problèmes de sécurité et le même ennemi”, et qu’à ce titre, “nous devons donc rester solidaires pour relever les défis qui se posent à nos deux pays” », a rapporté la présidence du Faso.

Le même communiqué explique que cette mission entre dans le cadre de la volonté du Burkina Faso à travailler de concert avec son voisin. « Il s’est ensuite agi pour les autorités burkinabées de réaffirmer leur volonté de continuer la coopération militaire et sécuritaire avec le Mali et de la renforcer notamment par l’intensification des opérations sur le terrain », soutient a déclaration.

Pour le Burkina Faso, « l’ambition est d’anticiper les problèmes sécuritaires que pourrait engendrer un repli des groupes armés terroristes sur le territoire burkinabé, en raison de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité maliennes dans la lutte contre le terrorisme, d’où l’intérêt de développer des synergies pour contrer ces forces du mal ».

Le Mali et le Burkina Faso ont en partage plus de 1200 km de frontière et sont engagés dans la lutte contre des groupes armés terroristes. Avec les tensions politiques entre la France et le Mali, Bamako a décidé de défendre lui-même son territoire en se donnant les moyens d’y arriver. Une décision qui a porté ses fruits avec des gains considérables enregistrés.

Cette montée en puissance des forces maliennes et la stratégie offensive adoptée ont forcé apparemment l’admiration du voisin burkinabée qui a décidé de se rallier à la stratégie et d’y mettre du sien pour chasser les groupes terroristes des deux territoires.

Beaucoup l’ont déjà dit auparavant, qui est réellement prêt à mourir pour le continent africain si ce n’est que les Africains eux-mêmes !

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/26/681011/Zoom-Afrique-du-26-avril-2022

Dans Afrique

CORRUPTION : MADAGASCAR BIENTOT DANS LA LISTE DES PAYS A RISQUES ?

Par Le 26/04/2022

Corruption: Madagascar bientôt dans la liste des pays à risques?

 

Publié le : 26/04/2022 - 09:44

 

Le ministère de l'Économie, des Finances et du Budget, en plein cœur de la capitale Antananarivo, dans le quartier d'Antaninarenina (illustration). RFI/Sarah Tétaud

Texte par :RFISuivre

3 mn

Le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), organe indépendant du système de lutte contre la corruption à Madagascar, tire la sonnette d’alarme. Si rien ne change d’ici septembre, le pays basculera sur la liste des pays à risques du Gafi, l’organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Cette inscription vaudrait à la Grande Île des sanctions financières lourdes, mais aussi des contraintes qui vont impacter sur les Malgaches, quel que soit leur niveau social.

Avec notre correspondante à Antananarivo, Sarah Tétaud

Depuis 2018, Madagascar fait l’objet d’une surveillance accrue de la part des évaluateurs du Gafi. Le pays est en effet aux portes de cette fameuse « liste grise ». Un listing regroupant les États dont les juridictions sont considérées comme risquées pour le système financier international.

Sahondra Rabenarivo, la présidente du CSI, prévient : « Être sur liste grise, c’est envoyer un signal comme quoi Madagascar n’a pas un dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Donc ça veut dire que nous sommes un pays à risque et dès qu’il y a une transaction financière de n’importe quelle nature vers Madagascar ou en provenance de Madagascar, ça va soulever des contrôles supplémentaires. On sous-estime en ce moment la facilité d’envoyer et recevoir de l’argent de l’extérieur dans ce monde mondialisé. Toute transaction bancaire sera ralentie. »

Faire réviser la loi anti-blanchiment…

L’élite bancarisée ne sera pas la seule à être impactée. Selon Sahondra Rabenarivo, l’ensemble de la population pâtira de ces nouvelles règles plus contraignantes, et plus onéreuses aussi. « Quelle que soit la transaction financière, son prix augmentera. Par exemple, l’importation de biens et de services que le Malgache de brousse achète, comme les PPN (produits de première nécessité) ou n’importe quel matériau de construction, coûtera plus cher. Parce que les contrôles supplémentaires, de factures par exemple, ont un coût. Il y aura donc des frais, des délais, des difficultés supplémentaires. De même, si vous avez votre enfant qui étudie en France et que vous lui envoyez de l’argent pour payer son loyer, les banques pourront vous questionner sur la provenance de l’argent et vous demander des justificatifs. »

Tout est « encore jouable », affirme le CSI. Seulement, il faut faire vite. Rendre opérationnelle l’agence de recouvrement des avoirs illicites, faire réviser la loi anti-blanchiment, mettre en place des groupes d’action interministériels. « Maurice a été placée sur liste grise ; ils ont mis deux longues années à en sortir », rappelle, comme un avertissement, le CSI.

De son côté, le président de la République, Andry Rajoelina, de retour lundi 25 avril de Washington, s’est félicité d’être éligible au Millenium Challenge Corporation (MCC), cette agence d’aide américaine qui octroie des subventions aux États désireux de réduire la pauvreté sur leur territoire. Une information rapidement démentie par plusieurs observateurs, à commencer par le CSI. « On n’est pas encore éligibles au MCC. On doit encore s’améliorer sur les questions de lutte contre la corruption d'ici à la réunion trimestrielle du conseil d’administration. » Les notations du Gafi seront évidemment prises en compte dans les critères d’attribution du MCC.

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220426-corruption-madagascar-bient%C3%B4t-dans-la-liste-des-pays-%C3%A0-risques

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2022/04/26/corruption-madagascar-bientot-dans-la-liste-des-pays-a-risques-fri/

Dans Afrique

NIGER : LE SAUVE QUI PEUT DE BARKHANE

Par Le 24/04/2022

Niger : dernier refuge de Barkhane ?

Au Sahel, on rentre dans la phase de confrontation après les défaites successives du camp France/OTAN/US à la fois au Mali, au Burkina et en Guinée entre autres où les plans de coups d’État ont débouché non pas sur des régimes inféodés, mais sur des gouvernements patriotes panafricanistes promptes à faire passer les intérêts des Africains bien devant ceux des occidentaux, des gouvernements qui ont remis sur les rails les armées nationales et ont soit mis à la porte soit sont en train d’expulser les forces d’occupation franco-occidentales dont la mission n’a jamais été celle de sécuriser le Sahel, mais bien au contraire celle d’y injecter une grosse dose du terrorisme via des réseaux terroristes liés à leurs services secrets.

Alors qu’au Niger, Bazoum a fini par céder aux pressions, aux menaces et aux chantages occidentaux, ouvrant les portes de son pays ultra stratégique aux armées d’occupation européenne, ce qui fera que Barkhane et Takuba boutés hors du Mali vont se redéployer au Niger, et ce, sous l’auspice des Yankees qui gardent bien leur base à Agadez, cette même France vient d’envoyer un ex-gendarme son ambassade à Bamako n’ayant même pas honte de dire qu’elle le fait parce qu’il y a trop de pressions sur l’ambassade française !

« Le nouveau chargé d’affaires, Marc Didio, est un ancien chef d’escadron de la gendarmerie, où il comptabilise, selon le Journal officiel, seize années de service. Avant d’être nommé à Bamako, Marc Didio était numéro deux de l’ambassade de France à Abidjan, après avoir également été en poste à Alger. De source diplomatique, son arrivée vient “muscler” l’équipe de l’ambassade de France au Mali, soumise à “une importante pression”, lit-on à ce sujet.

Mais il est peut-être temps que l’ambassade française au Mali, autrement dit, le nid d’espion de la France au Sahel, soit bannie une fois pour toutes, surtout que d’ores et déjà ces deux évolutions marquent une victoire et un défi pour les Maliens : l’OTAN a été forcée de se retirer du Mali, mais il se redéploie au Niger ou ce qui revient au même, le Niger devient le nouveau QG des armées d’occupation. Voici ce qu’en dit RFI média colonialiste par excellence :

“C’est officiel, une partie des quelque 2400 soldats français de l’opération Barkhane et les 900 forces spéciales européennes Takuba qui doivent quitter le Mali vont être redéployés au Niger dans les prochains mois. En février, le président Mohamed Bazoum avait déjà donné son accord de principe pour ce redéploiement, mais il fallait obtenir l’accord du Parlement nigérien. C’est désormais chose faite. Les députés ont pu en débattre toute la journée en présence du Premier ministre. Cette initiative n’était pas du goût de tous les élus. Ils sont nombreux à avoir pointé des zones d’ombres dans le texte proposé, demandant davantage d’informations concernant cet accord de coopération militaire passé entre le Niger et les forces étrangères. La Constitution est mise de côté pour permettre au pouvoir de faire un passage en force, selon l’opposition.

“Nous n’avons pas été autorisés à voir ce que contiennent les accords ou l’accord qui va nous lier. On nous a demandé de donner un blanc-seing au gouvernement, ce que nous avons refusé’, a résumé Soumana Sanda, du parti Moden Lumana, fort de 19 députés. D’autres ont exprimé leur peur de voir leur pays perdre sa souveraineté et son intégrité”.

C’est clair, cette occupation de facto du territoire nigérien ne passe pas, la constitution a été violée, les clauses en restent secrètes et donc cette occupation militaire du territoire nigérien va être combattue surtout que c’est au Niger qu’à la fin 2021 le monde entier a pu assister à la première insurrection de la population contre des convois militaires de Barkhane. Mais ce front de combat anti-occupation a un volet externe et ce volet se situera entre le Niger d’une part et le Mali et très probablement le Burkina de l’autre.

Car le Mali étant en guerre contre les néocolonialistes est parfaitement en posture offensive : fin mars les premiers raids anti-occupation ont été effectués par les hélicos de combat maliens dans un pays où le ciel se met sous protection des radars d’interception russe en vue de faire face aux assauts aériens.

La France peut envoyer tous les agents et gendarmes qu’elle possède à son ambassade à Bamako, le procès n’en reste pas moins irréversible… Un front de combat se forme entre le Mali et les États-nations sahéliens d’une part et l’occupation occidentale de l’autre…

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/24/680904/Mali--le-sauve-qui-peut-de-Barkhane

Dans Afrique

MALI : CRIME DE GUERRE FRANCAIS MIS AU GRAND JOUR !

Par Le 23/04/2022

Mali : crime de guerre français mis au grand jour !

Premières preuves des crimes de guerre commis par Barkhane ! A Gossi que la France avait si peur de rétrocéder, il y a un premier charnier découvert par les Famas ! Un charnier qui date de bien avant que les Famas en reprennent le contrôle. Voici le communiqué de l'armée :

Les révélations faites, vendredi 22 avril, par l’armée française sur la mise en scène d’un charnier à Gossi, dans le nord du pays, ont amené l'armée malienne à réagir dans la soirée.

Après ces révélations faites par l’armée française, l’armée malienne a réagi, dans un communiqué publié ce vendredi soir. « À la suite de la cérémonie officielle de rétrocession » du camp occupé à Gossi par la force Barkhane, mardi dernier, un premier détachement de l’armée malienne y a immédiatement été déployé, puis des renforts le mercredi.

« Dès la nuit », indique le communiqué de l’armée malienne, cette force « a essuyé des tirs indirects sur l’emprise », dont les auteurs ne sont pas précisés. Une patrouille est envoyée dans « l’environnement immédiat du camp », qui découvre le charnier.

L’armée indique qu’une enquête a aussitôt été ouverte, avec l’envoi d’une mission composée notamment du commandant militaire du secteur, de son conseiller juridique et de la prévôté dans la localité de Gossi « pour confirmer les faits ». « Dans ce contexte », poursuit le communiqué, « l’état-major général des armées du Mali déplore le fait que les Fama fassent malicieusement l’objet de communications visant à fourvoyer leur montée en puissance et à altérer leur image. »

 Le communiqué précise que « l’état de putréfaction avancée des corps indique que ce charnier existait bien avant la rétrocession » du camp, et que « par conséquent », les Fama ne peuvent en être tenus pour responsables.

 Mais quelle est la première réaction de la désormais ex-puissance d'occupation ? Crier à la force Wagner.

« Aucune référence n’est faite à la présence de supplétifs russes, présentés par l’armée française comme des mercenaires du Groupe Wagner qui auraient eux-mêmes enterré ces corps. L’armée malienne conclut son communiqué en rappelant son attachement au respect des droits de l’homme et du droit humanitaire » ; note RFI.

Beau monument d'hypocrisie de culot somme toute ! Voici une base pendant des mois sous contrôle de Barkhane et qui vient d'être remise à l'armée nationale malienne avec une fosse commune et qui date d'il y a des mois et c'est Famas et Wagner que la France accuse ! De quoi a peur Barkhane ? De ce que la CPI, cette pseudo justice toujours fonctionnant contre les Africains soient saisie contre elle....

Côte d'Ivoire : la France commet des crimes, par-ci par-là

Alors que le monde entier vient de découvrir les horreurs commises par Barkhane au Mali avec ce fossé commun à Gossi découvert depuis deux jours par les Famas qui viennent d'en prendre conscience, un autre crime est commis par l'armée française en Afrique de l'Ouest, cette fois en Côte d'Ivoire : Voici le déroulé de l’événement tel qu'il est rapporté par la presse française : Une enquête a été ouverte en Côte d'Ivoire après la mort d'un gardien de bœufs et de son troupeau d'une soixantaine de têtes, lors d'une explosion dans une zone où des soldats français conduisaient un exercice militaire, a indiqué l'armée française dans un communiqué reçu vendredi 22 avril.

La zone de Boni-Andokro se trouve dans le centre du pays et abrite le camp militaire ivoirien de Lomo-nord. Le 43e Bataillon d'infanterie de marine (43e BIMa), basé en Côte d'Ivoire dans le cadre d'un accord de défense avec la France, y a conduit « une campagne de tir avec des canons de 155 mm de type Caesar ».

La double question : les soldats français qui disent être venus en Côte d'Ivoire pour empêcher l'extension du terrorisme ou encore apprendre à leurs homologues ivoiriens comment se battre à travers ces dites académies contre le terrorisme qui ne sont à vrai dire que des bases françaises réparties sur l'ensemble du territoire ivoirien à la fois pour l'espionner et pour le déstabiliser, pourquoi et au nom de qui menaient-ils cet exercice militaire ?

Où se trouvait l'armée ivoirienne ? Et puis l'armée française s’exerçait-elle sur des cibles réelles ?! 

Et puis, pourquoi avoir utilisé des canons de 155 mm de type Caesar, qui sont des armes de conflit de haute intensité, dans le cadre de cet accord de défense ?

Voici autant de questions auxquelles l'enquête bidon ouverte par la France ne répondrait jamais. Et c'est que la responsabilité revient à l'Etat ivoirien d’exercer son droit souverain, car à ce qui parait tout le troupeau du berger a été pris pour cible, ce qui veut dire que ce n'était un exercice, mais un acte de guerre commis contre le peuple ivoirien.

Le peuple ivoirien n’a pas oublié qu’en avril 2021 s’est tenu en France le procès du bombardement du camp français de Bouaké en Côte d’Ivoire en novembre 2004, ayant causé la mort de 9 soldats français. En revanche, pas un mot de la justice française sur les milliers de victimes ivoiriennes blessées et tuées par l’armée française à Abidjan dans les heures et jours qui ont suivi ce bombardement. Jusqu’à présent, alors qu’un procès a eu lieu sur le bombardement de Bouaké, aucune enquête judiciaire n’a été lancée pour faire la lumière sur ces fusillades ayant visé des personnes civiles.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/23/680840/Mali--crime-de-guerre-fran%C3%A7ais-mise-au-grand-jour--

 

Dans Afrique

MALI : FAMA DOMINE BARKHANE! PRISE DE CONSCIENCE COLLECTIVE A TRAVERS TOUT LE SAHEL QUI S'ETEND AU BURKINA FASO, AU NIGER ET AU MALI...

Par Le 21/04/2022

Mali : Barkhane perd tout

C’est ahurissant de voir à quel point le RFI se donne du mal pour donner des Famas l’image d’une force débridée qui se faisant aider par ses « supplétifs russes » s’acharnerait sur les Maliens. C’est d’autant plus ahurissant qu’en Ukraine et plus précisément à Marioupol que les soldats russes encerclés depuis bientôt 15 jours c’est la France et l’armée française qui s’est fait mercenariser au service de l’armée ukrainienne et d’après les toutes dernières informations il y en aurait outre les légionnaires français, les officiers encerclés au centre de Marioupol. 

Voici une info datée de ce même jeudi de RFI où les journalistes à la solde vont encore plus loin en affirmant que l’un de ces supplétifs russes aurait été tué dans l’explosion d’une bombe improvisée sur quoi aurait sauté son véhicule :

« Un supplétif russe de l’armée malienne aurait été tué, mardi 19 avril, à Hombori, dans le cercle de Douentza, dans le centre du pays, après que son véhicule a explosé sur une mine improvisée », selon de nombreuses sources à RFI. Elles évoquent également une riposte de l’armée.

« Selon de nombreuses sources maliennes et internationales, notamment humanitaires et militaires, un véhicule de l’armée malienne, plus précisément de la gendarmerie, aurait été touché mardi matin par un engin explosif improvisé à Hombori. Un mode opératoire habituel des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) lié à Aqmi, actif dans cette zone ».

Premier point qui saute aux yeux c’est la référence précipitée du RFI à de « nombreuses sources maliennes et internationales » comme si l’objectif consistait à crédibiliser une prétention en quoi personne au Mali ne croirait, et ce, en multipliant d’obscures témoins qui ont ni nom ni identité.

Autre curiosité : le RFI suggérer qu’il s’agit d’un coup de l’Aqmi là encore comme s’il cherchait surtout à éloigner tout soupçon de ces agents takfiristes avec qui la France a longtemps travaillé pour semer trouble et désolation au Mali et que les Maliens ont réussi à maîtriser soit en luttant de façon soit via le processus de réconciliation.

Mais ce faisant RFI commet une bourde : n’est-ce pas que la France prétend que l’armée malienne et Wagner auraient commis des massacres contre les civils maliens et qu’il faudrait les entraîner devant la justice ? Alors si c’est le cas pourquoi Aqmi s’en prendrait-il à eux ?!

 La suite de l’info est encore plus contradictoire : « Les Famas et leurs supplétifs russes auraient dans la foulée fait irruption au marché hebdomadaire de Hombori, qui se tenait non loin du lieu de l’explosion, et effectué des tirs. Les sources locales et sécuritaires rapportent des morts, de nombreux blessés et de nombreuses arrestations, mais aucun chiffre fiable n’a pu être recoupé à ce stade. L’armée malienne n’a pas encore communiqué sur le sujet ».

Que fait RFI ? Chercher à faire coller aux Famas et à Wagner l’étiquette de génocidaire, soit la ligne qu’il poursuit depuis que Barkhane a été mise à la porte du Mali. En effet à Gossi, Bakrhane accélère son retrait. La base de Gossi a fermé. Mardi, un sixième et dernier convoi a quitté le camp et Barkhane a franchi une étape dans son désengagement.

Barkhane plie bagage, même s’il aurait dû le faire beaucoup plus tôt que ceci !

Niger : l’union fait la force

Au Niger, il est vrai que le camp occidental a tout fait afin de faire tomber le pays dans le chaos, et éviter que cette résistance née au Mali fasse des émules dans ce pays, mais il y a effectivement une prise de conscience collective à travers tout le sahel, qui s’étend au Burkina, au Niger et au Mali et qui fait capoter les plans B des forces d’occupations.

Les pays africains ont très bien compris que l’union fait la force.

Mardi 19 avril, devant l’Assemblée, le Mouvement patriotique nigérien (MPN) Kishin Kassa a annoncé son ralliement derrière le président Mohamed Bazoum, avec la formation d’un nouveau groupe parlementaire au sein de la majorité.

Dirigé par l’ancien ministre des Affaires étrangères Ibrahim Yacouba, le mouvement compte 6 députés. Il dit avoir pris cette décision au vu des enjeux actuels auxquels doit faire face le Niger. « Depuis un certain temps, le président de la République avait souhaité que les partis d’opposition puissent le soutenir pour exécuter son programme, pour lutter efficacement contre les difficultés parce que le Niger est confronté à un terrorisme de part et d’autre. Pratiquement, seule la région de Niamey est épargnée », explique le secrétaire général du parti, Garba Hamballi Daouda.

Pour le grand malheur de Barkhane, enlisé au Mali et expulsé des bases maliennes, le Niger est également décidé à suivre le chemin de son voisin.

D’ailleurs lors de son dernier entretien avec TV5, le président nigérien avait mis les points sur les « i » en insistant sur le fait que seules « la sécurité et la stabilité » de son pays comptaient pour lui.

« La seule chose que nous devons à notre population et sur laquelle elle s’attend à ce que nous fassions quelque chose, c’est de lui assurer sa sécurité, a-t-il assuré. Quels sont les moyens que nous pouvons utiliser ? Avec qui pouvons-nous nous organiser ? C’est notre affaire à nous ! », avait-il annoncé.

Au Sahel où les coalitions interafricaines se renforcent de jour en jour, la donne est sur le point de s’inverser.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/21/680725/Mali--Barkhane-perd-tout

Dans Afrique

LE CAMEROUN SE TOURNE VERS LA RUSSIE !

Par Le 20/04/2022

Le Cameroun se tourne vers la Russie !

Une information que les médias mainstream ont omis de partager, le Cameroun se lance également dans une coopération militaire avec la Russie !

Ledit accord a été signé le 12 avril 2021 entre la République du Cameroun et la Fédération de Russie. C’est le ministre délégué auprès du ministère de la Défense, Joseph Beti Assomo qui a signé à Moscou en Russie cet accord de Défense avec le pays de Vladimir Poutine.

L’article 2 dudit accord dispose que la coopération interviendra dans les domaines précis : « l’échange d’opinion et d’information en matière de politique de défense et de sécurité internationale ; le développement des relations dans le domaine de la formation conjointe et l’entraînement des troupes (des forces), de génie, d’enseignement militaire de médecine militaire ».

Ce n’est pas la première fois que l’État du Cameroun signe un accord militaire avec la Russie. En 2015 Moscou et Yaoundé avaient signé un accord militaire de même nature. Cet accord devrait d’ailleurs être renouvelé en 2020, mais la crise sanitaire du coronavirus avait repoussé l’échéance en 2022.

En pleine guerre Occident-Russie, alors que la cheffe de la diplomatie européenne menace les pays africains qui continueront à traiter avec les Russes, Paul Biya est allé signer un accord de coopération militaire.

Comment comprendre cet accord qui intervient quelques jours après l’annonce faite par l’État-major de l’armée camerounaise sur la sécurité rétablie dans toute la partie Est du pays ?

La guerre en Ukraine a dévoilé l’importance de la Russie dans le développement des projets miniers stratégiques. Depuis 2004, bien qu’ayant encaissé plusieurs dizaines de milliards du gouvernement camerounais pour développer le projet Cobalt-Nickel –Manganese de Nkamouna, parmi les plus grandes réserves au monde, l’entreprise américaine GEOVIC n’a jamais convaincu un seul partenaire financier.

La Russie serait un plan B du projet de Nkamouna depuis l’entrée en négociation du puissant conglomérat RUSSAL, actionnaire du géant russe Norilsk Nickel, qui extrait 5 % du nickel dans le monde et n’a pas fait l’objet de sanctions. Au-delà du Nickel, il y a la bauxite, car Russal est un des plus gros partenaires de la Guinée Conakry. Dans ce registre cinq géants chinois sont déjà sur le starting block.

La Russie via Gazprom est l’unique client du gaz naturel liquéfié de KRIBI, faisant de la SNH une entreprise hautement stratégique du Cameroun.

PJSC Lukoil est le plus grand producteur russe de pétrole. En 2005, il a produit 90,16 millions de tonnes de pétrole et 7,57 milliards de m³ de gaz naturel. Il détient 37,5% dans l’un des plus gros projets gaziers du Cameroun.

Le 6 février 2020, une délégation de l’entreprise russe Lukoil a été reçue au Cameroun, les négociations portaient sur la réhabilitation de la Sonara. L’occasion de rappeler qu’en 2015, la société russe Rusgazengineering Group, basée à Moscou avait été retenue par le Cameroun pour la construction d’une deuxième raffinerie de pétrole à Kribi.

Cet acte de courage et de détermination du président Biya n’est pas nouveau, car en 2000 il était parmi les premiers chefs d’État à ratifier le projet du fonds monétaire africain, c’était en Libye à syrte.

Malgré les menaces de Georges Bush père lors du vote pour le bombardement de l’Iraq, Paul Biya avait adopté une position de neutralité, pourtant son vote était déterminant, il suffisait que deux des membres indécis s’allongent.

Plus loin en 2011 il a organisé un voyage en Chine après qu’Hilary Clinton soit venue menacer les Africains qui iraient faire affaire avec les Chinois.

Le développement des projets miniers est au cœur de la stratégie nationale 2030 (SN30). Paul Biya plus que jamais déterminé à laisser un pays prospère et non colonisé.

L’annonce de la nouvelle a provoqué un AVC dans l’Occident, particulièrement à Paris dont la plus grande crainte s’est ainsi confirmée : malgré les menaces, intimidations et pressions, le Mali a contaminé le reste de l’Afrique. D’autres pays vont suivre.

Asie, Amérique du Sud, proche et Moyen-Orient, Afrique… L’hégémonie américano-occidentale vit ses derniers jours.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/20/680670/Le-Cameroun-se-tourne-vers-la-Russie--

Dans Afrique

LE BURKINA FASO SUIT LES PAS DE SON VOISIN MALIEN.

Par Le 19/04/2022

Le Burkina Faso suit les pas de son voisin malien.

Au cours d’une conférence de presse qu’elle a animée ce samedi 16 avril 2022 à Ouagadougou sur la situation nationale, l’Association des jeunes pour l’unité et le développement endogène du Burkina Faso (AJUDE-BF) a annoncé sa contribution à l’« élan de renouveau » entamé par les nouvelles autorités. C’est dans cet esprit que les responsables de l’association ont, entre autres, appelé le pouvoir en place à, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, rompre avec la France pour envisager la piste d’autres puissances et surtout miser sur les solutions endogènes.

« Il est nécessaire aujourd’hui, voire urgent de mettre fin à tous les accords de défense qui fragilisent et vassalisent notre armée. C’est clair, la France n’est pas un partenaire fiable. Pourquoi c’est aussi difficile pour un État souverain comme le nôtre de s’acheter des armes létales pour assurer la sécurité de sa population. (…). On doit quitter le pré-carré français, sinon on ne sera rien », a argué le président de l’AJUDE-BF, Oscar Séraphin Ki, pour qui il y a urgence pour le Burkina de ressortir rapidement de la situation d’abîmes dans laquelle il est plongé.

Les responsables de l’association se félicitent donc de l’élan du chef d’État malien, Assimi Goïta, dans la détermination des accords avec la France, la lutte contre l’insécurité et exhortent à la mobilisation populaire derrière le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba. « ’Un seul individu ne peut refonder l’État, c’est ensemble que nous allons aboutir au résultat “’, convainquent-ils.

‘Si le voisin malien a pu s’acheter en six mois, une quantité d’armes de qualité jamais achetée, ce n’est pas notre Faso qui ne pourrait pas le faire. Nous demandons au président Damiba de renforcer sa relation avec le président Goïta’, ont souhaité les conférenciers.

Et les signes de coopération apparaissent.

Le Mali et le Burkina Faso ont coordonné les services de renseignements pour neutraliser une dizaine de terroristes qui étaient transportés par un véhicule et un tricycle dans les environs de Oursi.

Les Forces Armées Nationales, en coordination avec les Forces de sécurité intérieure et les VDP, ont intensifié les actions de sécurisation du territoire national à travers les actions offensives contre les groupes armés terroristes et l’appui aux actions humanitaires et d’assistance aux populations civiles. La conjugaison de ces efforts sous l’impulsion du Commandement des Opérations du Théâtre National, a permis d’engranger des résultats importants sur le terrain.

L’armée nationale burkinabée se lance également dans la guerre contre le terrorisme, et les résultats commencent à être visibles.

L’opération OUGAPO 3 se déroule depuis environ 3 semaines dans la région de l’Est. Les unités engagées ont concentré leurs efforts sur plusieurs localités particulièrement en proie aux groupes armés terroristes. Les actions des unités spéciales ont notamment permis de neutraliser au moins une vingtaine de terroristes dans les environs de PAMA. Des opérations de dépollution d’axes ont également été conduites.

Globalement, la situation sécuritaire sur la période du 15 mars au 15 avril 2022 s’est légèrement améliorée dans plusieurs parties du territoire national. Comparativement au mois écoulé, les indicateurs soulignent des avancées notables. En effet, les actions militaires ont permis de desserrer la pression des groupes armés sur plusieurs localités du Centre-Nord, du Nord et de l’Est. Les escortes et les opérations de sécurisation d’axes ont permis le ravitaillement de plusieurs localités et la reprise des activités de nombreux commerçants.

Plusieurs actions offensives ont été conduites dans le cadre de la poursuite du nettoyage de la ville de DJIBO et de ses environs. Le 16 mars 2022, suite à des tirs de harcèlement au sud de Djibo, les unités militaires ont déclenché une offensive qui a permis de neutraliser 4 binômes armés à moto. Au cours de la même action, deux terroristes qui tentaient d’enfouir un engin explosif improvisé sur l’axe BOURZANGA-DJIBO ont été neutralisés.

Les 20 et 21 mars 2022, des renseignements précis fournis par les populations ont permis de déclencher une opération d’opportunité contre un groupe armé qui sévissait au nord de DJIBO. L’opération a impliqué des unités terrestres et aériennes et a permis de mettre hors de combat 40 terroristes au cours de trois actions distinctes. De l’armement, des moyens roulants et un dépôt de carburant ennemis ont été détruits lors de cette opération.

24 mars 2022 : Alertées suite à l’attaque contre les VDP de BARSALOGHO, les unités militaires ont lancé une contre-offensive qui a permis de neutraliser 9 terroristes. Au cours de cette action, un véhicule militaire a heurté un engin explosif improvisé, tuant 2 soldats et blessant 03 autres.

Le 28 mars 2022, suite à l’attaque contre les Forces Armées Maliennes à TESSIT et sur la base d’une coordination avec les renseignements maliens, un véhicule et un tricycle transportant des terroristes ont été repérés dans les environs de OURSI. Un raid aéroterrestre mené par les forces burkinabées a permis de détruire la base terroriste identifiée. 12 corps de terroristes ont été dénombrés…

Une coordination militaire entre le Mali, le Burkina Faso et aussi l’Algérie ferait très mal aux groupes terroristes présents dans le Sahel. L’union fait la force ! 

Mali : les Fama gagnent du terrain!

Accusé d’avoir enlevé six personnes dans le Nord malien, Barkhane a indiqué que ces individus ‘interpellés’ sont en train d’être interrogés pour savoir s’ils représentent une quelconque menace.

C’est ce lundi 18 avril 2022 que Barkhane a annoncé avoir procédé à l’interpellation de 6 personnes, dans la nuit du 16 au 17 avril. ‘Une unité de la force Barkhane a conduit une opération à Adiora, à environ 30 km au nord de Gossi. Cette opération a mobilisé des moyens aériens et une unité terrestre. Aucun blessé n’est à déplorer de part et d’autre’, a indiqué une source anonyme.

‘Les six hommes sont actuellement interrogés par la force Barkhane afin de vérifier s’ils présentent une menace sérieuse pour la sécurité de la force et de la population, dans le strict respect des lois internationales et locales’, a ajouté la source. Cette annonce intervient alors que dimanche, sur les réseaux sociaux, des messages étaient diffusés faisant état que ‘les militaires français de l’opération Barkhane ont enlevé 6 personnes’, dans ladite localité.

Toutefois, précise l’état-major français, cette opération ‘a été conduite sur la base de renseignements recoupés, provenant de différentes sources. Elle visait un groupe armé terroriste de la Katiba du Gourma, affilié au Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans. Ce groupe a été visé après qu’il ait conduit plusieurs attaques contre la force Barkhane et contre la population locale’.

Enlèvement, arrestation ou simple vérification d’identité ? On en saura davantage dans les heures ou les jours qui suivent. Cet incident intervient alors que la force française a été sommée par les autorités maliennes de quitter le territoire sans délai. Paris avait refusé cette injonction, se donnant un temps de six mois pour mieux préparer ce retrait du sol malien et pour évidemment installer de quoi pouvoir déstabiliser le Mali une fois que le départ est entièrement effectué. Car généralement, les soldats français tuent de sans-froids les civils maliens, surtout ceux qui s’aventurent dans les fameux territoires du Nord en faisant passer ces civils pour des terroristes. Donc, ce n’est pas le genre de Barkhane de tuer ou d’arrêter des terroristes. Soit ces 6 personnes interpellées sont des résistants, soit ce sont des personnes qui fournissent des renseignements précis aux Fama, aux Russes ou encore aux Algériens.

Des arrestations de ce genre, les soldats de Barkhane en font beaucoup plus souvent qu’on le croit, sauf que lorsque les médias mainstream s’emparent de l’affaire, ils font croire que ces arrestations sont faites par souci de la sécurité du peuple malien. Une cause qui ne ressemble de nouveau pas à Barkhane et Cie.

On voit bien que Paris fait tout pour gagner un maximum de temps avant d’être mis définitivement à la porte. L’Allemagne a également bien compris qu’elle ne pourra pas rester non plus et ses alliés européens également.

Les groupes terroristes alliés aux Occidentaux sont également morts ou en fuite. Ce qui fait que le nettoyage de l’armée malienne apporte des résultats, et que Barkhane ou les Allemands ou les Occidentaux n’ont aucune utilité sur le territoire malien.

Le 19 avril 2022, la base opérationnelle avancée de Gossi a été transférée selon le calendrier prévu dans un état opérationnel favorable permettant ainsi l’installation sans délai des forces armées maliennes.

Ce retrait a pris du temps, et a été fait, comme annoncé auparavant par les Autorités maliennes, avec la surveillance avec les forces armées maliennes.

Il appartient désormais aux seules forces maliennes d’assurer la protection des populations de Gossi, le soutien à leur développement et la poursuite du combat contre les groupes terroristes. Et c’est bien ce que comptent faire les Fama.

De plus, l’armée malienne a de nouveau reçu de nouveaux équipements de combat russe.

Il s’agit de 2 hélicoptères de combat de type MI-24P, des radars de 4e génération et d’autres équipements livrés par la Russie. Cette livraison qui fait suite à une récente réalisée en mars dernier s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’axe Moscou-Bamako, entamé depuis l’arrivée au pouvoir du colonel Assimi Goïta. D’autres équipements sont attendus, selon le général de division Oumar Diarra, chef d’état-major général des armées.

Et avec tout ça déjà, l’armée affirme, dans un nouveau communiqué, avoir tué plusieurs terroristes dont des chefs dépêchés par Iyad Ag Ghally pour resserrer les rangs, après l’opération militaire de Mourrah qui a fait plus de 200 morts du 27 au 30 mars dernier.

Ce qui veut dire que le Mali peut tenir seul face au fléau du terrorisme et sans Barkhane et Cie dans leur chemin, les Fama auront vite fait de sécuriser le Mali.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/19/680619/Le-Burkina-suit-les-pas-du-Mali-

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BURKINA FASO : ADIEU BARKHANE, BIENVENUE A L'AXE DE L'EST

Par Le 17/04/2022

Le Burkina Faso a choisi son camp et c’est bien vers l’axe de l’Est qu’il se tourne.

Parallèlement au renforcement de son armée nationale pour contrer ce complot qui consiste à occuper les frontières burkinabées et à y établir les bases, la transition burkinabè compte visiblement sur lui.

Sur le plan militaire, l’idée des forces de défense volontaires semble être de nouveau mise sur la table : le ministère de la Défense a lancé un recrutement de milliers de soldats.

Ce recrutement concerne 3 000 soldats du rang. En plus du contingent normal de 2 000 militaires, un millier de soldats seront recrutés à titre exceptionnel, selon le ministre de la Défense. Les sélections se feront dans chaque chef-lieu des treize régions administratives du Burkina Faso.

Depuis la prise du pouvoir par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, le renforcement des effectifs est à l’ordre du jour. Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président de la transition, avait déjà rappelé les sous-officiers et militaires du rang admis à la retraite ces trois dernières années au titre de la réserve, « pour les besoins de la Nation ».

Alors qu’il y a moins d’une semaine, la nouvelle ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Olivia Rouamba, avait appelé l’Iran, en tant que pays en proie au terrorisme depuis des années, à partager ses expériences avec le Burkina Faso, et qu’on avait compris que cela veut dire le début de liens militaires et des échanges entre l’armée iranienne et celle du Burkina, « Faso lagam taaba zaka », organisation regroupant, plus d’une centaine d’organisations de la société civile, a animé, ce dimanche 10 avril 2022 à Ouagadougou, une conférence de presse sur la situation nationale et a prôné un nouveau partenariat avec la Chine, la Russie ou Cuba.

« Il faut se faire des amis, car les partenaires, nous en avons eu avant même de connaître le terrorisme sur notre sol. Mais quel bilan pouvons-nous donner de ces partenariats ? Faut-il toujours compter sur ce qui est toujours défaillant, voire chaotique ? Nous disons avec Thomas Sankara que ‘‘seules une rupture avec les faux amis et une réorientation de notre politique extérieure vers d’autres horizons pourront nous garantir des partenaires sûrs et sincères avec lesquels nous pouvons faire face aux défis du moment afin d’aboutir à une indépendance réelle’’ », lancent les responsables de « Faso lagam taaba zaka », demandant une rupture avec le système qui, selon eux, maintient l’incertitude. En clair, ils demandent la rupture avec la France pour un nouveau partenariat avec la Chine, la Russie ou Cuba.

Pour l’association « Faso lagam taaba zaka », on ne peut pas gagner la guerre avec quelqu’un qui n’a jamais gagné une guerre. La France n’a jamais gagné une guerre, elle s’est toujours octroyé les victoires. « La France n’a jamais gagné une guerre, on l’a chassée partout », déclarent les conférenciers, qui rejettent toute idée d’une éventuelle installation de la force Barkhane au Burkina. Selon ses porteurs, l’association « Faso lagam taaba zaka » vise à promouvoir la solidarité et la fraternité entre Burkinabés. À ce titre, elle fait des propositions dans le souci de contribuer à la construction nationale. C’est d’ailleurs dans cet esprit que les conférenciers ont lancé un appel aux Burkinabés à éviter les fractures sociales qui sont un terreau favorable à l’insécurité.

Tout est dit : la France n’est plus un partenaire fiable pour le Burkina, même après ce coup d’État que la France et ses alliés croyaient être dans leur intérêt. Mais ce n’est pas tout, car il semblerait que le Burkina Faso suit le chemin de son voisin malien et a très bien compris à qui faire confiance ou non !

Le scénario malien fait des émules cette fois au Burkina, et ce, au grand dam des Occidentaux.

Une chose est sur les victoires de l’armée de ces dernières semaines renvoi à un changement de stratégie radicale qui conduit à placer chaque chose à sa vraie place, à ne pas confondre l’ami et l’ennemi, à traiter Barkhane d’ennemi et cherche de nouveaux amis au sein de près de l’axe de l’Est.

L’échec du projet de syrisation de l’Éthiopie :

En Éthiopie, l’heure est au désarroi pour le clan occidental. L’envoyé spécial américain pour la Corne de l’Afrique David Satterfield est en tournée d’adieu ce week-end à Addis Abeba : en d’autres termes, l’envoyé spécial américain a été expulsé de l’Éthiopie !

« C’est une surprise, car le diplomate avait été nommé très récemment, en janvier 2022. Alors que les négociations pour mettre fin à la guerre civile au Tigré ne donnent pas de résultats, cette démission symbolise l’échec des États-Unis en Éthiopie », c’est ce qu’en dit RFI à ce sujet, un aveu d’échec clair et net !

Après la démission de son ambassadrice fin janvier, c’est au tour de l’envoyé spécial pour la Corne de l’Afrique David Satterfield de jeter l’éponge. Pour rappel, il avait été nommé à ce poste il y a seulement trois mois !

David Michael Satterfield est un diplomate américain et ambassadeur, qui a beaucoup servi au Moyen-Orient, y compris dans la région du golfe Persique, au Liban et en Irak. Il a ensuite été conseiller principal en Irak pour la secrétaire d’État Condoleezza Rice et directeur général de la Force multinationale et d’Observateurs, la force de maintien de la paix pour la péninsule du Sinaï de juin 2009 à août 2017. Il a été chargé d’affaires en Égypte à partir d’août 2013 jusqu’en janvier 2014 et a ensuite été conseiller spécial du secrétaire d’État pour la Libye. De septembre 2017 à juin 2019, il a été secrétaire d’État adjoint par intérim aux Affaires du Proche-Orient et a été confirmé ambassadeur des États-Unis en Turquie le 27 juin 2019. Avec cette nomination, des soupçons d’une tentative de reproduire la guerre syrienne en Éthiopie se sont fortement renforcés. En effet, comme le dit Enora Chame, un agent secret français dans son nouveau témoignage, l’ONU envoie des espions de l’OTAN en Syrie ! l’objectif de la prise de fonction de ce Satterfield était exactement celle-ci.

Alors qu’Abiy Ahmed a su comment maîtriser le terrain et éviter une régionalisation voir une internationalisation du conflit, les médias mainstream déboussolés par ce qui se passe sur le terrain et l’avancée considérables des forces éthiopiennes, tentent pas tout moyen de suivre leur désinformation afin de donner l’image d’une situation « chaotique » en Éthiopie.

De son côté, l’Éthiopie renforce ses relations avec les voisins. « L’Éthiopie et le Soudan du Sud discutent des possibilités de nouer un partenariat dans le secteur électrique », « il y a trois semaines, le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a été accueilli à Addis Abeba par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed », bref, tous les aspects du plan occidental en Éthiopie visant à paralyser le pays aussi bien du point de vue militaire qu’économique sont tombés à l’eau.

On a donc tenté d’accuser Abiy Ahmed de « crimes contre l’humanité » comme on l’a fait contre le président Bachar al-Assad. 

Tout ceci montre que l’étau se resserre autour de l’axe US-OTAN en Éthiopie.

Les espions américains sont expulsés, l’armée avance, le pays élargit ses relations avec les voisins, il se tourne de plus en plus vers l’axe de l’Est, bref… tout est réuni pour faire subir un échec de plus aux USA.

Addis Abeba continue de tenir tête aux États-Unis grâce à l’union entre la diaspora éthiopienne, l’armée fédérale, le gouvernement et la population éthiopienne, Washington voudrait frapper et briser cette union afin d’arriver à déstabiliser le pays.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/17/680478/Burkina--adieu-Barkhane,-bienvenu-l-axe-de-l-Est--

Dans Afrique

LA REUNION - NADINE GIRONCEL : "NOUS DEVONS ETRE FIERS D'ETRE REUNIONNAIS"

Par Le 17/04/2022

17 Avril 2022

 

Discours de la candidate du PCR dans la 6e circonscription lors de sa présentation officielle

dimanche 17 avril 2022

Ce 15 avril à Sainte-Suzanne, le Parti communiste réunionnais a présenté sa candidate aux législatives dans la 6e circonscription : Nadine Gironcel. Voici des extraits du discours qu’elle a tenu lors de cet événement.

C’est avec beaucoup de fierté et de reconnaissance, que je m’engage aujourd’hui dans ces élections législatives, en portant, bien sûr, les couleurs du Parti Communiste Réunionnais, mais aussi et surtout les valeurs et le projet réunionnais, que nous avons pour La Réunion. La situation, on la connaît tous, encore plus celles et ceux qui sont concernés par le chômage, la pauvreté, le manque de logement, la baisse du pouvoir d’achat ou des difficultés, liées aux déplacements ou à la santé.
Force est de constater que ces situations, malgré les annonces et les gouvernements successifs, n’ont fait que s’aggraver.
Preuve encore s’il en fallait une, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, qui ont marqué à La Réunion, une rupture de confiance entre l’État, le gouvernement et les politiques, qui sont menées jusqu’à présent.
On ne peut faire qu’un triste constat du résultat de l’application bête et disciplinée, des lois décidées par et pour la France hexagonale et qui ne sont venus qu’aggraver la situation, à La Réunion.
Les mesurettes et les rustines, sur cette situation hors norme de La Réunion, comme l’a qualifié l’Insee, ne suffisent plus et ne font que repousser le problème.

« Nous pouvons renverser la situation »
Mais face à cela, nous pouvons renverser la situation. C’est d’ailleurs, tout le sens que nous donnons à notre engagement, dans cette bataille électorale et le projet que nous portons pour notre île, en tant que député réunionnais, dans la république. L’histoire nous a montré que les plus grandes avancées de notre île n’ont été possibles qu’avec des députés communistes, à l’Assemblée nationale. Je pense ici aux combats menés par Elie Hoarau, Paul Verges, et d’autres, qui ont fait le choix de La Réunion et ont su imposer à l’Assemblée nationale, l’égalité sociale.
Mais aussi je pense au combat des communistes, pour la sécurité sociale et la protection de nos populations. Plus récemment encore, c’est par l’initiative d’un député communiste, que nous avons obtenu l’augmentation des pensions agricoles. Les grandes avancées sociales se sont toujours faites avec la participation des communistes, que ce soit au niveau national, avec le Front populaire qu’au niveau local, avec la départementalisation. Car bien souvent, l’histoire l’a montré, la gauche construit et la droite entretient, souvent bien mal.
Voilà pourquoi je me présente devant vous comme candidate aux élections législatives 2022, pour faire rayonner l’identité réunionnaise à l’assemblée, afin de façonner une Réunion plus forte, solidaire et durable.

« En finir avec ce système »
Le combat continue. Encore plus, dans ce contexte économique social, international qui va peser, de manière de plus en plus forte et de plus en plus vite, sur nos populations les plus fragiles. Nous devons donc avoir à l’Assemblée des députés, qui défendent le peuple réunionnais.
Et donc, qui mieux que des communistes pour pouvoir le faire, comme ils l’ont fait dans le passé. Le peuple a souffert, depuis trop longtemps, de l’absence de députés communistes réunionnais, à l’Assemblée nationale.
Il faut en finir avec ce système où c’est Paris qui décide pour nous à La Réunion.
Notre projet est clair : proposer et adapter des lois qui défendent le peuple réunionnais et qui prennent en compte nos atouts et nos spécificités.
Oui, l’autonomie énergétique propre de notre île est possible, si nous créons les conditions de sa mise en place et de sa réussite. Oui, l’autonomie alimentaire est possible, si nous créons le cadre législatif, qui va protéger notre agriculture, notre filière Cannes-Sucre-énergie. Il faut permettre la diversité agricole mais aussi permettre le commerce, avec nos pays voisins de la zone océan Indien.
Oui, nous pouvons créer des logements, en nombre suffisant et adapté à notre climat insulaire, si nous mettons en place un plan pluriannuel d’investissement sur le logement social et l’habitat. Pour que cela aboutisse, il va nous falloir convaincre et il va falloir surtout nous entendre sur un projet réunionnais commun, fait par les Réunionnais pour les Réunionnais.

« Réunir la Conférence territoriale élargie »
C’est pour nous l’urgence de réunir la Conférence territoriale élargie, à toutes les forces vives, pour que nous puissions parler d’une même voix, avec l’État et à l’Assemblée nationale.
Et enfin, il va falloir accompagner ce projet, d’une loi de programmation pour La Réunion, afin d’acter, dans un calendrier et avec les moyens financiers nécessaires, l’aboutissement de nos propositions et ainsi, recréer la confiance avec le peuple réunionnais.
j’ai complètement conscience des inégalités que subissent les femmes dans notre société. Salaire moindre à compétences égales, comportement sexistes et plafond de verre, qui empêche d’évoluer professionnellement. Le 8 mars, ça doit être toute l’année et comptez sur moi pour défendre ce point de vue à l’Assemblée nationale.
Nous devons être fiers d’être Réunionnais. À nous de nous battre pour préserver notre vivre-ensemble. À nous de faire briller l’exemple réunionnais en matière de multiculturalisme et de laïcité apaisée.
Et demain, c’est cet exemple réunionnais que je porterai à l’Assemblée nationale. C’est de notre responsabilité et il en va de l’avenir de La Réunion.

source : https://www.temoignages.re/politique/actualites-politiques/nadine-gironcel-nous-devons-etre-fiers-d-etre-reunionnais,103985

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Dans Afrique

POURQUOI LES ETATS-UNIS FONT-ILS UNE FIXATION SUR LA MONTEE EN PUISSANCE DE LA CHINE EN AFRIQUE ?

Par Le 16/04/2022

Pourquoi les États-Unis font-ils une fixation sur la montée en puissance de la Chine en Afrique ?

L’approfondissement de l’engagement de la Chine dans les nations africaines est un sujet de discussion fervent dans les médias occidentaux depuis des années, souvent abordé avec un vernis de crainte et d’anxiété étant donné le puissant potentiel et les implications géopolitiques de ces relations.

À Nairobi, bien connu pour être le portail de l’Afrique de l’Est en matière de commerce et de technologie, la présence de la Chine est partout. Malgré les critiques constantes de l’engagement néocolonialiste sur le continent africain, la communauté chinoise croissante au Kenya s’est assimilée aux populations locales.

Les mariages mixtes sino-africains sont en augmentation ; les chefs chinois et kenyans expérimentent la cuisine fusion. Cela va à l’encontre de l’hypothèse répandue et à connotation raciale selon laquelle les Chinois de l’étranger préfèrent résister à l’assimilation et rester dans des communautés isolées.

Mais peut-être les États-Unis ne sont-ils pas simplement préoccupés par l’ascension fulgurante de la Chine, mais par le déclin de leur propre puissance douce.

« Pendant des décennies, la politique africaine des États-Unis a reflété deux considérations principales – une obsession pour la Chine et une préoccupation pour contrer l’extrémisme violent à travers le Sahel ». C’est ce qu’affirme John Calabrese, directeur du projet Moyen-Orient-Asie de l’American University. Il affirme que, de certains points de vue africains, l’engagement de la Chine peut être perçu comme beaucoup plus cohérent et privilégié que celui des puissances occidentales traditionnelles.

Les chiffres confirment cet argument. Une étude réalisée en février 2022 par le groupe de réflexion américain Center for Global Development (CGDev) a révélé que les banques de développement chinoises (China Exim Bank et China Development Bank) ont dépassé de plus du double le montant prêté par les États-Unis, l’Allemagne, le Japon et la France réunis au cours de ces 13 années : 23 milliards de dollars contre 9,1 milliards de dollars. L’étude a porté sur 535 opérations d’infrastructure public-privé financées en Afrique subsaharienne.

L’engagement de la Chine en Afrique est beaucoup plus important que celui des États-Unis

Josh Maiyo, maître de conférences à l’Université internationale des États-Unis à Nairobi, spécialisé dans la politique sino-africaine, estime que le silence observé depuis l’annonce par Biden du programme de développement mondial « Build Back Better » réaffirme une perception africaine générale du déclin américain sur le continent. « Par le passé, la visite d’un important chef d’État américain était un événement majeur. Lorsque le secrétaire Blinken a effectué sa première tournée africaine l’année dernière, cela a à peine fait du bruit ».

Selon M. Calabrese, les États-Unis n’ont jamais donné suite à leurs grands projets ambitieux en Afrique. « Depuis le lancement de l’initiative « Build Back Better » de Biden, il n’y a pas eu beaucoup d’action. Si les États-Unis faisaient preuve de leadership et utilisaient leur pouvoir de rassemblement pour concevoir de nouvelles approches multilatérales et revitaliser celles qui existent déjà, peut-être leur réputation pourrait-elle également être ravivée sur le terrain en Afrique ».

Les années de l’ancien président Trump au pouvoir ont été notoirement silencieuses sur l’Afrique, pour le meilleur et pour le pire, mais riches en commentaires sur la Chine en Afrique.

Efem Ubi, professeur associé et directeur de recherche à l’Institut nigérian des affaires internationales, perçoit la fixation des États-Unis sur la montée en puissance de la Chine comme leur propre lutte contre une perte de pouvoir. « Cela remonte à l’étude des relations internationales. Lorsqu’une nouvelle puissance hégémonique se lève, la puissance existante résiste au changement », explique Ubi à Quartz.

Et s’il est très facile de dichotomiser les relations de l’Afrique avec les puissances occidentales par rapport à celles avec la Chine en les qualifiant de coloniales/non coloniales, la vérité est que la Chine apporte moins de bagages coloniaux au continent, même si les actions du pays sont parfois considérées comme néocolonialistes.

« L’Afrique peut désormais choisir les puissances avec lesquelles elle souhaite entretenir des relations et faire des affaires. Les vieilles relations stéréotypées et coloniales commencent à s’estomper. Nous voulons de nouvelles relations qui reflètent les relations mutuelles et les relations gagnant-gagnant qu’offre la Chine, ce qui est inquiétant pour l’Occident », explique M. Ubi.

Les investissements de la Chine en Afrique, principalement sous forme d’infrastructures, sont très visibles

Il y a aussi le facteur temporel. Les relations des États-Unis avec le Kenya sont relativement « normalisées », mais l’ampleur de l’engagement de la Chine au Kenya est beaucoup plus récente. Les investissements à grande échelle réalisés dans le cadre de l’initiative « Belt and Road », surnommée la « nouvelle route de la soie », ont eu un effet de choc.

La matérialité des projets d’infrastructure a catalysé un sentiment de conscience parmi les Kenyans, des ouvriers chinois travaillant dur sur les sites de construction dans tout Nairobi à la myriade de restaurants chinois qui prolifèrent dans la ville. À l’inverse, les États-Unis ont tendance à se spécialiser davantage dans l’aide humanitaire et sociale, qui présente moins d’attrait visuel.

L’approche actuelle des États-Unis à l’égard de l’Afrique ressemble davantage à une réponse à la montée en puissance de la Chine qu’à un cadre clair. « Il est clair que [Build Back Better] a été créé pour contrarier le développement mondial chinois. Pourquoi venir avec ‘Build Back Better’ si vous n’avez même pas un cadre exact mis en place ? » dit Ubi.

« C’est juste pour montrer qu’il y a une rivalité entre vous et la Chine. Les États-Unis doivent se rendre à l’évidence qu’il doit y avoir des efforts plus concertés pour faire progresser le monde en développement en termes d’indices humains, et pas seulement défier un cadre ».

Il ajoute : « Cela tribalise également l’Afrique – lorsque ces personnes se réunissent et se battent, cela nous ramène à la conférence de Berlin de 1884-1885 pour coloniser l’Afrique ».

Si les activités chinoises en Afrique méritent certainement l’attention, tout comme la situation sécuritaire toujours instable au Sahel, il existe également une pléthore d’autres défis, dont le changement climatique. Les nations africaines bénéficiaires sont sensibles à la nature de la préoccupation occidentale.

Selon M. Calabrese, « l’engagement américain aujourd’hui ne concerne pas nécessairement l’Afrique, mais la lutte contre l’avancée de la Chine. Les États-Unis n’ont pas d’engagement sérieux avec le continent africain, il n’y a pas de programmes concrets à proposer. Les nations africaines attendent de voir un soutien substantiel et durable ».

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/15/680376/Mali--le-coup-de-Berlin-d%C3%A9jou%C3%A9--

Dans Afrique

MALI : LE « NIET » DE BAMAKO A BERLIN!

Par Le 16/04/2022

Mali: le coup déjoué de Berlin !

Après l’arrogance française, place à l’arrogance allemande.

C’est encore incroyable que certains pays occidentaux croient encore pouvoir dicter la conduite que les pays africains doivent adopter.

Bamako a envoyé bouler la France, ce n’est certainement pas pour se plier à l’Allemagne. Berlin a réclamé des autorités de la transition la fin de la coopération Mali-Russie. « La situation du Mali est la situation du Mali, et nous souhaitons que chaque partenaire du mali, aussi, respecte les choix du mali », a rétorqué le ministre Abdoulaye Diop des affaires étrangères à sa collègue allemande Annalena Baerbock.

La ministre allemande des Affaires étrangères était en visite d’amitié et de travail au Mali, dont l’objectif est de réitérer l’engagement de l’Allemagne auprès du Mali, notamment sur le volet de la MINUSMA. Lors de son entretien avec le président malien de la Transition, colonel Assimi Goïta, il est question, selon elle, de la « situation très complexe où de nombreuses crises s’ajoutent dans le pays : le dérèglement climatique, la sécurité alimentaire qui est menacée depuis des années, le changement climatique, l’accès à l’eau, à l’éducation, à la formation ».

Si selon la ministre Baerbock, l’Allemagne mettra plutôt fin à la mission à ses 300 soldats qui participent à la formation de l’Union européenne au Mali (EUTM) au profit des Forces armées maliennes, conformément à la décision annoncée le 11 avril par l’Union européenne, à cause de la crise ukrainienne qui oppose la Russie à l’Union Européenne, elle ne va pas rompre sa coopération avec le pays. « Ça fait 60 ans que l’Allemagne et le Mali coopèrent. L’Allemagne a été le premier pays à reconnaître l’indépendance du Mali. Nous avons donc une responsabilité particulière pour le bien-être de la population malienne. […] Nous allons continuer à coopérer dans un esprit d’amitié, de partenariat et de façon vraiment étroite », a rassuré la diplomate allemande.

De son côté, son homologue Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a salué cette démarche de la République fédérale d’Allemagne de venir « s’informer d’abord de la situation et pouvoir faire ensuite des évaluations en vue de prendre un certain nombre de décisions notamment au niveau du gouvernement et du Bundestag ».

Pour le Mali, réitère le ministre Diop, les autorités maliennes de la Transition sont disponibles à travailler avec « l’ensemble de ses partenaires, y compris l’Allemagne, la Russie, la Chine, les États-Unis, l’ensemble de ses partenaires qui souhaitent lui donner la main pour pouvoir travailler avec lui ».

Cependant, le Chef de la diplomatie malienne dit avoir pris note de « la décision qui a été prise » par l’Allemagne de suspendre l’EUTM. Tout en respectant ladite décision, le ministre Diop a invité son homologue allemande à éviter tout “amalgame”. « Il ne faut pas confondre les choses, le Mali n’est pas impliqué par rapport à ce qui se passe en Ukraine », a répliqué le ministre Diop. Qui a insisté : « Mais je crois qu’il ne faut pas faire trop d’amalgame à ce niveau : la situation du Mali est la situation du Mali et nous souhaitons que chaque partenaire du Mali, aussi, respecte les choix du Mali ».

Le Chef de la diplomatie malienne a rappelé à son homologue Bergbock que son pays « n’abrite pas de société de sécurité privée comme cela est allégué ici et là. Le Mali a une coopération d’État à État avec la Russie et une coopération de long terme ».

Il faut noter que le Président de la Transition a, après avoir salué et remercié l’Allemagne pour son amitié depuis les premières ères de l’indépendance du Mali, « évoqué sans ambages la complexité de la situation malienne »et bien signifié à son hôte « qu’en ce qui concerne la coopération avec la Russie, il s’agit d’une coopération d’État à État ».

Somme toute, cette annonce de la suspension des soldats allemands de l’UNTM ne fait pas frémir à Bamako qui maintient le cap sur la coopération avec la Russie. Les populations maliennes voient en cela la main de la France qui brûle de tout feu pour saper les efforts du Mali dans la lutte contre le terrorisme de laquelle elle est exclue de force.

Mais c’était déjà un point qui était clair. Cette visite n’a aucun lien avec les 3 allemands qui ont été arrêtés avec les terroristes dernièrement ?

C’était le 12 avril, l’armée avait annoncé avoir arrêté trois Européens suspectés de « terrorisme » dans le secteur dans cadre l’opération Maliko, une opération antiterroriste. Dans la matinée, source diplomatique européenne et auprès du ministère allemand des Affaires étrangères a prétendu que ces trois suspects étaient, en réalité, des Allemands membres d’une ONG présents dans le cadre d’un jumelage et ont été relâchés.

Au cours de leurs missions de patrouilles effectuées dans les zones est, Centres et Sud, de l’opération Maliko, qui ont permis la récupération récente de plusieurs matériaux, bétails et céréales, les FAMa ont aussi interpellé plusieurs terroristes dans ces différentes localités. Notamment à Diabaly où 5 suspects interpellés parmi lesquels 3 ressortissants allemands.

Ces trois ressortissants suspectés de « terrorisme » ont été interpellés dans le centre du Mali lors d’opérations menées contre des terroristes, avait annoncé mardi soir 12 avril l’armée malienne.

« Le détachement FAMa de Diabaly a procédé à l’interpellation le 10 avril 2022 de cinq suspects, dont trois ressortissants européens », avait indiqué un communiqué de l’état-major général des armées.

Le communiqué ne précise pas l’identité de ces « suspects » européens interpellés à Diabaly, une localité située à quelque 300 kilomètres au nord-ouest de Bamako.

« Les trois personnes interpellées par l’armée malienne sont des Allemands membres d’une ONG, présents au Mali dans le cadre d’un jumelage », a affirmé un responsable diplomatique européen sous couvert d’anonymat.

« Je vous confirme que trois ressortissants allemands ont été arrêtés ce week-end à Diabaly. L’ambassade à Bamako a été en contact avec eux et leur a fourni une assistance consulaire. Tous ont été relâchés et se portent bien », a affirmé mercredi un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Christofer Burger, lors d’une conférence de presse.

Il a ajouté que les trois Allemands n’étaient « pas dans le cadre d’une mission officielle allemande », sans plus de détail.

L’annonce de leur arrestation est intervenue alors que la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock se trouve depuis lundi soir au Mali.

Quoi qu’il en soit, le message de Bamako était pourtant très clair. Ne faites pas n’importe quoi sur le territoire malien, car le Mali n’est plus ce qu’il était, et on vous tombera dessus.

La volonté de Berlin est également claire, ne pas ébruiter l’affaire, relâcher ces 3 allemands, complices des terroristes, et on quittera le Mali sans histoire pour ne pas vivre ce que vit la France notamment avec l’arrestation des commandos français en Centrafrique ou encore à Madagascar, avec pour mission d’assassiner les présidents de ces pays ? Donc l’Allemagne montait un plan avec les terroristes pour attaquer le Mali. Car effectivement, des membres d’une ONG arrêtés au beau milieu de terroristes. C’est assez spécial. Cette arrestation puis l’arrivée soudaine de la ministre allemande des Affaires étrangères, puis Bamako qui envoie l’Allemagne bouler, au même titre que la France. Les Occidentaux devraient laisser tomber et foutre la paix au Mali, parce que les choses se gâtent vraiment pour eux, et leurs plans tombent toujours à l’eau.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/15/680376/Mali--le-coup-de-Berlin-d%C3%A9jou%C3%A9--

Dans Afrique

VERDICT DU PROCES DE L'ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA : UNE VICTOIRE DEVANT L'HISTOIRE ET CONTRE L'IMPUNITE

Par Le 14/04/2022

13 Avril 2022

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 13/04/2022 par PCF
Verdict du procès de l’assassinat de Thomas Sankara : Une victoire devant l’histoire et contre l’impunité
Trente-cinq ans après l’assassinat du président Thomas Sankara et douze de ses compagnons, la justice du Burkina Faso vient de rendre son verdict. Les trois principaux accusés, Blaise Compaoré, Hyacinthe Kafando et Gilbert Diendéré, sont condamnés à la prison à perpétuité. Les deux premiers sont en fuite, en Côte d’Ivoire, le dernier en prison au Burkina, pour son implication dans la tentative de putsch réactionnaire et meurtrier de 2015.


Ce jugement est un pas important dans la lutte contre l’impunité qui a gangrené le Burkina Faso pendant les 27 années de pouvoir de l’autocrate Blaise Compaoré. Il témoigne de l’indépendance de la justice burkinabé, un acquis précieux à préserver. Un signal est également envoyé clairement : les crimes de sang et crimes économiques ne sont plus impunis et leurs auteurs devront dorénavant rendre des comptes devant la justice burkinabé.

L’issue du procès est l’aboutissement de 25 ans de procédures, portés par les familles des victimes, dont la courageuse et emblématique épouse de feu Thomas Sankara, Mariam Sankara. Il faut mesurer également l’immensité des efforts produits par des militants et des organisations engagés en faveur de la justice et des droits humains. Ils et elles sont nombreux, à l’image de l’avocat de la famille Sankara, Maitre Bénéwendé Sankara, créateur de l’Unir-Mouvement sankariste, figure de l’insurrection de 2014, et ministre de l’Urbanisme dans le précédent gouvernement.

Une large part de la vérité est établie, 35 ans après les faits. Mais des zones d’ombre persistent, notamment sur les complicités internationales. Il conviendra donc de poursuivre inlassablement ce travail pour la vérité. Raison pour laquelle le PCF réitère la demande que toutes les archives françaises à ce sujet soient ouvertes.

Avec l’assassinat de Thomas Sankara et ses compagnons le 15 octobre 1987, un ensemble de forces réactionnaires au Burkina Faso et à l’extérieur, notamment en Côte d’Ivoire et en France, a mis fin à une expérience progressiste qui commençait à mobiliser les ressources intérieures du pays et à produire des résultats très intéressants pour les populations.

Il faut rappeler qu’en plus de cette responsabilité criminelle, aujourd’hui établie, Blaise Compaoré et ses 27 ans de régime autocratique ont produit une situation catastrophique. Sous son règne, le pays a acquis un Indice de développement humain parmi les plus bas de la planète. Il a accumulé des retards considérables liés à des choix politiques fortement inégalitaires, initiant un modèle de croissance sans développement. Il a été au service de nombreux coups fourrés et déstabilisations en Afrique de l'Ouest. Pion essentiel de la Françafrique, il se présentait comme le pompier de la sous-région, alors qu'en réalité il a trempé dans les affaires les plus sombres, favorisé guerres et rebellions, de la Sierra Léone au Liberia, en passant par la Côte d'Ivoire et jusqu'au Mali. Au Burkina, il a pactisé avec les forces obscurantistes du djihadisme et du banditisme, installées dans les quartiers huppés de Ouagadougou. Ces forces se sont retournées ensuite pour déstabiliser le Burkina une fois l’autocrate chassé du pouvoir par le peuple.

Rappelons également que Blaise Compaoré a été sauvé in extremis par l’État français en 2014, lors de l’insurrection burkinabé. Les troupes françaises l’ont exfiltré pour le placer à l’abri en Côte d’Ivoire chez son ami Alassane Ouattara à la solde de Paris, pour ne pas qu’il parle et afin qu’il tire les mauvaises ficelles contre le Burkina.

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire devrait extrader Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando au Burkina Faso pour qu’ils y purgent leur peine. À défaut, ils pourraient être appréhendés s’ils foulent le sol de pays avec lesquels le Burkina Faso entretient des accords judiciaires.

Au moment où les peuples africains expriment avec de plus en plus de force leur volonté d’exercer concrètement leurs souverainetés, les objectifs que s’était fixés Thomas Sankara sont plus d’actualité que jamais dans son pays comme ailleurs en Afrique. Le PCF fait par ailleurs sienne sa vision selon laquelle il faudrait « encourager l’aide qui nous aide à nous passer de l’aide ».

Collectif Afrique PCF

 

source : https://www.pcf.fr/verdict_du_proces_de_l_assassinat_de_thomas_sankara_une_victoire_devant_l_histoire_et_contre_l_impunite

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Dans Afrique

VIE ET COMBATS DE THOMAS SANKARA

Par Le 13/04/2022

Vie et combats de Thomas Sankara

 

19 Nov 2014

  

« Notre révolution au Burkina Faso est ouverte aux malheurs de tous les peuples. Elle s’inspire aussi de toutes les expériences des hommes depuis le premier souffle de l’humanité. Nous voulons être les héritiers de toutes les révolutions du monde, de toutes les luttes de libération des peuples du tiers monde ». Thomas SANKARA, « La liberté se conquiert par la lutte », Discours à l’Assemblée générale des Nations unies, 1984. Investig’Action offre à ses lecteurs un extrait du livre Figures de la révolution africaine de Saïd Bouamama consacré à la figure révolutionnaire de Thomas Sankara.

Au sommet de l’OUA, en juillet 1987, le président du Faso lance devant ses homologues ébahis un mémorable discours qui restera dans l’histoire comme l’un des plus marquants manifestes contre les dettes injustes et illégitimes :

{La dette s’analyse d’abord de par son origine. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui nous ont prêté de l’argent, ce sont eux qui nous ont colonisés. Ceux qui sont les mêmes qui géraient nos États et nos économies […].}

{La dette, c’est encore le néocolonialisme où les colonialistes se sont transformés en assistants techniques (en fait, nous devrions dire en « assassins techniques »). Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement […]. On nous a présente des dossiers et des montages financiers alléchants. Nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans et même plus. C’est-à-dire que l’on nous a amenés à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.

La dette sous sa forme actuelle est une reconquête savamment organisée de l’Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangers. Faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court, de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l’obligation de rembourser. […]}

{Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang […].

Quand nous disons que la dette ne saura être payée, ce n’est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. [C’est parce que] nous estimons que nous n’avons pas la même morale que les autres. Entre le riche et le pauvre, il n’y a pas la même morale»} .

Moins de trois mois après, Thomas Sankara est assassiné. Il avait prévu cette possibilité en soulignant à Addis-Abeba la nécessite d’un refus collectif du paiement de la dette {« pour éviter que nous allions individuellement nous faire assassiner».}

Et de prophétiser : {« Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas la à la prochaine conférence. »}

{{{« ON PEUT TUER UN HOMME MAIS PAS DES IDÉES »}}}

Sankara sait de quoi il est question lorsqu’il parle de la dette. L’expérience révolutionnaire du Burkina est menacée par les remboursements de cette dette, dont le poids est devenu insupportable alors que dans le même temps l’aide internationale chute de 25 % et l’aide bilatérale française passe de 88 millions à 19 millions de dollars entre 1982 et 1985 .

Ce cadre de contrainte conduit, des 1983, à une rigueur implacable que Sankara s’applique d’abord à lui-même et à ses proches. Le président du Faso ne dispose que de deux outils pour améliorer les conditions matérielles d’existence des plus démunis et financer le développement autocentré. Le premier est la baisse des dépenses de fonctionnement des services publics. Le second est la mise à contribution des seuls contribuables qui ont un revenu stable, les salariés urbains et en particulier les fonctionnaires. La hausse des cotisations sociales et taxes diverses s’appliquant aux fonctionnaires est constante. Journaliste spécialiste du Burkina Faso, Pascal Labazée estime à 30 % la baisse du pouvoir d’achat des salaires urbains entre 1982 et 1987 .

Petit à petit, les contradictions s’exacerbent entre les fonctionnaires et le pouvoir. Elles sont en outre entretenues par l’opposition. Le Syndicat national des enseignants africains de Haute-Volta (SNEAHV), dont plusieurs dirigeants sont membres du Front patriotique voltaïque, une organisation s’opposant au CNR se fait le porte-parole du mécontentement.

L’arrestation, le 12 mars 1984, de quatre dirigeants de ce syndicat pour « complot contre la sûreté de l’État » entraîne un mot d’ordre de grève pour les 20 et 21 mars. Dès le lendemain, le ministre de la Défense annonce sur les ondes le licenciement des 1 380 enseignants grévistes. La Confédération syndicale burkinabé (CSB), proche du PAI, reste pour sa part plus longtemps fidèle au régime révolutionnaire. Mais, se montrant plus revendicative à partir de 1984, lorsque le PAI rompt avec le CNR, elle est à son tour confrontée à la répression. Son secrétaire général est arrêté, l’accusation d’« anarcho-syndicalisme » entre dans le discours officiel et le président du Faso perd ainsi un de ses alliés les plus anciens et les plus importants. Confronte à cette grave crise sociale, Sankara explique ainsi son dilemme :

{« Il y a un choix à faire. Ou bien nous cherchons à contenter les fonctionnaires – ils sont à peu près 25 000, disons 0,3 % de la population –, ou bien nous cherchons à nous occuper de tous ces autres qui ne peuvent même pas avoir un comprimé de nivaquine ou d’aspirine et qui meurent simplement quand ils sont malades »} .

Si l’on peut comprendre que la priorité de Sankara aille à la seconde catégorie, la question du rythme des changements est plus discutable. Pour évaluer ce rythme, il manque au président du Faso un outil de liaison politique permanent avec les différents secteurs sociaux des classes populaires. La division des organisations politiques de gauche les empêche de jouer cette fonction politique. Sankara ne ménage pas ses efforts pour les faire converger mais, comme il l’explique en 1984, il ne veut pas reproduire les erreurs d’autres expériences révolutionnaires africaines :

{« Nous pourrions, bien sûr, créer un parti tout de suite […]. Mais nous ne tenons pas à calquer, à reproduire ici naïvement, et d’une manière plutôt burlesque, ce qui a pu se faire ailleurs. Ce que nous aimerions, c’est d’abord tirer profit des expériences des autres peuples. […] Nous ne voulons pas qu’elle [l’organisation] s’impose de manière dictatoriale ou bureaucratique, comme cela a pu se passer ailleurs… Il faut qu’elle soit […] l’émanation d’un désir populaire profond, d’un vœu réel, d’une exigence populaire »} .

Les CDR de leur côté ne peuvent pas non plus assurer cette fonction politique. Ce sont les militaires qui héritent dès le début du secrétariat général des CDR. Le capitaine d’aviation Pierre Ouedraogo,{ « un des amis de Sankara issus du cercle politique de la première heure »} ( ), est nommé secrétaire général national des CDR. Il impulse une logique du changement {« par en haut »} tendant ainsi à transformer ces structures censées être de {« démocratie directe »} en simple {« courroie de transmission »}. Plus grave, les CDR sont instrumentalisés au service de la lutte au sein du CNR.

{« Ainsi}, résume Bruno Jaffré,{ les CDR ont incontestablement joué un rôle répressif en procédant à des arrestations arbitraires souvent sur ordre du secrétariat général des CDR. Ils ont aussi participé aux différentes offensives qui ont eu lieu contre les syndicats et servi de masse de manœuvre dans la sourde bataille que se livraient les différentes factions politiques pour le contrôle du pouvoir note. »}

Les interventions du président du Faso en avril 1986, lors de la première conférence nationale des CDR, soulignent son inquiétude sur les nombreuses dérives de ces organismes. Il y dénonce certains CDR qui {« deviennent de véritables terreurs pour les directeurs »}, épingle ceux qui « arborent tout un arsenal d’armes » et utilisent la menace et condamne ceux qui {« ont fait des choses exécrables » et qui « ont profité de la patrouille pour piller note »}.

Dans de nombreux villages, les CDR ne jouent pas non plus le rôle prévu et leurs élus sont soit les notables traditionnels, soit des hommes à leur service. Analysant l’évolution du pouvoir local villageois dans l’Ouest burkinabé, le sociologue Alfred Schwartz conclut à la continuité réelle sous l’apparence du changement, c’est-à-dire {« à une subordination de fait du pouvoir “révolutionnaire” au pouvoir coutumier note »}.

L’ampleur des changements effectués, le rythme intensif avec lequel les réformes sont menées, l’importance des efforts demandes, les rancœurs que suscitent ces bouleversements et l’absence d’élections toujours inquiétante dans un pays qui se revendique du « peuple » tendent à se coaguler pour nourrir une opposition diffuse qui gagne en audience et à reléguer au second plan les améliorations pourtant palpables pour la grande majorité. Quelques mois avant son assassinat, Sankara semble pourtant avoir acquis une vision plus réaliste de la situation. Dans son discours célébrant le quatrième anniversaire de la révolution, le 4 août 1987, il appelle à une pause des reformes afin « de tirer les leçons et enseignements de notre action passée pour […] nous engager davantage dans la lutte de façon organisée, plus scientifique et plus résolue » .

Sankara semble lui-même quelque peu dépasse par les événements, comme il le reconnaît avec humilité dans une interview télévisée :

{« Je me retrouve un peu comme un cycliste qui grimpe une pente raide et qui a, à gauche et à droite, deux précipices. […] Pour rester moi-même, pour me sentir moi-même, je suis obligé de continuer dans cette lancée … »}

Ces contradictions internes sont attentivement scrutées par les multiples adversaires extérieurs du régime sankariste. Du pouvoir malien, secoue par des agitations lycéennes et étudiantes en décembre 1985 et qui déclenche une nouvelle guerre contre le Burkina dans cette période, à celui de la Côte-d’Ivoire qui accueille les opposants burkinabé, nombreux sont les dirigeants des pays limitrophes que gène le bouillant président du Faso. La France, ancienne puissance coloniale, craint pour sa part ce dirigeant qui condamne ouvertement le franc CFA comme {« une arme de la domination française »} et la Francophonie comme « une stratégie néocolonialiste » .

Et qui, en plus de boycotter le sommet franco-africain de Lomé (novembre 1986), n’hésite pas à critiquer publiquement François Mitterrand. C’est le cas notamment lors de la visite officielle de ce dernier au Burkina Faso, en novembre 1986, lorsque Sankara critique, dans un style offensif qui rappelle le « non » de Sékou Touré à de Gaulle en 1958, la récente visite du président sud-africain Pieter Botha en France :

{Nous n’avons pas compris comment des bandits comme [le guérillero angolais] Jonas Savimbi [et] des tueurs comme [le président sud-africain] Pieter Botha ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. Et tous ceux qui leur ont permis de poser ces actes en porteront l’entière responsabilité ici et ailleurs, aujourd’hui et toujours.}

Certes, personne ne peut encore dire de manière certaine qui sont les commanditaires de l’assassinat de Sankara, le 15 octobre 1987, lors du coup d’État qui permet à Blaise Compaoré de prendre le pouvoir. En revanche, la question que Sankara lui-même posait à propos de l’assassinat du président mozambicain Samora Machel, décédé en octobre 1986 dans un accident d’avion, est pertinente dans son propre cas :

{« Pour savoir qui a tué Samora Machel, demandons-nous qui se réjouit et qui a intérêt à ce que Machel ait été tué. »} ( ) On ne peut alors que constater que la mort de Sankara et la politique de {« rectification »} lancée par Compaoré ont permit au système {« françafricain »}, qui n’a cessé de se reproduire depuis les indépendances de 1960 (voir chapitre 6), de reprendre la main sur un pays qui risquait, sous l’impulsion de son révolutionnaire chef d’État, d’emmener ses voisins sur les chemins de l’insoumission.

Les causes qui ont fait émerger la révolution sankariste, à savoir l’oppression, l’exploitation et l’injustice, n’ayant pas disparu, il est peu probable que les principes que Sankara a tenté de mettre en pratique se perdent dans l’oubli. {« On peut tuer un homme mais pas des idées »}, aimait-il lui-même à répéter.

Extrait du livre {« Figures de la libération africaine. De Kenyatta à Sankara »}, Saïd Bouamama, Paris Zones, 2014.

[Commander le livre->http://www.librairie-resistances.com/spip.php?article30]

Sand dune landscape, Sossusvlei, Namib-Naukluft National Park, Namibia, World Heritage Site

https://www.investigaction.net/fr/vie-et-combats-de-thomas-sankara/

Dans Afrique

MALI : SUCCES ANTITERRORISTES ET RESISTANCE EFFICACE AUX INTERFERENCES. SOLIDARITE AVEC LA JEUNE GARDE MALIENNE

Par Le 13/04/2022

Mali: succès antiterroristes et résistance efficace aux interférences

 Depuis 5 heures  13 avril 2022

 Mali - Monde islamique

 

Au moment même où la République du Mali connait des succès sur le terrain dans la lutte antiterroriste, et ce sans l’implication de quelconques forces occidentales, l’establishment élyséen et ses alliés occidentaux tentent par tous les moyens de dénigrer ces réussites. Bien que cela ait été parfaitement prévisible.

Pour les Maliens, l’opération militaire antiterroriste récente à Moura (région de Mopti, centre du pays) est indéniablement une victoire notable. Et alors que l’establishment hexagonal avec plusieurs acteurs occidentaux s’obstinent à accuser les Forces armées maliennes (FAMA) de prétendues exactions, l’Etat-major général des Armées du Mali récuse ces accusations et appelle à la retenue contre les spéculations diffamatoires.

Paris avait également tenté de faire adopter une initiative de lancement «d’enquêtes indépendantes» au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU – tentative bloquée par la Russie et la Chine. Une solidarité sino-russe saluée par de nombreux représentants de la société civile malienne et plus généralement africaine, qui au-delà d’y voir un exemple supplémentaire de solidarité entre les deux grandes puissances mondiales, sont surtout convaincus que cela bloque les schémas de déstabilisation occidentale bien connus.

En effet, faut-il rappeler les innombrables exemples d’accusations qui émanaient des élites atlantistes à l’encontre de tout Etat dont les actions ne se conformaient pas aux désirs des dites élites? Syrie, Centrafrique, Iran, Venezuela,… Désormais au tour du Mali. Cela était effectivement parfaitement prévisible.

Mais dans le cas particulier de la RCA et du Mali, il ne s’agit pas seulement pour Paris à tenter de se venger contre deux nations africaines ayant fait le choix d’une souveraineté ferme et d’une diversification des partenariats extérieurs, mais il s’agit surtout pour l’Elysée et le Quai d’Orsay à tenter de stopper la contagion.

Oui, la contagion. Car si durant les longues années de présence française et occidentale, ces deux pays avaient été taxés des caractéristiques les plus négatives (pour l’anecdote par ces mêmes médias affiliés à l’establishment politique de l’Occident), désormais les deux Etats sont devenus de très importantes sources d’inspiration pour de nombreux autres peuples africains. Des peuples y compris issus de pays se trouvant toujours sous le diktat occidental.

L’Occident néocolonial et atlantiste n’avait en effet jamais connu de telles difficultés en Afrique dans l’histoire récente. Les mobilisations populaires de masses, des responsables politiques et militaires patriotes et de plus en plus à l’écoute de leurs peuples, montée en puissance des valeurs panafricaines et les récentes réalités géopolitiques internationales propres à l’ère multipolaire – tout cela représente un énorme défi pour Washington, Londres comme Paris – si longtemps habitués à voir en l’Afrique une terre où ils pouvaient faire ce que bon leur semblait. Effectivement – cette époque est terminée.

Quant aux campagnes occidentales de diffamation qui visent les autorités et les Forces armées maliennes – il faudrait certainement dire que cela est d’une certaine façon, positif et rassurant. Si l’on observe les dernières années et les événements ne serait-ce qu’en République arabe syrienne ou en République centrafricaine – nous verrons assez facilement que cela se déroulait presque toujours au moment où l’Occident et ses éléments se trouvaient en difficulté.

Dans cette optique, non seulement le Mali ne doit pas accorder une grande attention aux pseudo-accusations qui émanent des mêmes instigateurs, mais au contraire poursuivre la ligne dure face au terrorisme choisie avec le soutien de la très large majorité du peuple du pays. Quant aux enquêtes «indépendantes», cela pourra devenir des options acceptables – uniquement lorsque le système onusien des ressources humaines et des différentes administrations – s’adaptera aux nouvelles réalités planétaires. Et dans ces réalités, sachant d’autant plus que la République populaire de Chine est l’un des très principaux créanciers de l’ONU, il est grand temps qu’une grande partie des cadres occidentaux ou affiliés à l’Occident soient remplacés dans les meilleurs délais dans les instances onusiennes respectives.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov
Source: Observateur continental

Les opinions exprimées par les analystes n’engagent que la responsabilité des auteurs

         

Dans Afrique

AFFAIRE SANKARA ET COMPAGNONS. UN PROCES SALUTAIRE MENE A TERME. MAIS LE COMBAT POUR LA VERITE CONTINUE

Par Le 13/04/2022

Affaire Sankara et compagnons. Un procès salutaire mené à terme. Mais le combat pour la vérité continue

 

13 Avr 2022

  

Nous publions le communiqué de presse du Réseau international Justice pour Sankara justice pour l’Afrique suite au verdict du procès sur l’assassinat de Thomas Sankara. L’ancien président du Burkina Faso, révolutionnaire, panafricaniste et écologiste, avait été tué le 15 octobre 1987 avec certains de ses compagnons, des soldats et gendarmes. Le 6 avril 2022, l’ex-chef de l’État burkinabé Blaise Compaoré a été jugé et condamné à la prison à perpétuité pour avoir commandité l’assassinat de Thomas Sankara et douze de ses compagnons (IGA).

 

C’est avec grande satisfaction que nous apprenons la fin de ce premier procès historique, marqué par la condamnation à la perpétuité des Sieurs Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando. Rien n’était joué en effet. Mais si l’essentiel du complot national a pu être démêlé par les six (06) mois de débats, le combat pour faire émerger la vérité sur le complot international continue.

Des manœuvres de toutes sortes ont tenté d’en entraver la justice, au premier rang desquelles :

le blocage de toutes procédures judiciaires sous le régime de Blaise Compaoré ;

la volte-face du Comité des droits de l’homme de l’ONU en 2008, occultant le fait qu’il avait demandé une enquête deux (02) ans auparavant ;

l’exfiltration de Blaise Compaoré, par les forces spéciales françaises, après l’insurrection de 2014, soustrait à la justice de son pays ;

la lenteur de la part des autorités françaises refusant en réalité de livrer les documents « secret défense » pourtant promis par le président Emmanuel Macron en novembre 2017 à Ouagadougou ;

l’ultime tentative d’avocats de la défense de suspendre le procès à la suite du coup d’État de janvier 2022.

 

Comme nous l’avons déjà dit, la tenue même de ce procès constitue une victoire. L’aboutissement de ce procès, faut-il le rappeler, est la résultante d’un engagement citoyen durant des années, parachevé par la magnifique insurrection d’octobre 2014, et d’une mobilisation internationale. C’est aussi la démonstration de l’utilité du local et du global, de la solidarité, et de l’engagement pour la paix et la justice.

Nous remercions aussi tous ceux, nombreux à travers le monde, qui ont participé aux campagnes pour réclamer justice dont celle de notre réseau international Justice pour Sankara justice pour l’Afrique qui n’a cessé d’agir, d’alerter et d’informer depuis 2008.

Près de six (06) mois de procès, dans un pays en proie à la guerre est une véritable gageure. Nous tenons à saluer tout le travail des avocats de la partie civile, de certains de la défense qui ont pris à cœur de jouer leur rôle, l’engagement du juge d’instruction François Yaméogo qui a mené son enquête avec rigueur et constance, l’autorité et l’équité dont a fait preuve le président du jury Urbain Méda lors du procès.

Nous tenons également à saluer Mariam Sankara pour son courage, sa dignité et sa ténacité durant le long combat qu’elle a mené, ainsi que les frères et sœurs qui ont déjoué les tentatives de manipulation du régime de Blaise Compaoré au Burkina.

En ces instants, notre pensée va aussi aux différentes familles des victimes, celles de Thomas Sankara, Bonaventure Compaoré, Christophe Saba, Frédéric Kiemdé, Patrice Zagré, Paulin Babou Bamouni, Abdoulaye Gouem, Emmanuel Bationo, Hamado Sawadogo, Noufou Sawadogo, Wallilaye Ouédraogo, Paténéma Soré et Der Somda en espérant que les condamnations prononcées puissent en partie attenuer leur douleur et permettre à chaque famille de pouvoir enfin faire le deuil.

On ne peut que regretter l’absence de Blaise Compaoré et de Hyacinthe Kafando, le chef du commando. Nous exigeons que la Côte d’Ivoire procède à leur extradition. Ils ont choisi la fuite plutôt que de venir s’expliquer et se défendre.

Malheureusement, la volte-face de certains témoins par rapport à ce qu’ils avaient déclaré lors de leurs auditions a montré que la peur n’avait pas disparu. Mais pour l’essentiel, l’enquête puis la tenue du procès, ont permis de démêler les fils du complot, du moins pour son volet national. Il est établi que le 15 octobre, le commando est parti du domicile de Blaise Compaoré. Thomas Sankara et ses collaborateurs ont été tués sans sommations, ainsi que les gardes et gendarmes présents sur place de jour-là. Le lieutenant Koama, proche de Thomas Sankara, le plus à même d’intervenir pour le défendre, a été assassiné quelques temps avant. Gilbert Diendéré, présent sur les lieux, donnait les ordres pour envoyer des groupes de soldats sécuriser la ville et prendre le contrôle des garnisons qui auraient pu réagir.

Pour autant ce combat n’est pas terminé. L’État français n’a toujours pas réellement fourni ses documents « secret défense ». Nous continuerons à faire pression pour que soit tenue la promesse faite par le président Macron à Ouagadougou en novembre 2017.

Nous appelons toutes les forces démocratiques éprises de justice, de France, des États-Unis, de Côte d’Ivoire, du Togo, de la Libye, du Liberia, de la Sierra Leone à intervenir auprès de leurs gouvernements respectifs qu’ils collaborent sincèrement avec la justice burkinabè. L’affaire « Sankara et compagnons » n’est pas terminée. L’enquête sur le volet international doit continuer. Notre réseau va rester mobilisé.

Fait à Ouagadougou, Banfora, Bobo Dioulasso, Ottawa, Nîmes, Niamey, Montpellier, Berlin, Dakar, Sabadel, Barcelona, Marseille, Ajaccio, Toulouse, Las Palmas, Turin, Rom, Toronto, Albany, New York le 8 avril 2022

Le Réseau international Justice pour Sankara justice pour l’Afrique

Contact : contactjusticepoursankara@gmail.com

On trouvera à https://www.thomassankara.net/tribune-insupportable-lusage-extensif-devoye-secret-defense-bloque-enquetes-judiciaires/ un communiqué du collectif secret défense un enjeu démocratique dont fait partie notre réseau qui s’adresse aux candidats aux élections présidentielles du 10 avril.

Source: Thomas Sankara.net

En soutien à la Campagne Internationale Justice pour Sankara   à Bruxelles:

  

https://www.investigaction.net/fr/affaire-sankara-et-compagnons-un-proces-salutaire-mene-a-terme-mais-le-combat-pour-la-verite-continue/

 

Dans Afrique

MALI : L'ONU CONTRE LES CIVILS ET POUR LES TERRORISTES

Par Le 11/04/2022

Le Burkina Faso rejette Français et Européens au profit des Russes et Chinois ?

Le Premier ministre burkinabé de la transition Albert Ouedraogo a annoncé au Parlement intérimaire le 4 avril que son pays allait « diversifier » les partenariats en matière de coopération militaire.

Cette déclaration intervient dans un contexte anti-français et anti-européen au sein de la classe politique et de la population.

« En ce qui concerne la coopération militaire avec d’autres États, l’option est désormais de diversifier les partenariats, afin d’optimiser les atouts spécifiques de chaque partenaire. En tout état de cause, ces partenariats seront fondés sur le respect de notre indépendance territoriale et la sincérité », a indiqué Albert Ouedraogo.

Le chef du gouvernement de transition a présenté une feuille de route orientée prioritairement sur la lutte contre le terrorisme et la sauvegarde de l’intégrité territoriale.

Il a assuré que le gouvernement prendrait des mesures visant à renforcer l’efficacité de l’action militaire sur le terrain et à améliorer la collaboration entre les forces de défense et de sécurité, les soldats volontaires et la population.

Quelques jours avant cette communication du chef de gouvernement, des manifestants ont scandé dans les rues de Ouagadougou « Faso Lagam Taaba Zaaka ». Ils appelaient le nouveau gouvernement à en finir avec les accords avec la France pour se tourner vers la Russie.

Pour des Burkinabés, les Russes et Chinois seraient mieux placés pour combattre les organisations terroristes. Ils demandent également la fin des accords « coloniaux » passés avec la France dans le domaine de la défense.

« Ces futurs partenariats seront fondés sur le respect de notre indépendance territoriale et la sincérité », a expliqué le Premier ministre dans une déclaration, similaire à celle de Choguel Kokalla Maïga, le chef du gouvernement de transition malien.

D’ailleurs, le Club des jeunes pour la promotion de la coopération Sino-Burkinabè (CJPC-BF) a organisé une conférence le 1er avril à l’Université Thomas Sankara. À cette occasion, Abdoul Razagou Déné, coordonnateur du club, a déclaré que « nous souhaitons que l’expérience chinoise de la lutte contre le terrorisme contribue au Burkina Faso dans sa lutte contre le terrorisme et que son soutien et ses apports s’inscrivent dans le sens du besoin exprimé par les Burkinabès eux-mêmes. Ainsi, la coopération gagnant-gagnant respectera ce principe de non-ingérence dans les affaires internes des Nations ».

Pour Wenzhang Wang, chargé des affaires de l’Ambassade de Chine au Burkina Faso, « le chemin qui mène au succès est sûrement périlleux et parsemé d’obstacles, mais je reste fermement convaincu que, avec la force collective, la persévérance et surtout la détermination de cette jeunesse engagée, le bout du tunnel n’est plus loin ».

Mali/Mourah: Choguel Maiga remet les choses en place!

Le Premier ministre, Choguel K Maïga, a rencontré les membres de l’association Tabital Pulaku. Occasion lui de donner des explications sur les opérations militaires menées par les FAMA à Moura et qui se sont soldées la neutralisation de plus 200 terroristes. Aussi, Choguel Maïga a vivement dénoncé la campagne en cours contre le Mali. Une campagne dont tout le monde connait et la source et les commanditaires. « Nous faisons face à une situation où n’ayant pas pu nous faire courber l’échine, certains de nos partenaires ont décidé de changer de fusil d’épaule afin de discréditer l’action du gouvernement et des forces armées et de sécurité », a martelé le PM.

Devant une assistance attentive, Choguel K Maïga n’a pas porté de gang pour dire toute la vérité autour de l’opération des FAMA à Moura. « Nous faisons face à une situation où n’ayant pas pu nous faire courber l’échine, certains de nos partenaires ont décidé de changer de fusil d’épaule afin de discréditer l’action du gouvernement et des forces armées et de sécurité. Cela s’appuie sur des faits qui ressemblent souvent à la vérité. Depuis quelques jours, il y a une campagne contre l’armée malienne et contre le gouvernement, consécutivement à ce qui s’est passé à Moura. Ce qui s’est passé en réalité à Moura ? Aujourd’hui, l’armée dispose de gros moyens d’observation. C’est avec ces moyens que nous avons pu neutraliser les nids des terroristes qui étaient basés dans la forêt de Ouagadou (frontière mauritanienne) ».

Le Premier ministre poursuit : « Dans beaucoup de zones du pays, aujourd’hui, ayant les moyens d’observation électroniques, nous avons également les moyens d’aller surprendre les terroristes et les attaquer partout où ils se trouvent. C’est ce qui fait que beaucoup de leurs bases ont été détruites au cours des opérations menées par l’armée. La pression de l’armée est très forte ! De même qu’il y a de fortes pressions sur les FAMA. Nous perdons des hommes tous les jours… À Moura, les moyens d’observation ont permis à l’armée d’observer des mouvements ennemis pendant des jours… S’y ajoutent des renseignements humains. On s’est rendu compte qu’il avait un regroupement de différents mouvements terroristes sur place. Ceux qui sont de la zone savent bien ce qui se passe à Moura : c’est un véritable bastion des groupes terroristes. Grâce aux moyens déployés, pendant plusieurs jours, on a pu constater un regroupement de 50 personnes, de 100 personnes jusqu’à mille personnes. Et les mêmes moyens d’observations et de renseignements ont permis de comprendre aussi que ce regroupement des terroristes à Moura avait pour but d’arrêter et de planifier des actions futures contre l’armée… C’est ainsi que l’armée est intervenue. Et effectivement on a dénombré environ 200 terroristes neutralisés, plus les opérations des forces spéciales qui ont continué.

Ce qui nous a surpris ce qu’au lendemain de cette opération, nous entendons des médias internationaux et des organisations et/ou des ONG internationales qui affirment que l’armée est allée massacrer des populations civiles, essentiellement les peulhs. Dans leur calcul, la meilleure façon pour le Mali de perdre la guerre contre le terrorisme, c’est d’avoir les populations contre l’armée. Or, s’il y a quelqu’un qui est conscient de cette réalité, c’est bien le président de la transition Assimi Goïta, dont le souci est justement la protection de toutes populations maliennes. Je suis témoin à plusieurs reprises des instructions qu’il ne cesse de donner au sujet de la protection des populations civiles lors des opérations militaires… ».

Depuis l’opération sans précèdent des Forces Armées Maliennes (FAMa) qui a fait des centaines de morts côté ennemis, le 27 au 31 mars 2022 à Moura, une localité située dans la région de Mopti, les réactions ne cessent de bondir de par le monde entier. Si les alliés du Mali se réjouissent d’une « victoire importante » contre le « terrorisme », la France et certaines Organisations de Défenses des droits de l’Homme dénoncent une « exaction » contre les civils. Devoir de justice ou simple incrimination de l’intervention Russe au Mali ? En tout cas, Moscou et Pékin ont bloqué une demande du Conseil de sécurité de l’ONU d’avoir des “enquêtes indépendantes” sur cette opération à Moura.

L'issu de l'opération était une « victoire importante » contre le « terrorisme », selon le ministre des Affaires étrangères du Kremlin dans la foulée d’une célébration de cette victoire à Bamako et à l’intérieur du Mali.

Parallèlement à cette atmosphère ambiante, des organisations de défense des droits de l’homme, dont Human Rights Watch ou encore l’ONU ont quant à eux prétendues à un massacre présumé de l’armée malienne qui aurait fait plusieurs centaines de victimes civiles à Moura, notamment, l’exécution sommaire de 300 civils.

C’est sur la base de ce rapport que la France a sauté sur l’occasion pour soumettre à l’approbation du Conseil de sécurité, le vendredi dernier, une demande « d’enquêtes indépendantes » sur ce massacre présumé que se seraient livrés l’armée malienne et ses alliés « paramilitaires Russes ».

La déclaration proposée au Conseil de sécurité soulignait la « profonde préoccupation…face aux allégations de violations et atteintes aux droits humains au Mali, en particulier celles qui auraient été perpétrées contre des civils à Moura, dans la région de Mopti, du 27 au 31 mars 2022 », en ajoutant cette réclamation « d’enquêtes approfondies et indépendantes pour établir les faits, trouver les responsables de ces violations et exactions et les traduire en justice ». Il l’aura fallu l’intervention de la Russie et de la Chine pour empêcher cette démarche orchestrée par la France. Pour Moscou et Pékin qui se sont opposés, il serait « prématuré » d’engager une nouvelle enquête alors qu’une première a été ouverte par les autorités maliennes. Par ailleurs, Moscou estime que les allégations sur un massacre de civils à Moura sont une « désinformation », tout comme celles faisant état de l’implication de mercenaires russes de la société privée Wagner dans l’opération.

Personne n'est surpris de voir les FAMa être accusées de la sorte depuis quelques jours, surtout depuis que le Mali a tourné dos à la France et est proche de la Russie et des pays du bloc de l’Est. Cette situation n’est plus digérable pour la France. Qui émet le vœu que la coopération russo-malienne soit aussi un échec. C’est pourquoi, après chaque moindre prouesse, on ne se prive pas de les accuser d’exactions contre les civils pour ternir leur image non seulement aux yeux de ses voisins et surtout du reste du monde. En un moment où la Russie de Vladimir Poutine défie le monde. C’est ainsi que des organismes, tels Human Rights Watch couplés à certains faux experts de l’ONU inventent des mensonges grossiers contre les Forces russo-maliennes. Ce qu’ils ignorent est que la population malienne est derrière son armée, une armée républicaine dont toutes les ethnies du Mali sont représentées. Jamais et au grand jamais, les FAMas n’utiliseront leurs armes contre une ethnie au Mali. On sait que ces organisations ne vont pas s’arrêter après l’étape de Moura, elles sont au four et au moulin pour faire passer les soldats maliens comme des nazies, mais elles vont échouer, car le Mali est un pays multiséculaire et multiethnique de plusieurs centaines d’années d’existence.

 

Mali: l'ONU et la France aux abonnés absents pendant 10 ans

Atrocités contre les populations civiles, massacres de ces mêmes populations civiles, destructions et/ou pillages des villages, exécutions sommaires de civiles et militaires, enlèvements, tortures, séquestrations…, ce sont là autant de crimes perpétrés durant ces dernières années contre les populations civiles maliennes. Ces crimes ont été perpétrés par des groupes armés agissant, le plus souvent, au nez et à la barbe des différentes forces étrangères présentes au Mali, notamment la Minusma dont l’une des missions est la « protection des populations civiles ». Ces odieux crimes qui ont occasionné des milliers de victimes civiles et militaires n’ont soulevé aucun tollé ni motivé la moindre enquête indépendante de la part de ceux qui, aujourd’hui, tentent de discréditer l’armée malienne après son opération à Moura.

Retour sur certaines tueries perpétrées contre les populations civiles maliennes. Le bilan ? Il est très lourd.

Le 2 juillet 2019, les populations civiles du Centre, précisément les villages de  Bouari, Djimdo, Pangadou et Dialakanda (cercle de Bankass) et les militaires ont payé un lourd tribut  suite à une double attaque  perpétrée par les hommes lourdement armés. Bilan : plus d’une trentaine de civils tués.

Selon certaines sources, les terroristes qui ont commis cette attaque meurtrière sont arrivés de la frontière du Burkina Faso, à bord de pick-up, de motos tricycles et d’engins à deux roues dans la soirée du 1er juillet 2020. Simultanément, ils ont commis des massacres dans ces quatre villages dogons du cercle de Bankass.

Alertée, une patrouille de l’armée a été dépêchée sur les lieux des attaques meurtrières. Cette patrouille est tombée dans une embuscade dans la nuit, du 2 juillet 2020, aux environs de 20 heures à l’entrée du village de Gouari. Bilan : 7 morts, 02 blessés, 03 portés disparus et 04 VHL brûlés.

« Ce détachement a été pris à partie à l’entrée du village de Gouari par des individus armés à bord de trois (3) véhicules et sur une quarantaine de motos », a écrit l’armée sur sa page Facebook.

Autre lieu : En juin 2019, une patrouille de l’armée malienne a été victime d’une embuscade à Diabaly. Cet acte perpétré par des hommes armés a fait une vingtaine de morts et de nombreux blessés du côté de l’armée, ainsi que des dégâts matériels.

Dans la crise sécuritaire qui secoue notre pays depuis 2011-2012, il est à noter que l’année 2019 a été particulièrement meurtrière pour les populations civiles maliennes, ainsi que les forces armées et de sécurité. Cependant, l’on ne dispose pas d’estimations chiffrées sur le nombre exact des victimes civiles et militaires. Par contre, en 2018, les attaques et autres violences ont entraîné la mort de plus de 1800 personnes au Mali, selon certains rapports dressés par des organisations humanitaires opérant au Mali. Ces mêmes organisations indiquent que l’année 2017 a enregistré un total de 716 personnes tuées et d’autres victimes dont la plupart étaient des civils.

Précision : Le nombre élevé de morts en 2018 est le reflet d’une situation sécuritaire particulièrement dégradée notamment au Centre et au Nord-est.

Questions : Où étaient la Minusma, et la force Barkhane ? Qu’ont fait les Nations-Unies pour rechercher et punir les auteurs de ces crimes dont les auteurs appartiennent à des groupes armés opérant sous le regard indifférent de la Minusma ? La communauté internationale n’est-elle pas informée de ces violences sur les populations maliennes ? Pourquoi la Minusma n’intervient-elle pas pour protéger les populations civiles avec tous les moyens (hélicos et drones) dont elle dispose ? Au-delà quelle est l’utilité de cette armada militaire étrangère déployée au Mali depuis des années ? Ce sont là autant de questions qui reviennent sans cesse sur les lèvres.

Autres précisions : Sur les 1814 victimes de l’insécurité en 2018, 1026 ont été tuées au Centre du Mali. Parmi elles : 697 civils, 85 membres des forces armées et de sécurité du Mali, quatre soldats de la paix, 236 hommes armés ou présumés armés (sous cette catégorie ont été classés, les membres des groupes terroristes, des milices, les chasseurs donsos et peut-être des civils présentés comme terroristes, selon des organisations humanitaires.

Dans cette spirale de violences qui a frappé le Mali depuis près de 9 ans, la localité d’Ogossagou (région de Mopti) a payé un lourd tribut avec deux attaques successives et d’une rare violence. Les deux attaques ont fait des centaines victimes (morts et blessés), de nombreux déplacés et d’importants dégâts matériels. Cette barbarie a surtout frappé des femmes, des enfants et des vieilles personnes sans défense. La France a-t-elle demandé présent des enquêtes sur ces atrocités commises à Ogossagou ? L’ONU via la Minusma est-elle intervenue pour rechercher les auteurs de ces crimes ?

Pour rappel, il faut dire que le vendredi 14 février 2020, la population d’Ogossagou a été surprise par cette attaque qui a fait plus de 30 victimes et de nombreux blessés.

L’attaque menée par une trentaine d’hommes armés a été perpétrée après le retrait, quelques heures auparavant, de l’armée, a expliqué le chef du village. Dans leur furie les assaillants ont incendié presque tout le village, et ont emporté une grande quantité de stocks alimentaires et de bétails…

À l’époque, le gouvernement malien avait condamné ces atrocités commises à Ogossagou et avait promis des enquêtes: «… rassure que les investigations seront menées pour déterminer les circonstances de ces crimes, arrêter et traduire les auteurs devant les juridictions compétentes… ». Cependant, jusqu’ici les populations d’Ogossagou attendent et continuent de souffrir en silence.

Pour sa part, la Minusma s’était contentée d’un communiqué laconique à propos de ces tueries d’Ogossagou.  « L’attaque a coûté la vie à de nombreux villageois et a fait plusieurs blessés. Des maisons ont également été brûlées », avait confirmé la mission onusienne présente au Mali.

Avant cette attaque, Ogossagou avait subi en mars 2019 un premier assaut meurtrier des groupes terroristes. Bilan : plus de 174 morts et autant de blessés. Aussi, de nombreuses pertes matérielles ont été enregistrées : cases brulés, greniers détruits, enclos de bétails détruits…

À l’époque, cette paisible localité peulhe avait été investie, tôt le matin du 23 mars 2019, par des assaillants armés jusqu’aux dents. Ils ont tiré sur tout ce qui bougeait. Ainsi, parmi les victimes, l’on dénombre de nombreuses femmes et des enfants. Un grand imam de la localité du nom de Baba Sékou Issa a été tué avec toute sa famille. Cette atrocité a également fait plusieurs dizaines de blessés dont certains ont été évacués vers Bankass et Dialassagou. Cette attaque a également visé un camp du DDR où étaient regroupés des éléments de la milice de Sékou Boly. Ceux-ci y étaient cantonnés en vue de leur insertion dans l’armée.

Dans ce cycle infernal d’attaques et de tueries contre les populations civiles maliennes, l’on note également les évènements douloureux survenus le lundi 17 juin 2019 dans les deux petites localités de Gangafani 2 et de Yoro (région de Mopti). Bilan de deux attaques perpétrées par des hommes armés : 41 morts et de nombreux blessés.

Selon des témoignages, la première attaque a visé le village de Gangafani 2. Les assaillants ont d’abord procédé à des tirs de sommation, avant de procéder à l’arrestation des jeunes du groupe d’auto-défense du village. « Au terme de cette attaque, 17 jeunes du village ont été arrêtés et froidement exécutés par les assaillants », selon de nombreux témoignages.

Ensuite les assaillants ont attaqué le village de Yoro. Là, une vingtaine de personnes ont été tués, selon des témoignages.

Par ailleurs, la localité de Sodane Da, tout comme Ogossagou, a connu des atrocités d’une rare violence commises par une meute de terroristes qui s’attaquent à des populations civiles. En effet, Sodane Da a connu son mardi noir le 11 juin 2019. Le bilan est particulièrement lourd selon les estimations. En effet, plus de 100 civils dont des femmes et des enfants ont perdu la vie à Sodane Da. Où étaient les forces françaises pour protéger ces innocents ? Et la Minusma ? La question demeure.

À l’époque les autorités locales de la région de Mopti avaient donné tous les détails sur ces crimes perpétrés à Sodane Da. « Avec les éléments de la protection civile, nous avons minutieusement fouillé, et nous avons sorti 35 corps », avait précisé le gouverneur de Mopti. Et il avait indiqué que « 11 adultes et 24 enfants » ont été inhumés après le passage des assaillants. Pour sa part, le maire de Sangha (dont dépend Sodane Da), Ali Dolo, avait maintenu l’estimation d’une centaine de morts. Il avait précisé que certains corps ont été calcinés.

L’une des tragédies enregistrées dans la zone de Mopti était sans doute celle de Doungoura. En effet, dans l’après-midi du lundi 18 mars 2013, des forains circulant sur l’axe Dioura-Léré, ont été interceptés vers la plaine dite de Ngagna par des bandits armés enturbannés. Ces bandits armés étaient à bord de deux véhicules.

Selon des témoins, les forains furent dépouillés de tous leurs biens, puis, attachés, les yeux bandés, puis conduits à une dizaine de kilomètres du village.

Là, ils ont été froidement abattus. Bilan 25 civils tués puis jetés au fond d’un puits.

Dans cette barbarie perpétrée au Mali depuis des années, il y a eu, en plus de crimes de masse, certains assassinats ciblés qui ont provoqué l’émoi au sein des populations. L’on peut retenir, entre autres le cas de Boubou Tiello Tamboura, accusé d’excès de loyauté. Ce vieil homme a été froidement abattu dans sa concession, devant ses femmes et ses enfants  à Saré-Kouyé (commune rurale de Toguéré Coumbé) le 4 mars 2015. Il y aussi les assassinats du chef du poste forestier de Diafarabé (cercle de Ténenkou),  criblé de balles  sur son lieu de travail le 6 avril 2015 ; du chef du village de Dogo (cercle de Youwarou), Amadou Issa Mody Dicko,  assommé pour refus de se soumette au diktat des djihadistes,  le 22 avril 2015.

Le 31 décembre 2015, Souleymane Bah dit Kouragal a été assassiné entre Nampala et Dioura.

En avril 2016, un homme âgé, Nabé Tamboura, a été froidement abattu à son domicile, à Samina. Le samedi 27 août 2016, quatre personnes ont perdu la vie à Falada, à 20km de Dioura.

C’est dire que le Mali et les populations maliennes ont souffert le martyr et enregistré des crimes odieux pendant d’une décennie. Ces crimes ont été commis souvent par des gens connus et qui bénéficient de protection extérieure. A ces crimes évoqués ci haut, l’on peut y ajouter une longue chaine d’actes barbares commis sur les populations civiles, les administrateurs locaux et les éléments des forces armées et de sécurité. Dans cette série noire on a encore en mémoire les évènements survenus à Kidal en mai 2014. Là, ce sont plusieurs administrateurs civils et militaires maliens qui ont été sauvagement exécutés par des éléments des mouvements armés agissant devant les forces onusiennes et françaises présentes dans cette localité. Des enquêtes ont-elles été demandées par l’ONU ? Et les commanditaires de ces tueries ? Ils sont libres comme le vent.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/11/680139/Mali-%C2%A0l-ONU-et-la-France-aux-abonn%C3%A9s-absents-pendant-10-ans

Dans Afrique

PROCHAINES CIBLES AFRICAINES DE PUTSCH US ?

Par Le 07/04/2022

Niger : l'armée reprend la main contre les terroristes 

Depuis que l’axe occidental s’est pris un vent par le président nigérien, qui a très intelligemment esquivé de tomber dans le piège des médias occidentaux lors de son dernier interview avec TV5, le Niger marque de plus en plus et l’axe occidental, lui, prend en revanche de plus en plus de gifle !

L’armée nigérienne a annoncé, mardi 5 avril, avoir neutralisé 36 terroristes et capturé 6 autres, lors d’opérations de lutte contre le terrorisme. Ces actions ont été menées dans la région de Tahoua, dans le Nord-Ouest et de Diffa, dans le Sud-Est, au cours de la période du 26 mars au 5 avril. Dans le bulletin hebdomadaire des opérations, l’Armée indique avoir mené « des opérations de sécurisation et de lutte contre le terrorisme sur le territoire national » qui ont abouti à la neutralisation des terroristes. En date du 27 mars, un accrochage a eu lieu entre une unité des Forces armées nigériennes (FAN) de Tillia, dans la région de Tahoua, et des individus armés, à motos, sur l’axe Chinouaré et Agando, s’est soldé par la neutralisation de 9 assaillants, 6 autres capturés et plusieurs armes et munitions saisies. Selon la même source, une série d’attaques complexes et des tentatives d’infiltration ont visé les éléments du secteur 4 de la Force multinationale mixte (FMM) en patrouille dans la zone de Malamfatori, à Diffa, le 2 avril, entre 17h30 et 23h45. Au cours de cette attaque, « 27 terroristes ont été neutralisés et plusieurs véhicules et des armes saisis », lit-on dans le bulletin. Par ailleurs, au cours de ces opérations, les Forces armées nigériennes ont « interpellé des suspects et d’autres individus en lien avec le terrorisme ».

Alors qu’au Niger, la base d’Agadez est récemment devenu le théâtre du déploiement des B-52 américains, ces victoires répétitives de l’armée nigérienne, sont d’autant plus importante dans la mesure où, cette armée a réalisé ces victoires en s’appuyant sur elle-même et non sur un Occident qui tente de transformer le Niger comme ligne de front anti-alliance Afrique-Russie.

D’ailleurs, le ministre nigérien de la Défense, Alkassoum Indatou, a assisté en mars dernier au centre d'instruction des Forces armées nigériennes (FAN) de Zinder à la cérémonie de sortie d'un nouveau contingent de 1.525 soldats, à l'issue d'une formation commune étalée sur cinq mois, a-t-on appris de source officielle.

Ce nouveau contingent vient s'ajouter aux 1.417 autres soldats sortis le 2 mars dernier du Groupement d'instruction militaire (GI) Tondibia près de Niamey, en vue de renforcer les capacités opérationnelles de l'armée nigérienne engagée dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière organisée.

Ces soldats ne sont ni français ni américains, ce sont les fils du Niger, ceux qui n’ont pas laissé passer le convoi de Barkhane il y a quelque mois de cela et qui crie à l’indépendance et à la souveraineté.

De son côté, la semaine dernière, le président du Niger, Mohamed Bazoum, a appelé le Nigeria à contribuer à la création d'une force militaire régionale afin de combattre l'insécurité dans la région du Sahel.

En contribuant à la mise en place de cette force militaire régionale, le Nigeria, première économie d'Afrique et puissance régionale, réduirait le coût que représente la lutte contre l'insécurité dans la région, a-t-il ajouté.

En tout cas, ce soulèvement que les médias mainstream et les dirigeants occidentaux tentent tant bien que mal de cacher, est bel et bien réel et ne fait que s’amplifier. La machine est en route et rien ne peut arrêter un soulèvement comme celui-ci. Les Africains savent que ce sont les seuls qui peuvent restaurer leur souveraineté et leur intégrité, bafoués depuis tant d’années.

Afrique : le jeu trouble US 

Le Togo et six autres pays africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, en Afrique de l’Ouest, en plus de la Libye au Maghreb et du Mozambique au Sud), vont prendre part à un programme de prévention des conflits, et de promotion de la stabilité, en collaboration avec les Etats-Unis. L'initiative devrait s’étendre sur 10 ans.

Mais de quoi s’agit cette « alliance » ? En effet, c’était il y’a près d’un an que les USA criaient sur tous les toits leur intention de se retirer de l’Afrique et notamment du Sahel. Un an après, ces mêmes États-Unis appellent à une alliance USA-Afrique !

On le sait depuis très longtemps : à l’ombre, les USA tirent les ficelles des politiques expansionnistes de la France au Sahel. Les deux états agissent main dans la main.

Mais il est également important d’analyser les pays choisis dans ce programme américain. Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée. Des pays qui, on le sait très bien ont toujours entretenu de relations étroites avec la France, à l’exception de la Guinée, où l’ex président Condé a tenté tant bien que mal de résister face aux diktats occidentaux, ce qui lui a coûté un coup d’état et enfin son renversement.

Embrasé au Sahel mais également en RCA et dans la Corne de l’Afrique, les USA se tournent désormais vers ces quelques pays afin de jouer leur dernière carte. Il est clair que ces pays de la côte ont assez de preuve maintenant pour savoir qu’ils ne doivent pas tomber dans le piège des Occidentaux.

 Actuellement sur le continent africain, beaucoup ont bien compris que le terrorisme se gagne avec une coalition régionale et non un partenariat avec l’Occident.

De plus, comme on peut le constater notamment au Mozambique, la lutte contre le terrorisme ne se règle absolument pas avec les Occidentaux, mais bien avec les forces régionales. Au Moyen-Orient, on a également pu le voir en Syrie, en Irak, en Afghanistan. Bref, les alliances militaires avec les Occidentaux ne servent strictement à rien, sauf à la multiplication des problèmes sécuritaires. Bref, l’Afrique attend que les pays s’unissent et cessent de collaborer avec l’Occident, pour former un seul bloc face au néocolonialisme. 

Mali : false flag contre l'armée ?

Les condamnations internationales se multiplient. Après la découverte d'un "massacre" à Moura, selon l'organisation Human Rights Watch, la France s'est dite "gravement préoccupée", lundi 4 avril, par de possibles "exactions massives" commises dans ce village du centre du Mali par des soldats maliens, "accompagnés de mercenaires" du groupe privé russe Wagner. D'après le Quai d'Orsay, des "centaines de civils" auraient été tués. S’agit-il d’un false Flag ?

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/07/679893/Afrique-les-USA-sortent-par-la-porte-et-rentrent-par-la-fen%C3%AAtre

Dans Afrique

AFRIQUE : L'ARMEE NE SUIT PAS LES OFFICIERS FORMES PAR LES ETATS-UNIS EN AFRIQUE

Par Le 06/04/2022

L’armée ne suit pas les officiers formés par les États-Unis en Afrique

Par Nick Turse
Arrêt sur info — 06 avril 2022

 

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Le général Stephen J. Townsend s’entretient avec l’équipage du sous-marin lanceur d’engins de la flotte de classe Ohio USS Florida (SSGN 728) alors qu’il fait route en mer Méditerranée le 25 novembre 2019. (Photo de l’U.S. Navy par Jonathan Nelson)

L’AFRICOM affirme « promouvoir les droits de l’homme et l’État de droit, mais ne sait pas pourquoi les stagiaires renversent leurs propres gouvernements. »

 

Par Nick Turse

Paru le 30 MARS 2022 sur Responsible Statecraft

 

Au cours des deux dernières années, des officiers formés par les États-Unis ont renversé des gouvernements ouest-africains au moins quatre fois.  Mais le commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM) ne peut pas expliquer pourquoi et ne sait pas exactement combien de fois cela s’est produit.

La semaine dernière, des dirigeants de l’armée américaine et de plus de 40 pays africains se sont réunis à Fort Benning, en Géorgie, pour le 10e sommet des forces terrestres africaines. Le thème portait un titre accrocheur : « Les institutions résilientes forment des leaders résilients ».  L’expérience, a déclaré le général de division Andrew M. Rohling, commandant de la force opérationnelle sud-européenne de l’armée américaine en Afrique, « serait une bonne occasion de montrer comment, à la manière américaine, nous formons et développons des leaders non seulement dans leurs tâches tactiques, mais aussi dans l’esprit de l’armée américaine, les valeurs et la discipline qui sont la marque de mon armée« .

Ces valeurs ont fait défaut en Afrique de l’Ouest, où des officiers formés par les États-Unis ont tenté au moins neuf coups d’État (et en ont réussi au moins huit) dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Burkina Faso (trois fois), la Guinée, le Mali (trois fois), la Mauritanie et la Gambie. Les quatre coups les plus récents perpétrés par des stagiaires américains ont eu lieu au Burkina Faso (2022), en Guinée (2021) et deux fois au Mali (2020 et 2021).

Lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, Responsible Statecraft a demandé au général de division Rohling pourquoi tant d’officiers formés par les États-Unis renversent les gouvernements mêmes que les États-Unis tentent de soutenir par leurs sommets, leurs formations et leur assistance. « La politique des États-Unis est de promouvoir les droits de l’homme, de promouvoir les valeurs, de promouvoir le droit civil et démocratique dans tous les pays« , a-t-il déclaré. « Les exercices – ou les événements tels que le sommet des forces terrestres africaines d’aujourd’hui mettent ces valeurs en avant, et nous continuerons à organiser des réunions et des exercices d’entraînement qui continuent à promouvoir les droits de l’homme, les valeurs humaines, l’éthique du gouvernement des États-Unis, l’armée des États-Unis, et ensuite nous ferons de notre mieux pour nous assurer que les pays qui participent comprennent ce que nous formons et présenteront un modèle viable pour ces pays. »

La réponse incertaine de Rohling se reflète dans l’incertitude du commandement américain pour l’Afrique au sujet de ses stagiaires enclins au coup d’État. L’AFRICOM ne suit pas ce qu’il advient des officiers qu’il forme, et ne sait pas non plus lesquels ont mené des coups d’État. « L’AFRICOM ne suit pas activement les individus qui ont reçu une formation américaine après la fin de celle-ci« , a déclaré Kelly Cahalan, porte-parole de l’AFRICOM, à Responsible Statecraft, notant que le commandement ne tient pas de liste ou de base de données des officiers africains qui ont renversé leur gouvernement, ni même de compte du nombre de fois où cela s’est produit. « L’AFRICOM ne tient pas de base de données avec ces informations« .

En 2020, le colonel Assimi Goïta, qui a participé à des exercices d’entraînement américains et à un séminaire de la Joint Special Operations University à la base aérienne MacDill en Floride, a dirigé la junte qui a renversé le gouvernement du Mali. Goïta s’est rapidement retiré pour prendre le poste de vice-président d’un gouvernement de transition chargé de ramener le Mali à un régime civil, avant de s’emparer à nouveau du pouvoir lors de son deuxième coup d’État en neuf mois. L’été dernier, une unité des forces spéciales guinéennes dirigée par le colonel Mamady Doumbouya a pris le temps de s’entraîner avec les bérets verts américains pour prendre d’assaut le palais présidentiel et déposer le président du pays, Alpha Condé, âgé de 83 ans. Doumbouya s’est rapidement déclaré le nouveau dirigeant de la Guinée.  Et en janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a participé à au moins une demi-douzaine d’exercices d’entraînement américains, selon l’AFRICOM, a renversé le président démocratiquement élu du Burkina Faso.

De l’autre côté du continent, les efforts américains de longue haleine en matière de lutte contre le terrorisme ont pris un coup alors que le groupe militant al Shabaab a mené des attaques de plus en plus audacieuses et meurtrières.  Mercredi dernier, un assaut d’Al Shabaab contre un palais présidentiel régional à environ 185 miles au nord de la capitale, Mogadiscio, a tué 48 personnes et en a blessé plus de 100.  Le même jour, des membres du groupe ont pénétré dans l’enceinte lourdement fortifiée de l’aéroport international de Mogadiscio, tuant deux agents de sécurité et un membre de la police somalienne.

Fin 2020 et début 2021, le président de l’époque, Donald Trump, a retiré la plupart du personnel militaire américain de Somalie. Alors qu’une « empreinte » et des troupes américaines sont rapidement revenues, des rapports indiquent que les militaires américains ont poussé l’administration Biden à envoyer encore plus de forces.  Au début du mois, le commandant de l’AFRICOM, le général Stephen Townsend, a averti que la situation sécuritaire en Somalie « pourrait être en train de régresser ».

Interrogé sur la sécurité au sens large, le général de division Rohling a vanté les mérites de la collaboration avec les forces africaines. « Je pense que l’entraînement par le biais des alliés et des partenaires est la façon dont nous atteignons nos objectifs de sécurité communs« , a-t-il déclaré. « Nous poursuivons nos objectifs de campagne en étroite coopération avec nos alliés et partenaires, et nos relations nous permettent de coordonner nos actions pour améliorer l’interopérabilité et partager les coûts et les risques pour atteindre nos objectifs de sécurité communs. »

Sur tout le continent, ces coûts ont été graves, les risques nombreux et les objectifs largement manqués.

Un récent rapport du Centre africain d’études stratégiques du département de la défense, un institut de recherche du Pentagone, a révélé que « la violence des groupes islamistes militants en Afrique a augmenté de 10 % en 2021, établissant un record de plus de 5 500 événements signalés liés à ces groupes« . Il ne s’agissait toutefois pas d’une anomalie, mais d’une partie d’un schéma de détérioration de la sécurité qui a vu la violence des forces islamistes militantes augmenter de manière constante depuis 2016.

Rohling a souligné l’importance des valeurs américaines dans les exercices d’entraînement. « Nous voulons également démontrer à nos partenaires africains que les États-Unis sont engagés dans leur succès à long terme« , a-t-il déclaré. Alors que les efforts américains en Somalie s’essoufflent, que les attaques terroristes au Sahel connaissent un pic et que la violence islamiste est en hausse, les putschs pourraient être le signe le plus tangible de « réussite » en matière de formation américaine sur le continent.

Nick Turse

Source: Responsible Statecraft

Traduction Arrêt sur info

https://arretsurinfo.ch/larmee-ne-suit-pas-les-officiers-formes-par-les-etats-unis-en-afrique/

Dans Afrique

LA CIA ET LA RECOLONISATION SECRETE DE L'AFRIQUE

Par Le 06/04/2022

La CIA et la recolonisation secrète de l’Afrique

Par Gerald Horne
Arrêt sur info — 05 avril 2022

 

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Baraka Obama père*

 

Au cours de la dernière décennie, les États-Unis ont discrètement étendu leur empire secret du renseignement en Afrique dans le cadre d’une rivalité géopolitique croissante avec la Chine.

Par Gerald Horne

Paru le 7 février 2022 sur Covertactionmagazine

Un nouveau livre publié par Susan Williams, intitulé White Malice : White Malice: The CIA and the Covert Recolonization of Africa, nous rappelle que les conséquences probables seront désastreuses.

Le livre de Susan Williams met à jour une étude antérieure publiée par Philip Agee, Ellen Ray, William Schaap et Louis Wolf, intitulée Dirty Work 2 : Dirty Work 2: The CIA in Africa

White Malice : La CIA et la recolonisation secrète de l’Afrique – Williams, Susan

[Source : alibris.com]

Elle se concentre principalement sur les liens entre le Ghana et le Congo entre 1957 et le coup d’État d’Accra en 1966, ainsi que sur les relations étroites entre les premiers chefs suprêmes Kwame Nkrumah et Patrice Lumumba, qui a été assassiné ; elle parvient toutefois à couvrir d’autres points chauds.

La profonde pénétration de la CIA en Afrique était évidente dans le recrutement apparent par l’Agence de Barack Obama père, un protégé de Tom Mboya, un Luo anticommuniste et pro-capitaliste du Kenya qui avait servi de représentant africain de la Confédération internationale des syndicats libres (ICTFU), qui recevait des fonds secrets de la CIA par l’intermédiaire de l’AFL-CIO. Les États-Unis tentaient de préparer Mboya à remplacer le premier Premier ministre kenyan, Jomo Kenyatta, perçu comme étant plus à gauche. (Pour plus de détails, voir Gerald Horne, Mau Mau in Harlem : The U.S. and the Liberation of Kenya. New York : Palgrave McMillan, 2009). Il a été amené à l’université d’Hawaï dans le cadre d’un échange, puis a étudié l’économie à Harvard, mais sa carrière a connu un échec lorsque Mboya a été assassiné en 1969.

 

Kwame Nkrumah and Patrice Lumumba. [Source: theafricancourier.de]

Williams note que la CIA s’est généralement spécialisée dans « l’assassinat, le renversement de gouvernements élus, le semis de conflits entre groupes politiques et la corruption de politiciens, de syndicalistes et de représentants nationaux à l’ONU », autant de stratégies clandestines et coercitives qui ont été appliquées en Afrique. D’autres stratégies ont pris la forme d’initiatives de soft power ; le parrainage et l’infiltration secrets d’établissements d’enseignement, d’entreprises artistiques, de littérature et d’organisations axées sur l’Afrique. » [465]

« L’action secrète sous toutes ses formes, a déclaré Frank Church, le démocrate de l’Idaho qui a présidé l’enquête de la commission spéciale du Sénat sur les abus de la CIA, n’était rien d’autre qu’un ‘déguisement sémantique pour le meurtre, la coercition, le chantage, la corruption, la diffusion de mensonges’-et pire encore. » [475]

Pourtant, malgré les révélations issues de cette enquête sénatoriale, l’auteur réprimande la « focalisation étroite » de cet organe qui a « largement négligé les opérations de la CIA ailleurs en Afrique », au-delà du Congo. Les conclusions de cet organisme ont également « été affaiblies par le fait qu’il s’est appuyé sur le témoignage de fonctionnaires de la CIA. » [506]

L’auteur industrieux exploite les archives de l’Autriche, de la Belgique, du Ghana, des Pays-Bas, du Portugal, de l’Afrique du Sud, de la Grande-Bretagne, des Nations Unies et, bien sûr, des États-Unis, dépassant ainsi l’enquête du Congrès des années 1970. [527-528]

Pourtant, elle soutient avec justesse que  » les dossiers publiés en 2017-18 en vertu de la loi sur la collecte des dossiers d’assassinat de JFK contiennent une foule d’informations qui ne sont pas disponibles ailleurs… mais ils sont fortement expurgés.  » [420] Néanmoins, le président Biden a reporté d’autres publications – pour le moment.

BLAST du héros de l’histoire

W.WEB Du Bois (à gauche) et Kwame Nkrumah, président du Ghana, trinquant au 95e anniversaire de Du Bois en 1963. [Source: bbc.com]

Bien que les leaders susmentionnés aient joué un rôle remarquable dans la création d’une solidarité, on ne peut pas en dire autant de toutes les centaines d' »Africains américains », pour reprendre le terme qui leur est appliqué. Franklin Williams, un ancien dirigeant de la NAACP, était l’envoyé des États-Unis au Ghana en 1966 lorsque Nkrumah a été renversé et il a été largement soupçonné de complicité. [Pauli Murray, une héroïne justifiable du mouvement anti-Jim Crow aux États-Unis, a été considérée par un éminent spécialiste du Ghana comme « quelque chose de plus qu’un atout involontaire » de l’impérialisme américain. [190]

L’auteur pointe également un doigt accusateur sur Horace Mann Bond, père d’un autre héros des droits civiques : Julian Bond. Des intellectuels, par exemple le romancier Richard Wright et le prix Nobel nigérian Wole Soyinka, étaient apparemment des outils involontaires de la CIA [62, 64]. [62, 64].

Elle parvient à inclure Barack Obama, père, dans ce cercle d’iniquité (bien qu’elle le fasse arriver en 1962 sur ces côtes alors que le président est né en 1961). [206]

L’impérialisme américain s’est empressé d’isoler et de marginaliser ceux qui, comme Paul Robeson, étaient pro-socialistes et favorables à une véritable indépendance de l’Afrique : pratiquement tous les secteurs de l’opinion qui n’étaient pas dans son orbite ont été pénétrés à fond. À la fin des années 1930, il avait été le fer de lance de la formation du Conseil des affaires africaines mais, au milieu des années 1950, ce dernier avait été contraint à la liquidation par le harcèlement du gouvernement et avaient été remplacés par l’American Committee on Africa, l’African American Institute, l’American Society of African Culture – et si l’on doit les considérer selon les mêmes critères que ceux utilisés pour désigner les soi-disant « fronts communistes », ces groupes pourraient bien être considérés comme des « fronts de la CIA » (malgré le travail louable effectué en particulier par l’APECA).

Même les précurseurs du Black Power avaient leurs limites, par exemple en 1961, lorsque, dans un épisode encore saisissant filmé, l’écrivain Maya Angelou et d’autres personnes sont entrées dans le bâtiment des Nations unies à Manhattan pour s’engager dans une protestation houleuse contre la complicité des États-Unis dans l’assassinat du Congolais Patrice Lumumba. Jusqu’ici, c’est très militant.

Cependant, ils ont choisi d’exclure le plus proche camarade de Robeson, le dirigeant du Parti communiste américain Ben Davis, pour des raisons anticommunistes – non mentionnées par l’auteur – alors que ce sont les camarades de ce dernier dans le monde entier qui cherchaient à préserver la souveraineté congolaise et la vie de Lumumba, ce que ces New-Yorkais – quelles que soient leurs bonnes intentions – étaient incapables de faire. [398-399]

Cependant, puisque l’auteur écrit définitivement qu' »il est établi que le président Eisenhower a autorisé l’assassinat de Lumumba », la colère de ces manifestants était bien justifiée. [511]

Ce panafricanisme était bilatéral : Amilcar Cabral, père fondateur de la Guinée Bissau, assassiné de façon ignoble en 1973, évoquait avec émotion le sort funeste des Afro-Américains, notamment après la révolte d’août 1965 à Los Angeles, cri d’angoisse contre la terreur policière. « Nous sommes avec les Noirs des États-Unis d’Amérique », a-t-il déclamé, « nous sommes avec eux dans les rues de Los Angeles et lorsqu’ils sont privés de toute possibilité de vie, nous souffrons avec eux. » [500]

Ensuite, il y avait les dirigeants syndicaux liés à la  » CIA  » de l’AFL, par exemple Irving Brown et Jay Lovestone, dont la dévastation continue de défier l’imagination. [76]

En invoquant le premier spécialiste américain de l’Angola, le regretté John Marcum, qui « était soutenu financièrement par la CIA », Williams démontre [458] qu’elle va souvent au-delà du lien Ghana-Congo.

Cette nation du sud-ouest de l’Afrique a joué un rôle déterminant dans la politique régionale et continentale lorsque, au moment de l’indépendance en 1975, le régime a invité des troupes cubaines pour garantir la souveraineté face à une intervention militarisée de l’Afrique du Sud de l’apartheid, aidée par la CIA. Ces troupes sont restées sur place jusqu’à la fin des années 1980 et ont garanti la liberté de la Namibie en 1990 et de l’Afrique du Sud elle-même en 1994.

Pourquoi l’impérialisme américain était-il si déterminé à empêcher l’autodétermination de l’Afrique ? En partie pour s’emparer des vastes ressources du continent : diamants, uranium, or d’Afrique du Sud, pétrole d’Angola, etc. Il s’agissait aussi de garantir une main-d’œuvre bon marché, en particulier dans l’Afrique du Sud industrialisée, pour les constructeurs automobiles et les usines de pneus américains, entre autres. Et il s’agissait en partie de perturber une gauche africaine considérée comme beaucoup trop proche de Moscou et de ses alliés.

Tragiquement, nous ne connaîtrons peut-être jamais toute l’étendue de la fraude à laquelle la CIA a eu recours pour atteindre ses objectifs diaboliques. Le fils de Robeson soupçonne son père d’avoir été soumis à « la ‘technique de dépatouillement de l’esprit’ MKUltra », impliquant des drogues, mais « les dossiers relatifs à MKUltra ont été détruits en 1973 », précise l’auteur. [486]

Nous devons également en savoir plus sur l’agence qui cherche à « déclencher l’amnésie par commotion cérébrale ». [442] Nous devons en savoir plus sur un certain nombre de « suicides », tous avec une méthodologie similaire : Ils sont tous « tombés des balcons des gratte-ciel de New York ». [474]

Néanmoins, l’auteur mérite nos remerciements les plus sincères pour son travail infatigable qui a sauvé une histoire qui doit être mieux connue et qui contribuera à la défaite finale de l’impérialisme américain sur le continent assiégé.

Gerald Horne

Gerald Horne est titulaire de la chaire Moores d’histoire et d’études afro-américaines à l’université de Houston. Ses recherches ont porté sur les questions de race dans une variété de relations impliquant le travail, la politique, les droits civils et la guerre. M. Horne a obtenu son doctorat en histoire à l’université Columbia et son doctorat en droit à l’université de Californie, Berkeley. Il a écrit dix-sept livres, dont Black & Brown : Africans and the Mexican Revolution, 1910-1920 (New York University Press, 2005). M. Horne peut être joint à l’adresse ghorne@alumni.princeton.edu.

Source : Covertactionmagazine

(*) 18 juin 1934. Décédé le 24 novembre 1982 (à l’âge de 48 ans). District de Rachuonyo, Nyang’oma Kogelo, Kenya britannique, Nairob

(Traduction: Olinda/Arrêt sur info)

https://arretsurinfo.ch/la-cia-et-la-recolonisation-secrete-de-lafrique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-cia-et-la-recolonisation-secrete-de-lafrique

Dans Afrique

LE COUP AERIEN DU MALI CONTRE BARKHANE

Par Le 01/04/2022

Mali: une Armée de l'air malienne? 

C'est curieux cette coïncidence entre cet article de RFI où il fait involontairement l'éloge de l'armée malienne qui agit puissamment contre les terroristes recrutés par les services secrets franco-occidentaux pour perpétuer la guerre et la violence au Mali et au Sahel, article où l'auteur ne peut s'empêcher de mentir encore et encore pour tenter de faire peser sur les Famas le soupçon d'exaction et de crime et cet autre article, toujours de RFI, où Le Drian est cité et où il parle de Wagner, la bête noire des pays occidentaux en Afrique car cette force est utilisée depuis son introduction en RCA comme un vecteur d'exercice des droits souverains des pays africains qui aspirent de plus en plus à se soulever contre le colonialisme nouveau format de l'Occident qui se manifeste par le prétexte de la lutte contre le terrorisme.

Que dit le premier article ? "L'armée malienne dit mener des "opérations aéroportées" "au cœur du dispositif des terroristes" depuis samedi dernier à Moura, dans le cercle de Djenné, dans la région de Mopti. Une zone où les djihadistes du Groupe pour le soutien de l'islam et des musulmans (GSIM) sont connus pour être actifs. L'armée n'a pas donné plus de détails sur l'action en cours et a promis un bilan détaillé plus tard.

Mais de nombreuses sources sécuritaires et civiles, maliennes et internationales, déplorent le fait que les frappes aient eu lieu un jour de marché. Elles dénoncent également les exécutions sommaires commises par les soldats maliens et leurs supplétifs russes.

Manifestement, quelque chose dérange la France : l'introduction de l'élément aéroporté dans l'armée malienne, cet élément qui a longtemps servi de facteur de supériorité à la force d'occupation Barkhane pour bombarder des villes et villages maliens entiers au nom de la lutte contre le terrorisme, cet élément dont le Mali prive la France depuis des semaines maintenant que le ciel malien est fermé à l'aviation d'occupation. Il est évident que Paris ne peut soutenir cette voie que le Mali a empruntée et qui conduit directement à l'émergence d'une force aérienne malienne forte et de systèmes de DCA capables de contrer les puissances occupantes.

Ce n'est pas sans raison que l'Amérique a placé ses B-52 à Agadez, une base qu'elle détient au Niger et qui est dédiée aux drones. Ce B-52 est l'expression de la crainte de l'Occident que le ciel du Sahel soit bientôt fermé à ses ennemis, comme l'a été celui du Mali.

RFI tente de rendre la Russie responsable de cette révolution, ne serait-ce que pour refuser de reconnaître le réveil des peuples du Sahel et leur demande d'exercer leur droit à la souveraineté.

 D'où ces flèches de M. Le Drian en direction des Russes et de Wagner qu'il accuse de détourner les ressources maliennes ! Le Drian pousse le bouchon encore plus loin en qualifiant la junte malienne d'otage de Wagner....

"Au Mali, la junte au pouvoir est "otage" des mercenaires de la société russe Wagner, affirme le ministre français des Affaires étrangères, qui rappelle que les relations entre Paris et Bamako sont au point mort". Jean-Yves Le Drian a également évoqué l'avenir des militaires français au Niger", rapporte RFI à ce sujet.

Mais cela est compréhensible : ce que l'État-nation malien a fait a créé un précédent et est sur le point de se répandre dans toute l'Afrique. La France est terrorisée et ses commanditaires et partenaires le sont aussi... 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/31/679459/Mali--la-France-terroris%C3%A9e

 

Dans Afrique

1947 A MADAGASCAR : HOMMAGE A LA REUNION AUX COMBATTANTS ET AUX VICTIMES DE LA REPRESSION

Par Le 30/03/2022

30 Mars 2022

Cérémonie hier aux totems de la place Pierre Sémard au Port

mercredi 30 mars 2022, par Manuel Marchal

A l’initiative d’une fédération regroupant de nombreuses associations culturelles malgaches, une cérémonie avait lieu hier au Port pour rendre hommage à ceux qui risquèrent leur vie lors de la révolte déclenchée le 29 mars 1947 à Moramanga, ainsi qu’aux victimes de la répression qui fit plus de 100.000 morts.

Pour de nombreux membres de la diaspora de Madagascar vivant à La Réunion, il est important de transmettre la connaissance d’une histoire qui n’est pas enseignée à l’école aux jeunes générations. Le 29 mars 1947, de nombreux Malgaches décidèrent de mettre leur vie en jeu pour faire tomber le régime colonial. L’insurrection commença à Moramanga par la prise du camp militaire et se répandit rapidement dans une grande partie du pays. Ce fut le prétexte d’une grande répression, qui fit plus de 100.000 morts.

Commémoration annuelle

Sur la place Pierre Sémard au Port se trouve plusieurs totems rendant hommage à des ancêtres malgaches. C’est un lieu unique à La Réunion et c’est là qu’a lieu tous les ans la commémoration rendant hommage aux résistants du 29 mars 1947 à Madagascar et aux victimes de la répression.
Cette initiative vient de la Fédération des entités qui œuvrent sur Madagascar, précise Madame Dina. Regroupant un large rassemblement d’association, elle est présidée actuellement par l’association Mada 6.

« Hommage à nos ancêtres courageux »

« Nous sommes là pour rendre hommage à nos ancêtres courageux qui ont mis leur vie en péril pour les générations d’aujourd’hui et du futur », souligne la responsable de l’association, « nous honorons tous les ans, les plus de 100 000 Malgaches qui sont morts, sans doute plus ».
Il s’agit également de transmettre la connaissance de cet événement historique aux jeunes générations, « pour ne pas faire oublier le souvenir ».

M.M.

source : https://www.temoignages.re/culture/hommage/1947-a-madagascar-hommage-a-la-reunion-aux-combattants-et-aux-victimes-de-la-repression,103834

Tag(s) : #Madagascar#Reunion

Dans Afrique

LA CHINE ET L’AFRIQUE MAIN DANS LA MAIN A TRAVERS LES EPREUVES

Par Le 27/03/2022

Chine/Afrique : la Chine et l’Afrique main dans la main à travers les épreuves

Il n’y a pas longtemps, le président Xi Jinping a envoyé un message au 35e Sommet de l’Union africaine, exprimant ses chaleureuses félicitations aux pays et aux peuples africains, reflétant l’amitié indissoluble et durable entre la Chine et l’Afrique.

Le prédécesseur de l’Union africaine était l’Organisation de l’unité africaine, créée en 1963. En juillet 2002, l’Union africaine a tenu son premier sommet, remplaçant officiellement l’Organisation de l’unité africaine et devenant l’organisation intergouvernementale la plus représentative en Afrique.

Au cours des 20 dernières années, l’Union africaine a porté haut la bannière de l’auto-amélioration par l’unité, exploré activement une voie de développement adaptée à l’Afrique, favorisant l’intégration régionale, ce qui a permis d’obtenir des résultats importants, coordonné les pays africains pour qu’ils s’unissent contre l’épidémie de COVID-19, et vigoureusement maintenu la paix, la stabilité et le développement de l’Afrique, conduisant à une amélioration continue de l’influence et du statut international de l’Afrique.

La Chine et l’Union africaine sont des partenaires importants dans la promotion de la construction d’une communauté de destin sino-africaine de haut niveau et dans le maintien de l’équité et de la justice internationales. La Chine est le plus grand pays en développement du monde et l’Afrique est le continent avec la plus grande concentration de pays en développement.

Des rencontres historiques similaires, des luttes communes et des tâches de développement cohérentes ont étroitement lié les deux parties. Depuis la création de l’Union africaine, les relations entre la Chine et le bloc panafricain ont été continuellement élevées à un nouveau niveau. Les deux parties ont fréquemment échangé des visites de haut niveau, le mécanisme de dialogue stratégique Chine-Union Africaine a été établi en 2008 et la confiance politique mutuelle n’a jamais cessé de s’approfondir.

En 2012, le bâtiment du siège de l’Union africaine, construit avec l’aide de la Chine, a été achevé, devenant un nouveau monument de la coopération sino-africaine. Enfin, en 2015 et 2018, la mission chinoise auprès de l’Union africaine et le bureau de représentation de l’Union africaine en Chine ont été ouverts successivement, consolidant davantage encore les relations bilatérales.

Après l’émergence de l’épidémie de COVID-19 en Chine, Beijing et l’Union africaine se sont soutenus et se sont battus côte à côte. En février 2020, le Conseil des ministres de l’Union africaine a publié un communiqué affichant son soutien aux efforts de lutte contre l’épidémie de la Chine. C’est la première organisation régionale importante au monde et sur tout le continent à soutenir publiquement la Chine.

De son côté, la Chine a fourni plus de 100 lots d’assistance matérielle anti-épidémie aux pays africains et à l’Union africaine. Le projet de phase I du siège du Centre de contrôle et de surveillance africain, qui a aussi bénéficié de l’aide de la Chine, a démarré plus tôt que prévu et la pose de sa couverture a été achevée l’année dernière.

La Chine et l’Union africaine ont signé un protocole d’accord sur la construction conjointe du mécanisme de coordination de la coopération « la Ceinture et la Route », marquant l’entrée dans une nouvelle étape de mise en œuvre de la construction conjointe de l’initiative « la Ceinture et la Route » par les deux parties, injectant un nouvel élan à la coopération sino-africaine pour une coopération gagnant-gagnant et un développement commun.

En novembre de l’année dernière, le président Xi Jinping a annoncé lors de la cérémonie d’ouverture de la 8e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) les « neuf projets » de coopération pragmatique sino-africaine, notamment la fourniture d’un milliard de doses supplémentaires de vaccins anti-COVID-19 en Afrique pour aider le continent à renforcer ses capacités de santé publique.

À l’heure actuelle, une situation changeante comme le monde n’en a pas connu depuis plus d’un siècle et une épidémie d’une ampleur jamais vue depuis plus de cent ans sont étroitement liées, et le système de gouvernance mondiale subit lui-même des ajustements profonds sans précédent. Le président Xi Jinping a proposé une initiative de développement mondial pour relever conjointement les nouveaux défis posés par la « pandémie de COVID-19 » au développement mondial.

Cette initiative a reçu des échos chaleureux de la part des pays africains. La Chine accueille favorablement l’adhésion de l’Union africaine et des pays africains à l’initiative mondiale de développement, et est disposée à favoriser l’intégration approfondie de l’initiative à l’Agenda 2063 de l’Union africaine. L’Initiative mondiale pour le développement deviendra un autre stimulant favorisant la coopération sino-africaine et jouera un rôle positif dans la reprise économique et le développement durable de l’Afrique.

L’histoire et la réalité ont prouvé que les relations sino-africaines ne se sont pas développées en un jour et ne sont pas un cadeau fait par d’autres. Bien au contraire, la Chine et l’Afrique avancent ensemble étape par étape dans le même bateau, partageant les bonheurs et les malheurs depuis longtemps.

La grande puissance des 2,7 milliards d’habitants de la Chine et de l’Afrique est une force inarrêtable. La coopération sino-africaine continuera d’améliorer le bien-être des peuples chinois et africain et de créer un avenir meilleur de développement et de prospérité communs.

Source : Réseau International

 

Dans Afrique

LE MALI, LIQUIDATEUR DU FCFA ?

Par Le 26/03/2022

Le Mali, liquidateur du FCFA ? 

Cela sent le pétard mouillé : voici deux informations communiquées tour à tour par les médias mainstream que sont RFI et Jeune Afrique et qui prouvent à quel point le Mali, le grand Mali a déjà gagné sa bataille contre les sanctions occidentales déguisées, et ce à la fois en raison de cette extraordinaire solidarité interafricaine qui de l’Algérie au Sénégal en passant par les voisins les plus immédiats du Mali, mais encore par la fermeté, l’intransigeance malienne. 

RFI écrit : « Les dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis à Accra, ont décidé de maintenir les sanctions imposées au Mali. Ils demandent de nouveau une transition de 12 à 16 mois supplémentaires pour permettre une levée progressive des sanctions. Il y a environ une semaine, le médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, a quitté Bamako sans être parvenu à un accord avec les autorités maliennes sur un calendrier pour la tenue d’élections. »

Cette information laisse entendre que la CEDEAO qu’on sait être la caisse de résonance de l’axe US/OTAN ou « Barkhane et Cie » dans l’affaire malienne affiche une certaine fermeté contre le Mali refusant de reculer face à ce qui est l’une des défaites les plus cuisantes de l’Occident en Afrique à savoir l’échec de l’embargo anti-malien. D’ailleurs RFI se montre bien menaçant et menace de façon assez implicite la Guinée dont la junte l’a pris de court en coopérant très étroitement avec les Maliens. Il dit : « Concernant la Guinée, l’organisation sous régionale donne un délai d’un mois, soit jusqu’au 25 avril prochain, pour que soit présenté un calendrier “acceptable” pour la transition. La CEDEAO prévient que le pays fera face à des sanctions si ce délai n’est pas respecté. »

Mais cette intransigeance qu’affriche l’Occident à travers la CEDEAO est-elle vraie ? Rien n’est moins sûr. Voici un deuxième rapport communiqué par un autre média mainstream qui prouve à quel point la Résistance malienne a-t-elle été porteuse, et comme l’État malien a réussi en peu de temps ce que l’Iran a réussi en 4 décennies, et ce contre quoi la Russie combat en ce moment même à savoir « le ratatinage des sanctions » : « Face à un Assimi Goïta qui refuse de céder le pouvoir, les chefs d’État ouest-africains avaient pris des sanctions fortes contre Bamako le 9 janvier dernier. Celles-ci viennent d’être suspendues par la Cour de justice de l’UEMOA. C’est une décision qui change la donne pour le Mali et redistribue les cartes entre Assimi Goïta et les chefs d’État ouest-africains. Alors que ce vendredi 25 mars, la CEDEAO tient un sommet extraordinaire à Accra, la cour de justice de l’Uemoa vient de suspendre les sanctions économiques adoptées contre le Mali le 9 janvier. Face à la volonté d’Assimi Goïta de se maintenir cinq années supplémentaires au pouvoir, les chefs d’État ouest-africains avaient décidé de mesures dures : le gel des avoirs du Mali à la banque centrale commune aux huit États membres de l’UEMOA, celui des entreprises publiques et des organismes parapublics maliens, la suspension du pays de toute assistance financière des institutions internationales… »

En termes de marche arrière et d’aveu d’impuissance, il n’y a pas plus solide, Union monétaire ouest africaine façonné par l’Occident a reculé et suspendu ses sanctions. Jeune afrique écrit : » Bamako a notamment fait valoir que les textes de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) prévoient qu’elle ne peut solliciter ni recevoir de directives ou d’instructions des institutions ou organes communautaires, des gouvernements des États membres de l’UEMOA, de tout autre organisme ou de toute autre personne. Elle ne peut donc être utilisée pour asphyxier un État membre. » C’est donc non seulement une bataille monétaire de gagnée, mais aussi une bataille judiciaire, tout le cartel juridique pro Occident ayant été mis au pas. 

Du coup cette dernière partie de l’article de RFI fait rire : « Cette décision n’est pas définitive, souligne un ancien magistrat malien, car elle n’est que « suspensive ». « Cela ne présage pas de la décision définitive que prendra la Cour de justice de l’UEMOA », précise-t-il. 

Le lecteur averti a vaguement une impression : la CEDEAO maintien des sanctions qui ont déjà été brisées par cette coalition interafricaine non écrite composée du Mali et de ses voisins près et loin qui continuent à faciliter leurs exportations et les importations maliennes et cela de sorte que le Mali vient de battre sous sanction les records d’exportation du coton. Mais est-ce tout ? Non puisque si l’UEMOA a suspendu ses sanctions c’est parce que la France a peur. De quoi ? De ce que cette façon de contourner les sanctions drastiques par le Mali finit par avoir la peau du FCFA ! Et on sait qu’une fois liquidée au Mali, cette monnaie coloniale ne saurait survivre ! 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/26/679167/Zoom-Afrique-du-26-mars-2022

Dans Afrique

AFRIQUE : LA DICTATURE OCCIDENTALE NE SE CACHE MEME PLUS !

Par Le 26/03/2022

Afrique : la dictature occidentale ne se cache même plus !

La dictature occidentale ne se cache même plus en Afrique.

Arrogance, insulte, le racisme envers les Africains atteint un niveau inégalé.

Selon certains médias mainstream, le vote des États africains concernant le conflit en Ukraine est qualifié de vote « indiscipliné » !

Européens et Américains n’ont pas apprécié que 27 pays du Continent n’apportent pas leur voix à l’Occident. Selon des sources au sein de l’Union européenne, l’ancienne ministre de la Défense allemande, devenue depuis 2019, présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen, envisage sérieusement de « punir » les États qui se sont abstenus ou ont voté contre la résolution présentée à l’ONU.

Il serait donc question de ne plus verser les aides au développement aux récalcitrants et de basculer les fonds vers les caisses de l’Union africaine pour le plus grand bonheur de Moussa Faki, président de la Commission. « Vous êtes avec nous ou contre nous » semble être la nouvelle devise de l’Union européenne balayant ainsi d’un revers de main, tous ses grands discours sur la Démocratie, le souverainisme et l’indépendance des États.

Une déclaration qui dit long sur la dépendance de l’Afrique face à l’occident. Cette nouveauté est un message que l’Occident orchestre encore une politique néocoloniale envers l’Afrique.

Et cette même femme pourrait exprimer ou condamner le comportement raciste contre les Africains qui voulaient fuir l’Ukraine. Au lieu d’une condamnation, Les Européens ont plutôt utilisé la politique du déni. Rien que pour ce comportement, il est clair que les pays africains n’auraient même pas dû prendre part au vote.

Et au passage, il est également important de rappeler que les décisions prises par les Occidentaux pour l’Afrique dans leur réunion ou leur Sommet ne prennent jamais en compte la voix des Africains. Quand leur Conseil de sécurité prend la décision d’envahir la Libye, il n’y a jamais eu aucune concertation avec les pays africains, surtout, les pays voisins de la Libye. Donc si l’OTAN se la joue cavalier seul, qu’elle le fasse jusqu’au bout, pourquoi ils auraient besoin de la voix des Africains concernant l’Ukraine alors qu’ils ne demandent jamais l’avis des Africains concernant le continent Africain ?

De plus, les annonces faites par les ambassades ukrainiennes dans certains pays d’Afrique, voulant recruter des Africains pour qu’ils servent évidemment de chair à canon comme si on était encore à l’époque des tirailleurs africains, suscitent également des condamnations de la part des pays occidentaux, mais ce fut le silence complet. Le problème, c’est que les temps deviennent durs pour les Occidentaux, et encore une fois, ils comptent compenser leur perte grâce à l’Afrique. Mais le nombre impressionnant d’abstentions parmi les pays africains a bien fait monter la crainte des Occidentaux. Ils sont en train de perdre l’Afrique. Et cette perte leur revient à la figure et les sort de leur déni légendaire.

L’ambassadeur français en Côte d’Ivoire, insulte ouvertement les Africains sur un plateau télé ivoirien, et Ursula Von der Leyen n’a pas condamné ces propos insultants, qui disait que si les Burkinabés, les Nigériens ou les Maliens descendent dans les rues pour exprimer leur sentiment anti-français, c’est parce qu’ils sont instrumentalisés par des puissances extérieures, et qu’avec un simple sandwich et un coca-cola, ils sont prêts à faire ce qu’on leur demande. Pourtant, c’est le silence complet du côté des Occidentaux qui sont au courant de ce genre de propos, qui pour rappel, est quand même un représentant d’un État.

Ursula Von der Leyen devrait également s’impliquer et condamner davantage les nombreux Africains qui sont victimes d’esclavage en Libye. Bref, les condamnations vont dans les deux sens, pas seulement dans le sens des Occidentaux. Et tant que cela ne rentre pas dans les cases des Von der Leyen et Cie, ce n’est pas la peine de se tourner vers les Africains.

Mali, la prudence prime !

La Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) organise, ce vendredi, à Accra, au Ghana, un sommet extraordinaire sur la situation sociopolitique au Mali auquel est invité le Colonel Assimi Goïta. Mais, le président de la Transition malienne a décliné cette invitation et devrait être représenté par son ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop.

Évidemment, la confiance a disparu. Et il est clair que les Autorités maliennes préfèrent jouer la carte de la prudence, car évidemment un incident pourrait vite arriver. Soit ce serait le président Assimi Goita qui pourrait être la victime directe d’un incident, soit à Bamako un coup pourrait se préparer pendant son absence. Voilà ce qui pourrait effectivement arriver. Cela dit, le Mali sort tout de même gagnant.

À l’origine, la CEDEAO voulait un calendrier de retour des civils à la tête du pays, mais le problème, c’est que généralement dans ce genre de pays, peu importe qui prend la tête du Mali, le système en place est tel que c’est de tout de façon la France qui décide pour le pays.

La CEDEAO a demandé l’organisation d’élections dans un délai de 12 à 16 mois pour être sûre que la Transition ne réussisse pas et que ce fameux système se remette en place. La Communauté des États ouest-africains a conditionné une levée progressive des lourdes sanctions économiques et diplomatiques qu’elle a infligées au Mali, le 9 janvier, à la présentation d’un calendrier « acceptable » pour eux, pour la tenue d’élections.

Ce sommet extraordinaire sera l’occasion pour les deux parties de tenter, une nouvelle fois, de trouver un accord sur la durée de la transition en cours au Mali. Il faut dire que le Colonel Assimi Goïta a toujours été en phase avec le peuple malien, qui demande même à leurs autorités de quitter cette organisation des États ouest-africains. À noter que cette rencontre intervient au lendemain de la levée, par la Cour de justice de l’UEMOA, des sanctions économiques infligées au Mali.

Effectivement, après plus 2 mois d’endurance des sanctions illégales et illégitimes, le Mali est sur le point d’être remis dans ses droits par une justice sous régionale. Vu l’incompatibilité des mesures édictées aux Maliens par les chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA, la cour de la justice de l’UEMOA ordonne, sur des bases juridiques, le sursis à l’exécution desdites sanctions infligées aux Maliens.

La décision, souverainement rendue par la cour de la justice ouest-africaine procure un ouf de soulagement aux plus des 21 millions de Maliens. L’information divulguée courant la journée d’hier, jeudi 24 mars 2022, a été appréciée par pas mal de citoyens de l’intérieur et de l’extérieur.

Dans un communiqué paraphé par Hamidou Hameogo, greffier adjoint, la cour de la justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine confirme avoir décidé la suspension des sanctions en vigueur contre le peuple malien. La justice relaye avoir accepté de recevoir la requête déposée par l’État du Mali contre les mesures des chefs d’État africains. « Nous déclarons la requête aux fins de sursis à l’exécution introduite par l’État du Mali recevable en la forme », indique-t-on dans le communiqué de la cour.

Par conséquent, la justice indépendante s’est également penchée sur la suspension des mesures prises par l’UEMOA, en date du 9 janvier 2022, contre les Maliens. « Nous ordonnons le sursis à l’exécution des sanctions prononcées par la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA, lors sa session extraordinaire tenue à Accra, au Ghana, le 9 janvier 2022 et figurant dans son communiqué final », ressort-on dans le document.

Ainsi, par requête enregistrée au greffe de la cour, le 15 février 2022, sous le N° 22 R 001, l’État du Mali a saisi la cour de la justice de l’UEMOA. Ce, par l’organe de son agent et de ses conseils, à l’effet d’apprécier la légalité de la « décision portant sanctions adoptées contre le Mali », suite à la conférence de l’UEMOA. Courant le même 15 février, le Mali a introduit une autre requête devant la cour de l’UEMOA, pour des fins de « sursis à l’exécution des sanctions » prises contre le pays, rappelle-t-on dans le document de la cour.

Dans le même communiqué, la cour de la justice explique qu’en date du 16 février 2022, le greffier de la cour a notifié au représentant légal de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA ; « la requête aux fins du sursis à exécution, voire l’ensemble de l’ordonnance n’04/2022/CJ du 16 février 2022 du Président de la cour, fixant à 30 jours, le délai de présentation des observations par rapport à la demande en sursis à exécution ».

Dans sa requête aux fins de sursis, doit-on le rappeler, l’État du Mali soutient que la conférence des chefs d’État et de gouvernement a adopté des sanctions à son encontre et formulées comme suit dans son communiqué final : « Les chefs d’État et de gouvernement décident d’endosser les sanctions arrêtées par la conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, lors de ses sessions extraordinaires en date des 12 septembre 2021 et 7 novembre 2021.

Les chefs d’État et de gouvernement imposent des sanctions additionnelles vigoureuses, notamment des sanctions économiques et financières ». Aussi, se plaignait le Mali dans sa requête, « la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA reste solidaire avec les sanctions qui seraient prises par les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, lors de son sommet extraordinaire du 9 janvier 2022 ». Par ailleurs, ladite conférence a suspendu le Mali des organes et institutions de l’UEMOA.

Aussi, le Mali a argué que la conférence de l’UEMOA a endossé toutes les sanctions antérieures au 9 janvier 2022 de la CEDEAO contre le pays, voire entériné toutes celles additionnelles prononcées par la décision MSCA/DEC.I/01/22 du 9 janvier 2022 des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO que sont : le rappel pour consultations par les États membres de la CEDEAO et de leurs ambassadeurs accrédités auprès du Mali ; la fermeture des frontières terrestres et aériennes ; la suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les États membres de la CEDEAO ; le gel des avoirs du Mali ; la suspension de toute assistance et transaction…

Qualifiant la mesure de la conférence de l’UEMOA d’une ingérence dans sa politique intérieure, le Mali a alors plaidé pour ce sursis à l’exécution de ces lourdes sanctions qui sont dommageables. Chose qui a été finalement acceptée par la cour de la justice de l’instance juridictionnelle. Le Mali avait également affirmé à la cour qu’il est en train de subir un préjudice certain, immédiat et difficilement réparable dû aux mesures illégales de l’UEMOA.

Selon le communiqué du collectif des avocats signé par Me Moustapha S.M Cissé, la décision que la cour de justice de l’UEMOA a rendue en faveur du Mali est insusceptible de recours. Ce qui voudrait dire que la cour, à travers ladite décision, a ordonné la suspension immédiate des sanctions susvisées. Ce qui marque une nouvelle victoire pour le Mali.

Afrique : l’inquiétude des USA augmente ! 

Les États-Unis ont conscience des enjeux et ce qui les préoccupe le plus est la perte d’influence de l’Occident sur le Continent. Pascal Airault, dans un article de l’Opinion résume fort bien l’état d’esprit américain en titrant : « Joe Biden veut garder l’Afrique dans l’axe du bien ». C’est peu de dire que le résultat du vote à l’Assemblée générale des Nations Unies appelant la Russie à retirer « immédiatement, complètement et sans condition toutes ses forces militaires en Ukraine » a provoqué un certain émoi. Seuls 28 pays africains sur 55 ont approuvé la résolution, les autres se sont soit abstenus, soit ont pratiqué la politique de la chaise vide, seule l’Érythrée a voté contre.

L’affaire est prise très au sérieux à Washington. L’ambassadrice américaine à l’ONU a déclaré qu’il ne « pouvait pas y avoir de terrain neutre et que cette crise n’était pas simplement une compétition de guerre froide entre l’Occident et la Russie. » Dans la foulée de la résolution le chef de la diplomatie américaine Anthony Blinken a reçu Moussa Faki, le président de la Commission africaine, quant à la secrétaire d’État adjointe, Michele J. Sison, elle s’est rendue au Mali le 15 mars et s’apprête à venir en France.

Enfin, le général Townsend, patron de l’AFRICOM s’est fendu récemment d’une série de tweets manifestant son attachement et son intérêt pour le Continent : « Peut-être que l’Amérique a pu ignorer l’Afrique dans le passé, mais ce n’est pas l’avenir. (…) nous sommes les partenaires de choix dans une grande partie de l’Afrique (…)»  « (…) l’USAFRICOM protège et fait progresser les intérêts américains, empêche la distraction stratégique et préserve les options de l’Amérique (…). » Si avec de telles envolées, les Africains ne sont pas conquis et continuent la « distraction stratégique »…

Ces visites, comme ces déclarations, montrent que Washington cherche à reprendre la main en Afrique. Ferait-il de moins en moins confiance à son partenaire français pour assurer l’endiguement de la Russie et de la Chine sur le Continent ? Il est vrai que le Mali et la Centrafrique ne votent plus en chœur avec la France et des voix comme celles du Sénégal, dont le président est aussi celui de l’Union africaine pour l’année en cours, ou du Congo Brazzaville se sont abstenues. Comme tous leurs homologues de par le monde, les chefs d’État africains sont sensibles à l’état d’esprit de leurs opinions publiques et celles-ci ne sont pas majoritairement pro-occidentales.

Loin de dissiper ce rejet des politiques extérieures de la France, de l’Union européenne ou des États-Unis, la guerre en Ukraine l’exacerbe. Les doubles discours sur le traitement de ce conflit par rapport à ceux de Libye, d’Irak ou d’Afghanistan agacent. Le sort fait aux ressortissants qu’ils soient Latinos, Asiatiques ou Africains qui tentent de fuir Kiev indigne. L’accueil privilégié accordé aux réfugiés ukrainiens, qui fuient les bombardements, comme tant d’autres avant eux, choque. Quant aux propos d’un racisme décomplexé prononcés par certains commentateurs de plateaux télé et d’hommes politiques sur « ces réfugiés qui nous ressemblent » « cette immigration de qualité, dont on pourrait tirer profit », ils ne sont pas de nature à faire basculer les opinions publiques dans « l’axe du bien » !

Quelle que soit la durée de la guerre dans l’est de l’Europe, celle-ci aura également et nécessairement des conséquences sur les dispositifs militaires de la France et des Européens au Sahel. Un premier dégât collatéral a déjà eu lieu. Les Antonov ukrainiens sur lesquels la France comptait pour opérer son désengagement du Mali et rapatrier du matériel lourd ont été détruits par l’armée russe sur l’aéroport de Gostomel. Paris opère des rotations avec l’A400 M qui ne transporte que 37 tonnes au lieu des 250 tonnes du plus gros avion-cargo, ce qui ne simplifie pas une tâche déjà délicate.

A priori, la reconfiguration de l’opération Barkhane ne devrait pas être modifiée puisqu’elle était déjà engagée avant le 24 février. Pour l’instant, les contours du nouveau format restent encore flous, les observateurs sont confrontés au « brouillard de guerre », pour employer une expression tendance actuellement. Les déclarations faites par le général Michon, commandant de la force Barkhane, à Ouagadougou sont contradictoires avec celles d’Emmanuel Macron. Ce dernier avait déclaré « Il ne s’agit pas de déplacer ce qui se fait au Mali ailleurs, mais de renforcer ce qu’on fait au Niger et de soutenir davantage le flanc sud ». Or, le général Michon a annoncé, lui, que ce retrait ne « consiste pas à se repositionner au Niger ».

Selon certaines informations, le nouveau dispositif devrait être éclaté entre divers pays, Côte d’Ivoire, Bénin, Niger, Burkina Faso, mais rien ne semble arrêté. Les annonces sont prévues pour le mois de juin, soit après l’élection présidentielle. Au passage, la guerre en Ukraine écrasant tout, il est regrettable qu’il n’y ait ni débat sur le sujet pendant la campagne électorale ni bilan de l’engagement français au Sahel sous ce quinquennat.

Reste qu’il y a fort à parier que les prochains arbitrages laisseront encore une portion plus congrue au nouveau dispositif. Les stratèges de l’armée française ne seront plus enclins à faire pression pour accentuer la guerre dans la Bande sahélo-saharienne afin de sanctuariser le budget des armées. Le conflit dans l’est de l’Europe a miraculeusement replacé ce dossier sur le haut de la pile. En outre, les moyens en hommes et en matériels ne sont pas extensibles. Or, il est fort probable que lors du Sommet extraordinaire de l’OTAN de ce 24 mars, l’Alliance demande des troupes aux États membres pour renforcer son flanc oriental.

L’acte de décès de l’opération Takuba, grand chantier de Emmanuel Macron, est déjà écrit, même s’il n’est pas officiellement acté. Par ailleurs, quatre pays Roumanie, Tchéquie, Estonie, Pologne, sur les neuf encore engagés, ont d’autres priorités.

L’Allemagne, elle, s’interrogeait sur la poursuite de son engagement au sein de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM) au sein duquel sont employés 300 de ses concitoyens. Mais comme avec la France, ils savent qu’ils n’ont plus leur place au Mali. Mais cette réflexion a été entamée avant le déclenchement de la guerre en Ukraine. En tout état de cause, son maintien ou non ne serait pas existentiel : lors d’un récent sondage huit Maliens sur dix ne connaissaient pas cette mission… ce qui pour ainsi dire, est une mission qui n’a aucune utilité.

Quant à l’OTAN qui « étudiait les possibilités d’étendre ses partenariats aux pays de la région du Sahel », elle n’a plus besoin d’aller voir ailleurs puisqu’elle a retrouvé sa raison d’exister : combattre la menace russe.

L’existence de la force des Nations Unies au Mali (MINUSMA) est également remise en question, et c’est heureux. Quels que soient les défauts structurels de cette force pour les Maliens, sa présence reste indispensable pour les Européens. Il est à noter que pendant toute la période d’intenses tensions entre les gouvernements français et maliens, la MINUSMA est restée dans une posture de stricte neutralité. C’est tout à son honneur de ne pas avoir reproduit les erreurs de l’ONUCI lors de la guerre de 2011 en Côte d’Ivoire. Cependant, l’ONU annonce que le départ de Barkhane complique sa mission et la rend encore plus dangereuse, sans force de réaction et sans appui aérien. La France a proposé de continuer à apporter cet appui au Mali, donc à la MINUSMA, histoire de garder une main au Mali grâce à la MINUSMA, mais à la condition expresse « qu’il n’y ait pas de Wagner » comme l’a spécifié le général Michon lors de sa conférence de presse à Ouagadougou, car évidemment, cette présence pourrait compromettre leur mission de pillage du pays.

Concernant la société militaire privée russe Antonio Guterres a, lui, pris une position plus mesurée en déclarant en janvier dernier : « C’est une décision souveraine du gouvernement du Mali d’avoir une coopération avec une organisation comme celle-là », il a ajouté que « la seule chose que nous voulons, c’est que ça ne crée aucune difficulté » à notre mission. Néanmoins, une réflexion sur l’augmentation des moyens de la MINUSMA, sa force de réaction, et un mandat plus solide devrait nécessairement être à l’ordre du jour, histoire de rester sur place avec ce prétexte.

La situation reste inchangée pour le G5 Sahel si tant est qu’il en ait les moyens, le problème de ses ressources étant récurrent depuis ses débuts en 2014. L’Union européenne est le plus grand bailleur du G5 et du Sahel, or même si elle dispose de budgets conséquents, avec la guerre en Ukraine il n’est plus certain que cette région fasse partie de ses priorités.

Depuis 2014, Bruxelles a accordé plus de 18,2 milliards d’euros d’aides et de prêts à conditions très favorables à l’Ukraine (sachant en plus qu’avec le conflit, les prêts qui représentent environ la moitié de cette somme ne seront pas remboursés). Les pays de la région du Sahel ont reçu quelque 8 milliards d’euros d’aide depuis 2013. Les budgets ne sont, eux non plus, pas extensibles, après le « quoi qu’il en coûte »’ de la pandémie et les conséquences des sanctions imposées à la Russie, l’inflation et les difficultés économiques guettent les États européens. Ce qui montre encore une fois le deux poids deux mesures des Occidentaux concernant l’Afrique.

Source : Réseau international

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/25/679140/Afrique--la-dictature-Occidentale-ne-se-cache-m%C3%AAme-plus--

Dans Afrique

MALI : LA CEDEAO VAINCUE !

Par Le 25/03/2022

Le Mali réussit à faire plier la CEDEAO !

Les nombreuses tentatives de la Communauté internationale pour mettre le Mali sur la touche ont toutes échoué les unes après les autres.

À plusieurs reprises, la CEDEAO voulait jouer cavalier seul, en tentant de prendre des décisions pour le Mali, sans aucune concertation avec Bamako et sans aucune considération de la demande du peuple malien.

Maintenant, la donne a visiblement changé. Le Mali n’a pas plié, et c’est la CEDEAO qui se plie.

Dans un communiqué rendu public, le 22 mars 2022, la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a présenté ses compliments au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Mali et l’informe que le Président de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO organise un sommet extraordinaire sur la situation politique en République du Mali, le vendredi 25 mars 2022, à Accra, République du Ghana, à partir de 14 heures Temps universel. « Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État du Mali, est invité à prendre part aux travaux dudit Sommet », précise le même communiqué. Ledit sommet permettra certainement à la CEDEAO et au Mali de trouver un compromis sur la durée de la transition en cours au Mali. Le Mali a proposé un délai de 24 mois tandis que la CEDEAO reste campée sur 12 à 16 mois.

À rappeler que le Médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck JONATHAN, ancien Président de la République Fédérale du Nigeria, a effectué une mission au Mali du 18 au 20 mars 2022. L’objectif de cette mission était de parvenir à un accord avec les autorités maliennes sur le délai de la transition au Mali. Mais le Médiateur de la CEDEAO a quitté la capitale malienne (Bamako) sans parvenir à un accord. Le Gouvernement du Mali a proposé un délai de 24 mois pour la durée de la transition, tandis que la CEDEAO reste campée sur 12 à 16 mois. Toutefois, les deux parties (Mali-CEDEAO) ont réaffirmé, dans leurs communiqués respectifs en date du 20 mars 2022, leur volonté de poursuivre avec les discussions afin de convenir d’un calendrier de transition acceptable. Ainsi, le sommet de demain se présente comme celui de la dernière chance pour permettre aux parties (Mali-CEDEAO) de trouver des compromis et des garanties sur le délai, la durée, le chronogramme de la transition en cours au Mali.

De son côté, le Mali a, pour ainsi dire, lâché beaucoup de lest contrairement à la CEDEAO.

La CEDEAO reste sur sa position de 12 mois, comme si l’organisme préparait une sorte de piège.

Il est clair que la Communauté internationale ne veut pas que la Transition réussisse et que la sécurité revienne dans le pays. Ce serait catastrophique, car l’effet domino reste à craindre à travers toute l’Afrique. Et en sachant cela, on peut également penser que dans le camp adverse, il y a une nouvelle stratégie qui est visiblement en train de se mettre en place avec l’implication plus accrue des États-Unis.

Rappelez-vous, lors du premier coup d’État en 2020, le comportement de la CEDEAO était plutôt ferme, et ce n’est que lorsque l’envoyé spécial américain pour la région du Sahel, Peter Pham, s’est rendu à Bamako, en septembre 2020, pour y rencontrer le gouvernement de Transition, alors dirigé par Bah N’Daw, que la CEDEAO s’est calmée. On avait alors compris que la CEDEAO était entre les mains de Washington. Ensuite est survenu le coup de force qui a renversé Bah N’Daw, tout de suite après qu’il s’était rendu à l’Élysée pour courber l’échine devant Macron.

Les États-Unis se sont plutôt concentrés sur les pays voisins, comme la Côte d’Ivoire, pour s’y installer et être évidemment plus proches du Mali, malgré qu’ils sont très présents notamment au Niger. D’une certaine manière, Washington encercle un peu plus le Mali, qui reste extrêmement stratégique aux yeux des Occidentaux. Vient ensuite le changement de comportement comme si Washington s’alliait avec Bamako, car il est clair que les accords que Bamako a passés notamment avec la Russie ou encore l’Iran ne profiteraient aucunement aux élites du Pentagone.

Le comportement change, au point où l’on peut constater que Washington veut se montrer conciliant.

Lors de l’annonce de la suspension des médias propagandistes français, RFI et France 24, l’émissaire américain Peter Pham a réagi à cette suspension et à l’annonce du ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. Il a déclaré sur sa page twitter suite aux propos du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, que le ministre a avec éloquence : « fait plus que de défendre les intérêts légitimes de son propre pays ; il revendiquait la dignité de l’Afrique ».

De plus, on a vu également que mardi, les États-Unis ont restitué au Mali, plus de 900 objets archéologiques et ethnographiques, « pillés illégalement pour la plupart » selon le Premier ministre malien Choguel Kokala Maiga.

La remise des objets a été faite par l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique, Dennis B. Hankins au Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, lors d’une cérémonie tenue au Musée national.

En réceptionnant ces objets, le chef du gouvernement de la Transition a rappelé que le Mali est confronté au pillage de ses objets archéologiques et ethnographiques, qui a connu une recrudescence consécutive à la crise sécuritaire.

« Notre patrimoine culturel ne doit pas rester prisonnier des musées d’autres pays. Notre jeunesse a envie d’accéder à la créativité et à la spiritualité d’époque lointaine », a-t-il noté.

Pour sa part, l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Mali, Dennis B. Hankins, a indiqué que les terroristes veulent casser les lignes qui unissent les Maliens avant d’ajouter que les Maliens et les Américains sont unis par une riche histoire.

De plus, dans la récente rencontre entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et l’adjoint au vice-secrétaire d’État aux affaires africaines des États-Unis, Michael C. Gonzales accompagné de l’ambassadeur des États-Unis Dennis Hankins, leur comportement était tout aussi étrange. Voici ce qu’a annoncé Gonzales : « Les Maliens ont le droit à une nouvelle feuille de route et des réformes. Au-delà de la mise en place d’un gouvernement élu, les populations ont besoin de sécurité ».

Et parallèlement à ces événements, on comprend mieux les récentes attaques qui se sont produites à Tessit et à Boni, revendiquées par Daech, qui tout le monde le sait, est un groupe terroriste à la solde des États-Unis. On ne peut pas dire que la France s’est entièrement retirée de l’affaire malienne, car Paris continue parallèlement ces petites affaires en douce pour nuire au Mali et viser également le Burkina Faso. Malgré les nombreuses victoires accumulées ces derniers mois, il est clair que Bamako devrait tout de même rester sur ces gardes. Les États-Unis avaient prétendu pouvoir sécuriser l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, une bonne partie de l’Afrique de l’Est, comme la Somalie, l’est de la RDC, le Niger, la Libye, le Soudan, le Soudan du Sud, et on en passe, et aucun de ces pays n’est sortie de sa crise, la situation s’est même empirée. Les Maliens ont poussé la France vers la sortie, ce n’est pas pour faire venir un autre néocolon à sa place. Les Maliens sont sur leur garde, ils voient venir le piège à des kilomètres. Les Occidentaux n’ont plus d’emprise sur l’Afrique, même s’ils viennent avec de beaux discours, au début, il est clair que les Maliens ne vont pas tomber dans le piège. Les Fama sont en train de sécuriser le territoire, au point où on sent la panique au sein de l’Élysée et des groupes armés terroristes, surtout dans le nord du pays. Les États-Unis et leurs supplétifs européens veulent prendre le Mali sur plusieurs fronts, mais ils oublient une chose essentielle, c’est le bloc que forme le Mali, est un bloc résistant qui est entrain à lui seul d’anéantir le néocolonialisme. Et c’est pour cela que les Occidentaux se mobilisent autant pour régler l’affaire du Mali, c’est parce que ce bloc est en train de se répandre à travers toute l’Afrique de l’Ouest. Leur seul but c’est d’empêcher cela ! Mais ils ne peuvent plus rien faire, la machine est lancée depuis un certain temps déjà !

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/24/679091/Le-Mali-reussi-faire-plier-la-CEDEAO%C2%A0-

Dans Afrique

PARTI COMMUNISTE DU SWAZILAND : LA POLICE DE MSWATI ENLEVE UN MEMBRE DU PARTI A MBABANE

Par Le 24/03/2022

24 Mars 2022

Parti communiste du Swaziland : la police de Mswati enlève un membre du Parti à Mbabane
3/23/22 4:24 PM
Mercredi 23 mars 2022:- Aujourd'hui, vers 13h00, la police de Mswati a kidnappé Bongi Nkambule, membre du Parti communiste, que ses camarades appellent affectueusement "Camarade Bongo".

La police, qui se déplaçait dans un camion de police, a enlevé le camarade Bongi au Mbabane Park, alors qu'il rentrait chez lui après avoir assisté à un procès des camarades Bakhe Sacolo et Sethu Nkambule qui s'est tenu à Manzini ce matin.

La police n'a pas précisé les raisons de l'enlèvement du camarade Bongi. Jusqu'à présent, personne ne sait où ils l'ont détenu.

Le PCS fait l'objet d'attaques violentes de la part des forces de sécurité du régime depuis un certain temps maintenant. Dimanche, elles ont kidnappé les enfants d'un de nos organisateurs, le camarade Ayanda Ndwandwe, membre du PCS, dont la maison reste sous surveillance, tout en poursuivant les camarades du PCS qui menaient des rassemblements dans la communauté de Lubulini, dans la partie orientale du Swaziland.

Cette action des forces du régime est une indication claire de leur désespoir à torturer et tuer autant de camarades que possible afin de continuer à opprimer le peuple.

Le PCS appelle les militants pour la démocratie à exiger la libération immédiate et inconditionnelle du camarade Bongi. Nous savons que la police le torturera pour son combat incessant pour la liberté dans notre pays.

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-Swaziland-Mswatis-police-kidnap-CPS-member-in-Mbabane/

Tag(s) : #Swaziland#Communiste

Dans Afrique

UN MALI DECLENCHEUR DE LA LIBERATION DE L’AFRIQUE! LE MALI, UN REMPART DE SECURITE POUR LE BURKINA FASO!

Par Le 22/03/2022

Un Mali déclencheur de la libération de l’Afrique !

Il est grand temps que le Mali sorte des organisations qui ne visent qu’à le nuire.

La dernière mission du médiateur de la CEDEAO a encore échoué, du moins du point de vue des Maliens…

Mais, la mission obéit aux instructions du Grand Maître Macron, et Macron ne veut visiblement pas s’arrêter là.

Le silence de la Communauté internationale à travers le monde est quand même pesant.

Le communiqué N° 24 du Gouvernement du Mali nous apprend que les autorités maliennes, après fortes argumentations, ont lâché du lest en abaissant progressivement leurs prétentions à 36 mois, puis à 29 mois et enfin à 24 mois.

La CEDEAO a justifié son refus, dans son communiqué du 20 mars 2022, par sa « volonté de soutenir le Mali dans la réalisation des aspirations de son peuple à la paix, à la bonne gouvernance et au progrès »

Le peuple malien la remercie pour sa magnanimité, mais n’est pas crédule.

La CEDEAO a-t-elle jamais consulté le peuple malien pour connaître ses aspirations ?

De quel droit s’arroge-t-elle le pouvoir de décider en lieu et place du Peuple malien ?

Cependant, Grand Maître Macron n’en rate pas une pour dénoncer un double coup d’État au Mali.

D’après son argumentation, le second coup d’État ayant mis fin au premier en mai 2021, la transition aura duré 10 mois en ce mois de mars. Les 24 mois récemment proposés conduiraient donc à une Transition de 34 mois… soit 2 mois de moins que les 36 accordés au Burkina Faso !

Nous nous réjouissons de la bonne fortune de nos frères burkinabés, tout en dénonçant vivement l’intrusion du Grand Maître Macron, spécialiste devant l’éternel du « deux poids, deux mesures » !

Nous savons que les Chefs d’État de la CEDEAO, dans une grande majorité, ne partagent pas cette injustice. Il est grand temps qu’ils s’en désolidarisent !

Les autorités maliennes, par leur « volonté de soutenir le Mali dans la réalisation des aspirations de son peuple à la paix, à la bonne gouvernance et au progrès », ont montré leur bonne foi en baissant graduellement leur offre de 60 mois à 24 mois.

La mauvaise foi est désormais dans le camp de la CEDEAO.

Mais en fait, le comportement aussi flagrant de la CEDEAO cache tout de même quelque chose de bizarre dans cette affaire. En effet, continuer à alimenter le terrorisme, s’arranger pour que les liens tissés entre le Mali et ses voisins mauritanien et algérien soient rompus d’une manière ou d’une autre, isoler entièrement le Mali, pour que ce pays ne devienne pas un exemple dans la région. Il est clair que les 12 mois que la CEDEAO veut absolument imposer à Bamako sont un laps de temps aberrant, et impossible à respecter, et c’est bien le but recherché. Imaginez donc que le Mali réussisse la Transition, réussisse à empêcher la France d’imposer un de ses pions à la tête du pays, d’autres pays ne suivront pas la même voie ? De plus, maintenant que la France a été humiliée au point d’être obligée d’user de la mauvaise foi et du déni couvrir sa défaite au Mali, ne veut absolument pas en rester là. Mais mis à part le bluff, que peut faire réellement Paris contre le Mali ? Organiser l’assassinat des dirigeants maliens, c’est déjà tenté. Isoler le Mali, c’est un échec. Renforcer le terrorisme, les Fama et les Russes sont en train de s’en occuper. Économiquement parlant, Bamako est obligé de lancer l’industrialisation du pays, et pour ça, l’électricité est importante, mais surtout briser les blocages qui l’empêchent d’y arriver, comme le franc CFA. Les Autorités maliennes y travaillent justement. Macron veut absolument empêcher ça, car si la mèche s’allume, il lui sera plus possible de contenir les pays d’Afrique de l’Ouest.

Si Macron est maître de la CEDEAO avec Washington, il est clair que les populations africaines sont maîtres de leur propre destin. Les pays doivent se souder entre eux pour prouver leur indépendance. Lorsqu’un pays de l’Afrique de l’Est est victime d’un régime de sanction de Washington, comme cela a été le cas avec le Zimbabwe, on a constaté que les pays voisins ne restent pas les bras croisés et en plus ils dénoncent les sanctions et mettent la pression pour que les sanctions soient levées.

Bref, sans union, l’Afrique restera enchaînée au néocolonialisme.

 

Le Mali ; un rempart de sécurité pour le Burkina

Au Mali, l’état-major général des armées informe l’opinion nationale que suite à une embuscade contre une patrouille en offensive vers 11 heures, les FAMa ont enregistré 2 morts et 7 blessés à Boni. Après une riposte vigoureuse par les FAMa, 13 assaillants sont restés et 2 terroristes interpellés.

Le Camp militaire de Tessit, cercle d’Ansongo a été la cible d’une attaque hier, 21 mars, par des hommes armés non identifiés. L’information a été confirmée par les autorités militaires. Selon une source sécuritaire, les assaillants venus en grand nombre ont voulu prendre le contrôle du camp. Les FAMa sont intervenus et les terroristes ont fui. Pour le moment, on ignore s’il y a eu ou pas des victimes.

Lors de cette attaque, les FAMa ont enregistré 2 morts et 10 blessés. Les FAMa ont repoussé vigoureusement l’attaque, 9 morts ont été dénombrés sur place et plusieurs blessés terroristes ont été interceptés et anéantis par une intervention aérienne au cours de leur transport.

Le ratissage continue à fond pour nettoyer ces secteurs. Le Chef d’état-major général des Armées demande à la population de maintenir le calme et de compter sur l’engagement total des FAMa.

Le village de Berinbè, situé dans la région de Bankass, a été la cible d’une attaque terroriste le vendredi 18 mars.

Le bilan fait état de 28 personnes enlevées, le village incendié et tout le bétail emporté par ces hommes armés.

Bankass, Boni, Tessi sont trois localités proches de la frontière burkinabé.

Les intentions des groupes armés terroristes sont claires. Ils veulent certes déstabiliser le Mali et montrer ainsi l’armée malienne comme étant faible et non développer comme à leur habitude, mais la cible principale reste quand même le Burkina Faso.

Si les groupes armés terroristes prennent ces localités, il est clair que leur but est d’y installer leur base et organiser plus intensivement les attaques contre le voisin burkinabè.

Même si Barkhane a passé son message, disant qu’après sa sortie du Mali, elle ne voudrait pas se redéployer dans les pays voisins du Mali, sauf si c’est eux qui font une demande officielle.

Bref, le Niger n’est peut-être pas si intéressant pour la France, vu que ce pays est déjà une grande base militaire américaine.

Reste le Burkina Faso, pays dans lequel l’idéologie du panafricaniste Thomas Sankara continue d’être le moteur de la jeunesse burkinabé.

Mais le problème reste toujours le même, les Burkinabés ne laisseront pas Barkhane venir s’installer au Burkina Faso. Ceci est clair et net !

Malgré les nombreuses tentatives des occidentaux et particulièrement la France, de vouloir nier, insulter ou dénigrer les Burkinabés, surtout ceux qui sont descendus dans les rues pour bloquer les convois militaires français, en disant que si cette foule montre un sentiment d’hostilité à la France, c’est parce qu’ils sont instrumentalisés. Les propos de l’ambassadeur du comptoir colonial français en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, avait tenu des propos d’une extrême gravité à l’encontre des nombreux manifestants anti-France au Mali, au Burkina Faso et au Niger. C’était il y a un mois de cela, sur un plateau télé ivoirien, il a déclaré : « Vous savez, avec 1 000 ou 2 000 francs CFA [trois euros, ndlr], on peut faire beaucoup… il suffit parfois d’un sandwich ou d’un Coca-Cola et vous avez 2 000 manifestants dans la rue », a déclaré Jean-Christophe Belliard, sur la télévision ivoirienne NCI. « Il y a très probablement une instrumentalisation » derrière ces sorties massives et le plus souvent hostiles à la politique française observées dans ces pays du Sahel. « La manipulation fait partie aujourd’hui des relations internationales », a-t-il soutenu.

Il est clair que la France annonce déjà la couleur. L’Élysée n’hésitera donc pas à user de tous les moyens à sa disposition pour mettre le Burkina Faso à feu et à sang pour faire en sorte que le Burkina Faso ne suive pas le même chemin que le Mali. Mais que ce soit au Mali ou au Burkina Faso, c’est la population qui trace le chemin à suivre, plus personne d’autre. Un nouveau grand meeting est prévu pour le 27 mars à la place de la Révolution à Ouagadougou, en soutien aux FDS/VDP, l’annulation des accords avec la France, le départ de Barkhane sans condition de toute la région et aussi un partenariat avec la Russie. Et il est clair qu’il n’y aura pas besoin de coca et de sandwich pour faire venir les Burkinabés.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/22/678986/Le-Mali---un-rempart-de-s%C3%A9curit%C3%A9-pour-le%C2%A0Burkina

Dans Afrique

PARTI COMMUNISTE DU SWAZILAND : MISE A JOUR SUR L’ENLEVEMENT D’ENFANTS PAR L’ARMEE

Par Le 22/03/2022

22 Mars 2022

Parti communiste du Swaziland : Mise à jour sur l'enlèvement d'enfants par l'armée
3/21/22 4:18 PM
Lundi 21 mars 2022 : - Les enfants qui ont été enlevés par les forces de sécurité de Mswati hier, dimanche 20 mars, dans la communauté de Lubulini, à l'est du Swaziland, sont maintenant de retour auprès de leurs proches.

Lorsque les soldats ont enlevé les enfants, la petite fille de trois ans a pleuré comme une hystérique et a été sauvée par des voisins. Les soldats ont ensuite emmené le garçon de cinq ans, ainsi qu'un jeune homme de 23 ans et un autre parent du camarade Ayanda Ndwande, un organisateur du parti communiste du Swaziland.

Ils sont revenus tard dans la nuit. Ils sont actuellement chez des proches. Le camarade Ayanda, qui est parti après l'escarmouche, se cache toujours des forces de l'ordre.

L'armée a déclaré qu'elle devait emmener l'enfant de cinq ans pour l'aider à identifier son père, le camarade Ayanda, sur le terrain de sport où le PCS lançait ses jeux communautaires.

L'idée était que l'enfant de cinq ans courrait vers son père dès qu'il le verrait et que les soldats pourraient ainsi l'identifier. Ils voulaient utiliser les enfants dans leur mission d'arrêter notre camarade.

Le jeune homme de 23 ans et son parent ont été emmenés séparément afin d'aider les militaires à identifier les camarades d'autres régions qui auraient pu utiliser la maison du camarade Ayanda comme point de rassemblement.

La maison du camarade Ayanda reste sous surveillance. Le PCS continue de surveiller la situation.

La communauté de Lubuluni, sous la direction du camarade Ayanda, est la première communauté du pays à adopter le programme du PCS pour établir des conseils communautaires. C'est à travers notre conseil communautaire de sécurité que nos camarades ont reçu le soutien de la communauté pour empêcher les opérations conjointes de sécurité mises en place dans la région d'écraser notre campagne de mobilisation pour la démocratie maintenant.

services de presse du pcs

 

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-Swaziland-Update-on-militarys-kidnap-of-children/

Tag(s) : #Swaziland#Communiste

Dans Afrique

MALI : FCFA, LA PROCHAINE CIBLE ?

Par Le 20/03/2022

Mali: FCFA ; la prochaine cible?

Au Mali, après la mise à la porte de la présence militaire française et de ses alliés, de l’ambassadeur Français, Joël Meyer, la suspension des médias propagandistes français de la terre malienne, beaucoup se demandent à quand viendra le tour du Franc CFA ?

Dans le pays, le sujet continue d’alimenter les conversations, et beaucoup d'économistes partagent leur savoir en la matière.

Au vu de l’évolution de la situation, il est clair que la fin du Franc CFA ne va pas non plus tarder.

En attendant, le président français Emmanuel Macron s’attend à ce que ce jour arrive assez rapidement. La panique se fait ressentir à bord de l’Élysée. Macron met la pression sur la CEDEAO, visiblement, le Mali n’est pas assez sanctionné, vu qu’il ne courbe toujours pas l’échine.

En réaction à la suspension de RFI et de France24 au Mali suite à une série de reportages sur des exactions supposées des forces armées maliennes et de leurs partenaires russes contre des civils dans le Centre, le président français a invité la CEDEAO et l’Union africaine à « prendre les décisions qui conviennent ». « Des décisions que la France appuiera pour qu’à la fois, les violences, le déni de l’information et le droit des journalistes à librement informer, puissent cesser », justifie-t-il. Sauf que son propos risque de « décrédibiliser » davantage la CEDEAO et par extension la disqualifie dans la recherche de solution dans cette crise.

Répondant à l’embargo décidé par l’institution sous-régionale, les autorités maliennes l’accusaient d’être « instrumentalisée par des puissances extrarégionales ».

Cette présentation de l’organisation sous-régionale a donné une certaine crédibilité à la junte auprès d’une bonne partie du peuple malien pour ne pas dire de l’opinion ouest-africaine.

Cette perception évoluera selon l’importance que les dirigeants africains donneront aux « injonctions » d’Emmanuel Macron qui, actuellement en campagne électorale, n’en est pas à sa dernière déclaration maladroite.

C’est vrai, au mois de janvier dernier, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a sanctionné le Mali en raison de la politique souverainiste des autorités de la transition. Les autorités maliennes ont qualifié ces sanctions qui isolent leur pays, d’ « inhumaines ». Mais malgré cela, le Mali n’est pas isolé. Et de plus en plus de pays voisins se rendent compte que les sanctions ne servent strictement à rien.

C’est à cet égard que le médiateur de la CEDEAO qui a récemment séjourné à Bamako y est attendu de nouveau ce 18 mars. Il essaiera d’obtenir des autorités en charge de la transition au moins une promesse d’organisation d’élections dans un délai acceptable.

En prélude de cette visite, le chef de l’État du Sénégal, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine a eu un entretien téléphonique avec le colonel Assimi Goita. Macky Sall s’est prononcé en faveur de « la reprise du dialogue pour une solution négociée de la crise au Mali ». C’est le moment choisi par Emmanuel Macron pour mettre les pieds dans le plat. Mais Macron se doute bien que le tour du Franc CFA arrivera bien assez vite. Certains grands économistes maliens, sur lesquels porte l’espoir des populations pour se tirer de cette affaire, vont jusqu’à imaginer le pire en cas de sortie du FCFA. Mais l’espoir est permis. La Mauritanie a bien montré que c’est une chose possible. Quoi qu’il en soit, le Franc CFA prendra fin tôt ou tard, au gré de l’évolution des événements. Les pays de la Zone Franc comptent, de nos jours, des dizaines de millions de jeunes, qui ont été formés dans d’autres pays que la France et qui n’y sont pas liés par un « cordon ombilical virtuel », contrairement aux vieux septuagénaires et octogénaires, qui ont connu la colonisation avec ses travaux forcés et ses humiliations.

Au pouvoir, ils n’hésitent pas à dire non à une monnaie dont ils ne maîtrisent pas tous les paramètres de son émission : fabrication, taux d’intérêts, taux de change, politique monétaire gérée par une Banque Centrale à la disposition des Politiques. Encore un coup dur pour Paris !

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/19/678843/Zoom-Afrique-du-20-mars-2022

Dans Afrique

QUE FONT LES USA AU MOZAMBIQUE ?

Par Le 19/03/2022

Mozambique : nouveau plan de déstabilisation contre le pays

Le président mozambicain met en garde contre le nombre d’attaques terroristes dans le nord du pays. Il s’exprimait à l’occasion d’une visite de son homologue portugais. 

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires, au moins huit villages ont été attaqués le mois dernier dans la province du Cabo Delgado, où sévissent les rebelles des shebabs ; une rébellion présente dans la région depuis 2017.

Toujours selon Ocha, la dernière attaque il y a deux semaines sur trois villages a fait une quinzaine de morts. Le Rwanda et la SADC ont déployé des troupes dans la région pour aider le gouvernement mozambicain à lutter contre le terrorisme. Le président mozambicain Filipe Nyusi rappelle que les terroristes sont toujours présents et très actifs. « On est tout à fait conscients que la victoire complète est encore loin. Nos troupes sont encore en train de se battre en ce moment même sur l'île de Matemo, parce que les terroristes essayent de s'y infiltrer. Mais cela nous coûte cher, en raison de la nature même de cette menace terroriste. Ils sont invisibles et très motivés, en raison des financements et soutiens extérieurs dont ils bénéficient, et qui renforcent leurs actions dans notre pays. »

Le président Nyusi a une manière très particulière à appeler à l'aide cette communauté internationale qui, on le sait, ne signifie dans le jargon médiatique occidental que les USA et l'Europe, et le reste du monde étant classé soit sous labelle du tiers monde soit sous l'étiquette des pays en voie de développement et en plus évidemment leurs ennemis de la communauté internationale à savoir la Chine et la Russie, ne font pas partie de cette communauté internationale.

Le président parle quelque part dans ses propos de l'aide étrangère aux terroristes et tout observateur à tendance à se demander de qui parle le président.

En effet et très paradoxalement le nord pétro-gazifière mozambicain où il y a des attaques de plus en plus multiples des terroristes regorge des forces étrangères otanienne et américaines et c'est à mesure que leur nombre augmente que la violence terroriste s'y amplifie.

Depuis 31 janvier les Yankee y sont et disent faire beaucoup contre les terroristes : « Depuis le 31 janvier 2022, des forces américaines sont à l'œuvre au Mozambique pour entraîner des unités gouvernementales. Il s'agit du 3e programme de formation en dix mois dans le cadre du Joint Combined Exchange Training (JCET) », lit-on sur les médis mainstream.

Mais outre les Yankee et atlantistes il y a des alliés golfiens d'eux qui disent aider les Mozambicains : « le Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salmane a récemment inauguré un projet de distribution d'aide alimentaire aux personnes déplacées et affectées dans la ville de Pemba, dans la province de Cabo Delgado au Mozambique. L'événement s'est tenu en présence du gouverneur de Cabo Delgado, Valige Tauabo, du représentant de l'Institut national de gestion des catastrophes, Elisete Manuel, et d'une équipe KSrelief.

Le projet vise à distribuer 4 318 paniers alimentaires, pesant 64 kilogrammes chacun, comprenant des denrées alimentaires de base telles que du riz, des haricots, de l'huile végétale, du sucre et du sel. Il bénéficiera à 21 590 personnes », lit-on sur arabnews.com.

Alors la question persiste à savoir quelle partie étrangère continue à aider à l'extension du terrorisme dans le Nord mozambicain? La réponse est simple si on regarde les pays qui tirent le maximum de profit du terrorisme qui pousse les populations mozambicaines à quitter les régions entières, qui installe Daech là où il y a plus de gaz et du pétrole et qui sert de paravent aux activités d'exploitation de ces mêmes firmes étrangères, lesquelles firmes en contournant l'Etat mozambicain s'accaparent du gaz et du pétrole gratis !

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/19/678828/Burkina--Barkhane-devrait-prendre-ses-cliques-et-ses-claques

Dans Afrique

MALI : AU REVOIR LES MEDIAS FRANCAIS !

Par Le 18/03/2022

Mali: au revoir les médias français !

Un discours reflétant un culot démesuré. Le Mali a montré qu’il est souverain et il continue dans cette même voie et si la Communauté internationale ne l’a toujours pas comprise, c’est à elle d’en payer le prix fort.

Les militaires français, danois et autres n’étaient visiblement pas au courant que le Mali est un pays souverain et ils en ont fait les frais. Ils ont tenté de s’aventurer au Mali comme si le pays leur appartenait, sans tenir compte de l’avis des maliens. Résultat des courses, ils ont été mis à la porte et c’est aussi simple que ça. Maintenant, c’est au tour des médias.

Hier, l’info est tombée, le gouvernement malien a décidé de suspendre RFI et France 24 à cause des allégations qu’ils diffusaient, sans aucune éthique et sans aucun scrupule, contre l’armée malienne.

Et en plus, c’est officiel. La maison de presse du Mali prend acte de la décision de suspension de la diffusion de RFI et de France 24 par le gouvernement de Transition.

La Maison de la Presse souhaite que cette décision inédite s’inscrit conformément aux lois et règlements en vigueur au Mali notamment la saisine de la Haute Autorité de la Communication (HAC).

La Maison de la Presse invite à nouveau tous les médias nationaux et étrangers à davantage de responsabilité et d’œuvrer à soutenir les Forces Armées et de Sécurité dans le noble combat contre le terrorisme.

La Maison de la Presse reste déterminée à défendre la liberté de la Presse dans le cadre des intérêts supérieurs du Mali. Donc gare aux autres médias qui s’adonneraient à jeter le discrédit ou dénigrer le Mali. La liberté de la Presse oui, mais pas la propagande gratuite.

En effet, le gouvernement malien a rejeté les accusations d’exactions qui seraient commises par les Forces armées maliennes (FAMa) contre les civils et les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire dont elles se seraient rendues coupables, a-t-il annoncé dans un communiqué en date du 16 mars.

Le gouvernement a qualifié ces « allégations » de « sans aucun fondement » et en déduit « une stratégie savamment préméditée visant à déstabiliser la transition, démoraliser le peuple malien et discréditer les FAMa. »

Le communiqué poursuit que les autorités maliennes ont engagé une procédure visant à suspendre jusqu’à nouvel ordre la diffusion de RFI et de France 24 au Mali ainsi que leurs plateformes digitales. Par ailleurs, la presse malienne n’a plus le droit de relayer les articles des deux médias français ainsi que leurs émissions.

Le 8 mars dernier, Michelle Bachelet, la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme faisait savoir, devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, de l’ouverture d’une enquête sur « les graves violations du droit international, des droits de l’Homme et du droit humanitaire commises par les forces de défense et de sécurité maliennes. » Une enquête de RFI publiée en série les 14 et 15 février faisait également état des précédentes accusations. Et enfin le 15 mars, Human Rights Watch publie un rapport accusant aussi les FAMa de « vagues exécutions de civils » dans le Centre du pays. Pour le gouvernement, il ne s’agit que de la « synchronisation d’un matraquage médiatique. »

Si ces organes occidentaux veulent faire leur travail, il serait plus judicieux de commencer par une enquête sur les nombreuses exactions commises par l’armée française durant ces 10 dernières années, au lieu d’essayer absolument de vouloir discréditer l’armée malienne aux yeux des maliens. Ce qui est tout de même aberrant, c’est qu’ils croient encore pouvoir réussir à discréditer les Fama aux yeux des maliens avec ces vieilles méthodes de colons. Et à chaque fois, leur propre coup se retourne contre eux.

Ils ont tenté de nouveau cette méthode, et voilà que les médias de propagande français se voient éjecter.

En ces temps où les occidentaux sont tous à la merci de l’hégémonie américaine, qui consiste entre autres, à lancer la machine de propagande, et on le voit en Afrique mais également dans l’affaire russo-ukrainienne. Cette machine n’a plus aucune limite, les beaux discours concernant « la liberté de la presse » ou « la liberté d’expression » sont morts depuis longtemps. RT France et Sputnik en ont également fait les frais. Donc, les occidentaux veulent également avoir le monopole des médias, en mettant hors-jeux les médias qui les gênent. Et bien le reste du monde devrait également avoir ce même droit. Outre le fait incontestable qu’en suspendant RFI et France 24, le Mali impose sa souveraineté au monde entier, on pourrait même dire que cette suspension est également un signe de solidarité pour RT et Sputnik. Quoi qu’il en soit, les anciennes techniques des médias occidentaux concernant l’Afrique ou encore le Moyen-Orient, ne prennent plus. Les gens sont bien informés, ils ne tombent plus dans ces pièges grotesques. Et ce fait est également incontestable.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/18/678787/Mali-au-revoir-les-medias-fran%C3%A7ais-

Dans Afrique

SENEGAL : L’AN DERNIER A LA MEME EPOQUE, ENLEVEMENT DU LEADER DE L'OPPOSITION ET REVOLTE POPULAIRE CONTRE LA DICTATURE DE MACKY SALL

Par Le 16/03/2022

Enlèvement du leader de l’opposition et révolte populaire contre la dictature de Macky Sall

 

12 Mar 2021

  

Malgré le dévoilement du complot d’Etat par l’étalage public des pv d’audition et la levée illégale flagrante de son immunité parlementaire, après avoir consulté son parti Pastef, ses avocats et des chefs religieux de toutes les religions et confréries du pays, O. Sonko se rendant pour répondre à la convocation du juge d’instruction a été enlevé par la police qui a bloqué son véhicule avant de lui coller l’accusation de « trouble à l’ordre public » et de le mettre en garde à vue.

Ce pouvoir finissant ne fait même plus semblant de respecter le pouvoir judiciaire qu’il court-circuite aux yeux de tous alors que le juge d’instruction attendait. On comprend pourquoi un haut magistrat à démissionner en disant qu’il « démissionne parce que la justice à démissionner ». Macky Sall piétine la Constitution, l’état de droit, les lois et toutes les libertés citoyennes.

Quasiment au même moment, Guy Marius Sagna, porte-parole du FRAPP, arrêté auparavant illégalement chez lui et déféré en prison a été mis à nu et en isolement punitif pour avoir protesté contre la mise dans une de 50 places plus de 150 prisonniers.

On apprend que Guy Marius Sagna est en grève de la faim pour protester contre ce traitement inhumain et dégradant qui rappelle que la prison sénégalaise est devenue sous le magistère de Macky Sall une grossière imitation de la sauvage prison US de « Guantanamo ». Guy Marius a été évacué à l’infirmerie du « Guantanamo » sénégalais.

Ces atteintes liberticides autocratiques et cette instrumentalisation sans scrupule du pouvoir d’état n’ont pour d’autres objectifs que l’élimination de celui qui apparaît de plus en plus comme le futur président et forcer une troisième candidature anti-constitutionnelle de Macky Sall.

Le peuple a décidé de se révolter pour dire STOP A LA DICTATURE DE MACKY SALL. La présence visible de l’armée de l’impérialisme français au Sénégal huée par les foules devant le Tribunal où devait comparaître O. Sonko, ce qui est à l’origine du fait que la révolte cible les Total, les Auchan.

Macky Sall vient de faire appel à l’armée face à l’insuffisance en nombre de ses forces de répression.

La RÉSISTANCE à la DICTATURE se répand dans tout le pays, du nord au sud, de l’est à l’ouest et doit s’inscrire dans la durée pour vaincre.

Macky Sall, bénéficiaire en 2012 de la révolte victorieuse du peuple contre la monarchisation promue par son ex-mentor libéral A. Wade, est aujourd’hui le fossoyeur de cette conquête démocratique qui lui a permis de devenir président.

– STOP A LA DICTATURE DE MACKY SALL

– LIBÉRATION IMMÉDIATE DE TOUS LES PRISIONNIERS POLITIQUES

– NON AU TROISIÈME MANDAT ANTICONSTITUTIONNEL : « NUL NE PEUT FAIRE PLUS DE DEUX MANDATS CONSÉCUTIFS »

Le Collectif Afrique appelle tous les Sénégalais, les Africains et les démocrates internationalistes à se solidariser avec la résistance populaire pour que vive les conquêtes démocratiques.

 

 

LEVÉE ILLÉGALE DE L’IMMUNITÉ DU DÉPUTE SONKO,

RAFLES ET EMPRISONNEMENTS ILLÉGAUX

 

Macky Sall, l’actuel président autocrate du Sénégal, est coutumier des abus de pouvoir: sa majorité aux ordres à l’Assemblée Nationale a voté comme un seul homme malgré le fait ahurissant que Moustapha Niasse, président de cette institution ainsi piétinée, aura refusé de remettre l’ensemble des pièces permettant de se faire une intime conviction.

Sonko a déjà déclaré légitimement ne pas reconnaître ce vote illégal de la seconde institution du pays.qui, malgré sa majorité mécanique, n’a même pas daigné respecter les procédures légales. Ils vont donc venir l’arrêter et l’exigence des avocats de Sonko que le juge instructeur qui a commis autant d’irrégularité soit dessaisi est totalement justifiée.

Le « maa tay » de la « raison du plus fort », propre à toute AUTOCRATIE, est maintenant à visage découvert dans la vitrine dite démocratique de la françafrique qu’est le Sénégal.

Pendant qu’à l’Assemblée Nationale en empêchant honteusement la presse de couvrir la forfaiture, les otages arrêtés sans chefs d’accusation réels et sérieux font l’objet de mandats de dépôts et gardés en prison.

Malgré le dévoilement aux yeux de tous du complot, mot que Macky Sall a été contraint de lâché, non à la presse nationale mais à RFI, la voyoucratie gouvernante s’entête à s’enfoncer dans la félonie.

La plongée dans l’engrenage de la malversation de l’abus de pouvoir est à la mesure de la peur qui a tétanisé Macky Sall découvrant que, dans un temps record, les Sénégalais, même les plus pauvres, étaient prêts à mettre la main à la poche pour donner à Sonko et à Pastef et leurs alliés politiques les moyens financements de poursuivre leur travail de ralliement du peuple à l’alternative antilibérale et anti-néocoloniale.

La bourgeoisie bureaucratique d’Etat, habituée aux crimes de concussion en milliards de francs CFA (détournement des deniers publics) n’en croit pas ses oreilles et ses yeux que les pauvres et les miséreux ne fassent pas que l’émigration « clandestine » individuelle faisant du Sahara et des Océans des cimetièrespour jeunes africains. Ils, elles sont prêts à contribuer par l’engagement, y compris financièrement, à la mobilisation générale pour libérer le pays et l’Afrique.

Obsédé par le troisième mandat, Macky Sall doit éliminer son « pire adversaire » pour lequel les Sénégalais dans leur légendaire patience attendaient 2024 pour voter en masse pour l’alternative patriotique et panafricaine qu’incarne légitimement à leurs yeux O. Sonko. Cette équation ainsi levée par une procédure judiciaire est dans leur esprit le moyen par lequel ils peuvent envisager sereinement le mandat de trop que la Constitution de 2016 lui interdit pourtant par la formule célèbre « nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs ». La stratégie malhonnête ici est écarter le seul candidat sérieux qui a conquis le cœur et l’esprit des Sénégalais pour forcer en espérant que les candidatures fabriquées l’aident à imposer sa troisième candidature anti-constitutionnelle. Telle est l’escroquerie en cours d’exécution dans laquelle il faut ajouter les sorts des élections locales et législatives. L’arrestation de Birame Souley, administrateur du parti légal Pastef fait penser à la possibilité d’interdire ce parti tout l’a été le PAI après le vol des élections locales par le PS de Ndar/Saint-Louis en 1960 que, manifestement, le PAI avait gagné.

Macky Sall a montré, à travers les interrogatoires portant sur les origines « ethniques » ou « régionales » des raflés et otages politiques, qu’il est prêt à tout pour assouvir ses ambitions antinationales avec la complicité de ses maîtres impérialistes, notamment français, dont la presse est très silencieuse sur les graves atteintes liberticides aux droits des citoyens.

L’ethnicisation de la politique au Sénégal n’augure rien de bon pour l’avenir de ce pays dont Sonko a dit à juste raison le « métissage ». La Constitution du Sénégal en son article 5 condamne « Tout acte de discrimination raciale, ethnique ou religieuse, de même que toute propagande régionaliste pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État ou à l’intégrité du territoire de la République sont punis par la loi ». Cette sauvagerie ethniciste de Macky Sall, dont des souteneurs fascistes déclament ouvertement en toute impunité leurs propos nazis, doit être stoppée nette.

L’introduction dans la bataille politique par Macky Sall de la perversion des mœurs à la DSK pour jeter un adversaire en pâture à une justice soumise et à la vindicte populaire montre l’aliénation culturaliste coloniale de l’actuel président du pays de la Téranga. Comment s’étonner que le même Macky Sall ait pu remercier les colonialistes français d’avoir « servi des desserts aux tirailleurs sénégalais » ?

Le Sénégal vit une période de gangstérisme politique engendrée par l’obsession de l’impossible troisième mandat anticonstitutionnel de Macky Sall. Avec la levée de l’immunité de Sonko, les rafles et prises d’otages  liberticides, la lutte entre dans une nouvelle phase.

Le peuple sénégalais doit développer sa résistance et son combat légitime pour sauver les conquêtes démocratiques gagnées de haute lutte jusqu’à ce que la colère actuelle de la majorité populaire mûrisse pour mettre déboucher en révolte à l’instar du Mali en 2020, le Burkina en 2014 qui mette fin à l’arbitraire, l’abus du pouvoir et la dictature.

Collectif Afrique/France (CA)

collectifafrique1@gmail.com

https://www.investigaction.net/fr/enlevement-du-leader-de-lopposition-et-revolte-populaire-contre-la-dictature-de-macky-sall/

Dans Afrique

BURKINA FASO : MACRON FAIT UN REMAKE DU SCENARIO MALIEN ?

Par Le 15/03/2022

Burkina Faso : remake du scénario malien ?

Le Burkina Faso veut emboîter le pas au Mali en se concentrant principalement sur le problème de la sécurité. Et certains ne veulent pas que Ouaga suive cette voie.

Dans un premier temps, les attaques terroristes ont l’air de se multiplier sur le territoire burkinabé. Au moins sept personnes, dont 4 VDP qui ont décidé de se battre aux côtés de l’armée nationale dans la lutte contre les groupes terroristes au Burkina Faso, ont été tués lundi lors d’une attaque dans le nord du pays, la cinquième en quelques jours dans la région, ont indiqué mardi des sources sécuritaire et locale.

« Des hommes armés ont attaqué dans la matinée de ce lundi des installations de forages (d’eau) à Tonri Oulo », une localité de la commune d’Arbinda, dans la province du Soum, a déclaré à une source sécuritaire.

« Lors du sabotage des installations, ils ont abattu trois civils et blessé trois autres. Quatre éléments des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie), qui ont tenté de contrer les assaillants ont également été tués », portant le bilan à « sept morts », a précisé la même source.

L’attaque a été confirmée par un responsable local. « On a enregistré une dizaine de victimes dont sept décès », a confirmé ce responsable, précisant que « deux autres forages ont été sabotés par les terroristes ».

« Il y a quelques semaines, ils avaient déjà saboté les installations de téléphonie mobile, et maintenant ils tentent d’asphyxier la ville en coupant tout ravitaillement », a estimé cette source.

Ce mode opératoire confirme la stratégie observée ces dernières semaines où des groupes armés terroristes tentent d’occuper des villes du nord et de l’est du pays.

Selon certains analystes, ce mode opératoire consiste à isoler des villes stratégiques en coupant les voies d’accès et de communication. Ces communes servent de base arrière aux terroristes.

Ces derniers jours, plusieurs attaques meurtrières ont frappé la région de Dori, une des principales villes du nord-est du pays, à une centaine de kilomètres d’Arbinda.

Vingt-trois civils et treize gendarmes sont morts dans ces attaques.

Une pression de plus qui pousse le Burkina Faso à ne pas suivre la voie de la sécurisation du territoire à l’instar du Mali.

Asphyxier le pays, pour ainsi dire, faire plier les nouvelles Autorités burkinabés et donc demander rapidement l’aide de l’armée française.

Pour rappel, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le vendredi, 11 mars 2022 à Ouagadougou, le commandant de la Force Barkhane, le général Laurent Michon, est revenu sur l’actualité du retrait au Mali, en relevant les efforts que l’armée française consent et le prix qu’elle paie dans le cadre de cette lutte contre le terrorisme. Il a, une fois de plus, battu en brèche, cette opinion qui pense que c’est la France qui ravitaille les groupes terroristes en logistique, car évidemment, il n’allait pas accepter cette réalité. Il avait clairement annoncé que Barkhane n’allait pas se redéployer, mais par contre, elle allait seulement se redéployer dans la fameuse « zone des trois frontières » dont l’architecte est le ministère français des Affaires étrangères. Depuis quelques années, cet endroit était déjà destiné à servir de base non seulement à Barkhane, mais également aux groupes terroristes alliés.

Les attentats terroristes vont donc se multiplier au Burkina Faso. La France suit avec attention la situation politique actuelle au Burkina Faso selon son ambassadeur. Pour Luc Hallade, son pays s’alignera sur les décisions des organisations régionales, et la France n’engagera ses forces au Burkina Faso qu’après une demande expresse des nouvelles autorités, mais toujours avec les conditions imposées par Paris, et non les conditions de Ouaga.

Et c’est exactement, ce qu’ils ont fait avec le Mali. Rappelez-vous, c’était déjà le même discours sous la présidence de François Hollande en 2013 lors du début de l’occupation du Mali qui devait faire face à une colonne de terroristes qui descendait vers Bamako. Les Autorités maliennes avaient demandé des frappes aériennes contre cette colonne, mais Paris a insisté pour que Bamako reformule sa demande en incluant le déploiement les troupes terrestres françaises. C’était donc le début de l’occupation française. Et maintenant, c’est avec Ouagadougou que l’Élysée veut remettre ça. D’où la multiplication des attaques terroristes, leur focalisation à prendre des localités stratégiques, former une armée, et descendre vers Ouagadougou pour pousser les autorités burkinabés à formuler officiellement la demande de déploiement de Barkhane sur ces terres. Les Autorités burkinabés veulent pourtant régler le problème en interne. Ouaga compte augmenter ses effectifs dans les rangs de l’armée nationale. Par décret en date du 10 mars 2022, le président de la transition, président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, lance, pour les besoins de la nation, un ordre de mobilisation des anciens militaires au titre de la réserve pendant la période allant du 10 au 18 mars 2022.

« Cette mobilisation concerne les militaires des catégories sous-officiers et militaires du rang admis à la retraite au cours des années 2019, 2020 et 2021 », précise l’article 2 du décret.

Un acte qui répond certainement à la demande de cette partie de l’opinion burkinabée qui, depuis la montée des attaques terroristes, suggère le rappel des soldats admis à la retraite.

Le Burkina Faso mobilise tous ses effectifs pour ne plus rester sur la défensive face aux terroristes, mais passer à l’offensive et éradiquer ce fléau du territoire burkinabé une bonne fois pour toutes. Les Burkinabés ne sont pas vraiment pour une demande d’aide à Barkhane, car tout le monde à bien compris, qu’aucun pays dans le monde, qui a demandé une aide militaire aux occidentaux, ne s’en est jamais sortie indemne.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/15/678605/Burkina--Paris-fait-un-remake-du-sc%C3%A9nario-malien-

Dans Afrique

AFRIQUE : DU MALI AU NIGER, BARKHANE EST MORTE

Par Le 13/03/2022

Du Mali au Niger, Bakrhane est morte 

C’est fou l’effort que fait la France pour revenir dans le nord du Mali sans succès. Cette histoire des combats entre MSA et Daech ne peut que renvoyer à deux choses : les tentatives françaises pour raviver le défunt accord d’Alger visant à démembrer le Mali, accord que l’Algérie de Bouteflika a parrainé et que celle de Tebboune a enterré et secundo, chercher à donner l’image d’une Famas incompétente.

Mais il y a une troisième piste. Le Mali étant désormais franchi du joug occidental c’est au Niger de Bazoum que l’axe US-France-OTAN cherche à implanter Daech. 

Les informations font état des affrontements qui ont opposé le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) et l’État islamique au grand Sahara (EIGS) dans la région de Menaka le mardi 8 mars.

Les échanges des tirs ont eu lieu dans la localité de Tamalate à quelques dizaines de kilomètres de la ligne frontalière avec le Niger. Les assaillants djihadistes repoussés par les éléments du MSA hors de cette localité ont pris la direction du Niger. Après de longues heures de combat, le MSA dans un communiqué fait l’état des lieux. Dans son document bilan, le MSA a affirmé que 4 de ses combattants ont été tués, 2 blessés et une dizaine de civils exécutés.

Également, dans son communiqué, le MSA dirigé par Mossa Ag Acharatmane a accusé l’État nigérien de devenir une base arrière pour l’État islamique (Daech), tout en dénonçant également le manque de coopération des forces nigériennes face à ce qu’il a décrit dans leur déclaration comme des terroristes.

« Le MSA regrette que le territoire nigérien serve de base arrière aux extrémistes et déplore que malgré plusieurs alertes faites aux autorités nigériennes sur la présence de terroristes dans cette zone frontalière nigérienne aucune disposition n’ait été prise pour y déloger ces malfrats », indique le MSA.

Tout ceci n’a qu’un seul objectif : souffler sous les braises d’un désaccord et d’une zizanie entre le Niger et le Mali, mais également pousser le Mali au démembrement en tentant de raviver l’accord très contesté d’Alger en 2015.

À l’heure où les Maliens ont œuvré pour mettre dehors la France, il est clair qu’ils ne veulent pas que leurs agents, qui se trouvent justement parmi ces groupes au Nord, restent également au Mali et tentent de saper la politique souverainiste du Mali. 

De son côté, le Niger tout comme le Mali et le Burkina et en dépit de la présence de la grande base US à Agadez, a jusqu’ici fait échec aux plans néo-colonialistes. D’ailleurs les protestations de Nigériens qui dans la foulée de la résistance des Burkinabés dans le village de Kaya à l’invasion de Barkhane ont décidé de barrer la route aux forces d’occupation porte exactement sur l’opposition à la présence des bases occidentales à travers leur pays.

Il y a effectivement une prise de conscience collective à travers tout le sahel, qui s’étend au Burkina, au Niger et au Mali et qui fait capoter les plans B des forces d’occupations.

Que ce soit au Tchad ou dans les autres pays du Sahel, les populations restent soudées et savent qu’elles n’ont pas besoin d’avoir un tuteur comme la France, mais elles ont besoin d’avoir un pays souverain, intègre et indépendant.

Mali : adieu Barkhane

Cette nouvelle tuerie anti-malienne des services secrets franco-otaniens dans le nord, près de Ménaka (nord-est), dans laquelle plusieurs dizaines de civils et de combattants maliens d’un groupe armé signataire de l’accord pour la paix ont été tués, combiné à la disparition de ressortissants mauritaniens, qui, ont été portés disparus dans les frontières maliennes les 5 et 6 mars dans la localité malienne d’El-Attaye, l’État malien le voyait venir, vu ce que vient de dire le chef d’état-major malien le général Michon sur l’interdiction qui frappe de plein fouet l’armée de l’air de l’occupation française dans le ciel du Mali.

Le général a conditionné la présence des avions français coupables de la mort des centaines de Maliens en 8 ans d’occupation et de l’exode des milliers d’autres à ce que Wagner ne soit pas là, cherchant encore une fois à étendre la guerre en Ukraine au Sahel, cela ne fait pas de doute ; Barkhane a été cassé par le Mali dès lors que ce dernier a décidé d’expulser cette force d’occupation du ciel malien. Voici ce qu’en dit le galonné français :

« On va continuer la lutte avec les pays qui souhaitent notre appui. Nous souhaitons continuer à rassurer les forces armées, la MINUSMA [mission de l’ONU au Mali], la force du G5 [Sahel], en apportant un appui par les airs ou tout autre moyen, à leurs propres missions », a précisé le commandant de Barkhane. Cela étant, s’agissant du Mali, encore faut-il que la junte au pouvoir à Bamako accepte la présence de chasseurs-bombardiers [et de drones Reaper] dans l’espace aérien malien. Ce qui ne va pas forcément de soi. Ainsi, la semaine passée, les autorités maliennes n’ont pas sollicité Barkhane pour appuyer la garnison de Mondoro [située près de la frontière avec le Burkina Faso] alors que celle-ci était attaquée par le Groupe de soutien à l’islam aux musulmans [GSIM ou JNIM, lié à al-Qaïda] ».

Le général Michon en a donné la raison à l’occasion d’un entretien accordé à RFI : « Il y a depuis quelques mois désormais, une zone d’interdiction temporaire de vol, et dictée par les Maliens, qui nous interdit d’aller voler dans une bonne partie de l’espace malien. Mondoro est de très loin à l’intérieur de cette zone d’interdictions, donc nous n’avons pas le droit d’y aller, et nous n’avons pas reçu de demande d’appui », a-t-il expliqué.

Mais la France et ses tueurs jihadistes croient-ils vraiment pouvoir faire reculer l’État malien ?

Croient-ils que ce genre d’agissement forcera à ce que Bamako leur accorde à nouveau le droit de disposer librement du ciel malien pour étendre au sol le terrorisme vers le Niger et le Burkina voir aller de l’autre côté semer la discorde du côté du Maghreb ?

Erreur ! Le Mali leur tiendra la tête. Déjà la disparition de ressortissants mauritaniens, organisée par les occidentaux pour bloquer l’aide de Nouakchott au contournement de sanctions anti malienne est un échec le reste le sera aussi.

Par ailleurs, le général Michon a répété que les forces françaises ne veulent pas « avoir affaire » avec le groupe paramilitaire russe. « Nous savons ce dont ils sont capables de la façon dont ils combattent comme des mercenaires. […] Je pense que c’est surtout les populations qui peuvent redouter l’extension de Wagner, quand on voit ce qui se passe dans différents pays », comme la Syrie, la Centrafrique, mais aussi le Mozambique et le Venezuela.

« Je pense que ceux qui redoutent le plus un mercenaire qui vit sur le pays, qui vit de la guerre, c’est bien les populations, et on commence à le voir malheureusement », a conclu le commandant de Barkhane.

Le général français semble avoir oublié ou fait semblant d’oublier les manifestations anti-françaises et pro-russe du peuple malien et centrafricain durant tout ces derniers mois. Après tout, tout ceci est une pilule très difficile à avaler pour la France et cie ! 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/13/678475/Du-Mali-au-Niger,-Bakrhane-est-mort

Dans Afrique

MALI : LE FAMA DANS LA VRAIE GUERRE CONTRE LE TERRORISME! L’UKRAINE/OCCIDENT CHERCHE DE LA CHAIR A CANON EN AFRIQUE

Par Le 08/03/2022

Mali : les fama dans la vraie guerre contre le terrorisme !

Au Mali, le ratissage des Forces armées maliennes continue.

Voyant les médias mainstream inonder la toile lorsque l’armée française « neutralise » un supposé terroriste, il serait important de rappeler ce qu’est une vraie guerre contre le terrorisme, et que cela est un combat de tous les jours.

Les Forces armées maliennes continuent leur combat sur plusieurs fronts, contre les groupes armés terroristes, mais également contre les médias.

Cette semaine, l’État-major général des armées maliennes a dénoncé une vidéo montée de toute pièce, qui a circulé sur les réseaux sociaux faisant état d’une exécution sommaire collective des Fama sur des populations civiles dans le secteur de Diabaly.

L’État-major annonce que ces allégations sont de nature à jeter le discrédit sur les Fama respectueuses des Droits de l’Homme et du droit humanitaire. Les Fama ne sont absolument pas responsables d’une telle abjection et ces informations constituent de la désinformation ;

L’État-major rappelle également que la mission première des Fama est bien la protection des personnes et des biens et que cet acte ne constitue en aucune manière le mode opératoire de l’armée malienne. Une enquête est déjà ouverte pour trouver les responsables de ce crime. Quoi qu’il en soit, les responsables ont pour seul but de changer l’opinion malienne par rapport aux Forces armées maliennes. Ils ne l’ont peut-être pas encore compris, mais c’est peine perdue.

Sur le terrain, les Forces armées maliennes continuent le combat contre le terrorisme.

Hier, l’armée malienne a repoussé une attaque des groupes armés terroristes sur les troupes basées à N’Tahaka, dans la région de Gao. La riposte aéroterrestre des FAMa a fait évoluer le bilan qui est monté à neuf morts côté terroriste.

Dans un communiqué de l’État-major des armées, les FAMa continuent d’écraser la coalition de groupes armés terroristes dans la zone de Mondoro depuis le 4 mars.

La mission de renseignement en profondeur a permis de localiser les zones de repli de certains groupes terroristes. Donc des offensives aériennes à travers des frappes ciblées ont détruit des plots logistiques et des convois ennemis. Ces renseignements ont permis de confirmer les pertes importantes infligées aux terroristes.

La situation dans la zone de Mondoro est donc sous le contrôle de l’armée malienne. Le plan Maliko et l’opération Keletegui continue donc.

Ces bilans transmis chaque jour par l’État-major de l’armée malienne montrent effectivement que les Fama sont réellement en train de se battre contre le terrorisme et en plus, l’armée malienne est en train de gagner. Contrairement à la présence massive de soldats français qui « neutralisaient » des dizaines de personnes, prétendument des terroristes pour l’Élysée et soupçonnés par d’autres d’avoir été seulement des civils maliens gênants, en dix ans de présence. D’où la croyance des Maliens quand ils considèrent les armées occidentales comme des troupes d’occupation.

 

L’Ukraine/Occident cherche de la chair à canon en Afrique !

L’Ukraine croit encore que l’Afrique est un grand réservoir de soldat prêt à combattre pour les intérêts de l’Occident.

On commence à comprendre de mieux en mieux pourquoi certains États occidentaux cherchent absolument à mêler l’Afrique dans le conflit ukrainien.

Tout d’abord, selon certaines informations, les Africains vivant en Ukraine étaient victimes de racisme lorsqu’ils tentaient de fuir les combats. Même si certains officiels comme le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borell, ont nié les faits.

Mais le pire dans cette affaire, c’est également que les autorités ukrainiennes tentaient d’utiliser ces Africains dans sa guerre contre l’armée russe, car dans certaines parties de l’Ukraine, ou il y a des confrontations directes avec des militaires russes, l’armée ukrainienne utilise les civils comme bouclier humain. C’est d’ailleurs pour cela que les autorités russes ont mis en place des couloirs humanitaires pour évacuer les civils et que le gouvernement ukrainien n’accepte pas.

C’est donc grâce aux réseaux sociaux que l’affaire a pris beaucoup d’ampleur et que le monde entier a pu voir ce qui se passait réellement, sinon, personne n’aurait été au courant.

Mais l’Ukraine cherche encore de la chair à canon, mais cette fois-ci directement en Afrique.

En effet, Kiev a lancé une campagne sur le continent africain pour trouver des volontaires africains prêts à se battre contre l’armée russe en Ukraine. Et ce sont les ambassadeurs ukrainiens dans les pays africains qui doivent s’occuper de ça.

C’est certainement une première mondiale, les ambassadeurs ukrainiens en Afrique n’ont pas hésité à poster des messages sur les réseaux sociaux afin de recruter des hommes prêts à partir en guerre contre la Russie ! C’est évidemment une faute diplomatique assez lourde qui contrevient aux accords de Vienne. Faut-il rappeler que dans n’importe quelle autre situation, ces troupes auraient été qualifiées de terroristes (ce qui fut le cas en Syrie, Irak…).

Alors que le conflit entre Ukrainiens et Russes entame sa deuxième semaine ce vendredi, un étrange appel à rejoindre l’armée ukrainienne a été publié, jeudi 3 mars, par l’ambassade d’Ukraine à Alger sur son compte Facebook.

Le message a été retiré après que le ministère algérien des Affaires étrangères a sommé l’ambassade ukrainienne de le supprimer. L’attitude de l’ambassade ukrainienne constitue un « fait grave » et « viole les dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques entre États », selon notre source.

Ce message a été également relayé par l’ambassade ukrainienne au Sénégal. L’ambassadeur d’Ukraine à Dakar, saisi à cet effet, a confirmé l’existence de l’appel.

Suite à quoi, le ministère sénégalais a protesté et condamné fermement cette pratique « qui constitue une violation flagrante de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, notamment en ce qui concerne l’obligation de respect des lois et règlements de l’État accréditaire », lit-on dans le communiqué des Affaires étrangères sénégalaises, publié jeudi.

Comme leurs homologues algériennes, les autorités sénégalaises ont invité l’ambassade ukrainienne « à retirer immédiatement » l’appel de cesser « sans délai toute procédure d’enrôlement de personnes de nationalité sénégalaise ou étrangère », a ajouté la diplomatie sénégalaise. Le ministère sénégalais des Affaires étrangères a rappelé que le recrutement de volontaires, mercenaires ou combattants étrangers sur le territoire du pays est « illégal et passible des peines prévues par la loi ».

Les États africains ont condamné cet acte immonde, mais évidemment, comme à leur habitude, la Communauté occidentale, soi-disant défenseur des droits humains et encore soi-disant très intraitable concernant le respect des lois internationales ont préféré garder le silence, sans aucunement condamner cet acte illégal et raciste envers les Africains. Dans l’histoire, les Africains sont déjà venus à l’aide de l’Occident, dans ces guerres, et évidemment tout le monde a vu ce que ça a donné. Cela montre encore une fois que le respect des droits n’est absolument pas leur objectif principal. En d’autres termes, ils s’en foutent royalement, surtout si c’est l’un des leurs qui entrave ces lois.

Mais la manœuvre sournoise est tout de même importante à signaler. Le silence des Occidentaux par rapport à la demande de l’Ukraine montre évidemment une complicité. De plus, l’Ukraine tente également de jouer la carte de l’immigration. Genre si les Africains viennent défendre l’Ukraine, ils pourront immigrer en Europe. Ce qui est évidemment faux. On a vu comment les Africains sont traités alors qu’ils tentaient de fuir la guerre. Ces Africains serviront seulement de chair à canon et de bouclier humain face à l’armée russe, et rien d’autre.

Ceci n’est de tout de façon pas une guerre africaine. Le continent africain est déjà en train de faire face à l’insécurité et au terrorisme international, et évidemment, les Ukrainiens ni aucun pays européen ou américain n’ont pris les armes pour venir en Afrique aider les peuples africains à faire face aux groupes terroristes. Bref, l’acte des ambassades ukrainiennes reste encore une fois perçu comme étant du racisme pur et dur envers les Africains. Sans l’Afrique, il n’y aurait même pas d’Europe, alors, au jour d’aujourd’hui, ce genre de racisme n’a vraiment pas sa place.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/08/678207/l-Ukraine-Occident%C2%A0cherche-de-la-chair-%C3%A0-canon-en-Afrique-

Dans Afrique

L'AFRIQUE APPARTIENT AUX AFRICAINS. DEHORS LES NOSTAGIQUES DES GUERRES COLONIALES.

Par Le 07/03/2022

Guinée : Conakry se tourne vers l'Est?

En Guinée, les autorités de la Transition montrent de plus en plus une volonté de vouloir tourner le dos notamment aux États-Unis, qui rêvent pourtant de prendre entièrement possession de la Guinée.

Contrairement à ce qui était prévu, la Guinée se dirige vers d’autres partenaires, ce qui provoque l’ire de Washington.

Le département du Trésor américain a annoncé, vendredi, avoir infligé des sanctions à deux hommes d'affaires libanais opérant en Guinée, Ali Saadé et Ibrahim Taher, pour avoir « parrainé ou fourni un soutien financier, matériel ou technologique au Hezbollah ».

« Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (Office of Foreign Assets Control – OFAC) du département du Trésor des États-Unis a désigné Ali Saadé et Ibrahim Taher en vertu du décret 13224, tel que modifié, qui vise les terroristes, les dirigeants et les responsables de groupes terroristes, ainsi que ceux qui apportent un soutien aux terroristes ou aux actes de terrorisme », a affirmé un communiqué en ce sens. Le texte précise qu'il s'agit de deux « hommes d'affaires libanais connus pour entretenir des liens directs avec le Hezbollah ».

M. Saadé est accusé « de transferts d'argent depuis la Guinée au Hezbollah, par l'intermédiaire de représentants du Hezbollah en Guinée et au Liban ». De son côté, M. Taher a été identifié comme « l'un des plus importants soutiens financiers du Hezbollah en Guinée » et est accusé d'employer « un certain nombre de personnes affiliées au Hezbollah dans le pays ». « M. Saadé et Taher ont été désignés conformément au décret 13224, tel que modifié, pour avoir aidé, parrainé ou fourni un soutien financier, matériel ou technologique au Hezbollah, des biens ou services à celui-ci ou en sa faveur », poursuit le document.

De plus, le président de la transition guinéenne a rencontré discrètement des officiels russes à Conakry, le 15 février. Un signe du maintien des bonnes relations entre les deux pays, alliés stratégiques et historiques.

Cette rencontre-là se sera tenue discrètement. Mardi 15 février dans l’après-midi, le colonel Mamadi Doumbouya avait reçu une délégation d’officiels russes au palais Mohammed V de Conakry. Signe de la bonne santé des relations diplomatiques entre les deux États, celle-ci faisait suite à une autre entrevue, publique cette fois-ci, survenue un mois plus tôt entre le président de la transition et l’ambassadeur Vadim Razumovskiy autour du « développement progressif des relations russo-guinéennes » et du « calendrier des événements bilatéraux ».

Selon nos informations, le président Mamadi Doumbouya a reçu à plusieurs reprises des délégations russes dès le lendemain du coup d’État du 5 septembre. « Cela n’a rien d’étonnant, affirme un ministre du gouvernement de transition. Les relations bilatérales entre nos deux pays n’ont jamais cessé, et Moscou est un partenaire stratégique important ».

De plus, suite au conflit en Ukraine et même avec les pressions de l’Occident sur les pays africains demandant de condamner la Russie, la Guinée a opté pour une posture neutre.

Venu rencontrer le ministre des Affaires étrangères ce vendredi, Josep Coll, l’ambassadeur de l’Union européenne en Guinée a insisté : « Cette agression doit être condamnée ». Mais il n’a pas convaincu. Morissanda Kouyaté, le chef de la diplomatie guinéenne, lui, a préféré temporiser. Pas question pour son pays de se ranger d’un côté ou de l’autre.

Dans le même temps, le jeudi 24 février, le consul honoraire d’Ukraine en Guinée a été suspendu par le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, pour « faute grave ». Il est soupçonné d’avoir publié sur les réseaux sociaux une lettre dans laquelle Kiev demande à Conakry de condamner la guerre menée par la Russie. La méthode ne passe pas. Morissanda Kouyaté a estimé que le protocole diplomatique n’avait pas été respecté. Le consul, lui, se défend, assure ne pas être à l’origine de la divulgation de ce « câble diplomatique ».

En bref, un lien avec le Hezbollah, une posture affirmant ne pas succomber à la pression des occidentaux, une coopération avec le Mali, les choses poussent à croire que la Guinée est timidement en train de suivre la voie que le Mali, la Centrafrique ou encore l’Éthiopie, Madagascar ou le Mozambique ont tracée. Ce qui montre que la volonté est plus forte, et que peu importe celui qui prend les rênes du pays, il a plutôt intérêt à suivre son peuple, car c’est ce qui prime aujourd’hui.

 

RDC/Burkina: les "Bolloré/Getler" K.O !

En Afrique les gens comme Vincent Bolloré ou encore Dan Gertler sont particulièrement en mauvaise passe, et cela se comprend, vu que les pays africains veulent récupérer leurs biens.

Au Burkina Faso, une manifestation a été organisée à Ouagadougou au Burkina Faso pour demander l’annulation de la gestion du chemin de fer Abidjan-Kaya-Tambao par le groupe Bolloré.

Après que le consortium Burkina 2050 a dénoncé les manquements de l’accord-cadre signé entre le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le groupe Bolloré, les Burkinabés ont répondu à son appel à manifester. Certaines vérités amères remontent à la surface.

« Nous ne sommes pas d'accord. Nous voulons que Bolloré laisse, il n'a qu'à laisser. Nous allons gérer notre train, nous allons gérer notre rail. Tout l'argent qu'il a pris là, il n'a qu'à arranger les rails avant de partir. On est fatigués, on en a marre. On est fatigués, on est fatigués, on est fatigués », a déclaré une manifestante.

« Parce que pendant 27 ans l'État burkinabé a mis de l'argent. Il a retapé les rails, il a remis tout en fonction pour prendre la gestion, il devait travailler et rembourser, mais il n'a pas remboursé. Il a promis d'investir 262 milliards et des poussières pour remettre le chemin de fer à neuf. Il ne l'a pas fait. Ça fait trois ans qu'il devait commencer, maintenant il ne veut plus le faire, il veut vendre le chemin de faire et la gestion à quelqu'un d'autre. C'est de la tromperie, je pense que c'est des foutaises même », a ajouté l’organisatrice de l'événement.

À l'occasion du 9e sommet du Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina et la Côte d’Ivoire en juillet 2021, un délai jusqu’au mois de septembre pour démarrer les travaux a été donné à SITARAIL, filiale du groupe Bolloré. À ce jour ce délai n’a toujours pas respecté.

« Nous demandons au gouvernement burkinabé de rompre le contrat et de faire des poursuites parce qu'il a exploité, il a complètement détruit les rails, les wagons, les locaux, toutes les infrastructures ont été détruites. Nous voulons que l'état burkinabé engage des poursuites contre Bolloré et les autres actionnaires nationaux », a expliqué l’organisatrice de l'événement.

Une pétition a été créée pour annuler la convention de concession révisée conclue entre SITARAIL et l'État burkinabé.

Cela fait plusieurs années que Bolloré se trouve en mauvaise passe. Depuis la prise de fonction du président français, Emmanuel Macron, l’État français a d’abord décidé de reprendre les ports le long du golfe de Guinée des mains de Bolloré, pour pouvoir lancer le projet américain de recolonisation de l’Afrique et surtout le projet de monopole du golfe de Guinée.

Mais des hommes comme Bolloré ne manquent pas en Afrique. Il y a également l’affaire de Dan Gertler qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois.

La RDC a voulu récupérer ses avoirs nationaux et les États-Unis continuent sa politique d’ingérence comme si la RDC leur appartenait.

La semaine dernière, la RDC et le groupe Ventura avec l’homme d’affaires israélien Dan Gertler auraient signé un accord qui permettra d’un côté, de mettre fin aux contentieux judiciaires qui opposaient les deux parties, et de l’autre, à la RDC de récupérer les actifs miniers et pétroliers litigieux du groupe Ventura au pays.

Plusieurs questions ont été posées au gouvernement lors d’un point de presse conjoint jeudi dernier. Gertler a cédé les actifs miniers et pétroliers contre quoi en retour ? Quid de la Mine d'or de Moku Beverendi où il détenait 60% contre 40% à l'État congolais? Les USA vont-ils cautionner cet accord signé à l'amiable avec l'homme d'affaires israélien? Ce sont notamment des questions posées par les journalistes au porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, à la ministre de la Justice et Garde des Sceaux Rose Mutombo, représentante de la RDC aux négociations et à André Wameso, Dircaba du Chef de l'État chargé des questions économiques et financières.

Pour André Wameso, il n’y a rien en retour après que Dan Gertler a cédé les actifs miniers et pétroliers. M. Gertler n'aura droit qu'à la restitution des coûts d'investissement sans intérêt.

« La Mine de Manganèse n'est plus une propriété du groupe Gertler, il y a eu une transaction qui a été faite, vous parlez de Metalkol, il y a une transaction qui a été faite avec ERG, donc la mine ne lui appartient plus, on a vraiment répertorié tous les actifs et nous récupérons tout, à l'heure actuelle l'État congolais redevient propriétaire à 100% des Mines d'or de Moku Beverendi. Vous allez me poser la question contre quoi ? Je voudrais vous dire contre rien, mais ça ne serait pas la vérité, la vérité est celle-ci: pour détenir un actif et pouvoir le valoriser on fait des investissements qui sont des coûts classiques. On est d'accord vous et moi l'achat de ces actifs miniers, Dan Gertler les a eus à une somme modique, ce n'est pas vraiment ça qui compte, ce qui nous a importé c'était la valorisation de ces actifs (...) nous aurions reçu ces actifs sans avoir les études qui permettaient de les valoriser, vous comprendrez qu'on aurait pu pécher par le passé où on a pu brader facilement nos actifs miniers et nos actifs pétroliers parce qu'on ne connaissait pas la valeur », a expliqué André Wameso, également vice-président de la commission qui a travaillé sur ce dossier.

Et de poursuivre : « Pour nous, ces études avaient une réelle valeur. On a accepté de rembourser les coûts d'investissement sans intérêt. Exemple : au moment où on était en train de négocier le Bloc 1 et 2, la valeur était de 1 milliard USD, si on avait dit qu’on ne vous paie rien, on ne vous rembourse pas vos coûts d'investissement et que nous récupérons les blocs pétroliers et que nous les avions vendus tout de suite sans avoir les études et que quelqu'un vienne nous proposer 1 milliard USD, nous serions contents de pouvoir finalement empocher le milliard, ne rien donner à Dan Gertler et venir nous vanter devant la presse. Mais grâce aux études, figurez-vous que les mêmes blocs aujourd'hui reviennent à pas moins de 1.5 milliard et 1.8 milliard USD ça veut dire même si nous payons 200 millions à Dan Gertler ce que nous gagnons en tant que République sera la véritable valeur de la mine moins les coûts d'investissement de Monsieur Dan Gertler qui sera supérieur au milliard qui était estimé au moment même des discussions ».

Et en ce qui concerne la position des USA dans ces négociations ? « C'était grâce à leurs sanctions que nous sommes arrivés à négocier en position de force, ce que nous allons faire maintenant, nous avons trouvé un accord que nous considérons comme étant avantageux pour notre population, nous allons aller expliquer aux Américains, leur présenter le contenu complet de l'accord puisque nous n’avons rien à cacher, ce sont nos partenaires privilégiés, nous allons leur présenter l'accord et leur montrer le bien-fondé de la résolution de cet accord à notre niveau pour qu'on ait une explication d'État à État », a-t-il expliqué.

M. Gertler est placé sous sanctions des États-Unis. Ses sociétés font l’objet de suspicions de détournements d’argent et de corruption en RDC. Il est reproché d'avoir signé des « contrats miniers et pétroliers opaques et entachés de corruption » en RDC.  La société civile congolaise, à travers la campagne Congo n'est pas à vendre (CNPAV), l'accuse d'avoir fait perdre à la RDC à peu près « 1,36 milliard de dollars de recettes » fiscales dans les années 2010.

Visiblement, Washington montre également le bout de son nez dans cette affaire, seulement pour que ces avoirs ne tombent pas par exemple entre les mains de la Chine. Au Burkina Faso, la donne est cependant différente, car c’est le peuple qui en fait la demande.

En RDC, le peuple congolais a souvent revendiqué le fait qu’il en a marre que la Communauté internationale se serve dans les sous-sols du pays sans en toucher la moindre miette. Et c'est d'ailleurs ce que demande la population africaine à travers le continent. 

Sanction de la part de Washington et de ses alliés ou pas, pour prétendre au vrai développement, il faut impérativement que les pays africains récupèrent ce qui leur appartient à savoir, leur souveraineté, mais également leur dû. L'ère où l’Afrique est toujours considérée comme pauvre aux yeux du monde alors qu'elle est plus riche que n'importe qui doit réellement cesser.

 

RCA: une souveraineté qui revient de loin et qui s'étend!

Visiblement, finie l’épreuve de force pour déloger un président africain. Finies les obligations de courber l’échine devant l’Élysée, finie la déification de l’ancien soi-disant maître. Le colonisateur n’arrive plus à prendre les présidents africains comme des objets à utiliser à sa guise. Les intérêts des peuples africains sont désormais mis au-dessus de tout.

Depuis l’époque de la colonisation, la Centrafrique était le point névralgique à partir duquel la France donnait un exemple de barbarisme de sauvagerie aux colonies africaines. La France tuait comme des chiens de chasse les civils centrafricains. Le président Touadera a failli lui aussi passer par là. Une situation alarmante qui doit servir de leçon aux autorités actuelles de la transition au Mali, au Burkina Faso et en Guinée Conakry. La France n’est pas prête à reculer devant dans ses anciennes colonies pour assouvir ses désirs énergétiques ; miniers et gaziers et aussi géopolitique.

Il y a peu, et ce n’est pas la première fois, le président centrafricain Touadera a échappé à une tentative d’assassinat à l’aéroport de Bangui-Mpoko, par quatre légionnaires français et six snipers. Les forcenés ont tous été arrêtés et identifiés par les autorités militaires centrafricaines. Ce succès est dû aux renseignements et à l’efficacité de l’action des services de renseignements russes. Ce pays a coutume de respecter ses engagements et de protéger ses collaborateurs de tous dangers venant de l’extérieur. Elle donne non seulement les bonnes informations avec une certaine précision, contrairement à la France et ses alliés occidentaux, mais aussi sait le moment opportun pour agir. D’où les nombreuses manifestations à travers l’Afrique demandant une coopération avec des pays comme la Russie, ce qui en fini donc avec l’illusion qu’avait toujours la France de se montrer en tant que sauveur et défenseur des droits des peuples.

En effet, le président centrafricain Touadera avait commis aux yeux de l’occident, un péché capital, celui de faire appel à la Russie pour sauver son pays. Avec la présence militaire française et de l’ONU dans le pays, la Centrafrique était à deux doigts de disparaître sur la carte de l’Afrique centrale. Le pays était devenu ingouvernable à cause des nombreuses guerres entre les différents groupes armés soutenus et financés en cachette par les Occidentaux.

Ce qui a provoqué l’ire d’un être qualifié d’arrogant par la majorité de la population française, Macron. Ce dernier ne s’attendait pas du tout à ce que l’armée centrafricaine renaisse de ses cendres, se renforce et sécurise le pays assez rapidement avec l’aide de ses nouveaux alliés russes et rwandais. Tant qu’il n’y a pas la guerre, la France ne peut profiter pour exploiter sauvagement les ressources minières importantes de ce pays. C’est justement ces ressources qui sont les causes de son malheur, car la France veut les garder pour elle ; exploiter à l’immédiat ce dont elle a besoin et en conserver le reste pour l’avenir. En suivant le modèle américain dont l’anarchie est le mode opératoire pour la protection de ses intérêts.

Pourtant, c’est la France elle-même qui avait refusé de donner des armes à l’armée centrafricaine quand elle en avait le plus besoin pour se défendre.

La France venait donc d’arracher l’herbe sous les pieds du président centrafricain. Concernant le refus de la livraison des armes, la France accusait la Russie de bloquer le processus au niveau du conseil de sécurité de l’ONU. Pour jouer avec lui comme un ballon, la France leur a suggéré de voir la Russie pour la levée du blocus. La Russie avait fait savoir clairement à Faustin Archange Touadera qu’elle ne fait que respecter une jurisprudence selon laquelle un pays sous embargo ne peut recevoir des armes. C’est ainsi que la Russie est rentrée dans la danse et est devenue la solution pour le président Touadera de trouver la paix et la stabilité pour son pays après huit ans de guerre.

Le procureur de la République à Bangui a ouvert une enquête, mardi 22 février dernier, après l’arrestation de quatre militaires du corps de la Légion étrangère de l’armée française opérant sous la bannière de l’ONU. L’armée française et l’ONU affirment que les quatre hommes en question escortaient un général français de la force de maintien de la paix de l’ONU (Minusca) à l’aéroport. Et qu’ils avaient été accusés sur les réseaux sociaux d’avoir voulu « assassiner » le président centrafricain Faustin Archange Touadera. « Le parquet a décidé l’ouverture d’une enquête régulière pour faire la lumière sur les faits », a déclaré le procureur Laurent Lengande sur la radio d’État.

Pour ne pas laisser tomber son partenaire, des renforts militaires russes sont arrivés à bord d’un Antonov sur le tarmac de l’aéroport Bangui Mpoko. Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a certainement parié sur le bon cheval.

Selon un proverbe ivoirien, « Quand la case de ton voisin brûle, hâte-toi de l’aider à éteindre le feu de peur que celui-ci ne s’attaque à la tienne. En d’autres termes, ce qui arrive aux autres est susceptible finalement d’arriver à chacun de nous. Ce n’est pas seulement la Centrafrique qui est dans le collimateur de la France pour la déstabilisation, mais le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, car visiblement, ce sont les pays qui ne sont pas prêts à suivre les diktats que l’Occident leur a imposés. « Si jeunesse savait, vieillesse pouvait ». Ces jeunes colonels au Mali, plein d’énergie et d’ambitions voient loin en se concentrant d’abord sur la sécurisation de leur population, et évidemment, ils doivent également faire attention à eux-mêmes, car la France et ses alliés se trouvent être au-dessus des lois quand il s’agit de leurs intérêts.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/07/678140/Guinee--Conakry-se-tourne-vers-l-Est-

Dans Afrique

MALI : LES TERRORISTES FUIENT !

Par Le 04/03/2022

Mali: les terroristes fuient !

Au Mali, l’avancée des Fama provoque un vent de panique chez les ennemis du Mali.

Les groupes terroristes sont en débandade depuis quelques jours, comme le témoigne l’information relative à la fuite de plusieurs cadres proches d’Iyad Ghali vers la Mauritanie, car même en Algérie ils sont en danger. Cet état de fait est consécutif à la multiplication des opérations offensives des Famas de plus en plus violentes contre les groupes armés terroristes comme l’on pouvait s’en apercevoir à travers la destruction de plusieurs bases terroristes au centre et au nord du Mali. La présence présumée de soldats russe est également à prendre en compte dans cette désorganisation des groupes terroristes. Selon certaines sources proches des groupes armés du nord, des paramilitaires ont été repérés en Mauritanie. L’information aurait fuité au niveau des services de renseignement de la Mauritanie. Les individus concernés par cette fuite de la région de Tombouctou pour la Mauritanie sont Mohamed Ould Abdel Rahman, Aknifer Ould hamed, Hamada Ould Hamed et Hamza Al Shanqiti.

L’arrivée des soldats russes et les nombreux autres partenaires que le Mali a pu trouver au niveau international au moment où les sanctions sont tombées sur le Mali, il est clair que la donne a entièrement changé.

De plus, Bamako continue dans sa posture de non-recul face à la France et ses alliés occidentaux.

La France ayant décidé de retirer ses troupes du Mali vient encore de rappeler ses coopérants du pays, après avoir vu son ambassadeur chassé par Bamako. Des réactions qui, de nos jours, suscitent beaucoup d’interrogations quant à la continuité des relations entre les deux pays.

Ni la France ni le Mali ne sont visiblement prêts à subir des humiliations, même si la France ne manque pas une seule occasion de se tourner au ridicule. Avec le duo Assimi Goita et Choguel Kokalla Maiga, le Mali semble être résolu à bannir des pratiques humiliantes qui ont tout le temps émaillé les rapports liant Bamako à Paris. En clair, le gouvernement malien pousse la France de Macron à changer de politique et de stratégie, pour la pérennité des liens existants. Ainsi, la France qui envisage de s’imposer vient de déclarer à tous ses coopérants civils comme militaires de rentrer en France. L’annonce est venue du président de la République française, Emmanuel Macron. Par coopérants, il faudra comprendre qu’il s’agit des citoyens français (civils et militaires) qui « aident » le Mali dans plusieurs domaines. Ce sont des gens qui sont au Mali pour conseiller ou accomplir d’autres fonctions au niveau des différents départements ministériels, au sein du chef d’État-major général des Armées, en plus d’autres services du pays.

« Deux semaines après le retrait des troupes de Barkhane et de Takuba du sol malien, le chef d’État français a décidé de retirer les coopérants français des ministères maliens. Ces coopérants sont ces petites mains invisibles qui s’ingèrent dans les affaires intérieures du pays sous la bannière d’une aide », nous explique une source.

Selon les informations, Emmanuel Macron a fait parvenir la nouvelle aux autorités maliennes, à travers le chargé d’affaires de Paris au Mali. C’est-à-dire, à travers le remplaçant de Joël Meyer, l’ambassadeur français au Mali qui a été chassé par les autorités. « Dans l’après-midi du lundi 28 février 2022, le chargé d’affaires de l’Ambassade de France au Mali, en l’occurrence Laurent Favier, s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop. C’était pour informer les autorités maliennes de la volonté d’Emmanuel Macron de retirer tous les coopérants français en fonction dans les différents ministères maliens comme au sein de l'État-major », nous annonce la source.

Même si nous ne connaissons avec exactitude la réaction des autorités à la tête du pays pour le moment, il est plus que possible que le colonel Assimi Goita et son gouvernement qui ont poussé ces coopérants à quitter le Mali, tout de suite après que Bamako ait demandé aux troupes françaises et de Takuba de quitter le Mali sans délai et que la France a refusé en prétextant la sécurité des militaires français. En retour, ce sont les coopérants qui ont été forcés de quitter le pays dans les plus brefs délais. Bamako est en train de couper l’herbe sous le pied de la France, pour l’empêcher de vouloir mettre en place des représailles contre le Mali et son gouvernement. Car il est clair, que les actuels dirigeants maliens sont dans le collimateur, et Assimi Goita en a également fait les frais à la mosquée en juillet 2021.

On se rappelle encore de la réponse immédiate que les autorités ont bien voulu réserver à l’annonce « du retrait coordonné » des troupes de Barkhane et de Takuba. La nouvelle lancée depuis l’Élysée a été favorablement répondue par Bamako. « Le gouvernement a appris la décision unilatérale du retrait de Barkhane et de Takuba du Mali. Le gouvernement du Mali demande à la France de retirer sans délai les troupes de Barkhane et de Takuba. Je répète : le gouvernement demande le retrait sans délai de Barkhane et de Takuba du territoire national du Mali », a annoncé le ministre porte-parole du gouvernement, Abdoulaye Maiga, choisi pour lire le communiqué fait pour la circonstance.

Ainsi, l’analyse de cette escalade diplomatique nous amène à soutenir que le Mali n’est plus du tout d’accord avec la France, et ce n’est pas un fait nouveau. En effet, il est tout de même important de rappeler que cette dernière a toujours eu l’audace de décider, en lieu et place des décideurs du Mali, ce qui est bon ou mauvais pour les Maliens. Aussi, peut-on le dire sans se tromper, les autorités de la transition se seraient inscrites dans une logique de ne plus se laisser faire ou manipuler comme cela fut le cas des ex-présidents maliens et de leurs gouvernements.

La rupture est bel et bien là, le pays, pays souverain s’est retrouvé sur un terrain militaire avec de nouveaux partenaires. Et les résultats sont là. Même la ministre française des Armées n’a pas pu le cacher, en essayant tout de même maladroitement de s’accaparer les mérites du renforcement de l’armée malienne, en le mettant sur le compte des efforts de la présence française. Mais cela n’a pas fonctionné. L’Élysée n’est plus du tout en position de pouvoir manipuler le Mali, même à travers ses fameux coopérants. Le Mali fait ses propres choix pour son propre bien et non pour le bien des Occidentaux. 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/04/677970/Mali--terroriste-fuient

Dans Afrique

LE MALI BRISE L'EMBARGO !

Par Le 03/03/2022

Le Mali brise l’embargo ! 

Au Mali, les échecs de la force d’occupation se multiplient, non seulement sur le plan politique ou sécuritaire, mais également économique.

À peine quelques semaines après l’embargo occidental imposé au Mali, pays qui au bout de huit ans occupation militaire par les forces françaises puis otaniennes, israéliennes et américaines n’entend plus se laisser faire, pays héritier d’un empire où la population, forte de sa foi a décidé de prendre son destin en main, le Mali trouve une à une les solutions afin de contourner ces sanctions et pas de moindres :

Au Mali, le coton est la principale culture de rente. Face à la décision des pays de la CEDEAO de fermer leurs frontières avec le pays en attendant un nouveau calendrier électoral, les autorités cherchent des moyens alternatifs pour expédier la fibre.

La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a procédé le vendredi 25 février dernier, au lancement de la première vague d’exportation de coton via la Mauritanie. C’est ce qu’a rapporté l’Agence malienne de presse (AMAP).

Dans les détails, 53 camions ont pris le départ de la commune de Kati située à 15 km de Bamako en direction du Port autonome de Nouakchott pour embarquement vers les marchés d’exportation.

D’après Modibo Keita, ministre du Développement rural, l’utilisation du corridor Bamako-Nouakchott pour l’évacuation de l’or blanc malien permettra de faire face aux sanctions de la CEDEAO qui empêchent le pays d’utiliser les canaux traditionnels que sont les ports de Dakar, d’Abidjan et de Lomé.

Plus spécifiquement, l’opération aidera la CMDT à désengorger ses usines d’égrenage et à respecter les dispositions relatives aux délais de livraison dans les contrats noués avec les importateurs de la matière première qui proviennent majoritairement d’Inde, de Chine et de Thaïlande.

« C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens. Dorénavant, on ne va plus mettre tous nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations », a confié à l’AMAP, Youssouf Traoré, président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR).

Dans le pays, les autorités anticipent une récolte de 810 000 tonnes de coton en 2021/2022 contre seulement 147 000 tonnes en 2020/2021. Le prix du kilogramme a été revalorisé à 280 FCFA durant ladite année contre 200 FCFA un an plus tôt. 

Cette décision pourrait être un début pour la mise en cause du FCFA, le Mali étant capable d’entrer dans des systèmes d’échange basé sur le troc, et éviter tout recours au FCFA.

C’est un échec à double sens pour la France, puisqu’il y a 24heures, on a appris que les coopérants français au sein des différents ministères du Mali seront retirés.

Quelque temps après le retrait définitif des forces françaises du territoire malien, c’est au tour des différents coopérants. En effet, c’est « » coopérants » », présents dans les différents ministères ainsi qu’au sein de l’état-major, en tant que conseillers des autorités et apportant de même une aide dans les ministères, ne seront bientôt plus à la manœuvre.

L’information a été portée par le chargé d’affaires de l’ambassade de France, Laurent Favier, a l’issue d’un entretien avec le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

L’exportation du coton malien vers la Mauritanie, le retrait des forces Barkhane, le retrait des conseillers, le rapprochement avec l’axe de l’Est, le blocage du ciel malin aux vols interventionnistes des forces étrangères et enfin la résistance exemplaire du peuple malien face à la force d’occupation, n’est que le début d’une grande vague anticolonialiste qui ne fait que commencer.

La résistance malienne et même sahélienne est passée à l’action. Les messages sont passés, ni les sanctions, ni les menaces et ni les pressions ne feront reculer le peuple malien.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/03/677900/Le-Mali-brise-l-embargo--

Dans Afrique

MALI : LES AGENTS FRANCAIS INFILTRES DOIVENT DEGAGER !

Par Le 03/03/2022

Mali:les agents infiltrés français doivent dégager !

Au Mali, la sortie de la France se matérialise de plus en plus.

Jouant le rôle de conseillers ou plutôt de personne clé s’ingérant dans les affaires intérieures du Mali, le plus souvent dans certaines structures étatiques, les coopérants français ne sont également pas épargnés, invités à rentrer au plus tard fin mars dans leur pays. La révélation a été faite hier mardi 1er mars 2022.

Selon le média pro-français « Jeune Afrique », le chargé d’Affaires de l’Ambassade de France au Mali, M. Laurent Favier aurait informé les autorités maliennes de la décision relative au rappel des coopérants français. Si cette information s’avère vraie, elle ne pourrait s’inscrire que dans la logique du fameux divorce, comme l’appel les médias mainstream, entamé entre les autorités françaises et maliennes, depuis le début des manifestations anti-française au Mali, en 2019. La situation entre les deux pays s’est encore détériorée depuis que le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a balancé des vérités concernant le rôle de premier plan de la France dans les problèmes du Mali.

Après le discours mémorable du Premier ministre malien à l’ONU, c’est à partir de là que Paris a qualifié la transition d’« illégitime » et que la France a montré son vrai visage et son vrai mépris envers le Mali et toute l’Afrique d’ailleurs. Bamako s’est alors farouchement révolté contre Paris en posant des actes et des paroles qui ont fait trembler le Mali.

D’ailleurs, les vérités remontent toujours à la surface à un moment donné ou un autre, et ce, dans le cadre d’une politique souverainiste que défend actuellement le Mali. La vieille affaire de l’actuel ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian est également remontée à la surface.

La plainte introduite auprès du Pôle Economique et Financier de Bamako contre l’actuel ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères de la République Française, M. Jean Yves Le Drian pour son implication dans l’attribution du marché frauduleux des passeports maliens et les démarches à entreprendre dans les prochains jours étaient au centre d’un point de presse, hier mardi 1er mars 2022, à la Bourse du Travail.

Ce point de presse était animé par le président du Mouvement Maliko, M. Zanga Goïta, le porte-parole de ce Mouvement, M. Boubacar Païtao et la vice-présidente, Mme Assétou Traoré.

Selon les conférenciers, dans le cadre de ses missions de lutte contre la mauvaise gouvernance afin de restaurer l’honneur et la dignité du Mali, le Mouvement Maliko composé de plusieurs organisations de la société civile malienne à travers ses conseils a déposé, le mardi 22 février 2022 une plainte devant le Pôle Économique et Financier de Bamako contre Le Drian.

« En 2015, nous avons appris que le marché de confection du passeport malien a été attribué par le Gouvernement du Mali à la société ‘’Imedia’’, connue auparavant sous l’appellation ‘’Oberthur Technologie’’». Pourtant, c’est ‘’Bank Note’’, une société canadienne qui détenait ce marché, lit-on dans leur déclaration. Le montant de ce marché passé entre le Gouvernement et la société Imedia se chiffre à plusieurs milliards de F CFA, rappellent ses militants. Il a été attribué de gré à gré à la société Imedia sans appel d’offre, ni appel à candidature et autre procédure prévue pour les contrats administratifs. En clair, le mouvement Maliko estime que les textes n’ont pas été respectés. « Les procédures et règles instituées par la législation malienne, particulièrement le décret N°2015-06040 du 25 septembre 2015 portant code des marchés publics ont été allègrement violées à l’occasion de l’attribution du marché susmentionné », déplore-t-on. Pour le non-respect des textes, de vives interpellations ont été provoquées à l’Assemblée malienne, dans cette affaire. Aussi, les conférenciers soulignent que le non-respect des textes a été, dans cette affaire, mal perçue au sein de l’opinion publique malienne. L’histoire remonte à 2015. Jean Yves Le Drian, alors ministre de la Défense a en charge l’opération Barkhane. Il profite de sa position pour tordre le bras à Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali, afin que l’entreprise bretonne Imedia obtienne le marché de passeport malien et remplace la société canadienne Bank Note qui était jusque-là chargée de la confection de ces documents. L’été suivant, Jean Yves Le Drian voyait sa cote de popularité chuter à l’Elysée, au point que l’hypothèse de son départ du gouvernement était évoquée », rappellent les conférenciers. Le pire dans cette histoire est que Thomas Le Drian, le fils du ministre Le Drian demeure le principal actionnaire de la société Imedia. En tout cas, le mouvement Maliko reste clair sur la question : « Il ressort des investigations que l’actionnaire principal de la société Imedia, adjudicataire du marché public de confection du passeport malien n’est autre que Monsieur Thomas Le Drian, fils de Jean Yves Le Drian, actuel ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, et ministre de la Défense au moment des faits ». Jean Yves Le Drian a également usé de son influence auprès de nombreux autres Etats, singulièrement en Afrique et dans les Emirats arabes unis pour, confient les conférenciers, « faire du lobbying au profit des intérêts de son fils et de ses amis ».Dans ce cas précis de passation du marché public des passeports maliens, les agissements de l'incriminer ont consisté à se procurer des avantages. Cela, par l’interposition et en complicité avec des agents publics. Et le mouvement de préciser que lesdits agissements sont prévus et punis par le Code pénal malien. C’est compte tenu de ces facteurs que les membres annoncent avoir décidé de saisir la justice contre Jean Yves Le Drian. « Nous avons déposé, le mardi 22 février 2022, une plainte devant le pôle économique et financier de Bamako contre l’actuel ministre Jean Yves Le Drian, pour son implication dans l’attribution du marché frauduleux des passeports maliens », ont-ils annoncé. Notons qu’ils ont également remis une autre plainte au ministre Mamoudou Kassogué.

Cette affaire ne représente évidemment qu’un petit grain de sable, et que plusieurs autres affaires et de nombreuses plaintes devraient évidemment suivre à l’avenir. Le Mali est en train de mettre à nu les exactions de la France contre le Mali, et toute l’Afrique devrait suivre ce pas.

 

Mali: c'est au HCUA de confirmer sa position et non Bamako!

Au Mali, avec le renforcement de l’armée nationale et ses avancées dans le processus de sécurisation du pays, certains agents de la France dans le Nord du pays, se voient dans l’obligation de faire un choix indéfectible, être malien ou jouer les agents doubles et pousser le Mali à la scission.

Depuis la sortie, il y a quelques jours, du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), la question de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale issu du processus d’Alger a réanimé les débats publics. À cause de la fréquente récidive de cette question, beaucoup d’observateurs estiment que cette période de transition est l’occasion parfaite pour tirer au clair la question du nord au Mali.

Après une courte période d’accalmie, la fameuse question du nord refait surface pour renforcer la crise sociopolitique profonde que vit le Mali depuis un moment.  Après leur refus de prendre part aux Assises Nationales de la Refondation, certains groupes armés du nord n’ont pas manqué d’exiger de l’Etat malien la clarification de sa position par rapport à l’accord pour la paix et la Réconciliation Nationale issu du processus d’Alger. Un document dont le contenu est jugé critique pour l’unité de la nation malienne d’où toute la difficulté autour de sa mise en œuvre. Cette question continue de faire polémique au sein d’une frange importante de la population près d’une décennie après la signature de l'accord.

 Un accord signé sous pression de la France.

Commencée juste deux ans après l’indépendance du Mali en 1962 pour refuser l’autorité du président Modibo Keita, la rébellion du nord continue de faire saigner la mère patrie. Elle se poursuit successivement malgré des périodes d’accalmies imposées ou obtenues à travers des accords de cessez-le-feu consensuels.

En effet, C’est dans cette dynamique que les accords de Tamanrasset ont été signés le 6 janvier 1991 en Algérie par le colonel Ousmane Coulibaly, chef d’état-major général des armées, pour le gouvernement malien, et le même Iyad Ag Ghali à l’époque secrétaire général du Mouvement Populaire de l’Azawad, en présence du ministre algérien de l’Intérieur. Puis, le pacte national a été signé le 11 avril 1992 à Bamako dont le processus va conduire à la fameuse flamme de la Paix le 27 mars 1996 du président Alpha Oumar Konaré à Tombouctou. Un évènement gigantesque et symbolique au cours duquel 3 600 armes des anciens rebelles sont détruites et un monument érigé avec le reste des armes fondues au nom de la paix. La cérémonie avait été assistée par le président Ghanéen de l’époque, Jerry Rawlings. Mais 20 ans plus tard, ce conflit reprend de plus belle. L’effondrement de la Libye a conduit les indépendantistes à s’associer avec d’autres groupes terroristes alliés à la France pour faire entrer les soldats français, qui au dire du Premier ministre malien, ont bloqué l'avancée des militaires maliens notamment à Kidal.

Une opération qualifiée de légitime par beaucoup du fait que Paris figure parmi les principaux acteurs de la crise Libyenne et qui ont donc contribué à la venue des groupes terroristes dans le Sahel. L’ancien président tchadien Idriss Déby Itno en 2014 que l’Otan est responsable de la venue du terrorisme dans le Sahel en s'étant attaqué à la Libye, sans aucune concertation avec l’Afrique et les pays voisins de la Libye, c’est donc à elle de venir réparer ses erreurs.

Ce blocage de l’armée malienne à Kidal par l'armée française va enfoncer l’État malien, dans une position pour le pousser au démembrement, notamment avec la signature de l’accord très contesté d’Alger en 2015. Malgré la signature sous pression, ce document restera décrié par bon nombre de Maliens qui le considèrent déséquilibré et largement à l’avantage d’une extrême minorité de la population malienne.

C’est pourquoi d’ailleurs la relecture de l’accord a été proposée par les forces vives de la nation lors des Assises Nationales de la Refondation, en décembre dernier.

Mise en place du Cadre stratégique Permanent (CSP)

Attachés à l’application intégrale de cet accord pour la Paix et la Réconciliation, les mouvements armés du nord continuent de réunir leurs efforts afin d’être plus solides. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger, bien que pro-gouvernementale, ont fait une annonce de création du Cadre stratégique Permanent avec l’aide de l’Italie cette fois-ci à l’issue d’une série de rencontres tenues du 5 au 6 avril, à Rome (Italie) sous l’égide de l’Organisation non gouvernementale italienne “ARAPACIS”.

Si les objectifs annoncés de cette nouvelle alliance sont notamment de « concrétiser la mise en synergie des efforts en faveur de la mise en œuvre diligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger » et « d’opérationnaliser les mécanismes conjoints de lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes afin de garantir la libre circulation des personnes et de leurs biens », il faut souligner que les Maliens dans leur majorité ont manifesté leur crainte quant à la finalité de ce mouvement qui veut réunir tous les acteurs de la question nord y compris les plus sceptiques.

D’ailleurs, la dernière rencontre du CSP en Italie sur invitation de l’ONG ARAPACIS a suscité beaucoup de débats au Mali. Il a même fallu les précisions du ministre chargé de la réconciliation Ismaël Wague pour calmer les tensions. Par la dernière sortie du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), l’inquiétude des Maliens sur la bonne foi des ex-rebelles d’enterrer définitivement les haches de guerre et vivre en parfaite symbiose dans un Mali de paix semble de loin écarté, surtout que la France s’est trouvée en difficulté avec les autorités actuelles du Mali. À l’heure où les Maliens ont œuvré pour mettre dehors la France, il est clair qu’ils ne veulent pas que leurs agents, qui se trouvent justement parmi ces groupes au Nord, restent également au Mali et tentent de saper la politique souverainiste du Mali. C’est l’une des raisons pour laquelle Bamako doit faire face à certaines difficultés avec le Nord. Certains sont bel et bien prêts à vivre en paix et dans un Mali uni, mais d’autres sont toujours sous l’aile de la France notamment, les mêmes qui ont été formés par l’armée française.

Si le HCUA demande à l’État malien de clarifier sa position, beaucoup de Maliens demandent plutôt à ces groupes dans le Nord de clarifier leur position. Évidemment, ils peuvent vivre sur les territoires du Nord, avec le respect de la souveraineté du Mali, sans démembrement et surtout, sans être une porte d’entrée de la politique néfaste française. Beaucoup de Touareg vivaient déjà dans le Nord, et il n’y avait pas de problème, en tout cas pas aussi grave. Mais encore une fois, depuis l'arrivée de l’armée française soi-disant pour venir en aide au Mali, il est clair que le problème s’est amplifié.

Le dernier épisode illustrant de ce fait, date du retrait de la question de la police territoriale parmi les projets de loi soumis au CNT. Aussi, une association de la région de Gao dénommée « Gao-Lama Borey » s’est exprimée après le communiqué du HCUA pour dénoncer la sortie du HCUA. Elle estime que les ex-rebelles sont « dans la provocation », en attisant la flamme d’une cause perdue d’avance. Par conséquent, elle a invité le HCUA à « s’inscrire dans la logique du gouvernement sur les questions de défense et de sécurité en générale, et sur l’accord en particulier », sinon « tout autre comportement serait suicidaire pour le HCUA » selon elle.

En tout cas, jusqu’à présent, les autorités maliennes n’ont pas succombé aux pressions de la Communauté occidentale ou à la solde de l’Occident, et c’est clair qu’ils continueront de prendre les décisions en phase avec la population malienne. 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/03/02/677849/Afrique-a-quand-une-justice-noir-contre-les-blancs

Dans Afrique

LE PARTI COMMUNISTE SUD-AFRICAIN CONDAMNE LE RACISME ET LA DISCRIMINATION CONTRE LES AFRICAINS EN UKRAINE

Par Le 02/03/2022

 

2 Mars 2022

Mercredi, 2 mars 2022
Le Parti communiste sud-africain condamne le racisme et la discrimination contre les Africains en Ukraine


Dans une déclaration, le Parti communiste sud-africain (SACP) condamne les attitudes irrespectueuses déclenchées récemment contre les Africains par des acteurs étatiques et autres en Ukraine. 
 
La déclaration dénonce également l'expansion agressive de l'OTAN vers l'Est et appelle toutes les parties concernées à œuvrer pour une résolution pacifique de la situation.  
 
Plus précisément, la déclaration du SACP se lit comme suit : 
"Le Parti communiste sud-africain (SACP) condamne fermement le racisme et les préjugés raciaux ainsi que les attitudes irrespectueuses déclenchées contre les Africains par des acteurs étatiques et autres en Ukraine et à ses frontières avec certains pays. La réalité du racisme et de la discrimination raciale dont sont victimes les Africains en faveur des Blancs, qui sont prioritaires dans l'évacuation de la situation en Ukraine, implique que les Africains soient maltraités, considérés avec dédain, abordés comme s'ils étaient des criminels et des sans-droits, repoussés, entre autres, est pour le moins écoeurante. Ceci doit être considéré comme la partie émergée de l'iceberg après que les prétentions se soient déchaînées, exposant les tendances nazies et suprématistes blanches qui prévalent en Ukraine et dans les pays limitrophes dans lesquels les Africains ont fait l'expérience de la discrimination et des mauvais traitements méprisants et racistes. Le SACP exprime sa solidarité avec les personnes africaines touchées et leurs familles et appelle l'Union africaine et les gouvernements africains à prendre des mesures actives dans le cadre du droit international pour garantir la sécurité des personnes africaines et s'assurer qu'elles arrivent chez elles vivantes. Les Nations Unies ne doivent pas rester silencieuses face à cette conduite raciste, mais doivent enquêter et y faire face dans le cadre de leur programme "Fight Racism" visant à éliminer le racisme et sa base matérielle.

L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) est le principal agresseur qui a provoqué le conflit en Ukraine par son expansion vers l'est, en direction de la Russie. L'instrument impérialiste de militarisme dirigé par les États-Unis, l'OTAN, considère la Russie comme son adversaire stratégique. Par son expansion et son utilisation de l'Ukraine comme terrain d'expansion vers la Russie, l'OTAN a engendré la réaction de la Russie. Le SACP réitère son appel à l'OTAN pour qu'elle arrête complètement son expansionnisme et fasse marche arrière, et à tous ceux qui sont concernés, y compris la Russie et l'Ukraine, pour qu'ils désescaladent et arrêtent la confrontation militaire et reviennent à des moyens pacifiques de résoudre le différend. Le SACP dit non à la guerre impérialiste en Ukraine et dans toute autre partie du monde.

Dans le même ordre d'idées, le régime ukrainien doit mettre fin aux violations des droits de l'homme qu'il commet systématiquement à l'encontre de la population, surtout dans les régions de l'Est. Le régime a interdit le Parti communiste d'Ukraine et les symboles communistes en 2015 dans le cadre de sa soi-disant "dé-communisation" et de ses violations des droits de l'homme privant les personnes concernées de leurs droits à participer aux élections, à exprimer leurs libertés d'association et d'expression, et à pratiquer d'autres droits politiques."

solidnet.org

source : https://www.idcommunism.com/2022/03/south-african-communist-party-condemns-racism-discrimination-against-africans-in-ukraine.html

Tag(s) : #SACP#Ukraine

Dans Afrique

A DES FINS ELECTORALES, MACRON VEUT S'ACCAPARER LES AVANCEES DES FAMA!

Par Le 26/02/2022

Mali: Paris veut s'accaparer les avancées des Fama!

Ce n'est malheureusement pas une blague. Paris est obligé d'admettre que les Fama se sont effectivement renforcées, mais l'Élysée tente encore sa petite pirouette. Elle a osé, la France tente de s’accaparer des avancées de l’armée malienne !

Mme florence Parly, ministre des Armées de la France était face aux députés de son pays pour s’expliquer suite à l’annonce du départ de Barkhane et de Takuba.

Mme le ministre a estimé que le retrait de la France est un échec politique des autorités de la transition. Sur le plan militaire, Mme Florence Parly souligne que le Mali n’est pas un sanctuaire terroriste et que les FAMA sont aujourd’hui « une armée bien plus forte qui a montré sur le terrain qu’elle était capable de faire face aux groupes armés terroristes qui est une grande réussite ». Il n’était donc plus possible à la France de cacher les réussites spectaculaires de l’armée malienne dans les opérations de sécurisation.

Attribuant cette réussite à la France, elle a affirmé que « Wagner n’est pas la cause de notre départ ».

Florence Parly a expliqué qu’ils sont au total, 125.000 militaires français se sont succédé sur le théâtre des opérations au Mali depuis 2013. Vantant le mérite des soldats français, Florence Parly a estimé que les militaires français ont fait un travail exemplaire: « Depuis 2013 au Mali, ils se sont relayé pour lutter contre le terrorisme et sans leur professionnalisme et leur ardeur au combat, le Mali aurait peut-être connu le même sort, le même destin que l’Irak et la Syrie.

Le nouveau jeu diplomatique de la France, c’est de dire maintenant que c’est grâce à la France que l’armée malienne peut se tenir debout face au groupe terroriste. Alors que c’est avec le départ de la France et de ses alliés que les Fama ont pu réussir ce véritable coup de force.

Il est clair que ce coup de pub vise principalement les pays voisins du Mali comme pour dire qu’en accueillant les forces françaises, votre armée nationale deviendra aussi forte que celle du Mali.

Mais ce qui a toujours inquiété les occidentaux, c’est l’effet domino.

Les tensions entre Paris et Bamako sont allées à un degré extrême depuis quelques mois. Du président Emmanuel Macron à sa ministre des Armées, Florence Parly en passant par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, le climat diplomatique s’est détérioré pour des raisons que l’on connait tous malheureusement.

Depuis, les choses ne sont plus allées comme on la France le souhaite. Elles sont allées jusqu’à l’annonce du retrait des forces françaises et européennes du sol malien. La politique néocolonialiste de la France et de ses alliés ne fait qu’augmenter le sentiment anti-français.

Chose qui n’arrangerait pas Paris du point vue politique et économique, car beaucoup de Maliens redoutent que la présence française au Mali depuis 2013 relève des intérêts que le grand public ne connait pas. Des intérêts, qui pour l’heure, seraient totalement compris du peuple malien et même sahélien. Face à tout ceci, le Mali va donc ouvrir la voie aux autres pays d’Afrique qui cherchent depuis des années leurs indépendances, la vraie indépendance ?

Le Mali qui constitue pour beaucoup l’épicentre de l’Afrique de l’Ouest dans le domaine du panafricanisme saurait donner un nouveau souffle pour que toute l’Afrique puisse se développer finalement aux dépens d’une puissance néocolonialiste dont les peuples ne souhaitent plus subirent l’affront.

Lors de la manifestation après l’annonce du retrait de Barkhane et de Takuba du Mali, des Ivoiriens, Guinéens, Burkinabès, Sénégalais, diaspora à travers le monde etc. tous étaient sortis pour accompagner le Mali dans le cadre de cette lutte pour la libération de l’Afrique et du Mali.

« Le Mali est un peuple frère, un peuple ami. Donc, nous sommes obligés de venir les aider, car si ça ne va pas au Mali, ça n’ira pas au Sénégal ni en Côte d’Ivoire. La stabilité doit venir pour nous autres vivant en paix. C’est le plus important. Je suis d’accord sur le fait que les Maliens disent que la France a échoué dans sa lutte contre le terrorisme au Sahel », a laissé entendre un manifestant.

Ce commentaire montre simplement que le sentiment du Mali contre la France et ses alliés est partagé au-delà des frontières. L’effet domino serait mis en place, et malgré le coup de pub que l’oligarchie française tente de mettre en place pour dire que c’est grâce à la France que l’armée malienne arrive à sécuriser le pays, la vision des maliens ne changera de tout façon pas. Cette époque est révolue, plus personne ne croit à ces balivernes, qui ne sert seulement d’argument politique à l’approche de l’élection présidentielle en France et rien d’autre. 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/02/25/677531/Mali--Paris-veut-s-accaparer-les-avanc%C3%A9es-des-Fama-

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MALI : LA CEDEAO QUI ROULE POUR L'OCCIDENT PREND SES CLICS ET SES CLAQUES

Par Le 24/02/2022

Mali : la CEDEAO prend ses clics et ses claques 

En moins de deux mois après les sanctions imposées par la CEDEAO au Mali, cette instance qui agit dans l’intérêt des services occidentaux, bloqué par la résistance du peuple malien et se rendant compte que le Mali ne se pliera en aucun cas face à ses pressions, a décidé d’envoyer une délégation au Mali.

Selon RFI, Goodluck Jonathan rencontrera les membres du Comité local de suivi de la transition - les représentants à Bamako de l’Union africaine, de la CEDEAO et de la Minusma -, ainsi que des diplomates en poste dans la capitale malienne et bien évidemment les autorités de transition : des rencontres sont prévues avec plusieurs ministres (Affaires étrangères et Administration territoriale notamment) et avec le président de transition, le colonel Assimi Goïta, selon un projet de programme encore en cours de finition ce mercredi. 

Cette décision précipitée d’envoyer une délégation au Mali intervient après le fait que le Mali a décidé de porter plainte contre l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour violation des textes.

Le gouvernement du Mali avait condamné et qualifié les sanctions prises conjointement par la CEDEAO et l’UEMOA, d’illégales. Ces sanctions consistaient en effet à un embargo commercial et le gel des avoirs maliens dans les banques centrales et commerciales dans les pays membres de l’UEMOA. Après avoir sorti un communiqué pour dénoncer la mise en application des sanctions par l’UEMOA soulignant le fait que cela viole les textes de l’organisation, Bamako a décidé de déposer une plainte contre l’UEMOA.

En effet, le fait que la nation malienne qui continue à se battre contre l’occupation étrangère, décide de choisir des alliés et qu’elle aille voir du côté de ses voisins puissants comme l’Algérie, puis du côté de la Russie et encore du côté de l’Iran, cela veut dire que le concept de la Résistance s’est largement consolidé et que le Mali a décidé au mépris de la présence des Français d’élargir le domaine de ses coopérations et d’inclure les pays ennemis de la politique colonialiste franco-américaine dans son pays.

De son côté, l’armée malienne, cette armée que le clan occidental a tenté durant toutes ces années de diaboliser, ne cesse de réaliser des opérations contre les terroristes.

L’armée malienne a annoncé mardi soir dans un communiqué avoir « neutralisé » ou arrêté des « terroristes » lors d’opérations au cours des derniers jours, dans les régions de Tombouctou, Ségou, Mopti et Bandiagara, au nord-est de Bamako.

Selon un communiqué de l’état-major des armées, qui avait déjà annoncé avoir tué près de 60 « terroristes » dans le nord du Mali la semaine dernière, « les Forces armées maliennes (FAMA) continuent de consolider les acquis opérationnels face à des terroristes de plus en plus fébriles, en débandade, adoptant l’évitement et se dissimulant dans la population en mode d’action ».

En voulant suivre les directives de l’Occident, qui cherche absolument à instaurer des divisions au sein de l’Afrique, une instance comme la CEDEAO est en train de se mettre toute seule dans un bourbier, croyant vouloir simplement mettre la pression sur les autorités maliennes. L’erreur des occidentaux et en l’occurrence la France et les États-Unis, c’est qu’ils n’ont toujours pas compris qu’un régime de sanction comme celui instauré par la CEDEAO contre le Mali, poussent justement à l’union au sein du pays, et ouvre la porte à d’autres pays. L’ère des sanctions sévères visant à isoler les pays est révolue. Les Maliens ont à plusieurs reprises évoqué l’idée que le Mali devrait se retirer de la CEDEAO, mettre dehors les troupes militaires étrangères, renationaliser ses ressources naturelles et aussi sortir du franc CFA.

Le Mali est et reste un pays indispensable à bien des égards, et la décision de la CEDEAO est une décision qui pousse le Mali à se libérer et cela va se retourner contre la CEDEAO ou ses maîtres occidentaux.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/02/24/677462/Mali--la-CEDEAO-devrait-prendre%C2%A0ses-clics-et-ses-claques

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MALI : L'OFFENSIVE DES FAMAS ET LES VERITES DU PREMIER MINISTRE CHOGUEL MAIGA !

Par Le 23/02/2022

 Mali : l’offensive des Famas et les vérités de Maiga !

Au Mali, vu le manque de professionnalisme des médias occidentaux, principalement français, il est important de relayer correctement les informations concernant le bilan positif des Forces armées maliennes.

Dans une interview sur les médias français, le Premier ministre Choguel Kokala Maiga a déclaré qu’effectivement, les forces armées maliennes enregistrent des avancées considérables. Dans une interview, le Premier ministre malien Choguel Maïga donne le point de vue de Bamako sur le déroulement de la transition et sur la crise diplomatique avec Paris.

« On a inoculé chez les Africains le virus de la défaite. Le peuple malien veut être libre, et nous allons le libérer ». Hier, le Premier ministre du Mali Choguel Maïga, dans une interview accordée aux médias français, a une nouvelle fois été direct.

Le chef du gouvernement malien a, comme à son habitude, évité la langue de bois, au moment de s’adresser au journaliste Alain Foka.

Il a, en effet, explique pourquoi Assimi Goïta et les autres membres du Conseil national de transition ont une façon différente de voir les choses, par rapport aux précédents dirigeants politiques.

« Ces officiers ont passé entre 15 et 18 ans sur le terrain des opérations militaires dans le nord, ils ont été séquestrés par les terroristes pendant des mois, ils ont échappé à des embuscades. Et lui, Assimi Goïta, c’est le commandant des forces spéciales. Donc ces hommes ont vécu dans leur chair, dans leur âme, toutes les trahisons, tous les coups bas », explique Maïga.

« Cela fait déjà deux ans que le Mali est seul » sur le terrain militaire, poursuit le Premier ministre, qui assure qu’après la récente offensive des forces armées maliennes (FAMa), notamment à Niono et à Djenné, plus de 50 000 déplacés ont pu regagner leurs foyers. L’opération, qui selon Choguel Maïga a été préparée en décembre, a coûté la vie à huit soldats maliens. Mais du côté des groupes terroristes affiliés à al-Qaïda et à Daech, plus de 80 éléments ont été neutralisés. Une offensive 100 % malienne qui, malgré les pertes, enregistre un bilan supérieur à celui de Barkhane en 2019 par exemple.

Le Premier ministre malien assure d’ailleurs que le retrait français — qu’il qualifie toujours de trahison —, pourrait avoir des effets positifs. Pendant l’opération Serval, rappelle Maïga, « l’armée française, qui n’était pas prévue au sol, déploie 4 000 militaires au sol, qui bloquent l’avancée des FAMa à leur arrivée au Kidal ». Choguel Maïga insiste sur le fait que la réussite de l’offensive antiterroriste en 2013 fut du fait de l’armée malienne et que, contrairement à ce que l’on raconte, la présence militaire française était contre-productive.

« Est-ce que vous savez qu’Assimi Goïta faisait partie des forces qui ont été bloquées à la porte de Kidal ? » dévoile même le chef du gouvernement malien.

Le Premier ministre malien lève aussi le voile sur la présence russe au Mali. Il affirme que Bamako s’est allié à des « soldats et formateurs russes », mais qu’il « ne connaît pas de Wagner », c’est une invention des médias français. Maïga affirme encore que l’objectif est de « protéger les Maliens ».