ARMEE ANTI-PANAFRICANISTE CEDEAO/PARIS

tourtaux-jacques Par Le 06/08/2022 0

Dans Afrique

L’armée anti-panafricaniste de la CEDEAO et de Paris 

«Je peux vous dire aussi qu’il est déjà sur la table de la CEDEAO la création d’une force anti-putsch….Nous sommes au 21ème siècle. Le coup d’Etat est inadmissible et inacceptable …. Non !… C’est le peuple qui a le droit de sanctionner les dirigeants…», a souligné le Président de la République de Guinée-Bissau, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etats et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Umaro Sissoco Embalo. C’était le 28 juillet dernier. Le Général Umaro Sissoco Embalo n’a pas donné plus de détails sur cette force anti-putsch qui sera le bras armé de l’organisation sous-régionale pour empêcher la conquête du pouvoir par la force. La fin d’une certaine flexibilité et d’une clémence de la CEDEAO à l’égard des auteurs des coups d’Etat militaires ? 

Dans une sous-région tourmentée par des coups de force militaires qui n’arrangent pas toujours les pays occidentaux, la création d’une telle force est devenue une nécessité pour eux, voire un passage obligé avant même le problème du terrorisme. Pour qu’une telle force puisse atteindre ses objectifs, il faut que les membres de la CEDEAO soient en première ligne dans son financement. Dans une certaine mesure, l’Union africaine (UA) peut apporter un appui conséquent dans la constitution et le financement de cette armée sous-régionale dont la création serait “dissuasive”. Étant la première armée de la sous-région, le Nigéria doit accepter d’assumer pleinement et efficacement son rôle de leader dans le pilotage de cette force malgré les nombreux problèmes d’insécurité qui déstabilisent le pays depuis des années. 
Les coups d’Etat militaires constituent des reculs majeurs pour certains pays d’Afrique de l’Ouest. Une région où des peuples à travers des choix dans les urnes ont prouvé qu’il est possible d’aller à une alternance pacifique du pouvoir mais au bénéfice de pays tiers comme la France.  

Toutefois la mise en œuvre de l’initiative de l’actuel président en exercice de la Cédéao doit tenir compte des conditions dans lesquelles surviennent ces coups de force condamnés par les textes communautaires. Cette force empêchera-t-elle les chefs d’Etats qui font fi du fait qu’ils détiennent pour certains leur légitimité des pays occidentaux et donc leur légalité à exercer le pouvoir en son nom, de se permettre tous les abus contre ce même peuple avec une Communauté internationale qui ferme les yeux. 

L’initiative serait donc lancée par la France et les États-Unis afin qu’elle puisse garantir que les pays d’Afrique de l’ouest ne suivent pas la voie du souverainisme. Mais cela, de la poche des africains. Donc encore une fois, ce serait encore aux pays d’Afrique de se retrouver à financer un projet alors qu’ils ont besoin de s’allier pour combattre ensemble le terrorisme, qui pour rappel, a été importé et financé par les Occidentaux sur le continent. Les armées africaines doivent s’unir pour éradiquer le terrorisme une bonne fois pour toute et non pour rassurer les Occidentaux ou encore pour servir leurs intérêts. 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/08/05/686804/Zoom-Afrique-du-5-ao%C3%BBt-2022

 

 
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire