LE BURKINA FASO LANCE UNE NOUVELLE ALLIANCE SAHELIENNE!

tourtaux-jacques Par Le 26/04/2022 0

Dans Afrique

 Le Burkina Faso lance une nouvelle alliance sahélienne !

Il est clair que pour qu’un pays avance dans la voie du développement et de la sécurisation, il faut une relation solide avec ses voisins. Le pays des hommes intègres opte donc pour une coopération accrue avec ses voisins dans le domaine de la sécurité.

L’histoire a bien démontré que dans la lutte contre le terrorisme, les coopérations régionales sont beaucoup plus efficaces qu’une coopération avec les Occidentaux.

Une opération conjointe menée par les Forces de Défense et de Sécurité du Burkina Faso et l’armée nigérienne, a permis de mettre hors d’état de nuire, une centaine de terroristes et interpellé une quarantaine de suspects.

Les initiatives de coopération dans la sous-région ouest-africaine pour contrer la menace terroriste qui étend ses tentacules depuis près d’une décennie, commencent à donner des résultats probants. Entamée depuis peu, par les forces armées du Burkina Faso et celles nigériennes, l’opération dénommée Taanli 3 a révélé son efficacité.

En effet, une centaine de présumés terroristes ont été neutralisés et 40 suspects ont été interpellés, selon le bilan de l’opération conjointe Taanli 3 entre les armées du Burkina et celles du Niger. L’opération commencée le 2 avril dernier a pris fin ce lundi 25 avril en présence des chefs d’états-major des deux forces armées.

Outre l’opération Taanli 3, des initiatives sous-régionales sont également en cours entre le Bénin, le Togo, le Burkina, le Ghana voire la Côte d’Ivoire pour mieux structurer une réponse coordonnée contre le terrorisme qui se révèle être une menace sérieuse au développement de la région.

Mais le Burkina Faso veut également suivre la voie du Mali.

Alors que le Mali a décidé de prendre en main la défense de son territoire face au terrorisme, le Burkina Faso voisin a décidé de lui emboîter le pas. Selon les informations, Ouagadougou a dépêché une délégation auprès des autorités maliennes pour coordonner les actions des deux pays.

Le Burkina Faso et le Mali font partie des pays durement touchés par le terrorisme au Sahel surtout depuis l’arrivée massive des troupes d’occupation étrangère censées combattre le terrorisme. Dans la logique de coordonner leurs actions, Ouagadougou a dépêché une délégation à Bamako pour y rencontrer les autorités et évoquer la situation entre leurs deux frontières.

« Conduite par le Commandant des opérations du théâtre national, le Lieutenant-colonel Yves-Didier BAMOUNI, la délégation était porteuse d’un message du Chef de l’État à son homologue et frère, le Président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi GOÏTA », a indiqué la présidence du Faso dans un communiqué. « Le renforcement de la coopération opérationnelle entre les deux pays a été au centre des échanges entre le Chef de l’État malien et la délégation burkinabée », ajoute le document.

« L’objectif de la mission, a expliqué le Chef d’escadron KIENDREBEOGO, Directeur de cabinet du Président du Faso, était d’abord de rappeler au voisin et partenaire malien que “nous avons les mêmes problèmes de sécurité et le même ennemi”, et qu’à ce titre, “nous devons donc rester solidaires pour relever les défis qui se posent à nos deux pays” », a rapporté la présidence du Faso.

Le même communiqué explique que cette mission entre dans le cadre de la volonté du Burkina Faso à travailler de concert avec son voisin. « Il s’est ensuite agi pour les autorités burkinabées de réaffirmer leur volonté de continuer la coopération militaire et sécuritaire avec le Mali et de la renforcer notamment par l’intensification des opérations sur le terrain », soutient a déclaration.

Pour le Burkina Faso, « l’ambition est d’anticiper les problèmes sécuritaires que pourrait engendrer un repli des groupes armés terroristes sur le territoire burkinabé, en raison de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité maliennes dans la lutte contre le terrorisme, d’où l’intérêt de développer des synergies pour contrer ces forces du mal ».

Le Mali et le Burkina Faso ont en partage plus de 1200 km de frontière et sont engagés dans la lutte contre des groupes armés terroristes. Avec les tensions politiques entre la France et le Mali, Bamako a décidé de défendre lui-même son territoire en se donnant les moyens d’y arriver. Une décision qui a porté ses fruits avec des gains considérables enregistrés.

Cette montée en puissance des forces maliennes et la stratégie offensive adoptée ont forcé apparemment l’admiration du voisin burkinabée qui a décidé de se rallier à la stratégie et d’y mettre du sien pour chasser les groupes terroristes des deux territoires.

Beaucoup l’ont déjà dit auparavant, qui est réellement prêt à mourir pour le continent africain si ce n’est que les Africains eux-mêmes !

http://french.presstv.ir/Detail/2022/04/26/681011/Zoom-Afrique-du-26-avril-2022

 
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