LE MALI IMPOSE SA LOI A L'OCCIDENT !

tourtaux-jacques Par Le 15/06/2022 0

Dans Afrique

Le Mali impose ses conditions aux Occidentaux !  

Si les Occidentaux tiennent absolument à être présents au Mali, ce ne sera pas comme en terrain conquis.  

Concernant le renouvellement du mandat de la Minusma, l’une des conditions est que la mission soit centrée sur la protection des populations civiles que le Mali estime négligées actuellement par la Minusma. 

La relation entre le Mali et la Minusma présage un avenir difficile entre les deux parties. 

Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, El-Ghassim Wane, le représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali est revenu sur différents rapports de la mission onusienne qui pointent du doigt les violations des droits humains commises par les terroristes tout en accusant également les Forces armées maliennes et les soldats russes. 

Suite à la publication de ces rapports, l’organe international a montré sa disposition à vouloir se positionner derrière la politique de vengeance française. 

De son côté, le gouvernement malien de transition pose des conditions à sa future collaboration avec la Minusma. Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères, demande ainsi que le mandat de la Minusma soit axé sur la protection des civils. 

Le ministre des Affaires étrangères du Mali a déploré, dans un contexte asymétrique, l’inefficacité des Casques bleus dans leur mission de protection des civils. « Il est indispensable que le mandat de la Minusma soit centré sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire », a insisté Abdoulaye Diop. Affirmant que le mandat de la MINUSMA doit prendre en compte la montée en puissance des forces armées maliennes. Ainsi, le chef de la diplomatie malienne a souligné « la nécessité d’une meilleure coordination des actions de la Minusma avec l’état malien ». Cela, dit-il, de manière à assurer une pleine efficacité dans l’accomplissement de son futur mandat. 

Le gouvernement du Mali, a-t-il déclaré, exprime son opposition ferme à l’intervention sur son territoire de la force barkhane. « Après la décision unilatérale de retrait de celle-ci ainsi que la dénonciation par le Mali des accords de défense avec la France » a-t-il précisé. S’agissant de la CEDEAO, Abdoulaye Diop a indiqué que le gouvernement n’a jamais rompu les pourparlers avec l’organisation sous régionale. Il espère que les sanctions seront bientôt levées. Sur la question de Wagner, Abdoulaye Diop a réaffirmé que le Mali entretient un partenariat d’État à État avec la Russie. « Nous ne connaissons pas de Wagner », a-t-il rappelé. Le chef de la diplomatie malienne a indiqué qu’il est » indispensable de centrer le mandat de la MINUSMA sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ». 

La population malienne n’a pas du tout la même appréciation sur la présence de la Minusma dans leur localité. Les Maliens dénoncent constamment l’inaction de la Minusma face à des attaques terroristes et les violences contre la population. 

Les États-Unis profitent de la situation pour se lancer dans la reconquête du Mali. 

Ce mardi, le ministre des Affaires étrangères M. Abdoulaye Diop a rencontré Mme Linda à New York, l’ambassadeur représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies. Au cours de leurs échanges, ils ont discuté sur la situation actuelle du Mali. Plusieurs points ont été abordés, tels que le renouvellement du mandat de la Minusma et le processus de la transition, y compris le dialogue avec la Cedeao. 

Et en parallèle, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, chef de l’État, a accordé, ce 14 juin 2022, une audience à Roger Carstens, envoyé spécial du président américain, chargé des questions d’otages, informe la Présidence malienne. 

M. Carstens était en visite au Mali du 12 au 14 juin 2022, en vue d’échanger sur les efforts mutuels à déployer par les deux pays pour porter secours aux otages américains. Il était accompagné par l’ambassadeur des États-Unis au Mali, Dennis Hankins. « Ce fut un honneur pour moi d’être reçu par le président de la Transition pour parler des otages américains », a confié à la presse l’envoyé spécial du président Joe Biden, à sa sortie d’audience. 

Avec le chef de l’État malien, les hôtes du jour ont également eu des échanges au sujet des otages d’autres nationalités. La délégation américaine a trouvé que le président de la Transition est dans de bonnes dispositions pour aider les otages de toutes les nationalités. 

L’envoyé spécial du président américain a remercié le chef de l’État malien pour tous les efforts qu’il déploie pour la libération des otages. Pour sa part, le président de la Transition a salué l’engagement des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme. « La situation est complexe. 

Pour cela, nous devons avoir une coordination de qualité », a déclaré le président Goïta avant de poursuivre que le Mali reste totalement disponible pour soutenir tous les efforts de lutte contre le terrorisme. 

Il faut rappeler que M. Carstens est un lieutenant-colonel de l’armée à la retraite. Il a servi au sein des Forces spéciales et au 1er Bataillon des Rangers. Il est diplômé de l’Académie Militaire des États-Unis et titulaire d’un Master de l’Université américaine de Guerre navale et de l’Université St. John. 

Il faut savoir que les fameux otages américains sont des personnes qui ont été kidnappées depuis au moins 2016. Et ce n’est que maintenant en juin 2022 que le gouvernement américain prend des dispositions pour les libérer ? Les otages ne concernent pas seulement les Américains, mais également d’autres nationalités, notamment le journaliste français Olivier Dubois, dont le gouvernement français est toujours sous silence. En bref, que veut réellement Washington ? Pourquoi ces prises de contact avec les Autorités maliennes ? 

Dans un communiqué rendu public, le jeudi dernier, les États-Unis se sont prononcés sur l’annonce du calendrier de transition par les autorités maliennes. « Nous exhortons le gouvernement malien de transition à prendre des mesures durables et tangibles en vue de la tenue d’élections, y compris des critères de référence détaillés et l’adoption rapide de la loi électorale. Des processus transparents et inclusifs qui respectent les diverses perspectives et les libertés fondamentales sont essentiels pour construire une base solide pour l’avenir », indique le document. 

Les États-Unis, précise le document, réitèrent leur engagement à soutenir les processus de transition afin de favoriser un avenir de gouvernance démocratique responsable pour le peuple malien. Les États-Unis se sont aussi « félicités de l’engagement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à continuer de collaborer avec les autorités maliennes pour soutenir les initiatives visant à rétablir l’ordre constitutionnel. »

« Nous encourageons le Mali et la CEDEAO à parvenir à un accord, en particulier sur un mécanisme de suivi solide, assorti de critères de référence tangibles, pour le reste de la transition », lit-on dans le communiqué. Voici donc la vraie position des États-Unis. Mettre la pression sur le Mali en s’alignant sur la politique de la France. Les mêmes dispositions sont prises pour créer la déstabilisation au Mali.  

Des chevaux de Troie sont démasqués, ce qui montre que malgré tout, les autorités maliennes sont sur leur garde. En effet, c’est très mal qu’elle met en avant son statut d’ancienne participante du prestigieux programme YALI/Mandela Washington Fellow. 

Sadya TOURÉ une élève franc-maçon, Ambassadrice d’Orange Mali et aussi de la Campagne pour briser les barrières sur la représentation des jeunes femmes dans la Politique lancée par Democracy World Mouvement, ancienne membre du Parlement National des Enfants du Mali. 

Produit purement américain, en mission de l’Occident contre la transition malienne. 

Rappelons qu’elle a obtenu un financement, obtenu auprès de MADRE, une organisation américaine de soutien aux femmes et aux filles. Mais si les objectifs visent un succès, l’ouverture de Sadya s’est avérée plus destructrice en affichant un tableau sombre des Maliennes. 

Il est clair que derrière ce projet, se cache une ambition bien nourrie de saper les efforts des autorités pour la paix et la réconciliation. Oui, « tout enfant mérite un environnement de paix avec une éducation de qualité sans discrimination pour développer son potentiel ». Mais, le contexte ne s’y prête pas quand on sait que tout se met en place afin de finir avec le spectre de la violence, promouvoir l’autonomisation régionale. 

Sayda Touré doit comprendre que l’heure n’est point au réveil des vieux démons de la discrimination pour faire croire au monde qui veut l’entendre que certaines régions sont toujours laissées pour compte. 

Somme toute, Sadya Touré n’œuvre pas pour un Mali libre et prospère. Plutôt, elle roule pour certaines puissances qui ne sont pas prêtes à voir le Mali sortir de sa crise multidimensionnelle. 

Quoi qu’il en soit, les conditions sont imposées par le Mali. Pas de Barkhane sur le territoire malien, cela est très clair, et concernant les Américains ou encore la Minusma, s’ils veulent être présents pour aider le Mali, ce sera sous les conditions qu’imposera Bamako et rien d’autre. Le Mali a mis la France dehors, ce n’est pas pour ramener un autre colon prendre possession de son territoire.  

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/15/683924/Zoom-Afrique-du-15-juin-2022

 
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