LE MALI S'OPPOSE A L'INTERVENTION DE BARKHANE SUR SON TERRITOIRE

tourtaux-jacques Par Le 14/06/2022 1

Dans Afrique

Mali : une nouvelle Constitution anti-occupation ?

Selon un décret présidentiel publié vendredi soir, une commission chargée d’élaborer une nouvelle constitution a été mise en place. Elle a un délai maximal de deux mois pour déposer son rapport. 

Au Mali, les autorités de la transition continuent les réformes politiques engagées pour organiser les prochaines élections. Selon un décret présidentiel publié vendredi soir, une commission chargée d’élaborer une nouvelle constitution a été créée. 

« Il est créé, auprès du président de la transition, une commission de rédaction chargée d’élaborer un avant-projet de loi portant constitution de la République du Mali, dans le cadre de la refondation de l’État », peut-on lire dans le décret, dans son article 1er. « Dans le cadre de sa mission, “la commission peut faire appel à des personnes ressources. Elle consulte l’ensemble des forces vives de la Nation”, a précisé le décret. “A la fin de sa mission qui excédera pas deux mois, la commission remet au président de la transition un rapport de fin de mission et l’avant-projet de constitution.” 

Après le coup d’État de 2020 le gouvernement malien s’était engagé dans plusieurs réformes avant l’organisation d’élections. Ainsi, un référendum sur l’adoption d’une nouvelle Constitution avait déjà été prévu en 2021. 

Ce référendum devrait permettre de réviser la Constitution de 1992 dont la modification sous le mandat de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) s’était heurtée à des manifestations populaires. Alors qu’un gouvernement de transition est à la tête du pays depuis le coup d’État de 2020, les nouvelles autorités espèrent obtenir l’assentiment de la classe politique et de la population pour réformer la Constitution. 

Après l’annulation des accords de défense avec la France, beaucoup se demandent si la nouvelle constitution ne visera pas la Minusma. 

Mali : les derniers souffles de Macron ! 

À l’occasion du séjour à Paris du président sénégalais Macky Sall, le chef d’État français Emmanuel Macron a reçu son homologue à l’Élysée. Les deux dirigeants se disent très « très convergents » sur le fait que « Wagner est la garde prétorienne d’un régime qui a pour premier objectif de se protéger », a déclaré l’Élysée. 

Le président français Emmanuel Macron n’a toujours pas dit son dernier mot après son bilan militaire et diplomatique catastrophique au Mali. Suite à l’autodétermination des peuples maliens de se prendre eux-mêmes en charge et de trouver par eux-mêmes, les solutions à leurs problèmes politique et sécuritaire, les relations franco-maliennes se sont totalement dégradées. Mais, l’Élysée, encore dans la nostalgie des années impérialistes, pense encore pouvoir rattraper le coup. 

Lors d’une visite à l’Élysée, le 10 juin 2022, le président sénégalais Macky Sall a échangé avec son homologue français Emmanuel Macron sur la question du Mali. Pour Emmanuel Macron, il faut à tout prix maintenir « la pression » sur les autorités de la transition à Bamako. Car, « plus le temps passe, plus elles éliminent ses opposants et plus elles s’installent dans le confort relatif qui va avec la protection que lui apporte Wagner », a expliqué la présidence. 

Pour Emmanuel Macron qui n’a jamais digéré la rupture définitive entre Paris et Bamako, « Wagner est la garde prétorienne d’un régime qui a pour premier objectif de se protéger ». Une idée également partagée par son homologue sénégalais qui préside actuellement l’Union africaine (UA). 

Les deux chefs d’État « ont partagé leurs préoccupations sur la manière de faire de Wagner, et notamment les crimes qu’il commet » dans le pays. « Il faut que Wagner parte » du Mali, selon la présidence. 

Les intérêts de Paris au-dessus de ses convictions 

En réalité, l’intervention française au Mali qui date de 2013 et qui présente des résultats très mitigés n’a permis en rien d’éliminer la menace terroriste dans la région. Mais depuis l’arrivée au Mali de partenaires russes, Paris voyant la rupture totale entre les deux capitales, cherche par tous les moyens pour discréditer les efforts menés par l’armée malienne. 

Emmanuel Macron qui a toujours appelé les autorités actuelles par le vocable de « junte » a pourtant apporté son soutien à la succession dynastique en cours au Tchad, après la mort du président tchadien Idriss Deby, décédé dans des circonstances obscures. Au Tchad, pour servir ses intérêts militaires, Emmanuel Macron a ainsi supporté un régime qu’il pouvait appeler « illégitime », mais au Mali, il parle de « junte » et de « pouvoir autocratique » en insistant sur un transfert de pouvoir aux civils. Pourquoi le discours du colon moderne change d’un pays à un autre ? 

L’armée malienne a annoncé samedi, avoir neutralisé 18 terroristes au cours des opérations menées dans les régions de Bandiagara et Douentza, dans le centre du pays. 

Les Forces armées Maliennes (FAMa) ont ciblé samedi, avec des frappes aériennes, des refuges des terroristes dans le centre du pays. L’offensive surprise a fait une dizaine de morts, dont trois chefs actifs, dans le rang des terroristes. 

« Sur la base de renseignements, des actions aéroterrestres dans la région de Bandiagara ont fait le bilan suivant : 03 refuges terroristes démantelés, des armes, munitions et matériels de fabrication d’Engins Explosifs Improvisés (EEI) détruits, des matériels civils volés aux populations récupérées, 13 terroristes neutralisés dont 3 chefs actifs à savoir Moussa Sangaré, Alias Emerana, Younoussa Sangaré et Boubary Sangaré », indique le communiqué des FAMa. 

Dans la région de Douentza, 05 terroristes jalonnant une mission dans la zone de Serma ont été neutralisés et leurs armes et motos récupérées. « Des frappes aériennes ont ciblé le samedi 11 juin 2022, des refuges terroristes dans la région de Nara et la zone du Baoulé, dont l’exploitation est en cours dans le sud du pays », informe le communiqué. 

Selon la déclaration du chef d’état-major de l’armée malienne, « 168 terroristes neutralisés et 37 autres ont été interpellés et une quantité d’armes et de véhicules ont été saisis au cours du mois de mai 2022, dans le centre et le sud du pays ». 

En d’autres termes, Macron n’est toujours pas prêt visiblement à voir que les Fama, à eux seuls, apportent un bien meilleur bilan en quelques mois dans la lutte contre le terrorisme, qu’en 10 ans avec la présence de Barkhane et de la Minusma. Voici ce qui dérange le plus Macron et sa bande. 

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/13/683818/Zoom-Afrique-du-13-juin-2022

 
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Commentaires

  • Tourtaux

    1 Tourtaux Le 15/06/2022

    Lyes Ammali
    La détestation et le sentiment anti-français ne font que s'accroître , c'est bon, la France n'est plus acceptée en Afrique, elle est définitivement démasquée.

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