MALI : A CHAQUE RETRAIT DE BARKHANE, UNE NOUVELLE TUERIE !

tourtaux-jacques Par Le 22/06/2022 0

Dans Afrique

Mali : à chaque retrait de Barkhane, une tuerie à la clé ! 

Le Gouvernement de la République du Mali a le profond regret d’informer que les paisibles populations des villages de Diallassagou, Dianweli, Deguessagou et environs dans le Cercle de Bankass ont fait l’objet d’attaques terroristes lâches et barbares, dans la nuit du 18 au 19 juin 2022. 

Le bilan cumulé fait état de 132 civils froidement tués par les éléments de la Katiba du Macina de Amadou Kouffa dont plusieurs, parmi les auteurs, ont été formellement identifiés. 

En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement présente les condoléances les plus émues de la Nation aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. 

Le Gouvernement condamne avec la dernière rigueur les attaques et exactions perpétrées contre de paisibles populations et rassure que toutes les dispositions seront prises pour rechercher et traduire les auteurs de ces actes criminels devant la justice. 

Le Gouvernement appelle à la communion des cœurs et des esprits des Maliens face à cette épreuve et réitère que la sécurité et la protection des personnes et leurs biens restent sa priorité absolue. 

En conséquence, les vaillantes Forces de Défense et de Sécurité, en première ligne dans la lutte contre le terrorisme, continueront avec détermination la dynamique de recherche et de destruction des sanctuaires terroristes, dans le cadre du Plan Maliko et de l’opération Keletigui, en veillant au respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme. 

Quelques heures après le massacre de plus de 100 civils par des hommes armés terroristes à Bankass, plus précisément dans la commune de Diallassagou, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, lors de la remise des clés des tracteurs subventionnés aux producteurs agricoles hier à Samanko, s’est incliné devant la mémoire des victimes. Une occasion pour lui de rassurer que ce crime ne restera pas impuni. « Tout d’abord, nous nous inclinons devant la mémoire de nos populations qui ont été victimes de l’attaque barbare survenue dans la commune de Diallassagou. Nous promettons que cet acte barbare inqualifiable ne restera pas impuni », a-t-il déclaré, avant d’entrer dans le sujet du jour. Survenue dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 juin 2022, cette attaque se présente comme la plus désastreuse contre la population civile depuis le début de la transition. Selon des sources locales, le bilan fait état de plus de 100 morts, et des personnes enlevées. Beaucoup de biens matériels ont été également emportés par les assaillants. 

À chaque retrait de Barkhane, une nouvelle tuerie apparaît. 

Lors de son retrait de la base militaire de Gossi, la découverte de charnier, maladroitement attribué aux forces armées maliennes par les médias mainstream avait déjà mis le pays en deuil. Maintenant que Barkhane s’est retirée de Ménaka, cette nouvelle tuerie fait son apparition. Une coïncidence ? 

Quoi qu’il en soit, les Forces armées maliennes (FAMa) ont renforcé leur position dans la région de Ménaka depuis quelques jours suite à la rétrocession du camp Barkhane de la localité aux soldats maliens. 

L’autre objectif important du renforcement des positions FAMa est lié à une vaste opération des personnes et de leurs biens contre les terroristes de Daech dans la zone frontalière entre le Mali et le Niger. 

De plus, selon les médias français, de nouveaux Russes auraient posé le pied dans le nord-est du Mali. « Plusieurs dizaines » de soldats russes sont arrivés mercredi à Ménaka. Ils ont pris place sur la base militaire rétrocédée lundi à l’armée malienne par les Français. Ces derniers s’attendent à une nouvelle tentative de manipulation de l’information pour leur nuire, mais c’est une nouvelle tuerie de la part des groupes terroristes qui a eu lieu à la place. Les médias français disent donc que la base de Ménaka est de nouveau espionnée par Barkhane ? 

Avant son départ de la base avancée de Ménaka lundi, avant-dernière étape du départ de Barkhane du pays, beaucoup d’analystes s’attendaient à une nouvelle exaction de la part de Paris dans la région de Ménaka. En effet, on voyait de plus en plus que les groupes terroristes gagnaient du terrain à Ménaka et Press TV Afrique avait annoncé nouvelle tuerie, mais dans la région de Ménaka et non à Bankass. 

La base de Ménaka se situe dans la région dite des trois frontières, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, dans laquelle les militaires français se sont longtemps investis dans le renforcement des groupes terroristes comme Daech ou Al-Qaida. 

Le résultat de ce retrait se termine par l’assassinat de plus d’une centaine de civils maliens par les terroristes dans la région du centre. Une opération visiblement planifiée depuis plusieurs semaines.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/21/684268/Zoom-Afrique-du-21-juin-2022

 
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