MALI : LES COOPERATIONS MILITAIRES PORTENT LEURS FRUITS

tourtaux-jacques Par Le 19/01/2022 0

Dans Afrique

Mali/militaire: les coopérations militaires apportent leurs fruits !

 

Dans le Zoom Afrique d’hier, nous avons brièvement évoqué les avancées spectaculaires de l’armée malienne dans la sécurisation du pays.

Alors que les médias mainstream tentent toujours de se focaliser sur les élections qui doivent, impérativement, s’organiser le plutôt possible pour rester dans le cadre de la fameuse démocratie à l’occidentale, ils omettent de montrer le travail qu’est entrain d’abattre le pouvoir en place et l’armée malienne dans la lutte contre le terrorisme.

La grande manifestation de ce 14 janvier devrait mettre la puce à l’oreille au monde entier et savoir que les médias mainstream mentent ouvertement lorsqu’ils tentent de faire passer le gouvernement malien pour de simples militaires qui ne veulent pas se passer du pouvoir.

Bref, ne nous attardons pas sur ces médias mensonges dont le vrai visage est dévoilé au grand jour.

Les avancées de l’armée malienne sont impressionnantes. Les militaires ont pu apporter des résultats positifs en si peu de temps que c’est une honte pour les médias mainstream de mettre ce genre d’info aux yeux de tous.

Le numéro deux de la Katiba Macina, Ousmane Sidibé dit « Bobala », a été tué par l’armée malienne lors d’une offensive effectuée le 12 janvier dans le centre du pays, ont annoncé dimanche les Forces armées maliennes (FAMa) sur leur site officiel.

« Les FAMa, dans leurs offensives contre les groupes armés terroristes (GAT), ont procédé le 12 janvier 2022 à des frappes aériennes dans les zones de Sama, Sosso et Logori dans le cercle de Bankass (centre du pays) ayant fait plusieurs morts, dont le numéro deux de la Katiba Macina, Ousmane Sidibé dit Bobala », précise le site.

Dans le cadre de ses manœuvres offensives, l’opération « KELETIGUI » a également procédé samedi à la destruction de deux bases logistiques terroristes dans la localité d’Alatona, toujours dans le centre du pays.

Ces frappes aériennes interviennent, dans un premier temps, après les sanctions imposées par la Cedeao et la réponse de Bamako en optant pour le principe de réciprocité. Mais il y a plusieurs points évidemment qui interviennent dans le renforcement de l’armée malienne. La récupération de la souveraineté du ciel malien, l’éloignement et le blocage des opérations de la Minusma et de Barkhane et aussi le rapprochement avec d’autres puissances tel que l’Algérie, la Russie et aussi l’Iran.

Le fait est que les frappes aériennes de l’armée malienne et l’avancement des Fama montrent effectivement la vraie capacité des soldats maliens, mais cela montre que l’ancien réseau de renseignement français a enfin été démantelé et qu’un nouveau réseau s’est installé, évidemment beaucoup plus fiable et bénéfique pour le Mali.

Et cela ne passe toujours pas au travers de la gorge de l’Élysée.

Un autre fait apparaît donc, c’est celui des 4 soldats de Barkhane blessés dans l’explosion d’un engin explosif improvisé au nord du Burkina Faso. Dans un communiqué, l’armée française a annoncé que « quatre militaires français ont été blessés, dont un grièvement, après qu’un engin explosif improvisé (EEI) a touché leur véhicule au Burkina Faso alors qu’il sortait de l’aéroport de Ouahigouya ». Selon le communiqué, les victimes ont été transportées d’urgence vers Gao au Mali pour y être soignées.

Et l’explosion n’est pas encore revendiquée. Est-ce un falseflag ? Pourquoi Barkhane patrouille dans cette zone ? Tenterait-il de remettre en place un scénario comme les États-Unis l’ont fait au Niger avec l’embuscade de Tongo Tongo ?

Ou comme le disent certains médias, la France chercherait-elle à transformer le conflit avec le Mali en une guerre contre le Sahel ? C’est ce qui était sous-entendu dans les propos du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lorsqu’il a déclaré que « la situation au Mali et au Sahel est une affaire africaine et européenne, ce n’est plus une affaire franco-malienne » ?

La France voit qu’elle ne fait pas le poids. Même en forçant la Cedeao à mettre la pression maximale sur le Mali, peut-être en échange de quelques miettes que Paris jettera en Afrique de l’Ouest, le Mali dans son entièreté ne cède pas ! Au contraire, le Mali avance. Et plus personne ne peut l’arrêter. D’ailleurs dans l’article suivant, nous verrons ensemble que la Cedeao s’est bel et bien fissurée, et que ceux qui regardaient le Mali de haut, courent maintenant après lui.

 

Mali: la Cedeao recule face à Bamako?

 

Après l’erreur fatale de la Cedeao qui a préféré opter pour un régime de sanction à l’occidentale plutôt qu’à une décision africaine, il est clair que les regrets s’affichent de plus en plus, surtout après la manifestation historique du peuple malien du 14 janvier, qui pour rappel s’est comptée en millions de Maliens dans les rues.

La Cedeao transpire et se rend compte qu’évidemment, le Mali sort gagnant en récupérant sa souveraineté et que ce sont les autres pays voisins et autres entités qui paient les conséquences de ce régime de sanctions.

Tout d’abord, il est clair maintenant que la France est tellement en panique face au Mali qu’elle n’a pas hésité un seul instant à se mettre à nue devant tout le monde. L’attitude flagrante de l’Élysée se montrant derrière la Cedeao apparaît dans tous les médias du continent africain. De plus, sa tentative ratée de rallier le Conseil de sécurité de l’ONU l'a mise dans une position d’humiliation sans précédent suite au véto de la Russie et de la Chine.

Bamako s’est rendu en Guinée et en Mauritanie pour pouvoir en un sens, contourner les sanctions qui touchent le peuple malien. Visiblement, la Guinée a accepté de rester solidaire au Mali et la Mauritanie est encore sous la pression.

Le Sénégal est déjà entrain de se taper la tête contre le mur en voyant les effets des sanctions contre le Mali.

Alors que des manifestations ont eu lieu, vendredi 14 janvier, au Mali, pour protester contre les sanctions de la Cédéao, la communauté malienne, établie au Sénégal, s’est également mobilisée à Dakar, autour des opérateurs économiques qui dénoncent les restrictions sur les échanges commerciaux entre les deux voisins.

Selon certains experts, « le Mali est un pays enclavé qui trouve un débouché maritime vers les autres pays. Le port de Dakar vit, à plus de 50 %, des produits qui doivent aller vers le Mali. La fermeture des frontières impactera donc Dakar. Il en va de même pour la Côte d’Ivoire, qui vit du bétail malien. Si la situation perdure, le kilo de viande risque d’augmenter en Côte d’Ivoire ».

Alors que se passe-t-il réellement ? qu’a fait la Cedeao ?

Le Bénin, qui est l’un des 4 pays membres de la CEDEAO au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine a brillé par son absence lors de la dernière réunion de l’organisation continentale. La réunion visait à trancher sur le soutien ou non de l’Union Africaine aux sanctions imposées par la CEDEAO au Mali.

Dans son communiqué final publié dans la nuit du dimanche 9 janvier au terme de son sommet sur la situation qui prévaut au Mali, la CEDEAO a entériné de nombreuses et lourdes sanctions économiques et diplomatiques contre le Mali. Dans sa logique de resserrer l’étau contre les autorités maliennes, la CEDEAO a invité l’ONU et l’Union Africaine à appuyer ses sanctions. Bref, certains médias parlent même que la Cedeao pense à changer de fusil d’épaule et d’adopter un autre comportement face au Mali.

On a l’impression que la France qui est en panique fait n’importe quoi et est prête à détruire tous les pays de l’Afrique de l’Ouest s’il le faut, mais à absolument gagner la bataille déjà perdue contre le Mali.

Le soulèvement populaire qui a eu lieu au Mali ce 14 janvier et surtout celle prévue pour le 22 janvier, et les opportunités du Mali de contourner les sanctions, installe un sacré malaise au sein des instances internationales et surtout au sein de l’Élysée.

Ce qui fait peur aux Occidentaux en premier sur le continent africain, c’est l’effet domino qui s’installe assez rapidement. En voyant le Mali qui se libère de ses chaînes, la Centrafrique également, l’Éthiopie qui tient tête aux Américains, et surtout les alliances intra-africaines qui se mettent en place et les soulèvements multiples des populations contre l’impérialisme. Avec ça, il est clair que les Occidentaux sont sévèrement entrain de trembler et qu’ils sont entrain de prendre des décisions irréfléchies et qui empirent leur situation. D’un autre côté, le peuple malien est enfin écouté, et c’est ce qui importe aujourd’hui. Et la libération du Mali entrainera la libération de l’Afrique. Ce n’est qu’une question de temps.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/01/19/675087/Mali--les-cooperations-militaires-apportent-leur-fruits-

 
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