ALGERIE

ALGERIE

ALGÉRIE : REJET PAR LE PEUPLE D'UN PRESIDENT ET D'UN "SYSTÈME" ILLÉGITIMES

le 09 January 2020

Depuis le 22 février, l'Algérie connaît un soulèvement révolutionnaire pacifique, d'une profonde radicalité et d'une longévité exceptionnelle. Chaque semaine est ponctuée de rassemblements d'une ampleur considérable unifiant dans un mouvement horizontal, les classes populaires et moyennes, les jeunes ainsi que les femmes de l'ensemble du pays. Cette lame de fond a déjà permis de mettre un terme aux présidences d'Abdelaziz Bouteflika et de poser avec dynamisme et créativité la question d'une transition démocratique pour entrer de plein pied dans la modernité.

Cette révolution se heurte à l'armée, véritable colonne vertébrale de ce "système" archaïque, bureaucratique et sécuritaire qui fige depuis des décennies le pays dans l'immobilisme et qui pille les richesses au service d'une nomenklatura de privilégiés et de leurs clientèles. Durer avec obstination, par tous les moyens, est l'unique préoccupation de l'état-major. Il utilise pour cela les expédients les plus éculés: menaces de chaos, ingérence étrangère, complot... tandis que l'ex-ministre de l'Intérieur qualifiait les manifestants de "traîtres, pervers, mercenaires, homosexuels inféodés aux colonialistes".

Pour tenter de régénérer le système, le défunt chef d'état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, a imposé une élection présidentielle qui s'est tenue le 12 décembre 2019. Les cinq candidats en compétition étaient tous issus du sérail, adoubés par le pouvoir, alors que le Hirak rejetait la manoeuvre d'une consultation sans transparence dont l'unique objectif consistait à dissoudre la contestation.

De manière fracassante, le peuple algérien a administré un nouveau camouflet au pouvoir en boycottant massivement le scrutin. Avec un taux de participation de 39,3%, remis en cause par les experts, jamais l'abstention n'a été aussi forte pour un scrutin présidentiel. Une région toute entière, la Kabylie, n'a pas participé au scrutin. Ce désaveu dessine l'abîme qui sépare le peuple algérien de la classe dirigeante. Abdelmajid Tebboune recueille dès le premier tour 58% des suffrages et devient de ce fait le nouveau président de la République. Pur représentant du "système", il a débuté sa carrière dans l'administration préfectorale pour cumuler par la suite des portefeuilles ministériels. Mal élu, il hérite d'un pouvoir aux assises ébranlées et il aura du mal à convaincre qu'il incarne le changement tant il s'inscrit dans la continuité d'un sytème corrompu et fossilisé.

Dès le lendemain du scrutin, une véritable marée humaine a dénoncé cette mascarade électorale. Si l'Algérie retrouve l'apparence de la normalité avec un président légal, la contestation se poursuit contre ce président illégitime dont la foule exige le départ ainsi que la fin de ce "système".

L'entrée en fonction d'A. Tebboune ne laisse d'ailleurs pas entrevoir la moindre démarche susceptible de modifier la situation. Devant un quarteron de dignitaires et de généraux, le président s'est livré à un exercice de charme en multipliant les promesses d'un changement constitutionnel, d'une réduction des prérogatives du chef de l'Etat, d'un gouvernement plus jeune, de la poursuite de la lutte contre la corruption ou de la relance économique. Il n'a pas manqué de féliciter l'armée pour signifier que la politique de la main tendue avait des limites et n'était qu'une clause de style. Echaudé par la récurrence du machiavélisme de ce pouvoir, le Hirak a opposé aux promesses une fin de non-recevoir.

Lors de sa première allocution A. Tebboune a laissé dans l'ombre des questions cruciales. Avec qui souhaite-t-il gouverner? Avec le FLN ou le RND qui ont semé le chaos dans le pays et dilapidé les ressources? La nomination du nouveau Premier ministre, Abdelaziz Djerad, n'augure rien de bon. De plus, les arrestations ont augmenté depuis le 12 décembre, dont plus de 400 personnes à Oran le lendemain du scrutin. Plus de 1000 personnes ont été détenues alors que 200 d'entre elles continuent à croupir derrière les barreaux. Pendant ce temps les condamnations continuent à pleuvoir pour "outrage à l'armée", "atteinte à l'intégrité du territoire" ou "incitation à l'attroupement". A. Tebboune n'a fait dans ce domaine aucune ouverture  traduisant l'absence de volonté d'apaisement des autorités même si des libérations au compte-gouttes ont lieu. De toute évidence, l'Algérie officielle tente de reprendre l'offensive permettant à l'armée de rejoindre les coulisses. Elle s'appuie aussi sur la légitimité conférée par les capitales étrangères comme Pekin, Moscou ou Washington pour asseoir sa nouvelle autorité afin de neutraliser, fragmenter et isoler un peuple que ce régime méprise et craint. Mais il ne suffira pas d'afficher des promesses pour redonner vie à un "système" à bout de souffle, à la peau dure.

Le Hirak est aujourd'hui unanime pour considérer qu'aucun dialogue ne pourra débuter avant que ne soient consentis des gages. Cela passe par la libération des prisonniers politiques, le respect des libertés individuelles et collectives, une justice indépendante, l'ouverture du champ médiatique ainsi qu'une réforme électorale qui garantisse un scrutin honnête. Cette transition démocratique en dehors du "système" appelle donc de ses voeux la primauté du civil sur le militaire.

Dans ce nouveau contexte et après dix mois de lutte, une réflexion stratégique nouvelle s'engage dans le Hirak. Des débats s'organisent sur la suite à donner au mouvement afin de consolider les bases organisationnelles et de fixer un horizon politique. Certains sont favorables à la continuation du mouvement tel qu'il s'est affirmé, d'autres expriment des hésitations voire du désabusement, d'aucuns sont partisans du dialogue ou bien favorables à de nouveaux modes d'action. Des questionnements surgissent sur l'opportunité de se doter de structures plus verticales ou d'engager un dialogue avec un pouvoir illégitime.
En dépit des divergences qui ne manqueront pas de s'exprimer, le pouvoir aurait tort de miser sur des divisions car il n'est pas près d'en finir avec cette lame de fond démocratique et pacifique. Spéculer sur le pire pour accentuer la répression ne pourra que conduire à une déflagration.

Pascal TORRE
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

source :  http://international.pcf.fr/114016


 

ALGÉRIE : TEBBOUNE NOMME SON PREMIER GOUVERNEMENT DONT LES PRINCIPAUX MAROCAINS SONT CONFIES A DES CACIQUES DE BOUTEFLIKA

Algérie : le nouveau gouvernement composé d’anciens ministres

Le président Tebboune a nommé jeudi soir son premier gouvernement. Les principaux maroquins sont confiés à des caciques de Bouteflika. Mais geste d’apaisement, des contestataires ont été libérés.

 Le dernier jour de l’année 2019, les Algérois sont massivement descendus dans la rue pour protester contre le nouveau président qu’ils jugent choisi par l’armée.

Le dernier jour de l’année 2019, les Algérois sont massivement descendus dans la rue pour protester contre le nouveau président qu’ils jugent choisi par l’armée.  REUTERS/Ramzi Boudina.
 
Par M.-L.W. avec AFP

Le 2 janvier 2020 à 22h11, modifié le 2 janvier 2020 à 22h26

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé jeudi soir, deux semaines exactement après son entrée en fonction, son premier gouvernement, composé de 39 membres dont cinq femmes, a annoncé le porte-parole de la présidence en donnant la composition à la télévision nationale.

Désormais sous la houlette du Premier ministre Abdelaziz Djerad, quatre des cinq principaux ministres figuraient déjà dans le précédent gouvernement de Noureddine Bedoui nommé en mars par Abdelaziz Bouteflika, quelques jours avant sa démission sous la pression du Hirak, un mouvement de contestation inédit.

Sabri Boukadoum conserve ainsi le portefeuille des Affaires étrangères. Kamel Beldjoud, ministre de l'Habitat dans le gouvernement Bedoui, devient ministre de l'Intérieur, poste dont il assurait l'intérim depuis le limogeage de son titulaire Salah Eddine Dahmoune, le 19 décembre. Belkacem Zeghmati, déjà ministre de la Justice du gouvernement Bedoui conserve lui aussi son portefeuille, de même que Mohamed Arkab à l'Energie. Quant au 5e, Abderrahmane Raouya, nommé ministre des Finances, il avait déjà occupé le poste entre 2017 et 2019 sous la présidence Bouteflika, dans le gouvernement du Premier ministre Ahmed Ouyahia.

Personne au poste d'Ahmed Gaïd Salah

Principale originalité de ce gouvernement, il ne compte pas de vice-ministre de la Défense, poste qu'occupait depuis 2013, et jusqu'à son décès le 23 décembre, le puissant chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah.

Le président de la République est traditionnellement ministre de la Défense en titre en Algérie.

LIRE AUSSI > Algérie : Tebboune, à peine élu président et déjà conspué

Ce gouvernement risque de déplaire aux Algériens qui ne voulaient pas de la présidentielle et qui ont largement boycotté le scrutin . Le conseil des ministres va se réunir pour la première fois dimanche prochain, selon TSA.

Le vétéran Lakhdar Bouregaâ remis en liberté

Geste d'apaisement, 76 personnes détenues dans le cadre du mouvement de contestation en Algérie ont été remises en liberté jeudi. Une de ses figures, Lakhdar Bouregaâ, 86 ans, vétéran très respecté de la Guerre d'indépendance était devenu un symbole de la répression.

A 86 ans, Lakhdar Bouregaâ était en détention préventive depuis le 30 juin. AFP-RYAD KRAMDI
A 86 ans, Lakhdar Bouregaâ était en détention préventive depuis le 30 juin. AFP-RYAD KRAMDI  

Il a quitté la prison d'Alger où il était en détention préventive depuis le 30 juin. « Son procès, qui devait s'ouvrir ce (jeudi) matin a été reporté et le juge a décidé de le libérer », a expliqué à l'AFP son avocat Abdelghani Badi, précisant que M. Bouregaâ, opéré d'urgence d'une hernie durant sa détention en novembre, comparaîtrait libre lors de son procès, renvoyé au 12 mars.

 

La justice a remis en liberté 75 autres personnes incarcérées - dont 51 à Alger - dans le cadre du Hirak, le mouvement de contestation populaire du régime qui agite l'Algérie depuis le 22 février. Certains ont été libérés avant la fin de leur peine, mais la majorité était en détention provisoire.

Ces libérations représentent environ la moitié des quelque 140 « détenus du Hirak » dénombrés avant cette mesure par le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), qui les recense et les soutient.

http://www.leparisien.fr/international/algerie-le-nouveau-gouvernement-compose-d-anciens-ministres-02-01-2020-8227914.php


 

ALGÉRIE : DÉCÈS DU GENERAL AHMED GAÏD SALAH

Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne

Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, est mort

© AP Photo / Anis Belghoul

MAGHREB

URL courte

221625

S'abonner

Le général Ahmed Gaïd Salah, qui avait supervisé la période de transition après la démission du Président Abdelaziz Bouteflika en avril, est décédé ce 23 décembre à l'âge de 79 ans. Selon un communiqué de la présidence relayé par la presse, le chef d'état-major de l'Armée algérienne est mort d’un arrêt cardiaque.

Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, est mort ce 23 décembre, à l'âge de 79 ans, a annoncé la chaîne télévisée Ennahar, sans apporter plus de précisions. La disparition du patron de l’armée intervient quatre jours après l’investiture de Abdelmadjid Tebboune, comme nouveau Président de la République.

 

Abdelmadjid Tebboune

© REUTERS / RAMZI BOUDINA

Qui est Abdelmadjid Tebboune, le nouveau Président de l’Algérie?

Selon un communiqué de la présidence relayé par la presse, M.Gaïd Salah est mort des suites d'une crise cardiaque à 6 heures du matin à son domicile avant d’être transporté à l’hôpital militaire de Ain Naadja.

 

Après la démission du Président Abdelaziz Bouteflika en avril, le général avait supervisé la période de transition qui a conduit à l'élection d'Abdelmadjid Tebboune à la présidence de la République il y a dix jours.

Le général major Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’Armée de terre, est nommé au poste de chef d’état-major de l’Armée algérienne par intérim par le Président de la République.

Le Président Abdelmadjid Tebboune, qui a pris cette décision, a également décrété trois jours de deuil national, selon la télévision d’État.

https://fr.sputniknews.com/maghreb/201912231042645832-le-chef-detat-major-de-larmee-algerienne-le-general-ahmed-gaed-salah-est-mort/


 

ALGÉRIE : L'ACTE II DE LA REVOLUTION POPULAIRE COMMENCE APRES LA MASCARADE DE LA PRÉSIDENTIELLE

Algérie: l’acte II de la Révolution populaire commence après la présidentielle

Share

Manifeste du « Collectif des Algériens de Strasbourg »

Peuple d’Algérie, Diaspora algérienne

Face à cette mascarade électorale imposée par les militaires et reconnue comme telle par l’ensemble des observateurs consciencieux, face à cette abstention record de l’Algérie du Peuple dont le mot d’ordre depuis des mois est «Pas d’Elections avec les Gangs » ; Nous, Collectif des Algériens de Strasbourg déclarons que le NON aux élections est largement vainqueur de cette confrontation inédite dans l’histoire de l’Algérie.

Du 22 février au 12 décembre 2019, nous avons vécu l’acte I de la Révolution pacifique de L’Algérie du peuple et la majorité de la population algérienne s’est reconnue et a défendu ce Non aux Elections.

Face à cette réalité, les élections du 12 décembre 2019 imposées contre la volonté du Peuple sont un non sens démocratique et politique.

Nous constatons que cette Algérie de la junte militaire prédatrice, issue de l’armée putschiste des frontières représente une menace pour la cohésion nationale car elle oppose frontalement, par cette farce électorale, les deux Algérie.

Ces élections restent celle des généraux prédateurs et ne concernent nullement le Peuple.

L’acte II de la Révolution populaire commence le 13 décembre 2019.

Fidèle à la philosophie de cette Révolution populaire inédite par son exemplarité et son pacifisme, nous continuerons à porter l’esprit de cette révolution dans cette phase nouvelle avec la même détermination.

Nous, écho de l’Algérie du Peuple, afin de sauvegarder l’unité du peuple et l’intégrité territoriale du pays, demandons la tenue d’un référendum populaire sur cette question. La voie référendaire s’impose comme une voie de salut face à une question qui divise le pays. Le référendum au-delà d’être une voie de réconciliation entre les deux Algérie permettra aussi de réaliser un slogan phare de cette révolution : la fin de l’Etat militaire en Algérie.  A l’armée de saisir cette chance et de se libérer de l’obsession du pouvoir qui la place dans une logique suicidaire.

A défaut de saisir cette main populaire tendue, le refus d’un référendum, nous oblige à considérer ce pouvoir, comme une force d’occupation.

https://oumma.com/algerie-lacte-ii-de-la-revolution-populaire-commence-apres-la-presidentielle/?utm_medium=oumma&utm_source=pushnotification&utm_campaign=pushnotification


 

PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR

 

le 13 December 2019

Le peuple algérien et sa diaspora viennent d'administrer un nouveau camouflet au pouvoir  en s'abstenant massivement à l'occasion du scrutin présidentiel.  Il a infligé également une rebuffade au chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah puisque ce dernier avait déclaré que la participation serait "massive". Après cette mascarade électorale, la mobilisation apparaît comme la plus faible de toute l'histoire de l'Algérie.

Sans ambiguïté les Algériens ont rejeté les cinq candidats incarnant la tentative de régénération de l'ère Bouteflika. En boycottant, ils ont exprimé leur choix d'une transition démocratique dans le cadre d'un Etat de droit incarné par des civils afin d'organiser par la suite des élections libres.

Cette détermination pacifique s'est encore exprimée hier et aujourd'hui par des manifestations gigantesques témoignant de la volonté d'inscrire le mouvement dans la durée.

Le nouveau président élu au 1er tour, Abdelmajid Tebboune, un ancien premier ministre d'A. Bouteflika, sorte de marionnette aux mains de la hiérarchie militaire, n'a aucune légitimité pour le peuple algérien. Il porte déjà les stigmates des nouvelles arrestations qui se sont produites.

Rien n'arrêtera le courage, la résolution et l'énergie du peuple algérien qui proclame "Nous voulons la liberté".
Dans ce combat révolutionnaire, les Algériens pourront compter sur la solidarité totale du Parti communiste français.

Parti  communiste français
le 13 décembre 2019

source :  http://international.pcf.fr/113765


 

ABDELMADJID TEBBOUNE, EX PREMIER MINISTRE DE BOUTEFLIKA LUI SUCCÈDE A LA PRÉSIDENCE DE L’ALGERIE. UNE MARÉE HUMAINE DEFILE CONTRE TEBBOUNE A ALGER

DIRECT. Présidentielle en Algérie : une marée humaine défile à Alger contre l'élection d'Abdelmadjid Tebboune dès le premier tour

Présenté comme le candidat préféré de l'armée, le septuagénaire s'est imposé à l'issue d'un vote marqué par une abstention record.

Des manifestants défilent dans le centre d\'Alger (Algérie), le 10 décembre 2019.

Des manifestants défilent dans le centre d'Alger (Algérie), le 10 décembre 2019. (RYAD KRAMDI / AFP)
CE QU'IL FAUT SAVOIR

Il n'y aura pas de second tour en Algérie. Abdelmadjid Tebboune, ancien bref Premier ministre d'Abdelaziz Bouteflika en 2017, a remporté le premier tour de la présidentielle, a annoncé, vendredi 13 décembre, l'Autorité nationale indépendante des élections. Favori du scrutin, il a recueilli 58,15% des suffrages. Dans l'après-midi, une manifestation contre le nouveau président élu a débuté dans le centre-ville d'Alger. Suivez la situation dans notre direct.

 "Ton mandat est un mandat mort né." En ce 43e vendredi de mobilisation, les manifestants défilent en masse à Alger pour rejeter ce scrutin. Ils scandent que "le vote est truqué, vos élections ne nous concernent pas et votre président ne nous gouvernera pas".

 Une participation historiquement basse. Le taux de participation a été de 41,13%, soit le plus faible de toutes les présidentielles pluralistes de l'histoire du pays. Il est inférieur de plus de dix points à celui du précédent scrutin, le plus faible jusqu'ici, qui avait vu la quatrième victoire de Bouteflika en 2014.

 Un nouveau président de 74 ans. Abdelmadjid Tebboune, présenté par la presse algérienne comme le favori du scrutin et le candidat préféré de l’armée, a fait campagne en se définissant comme le "candidat du peuple".

 L'armée à la baguette. Après une première tentative d'élection avortée en juillet, le haut commandement de l'armée, pilier du régime, avait tenu coûte que coûte à organiser ce scrutin pour sortir de la crise politico-institutionnelle, qui a aggravé la situation économique. Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée, assurait depuis des semaines que la participation serait "massive".

 

LE LIVE

Suivez le live et réagissez en direct
#ALGERIE

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ALGERIE

16h49 : Dans cet article, notre journaliste Clément Parrot vous explique pourquoi l'élection du nouveau président en Algérie a peu de chances de calmer la crise politique qui sévit dans le pays. Les manifestants estiment notamment que la sincérité du scrutin est mise en doute.



(AFP)

14h59 : Une marée humaine a pris possession du centre d'Alger pour protester contre le nouveau chef de l'Etat élu, Abdelmadjid Tebboune, un ex-fidèle du président déchu Abdelaziz Bouteflika. "Le vote est truqué. Vos élections ne nous concernent pas et votre président ne nous gouvernera pas", scandent les manifestants.

 

12h38 : Pour en savoir plus les enjeux de cette présidentielle, vous pouvez consulter notre article.

12h53 : Cette abstention massive s'explique par le mouvement de protestation populaire appelé "Hirak" qui a contraint Abdelaziz Bouteflika à la démission. Ce mouvement exige la fin du "système" aux manettes depuis l'indépendance en 1962, et le départ de tous les anciens soutiens ou collaborateurs des 20 ans de présidence Bouteflika. Ce que sont les cinq candidats à la présidentielle. "Makache l'vote" ("pas de vote !"), scandaient les dizaines de milliers de personnes qui ont envahi les rues d'Alger hier.

12h29 : Bonjour @anonyme, cette présidentielle a été marquée par une abstention record : seuls 39,93% des inscrits ont voté au premier tour (41,41% sur le territoire national et 8,69% à l'étranger), a annoncé dans la nuit le président de l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi. Ce taux est le plus faible de toutes les présidentielles de l'histoire du pays.

12h28 : C'est donc Abdelmadjid Tebboune qui est élu président de l'Algérie. Âgé de 74 ans, il était présenté par la presse algérienne comme le favori. Il était le candidat préféré de l’armée et ancien Premier ministre de Bouteflika. Diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA), il dit être le "candidat du peuple".

12h12 : Il est midi et voici l'essentiel de l'actualité à la mi-journée :

Quatre des huit raffineries de métropole étaient touchées par la grève ce matin, en attendant une cinquième qui pourrait rejoindre le mouvement à la mi-journée, a affirmé la CGT Chimie.

Boris Johnson est arrivé au palais de Buckingham pour être renommé Premier ministre, après la victoire de son parti aux élections législatives.


La vigilance orange concerne désormais 12 départements. Il s'agit de l'Isère, de la Savoie, de l'Ariège, de l'Aveyron, de la Corse-du-Sud, de la Haute-Corse, de la Haute-Garonne, du Gers, des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et du Tarn.

Abdelmadjid Tebboune a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle algérienne avec plus de 4 millions de voix et 58,15 % des suffrages.

12h10 : Abdelmadjid Tebboune est déclaré vainqueur de l'élection présidentielle algérienne, par l'autorité nationale indépendante des élections, avec plus de 4 millions de voix et 58,15% des suffrages.
 

ALGÉRIE : 15 ET 12 ANS DE PRISON POUR CORRUPTION POUR LES DEUX EX-PREMIERS MINISTRES PROCHES DE BOUTEFLIKA AHMED OUYAHIA ET ABDELMALEK SELLAL

Algérie: 15 et 12 ans de prison pour deux ex-Premiers ministres

 Depuis 8 heures  10 décembre 2019

ouyahia2

 Algérie - Maghreb - Monde arabe

 

Deux ex-Premiers ministres algériens Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, jugés pour des faits de corruption à Alger, ont écopé mercredi respectivement de 15 et 12 ans de prison ferme dans un procès historique, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’annonce de ces verdicts intervient à deux jours de l’élection présidentielle.

Ouyahia et Sellal, proches de M. Bouteflika, au pouvoir durant 20 ans avant d’être contraint en avril à la démission par un mouvement populaire de contestation inédit, étaient jugés depuis une semaine avec d’autres ex-hauts dirigeants politique et des grands patrons pour des malversations dans le secteur de l’industrie automobile.

Abdeslam Bouchouareb, ancien ministre de l’Industrie en fuite à l’étranger, a lui été condamné par contumace à 20 ans de prison.

Deux autres ex-ministres de l’Industrie Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi ont écopé de 10 ans d’emprisonnement.

Ancienne préfète, Nouria Yamina Zerhouni, qui comparaissait libre à la différence de ses coaccusés, s’est vu infliger cinq ans de prison ferme.

Ancien président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), principale organisation patronale du pays, Ali Haddad, PDG du n°1 privé du BTP algérien a été condamné à sept ans de prison ferme.

Trois autres hommes d’affaires, Ahmed Mazouz, Hassen Arbaoui et Mohamed Bairi, propriétaires d’usines de montage de véhicules, ont écopé respectivement de sept ans, six ans et trois ans de prison ferme.

Poursuivi pour le financement occulte de la campagne de M. Bouteflika, Abdelghani Zaalane, ancien ministre des Transports et ex-directeur de campagne de M. Bouteflika pour la présidentielle d’avril 2019 finalement annulée, a été acquitté.

Les biens de l’ensemble des fonctionnaires et ceux de leur famille ont été confisqués, a annoncé le juge.

C’est la première fois depuis l’indépendance en 1962 qu’étaient jugés des dirigeants de ce rang.

Ce procès était le premier consécutif aux vastes enquêtes sur des faits présumés de corruption, ouvertes à la suite du départ du président Bouteflika.

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/1578865


 

ALGÉRIE : DANS TOUT LE PAYS, FORMIDABLE MOBILISATION CITOYENNE DE MILLIONS D’ALGERIENS CLAMANT LEUR REJET DE LA PRÉSIDENTIELLE

Gaïd Salah avec les traîtres » crient les Algériens

Par

 Algerie7

 -

4

Vendredi 15 novembre a eu lieu la 39 e marche de dissidence. En ce jour, les manifestants sortis massivement ont exprimé leur rejet des présidentielles.

Les manifestants ont largement redit leur refus catégorique à participer à la présidentielle. Que cela soit à Alger ou dans les autres wilayas, la formidable mobilisation citoyenne n’a pas fléchi.

Djeich chaab khawa, khawa, et Gaïd Salah maa el khwana », « l’armée et le peuple sont frères, Gaïd Salah avec les traîtres »… Les mots d’ordre sont puissants et réaffirment la terrible impopularité du vice-ministre de la Défense Gaïd Salah qui dicte son agenda. Par ce message, les manifestants algériens répondent aux mots d’ordre clamés lors de ces rassemblements, initiés par le pouvoir et où l’on entend quelques dizaines de personnes crier leur soutien à l’armée.

Lire aussi  enseignants du primaire : vers une grève de trois jours renouvelable

Aujourd’hui, les manifestants réaffirment qu’ils ne sont pas contre l’armée. Loin de là. Mais bien opposés aux oukases du général-major Gaïd Salah qui refuse d’entendre ces millions d’Algériens qui clament leur opposition à la présidentielle, réclament la libération des détenus et la mise en route d’un véritable plan de sortie de crise.

https://algerie7.com/buzz/gaid-salah-avec-les-traitres-crient-les-algeriens/


 

UNE ALGÉRIE DEBOUT : UN 1er NOVEMBRE EXCEPTIONNEL

Un 1er Novembre exceptionnel

Par

 Algerie7

 -

0

Soixante-cinquième anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération. Une célébration qui intervient alors que le mouvement populaire ne faiblit pas, que la crise politique ne trouve toujours pas d’issue et qu’au plan économique, les voyants sont au rouge. Nawal Imès – Alger (Le Soir) – Jamais la symbolique du 1er Novembre n’aura été évoquée autant que cette année. Et pour cause, le contexte est très particulier. Le pays traverse une crise multidimensionnelle, fruit d’une situation politique inédite. Le mouvement populaire, qui entre dans son neuvième mois sans faiblir, confère à une célébration autrefois purement protocolaire une connotation très particulière.

Des millions d’Algériens entendent se réapproprier une date qui fut un virage décisif dans l’histoire récente du pays. Souvent associée à des manifestations folkloriques, à des commémorations officielles, le 1er Novembre de cette année se veut une réinterprétation des symboles de la guerre de Libération. Jamais les notions de liberté et d’indépendance n’ont été aussi présentes dans les esprits. Les millions d’Algériens, très souvent spectateurs lors des cérémonies officielles, veulent devenir acteurs d’un avenir qu’ils n’imaginent plus jamais totalitaire. Ils étaient des millions à se saisir de la symbolique du 5 Juillet, ils seront certainement tout aussi nombreux à le faire avec cette date symbolique qu’est le 1er Novembre.

Lire aussi  zahra tabbou. epouse de karim tabbou : «karim est un patriote qui ne vit que pour son pays»

Sur les traces de ceux qui ont, un certain 1er Novembre 54, décidé de recouvrer leur liberté, ils n’ignorent pas que le chemin est semé d’embûches. Si le contexte est sensiblement différent, les enjeux sont toujours aussi grands. L’Algérie de demain est en train de se décider aujourd’hui. Les détenteurs du pouvoir actuel ne proposent qu’une seule issue : des élections hypothétiques auxquelles une grande partie d’Algériens disent non.

Le processus a néanmoins été enclenché sur injonction du vice-ministre de la Défense. Le reste ne fut qu’une simple formalité. Le dialogue, puis la révision des textes régissant l’acte électoral ont été menés à une vitesse rarement égalée. L’installation de la commission chargée des élections a été présentée comme une garantie pour la transparence du processus électoral. La cadence s’est, par la suite, accélérée avec l’ouverture des candidatures. Le ballet des candidats potentiels et peu crédibles n’a cessé qu’avec la clôture de la période des dépôts de dossiers. Une vingtaine de candidats à la candidature ont finalement concrétisé leur intention de briguer la magistrature suprême. De son côté, l’opposition continue de clamer que la tenue d’un rendez-vous électoral aussi important qu’une élection présidentielle ne pouvait se tenir dans ce contexte. Leurs voix ne sont nullement entendues par un pouvoir qui impose la politique du fait accompli. Un pouvoir qui doit également faire face à une économie en panne sèche.

https://algerie7.com/actualite/un-1er-novembre-exceptionnel/


 

DÉSASTRE ALGÉRIEN : LA FRANCE MOUILLÉE JUSQU'AU COU (ET PLUS)

Désastre algérien : La France mouillée jusqu’au cou (et plus)

Publié par Gilles Munier sur 1 Octobre 2019, 13:21pm

Catégories : #Algérie

Par Gilles Munier/

Interviewé par le quotidien Le Parisien, l’avocat français Jean-Pierre Mignard, proche d’Emmanuel Macron, a conseillé au chef de l’Etat de parler de la situation en Algérie. Il pense que Macron, après avoir déclaré « que la colonisation était un crime contre l'humanité… est en droit de dire aujourd'hui au peuple algérien un certain nombre de choses, sans qu'on lui reproche quoi que ce soit sur un passé qui, en termes d'état civil, ne peut pas être le sien ».

A Alger, la France n’est pas en odeur de sainteté, que ce soit au sein du Hirak - le soulèvement populaire du 22 février 2019 - que des supporters d’Ahmed Gaïd Salah, ancien maquisard des Aurès devenu général, vice-ministre de la Défense et chef d’État-major de l’armée, qui dénonce à mots couverts des complots ourdis en France.

Emmanuel Macron est aujourd’hui bien placé pour savoir que l’infiltration des milieux indépendantistes algériens ne datent pas du déclenchement de la guerre de libération  algérienne (1er  novembre 1954) et qu’elle s’est poursuivie après 1962.Il sait qui parmi les sous-officiers et officiers algériens ayant rejoint le FLN l’ont été sur ordre des services secrets français et ont fait carrière en servant les intérêts de l’ancienne métropole (et les leurs). Il sait que la France a aidé le régime d’Alger à réprimer certains opposants (y compris en couvrant des assassinats), qu’elle a conseillé l’État-major lors des ratissages sanglants opérés durant la décennie noire et livré des armes anti guérilla …etc… etc…

Il est facile de s’offusquer de la corruption qui a gangréné crescendo l’Algérie depuis la mort mystérieuse du président Houari Boumediene, quand on ne désigne pas les corrupteurs au sein de certaines officines et entreprises françaises. Les milliards de dinars d’argent sale déposés dans des banques françaises n’y sont pas parvenus miraculeusement. Les hommes politiques et leur famille, les généraux et les oligarques du système algérien, propriétaires d’immeubles, d’appartements et d’hôtels, sont connus de qui de droit.

Si Emmanuel Macron veut réellement aider les Algériens à se débarrasser du système Bouteflika, il doit - comme le lui conseille Jean-Pierre Mignard – dire clairement « au peuple algérien un certain nombre de choses ». Mais, pour être crédible, le président français doit « balayer devant sa porte », siffler la fin des ingérences françaises dans les affaires algériennes et, pour cela, couper les fils secrets reliant Paris aux réseaux maffieux, et autres, responsables du désastre actuel. Il faut rendre au Trésor algérien l’argent déposé illicitement en France.

Emmanuel Macron osera-t-il déclarer que la décolonisation de l’Algérie n’était finalement qu’un leurre ?

http://www.france-irak-actualite.com/2019/10/desastre-algerien-la-france-mouillee-jusqu-au-cou-et-plus-9.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail