ALGERIE

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DECES D'ANNE GUERIN, LA PLUS JEUNE SIGNATAIRE DU MANIFESTE DES 121 CONTRE LA GUERRE D'ALGERIE

Anne Guérin a quitté le cortège

Par Philippe Artières, historien — 

Anne Guérin.

Anne Guérin. Photo DR

 

Elle fut la plus jeune signataire du «Manifeste des 121» contre la guerre d'Algérie, en 1960. Traductrice de l’autobiographie de Malcolm X, engagée à Act Up et à l'Observatoire international des prisons, elle est décédée le 29 septembre. L'historien Philippe Artières lui rend hommage.

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     Anne Guérin a quitté le cortège

A 81 ans, le 29 septembre, Anne Guérin a quitté le cortège de la manifestation. Elle était née l’année du Front populaire, elle nous quitte à quelques jours des mobilisations contre la loi travail du Président Macron. On ne verra donc plus cette femme dont l’existence se confond avec les grands combats politiques et sociaux de l’histoire contemporaine. Car la vie d’Anne Guérin s’articule à notre histoire. Lui avait-on vraiment donné le choix ?

C’était une enfant de l’engagement politique. Sa mère était une militante communiste autrichienne et son père, Daniel Guérin, militant anticolonialiste, libertaire et grande figure des luttes homosexuelles. En 1933, son père traverse l’Allemagne à bicyclette et en rapporte un récit unique ; puis au lendemain de la Libération, il part aux Etats-Unis s’intéresser à la situation des ouvriers noirs. Plus tard, déjà très âgé, il est du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR). Anne Guérin s’inscrit dans la continuité de son père tout en s’affranchissant de cette lourde tutelle. Elle fut ainsi la plus jeune signataire de la «Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie», dit «Manifeste des 121», en 1960 ; c’est elle qui traduisit, en 1963, Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt ; c’est encore elle qui fut la traductrice, après un long séjour aux Etats-Unis, de l’autobiographie de Malcolm X (1966).

Mariée à un combattant algérien de l’indépendance, devenu économiste, dont elle a deux fils, elle est aux côtés de Françoise Giroud dans l’aventure journalistique de l’Express. Plus tard, sans jamais renier ses liens avec le mouvement libertaire, elle entre à l’association Act Up-Paris pour s’occuper de la section «Prison». Car elle a compris que c’est sans doute là, derrière les murs, que le lieu de l’intolérable est le plus fort dans nos sociétés occidentales, là où la sexualité est taboue, là où le racisme est le plus aigu et la violence sociale la plus terrible.

Longtemps membre de l’Observatoire international des prisons (OIP), Anne Guérin a publié de nombreux textes sur l’univers carcéral ; elle n’était donc pas une «fille de», elle avait réussi à devenir, avec sa manière bien particulière d’agir, un personnage intègre, attachant et tranchant du grand cortège de nos indignations. Cette passeuse généreuse de la mémoire des luttes qui ne niait jamais la complexité du monde, nos impuissances aussi, nous manque déjà.

Philippe Artières historien

http://www.liberation.fr/debats/2017/10/09/anne-guerin-a-quitte-le-cortege_1601908


 

MOHAMED BOUHAMIDI : LA FRANCE LITTERAIRE FACE A L'ALGERIE. LES PRIX DE L'INDIGNITE

Abdelalli Merdaci à Mohamed Bouhamidi : 
"Il fallait réagir à cette tendance encouragée par l'édition française d'un retour pernicieux et sordide à l'Algérie coloniale et à ses symboles : on célèbre Camus, l'abbé Lambert, l'éditeur Charlot. Ce sont les mêmes attaques que ces auteurs indigénistes mènent contre leur pays et son histoire que celle de Mme Benchicou-Furon, tentant de réintroduire dans la société algérienne le bachagha Bengana, coupeurs d'oreilles. A-t-on besoin et attendons-nous donc ces représentants d'une des colonisations les plus meurtrières dans le monde.
Statistiquement, la France a tué plus d'Algériens que l'Espagne dans tout le continent sud-américain. Qu'on y réfléchisse. Je suis, comme vous, dans ce combat contre ce retour rampant à un néocolonialisme français qui veut répéter une histoire honnie, que nous n'avons jamais acceptée."

 

La France littéraire face à l’Algérie. Les prix de l’indignité

 bouhamidi mohamed 7 Octobre 2017 0 commentaire

La France littéraire face à l’Algérie. Les prix de l’indignité

 

Par Abdellali MERDACI*

 

En ce mois de septembre 2017, la presse algérienne, unanime, faisait écho dans une ferveur imbécile à la sélection du roman de Kaouther Adimi « Nos richesses » (Paris-Alger, Seuil-[barzakh]) dans les premières listes des jurys parisiens des prix Goncourt, Renaudot et Femina. Car, tout ce qui vient de la France, ancienne puissance coloniale, et en porte la bienveillante estampille, garde dans son essence l’empreinte de la réussite et du talent. Et, bientôt, dans les causeries de semi-lettrés dans de lointains cafés de brousse, l’impétrante sera défendue comme une diva de la littérature mondiale, sublimée et adorée par des palefreniers de village qui n’ont en pas lu la première ligne. Tout comme l’ont été avant elle, Boualem Sansal et Kamel Daoud, fourriers d’une déshérence littéraire algérienne, fortement encouragée à Paris. Cinquante-cinq ans après l’indépendance, la France littéraire, en fait la France tout court, peut encore arbitrer à Alger les réputations, les faire et les défaire, ériger, comme en 1830, des statues de sable sur les grèves de « Sidi-Ferruch ». Rien n’aura donc changé dans un pays qui a très vite désappris le chant injurié de ses martyrs ?

Mais, en France-même, ces prix littéraires d’automne ont-ils encore une signification en dehors de féroces jeux de coulisses de jurés matois qui dinent, le front ceint d’affronts à la vraie littérature et à ses grands auteurs ? Leur rôle est de donner un coup de fouet au marché du livre, sans décider des légitimités littéraires acquises sur le long cours et des mutations fondamentales du littéraire. La France, autrefois grande nation littéraire, a effroyablement régressé, de Marcel Proust, au début du XXe siècle, qui pouvait encore incarner la figure de l’honnête écrivain, entrevue le siècle précédent par le critique Sainte-Beuve, aux best-sellers de grande surface qui doivent plus à Internet et à la sordide réclame d’une époque connectée qu’à la créativité littéraire dont « Le jour où les lions mangeront de la salade verte » (Paris, Eyrolles, 2017) de Raphaëlle Giordano et d’autres fariboles du même tonneau, vendues à des millions d’exemplaires, sont les déplorables modèles de fatuité.

 

LES GRANDS PRIX LITTÉRAIRES FRANÇAIS

IGNORAIENT LES ALGÉRIENS

 

L’intérêt de ces prix littéraires parisiens pour des auteurs algériens est tout autant récent qu’extrêmement curieux. Dans l’histoire de la littérature algérienne de langue française (qui date pour les Français, critiques et chercheurs universitaires, du début des années 1950), il n’y a pas eu jusqu’aux actuelles années 2010, donc en l’espace de plus de soixante ans, de récompense majeure. Mais convient-il de rappeler que depuis la fin du XIXe siècle où des Algériens entreprenaient leurs premières écritures fictionnelles, des auteurs ont été primés en France et le premier d’entre eux a été Mustapha Chabane, consacré, en 1893, par le prix de la Société littéraire de Paris pour son récit « Le Faux Talisman », publié cette même année. Et, puis ce furent des reconnaissances très locales, particulièrement dans la section indigène du Grand Prix littéraire de l’Algérie, financé par le gouvernement général et, en 1925, une rare mention du jury du Grand Prix littéraire de l’Empire à Abdelkader Hadj Hamou pour « Zohra, la femme du mineur ». Soldat aguerri de la « pacification » française du Maroc, Saïd Guennoun méritait, en 1930, pour un essai ethnographique sur le pays des Zaïans, l’attention de l’Académie française et son prix Montyon et la pittoresque Médaille Duchesne-Fournet de l’auguste Société de géographie commerciale de Paris.

Dans les années 1950, faudrait-il citer, spécialement pour le roman, le Prix Fénéon, attribué à « La Grande maison » (1952) de Mohammed Dib, malgré la levée de boucliers de la critique coloniale, et le Prix populiste récompensant « La Terre et Le Sang » (1953) de Mouloud Feraoun ? Le Prix des Quatre Jurys, créé par le patron de presse Alain de Serigny, suppôt du colonialisme français en Algérie, qui se réunissait pour sa première délibération en 1953 à Biskra dans une résidence d’hiverneurs, ne semblait avoir distingué Mouloud Mammeri et « La Colline oubliée » (1952) que pour nourrir une infinie et vaine polémique. Ensuite, ce furent plusieurs décennies de vacuité offertes, en France, au déni d’une des rares littératures dans le monde qui pouvait ressourcer la langue française et renouveler son imaginaire. Le Grand Prix de la Francophonie décerné, en 1987, à Kateb Yacine pour l’ensemble de son œuvre n’avait par son caractère gouvernemental d’autre envergure que politique. Mais des années 1950 aux années 2000, aucun romancier algérien n’a été éligible à une grande récompense littéraire française : Mouloud Feraoun, Mohammed Dib, Mouloud Mammeri, Malek Ouary, Kateb Yacine, Malek Haddad, Assia Djebar, Henri Kréa, Marie-Louise Amrouche, Mourad Bourboune, n’ont pas retenu l’attention de jurés foncièrement paternalistes comme le fut la critique littéraire parisienne envers ces auteurs qui venaient d’une Algérie encore française.

Depuis l’indépendance, Rachid Boudjedra, Nabile Farès, Rachid Mimouni, devaient être de sérieux postulants à ces prix littéraires français. Rachid Boudjedra, aujourd’hui le plus grand écrivain de langue française dans le monde, supérieur aux Français JMG Le Clézio et à Patrick Modiano, l’un et l’autre prix de Nobel de littérature, a reçu de ridicules accessits que la France littéraire décerne habituellement à des apprentis-coiffeurs provinciaux s’essayant à la littérature. J’ai longtemps enseigné à l’Université la modernité littéraire française, notamment Michel Butor et Patrick Modiano, et je peux témoigner que lorsque Modiano aura avec certitude utilisé quarante mots givrés et honteux, Boudjedra en assène quatre cents, dans une langue chavirée et spumeuse : de la subversion esthétisée. Mais rien n’est acquis dans la postérité littéraire.

L’histoire littéraire française garde toujours la blessure vivace, quatre-vingt-cinq ans après la bouleversante chronique de l’échec de Louis-Ferdinand Céline et de son « Voyage au bout de la nuit » (1932) au prix Goncourt, remporté cette année-là par « Les Loups » de Guy Mazeline, œuvre et auteur entrés depuis dans l’oubli. Quels regrets mordicants devraient soulever les Algériens pour leurs écrivains – déchus à Paris – qui se sont complaisamment prêtés au jeu de la consécration institutionnelle française et pour leurs œuvres qu’ils ont aimés ? Mais ces humeurs rancies appartiennent à un autre temps, à d’autres saisons que, désormais, nous abhorrons.

 

HARKA LITTÉRAIRE

ET NOSTALGIES COLONIALES.

 

Comment ne pas rappeler en cette rentrée littéraire cette insupportable vérité ?  Tout Algérien qui pense savoir baragouiner un français d’opérette orientale cherchera la caution de la France littéraire et se projettera comme successeur ou, à tout le moins, dans la filiation des auteurs des années 1950-1960 édités en France, sans en avoir les dispositions morales et les capitaux culturels. Et, il sera adoubé à Paris, non pas pour sa piètre littérature de soutier efflanqué, mais pour ce qu’il saura dire avantageusement dans ses marges dans un pays où l’islamophobie est une promesse d’avenir. Au-delà de la puissance de tir médiatique de la France, ce sont aussi les états-majors politiques coalisés des traditionnels partis de gouvernement de la droite et de gauche et des mouvements comme la République en marche et la France insoumise qui défendent les écrivains algériens courant l’aubaine. Se souvient-on de Manuel Valls, ancien Premier ministre, en soldat vaillant protégeant Kamel Daoud, islamiste convaincu au temps où l’AIS et le GIA jetaient des bébés dans des fours à chaux, et, aujourd’hui d’Emmanuel Macron, président de la République, sublime lecteur, proche de l’enseignement de Paul Ricœur, avouant son admiration pour le même Daoud ? La littérature, qui échappe aux phénomènes de mode que fabriquent les médias, attendra des époques plus sereines où la peur de l’Islam ne fera plus monter au pinacle des boutiquiers ignares.

Des exemples qui font tâche ? Sans savoirs littéraires de base, ancien haut fonctionnaire au ministère de l’Industrie découvrant la littérature à cinquante ans, Boualem Sansal, a été sacré Grand Prix du roman de l’Académie française en 2015 pour un roman fade, aplati (plus qu’écrit) au rouleau-compresseur de la haine de l’Islam, qui  a été vite oublié. Il est entré en littérature en ressassant dans ses romans cette langue ardue et hachurée des rapports de synthèse de l’administration auxquels il était tristement habitué. Et Kamel Daoud, prix Goncourt du premier roman (2015), que Régis Debray s’était empressé d’intégrer au Trésor de la littérature française, qu’il faudra réécouter répondant en « francarabe » à Alain Finkielkraut sur France Culture, ne pouvait exciper que d’une médiocre formation en lettres françaises, se prévalant dans les billets du « Quotidien d’Oran » qui l’ont fait connaître et accréditer auprès de l’opinion de la syntaxe tortueuse d’un français approximatif d’agent de voierie. Il faudra pourtant comparer ces olibrius étoilés, et surtout ne pas oublier de leur adjoindre Yasmina Khadra, commandant à la retraite de l’Armée nationale populaire (ANP), qui a vécu cinquante ans dans ses langes pour n’avoir de religion que pour la France et ses prix littéraires, à la pureté d’expression de Mammeri, à l’inventivité formelle de Kateb, et à l’inatteignable langue du roman de Boudjedra, que M. Macron ne lira pas, qui n’ont pas fait d’offres de service aux parangons de l’ancienne France coloniale et plus avantageusement, semble-t-il, à ceux du sionisme international.

Les raisons et les limites de cette littérature portée à bout de bras par le champ littéraire germanopratin deviennent perceptibles. À défaut de génie, la France littéraire recrute, selon le fameux mot de Malek Haddad, ses nouveaux « Arabes de service » dans cette cohorte de gougnafiers mi-Arabes mi-Français qui feront le plus de bruit dans les médias en agitant les oripeaux du rêve colonial et en tapant sur leur pays et aussi sur l’Arabe, l’Islam, les Palestiniens, au gré des ordres du jour propitiatoires distribués par des maîtres-penseurs attitrés (notamment, le sinistre criminel Bernard Henri-Lévy aux chemises souillés de sang libyen, Alain Finkielkraut, Michel Onfray). Une proximité avec l’État hébreu – ou à tout le moins de la sympathie – est la bienvenue. Elle est conséquemment mise à jour et encouragée par Pierre Assouline, gestionnaire de carrière littéraires et chef du lobby sioniste dans le champ littéraire parisien.

Élu à Paris par la force d’un seul mot, proférant son indifférence pour le malheur des Palestiniens au moment où l’armée israélienne exterminait – en cet été 2014 – d’autres enfants à Ghaza, Daoud a réussi le miraculeux tour de magie de faire passer un récit de commande qui était destiné, à Alger, à être une critique d’Albert Camus en un pieux hommage au Prix Nobel, pied noir d’Algérie. Il lui aura suffi de traverser la Méditerranée pour être unanimement fêté. Et le filon est creusé. C’est dans le même vivier aux eaux fangeuses de l’Algérie d’antan que puise Kaouther Adimi, créant le personnage d’Edmond Charlot, éditeur pied-noir d’Alger et compagnon de Camus, à qui – soutiendra-t-elle sans sourciller – il n’aura manqué, en pleine guerre d’Algérie, que de prendre sa carte de l’organisation clandestine du FLN. La belle affaire ! Cette tambouille macérée, allégée par un bouillon de veau en cube, ferait honte à une guichetière d’Algérie-Poste rédigeant le bilan de sa caisse du jour. L’exofiction, en vogue dans le roman français actuel, est la fictionnalisation de faits et de personnes réels. Lorsqu’elle n’est pas maîtrisée, comme dans le cas d’Adimi, elle tourne à l’aigre calamité. Veut-elle convaincre son lecteur par une bibliographie – lacunaire – cernant son personnage ? Un exemple entre cent : elle suggère que l’éditeur Charlot a raté « Le Fils du pauvre » que Mouloud Feraoun lui a adressé, en 1946, à cause de Jean Amrouche qui l’aurait écarté – par jalousie ! – en lui expédiant une lettre-formulaire de refus. En 1987, aux « Rencontres de Montpellier », Edmond Charlot répondant au regretté Abdelkader Djeghloul (1946-2010) sur ses relations avec les hommes de culture algériens (entendre dans le langage de l’époque, indigènes), pouvait observer : « Oui, bien sûr, mais peu, parce qu'il y’en avait très peu à l’époque. J'ai dit et raconté plusieurs fois que j’ai cherché désespérément pendant quinze ans un écrivain algérien sans pouvoir le trouver. J’ai commencé à éditer fin 35 le premier livre. En 36, cinq ou six livres. Après 37, ça s’est accéléré à cause des événements et pour des quantités de raisons qui sont trop longues à énumérer ici. J’ai eu des textes impubliables. J'ai tort de dire que je n'ai pas publié : j'ai publié des poèmes touaregs ; ce n'était pas grand-chose, mais c'était tout ce que j'avais pu trouver à publier. » (Cf. Paul Siblot [éd.], « La Vie culturelle à Alger, de 1900 à 1950 », Oran, Dar El Gharb, 2004, p. 69). En fait, lorsque Charlot était à Alger, son truc et son trip, c’était l’Espagne ; et, lorsqu’il s’était replié dans le Paris libéré de tous les possibles, son ambition était de s’assurer une place de choix dans le champ littéraire germanopratin, miné par sa collaboration avec l’occupant allemand. Il guignait hardiment les Prix littéraires. En 1945, le Renaudot d’Henri Bosco (« Le Mas Théotime ») et, en 1946, celui de Jules Roy (« La Vallée heureuse ») tombaient avec profit dans son escarcelle. Loin des agapes littéraires parisiennes, le manuscrit de l’instituteur inconnu du bled kabyle (qui avait raté de peu le Grand Prix littéraire de l’Algérie, section indigène), rangé dans les « textes impubliables », lui était retourné en lambeaux par la poste, avec en sus une sèche fin de non-recevoir. Ce ne seront pas les seuls pots-cassés qu’aura à payer ce pauvre Amrouche…

Adimi propose-t-elle une œuvre originale ? Certainement pas. Et il n’y a pas de secret d’alchimie dans son récit : Daoud pour le contexte et Djemaï pour la méthode. Abdelkader Djemai, le premier de cordée dans la harka de l’édition parisienne à avoir initié l’exofiction et sa tapageuse érudition bibliographique en appendice, ressuscitait l’Algérie française et ses fantômes. Il est l’apôtre de cette fumeuse sentence, à l’intention d’écrivaillons demeurés de La’quiba et Sidi Hani, selon laquelle l’écrivain et la littérature n’ont pas de nationalité. Et, en ce qui le concerne, il se rattache probablement à des racines effilochées pour se souvenir et célébrer, après un folklorique émir Abd-El-Kader, l’abbé Lambert, maire d’Oran dans l’entre-deux-guerres. Il en a tiré « La Vie (presque) vraie de l’abbé Lambert » (Paris, Seuil, 2016), un récit dans une langue vérolée et méphitique de pathétique et miséreux correspondant de presse.

Mais comment ne pas reconnaître que ces soudards de la littérature savent saluer les vieux démons et maîtres d’autrefois. Camus (à travers son Meursault), Lambert, Charlot, qui sera le prochain ? L’Algérie coloniale ne manquera jamais de coruscantes personnalités civiles, militaires et religieuses pour inspirer de sordides aspirants aux saumâtres cuisines littéraires germanopratines. C’est pour bientôt Bugeaud, Saint-Arnaud, Pélissier de Raynaud, leurs messes de sacristie et leurs cortèges de morts arabes ? Il y a encore des places à prendre dans l’édition parisienne et dans une France littéraire qui se mire dans son passé revigoré par d’anciens colonisés moulinés dans le reniement de leur sang et de leur histoire. Allons donc, Mesdames et messieurs de la harka empourprée, encore un effort !

La France littéraire ne sort pas grandie d’encourager cette tendance au retour magnifié à l’histoire coloniale française et ces petits esprits qui s’y accrochent pour de vaines gratifications. Ses éditeurs, sans honneur, qui organisent ces putrides exercices d’allégeance à la défunte France d’Algérie, et ses médias, qui servent de bruyante escorte aux manèges enluminés de harkis de la plume flétris par leurs salaires d’indignité, humilient un pays libre et indépendant. Comment peuvent-ils croire que les Algériens reviennent aux symboles de l’Algérie française, que sont les Camus, Lambert ou Charlot, à ses chaînes et à ses châtiments, à son Code de l’Indigénat et à sa responsabilité collective, à ses dépossessions fulgurantes de terres et d’âmes et à ses massacres de masse, des grottes du Dahra aux vallées du Sétifois ?

 

*Professeur de l’enseignement supérieur, écrivain et critique.

 

http://bouhamidimohamed.over-blog.com/2017/10/la-france-litteraire-face-a-l-algerie.les-prix-de-l-indignite.html


 

ALGERIE : 5 DANGEREUX TERRORISTES TUES PAR L'ANP A BEJAIA

Algérie: cinq dangereux terroristes abattus à Béjaia (MDN)

Mon Oct 2, 2017 8:0AM

L’armée algérienne à la recherche de munitions des terroristes dans la région de Tabounecht, le 16 janvier 2015. ©AFP

L’armée algérienne à la recherche de munitions des terroristes dans la région de Tabounecht, le 16 janvier 2015. ©AFP

Cinq dangereux terroristes ont été abattus dimanche 1er octobre à El Kseur (Béjaia) en Algérie par un détachement de l'Armée nationale populaire (ANP), qui a récupéré 5 pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, a indiqué un communiqué du ministère de la défense nationale (MDN).

"Dans le cadre de la lutte antiterroriste et suite à un opération de recherche et de ratissage au niveau de la daïra d'El Kseur, wilaya de Béjaïa (5e RM), un détachement de l'Armée nationale populaire a abattu dans l'après-midi de ce dimanche, premier octobre 2017, cinq dangereux terroristes et récupéré cinq pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, munis chacun de trois chargeurs garnis", a précisé la même source.

Cette opération de qualité "vient en continuité de celle du 28 septembre 2017 qui a permis l'élimination d'un terroriste et la récupération d'un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov avec trois chargeurs garnis".

Ces opérations "confirment les efforts de l'Armée nationale populaire dans la poursuite de ces criminels et leur élimination à travers tout le territoire national", a souligné le communiqué du MDN.

Source: aps.dz

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/02/537182/Algrie-terroristes-tus-arme-Bjaia


 

L'ALGERIE APPELLE LA LIGUE ARABE A REINTEGRER LA SYRIE EN SON SEIN DONT ELLE FUT L'UN DES SEPT ETATS FONDATEURS

L’Algérie appelle la Ligue arabe à réintégrer la Syrie en son sein

 Depuis 32 minutes  26 septembre 2017

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 Moyent-Orient - Syrie

 

Se distinguant d’autres pays arabes comme l’Arabie saoudite, le ministre algérien des Affaires étrangères a exprimé, dans un entretien à RT, son souhait de voir Damas réintégrer l’organisation régionale dont elle fut un membre fondateur.

Pour l’Algérie, la Syrie semble indispensable à la bonne marche de la Ligue arabe. Dans une interview à RT en arabe, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a ainsi appelé de ses vœux le retour de Damas dans le giron de la Ligue arabe, créée en 1945 au Caire et dont la Syrie est l’un des sept Etats fondateurs.

La participation de la Syrie à l’organisation régionale avait été suspendue en novembre 2011, certains membres reprochant à Damas son rôle dans la crise naissante.
Le vote de suspension avait été obtenu à la majorité qualifiée des 22 membres de la Ligue, parmi lesquels on compte des pays alliés aux Etats-Unis, tels que l’Arabie saoudite.

Dans cet entretien, Abdelkader Messahel a également évoqué les dissensions croissantes qui existent au sein du monde arabe, abordant notamment la crise entre le Qatar et l’Arabie saoudite. Le 5 juin 2017, le royaume saoudien, ainsi que les Emirats arabes unis, l’Egypte et le Barhein, avaient en effet décrété un embargo commercial sur le Qatar, menant à une crise diplomatique régionale. Le ministre algérien a ainsi rappelé que son pays entretenait de bonnes relations avec l’ensemble des parties impliquées dans la crise et qu’il avait appelé à la résoudre au moyen de la diplomatie.

Abdelkader Messahel, qui avait rencontré le président syrien Bachar el-Assad en avril 2016 pour l’assurer de son soutien face au terrorisme, multiplie les déclarations allant à l’encontre des positions diplomatiques traditionnelles de la majorité des pays occidentaux.

Le 22 septembre dernier, à la tribune des Nations unies, lors de la 72e assemblée générale, il avait notamment appelé à la réforme du Conseil de sécurité. «Nous devons corriger l’injustice historique que constitue l’absence de représentants de l’Afrique [dans les membres permanents du Conseil de sécurité]», avait déploré le ministre algérien.

Source: RT

https://french.almanar.com.lb/585297


 

RAPPROCHEMENT ALGERIE-IRAN

Alger loue ses relations avec l’Iran et les pays arabes

Sun Sep 24, 2017 11:7AM

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif (G) rencontre le président algérien Abdelaziz Bouteflika, à Alger, le 2 septembre 2015. ©Mehr News

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif (G) rencontre le président algérien Abdelaziz Bouteflika, à Alger, le 2 septembre 2015. ©Mehr News

Dans un entretien à la chaîne Russia Today, publié ce dimanche 24 septembre, le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel a déclaré que les relations d’Alger avec l’Iran ne sont pas incompatibles avec les relations entre Alger et les pays arabes. Il a n'a pas omis d'insister sur l’impératif de résoudre tous les différends régionaux dont la crise opposant le Qatar à certains pays arabes du golfe Persique.  

Le chef de la diplomatie algérienne a plaidé pour le règlement de cette crise en vertu des mécanismes du Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP), affirmant que son pays entretenait de bonnes relations avec toutes les parties impliquées dans la crise qatarie.

Le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel. ©AFP

En allusion aux relations Alger-Damas, Abdelkader Messahel a plaidé pour le retour de la Syrie au sein de la Ligue arabe qui a suspendu, le 15 novembre 2012, l’adhésion de la Syrie, et ce alors que la Syrie fait partie des pays fondateurs de l’institution panarabe.

Il a également réitéré le soutien d’Alger à la nouvelle initiative de l’ONU sur la Libye.

Qualifiant d’excellentes les relations entre l’Algérie et la Russie, M. Messahel a ajouté que le Premier ministre russe Dmitri Medvedev était attendu, le 10 octobre 2017, à Alger.

Il a espéré que la visite du chef du gouvernement russe en Algérie favorisera le renforcement des relations bilatérales dans divers domaines.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/09/24/536295/Algrie-Iran-Russie-pays-arabes-Qatar


 

L'ALGERIE ET LA RUSSIE NEGOCIENT POUR L'ACHAT D'AVIONS CIVILS SSJ100 ET MS-21

La Russie et l’Algérie parlent livraisons d’avions civils SSJ100 et MS-21

 Depuis 10 heures  21 septembre 2017

avioncivil

 Algérie - Amérique et Europe - Maghreb - Monde arabe - Russie

 

no author

Le SSJ100 et le MS-21, dont la production en série devrait commencer en 2018, pourraient être livrés à l’Algérie. Des négociations entre les parties sont en cours.

La Russie est intéressée par des livraisons de ses avions Sukhoi Superjet 100 (SSJ100) et MS-21 en Algérie, des négociations entre les parties sont en cours, a annoncé le ministre russe de l’Énergie Alexandre Novak qui copréside la commission intergouvernementale russo-algérienne.

«La Russie est sans aucun doute intéressée par la livraison en Algérie de ses avions, notamment de SSJ100 et, à l’avenir, de MS-21. Dans le cadre du groupe de travail, ces questions sont examinées», a indiqué le ministre.

En outre, dans le cadre de la commission intergouvernementale, le groupe de travail en charge des transports examine le développement de transports maritimes, de construction de navires ainsi que la sécurité des transports et le développement du réseau de transport en Algérie, a expliqué M.Novak.

Rappelons qu’outre en Russie, le moyen-courrier russe SSJ100 est exploité au Mexique, en Irlande et en Thaïlande.

Le MS-21 est un nouvel avion civil russe dont la production en série devrait débuter en 2018. À ce jour, des contrats sur la livraison de 175 appareils de ce type ont été conclus.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/578026


 

DECLARATION DU PADS SUR LE DERNIER ESSAI NUCLEAIRE DE LA COREE POPULAIRE

Essais nucléaires de la Corée populaire: ce sont les puissances impérialistes qui portent entièrement la responsabilité des tensions et des risques de guerre

Publié le 4 Septembre 2017 par Lien-pads

Une fois de plus les puissances impérialistes laissent éclater leur colère contre la Corée populaire après l'essai nucléaire qu'elle vient d'effectuer dimanche 3 septembre.
Les Etats impérialistes occidentaux en particulier réagissent de façon hystérique. Ils poussent à la confrontation avec ce pays qu'elles rendent à coup de gros mensonges responsable des dangers de guerre. Tous les moyens de propagande et d'intoxication sont mis en route pour lancer des représailles contre la Corée populaire.


La région est un espace de rivalités et de confrontations où l'impérialisme américain a perdu la suprématie face à ses rivaux russes et chinois. La vérité est que la paix n'est pas menacée par ce petit pays mais par les puissances impérialistes et leurs alliés. Leurs médias  font le silence sur le fait que les USA en particulier menacent ce pays avec leur armada militaire et nucléaire qui patrouille loin de leurs frontières. Les USA de concert avec leur valet de la Corée du Sud organisent en permanence à proximité des côtes de la Corée du Nord des exercices militaires navals et aériens. Ces exercices font participer des dizaines de milliers d'hommes équipés des armes les plus sophistiquées, y compris d'armes nucléaires.


La région de l'Asie du nord-est est quadrillée par les navires et les avions US. Les missiles nucléaires installés dans les bases US sont pointés sur la Russie, la Chine et la Corée populaire. Les chiffres officiels indiquent que 193 000 soldats américains veillent dans le monde aux intérêts de la bourgeoisie impérialiste US. 39 000 d'entre eux sont installés au Japon et 24 000 autres en Corée du Sud. L'impérialisme américain exhibe sa machine apocalyptique pour terrifier les peuples de la région désirant échapper à sa mainmise et vivre en paix avec leurs voisins. Le but de la présence US agressive est aussi de tuer dans l'oeuf toute velléité de leurs Etats alliés qui voudraient se retirer de leurs alliances pour éviter d'attirer le feu sur leurs têtes.
Les troupes US sont prêtes à débarquer n'importe où à n'importe quel moment. Elles peuvent envahir la Corée du Nord et déclencher un conflit dévastateur.

L'histoire a montré que la Corée populaire n'a jamais été une menace pour aucun pays voisin. C'est l'impérialisme japonais qui l'a occupé jusqu'à sa défaite cuisante en 1945, chassé par l'insurrection populaire qui a beaucoup contribué à l'affaiblir durant la 2 ème guerre mondiale. C'est ensuite l'impérialisme US qui a pris la relève en l'envahissant et en renversant son régime démocratiquement élu. Pour briser la résistance populaire à son invasion, l'impérialisme US a déclenché une guerre atroce dans ce pays de 1950 à 1953. Elle a fait 3 millions de morts dont un million carbonisés par le napalm. Des villes ont été entièrement dévastées. N'était la dissuasion soviétique, les USA étaient à deux doigts d'utiliser la bombe atomique contre le peuple coréen comme ils l'avaient fait sans justification militaire aucune en réduisant en cendres les villes d'Hiroshima, de Nagasaky et leurs habitants. L'impérialisme US a ensuite installé une dictature militaire au sud de ce pays où la grève était punie de mort pour faire prospérer ses multinationales.
Des USA ou de la Corée du Nord, qui doit avoir peur de l'autre?

Il est normal que la Corée populaire martyrisée et soumise au blocus instauré par les Etats impérialistes depuis des décennies cherche à se protéger en se dotant de tous les moyens pour assurer sa sécurité.


Nous communistes, quoi que nous pensons des méthodes des dirigeants de la Corée populaire et de leurs arrières-pensées dans le cadre du dialogue secret qu'ils mènent avec les USA, nous considérons que :

- les responsables des menaces de guerre dans la région sont les puissances impérialistes, à leur tête les USA, qui se battent entre elles pour la domination des peuples; ce sont ces puissances et elles seules qui font courir au monde le risque sérieux d'une conflagration nucléaire mondiale;
-la Corée populaire a le droit de se protéger par tous les moyens qu'elle juge indispensables à sa protection et à la mise en échec des plans belliqueux et expansionnistes de l'impérialisme américain;
-il appartient au peuple coréen, à sa classe ouvrière de décider de son système; à ce titre nous soutenons sa résistance à l'impérialisme et son droit à édifier une société socialiste délivrée de toute exploitation et de toute oppression;
-nous condamnons toutes les sanctions et les mesures de rétorsion prises contre la Corée populaire, y compris celles décidées par le Conseil de l'ONU qui est devenu depuis la disparition de l'URSS un instrument de domination, de marchandage et de repartage du monde entre les 5 puissances impérialistes qui le forment; nous appelons les peuples à lutter pour l'annulation de ces sanctions qui provoquent des souffrances ignobles au peuple coréen qui n'a agressé personne;
-nous exigeons le démantèlement de toutes les bases militaires étrangères existantes dans le monde; l'élimination de toutes les armes nucléaires ainsi que de toutes les armes de destruction massive; nous rejetons les arguments qui, au nom de la non-prolifération des armes nucléaires, accordent aux actuelles puissances nucléaires le monopole de cette arme afin d'imposer leur diktat sur les peuples et de réduire au silence quiconque refuse de se soumettre à leur domination.

Communistes, épris de paix, nous appelons les travailleurs et les peuples à dénoncer les fauteurs de guerre, à s'opposer aux ingérences extérieures, à défendre le droit des peuples à choisir leur voie de développement pour en finir avec l'exploitation et l'oppression, à lutter pour la paix. Pour y arriver, nous sommes profondément convaincus que la lutte pour la paix ne peut réellement aboutir que si le régime capitaliste qui porte la guerre dans son ADN est renversé et remplacé par le socialisme. En socialisant la propriété des moyens de production, le régime socialiste donne une souveraineté réelle aux travailleurs. Devenus maîtres de leurs puissance productives, leurs intérêts ne sont pas de faire la guerre à autrui pour s'emparer de ses richesses mais de construire une société pacifique animée non par la recherche du profit mais par la satisfaction des besoins sociaux croissants des producteurs.


En cette année 2017, centième anniversaire de la Révolution d'Octobre, nous devons nous rappeler que c'est sous le pouvoir des Soviets que pour la première dans l'histoire un Etat de type nouveau promulgua le Décret sur la paix. La Russie enfin débarrassée du pouvoir des féodaux et de la bourgeoisie décida unilatéralement de mettre fin à la guerre contre l'Allemagne dans le cadre d'une paix sans indemnisations, ni annexions de territoires. Le pouvoir des soldats, ouvriers et paysans fit la démonstration que les peuples aspirant à vivre en paix pouvaient coexister dans un monde préalablement débarrassé du système capitaliste-impérialiste. L'Union soviétique mena de façon énergique une politique de cohabitation pacifique. Si malgré tous les compromis qu'elle rechercha elle ne put empêcher les guerres et si 27 millions de ses citoyens durent laisser leur vie pour que le nazisme, produit du capitalisme, fût terrassé, les responsabilités en incombèrent complètement aux puissances impérialistes incapables de vivre sans les rivalités économiques qui se transforment inévitablement en guerres pour le contrôle des sources de profits.

Comme en ont témoigné depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, sans devoir remonter plus loin,  ses guerres coloniales, ses interventions sanglantes et barbares à Cuba, au Vietnam, au Cambodge, en Palestine, en Afghanistan et ces dernières années en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine, au Yémen …


Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme
4 septembre 2017


 

LIMOGEAGE DU PREMIER MINISTRE ALGERIEN ABDELMAJID TEBBOUNE : ANALYSE DU PADS (COMMUNISTE)

LIMOGEAGE DU PREMIER MINISTRE ALGÉRIEN ABDELMAJID TEBBOUNE: ANALYSE DU PADS

 Solidarité Internationale PCF Algérie Aucun commentaire

13 SEPT. 2017

Le président Bouteflika et l'éphémère premier ministre Tebboune

Le président Bouteflika et l'éphémère premier ministre Tebboune

Prise dans ses contradictions, la bourgeoisie a préféré limoger Tebboune plutôt que d'accepter la désignation de certains de ses oligarques à la vindicte publique

Publié le 26 Août 2017 par Lien-pads

Le limogeage de Tebboune, après moins de 90 jours passés à la tête du gouvernement; illustre d'une façon très édifiante la nature de classe de l'Etat. Il a traduit de façon spectaculaire aussi les divergences qui opposent diverses fractions de la bourgeoisie entre elles et leurs représentants politiques dans l'Etat. Ces divergences portent sur les méthodes et les moyens à mettre en oeuvre pour faire face à la crise financière provoquée par la chute du prix du pétrole. La crise financière est en train de créer peu à peu les germes d'une crise politique profonde du système capitaliste dépendant algérien.

 

Le train de vie des classes exploiteuses est la cause de la crise financière
 

La chute des recettes d'exportation des hydrocarbures, dont il faut rappeler qu'elles représentent plus de 95% du total des exportations, a poussé le gouvernement à puiser à pleines mains dans les réserves de change pour faire face aux sorties massives de devises. L'ampleur de ces sorties n'a que très peu baissé malgré l'arrêt donné à l'importation des véhicules et le gel de nombreux projets d'équipements publics provenant de l'extérieur. La cause en est que la majeure partie des importations est composée de biens superflus, sans corrélation avec le niveau de développement de la production matérielle du pays. La croissance démesurée des importations depuis le début des années 2000 n'a servi qu'à soutenir la tendance de ces couches parasitaires au luxe tapageur, à la construction d'immenses demeures somptueuses. Elle est liée à leur indifférence pour l'investissement productif et à leur incapacité à promouvoir un développement industriel digne de ce nom, capable de substituer la production nationale aux importations.

Par intérêt de classe, le régime a refusé d'utiliser l'argent du pétrole pour renforcer les bases industrielles du secteur public. Tout ce qui pourrait rappeler les orientations socialistes des années 1970, tout ce qui pourrait préfigurer dans la tête des masses les avantages du socialisme et d'une planification centrale scientifique, tout ce qui pourrait renforcer chez les travailleurs l'idée que le socialisme est l'avenir, tout cela est vécu par les classes exploiteuses comme un cauchemar.


Bouteflika, partisan convaincu d'un régime bourgeois, notoirement connu pour son opposition à Boumediène sur la question du socialisme, a obstinément maintenu le cap sur le refus de réhabiliter le rôle économique structurant du secteur public industriel. Pourtant son existence n'est pas en soi un indicateur de socialisme. Engels le soulignait déjà en réponse à ceux qui y voyaient la possibilité d'une transition paisible vers le socialisme sans prise du pouvoir par la classe ouvrière ni socialisation de la propriété des moyens de production et planification centralisée. Enfermée dans son obstination à sacraliser la propriété privée des moyens de production, la bourgeoisie refuse de lui accorder une place dominante quand bien même il pourrait stimuler le développement d'un capitalisme à base "nationale". Au contraire de divers courants de la gauche social-démocrate algérienne, convaincus qu'il faut aller vers un "partenariat public-privé". Mais qui n'ont pas compris que cette voie hypothétique est cependant contrariée par les tendances réactionnaires de l'impérialisme bloquant l'émergence d'une nation développée relativement autonome.

Les ressources pétrolières ont été détournées de l'objectif fixé depuis l'indépendance de servir de source de financement du développement. Depuis le tournant opéré au début des années 1980, elles sont  essentiellement destinées à satisfaire les besoins de prestige des classes possédantes et affairistes. Ces classes ont prospéré en trente ans de libéralisme et de cadeaux financiers et fiscaux de toutes sortes. Le poids exorbitant de ces cadeaux qui se sont multipliés durant les années 2000 est savamment caché par le régime. Il est enveloppé au milieu des subventions des biens de consommation de base des couches populaires pour faire croire que ce sont ces dépenses qui constituent la source principale du déficit des finances extérieures.

 

Difficile de lancer de façon brutale une vaste offensive contre les acquis sociaux
du peuple en l'absence d'un contexte comparable à celui de la "décennie rouge"

 

Des cercles du pouvoir ont peur d'une banqueroute financière d'une ampleur égale à celle, ou pire, qui a conduit à la signature en avril 1994 de l'accord d'ajustements structurels. Ils ont préconisé d'agir sans perdre de temps sur la réduction des importations afin d'éviter de tomber de nouveau dans la spirale  de l'endettement extérieur. Ce qui a motivé leur choix ce n'est pas, comme ils le prétendent, de préserver ainsi l'indépendance financière du pays. C'est en vérité la peur de ne pas pouvoir contrôler l'explosion du mécontentement des masses que provoqueront des mesures sociales antipopulaires. Le courant qui avait encouragé Tebboune n'est pas certain que se créeront de nouvelles occasions en or semblables au climat de terreur des années 1990 qui a permis à la bourgeoisie et aux prétendants à l'embourgeoisement de réaliser leur programme de classe.


Ces mesures, une autre aile la voit comme une bénédiction. Elle brûle d'impatience pour les mettre en oeuvre. Elle envisage d'employer sans hésitation la répression la plus brutale pour faire rentrer les masses populaires dans le rang. Elle avance derrière la revendication de rompre avec le "populisme". Revendication sans cesse martelée par des "experts" au service du capitalisme et que soutiennent fortement des journaux libéraux influents et hostiles à Bouteflika comme Al-Watan et Liberté, Al Khabar, etc.

 

Comment poursuivre la réalisation du plan d'achèvement de l'accaparement des biens
de la nation et de mise à genoux de la classe ouvrière?

 

 Aujourd'hui des cercles du régime doutent qu'un contexte macabre aussi favorable que celui de la décennie sanglante puisse se reproduire. Ils l'appréhendent même en raison du risque de perdre leur domination politique au profit d'autres forces à la suite d'ingérences impérialistes à la recherche de prétextes "humanitaires" pour mettre la main sur les ressources en hydrocarbures.

Comment réussir à réaliser leur programme?
Ils recherchent le moyen de poursuivre l'application de leur plan de consolidation des bases capitalistes de la société de manière à contrer toute volonté des travailleurs de choisir la voie socialiste. Les choix de l'aile progressiste du pouvoir de l'époque de Boumediène ont en effet laissé dans la mémoire des masses populaires des souvenirs positifs ineffaçables. Bien que le régime économique des années 1970 ne puisse être qualifié de régime socialiste, il s'était s'appuyé sur la propriété publique des grands moyens de production. Il en avait fait un instrument essentiel pour satisfaire les besoins des travailleurs et donner une base économique à la capacité de décision politique indépendante du pays.  

La poursuite de la destruction des lois sociales afin de rendre les travailleurs plus malléables figure au premier plan des objectifs que veulent atteindre, à court ou moyen terme, la bourgeoisie et ses hommes politiques, qu'ils soient au pouvoir ou dans l'opposition, ainsi que l'impérialisme auquel sont maintenant organiquement liés de vastes pans de la bourgeoisie. Cette destruction accompagne d'autres objectifs. Leur rêve le plus cher est de s'emparer directement des gisements de pétrole et de gaz, de contrôler aussi des branches du marché intérieur garantissant sans risque aucun de hauts taux de profits telles que la production et la distribution de l'énergie électrique, du gaz et de l'eau. Sans compter qu'ils font pression pour lever tout contrôle des changes, même s'il n'empêche pas la pratique criminelle de la surfacturation des importations. Ce contrôle, dont les groupes ultra-libéraux les plus enragés veulent obtenir la suppression, a permis jusque-là d'éviter une situation de grave crise financière comparable à celle qui ravage actuellement le Venezuela sous l'action subversive de la bourgeoisie inféodée à l'impérialisme US.


Les "décideurs" du pouvoir attendaient de Tebboune qu'il axât les efforts de son gouvernement sur la création des conditions politiques propices à la réalisation de leur plan, en exploitant le thème de "la crise qui impose l'accélération des réformes". Au lieu de cela il a lancé des enquêtes sur les pratiques illégales des "hommes d'affaires" les plus en vue. Il s'est mis à faire fuir des informations sur leurs trafics, la dilapidation des deniers publics, les surfacturations, etc. On a ainsi appris que le taux de remboursement des crédits au secteur privé n'a jamais dépassé les 10%. Les informations officielles ont confirmé que la fuite en avant dans le montage automobile, de concert avec des multinationales, a asséché les rentrées douanières et fiscales de l'Etat sans avoir rien apporté sur le plan technologique à l'Algérie. Le résultat instantané de cette campagne a été de placer sous le feu des projecteurs les comportements antinationaux des "hommes d'affaires", tous liés au régime depuis bien avant l'arrivée de Bouteflika. En fait il apparaît que certaines franges du pouvoir ont cru "bien faire" en tentant de sacrifier publiquement les nouveaux oligarques les plus connus et les plus "hyperactifs" dans le domaine politique. C'est le seul moyen habile selon eux pour sauver les intérêts à long terme de la bourgeoisie dans son ensemble. Les conséquences politiques de l'action "irréfléchie" de Tebboune ont provoqué une grosse panique au sein des classes privilégiées. Elle allait créer un effet de domino qui aurait fini par faire vaciller les assises de toute la bourgeoisie et de son régime. Une tempête était en train de se lever.

 

En mettant à la porte son premier ministre, Bouteflika croit l'avoir endiguée.
Pour combien de temps encore?

 

Les classes populaires n'attendaient aucune action salutaire de l'intérieur de régime. La sanction qui a frappé l'ex-chef du gouvernement les a cependant choquées par sa brutalité et sa rapidité inattendues, par le fait que ce qu'il avait dit était vrai. Ont été encore beaucoup plus choquées de larges franges des couches moyennes. Elles qui attendaient désespérément l'arrivée de "homme providentiel" à la tête de l'Etat avaient pensé pendant quelques jours que ce moment inespéré venait de se réaliser.
Le résultat de l'épisode éphémère Tebboune est qu'il a jeté publiquement la lumière sur la nature de classe bourgeoise de l'Etat. Il a donné une leçon concrète sur l'impossibilité de changements radicaux sans une puissante intervention populaire organisée dans une orientation socialiste.


Ceux qui concentrent le tir sur Bouteflika sans dénoncer le principe même des libéralisations et sans relier les résultats de sa "gouvernance" au choix du capitalisme, cherchent simplement un bouc émissaire pour sauver le régime bourgeois d'une insurrection populaire. Ils travaillent seulement à changer le personnel politique discrédité de la bourgeoisie pour ancrer plus solidement le régime économique de cette classe.


Ils veulent étouffer tout débat mettant en accusation le capitalisme pour son incapacité à jeter les bases de la relance d'une politique d'indépendance du pays par rapport à la domination impérialiste, pour son incapacité à offrir au peuple, aux jeunes qui veulent vivre chez eux et ne pas prendre le risque de mourir en mer, les conditions d'une vie assurée et dans la dignité.

Ils veulent détourner les travailleurs de toute réflexion tendant à remettre à l'ordre du jour la lutte pour le socialisme.

Rédaction du Lien

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LE PRESIDENT VENEZUELIEN MADURO EN VISITE OFFICIELLE A ALGER

Le président vénézuélien Maduro en visite à Alger

 Depuis 10 heures  11 septembre 2017

maduro

 Algérie - Maghreb - Monde arabe

 

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé dans la nuit de dimanche à lundi à Alger pour une visite officielle de 24 heures, a constaté un photographe de l’AFP.

Maduro, dont le programme de la visite n’a pas été précisé, a atterri à Alger sur son chemin du retour d’Astana, où il a participé à un sommet des chefs d’Etat de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), au titre de président en exercice du Mouvement des pays Non-alignés.

Outre les « relations bilatérales d’amitié et de coopération », M. Maduro et ses interlocuteurs algériens aborderont « les questions régionales et internationales d’intérêt commun, y compris la situation du marché mondial des hydrocarbures et ses perspectives », a indiqué la présidence algérienne dans un bref communiqué.

La présidence n’a pas précisé si M. Maduro rencontrerait son homologue Abdelaziz Bouteflika.

L’Algérie et le Venezuela, tous deux membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), souffrent de la chute depuis 2014 des prix du pétrole qui fournit environ 95% des devises de chacun des deux pays.

La baisse des prix du brut a fait fondre d’environ 45% les réserves de changes de l’Algérie en trois ans. Le Venezuela est de son côté englué dans une grave crise économique, aggravée par de récentes sanctions américaines.

C’est la deuxième visite de M. Maduro en Algérie, où il s’était déjà rendu en janvier 2015 pour une visite axée sur le pétrole.

Son prédécesseur Hugo Chavez avait effectué quatre visites officielles à Alger, en 2000, 2001, 2006 et 2009.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/562472


 

LES MOTS DE MOHAMED BOUHAMIDI ONT DE PLUS EN PLUS DE COEUR...

LES MOTS DE Mohamed Bouhamidi ONT DE PLUS EN PLUS DE Cœur...

Il vaut mieux mettre du cœur et ne pas trouver les mots, que de trouver les mots et de ne pas y mettre son coeur, disait le Mahatma Gandhi...

Que dire alors quand le grand frère Bouhamidi Mohamed trouve les mots et y met surtout du cœur, le sien, ce soir saignant de généreuse bonté, d'amitié fidèle et d'amour indéfectible ? Amour durable pour l'unique femme de sa vie. Amitié reconnaissante pour l'amie qui fut pour lui parole secourable, parole guerrisseuse.

Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour, disait le poète Jacques Reverdy. Cela est valable aussi pour l'amitié pour Latifa. Preuves par les mots...

A Latifa.

Bonsoir Latifa. Mon cœur d'ami t'accompagne dans tes douleurs moins bien que la façon dont tu m'as accompagné dans les miennes. Je sens tes souffrances car j'ai senti la modestie de tes attentes, modestes et immenses, juste aimer comme aiment les enfants et comme on aime dans les romans. Cette idée d'innocence que tu poursuis depuis tes années d'avant ton adolescence, quand la mer déjà te parlait sur ces rivages de l'Est où la lumière est plus blanche les jours d'orage. Nos paroles se sont croisées dans l'improbable du hasard quand à propos d'un poème nous sommes allées ensemble, nous qui nous ne sommes jamais rencontrés, vers ces chemins des paroles guérisseuses. Tu m'as aidé à guérir d'un mirage d'amour et de l'hypnose d'une euphorie narcissique. Pour avoir traversé le sel qui brûlait nos blessures, nous avons réappris à les regarder.

Ici, sur ces rivages marins de la souffrance, d'où nul phare ne luit et que bat en ses vagues et ses vents l'immensité du désespoir que coule enfin une larme, une seule, pour que nous nous sentions un peu soulagés, un peu vivants, le désespoir à attendre une larme qui ne vient pas, tu as brûlé un bout des derniers morceaux de bois que tu as déniché dans mon âme que je croyais déjà une forêt morte.

Et de lueur en lueur tu m’as tiré vers les clartés oubliées de mes romans dans lesquels je renversais les iniquités de ce monde.

Tu as été la parole secourable des nuits d'étuve de cet été aux chaleurs poisseuses quand le sommeil m'était impossible dans la cage de béton. Mot pour mot tu me sortais des sables mouvants de l'hypnose de l'obsession amoureuse. Nous avons fouillé notre monde d'enfants et listé patiemment de tous les rêves d'enfants qui pouvaient nous sauver et croire qu'on peut aimer comme nous voulions aimer, avec le feu de la passion, ses colères, ses éruptions, ses excuses, ses retours, ses poèmes et ses chansons, ses regrets et ces soirs d'été près de la mer où les étoiles du ciel peuvent sembler si près, que nos mains les toucheraient d'un seul geste et la lune si grosse de son sourire d’énigme que nous la prenions pour la joue qui attendait notre bise.

Nous sommes désormais les enfants du ciel parce que nous avons pour les hommes et pour nos idéaux pour les hommes des rêves d'étoiles pour chacune de nos nuits.

Aujourd'hui, c'est toi qui pleure dans ton dedans, de cet homme qui a oublié le monde et veut devenir le centre du tien.
Je ne saurais jamais avoir ta patience de femme qui enfante des hommes et sait faire enfanter les âmes. Aussi, toi, Latifa trouve dans ce cri public, ce qui peut suppléer mes maladresses à être l'ami qui offre à ton âme le miroir qui lui dit la beauté de ta quête d'un amour qui en rien ne cherche à subjuguer l'autre, à subjuguer un autre.

Mohamed Bouhamidi. 10 septembre 2017.

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