19 MARS 2016 : 54e ANNIVERSAIRE DU CESSEZ-LE-FEU EN ALGERIE

MESSAGE DE L’ARAC 19 MARS 2016

 

19 mars 2016 – 54e Anniversaire du « 19 mars 1962 »
Pour un 19 mars, plus que jamais, jour de mémoire, de Paix et d’Amitié

Il y a 54 ans se terminait la dernière guerre coloniale menée par la France.
Il y a 54 ans, après les accords d’Evian du 18 mars, signés par le gouvernement français et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, le cessez-le-feu était proclamé, le 19 mars 1962, acté massivement par le peuple français lors du référendum du début avril.
En cette journée commémorative, aujourd’hui reconnue officiellement comme « Journée Nationale du Souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc » fruit de 50 ans d’actions communes des associations d’Anciens Combattants et Victimes de Guerre, les plus clairvoyantes, nous n’oublierons jamais ces huit années de souffrance et de deuil subis par deux peuples dont les Histoires étaient, sont et seront toujours solidaires.
Les peuples français et algériens souffrent encore de blessures pas toujours cicatriséesde ce drame vécu par nos deux pays.
Mais, à la mémoire, doit s’ajouter la volonté de combattre ceux qui entretiennent les séquelles empoisonnant encore notre présent (racisme, haine, violence, xénophobie,
réhabilitation des criminels de l’OAS etc…) pour mieux aller de l’avant vers un avenir d’amitié et de coopération mutuellement avantageuse entre la France et l’Algérie.
Car il est plus que temps, que chacun assume son passé, qu’un traité de paix et d’amitié vienne régulariser la situation, les rapports entre nos deux pays. Que cet acte majeur serve de socle à une nouvelle politique de solidarité, de coopération économique et culturelle, seule capable de combattre la misère et son terreau, qui constituent les racines des terrorismes et des violences ensanglantant le monde.
Enfin, nous exigeons l’abrogation de la loi du 23 février 2005 justifiant le rôle colonialiste de la France au service des enjeux géopolitiques de la finance… Dans la foulée, il y a lieu d’obtenir l’abrogation, du décret fixant au 5 décembre de chaque année « une commémoration », sans rapport historique, avec le cessez-le-feu qui a permis la fin de la guerre d’Algérie et qui entretient encore la confusion dans l’opinion publique et la division dans le mouvement combattant.
L’ARAC appelle au respect de l’autodétermination de chaque peuple dans la construction de son avenir.
Villejuif, le 16 février 2016



 

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