ALGERIE : SELLAL VA ROMPRE ENFIN SON INQUIETANT SILENCE

APRÈS PLUSIEURS SEMAINES D'UNE INQUIÉTANTE ABSENCE

Sellal rompra le silence

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L'antique Cirta s'apprête à accueillir le Premier ministreL'antique Cirta s'apprête à accueillir le Premier ministre

Le Premier ministre s'exprimera, demain à Constantine, sur la situation sociale et économique et annoncera probablement les mesures prises par le gouvernement pour juguler la crise.

C'est à partir des gorges du Rummel, demain, que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, après plusieurs semaines, rompra le silence, qui commençait sérieusement à inquiéter les observateurs de la scène politique. Un silence qui a suscité des questionnements pertinents. C'est que le contexte politique est tendu, la situation économique sérieusement fragilisée par l'affaissement des rentrées financières, la situation sécuritaire aux frontières très inquiétante, notamment avec le chaos libyen devenu une grave menace pour la sécurité nationale.
Officiellement, c'est pour célébrer les festivités du double anniversaire du 20 Août 1955 et 1956 que le Premier ministre se rendra, demain, à la ville des Ponts suspendus. Selon des sources officielles, cette visite entre en effet, dans le cadre de la commémoration de la Journée nationale du moudjahid et les évènements du 20 Août 1955 du Nord-Constantinois. Néanmoins, ce déplacement intervient dans une conjoncture assez particulière où on a enregistré une continuité dans la chute du prix du pétrole, la régression du dinar et la restriction budgétaire.
Sur le plan social, la situation est qualifiée d'explosive selon certains observateurs, conséquences immédiates d'ailleurs du contexte économique. L'on s'attend, selon des sources gouvernementales, à ce que le Premier ministre s'exprime sur l'ensemble de ces questions et par la même, dissiper les craintes et rassurer les citoyens des inquiétudes qui préoccupent la société. Que dira M.Sellal depuis Constantine aux Algériens? Peut-on espérer un grain d'espoir?
Encore faut-il s'attendre à de mauvaises nouvelles? En tout cas, les observateurs restent très sceptiques quant aux perspectives économiques du pays. Agrippée aux fluctuations des prix du baril, l'Algérie reste tributaire de l'évolution des prix sur le marché mondial. La situation régionale et internationale n'étant guerre favorable, avec le retour de l'Iran, et des Etats-Unis sur le marché patronal, les experts ont toutes les raisons de prévoir des lendemains difficiles pour l'économie nationale. Aussi, l'Algérie, fera-t-elle face à une grave crise économique et qui surtout risque de l'ébranler au plan social. La baisse du dinar qui aura des retombées négatives sur le marché algérien sera aussi une aubaine pour les banques étrangères.
Les chefs d'entreprises sont déjà très inquiets et vont devoir prendre des mesures sévères qui toucheront le personnel.
Sellal viendra-t-il avec des solutions ou contrairement aux espoirs en suspens il annoncera le pire? L'impact sera forcément négatif! Et la crise financière est inévitable! Ce sont les couches sociales désavantagées qui seront le plus exposées à la crise, le pouvoir d'achat devrait être atrocement fragilisé. Le dernier espoir qui subsistait, celui où le pays résisterait à la crise, est en train de s'envoler. Sellal doit en toute circonstance éviter le double discours et apporter des réponses avec une remise à niveau d'initiatives d'investissements socio-économiques dans une logique d'urgence.
Ce n'est qu'avec une évocation stratégique ciblée et optimale visant une transition économique hors hydrocarbures que l'on peut espérer une mutation vers une économie positive. Mais cela demande aussi des concessions et du temps, lesquels sont pourtant indispensables. Reste à préparer le peuple qui risque d'aller vers d'autres moyens pour exprimer sa douleur et son ras-le-bol. C'est surtout là que le Premier ministre doit tenir un discours cohérent, franc à l'égard de la société. Pour les plus avertis, c'est la panique en l'absence d'un ajustement politique et économique en cette période de baisse des avoirs en devises et de déficit budgétaire.
L'année 2014 a été bouclée avec un déficit de la balance des paiements de 9 milliards de dollars, alors qu'en 2015 l'année n'a pas encore expiré qu'on annonce une balance avec un déficit de 1,73 milliard de dollars.

http://www.lexpressiondz.com/actualite/223238-sellal-rompra-le-silence.html

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