CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE : LE GRAND GACHIS

CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE

Le grand gâchis

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Le point de presse animé hier au siège du commissariat «Constantine, capitale de la culture arabe» par le commissaire Samy Ben Cheikh lui-même et son adjoint et vice-président, Lakhdar Ben Tourki, a pris une forme de débat. Outre le problème de communication qui s'impose avec des lacunes, les journalistes présents à la conférence se sont plaints avec force du comportement des agents de sécurité en fonction à la grande salle de spectacle Ahmed Bey où se déroule la plupart des activités.
Au moment où le ministre appelait la presse à se mobiliser plus pour cette manifestation lors de sa dernière visite à Constantine pour la semaine culturelle du Koweït, cette dernière, soit la presse, n'est jamais la bienvenue. Les journalistes sont fouillés de fond en comble, pour des raisons sécuritaires! Mais ils sont aussi empêchés d'exerçer leurs fonctions dans des conditions normales. Plusieurs d'entre eux ont été physiquement agressés quand ils ne sont pas insultés comme de vulgaires voyous. Cette humiliation est devenue insupportable. Le premier concerné, à savoir Lakhdar Ben Tourki a tenté de répondre aux préoccupations des journalistes sans pour autant convaincre cette assistance outragée dans sa dignité. Comment un journaliste peut faire son travail convenablement et répondre à l'appel du ministre, mais aussi du commissaire de la manifestation s'il est à chaque fois offensé et violenté?
Par ailleurs, la question de la communication a été soulevée par le commissaire Sami Ben Cheikh, qui ne manquera pas de reconnaître un manque dans ce département, indiquant que ce département a depuis le début posé des difficultés, néanmoins, souligne-t-il, «un nouveau plan d'action va entrer en service pour permettre une meilleure coordination entre la presse et ce département».
Ce nouveau plan dont avait parlé le ministre, sera-t-il pour autant efficace? Le responsable chargé de ce département aura-t-il les moyens et les compétences adéquates pour être à la hauteur de sa mission? Une mission qu'on confie à des stratèges du métier ayant une vision globale de la communication, en parfaite connaissance des besoins de la société.
En tout cas, jusqu'à la dernière soirée organisée à la grande salle de spectacle, le public ne répondait pas. La salle est presque vide malgré la notoriété des artistes invités.
Très peu de journalistes, pour ne pas dire aucun, couvrent les spectacles, la raison est connue: l'incivisme des agents de sécurité. Ces derniers sont, selon toute vraisemblance, à l'origine de la mauvaise réputation de ce monument que presque aucun Constantinois ne veut côtoyer. Les seuls points positifs qui ressortent de cette rencontre ont été résumés par le commissaire, Sami Ben Cheikh, relatifs aux activités programmées qui «s'inscrivent dans la continuité», souligne le conférencier, affirmant qu'aucun retard dans les activités culturelles n'est à signaler.
Il rassure entre autres sur la bonne coordination qui s'installe, appelant les journalistes à comprendre parfois ses absences dues à sa fonction de directeur de l'Anda. Le commissaire notera dans ce contexte son attachement à cette manifestation qui n'est pas que constantinoise, mais algérienne. Le commissaire, comme d'habitude, a été très intègre dans son intervention en refusant de se placer dans l'autosatisfaction et l'autosuffisance, cherchant à donner plus.

 

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