FRONTIERE ALGERO-MALIENNE : LE CARREFOUR DE TOUS LES TRAFICS

 

FRONTIÈRE ALGÉRO-MALIENNE

Le carrefour de tous les trafics

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Un Kalashnikov coûte 12.000 DAUn Kalashnikov coûte 12.000 DA

La contrebande demeure le phénomène le plus remarquable dans la région.

Tamanrasset demeure un point fort pour les forces de sécurité dans leur lutte contre le terrorisme en provenance des pays voisins, mais notamment la contrebande qui a pris des proportions plus importantes dues à la conjoncture au niveau de la Libye et surtout au Mali. Pour ce dernier pays, un accord de paix vient d'être signé entre les parties en conflit à l'initiative de l'Algérie, par lequel on souhaite un retour à la paix.
Néanmoins, les retombées des crises dans ce pays s'inscrivent au profit des réseaux de la contrebande qui, à n'en pas douter, travaillent de concert avec les réseaux terroristes qui tentent de s'infiltrer dans le pays. Jusqu'à présent, l'ANP et les GGF qui font un travail extraordinaire et très professionnel, réussissent chaque jour à repousser la menace et enregistrent des résultats probants quant à l'activité de la contrebande qui s'adonne aussi au trafic des armes. Un AK47 coûte 12.000 DA.
Les armes proviennent de la Libye, et le but, pour des sources sécuritaires qui confient qu'une enquête a été déclenchée dans ce sens, est d'inonder la société d'armes. En réalité, estiment nos sources, on cherche à déstabiliser le pays et tous les moyens sont bons pour atteindre ce but.
Mais ce n'est pas le seul problème sécuritaire dans cette ville chère aux Algériens, nos sources confient que les conducteurs qui travaillent dans la clandestinité qu'on appelle les fraudeurs, font traverser la frontière algéro-malienne à toute sorte d'individus. Pourvu qu'ils soient payés en conséquence. Parfois il s'agit d'un terroriste, peut -être des cas encore rares, mais la menace est très présente.
Des mesures adéquates ont été prises pour affronter ce deal entre terroristes et fraudeurs. La contrebande demeure, cependant le phénomène le plus remarquable dans la région. Un des réseaux a réussi à détourner une citerne de mazout en pleine route entre Tamanrasset et In Salah, alors que le transport de celle-ci, au même titre que plusieurs autres produits, était assuré par des gendarmes. C'est dire à quel point les réseaux de la contrebande sont investis dans leurs activités illicites et prêts à tout pour réaliser de bonnes affaires.
La wilaya, qui peut être considérée comme l'un des poumons de l'Algérie et qui dépend de la 6e Région militaire, a fait l'objet d'une visite d'inspection durant deux jours par le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire.
Comme pour Constantine, Béchar et les autres régions qu'il a inspectées, le vice-ministre s'est entretenu avec les hauts gradés de l'ANP dans toute sa composante.
Sur place, le général de corps d'armée «s'est longuement arrêté sur les efforts continus qui ont été et sont fournis pour le progrès, le développement et la modernisation de nos forces armées, ce qui leur permet de se dresser devant les différentes menaces et dangers, et de faire face avec efficience à tout imprévu quel qu'en soit la nature et l'origine», rapporte une source proche du ministère de la Défense.
Ainsi, n'était-ce la vigilance des éléments de l'ANP, qui parviennent quotidiennement à faire échec à des tentatives de contrebande, la bande frontalière algéro-malienne serait incontrôlable.

 
 
 
 

 

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