HEZBOLLAH : L'ALGERIE REAFFIRME SA POLITIQUE DE " NON-INGERENCE "

 
 
Par Mourad Arbani | 03/03/2016
 
Le Conseil de coopération du Golfe formé de l’Arabie saoudite, du Qatar, de Bahreïn, du Koweït, des Emirats arabes unis et d’Oman, a classé mercredi comme « terroriste » le Hezbollah, poids lourd du gouvernement libanais et soutien du gouvernement syrien.
 
Ces monarchies moyenâgeuses accusent le Hezbollah de « servir de tête de pont à l’Iran pour s’ingérer dans les affaires des pays arabes ». Elles l’accusent de « recruter les jeunes (du Golfe) pour perpétrer des actes terroristes » et de « tenter de déstabiliser » leurs pays.
 
Leur décision est intervenue au lendemain d’un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah qui a accusé l’Arabie saoudite d’oeuvrer pour une « sédition entre musulmans sunnites et chiites ».
 
Par ailleurs, lors de la réunion à Tunis du Conseil des ministres de l’Intérieur Arabes dans la journée du mercredi 2 mars 2016, les ministres présents ont décidé de classifier le Hezbollah  comme organisation terroriste.
 
Seul le ministre de l’Intérieur libanais a préféré enregistrer sa réserve sur cette décision.
 
Aujourd’hui, le ministère algérien des affaires étrangères souligne la politique de non-ingérence dans les affaires internes des autres pays, et réaffirme la position de l’ Algérie vis-àvis de l’affaire du Hezbollah libanais, classé mercredi « organisation terroriste » par les pays membre du Conseil de Coopération du Golfe (CCG).
 
En effet, le porte-parole du MAE, M. Abdelaziz Benali Cherif a tenu à « rappeler que le Hezbollah est un mouvement politico-militaire qui fait partie du paysage social et politique du Liban et qui participe aux équilibres fragiles patiemment et laborieusement négociés dans ce pays notamment en vertu des Accords de Taëf, auquel il a été partie prenante ».
 
« Toute décision concernant ce mouvement doit donc émaner des Libanais eux-mêmes. L’Algérie, pour qui la non-immixtion dans les affaires internes des autres pays est l’un des principes directeurs de sa politique étrangère, s’interdit toute interférence dans ce dossier et refuse de s’exprimer en lieu et place des Libanais dans une affaire qui les concerne d’une manière exclusive ».
 
 

 

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