IKRAM GHIOUA : L'ALGERIE FERME SES FRONTIERES AVEC LA LIBYE

 
 

FACE À LA NOUVELLE DONNE SÉCURITAIRE

L'Algérie ferme ses frontières avec la Libye

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Des forces occultes cherchent par tous les moyens à implanter Daesh en AlgérieDes forces occultes cherchent par tous les moyens à implanter Daesh en Algérie

On s'attend à un repli important de terroristes vers la Libye devenue d'ailleurs un lieu de prédilection pour les groupes armés.

Les donnes sécuritaires changent de façon accélérée à une cadence qui donne le vertige. Seuls les plus avertis ayant développé une stratégie de prévention, seraient en mesure d'affronter les nouveaux défis qui s'imposent d'ailleurs avec des équations complexes. Le Yémen qui résiste aux frappes de ses voisins, l'Irak qui mène une guerre contre les terroristes affiliés à l'organisation terroriste appelée Daesh, mais avec une ingérence américaine et la Syrie assistée par la Russie fait face à des milliers de terroristes de différentes tendances et de plusieurs nationalités. Ça ne sera pas sans conséquence d'abord sur le voisinage direct, mais également indirect. L'intervention militaire de la Russie, elle est certes louable et souhaitée, mais aura des retombées brutales sur d'autres pays. Des sources bien informées confient que l'on s'attend à un repli important de terroristes vers la Libye devenue d'ailleurs un lieu de prédilection pour les groupes armés. On estime que le nombre de terroristes ayant pris le chemin vers la Libye, est de 500 à 600, de différentes nationalités. Ils se concentrent de plus en plus à Benghazi où d'ailleurs a été installée une base d'entraînement depuis plus d'une année.

Les narcotrafiquants complices avec Daesh
L'Algérie qui était informée de l'intervention russe avait déjà pris ses dispositions en dégageant un plan stratégique au niveau des frontières afin de braver les menaces. Elle a procédé à la fermeture définitive et hermétique des frontières avec la Libye, en installant des postes de surveillance supplémentaires, en renforçant son effectif et ses moyens matériels. Les dernières visites du général de corps d'armée et vice-ministre de la Défense, Gaïd Salah entrent justement dans le cadre d'une inspection pour examiner si le dispositif a été mis en place selon les instructions et les orientations de l'état-major.
Nos sources ne manqueront pas de rassurer que l'alerte est à son maximum et les soldats en position, ajoutant que vu le dispositif mis en place il est impossible que l'on s'aventure à tenter des infiltrations d'ailleurs impossibles. Cela s'explique, relèvent nos sources, par les arrestations opérées tous les jours par les forces de l'ANP et les GGF contre la contrebande qui agit de concert avec les groupes terroristes. Nos sources insistent sur le fait que Daesh n'existe pas en Algérie et que le seul groupe ayant fait allégeance à cette hydre criminelle, à l'origine de l'enlèvement et l'exécution du touriste français Gourdel a été complètement décimée.
Néanmoins, il ne faut pas ignorer que des forces occultes cherchent par tous les moyens à implanter Daesh en Algérie. Nos sources confirment l'existence de groupes terroristes locaux en Algérie de moins en moins nombreux, qui n'ont aucun soutien financier, mais peut-être d'ordre idéologique. Ce sont les narcotrafiquants à qui profiterait sans doute la déstabilisation de l'Algérie. Ils sont même soutenus par les FAR (Forces armées royales) et la Dged, (Direction générale et documentation). Aucun n'ignore aujourd'hui que les groupes terroristes maintiennent des liens très étroits avec de la contrebande que nos sources appellent banditisme et notamment les narcotrafiquants, une carte que le Maroc utilise tant bien que mal pour introduire Daesh dans le pays. Le démantèlement de plusieurs réseaux qui s'adonnent au trafic de drogue, ajoutent nos sources, a permis d'établir ce lien et les visées du royaume. Plus grave encore, nos sources n'ont pas manqué d'avertir que cette complicité qui a été démasquée grâce au travail des militaires, cache d'autres visées, à savoir l'usage par ces trafiquants du territoire occupé le Sahara occidental, pour accuser l'ALS de complicité avec le terrorisme. Le Maroc avait déjà utilisé cette carte avec le Mujao, un groupe terroriste créé au lendemain de l'assassinat par l'Otan du colonel Mouammar El Gueddafi, ayant promis de mettre l'Algérie à feu et à sang. Par son soutien aux narcotrafiquants, les FAR a permis aussi l'émergence du trafic de drogue vers l'Espagne en usant de ce qu'on appelle go-fast (puissante embarcation à moteur utilisée pour le transport de produits stupéfiants ou de contrebande. Les go-fast ont pour mission de convoyer des marchandises illicites en haute mer en échappant aux gardes-côtes...). Ce sont les régions de Tindouf et Béchar qui sont le plus ciblées par ces réseaux et c'est en réussissant à ouvrir des passages à ce niveau que ces narcotrafiquants comptent faire passer des groupes terroristes. Mais la tâche sera difficile, d'autant plus que les dernières arrestations ont permis de dévoiler les liens que les trafiquants de drogue tentent de nouer entre les résidus du Gspc et Daesh. Cependant, la vigilance, la détermination et l'engagement de l'ANP et la Gendarmerie n'ont pas permis l'accomplissement du complot des Marocains. L'Algérie est avertie des menaces d'où le développement de ses compétences techniques et logistiques, mais aussi l'usage d'armes lourdes comme les blindés.

Retour de Mezrag et déplacement de Droukdel vers les maquis de Jijel
La même tactique est utilisée dans les maquis où se terrent encore quelques centaines d'irréductibles, à l'image de Droukdel Abdelmalek, le présumé N° 1 du Gspc ayant fait allégeance à Al Qaîda. Ce terroriste qui survit avec quelques-uns de ses fidèles dans les maquis s'est depuis quelques mois retranché dans les massifs montagneux de Béjaïa et reste mobile entre cette ville et Jijel. C'est lors de cette même période que le tristement célèbre Madani Mezrag tente de revenir sur la scène politique d'où cette tonalité douteuse qui prévoit un lien entre l'ancien chef de l'ex-AIS et le déplacement de l'actuel chef d'Al Qaîda au Maghreb islamique. En effet, nos sources n'écartent pas le lien entre les deux chefs. Trop de coïncidences existent et semblent confirmer une certitude, notamment quand l'ancien chef de l'ex-AIS prétend avoir reçu des promesses de la part de feu Smaïn Lamari. Dans une de nos précédentes éditions des sources concordantes avaient confié et affirmé qu'aucun engagement politique n'a été formulé et que les accords de la trêve se sont limités à des engagements militaires. Qui donc a poussé Droukdel à investir les maquis de Jijel et Béjaïa? Et qui au même moment encourage un repenti à réclamer le droit aux activités politiques, sachant bien que le processus de paix le lui interdit fermement comme il a été expliqué par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Noureddine Bédoui et qui le motive? L'ancien chef de l'ex-AIS n'est pas le seul à vouloir jouer un rôle dans «l'avenir» de l'Algérie, le bras droit de Mokhtar Belmokhtar abattu à Tébessa il y a quelques jours était venu pour une mission bien précise. Le sinistre MBM préparait bien un autre complot confient nos sources, mais sans donner trop de détails pour des raisons sécuritaires. Mais on sait que parmi ses objectifs figure la création d'un canal de communication entre les cellules dormantes, ouvrir un passage terrestre et trouver de nouvelles recrues. Mais bien informées, les forces de sécurité ont su mettre à leur profit le renseignement opérationnel pour mettre fin aux projets des criminels, car nos sources affirment que MBM n'agirait pas seul depuis la Libye. Avec ce pays nos sources confirment qu'il n'existe aucune coopération, contrairement à la Tunisie et au Mali.

 

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