IKRAM GHIOUA : LA GUERRE DES GANGS, UN VERITABLE DRAME SOCIAL

GUERRE DES GANGS

Un véritable drame social

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Un véritable drame social

on n'est pas encore au même niveau que le Brésil, le Mexique et les USA, mais le risque n'est pas à écarter surtout avec l'émergence de la commercialisation de la drogue et les psychotropes.

Une nuit d'horreur à Djelfa. C'est encore une fois le phénomène des gangs qui a prévalu. La bataille a occasionné la mort d'une personne alors que plusieurs autres ont été blessées et prises en charge aux urgences de l'hôpital. Ce phénomène ne cesse de prendre de l'ampleur dans toutes les villes du pays. Souvent pour une question d'argent, de drogue ou de femme comme cela a été le cas à Constantine.
La situation est préoccupante selon des sources sécuritaires, et ce problème épineux doit être pris au sérieux selon une stratégie bien développée avant que le contexte n'engendre l'irréparable. Généralement il s'agit de jeunes délinquants, repris de justice pour la plupart en mal de cohabitation qui sont à l'origine des batailles rangées. Ils agissent en chef et affichent une désobéissance inouïe défiant ainsi tout le monde même les forces de sécurité qui ne sortent pas indemnes quand elles osent intervenir pour ramener le calme. Des affaires dans ce sens sont traitées chaque
année selon une moyenne de sept à 10. Le phénomène est qualifié par les forces de sécurité d'affrontements entre gangs.
Seulement, il y a souvent mort d'homme d'où la gravité de la situation. Celle-ci est vécue à Alger, Oran, Constantine, Khenchela, Tébessa et là il s'agit de Djelfa pour ne citer que ces villes. Plusieurs «affrontements» similaires ne sont pas signalés, d'où l'impossibilité de donner un bilan annuel représentatif.
On est loin aussi de dire que ces guerres entre groupes rivaux sont relatives uniquement à une question de cohabitation, car les affaires de drogue et de femmes reviennent dans ce genre de situations comme c'est le cas à Constantine, plus exactement à la Nouvelle-Ville Ali Mendjeli.
Une diversion pour écouler des quantités de drogue et occuper les services de sécurité. A l'origine de l'un des «affrontements», l'année dernière une histoire de femme où on a enregistré la mort d'un jeune homme. Les affaires de représailles aussi sont portées sur les rapports de la police comme à la cité Ziadia. Un groupe de délinquants avait menaçé à plusieurs reprises les familles de ce quartier car l'un des leurs (cité oued El Had) y avait été assassiné. Les affrontements étaient jusqu'à cette année et juste avant l'été signalés chaque soir.
Pour nos sources on n'est pas encore au même niveau que le Brésil, le Mexique et les USA, mais le risque n'est pas à écarter surtout avec l'émergence de la commercialisation de la drogue et les psychotropes. Le phénomène avait été signalé bien avant qu'il fasse parler de lui par les forces de la Gendarmerie nationale, qui, suite à des études avaient averti sur ce phénomène constatant une nette augmentation dans les affaires criminelles liées au trafic de drogue, la prostitution ou encore des règlements de comptes. On use d'armes blanches en général, mais aussi de cocktails Molotov. Les familles sont souvent mises en danger, certaines ont même déménagé. Comment lutter contre ce phénomène? Quelles sont les solutions qui s'imposent? Et quelle stratégie à adopter?
Ce sont ces questions-là qui intéressent actuellement les services de la police et la Gendarmerie nationale qui contribuent à faire de la recherche pour freiner l'éruption de ce phénomène.

 
 

 

 
 
 
 

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