IKRAM GHIOUA : LE "GISEMENT" TUNISIEN

700 FEMMES PARTENT FAIRE LE DJIHAD EN SYRIE

Le "gisement" tunisien

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Ce chiffre effarant a été confirmé par la ministre tunisienne de la Femme, Samira Meraï.

Qu'est-ce qui pousse une femme à prendre les armes contre son Etat? Que signifie la radicalisation de la femme? Cela est-il relatif à une insuffisance sociale et éducative? La femme en version terroriste n'est certes pas une nouveauté, puisque cela a paru en Algérie durant les années rouges de 1990 à 2000, mais n'a jamais atteint l'ampleur enregistrée en Tunisie qui compte le plus grand nombre de terroristes partis en Syrie avec au moins 700 femmes toutes de nationalité tunisienne.
Ce chiffre effarant, qui donne le vertige, a été confirmé par la ministre tunisienne de la Femme, Samira Meraï.
C'est devant le Parlement que cette ministre aura exprimé sa préoccupation soulignant que le «développement du fléau du terrorisme auprès des femmes et des enfants est inquiétant». Le fléau comme indiqué mérite une réflexion, voire tout un plan politique car cela risque de se répandre vers d'autres pays voisins de la Tunisie.
Ce pays à lui seul compte entre 5000 et 15 000 terroristes au sein de l'organisation criminelle appelée Daesh, mais aussi le Front Al-Nosra activant en Syrie, en Irak et en Libye. Parmi eu ceux qui ont infiltré les réfugiés partis en Europe. Ecarter l'éventualité que ce chiffre ne puisse pas avoir un impact sur l'Algérie serait une grave erreur.
D'ailleurs, les risques d'infiltration de terroristes dans le pays est pris au sérieux et pour lequel, l'Algérie mesurant la gravité de la situation a déjà développé une stratégie de prévention. La question est surtout redoutable en Tunisie d'où la déclaration de la ministre: «Nous avons constaté un développement du phénomène du terrorisme auprès des enfants et des femmes.
Actuellement, il s'agit de 700 femmes en Syrie, alors que d'autres sont dans les prisons tunisiennes.» Plus loin dans son intervention, elle ne manquera pas d'interpeller le Parlement sur le fait qu' «elles ont des relations sexuelles avec 20, 30, 100 terroristes», comme d'ailleurs avait averti Ben Jeddou aux députés, soulignant qu' «elles reviennent enceintes».
Un vrai embarras social qui exige un plan de lutte comme le revendique le chef du gouvernement tunisien Habib Essid. Dès 2013, ce phénomène commençait déjà à prendre une ampleur considérable.
Ignorant la complexité de la situation pour des raisons dues à des intérêts individuels, le contexte s'est développé au profit des organisations terroristes, faisant de la Tunisie une source d'où proviennent les terroristes. La complaisance du parti Ennahdha de Ghannouchi, n'a fait qu'encourager le départ de ces femmes vers la Syrie.
Le résultat est aujourd'hui difficile à gérer. Le plan sécuritaire tunisien connaît de grave failles et n'a pas été en mesure de stopper ou, à la limite, d'amoindrir le fléau.
Que vont devenir ces femmes une fois de retour?
L'Etat tunisien va-t-il les prendre en charge? Il est peut être temps pour ce pays voisin de mettre en oeuvre une politique de réconciliation, notamment pour ces femmes afin de redresser la pente sociale.
Une politique devant permettre de réintégrer ces femmes dans la société.

http://www.lexpressiondz.com/actualite/230978-le-gisement-tunisien.html

https://www.facebook.com/ikram.ghioua?hc_location=ufi&pnref=story

 


 


 

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