L'ALGERIE SUR UNE LISTE NOIRE DU GROS PORC SAOUDIEN

 
L’Algérie sur une liste noire saoudienne
 

L’information peut paraître tirée d’un film de science-fiction, tant il est impensable de voir une monarchie, dont le seul nom évoque l’extrémisme et le terrorisme, proscrire un pays, l’Algérie, qui en est d’abord la première victime et dont le tribut payé pour combattre les hordes formatées par les parrains wahhabites a été très lourd. Pourtant, l’information est officielle.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères vient d’instruire les autorités concernées du pays (les ministères de l’Industrie et du Commerce et le Conseil de la monnaie saoudienne), leur demandant de faire preuve de «plus de vigilance» dans leurs transactions financières avec onze pays, dont l’Algérie, afin de «parer aux risques d’implications dans des affaires de blanchiment d’argent ou de financement de terrorisme».

L’information est rapportée par le journal saoudien Mekka, dans son édition du dimanche 17 mai. Le gouvernement saoudien accuse ces pays (l’Algérie, l’Équateur, l’Éthiopie, l’Indonésie, Myanmar, le Pakistan, la Syrie, la Turquie et le Yémen) de «ne pas respecter leurs engagements dans le cadre du Groupe d’action financière contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme» (Gafi).

Le rapport cite aussi l’Iran et la Corée du Nord sur sa liste de pays «se refusant à toute coopération» dans la lutte contre ces deux fléaux.

Dans sa directive adressée aux institutions concernées, le ministère des Affaires étrangères saoudien énumère huit mesures à «appliquer strictement» dans leurs relations financières avec les onze pays cités.

En tête de ces mesures, le «durcissement des conditions d’identification des clients, afin de connaître l’identité du véritable bénéficiaire, avant toute transaction avec les personnes physiques ou morales dans les pays qui présentent une faiblesse dans leurs dispositifs ou n’appliquant pas les recommandations du Gafi contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme».

A ce titre, le ministère recommande également de «se conformer scrupuleusement aux notes d’avertissement établies par le Gafi, aux résolutions du Conseil de sécurité ou de la commission chargée de l’application du chapitre VII de la Charte des Nations Unies en la matière».

Autre mesure notifiée par les autorités saoudiennes, «assurer une mise à jour instantanée des conditions énoncées dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et prendre les mesures de prévention nécessaires pour une meilleure assurance de toutes les transactions contractées avec les parties relevant des pays» concernés.

La note exige aussi de «s’assurer que toutes les transactions commerciales établies avec les parties relevant des pays visés par des bulletins d’avertissement sont à des fins économiques et clairement légales» et d’«identifier les véritables bénéficiaires».
Dernières mesures, enfin, «consulter les sites web des organisations cibles de façon régulière et périodique, chercher d’autres sources d’information fiables et prendre des mesures adéquates en conséquence de ce qui y est diffusé».

Le rapport indique, en outre, que ce nouveau dispositif sera transmis au secrétariat du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

L’Arabie Saoudite avait empêché un avion d’Air Algérie d’atterrir à Sanaa pour le rapatriement de ressortissants algériens et maghrébins du Yémen. Une information confirmée par le pilote de la compagnie aérienne nationale, mais démentie par notre ministère des Affaires étrangères.

Ce nouvel épisode – que nos responsables s’empresseront sans doute de démentir encore une fois – est un indice clair du classement de l’Algérie par les pays du Golfe comme un pays «récalcitrant» à «surveiller de près», pour avoir refusé de participer à l’opération militaire contre les Houthis.
La preuve en est que des États arabes comme le Maroc et la Jordanie ne sont pas concernés par la liste noire de Riyad qui cible ouvertement des régimes non monarchiques. Nous y reviendrons.
 

Sources : Algérie Patriotique
 

 

Source: Journaux

21-05-2015 - 14:54 Dernière mise à jour 21-05-2015 - 14:54
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=238005&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=173&s1=1
 
L’Algérie sur une liste noire saoudienne
 

L’information peut paraître tirée d’un film de science-fiction, tant il est impensable de voir une monarchie, dont le seul nom évoque l’extrémisme et le terrorisme, proscrire un pays, l’Algérie, qui en est d’abord la première victime et dont le tribut payé pour combattre les hordes formatées par les parrains wahhabites a été très lourd. Pourtant, l’information est officielle.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères vient d’instruire les autorités concernées du pays (les ministères de l’Industrie et du Commerce et le Conseil de la monnaie saoudienne), leur demandant de faire preuve de «plus de vigilance» dans leurs transactions financières avec onze pays, dont l’Algérie, afin de «parer aux risques d’implications dans des affaires de blanchiment d’argent ou de financement de terrorisme».

L’information est rapportée par le journal saoudien Mekka, dans son édition du dimanche 17 mai. Le gouvernement saoudien accuse ces pays (l’Algérie, l’Équateur, l’Éthiopie, l’Indonésie, Myanmar, le Pakistan, la Syrie, la Turquie et le Yémen) de «ne pas respecter leurs engagements dans le cadre du Groupe d’action financière contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme» (Gafi).

Le rapport cite aussi l’Iran et la Corée du Nord sur sa liste de pays «se refusant à toute coopération» dans la lutte contre ces deux fléaux.

Dans sa directive adressée aux institutions concernées, le ministère des Affaires étrangères saoudien énumère huit mesures à «appliquer strictement» dans leurs relations financières avec les onze pays cités.

En tête de ces mesures, le «durcissement des conditions d’identification des clients, afin de connaître l’identité du véritable bénéficiaire, avant toute transaction avec les personnes physiques ou morales dans les pays qui présentent une faiblesse dans leurs dispositifs ou n’appliquant pas les recommandations du Gafi contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme».

A ce titre, le ministère recommande également de «se conformer scrupuleusement aux notes d’avertissement établies par le Gafi, aux résolutions du Conseil de sécurité ou de la commission chargée de l’application du chapitre VII de la Charte des Nations Unies en la matière».

Autre mesure notifiée par les autorités saoudiennes, «assurer une mise à jour instantanée des conditions énoncées dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et prendre les mesures de prévention nécessaires pour une meilleure assurance de toutes les transactions contractées avec les parties relevant des pays» concernés.

La note exige aussi de «s’assurer que toutes les transactions commerciales établies avec les parties relevant des pays visés par des bulletins d’avertissement sont à des fins économiques et clairement légales» et d’«identifier les véritables bénéficiaires».
Dernières mesures, enfin, «consulter les sites web des organisations cibles de façon régulière et périodique, chercher d’autres sources d’information fiables et prendre des mesures adéquates en conséquence de ce qui y est diffusé».

Le rapport indique, en outre, que ce nouveau dispositif sera transmis au secrétariat du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

L’Arabie Saoudite avait empêché un avion d’Air Algérie d’atterrir à Sanaa pour le rapatriement de ressortissants algériens et maghrébins du Yémen. Une information confirmée par le pilote de la compagnie aérienne nationale, mais démentie par notre ministère des Affaires étrangères.

Ce nouvel épisode – que nos responsables s’empresseront sans doute de démentir encore une fois – est un indice clair du classement de l’Algérie par les pays du Golfe comme un pays «récalcitrant» à «surveiller de près», pour avoir refusé de participer à l’opération militaire contre les Houthis.
La preuve en est que des États arabes comme le Maroc et la Jordanie ne sont pas concernés par la liste noire de Riyad qui cible ouvertement des régimes non monarchiques. Nous y reviendrons.
 

Sources : Algérie Patriotique
 

 

Source: Journaux

21-05-2015 - 14:54 Dernière mise à jour 21-05-2015 - 14:54
 

 

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