MOHAMED BOUHAMIDI : UN FILM MET L'ALGERIE FACE AU BDS

Transmis par Mohamed BOUHAMIDI

 

  

Un film met l’Algérie face au BDS

 

Une mobilisation populaire spontanée sur les réseaux Internet vient de dénoncer et d’avorter une tentative de normalisation culturelle officielle avec Israël à travers la participation de «l’Oranais», film franco-algérien, au 3e Festival Méditerranée d’Ashdod.

Ce n’est pas la première tentative. Des éditeurs, des écrivains et des médias algériens ont défendu une présence algérienne au Salon de Paris de 2008, dédié à la naissance d’Israël. Ce Salon de Paris, cuvée 2008, inaugurera le cycle des créations à thèse sur l’Algérie avec la consécration du livre «Le village de l’Allemand», roman à charge  contre notre Armée de Libération Nationale accusée d’avoir confié la formation de ses cadres  à un nazi.

En 2010, les promoteurs de la Caravane Camus ont travaillé dans cette direction avec un  soutien élargi de la presse d’Etat et privée et dont le cœur a été courageusement formulé par l’un de ses promoteurs du  renvoi dos-à-dos de l’ALN et de l’OAS.

Deux films ont ensuite présenté des  thèses  complémentaires.  «Les hors-la-loi» nous a déroulé une naissance de l’ALN dans le milieu et chez des truands. «L’Oranais» complétait ce tableau avec le retour des combattants ALN à leur vocation maffieuse.

Sur la durée, la constance d’une dévalorisation du combat libérateur ne fait aucun doute.

Le Salon de Paris était la première partie visible de l’iceberg.

L’Algérie a financé ces films par la grâce d’un accord de coopération cinématographique avec la France. Les films coproduits doivent être aux normes esthétiques et commerciales européennes. Les recettes revenaient à chacun des deux pays sur son aire commerciale.

N’importe quelle vieille ménagère aurait crié au scandale d’un accord néocolonial. Aucune autorité au ministère des A.E, autour du Premier ministre ou à la Présidence, n’a réagi à l’anomalie que l’Algérie devenait mécène de films dont l’orientation et la destination lui échappaient totalement.

Dans toutes les sphères de l’Etat, le souvenir même du 1er Novembre et de l’unité populaire et de solidarité sociale qu’il a généré,  pesait et pèse contre le transfert total du pouvoir aux oligarques. Il fallait tuer le symbole des pères rebelles de l’indépendance pour ouvrir les portes qu’il fermait au retour colonial. Les élites culturelles qui forment ce lobby et les élites qui mènent la transition de la parenthèse Boumediene au capitalisme néocolonial, avaient besoin de tourner la page et vite.

Il n’existe pas d’erreurs en politique.

Mais des intérêts.

En réalité, ces milieux sous-traitent leurs propres visés politiques en finançant les projets français.

Cet accord constituait le maillon clé pour la réforme de la perception du 1er Novembre totalement occultée, dans ses sens et ses symboles, des activités officielles.

L’organisme algérien qui a financé ces films, a publié un communiqué de protestation. Il se défend en avançant qu’il n’a qu’une part de 24% des parts dans le film. Il ne récupérera jamais ces 24% avec  quelques salles de cinéma encore fonctionnelles et qui n’accueillent entre quatre et cinq spectateurs par projection, hors les cérémonies.

L’Etat algérien est devenu le mécène des thèses françaises par cet accord que personne ne discute ou remet en cause alors que tous savent qu’une France totalement sionisée dans ses sphères culturelles nous amènera, tôt ou tard, dans les bras d’Israël après Sansal et Kacimi qui ne jurent plus que par le CRIF et Tel Aviv.

L’Algérie allait se dresser contre le boycott culturel d’Israël des 700  Artists for Palestine d’Angleterre et de milliers de créateurs et d’universitaires aux USA et dans le monde entier.

La mobilisation des réseaux sociaux a avorté ce pas supplémentaire qu’espérait le lobby investi dans les rouages de l’Etat. Elle a déjà fait capoter l’invitation du chanteur Sean Paul, fan d’Israël, l’été passé. Elle oppose une opinion rebelle  au travail concerté des cercles néocoloniaux de modifier la perception du 1er Novembre chez nos jeunes. Suffira-t-elle à l’organisation d’une riposte à ce travail de sape dans les fondements de l’Etat national?

http://www.impact24.info/un-film-met-lalgerie-face-au-bds/


 

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