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RAUL ET DIAZ-CANEL FELICITENT LE GOUVERNEMENT ET LE PEUPLE DU NICARAGUA POUR LE 42e ANNIVERSAIRE DU TRIOMPHE DE LA REVOLUTION SANDINITE

Par Le 20/07/2021

20 Juillet 2021

 

Raúl et Díaz-Canel envoient un message de félicitations au gouvernement et au peuple du Nicaragua
19 juillet 2021
Bertha Mojena Milian
PCC
Cette missive ratifie l'engagement des Grandes Antilles à continuer de renforcer les liens historiques de fraternité qui unissent nos processus révolutionnaires et nos peuples.
Daniel Ortega, président du Nicaragua. 
Le général d'armée Raúl Castro Ruz et le premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, Miguel Díaz Canel Bermúdez, ont envoyé lundi un message de félicitations au gouvernement et au peuple nicaraguayens à l'occasion du 42e anniversaire du triomphe de la révolution sandiniste.

Dans une lettre adressée au président Daniel Ortega et à la vice-présidente Rosario Murillo, il est précisé que "Cuba socialiste, martiste et fideliste, avec son engagement irrévocable en faveur de la solidarité et de l'internationalisme, continuera à marcher aux côtés du peuple nicaraguayen frère qui, guidé par vous et arborant les drapeaux du sandinisme, affronte les défis du développement socio-économique dans des conditions très difficiles, compte tenu de l'hostilité constante de l'ingérence impérialiste".

Elle ratifie également l'engagement des Grandes Antilles à continuer de renforcer les liens historiques de fraternité qui unissent nos processus révolutionnaires et nos peuples.

source : https://www.pcc.cu/noticias/envian-raul-y-diaz-canel-mensaje-de-felicitacion-al-gobierno-y-pueblo-de-nicaragua

Tag(s) : #Cuba#nicaragua

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EVO MORALES DENONCE L’ANCIEN CHEF D’ETAT ARGENTIN MAURICIO MACRI COMME AGENT DE L’EMPIRE

Par Le 19/07/2021

19 Juillet 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-18 16:59:40

   

  

Buenos Aires, 18 juillet (RHC) L’ancien président bolivien Evo Morales a qualifié aujourd’hui l’ancien chef d’état argentin Mauricio Macri d’agent de l’empire et des sociétés transnationales, et il a également assuré que le rôle du Brésil dans le coup d’État de 2019 en Bolivie serait bientôt connu.

Morales a dénoncé dans une longue interview avec le quotidien Página 12 la complicité de la CIA et des services de renseignements argentins dans le coup d’État, suite à la dénonciation contre Macri, accusé d’avoir envoyé du matériel de guerre pour réprimer les manifestations qui se sont déroulées sous le gouvernement de facto de Jeanine Añez.

'La CIA a engagé des services de renseignements argentins pour le coup d’État', a déclaré Morales, qui s’est penché sur la participation de Macri et aussi de l’ancien président équatorien Lenin Moreno. Il a considéré qu’ils sont des agents de l’empire, des agents des transnationales avec une mentalité si mesquine qu’ils ne pensent ni à leur patrie ni au peuple humble'.

La Grande Patrie a besoin de patriotes et non d’anti-patries ou de vendeurs de Patries. Les peuples ont besoin de révolutionnaires, non de conservateurs, moins de réformateurs, a souligné le dirigeant politique bolivien, qui a ajouté que quelques jours avant le coup d’État, il y avait des réunions préparatoires et que l’ambassadeur du Brésil a participé au coup d’État.

'Je suis sûr que la manière dont le Brésil a contribué au coup d’État va être mise au grand jour à n’importe quel moment. L’ambassadeur de l’Union européenne est également intervenu. Je n’arrive pas à croire que l’Europe participe au coup d’État. Bien sûr, ils n’acceptent pas que les soi-disant Indiens puissent garantir la libération du peuple', a-t-il ajouté.

Pour l’ancien président, quand les humbles gagnent les élections, l’empire nous accuse de dictature et quand la droite gagne les élections, nous respectons. Elle gagne mais pour privatiser. Ce n’est pas la démocratie, a-t-il dit.

À la question de savoir si Macri devait être jugé en Bolivie pour l’envoi de munitions, il a indiqué qu’il avait laissé à la justice tous les éléments et preuves qui existaient d’actes illégaux et inconstitutionnels.

À son avis, 'il doit être jugé pour qu’il n’y ait plus jamais ce type de coup d’État : des présidents de gouvernements de droite soumis à l’empire frappant un pays frère comme la Bolivie. Si nous nous basons sur les normes boliviennes, ceux qui ont permis l’entrée de ces armes sont passibles de 30 ans de prison', a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Morales a soutenu que les coups d’État dans le monde se produisent là où il y a des ressources naturelles ou des lieux stratégiques pour le commerce international, où se trouvent les bases militaires. Ils sont, dit-il, pour piller nos ressources naturelles.

Il a expliqué que dans les années 1970 et 1980 il y avait des coups d’État pour le contrôle politique parce que les mouvements populaires, miniers, paysans se sont rebellés contre les politiques de pillage, d’où le Plan Condor. Maintenant, a-t-il dit, ils sont d’une autre manière : coup d’Etat judiciaire, parlementaire comme au Paraguay et au Brésil, militaire comme au Honduras.

Après avoir déclaré que les politiques des États-Unis échouent, l’ancien mandataire a déclaré que l’Amérique latine n’est pas une arrière-cour et que cette génération va bien au-delà : vers une Amérique Plurinationale, des peuples et pour les peuples.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/264240-evo-morales-denonce-macri-comme-agent-de-lempire

Tag(s) : #argentine#Bolivie

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SOUTIEN TOTAL DE L'ALBA-TCP AU PEUPLE ET AU GOUVERNEMENT DE CUBA

Par Le 14/07/2021

14 Juillet 2021

 

L'ALBA-TCP exprime son soutien total au peuple et au gouvernement de Cuba.
L'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique - Accord commercial entre les peuples (ALBA-TCP) exprime son plein soutien et sa solidarité au peuple et au gouvernement de la République de Cuba face aux campagnes continues de discrédit contre le gouvernement cubain et aux tentatives de provoquer une flambée sociale pour justifier une intervention extérieure, organisée et financée par le gouvernement des États-Unis d'Amérique, qui dans l'actuelle pandémie de COVID-19 a intensifié la politique criminelle et inhumaine de blocus économique, commercial et financier.

L'Alliance rejette toute tentative de déstabilisation politique contre Cuba et exige la levée immédiate de toutes les mesures coercitives unilatérales appliquées par les Etats-Unis. Nous dénonçons, dans les termes les plus forts, les actes violents promus et exécutés par des éléments criminels, y compris les attaques contre le peuple et les forces de l'ordre.

L'ALBA-TCP réitère sa reconnaissance pour la contribution de la République de Cuba à la réponse à la pandémie et salue la coopération médicale internationale que Cuba offre dans des dizaines de pays et qui a bénéficié à des millions de personnes, étant un exemple de solidarité internationale.

Caracas, 12 juillet 2021

source : http://www.mppre.gob.ve/comunicado/albatcp-respaldo-pueblo-gobierno-cuba/

Tag(s) : #ALBA#Cuba

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L’HISTOIRE MACABRE DES PENSIONNATS AUTOCHTONES AU CANADA : UNE CONSEQUENCE DE LA 3e CONQUETE BRITANNIQUE EN AMERIQUE

Par Le 12/07/2021

L’histoire macabre des pensionnats autochtones au Canada: Une conséquence de la 3e conquête britannique en Amérique

Par Robin Philpot

Mondialisation.ca, 09 juillet 2021

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En faisant tomber le monument à la Reine Victoria devant l’Assemblée législative à Winnipeg à la suite de la découverte de plus de mille corps d’enfants autochtones autour de 3 pensionnats, les Premières nations du Manitoba ont choisi la bonne cible.  Leur action a résonné un peu partout sur la planète, car ce qu’ils ont subi au nom de la Reine Victoria est exactement ce qu’ont subi d’autres peuples, souvent à la même époque et aux mains des mêmes militaires britanniques : conquête militaire, répression sanglante, colonisation massive et domination raciste. 

Au cimetière de la Première nation Cowessess, en Saskatchewan, où 751 corps de jeunes autochtones ont été identifiés, le premier enterrement a eu lieu en 1885. C’était l’année de la célèbre conférence de Berlin où les empires européens se sont rencontrés pour partager et diviser l’Afrique en vue de la colonisation. 

L’année 1885, loin d’être anodine, est aussi une date charnière dans l’histoire de l’Empire britannique et son nouveau dominion, l’Amérique du Nord britannique ou le Canada. C’est l’année où cet Empire scelle sa 3e conquête en terres d’Amérique, après celle de 1759-60 (appelée aussi Guerre de 7 ans ou French and Indian War), et celle de 1837-38, où il a maté la révolte les Patriotes républicains québécois.

Le 16 novembre 1885, le gouvernement du Canada sous John A. MacDonald pend Louis Riel dans les quartiers de la North-west Mounted Police (ancêtre de la GRC), sous les applaudissements nourris du tout Toronto, dominé par les Orangistes, mais sous la condamnation bruyante et massive du Québec, y compris de son premier ministre Honoré Mercie

Le crime de Riel : avoir tenté de fédérer les Métis et des peuples autochtones sous un gouvernement provisoire opposé à la prise des terres et la colonisation des territoires du Nord-Ouest que peuples autochtones occupaient depuis toujours. 

Onze jours plus tard, Le 27 novembre 1885, le même gouvernement pend en public 6 guerriers cris et 2 guerriers nakotas à Battleford, en Saskatchewan. Ce sont Kah – Paypamahchukways (Wandering Spirit), Pah Pah-Me-Kee-Sick (Walking the Sky), Manchoose (Bad Arrow), Kit-Ahwah-Ke-Ni (Miserable Man), Nahpase (Iron Body), A-Pis-Chas-Koos (Little Bear), Itka (Crooked Leg), Waywahnitch (Man Without Blood). La pendaison publique et l’enterrement dans une fosse commune suivaient de quelques semaines des procès expéditifs devant un jury composé de colons anglo-protestants et un juge du nom de Charles Rouleau dont le conflit d’intérêts était flagrant : sa maison avait brûlée lors du conflit.

Image ci-haut à droite : Portrait de Louis Riel. Auteur inconnu.  Crédit / Source : Notman Studio. Library and Archives Canada, PA-139073. Flickr.com

Pour enfoncer le message, on fait venir des membres des nations dont les guerriers sont issus pour qu’ils n’oublient jamais. Dans une lettre confidentielle écrite le 20 novembre, le premier ministre John A. MacDonald écrit : « les exécutions … devraient convaincre l’homme rouge que c’est l’homme blanc qui gouverne. » Ce message suivait de peu sa déclaration que « Louis Riel serait pendu même si tous les chiens du Québec aboient en sa faveur. »

Il s’agissait de la deuxième grande intervention militaire visant à imposer la souveraineté britannique sur les Territoires du Nord-Ouest. La première, celle de 1870, avait pour objectif d’éliminer le premier gouvernement provisoire du Manitoba dirigé aussi par Louis Riel. 

Une conquête coloniale parmi d’autres

Aux commandes des troupes britanniques en 1870, on trouve le maréchal Garnet Wolseley. Wolseley n’est pas un quidam. Il est le grand symbole de l’expansion planétaire, et sanglante, de l’Empire britannique au 18e siècle. Nommé Vicomte Sir Wolseley en 1885 par la Reine Victoria, Wolseley, avant sa confrontation avec Louis Riel, avait gagné ses galons aux guerres coloniales meurtrières en Inde en 1857 et en Chine en 1860, dont le pillage et la destruction du magnifique Palais d’été de Beijing, cette « merveille du monde », selon Victor Hugo. 

Après Riel, à titre de gouverneur de la Gold Coast (aujourd’hui le Ghana), il dirige les troupes britanniques dans la prise de la capitale du royaume Ashanti, Kumasi, qu’il incendie; il commande les troupes contre une rébellion en Égypte et à Khartoum et en Afrique du Sud. Ardent défenseur du général esclavagiste Robert E. Lee, Wolseley est toujours honoré par le Canada où des rues de Montréal-Ouest, de Toronto, de Thunder Bay, de Winnipeg portent son nom de même qu’une petite ville de la Saskatchewan … tout près de la Première nation Cowessess.

En 1885, c’est le Major-général britannique Frederick Middleton, autre vétéran des guerres coloniales britanniques, qui est aux commandes des troupes envoyées pour mater la résistance des Métis et des nations autochtones. Comme Wolseley, Middleton avait participé à titre d’officier à la répression de la révolte en Inde en 1857, mais aussi dans la guerre contre les Maoris en Nouvelle-Zélande. Écraser la résistance de peuples autochtones est dans ses cordes. En 1885, ses troupes sont composées de paramilitaires de la NWMP, de milices volontaires, surtout orangistes de l’Ontario. La Couronne britannique voulait éviter de provoquer la plus puissante armée du monde en y déployant l’armée britanniques. 

Sans saisir la nature et le contexte de cette 3e conquête britannique, on ne peut comprendre ce qui s’ensuit, de l’imposition des traités de dépossession – pudiquement qualifiés de traités numérotés – et de la Loi sur les Indiens jusqu’à la désolante situation actuelle où le gouvernement du Canada parle de « réconciliation » tandis que des dirigeants autochtones réclament justice.

« Frapper l’organisation tribale en plein cœur »

Comme dans toute conquête, tous les moyens sont bons pour faire en sorte que les peuples conquis ne se relèvent pas : déportation (comme les Acadiens dans le prélude de la première conquête), confinement dans des réserves, assujettissement, assimilation, ou un peu de tout ça. Les Britanniques s’y connaissent. 

Nous nous souvenons de la pendaison de Louis Riel en 1885, beaucoup moins de la pendaison publique des huit guerriers autochtones. Ces pendaisons sont des symboles incontournables à la compréhension de l’histoire du Canada, mais elles ne sont que la pointe de l’iceberg de la politique de conquérant pratiquée par l’Empire britannique et son rejeton l’État canadien.

À la suite de l’intervention militaire de 1870, on pourchasse les Métis du Manitoba, qui, avant l’arrivée de Wolseley, comptaient pour environ 80% de la population; on inonde la région de colons de l’Ontario ou des « Îles britanniques », dont un grand nombre sont des Orangistes, en leur donnant des terres en les refusant aux Métis. On impose rapidement des traités de dépossession – 7 traités en l’espace de 6 ans (1871-1877) couvrant presque tout le territoire de ce qui deviendra le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta. Et on fait bien savoir aux nations autochtones que même si les chefs ne signent pas, le gouvernement canadien ira de l’avant sans leur accord.

En 1876, on adopte l’inique Loi sur les Indiens qui impose le statut de « pupilles de l’État fédéral » à tous les autochtones. Cette loi donne un pouvoir inouï aux fonctionnaires/agents sur la vie et la mort de milliers d’autochtones, mais aussi à la North-West Mounted Police. Et dans les années 1880, on commence à déployer sérieusement la politique des pensionnats, appelés aussi écoles résidentielles ou industrielles. 

À cette époque, le Commissaire aux Affaires indiennes et Lieutenant-gouverneur des territoires du Nord-Ouest, Edgar Dewdney, est l’homme de confiance de John A. MacDonald (il sera l’un de ses exécuteurs testamentaires) en plus d’être un « homme profondément attaché à l’Empire et à la tradition monarchique » selon le Dictionnaire biographique du Canada

Dès sa nomination en 1879, Dewedney se donne comme mission de « frapper l’organisation tribale en plein cœur » notamment en ouvrant rapidement davantage d’écoles industrielles ou techniques (pensionnats) et ainsi mettre fin à toute agitation des nations autochtones visant à obtenir plus d’autonomie et des améliorations aux termes des traités qui avaient été signés. Il y réussit … pour un certain temps. 

La petite loterie : « loyal » ou « disloyal »

Dès le 20 juillet 1885, quelques mois après l’arrestation de Riel, le Commissaire adjoint aux Affaires indiennes, Hayter Reed, soumet un rapport en 15 points sur « The Future Management of Indians ». Aussi, il soumet une liste de toutes les nations/bandes autochtones en les qualifiant de « loyal » ou « disloyal » avec force détails sur les chefs et les membres soupçonnés d’avoir participé de près ou de loin à la résistance. Son rapport devient la base de la politique canadienne à l’égard des premières nations pour les années à venir. 

Tout y est : peines exemplaires aux résistants (d’où les pendaisons); châtiments collectifs sévères, notamment par privation de nourriture et d’autres nécessités pour tous ceux qui, selon les agents, auraient manqué de fidélité à la reine; confiscation des chevaux, des armes, des outils des autochtones « non loyaux »; confinement aux réserves à moins d’avoir la permission écrite d’un agent du Ministère des affaires indiennes; séparation nécessaire des Métis et des nations autochtones et interdiction de communiquer entre eux, et la même chose avec les « Canadiens » résistants; distinction de « bons » Indiens (loyal), qui mériteraient des récompenses et des cadeaux, et des Indiens « mauvais et paresseux » (bad and lazy), qui méritent de perdre leur réserve. 

Cette « petite loterie » utilisée pour contrôler les Premières nations ressemble beaucoup à celle déployée avec un certain succès par la Couronne britannique après la répression des Patriotes québécois. L’objectif est de coopter une certaine élite canadienne-française avec des émoluments, des récompenses, des nominations et autres miettes. La petite loterie réussit à transformer un certain nombre de révolutionnaires patriotes en collaborateurs bien apprivoisés du nouveau régime. 

Quel rôle pour les églises?

Dans toute conquête coloniale, les églises jouent un rôle important d’appui au pouvoir militaire et politique. C’est le cas en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Amérique du Nord. Dans le cas de l’Amérique du Nord britannique, l’Église anglicane est la préférée de la Couronne car le roi ou la reine est le gouverneur suprême de cette Église (toujours le cas en 2021). 

Mais l’Église catholique n’est pas en reste; elle s’accorde très bien avec cet Empire : lors de la révolte de 1837-38 dans le Bas Canada, l’Église catholique se range du côté des Britanniques en refusant aux Patriotes le droit d’être enterrés dans les cimetières catholiques, en les menaçant d’excommunication et en les ordonnant de se plier aux directives du gouvernement. 

C’est à ce titre que les églises sont amenées à réaliser pour l’État canadien sa promesse, écrite dans les traités de dépossession, de fournir des écoles aux nations autochtones. Les églises viendront en appui à une politique conçue par et pour la puissance conquérante, l’Empire britannique et son nouveau Dominion du Canada. L’État canadien doit en assurer le financement, mais il réduit constamment et arbitrairement le financement accordé, ce qui oblige les religieux de se débrouiller sans les fonds minimaux requis. 

Pour remplir ces pensionnats, ça prend une loi obligeant les familles autochtones à envoyer leurs enfants aux pensionnats. Le gouvernement autorise, par la loi, les agents des Indiens à prendre tout enfant d’âge scolaire et à l’envoyer aux pensionnats. Si les parents s’y opposent, les agents ont le pouvoir de leur couper leurs allocations. On rapporte aussi qu’on menaçait de mettre les parents récalcitrants en prison.

Ça prend aussi une force policière pour appliquer la loi. Ce rôle reviendra à la NWMP (aujourd’hui la GRC). Les témoignages sur le travail de la police sont ahurissants : 

« des enfants qui étaient attirés dans des bateaux et des avions à l’insu des parents, et qui, parfois, disparaissaient à jamais. Des agents de la GRC en uniforme arrachaient les enfants des bras de leur mère. De nombreux survivants ont décrit les camions à bétail et les wagons où ils étaient tassés chaque automne. Des coups à la porte la nuit, la maison envahie par des étrangers à la recherche d’enfants en fugue, tout cela évoque la guerre » 

« [les agents de la GRC] encerclaient les réserves pour empêcher les enfants de se sauver, et allaient de porte à porte pour prendre les enfants, faisant fi des protestations des parents et des enfants eux-mêmes. Les enfants étaient enfermés dans des postes de police locaux ou des enclos à bestiaux jusqu’à ce que le rassemblement soit terminé, puis on les conduisait à l’école en train » (Le rôle de la Gendarmerie royales du Canada sous le régime des pensionnats indiens, rapport réalisé dans le cadre de la CVR, 2011)

En somme, le Canada délègue aux Églises la responsabilité d’ouvrir des pensionnats; il les finance; ses agents des Indiens et sa police sont investis par la loi du pouvoir de contraindre les parents à envoyer les enfants à ces pensionnats sous des menaces de toutes sortes. 

Et le Canada a le pouvoir de mettre fin à ce système. Ce qu’il ne fait pas pendant environ 100 ans même s’il sait fort bien, parce qu’il en est informé par certains fonctionnaires, que ce régime est criminel.

L’État canadien savait tout

Le docteur P. H. Bryce est médecin en chef du Ministère des affaires indiennes de 1904 à 1921, année où on le contraint à prendre sa retraite. Lançeur d’alerte sur les conditions sanitaires des enfants autochtones dans les pensionnats, il publie, après son renvoi, un petit livre intitulé : The Story of A National Crime, An Appeal for Justices to the Indians of Canada, The Wards of the Nation: Our Allies in the Revolutionary War: Our Brothers-in-Arms in the Great War (James Hope, 1922, Ottawa).

Chaque année Dr. Bryce soumet à ses supérieurs, y compris au ministre responsable des Affaires indiennes, un rapport accablant sur les conditions de vie des autochtones, et surtout celles des enfants dans les pensionnats. Il y fait des recommandations urgentes pour y remédier, mais sans réponse.

La tuberculose est très grave à cette époque, le Dr. Bryce compare notamment le taux de mortalité des villes comme Hamilton et Ottawa à celui des réserves de l’Ouest. Alors que dans le premier cas le taux de mortalité baisse constamment, dans les réserves (y compris chez les enfants en pensionnat, ce taux est effarant. La population autochtone diminue constamment d’année en année en raison de la tuberculose. Chaque rapport de ce médecin est étouffé. Pire encore, des représentants du ministère font tout pour empêcher ce spécialiste de la tuberculose de parler en public, notamment à l’assemblée annuelle de la National Tuberculosis Association.

Biblioarchives : Écoliers et responsables à l’extérieur du Pensionnat indien [catholique] de Fort Providence, Fort Providence (Territoires du Nord-Ouest), vers 1920. Créateur :  F. H. Kitto. Prise vers 1920. F. H. Kitto. Library and Archives Canada, PA-101545. Source internet : Flickr.com

Et le Québec dans cette tragédie

Dans le débat qui suit la découverte des corps d’enfants sur les lieux des pensionnats, on s’interroge sur le rôle du Québec. D’aucuns y voient un lien par le biais de l’Église catholique ou des congrégations religieuses dont la maison mère est au Québec. D’autres pointent du doigt des politiciens ou des fonctionnaires québécois qui ont pris part aux décisions de l’État canadien ou des autorités britanniques ou qui ont participé à leur application ou encore des deux bataillions québécois envoyés dans l’ouest en 1885. 

Dans la mesure où des individus, des membres de partis politiques, ou des institutions ont souscrit à l’ordre britannique établi au Canada à la suite des deux premières conquêtes militaires et à la marche impériale et coloniale britannique vers l’ouest, ils en portent une responsabilité évidente. 

Toutefois, cet ordre a été contesté souvent et vivement par beaucoup de Québécois et de Canadiens français, tout au long de l’histoire. 

À titre d’exemple, la Déclaration de l’indépendance du Bas-Canada écrite en 1838 par le patriote Robert Nelson dit ceci au troisième article :

« Que sous le gouvernement libre du Bas-Canada, tous les individus jouiront des mêmes droits : les sauvages ne seront plus soumis à aucune disqualification civile, mais jouiront des mêmes droits que tous les autres citoyens du Bas-Canada. »

Il en est de même pour l’Église catholique. Adoubée par la Couronne et associée aux autorités britanniques et canadiennes dans l’espoir d’enrayer au Canada les idées républicaines inspirées de la France révolutionnaire, elle aussi a été vivement contestée.

En ce qui concerne les deux bataillons de Québec envoyés sous les ordres du Major-général Middleton pour mater la résistance en 1885, le naturel britannique est revenu au galop. Se méfiant de la loyauté de ces troupes devant des Métis qui parlaient le français, les autorités militaires les ont éloignés du combat en les envoyant en Alberta. Les troupes québécoises ont vite compris qu’ils étaient encore et toujours des membres de deuxième ordre des institutions de l’Amérique du Nord britannique. Cette histoire se répéterait. 

Faire du Canada un pays anglais

À mesure que le Dominion du Canada impose sa souveraineté dans l’ouest après les deux interventions militaires, il fait disparaître la langue française de la carte politique et culturelle avec presqu’autant de zèle que dans le combat contre les langues et cultures autochtones. 

En 1890, le Manitoba abolit le français comme langue officielle et peu après l’éducation en français a été interdite. (Gabrielle Roy, née à Saint-Boniface, Manitoba, rappelle dans Détresse et enchantement comment les sœurs francophones à son école catholique enseignaient en anglais, mais parfois, en cachette, elles sortaient des livres en français, loin des yeux des inspecteurs gouvernementaux.)

En 1905, la Saskatchewan et l’Alberta deviennent des provinces du Canada mais on a éliminé le statut bilingue qu’avaient les Territoires du Nord-Ouest. Quelques années plus tard, l’utilisation du français au gouvernement, devant les tribunaux et à l’école est interdite. 

Carte du Canada (2001)

Plus ça change…

Dans leurs combats contre l’Empire britannique, les Premières nations du Canada et les Métis n’étaient pas seuls; les Canadiens-français/Québécois non plus. Pour les puissances européennes qui étendaient leur empire partout au monde, ils représentaient tous un obstacle au projet impérial. En cela, ils faisaient effectivement cause commune avec les Chinois, les peuples de l’Inde et des autres pays du sud asiatique, les Maoris en Nouvelle-Zélande, les peuples autochtones de l’Australie ou des États-Unis, les nations africaines. 

Cent cinquante ans plus tard, les mêmes puissances européennes et nord-américaines tentent, tant bien que mal, de rétablir leur hégémonie, notamment en faisant la morale, en imposant des sanctions et en menaçant militairement des pays et des peuples qui choisissent la voie de l’indépendance politique et économique. 

Aujourd’hui, comme hier, elles n’ont ni le droit ni l’autorité morale, mais cela ne les arrêtera pas. 

Si on tire une seule leçon de l’histoire macabre des pensionnats au Canada, ce serait de se garder de se faire embrigader aujourd’hui dans des interventions militaires ou autres campagnes impériales contre des pays étrangers.

Robin Philpot

 

Image en vedette : murale, Canada. Source : Pixabay.com

Quelques sources

Bryce, P.H. The Story of A National Crime, An Appeal for Justices to the Indians of Canada, The Wards of the Nation: Our Allies in the Revolutionary War: Our Brothers-in-Arms in the Great War. James Hope, 1922.

Dictionnaire biographique du Canada.

LeBeuf, Marcel-Eugène. Au nom de la GRC. Le rôle de la Gendarmerie royales du Canada sous le régime des pensionnats indiens, rapport réalisé dans le cadre de la CVR, 2011

Momudu, Samuel. « The Anglo-Ashanti Wars (1823-1900). Black Past. 24 mars 2018. https://www.blackpast.org/global-african-history/anglo-ashanti-wars-1823-1900/

Morton, Desmond. A Military History of Canada, From Champlain to Kosovo, Fourth Edition. M&S, 1999.

Ogg, Arden. An infamous anniversary: 130 years since Canada’s Largest Mass Hanging 27 November 1885. Cree Literacy Network. https://creeliteracy.org/2015/11/26/130th-anniversary-of-infamy-canadas-largest-mass-hanging-27-november-1885/

Reed, Hayter. Memorandum for the Hon(ourable) the Indian Commissioner Relative to the Future Management of the Indians. 20 July 1885.  http://iportal.usask.ca/index.php?sid=168308311&id=33613&t=details

Stonechild, Blair; Waiser, Bill. Loyal Till Death, Indians and the North-West Rebellion. Fifth House Publishers, 2010

Wolseley, Garnet. “General Lee”. Lee Family Digital Archive. https://leefamilyarchive.org/reference/misc/wolseley/index.html

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Robin Philpot, Mondialisation.ca, 2021

https://www.mondialisation.ca/lhistoire-macabre-des-pensionnats-autochtones-au-canada-une-consequence-de-la-3e-conquete-britannique-en-amerique/5658090

Dans Amérique

LE CANADA AURAIT FAIT DES EXPERIENCES SUR LES POPULATIONS AUTOCHTONES. L’AFFAIRE EST PORTEE DEVANT LA JUSTICE

Par Le 06/07/2021

Le Canada accusé d’avoir mené des expériences sur les populations autochtones

Entre les années 1930 et 1970, les Autochtones placés dans des réserves ou des pensionnats auraient été utilisés pour tester de nouveaux vaccins ou traitements. L'affaire est aujourd'hui portée devant la justice.

Par Ashifa Kassam

Mondialisation.ca, 06 juillet 2021

The Guardian 11 mai 2021

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Cet article en français a été publié par The Slate. La version originale en anglais a été publiée le 11 mai 2018 sur le site du Guardian (Royaume-Uni). 

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Depuis la reconnaissance en 2015 par la Commission de vérité et réconciliation du Canada d’un génocide culturel mené par le gouvernement à l’encontre des populations autochtones à travers sa politique d’assimilation forcée, la situation des Autochtones ne s’est guère améliorée, et leurs luttes pour la reconnaissance et l’égalité continuent.

Une action collective devant une cour de la province de la Saskatchewan met en cause le gouvernement canadien pour des expériences médicales qui auraient été conduites sur des indigènes dans les réserves, les pensionnats, les hôpitaux indiens et les sanatoriums, sans leur consentement, entre les années 1930 et 1970.

Selon le recours, déposé par le Merchant Law Group (MLG) qui réclame une compensation financière pour les personnes affectées, le gouvernement aurait maintenu une politique de soin discriminatoire envers les Autochtones, soumis à des traitements et des procédures inadéquates et de qualité inférieure, dans le cadre d’un système de santé ségrégé mis en place entre 1945 et le début des années 1980.

À LIRE AUSSI : Au Canada, la politique d’assimilation des Amérindiens qualifiée de «génocide culturel»

Des expériences sur les enfants des pensionnats

Le MLG avance que certains pensionnats autochtones, financés et supervisés par le gouvernement fédéral –le dernier, implanté à Saskatchewan, a fermé en 1996, étaient utilisés pour mener des expériences nutritionnelles sur les enfants, afin que des chercheurs puissent tester leurs théories sur les vitamines, certains aliments et des nouveaux vaccins.

Souvent en situation de carence alimentaire, les enfants autochtones étaient utilisés comme sujets d’expériences témoins vis-à-vis de recherches menées ailleurs, ce qui consistait souvent à les priver de nutriments supposés être bénéfiques.

«Les documents judiciaires décrivent jusqu’où des chercheurs ont pu aller pour protéger leurs résultats: après qu’un directeur à Kenora, en Ontario, a demandé à ce que tous les enfants des pensionnats reçoivent des comprimés et fer et de vitamines, un chercheur lui a demandé de renoncer à le faire, car cela interférerait avec son expérience. Dans d’autres cas, des chercheurs ont refusé d’administrer des traitements dentaires à des enfants, craignant que des dents et gencives en bonne santé ne faussent leurs résultats», énumère le Guardian.

Quand il ne s’agissait pas de privations, les expériences ont pu impliquer des tests de médicaments expérimentaux, et les résistances des Autochtones, des violences physiques. Utilisées pour tester des vaccins contre la tuberculose, la dysenterie amibienne, des traitements auditifs ou oculaires, les victimes pourraient se chiffrer par milliers.

Reconnaître les crimes commis contre les peuples autochtones

«Certaines personnes ne savent même pas qu’elles ont fait l’objet d’expériences. Dans certains cas, nous pouvons prouver que les directeurs des écoles ont dit: « Eh bien, nous avons besoin du consentement », ou qu’ils ont dit: « Nous n’allons pas demander le consentement »», rapporte l’avocat Tony Merchant, le fondateur du MLG qui porte l’affaire.

Le gouvernement fédéral n’a pas encore examiné les déclarations du MLG, qui présente comme plaignant John Pambrun, un Autochtone de 77 ans ayant passé six ans de son enfance dans les hôpitaux et les sanatoriums indiens, où il s’est vu retirer une partie de son poumon droit comme «traitement contre la tuberculose», tuberculose dont il semble n’avoir jamais été atteint selon les dossiers médicaux. «Nous sommes justes mystifiés», dénonce Merchant, qui poursuit:

«Nous sommes dans une période où nous racommodons notre relation avec les peuples indigènes. Donc revenir en arrière et reconnaître que du mal a été fait et payer des compensations est à mon avis important.»

Des expériences sur les enfants des pensionnats

Le MLG avance que certains pensionnats autochtones, financés et supervisés par le gouvernement fédéral –le dernier, implanté à Saskatchewan, a fermé en 1996, étaient utilisés pour mener des expériences nutritionnelles sur les enfants, afin que des chercheurs puissent tester leurs théories sur les vitamines, certains aliments et des nouveaux vaccins.

Souvent en situation de carence alimentaire, les enfants autochtones étaient utilisés comme sujets d’expériences témoins vis-à-vis de recherches menées ailleurs, ce qui consistait souvent à les priver de nutriments supposés être bénéfiques.

«Les documents judiciaires décrivent jusqu’où des chercheurs ont pu aller pour protéger leurs résultats: après qu’un directeur à Kenora, en Ontario, a demandé à ce que tous les enfants des pensionnats reçoivent des comprimés et fer et de vitamines, un chercheur lui a demandé de renoncer à le faire, car cela interférerait avec son expérience. Dans d’autres cas, des chercheurs ont refusé d’administrer des traitements dentaires à des enfants, craignant que des dents et gencives en bonne santé ne faussent leurs résultats», énumère le Guardian.

Quand il ne s’agissait pas de privations, les expériences ont pu impliquer des tests de médicaments expérimentaux, et les résistances des Autochtones, des violences physiques. Utilisées pour tester des vaccins contre la tuberculose, la dysenterie amibienne, des traitements auditifs ou oculaires, les victimes pourraient se chiffrer par milliers.

Reconnaître les crimes commis contre les peuples autochtones

«Certaines personnes ne savent même pas qu’elles ont fait l’objet d’expériences. Dans certains cas, nous pouvons prouver que les directeurs des écoles ont dit: « Eh bien, nous avons besoin du consentement », ou qu’ils ont dit: « Nous n’allons pas demander le consentement »», rapporte l’avocat Tony Merchant, le fondateur du MLG qui porte l’affaire.

Le gouvernement fédéral n’a pas encore examiné les déclarations du MLG, qui présente comme plaignant John Pambrun, un Autochtone de 77 ans ayant passé six ans de son enfance dans les hôpitaux et les sanatoriums indiens, où il s’est vu retirer une partie de son poumon droit comme «traitement contre la tuberculose», tuberculose dont il semble n’avoir jamais été atteint selon les dossiers médicaux. «Nous sommes justes mystifiés», dénonce Merchant, qui poursuit:

«Nous sommes dans une période où nous racommodons notre relation avec les peuples indigènes. Donc revenir en arrière et reconnaître que du mal a été fait et payer des compensations est à mon avis important.»

Photo :

Des enfants au pensionnat indien de Fort Simpson, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada, en 1922 | Wikimedia Commons License by

Source de l’article original: Ashifa Kassam, Canada sued over years of alleged experimentation on indigenous people, le 11 mai 2018.

Version et adaptation en français : theslate.fr

La source originale de cet article est The Guardian

Copyright © Ashifa Kassam, The Guardian, 2021

https://www.mondialisation.ca/le-canada-accuse-davoir-mene-des-experiences-sur-les-populations-autochtones/5657937

Dans Amérique

AMERIQUE LATINE EN RESISTANCE : SOMMET SANS LES AMERIQUES ?

Par Le 23/05/2022

Amérique Latine en Résistance : Sommet sans les Amériques ?

 

23 Mai 2022

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Éditorial / L’influence américaine à l’épreuve

 

La politique de l’administration Trump envers l’Amérique latine a été marquée par des sanctions, des menaces militaires et des commentaires racistes. Avec l’arrivée de Biden, les impérialistes les plus enthousiastes s’attendaient à une façade plus sophistiquée qui leur permettrait de réaffirmer l’hégémonie américaine sur le continent.

Cependant, ce plan n’a pas fonctionné et un événement en particulier pourrait mettre encore plus en échec l’influence de Washington dans la région : il s’agit 9ème Sommet des Amériques à Los Angeles, du 6 au 10 juin.

En tant que pays hôte, les États-Unis ont le pouvoir de donner le ton et de décider de la liste d’invités. Avec son arrogance caractéristique, Washington a décidé d’exclure Cuba, le Nicaragua et le Venezuela pour non respect des normes de « démocratie » américaine. En d’autres termes parce qu’ils refusent de s’incliner et d’abandonner leurs projets respectifs. Dans l’imaginaire des conseillers de la Maison Blanche, le sommet serait rempli de jolis discours sur la « liberté » et la « démocratie », avec des dirigeants régionaux affirmant leur allégeance à Washington. La réalité a été toute autre, signe clair de la faiblesse de la crédibilité des États-Unis dernièrement.

La première mise en garde est venue de Ronald Sanders, ambassadeur d’Antigua-et-Barbuda aux États-Unis, qui a révélé que les pays de la Communauté des Caraïbes (Caricom) envisageaient de ne pas participer du sommet si l’exclusion de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua se confirmait. « Le Sommet des Amériques n’est pas une réunion américaine, donc les États-Unis ne peuvent pas s’arroger le droit de décider qui est invité et qui ne l’est pas », a déclaré Sanders.

Bien qu’elle ne soit pas encore confirmée, il s’agit d’une position ferme prise par les petits États Caribéens. La politique de Washington s’est cependant uniquement concentrée sur l’isolement de Cuba ou l’empêchement des pays de la Caricom de nouer des liens avec la Chine.

Les réponses des autres pays ne se sont pas faites attendre. Certains, comme l’Argentine, ont critiqué la position de l’administration Biden, sans pour autant faire des commentaires sur leur participation. En revanche, les présidents de la Bolivie et du Mexique, Luis Arce et Andrés Manuel López Obrador, ont affirmé qu’ils ne participeraient pas au sommet si « l’axe du mal » était exclu, en envoyant discrètement des délégations sur place. López Obrador a ouvertement critiqué les plans de la Maison Blanche, en visitant récemment Cuba et en dénonçant le blocus américain.

Autre absence notable, celle de Xiomara Castro, nouvelle présidente du Honduras. Le geste diplomatique est significatif puisqu’il vient d’un pays qui a été pendant plus de 10 ans un fidèle laquais des États-Unis.

Pour l’administration Biden, les prochaines jours annoncent une longue série de semaines d’agitation et de tentatives de limitation de dégâts. Il faut éviter à tout prix qu’un sommet organisé sur son propre sol ne se transforme en désastre en termes de relations publiques. En même temps, revenir en arrière en invitant les gouvernements de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua n’est pas une option envisageable.

Le sommet de juin pourrait paradoxalement donner un coup de pouce aux initiatives d’intégration régionale indépendantes des États-Unis. López Obrador, par exemple, a soutenu que la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) devrait remplacer l’Organisation des États Américains (OEA), organisation considérée comme agonisante.

Le calendrier électoral régional ne fera qu’augmenter l’agitation américaine. Effectivement, il est fort probable que des candidats de gauche sortent vainqueurs des élections présidentielles en Colombie et au Brésil, les deux principaux alliés des États-Unis en Amérique du Sud.

Si au Brésil Lula parle d’une monnaie commune pour promouvoir le développement latino-américain, en Colombie Petro parle de rétablir des relations diplomatiques avec le Venezuela.

Leurs victoires respectives ne constitueront pas une véritable menace pour les intérêts américains dans la région, en particulier pour les multinationales. Cette analyse s’étend également au Chili, où Boric a été élu. De fait, de nombreux dirigeants ou candidats de centre gauche, par lâcheté ou opportunisme, ont rejoint le discours « officiel » qui remet en cause les élections ou le respect des droits de l’homme au Venezuela, au Nicaragua et à Cuba.

Mais en même temps, il est clair qu’ils ne seront pas prêts à se joindre aux opérations éhontées de changement de régime promues par Washington, ce qui constitue un changement significatif si l’on se souvient du triste rôle joué par des présidents fantoches comme Piñera (Chili) ou Duque (Colombie).

Les États-Unis ne resteront pas les bras croisés alors que leur hégémonie sur le continent s’estompe peu à peu. Les réactions précédentes ont été sanglantes. Mais personne n’a dit que vaincre l’empire américain serait une tâche facile.

https://www.investigaction.net/fr/amerique-latine-en-resistance-sommet-sans-les-ameriques/

 

Dans Amérique

AMERIQUE LATINE : LES ETATS-UNIS FACE AUX DIFFICULTES

Par Le 21/05/2022

Amérique latine : les États-Unis face aux difficultés

Par Mikhail Gamandiy-Egorov
Arrêt sur info — 21 mai 2022

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Malgré le maintien de la politique d’arrière-cour de Washington à l’encontre des nations latino-américaines, les processus régionaux et internationaux ne font chaque jour que réduire un peu plus l’influence étasunienne sur les pays en question.

Par Mikhail Gamandiy-Egorov – 20 mai 2022 – Observateur Continental

L’heure n’est vraisemblablement pas rose pour Washington en Amérique latine. The New York Times affirme d’ailleurs que le prochain Sommet des Amériques prévu à Los Angeles le mois prochain pourra être sérieusement affecté par plusieurs boycotts de leaders latino-américains.

Parmi les grands noms de ce boycott figurent ceux de Andres Manuel Lopez Obrador – président mexicain ou encore de Jair Bolsonaro, président du Brésil. En ce qui concerne le leader du Mexique – il avait en effet déclaré qu’il ne participerait pas au prochain Sommet des Amériques si les USA excluaient d’autres pays, parmi lesquels Cuba, le Nicaragua et le Venezuela.

Le président mexicain est même allé plus loin en affirmant dans un entretien à l’agence de presse Prensa Latina que les actions des États-Unis à l’encontre de Cuba constituent un génocide. À noter que le Mexique au-delà d’être un des voisins immédiats des USA – est également l’actuelle 13ème puissance économique mondiale en termes de PIB à parité du pouvoir d’achat. Avec en perspectives la possibilité d’intégrer le Top 10, tandis que des pays occidentaux comme la France et le Royaume-Uni vont vraisemblablement quitter ce même Top 10 sur le court-moyen terme.

En ce qui concerne le Brésil – principal puissance latino-américaine et l’actuelle 9ème puissance économique mondiale en termes de PIB à parité du pouvoir d’achat, si le président Bolsonaro était longtemps considéré comme un sympathisant à Washington, ses relations avec Joe Biden sont aujourd’hui loin d’être au beau fixe. Y compris sur la question du refus du Brésil à se joindre aux sanctions occidentales contre la Russie.

Mais au-delà de l’aspect qui concerne purement le sommet en question, de manière générale les processus pro-multipolaires semblent effectivement prendre la voie d’un éloignement de plus en plus évident de l’Amérique latine vis-à-vis de Washington, comme Observateur Continental l’avait prédit précédemment.

Effectivement, si l’axe bolivarien souverainiste et progressiste est non seulement toujours vivant avec Cuba, le Nicaragua, le Venezuela et la Bolivie, la gauche progressiste continue d’attirer d’autres pays. L’élection au Pérou de Pedro Castillo avait déjà marqué les esprits, en Colombie – l’un des principaux alliés de Washington en Amérique latine de plus en plus de doutes persistent quant aux choix stratégiques d’avenir, mais surtout la présidentielle brésilienne d’octobre prochain inquiète vivement l’establishment étasunien.

En effet, le retour fort possible au pouvoir de Luiz Inacio Lula da Silva, représentera un énorme défi pour la politique US dans toute l’Amérique latine. Rappelons à cet effet que Lula n’a jamais eu de relations cordiales avec Washington, récemment avait dénoncé la responsabilité des États-Unis et de l’UE dans la crise ukrainienne, le tout sans oublier d’être un ferme partisan du bloc des BRICS, dont le Brésil fait partie avec la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

Fait important : Lula fait pour le moment figure de favori du scrutin présidentiel brésilien. Son élection éventuelle à la tête du Brésil créera de nouveaux problèmes pour Washington, sachant d’autant plus qu’il partage une amitié forte et ancienne avec tous les principaux leaders progressistes latino-américaines – largement hostiles aux USA par la même occasion. Et si la principale puissance latino-américaine adoptera une position ferme dans cet axe souverainiste, progressiste et résolument pro-multipolaire – il est évident que l’influence washingtonienne et occidentale en prendra un sérieux coup supplémentaire. Oui, réalité multipolaire post-occidentale oblige.

Mikhail Gamandiy-Egorov

Source : Observateur Continental

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https://arretsurinfo.ch/amerique-latine-les-etats-unis-face-aux-difficultes/

AMÉRIQUE LATINEETATS-UNIS

Dans Amérique

SOMMET DES AMERIQUES : LE PARLACEN PLAIDE POUR LA NON-EXCLUSION DE PAYS

Par Le 20/05/2022

19 Mai 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-05-19 12:22:25

 

Photo: Prensa Latina

La Havane, 19 mai, (RHC)- Le PARLACEN, le Parlement centraméricain,  a plaidé ce mercredi pour la non-exclusion de pays au Sommet des Amériques organisé par les États-Unis du 6 au 10 juin, à Los Angeles.

Dans la déclaration finale d’une réunion de la gauche parlementaire de l’Amérique Centrale et des Caraïbes, le PARLACEN appelle les chefs d’État et de gouvernement de la région à se joindre aux voix de plusieurs pays en faveur de l’inclusion de tous au Sommet des Amériques.

Les États-Unis ont exclu Cuba, le Nicaragua et le Venezuela de la rencontre. Le PARLACEN plaide dans sa déclaration en faveur de la promotion du dialogue politique sur le continent en tant qu’instrument de coordination et de débat pour le développement et la paix des peuples.

Le texte des députés appelle à une plus grande unité des mouvements de gauche de la région afin de renforcer leur identité idéologique face aux ingérences et aux agressions déstabilisatrices promues par les États-Unis et leurs alliés contre les processus révolutionnaires et progressistes.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/288310-sommet-des-ameriques-le-parlacen-plaide-pour-la-non-exclusion-de-pays

Tag(s) : #AmeriqueLatine

Dans Amérique

LA CHAMBRE DES DEPUTES DU CHILI ADOPTE UN PROJET DE LOI POUR UNE AUGMENTATION DE SALAIRE MINIMUM DE 14,3%.

Par Le 20/05/2022

19 Mai 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-05-19 12:08:29

      

Photo des archives

La Havane, 19 mai, (RHC)- La Chambre des députés du Chili  a adopté le projet de loi présenté par le gouvernement du président Gabriel Boric, qui augmente le salaire minimum de 14,3 pour cent. Après être passée par tous les processus législatifs, la proposition de l'exécutif, qui a été convenue avec la Centrale Unitaire des Travailleurs, a obtenu l'approbation unanime des députés.

Ainsi, le salaire minimum dans ce pays d'Amérique du Sud passera à 380 000 pesos (448 dollars) à partir du 1er mai, c'est-à-dire rétroactivement,  à 400 000 pesos (470 dollars) en août de cette année.

Il prévoit également une subvention pour les micros, petites et moyennes entreprises (PME) de 22 000 pesos (25 dollars) par travailleur pour le mois de mai, puis de 26 000 pesos (30 dollars) pour la période août-décembre.

Le projet de loi comprend une clause spéciale stipulant que si l'inflation cumulée au cours des 12 mois précédant décembre 2022 dépasse sept pour cent, le salaire minimum sera porté à 410 000 pesos (483 dollars) à partir de janvier 2023.

«Une nouvelle historique pour le Chili! Aujourd'hui, nous avançons avec les travailleurs avec des mesures concrètes, la plus grande augmentation du salaire minimum depuis 25 ans», a déclaré le président Boric sur son compte Twitter.

Dans un autre tweet, Gabriel Boric a déclaré que la lutte contre l'augmentation du coût de la vie était une priorité pour son gouvernement.

Dans ce contexte, le ministre des Finances, Mario Marcel, a déclaré que «le principal signal est qu'à un moment où les choses sont difficiles - parce que nous sortons d'une crise économique très profonde en 2020 et une partie de 2021, et qu'il y a eu une augmentation très importante de l'inflation - nous nous préoccupons des travailleurs qui ont des revenus plus faibles", a-t-il déclaré au site 24 Horas.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/288306-la-chambre-des-deputes-du-chili-approuve-une-augmentation-du-salaire-minimum

Tag(s) : #Chili

Dans Amérique

L'ALBA-TCP SALUE LE NICARAGUA A L'OCCASION DU 127e ANNIVERSAIRE DE SANDINO

Par Le 19/05/2022

18 Mai 2022

L'ALBA-TCP salue le Nicaragua à l'occasion du 127e anniversaire de Sandino

Caracas, 18 mai (Prensa Latina) Le secrétaire exécutif de l'ALBA-TCP, Sacha Llorenti, a salué aujourd'hui les autorités et le peuple du Nicaragua à l'occasion du 127e anniversaire de la naissance du héros Augusto César Sandino (1895-1934).
18 mai 2022
CDT11:22 (GMT) -0400
Par le biais de son compte sur le réseau social Twitter, le chef de l'État a ratifié la validité de l'héritage de Sandino dans les travaux de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Accord commercial entre les peuples.

"Les peuples du monde célèbrent le 127e anniversaire de la naissance du général Augusto C. Sandino, forgeur de l'identité latino-américaine et anti-impérialiste ; symbole de dignité et exemple durable (...) l'ALBA-TCP est sandiniste", a déclaré M. Llorenti.

Au Nicaragua, on se souvient d'Augusto César Sandino pour sa bravoure et son anti-impérialisme. En 1927, il s'est opposé au pacte d'Espino Negro et a empêché l'intervention des États-Unis.

mv/wup

source : https://www.prensa-latina.cu/2022/05/18/alba-tcp-saluda-a-nicaragua-en-aniversario-127-de-sandino

Tag(s) : #ALBA#Nicaragua#Sandino

Dans Amérique

LE CHILI OEUVRE POUR LA PARTICIPATION DE TOUS LES PAYS DE LA REGION AU SOMMET DES AMERIQUES

Par Le 16/05/2022

16 Mai 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-05-15 22:53:22

 

Antonia Urrejola, ministre chilienne des Affaires étrangères. Photo: Prensa Latina

La Havane, 15 mai, (RHC)- La ministre chilienne des Affaires étrangères, Antonia Urrejola, a expliqué ce dimanche que son pays œuvre en faveur de la participation de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela au Sommet des Amériques, le mois prochain à Los Angeles.

Dans des déclarations à La Tercera, la cheffe de la diplomatie chilienne a expliqué que "c'est le moment d'avoir un espace de dialogue au-delà des différences".

Rappelons qu'il y a quelques jours, le sous-secrétaire d'État américain, Brian Nichols, a confirmé que les États-Unis avaient exclu Cuba, le Venezuela et le Nicaragua de la rencontre prévue à Los Angeles du 6 au 10 juin, malgré les appels lancés sur le continent en faveur d'un événement inclusif.

Nous devons changer la recette: la région doit dialoguer au-delà de ses différences, a souligné Antonia Urrejola.

«Je me suis entretenue avec certains ministres des Affaires étrangères, je viens de me rendre au Costa Rica, où j'ai également parlé à plusieurs représentants de différents gouvernements, pour leur donner notre avis sur la nécessité pour la région de dépasser ses différences, a-t-il expliqué.

La ministre chilienne des Affaires étrangères a déclaré que le sommet perdrait de sa force si ces pays étaient finalement mis à l'écart. En outre, citant le président de la nation, Gabriel Boric, elle a souligné que "les espaces de dialogue ont été perdus; la région est "super-fragmentée" et polarisée".

Plus tard, cependant, elle a assuré que le Chili irait quand même au Sommet.

La possible exclusion de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela du Sommet des Amériques est rejetée par plusieurs pays de la région, au point que les présidents du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, et de la Bolivie, Luis Arce, ont annoncé qu'ils ne participeraient pas si ces nations étaient exclues.

Dans une interview accordée au journal du Congrès des États-Unis, The Hill, Carlos Fernandez de Cossio, vice-ministre cubain des Affaires étrangères, a souligné que la Maison Blanche a l'intention d'organiser une réunion d'amis capables d'écouter ce que disent les États-Unis, d'accepter l'agenda nord-américain et de reproduire ce que dit Washington.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/287899-le-chili-oeuvre-pour-la-participation-de-tous-les-pays-de-la-region-au-sommet-des-ameriques

Tag(s) : #Chili

Dans Amérique

CHILI : LA CONADI PLAIDE POUR LA RESTITUTION AUX COMMUNAUTES MAPUCHES DE LEURS TERRES

Par Le 15/05/2022

15 Mai 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-05-13 12:33:13

      

Luis Alberto Penchuleo, Mapuche lui-même, est depuis lundi le nouveau directeur de la CONADI, la Corporation nationale pour le développement indigène.

La Havane, 13 mai, (RHC)- Luis Alberto Penchuleo, le nouveau directeur de la CONADI, la Corporation chilienne pour le développement indigène, a exhorté les entreprises forestières de la macro-zone sud du Chili à restituer les terres revendiquées par les communautés mapuches disposant de documents historiques et juridiques.

"Il est clair que s'il y a des terres forestières, et qu'il existe une revendication historique légalement prouvée par les communautés, des négociations seront recherchées pour que ces terres reviennent à leurs propriétaires d'origine", a déclaré l'ancien leader étudiant mapuche nommé lundi à la tête de la CONADI.

Il a ajouté que les communautés mapuches ont également le droit d'exprimer et de définir leur modèle de développement.

Mercredi, la ministre chilienne du Développement social, Jeannette Vega, a annoncé une augmentation du budget consacré à l'achat de terres pour les peuples indigènes.

Elle a expliqué que cette année, le budget consacré à l'achat de terres passera de 15 milliards de pesos (17,4 millions de dollars) à 35 milliards de pesos (40,6 millions de dollars).

Lors de la première réunion du nouveau conseil d'administration de la CONADI, Jeannette Vega a déclaré que ce chiffre sera atteint car "c'est la capacité dont nous disposons pour exécuter tous les terrains qui sont déjà dans un processus dans lequel nous pouvons acheter".

Elle a toutefois indiqué que l'objectif est de porter ce montant à 75 milliards (87 millions de dollars) au cours des prochaines années.

Jeannette Vega a également souligné la nécessité que "l'achat de terres soit accompagné des conditions nécessaires pour qu'elles restent productives".

En février dernier, la Commission des droits fondamentaux de la Convention constitutionnelle chilienne a approuvé à la majorité une initiative pour la restitution et le devoir de rendre des territoires et des ressources naturelles aux peuples indigènes, l'une des revendications fondamentales de ces populations autochtones au cours des dernières décennies.

L'une des priorités du gouvernement de Gabriel Boric est de résoudre le conflit dans le sud du pays, qui a connu l'année dernière des épisodes de violence rurale sous forme d'émeutes, d'attaques contre des machines et des terres agricoles, d'incendies et de fusillades ayant fait des victimes.

Certains de ces événements s'inscrivent dans le cadre du conflit dit "mapuche", qui oppose l'État au principal groupe autochtone de cette nation qui revendique les terres qu'il habite depuis des siècles et qui sont actuellement aux mains de grandes entreprises agricoles et forestières.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/287745-la-conadi-plaide-pour-la-restitution-aux-communautes-mapuches-de-leurs-terres

Tag(s) : #Chili#Mapuche

Dans Amérique

EXCLURE DES NATIONS DU SOMMET DES AMERIQUES, C'EST UNE ERREUR DES ETATS-UNIS D'UNE GRANDE ARROGANCE

Par Le 13/05/2022

13 Mai 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-05-12 18:28:59

 

 

La Havane, 12 mai, (RHC) Le ministère cubain des Affaires étrangères a souligné que les États-Unis ont fait une "erreur d'une grande arrogance" en assumant la responsabilité d'accueillir le Sommet des Amériques, sans avoir la capacité d'accepter la participation de toutes les nations.

Par le biais de son compte Twitter, le vice-ministre des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossío a dénoncé l'exclusion de pays tels que le Nicaragua, le Venezuela et Cuba de la réunion qui se tiendra en juin prochain à Los Angeles, en Californie.

"Essayer de diviser l'hémisphère entre ceux que Washington tolère et ceux qu'il ne tolère pas est une garantie pour l'échec", a-t-il souligné.

En raison de l'exclusion de ces nations, le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, a annoncé qu'il ne participerait pas à la réunion si les États-Unis maintiennent cette position.

Le Président de la Bolivie, Luis Arce, sera également absent du IXe Sommet des Amériques, considérant qu'il s'agit d'une réunion qui ne représente pas les valeurs de son pays et les besoins de la région.

La décision de Washington a suscité le rejet des dirigeants et des gouvernements du continent et des organisations internationales telles que la Communauté des États d'Amérique Latine et des Caraïbes (CELAC) et la Communauté des Caraïbes (CARICOM).

La réunion hémisphérique se tiendra à Los Angeles du 6 au 10 juin, avec un ordre du jour qui abordera les questions liées aux migrations et à la santé, points sur lesquels les nations exclues ont beaucoup à dire

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/287645-exclure-des-nations-du-sommet-des-ameriques-cest-une-grosse-erreur-des-etats-unis

 

Tag(s) : #Cuba

Dans Amérique

LE HONDURAS REMET EN QUESTION LA LEGITIMITE DU SOMMET DES AMERIQUES

Par Le 13/05/2022

12 Mai 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-05-12 00:12:06

      

La Havane, le 11 mai, (RHC)- La présidente du Honduras, Xiomara Castro, a remis en question ce mercredi la légitimité du Sommet des Amériques en raison du refus du pays organisateur, les États-Unis, d'inviter Cuba, le Nicaragua et le Venezuela.

 «Si toutes les nations ne sont pas là, ce n'est pas le Sommet des Amériques», a-t-elle écrit sur son profil Twitter.

L'exclusion de ces pays du forum, qui se tiendra à Los Angeles du 6 au 10 juin, a provoqué la condamnation de pays du continent et d'organisations internationales.

Parmi les réactions les plus notables, le refus des présidents du Mexique, Andrés Manuel López Obrador qui a fait dépendre sa propre participation de la présence de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua et de la Bolivie, Luis Arce. Ce dernier sera absent du 9e Sommet des Amériques. Il l’a qualifié de réunion exclusive qui ignore les valeurs de son pays et de la région.

Le président bolivien a  dit mardi que son pays "fonde ses relations internationales sur la Diplomatie des Peuples, avec l'inclusion, la solidarité, la complémentarité, le respect de la souveraineté, l'autodétermination et la construction collective de la Culture du Dialogue et de la Paix".

Les pays de la Communauté des Caraïbes pourraient par ailleurs être absents de la réunion, plusieurs de leurs dirigeants ayant fait part de leur mécontentement. Les premiers ministres d'Antigua-et-Barbuda, Gaston Browne, de Trinité-et-Tobago, Keith Rowley, et de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Ralph Gonsalves, ont exprimé leur mécontentement face au refus de la Maison Blanche d'inviter Cuba, le Nicaragua et le Venezuela.

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/287547-le-honduras-remet-en-question-la-legitimite-du-sommet-des-ameriques

Tag(s) : #Honduras

Dans Amérique

HONDURAS : LE GOUVERNEMENT VISE A REFONDER LE PAYS MALGRE LA DETTE ABYSSALE

Par Le 11/05/2022

10 Mai 2022

Tegucigalpa, 9 mai (Prensa Latina) Le gouvernement hondurien cherche aujourd’hui à reconstruire cette nation de l’Amérique Centrale malgré la dette héritée par l’administration précédente du Parti National, s’élevant à plus de 20 milliards de dollars.

Dans un rapport portant sur les premiers 100 jours du gouvernement, dévoilé dimanche dans la chaîne nationale, la présidente Xiomara Castro a assuré qu’une grande partie de cet argent n’avait pas été retrouvée.

« Il est dans les poches des individus du secteur privé protégés par des décrets exécutifs et législatifs et des sentences judiciaires ayant pour but le pillage de l’État », a déclaré Castro.

La dirigeante du Parti Liberté et Refondation a appelé la société dans son ensemble à ne pas rester silencieuse face à ceux qui ont ravagé le pays.

« Sans faire appel à la violence d’État et en respectant les démarches régulières,  il est nécessaire de trouver le moyen de réparer les dégâts causés par les partenaires de ce système qui protège aux corrompus et aux trafiquants de drogue », a-t-elle signalé.

Castro a exposé les défis de son cabinet pour diriger le pays, et elle a qualifié l’ancien gouvernement de narco-dictature violente et corrompue qui a remis tout le contrôle de l’État aux mains de l’oligarchie en échange de son silence complice dans le démantèlement du pays.

"Jour après jour, nous trouvons de nouvelles ruses dirigées à empêcher les changements, mais nous progressons, nous les avons vaincus et nous continuerons à remporter des victoires, du côté de notre peuple", a indiqué la présidente.

Elle a repéré que la première action du Congrès National, dans cette nouvelle étape, a été d’approuver la loi d’amnistie et de condamnation du coup d’État de 2009.

À cet égard, Castro a commenté que cette amnistie avait été notamment attaquée par ceux qui ont soutenu le coup d’État et qui se sont toujours prosternés devant le fascisme « alors qu’ils massacraient et condamnaient leurs compatriotes».

En allusion à la pauvreté et à la misère qui couvent au Honduras, la présidente a exprimé que ces maux s’élevaient de 10 à 15 fois, donc cela ne vaudrait pas la peine de poursuivre une croissance de 6 à 8 points dans des domaines où le développement des affaires est le plus important.

« Nous devons à présent construire une nouvelle société, ce qui ne sera possible que si nous démantelons les structures obsolètes qui sont des écoles de corruption et qui protègent la présence de l’injuste ordre social actuel », a-t-elle avoué.

En ce sens, la présidente du Honduras a souligné la création du Bureau de la Femme afin de donner aux Honduriennes la place qu’elles méritent en tant qu’égales.

La chef d’État a également expliqué que la perception sociale de son gouvernement se concrétisait dans le nouveau budget, grâce auquel plus de 100 mille nouveaux postes de travail seront créés au cours des années 2022 et 2023.

jcc/ssa/mem/ybv

source : https://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=889107:le-gouvernement-hondurien-vise-a-refonder-le-pays-malgre-la-millionnaire-dette-heritee&opcion=pl-ver-noticia&catid=99&Itemid=101

Tag(s) : #Honduras

 

Dans Amérique

AMERIQUE LATINE : LA CARICOM N'IRA PAS AU SOMMET DES AMERIQUES SI CERTAINS PAYS EN SONT EXCLUS

Par Le 10/05/2022

Amérique latine : La CARICOM n’ira pas au sommet des Amériques si certains pays en sont exclus 

6 Mai 2022, 17:08pm

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Publié par Bolivar Infos

L’ambassadeur de Antigua et Barbuda aux États-Unis, Ronald Sanders, a révélé que les pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) envisageaient de ne pas participer à ce qu’on appelle le sommet des Amériques convoqué pour le prochain mois de juin à Los Angeles si l’exclusion de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua de cette manifestation était confirmée.

 

Ronald Sanders a demandé jeudi, lors d’ un séminaire organisé par Internet par l’université internationale de Floride et le centre de l’Amérique latine et des Caraïbes à Washington, que soit organaisé un sommet entre les États-Unis et la CARICOM.

 

Il a fait cette demande à propos du fait que 7 ans se sont écoulés depuis qu’on a célébré le dernier sommet entre les États-Unis et la CARICOM en Jamaïque et que la politique des États-Unis envers les Caraïbes « n’a pas été efficace pendant cette période. »

 

Il a décrit la politique étasunienne sous la présidence de Donald Trump (2017–2021) comme « divise et tu vaincras , » en particulier à propos de Cuba et du Venezuela et il a regretté qu’il n’y ait pas eu de consultation de haut niveau sur la politique des États-Unis envers les Caraïbes depuis l’arrivée du président Joe Biden.

 

Selon Sanders, les États-Unis se focalisent sur le fait d’isoler Cuba et de dissuader les pays de la CARICOM d’avoir des relations avec la Chine.

 

De même, le fonctionnaire a affirmé que « si on continue à reconnaître (Juan) Guaidó, certains États des Caraïbes n’iront pas. Le sommet des Amériques n’est pas une réunion des États-Unis, c’est pourquoi les États-Unis ne peuvent pas décider qui est invité et qui ne l’est pas. »

 

En observant que les autorités de ce pays évoquent continuellement les Caraïbes comme leur « troisième frontière », il a dit que « les États-Unis devraient avoir des relations plus solides avec les pays de la CARICOM, y compris en les aidant à aborder les défis qui sont directement en relation avec eux, comme le changement climatique. »

 

Ces derniers jours, le président du Mexique, Andrès Manuel Lopez Obrador, a également annoncé qu’il condamnait la célébration d’un sommet sans Cuba.

 

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar infos 

 

Source en espagnol :

https://www.telesurtv.net/news/caricom-advertencia-asistencia-cumbre-americas-exclusiones-20220505-0010.html

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2022/05/amerique-latine-la-caricom-n-ira-pas-au-sommet-des-ameriques-si-certains-pays-en-sont-exclus.html

Dans Amérique

PARAGUAY : LUTTES PROLONGEES CONTRE L'EXPULSION ET L'INCARCERATION DES PEUPLES PAYSANS ET AUTOCHTONES

Par Le 04/05/2022

3 Mai 2022

 

Paraguay : luttes prolongées contre l’expulsion et l’incarcération des peuples paysans et autochtones

 2 MAI 2022  AMÉRIQUE DU SUDDANS LA PRESSEDROITS DES PAYSANS ET DES PAYSANNES

Les militant·es du Conamuri (membre de La Via Campesina au Paraguay) dénoncent la criminalisation de ceux et celles qui luttent pour le droit à la terre au Paraguay et soulignent les expériences de résistance

Article publié sur le site de notre allié Capire, le 11 avril 2022

Nous sommes sur un chemin de luttes exigeant l’abrogation de la loi 6 830, connue sous le nom de loi Zabala-Ribera, qui criminalise les personnes qui se battent pour le droit à la terre. La loi modifie l’article 142 du Code pénal et augmente la peine maximale d’emprisonnement pour intrusion de cinq à dix ans, sans procès. Le changement a été approuvé en moins de huit jours. Les grands propriétaires fonciers de soja et de bétail, organisés en associations de producteurs, ont une influence sur les politiques publiques et modifient les lois en fonction de leurs intérêts pour expulser les populations.

Dès l’adoption de la loi, en septembre 2021, un certain nombre de communautés autochtones ont été expulsées de force. Les gens ont commencé à vivre dans les rues de la capitale. Les femmes, en particulier les jeunes, sont maintenant en situation d’exploitation sexuelle. Les enfants mendient. Pendant ce temps, les personnes qui se battent pour la défense de leurs territoires sont criminalisées et accusées d’intrusion dans la propriété privée.

Il n’y a plus de protocole d’expulsion avec préavis, qui permettait aux gens de défendre leur production, leurs animaux, leurs maisons. L’expulsion se produit sans avertissement, les forces armées et les hommes d’affaires, arrivent déjà en train de brûler les maisons pendant que les tracteurs plantent le soja. Ils brûlent des cimetières traditionnels et y plantent du soja.

Moins d’un mois après l’adoption de la loi, la communauté appelée Ka’a Poty a déjà été expulsée pour la deuxième fois. Les communautés et les peuples autochtones ont organisé une marche en faveur de cette communauté. Il y a eu des affrontements avec les forces armées et leurs escadrons de choc, et plusieurs personnes ont été blessées. La loi donne encore plus de pouvoir aux Forces armées du Paraguay, car les militaires sont les gardes du corps des propriétaires fonciers de l’agriculture.

Officiellement, il y a plus de 800 colonies et communautés autochtones à expulser. Ce nombre est le résultat de l’inaction d’institutions telles que l’Institut paraguayen des indigènes (Instituto Paraguayo Del Indigena – INDI), le ministère de l’Agriculture et le Ministère public, et l’existence de terres restituées [« mal habidas », en espagnol] – terres publiques qui ont été distribuées aux alliés du gouvernement pendant la dictature. L’abrogation de la loi ne changera pas complètement cette situation. Par conséquent, nous exigeons la suspension des expulsions pendant au moins un an, période pendant laquelle nous pourrons procéder à la régularisation des colonies.

Le point principal d’une nouvelle journée de combats

En 2021, des organisations sociales et paysannes se sont réunies pour analyser notre situation pendant la pandémie. Les questions politiques, économiques et sociales ont été modifiées ; il y a des lois qui ont été adoptées au milieu de la pandémie. En ce qui concerne l’économie, le résultat est l’avancement de l’agro-industrie dans nos territoires. C’est la raison du changement de la loi.

Nous sommes dans une situation très défavorable en termes de justice. Nous subissons l’oppression et la répression, qui se traduisent par des arrestations politiques en raison des luttes pour la terre. Le Ministère public est l’un des trois pouvoirs nationaux et soutient fermement la narco-politique et les expulsions forcées dans les communautés autochtones. Le Paraguay est devenu un narco-État. C’est le visage du capitalisme auquel nous sommes confrontés.

Les communautés indigènes sont censées s’appuyer sur l’INDI, mais cette institution n’a pas non plus le pouvoir de défendre les communautés lorsqu’un juge ou un procureur de la région ordonne une expulsion forcée.

Au Paraguay, il y a 21 peuples autochtones de cultures et de langues différentes. Ceux qui ont un territoire fertile, des forêts et des sources d’eau sont ceux choisis par les entreprises transnationales pour produire du soja transgénique et de l’élevage extensif. Malheureusement, le « sbirage » sur le terrain est de plus en plus courant. Afin d’éviter la lutte pour les terres autochtones, des fermes, des maisons et des communautés sont incendiées. Les établissements d’enseignement et les lieux saints où les anciens et les anciennes disent leurs prières culturelles ont été incendiés. Les maisons construites il y a des années ont été démolies, tout comme les plantations. Il est également très symbolique qu’en procédant aux expulsions, ils détruisent également des fontaines et des puits d’eau.

Tout cela nous a rapproché. En novembre, nous avons réussi à organiser une grande plénière nationale, réunissant des paysannes urbaines et autochtones. Nous avons fait une grande mobilisation le 10 décembre, Journée internationale des droits de l’homme. Des milliers d’entre nous sont descendus et descendues dans la rue pour exiger la fin des violations. Là, nous avons annoncé qu’en mars nous aurions de grandes mobilisations.

La Nación, 2022

Nous avons commencé par le 8 mars, Journée internationale de la lutte des femmes, et le 9 mars, nous avons continué avec les luttes prolongées. Nous les appelons « luttes prolongées » parce qu’elles n’auront pas de fin, et parce que nous savons que sans la force populaire, nous n’abrogerons pas la loi de criminalisation.

Le 24 mars, nous avons organisé une marche paysanne autochtone et populaire, unifiant nos efforts. C’était une marche historique qui a rassemblé 20 mille personnes, une foule où l’esprit de bravoure ne laissait aucune place à la fatigue et à la faim. Vingt mille personnes mobilisées à Asuncion n’est pas quelque chose de simple : cela implique un processus d’organisation extraordinaire. Une grande partie de ce processus d’articulation a à voir avec Via Campesina et ses organisations nationales : la Coordination Nationale de l’Organisation des femmes travailleuses, rurales et autochtones (La Coordinadora Nacional de Organización de Mujeres Trabajadoras, Rurales e Indígenas – Conamuri), la Fédération Nationale Paysanne (Federación Nacional Campesina – FNC) et l’Organisation de lutte pour la terre (Organización de Lucha por la Tierra – OLT) sont les leaders politiques de la Marche.

Sans unité et organisation, il n’est pas possible de rester en sécurité par soi-même.

La lutte prolongée a connu 16 jours d’activités. Au cours de ces journées, nous avons vu comment les gens résistent, qu’il s’agisse d’enfants, de jeunes ou de dirigeants qui se sont tenus aux côtés de leur peuple. Il y a eu des fermetures de routes dans 60 endroits à travers le pays pendant ces jours. Dans le camp, nous avons fait face à des nécessités de base, les pluies et les tempêtes, mais nous avons aussi eu de belles assemblées populaires. Nous avons résisté à tout, et maintenant nous prenons une courte pause, c’est-à-dire que nous retournons sur nos territoires pour mieux nous préparer et continuer.

Conamuri, 2022

Revendications de luttes prolongées

Nous exigeons un dialogue avec les trois pouvoirs du gouvernement. Nous avons pu nous asseoir à la table pour discuter, mais aucun accord permanent n’a été conclu. La suspension de l’expulsion a été convenue pour le moment, mais nous ne savons pas jusqu’à quand.

La libération des personnes emprisonnées pour avoir lutté pour la terre est urgente. Nous exigeons la discussion d’une politique de réforme agraire pour régulariser les colonies.

Parmi nos revendications figure également la question de la négociation de la centrale hydroélectrique Itaipu Binationale, puisque 2023 sera l’année des nouveaux accords concernant sa base financière. Nous demandons la représentation de notre secteur populaire dans les négociations et nous défendons la souveraineté d’Itaipu et la souveraineté énergétique du peuple paraguayen. La route Biocéanique, qui vient du Brésil et va jusqu’en Bolivie, est également une question d’alerte, car elle traverse les communautés autochtones et les détruit totalement.

Nous exigeons également des politiques publiques sur la question de la production, car le changement climatique se fait fortement sentir dans notre pays. Nous vivons des sécheresses dans la saison de production, perdant des semences et des productions. Les grands producteurs ont des subventions, tandis que les organisations paysannes, autochtones et populaires n’ont aucune réponse du gouvernement. Nous n’avons pas encore abouti à une politique publique garantissant la production paysanne indigène au-delà des politiques d’assistance et de distribution de paniers alimentaires de base pendant de brèves périodes.

Le changement climatique affecte également la vie des femmes. Notre économie féministe et solidaire, avec les foires locales et la vente de produits, est notre forme de revenu. Mais maintenant que nous n’avons plus de production, plus de semences, plus d’intrants pour l’artisanat, la pauvreté nous affecte beaucoup plus, nous les femmes, et en particulier les femmes autochtones.

Conamuri, 2022

Organisation massive

La participation des peuples autochtones à cette lutte prolongée a eu un impact considérable. La force de l’organisation conjointe des mouvements sociaux urbains, paysans et autochtones a lieu 20 ans après le processus d’articulation contre la privatisation en 2002, lorsque six lois sur la privatisation ont été discutées simultanément au Parlement. De là à maintenant, il y a eu des centaines de mobilisations de toutes sortes, avec la question centrale de la réforme foncière et agraire. « Mais maintenant, une lutte articulée se reproduit.

Nous en avions déjà marre, et les gens étaient très heureux d’avoir contribué à cette lutte au corps à corps. Quand le peuple est fatigué de toutes ces injustices, comme nous le sommes en ce moment, quand il se lève, quand il élève la voix, il n’y a personne qui peut dire « assez » jusqu’à ce qu’il atteigne son but. Le facteur subjectif de renforcement d’un sujet politique collectif est fondamental pour la paysannerie.

Cette relation sexiste dont nous nous plaignons de nos partenaires est la même relation que l’État entretient avec le peuple. Dans de nombreux médias, il a été rapporté que cette lutte avait le visage des femmes. Beaucoup de femmes sont en conflit dans les colonies, dans les commissions sans terre, dans les campements urbains, dans les communautés autochtones. Les organisations mixtes qui étaient avec nous dans le camp ont beaucoup parlé des questions de violence lors des assemblées populaires. Cette préoccupation pour les questions féministes dans les espaces mixtes est quelque chose de nouveau et de très intéressant.

La Nación, 2022

Mars, en plus d’être le mois de la femme, est un mois historique de lutte pour la paysannerie. La première grande marche paysanne après la fin de la dictature a eu lieu en mars 1994 et a rassemblé 50 mille paysans à Asuncion. Ici, le 8 mars était la journée de mobilisation des femmes, et les journées ont commencé le 9. C’était un exercice de reconnaissance et de considération, qui montre une autre étape de nos compagnons du sexe masculin. Aussi les compagnes féministes, paysannes et urbaines, qui étaient à la tête de la mobilisation, ont pris les propositions des gens de la campagne comme les leurs. Nous avons reçu beaucoup de solidarité de la part de nos compagnes féministes, dans une connexion promue en grande partie par Conamuri.

Dans ces journées, il y a un protagoniste extraordinaire des compagnes. Le camp implique un processus d’apprentissage du travail collectif, du vivre ensemble dans des situations extrêmes, mais aussi de la résolution collective de problèmes politiques et quotidiens.

Nous, les femmes, avons toujours été dans les grands processus de lutte, mais nous n’avons jamais été reconnues. Maintenant, il y a une telle reconnaissance parce qu’il y a un travail collectif : les femmes prennent la parole, exigent, proposent, insistent.

source : https://viacampesina.org/fr/paraguay-luttes-prolongees-contre-lexpulsion-et-lincarceration-des-peuples-paysans-et-autochtones/

Tag(s) : #Paraguay#ViaCampesina

Dans Amérique

LA CELAC ET LE GROUPE PUEBLA EXIGENT UN SOMMET DES AMERIQUES SANS EXCLUSIONS

Par Le 04/05/2022

4 Mai 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-05-03 17:51:09

      

Le prochain Sommet des Américas est prévu en juin à Los Angeles.

La Havane, 3 mai, (RHC)- Le Groupe de Puebla et la CELAC, la Communauté des États de l'Amérique Latine et des Caraïbes, ont demandé un Sommet des Amériques n'excluant aucune nation, dans un message clair à ses organisateurs.

«Le groupe de Puebla invite le gouvernement du président Biden à organiser le prochain Sommet des Amériques à Los Angeles en juin, sans exclure les gouvernements du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua», souligne ce groupe politique de gauche dans un communiqué rendu public lundi.

 «Laisser de côté ces pays qui ont subi les coûts sociaux de l'impact prédateur du Covid-19» n'a aucun sens, si au bout du compte le thème central du sommet sera la gestion de la pandémie et du changement climatique dans la région.

«Tous les pays d'Amérique Latine ont besoin de la coopération internationale et des échanges économiques pour pouvoir supporter la facture sociale et s'occuper de la réactivation économique post-pandémique. Certains d'entre eux, comme Cuba, pourraient même apporter beaucoup de nouvelles expériences pour la prévention et l'éradication du virus et de ses éventuels nouveaux variants.», souligne le communique du Groupe de Puebla.

De même, le Groupe de Puebla a souligné qu'il s'agirait d'une discrimination pour des raisons idéologiques qui affecterait les possibilités de coopération régionale nécessaires pour surmonter les crises à venir.

Pour sa part, la CELAC a insisté sur le fait qu'il est essentiel de dépasser les divisions idéologiques et de se concentrer sur la recherche d'un terrain d'entente, en raison des graves conséquences que la pandémie a laissées dans la région.

Cette organisation multilatérale revendique le dialogue et la coopération comme des outils clés pour le bien-être des peuples. Pour cette raison, elle considère que ce Sommet des Amériques «représente une grande opportunité pour construire un espace de rencontre dans lequel tous les pays de l'hémisphère participent de manière ouverte et inclusive, avec l'objectif unificateur de convenir d'actions communes».

La Communauté des États de l'Amérique Latine et des Caraïbes, en particulier l'Argentine, qui en assure la présidence tournante a exhorté les organisateurs à «éviter les exclusions qui empêchent toutes les voix de l'hémisphère d'être entendues et discutées».

Source: TeleSur

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/293712-la-celac-et-le-groupe-puebla-exigent-un-sommet-des-ameriques-sans-exclusions

Tag(s) : #Venezuela#Cuba#nicaragua

Dans Amérique

AMERIQUE LATINE EN RESISTANCE : DE CRISE EN CRISE AU PEROU

Par Le 03/05/2022

Amérique Latine en Résistance : De crise en crise au Pérou

 

03 Mai 2022

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Éditorial / Castillo sur la brèche

 

Le président péruvien Pedro Castillo est toujours sur la corde raide. Outre les attaques constantes de la droite, l’ancien enseignant et dirigeant syndical fait également face à une réalité sociale complexe.

Le pays andin subit l’impact du conflit en Ukraine avec l’augmentation du prix des carburants et des engrais et les conséquences ne se sont pas faites attendre.

Les routiers ont convoqué une grève nationale qui dure depuis la fin mars pour protester contre la hausse des prix du carburant. Les protestations se sont atténuées lorsque le président a annoncé l’exonération de l’Impôt Sélectif sur la Consommation de carburants à indice d’octanes 84 et 90 et le pétrole, mesure qui a eu pour effet une baisse immédiate des prix.

Cependant, quelques jours plus tard, les manifestants ont repris leurs revendications et bloqué les routes dans diverses régions du pays. A la suite de quoi, la plupart des syndicats de transporteurs ont pris leurs distances par rapport à ces actions, les jugeant violentes.

Néanmoins, ces manifestations ont fait au moins quatre morts à Huancayo. À cet égard, le ministre de la Défense, José Luis Gavidia, a déclaré que les décès n’étaient pas dus à l’action de la police mais qu’ils étaient la conséquence des blocages eux-mêmes.

L’instabilité ayant également atteint les villes, le président Pedro Castillo a réagi à la hâte et décrété un ensemble de mesures répressives à Lima et Callao notamment un couvre-feu et une suspension des droits.

Suite à cela, les partis sociaux-démocrates qui dirigent le Congrès et dont les abstentions constituent le soutien institutionnel du gouvernement, se sont alignés contre le président. Les mesures ont également suscité un rejet généralisé, avec des manifestations dans les rues obligeant le gouvernement à faire marche arrière immédiatement et à annuler ces mesures.

Ce revers a réussi à réduire les tensions dans les régions concernées. Mais les quartiers hauts et moyens de Lima ont profité de cette vague pour organiser des “casserolades” et appeler à des mobilisations, où il y a eu des affrontements avec la police, des incendies de postes de garde, des pillages et des attaques contre des biens publics.

Dans le même temps, le Congrès péruvien a approuvé un document non contraignant qui exhorte le président à démissionner de ses fonctions. De même, la troisième vice-présidente du Congrès péruvien, Patricia Chirinos, a déposé une nouvelle plainte constitutionnelle contre Castillo pour avoir prétendument violé la Constitution en décrétant un couvre-feu. La majorité de l’opposition demande la destitution et l’inhabilité de Castillo à exercer des fonctions publiques pendant 10 ans.

Dans ce contexte, il y a également eu des manifestations en faveur du gouvernement. Le président, qui a pris ses fonctions le 28 juillet, a appelé à respecter le vote du peuple, lequel à son tour, a-t-il dit, appelle au « respect de la démocratie et au maintien de la gouvernabilité ».

Castillo a critiqué ce qu’il qualifie d’affrontements et de confrontations inutiles qui l’ont empêché d’avancer dans la résolution des principaux problèmes qui affligent le pays. « Nous avons perdu des mois entre motions de vacance, fermeture du Congrès, interpellations, censures », a-t-il affirmé, rappelant que son gouvernement proposait dès le début de mettre « l’agenda du pays » au-dessus de tout et d’écouter la demande populaire.

Face au scénario d’instabilité, le président péruvien a décidé de passer à l’offensive et de dépoussiérer l’une de ses principales promesses de campagne : tenir une Assemblée Constituante pour réécrire la Constitution du pays.

Dans un projet envoyé pour être discuté au Congrès, Castillo voudrait que ce soit les électeurs péruviens qui décident lors du prochain rendez-vous électoral, les élections régionales et municipales d’octobre, s’ils approuvent la formation d’une Assemblée Constituante.

Les chefs de l’opposition et les grands médias ont immédiatement réagi en déclarant qu’une nouvelle Constitution « n’est pas une priorité ».

Cependant, ce n’est pas un hasard si cela a été l’un des principaux étendards de la campagne présidentielle de Castillo. L’instabilité constante du pays a généré un rejet généralisé de la part des leaderships actuels, et une nouvelle Constitution pourrait permettre la création d’une nouvelle architecture politique avec une plus grande participation depuis le bas de l’échelle.

Pour Castillo, ce pourrait être un tournant dans sa présidence. Les 10 premiers mois de son mandat ont été marqués par des renonciations constantes et des concessions à ses ennemis, en abandonnant des priorités telle que la renégociation avec les multinationales et en changeant constamment de cabinet.

La leçon que l’on pourrait tirer des 20 dernières années sur le continent, et bien au-delà, est qu’aucun compromis n’apaisera la haine de classe des élites. Les projets politiques, s’ils se veulent véritablement transformateurs, devront à un moment donné imposer leurs principes. Dans le cas contraire, ils perdront leur base de soutien et disparaîtront d’une manière ou d’une autre. La balle est dans le camp de Pedro Castillo.

https://www.investigaction.net/fr/amerique-latine-en-resistance-crise-politique-au-perou/

 

Dans Amérique

ALBA-MOUVEMENTS APPELLE A LA COOPERATION REGIONALE

Par Le 02/05/2022

2 Mai 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-05-01 18:43:01

      

La Havane, 1er mai, La IIIe Assemblée continentale de l'ALBA-Mouvements a appelé samedi à la fin des blocus imposés aux gouvernements progressistes d'Amérique Latine et à l'unité régionale.

Effectuée à Ezeiza, en Argentine, l’assemblée a abordé des questions liées à l'intégration des peuples, à la coopération, à la décolonisation, à la bataille idéologique et culturelle, à la défense et au respect de la planète, ainsi que des questions relatives à l'économie du continent.

"Nous ne faisons pas la révolution pour que quelqu'un la raconte, nous faisons la révolution parce que nous devons manger demain. Nous sommes ici pour construire cette vie digne, cette bonne vie. Il est de notre devoir de la construire maintenant, tout de suite", a déclaré le président de l'Institut Simón Bolívar pour la paix et la solidarité entre les peuples, Carlos Ron.

Il a profité de l'occasion pour souligner le travail des leaders historiques Hugo Chávez au Venezuela et Fidel Castro à Cuba, axé sur la prévention de l'ingérence dans leurs pays respectifs.

Il a également souligné que son organisation cherche des stratégies qui garantissent la justice sociale à travers la communication, la coopération, la formation et la solidarité qui contribuent aux capacités de faire face aux maux du système capitaliste.

Vingt-trois pays étaient représentés à l'Assemblée par quelque 300 délégués qui ont analysé les nouveaux défis auxquels l'Amérique Latine est confrontée à la suite de la pandémie.

Source: TeleSur

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/293500-alba-mouvements-appelle-a-la-cooperation-regionale

Tag(s) : #ALBA

Dans Amérique

LE PRESIDENT ORTEGA SOULIGNE LA LUTTE DES TRAVAILLEURS AU NICARAGUA

Par Le 01/05/2022

1 Mai 2022

Le président souligne la lutte des travailleurs au Nicaragua

Managua, 1er mai (Prensa Latina) Le président nicaraguayen Daniel Ortega a souligné la lutte des travailleurs nationaux qui étaient menacés ici pendant les gouvernements néolibéraux, une attitude qui a changé avec l'arrivée au pouvoir du Front sandiniste de libération nationale (FSLN).
1er mai 2022
CDT02:04 (GMT) -0400
Lors d'une cérémonie marquant la Journée internationale des travailleurs, qui est célébrée ce 1er mai, M. Ortega a rappelé que ces administrations ont commencé à jeter à la rue des milliers de travailleurs de différents secteurs.

En ce sens, il a mentionné la constitution du Front national des travailleurs dans ce pays d'Amérique centrale, à travers laquelle ont été défendus le droit au travail, le droit à la terre pour les paysans et le droit à la propriété.

"Et pendant ces 17 années, le Front national des travailleurs et le Front sandiniste ont été maintenus avec toute la force de l'unité qui donne l'engagement d'être révolutionnaire, comme l'ont dit notre Comandante Borges et notre Comandante Carlos Fonseca", a-t-il rappelé.

Lors de la commémoration, qui a également rendu hommage à Tomas Borge, l'un des fondateurs du FSLN, le chef de l'État a évoqué les actions des gouvernements américains visant à détruire Cuba, le Venezuela et le Nicaragua.

En ce qui concerne la plus grande des Antilles, le dirigeant nicaraguayen a souligné la résistance du peuple cubain à un blocus imposé par les États-Unis qui dure depuis plus de six décennies.

"Ils n'ont pas été capables et ne seront jamais capables de vaincre Cuba", a souligné le leader sandiniste. Il a également évoqué le Venezuela et rappelé comment ils ont encouragé et provoqué le coup d'État contre Hugo Chávez en 2002 afin de détruire la révolution bolivarienne.

À cet égard, M. Ortega a déclaré qu'ils ont volé l'État vénézuélien et qu'ils le font, a-t-il dit, par des gouvernements qui se prétendent démocratiques.

Dans son discours, le leader du FSLN a commenté le récent retrait du Nicaragua de l'Organisation des États américains (OEA), tout en rappelant que cette organisation a été utilisée par les États-Unis pour envahir des pays.

"Il n'y a pas de peuple qui accepte l'imposition quand elle a de la dignité", a-t-il souligné.

Il a également affirmé que le Nicaragua est un petit peuple mais avec la vigueur de Rubén Darío et la combativité de la folle petite armée du général Sandino.

"Nous sommes prêts à nous battre contre Goliath si Goliath nous attaque. Nous ne nous vendrons pas et nous ne nous rendrons pas", a souligné le président.

mem/ybv
source : https://www.prensa-latina.cu/2022/05/01/presidente-destaca-lucha-de-los-trabajadores-en-nicaragua

Tag(s) : #nicaragua#1deMayo#Ortega#FSLN

Dans Amérique

NICARAGUA : LA CHINE ACCORDE UN FINANCEMENT DE PLUS DE 60 MILLIONS DE DOLLARS POUR LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS

Par Le 29/04/2022

29 Avril 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-04-28 17:38:30

 

En 2021, le gouvernement nicaraguayen a remis presque 3 mille logements dans le cadre du programme de lutte contre la pauvreté. Photo: El 19 digital

La Havane, 28 avril, (RHC)- La vice-présidente nicaraguayenne, Rosario Murillo, a annoncé à Managua la signature avec la Chine d’un accord de coopération économique et technique pour financer la construction de logements au Nicaragua.

La Chine a octroyé l’équivalent de plus de 60 millions de dollars.

«Il s'agit de la première phase du financement du logement, qui fait partie des programmes de l'Agence chinoise de coopération internationale au développement» a précisé la vice-présidente dans des déclarations à la 4e chaîne de la télévision nicaraguayenne.

Lors de la cérémonie à distance, le président de l'Agence chinoise, Lou Zhaohui, a déclaré que ce premier décaissement est une manifestation importante du progrès de la coopération et des opérations au bénéfice des deux nations.

Il a affirmé que quatre réunions ont eu lieu entre le gouvernement nicaraguayen et les autorités chinoises pour parvenir à un consensus sur la coopération dans les domaines du logement, du matériel anti-épidémique, des vaccins contre le Covid-19 et de la formation des ressources humaines.

Le 28 janvier, le Nicaragua a annoncé que le gouvernement du président Xi Jinping avait approuvé un projet de coopération visant à financer un programme de construction de logements dans 84 municipalités du pays d'Amérique centrale au cours des trois prochaines années.

Après la signature de l’accord, le ministre nicaraguayen des Finances et du Crédit public, Ivan Acosta, a rappelé que ce programme s’inscrit dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté et pour relance de l'économie du pays d'Amérique centrale.

Source: Sputnik news

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/293243-la-chine-accorde-un-financement-millionnaire-pour-la-construction-de-logements-au-nicaragua

Tag(s) : #Chine#nicaragua

Dans Amérique

L'ALBA-TCP REMET EN QUESTION LES INTERETS HEGEMONIQUES DES ETATS-UNIS DANS LE SOMMET DES AMERIQUES

Par Le 28/04/2022

27 Avril 2022

L'ALBA-TCP remet en question les intérêts des États-Unis dans le Sommet des Amériques

Caracas, 27 avr. (Prensa Latina) Le secrétaire exécutif de l'ALBA-TCP, Sacha Llorenti, a remis en question aujourd'hui les intérêts hégémoniques des États-Unis lors du 9e Sommet des Amériques, prévu en juin dans la ville américaine de Los Angeles.
27 avril 2022
CDT15:09 (GMT) -0400
Par le biais de son compte Twitter, le chef de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-Accord commercial entre les peuples a dénoncé le fait que l'organisation de la rencontre régionale répond aux "caprices" de Washington.

"C'est le Sommet des Amériques, ou est-ce le Sommet des caprices des États-Unis d'Amérique", a ironisé Llorenti sur la plateforme de communication.

Les déclarations du secrétaire exécutif de l'ALBA-TCP sont liées à la dénonciation faite cette semaine par le ministre cubain des affaires étrangères, Bruno Rodríguez, des intentions du gouvernement américain d'exclure l'île de la réunion continentale.

Dans des déclarations à la presse, le chef de la diplomatie cubaine a affirmé que les États-Unis exercent une pression extrême sur de nombreux pays de la région qui sont favorables à la participation de la nation caribéenne à la réunion.

Les autorités cubaines estiment que leur participation au sommet pourrait contribuer aux questions d'actualité, telles que celles liées à la confrontation avec Covid-19 et à la situation migratoire dans la région.

car/wup
source : https://www.prensa-latina.cu/2022/04/27/alba-tcp-cuestiona-intereses-de-eeuu-en-cumbre-de-las-americas

Tag(s) : #ALBA#USA

Dans Amérique

LE NICARAGUA QUITTE L'OEA QU'IL QUALIFIE D'INSTRUMENT DE L'ADMINISTRATION COLONIALE

Par Le 25/04/2022

25 Avril 2022

Le Nicaragua confirme sa décision de quitter l'OEA

Managua, 24 avril (Prensa Latina) Le Nicaragua a ratifié ici aujourd'hui sa décision de quitter l'Organisation des États américains (OEA), qu'il décrit comme un instrument d'administration coloniale.

24 avril 2022
CDT19:22 (GMT) -0400
"Nous vous informons qu'à partir de cette date, nous cessons de faire partie de tous les mécanismes trompeurs de cette monstruosité, qu'ils soient appelés Conseil permanent, Commissions, Réunions ou Sommet des Amériques", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Denis Moncada.

(à suivre)

acl/ybv

source : https://www.prensa-latina.cu/2022/04/24/nicaragua-ratifica-desicion-de-abandonar-la-oea

Tag(s) : #nicaragua#OEA

Dans Amérique

LA COALITION D'OPPOSITION PARAGUAYENNE DEFEND LA LOI CONTRE LES TERRES USURPEES

Par Le 20/04/2022

19 Avril 2022

La coalition d'opposition paraguayenne défend la loi contre les terres usurpées

Asunción, 19 avril (Prensa Latina) La coalition d'opposition paraguayenne Frente Guasu défend un projet de loi qui punit les possesseurs de terres obtenues de manière irrégulière, comme celles héritées de la dictature d'Alfredo Stroessner, a publié un journal local aujourd'hui.

19 avril 2022
CDT15:39 (GMT) -0400
Le projet de loi, présenté la veille et retiré sur décision des conseillers juridiques du parti, se retournera contre les propriétaires présumés de quelque deux millions d'hectares de terres usurpées pendant le gouvernement répressif (1954-1989).

L'initiative, qui prévoit des peines allant jusqu'à 12 ans de prison, nécessite "quelques ajustements juridiques" pour modifier le texte, après quoi elle sera à nouveau soumise aux autorités cette semaine, a déclaré le sénateur de la coalition Hugo Richer à ABC Color.

"L'initiative législative a été retirée parce qu'il y a encore des choses à travailler et à ajuster pour pouvoir la présenter", a déclaré Richer, qui est également président de la Commission de la réforme agraire du Sénat.

Le projet de loi des législateurs du Front Guasú a été soumis à consultation après l'approbation par le gouvernement, le 8 avril, de la soi-disant Commission nationale pour l'étude des mécanismes de récupération des terres mal acquises, a ajouté le sénateur.

La nouvelle entité, créée par une loi promulguée le même jour, est identifiée dans le rapport final publié en août 2008 par la commission dite "Vérité et justice", qui enquête sur les crimes et délits de la dictature de Stroessner.

Le pays a hérité de cette époque la possession irrégulière d'environ sept millions d'hectares de terres agricoles, selon l'Institut national pour le développement rural et foncier.

La Commission nationale pour l'étude des mécanismes de récupération des terres mal acquises sera composée de représentants des trois branches du gouvernement et présidée par un législateur du Sénat, a précisé M. Richer.

Le Front Guasu est une coalition de partis de gauche fondée le 20 mars 2010, qui a porté l'ancien président progressiste Fernando Lugo au pouvoir lors des élections de 2013 et s'est positionné comme la troisième force politique du pays.

car/apb

source : https://www.prensa-latina.cu/2022/04/19/coalicion-opositora-paraguaya-defiende-ley-contra-tierras-usurpadas

Tag(s) : #Paraguay

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LE NICARAGUA FELICITE LA SYRIE A L'OCCASION DE L'ANNIVERSAIRE DE SON INDEPENDANCE

Par Le 18/04/2022

18 Avril 2022

Le Nicaragua félicite la Syrie à l'occasion de l'anniversaire de son indépendance

Managua, 16 avril (Prensa Latina) Le gouvernement nicaraguayen a félicité aujourd'hui la Syrie à l'occasion du 76e anniversaire de l'indépendance du pays arabe, qui sera célébré demain.
16 avril 2022
CDT23:49 (GMT) -0400
Dans un message signé par le président Daniel Ortega et la vice-présidente Rosario Murillo, l'exécutif de la nation centraméricaine a transmis ses félicitations au chef de l'État Bachar Al-Assad et au peuple syrien.

"En nous souvenant de cette date historique, nous prions pour la paix, la prospérité et le bien-être de votre pays, sans ingérence, intervention ou agression d'aucune sorte", indique le texte.

De même, la lettre réitère la détermination inébranlable de continuer à renforcer les relations de fraternité et de solidarité fraternelle qui unissent les peuples et les gouvernements de la Syrie et du Nicaragua.

De notre Nicaragua, toujours béni et toujours libre, recevez notre étreinte fraternelle et révolutionnaire, avec l'affection de toutes les familles nicaraguayennes, conclut le communiqué.

Le 17 avril 1946, la Syrie a obtenu son indépendance du colonialisme français, ce qui a jeté les bases du plein exercice de la souveraineté nationale et de l'autodétermination de la nation arabe.

jha/ybv
source : https://www.prensa-latina.cu/2022/04/16/nicaragua-felicita-a-siria-en-aniversario-de-su-independencia

Tag(s) : #nicaragua#Syrie

Dans Amérique

L'ALBA-TCP REJETTE LE RAPPORT AMERICAIN SUR LES DROITS DE L'HOMME

Par Le 16/04/2022

16 Avril 2022

L'ALBA-TCP rejette le rapport américain sur les droits de l'homme

Caracas, 15 avr. (Prensa Latina) L'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Accord commercial entre les peuples (ALBA-TCP) a rejeté aujourd'hui le rapport unilatéral du gouvernement des États-Unis sur les droits de l'homme.

15 avril 2022
CDT16:14 (GMT) -0400
Dans un communiqué, le Secrétariat exécutif de l'ALBA-TCP a rejeté le document présenté cette semaine par le Département d'État américain, car il a été préparé par un pays qui maintient un blocus économique, commercial et financier contre un pays souverain (Cuba) depuis plus de 60 ans.

"L'élaboration du rapport annuel, depuis près de cinq décennies, représente une ingérence dans les affaires intérieures des États, qui vise à s'ériger en instrument de qualification des politiques des pays dans le domaine des droits de l'homme", a souligné le bloc d'intégration.

L'ALBA-TCP a déclaré que les États-Unis ne peuvent aspirer à donner des leçons dans ce domaine, car ils s'abstiennent de revoir leur situation interne et se livrent à l'application de mesures coercitives unilatérales contre les peuples du monde, ainsi qu'à des campagnes de désinformation et de dénigrement pour nuire à d'autres gouvernements.

Le Secrétariat exécutif du bloc d'intégration a ratifié son rejet du rapport de Washington pour son manque de moralité et de rigueur technique, et pour avoir cherché à l'utiliser de manière opportuniste pour attaquer d'autres pays.

L'Alliance a également appelé la communauté internationale à rejeter ce type d'ingérence et a réitéré son engagement en faveur de la promotion, du respect et de la défense intégrale des droits de l'homme.

oda/wup
source : https://www.prensa-latina.cu/2022/04/15/alba-tcp-rechaza-informe-de-eeuu-sobre-derechos-humanos

Tag(s) : #ALBA

Dans Amérique

L’ARGENTINE ET LE CHILI PRONENT L’INTEGRATION ET LA COOPERATION ECONOMIQUE

Par Le 07/04/2022

6 Avril 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-04-06 00:14:31

      

La rencontre a eu lieu au Palais San Martin, siège du ministère argentin des Affaires étrangères.

La Havane, 5 avril, (RHC)- Le président du Chili, Gabriel Boric, et le ministre argentin des Affaires étrangères, Santiago Cafiero, ont prôné ce mardi l'intégration et la coopération économiques, lors de l'inauguration d'un forum d’affaires au Palais San Martin, dans la capitale.

Une quarantaine de chefs d’entreprises et d’hommes d’affaires ont participé à la rencontre organisée au siège du ministère argentin des Affaires étrangères.

«C'est le moment de partager les expériences, les trajectoires et de visualiser les opportunités. Ces entretiens permettront de générer de nouveaux mécanismes de coopération, d'échange et de jumelage», a déclaré le chef de la diplomatie chilienne.

Il a également souligné la pertinence du choix de l'Argentine par Gustavo Boric pour sa première visite en tant que chef d'État, qu'il considère comme un point de départ pour la relance des relations bilatérales. De cette manière, nous construisons également une nouvelle Amérique Latine, a-t-il déclaré.

Pour sa part, le président chilien a exprimé les intentions des deux nations d'aller vers le développement, la justice, l'égalité et une meilleure redistribution des richesses.

Pour cela, nous devons compter sur la participation des différents secteurs sociaux. Nous pensons qu'il est possible d'initier un cycle de collaboration et de stabilité basé sur le multilatéralisme et le développement productif avec une approche transversale du genre et en plaçant la protection de l'environnement au centre, a-t-il déclaré.

Lundi, le président chilien et son homologue argentin, Alberto Fernández, ont signé une série d’accords  dans des domaines tels que l'égalité des sexes, les affaires consulaires et la protection des droits de l'homme.

Lors d'une rencontre avec la presse à la Casa Rosada, le siège du pouvoir exécutif argentin, le président chilien a déclaré que l'objectif principal de sa visite était d'approfondir les relations existantes avec «le peuple frère» d'Argentine.

Sources: Prensa Latina et EFE

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/291154-largentine-et-le-chili-pronent-lintegration-et-la-cooperation-economique

Tag(s) : #argentine#Chili

Dans Amérique

L’AMERIQUE LATINE EN RESISTANCE : PETROLE, ETATS-UNIS ET VENEZUELA

Par Le 05/04/2022

Amérique Latine en Résistance: Pétrole, Etats-Unis et Venezuela

 

04 Avr 2022

 / 

  

Éditorial / Mr Biden se rend à Caracas

 

Étonnamment, sans que personne ne s’en aperçoive, une délégation officielle des États-Unis s’est rendue à Caracas le 5 mars pour rencontrer le président Nicolas Maduro au palais de Miraflores. Le président vénézuélien a qualifié cette rencontre de « respectueuse », « cordiale » et « très diplomatique ».

Le conflit en Ukraine se répercutant sur les marchés, et en particulier sur les prix du carburant aux États-Unis, l’administration Biden s’est vu obligée de s’entretenir avec les membres de «l’axe du mal» tels que l’Iran et le Venezuela.

Des gestes de « bonne volonté » sont ressortis de cette rencontre avec la libération de deux citoyens américains détenus au Venezuela. De même, le gouvernement Maduro a promis de réactiver le processus de dialogue avec l’opposition, cette fois, selon une formule plus large et plus inclusive qui n’a pas encore été précisée.

Malgré les efforts déployés par les porte-parole de la Maison Blanche, il était clair pour tout le monde que les préoccupations américaines concernaient exclusivement le pétrole. Avec les élections au Congrès et au Sénat prévues en novembre et un bilan très peu inspirant pour Biden jusqu’à présent, les prix record du carburant menacent sérieusement de mener le Parti démocrate vers le désastre.

Les États-Unis ont bloqué les importations de pétrole en provenance de Russie (quelques 700.000 barils par jour) et chercheraient à les remplacer par du brut vénézuélien. Cependant, l’industrie pétrolière vénézuélienne se trouve dans une situation relativement fragile, en grande partie à cause des sanctions américaines, et ne serait pas en mesure de couvrir cette perte à court terme. Ainsi, l’objectif était-il simplement de chercher à sécuriser de nouvelles sources pour calmer les sacro-saints marchés.

Cependant, la question s’est immédiatement déplacée vers le terrain politique, avec les traditionnels faucons des sujets latino-américains tels que Marco Rubio et Bob Menéndez qui sont passés à l’attaque. Bien peu scrupuleuse, l’administration Biden a vite fait machine arrière et a déclaré qu’il n’y avait pas de pourparlers en cours pour acheter à nouveau du pétrole du Venezuela.

L’une des questions récurrentes était de savoir où en était le président autoproclamé Juan Guaido. Après des années passées à considérer le politicien de l’opposition comme le « leader légitime » du pays, une délégation de haut vol est donc venue s’entretenir avec Maduro sans même le prévenir à l’avance. Les réponses des porte-parole, selon lesquelles la « reconnaissance » de Guaido était maintenue, étaient prévisibles mais néanmoins peu convaincantes.

Entre déclarations officielles et avis anonymes, il est plus qu’évident que Washington cherche à se débarrasser d’une marionnette héritée de l’administration Trump qui n’a aucune chance de provoquer le changement de régime souhaité. Avec tous les yeux rivés sur l’Ukraine, Biden a peut-être (naïvement) pensé qu’il aurait plus de marge de manœuvre pour changer de cap.

Pour sa part, Guaido se retrouve dans une position de plus en plus faible et fragilisée. Les principaux partis depuis longtemps tentent de démontrer que celui-ci n’existe pas. Le secteur le plus extrémiste supplie les États-Unis de ne pas négocier avec le « régime » sans qu’il n’y ait de concessions en sa faveur, mais force est de constater que tôt ou tard, il finira par être évincé.

La position de Maduro, en revanche, s’est vu renforcée dans le contexte actuel. La visite des américains, bien qu’ils veuillent le démentir, est un signe de reconnaissance. Pour la première fois depuis longtemps, le gouvernement vénézuélien gagne un certain avantage sur l’échiquier géopolitique.

D’une part, il est moins « pressé » que ses adversaires qui sont à quelques mois d’une échéance électorale. D’autre part, avec la pression exercée par les organisations multilatérales, le vent souffle en sa faveur pour discuter, au moins, d’un relâchement des énormes sanctions dont il est objet. Ce sera la condition pour permettre l’approvisionnement en pétrole des États-Unis.

De la même façon, il est également dans l’intérêt de Maduro de générer un contexte qui permette à l’économie de se redresser significativement et, ainsi, de se présenter aux élections présidentielles de 2024 dans des conditions plus favorables. En 2021, l’économie vénézuélienne a progressé pour la première fois depuis sept ans, mais il est irréaliste de penser à une véritable reprise à court terme tant que le blocus actuel restera en place.

En fin de compte, le conflit en Ukraine a fini par affaiblir la position des États-Unis dans son propre hémisphère. Pour l’instant, le coût politique a ralenti les avancées mais le dialogue est officiellement ouvert.

Il est important de préciser qu’un éventuel changement de politique étrangère n’est pas dû à un sursaut de décence mais plutôt à un aveu d’échec de la stratégie actuelle. Le « changement de régime » continuera d’être l’objectif final. A ce titre, le Venezuela et les pays du Sud doivent se souvenir des paroles du Che:  » On ne peut pas faire confiance à l’impérialisme, ne serait-ce qu’un tout petit peu. »

 

Brèves

 

Colombie / L’uribisme se meurt

 

Fico Gutiérres sera le candidat conservateur en Colombie. (Forbes)

Après les élections législatives du 13 mars dernier, le Centre Démocratique (CD), parti fondé par l’ancien président Alvaro Uribe (2002-2010), a perdu 17 de ses 32 élus à l’Assemblée et cinq sénateurs par rapport à 2018.

Ainsi, ce parti qui était celui qui recueillait le plus de voix, se trouve-t-il relégué à la cinquième place. Suite à ces résultats désastreux, Oscar Zuluaga, son candidat aux élections présidentielles, s’est retiré de la course pour sièger à La Casa del Nariño.

Pour l’instant, le parti d’Uribe soutient «officieusement» Federico «Fico» Gutierrez, l’ancien maire de Medellin, qui va essayer de redonner un peu de vigueur au vote de la droite extrême et conservatrice. Mais les sondages placent en tête Gustavo Petro, le candidat de la gauche. Le premier tour est prévu le 29 mai.

 

Brésil / Bolsonaro va changer huit ministres

 

Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, va changer huit des 23 membres de son gouvernement puisque ces ministres actuellement en poste seront candidats aux élections législatives du 2 octobre prochain.

Conformément à la loi électorale brésilienne, les ministres qui briguent un siège au Sénat ou un poste de gouverneur d’un Etat doivent cesser leur fonction ministérielle à la fin du mois.

Quant à leur remplacement, l’idée du Chef de l’Etat est de nommer l’un des membres de leur équipe ministérielle respective.

 

Paraguay / Les transporteurs protestent contre la hausse des carburants

 

Maniféstation des transporteurs. (Telesur)

Les transporteurs paraguayens descendent à nouveau dans les rues pour protester contre les récentes augmentations du prix des carburants.

En janvier, un litre de diesel coûtait 4 530 guaranies (soit 0,65 dollar), alors qu’il coûte aujourd’hui 7 050 guaranies (soit un dollar). Quant à l’essence ou naphta, son prix est passé de 4 790 guaranies le litre (0,69 dollar) à 7 615 (1,09 dollar) sur la même période.

Faute d’accord avec la compagnie pétrolière nationale, certaines associations de transporteurs ont d’ores et déjà commencé à augmenter les prix du fret.

 

Équateur / La CIDH condamne la situation des prisonniers en Equateur

 

Suite aux nombreux actes de violence enregistrés dans les centres pénitentiaires du pays, la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) a publié un rapport sur la situation des personnes incarcérées en Équateur.

« En 2021, un total de 316 personnes incarcérées ont perdu la vie au cours de leur détention dans des locaux dont la sécurité incombe à l’Etat et des centaines d’autres ont été blessées dans une série d’agressions causées par les détenus eux-mêmes », indique la CIDH.

Selon la CIDH, en 2021, le nombre de morts dans les prisons équatoriennes a augmenté de 587 % par rapport à 2020, année où 46 décès avaient été enregistrés.

 

Argentine / Fernández annonce un « fonds de stabilisation »

 

Alberto Fernández (AFP)

Le président de l’Argentine, Alberto Fernandez, va créer un « fonds de stabilisation » grâce auquel il compte lutter contre l’inflation qui, pour le mois de février, a dépassé 52,3% en glissement annuel.

Le président a invoqué la guerre entre la Russie et l’Ukraine et sa répercussion sur les prix des denrées alimentaires au niveau mondial, et en particulier sur le prix du blé.

Pour répondre à cette situation, Fernández a expliqué sa décision de « créer un fonds de stabilisation dans le but d’éviter le transfert de cette hausse des prix mondiaux sur le prix que payent » les consommateurs argentins. Il n’a cependant pas précisé comment va fonctionner ce fonds.

 

Interview 

 

Chili / Marcelo Araya: “Boric cherche le dialogue sur la violence”

 

Le premier objectif du gouvernement est de donner des signaux clairs sur le fait que son gouvernement recherche le dialogue au-delà de la violence, au niveau de toute la population et de tous les secteurs du pouvoir. Ce ne sera pas facile, car le niveau d’influence des secteurs extrémistes est puissant à l’heure de la coexistence.

Mais Gabriel Boric a clairement indiqué qu’il veut empêcher que les jeunes qui ont manifesté dans les rues depuis le 18 octobre, et qui ont été arrêtés et poursuivis pour des actions plus ou moins violentes, aillent en prison pour purger leur peine.

Une autre pari prometteur est de mettre en œuvre des actions pour consolider l’esprit féministe du gouvernement de Boric, par exemple, par la composition de son gouvernement où il y a une majorité de femmes. Les institutions traditionnelles y ont contribué par des initiatives particulières, comme celle des Carabineros de Chile, qui ont désigné une femme sous-officier pour conduire la voiture présidentielle, et une femme comme aide de camp du président.

La troisième question que les Chiliens espèrent voir bientôt résolue est celle d’une meilleure coexistence avec les peuples indigènes. M. Boric s’engage à tout mettre en œuvre pour que l’État respecte les différences tout en préservant l’unité du pays. Mais la dette, que le peuple Mapuche affirme que l’Etat a envers lui, est lourde. La droite attribue à ces groupes des actions criminelles que l’opinion publique réprouve, comme le fait de s’associer au trafic de drogue pour survivre. Alors, selon les dires de la droite, Boric serait un mauvais président parce qu’il prétend dialoguer avec des délinquants. Mais, malgré cela, il y a de l’espoir.

Le nouveau gouvernement est hétérogène dans sa composition, et le président a cherché à traiter la question économique sur un ton conciliant. Pourra-t-il effectivement améliorer les conditions de vie de la majorité sans se mettre à dos le grand capital ou bien la confrontation est-elle inévitable ?

Le grand capital du Chili embrasse la droite. Cette droite chilienne est divisée entre les conservateurs croyants mais également néolibéraux en ce qui concernent les fondamentaux économiques et les relations avec les travailleurs, la droite politique néolibérale, essentiellement composée d’hommes d’affaires pragmatiques, et la droite des générations les plus jeunes, plus technologique, plus libérale en ce qui concerne les valeurs humaines, et individualiste.

Gabriel Boric sait qu’il aura toujours une faction de la droite avec laquelle négocier. Son habileté politique doit s’attacher à la maintenir divisée comme elle l’a été ces derniers temps.

Son gouvernement propose de profonds changements en matière de relations humaines entre les personnes et les différents groupes de chiliens. Respect de la différence. Il ne propose pas une grande révolution mais des transformations en accord avec les processus institutionnels.

La cérémonie d’investiture de Boric a révélé certains choix « pragmatiques » concernant les invités internationaux. Pensez-vous que cela sera une caractéristique du nouveau gouvernement ?

À mon avis, les actions du nouveau gouvernement répondront aux conditions propres à un groupe générationnel qui est arrivé au pouvoir avec des aspirations et des expériences très différentes de ceux qui ont gouverné le Chili après la dictature de Pinochet.

C’est une génération qui a moins de préjugés à l’égard de la diversité sexuelle et ethnique, etc. Ils ne sont pas encore tombés dans les « jeux politiques classiques » qui consistent à conclure des accords incompatibles avec leurs engagements initiaux, mais cela n’exclut pas leur volonté de dialogue. Néanmoins, il commettra sûrement de nombreuses erreurs, en raison de son impulsivité juvénile et de son désir de protagonisme, pour montrer qui est le meilleur référent en matière de changement.

 

Fresque dedié à Rodolfo Walsh à Buenos Aires.

 

Veines ouvertes / Meurtre de Rodolfo Walsh Walsh 

 

Écrivain et révolutionnaire, Rodolfo Walsh est considéré comme l’un des principaux précurseurs du journalisme d’investigation en Argentine.

Homme aux profondes convictions anti-impérialistes, ce journaliste s’est rendu à Cuba après la révolution et a participé à la fondation de l’agence de presse Prensa Latina. Il a été responsable du décryptage du message de la CIA qui annonçait les projets d’invasion américains à Playa Girón (1961).

Walsh a également été un pionnier du roman de non-fiction avec son œuvre Opération massacre (1957). Fervent combattant de la dictature de Jorge Rafael Videla (1976-1983), il a été assassiné le 25 mars 1977 par les forces de sécurité argentines.

 

Quels sont les sujets qui vous intéressent le plus sur l’Amérique Latine ou ceux dont la couverture médiatique suscitent en vous plus de questions que de réponses? Envoyez-nous vos suggestions à investigactionAL@gmail.com .

Les opinions exprimées sont celles des auteurs et ne correspondent pas forcément à celle des membres de l’équipe de rédaction d’Investig’Action.

Traduit par Ines Mahjoubi, Manuel Colinas Balbona et Sylvie Carrasco. Relecture par Sylvie Carrasco.

 

Source : Investig’Action

https://www.investigaction.net/fr/amerique-latine-en-resistance-petrole-etats-unis-et-venezuela/

Dans Amérique

CHILI : LES ACTES VIOLENTS ONT DOUBLE EN UN AN

Par Le 29/03/2022

28 Mars 2022

 

Santiago du Chili, 28 mars (Prensa Latina) Les actes de violence ont doublé en 2021 dans la macro-zone du sud du Chili, où le peuple mapuche souffre de l'invasion de ses terres, désormais aux mains de grandes entreprises agricoles.

 

L'une des priorités du gouvernement de Gabriel Boric, entré en fonction le 11 mars, est de résoudre le conflit dans cette région du pays, témoin des épisodes de violence rurale ayant pris la forme d'émeutes, d'attaques contre des machines et des terres agricoles, d'incendies et de fusillades.

Certains événements s'inscrivent dans le cadre du conflit dit "mapuche", qui oppose l'État au principal groupe indigène du pays, lequel a revendiqué les terres qu'il habite depuis des siècles et qui sont actuellement aux mains de sociétés agricoles et forestières.

Selon des données collectées  par le Multigremial de La Araucanía, 471 attaques ont été enregistrées dans la région en 2021, soit plus du double de l'année précédente, où 228 incidents violents ont été signalés.

La région d'Araucanía compte le plus grand nombre d'attaques, avec 255 incidents, alors que ceux derniers se sont produits dans 28 de ses 32 municipalités, suivie de Biobío (201 cas) et Los Ríos (11), et pour la première fois dans les régions de Maule et Los Lagos.

Au cours de la deuxième semaine de mars, le Sénat a approuvé une prolongation de 15 jours de l'exception constitutionnelle de l'état d'urgence en vigueur dans la macro-zone sud depuis octobre dernier qui restera en vigueur jusqu'à ce samedi.

Cette mesure, mise en œuvre dans les provinces de Biobío, Arauco, Cautín et Malleco, accorde des pouvoirs spéciaux aux forces armées afin de soutenir le travail de la police en cas d'actes de violence.

Dès son arrivée à la présidence chilienne, M. Boric a assuré qu'il ne renouvellerait pas l'état d'urgence et a déclaré qu'ils continueraient à chercher des moyens de mettre fin à ces événements, y compris le dialogue.

Le 14 mars, une délégation gouvernementale dirigée par la ministre de l'Intérieur Izkia Siches s'est rendue dans le sud du pays, mais elle a été accueillie par des tirs, ce qui l'a obligée à s'abriter et à rentrer à Santiago.

jcc/oda/lpn

source:https://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=888769:les-actes-violents-ont-double-en-un-an-dans-la-macro-zone-sud-du-chili&opcion=pl-ver-noticia&catid=59&Itemid=101

Tag(s) : #Chili#Mapuche

Dans Amérique

CHILI : REAFFIRMATION DE LA NECESSITE DE REFORMER LA POLICE DES CARABINIERS

Par Le 28/03/2022

27 Mars 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-03-25 17:29:40

      

Santiago de Chile, 25 mars (RHC) La porte-parole du gouvernement chilien, Camila Vallejo, a insisté aujourd’hui sur la nécessité de réformer la police des carabiniers, après qu’un jeune homme ait été blessé par un agent lors d’une manifestation dans le centre de Santiago, la capitale.

Le jeune homme, âgé de 19 ans, a reçu une balle dans la poitrine alors qu’il participait à une marche organisée par la Confédération des étudiants du Chili (Confech) pour exiger une augmentation de la bourse d’alimentation de l’enseignement supérieur.

"Nous avons été au courant des événements qui se sont déroulés à Santiago pendant les manifestations de la Confech. Ces faits sont d’une extrême gravité», a déclaré Vallejo.

La Secrétaire d’État a souligné qu’il est important que le maintien de l’ordre public s’accompagne toujours de la protection des droits de l’homme.

Cet incident confirme la nécessité d’entreprendre le grand défi de la réforme des carabiniers, a-t-elle déclaré.

Après les événements de Santiago, le président Gabriel Boric a ordonné aux ministres de l’Éducation, Marco Antonio Ávila, et de la Santé, Begoña Yarza, d’abandonner une réunion à Viña del Mar et de se rendre dans la capitale pour rendre visite au jeune homme qui a été blessé, mais qui n’est pas en danger de mort.

Les Carabiniers ont été au centre des critiques depuis la violente répression de l’explosion sociale de 2019, qui a fait près de 30 morts, des milliers de blessés et 460 personnes avec des lésions oculaires suite aux tirs de grenades ou de bombes lacrymogènes.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/290207-chili-reaffirmation-de-la-necessite-de-reformer-la-police-des-carabiniers

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Dans Amérique

ENTRETIEN AVEC LUIS MENDEZ, EDUCATEUR POPULAIRE, PHOTOGRAPHE, POETE HONDURIEN, A PROPOS DE LA SITUATION AU HONDURAS

Par Le 25/03/2022

24 mars 2022

Entretien avec Luis Méndez, éducateur populaire, photographe, poète hondurien, à propos de la situation au Honduras.

Luis Méndez

BD : Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel et politique ? De ce que Fabricio m’a dit, vous avez participé à la fondation du Front National de Résistance Populaire, FNRP, suite au coup d’état de 2009, mais au moment où le Parti Libre a été fondé, vous vous êtes rangé du côté de l’Espace Pour une Constituante.

LM : Très bien, je suis Luis Méndez, éducateur populaire, artiste, poète, documentariste, nous venons de présenter le long métrage ’Au bord des ombres’, travail documentaire qui fait connaître la crise structurelle de notre pays, les réseaux de corruption, les réseaux criminels liés au Parti National, aux groupes économiques et au crime organisé. Avant le coup d’État de 2009, je travaillais avec des organisations sociales, organisais des bibliothèques communautaires dans des quartiers populaires et travaillais sur des programmes de promotion du livre et de la lecture. Pendant le coup d’État, j’ai coordonné l’École de formation politique du FNRP et c’est dans ce cadre que nous avons pris les mesures pour former les collectifs de résistance populaire, que nous avons fondé les premiers collectifs de résistance. J’ai fait partie de l’Espace Pour une Constituante qui fut un mouvement fédérateur de forces populaires et de secteurs de gauche, mouvement qui s’est formé à partir de l’année 2010, un mouvement qui a marqué ou installé la proposition pour une Constituante comme un thème politique et stratégique post coup de 2009 ; le projet de la refondation de la patrie. À ce moment-là, en 2010, il y a eu une approche politique bien marquée en termes de positionnement du mouvement populaire et des forces de gauche depuis l’Espace Pour une Constituante face au projet politique électoral qui commençait à naître chez d’autres acteurs clés du mouvement populaire et de secteurs venant du parti libéral et qui ont rejoint la résistance par la voie électorale. À ce moment-là, nous avons eu une contradiction entre les forces populaires regroupées en un seul front de résistance, le FNRP ; d’une part, ou on veut penser à la construction du pouvoir par en bas, et d’autre part une autre voie par la formation d’un projet politique partisan électoraliste représentée par le Parti Liberté et refondation, LIBRE, aujourd’hui au pouvoir. En 2011, quand Manuel Zelaya (ex président) est revenu dans le pays, et que le projet politique partisan a vu le jour, nous, depuis l’espace Pour une Constituante avons maintenu une certaine distance. Nous assumons un positionnement politique différent de la voie purement électoraliste, en pensant et en assumant la construction du pouvoir populaire comme une alternative au système politique en place. Nous avons toujours vu le risque que des groupes conservateurs venant du parti libéral attaquent le projet populaire, pour une Constituante. Malgré ce positionnement, plusieurs dirigeants de l’Espace Pour une Constituante se sont intégrés au projet politique partisan de LIBRE, qu’ils ont exprimé lors des votes en assemblées.

Si je devais faire la différence entre ces deux enjeux politiques, je pense qu’il s’agit du caractère systémique du parti et de la proposition anti-systémique des mouvements sociaux et populaires, de leur autonomie et de leur indépendance. L’Espace Pour une Constituante a intégré différentes organisations provenant d’un processus historique : peuples indigènes, peuples noirs, femmes, paysannerie, jeunes, organisations territoriales en défense des biens communs, de la nature ; Nous avons proposé un projet de pouvoir populaire et, de manière particulière, l’exigence d’une Assemblée nationale constituante populaire et originaire. Avec le temps, l’Espace Pour une Constituante s’est désintégré et ce n’est que dans l’imaginaire politique que l’approche refondée comme un pari transformateur et révolutionnaire qui soit à la racine des grands problèmes.

Après l’Espace Pour une Constituante, j’ai accompagné le mouvement des indignés en 2015, puis la Plateforme pour la défense de la santé, 2018. De cette plate-forme, j’ai accompagné le Bureau 11 de dialogues alternatifs comme un espace qui rassemble plus de 30 organisations sociales et populaires, un espace de débat, de convergence d’idées et de solidarité.

En tant que Bureau 11 des dialogues alternatifs en 2021, nous nous sommes exprimés par un positionnement politique appelant à aller dans les centres de vote et à voter contre les pouvoirs factices, contre le parti national au pouvoir et à voter pour le projet de refondation. Par la suite, avec la victoire de la présidente Xiomara Castro, nous nous sommes intégrés dans le processus des tables de travail pour la transition du nouveau gouvernement, dans la construction des propositions des mouvements sociaux et populaires. Dans cet espace, nous nous sommes intégrés à la table de défense de la terre et du territoire, Nous avons ensuite avancé vers la création d’un vaste espace où participent 24 groupes de travail qui, de manière organique, doit nous amener vers une Rencontre Nationale d’organisations sociales et populaires et vers un Système National de Pouvoir Populaire, alternatif au système libéral en vigueur.

De cet espace que nous commençons à assumer en tant que tables populaires, nous faisons les premiers pas, et dans un positionnement politique du 26 janvier aux paragraphes 3 et 4, nous déclarons la chose suivante :

’... que les propositions présentées par les organisations constituent un effort politique et stratégique pour répondre aux problèmes structurels et aux crises multiples qui affectent la société et en particulier les secteurs vulnérables, face à l’échec de 30 années de politiques néolibérales. À cet égard, nous soulignons qu’en tant qu’organisations et mouvements, nous ne renoncerons pas à nos propositions et nous lutterons jusqu’à ce qu’elles se concrétisent dans des politiques publiques, des programmes nationaux et des projets sociaux’ et ’Nous exhortons les organisations sociales et les mouvements populaires du pays à réactiver les processus de résistance populaire dans les efforts pour saper les tentatives putschistes des pouvoirs de facto et du bipartisme. De même, nous les exhortons à continuer de renforcer les processus actuels d’articulation du mouvement social et, de cette manière, à entreprendre stratégiquement des actions visant à avancer dans l’autonomie des mouvements dans le processus de refondation du pays’.

12 ans après le coup d’État et avoir participé organiquement au processus de fondation du Front national de résistance populaire, puis d’avancer dans d’autres processus d’articulation qui nous font atteindre un 2022 un nouveau scénario et d’énormes défis pour le mouvement populaire.

BD : Pensez-vous pouvoir définir un peu plus pour un public peu familier de la politique hondurienne la différence entre le mouvement pour une Constituante et le projet institutionnel du parti LIBRE ? Quelle est la différence entre les deux et la signification du terme refondation ?

LM : Pour nous, la refondation est le contraire de la réforme, la refondation est de créer quelque chose de nouveau sur un terrain ravagé par le capitalisme, par le néolibéralisme. En 2009, les institutions du pays ont été brisées et la seule façon d’avancer dans le chaos et l’instabilité politique était de convoquer une Assemblée nationale constituante, originaire et populaire, pour une Constituante. Ce qui est populaire étant donné les conditions d’exclusion et de pleine participation des peuples et secteurs historiquement exclus, de l’urgente nécessité qu’ils fassent partie d’un projet de pouvoir constituant originaire : peuples noirs et autochtones, les mouvements de femmes, les paysans, les ouvriers, la diversité, la jeunesse, et d’autres secteurs qui ne resteront pas en marge du débat et de la proposition. Le projet pour une Constituante a envisagé de repenser la politique, la démocratie, de repenser le démantèlement de ces structures patriarcales, racistes, colonialistes qui ont historiquement contrôlé les institutions et les gouvernements. La refondation pour une renaissance politique dans la conscience transformatrice et émancipatrice des peuples. Il est important de préciser que lors du coup d’État contre Zelaya, un bloc conservateur du parti libéral rejoint également le projet de la résistance et rejoint le Front national de résistance populaire (FNRP)cette aile conservatrice qui, à un moment donné, a essayé de coopter le mouvement populaire au sein du front, et à l’intérieur de Liberté et Refondation, LIBRE. La menace des libéraux dans LIBRE a toujours été latente de sorte que la trahison d’hypothèses du parti LIBRE, (député Jorge Calix et la députée Beatriz Valle) dans le conflit du Conseil d’administration du Congrès national où il y a une forte ingérence du parti national et des groupes économiques, ce n’est rien de fortuit ou de spontané. C’est une crise annoncée depuis l’étape fondatrice du front et du parti et très bien orchestrée par la droite pour frapper Xiomara Castro et le projet de refondation.

De l’Espace Pour une Constituante, nous savions que la formation du FNRP et ensuite du parti libre ne serait pas seulement entre les mains des forces populaires et de la gauche, mais aussi de groupes conservateurs qui ont migré du parti libéral vers le LIBRE et qui pourraient à un moment trahir les principes fondateurs du front et du parti. Dans la phase de constitution du parti, les organisations regroupées dans l’Espace pour une Constituante se sont tenues à l’écart de la ligne partisane, ont créé nos positions politiques et vie organique, les organisations ont progressé dans la lutte territoriale de manière particulière en menant la lutte anti-extractive. Il est important de souligner que cette séparation entre les constituants et le parti LIBRE nous a rendus différents politiquement et idéologiquement, mais pas ennemis ; la lutte du mouvement social et populaire pour l’autonomie a été une discussion permanente et un positionnement fort. Deux regards politiques différents, mais les deux visant le projet de refondation ; un regard du mouvement et un autre du parti face à un ennemi commun, cela a toujours été clair sur la scène de la lutte. Pour les élections de 2021, les mouvements sociaux et populaires, certains plus organisés que d’autres, d’autres plus fragmentés, mais d’une manière ou d’une autre menant des batailles contre la dictature ont appelé à voter pour la Présidente Xiomara Castro, D’autres ont appelé à voter contre la dictature, à voter pour la refondation de la patrie. D’une façon ou d’une autre, c’était aller aux urnes et voter pour Xiomara Castro. Je crois que, pour cette fois, les deux courants de pensée se sont mis d’accord sur un projet stratégique de pouvoir, la priorité étant la sortie du parti national du contrôle du gouvernement. Bien qu’actuellement l’Espace Pour une Constituante n’existe pas comme une expression organique, mais les organisations qui ont fait partie de cet espace se maintiennent dans leurs luttes territoriales et en quelque sorte après les grandes assemblées du FNRP de 2009, 2010, 2011, mouvements et partis se sont retrouvés cette fois dans les urnes, et nous avons célébré ensemble la défaite de la dictature et la victoire de Xiomara Castro.

BD : Merci beaucoup pour cette précision. Nous avons vu comment le processus chilien, qui aboutit à la demande de la constituante, s’accommodait de projets partisans. Est-ce que vous et le mouvement populaire considérez sérieusement la promesse de constituant faite par le projet de LIBRE ?

LM : Je crois que la victoire de Xiomara Castro est une victoire du peuple hondurien, d’un peuple soumis à une dictature pendant douze ans, qui a pillé les ressources de l’État, persécuté, criminalisé et assassiné des défenseurs de la vie. La victoire de LIBRE, de Xiomara est une victoire contre l’impunité et une victoire pour récupérer un Etat de droit. Au cours de ces années, le régime a assassiné des dirigeants sociaux, des militants de l’environnement, des journalistes, des dirigeants autochtones, des avocats, notre collègue, notre sœur Berta Cáceres, dirigeante et coordinatrice du Conseil civique des organisations populaires et autochtones du Honduras, COPINH. Compagnons emprisonnés pour avoir défendu l’eau et la vie comme le cas de Guapinol qui sont privés de liberté pour avoir exercé le droit de défendre les biens communs de la nature. À l’heure actuelle Xiomara Castro est la clé pour arrêter la persécution et la libération rapide des compagnons injustement criminalisés. Malgré cette répression et cette criminalisation des peuples, des organisations, le mouvement n’a cessé de se mobiliser et à ce stade d’un gouvernement populaire, il a été important que les mouvements fassent partie du projet de renversement de la dictature. Et cela va au-delà de cela, remarquez Boris, nous, d’un secteur important du mouvement, voyons ce moment comme une conjoncture extraordinaire d’accumulation des forces populaires, et la possibilité d’ascension des forces populaires à moyen et long terme. Le fait d’avoir la première femme présidente dans l’histoire de notre pays marquera une étape importante avant et après Xiomara, un nouveau leadership renouvelé, une partenaire engagée dans les causes populaires, les idées et les projets de transformation, révolutionnaires face au modèle capitaliste. Dans son discours d’investiture, la présidente Xiomara Castro a déclaré que son gouvernement mettrait la personne au centre et non le capital, ce qui laisse espérer que quelque chose pourrait changer dans les relations de pouvoir. Combler le fossé de l’inégalité, de l’accès à la justice, de la lutte contre la corruption, d’un gouvernement d’unité et de changement, de la refondation et du pouvoir populaire fait de lui-même un projet révolutionnaire, de changement et de profondes transformations ; surtout en ce XXIe siècle de crise civilisatrice et du capitalisme tardif dans son étape de dépouillement non seulement des biens publics mais des biens communs de la nature. Je crois aussi que Xiomara Castro représente pour l’Amérique latine une proposition de changement, d’espoir, révolutionnaire. La victoire de Xiomara Castro permettra l’unité des forces populaires, la possibilité de regrouper les efforts, les idées, les propositions de pouvoir populaire, depuis les peuples et les territoires. Il y aura des propositions que le gouvernement pourra concrétiser, d’autres non, qui ne sont pas réalisable dans ce contexte avec un Congrès National fractionné ; affronter les couches patronales, réseaux de corruption et réseaux du crime organisé ne sera pas une chose mineure, mais à ce stade, le rôle du mouvement social et populaire organisé en défense du projet de refondation de la patrie sera essentiel.

La présidente Xiomara Castro sera un allié clé en premier lieu avec les peuples, depuis sa proposition qui envisage de lutter pour la justice, pour récupérer les institutions du pays, la lutte anticorruption, un système de santé digne, une éducation de qualité, le travail décent, la sécurité de la population. La victoire de Xiomara est la victoire de tout un peuple qui voulait que quelque chose change, c’est la victoire populaire contre la narco-dictature, le crime organisé représenté par le Parti National.

BD : Bien sûr. Je ne connais pas directement le Honduras, mais mon expérience au Mexique m’a permis de voir la réalité du narco-terrorisme qui contrôle l’État, où il peut gagner contre l’armée elle-même, même dans une lutte. Je ne sais pas si vous pouvez nous dire comment le narcotrafic se manifeste au Honduras et le lien avec le capitalisme, les multinationales qui vont de pair.

LM : Il faut voir en rétrospective l’histoire du Honduras, au fil du temps le Honduras a été une plate-forme d’enclave, victimes comme d’autres pays de la région et de l’enclave bananière, la United Fruit Company, aussi l’enclave minière du siècle dernier. Le Honduras, épicentre des bases militaires américaines, en bref, la ’cour arrière’ des gringos et ses sept bases militaires, Palmerola étant la plus grande base militaire du continent ; une base d’opérations géostratégique pour le projet de domination du continent. Deuxièmement, sur le plan économique, le Canada, comme d’autres pays, investit massivement dans le secteur minier au Honduras et la Présidente Xiomara, dans son discours d’investiture, a déclaré que l’exploitation minière à ciel ouvert devait être fermée. Ces décisions du pouvoir exécutif vont alarmer les investisseurs qui, pendant des décennies, ont violé les droits de l’homme et le droit des peuples à être consultés. L’abrogation des Zones d’Emploi et de Développement Économique, ZEDE qui sont devenues l’excuse pour que les groupes économiques avancent sans aucun contrôle, restriction ou sanctions. La vente du pays en parcelles, territoires destiné à des projets soi-disant créateurs d’emplois que les hommes politiques et les entreprises ont vendu comme la panacée, comme option pour sortir du sous-développement par des investissements et l’expansion d’entreprises génératrices d’un prétendu développement. Avec la décision de la Présidente de supprimer le décret qui donne vie aux ZEDE, il est prouvé que cette proposition est une avancée du projet de spoliation imposé depuis le siècle dernier par les groupes de pouvoir en collusion avec les partis politiques dans le but de s’emparer des institutions publiques et d’assaillir l’État. L’abrogation du décret qui a été émis pour la constitution des (Zones Spéciales de Développement, ZEDE) est une victoire populaire. C’était censé être le grand business du XXIe siècle pour les sociétés transnationales et multinationales qui cherchaient à transformer le Honduras en un « maquiladora » gigantesque.

Les sociétés transnationales et multinationales, en particulier celles qui se consacrent à l’extraction minière depuis des décennies, ont bénéficié d’une politique visant à appauvrir le pays et à favoriser l’entreprenariat. Des entreprises, des partis politiques et la criminalité organisée qui ont capturé l’État avec l’aval d’autres pays et d’un secteur important de la coopération internationale.

C’est pourquoi, dans notre pays, non seulement les droits de l’homme de la population sont violés, mais il y a aussi une agression permanente contre l’environnement, les écosystèmes, les modes de vie des communautés, leur culture ancestrale et leur vision du monde.

Les liens des groupes économiques avec les groupes politiques et le trafic de drogue ont permis, au cours des 12 années de régime dictadorial, l’expansion de la monoculture dans la zone nord. La collusion de bandes criminelles avec des acteurs politiques et des entreprises, la police et l’armée comme la plus grande expression de la perte des institutions a également frappé la population dans son ensemble, a installé une matrice de terreur et de peur de la population. C’est pourquoi la victoire de Xiomara Castro apporte avec elle de nouveaux airs, et de meilleures conditions pour une secousse de ces groupes qui ont attaqué les institutions, qui ont normalisé l’assassinat des leaders sociaux, des journalistes, des avocats, des femmes et des jeunes. Dans un pays où la violence se normalise, seul un processus de transformation révolutionnaire peut changer l’ordre des choses. Sans aucun doute, la victoire de Xiomara marque un avant et un après. La possibilité de changements réels s’ouvre maintenant.

BD : Bien sûr, bien sûr, voyons maintenant comment ce nouveau projet peut faire face aux secteurs oligarchiques. Qui peut affecter les intérêts des États-Unis et du Canada. Pensez-vous qu’il est possible qu’ils tentent un autre coup d’État, qu’ils utilisent la voie de la violence pour ne pas laisser le pays changer ?

LM : Nous sommes maintenant dans une phase de transition, et les changements ne se produiront pas de manière radicale, comme on le voudrait, mais l’important est que les premiers pas sont faits ; le fait que la présidente envoie un message clair et fort aux groupes politiques et économiques que la « piñata » est terminée pour ceux qui ont gaspillé et pillé les institutions publiques ; et la deuxième chose, que soit mise en place une commission de lutte contre la corruption qui mette à l’ordre du jour un audit médico-légal des institutions pillées par le parti national entre 2009 - 2021, des 12 années de dictature. Cela peut provoquer un choc dans le pays, c’est pourquoi nous voyons important que les forces progressistes, révolutionnaires, les jeunesses, les femmes, la paysannerie, les peuples autochtones, les populations, avançons vers une plus grande capacité d’articulation et d’accumulation de conscience politique pour comprendre le contexte, la lutte des classes dans les conditions actuelles. Je crois que nous avons un grand défi en termes d’organisation, d’articulation et de formation politique et idéologique, sans doute. Comprendre que cette oligarchie, cette bourgeoisie et les pouvoirs factices resteront actifs et tenteront de miner de l’extérieur et de l’intérieur un projet de refondation. Quatre ans ne seront pas suffisants pour avancer, étant donné les conditions matérielles et structurelles de ce qui s’est passé au Honduras, c’est une sorte d’ouragan de catégorie 8 qui a traversé les institutions de l’État. Nous devons accumuler des forces, faire en sorte que la population ait accès à un emploi décent, à la sécurité et à la tranquillité, qu’elle puisse vivre en paix et sans crainte, que la société soit démilitarisée.

Une armée pour protéger et protéger l’environnement a exposé la présidente Xiomara Castro lors de son discours d’investiture. Nous sommes passés de ce discours selon lequel les militaires devaient être dans la caserne et non dans la rue à un nouvel imaginaire que l’armée serait le gardien de l’environnement. Nous supposons que la répréhension contre les mouvements sociaux et populaires a pris fin. La possibilité d’avoir un État de droit.

Sur le rôle des Etats-Unis, à ce stade, je crois qu’ils ont clairement leur projet de domination et la présence de la vice-présidente Kamala Harris à l’investiture de Xiomara Castro en rend compte. Juan Orlando est une pièce qui ne sert plus l’Empire et son extradition est peut-être imminente. Et d’autre part, les Etats-Unis chercheront de toute façon à empêcher que le Honduras ne devienne un axe clé dans la région pour l’avancement du projet progressiste ; en même temps, la présidente Xiomara peut changer l’histoire et avancer par étapes vers la construction du projet de refondation. L’empire ne s’en va jamais, il ne fait que les calculs politiques et s’impose, il est toujours prêt à contrôler directement ou indirectement les grandes décisions des pays qu’il domine, des pays subalternes. Dans notre cas, le discours des États-Unis vise à accompagner, à soutenir le gouvernement de Xiomara Castro, surtout dans la lutte contre la corruption et à éviter la migration vers les États-Unis. D’autre part, assurer leurs intérêts géopolitiques dans la région et au Honduras pour les gringos reste un maillon clé en termes de géopolitique et de leurs intérêts d’agression contre les peuples révolutionnaires de notre Amérique. Cette relation de dépendance, de soumission et d’émancipation commencera à entrer en collision à mesure que s’approfondira la proposition de refondation du gouvernement de Xiomara Castro, d’une Assemblée Nationale Constituante populaire et originaire où la question de souveraineté pose catégoriquement le départ des bases militaires du pays et qui mette fin à l’ingérence des Etats-Unis dans les affaires d’Etat.

BD : J’imagine qu’il y aura un soutien et un soutien, mais aussi des critiques à l’égard du nouveau gouvernement. Je ne sais pas si cette idée de constituante et de pouvoir populaire s’est alors posée, depuis le parti LIBRE.

LM : Oui, le Parti LIBRE s’est proposé comme promesse de campagne la convocation d’une constituante, elle-même qui aura du sens si elle implique tous les acteurs et secteurs sociaux, politiques, universitaires. Les conditions dans lesquelles LIBRE arrive au pouvoir, en alliance avec d’autres forces conservatrices la question de la Constituante est une dette en suspens pour l’instant, cependant, lors de l’investiture la présidente Xiomara Castro a fait référence à la loi de participation citoyenne, de la consultation populaire et cela n’est rien d’autre que le droit à ce que les peuples soient consultés, entendus, aient voix au chapitre. Approche qui a déjà déclenché les alarmes des médias au service des groupes économiques et sera un sujet de discussion et de choc de projets politiques, le projet de l’émancipation ou le projet de la dépendance.

Pour l’instant, il n’y aura pas de constituante, mais les conditions politiques pourraient changer de manière drastique et la seule issue pour revenir à un état de droit et à une véritable institutionnalité sera au travers de la constituante.

Comme je vous l’ai déjà dit, à ce stade, un large éventail de mouvements sociaux et populaires ont choisi de s’intégrer au processus de transition du gouvernement de Xiomara Castro, faisant des propositions sur des thèmes stratégiques pour le mouvement et plus de 500 propositions ont été présentées entre PCM, décrets et politiques publiques. À ce stade, nous voyons le gouvernement comme un allié stratégique pour avancer à partir de l’autonomie et de l’indépendance des mouvements sociaux et populaires.

À cet égard, et compte tenu de la stratégie, une initiative a également été lancée en faveur d’un système national de pouvoir populaire qui dynamise les processus en faveur du mouvement populaire dans des domaines clefs. Penser aux luttes de l’intérieur du gouvernement est plus complexe, mais c’est aussi un pari politique pour que les grandes décisions de l’État ne soient pas seulement consultées, mais qu’elles aient aussi un pouvoir de décision. C’est pourquoi il sera urgent d’avancer vers des assemblées, des noyaux, des unités et des tables de pouvoir populaire.

BD : Que pensez-vous des derniers événements avec le parlement et la trahison des députés du parti libre ?

LM : C’était une trahison annoncée et depuis les mouvements et autres secteurs nous attendions, il a été rendu public que le député Jorge Calix se déplaçait dans des eaux grises et aussi de pactes entre groupes politiques et économiques liés aux pouvoirs factices ; Ce que nous ignorions, c’est à quel moment les conditions seraient réunies pour une trahison d’une telle ampleur politique. De mon point de vue, ce député et les 16 autres sont montés sur un cheval de Troie construit par le parti national et par les pouvoirs factices pour frapper et faire irruption de l’intérieur du gouvernement de Xiomara Castro et du projet de refondation. Ce n’est pas tant le débat sur le légal et la légitimation dans ce contexte, mais l’assaut de ces groupes qui seront directement affectés lorsque les formes, les mécanismes de pillage des biens publics, de l’État, apparaîtront. Des groupes qui ont imposé un mode de gouvernement empreint d’impunité, de terreur et de mensonge. Je pense que Jorge Calix et son groupe de traîtres ont payé un lourd tribut politique, leur mort politique, parce qu’ils ont trahi non seulement le parti LIBRE mais aussi le projet de refondation de la patrie.

BD : Merci beaucoup. Je ne sais pas si vous voulez ajouter quelques mots sur votre propre point de vue personnel, en dehors du militantisme...

LM  : Merci à vous Boris de prendre le temps et de partager nos idées, nos luttes, nos espoirs, nos utopies et nos actions réelles pour avancer vers un projet de refondation de la patrie.

réalisée par Boris Differ

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GABRIEL BORIC, LE NOUVEAU PRESIDENT DU CHILI RECOIT LE MINISTRE CUBAIN DES AFFAIRES ETRANGERES, BRUNO RODRIGUEZ

Par Le 14/03/2022

14 Mars 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-03-13 20:36:45


 

Eugenio Martínez souligne dans un tweet l'enthousiasme populaire éveillé par l'investiture du président Gabriel Boric.

La Havane, 13 mars, (RHC)- Le flambant président chilien, Gabriel Boric, a reçu cette fin de semaine à Santiago du Chili, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.

«C'était un plaisir de saluer le président du Chili, Gabriel Boric et de lui transmettre des félicitations au nom du président Miguel Díaz-Canel. J'ai réitéré nos vœux de succès les plus sincères et exprimé la volonté d'approfondir les relations bilatérales», a tweeté le chef de la diplomatie cubaine.

Eugenio Martinez, directeur général de l’Amérique Latine et les Caraïbes au ministère des Affaires étrangères, a évoqué, toujours sur Twitter, l’enthousiasme populaire lors de la cérémonie d’investiture du président chilien à Valparaiso

Il a souligné que ce président de la gauche inaugurait une nouvelle ère, suite à sa victoire retentissante aux urnes.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/289074-gabriel-boric-recoit-a-santiago-du-chili-le-chef-de-la-diplomatie-cubaine

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Dans Amérique

L’AMERIQUE LATINE ET LES CARAÏBES REJETTENT L’AIDE DES ETATS-UNIS

Par Le 14/03/2022

13 mars 2022

L’Amérique latine rejette l’aide des États-Unis

Kawsachun News

L’Amérique latine et les Caraïbes s’associent à la Chine pour des projets de développement de plusieurs milliards de dollars, tout en refusant l’aide proposée par les États-Unis.

21 des 31 pays de la région, amis ou ennemis de Washington, ont rejoint l’initiative "Belt and Road" (BRI), au grand dam des législateurs américains. La représentante Lisa McClain a cherché à expliquer ce phénomène lors de l’audition de la commission des services armés de la Chambre des représentants, cette semaine, sur les défis de la sécurité nationale et l’activité militaire en Amérique du Nord et du Sud.

McClain, une républicaine représentant le Michigan, a fait remarquer l’échec du U.S. Build Act (2018), qui avait été introduit dans une tentative du Congrès de contrer la BRI de la Chine.

McClain a décrit un scénario de refus du Build Act dans son interrogation de la secrétaire adjointe à la Défense pour la défense intérieure, Melissa Dalton :

"D’après ce que je peux dire, et je peux me tromper, mais il semble que les nations sous-développées soient peu intéressées par l’utilisation du Build Act américain par rapport à la Chine. Pourquoi pensez-vous que ces nations ont été si hésitantes à utiliser les États-Unis pour aider à financer leurs initiatives ?"

"Nous offrons de l’aide... et ils ne la prennent pas. Donc quand je parle... c’est comme si nous devions fournir de l’aide. Nous devons fournir de l’aide. Nous devons fournir de l’aide. Puis nous fournissons de l’aide et ils n’en veulent pas. Alors, c’est vraiment le problème ou il y a quelque chose qui m’échappe ?"

"Mais nous devons les éloigner de la Chine et de nos adversaires et nous devons passer un peu de temps sur le pourquoi, parce que ce n’est vraiment pas..." a déclaré McClain, avant d’être arrêtée par le président de la réunion, son temps de parole étant écoulé.

Pour sa part, Mme Dalton a répondu qu’elle devait s’en remettre au Département d’État, "qui est en première ligne pour s’engager avec les partenaires sur cette question particulière".

Le nouveau chef du Commandement sud des États-Unis (SOUTHCOM), le général Laura J. Richardson, a déclaré que quatre mois après son entrée en fonction, "la plus grande révélation pour moi a été la mesure dans laquelle la Chine et la Russie étendent agressivement leur influence dans notre voisinage".

Selon les chiffres du général Richardson, la République populaire de Chine a investi 72 milliards de dollars sur une période de cinq ans (2017-2021) en Amérique latine et dans les Caraïbes :

"C’est hors normes et je peux lire quelques projets, les plus préoccupants que j’ai sont les 6 milliards et les projets spécifiquement près du canal de Panama. Et je regarde les lignes de communication stratégiques : le canal de Panama et le détroit de Magellan. Mais pour ne citer que quelques projets, la centrale nucléaire en Argentine, 7,9 milliards ; l’autoroute en Jamaïque, 5,6 milliards ; la raffinerie d’énergie à Cuba, 5 milliards ; l’autoroute au Pérou, 4 milliards ; le barrage d’énergie en Argentine, 4 milliards ; le métro en Colombie, 3,9 milliards ; le chemin de fer de marchandises en Argentine, 3 milliards. Ce ne sont pas de petits projets qu’ils mettent en œuvre dans cette région. Cette région est riche en ressources."

Ce ne sont pas seulement le développement et les infrastructures du Sud qui ont affolé les législateurs américains. La mission spatiale de la Chine, sa capacité militaire, ses cybercapacités et ses relations étroites avec un ensemble de pays d’Amérique latine ont également été évoquées comme des motifs d’inquiétude pour Washington, qui est désormais troublé par la diminution de son influence sur l’ensemble du continent américain. Le général Richardson a également noté que les alliés des États-Unis renforcent leur coopération avec la Russie, déclarant que "les récentes visites des présidents du Brésil et de l’Argentine avec Poutine en Russie démontrent un élargissement potentiel inquiétant des liens russes dans la région", en plus des récentes visites d’une délégation russe de haut niveau au Venezuela, au Nicaragua et à Cuba.

Sur le plan militaire, le commandant du SOUTHCOM a indiqué que la coopération russe en matière de défense et de renseignement avec Cuba, le Nicaragua et le Venezuela constituait une préoccupation immédiate pour les États-Unis.

Alors que le sujet de l’audition était "Les défis de la sécurité nationale et l’activité militaire en Amérique du Nord et du Sud", aucun pays n’a été mentionné plus que la Russie, mentionnée 82 fois, et la Chine, qui a été mentionnée 50 fois, au cours de la session.

L’audition du House Armed Services Committee peut être vue ici.

Kawsachun News

Traduction "MDR" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

»» https://kawsachunnews.com/latin-america-is-rejecting-u-s-assistance

URL de cet article 37849

Dans Amérique

HONDURAS : LES SEMENCES AUX MAINS DES PAYSANS. UN VERDICT FAVORABLE A LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE

Par Le 13/03/2022

Les semences aux mains des paysans : un verdict favorable à la souveraineté alimentaire au Honduras

Par Grain

Mondialisation.ca, 12 mars 2022

grain.org 2 mars 2022

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La Cour suprême de Justice du Honduras a déclaré le caractère inconstitutionnel de la Loi sur la protection des obtentions végétales adoptée en 2012 par le Congrès de ce pays d’Amérique centrale. Également connue sous le nom de Loi Monsanto, cette législation interdisait la conservation, le don et l’échange de semences. Cette initiative a eu lieu dans le contexte de la progression de l’UPOV (Union internationale pour la protection des obtentions végétales), une organisation qui, comme l’explique GRAIN, « travaille exclusivement et explicitement à la privatisation des semences dans le monde entier, en imposant des droits de propriété intellectuelle sur les variétés végétales ». L’État hondurien est l’un de ceux qui a adhéré à la Convention UPOV.

L’Association nationale pour la promotion de l’agriculture biologique (ANAFAE) – un collectif qui défend depuis plus de 25 ans l’agriculture biologique et la souveraineté alimentaire au Honduras – dénonce cette loi depuis qu’elle a été adoptée. En 2016, elle avait déposé un recours en justice pour la déclarer inconstitutionnelle, mais ce recours a été rejeté. Deux ans après, des collectifs de paysans et de producteurs indépendants ont déposé un autre recours, entraînant une déclaration d’inconstitutionnalité de la loi au mois de novembre dernier, rendue publique à la fin du mois de janvier 2022.

Dans la déclaration d’inconstitutionnalité, 5 points prédominent :

1) « Le décret législatif n° 21-2012 porte atteinte à la souveraineté et à libre détermination de notre pays, en octroyant des droits d’obtention sur nos semences et variétés végétales natives à des fins éminemment commerciales au détriment de la liberté de disposer de nos richesses et ressources naturelles ».
2) « La Convention UPOV, via le décret législatif n° 21-2012, viole les préceptes constitutionnels favorables à la vie, à la dignité humaine et au droit des Honduriens à un niveau de vie adéquat ».
3) « Porte atteinte au droit humain à l’alimentation et à la santé comme à celui des peuples de disposer d’aliments nutritifs, sains et adaptés culturellement, en termes d’accessibilité, de disponibilité et d’innocuité ».
4) « Le décret 21-2012, de par son contenu, contredit l’article 145 de la Constitution qui reconnaît l’obligation de l’État Hondurien de préserver un environnement approprié pour la protection de la santé de ses habitants ».
5) « Le décret législatif 21-2012, relatif à la Loi sur la protection des droits d’obtention végétale, contrevient au devoir de l’État hondurien de protéger nos cultures natives et les droits des agriculteurs reconnus par la Constitution et au niveau international ».

Par ces motifs, la Cour suprême de Justice du Honduras a décidé à l’unanimité de déclarer « l’inconstitutionnalité totale de la LOI SUR LA PROTECTION DES OBTENTIONS VÉGÉTALES, en ce qu’elle enfreint, restreint et sape les normes constitutionnelles et traités internationaux signés par le Honduras et les normes internationales relatives à la protection du droit à une alimentation adéquate ».

Pour l’ANAFAE, plutôt que d’encourager la privatisation des semences, l’État devrait promouvoir les foires où on les échange et on les vend, et soutenir le flux de matériel génétique pour l’agriculture et l’alimentation entre paysans et peuples autochtones du Honduras. De plus, il devrait faciliter la conservation, la gestion et l’utilisation des semences locales en tant que stratégie d’adaptation au changement climatique.

Les semences sont essentielles à la vie et au respect du droit humain à l’alimentation. Sans semences, il n’y a pas d’aliments, et sans aliments, il n’y a pas de peuples. Après 10 ans de lutte, les paysans du Honduras ont remporté une victoire décisive pour la défense de la vie et de la souveraineté alimentaire.

Biodiversidad

Photo: ANAFAE

La source originale de cet article est grain.org

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Dans Amérique

CANADA : FEMMES AUTOCHTONES DISPARUES

Par Le 10/03/2022

Femmes autochtones disparues

Par John Bart Gerald

Mondialisation.ca, 08 mars 2022

11 septembre 2013

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Le 3 juin 2019, la Commission de l’Enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) vient de donner ses conclusions. Les actions du gouvernement canadien ont entraîné un génocide autochtone.

Le mot « génocide » a été mentionné des dizaines de fois dans le volumineux rapport de quelque 1200 pages de l’ENFFADA. La commissaire en chef, la juge Marion Buller, l’a répété sous les applaudissements et les cris des personnes présentes pendant la cérémonie de lundi.(Ottawa et Québec muets sur le «génocide», Le Devoir, le 3 juin 2019)

Une marche commémorative avait été organisée par Missing Justice, Femmes autochtones du Québec et le Centre de lutte contre l’oppression des genres, le dimanche 5 octobre 2015 à Montréal, Québec, Canada . On voulait ainsi rendre hommage aux femmes autochtones disparues ou assassinées en réclamant aux partis fédéraux de « s’engager à tenir une Commission d’enquête nationale » à ce sujet (des élections fédérales auront lieu le 19 octobre 2015 au Canada).  

Nous publions de nouveau cet article paru en anglais  le 28 août 2013 (traduit en français et publié le 11 septembre 2013).

Jusqu’à ce que le Gouvernement mette fin, en 2010, à son aide financière, l’Association des femmes autochtones du Canada,  a fait une enquête à travers le Canada,  et dénombré,  à partir des années 1960, 582 cas de femmes disparues ou assassinées.   Les cas non documentés et non signalés de telles victimes seraient beaucoup plus nombreux.  En Ontario, on a relevé 70 cas de femmes autochtones disparues ou assassinées, qui étaient mères, pour la plupart (90)%, et trois cas, jusqu’ici, en 2013 1;  45%  de ces cas restent à étudier.

Au Canada, plus de 90% des 100,000 cas de personnes disparues signalés, chaque année, sont découverts en moins de trois semaines, à quoi s’ajoutent 270 cas inscrits sur la liste des cas en suspens 2.   Le nombre disproportionné de femmes autochtones manquantes ou assassinées a commencé à retenir l’attention du public  avec la découverte en 2002, des meurtres de femmes survenus à la ferme Picton, près de Vancouver (C.-B.); 33 victimes ont été identifiées grâce à l’ADN, et il s’agissait de femmes dans le tiers des cas 3. Ces crimes sont survenus en l’espace d’au moins dix ans, à l’égard de travailleuses du sexe qui disparaissent de Vancouver, soulevant des doutes sur le travail de la Police et la  possibilité de collusion systémique.  Environ 50 femmes disparues,  entre 1991 et 2002, étaient des cas imputables au copropriétaire de la porcherie Robert Picton.  Celle-ci, qui valait des millions, était située à proximité de «Piggy’s Palace» (établissement exploité par le frère de Picton) où l’on organisait des fêtes. Robert Picton a été condamné, au deuxième degré, pour le meurtre de six femmes, et les tribunaux l’ont  protégé contre un nouveau procès, avec condamnation, au premier degré, pour le meurtre de 20 autres femmes.

Le caractère hideux des meurtres de Picton, la présence de représentants  de la loi et de politiciens lors de ces fêtes fastueuses, l’inaction de la Police de Vancouver et de la GRC lors du meurtre des travailleuses  du sexe dans le district Eastside du centre ville ont contribué à créer impunément un climat de terreur.  Les crimes simultanés accompagnés de faits prouvant l’agression d’enfants indiens de la part de membres protégés de l’administration et de clients d’un club de Vancouver, ont été camouflés par la presse et par les tribunaux 4,  appuyant ainsi un concept de droits de la personne s’appliquant uniquement aux membres.

En février 2013, l’Enquête américaine sur les droits de la personne a publié  son Rapport 5 sur le traitement des femmes autochtones de la part de la Gendarmerie royale du Canada en Colombie-Britannique.

Le dit Rapport fournit des données suggérant que :

La GRC a procédé par agression et violé les femmes autochtones dont elle avait la garde.  Dans certains cas, les faits relevés pourraient entraîner, pour les agents, une condamnation pour crimes contre l’humanité.

L’échec, de la part des agents chargés de l’application de la loi, en ce qui concerne la protection à assurer aux femmes autochtones contre les mauvais traitements et les crimes.

L’apathie et l’inaction de la Police, face à la disparition de femmes autochtones.

L’absence de recours, autochtone ou civil, contre l’inaction de la Police ou sa conduite fautive, cela donnant à penser que les voies de recours servaient à protéger les délinquants.

 La découverte de collusion pour l’application de la loi et le jugement des cas de mauvais traitements, de viol et de prostitution chez les filles et  femmes autochtones.  Les rapports donnent nettement l’impression d’une société qui exerce une pression criminelle sur les autochtones comme prix de leur admission au sein du groupe  dirigeant. 6

C’est à la fois un problème de Police et un problème sociétal qui prend racine dans des politiques d’administration coloniale que maintient le Gouvernement fédéral actuel. Les révélations au sujet des politiques fédérales d’autrefois  concernant les résidences scolaires, qui avaient un caractère clairement génocidaire, entraînèrent des excuses et compensations officielles, mais aucune modification des politiques actuelles pour libérer tant les autochtones que le territoire lui-même. Dernièrement, le Musée canadien des droits de la personne qui est en instance d’ouverture, a refusé d’appliquer le mot «génocide» aux politiques du Gouvernement concernant les Indiens qui dénotent une nette intention de détruire les autochtones en tant qu’entité distincte. 7

La conquête réalisée par les Européens et leurs efforts de colonisation des Amériques entrent dans les paramètres du génocide en raison de leurs résultats et des méthodes d’application; toutefois, les preuves d’intention  causative ou de motivation tendant à l’extermination des populations autochtones faisaient défaut, jusqu’à ce que les politiques concrètes adoptées par les administrations coloniales fassent du génocide une méthode d’expansion et de contrôle. Les lois reconnaissant les droits des autochtones se sont peu à peu améliorées, mais les attitudes impliquées chez les groupes conquérants demeurent des moyens de contrôle psychologique tant pour les autochtones que pour les colonisateurs.

Pressée par les masses de citoyens et les groupes autochtones, la « B.C. Missing Women Commission of Inquiry »  a été convoquée en 2010, mais attaquée comme dénuée de responsabilité, entachée de partialité, d’indifférence en matière politique, et refusant d’admettre les groupes autochtones.  L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC)  a refusé sa participation, réclamant une enquête nationale ou, à défaut, un sondage international.  Huit autres groupes mirent fin à leur participation, et l’enquête a été déclarée déficiente par Amnestie Internationale, l’Assemblée des premières nations, les Nations Unies, et par le président de l’Union des chefs indiens de la C. B.  L’Enquête sur les droits de la personne a vivement recommandé la tenue d’une étude d’envergure nationale.

Le Rapport en quatre tomes intitulé  « Forsaken: The Report of the Missing Women Commission of Inquiry» critique durement la Police et dénonce la négation systémique de la violence exercée envers les femmes, en particulier envers les femmes autochtones  (il n’y avait pas de liste de données concernant les femmes non autochtones disparues ou assassinées8).  Mais le manque d’intérêt à l’égard des femmes disparues semblait moins une politique contre les autochtones que le résultat de l’inclusion des femmes autochtones dans les attitudes de la Police envers les pauvres d’extraction européenne.  Selon un rapport de police daté de 1998, 75% des femmes disparues ont reçu des chèques du gouvernement (assistance sociale)9.  Ni la Police ni la Commission d’enquête n’ont trouvé louche le fait que ces disparitions entraînaient une économie pour l’État.

Ce que le Rapport de l’Enquête sur les droits de la personne ne dit pas, c’est que l’horreur des actes commis contre les femmes à la Ferme Picton, ajoutée à la puissance des riches et du pouvoir politique, ont permis à cette situation de rester à l’abri de la loi 10.  Le soupçon de crainte demeure une facette des contrôles exercés par les actions de l’aile droite canadienne, qui ont permis aux Canadiens d’éluder la question par le silence ou d’offrir une coopération, alors que les victimes restent toujours pauvres, communautés autochtones ou euro-canadiennes.  Les communautés des victimes autochtones ont la solidarité nécessaire pour protester contre les meurtres.  Les travailleuses du sexe, les déserteuses, les démunies du groupe dominant passent sous silence parce qu’elles sont pauvres, vulnérables et exclues des soucis de la classe moyenne.  La lutte des autochtones pour le respect de leurs droits et de la justice présente un éclairage sur les groupes colonisateurs marginalisés.

Le nombre incroyable de femmes autochtones disparues ou assassinées se vérifie dans l’un des contextes suivants :

Population carcérale –  Les femmes autochtones représentent 4%  de la population, mais elles constituent 34% des prisonnières, et leur nombre a augmenté au niveau de 86% au cours des dix dernières années 11.  Le nombre de femmes autochtones logées dans les prisons canadiennes a augmenté d’environ  90%  entre 2002 et 2012.  Radio-Canada estime que le Gouvernement, d’une façon générale, se désintéresse du problème 12.

Mortalité infantile  –   Les taux sont plus que deux fois  plus élevés, chez les autochtones, que dans l’ensemble de la population canadienne, et 4 fois plus élevés dans le cas des Inuits 13.

Infection et décès dus au SIDA –  Exemple :   dans l’île de Vancouver, les membres des tribus autochtones représentent 5,8% de la population, mais ils constituent 11% des cas de SIDA 14.

Soins nourriciers  –  En 2007 – 2008, les sujets autochtones représentaient 8% des enfants de la Colombie Britannique, mais 52 % des enfants confiés aux soins du Gouvernement, en dépit de l’exemple des résidences scolaires en ce qui concerne le traitement accordé aux autochtones dans le cadre des pratiques du Gouvernement.  Des quelque 30.000 enfants confiés aux soins du Gouvernement au Canada, près de la moitié sont des autochtones 15.

Taux de maladie – Comme l’a signalé UNICEF CANADA, le taux de tuberculose relevé chez les Inuit était 90 fois supérieur à la moyenne nationale 16.  La tuberculose est de huit à dix fois plus répandue chez les autochtones que chez les non-autochtones;  les taux sont 6 fois plus élevés pour ce qui est de l’hépatite C, et de 3 à 5 fois supérieurs dans le cas du diabète. 17

Contrôle médical – De 1942 à 1952, le Gouvernement a effectué discrètement des tests en matière d’alimentation auprès de 1.300 autochtones gravement sous-alimentés 18.  Une étude exécutée en 2011 par les Services de Santé de l’Alberta,  à Edmonton, recherchait des sujets autochtones pour une recherche sur les vaccins 19.  On peut obtenir une information de base sur le recours, par le Gouvernement, à des pratiques médicales, physiques et psychologiques abusives à l’égard des autochtones, en consultant l’ouvrage de Kevin Annett  intitulé « Hidden No Longer :  Genocide in Canada Past and Present » 20.

Taux de suicides – Le taux de suicides chez les autochtones est plus du double de la moyenne nationale 21.  Parmi les Inuits, il est 6 à 11 fois la moyenne nationale. 22  Les taux de suicides autochtones  fournis par le site internet de Santé Canada (au sujet de la santé chez les Premières Nations et les Inuits) accusent un retard de 20 ans.  En Alaska, le taux en ce qui concerne les jeunes autochtones mâles est d’environ 9 fois supérieur à celui de leurs homologues des autres parties des États-Unis, et dans le cas des femmes autochtones, il est 19 fois plus élevé (dans l’ensemble, le taux de suicides chez les autochtones américains représente déjà 3,5 de la moyenne nationale américaine.) 23

Le gouvernement Harper hésite déjà à changer cet état de choses.  L’Association des Femmes Autochtones du Canada a organisé une campagne pour l’exécution d’une campagne en vue de l’organisation d’une Enquête national au sujet des disparitions des meurtres de femmes et de filles autochtones au Canada 24, ayant reçu à cet égard des premiers ministres des gouvernements provinciaux et territoriaux, de l’Assemblée des Premières nations, des 133 tribus des Premières nations de l’Ontario, entre autres.  Le gouvernement a autorisé un comité parlementaire à tenir des audiences sur le sujet, mais refuse de mener une enquête nationale 25.  Le fait que le premier ministre soit incapable de se pencher sur la question des droits des autochtones devient une politique de rejet, chose rendue évidente par la réaction qui a suivi la grève de la faim de la Chef Theresa Spencer, par la question du logement d’Attawapiskat, l’adoption du bill C-45, les efforts déployés par le mouvement « Idle No More » et la suppression du financement de la NAHO (« National Aboriginal Health Organisation »).  Le comité des Nations Unies contre la torture a rejeté la tentative exprimée dans le rapport du Canada pour échapper à responsabilité en matière de violence contre les femmes, particulièrement en ce qui concerne les femmes et les filles autochtones 26.  Les politiques coloniales sont attestées par le fait que le Canada a hésité à signer la Déclaration des Nations Unies au sujet des droits des populations autochtones ,  et de façon plus complexe, lorsqu’il a défait, en 2010, le bill C-300, lequel aurait accru la responsabilité des compagnies canadiennes d’extraction de ressources établies à l’étranger dans le cas des crimes commis contre les populations autochtones à l’échelle internationale.  Depuis 2006, le site internet « Night’s Lantern », site canadien qui met l’accent sur la prévention du génocide, a présenté environ 15 avertissements concernant le génocide chez les autochtones du Canada 27.

Au début d’août 2013, la Commission inter-américaine des droits de la personne (de l’Organisation des États américains) a envoyé des enquêteurs au Canada.  Avant cela, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la faim avait été envoyé au Canada pour faire rapport sur l’accès des autochtones aux ressources alimentaires;  le Gouvernement s’est publiquement moqué de lui 28.  La Commission des N. U. concernée par les droits de la personne enverra son Rapporteur spécial sur les droits de la personne, James Anaya (E.U.), du 12 au 20 octobre, avec mission de faire rapport sur la fidélité du Canada dans le respect des droits et des communautés autochtones.  Diplômé de la Faculté de droit de Harvard, le professeur Anaya a enseigné à cet endroit ainsi qu’aux écoles de droit des universités de l’Iowa, de Toronto, de Tulsa et du Nouveau-Mexique.  On peut obtenir des mises à jour concernant sa visite en consultant son site internet unsr.jamesanays.org.

John Bart Gerald 

Article original en anglais :

Canada: On Missing Aboriginal Women , 28 août 2013

Traduction: Jean-Paul Bégin

 

Notes

1.  « Femmes des Premières nations de l’Ontario exposées à des risques élevés, de déclarer les chefs » (“First Nations women in Ontario at high risk, chiefs say”), Chefs de l’Ontario, 13 août 2013,

SooToday.com.

2.  « Oubliés: Rapport de la Commission d’enquête sur les femmes disparues » (Forsaken: the Report of the Missing Women Commission of Inquiry), L’honorable Wally T. Opal, QC, 19 novembre 2012,

Colombie‐Britannique, p.19. Statistiques sur la sécurité publique au Canada à partir de 2005.

3. « Oubliés » (Forsaken), vol 1, p.14.

4.  Kevin, Annett. « Ignorés par l’histoire. L’holocauste canadien » (Hidden from History: the Canadian 

Holocaust), 2001 [http://canadien genocide.nativeweb.org/]. pp 91‐95.

5.  « Ceux qui enlèvent les nôtres : Pratiques policières abusives et échecs en ce qui concerne la protection

des femmes et des filles autochtones dans le nord de la Colombie‐Britannique, au Canada, 2013″ (Those 

Who Take Us Away: Abusive Policing and Failures in Protection of Indigenous Women and Girls in 

Northern British Columbia, Canada, 2013). Human Rights Watch.

6.  “Le juge Ramsay et le legs de l’exploitation sexuelle à Prince George » (« Judge Ramsay and the legacy of sexual exploitation in Prince George »), « Ceux qui enlèvent les nôtres. » Rapport de Human Rights Watch. pp.31‐33.

7. « La CMHR rejette le terme « génocide » au sujet des politiques autochtones » (« CMHR rejects ‘genocide’ for native policies »), Mary Agnes Welch, 26  juillet 2013, Winnipeg Free Press.

8. « Oubliés, » Rapport de la Commission d’enquête. Wally T. Opal, Vol. 1, p.7.

9. « Oubliés, » vol 2, p.59.

10. “L’enquête sur les femmes disparues au Canada fait face à un nouveau boycott » (« Canada’s Missing Women Inquiry Faces Renewed Community Boycott »), David P. Ball, 13 avril 2012, Indian Country Today.

« Commission d’enquête de la Colombie‐Britannique sur les femmes disparues » (« BC Missing Women Commission of Inquiry »), Angela Sterritt, 26 septembre 2011, The Dominion.

11. « Le système judiciaire canadien accuse une défaillance à l’égard des autochtones » (« Canadian justice system failing Aboriginal people”), Katerina Tefft, 12 août 2013, The Manitoban. « Femmes autochtones emprisonnées en nombre croissant » (« Aboriginal women imprisoned in soaring numbers »), The Canadian Press, 27 septembre, 2012, CBC.

12. « Réponse fédérale rejetant le rapport sur les corrections demandées par les autochtones » (« Federal response to aboriginal corrections report ‘dismissive' »), Susana Mas, 9 mars 2013, CBC.

13. « La santé des enfants autochtones : Évaluation agissante concernant la santé » (Health of Indigenous Children: Health Assessment in Action).  Rédaction :  Janet Smylie et Paul Adomako, 2009.

Le Center pour la santé de la ville intérieure, p. 30.

14. « Autochtones les plus touchés par le SIDA en C.B. » (« Aboriginal people hardest hit by HIV in B.C.”), Katherine Dedyna et Judith Lavoie, 9 août 2013, Times Colonist.

15. « Nombre effarant des enfants autochtones placés en  pension, chose qui étonne même les experts »

(« ‘Tragic’ number of aboriginal children in foster care stuns even the experts”), Michael Woods et

Sharon Kirkey (Postmedia  News), 8 mai 2013, Calgary Herald.

16. « La santé des enfants autochtones: aucun enfant oublié. » Supplément canadien de la publication

« Situation des enfants dans le monde, 2009 » (Aboriginal children’s health: leaving no child behind; Canadian Supplement to the State of the World’s Children, 2009), UNICEF Canada.

17. « Les Autochtones du Canada : chiffres » (“Aboriginal Canadians: By the Numbers”), Sharon

Kirkey et Jason Fekete (Postmedia News), 11 janvier 2013, The Gazette, Montréal.

18. « L’Assemblée des Premières nations passe une résolution sur les expériences en matière de

nutrition » (« Assembly of First Nations passes emergency resolution on nutritional experiments »), Bob Weber. Presse Canadienne, 18 juillet 2013, The Globe and Mail.

19. « Essai de vaccin par expérimentation sur des nouveau‐nés et des enfants autochtones au Canada

aujourd’hui » (« Proof of vaccine Experimentation on aboriginal newborns and children in Canada today »), Jeremiah Jourdain, 20 août 2011, itccs.org.

20. « Plus de secret :  Génocide au Canada, Hier et Aujourd’hui » (Hidden No Longer: Genocide in Canada Past and Present), 2010, Squamish Territory [http://hidden‐nolonger.com/].

21. « Le suicide chez les autochtones du Canada » (« Suicide among Aboriginal People in Canda »), actuellement. Association canadienne de la santé mentale.

22. « Le suicide chez les autochtones du Canada » (« Suicide Among Aboriginal People in Canada »),

2007. La Fondation d’aide à la santé des autochtones.

23. « Jeunes Indiens américains en crise : les tribus se débattent avec la fréquence des suicides »

(« American Indian Youth in Crisis: Tribes Grapple with Suicide Emergency »), Stéphanie Woodward,

10 octobre 2012, Indian Country Today.

24. « On peut se procurer des pétitions auprès de l’Association des femmes autochtones du Canada »

(« Petitions are available at « NWAC Petition – A National Inquiry is needed »), Pétitions AFAC Une

enquête nationale s’impose [http://www.nwac.ca/nwac‐petition‐national‐inquiry‐needed].

25. « Les conservateurs rejettent une demande d’enquête sur les femmes autochtones en dépit

de l’appui du premier ministre » (« Conservatives dismiss call for aboriginal women inquiry despite premiers’ backing »), Presse Canadienne, 25 juillet 2013, Calgary Herald.

26. « Examen des rapports soumis par les groupes des États‐Unis en vertu de l’article 19 de la

Convention, » 1er juin 2013, Nations Unies, comité contre la torture, 48e session (« Consideration of reports submitted by States parties under article 19 of the Convention, » June 1, 2013, The United Nations Committee against Torture, 48th session)

[http://www2.ohchr.org/english/bodies/cat/docs/CAT.C.CA.CO.6.doc], #20.

27. « Avertissement concernant le génocide » (« Night’s Lantern genocide warnings »), Night’s Lantern

[http://nightslantern.ca/02.htm#ca].

28. “Night’s Lantern: nouvelles supprimées” (« Night’s Lantern suppressed news »), 18 mai 2012

[http//nightslantern.ca/2012 bulletin.htm#18mayun].

 

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

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Dans Amérique

LE CANAL DE PANAMA REFUSE DE FERMER LE PASSAGE AUX NAVIRES BATTANT PAVILLON DE LA RUSSIE

Par Le 06/03/2022

6 Mars 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-03-04 09:41:32

      

La Havane, 4 mars, (RHC)- L'Autorité du canal de Panama a rejeté ce jeudi de fermer le passage aux navires battant pavillon de la Russie.

A rebours des sanctions dont bon nombre de pays frappent Moscou le canal de Panama souligne dans un communiqué que conformément aux accords datant de 1977 «il s'agit d'une voie navigable internationale de transit neutre en permanence».

Le traité de 1977, par lequel le Panama a récupéré le canal jusqu’alors sous contrôle des États-Unis, a été signé par l'ancien président américain Jimmy Carter et le leader nationaliste panaméen Omar Torrijos.

La neutralité du traité souligne que "tant en temps de paix qu'en temps de guerre", le canal sera sûr et ouvert au transit pacifique des navires de tous les pays, dans des conditions de totale égalité, précise le texte.

Source: TeleSur

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/288133-le-canal-de-panama-refuse-de-fermer-le-passage-aux-navires-battant-pavillon-de-la-russie

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LE PRESIDENT DU NICARAGUA CONDAMNE LE BLOCUS CRIMINEL DES ETATS-UNIS CONTRE CUBA

Par Le 23/02/2022

22 Février 2022

Le président du Nicaragua condamne le blocus criminel imposé contre Cuba

Managua, 21 février (Prensa Latina) Le président nicaraguayen Daniel Ortega a qualifié aujourd'hui le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba d'agression brutale et criminelle et l'a considéré comme une mesure qui viole les droits de l'homme.

21 février 2022
CST21:06 (GMT) -0500
Le dirigeant a salué la résistance des plus grands des Antilles et du Venezuela, victimes des sanctions appliquées par le pays nord-américain ; il a souligné la valeur de leurs héros et de leurs dirigeants actuels et a assuré que, malgré les obstacles, les deux territoires progressent dans tous les domaines, notamment dans la lutte contre la pauvreté.

Selon le dirigeant de la nation centraméricaine, l'impérialisme et le capitalisme n'ont pas d'âme, pas de sentiments, seulement l'avidité de l'accumulation du capital, au prix de la souffrance de millions d'êtres humains sur la planète, d'interventions, d'invasions et de la destruction d'États.

Le leader du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) a fait allusion à l'occupation illégale et à la présence continue de Washington sur la base navale de Guantánamo, située dans la partie orientale de la nation des Caraïbes, où ils ont créé un centre de torture et de pratiques inhumaines.

Depuis le monument aux Héros nationaux de cette capitale, Ortega a déclaré que le monde observe les événements en Ukraine et a rappelé comment, en 2014, la Maison Blanche et certains pays européens y ont encouragé des actes de terrorisme, des crimes et des actions de déstabilisation contre le gouvernement élu.

Le président, qui a rendu hommage au patriote Augusto C. Sandino à l'occasion du 88e anniversaire de son assassinat, a évoqué la manière dont l'exécutif de Viktor Yanukovych a maintenu des liens avec la Russie et a mentionné la campagne internationale défavorable, le gel de ses avoirs dans les banques occidentales et le coup d'État contre lui.

Le président a souligné l'émergence de puissances économiques telles que la Chine et la formation d'un nouveau front dans la lutte pour la souveraineté, la liberté et l'indépendance des peuples et face aux sanctions imposées par le Nord.

msm/dgh

source : https://www.prensa-latina.cu/2022/02/21/presidente-de-nicaragua-condeno-bloqueo-criminal-impuesto-a-cuba

Tag(s) : #nicaragua#Blocus#Cuba

Dans Amérique

LE NICARAGUA REJETTE LA NOUVELLE INGERENCE DE L'OEA DANS SES AFFAIRES INTERIEURES

Par Le 19/02/2022

19 Février 2022

Le Nicaragua rejette la nouvelle ingérence de l'OEA dans ses affaires intérieures
Managua, 18 février (Prensa Latina) La délégation nicaraguayenne au Conseil permanent de l'Organisation des États américains (OEA) a rejeté aujourd'hui de manière ferme et catégorique la convocation d'une session de ce mécanisme pour aborder la situation dans le pays.

18 février 2022
CST15:46 (GMT) -0500
La déclaration du gouvernement du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) indique clairement que la nation centraméricaine n'est pas un élément de l'agenda idéologique des États-Unis, ni une expérience politique, ni l'arrière-cour de qui que ce soit, ni une partie du ministère des colonies.

Selon le document, le Nicaragua est la patrie digne, libre et souveraine des héros Augusto C. Sandino et Benjamín Zeledón et son autonomie et sa validation ne proviennent pas du forum régional, décrit comme agonisant et honteux, mais de la volonté du peuple.

Le texte dénonce tous les territoires qui promeuvent des résolutions et parlent des droits de l'homme et considère que la pire prison est le territoire de Guantánamo, occupé illégalement par Washington à Cuba, où se trouvent des spécialistes américains de la torture.

Quand la Commission interaméricaine des droits de l'homme s'y est-elle rendue ? Pourquoi ne demandent-ils pas une session sur les prisons d'enfants migrants humiliés et maltraités ou sur les massacres d'indigènes au Canada ? s'interrogent les représentants de l'exécutif dirigé par Daniel Ortega.

La délégation nicaraguayenne a décrit l'OEA comme un organe "totalement à genoux et prosterné aux pieds de ses maîtres", avec un plan dicté par la Maison Blanche, et a rappelé les sanctions, menaces et chantages subis par le Nicaragua, sans se plier à aucun empire.

Selon la délégation de la nation centraméricaine, le pays lutte contre la pauvreté et s'engage en faveur de l'égalité des sexes et d'une santé et d'une éducation gratuites et de qualité, ainsi que de la défense des droits des peuples indigènes et des descendants d'Africains, de la sécurité des citoyens et de l'utilisation des énergies renouvelables.

jha/dgh

source : https://www.prensa-latina.cu/2022/02/18/nicaragua-rechazo-nueva-injerencia-de-la-oea-en-sus-asuntos-internos

Tag(s) : #nicaragua#OEA

Dans Amérique

AMERIQUE LATINE EN RESISTANCE : LES DEFIS DE XIOMARA CASTRO

Par Le 18/02/2022

 

Amérique Latine en Résistance : les défis de Xiomara Castro

 

17 Fév 2022

 / 

  

Éditorial / Arrivée au pouvoir tumultueuse au Honduras

 

 

Le 28 novembre dernier, Xiomara Castro de Zelaya est devenue la première femme présidente du Honduras après une victoire écrasante aux élections présidentielles de ce pays d’Amérique centrale.

Pourtant, avec un pays en difficulté économique, gangrené par le trafic de drogue et, qui plus est, stratégiquement important dans «l’arrière-cour» des États-Unis, sa mission de mettre la politique au service de la majorité ne semblait pas évidente.

Les réactions adverses ne se sont pas fait attendre. Xiomara Castro a assumé la présidence du Honduras dans un contexte caractérisé par un congrès bicéphale et la fracture du parti qui l’a portée au pouvoir lors des élections de novembre de l’année dernière: Liberté et Refondation (Libertad y Refundación ou Libre).

Cette crise est survenue après que les deux présidents du Congrès ont parallèlement prêté serment : Luis Redondo – soutenu par Castro – et Jorge Cálix, dissident du parti au pouvoir et soutenu par les députés de l’opposition. La nouvelle présidente a dénoncé la « trahison » de 20 députés qui n’avaient pas soutenu Redondo parce qu’il était issu du Parti pour le Sauvetage du Honduras (Partido Salvador de Honduras ou PSH), fruit d’un accord pré-électoral.

Ainsi, cette faction « dissidente » de Libre a opté pour la candidature de Jorge Cálix, député de ce parti pour le département de Francisco Morazán et détenteur du titre de « député le plus voté de l’histoire ».

Suite à l’expulsion des rebelles, avec des parlements fonctionnant en parallèle (dont un par Zoom), grâce à la médiation de la représentante des Nations unies (ONU), Alice H. Shackelford et aux pétitions devant la Cour Suprême, la première crise de la présidence a trouvé solution : Cálix a cédé la présidence à Redondo et a été à nouveau admis, ainsi que ses alliés, sur les bancs du groupe parlementaire Libre.

Autre constante: l’attention portée par les États-Unis. Au milieu de la crise parlementaire, Castro a reçu la visite controversée de la vice-présidente américaine, Kamala Harris. Vu les invités présents lors de la cérémonie d’investiture présidentielle (dont le Venezuela) et les déclarations publiques de la nouvelle présidente, Washington a des raisons de s’inquiéter de l’éventualité d’avoir un nouveau voisin gênant.

Pour le nouveau gouvernement, considérer l’hégémonie du voisin du Nord avec méfiance est naturel et même recommandé. Xiomara Castro n’est autre que l’épouse de Manuel Zelaya, ancien président renversé en 2009 par un coup d’État avec la bénédiction de la Maison Blanche. Le président de l’époque était Barack Obama, et son vice-président… Joe Biden. Parmi les “crimes” de Zelaya figurent sa proximité avec les gouvernements de gauche de la région, ses projets de transformer la base militaire américaine « Enrique Soto Cano » en aéroport commercial et ses projets de réforme de la constitution.

La visite de Harris n’a été suivie d’aucune déclaration publique. Cependant, les responsables américains ont promis la réalisation d’une mission commerciale de haut niveau et l’envoi d’une délégation d’entrepreneurs pour ouvrir « des opportunités commerciales au Honduras » en soutenant le secteur privé hondurien. Les États-Unis devront également décider du sort de l’ancien président Juan Orlando Hernández, qui avait été un fidèle allié mais qui a été identifié par la justice américaine comme un acteur clé du trafic de drogue.

Malgré ces écueils, Castro a déjà dévoilé les noms de ceux qui composeront son équipe gouvernementale; elle a précisé que lors de la mise en oeuvre de son projet de « socialisme démocratique », elle concentrera ses plus grands efforts sur quatre secteurs : l’éducation, la santé, la sécurité et emploi.
À souligner parmi ses principales annonces le fait que plus d’un million de familles qui vivent dans la pauvreté ne paieront plus de factures de consommation d’énergie : « l’électricité sera gratuite dans leur foyer ».

En outre, un projet de loi sera envoyé au Congrès pour créer une subvention concernant le prix du carburant. De son côté, le ministère de l’Éducation garantira les cours en présentiel en assurant la gratuité des frais d’inscription, des collations scolaires, des vaccins et des masques.

Castro a également juré qu’il n’y aurait plus de permis pour les mines à ciel ouvert ou l’exploitation minière, ni de concessions pour l’exploitation des rivières, des bassins hydrographiques, des parcs nationaux et des forêts humides. L’une de ses promesses de campagne était également de mettre fin aux Zones d’Emploi et de Développement Économique (Zonas de Empleo y Desarrollo Económico ou ZEDES), au motif qu’elles représentent des paradis pour les hommes d’affaires et les trafiquants de drogue.

Seul le temps nous dira si Castro peut relever les défis qui l’attendent. La situation actuelle du pays, sévèrement touché par la Covid-19, représente un défi majeur. Avec des niveaux de pauvreté qui atteignaient déjà 74% avant la pandémie (et jusqu’à 82% en milieu rural), le Honduras est l’un des pays d’Amérique centrale qui compte le plus grand nombre de populations vulnérables.

https://www.investigaction.net/fr/amerique-latine-en-resistance-les-defis-de-xiomara-castro/

Dans Amérique

QUAND UNE FEMME SE DECIDE, AUCUNE FORCE NE PEUT LA FAIRE RENONCER.

Par Le 16/02/2022

16 février 2022

Le général profitait de son pouvoir pour avoir des femmes, consentantes ou pas

Quand une femme se décide, aucune force ne peut la faire renoncer.

Hernando Calvo Ospina

Elle, Nora Astorga, était avocate et chef du personnel dans une entreprise de bâtiment, une des plus importantes au Nicaragua.

Nora était une bourgeoise, qui depuis 1969 était militante du Front Sandiniste de Libération Nationale, FSLN, une guérilla née en 1961 au Nicaragua pour combattre la dictature de la dynastie Somoza, et inspirée des luttes du général Augusto Sandino (1895-1934).

Son père, militaire somoziste ne pouvait même pas l’imaginer. Pas plus que n’aurait pu le croire son grand-père, ancien ministre de la Défense du régime. Sa profession lui offrait une couverture idéale pour naviguer dans les cercles du pouvoir, privés et étatiques. C’est ainsi qu’elle connut le général Reinaldo Perez Vega qui voulait faire construire sur ses vastes propriétés.

Après Anastasio Somoza, ce militaire était le second personnage du pouvoir, l’un des hommes sanguinaires du régime, ainsi que l’homme de la CIA au Nicaragua. Perez Vega profitait de son pouvoir pour avoir la femme qui lui plaisait, qu’elle soit consentante ou non. « Alors je devais absolument faire attention à mon comportement chaque fois que j’allais à son bureau. Je devais être aimable mais froide », se rappelle Nora. Au cours de cette période, elle divorça, après cinq ans de mariage et deux petites filles.



Elle avait informé ses responsables du Front de cette relation professionnelle. « On pourrait obtenir beaucoup de ce monsieur : en tirer des renseignements et même le capturer », leur dit-elle. Ils lui conseillèrent de poursuivre sur le même ton avec lui, jusqu’à ce qu’une décision soit prise. Quand le général apprit qu’elle avait divorcé, il se lança dans une cour agressive. Elle reconnaît que cela fut l’une des choses les plus difficiles qu’elle dut faire dans sa vie. « Je me voyais marcher sur une corde raide. D’un côté je devais laisser entrevoir que j’étais intéressée par lui, et d’un autre côté rester dans une position où je ne donnerai rien jusqu’à ce que je le décide. Cette attitude aida à maintenir son intérêt pour moi ».

Cette situation ne pouvait durer trop longtemps. L’excuse ultime qu’elle présenta au militaire fut : « Écoutez, vous savez que je suis prête, mais cela sera à ma manière. Je suis une femme indépendante et j’ai le droit de choisir où et à quel moment ». Heureusement il accepta, juste au moment où le plan était au point, après sept mois de préparation. L’idée était de l’enlever pour l’échanger contre plus de 60 prisonniers politiques et contre de l’argent qui devait servir aux enfants des paysans assassinés par la dictature. Plusieurs fois ses responsables lui avaient laissé entendre les conséquences que cela aurait pour sa propre vie. Après l’opération, elle ne pourrait retourner à sa vie de « petite bourgeoise », parce qu’elle devrait passer dans la clandestinité totale. « Ce ne fut pas une décision romantique, mais j’étais décidée. »

Parce que « quand une femme se décide, il n’y a aucune force humaine qui puisse la faire renoncer », avait déclaré German Pomares, l’un des fondateurs du Front.

Même si cela lui coûtait énormément de se séparer de ses filles de 6 et de 2 ans. Et la victoire ne semblait pas proche. « Le 8 mars, justement le Jour de la Femme, j’ai appelé et j’ai laissé un message invitant le “Chien”, comme nous commencions à nommer le général, à venir chez moi. J’ai laissé mes filles chez une cousine. Là, elles seraient en sécurité, parce que celle-ci était mariée avec un États-Unien ». Cela faisait 48 heures que trois guérilleros étaient cachés dans la maison de Nora.

Il vint juste avec son chauffeur, bien parfumé et en costume blanc. Il lui apporta des fleurs et des chocolats, mais il n’avait pas de temps à perdre. Il ne voulut même pas bavarder. Il était avide de la posséder. Elle n’eut pas d’autre choix que de l’amener dans la chambre. Elle le déshabilla lentement, et s’arrangea pour éloigner son arme le plus possible. Ensuite elle le laissa la dévêtir. Les baisers et les caresses furent rares parce qu’elle ne le supportait pas : « Cet homme était désagréable, un véritable monstre ». Alors, elle fit tomber un verre qui se cassa. C’était le signal pour que les guérilleros entrent.

Ils essayèrent d’immobiliser l’homme, mais il offrit une résistance forte et inattendue. Il commença à crier, son chauffeur l’entendit et partit chercher du renfort. Ceci changea tout le plan. « Je suis partie chercher la voiture pour le transporter, mais lorsque je suis revenue ils l’avaient tué, n’ayant pu en venir à bout ». Nora fut immédiatement transférée au Front Sud, près du Costa Rica. Ni ce jour, ni après, elle n’eut de sentiments de culpabilité : « J’ai pris sa mort comme une partie de la lutte pour la libération ». Il est certain que cette « exécution » aida à déstabiliser la dictature, qui fut vaincue un an et quatre mois plus tard, le 19 juillet 1979.

« Pour mes parents ce fut un grand choc et ils ont eu beaucoup de mal à l’assimiler. Au début, ils ont fait comme si je n’étais pas leur fille ». Ce ne fut pas non plus facile pour ses propres filles. Un an après, elle retourna les voir et la plus grande lui reprocha : « Un jour tu étais à la maison. Le lendemain tu n’étais plus là. Et tu ne m’as pas dit où tu allais, et tu ne m’as pas écrit. Tu nous as abandonnées ! » À présent, elle apprenait à manier les armes pour aller au combat. Comment sa vie avait-elle ainsi basculé ? Selon elle, ce sont les religieuses de la Congrégation des Sœurs de sainte Thérèse qui furent les responsables de ses premières préoccupations sociales. Elles lui avaient montré l’autre face de la société, en l’emmenant dans les quartiers les plus pauvres pour lire le catéchisme avec les enfants et visiter les malades. « 

Ensuite, j’entendais mon père dire que tout allait bien dans le pays. Dès l’adolescence je le questionnais à ce sujet et il me disait que j’étais « communiste ». Je ne savais rien de la politique, j’étais seulement une catholique qui allais à la messe chaque jour et faisais un travail social comme une bonne chrétienne ». Le père, préoccupé par cette « rebelle sans cause », l’envoya aux États-Unis en 1967. Elle avait 18 ans. Elle étudia là-bas deux ans dans une université catholique. Cela ne servit à rien : elle revint avec plus de questionnements, car la société qu’elle rencontra la choqua par son racisme : elle se trouvait à Washington lorsqu’on tua le leader afroaméricain Martin Luther King, le 4 avril 1968.

Quand elle rejoignit le FSLN, à l’Université, elle avait une idée romantique, presque cinématographique, de ce qu’était la guérilla. Pourtant, elle commença à avoir de grandes responsabilités non militaires : elle transporta de la propagande et des dirigeants clandestins dans sa voiture, et alla jusqu’à les cacher dans sa maison sans que ses parents ne s’en rendent compte. « C’est le Front qui a donné un sens à ma vie en partageant les valeurs humaines, les objectifs, la solidarité. Ceci n’existait pas dans mon milieu social ». Pendant les huit mois où elle combattit, elle vécut « un sentiment de solidarité humaine que je n’ai jamais ressenti à nouveau à aucune autre époque de ma vie. Là-bas je n’étais ni avocate, ni homme, ni femme : une camarade, rien d’autre ».

Elle tomba enceinte de celui qui la fit sortir de Managua. C’est à ses côtés qu’elle mena son premier combat. « C’était un homme merveilleux et révolutionnaire. Lorsque nous pouvions nous retrouver, nous vivions ce moment avec intensité ». Trois mois avant l’accouchement, on l’emmena au Costa Rica. La Révolution triompha et elle retourna à Managua. « C’était beau de marcher librement dans les rues, sans peur de la répression. Nous sentions que c’était un rêve d’avoir vaincu Somoza et les yankees. Nous n’avions rien, ni expérience, ni argent et c’est ainsi que nous avons commencé à construire ».

Oui, la révolution sandiniste fut le plus beau rêve qu’eut l’Amérique Latine dans les années quatre-vingt. « Mais les yankees ne voulaient pas que nous construisions une société sans faim, ni analphabétisme », se souvient Nora. En effet, Washington multiplia les actions terroristes contre la révolution naissante. Elle fut vice-ministre de la Justice pendant une semaine. Pendant trois mois, elle eut la responsabilité des finances de l’Armée récemment créée. Pendant plus d’un an, elle fut procureur lors des jugements concernant les criminels somozistes, « sans esprit de revanche, en recherchant seulement la justice », précise-t-elle.

 


En mars 1986, les États-Unis durent supporter sa venue à New York en tant que représentante du Nicaragua à l’ONU. Au début, elle se sentait comme une bête curieuse, car tout le monde voulait voir ou saluer la Mata-Hari de ce petit pays agressé par la première puissance mondiale. D’autres la comparaient à Judith, mentionnée dans la Bible, qui séduisit et assassina le général assyrien Holopherne dont les troupes assiégèrent la cité israélienne de Béthulie.

À l’ONU, elle dut démentir les mille mensonges inventés contre le Nicaragua par Vernon Walters, représentant états-unien expérimenté. C’était le loup qui accusait la brebis d’être dangereuse. « Notre avantage et notre force étaient que nous avions une politique étrangère de principes, telle qu’en ont un très petit nombre de pays : nationale, souveraine et anti-impérialiste ». Ses débats enflammés avec Walters furent historiques à l’ONU. « Au niveau purement personnel, je n’ai jamais eu de problèmes avec lui », déclara Nora. C’est pourquoi on la vit dîner avec Walters, comme deux simples collègues.

Ainsi, elle faisait également de la politique, sans céder sur les principes de la révolution sandiniste. Elle était toujours élégante et portait des bijoux, même si elle se plaignait de ne pouvoir aller à l’ONU en « jeans baskets ». Elle parlait très bien l’anglais, le français et l’italien. Elle savait circuler dans les salons diplomatiques de New York avec charme et conviction. Elle était célèbre, car elle envoyait des fleurs à ses collègues à la suite d’âpres discussions.

On disait qu’elle utilisait « son énorme pouvoir de séduction au service de la cause en laquelle elle a toujours cru ». Un ambassadeur la définissait ainsi : « Elle utilisait son passé comme d’autres femmes utilisent leur parfum ». Son chef, le ministre des Affaires étrangères et prêtre, Miguel D’Escoto, l’admirait. C’était une femme dure, qui n’avait peur de rien. Même pas du terrible cancer du sein, contre lequel elle lutta jusqu’au dernier jour. Elle était au courant de sa maladie lorsqu’elle accepta son poste à l’ONU.

Dès le milieu de l’année 1987, épuisée par la chimiothérapie et ayant perdu ses cheveux, elle participait aux réunions de travail et aux événements où elle pensait que la révolution avait besoin d’elle. En juillet 1987, Nora Astorga reçut la plus haute distinction nicaraguayenne : l’Ordre Carlos Fonseca, du nom du fondateur du FSLN. En décembre, les médecins de New York ne lui donnèrent plus que quelques heures de vie. Elle se leva et se rendit au Nicaragua.

Elle alla à la plage, s’amusa et rit comme elle aimait le faire. « Elle consuma le peu d’oxygène qu’il restait dans ses poumons abîmés », dirent ses amis. Elle mourut le 14 février, « le jour des amoureux ». Elle avait 39 ans, quatre filles et un fils adoptif. Pendant 24 heures, son corps fut veillé par les neuf membres de la direction du Front. Le Nicaragua tout entier lui fit ses adieux avec les honneurs en tant qu’« Héroïne de la Patrie et de la Révolution ».

Peu de temps avant cette date, elle avait déclaré : « Je suis née dans ce pays unique. J’ai rencontré des gens qui m’ont aidée à grandir. J’ai eu l’opportunité de participer à la lutte contre la dictature, et maintenant, à la reconstruction et à la création d’une nouvelle société, en dépit des restrictions que nous imposent les États-Unis avec leur cruelle guerre. Que puis-je demander de plus à la vie ? J’ai été une privilégiée !

* Texte extrait du livre de Hernando Calvo Ospina, Latines, belles et rebelles. Edition le temps des cerises, Paris, 2015

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Dans Amérique

LE PARTI COMMUNISTE DU CANADA SUR LE "CONVOI DE LA LIBERTE" : UN MOUVEMENT D'EXTREME-DROITE, DANGEREUX POUR LA CLASSE OUVRIERE

Par Le 14/02/2022

13 Février 2022

Samedi 12 février 2022
Le Parti communiste du Canada sur le " Convoi de la liberté " : Un mouvement d'extrême-droite, dangereux pour la classe ouvrière.


Dans une déclaration sur le soi-disant " Convoi de la liberté ", le Comité exécutif central du Parti communiste du Canada souligne :
Le Parti communiste du Canada considère le " Convoi de la liberté " comme une expression publique de l'extrême droite de plus en plus organisée et affirmée. Les liens évidents entre les organisateurs du convoi et les réseaux d'extrême-droite indiquent qu'il ne s'agit pas d'une manifestation spontanée de la classe ouvrière. Au contraire, elle s'inscrit dans un phénomène global : la montée et le mainstreaming de l'extrême droite, qui est démontré par le fort soutien (idéologique et financier) de l'extrême droite américaine et des cercles proches de Donald Trump et de l'insurrection du 6 janvier.


Le convoi est rempli de drapeaux nazis et confédérés, de pancartes électorales pour Bernier et de toutes sortes de symboles d'extrême droite. Les 10 millions de dollars collectés par le biais de Go Fund Me pour ce convoi montrent également qu'il a été planifié par des réseaux d'ultra-droite. Ce ne sont certainement pas les maigres revenus de la classe ouvrière qui financent cet effort.

Nous comprenons les frustrations d'une partie croissante de la population. Elles sont justifiées. Depuis le début de la pandémie, les gouvernements fédéral et provinciaux se sont employés à faire passer les intérêts des entreprises avant la santé publique. Les décès que nous déplorons à cause de cette pandémie mortelle sont les victimes de décennies de privatisation de notre système de santé publique. Les programmes d'aide financière d'urgence, qu'il s'agisse de la subvention salariale d'urgence ou du CERB/CRB, n'ont pas servi à élever le niveau de vie des travailleurs, mais seulement à maintenir à peine 7 millions de personnes à flot. Plus de 880 000 personnes ont été jetées à la dérive en octobre dernier après la fin de la CRB. Ces programmes ont également profité aux grandes entreprises, aux grands détaillants, aux banques et aux établissements de crédit, ainsi qu'aux spéculateurs immobiliers. Après avoir dépensé la majeure partie des paiements du CERB/CRB pour faire l'épicerie chez Metro, Sobeys ou Loblaws (dont la fortune du PDG a augmenté de 4,5 milliards de dollars après la première année de la pandémie), après avoir payé le loyer à de grands spéculateurs immobiliers comme Timbercreek, après avoir payé les intérêts sur les cartes de crédit, il ne restait plus grand-chose des maigres 500 $ par semaine pour que les gens puissent joindre les deux bouts. Tout aussi dangereusement, alors que les conditions de vie et de travail se détériorent pour la majorité des travailleurs, le gouvernement et les partis politiques à la solde des grandes entreprises ont accepté d'augmenter les dépenses militaires.

Cependant, ces "porte-parole du peuple" autoproclamés refusent d'aborder ces questions. Ils leur substituent un discours populiste et antiscientifique afin de canaliser la colère des travailleurs vers d'autres travailleurs, notamment les immigrés, les femmes, les Noirs et les autochtones, les musulmans, les travailleurs de la santé (qui ont été attaqués), les enseignants et d'autres organisations publiques. Le racisme, la misogynie, la violence et les discours de haine sont monnaie courante dans ce convoi, qui ne cherche qu'à diviser les travailleurs et à instiller l'idée que l'ennemi n'est pas les patrons, mais les travailleurs eux-mêmes.

C'est loin d'être un convoi de "liberté". C'est un convoi de haine qui a menacé et attaqué les populations civiles à Ottawa et partout où il est passé.

Ils ne disent pas un mot sur la question centrale de la défense et de l'expansion de nos services publics, en particulier de notre système de santé public ; sur l'augmentation des salaires et le contrôle des prix des produits de première nécessité ; pas un mot sur la nationalisation de l'industrie pharmaceutique pour mettre fin aux profits de Big Pharma (qui contribue à la prolifération des variantes), sur les dépenses militaires et le danger de la guerre pour garantir les profits des entreprises. Loin de s'attaquer au système, ils s'en prennent aux travailleurs qui luttent pour fournir des services essentiels qui sauveront des vies, malgré le sous-financement systémique, la privatisation, etc.

Les communistes reconnaissent très bien les intérêts qui se cachent derrière cette manifestation : les grandes entreprises et l'extrême droite (suprémacistes blancs, fascistes, fondamentalistes, Parti populaire, etc.) Nous savons ce que cela signifie lorsque l'extrême droite s'organise et tente de s'enraciner parmi les chômeurs, les inorganisés et les faillis. Nous savons également qu'il faudra une action politique de masse de la part des mouvements syndicaux et populaires pour obliger le Parlement à considérer les groupes haineux comme des organisations criminelles, à promulguer et à appliquer des lois sur les discours haineux, et à faire échec à la montée de l'ultra-droite.

C'est pourquoi nous appelons les travailleurs les plus conscients, le mouvement syndical, mais aussi toutes les forces progressistes et démocratiques à faire barrage à ces réactionnaires en les démasquant, et à s'opposer à eux en luttant pour un véritable redressement du peuple qui comprendrait
Un salaire minimum de 23 dollars et des augmentations générales de salaire, de meilleures conditions de travail, y compris des pensions décentes et la retraite à 60 ans, la création d'emplois stables, en particulier dans l'industrie manufacturière et l'industrie à valeur ajoutée, ainsi que l'élargissement des droits du travail ;
Une réforme non contributive et accessible à tous les travailleurs, y compris les primo-demandeurs d'emploi, couvrant 90% du revenu antérieur et disponible pendant toute la durée du chômage ;
Un contrôle des prix et une baisse des prix de la nourriture, du carburant, des loyers et du logement ;
Inverser la privatisation et faire un investissement public massif dans les soins de santé et les services sociaux ;
Étendre Medicare aux soins de longue durée, aux soins dentaires, aux soins de la vue, aux médicaments et aux soins de santé mentale ;
Créer un système de garde d'enfants universel, de qualité et public ;
Propriété publique et contrôle démocratique des banques, des compagnies d'assurance, de l'énergie et des ressources naturelles, et de l'industrie pharmaceutique ;
Taxer les sociétés et les riches ; allègement fiscal pour les travailleurs et les chômeurs ;
Un contrôle civil strict sur la police, l'expansion et l'application des lois anti-haine, et la désignation des groupes haineux comme organisations criminelles ;
Réduire le budget militaire de 75 %. 
  communist-party.ca
 

source : https://www.idcommunism.com/2022/02/communist-party-of-canada-on-freedom-convoy-a-far-right-dangerous-movement-for-the-working-class.html

Tag(s) : #Canada#Communiste

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LE PARTI COMMUNISTE DU CANADA SUR LE "CONVOI DE LA LIBERTE" : UN MOUVEMENT D'EXTREME-DROITE, DANGEREUX POUR LA CLASSE OUVRIERE

Par Le 14/02/2022

13 Février 2022

Samedi 12 février 2022
Le Parti communiste du Canada sur le " Convoi de la liberté " : Un mouvement d'extrême-droite, dangereux pour la classe ouvrière.


Dans une déclaration sur le soi-disant " Convoi de la liberté ", le Comité exécutif central du Parti communiste du Canada souligne :
Le Parti communiste du Canada considère le " Convoi de la liberté " comme une expression publique de l'extrême droite de plus en plus organisée et affirmée. Les liens évidents entre les organisateurs du convoi et les réseaux d'extrême-droite indiquent qu'il ne s'agit pas d'une manifestation spontanée de la classe ouvrière. Au contraire, elle s'inscrit dans un phénomène global : la montée et le mainstreaming de l'extrême droite, qui est démontré par le fort soutien (idéologique et financier) de l'extrême droite américaine et des cercles proches de Donald Trump et de l'insurrection du 6 janvier.


Le convoi est rempli de drapeaux nazis et confédérés, de pancartes électorales pour Bernier et de toutes sortes de symboles d'extrême droite. Les 10 millions de dollars collectés par le biais de Go Fund Me pour ce convoi montrent également qu'il a été planifié par des réseaux d'ultra-droite. Ce ne sont certainement pas les maigres revenus de la classe ouvrière qui financent cet effort.

Nous comprenons les frustrations d'une partie croissante de la population. Elles sont justifiées. Depuis le début de la pandémie, les gouvernements fédéral et provinciaux se sont employés à faire passer les intérêts des entreprises avant la santé publique. Les décès que nous déplorons à cause de cette pandémie mortelle sont les victimes de décennies de privatisation de notre système de santé publique. Les programmes d'aide financière d'urgence, qu'il s'agisse de la subvention salariale d'urgence ou du CERB/CRB, n'ont pas servi à élever le niveau de vie des travailleurs, mais seulement à maintenir à peine 7 millions de personnes à flot. Plus de 880 000 personnes ont été jetées à la dérive en octobre dernier après la fin de la CRB. Ces programmes ont également profité aux grandes entreprises, aux grands détaillants, aux banques et aux établissements de crédit, ainsi qu'aux spéculateurs immobiliers. Après avoir dépensé la majeure partie des paiements du CERB/CRB pour faire l'épicerie chez Metro, Sobeys ou Loblaws (dont la fortune du PDG a augmenté de 4,5 milliards de dollars après la première année de la pandémie), après avoir payé le loyer à de grands spéculateurs immobiliers comme Timbercreek, après avoir payé les intérêts sur les cartes de crédit, il ne restait plus grand-chose des maigres 500 $ par semaine pour que les gens puissent joindre les deux bouts. Tout aussi dangereusement, alors que les conditions de vie et de travail se détériorent pour la majorité des travailleurs, le gouvernement et les partis politiques à la solde des grandes entreprises ont accepté d'augmenter les dépenses militaires.

Cependant, ces "porte-parole du peuple" autoproclamés refusent d'aborder ces questions. Ils leur substituent un discours populiste et antiscientifique afin de canaliser la colère des travailleurs vers d'autres travailleurs, notamment les immigrés, les femmes, les Noirs et les autochtones, les musulmans, les travailleurs de la santé (qui ont été attaqués), les enseignants et d'autres organisations publiques. Le racisme, la misogynie, la violence et les discours de haine sont monnaie courante dans ce convoi, qui ne cherche qu'à diviser les travailleurs et à instiller l'idée que l'ennemi n'est pas les patrons, mais les travailleurs eux-mêmes.

C'est loin d'être un convoi de "liberté". C'est un convoi de haine qui a menacé et attaqué les populations civiles à Ottawa et partout où il est passé.

Ils ne disent pas un mot sur la question centrale de la défense et de l'expansion de nos services publics, en particulier de notre système de santé public ; sur l'augmentation des salaires et le contrôle des prix des produits de première nécessité ; pas un mot sur la nationalisation de l'industrie pharmaceutique pour mettre fin aux profits de Big Pharma (qui contribue à la prolifération des variantes), sur les dépenses militaires et le danger de la guerre pour garantir les profits des entreprises. Loin de s'attaquer au système, ils s'en prennent aux travailleurs qui luttent pour fournir des services essentiels qui sauveront des vies, malgré le sous-financement systémique, la privatisation, etc.

Les communistes reconnaissent très bien les intérêts qui se cachent derrière cette manifestation : les grandes entreprises et l'extrême droite (suprémacistes blancs, fascistes, fondamentalistes, Parti populaire, etc.) Nous savons ce que cela signifie lorsque l'extrême droite s'organise et tente de s'enraciner parmi les chômeurs, les inorganisés et les faillis. Nous savons également qu'il faudra une action politique de masse de la part des mouvements syndicaux et populaires pour obliger le Parlement à considérer les groupes haineux comme des organisations criminelles, à promulguer et à appliquer des lois sur les discours haineux, et à faire échec à la montée de l'ultra-droite.

C'est pourquoi nous appelons les travailleurs les plus conscients, le mouvement syndical, mais aussi toutes les forces progressistes et démocratiques à faire barrage à ces réactionnaires en les démasquant, et à s'opposer à eux en luttant pour un véritable redressement du peuple qui comprendrait
Un salaire minimum de 23 dollars et des augmentations générales de salaire, de meilleures conditions de travail, y compris des pensions décentes et la retraite à 60 ans, la création d'emplois stables, en particulier dans l'industrie manufacturière et l'industrie à valeur ajoutée, ainsi que l'élargissement des droits du travail ;
Une réforme non contributive et accessible à tous les travailleurs, y compris les primo-demandeurs d'emploi, couvrant 90% du revenu antérieur et disponible pendant toute la durée du chômage ;
Un contrôle des prix et une baisse des prix de la nourriture, du carburant, des loyers et du logement ;
Inverser la privatisation et faire un investissement public massif dans les soins de santé et les services sociaux ;
Étendre Medicare aux soins de longue durée, aux soins dentaires, aux soins de la vue, aux médicaments et aux soins de santé mentale ;
Créer un système de garde d'enfants universel, de qualité et public ;
Propriété publique et contrôle démocratique des banques, des compagnies d'assurance, de l'énergie et des ressources naturelles, et de l'industrie pharmaceutique ;
Taxer les sociétés et les riches ; allègement fiscal pour les travailleurs et les chômeurs ;
Un contrôle civil strict sur la police, l'expansion et l'application des lois anti-haine, et la désignation des groupes haineux comme organisations criminelles ;
Réduire le budget militaire de 75 %. 
  communist-party.ca
 

source : https://www.idcommunism.com/2022/02/communist-party-of-canada-on-freedom-convoy-a-far-right-dangerous-movement-for-the-working-class.html

Tag(s) : #Canada#Communiste

Dans Amérique

AU CANADA, LES CAMIONNEURS DU CONVOI DE LA LIBERTE, SOUTENUS PAR LA POLICE : "NOUS N'ALLONS PAS BOUGER D'UN CENTIMETRE"

Par Le 14/02/2022

Au Canada, les camionneurs s’entêtent: "nous n’allons pas bouger d’un centimètre" - témoignage

17:38 14.02.2022 (Mis à jour: 17:39 14.02.2022)

Convoi de la liberté à Toronto - Sputnik France, 1920, 14.02.2022

© REUTERS / CARLOS OSORIO

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Jérôme Blanchet-Gravel  - Sputnik France

Jérôme Blanchet-Gravel

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Au Canada, le Convoi de la Liberté entend rester dans la capitale jusqu’à la levée de toutes les mesures sanitaires. Larry Houde, camionneur depuis 34 ans et engagé sur le terrain, dénonce le refus d’Ottawa de négocier avec le mouvement.

«Pourquoi pensez-vous que les camions ont pu entrer à Ottawa et se stationner directement devant le Parlement? C’est que la police est de notre côté», assure Larry Houde, camionneur canadien participant au Convoi de la Liberté avec son poids lourd. Entre deux voyages aux États-Unis, le routier de 53 ans retourne soutenir ses collègues à Ottawa, la capitale, toujours en grande partie paralysée par les manifestants:

«Les grands médias racontent n’importe quoi. Des policiers ont apporté des sacs de nourriture et des bidons de diesel aux camionneurs pour soutenir le siège. […] Nous n’allons pas bouger d’un centimètre avant d’avoir été reçus par le gouvernement pour négocier», insiste Larry Houde au micro de Sputnik.

 

Depuis le 29 janvier dernier, date de la première grande manifestation, des centaines de camionneurs et de manifestants se rassemblent régulièrement dans la capitale fédérale, alors que d’autres s’y sont littéralement installés. «Chaque fois, c’est un plaisir de nous retrouver ensemble dans cette ambiance, parce que les restrictions ont accentué notre sentiment de solitude durant nos trajets et lors de nos retours à la maison», explique Larry Houde, également chroniqueur radio. Des camionneurs campent même à Ottawa avec leurs enfants.

Exaspérés par le bruit incessant des klaxons et la musique, des habitants d’Ottawa exhortent dans les rues les manifestants à quitter leur ville. Le 13 février en soirée, un accord a été passé entre Jim Watson, le maire d’Ottawa, et des manifestants pour que les poids lourds quittent certains secteurs résidentiels. Pour l’instant, Justin Trudeau dit écarter une intervention de l’armée. Mais le 14 février en matinée, les médias canadiens ont appris qu’Ottawa pourrait avoir recours à ses pouvoirs d’urgence, et donc user de la force pour dégager les manifestants.

«C’est [l’armée, ndlr] une solution de dernier, dernier, dernier, dernier, dernier recours. Évidemment, dans une situation comme ça, on doit être prêt pour toute éventualité», avait toutefois averti Justin Trudeau, le 11 février.

 

Pour Larry Houde, le traitement médiatique des manifestations et l’hostilité du gouvernement Trudeau envers le mouvement ne font que renforcer les protestataires dans leurs convictions.

La dose qui fait déborder le vase?

La troisième dose pourrait aussi faire déborder le vase, estime notre interlocuteur, alors qu’on évalue à au moins 85% le nombre de camionneurs canadiens vaccinés. Rappelons qu’Ottawa et Washington comptent tous les deux imposer la vaccination obligatoire aux camionneurs:

«Avec mes collègues, je me suis rendu compte que la vaccination n’avait servi à rien. Presque tout est encore fermé! Je suis doublement vacciné, mais je ne me rendrai pas à la troisième dose, alors je vais peut-être devoir abandonner mon travail. […] Au moins 30% des camionneurs ne voudront pas aller plus loin», prédit le routier.

 

Ce 8 février, le député libéral Joël Lightbound est intervenu dans les médias pour critiquer la gestion de la crise sanitaire de son propre parti, que dirige Justin Trudeau.

Justin Trudeau attaqué dans son propre parti

En pleine crise des camionneurs, le député rebelle a pris la défense des manifestants présents à Ottawa, que Trudeau a plusieurs fois associé à «l’extrême droite». Le député Louis-Hébert a également accusé Ottawa d’avoir mené une politique de division durant les deux dernières années:

«Un pan entier de la population se reconnaît dans ce mouvement. […] J’ai assez de respect pour mes semblables pour ne pas leur coller des étiquettes aussi faciles qu’absurdes», a déclaré Joël Lightbound en conférence de presse.

 

Larry Houde observe que les propos du député Lightbound donnent espoir aux gens du convoi, mais il craint pour sa part que le changement de ton de certains politiciens ne soit que temporaire.

«Notre revendication principale, c’est l’abolition de toutes les mesures sanitaires. On ne peut plus vraiment faire confiance aux politiciens […] On dit qu’on vit dans un pays libre, mais il n’y a plus beaucoup de libertés ici. […] En refusant de négocier, c’est Justin Trudeau qui fait durer la crise», martèle-t-il.

 

Le 10 février, Washington a exhorté Ottawa à reprendre le contrôle de la situation en utilisant ses «pouvoirs fédéraux», principalement en raison du blocage du pont Ambassador qui relie les villes de Windsor et Détroit. Important point de passage entre le Canada et les États-Unis, il assure le transit quotidien de plus de 40.000 personnes. L’équivalent de 323 millions de dollars de marchandises traverse annuellement la frontière par camion à cet endroit. Le 13 février en fin d’après-midi, les autorités ont annoncé qu’elles étaient parvenues à dégager la structure et avaient procédé à plusieurs arrestations.

https://fr.sputniknews.com/20220214/au-canada-les-camionneurs-sentetent-nous-nallons-pas-bouger-dun-centimetre---temoignage-1055150456.html

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LE HONDURAS REAFFIRME SA SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE SAHRAOUI ET SA JUSTE CAUSE

Par Le 13/02/2022

13 Février 2022

SPS 12/02/2022 - 20:54

Smara (camps de réfugiés sahraouis), 12 fev 2022 (SPS) Le vice-ministre des Affaires étrangères de la République du Honduras, Torres Zelaya Gerardo José Antonio, a réaffirmé, samedi, la solidarité de son pays avec le peuple sahraoui et sa juste cause.

"Je suis venu manifester la solidarité (du Honduras) avec la cause sahraouie et incarner les liens de solidarité et d'amitié entre les deux pays", a indiqué M. Gerardo dans des déclarations à la presse à son arrivée dans les camps de réfugiés sahraouis.

Le ministère des Affaires étrangères du Honduras avait indiqué dans un communiqué que la visite de M. Gerardo avait pour but d'exprimer "la solidarité avec le peuple sahraoui et sa cause juste".

Lors de cette visite de deux jours, M. Gerardo rencontrera les hauts responsables de la République sahraouie reconnue par le Honduras depuis 1989.

A cet effet, il rencontrera le wali de Smara, la ministre sahraouie de la santé publique ainsi que le ministre des affaires sociales et de la promotion de la femme et se rendra au Musée national, au siège de l'Association des familles de prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA).

Au terme de sa visite, le vice-ministre des AE du Honduras sera reçu par le président de la République, le Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères du Honduras. (SPS)

020/090/700

source : https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2022/02/12/37922.html

Tag(s) : #Honduras#RASD#Polisario

Dans Amérique

L'AMERIQUE LATINE ET LES CARAÏBES CONFIRMENT LEUR SOUTIEN A L'ARGENTINE DANS L'AFFAIRE DES MALOUINES

Par Le 12/02/2022

12 Février 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-02-11 10:38:40

      

Buenos Aires, 11 février (RHC) L’Amérique latine et les Caraïbes ont une fois de plus soutenu aujourd’hui l’Argentine dans la cause de la souveraineté des îles Malouines, territoire usurpé par le Royaume-Uni, qui a dégénéré en guerre en 1982.

Dans le programme que ce pays poursuit cette année pour le 40e anniversaire de la guerre des Malouines, le siège du Parlement latino-américain et caribéen (Parlatino) au Panama a été le théâtre d’un séminaire sur le sujet, dans lequel les pays de la région ont de nouveau exhorté le Royaume-Uni à reprendre les négociations pacifiques pour régler le conflit.

Selon une note du ministère des Affaires Étrangères, des législateurs et des autorités du Parlement, en collaboration avec des sénateurs et des députés de diverses forces politiques, des membres du Conseil des Malouines et des diplomates, ont appelé la communauté internationale à reprendre les négociations avec l’Argentine, conformément au droit international.

Les anciens présidents du Panama, Arístides Royo et Martin Torrijos; la ministre des Affaires étrangères panaméenne, Erika Mouynes et le Secrétaire des Malouines, de l’Antarctique et de l’Atlantique Sud de l’Argentine, Guillermo Carmona, ont participé à la rencontre, entre autres.

Prenant la parole, Carmona a souligné l’importance de l’initiative qui montre que la question des Malouines est l’un des cas les plus marquants d’expression de l’unité et de la solidarité latino-américaine et caribéenne et montre que le conflit de souveraineté est une cause qui unit non seulement tout le peuple argentin, mais aussi tous les hommes et les femmes qui cherchent à mettre fin au colonialisme.

Il a également réaffirmé la volonté ferme et inébranlable de son pays de négocier un règlement définitif de ce différend et a souligné la nécessité d’aborder la question des Malouines dans le cadre de l’espace stratégique que représentent l’Atlantique Sud et la projection de l’Antarctique.

Le président du Parlatino, le sénateur Jorge Pizarro, a souligné que les îles Malouines "s’inscrivent dans la défense inexorable de la souveraineté, la décolonisation du continent et la nécessité de préserver la paix dans toute la région".

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/285854-lamerique-latine-confirme-son-soutien-a-largentine-dans-laffaire-des-malouines

Tag(s) : #argentine#Malouines

 

Dans Amérique

CONTESTATION AU CANADA : TRUDEAU SOUS PRESSION. ETAT D'URGENCE EN ONTARIO

Par Le 12/02/2022

Contestation au Canada: Trudeau sous pression, état d’urgence en Ontario

Contestation au Canada: Trudeau sous pression, état d’urgence en Ontario

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Par AFP

La Cour supérieure de l'Ontario a ordonné vendredi le départ des manifestants anti-mesures sanitaires qui paralysent un axe frontalier majeur avec les Etats-Unis depuis plusieurs jours, un blocage qui a poussé Washington à intervenir auprès du gouvernement Trudeau.

«Injonction acceptée. Le juge a décidé que les manifestants devaient partir avant 19H00» locales (00H00 GMT samedi), a tweeté Drew Dilkens, le maire de Windsor, la ville où se situe le pont.

A 23H30, celui-ci était toutefois toujours bloqué par les manifestants et la police n'était pas intervenue, a constaté un journaliste de l'AFP.

La fermeture, depuis lundi, de cet axe frontalier majeur, qui relie l'Ontario et la ville américaine de Detroit aux Etats-Unis, a déjà entraîné des perturbations pour l'industrie automobile des deux côtés de la frontière.

Washington avait mis le gouvernement canadien sous pression jeudi en demandant d'employer les «pouvoirs fédéraux». Et vendredi, lors d'un appel téléphonique avec Justin Trudeau, le président américain Joe Biden a directement évoqué «les conséquences sérieuses» du blocage pour l'économie américaine.

Plus de 25% des marchandises exportées entre les Etats-Unis et le Canada y transitent.

Quelques heures plus tard, Justin Trudeau a indiqué que les frontières n'allaient «pas rester bloquées», promettant d'intensifier la répression policière.

S'il a indiqué que «toutes les options» étaient «sur la table», le Premier ministre a également précisé qu'il n'est pas prêt à déployer l'armée tout de suite, «une solution de dernier, dernier recours».

Vendredi matin, le Premier ministre de l'Ontario, province où se trouve le pont Ambassador mais aussi la capitale fédérale Ottawa, a déclaré l'état d'urgence.

«Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour assurer la réouverture de la frontière. Et aux habitants d'Ottawa assiégés, je dis: +nous allons veiller à ce que vous puissiez reprendre une vie normale dès que possible+», a déclaré Doug Ford, lors d'une conférence de presse.

Deux autres axes frontaliers sont également bloqués: le premier, à Emerson, relie la province du Manitoba au Dakota du Nord, tandis que le second est situé en Alberta.

Manque de leadership

Cette pression du puissant voisin américain est venue s'ajouter pour Justin Trudeau à celle des partis d'opposition canadiens, qui accusent le Premier ministre d'inaction dans le dossier.

M. Trudeau doit «agir pour que cela cesse pacifiquement et rapidement», a redit Candice Bergen, la cheffe intérimaire du parti conservateur.

"C'est inacceptable qu'un Premier ministre d'un pays du G7, un des pays les plus puissants au monde, n'agisse pas, ne montre pas de leadership pour régler cette situation", a dénoncé Jagmeet Singh, chef du Nouveau parti démocratique (NPD).

"Le problème, c'est qu'au départ, Justin Trudeau a jeté de l'huile sur le feu en mettant tous les manifestants dans le même sac, puis il est resté silencieux pendant cinq jours et maintenant il ne semble pas prendre ses responsabilités", explique Daniel Béland, politologue de l'université McGill à Montréal.

Manifestation attendue samedi

Dans les rues d'Ottawa, la foule des manifestants était plus massive que ces derniers jours et une scène a été installée devant le parlement, a constaté une journaliste de l'AFP.

Matt Lehner, qui a accroché un drapeau canadien au bout de sa crosse de hockey, ne se dit "pas inquiet". "Nous défendons ce en quoi nous croyons, nous n'enfreignons aucune loi", explique-t-il à l'AFP, assis sur un siège pliable devant le parlement en attendant les "milliers" de Canadiens qui vont les rejoindre ce week-end.

"On est pacifiques. On n'est pas ici pour être haineux, on veut récupérer la liberté de choix", renchérit Jessika Dusseault, 34 ans. Cette conductrice de bus est installée avec son mari camionneur, leurs deux enfants de trois ans et dix mois et leur chien dans la rue qui passe sous les fenêtres de Justin Trudeau.

La police de la ville a une nouvelle fois expliqué jeudi qu'elle n'était "pas en mesure" de "mettre un terme" à la manifestation sans renforts.

Et Ottawa s'attend de nouveau à un afflux de manifestants pour la journée de samedi. Certains ont aussi promis de manifester dans d'autres grandes villes canadiennes comme Montréal ou Toronto mais aussi ailleurs dans le monde et notamment en France.

Des milliers d'opposants aux restrictions sanitaires ont fait route vendredi vers Paris, mais aucun convoi n'est entré dans la capitale, selon les autorités, décidées à empêcher tout blocage.

S'inspirant de la mobilisation au Canada, les organisateurs dénoncent le pass vaccinal entré en vigueur le 24 janvier et se réclament des "gilets jaunes", mouvement de protestation populaire de 2018-2019 déclenché par une hausse des prix de l'essence, et qui avait tourné à la révolte contre le président Emmanuel Macron.

https://french.alahednews.com.lb/42960/347

canada etats unis

Dans Amérique

LE NICARAGUA RECONNAIT DIPLOMATIQUEMENT LA CHINE : ENSEIGNEMENTS A EN TIRER.

Par Le 08/02/2022

7 février 2022

Le Nicaragua reconnaît diplomatiquement Pékin : enseignements à en tirer.

Andrew KORYBKO

Le 17 janvier 2022 − Source OneWorld Press

Le 1er janvier 2022, la Chine a procédé à la réouverture de son ambassade au Nicaragua, après que celle-ci est restée fermée plus de trente ans, depuis 1990, suite à la reconnaissance par erreur par ce pays, à l’époque des autorités rebelles installées dans la province de Taïwan. Cette action fait suite à la décision pragmatique prise par Managua le mois dernier d’inverser son choix, décision qui a été prise après avoir compris que sa politique durant ces trente années avait été totalement contre-productive. Il y a des enseignements à tirer de ce développement, et nous allons les développer au sein du présent article.

Tout d’abord, le Nicaragua avait mis fin à ses relations diplomatiques avec Pékin en 1990, après la réussite de l’opération d’orchestration par les États-Unis d’un changement de régime vers une démocratie superficielle, dans ce pays jusqu’alors ravagé par la guerre. Le contexte de l’époque était que Washington avait armé des combattants opposés au gouvernement, appelés « contras« , et avait même violé ses propres lois en agissant ainsi durant le tristement célèbre scandale des Contras d’Iran des années 1980. Les États-Unis avaient déclenché un conflit, qui relevait davantage de la guerre hybride fomentée depuis l’étranger que de la guerre civile annoncée par certains observateurs, sous influence des processus électoraux en cours au Nicaragua.

La reconnaissance officielle de Taipei par le Nicaragua avait clairement constitué une faveur accordée aux nouveaux parrains étasuniens de ce pays, mais elle n’avait débouché sur aucun bénéfice pour la nation centre-américaine. Elle est restée, derrière Haïti, le deuxième pays le plus pauvre de cet hémisphère, malgré les accès qu’elle a obtenus au marché étasunien en vertu de l’Accord de libre-échange d’Amérique centrale (CAFTA-DR). De toute évidence, après avoir fait tomber Daniel Ortega et avoir ruiné les relations entre le Nicaragua et la Chine, les États-Unis cessèrent de s’intéresser au Nicaragua.

Ils avaient obtenu ce qu’ils voulaient : détruire un État socialiste au plus haut de la lutte par mandataires interposés constituant la Guerre Froide dans le Grand Sud. Le Nicaragua devint alors considéré comme devant tenir lieu à jamais d’État vassal des États-Unis dans la région, et devant se faire complètement exploiter par ses entreprises transnationales comme cela s’est produit au cours des décennies qui ont suivi. Le président Ortega a néanmoins réussi à revenir au pouvoir en 2007, et à y rester, mais ce n’est que le mois dernier qu’il a décidé de revenir sur la décision prise par ses prédécesseurs de reconnaître Taipei diplomatiquement.

Nul besoin d’être grand clerc pour prévoir que cette décision allait provoquer la colère des États-Unis, et c’est peut-être pour cette raison qu’il a patiemment attendu son heure avant de prendre la moindre décision pouvant constituer un prétexte à son voisin du Nord pour fomenter une nouvelle guerre hybride contre lui. Mais même ainsi, cette politique n’a pas atteint son objectif vraisemblable visant à assurer la sécurité du pays. Il y a quelques années, les États-Unis se sont mis à proférer des allégations violentes contre le président Ortega, sa famille, ses proches associés, pour essayer de provoquer la colère à leur encontre.

Il s’agissait clairement de la phase d’ouverture d’une campagne de pressions, depuis en cours, contre ce pays, déclenchée par les politiques étrangères de plus en plus indépendantes décidées par le président Ortega, parmi lesquelles ses approches vers des liens stratégiques pragmatiques avec la Russie. Les dirigeants étasuniens se sont mis à affirmer qu’il allait devenir la cible d’un changement de régime s’il ne changeait pas son fusil d’épaule, ou ne reculait pas. Malgré cela, le président Ortega a mis les bouchées doubles sur cette ligne politique, en particulier sur ses visées socio-économiques orientées à gauche.

Les États-Unis ont essayé de s’ingérer dans les dernières élections menées au Nicaragua, mais sans succès. Tout ce qu’ils sont parvenu à faire a été une campagne de guerre de l’information contre le pays, et lui imposer davantage de sanctions illégales. Cela a sans doute constitué la goutte qui a fait déborder le vase pour le président Ortega, qui a ainsi peut-être compris à ce moment qu’il ne servait à rien de retarder davantage la reconnaissance diplomatique du statut de Pékin par son pays. Après tout, les États-Unis fomentaient d’ores et déjà une guerre hybride contre le Nicaragua, si bien que conserver des liens diplomatiques avec Taipei ne servait à rien.

Il s’agit précisément du point auquel il faut s’intéresser ici, car la notion erronée selon laquelle la poignée de pays qui continuent de reconnaître à tort Taipei en tireraient quelque avantage stratégique, s’assurant d’être ainsi préservés de la colère des États-Unis s’ils devaient revenir sur cette décision. Le cas du Nicaragua démontre que ce raisonnement ne relève de rien de plus que d’une pure vision de l’esprit. Pour avoir reconnu Taipei jusqu’au mois dernier, le pays n’en est pas moins devenu la cible d’une guerre hybride étasunienne.

Il n’a reçu aucun bénéfice en retour de cela. Le pays est resté extrêmement sous-développé, les États-Unis considérant comme acquis son statut d’État vassalisé, et ne s’intéressant pas à y investir significativement en récompense pour sa reconnaissance diplomatique de Taipei. En pratique, tous les pays qui reconnaissent encore Taipei diplomatiquement restent tout aussi pauvres, et incapables de mener des politiques indépendantes du fait de la tutelle hégémonique exercée par les États-Unis sur leur gouvernement. Ce processus ne leur a rien fait gagner, mais leur a fait perdre leur souveraineté et leur potentiel de développement.

Reconnaître Taipei ne constitue pas une politique d’assurance contre les ingérences étasuniennes ; il s’agit plutôt d’une garantie que les ingérences étasuniennes vont s’institutionnaliser au détriment des habitants du pays concerné. Les gouvernements reconnaissant Taipei, et se mettant à pratiquer des politiques relativement plus indépendantes prennent le risque de se faire punir malgré cette reconnaissance diplomatique, exactement comme cela s’est produit tout récemment au Nicaragua. Cela signifie qu’il vaut mieux, du point de vue des dirigeants comme le président Ortega, gardant à l’esprit les meilleurs intérêts de son peuple, reconnaître Pékin sans attendre, au lieu de retarder cette décision.

Si les États-Unis doivent de toutes façons finir par les déstabiliser, ils feront tout aussi bien de prendre les États-Unis par surprise en reconnaissant Pékin, sans que Washington ne dispose du temps de préparer leur punition de guerre hybride à l’avance. Le Nicaragua tient par conséquent lieu d’exemple courageux pour les quelques pays restants qui finiront inévitablement par reconnaître Pékin au lieu de Taipei, conformément à la marche inexorable de l’histoire. Ces pays feraient bien de tirer les enseignements des expériences récemment connues par le Nicaragua, et franchir le pas sans attendre.

Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

»» https://lesakerfrancophone.fr/le-nicaragua-reconnait-diplomatiquement-...

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Dans Amérique

LE PRESIDENT ARGENTIN TERMINE UNE VISITE TRES FRUCTUEUSE EN CHINE

Par Le 07/02/2022

6 Février 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-02-06 11:33:12

      

Beijing, 6 février (RHC) La Chine et l'Argentine ont signé un mémorandum d'accord sur l'Initiative la Ceinture et la Route, selon un communiqué conjoint publié dimanche à l'issue d'une rencontre entre le président chinois Xi Jinping et son homologue argentin Alberto Fernandez.

A l'invitation de la Chine, M. Fernandez a effectué une visite en Chine, au cours de laquelle il a assisté à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Beijing vendredi soir.

Le mémorandum d'accord sur la promotion conjointe de la construction de la Ceinture économique de la Route de la soie et de la Route maritime de la soie du XXIe siècle entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement de la République argentine a été signé alors que les deux pays célèbrent le 50e anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques cette année.

Les deux parties ont défini un cadre pour un développement durable et une coopération économique inclusive, afin de favoriser davantage les actions et les projets visant à approfondir, innover et diversifier leurs relations économiques et à renforcer la connectivité régionale.

Elles ont également étudié la coopération commerciale bilatérale et sont convenues de continuer à développer le commerce, à renforcer le soutien financier au règlement des exportations de la Chine vers l'Argentine et à encourager activement la diversification commerciale, selon le communiqué.

La Chine et l'Argentine ont réaffirmé leur engagement à accélérer l'achèvement des négociations sur les accords d'inspection et de quarantaine existants et à convoquer des réunions techniques pour atteindre cet objectif.

Elles ont souligné l'importance du renforcement des consultations institutionnelles pour promouvoir des opportunités commerciales qui profitent aux deux pays, indique le document, ajoutant que dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les deux parties utiliseraient des consultations vidéo si nécessaire pour obtenir des résultats, afin de faciliter un commerce sans entrave.

Sur la base de leurs intérêts respectifs et de leurs législations nationales, les deux parties sont convenues de faire progresser activement les investissements bilatéraux, d'élargir la complémentarité économique et de rechercher de nouvelles opportunités économiques. Le communiqué explique aussi que la Chine et l'Argentine sont convenues de stimuler le développement durable vert, ainsi que l'investissement et la coopération dans l'économie numérique.

Les deux parties ont également exprimé leur satisfaction concernant le cinquième Dialogue stratégique sur la coopération et la coordination économiques entre la Chine et l'Argentine, qui s'est tenu récemment, toujours selon le texte.

La réunion a défini le cadre des grands projets d'investissement dans la construction d'infrastructures en Argentine, abordé la possibilité d'élargir la participation localisée aux projets d'investissement dans les infrastructures et identifié les domaines majeurs de la coopération en matière d'investissement pour développer les exportations de l'Argentine, la durabilité du développement extérieur, la croissance de la productivité et la création d'emplois, d'après le communiqué.

 

Source Sputnik

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/285234-le-president-argentin-termine-une-visite-tres-fructueuse-en-chine

Tag(s) : #argentine#Chine

Dans Amérique

HONDURAS : LE GOUVERNEMENT PROGRESSISTE PROMEUT UN PROJET D’ENERGIE GRATUITE POUR PLUS D’UN MILLION 300 MILLE CITOYENS PAUVRES

Par Le 06/02/2022

5 Février 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-02-02 18:55:33

      

Par María Josefina Arce

Lors de sa campagne électorale et son discours d’investiture le 27 janvier à la présidence du Honduras, Xiomara Castro s’est montrée très sensible aux citoyens victimes de la pauvreté, un fléau qui touche 71% des presque dix millions d’habitants de ce pays centraméricain.

La nécessité d’aider les Honduriens les moins favorisés à accéder à une énergie gratuite a été un thème abordé plusieurs fois. Xiomara Castro, peu après avoir assumé la présidence a envoyé au Congres une proposition visant à fournir le service énergétique gratuit à plus d’un million 300 mille citoyens pauvres.

Pour ce faire, il faudra modifier la Loi Générale de l’Industrie Électrique, qui ne permet pas de subventions aux personnes vulnérables. Mais le chemin ne sera pas facile, avec un organe législatif plein de contradictions politiques et fragmenté, pouvant freiner la gestion du nouveau gouvernement pour résoudre les graves problèmes résultant de 12 années de modèle néolibéral.  

Sans doute, l’agenda de Castro devra faire face à la résistance des pouvoirs privés qui n’ont aucun intérêt à améliorer les conditions de vie des Honduriens, ni à lutter contre la corruption et l’impunité dont bénéficient de très nombreux politiciens. 

La situation héritée de l’administration de Juan Orlando Hernández est très complexe sous de divers aspects. L’un d’eux s’avère l’énorme dette de 80 milliards de lempiras, soit plus de trois milliards de dollars, de l’entreprise publique Compagnie nationale d’électricité.

Il s’agit d’un problème grave menaçant les finances publiques, qui se traduit par des factures d’électricité plus élevées pour la population, de nouvelles taxes et un obstacle pour l’allocation de fonds à d’autres domaines importants du bien-être des citoyens tels que la santé et l’éducation.

Tel que les experts l’indiquent, cette situation constitue également un frein pour les investissements nationaux et étrangers, en raison de l’inexistence d’un système électrique solide. 

Les nouvelles autorités ont dénoncé l’existence des contrats surévalués et piégés qui favorisent les intérêts privés et qui ont saigné l’entreprise publique.

Ils ont déclaré que tout au long de ces années, des décennies de contrats de génération d’énergie solaire, thermique et hydroélectrique ont été attribués à des prix onéreux qui nuisent à l’intérêt national.

Bien que le nouveau gouvernement travaille à l’élaboration d’un plan visant à réduire les pertes de l’entreprise publique, le problème ne sera pas facilement résolu, car il s’est aggravé pendant 12 ans.

Xiomara Castro, qui est arrivée à la présidence avec un grand soutien populaire, fait face à un scénario difficile. Un pays avec un niveau très élevé de pauvreté, d’insécurité et de corruption, un cadre institutionnel très affaiblie et la résistance de ceux qui ne veulent pas voir leurs propres intérêts affectés. 

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/284869-le-gouvernement-hondurien-promeut-un-projet-denergie-gratuite-pour-les-pauvres

Tag(s) : #Honduras

Dans Amérique

LE SECRETAIRE EXECUTIF DE L'ALBA-TCP SOULIGNE LE DISCREDIT DE L'OEA

Par Le 06/02/2022

6 Février 2022

Le secrétaire de l'ALBA-TCP souligne le discrédit de l'OEA

Caracas, 5 février (Prensa Latina) Le secrétaire exécutif de l'ALBA-TCP, Sacha Llorenti, a souligné aujourd'hui la nature discréditante et interférente des missions d'observation électorale (MOE) de l'Organisation des États américains (OEA).

5 février 2022
CST16:05 (GMT) -0500
Dans un message publié sur son compte Twitter, M. Llorenti a remis en question les déclarations du secrétaire général de l'OEA, Luis Almagro, sur le rôle supposé de ces missions en tant que "pilier de la démocratie dans les Amériques".

Le secrétaire exécutif de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Traité de commerce entre les peuples a rappelé la complicité de l'OEA dans le coup d'État perpétré en Bolivie contre Evo Morales en novembre 2019.

"Luis Almagro a réussi quelque chose de très difficile à faire : jeter encore plus de discrédit sur l'OEA déjà discréditée. Le coup d'État en Bolivie, parrainé par la MOE, est un exemple du rôle de cette organisation sur notre continent : appliquer la doctrine Monroe", a déclaré M. Llorenti dans la plateforme de communication.

La rupture de l'ordre constitutionnel et l'installation subséquente d'un gouvernement de facto en Bolivie en 2019 ont eu le soutien de l'organisme régional, dont la mission d'observation a qualifié les élections tenues en octobre de la même année de frauduleuses dans un rapport politisé et sans fournir de preuves concluantes.

gaz/wup
source : https://www.prensa-latina.cu/2022/02/05/secretario-de-alba-tcp-subraya-descredito-de-la-oea

Tag(s) : #OEA#ALBA

Dans Amérique

LE SECRETAIRE EXECUTIF DE L'ALBA-TCP SOULIGNE LE DISCREDIT DE L'OEA

Par Le 06/02/2022

6 Février 2022

Le secrétaire de l'ALBA-TCP souligne le discrédit de l'OEA

Caracas, 5 février (Prensa Latina) Le secrétaire exécutif de l'ALBA-TCP, Sacha Llorenti, a souligné aujourd'hui la nature discréditante et interférente des missions d'observation électorale (MOE) de l'Organisation des États américains (OEA).

5 février 2022
CST16:05 (GMT) -0500
Dans un message publié sur son compte Twitter, M. Llorenti a remis en question les déclarations du secrétaire général de l'OEA, Luis Almagro, sur le rôle supposé de ces missions en tant que "pilier de la démocratie dans les Amériques".

Le secrétaire exécutif de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Traité de commerce entre les peuples a rappelé la complicité de l'OEA dans le coup d'État perpétré en Bolivie contre Evo Morales en novembre 2019.

"Luis Almagro a réussi quelque chose de très difficile à faire : jeter encore plus de discrédit sur l'OEA déjà discréditée. Le coup d'État en Bolivie, parrainé par la MOE, est un exemple du rôle de cette organisation sur notre continent : appliquer la doctrine Monroe", a déclaré M. Llorenti dans la plateforme de communication.

La rupture de l'ordre constitutionnel et l'installation subséquente d'un gouvernement de facto en Bolivie en 2019 ont eu le soutien de l'organisme régional, dont la mission d'observation a qualifié les élections tenues en octobre de la même année de frauduleuses dans un rapport politisé et sans fournir de preuves concluantes.

gaz/wup
source : https://www.prensa-latina.cu/2022/02/05/secretario-de-alba-tcp-subraya-descredito-de-la-oea

Tag(s) : #OEA#ALBA

Dans Amérique

LE NICARAGUA VA CONSTRUIRE 35 000 LOGEMENTS SOCIAUX AU COURS DES TROIS PROCHAINES ANNEES

Par Le 06/02/2022

6 Février 2022

Le Nicaragua va construire 35 000 logements au cours des trois prochaines années

Managua, 5 février (Prensa Latina) Le gouvernement du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) au Nicaragua a inclus aujourd'hui parmi ses prévisions la construction de 35 000 logements sociaux au cours des trois prochaines années.
5 février 2022
CST02:13 (GMT) -0500
Selon le ministre des finances et du crédit public de la nation centraméricaine, Iván Acosta, le plan prévoit également de nouvelles maisons pour les familles de la côte nord des Caraïbes qui ont été touchées par les ouragans Eta et Iota en novembre 2020.

Les données officielles révèlent que ces phénomènes météorologiques ont touché environ 1,8 million de personnes et ont provoqué des inondations, des glissements de terrain, la destruction de maisons et de moyens de subsistance pour la production agricole et la pêche et un impact négatif sur l'environnement et les ressources naturelles.

Selon le ministre, les lignes de financement de ces projets sociaux, connus dans le pays sous le nom de logement solidaire, contiennent 174 millions de dollars alloués par la Banque centraméricaine d'intégration économique (BCIE), par l'intermédiaire de l'Institut du logement urbain et rural et de 60 municipalités.

La Banque mondiale a également accordé un crédit évalué à 42 millions de dollars, consacré à l'attention des zones sinistrées et aux dommages causés par Eta et Iota, un processus déjà approuvé et en phase de préparation, d'organisation, d'appel d'offres et d'attribution des contrats aux constructeurs.

L'exécutif dirigé par Daniel Ortega et Rosario Murillo encouragera également la construction de 10 000 logements par le biais du programme de logement Bismarck Martínez et du secteur privé, et un autre groupe bénéficiera de la mise en œuvre d'une initiative similaire avec des capitaux chinois.

msm/dgh
source : https://www.prensa-latina.cu/2022/02/05/nicaragua-construira-35-mil-casas-en-los-proximos-tres-anos

Tag(s) : #nicaragua

Dans Amérique

"TUER L'INDIEN CHEZ L'ENFANT"

Par Le 02/02/2022

31 Janvier 2022

“Tuer l’indien chez l’enfant”
Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-30 23:16:47

      

Par: Guillermo Alvarado

Je vous présente des excuses pour la dureté du titre de ce commentaire, mais cette phrase, « tuer l’indien chez l’enfant », décrit clairement l’un des ethnocides les plus brutaux perpétrés dans l’histoire de notre continent, dont les détails sont révélés petit à petit.

C’était sous le couvert de cette idée que le Canada a appliqué pendant plus d’un siècle, une politique d’assimilation consistant à effacer par des méthodes ignobles les traits fondamentaux de la culture indigène, sa langue, son histoire, ses coutumes, sa spiritualité et sa vie communautaire chez des centaines de milliers d’enfants.

Ce système impliquait des fonctionnaires d’état, des politiciens, des congrégations de l’église catholique et dans une moindre mesure de l’Eglise méthodiste et ils auraient fait pâlir d’envie  Adolf Hitler et les adeptes de la ‘solution finale’ contre les Juifs, les Tziganes et d’autres peuples considérés comme inférieurs.

Les enfants étaient arrachés à leur communautés – d’après la loi en vigueur depuis 1920 le consentement de leurs parents n’était pas requis  – et ils étaient conduits aux Écoles Résidentielles Indigènes où,  à peine arrivés, ils perdaient tout, y compris leurs noms qui étaient remplacés par un numéro.

Utiliser leur langue maternelle, se reconnaître entre eux ou montrer n’importe quelle forme de culture ancestrale pourraient leur valoir des punitions sévères.

Les dites écoles étaient des centres de maltraitance massive, d’abus sexuels et de travail, de pressions psychologiques et physiques comparables à de la torture et des milliers d’enfants sont morts et ont été enterrés clandestinement.

Entre 1890 et 1997 quelque 130 ‘résidences’ de ce type existaient au Canada et elles ont accueilli de 150 mille à 200 mille enfants; et si bien on parlait de ce qui se passait à l’intérieur de celles-ci, ce n’est que jusqu’à la découverte des premiers tombeaux que le scandale a fait ébranler la société canadienne.

Récemment les restes d’autres 93 sépultures sans identifier, situées dans une mission catholique à la Columbia Britannique, ont rouvert les plaies de cet épisode honteux pour le Canada.

Bien que l’actuel Premier ministre Justin Trudeau et l’ancien Stephen Harper aient présenté respectivement des excuses et que certains évêques, mais pas tous, aient déploré ces faits, il n’existe pas encore une déclaration officielle du Vatican sur l’implication de l’église catholique dans de tels crimes.

Le chef de la tribu, Willie Sellars a accusé les autorités religieuses, le gouvernement fédéral et la Police montée canadienne d’avoir trompé l’opinion publique sur ce qui se passait aux internats et il a même déclaré qu’il y a des fonctionnaires qui ont détruit des évidences à cet égard.

De nombreux survivants ne pourront jamais se remettre des dommages qu’ils ont subis et leurs vies brisées pointeront du doigt une société qui n’a d’autre alternative qu’assumer cette douleur comme partie de son histoire collective.

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/284529-tuer-lindien-chez-lenfant

Tag(s) : #Canada

Dans Amérique

LE HONDURAS VOIT SES PREMIERS CHANGEMENTS DE POLITIQUE ETRANGERE

Par Le 01/02/2022

1 Février 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-31 17:27:00

      

Tegucigalpa, 31 janvier (RHC) Le Honduras a renoué des liens diplomatiques avec le Venezuela après trois ans de rupture et a plaidé en faveur d’une plus grande coopération avec le Mexique.

C’est il y a trois ans que le président hondurien de l’époque, Juan Orlando Hernández, a rompu des liens avec le gouvernement de Nicolás Maduro et a remis cette ambassade aux représentants de l’opposant Juan Guaidó. Mais,  la nouvelle présidente a fait un virage de 180 degrés en annonçant qu’elle reconnaîtrait l’exécutif que dirige Maduro, comme le représentant légitime du Venezuela.

La décision de la chef d’état a été applaudie par des membres de sa formation politique qui se sont rendus à l’ambassade vénézuélienne à Tegucigalpa pour saluer la reprise des relations diplomatiques entre ses nations.

Lors de son premier jour de travail, elle a également reçu le ministre mexicain des Affaires Étrangères, Marcelo Ebrard. Castro espère voir bientôt le président Andrés Manuel López Obrador et espère que son pays et le Mexique continueront à tisser des liens d’unité et de solidarité.

L’un des thèmes abordés lors de la réunion était la migration vers le nord. Le gouvernement mexicain a annoncé la mise en place d’un programme social, avec un investissement de 630 millions de dollars.

Les deux pays ont en outre convenu d’élaborer une proposition pour les États-Unis avec des initiatives pour freiner l’exode migratoire de l’Amérique centrale vers ce pays, en aidant les personnes dans le besoin et la possibilité de se rendre légalement dans le pays nordique.

 

Source Prensa latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/284616-le-honduras-a-vu-ses-premiers-changements-de-politique-etrangere

Tag(s) : #Honduras

Dans Amérique

LE HONDURAS VOIT SES PREMIERS CHANGEMENTS DE POLITIQUE ETRANGERE

Par Le 01/02/2022

1 Février 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-31 17:27:00

      

Tegucigalpa, 31 janvier (RHC) Le Honduras a renoué des liens diplomatiques avec le Venezuela après trois ans de rupture et a plaidé en faveur d’une plus grande coopération avec le Mexique.

C’est il y a trois ans que le président hondurien de l’époque, Juan Orlando Hernández, a rompu des liens avec le gouvernement de Nicolás Maduro et a remis cette ambassade aux représentants de l’opposant Juan Guaidó. Mais,  la nouvelle présidente a fait un virage de 180 degrés en annonçant qu’elle reconnaîtrait l’exécutif que dirige Maduro, comme le représentant légitime du Venezuela.

La décision de la chef d’état a été applaudie par des membres de sa formation politique qui se sont rendus à l’ambassade vénézuélienne à Tegucigalpa pour saluer la reprise des relations diplomatiques entre ses nations.

Lors de son premier jour de travail, elle a également reçu le ministre mexicain des Affaires Étrangères, Marcelo Ebrard. Castro espère voir bientôt le président Andrés Manuel López Obrador et espère que son pays et le Mexique continueront à tisser des liens d’unité et de solidarité.

L’un des thèmes abordés lors de la réunion était la migration vers le nord. Le gouvernement mexicain a annoncé la mise en place d’un programme social, avec un investissement de 630 millions de dollars.

Les deux pays ont en outre convenu d’élaborer une proposition pour les États-Unis avec des initiatives pour freiner l’exode migratoire de l’Amérique centrale vers ce pays, en aidant les personnes dans le besoin et la possibilité de se rendre légalement dans le pays nordique.

 

Source Prensa latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/284616-le-honduras-a-vu-ses-premiers-changements-de-politique-etrangere

Tag(s) : #Honduras

Dans Amérique

ANEZ ET GUAIDO, DEUX "CELEBRES" ESCROCS DE LA POLITIQUE POLITICIENNE DE CANIVEAUX

Par Le 31/01/2022

30 Janvier 2022

Misérablement célèbre, Juan Guaido, autoproclamé « président » du Venezuela, sur ordre de Washington, et dont le parcours n’a plus aucun secret, est un hybride de kleptomanie et de soumission, deux éléments assimilables à l'intérêt impérial de son créateur.

Auteur:  | informacion@granmai.cu

27 janvier 2022 10:01:27

caracas, venezuela. – Misérablement célèbre, Juan Guaido, autoproclamé « président » du Venezuela, sur ordre de Washington, et dont le parcours n’a plus aucun secret, est un hybride de kleptomanie et de soumission, deux éléments assimilables à l'intérêt impérial de son créateur.
Dès le début, la marionnette a fonctionné de manière effrontée, et a pris soin d'honorer sa « nomenclature », conformément aux deux instructions « algorithmiques » qui l'animent : « voler et obéir ».
Il a exécuté la première de ses instructions à la lettre : se proclamer président… En charge de quoi, de qui ? Les réponses ont été anticipées par les faits. L'administration de Trump a saisi arbitrairement Citgo, un distributeur vénézuélien d'hydrocarbures florissant, et a fait mine de le placer sous la soi-disant présidence de Guaido. La marionnette a prétendu exercer un contrôle et, pour son propre bénéfice et celui de sa clique, a entrepris un piratage d'un million de dollars, bien que n'étant rien comparé à la valeur totale de l'actif. Entre les transnationales gringos et canadiennes, c’est à qui parviendra à s’approprier la plus grosse tranche du gâteau…
L' « intérimaire » a été chargé d'une mission similaire concernant une autre entreprise : Monomeros, qui a été mise entre les mains de l'oligarchie colombienne par la ruse. D'autres fonds vénézuéliens, illégalement gelés dans des banques étrangères, financent les voyages, les banquets et le luxe de  l'« intérimaire » et de son entourage. Quiconque pourrait imaginer qu'il est plein de dollars volés en échange de la mise du patrimoine de son pays dans des griffes étrangères.
Mais non. En 2019, ce fantôche fabriqué à Washington s'est lié avec l'autoproclamée présidente de facto de Bolivie, à la suite du coup d'État contre le gouvernement d'Evo Morales, et comme pour honorer sa nomenclature, les deux « auto... proclamés » avaient donné le feu vert au vol et à la vente illégale de 34 voitures appartenant à l'ambassade du Venezuela.
Selon Eduardo Del Castillo, ministre bolivien du gouvernement, les véhicules ont été dérobés du siège diplomatique par les fonctionnaires de Guaido, avec la complaisance de la présidente de facto de l'époque, Jeanine Añez.
Pour ce faire, ils ont collecté des documents et des copies des clés et des systèmes de sécurité des véhicules stationnés dans le garage de l'ambassade, falsifié les documents d'achat et de vente et les ont vendus illégalement à des tiers. Une opération de police a permis de récupérer 15 des voitures volées, ainsi que d'autres moyens ; les enquêtes se poursuivent. Le ministre bolivien a regretté « les dommages qu'Añez et Guaido ont causés à nos peuples ».
Ce ne sont là que quelques-unes de manœuvres auxquelles se livrent ces deux marionnettes made in usa. Présidente autoproclamée en Bolivie, Jeanine Añez doit désormais répondre de ses crimes. Le fantoche autoproclamé du Venezuela ne perd rien pour attendre.

source : https://fr.granma.cu/mundo/2022-01-27/anez-et-guaido-lescroquerie-comme-lettres-de-creance

Tag(s) : #Venezuela#Bolivie

Dans Amérique

AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES : CHANGEMENTS D'OCCUPANTS DES FAUTEUILS PRESIDENTIELS

Par Le 31/01/2022

17 Janvier 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-16 19:23:12

      

Par Guillermo Alvarado

Je disais dans un article précédent que des vents de changements progressistes soufflent sur l’Amérique Latine et les Caraïbes suite aux victoires successives de Luis Arce en Bolivie, de Pedro Castillo au Perou, de Xiomara Castro au Honduras et de Gabriel Boric au Chili, outre la réélection de Daniel Ortega au Nicaragua.

Il est clair que chacun de ces arrivées au fauteuil présidentiel a une signification particulière, aussi bien par la portée des transformations que les nouveaux présidents envisagent de faire à l’intérieur de leurs pays que par leur poids dans le processus d’intégration régionale, mais il est évident qu’ils sont tous positifs.

Il s’agit d’une tendance qui pourrait se consolider en 2022, où des élections sont prévues au Costa Rica, en Colombie et au Brésil, ces deux dernières d’une grande importance.

Dans le cas de Costa Rica un changement significatif n’est pas prévu car parmi les plus de vingt candidats qui se présenteront le 6 février, e sont les conservateurs ou ceux de centre qui remporteront la victoire.  

Ce n’est pas le cas de la Colombie où le mécontentement provoqué par des années de néolibéralisme pourrait renverser le courant dirigé depuis l’ombre  par l’ancien président Alvaro Uribe.

Pour le premier tour du 29 mai et le second prévu pour le 19 juin, les intentions de vote selon les sondage, signalent l’économiste, ancien combattant et ancien maire de Bogotá, Gustavo Petro. Ce serait la première fois dans l’histoire de ce pays qu’un représentant de la gauche arrive à la présidence.

Alors qu’il ne manque que  quelques mois pour les élections, l’insécurité, les assassinats réitérés de leaders sociaux et la pauvreté laissent à la droite radicale peu de possibilités de garder le pouvoir.

Au Brésil, bien que l’ancien président Luis Inacio Lula da Silva n’ait pas encore confirmé sa candidature à la présidence, il est à la tête de tous les sondages d’intention de vote, surtout s’il défie Jair Bolsonaro.

Lula a promis qu’il annoncera en février ou mars s’il prendra part à la course à la présidence, bien que beaucoup le voient déjà de retour à la tête du Parti des Travailleurs.

Sans aucun doute, ces perspectives troublant, sans aucun doute, le sommeil de beaucoup à Washington où les mécanismes pour empêcher que ces vents nouveaux soufflent sur toute la région sont sûrement d’ores et déjà en marche.

Des temps de bataille approchent dans lesquels chacun doit rester dans sa tranchée pour protéger les acquis réussis et avancer vers de nouveaux objectifs.

 

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/283003-changements-doccupants-des-fauteuils-presidentiels

Tag(s) : #Ameriquelatine#Elections

Dans Amérique

HONDURAS : DISCOURS D'INVESTITURE DE XIOMARA CASTRO

Par Le 29/01/2022

Honduras : Discours d’investiture de Xiomara Castro 

 

29 Janvier 2022, 19:46pm

 | 

Publié par Bolivar Infos

 

Mon cher peuple, mesdames et messieurs les députés du Congrès National, mesdames et messieurs désignés par la présidence, messieurs les magistrats de la Cour Suprême de Justice, hommes et femmes du Honduras, héroïque Résistance Nationale, militants et amis du parti LIBRE victorieux, (...)

 

(…)

Chers frères et sœurs, peuple hondurien, la Présidence de la République n’a jamais été assumée par une femme au Honduras, 200 ans ont dû s’écouler depuis que notre indépendance a été proclamée, nous brisons des chaînes et nous brisons des traditions. Ce fait historique n’a pu naître que de la volonté majoritaire du peuple. Merci, peuple hondurien, merci pour cet honneur et pour cette confiance.

 

En ce jour historique, j’informerai le pays et les pays étrangers sur les chiffres réels, non maquillés, de ce que je reçois, sur la tragédie sociale et économique qu’affronte le Honduras et sur mes propositions de refondation de l’État socialiste et démocratique.

 

L’État du Honduras a été ruiné pendant ces 12 dernières années et je l’ai reçu en banqueroute. Le pays doit savoir ce qu’ils ont fait avec l’argent et où sont les 20 000 000 de $ qu’ils ont sorti en prêts. Mon gouvernement ne continuera pas le tourbillon de pillages qui a condamné les générations de jeunes à payer la dette contractée derrière leur dos, Nous devons arracher les racines de la corruption de 12 ans de dictature. Nous avons le droit de nous refonder sur des valeurs souveraines, pas sur l’usure et la spéculation.

 

La catastrophe économique que j’ai reçue n’a pas son pareil dans l’histoire du pays et son impact sur la vie des gens se traduit par l’augmentation de 700% de la dette, par la pauvreté qui a augmenté de 74% et a fait de nous le pays le plus pauvre d’ Amérique Latine. Ce chiffre explique par lui-même la caravane de milliers de personnes de tout âge qui fuient vers le nord, le Mexique et les Etats-Unis à la recherche d’un endroit et d’une façon de subsister sans courir de risque pour leur vie.

 

L’État a été constitué pour assurer à ses habitants la jouissance de la justice, de la liberté, de la culture et du bien-être économique et social et par conséquent, nous avons le devoir de restaurer le système économique sur la base de la transparence, de l’efficacité de la production et de la justice sociale dans la distribution de la richesse et du revenu national.

 

Malgré les impôts déplacés qu’ils ont accepté pour nous et l’augmentation des revenus fiscaux pendant la période de 2009 à 2022, l’endettement, le paiement des intérêts et du capital ont été si élevés, qu’à ce moment-là, ils absorbent 50% du montant du budget général de la République après 12 ans de dictature, le montant de la dette intérieure est passé de 20 000 000 000 à 179 000 000 000, une augmentation de 700%. Le montant de la dette extérieure est passé de 37 000 000 000 à 157 000 000 000, une augmentation de 319%. Avec ce chiffre, il est évident que l’État n’a pas la capacité de soutenir cette dette écrasante et étouffante dont nous avons hérité. Il est pratiquement impossible de respecter les échéances de la dette,  la seule façon de faire est un processus de restructuration complet grâce à un accord avec les créanciers privés et publics. 

En parlant du budget, il se ventile en 38 000 lignes et comprend 393 objets de dépenses pour 101 institutions. La majeure partie du budget est destinée aux soldes et aux salaires, aux soldes et aux salaires des 210 000 employés publics: 152 000 travaillent au ministère de la Santé, de l’Education, de la Défense et de la Sécurité. Le décret législatif qu’a publié la dictature en approuvant un budget pour mon administration, violant ainsi le principe de non intervention dans le gouvernement suivant, comprend seulement les montants globaux et les dispositions légales à appliquer mais ne nous fournit pas de détails par objet de dépense et aucune garantie concernant les ressources pour les financer. La question que tous les Honduriens se posent est : dans ce budget, combien d’argent arrive aux pauvres ? Au service de qui est ce budget ? Qui audite le budget et son exécution ? Que font-ils avec la corruption budgétaire ? Parce que disposer de ressources économiques pour l’investir dans les gens est l’une de mes missions essentielles pendant mon mandat. L’axe transversal du prochain budget que je présenterai devant le Congrès National sera la transparence et l’anti-corruption. 

 

Maintenant, je vais donner quelques détails sur l’Entreprise Nationale de l’Energie Electrique : la destruction de l’ENEE est une souillure que nous laisse la dictature et un trou fiscal qu’on ne peut combler à court terme.  Le problème va au-delà du problème de l’énergie, c’est un problème social, économique qui peut encourager la migration. Les options que m’ont présentées les organismes financiers sont de contracter plus de dette mais pas pour sauver l’ENEE, pour sauver les fournisseurs de l’entreprise. Contracter plus de dette pour payer les producteurs d’énergie sans un programme d’urgence énergétique équivaut à se rendre complice de l’usure et de la spéculation légalisées par des contrats préjudiciables à l’intérêt national. 

 

Ils ont approuvé des lois pour satisfaire des intérêts créés, ils ont organisé le ministère de l’Energie et le Centre de bureau où les représentants sont nommés par ceux qui vendent l’énergie, c’est à dire qu’ils sont juge et partie à l’ ODS et au CREE, ils ont partagé l’ENEE en 3 morceaux et en ont donné l’administration à 3 fidéicommis. Ils ont accordé un contrat onéreux de mesure et de réduction des pertes qui les a bien plus augmentées. Ils ont accordé des dizaines de contrats de production d’énergie solaire, thermique et hydroélectrique à des prix élevés et préjudiciables à l’intérêt général. Les pertes à cause du vol à l’ENEE ont atteint plus de 38%. Leur impact sur le flux de caisse est de plus de 10 000 000 000 de lempiras par an, 450 000 000 de $.

 

Le Honduras dépasse considérablement les pourcentages moyens de pertes dans la région. Il sont transformé l’État en oppresseur et en violeur des droits de l’homme, avec le Honduras Open For Business falsifiant les chiffres, ils ont mis entre parenthèses la souveraineté populaire, avec le projet de vente de territoires aux ZEDES, ils ont destitué tout d’un coup 4 des 5 magistrats de la cour constitutionnelle pour atteindre leur but. Ils vendent le territoire comme n’importe quelle marchandise. Pendant cette cérémonie, je remets au Congrès National le projet de décret qui abroge la loi sur les ZEDE élaboré par l’avocate et députée Maribel Espinoza.

 

Ils ongt modelé toute la législation pour leurs propres intérêts de groupe sans se préoccuper des dommages brutaux sur la population qu’ils ont réduite à la misère. Ça n’a pas été la décennie perdue comme celle de 1980 mais la décennie corrompue. Il est impossible de trouver, dans l’histoire du Honduras, un autre moment si plein de sabotage contre notre Patrie mais je ne viens pas aujourd’hui faire un récit plein de plaintes ni faire les comptes du passé, la justice s’en chargera.

 

Quand nous avons créé le parti de la résistance et avons formé des alliances politiques, nous l’avons fait avec une conscience éthique profonde pour refonder le Honduras comme une mission patriotique, une mission qui ne fera pas seulement rendre des comptes à ceux qui ont été responsables du fait que l’image de notre pays s’écroule, méprisée par le monde. Nous nous sommes engagés, par notre proposition de socialisme démocratique, à poser les bases du combat frontal contre la corruption pour que ces faits qui nous font honte ne se répètent plus jamais.

 

La refondation du Honduras commence par le rétablissement du respect de l’être humain, l’inviolabilité de la vie, la sécurité des citoyens, plus jamais d’escadrons de la mort, plus jamais de silence face aux féminicides, plus jamais de tueurs à gages, plus jamais de trafic de drogues ni de crime organisé. Nous voulons que le Hondurien sente la présence d’un État qui garantit ses droits, dans lequel il peut vivre en paix. Notre police sera une police préventive communautaire, disciplinée et fraternelle, une police qui doit cultiver le sentiment de service. Nous transformerons peu à peu les organisations des corps de sécurité pour qu’ils deviennent des collaborateurs des citoyens. Nous allons concentrer nos plus gros efforts sur 4 secteurs que les citoyens mettent en avant en permanence : l’éducation, la santé, la sécurité et l’emploi.

 

Ce seront les véritables ancres du progrès et du développement : l’éducation, la priorité suprême. Dès demain, nous entamerons le dialogue avec les maîtres pour que nos enfants retournent en classe de façon présentielle. Nous devons redéfinir le secteur de la santé dans toute son infrastructure et le réseau national en donnant la prééminence au secteur public qui doit se consacrer à la prévention et eu renforcement des soins primaires en mettant l’accent sur les enfants, les femmes et les vieux. La sécurité, pas seulement juridique mais aussi la sécurité des citoyens, la sécurité sociale, la sécurité de pouvoir parler en toute liberté et sans craindre de représailles, la sécurité qui admet les opinions contraires.

 

Compatriotes, dans le cadre de ce Bicentenaire, refonder est plus qu’un mot, c’est une mission indispensable à laquelle on ne peut renoncer et envers laquelle nous devons nous engager à cause du mandat direct que le peuple nous a donné de façon écrasante dans les urnes.

 

Le gouvernement ne sera pas seul, il sera accompagné par la voix et l’opinion du peuple par l’intermédiaire de consultations du peuple.

 

C’est pourquoi je convoque dès à présent le peuple hondurien et je demande au Congrès National d’approuver la loi sur la participation des citoyens aux consultations. Nous ne pouvons pas être attachés au fait d’obtenir 86 voix qui remplacent la voix du peuple et qui ne nous permettent pas de consulter le peuple.

 

Dans le cadre du respect des droits de l’homme que la Résistance a fait bouger avec ses martyrs pendant ces 12 années de lutte, à partir de cette présentation de ma Promesse de Loi, conformément au rôle que la Constitution m’a attribuée : diriger la politique de l’État et le représenter avec l’engagement ferme d’assurer à tous la jouissance de la justice, de la liberté, de la culture, du bien-être économique et social, j’ordonne : 

 

1. Que plus d’1 000 000 de familles qui vivent dans la pauvreté et consomment moins de 150 kilowatts par mois, à partir de ce jour, ne paient plus de facture de consommation d’énergie. La lumière sera gratuite dans leurs foyers. Comme cette décision implique un côut plus élevé pour l’Entreprise Nationale d’Energie Electrique, ceux qui consomment beaucoup devront payer plus pour compenser l’énergie que nous donnerons gratuitement aux pauvres du Honduras.

 

2.J’enverrai le projet de loi au Congrès National pour créer une subvention pour les combustibles et obtenir une réduction des prix actuels.

 

3.J’ordonne à la Banque Centrale et au ministère des Finances de créer des mécanismes légaux de marché pour faire baisser les intérêts bancaires sur la production.

 

4.Il faudra attribuer un budget au ministère de l’Education pour commencer cette année scolaire avec des classes présentielles pour nos enfants, nos jeunes, en leur assurant l’inscription gratuite, le repas à l’école, les vaccins et les masques.

 

5.Tout mon Gouvernement doit se concentrer sur le développement agroalimentaire et la souveraineté alimentaire. Nous allons renégocier les clauses du CAFTA.

 

6.Nous travaillerons conjointement avec les Forces Armées à la protection de l’environnement.

 

7.Jamais de permis pour des mines ouvertes ou pour l’exploitation de nos minerais, jamais plus de concessions pour l’exploitation de nos fleuves, de nos bassins hydrographiques, de nos parcs nationaux et de nos forêts tropicales.

 

8.J’accorderai une attention particulière au développement agro-forestier, au développement industriel, à la promotion du tourisme et à une politique fiscale et monétaire stricte.

 

9.Dans les 100 premiers jours qui viennent, nous prendrons les mesures urgentes que j’ai promis de prendre lors de ma campagne pour la refondation du Honduras.

 

10. Liberté pour les prisonniers politiques de Guapinol.

 

11. Justice pour Berta Cáceres.

 

12. Vieux, personnes handicapées, enfants et jeunes, peuples indigènes et afrodescendants, communauté LGTBI, tous auront un lieu et les soins nécessaires sous mon gouvernement.

 

13. Lors de ce premier mois de législature, on doit démanteler les réformes constitutionnelles et légales aberrantes avec des contrats du Pouvoir Exécutif qui portent atteinte à la souveraineté populaire auxquelles le Congrès National a illégalement donné son aval comme celles des ZEDE.

 

14. C’est un engagement pris par l’alliance, de promulguer la Loi de Condamnation du Coup d’État qui a détruit le fil constitutionnel, la Loi de Condamnation de la Sentence de Réélection illégale qui est en soi un délit de trahison envers la Patrie, la loi d’Amnistie des prisonniers politiques, des prisonniers de conscience et la Loi pour le retour des Honduriens en exil.

 

J’ordonne qu’on rende la nationalité qu’on lui a volée pendant le coup d’État au père Andrés Tamayo.

 

Abroger les lois approuvées en moins de 60 jours en une hémorragie législative, en particulier celles destinées à piller les coffres publics pour arrêter l’appareil politique clientéliste, les lois destinées à la destruction de la protection sociale et à la criminalisation des protestations, les lois qui encouragent la corruption et le pillage des richesses publiques, les fidéicommis, les contrats et les concessions qui portent atteinte à l’économie. Il nous revient de garantir que les temps obscurs de la dictature législative ne reviennent jamais parce que le Congrès National sera devenu démocratique.

 

En cette année 2022, on doit garantir la réalisation de la première consultation du peuple historique et transparente sur les réformes constitutionnelles. 

 

La réforme immédiate du budget de la République qui viole les règles constitutionnelles sur le régime économique et financier et sur les finances publiques, l’installation de la Commission Nationale et Internationale pour le Combat Frontal contre la Corruption et l’Impunité au Honduras avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies sont des tâches qui doivent être exécutées immédiatement.

 

J’ai ordonné au ministre des Relations Extérieures d’envoyer une communication aux Nations Unies pour leur demander leur soutien et leur assistance face à la corruption.

 

Un Etat ouvert et une république digital sont nos propositions pour stimuler le développement du pays et renforcer notre capacité à auto-gérer de plus en plus efficacement nos besoins dans tous les domaines.

 

Une politique étrangère citoyenne, tournée vers l’Amérique centrale, latino-américaine, souveraine et solidaire.

 

Nous soutenons le multilatéralisme et la complémentarité.

 

Cher peuple hondurien, cette date est une date qui restera dans notre histoire comme l’empreinte d’une génération qui a décidé d’être libre et apportera en héritage aux générations futures la possibilité de grandir en pensant qu’un monde meilleur est possible.

 

Notre vision du monde fait passer l’être humain avant les règles du marché. Nous sommes dans les meilleures dispositions et nous avons l’esprit de dialogue.

 

Plus jamais de violence contre les femmes, je vais, de toutes mes forces, fermer la brèche et créer les conditions pour que nos fillettes puissent se développer pleinement et vivre dans un pays sans violence.

 

Femmes honduriennes, je ne vous ferai pas défaut, je vais défendre vos droits, tous vos droits, comptez sur moi.

 

Jusqu’à la victoire, toujours !

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2022/01/28/honduras-las-primeras-acciones-de-xiomara-castro-ley-de-amnistia-para-presos-politicos-y-retorno-de-exiliados/

 

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2022/01/honduras-discours-d-investiture-de-xiomara-castro.html

 

Dans Amérique

L'ARGENTINE POUR UNE PLUS GRANDE INTEGRATION AVEC LA CHINE

Par Le 29/01/2022

L’Argentine pour une plus grande intégration avec la Chine

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-28 10:15:25

 

 

Buenos Aires, 28 janvier (RHC) Le ministre argentin des Affaires Étrangères, Santiago Cafiero, a dirigé aujourd’hui le cinquième Dialogue stratégique pour la coopération économique entre son pays et la Chine, dans lequel il a misé sur une plus grande intégration entre les deux nations.

En participant à la rencontre, le chef de la diplomatie de cette nation australe a rappelé la prochaine commémoration des 50 ans de relations diplomatiques entre l’Argentine et la Chine qui, a-t-il dit, nous invite à faire «un saut de qualité et de maturité dans le domaine des relations, avec des projets qui permettent d’améliorer les conditions de vie des deux peuples».

Cafiero a plaidé pour donner plus de vigueur à l’intégration territoriale, logistique et de mobilité durable au sein des économies régionales, dans le but d’accélérer le processus de transition énergétique diversifiée, en mettant l’accent sur les sources d’énergie renouvelables et les technologies à faible émission de carbone.

La réunion, qui s’est déroulée à la veille de la prochaine visite du président Alberto Fernández en Chine le 4 février, a pour objectif de planifier, d’orienter et de suivre les thèmes pertinents de l’agenda économique bilatéral, notamment en ce qui concerne le financement de projets d’infrastructure prioritaires.

Plusieurs fonctionnaires argentins ont participé virtuellement à ce rendez-vous et le vice-président de la Commission nationale de

 développement et de la réforme, Ning Jizhe, était accompagné de fonctionnaires du Ministère des relations extérieures, l’Administration nationale de l’énergie et les ambassades des deux pays.

Parmi les thèmes abordés figuraient les politiques macroéconomiques des deux pays et les perspectives d’avenir, ainsi que l’investissement, dans le cas de l’Argentine, axé sur les possibilités de projets productifs, dans le but d’accroître l’offre exportable de l’Argentine vers la Chine et de la diversifier en ajoutant de la valeur et de la technologie.

En outre, il a été procédé à une évaluation des perspectives de progrès en matière de collaboration et de financement pour d’autres travaux qui donnent la priorité à la croissance et au développement productif de l’Argentine, dans le cadre de la reconstruction post-africaine.

https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/284330-largentine-pour-une-plus-grande-integration-avec-la-chine

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Dans Amérique

CANADA : DES CENTAINES DE CAMIONNEURS SE DIRIGENT VERS LA CAPITALE CANADIENNE POUR MANIFESTER

Par Le 29/01/2022

Des centaines de camionneurs se dirigent vers la capitale canadienne pour manifester

French.xinhuanet.com | Publié le 2022-01-29 à 06:02


(Xinhua/Lin Wei)

OTTAWA, 28 janvier (Xinhua) -- Jusqu'à 600 conducteurs de poids lourds devraient arriver samedi à Ottawa dans le cadre d'un "convoi de la liberté" de conducteurs s'opposant à l'exigence du gouvernement canadien imposant à tous les travailleurs traversant les frontières, dont les camionneurs, de présenter une preuve de vaccination au point d'entrée dans le pays.

Les camionneurs ont sillonné le Canada au cours de la semaine écoulée, se regroupant autour de leur sentiment que toute intervention gouvernementale menace leur liberté de circulation ou de choix. Certains éléments d'extrême droite ont émergé, comparant l'obligation vaccinale à l'Holocauste et menaçant de recourir à la violence, y compris contre le Premier ministre Justin Trudeau, qui est lui même en période d'isolement pour cinq jours suite à un contact avec une personne dépistée positive à la COVID-19.

Lors d'une conférence de presse mercredi, M. Trudeau a déclaré que près de 90% des conducteurs de poids lourd au Canada étaient vaccinés contre la COVID-19, et que "la petite minorité d'individus qui font route vers Ottawa, et qui soutiennent les opinions inacceptables qu'ils ont exprimées, ne représentent pas le sentiment des Canadiens qui ont été présents les uns pour les autres, qui savent que suivre la science et se mobiliser pour se protéger les uns les autres est la meilleure manière de continuer à assurer nos libertés, nos droits, et nos valeurs en tant que pays".

Jusqu'à 10.000 manifestants pourraient se rassembler samedi devant la colline du Parlement à Ottawa, et les responsable de sécurité de la Chambre des Communes ont appelé les députés à être vigilants, en particulier contre un risque de harcèlement personnel consistant à publier en ligne des informations telles que leur adresse privé à Ottawa. Fin

http://french.news.cn/2022-01/29/c_1310445839.htm

Dans Amérique

HONDURAS : DES PERSONNALITES ET DES INSTITUTIONS NATIONALES ET ETRANGERES SALUENT LE PREMIER DISCOURS DE LA PRESIDENTE ELUE, XIOMARA CASTRO

Par Le 28/01/2022

28 Janvier 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-27 17:35:04

      

Tegucigalpa, 27 janvier (RHC) Des personnalités et des institutions nationales et étrangères ont salué, depuis les réseaux sociaux, le premier discours et programme de refonte du Honduras, annoncé par la présidente élue Xiomara Castro, au stade national de Tegucigalpa.

Le secrétaire exécutif de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP), Sacha Llorenti, a rappelé l’allusion de la présidente à la phrase : Jusqu’à la victoire toujours ! utilisée par le leader cubain Fidel Castro et le médecin argentin Ernesto Guevara.

Le sociologue et journaliste argentin, Marco Teruggi, a souligné la proposition de socialisme démocratique du chef de l’Etat et a déclaré que "cela faisait des années,  qu’un président en  Amérique latine n’assumait ses fonctions en défendant un projet socialiste".

Le Président de l’Assemblée législative du Salvador, Ernesto Castro, a mentionné dans son profil Twitter l’espoir, l’esprit de progrès et l’avenir des frères honduriens et a évoqué le désir de transformation des deux pays en tant qu’élément d’unité.

Pour sa part, le ministre mexicain des Affaires Étrangères, Marcelo Ebrard, a reconnu les 22 décisions pour le bien-être social et l’austérité, communiquées par la dirigeante; il a considéré la corruption et l’inégalité comme deux adversaires à dominer et a relevé: "la justice existe et le peuple triomphe".

Le Congrès national du Honduras, présidé par Luis Redondo, a félicité Xiomara Castro, a exprimé son engagement à travailler ensemble pour le redressement du pays et a affirmé qu’un nouveau Honduras se lève à partir de ce 27 janvier, avec l’investiture de la première femme présidente dans son histoire. (Source :PL)

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/284265-des-personnalites-du-monde-entier-saluent-le-discours-de-la-presidente-du-honduras

Tag(s) : #Honduras

Dans Amérique

HONDURAS : LA VAILLANTE PRESIDENTE ELUE, XIOMARA CASTRO, ANNONCE L'EXPULSION POUR TRAHISON DE 18 DEPUTES DU PARTI LIBRE

Par Le 23/01/2022

23 Janvier 2022

La présidente élue du Honduras accompagne une vigie contre la corruption

Tegucigalpa, 22 janvier (Prensa Latina) La présidente élue du Honduras, Xiomara Castro, accompagnera le peuple aujourd'hui lors d'une veillée au rez-de-chaussée du Congrès national pour mettre fin aux affaires du crime organisé, de la corruption et du trafic de drogue.
22 janvier 2022
CST17:55 (GMT) -0500
Sur son compte Twitter, la présidente a déploré la présence de ces maux dans son parti Libertad y Refundación (Libre) dans le but d'empêcher la transformation du pays et a appelé les citoyens à rejoindre la branche parlementaire du gouvernement.

Vendredi soir, Mme Castro a annoncé l'expulsion de 18 députés du parti Libre pour leur non-respect de l'accord sur l'élection du nouveau président du Congrès national signé avec le parti Salvador du Honduras et le vice-président élu Salvador Nasralla.

Depuis les plateformes numériques, la gagnante des élections du 28 novembre a annoncé la décision du banc constitutif de son parti, après une réunion visant à analyser la conduite des législateurs qualifiés de rebelles et de traîtres.

"Par acclamation et à l'unanimité, nous décidons et approuvons de manière extraordinaire de déclarer l'expulsion définitive des députés. À partir d'aujourd'hui, ils perdent leur statut de militants actifs (...) et leurs actions au nom de la Libre sont interdites", a déclaré Mme Castro.

Le document signé par les représentants de l'organisation de gauche demande au Tribunal de Ética Funcionaria d'adopter les mesures nécessaires pour compléter le dossier à l'appui de cette décision, après l'approbation du conseil d'administration provisoire au parlement.

Lors de la première session du Congrès, la députée Beatriz Valle, au mépris de l'accord signé par son parti, a présenté la motion en faveur de Jorge Cálix comme président, a nommé Yaveh Sabillón comme vice-président de cet organe et elle-même comme secrétaire, une proposition soutenue par 85 des 128 députés, bien qu'il n'en fallait que 65 pour l'approuver.

L'initiative a obtenu les votes de 21 membres de la Libre, 44 du Parti national, 18 du Parti libéral, un du Parti anti-corruption (PAC) et un autre du Parti chrétien-démocrate, et le conseil d'administration officiel devrait être ratifié dimanche 23.

ale/dgh

source : https://www.prensa-latina.cu/2022/01/22/presidenta-electa-de-honduras-acompanara-vigilia-contra-la-corrupcion

Tag(s) : #Honduras#Castro

Dans Amérique

GABRIEL BORIC PRESENTE SON GOUVERNEMENT A SANTIAGO DU CHILI

Par Le 22/01/2022

22 Janvier 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-01-21 19:35:23

      

14 femmes font partie du gouvernement qui s'installera le 11 mars à Santiago du Chili. Photo: AP

Santiago du Chili, 21 janvier, (RHC)- Le président élu du Chili, Gabriel Boric, a présenté ce vendredi le gouvernement qui prendra ses fonctions le 11 mars.

Le cabinet du nouveau président chilien compte 24 ministres dont 14 femmes.

Gabriel Boric s’est dit convaincu que «la richesse du Chili réside dans la diversité de ses gens».

Sept semaines avant son arrivée à La Moneda, Gabriel Boric a énoncé l'essence de son mandat: «promouvoir les changements et les transformations rendant possible que la justice et  la dignité soient le pain quotidien».

Il a défini trois axes principaux pour son gouvernement : gérer la pandémie, assurer la croissance économique et l’inclusion sociale, et veiller au succès des travaux de l’Assemblée constituante qui présentera un projet de nouvelle Loi fondamentale mi-2022.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/283653-gabriel-boric-presente-son-gouvernement-a-santiago-du-chili

Tag(s) : #Chili#Boric

Dans Amérique

ARGENTINE : APPEL A PRENDRE LA PLAZA DE MAYO CONTRE LES EXIGENCES DU FMI

Par Le 22/01/2022

22 Janvier 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-01-21 19:22:07

      

.

Buenos Aires, 21 janvier, (RHC)- Des mouvements sociaux argentins ont appelé à prendre la Place de Mai la semaine prochaine pour rejeter le rajustement de la dette extérieure avancé par le FMI.

Des centrales syndicales et des organisations sociales veulent ainsi exprimer leur soutien à la fermeté et au courage du président Alberto Fernandez et du ministre de l’Économie, Martin Guzman, face aux exigences du FMI.

«Si ces conditions étaient appliquées, elles empêcheraient la mise en œuvre de politiques sociales en Argentine » signale le texte de la convocation.

Dans des déclarations à Destape Radio, Gabriel  Katopodis, ministre argentin des Travaux publics s’est demandé ce que l’administration Macri a fait des 44 milliards de dollars déboursés par le FMI, à l'origine de la dette extérieure qui asphyxie aujourd'hui l'économie nationale.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/283649-appel-a-prendre-la-plaza-de-mayo-contre-les-exigences-du-fmi

Tag(s) : #argentine

Dans Amérique

HONDURAS : XIOMARA CASTRO QUALIFIE DE TRAHISON L'ATTITUDE D'UN GROUPE DE DEPUTES DE SON PARTI

Par Le 22/01/2022

22 Janvier 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-01-21 19:18:16

      

Xiomara Castro sera investie à la présidence du Honduras le 27 janvier prochain.

Tegucigalpa, 21 janvier, (RHC)- La présidente éluE du Honduras, Xiomara Castro, a qualifié ce vendredi de trahison la proposition de nomination du Conseil d'administration du Congrès national, présentée par plusieurs représentants de son parti : Libertad y Refundación (Libre).

20 députés de cette organisation politique n’ont pas assisté à une réunion convenue avec Xiomara Castro justement pour la désignation du Conseil d’administration du Parlement.

Un communiqué de la présidence dénonce le non- respect des accords passés par l’alliance de l’opposition avec la dictature et de l’accord pour le rétablissement de l’ordre démocratique.

Selon le texte, l'absence des législateurs est le présage d'une trahison contre-révolutionnaire de leur formation politique et des citoyens qui ont vaincu le narco-État nationaliste le dimanche 28 novembre, lors des élections générales.

Xiomara Castro a déclaré qu'elle n'acceptera pas le non-respect et la trahison du vote de la société, qui l'a élue à une écrasante majorité en alliance avec d'autres forces politiques.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/283648-xiomara-castro-qualifie-de-trahison-lattitude-dun-groupe-deputes-de-son-parti

Tag(s) : #Honduras

Dans Amérique

HONDURAS : XIOMARA CASTRO QUALIFIE DE TRAHISON L'ATTITUDE D'UN GROUPE DE DEPUTES DE SON PARTI

Par Le 22/01/2022

22 Janvier 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-01-21 19:18:16

      

Xiomara Castro sera investie à la présidence du Honduras le 27 janvier prochain.

Tegucigalpa, 21 janvier, (RHC)- La présidente éluE du Honduras, Xiomara Castro, a qualifié ce vendredi de trahison la proposition de nomination du Conseil d'administration du Congrès national, présentée par plusieurs représentants de son parti : Libertad y Refundación (Libre).

20 députés de cette organisation politique n’ont pas assisté à une réunion convenue avec Xiomara Castro justement pour la désignation du Conseil d’administration du Parlement.

Un communiqué de la présidence dénonce le non- respect des accords passés par l’alliance de l’opposition avec la dictature et de l’accord pour le rétablissement de l’ordre démocratique.

Selon le texte, l'absence des législateurs est le présage d'une trahison contre-révolutionnaire de leur formation politique et des citoyens qui ont vaincu le narco-État nationaliste le dimanche 28 novembre, lors des élections générales.

Xiomara Castro a déclaré qu'elle n'acceptera pas le non-respect et la trahison du vote de la société, qui l'a élue à une écrasante majorité en alliance avec d'autres forces politiques.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/283648-xiomara-castro-qualifie-de-trahison-lattitude-dun-groupe-deputes-de-son-parti

Tag(s) : #Honduras

Dans Amérique

HAÏTI DANS UNE IMPASSE ?

Par Le 21/01/2022

20 Janvier 2022

L'attentat contre le Premier ministre haïtien Ariel Henry et sa délégation lors des célébrations du 218e anniversaire de l'indépendance dans la ville de Gonaïves démontre une détérioration du climat politique et social dans ce pays des Caraïbes, mais aussi que les règlements de comptes pour avoir été le premier pays du continent à proclamer son indépendance se poursuivent

Auteur:  | internet@granma.cu

19 janvier 2022 09:01:26

Plusieurs manifestations ont eu lieu dans le pays, dans un contexte d'aggravation de la crise gouvernementale et du climat d'insécurité. Photo: EFE

L'attentat contre le Premier ministre haïtien Ariel Henry et sa délégation lors des célébrations du 218e anniversaire de l'indépendance dans la ville de Gonaïves démontre une détérioration du climat politique et social dans ce pays des Caraïbes, mais aussi que les règlements de comptes pour avoir été le premier pays du continent à proclamer son indépendance se poursuivent.

C'est la deuxième fois en moins de six mois qu'Ariel Henry a dû fuir au milieu des tirs, après l'incident du 17 octobre dernier, à l'occasion de la commémoration de la mort du leader indépendantiste Jean-Jacques Dessalines.

Nous sommes face à une société vulnérable qui attend toujours que les autorités concluent l'enquête de police sur l'assassinat du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021, bien que des dizaines de personnes aient déjà été arrêtées, dont 18 Colombiens et deux Étasuniens.

Rappelons que Moïse était arrivé au pouvoir en février 2016 après deux élections jugées frauduleuses, la seconde avec le vote de 20 % de l'électorat seulement. En 2020, il aurait dû abandonner la présidence, mais faisant valoir son entrée tardive au pouvoir, il avait décidé d’allonger son mandat.

Depuis son assassinat, le pays a connu une crise politique, économique et sociale de plus en plus alarmante, aggravée par une vague de violence avec une centaine de meurtres et plus de 900 enlèvements en 2021, dont celui des 17 missionnaires étasuniens et canadiens enlevés par le gang Mawozo 400.

Les bandes armées ont étendu leurs zones de contrôle, bloquant à leur convenance l'accès à Port-au-Prince et menaçant de tuer les principaux dirigeants gouvernementaux, sociaux et syndicaux pour les obliger à abandonner leur poste.

À cela s'ajoutent la corruption incontrôlée, la hausse de plus de 115 % du prix des carburants et l’augmentation du coût de la vie, à savoir 24,6 % en novembre dernier, et le fait que quelque 3,3 millions d'Haïtiens n'ont pas accès à l'eau potable, un problème qui s'est aggravé après le tremblement de terre du 14 août.

Les prix des carburants sont montés en flèche après le retrait des subventions à partir du 10 décembre 2021. La situation a provoqué des protestations massives et les manifestants ont érigé des barricades et bloqué des rues pour dénoncer cette mesure qui va de facto augmenter le prix des produits de première nécessité.

Ce pays frère des Caraïbes souffre dans ses veines ouvertes d'un processus de décolonisation avorté et dans lequel sont intervenues les puissances colonisatrices, qui ont imposé une république dépendante et néocoloniale, avec un système qui a approfondi la douleur d'un peuple qui a besoin de se retrouver et construire un meilleur destin.

 

source : https://fr.granma.cu/mundo/2022-01-19/haiti-dans-une-impasse

Tag(s) : #Haiti

Dans Amérique

L'AMERIQUE LATINE POURSUIVRA SON ELOIGNEMENT DES USA

Par Le 19/01/2022

L’Amérique latine poursuivra son éloignement des USA

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 18 janvier 2022

Observateur continental

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Au moment où Washington et ses alliés occidentaux tentent par tous les moyens de maintenir une approche résolument unilatéraliste, les pays d’Amérique latine que les USA ont trop longtemps considéré comme leur arrière-cour continuent d’approfondir leurs liens stratégiques avec les principales forces pro-multipolaires.

En ce qui concerne l’interaction avec Pékin, le volume des échanges entre la RPC et les Etats latino-américains rien que sur la période allant de janvier à septembre 2021 a atteint 331,88 de milliards d’équivalents de dollars, soit une augmentation de 45,5% en glissement annuel. A titre de comparaison : durée toute l’année 2002 le volume des échanges économico-commerciaux sino-latino-américains ne dépassait pas 18 milliards d’équivalents de dollars.

Comme le rappelle également le quotidien anglophone chinois Global Times, de plus en plus de pays de cette région du monde ont signé des accords de coopération ou des protocoles d’accord dans le cadre de l’initiative chinoise La Ceinture et la Route, dans l’espoir de prendre le train du développement économique de la Chine.

oment où Washington et ses alliés occidentaux tentent par tous les moyens de maintenir une approche résolument unilatéraliste, les pays d’Amérique latine que les USA ont trop longtemps considéré comme leur arrière-cour continuent d’approfondir leurs liens stratégiques avec les principales forces pro-multipolaires.

Les causes souverainistes et résolument tournées en faveur de l’ère multipolaire prennent de plus en plus le dessus à divers endroits du monde. L’Amérique latine n’en est pas une exception, bien au contraire. Bien que – et cela est parfaitement visible – ces processus provoquent une montée d’hystérie du côté washingtonien. Et ce aussi bien en ce qui concerne l’interaction des pays de la région avec la Chine, que la Russie et l’Iran.

Global Times répond également aux critiques émises par les USA quant à cette interaction, en rappelant à la partie étasunienne «qu’une telle clameur montre tout d’abord un grand manque de respect envers les pays d’Amérique latine, reflétant l’arrogance de Washington à ne pas tenir compte de la souveraineté des Etats latino-américains».

Par ailleurs, le quotidien chinois rappelle que l’année dernière les Etats-Unis avaient annoncé qu’ils offriraient 4 milliards de dollars pour «développer» l’Amérique centrale dans le but de «contrer l’influence de la Chine» dans la région. Et ce au moment où le déficit d’investissement dans les infrastructures en Amérique latine est estimé à environ 150 milliards de dollars par an. Il faudrait certainement et en passant rajouter que cette approche typique pour les USA rappelle celle pratiquée déjà dans un certain pays appelé l’Ukraine – plongé depuis les événements du coup d’Etat de 2014 dans le pur marasme économique.

Il est vrai qu’il est nettement plus simple d’organiser une révolution de couleur à moindre frais, que de devoir aider le pays placé sous son orbite sur le plan économique et financier. Dans le cas ukrainien d’ailleurs – cela est d’autant plus anecdotique que Washington souhaite maintenir l’économie ukrainienne à flot via le budget russe et notamment les livraisons gazières de la Russie à l’Europe. Passons.

Dans le cas cette fois-ci de l’interaction des pays d’Amérique latine avec Moscou, il serait juste de noter que de nouvelles perspectives ne manqueront pas de s’ouvrir. La présence économique russe dans nombre de pays latino-américains souverains, notamment au Venezuela dans la sphère énergétique, pourrait s’élargir dans le cadre d’une plus large interaction dans le volet militaro-sécuritaire, même si c’est un domaine dans lequel les pays concernés interagissent déjà activement.

Le tout à l’heure de l’échec du dialogue récent de la Russie avec les USA et l’Otan en ce qui concerne les garanties sécuritaires et qui d’ailleurs n’était que parfaitement prévisible, connaissant la mentalité propre à l’establishment atlantiste. Désormais rien n’est exclu du côté russe. Le reste concernera les négociations avec les alliés souverains de l’espace latino-américain, sachant que plusieurs des Etats concernés le verront d’un œil positif pour faire face aux nombreuses interférences US dans leurs affaires intérieures.

Pour revenir à l’économie, une interaction économique encore plus poussée devrait être étudiée dans le cadre Eurasie-Amérique latine, à l’heure où un pays comme Cuba est déjà membre-observateur de l’Union économique eurasiatique (UEEA).

Pendant ce temps, l’Iran – l’autre adversaire stratégique, aux côtés de Moscou et Pékin, de Washington sur l’arène internationale – augmente lui aussi son interaction avec plusieurs nations d’Amérique latine, dont le Venezuela, s’étant même permis de briser le blocus imposé à la République bolivarienne par l’establishment étasunien.

Pour conclure, il faudrait très certainement rappeler qu’au-delà des alliances forgées entre nombre de pays latino-américains avec l’axe de la multipolarité, les populations des pays concernées restent fortement mobilisées face à la poursuite des tentatives de déstabilisation qui émanent de la capitale US.

En ce sens l’exemple de la Bolivie, qui avait subi une révolution de couleur pro-étasunienne, mais qui n’a pas manqué de revenir à la légitimité à travers la mobilisation populaire lors des dernières élections présidentielles dans ce pays ne fait que confirmer cette thèse. Tout comme le renforcement de l’axe progressiste latino-américain avec la réélection récente de Daniel Ortega au Nicaragua ou encore la victoire à la présidentielle de Pedro Castillo au Pérou. Tous ces événements confirment que la multipolarité et le souverainisme prennent également et résolument le dessus dans l’espace latino-américain. Au détriment de Washington et des nostalgiques de l’unipolarité.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/lamerique-latine-poursuivra-son-eloignement-des-usa/5664360

Dans Amérique

SALVADOR : "LA COULEUR DU SANG JAMAIS NE S'OUBLIERA"

Par Le 18/01/2022

Salvador : « La couleur du sang jamais ne s’oubliera »

Par Maurice Lemoine

Mondialisation.ca, 17 janvier 2022

Mémoire des luttes

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Trente ans, déjà ! Le 16 janvier 1992, dans l’Alcazar de Chapultepec, construit par l’éphémère empereur du Mexique Maximilien d’Autriche, le gouvernement du président Alfredo Cristiani et la guérilla du Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN) signaient la paix, au terme de plus de vingt-huit mois de négociations. Gros de 95 pages et de 27 pages d’annexes, l’accord paraphé ce jour mettait fin à une sanglante guerre civile née à la fin des années 1970 quand, les fraudes électorales et le pouvoir militaire devenant chaque fois plus insupportables, les luttes populaires s’étaient développées. En cette année 1992, il était plus que temps d’en finir avec le carnage : plus de soixante-quinze mille Salvadoriens avaient payé de leur vie cette terrible confrontation.
Qu’on se souvienne…

En 1979, au Nicaragua, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) avait instauré un gouvernement révolutionnaire après avoir renversé le dictateur Anastasio Somoza. L’année suivante, Ronald Reagan arrivait à la Maison-Blanche, appuyé par les milieux d’affaires, le Pentagone et le lobby de l’industrie de la Défense. Venant après celui qu’avaient imposé les sandinistes dans leur pays, un changement significatif au Salvador aurait constitué un encouragement à la lutte armée au Guatemala, mais aussi dans toute l’Amérique du sud où les dictatures proaméricaines faisaient encore la loi. Ce que Washington voulait éviter à tout prix. Pour protéger le monde libre du « communisme », Reagan lâcha ses dollars, ses conseillers militaires et ses chiens.
Dès lors, face à la violence qui s’abattait sur eux, face à l’hydre impériale et aux tueurs de l’oligarchie, des paysans que tous ou presque avaient abandonnés rejoignirent la guérilla. Des soldats, aussi pauvres qu’eux, se retrouvèrent volontairement ou non dans les rangs de l’armée.

Guérilleros (Front Nord).

Jeunes recrues de l’armée.

« Petit poucet » pas plus grand que la Sardaigne, coincé au cœur de l’isthme centraméricain entre le Honduras et le Guatemala, le Salvador n’a jamais prétendu être un pays de tout repos. Ne serait-ce que pour des raisons géologiques. En quelque endroit que porte le regard, il tombe sur un volcan : Santa Ana, Izalco, San Salvador, San Vicente, San Miguel, Usulután, Guazapa, etc… En quatre siècles, la capitale San Salvador a été détruite sept fois. Dans un autre registre, lorsqu’il conquit ces terres tumultueuses en 1523, l’Espagnol Pedro de Alvarado qualifia de « pervers, mauvais et belliqueux » les Indigènes en résistance qui, à l’est et au nord de ce qui allait un temps devenir la Capitainerie générale du Guatemala, refusaient de devenir les esclaves et les serfs des conquistadores.

La République d’El Salvador a reçu son nom lors de l’Indépendance définitive, en 1841. Au XIXe siècle, selon un schéma classique dans la région, elle voit s’affronter libéraux et conservateurs. A partir de 1880, récolté par des armées de « peones » de novembre à la fin janvier, le café occupe la première place en termes d’exportations. Mais la crise de 1929 frappe durement la région. La baisse des cours des matières premières, la réduction des possibilités d’exportation, un brutal désinvestissement des Etats-Unis mènent alors au long règne des « dictateurs de la dépression » : Tiburcio Carías Andino au Honduras, la dynastie des Somoza au Nicaragua, Jorge Ubico au Guatemala, Maximiliano Hernández au Salvador…

Un grand humaniste ce Maximiliano. Au florilège de sa pensée politique et sociale, la postérité retiendra quelques concepts dignes d’être notés : « Il est bon que les enfants aillent nu-pieds. Ainsi, ils reçoivent mieux les effets bénéfiques de la planète, les vibrations de la terre. Les plantes et les animaux n’utilisent pas de chaussures. » Ou encore : « Les biologistes n’ont découvert que cinq sens, mais, en réalité, il en existe dix. La faim, la soif, la procréation, la peur et les mouvements intestinaux sont les sens non inclus dans la liste des biologistes. » Ou même : « C’est un crime plus grand de tuer une fourmi que de tuer un homme parce que l’homme se réincarne après sa mort, alors que la fourmi meurt définitivement. » Confronté à une situation explosive – la dépression ayant laissé sans travail ni moyens de subsistance les paysans prolétarisés des fincas de café – c’est donc tout naturellement qu’il met ses principes en action. Paradoxalement en apparence, mais fort habilement, il a légalisé le Parti communiste (PC), dont les militants et dirigeants refont surface, emmenés par leur secrétaire général Agustín Farabundo Martí.

Figure historique du mouvement populaire, Farabundo Martí a connu très jeune la répression et l’exil, notamment au Guatemala ; rentré clandestinement au Salvador en 1925 après avoir acquis une expérience militaire au Mexique, dans les rangs des bataillons ouvriers, il s’est employé à l’organisation des travailleurs et des paysans ; en 1928, il a rejoint au Nicaragua le « général des hommes libres » César Augusto Sandino pour lutter à ses côtés contre les « marines » américains, qui occupent le pays. Le revoilà au milieu des siens.

Campagnes salvadoriennes (1973).

En 1932, Hernández, qui sent la situation se dégrader, s’emploie non à prévenir le soulèvement en gestation mais à le précipiter pour l’écraser et consolider définitivement son pouvoir. Le 22 janvier, tombant dans le piège, des bandes de « peones » armés de leur redoutable « machete » se mettent en marche depuis le village d’Izalco, proche du volcan éponyme, prennent d’assaut les villes de Sansonate, Sonzacate et Nahuizalco. Brutale explosion de colère : des dizaines de milliers de paysans et d’ouvriers se joignent à l’insurrection. Celle-ci est responsable de la mort de cent personnes, dont trente-cinq civils. Mitrailleuses contre « machetes », l’armée entre en action. Le Parti communistea présumé de ses forces. Pendant les trois semaines qui suivent, les « Gardes blancs », groupe paramilitaire organisé par les « cafetaleros » et les militaires déclenchent ce qui demeurera dans l’Histoire sous le nom de « la Matanza » – la Tuerie. C’en fut une. Elle se solde par plus de trente mille morts, environ 4 % de la population du pays. Les dirigeants du PC, dont Farabundo Martí, sont exécutés. Des dizaines de milliers de paysans fuient, particulièrement au Honduras voisin.

Après 1932, les militaires s’incrustent au pouvoir ; la répression se poursuit sous les présidences successives de généraux et de colonels qui tous accèdent à la charge suprême à la suite d’élections frauduleuses. Si, à partir du début des années 1960, le Marché commun centre-américain(MCCA) – Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Salvador – favorise une rapide croissance industrielle, ce progrès ne permet pas au pays de s’affranchir de sa dépendance agricole et le niveau de vie y demeure très bas. L’excessive concentration de la richesse constitue un frein à une réelle expansion. Néanmoins, maîtresse du pôle industriel le plus dynamique d’Amérique centrale, la bourgeoisie salvadorienne « colonise » en particulier, avec sa production, le marché du Honduras voisin, essentiellement agro-exportateur. En réaction, l’oligarchie hondurienne lance une campagne contre les produits des « guanacos », comme elle a rebaptisé les Salvadoriens – des êtres d’après elle « curieux, stupides, paresseux, opportunistes, violents, corrompus, mal nés et délinquants ». Le capital que ces derniers ont investi au Honduras se voit gelé et une loi de réforme agraire exproprie et expulse du pays des dizaines de milliers d’immigrés salvadoriens, dont l’arrivée remonte, pour nombre d’entre eux, à la fuite massive devant la répression de 1932. San Salvador perd son marché le plus important et la soupape à son crucial problème démographique – le pays est minuscule et le taux de natalité volcanique – est soudain coincée.

Dans un contexte aussi explosif, ce qui devait arriver arrive. Prenant prétexte de violentes bagarres entre supporters lors des éliminatoires de la Coupe du monde de football,les troupes salvadoriennes envahissent le Honduras le 14 juillet 1969 et, mieux équipées, remportent un triomphe facile contre les « catrachos » (car les Honduriens aussi sont affublés d’un surnom). Rebaptisée « guerre du football » pas des journalistes peu inspirés, cette conflagration oblige cent mille paysans et salariés ruraux salvadoriens à quitter précipitamment le Honduras pour rentrer dans leur pays.

Acquise par nombre d’entre eux dans les plantations de la República bananavoisine, l’expérience des luttes se répand, fouette une paysannerie encore mal remise du traumatisme de 1932 et dont les problèmes sont demeurés aussi aigus (0,5 % des propriétés cumulent près de 38 % des terres exploitées). Né du développement du Marché commun, le prolétariat industriel subit de plein fouet l’effondrement de celui-ci.

Le Salvador en 1973.

Les élections de 1972 opposent le Parti de la conciliation nationale (PCN), représentant de l’« élite » et des militaires, à une coalition de la petite bourgeoisie alliée avec la classe ouvrière, l’Union nationale d’opposition(UNO). Composée de la Démocratie chrétienne,du Parti démocratique national(communiste) et du Mouvement national révolutionnaire(MNR, membre de l’Internationale socialiste),l’UNO sort victorieuse du scrutin, mais son candidat, José Napoleón Duarte, évincé par le général Arturo Armando Molina, doit s’exiler au Venezuela. De nouvelles fraudes entachent les législatives de 1974. C’est alors que la situation évolue radicalement.

Dès 1969, une minorité dissidente du PC emmenée par Cayetano Carpio, alias « Marcial », a fondé les Forces populaires de libération(FPL). Née de la radicalisation de secteurs de la petite bourgeoisie d’obédience chrétienne, apparaît à son tour en 1971 l’Armée révolutionnaire du peuple(ERP). Une scission se produira au sein de cette organisation en 1975, suite à l’exécution criminelle du très populaire poète Roque Dalton, faussement accusé de travailler pour la CIA. Cet assassinat entraînera le départ de quelque deux mille guérilleros qui fondent les Forces armées de la résistance nationale(FARN). En 1979, confronté à la désertion de ses jeunes militants, le Parti communiste qui, jusque-là, échaudé par la catastrophe de 1932, s’opposait à la lutte armée, fonde sa propre guérilla : les Forces armées de libération nationale (FALN). Le 10 octobre 1980 enfin, après l’apport du petit Parti révolutionnaire des travailleurs centre-américains (PRTC), sera officiellement formé le Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN), qui les regroupe tous sous un seul drapeau. Chaque organisation n’en conserve pas moins son identité et ses propres structures, ainsi que ses zones d’intervention.

Forces populaires de libération (FPL), Chalatenango (1981).

Entre-temps, poussés eux aussi à la radicalisation par la fermeture de tout espace politique, d’importants fronts de masse sont apparus : Bloc populaire révolutionnaire (BPR), Front d’action populaire unifié (FAPU), Ligues populaires du 28 février (LP-28). Vie misérable, enfants dénutris, calamités, souffrance, les campagnes gémissent sous le joug : 60 % de leur population n’a pas de terre et dispose d’un revenu inférieur à 190 dollars par an. D’après les statistiques des Nations unies, le pays a la plus basse consommation de calories de l’Amérique continentale. L’analphabétisme y atteint 45 %. « Si un enfant tombe malade, gémissent les mères, il est entre les mains de Dieu. » Il n’y a pas de médecins. Par contre, des« cipotes  », comme on appelle les gamins, il y en a partout, gros ventre, cul et pieds nus. Pendant qu’une poignée d’oligarques – « les quatorze familles » – dont personne ne connaît l’étendue de la fortune, et qui n’en ont probablement eux-mêmes aucune idée, règne sur le pays.

Répression d’une manifestation à San Salvador, le 28 février 1977, suite à une énième fraude électorale : deux cents morts ! C’est le tarif en ce temps-là. Etat de siège. Alors que les latino-américains n’ont à peu près le choix qu’entre Fidel Castro et Augusto Pinochet, la sympathie de ceux qui rêvent de se nourrir, s’habiller, se soigner et s’éduquer va plutôt à « Fidel ». Les organisations populaires commencent à établir des liens organiques avec les guérillas. Ces dernières se manifestent par de spectaculaires prises d’otages avec demande de rançon – qui leur permettent de se constituer un trésor de guerre – et par des exécutions de membres de la police et de l’armée.

S’ajoutant à l’Organisation démocratique nationaliste (Orden) [1] qui, créée en 1960 avec la bénédiction de l’administration de John F. Kennedy, fait régner la terreur dans les campagnes, des escadrons de la mortfont leur apparition : la Main blanche,l’Union guerrière blanche,la Phalange, l’Armée secrète anticommuniste,tous étroitement liés à l’appareil militaire et policier. Une répression sans précédent s’abat sur le « mouvement organisé ».

Paysan dans une culture de maguey (1973).

Ebranlés par la chute d’Anastasio Somoza au Nicaragua le 27 juillet 1979, les Etats-Unis tournent un regard inquiet en direction du Salvador, autre maillon de leur « chasse gardée ». Un cri y résonne, repris par d’innombrables poitrines : « Si Nicaragua venció, El Salvador vencerá ! » (« Si le Nicaragua a vaincu, le Salvador vaincra »). Le constat est rapidement dressé. Son président, le général Carlos Humberto Romero, installé au pouvoir par la fraude de 1977, ressemble trop, par certains côtés, à l’ex-dictateur du Nicaragua. Il doit s’en aller. A sa place, on installera un gouvernement dit « modéré ». Une junte prend donc le pouvoir, le 15 octobre 1979. Le 3 janvier 1980, huit ministres civils et onze sous-secrétaires d’Etat en démissionnent en expliquant : « Les titulaires du ministère de la Défense et certains commandants de postes militaires exercent pratiquement le pouvoir par-dessus la Junte. » Washington fait immédiatement pression pour que la Démocratie chrétienne (DC) se lie à une seconde junte de gouvernement. S’alliant avec les secteurs les plus réactionnaires, Napoleón Duarte rentre du Venezuela après huit années d’exil et intègre cette seconde junte le 10 mars 1980. L’accord entre la DC et les militaires redonne au pouvoir un semblant de vernis démocratique. Mais il est clair pour tout le monde que le véritable pouvoir demeure entre les mains des durs de l’armée.

Chaque jour, au matin, sur les routes, les chemins, à l’orée des cimetières, sur les décharges publiques, on trouve des corps d’hommes et de femmes aux yeux crevés, torturés, découpés vivants, décapités, soumis aux plus abominables tourments avant d’être achevés. Des instituteurs sont assassinés simplement parce qu’ils appartiennent à un syndicat. La barbarie est telle que le militant salvadorien, fût-il modéré, n’a plus peur de mourir, mais vit dans la hantise d’être capturé vivant. Tout plutôt que se laisser attraper. Le 23 mars 1980, devant le martyre des populations civiles, Mgr Óscar Romero, archevêque de San Salvador, appelle les soldats à désobéir aux ordres des officiers : « Je supplie, je prie, j’ordonne, au nom de Dieu, que cesse la répression. Rappelez-vous que les paysans morts sont vos frères. Aucun soldat n’est obligé d’obéir à un ordre s’il va contre sa conscience. » L’armée et les escadrons de la mort dirigés par le sinistre major Roberto d’Aubuisson – que même l’ambassadeur des Etats-Unis, Robert White, décrit comme un « assassin psychopathe » – dictent leur sentence. Le lendemain, en pleine messe, Mgr Romero est exécuté. Concélébrées par le père Miguel d’Escoto, ministre nicaraguayen des Affaires étrangères, ses obsèques donnent lieu à un massacre perpétré par les escadrons de la mort et les militaires, qui tirent dans la foule, devant la cathédrale, y laissant une traînée sanglante de 35 morts et 650 blessés. Il faudra toutefois attendre la disparition de quatre religieuses américaines qu’on retrouvera violées, torturées et exécutées entre l’aéroport de San Salvador et le port de la Libertad (à l’ouest du pays), pour que le président américain James « Jimmy » Carter suspende tout aide économique au gouvernement salvadorien.

Massacre des populations civiles déclenché par les escadrons de la mort et l’armée

Regroupées au sein d’une Coordination révolutionnaire des masses (CRM), les organisations populaires s’unissent au Mouvement national révolutionnaire (MNR), affilié à l’Internationale socialiste, aux dissidents de la démocratie chrétienne, à une cinquantaine d’organisations syndicales et étudiantes représentant les classes moyennes, pour constituer le Front démocratique révolutionnaire (FDR). Qu’il soit « démocratique » ou pas, six membres de sa direction sont arrêtés le 27 novembre 1980, sauvagement torturés, puis assassinés. Présidé dès lors par Guillermo Ungo (social-démocrate) et Rubén Zamora (démocrate-chrétien, vice-président), le FDR passe dans la clandestinité et coordonne ses actions avec le FMLN, par le biais d’une Direction révolutionnaire unifiée (DRU). En règle générale, au sein de cette union civico-militaire pluraliste, le FMLN pèsera du poids le plus lourd dans les décisions.

C’est dans ce contexte, et alors que Duarte, l’homme de Washington, a été nommé président de la République en décembre 1980, que le FDR appelle à la grève générale tandis que, simultanément, le FMLN lance son « offensive finale » en janvier 1981.

Depuis déjà plusieurs mois, la police nationale fournit du matériel aux propriétaires de boutiques pour effacer les milliers d’inscriptions « Libertad  ! » dont les « subversifs » ont recouvert tous les quartiers. C’est inutile. On peut nettoyer les pentes d’un volcan, on n’empêche pas son cœur de gronder.

Front Nord (1981).

« America is back ! » Non, ce n’est pas Donald Trump, c’est Ronald Reagan. Le républicain a été élu président des Etats-Unis le 4 novembre 1980. Sur son « Resolute Desk » du Bureau ovale est posé un dossier « Amérique centrale », qui dit à peu près ceci : le Salvador en ébullition est plus proche du Texas que cet Etat ne l’est du Massachusetts et le Nicaragua sandiniste est plus proche de Miami que la Floride de Washington. La moitié du pétrole brut importé par les Etats-Unis est acheminée par les Caraïbes ; Cuba, île damnée que soutient l’Empire du mal moscovite, se trouve au cœur de cette zone stratégique vitale. Le genre de truc qui arrive on ne sait pas comment. Mais qu’il faut à tout prix faire évoluer. D’autant que c’est à la veille de l’investiture de Reagan, et fort de l’exemple sandiniste, que le FMLN déclenche son « offensive finale » de janvier 1981.

Au Salvador, de fait, arrive l’heure des «  compañeros ». Ils sont jeunes, incroyablement jeunes, ont entre 16 et 25 ans. Ils ne sont pas là par hasard, esprit d’aventure ou manipulation. Tous ont connu un père, une mère, des frères et des sœurs, tellement de paysans, d’ouvriers, d’étudiants massacrés sans défense, sans avoir jamais tenu un fusil. « Un jour, à force de voir tout ce qui se passe autour de toi, tu arrives à la conclusion que seule la lutte armée permettra de retrouver la liberté », nous confie à l’époque un jeune insurgé.

Département de Chalatenango.

Département de Chalatenango.

Dans un premier temps, l’offensive bouscule les forces gouvernementales mal équipées, mal entraînées. Cependant, malgré l’appel à la grève générale, la population de San Salvador ne se soulève pas. Militarisant usines et administrations, la junte a établi un contrôle total sur la population. En l’absence d’un appui suffisant de la guérilla – une armée en construction avec toutes ses faiblesses et une capacité de feu réduite – et sans garantie quant à la suite des événements, la population reste majoritairement passive. Vu l’ampleur et la cruauté de la répression, il est trop dangereux de se découvrir tant qu’il n’existe pas un rapport de forces évident. Toutefois, malgré ces limites de leur ennemi, les Forces armées s’essoufflent et peinent à résister. Sous pression, Duarte dénonce « le débarquement d’une force mercenaire en provenance d’un pays voisin ». Entendre : le Nicaragua sandiniste. Il est en revanche bien incapable de préciser l’itinéraire supposé de l’invasion à travers le golfe de Fonseca, étroitement surveillé par les marines du Salvador, du Honduras et des Etats-Unis. Ce débarquement imaginaire permet néanmoins le rétablissement immédiat d’un fort programme d’aide militaire US ; en quelques semaines, les Forces armées reçoivent 35,4 millions de dollars d’équipement, d’armes, de munitions, et cinquante-cinq conseillers militaires étatsuniens.

« Le Salvador, aussi grave sa condition fût-elle, écrit le secrétaire d’Etat états-unien Alexander Haig, n’est pas simplement un problème local ; c’est également un problème régional qui menace la stabilité de toute l’Amérique centrale, y compris le canal de Panamá, le Mexique et le Guatemala, avec leurs immenses réserves pétrolières. » Tout est dit.

Entraînement de l’armée à San Salvador.

Entraînement de l’armée à San Salvador.

Faiblement équipé en armes lourdes, le FMLN a échoué. La contre-offensive de l’armée oblige chacune de ses organisations à se replier sur son sanctuaire – Morazán (ERP), Chalatenango (FPL), San Vicente, Cabañas et Santa Ana (FARN, FAN, PRTC). Trois vastes zones dans l’est, le nord et le centre du pays – les « zones libérées ». Car, de cette grande offensive, la guérilla sort avec une plus grande expérience, une réelle valeur combative, une mobilité accrue et un meilleur recrutement. Dans ces territoires, la population paysanne – « les masses » comme on dit chez les insurgés –, majoritairement acquise aux « subversifs » – comme on dit côté gouvernement – est mobilisée. La mise en place du « pouvoir farabundiste » implique l’élection de responsables pour le contrôle de la population, l’organisation, l’éducation, la culture, la santé, l’alphabétisation. Une découverte pour tous ces paysans privés de parole de toute éternité. Découverte également que le travail collectif – qui ne va pas toujours sans difficultés : trois jours par semaine de labeur volontaire, 50 % de la production étant destinée à l’armée de guérilla, le reste théoriquement distribué au prorata du travail fourni.

En dehors des combats, 12 500 Salvadoriens ont été assassinées en 1981 dans les opérations de répression (contre 224 exécutions de « justice populaire » imputées au FMLN). Près de trois cent mille personnes se sont déjà réfugiées hors des frontières, essentiellement au Honduras et, à un degré moindre, au Nicaragua. En mai 1980, en tentant de traverser le fleuve Sumpul pour gagner le Honduras, environ six cents personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, ont péri sous les balles de l’armée salvadorienne. Le 17 mars 1981, sept à huit mille autres civils essaient eux aussi de se réfugier au Honduras en traversant les eaux profondes et boueuses du río Lempa. Tandis qu’ils sont attaqués depuis les deux rives du fleuve par la soldatesque salvadorienne et hondurienne, deux avions de chasse et un hélicoptère récemment fourni par les Etats-Unis les bombardent. On déplore entre vingt et trente morts auxquels s’ajoutent cent quatre-vingt-neuf disparus – dont beaucoup se sont noyés.

Camp de réfugiés internes à La Bermuda.

Camp de réfugiés à La Virtud (Honduras).

Cette même année 1981 pourtant, loin de toute option jusqu’au-boutiste, le FMLN-FDR a effectué huit propositions de médiation et de solution négociée à travers les gouvernements du Mexique et du Panamá, des missions du Parlement européen (né en 1979), de l’Assemblée générale de l’ONU et de l’Internationale socialiste (IS) qui, à cette époque, n’a rien de la coquille vide qu’elle est devenue. En effet, aussi fort que le traumatisme de la guerre civile espagnole, le renversement et la mort de Salvador Allende, le 11 septembre 1973, au Chili, a déclenché chez les socialistes européens une « solidarité émotionnelle » avec les mouvements sociaux représentatifs de la gauche latino-américaine. L’appui des Etats-Unis aux dictatures constitue un point de dissension majeur d’une génération sociale-démocrate – Willy Brandt (Allemagne), Olof Palme (Suède), Mario Soares (Portugal), Felipe González (Espagne), Bruno Kreisky (Autriche), François Mitterrand… – avec le traditionnel allié américain. Et les Européens franchissent le Rubicon : la présence de partis « frères » au sein du Front démocratique contre la répression (FDCR) au Guatemala, du Front patriotique (FP) au Honduras et in fine du FDR au Salvador, les amène à soutenir, de fait, la lutte armée.

Plus que les autres, Paris, où Mitterrand s’est installé à l’Elysée avec la rose au poing, défie les Etats-Unis dans une région très sensible pour eux. Il ne cache pas sa sympathie pour les sandinistes ; les relations avec Cuba sont au beau fixe. Le 28 août 1981, provoquant une sorte de séisme, les gouvernements de la France et du Mexique signent une déclaration commune dans laquelle ils reconnaissent « que l’alliance du FMLN et du FDR constitue une force politique représentative ». Comme il se doit, Reagan s’étouffe devant l’initiative. Neuf pays latinos – dont les régimes dictatoriaux de l’Argentine, du Chili, de la Bolivie, du Guatemala et du Paraguay – critiquent Paris et Mexico pour leur ingérence dans les affaires intérieures du Salvador et, surtout, les condamnent pour « favoriser un des mouvements extrémistes de subversion qui opère dans ce pays… ». Il n’empêche que cette déclaration franco-mexicaine a un impact considérable et renforce considérablement la position du FDR-FMLN [2].

Sur les hauteurs d’Arcatao (Chalatenango).

Pour donner un semblant de légitimité au pouvoir, l’Empire contre-attaque en poussant à l’organisation d’élections. N’y sont représentés que les partis de droite et d’extrême droite au profit desquels a été levé l’état de siège, en vertu d’une curiosité constitutionnelle : l’état de siège sélectif ! Malgré cette vilenie, la guérilla, qui a appelé au boycott, est « mise en échec ». La carte d’identité tient lieu de document électoral et, à l’occasion du scrutin, un cachet y est apposé : au premier contrôle militaire, et ils sont incessants, il est aisé de détecter qui n’a pas participé au vote, c’est-à-dire qui est un potentiel sympathisant de l’opposition. Dans ces conditions, emmenée par l’Alliance républicaine nationaliste (Arena) du major d’Aubuisson, l’extrême droite l’emporte, marginalisant la démocratie chrétienne au grand dam de Washington qui voit s’effondrer son espoir de « modèle salvadorien ». Álvaro Magaña est élu en juin 1982 par l’Assemblée constituante à la présidence provisoire du pays en attendant les élections présidentielles de 1984.

Malgré la montée en ligne de nouveaux « bataillons d’élite » formés dans les bases de Fort Bragg et Fort Benning, aux Etats-Unis, l’armée subit des pertes importantes qui épuisent ses forces, sans reprendre un pouce de terrain. Alors que, jusque-là, la structure de base de l’opposition armée était la colonne guérillera, appuyée sur les milices populaires, 1983 voit le FMLN se consolider en une véritable armée révolutionnaire de dix mille à douze mille hommes qui peuvent se permettre de monter des opérations de grande envergure. Les milices, en ce qui les concerne, ont pour mission l’autodéfense. Car le terrorisme d’Etat perdure. Entre le 11 et le 13 décembre 1981, neuf cent soixante-six habitants du hameau d’El Mozote et des environs, dans le Département de Morazán, n’ont-ils pas été sauvagement assassinés lors d’une opération du bataillon Atlacatl, aux ordres du colonel Domingo Monterrosa [3] ?

Lors des offensives militaires de « la tira » (la tyrannie), s’il y a risque d’encerclement et de massacre, les milices aident donc à évacuer les populations civiles. Quand celles-ci se trouvent à l’abri, les milices décrochent et se retirent. En périodes calmes, elles participent aux tâches de production en travaillant, comme au Vietnam, le fusil à la main.

Armée révolutionnaire du peuple (ERP), dans le Morazán.

Malgré sa montée en puissance, le FMLN doit doser ses actions afin d’éviter une intervention directe du Southern Command – le commandement sud de l’armée des Etats-Unis, basé à Miami. C’est cette situation d’équilibre stratégique qui provoque l’une des crises les plus graves jamais traversées par l’une des composantes de l’organisation armée. En 1981 déjà, on l’a vu, l’alliance FMLN-FDR avait mis sur la table, sans résultat, plusieurs propositions de solution négociée. Au moment où il convient de décider d’une ligne politique face à d’éventuels et nouveaux pourparlers, Melida Anaya Montes, alias « Ana María », numéro deux des FPL, est retrouvée décapitée et labourée de coups de pic à glace, au Nicaragua, le 6 avril 1983. Six jours plus tard, Salvador Cayetano Carpio, dit « Marcial », fondateur et leader de la fraction armée, se suicide.

Au mois de janvier précédent, lors d’une réunion avec les chefs guérilleros des FPL, Ana María, ralliée à l’idée de négociation et défendant la thèse qu’il n’était « pas nécessaire d’affronter toute la bourgeoisie, mais seulement l’oligarchie », avait mis Marcial en minorité. Lors de son interrogatoire par la police sandiniste, l’un des quatre assassins, Rogelio Bazzaglia Resino (nom de guerre « Marcelo »), chef de la sécurité personnelle de Marcial, déclara que ce dernier avait « donné les ordres et supervisé le plan ». Il fit la même déclaration à une commission de commandants du FMLN arrivée en hâte du Salvador. Mais il se rétractera lors du procès au terme duquel il fut condamné en affirmant que le crime avait été « son idée » parce qu’Ana María « discréditait Marcial et avait l’intention de rendre publiques les divergences internes ».

L’affaire ne sera jamais totalement élucidée, mais à l’époque, non seulement la disparition brutale de ses deux plus hauts responsables décapite les FPL, mais elle provoque en leur sein un trouble profond. Néanmoins, le « comandante » Salvador Sánchez Céren – alias « Leonel González » –, qui remplace « Marcial » à la tête des FPL, deviendra, trente ans plus tard, le 9 mars 2014, le premier président de la République issu des rangs de la guérilla.

Loin d’imaginer ce dénouement, les FPL, en 1983, après huit mois de crise aiguë, se résoudront finalement à dénoncer Marcial, leur chef historique, dont le crime a été dans un premier temps imputé à… la CIA.

A ce conflit « maison » s’ajoutent les contradictions entre dirigeants de l’intérieur (FMLN) et de l’extérieur (FDR) au sujet de la participation de ce dernier à la campagne présidentielle du printemps 1984, qui se terminera finalement – sans le FDR et avec plus de 50 % d’abstentions – par l’élection du démocrate chrétien Napoleón Duarte. La coalition résiste pourtant à l’épreuve, tandis qu’on assiste à un début de régionalisation du conflit.Alors que les Etats-Unis gavent l’armée salvadorienne d’hélicoptères Bell, d’avions de transport C-47, de fusils M-16 et de mitrailleuses M-60, Reagan transforme le Honduras voisin en un porte-avions bardé d’acier. Depuis et sur son territoire, les contre-révolutionnaires – les « contras » – mènent une guerre de « basse intensité » contre le Nicaragua, tandis que des conseillers militaires américains forment et entraînent les militaires salvadoriens.

Soldat salvadorien inspiré par… le Vietnam !

Rations de combat US retrouvées par la population civile après le passage d’une opération militaire

Une menace d’intervention directe de Washington pèse de plus en plus ouvertement. En mars 1984, devant le Congrès, Jeane Kirckpatrick, l’ambassadrice de Reagan devant l’ONU, ne se croit pas obligée de faire dans la dentelle : « Les intérêts stratégiques des Etats-Unis au Salvador ont plus d’importance que la violation des droits de l’Homme dans ce pays centraméricain. » Seulement, cette fois, et malheureusement pour la Maison-Blanche, la mémoire ne fait pas défaut aux latinos. Préfigurant le grand bouleversement qui, à la fin des années 1990, sous l’étendard de Simón Bolivar, verra un certain nombre de pays – Venezuela, Brésil, Equateur, Bolivie, Argentine, etc. – contester l’hégémonie des Etats-Unis, quelques nations, et non des moindres, parce qu’elles ont « les Malouines » en travers de la gorge, refusent de mordre à l’hameçon….

Situées au large de l’Argentine, occupées et rebaptisées Falklanddepuis un siècle et demi par les Britanniques, les îles Malouines ont fait l’objet d’une guerre quand, le 2 avril 1983, l’état-major de l’armée argentine s’est lancé à leur reconquête. L’équipée s’est terminée par un désastre militaire, qui a lui-même provoqué la chute de la dictature, mais le soutien accordé par Washington à Londres plutôt qu’à Buenos Aires afoulé aux pieds les sentiments de tout un continent. En ne désavouant pas son allié de l’OTAN, Washington a mis à jour le caractère « bidon » du Traité interaméricain d’assistance réciproque(TIAR), qui avait toujours tiré sa justification de la garantie d’une intervention militaire US en cas d’agression extracontinentale contre un pays membre.

Remettant en question l’équilibre de l’Organisation des Etats américains (OEA), le « Ministère des colonies des Etats-Unis » selon Fidel Castro, un certain nombre de nations ont réclamé alors que son siège ne soit plus situé à Washington et qu’une nouvelle organisation politique interaméricaine se constitue, sans les Etats-Unis. Ce rêve sera réalisé en 2011, à l’initiative du président vénézuélien Hugo Chávez, lors de la création de la Communauté des Etats latino-américains et caraïbes (Celac) – tous les pays continentaux et insulaires, à l’exception des Etats-Unis et du Canada.

Qu’on nous pardonne cette digression. En 1984, en Amérique centrale, on n’en est pas là.

Gardes nationaux à Cinqueira, « pueblo » assiégé par la guérilla.

S’inquiétant de la déstabilisation régionale que pourrait provoquer une intervention des « gringos », des gouvernements aussi peu suspects de sympathies communistes que ceux du Mexique, de la Colombie, du Panamá et du Venezuela entreprennent de coordonner leurs efforts au sein du groupe dit de Contadora – du nom de l’île panaméenne dans laquelle ils se sont initialement réunis – pour tenter de trouver une solution politique et latino-américaine aux conflits armés qui, outre le Salvador, affectent le Nicaragua et le Guatemala.

Sous leur pression et celle de l’Internationale socialiste, ainsi que celle de La Havane, l’opposition salvadorienne abandonne son projet radical de « Gouvernement démocratique révolutionnaire » pour une plate-forme en vue d’un « Gouvernement provisoire de large participation ». Un fort débat traverse toute l’organisation armée : à sa naissance, son but affiché était la prise du pouvoir. Aux pragmatiques, lucides, s’opposent les idéalistes ou les radicaux, combattants qui estiment que négocier est « trahir la lutte révolutionnaire ». Toutefois, dès cette année 1984, au Salvador, il est devenu évident que, compte tenu de l’appui des Etats-Unis à l’armée, la guérilla n’est plus en mesure de faire la décision. La guerre civile risque de s’éterniser dans un pays économiquement et humainement épuisé. Le principe d’« entretiens diplomatiques » étant accepté, Guillermo Ungo, du FDR, dirige la délégation rebelle qui rencontre Duarte à La Palma le 15 octobre 1984. Sachant, évidemment, que le radicalisme existe des deux côtés. Torpillé par la résistance déterminée de l’extrême droite et des militaires, le dialogue échoue.

L’armée relance la confrontation, même si, retranchée dans les gros villages, elle piétine, tandis que la guérilla contrôle le terrain. Pour les « compas »(diminutif de «  compañeros »), c’est une guerre de souffrance, une guerre de sacrifice. Il leur faut se fondre dans le paysage couleur de trouille, se frayer un passage à travers la végétation. En l’absence de moyens de communication modernes – où se trouve le matériel prétendument fourni par Moscou, La Havane et Managua ? – ils doivent passer les courriers, les messages, les ordres et les contre-ordres à pied. Pour tout repas, quelques poignées de haricots noirs, de maigres « tortillas ». Les innombrables missions. Parfois, rien ne se passe. Ils vont et ils reviennent ; la fatigue, les piqûres de moustiques en plus, et puis c’est tout. Souvent, les blessures et la mort. La fatigue physique et morale, le spleen parfois. « Ah, bon sang », murmure à cette époque Lucía, jeune étudiante passée à la lutte armée lors de l’« offensive finale » de 1981 en pensant que la victoire était affaire de quelques semaines, « le jour où je vais revoir une auto… le jour où on va rentrer en ville, on sera tellement déshabitués qu’on ne pensera même plus à prendre le bus, on courra dans les rues. »

S’ils ne reprennent pas un pouce de terrain, l’armée, la Garde nationale et les escadrons de la mort continuent à faire supporter tout le poids de la répression à la population. Les mesures d’austérité adoptées sous la contrainte du Fonds monétaire international (FMI), le taux de chômage très élevé (environ 50 %), l’inflation (40 %), la baisse du niveau de vie (30 % depuis 1982), le tremblement de terre du 10 octobre 1986 (deux mille morts, soixante mille blessés) ne feront qu’augmenter le chaos.

Guérilleros du FPL – dont la jeune étudiante Lucía – pourchassés pendant plusieurs heures par un groupe de paramilitaires (Chalatenango).

Esquipulas ! Le 25 mai 1986, symbole d’espérance pour une Amérique centrale exsangue, ce nom – celui d’un chef indien qui lutta contre les Espagnols – fait les titres des médias du monde entier. Dans cette bourgade guatémaltèque en effet a lieu le premier sommet réunissant, sans les Etats-Unis, les présidents Duarte (Salvador), Vinicio Cerezo (Guatemala), Óscar Arias (Costa Rica), José Azcona Hoyos (Honduras) et le sandiniste Daniel Ortega (Nicaragua), pour analyser la pacification de la région et signer un accord demeuré historique : Esquipulas I. Un peu plus d’un an après, le 7 août 1987, malgré un sabotage permanent des négociations par Washington, sera signé un plan de paix régional encore plus historique : Esquipulas II.
Marquant une évidente mise à l’écart de la diplomatie états-unienne et une attitude plus indépendante des pays signataires, Esquipulas II proclame avec insistance le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de toutes les nations concernées. Visant le Honduras (antisandiniste) et le Nicaragua (pro FMLN), sa section 6 traite de l’interdiction pour les Etats signataires de permettre l’utilisation de leur territoire par des groupes insurgés ou de leur fournir une aide militaire et logistique. Si elle divise l’administration nord-américaine, la déclaration commune reçoit en revanche, et immédiatement, l’appui latino-américain et mondial. Au Salvador, ce plan permet à Duarte de relancer le thème de la paix. Mais le processus sera encore long et douloureux.

Patrouille du FPL dans le Chalatenango.

A l’intrusion du parti d’extrême droite Arena qui, à partir de mars 1988, contrôle l’Assemblée nationale et une majorité des conseils municipaux, correspond une restructuration au sein de l’armée. Le déplacement du général Adolfo Blandón de la direction de l’état-major, en novembre, et son remplacement par le général René Emilio Ponce consacrent l’influence de la génération d’officiers connue sous le nom de « la Tandona » ou « Philarmonica » – car ils sont si nombreux qu’ils pourraient former un orchestre philharmonique ! A la « guerre de basse intensité » prônée par les Etats-Unis se substitue la formule traditionnelle de la guerre généralisée. Seulement, la mise en application se révèle difficile : sept ans après leur création, les « bataillons d’élite » Atonal, Atlacatl, Belloso, Arce et Bracamonte ont perdu au combat les hommes initialement formés et entraînés. Ils ne maintiennent leurs effectifs qu’en intégrant des recrues dont la préparation hâtive laisse à désirer. L’Arena prend acte et amorce une évolution : il n’est plus possible de laisser la conduite de l’Etat aux seuls militaires qui, défendant surtout leurs intérêts propres, s’avèrent incapables de l’emporter sur le terrain.

Le 19 mars 1989, disposant d’énormes moyens, Alfredo Cristiani, candidat de l’Arena, est élu président de la République avec 53,82 % des suffrages. Lorsqu’il prend ses fonctions, le 1er juin 1989, ce pragmatique, représentant des milieux d’affaires du café, entouré d’économistes néolibéraux, s’attache à modifier l’image du parti et prend ses distances avec les escadrons de la mort. Il doit maintenir des espaces démocratiques s’il ne veut pas perdre les 500 millions de dollars annuels d’aide de Washington où George Bush (père) a remplacé Reagan.

Une série de rencontres avec le FMLN débute à Mexico (13 au 15 septembre 1989), se poursuit à San José du Costa Rica (16 au 18 octobre), sans résultats concrets, le gouvernement entendant obtenir un cessez-le-feu immédiat qui serait suivi de réformes, tandis que le FMLN exige la mise en place d’un processus de démocratisation avant de déposer les armes. Du fait de cette impasse et des difficultés grandissantes du Nicaragua sandiniste à qui les « contras » imposent une guerre interminable, le FMLN, qui risque l’isolement, doit démontrer à Washington que l’armée salvadorienne n’a pas la capacité de résoudre le conflit par la voie militaire.

Front Nord (Chalatenango).

Le 12 novembre 1989, les révolutionnaires lancent une très violente offensive – « Hasta el tope ! » [4] – sur San Salvador. Ombres silencieuses, les guérilleros attaquent simultanément une vingtaine de positions militaires. Conquis sans coup férir, les quartiers populaires qui entourent la capitale – Santa Marta, Zacamil, Mejicanos, Soyapango – se transforment en bastions rebelles. L’armée panique. Malgré les deux cents conseillers militaires américains présents dans le pays, elle ne contrôle plus la situation. Les combats acharnés vont durer une dizaine de jours, marqués, entre autres faits, par la prise de l’hôtel Sheraton. Qualifiée par le Département d’Etat d’« abominable acte de terrorisme », les guérilleros y prennent au piège dix-huit bérets verts des Forces spéciales US (qui pourront finalement quitter l’hôtel le 21 novembre, 18 heures après le départ des guérilleros). Cinq jours auparavant, le 16 novembre, le jésuite espagnol Ignacio Ellacuria, recteur de l’Université centre-américaine José Simeón Cañas (UCA), a eu moins de chance : partisan et artisan fervent du dialogue entre le gouvernement et le FMLN ainsi que d’« une paix juste », il a été exécuté de sang froid par un commando du bataillon Atlacatl, ainsi que cinq autres prêtres et deux employés. Ce crime abominable provoque une commotion au sein de la « communauté internationale » et met le gouvernement en difficulté.

Bien que l’aviation et l’artillerie pilonnent les quartiers populaires et que les combats fassent au moins mille cinq cents morts dans les rangs des militaires et des rebelles, le pouvoir, sauvé in extremis de la défaite par une assistance massive de Washington, doit admettre le rapport de forces et accepter la présence comme médiateur du secrétaire général de l’ONU.

Il faudra néanmoins que, en novembre 1990 encore, le FMLN lance une offensive « à caractère limité » au cours de laquelle, pour la première fois, il utilise des missiles sol-air (fournis par le Nicaragua). En aucun cas le pouvoir ne peut désormais envisager une issue militaire (son aviation et ses hélicoptères, déterminants, ne pouvant plus appuyer les combats au sol).

Les Etats-Unis ayant congelé la moitié des 85 millions de dollars de leur aide militaire, faute de progrès dans les poursuites judiciaires contre les assassins des jésuites, Cristiani écarte du pouvoir l’aile la plus réactionnaire d’Arena et relance les négociations. Ayant préparé l’avenir, les colonels membres de « la Tandona » se « résignent » : grâce au détournement d’une partie de l’aide étatsunienne, ils sont devenus propriétaires de firmes nationales et actionnaires de holdings internationaux. De son côté, le FMLN ne peut plus tergiverser : l’effondrement des partis communistes en Europe de l’est et l’échec électoral à venir des sandinistes aux élections vont l’isoler définitivement. Le 4 avril 1990, les négociations reprennent.

Front Nord (Chalatenango).

Issu d’une famille proche de la démocratie chrétienne, le colonel Mauricio Ernesto Vargas représente l’armée au sein de la délégation gouvernementale. « En premier lieu, il a fallu établir des relations de travail », nous racontera-t-il. « On n’était pas dans un cercle social ou un club d’amis. » Vargas a toujours été clair. « Vous devez résoudre un problème et les problèmes se résolvent avec ceux avec qui ils doivent être résolus ! » Bien sûr, il lui reste, mais comment pourrait-il en être autrement quand on s’est tant accroché au dogme, y compris contre toute évidence, un résidu d’arrière-pensée. On n’est pas colonel pour rien. « On aurait pu gagner la guerre. Mais gagner la guerre, c’était peut-être perdre la paix. Ça en a fait réfléchir beaucoup. » La violence d’un conflit déshumanise. L’individu rationnel finit par chercher une solution. La Nation demandait la paix. « A tous ceux qui ne démordaient pas de leur terminologie de guerre froide – “ les subversifs ”, l’ “ ennemi ” –, il fallut expliquer : Nous allons parler aux « adversaires » dans une perspective politico-idéologique ». Vu par Vargas, cela donne : je ne suis pas d’accord avec tes idées, tu n’es pas d’accord avec les miennes, mais il vaut mieux discuter que nous enfermer dans la violence. Aspect fondamental : la connaissance de l’autre. Il a sa façon de penser. Le but, c’est de la respecter. Pas de la partager. Mais oui, de la respecter. Et ce respect mutuel, ce passage d’une culture de la mort à une culture de la vie, de la confrontation à la tolérance, c’est ça le changement. La tâche n’est pas facile pour un militaire. L’ennemi, la situation la plus naturelle, c’est de l’affronter. « Donc, il fallut une relation de travail pour trouver une solution au problème et le dépasser. Jusqu’à parvenir au nécessaire point d’équilibre. » Chacun faisant des concessions.

Idem pour les guérilleros. Tous ces proscrits qui, hier, tournaient leurs yeux vers La Havane, Managua, Hanoï ou Moscou croisent la délégation d’un pouvoir dont l’assassinat constitua souvent la principale forme de gouvernement. A San Miguel de Allende (Mexique), lors d’une des ultimes phases des conversations, les deux groupes résident dans le même hôtel. Il leur arrive de manger ensemble – mais à des tables séparées. Ils se saluent avec courtoisie. Ils partagent la même église et la même messe au Costa Rica. On passe aux choses sérieuses, ils se retrouvent en tête-à-tête, le couteau entre les dents. Jusqu’au dernier jour, le « comandante » Shafick Handal enrage : « Sur la table de négociations, n’ont été posées que nos idées. Le gouvernement se contente de réagir. Il n’a jamais émis la moindre suggestion dans le sens de la réforme. » Mais la haine n’est pas individualisée. Durant tous ces mois, ils ne s’insulteront jamais [5].

Après un pré-accord signé le 31 décembre 1991 à New York, sous les auspices du secrétaire général des Nations unies Javier Pérez de Cuéllar, les pourparlers aboutissent, le 16 janvier 1992, à Chapultepec. Mais le cessez-le-feu n’entrera officiellement en vigueur que le 1er février.

Front Nord (Chalatenango).

Dans le maquis, un étrange tressaillement saisit les « compas ». Ils vivaient pendus aux nouvelles, tous savaient que « los viejitos » [6]étaient en train de négocier. Petite guérillera du Morazán, Léona pensait bien que la guerre allait se terminer un jour ou l’autre. « Mais personne n’imaginait qu’elle allait se terminer comme elle s’est terminée. Déposer les fusils et tout… » Elle ne sait pas trop ce qu’elle en pense, mais un grand contentement la saisit. Elle a toujours eu peur. La peur est normale, même si au bout de tant d’années, on finit par s’y habituer. Et là, soudain… « Il ne va plus y avoir de “balaceras” ! » – ces fusillades tant redoutées. On discute ferme, le soir, autour du feu, avant que l’air froid ne vous prenne à la gorge. Car merde, s’insurgent certains, on était partis pour s’inscrire dans la grande Histoire et, au bout du compte, on n’a pas pris le pouvoir ! Dans les montagnes d’Usulután, Amilcar fait la part des choses : « Si on arrive à un accord comme celui qu’a accepté le gouvernement, c’est qu’il ne pouvait pas nous battre. Et vice-versa. Pour moi, la négociation a été le plus intelligent. » On débat à n’en plus finir et parfois très vivement. Mais nul n’oublie que le cessez-le-feu n’entrera en vigueur qu’à partir du 1er février. Des patrouilles s’enfoncent toujours au cœur du Chalatenango dès que l’aube rosit les monts. Celle de Roman Torres tombe sur l’armée à proximité du barrage Cerrón Grande. Elle se fait courser dans les « cerros ». Le fantôme de la mort rôde autour d’eux, tout le monde tire plus ou moins en l’air. Personne, ni d’un côté ni de l’autre, n’a envie d’être le dernier tué. Quelques jours plus tard, avec un ridicule peloton, ils feront courir une centaine de soldats. Non, « puchica », tant de sang est passé sous les ponts, personne ne veut être le dernier.

Département de Cabañas : « Journaliste, prends-nous en photo, ça fera un souvenir, on sera peut-être morts demain. » (1981)

Le Salvador entre dans une nouvelle phase de son histoire. S’il n’a pas gagné la guerre, le FMLN ne l’a pas perdue non plus. Son poids, à la table des négociations, met fin à une hégémonie militaire vieille de soixante ans et va permettre une profonde réforme de l’Etat assise sur une série de mesures sans précédent : respect du suffrage universel ; réforme du système judiciaire ; réforme constitutionnelle ; séparation de la Défense et de la Sécurité publique, réduction drastique des effectifs de l’armée, création d’une Police nationale civile.
Certes, les premiers pas sur le chemin de la paix sont malaisés. Le 15 décembre 1992 pourtant, après des mois de retard, de méfiance et d’accusations mutuelles, une cérémonie marque officiellement la fin de la guerre civile. En cette circonstance, les Etats-Unis annulent 466 millions de dollars de dettes. Ils ne feront guère plus pour la reconstruction d’un pays qu’ils ont largement contribué à ravager.

Le Salvador va encore vivre un moment particulièrement difficile quand, en mars 1993, est rendu public le rapport de la Commission de la vérité constituée sous l’égide de l’ONU. Premier point sur cette tragédie qui a fait plus de 75 000 morts, dont deux tiers de civils, et un million de déplacés, dans un pays de 5,5 millions d’habitants : « Cette explosion plonge ses racines profondes dans une histoire nationale de violence qui a permis de qualifier les opposants politiques d’ennemis pour mieux les éliminer [7] .  » Qu’on nous pardonne le rapprochement : on se croirait en Colombie ! Du document salvadorien, il ressort que, pendant douze années, les présidents salvadoriens Duarte et Cristiani, les ambassadeurs américains Deane Hinton, Thomas Pickering, Edwin Corr, William Walker, ainsi que les présidents Reagan et George Bush ont sciemment menti, couvert ou caché des crimes. En effet, révèle la commission d’enquête, « la grande majorité des violations étudiées (…) ont été commises par des membres des Forces armées ou par des groupes en lien avec elles ».

Durant les pires années, celles de la « guerre sale » (1981-1984), 65 % des cas relèvent des exécutions extrajudiciaires, 25 % des disparitions forcées, 20 % des tortures. En ce qui concerne les responsabilités, presque toujours citées dans les dénonciations, elles sont attribuées aux agents de l’Etat, aux paramilitaires reliés à celui-ci et aux escadrons de la mort pour 85 % des cas ; au FMLN pour… 5 % [8] !

« L’Etat salvadorien, peut-on lire, dans les agissements de membres des Forces armées et/ou de fonctionnaires civils, est responsable d’avoir aidé, encouragé et toléré le fonctionnement des escadrons de la mort qui ont illégalement attaqué des membres de la population civile ». Allant plus loin, la Commission écrit, d’une manière qu’on qualifiera d’explosive : « Il faut également signaler que, pour sa part, le gouvernement des Etats-Unis tolérait, apparemment sans grande considération officielle, les agissements d’exilés salvadoriens vivant à Miami, en particulier entre 1979 et 1983. Ce groupe d’exilés a directement financé et indirectement dirigé quelques escadrons de la mort. Il serait bon que d’autres enquêteurs, disposant de plus de moyens et de temps, fassent toute la lumière sur cette histoire tragique pour pouvoir donner l’assurance que ne se répétera jamais plus aux Etats-Unis une tolérance envers des personnes ayant quelque chose à voir avec des actes de terreur dans d’autres pays. » Inutile d’ajouter qu’il s’est agi là d’un vœu pieux.

Offrant à la réflexion l’une des clés du conflit, le rapport note que les escadrons de la mort sont nés entre 1967 et 1979 – c’est-à-dire avant le déclenchement de l’insurrection populaire –, dans le but « d’identifier et d’éliminer les prétendus communistes en milieu rural », permettant aux gouvernements de se maintenir essentiellement grâce à cette « violence sélective ». Dans ces conditions, était-il illégitime d’avoir recours aux armes, alors même que toute sortie démocratique demeurait désespérément fermée ?

Garde nationale (San Salvador).

Suite à la publication de ce document, l’ensemble de la direction du FMLN assume ses responsabilités et se déclare solidairement responsable des violations des droits humains qui lui sont reprochées – quelque quatre cents meurtres et plus de trois cents disparitions. Les militaires salvadoriens, à qui sont imputés l’immense majorité des crimes, nient les faits, accusent l’ONU de partialité et multiplient les manœuvres pour empêcher l’épuration de l’armée.

Lorsque se profilent les élections de 1994, le président Cristiani est toujours l’otage du haut commandement, radicalement opposé à toute « punition ». Le 3 janvier, le ministre de la présidence, Óscar Santamaria annonce que le gouvernement décrétera une amnistie générale, après le cessez-le-feu. Cette mesure vise à permettre… « la réinsertion des rebelles dans la vie civile et politique » ! Elle est surtout le résultat de tractations entre le pouvoir et l’armée : l’impunité en échange d’un engagement de ne pas torpiller les accords de paix.

Pendant la campagne électorale précédant ces « élections du siècle », l’extrême droite agite encore le slogan : « Patrie oui, communisme non, El Salvador sera la tombe des rouges ! » Avec « seulement » vingt et un assassinats politiques, et malgré une grande violence verbale d’Arena, le scrutin se déroule néanmoins dans un calme relatif. L’espace politique s’est ouvert à ce qui fut l’opposition armée et, pour la première fois de leur histoire, les Salvadoriens vont pouvoir faire leur choix sur l’ensemble du spectre politique.

Membre fondateur d’Arena et maire de San Salvador, appartenant à la frange moderniste des entrepreneurs du parti et non à celle des grands propriétaires terriens, Armando Calderón Sol, l’emporte avec 49,6 % des votes. Pour sa première participation, le FMLN a choisi d’appuyer une coalition, Convergence démocratique (CD), sous la direction d’un de ses traditionnels alliés de la gauche modérée, Rubén Zamora, et se présente de façon indépendante pour les législatives et les municipales. Si les présidentielles sont perdues (27 % des voix), le Front porte vingt-et-un députés à l’Assemblée, soit le quart des sièges à pourvoir, et devient la deuxième force politique du pays.

Il n’y aura néanmoins pas de miracle immédiat. Si les « élites » ont perdu la capacité de tuer, elles demeurent bien en place et, dans un contexte global post-mur de Berlin, la diabolisation des « communistes » du FMLN dans un pays extrêmement polarisé va permettre à l’Arena de gouverner pendant quinze ans – Calderón Sol (1994-1999), Francisco Flores (1999-2004), Tony Saca (2004-2009). Avec l’appui, bien entendu, des Etats-Unis. Lors de la campagne électorale de 2004, le gouvernement de George W. Bush intervient sans pudeur pour appuyer l’Arena. Prédisant les pires catastrophes « si le communisme venait à s’emparer du Salvador », Washington va jusqu’à menacer d’y empêcher l’envoi d’argent – les « remesas » – des immigrés salvadoriens vivant aux Etats-Unis. L’avertissement n’a rien d’anodin : seconde source de revenus du pays, ces « remesas » pèsent alors pour 17 % du produit intérieur brut (3,8 milliards de dollars en 2008).

Quinze années de purgatoire… C’est qu’on ne sort pas d’une guerre comme on revient d’une promenade de santé. Des dizaines de milliers de réfugiés rentrent dans un pays que la guerre a laissé exsangue, désarticulé. La réduction des effectifs des forces armées provoque l’apparition de bataillons de désœuvrés, la démobilisation d’une génération de guérilleros pose problème alors que le chômage écrase déjà les sociétés de tout son poids. Hier au Salvador, un peu plus tard au Guatemala, depuis 2016 en Colombie, se pose une même question : comment passer de la lutte armée à la vie démocratique ? Comment retrouver sa place dans cet univers individualiste dont on ne connaît plus les codes, dont on ne possède pas les clés ? Au sein de chacune des composantes du FMLN, s’ouvrent des débats pour trouver un mode de fonctionnement moins verticalement hiérarchique que celui imposé par la guerre. La guérilla se transforme en un parti « démocratique, révolutionnaire et chrétien », les six structures qui le composent étant dissoutes en mars 1995 au sein d’un seul FMLN, qui accepte néanmoins les « tendances ». Une transformation difficile, en l’absence d’expérience et de moyens financiers.

La réinsertion se révèle plus difficile qu’espérée. Les guérilleros (et les militaires démobilisés) ont donné une partie de leur vie. Ils pensaient que la société leur accorderait une reconnaissance à la mesure de leur sacrifice. Ils sortent de la montagne avec, pour unique bagage, une chemise et un sac à dos. Grâce à la solidarité de la communauté, ils survivent pendant quelque temps. Mais les programmes prévus pour l’octroi de terres ou le financement de projets productifs patinent. Pour les non paysans, « un passé au sein de la guérilla n’est pas forcément le meilleur passeport pour trouver du travail » ! Crédits à la micro-entreprise, formation (très brève) pour la plomberie ou la pose de structures métalliques… Il n’y a pas de marché ! Ils demeurent avec leur crédit inutile (à rembourser), leur formation aussi inutile, et vont grossir les ceintures de misère de San Salvador, à la recherche d’un improbable boulot. En 1996, Shafik Handal, ex-« comandante » qui sera candidat à la présidence en 2004, accuse : « La réinsertion des ex-combattants a été délibérément freinée par le gouvernement. Avec un but politique. Provoquer des problèmes au FMLN, envoyer un message : il n’a pas été capable de résoudre les problèmes de ses gens. » De fait, des colères à peine rentrées s’expriment, telle celle-ci, recueillie cette même année 1996 : « Tout ça, c’est de la merde, j’étais dans les commandos urbains, on n’était pas d’accord avec ces accords de paix [9]  ! »

Ex-guérilleros de l’ERP, dans le Morazán (1996).

Ex-guérilleros de l’ERP, dans le Morazán (1996).

Aux obstacles et aux pièges tendus par le pouvoir, s’ajoutent les contradictions existant au sein même du FMLN. Depuis 1983, celui-ci était divisé entre une aile sociale-démocrate (ERP, RN) et une aile marxiste (FPL, PC, PRTC). Si le principe d’une « révolution démocratique » en lieu et place d’une « révolution socialiste » avait été adopté par tous en 1987, sur le fond, le débat continuait. En 1989, lorsque tomba le mur de Berlin, Joaquín Villalobos, leader de l’ERP (militairement la plus puissante des organisations), put triompher en se moquant des « dinosaures archaïques ». L’alliance dura cependant, malgré les frictions, jusqu’aux « élections du siècle ». Pour ce scrutin présidentiel, l’ERP et la RN souhaitaient une large alliance avec… la Démocratie chrétienne. Le reste du mouvement imposa son allié historique Rubén Zamora. En septembre 1994, les dissensions idéologiques atteignirent leur sommet : l’ERP et la RN firent scission (essentiellement les cadres, la base demeurant fidèle au FMLN) et fondèrent le Parti démocrate (PD). Villalobos souhaitait désormais que son pays suive le modèle costaricien, allemand ou japonais.

Dans la pratique, à la recherche d’un improbable centre, dans ce pays polarisé, et faute d’alliés représentatifs, le PD – comme le fera au Nicaragua le Mouvement de rénovation sandiniste (MRS) – tombera à droite, s’éloignant chaque jour un peu plus de ses anciens compagnons. Une trahison et un trouble terribles pour la majorité des ex-combattants.

De cet affrontement fratricide, le FMLN sortira vainqueur. Le PD ne mordant jamais sur l’électorat, Villalobos, voyant frustrée son ambition personnelle, finira par s’exiler. Vivant désormais en Grande-Bretagne, il y deviendra, à l’image de tout « défroqué », l’un des ennemis les plus agressifs des gauches latino-américaines. Là encore, un parallèle s’impose avec les « ex-commandants » sandinistes du MRS qui, en 2018, en alliance avec la droite nicaraguayenne et Washington, tenteront de renverser Daniel Ortega. En ce qui le concerne, dans les années 1990, Villalobos ira jusqu’à devenir conseiller auprès du gouvernement mexicain dans la répression de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) au Chiapas.

Le FMLN, de son côté, s’est attaché à retisser avec le mouvement social des liens quelque peu distendus. Au bout du compte, malgré les rancœurs, ses militants sont demeurés « FMLN » au plus profond d’eux-mêmes. Leur organisation, contrepartie dans les accords de paix, conserve la possibilité de faire pression dans les mécanismes institutionnels – chance que n’ont pas les anciens soldats – et de se mobiliser contre la brutalité du modèle économique imposé.

Front Farabundo Martí de libération nationale devenu parti politique.

Car les structures qui ont conduit à douze années de guerre civile sont toujours présentes ! Les programmes économiques qui se succèdent s’inscrivent dans la continuité des politiques d’ajustement structurel instaurées par Cristiani. Désireux de supprimer l’agriculture et de transformer le Salvador en un nouveau « tigre asiatique », les gouvernements appellent les investisseurs étrangers, en particulier dans le secteur des « maquiladoras » – usines de sous-traitanceétats-uniennes, coréennes ou taïwanaises dans lesquelles la main d’œuvre, essentiellement féminine, subit maltraitances et surexploitation. D’agro-exportatrice, l’économie se tourne vers les services, mais ne survit toujours que grâce aux envois de la communauté exilée aux Etats-Unis. La pauvreté touche la moitié de la population, la délinquance commence à exploser (plus de quatorze mille homicides en 1995).

Le 1er janvier 2001, adoptée à la va-vite par une courte majorité de députés présents, sans véritable discussion, la « dollarisation » de l’économie suscite des mouvements de colère de la rue et des représentants du FMLN à l’Assemblée. En effet, lors des élections législatives et municipales du 16 mars 1997, ceux-ci ont créé l’événement : au terme d’une campagne au cours de laquelle le parti a recentré son discours, se réclamant d’une « social-démocratie radicale », il a quasiment fait jeu égal (27 sièges) avec l’Arena (28 sièges) et contrôle désormais soixante mairies, dont Mejicanos, Soyapango, Ilopango, Santa Ana, Chalatenango, Zacatecoluca, plus, bien sûr, celle qu’il a tenté par deux fois de prendre par les armes : San Salvador. Nulle part ailleurs en Amérique latine, une ex-guérilla n’a obtenu de tels résultats si peu de temps après son retour à la vie civile. Et l’ascension va se poursuivre, lentement mais sûrement.

Fête populaire (Morazán).

Bien que la majorité reste à droite du fait des alliances de circonstance de l’Arena, les législatives du 12 mars 2000 vont faire du FMLN, grâce à son unité et aux résultats de sa gestion des municipalités conquises trois ans auparavant, le premier parti du pays. Reste la magistrature suprême, qui continue à lui échapper. Les blessures sont encore trop fraîches pour que puisse être élu un candidat directement impliqué hier dans la lutte armée. Battu à deux reprises en présentant d’anciens « comandantes » de la guérilla – Facundo Guardado en 1999 et Schafick Handal en 2004 –, candidatures contre lesquelles sont grossièrement intervenus les Etats-Unis, le FMLN en tire les leçons et change son fusil d’épaule : en 2009, il investit un « proche » de tendance sociale-démocrate, Mauricio Funes, qui, de sa vie, n’a jamais porté un fusil. Et triomphe enfin, le 15 mars, avec lui ! Cette victoire électorale est bien sûr favorisée par la dynamique régionale, « les gauches » gouvernant à ce moment le Venezuela (Hugo Chávez), Cuba (Raúl Castro), le Brésil (Luiz Inácio « Lula » da Silva), l’Equateur (Rafael Correa), l’Argentine (Cristina Kirchner), l’Uruguay (Tabaré Vázquez), le Paraguay (Fernando Lugo), le Chili (Michelle Bachelet), ainsi que les voisins hondurien (Manuel Zelaya) et nicaraguayen (Daniel Ortega).

Changement d’époque ? Pas encore. En politique, nul n’en ignore, il existe les amis et les faux amis. Ex-journaliste du Canal 12 de télévision et ancien correspondant de CNN en espagnol, Funes, plus opportuniste que radical, prend rapidement ses distances avec le parti qui lui a permis d’accéder au pouvoir. Lequel FMLN reçoit pour sa part un avertissement sans frais quant aux limites que, en Amérique centrale, on ne peut en aucun cas dépasser : au Honduras, le 29 juin 2009, considéré trop proche de Chávez, Manuel Zelaya est renversé par la Sainte alliance de l’oligarchie et des Etats-Unis que gouverne depuis peu Barack Obama. A bon entendeur, salut…

Entre le chef de l’Etat et son vice-président, l’ex-comandante Salvador Sánchez Cerén, ainsi qu’avec les députés du parti, qui n’a pas la majorité absolue à l’Assemblée, le feu va brûler en permanence tout au long du mandat. Se déclarant publiquement « frustré par les positions irresponsables »du FMLN, Funes critique vertement les voyages très symboliques qu’effectue Sánchez Céren à Cuba et au Venezuela et le désavoue lorsque celui-ci se prononce contre l’installation de bases militaires US en Colombie. Désireux de maintenir l’alliance stratégique du pays avec les Etats-Unis, il refuse catégoriquement d’intégrer l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), créée par Hugo Chávez et Fidel Castro [10]. Avec l’appui et le vote des partis de droite, il envoie un contingent militaire en Afghanistan. Bref, il provoque une telle déception que cette droite, emmenée par l’Arena, l’emporte aux législatives de mars 2012. Triste bilan. Un coup pour rien ? Pas si sûr…

Si Funes et ses conseillers – appelés « les Amis de Mauricio Funes » – ont pris le contrôle des questions stratégiques, des matières économiques essentielles et du secrétariat aux réformes politiques, le FMLN a géré des domaines tels que la santé publique, l’éducation et la sécurité. Dans ce registre, sans réussir les changements dont ses partisans rêvaient, divers programmes sociaux ont tout de même réussi à faire baisser de presque six points le taux de pauvreté qui, d’après le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), s’établit désormais à 40 % de la population. Durant la campagne présidentielle de 2014, Sánchez Cerén, désormais candidat, promet d’approfondir cette orientation. Et l’emporte de très peu, mais l’emporte (50,11 % des voix), au terme du scrutin « historique » du 3 février ! Dans un hourvari de cris enthousiastes – « El pueblo, unido ! jamas sera vencido ! » – ce signataire des accords de paix de 1992 devient ainsi le sixième ex-guérillero à accéder au poste de président en Amérique latine et dans la Caraïbe, après Fidel puis Raúl Castro à Cuba, Daniel Ortega au Nicaragua, José « Pepe » Mujica en Uruguay et Dilma Rousseff au Brésil – sans parler du maire colombien de Bogotá (2012-2015), Gustavo Petro (ancien du M-19 et candidat très sérieux à la présidence colombienne en 2022).

San Salvador aujourd’hui (vue très partielle !)…

Après 2014, les dissensions politiques entre le gouvernement du président Sánchez Cerén et l’Assemblée, où le FMLN n’avait acquis que 31 sièges sur 84, bloqueront en partie les réformes sociales. Le 4 mars 2018, le FMLN s’affaiblit plus encore en perdant les législatives (23 sièges, 20,61 % des voix) au profit l’Arena (37 députés, 40,23 % des suffrages). Lors de l’élection présidentielle qui suit le 3 février 2019, à la tête d’une Grande alliance pour l‘unité (GANA), Nayib Bukele (37 ans), spécialiste du virage politique, l’emportera dès le premier tour avec plus de 53 % des voix. Maire de San Salvador (2015-2018) sous la bannière du FMLN, avant d’être exclu du parti en 2017, il fait voler en éclat le bipartisme droite gauche ayant cours depuis près de 30 ans.

Cette défaite marque un tournant historique. Le collectif des quatorze anciens « commandantes » qui ont dirigé la guérilla dans les années 1980 puis pris les principales décisions du parti dans l’après-guerre annoncent leur retraite. Ils ne pourront pas être réélus lors des élections internes à venir – et ils ne le seront pas.

Le 28 février 2021, Nuevas Ideas – le parti politique créé pour soutenir Bukele – obtient la majorité des deux tiers à l’Assemblée législative. Dans ce pays ensanglanté par les « maras » (bandes de délinquants particulièrement violentes), le nombre d’homicides (35,6 pour 100 000 habitants en 2019) a diminué de moitié. La population en sait gré au président. Elle sera moins enthousiasmée par la suite des événements. Déjà, fait sans précédent, des militaires et policiers lourdement armés avaient fait irruption en sa compagnie au sein du Parlement, le 9 février, pour sommer les députés d’approuver un prêt destiné à équiper les forces armées. Le 1er mai, le nouveau Parlement va destituer neuf magistrats du Tribunal constitutionnel et le procureur général de la République, qui avaient lancé des enquêtes sur la corruption. Jusque-là considéré comme un « président millenium » pour son usage systématique des réseaux sociaux, sur lesquels il s’est proclamé « le dictateur le plus cool du monde », Bukele gouverne depuis de façon de plus en plus despotique. Dévoilant, le 20 novembre 2021, le projet d’une « Bitcoin City », il entend faire du Salvador le premier pays à utiliser le bitcoin comme monnaie officielle, à côté du dollar. Les trois quarts des Salvadoriens protestent, qui redoutent l’instabilité et l’inflation susceptibles d’être provoquées par l’extrême volatilité de cette monnaie. Le 12 décembre dernier, accompagnés de juges et d’anciens juges, des milliers de personnes ont manifesté, à San Salvador, contre la corruption et ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire.

Tout ça pour ça ! murmurera-t-on peut-être en songeant à l’odyssée des « compañeros »… A chacun sa perception. Si les Salvadoriens manifestent aujourd’hui, c’est qu’ils peuvent le faire sans être massacrés.

Au-delà de la justesse de sa cause et de l’héroïsme de ses militants et combattants, le rapport de forces n’a pas permis au FMLN d’imposer des réformes structurelles en matière économique et sociale à la table des négociations. Mettre un terme à une guerre meurtrière et sans victoire possible constituait la priorité. Dans le contexte des années qui ont suivi et l’étouffant tête-à-tête avec les Etats-Unis, le modèle néolibéral a pu étrangler le pays. Toutefois, on aurait tort d’oublier l’essentiel : les progrès institutionnels, l’apparition d’un Etat de droit, l’émergence d’une vie démocratique qui n’avait jamais existé. C’est le pistolet sur la tempe (et le bazooka à la main) que l’oligarchie de l’archéo-Salvador a consenti à ces réformes. Elle n’aurait pas accepté de remettre en cause son pouvoir absolu sans la lutte armée. Les générations nées après les accords de paix ne peuvent imaginer ce que fut, dans le temps, l’exclusion politique, les fraudes électorales, les coups d’Etat, les menaces, les assassinats, les disparitions.

Une autre étape commence, un nouveau cycle, dans la recherche d’une « remontada » et d’un modèle alternatif de développement. D’un Salvador sans guerre qui tue ni paix qui opprime. Le rêve éternel de la démocratie… Celle à laquelle ils aspiraient lorsqu’ils parcouraient les montagnes, le fusil à la main. Car, disaient-ils déjà : « Pour manger la tortilla, il faut moudre le maïs ; pour obtenir quelque chose, il faut lutter. »

Maurice Lemoine

Texte et photos : Maurice Lemoine

 

Notes :

[1]  Orden signifie également « ordre ».

[2] Sous la pression de Washington et des sociaux démocrates sud-américains, l’Internationale socialiste et la France « mitterrandienne » demeurée, malgré tout « atlantiste », prirent assez rapidement leurs distances avec les révolutionnaires centraméricains.

[3] Monterrosa mourra le 23 octobre 1984 lors de l’explosion en vol de l’hélicoptère dans lequel il se trouvait. Une bombe y avait été cachée par la guérilla.

[4] Littéralement : jusqu’au sommet !

[5] Passage extrait de Maurice Lemoine, Amérique centrale. Les naufragés d’Esquipulas, L’Atalante, Nantes, 2002.

[6] Les petits vieux – familièrement, les « comandantes ».

[7] « De la Locura a la Esperanza. La guerra de 12 años en El Salvador », Informe de la Comisión de la verdad para El Salvador, Naciones Unidas, San Salvador – Nueva York, 1992-1993.

[8] Le rapport attribue 342 crimes au FMLN, 4281 à l’armée, 1 656 à la police, 2 248 aux groupes paramilitaires et 817 aux escadrons de la mort.

[9] Maurice Lemoine, « Amère convalescence au Salvador », Le Monde diplomatique, septembre 1996.

[10] L’ALBA regroupe la Bolivie, Cuba, la Dominique, l’Equateur, le Honduras (jusqu’au coup d’Etat de 2009), le Nicaragua, le Venezuela, Saint Vincent, les Grenadines, Antigua et Barbuda.

La source originale de cet article est Mémoire des luttes

Copyright © Maurice LemoineMémoire des luttes, 2022

https://www.mondialisation.ca/salvador-la-couleur-du-sang-jamais-ne-soubliera/5664301

Dans Amérique

ILES BAHAMAS : ARRIVEE DE COOPERANTS CUBAINS A LA SANTE

Par Le 17/01/2022

17 Janvier 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-01-16 18:38:25

 

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La Havane, 16 janvier (RHC) Les médias bahamiens ont souligné l'arrivée dans ce pays d'un nouveau groupe de coopérants cubains de la santé venant faire face au Covid-19. Cette brigade fait partie du contingent internationaliste Henry Reeve spécialisé en situations de désastres naturels et de graves épidémies.

A leur arrivée à Nassau, les coopérants cubains ont été accueillis par le ministre de la Santé et du Bien-être des Bahamas, Michael Darville et par l’ambassadeur cubain, Julio César Gonzalez.

Les médias locaux se font l’écho des remerciements de Michael Darville pour le geste de solidarité des autorités cubaines.

«Le soutien de Cuba, a-t-il dit, démontre une fois de plus la volonté de ses autorités et de son peuple de soutenir d'autres nations amies qui en ont besoin».

Pour sa part, l'ambassadeur cubain a exprimé la gratitude de son pays pour l'opportunité d'aider les Bahamas et a réitéré l'engagement des coopérants cubains à travailler avec  dévouement et humanisme.

A La Havane, une note du ministère cubain des Affaires étrangères souligne que la présence du contingent  Henry Reeve démontre «avec des faits le travail de solidarité de notre île avec le monde».

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/282991-echos-dans-la-presse-des-bahamas-de-larrivee-des-cooperants-cubains-de-la-sante

 

Tag(s) : #Cuba#Bahamas

Dans Amérique

LE NICARAGUA ASPIRE A ETRE LE CENTRE DE MOBILISATION DU COMMERCE AVEC LE MEGA-PROJET CHINOIS "UNE CEINTURE, UNE ROUTE"

Par Le 17/01/2022

17 Janvier 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-16 14:04:14

      

Managua, 16 janvier (RHC) L’adhésion du Nicaragua au méga-projet chinois  "Une ceinture, une Route" lui permettra, à moyen terme, de renforcer les sorties vers l’océan Pacifique pour établir une communication maritime directe avec la Chine et accéder au marché mondial que représente le géant asiatique, a déclaré Ivan Acosta, ministre nicaraguayen des finances et du crédit public.

"Nous sommes dans l’océan Pacifique [face à la Chine] nous avons cette position stratégique, en plus d’avoir la mer des Caraïbes [qui va vers l’Atlantique] et le Pacifique, cela nous permet d’être au centre de toute la mobilisation commerciale qui concerne l’Amérique latine, l’Europe et l’Asie. Cela nous donne une grande potentialité, nous pouvons optimiser nos ports, le port de Corinthe et le Port Sandino [sur le Pacifique]", a exprimé Acosta.

Le Nicaragua est situé au centre de l’Amérique et ses côtes sont baignées par l’océan Pacifique et la mer des Caraïbes, position privilégiée pour le commerce mondial, "Une ceinture, une Route" offre au pays d’Amérique centrale l’opportunité d’accéder à des ressources millionnaires pour développer l’infrastructure portuaire et ferroviaire, et de s’étendre à la demande financière mondiale.

"C’est une grande opportunité pour notre pays parce qu’elle représente 75 % de la réserve énergétique mondiale, qu’elle va dépasser plus de 60 % du Produit Intérieur Brut du monde, qu’elle dirige le commerce et représente l’aspiration à une plus grande intégration économique, un plus grand commerce, une plus grande mondialisation et une plus grande coopération", a déclaré Acosta.

En 2021, le Gouvernement nicaraguayen a entrepris de rénover le port de Corinthe (Pacifique), situé dans l’ouest du département de Chinandega, à 142 kilomètres de Managua, par lequel est mobilisée la plus grande partie des exportations et des importations du pays d’Amérique centrale; estimée à un million de tonnes.

La projection du pays pour les 20 prochaines années est d’augmenter à 10 millions de tonnes la mobilisation de marchandises par Corinthe. Toutefois, le Nicaragua ne possède pas de port plus important dans la mer des Caraïbes et aspire à obtenir les ressources millionnaires de l’initiative chinoise pour son développement.

"Nous n’avons pas de port pour exporter vers l’Europe, nous devons le faire via des pays tiers, "Une ceinture, une Route" représente une connexion directe et les Caraïbes, elle serait un débouché de produits de notre part vers les marchés qui sont dans l’Atlantique, elle faciliterait beaucoup la mobilité de frets prioritairement chinois, qui pourront traverser notre pays de port à port pour mobiliser des conteneurs, de grands volumes de fret et devenir un port logistique opérationnel" a-t-il souligné.

"Une ceinture, une Route" offrent également à la nation centraméricaine le développement d’une infrastructure ferroviaire pour s’étendre au commerce mondial.

"Nous croyons que nous nous intégrons parfaitement, le réseau ferroviaire qui relie la Chine à travers l’Eurasie jusqu’à la France [afin de rapprocher le commerce européen de l’asiatique] par des moyens plus rapides et efficaces, qui garantira un plus grand flux et pourra intégrer l’échange entre l’Europe et l’Asie, c’est là que nous nous positionnons", a-t-il précisé.

La valeur ajoutée pour l’économie du pays en développement est de créer parallèlement un système de services pour les multinationales qui utilisent l’infrastructure et les communications du Nicaragua, selon les projections.

"Elle viendrait renforcer le réseau de services des entreprises mondiales, mais elle nous permet aussi d’investir ou d’attirer des investissements dans nos capacités productives, dans nos capacités agro-industrielles, pour aller sur ces marchés et surtout sur le marché chinois qui est de plus de 1,4 millions de personnes", a-t-il déclaré.

Il a déclaré qu’un éventuel accord de libre-échange (ALE) est une question supplémentaire à l’initiative "Une ceinture, une Route", qui lui permettra d’accéder aux échanges avec l’économie chinoise, qui a doublé son volume commercial au cours des 10 dernières années.

"Pour nous qui sommes exportateurs de denrées alimentaires, exportateurs de viande, de fruits de mer, nous pourrions exporter des produits agricoles, nous aurons [un Traité de Libre-échange] une grande opportunité d’augmenter notre stock de production. L’élargissement de notre panier productif, agro-industriel des produits alimentaires et l’exportation de ce marché auront un impact considérable sur l’avenir de notre économie", a déclaré Acosta.

Le Nicaragua a signé l’adhésion du pays à l’initiative "Une ceinture, une Route" et trois autres accords avec la Chine le 10 janvier, un mois après le rétablissement des relations diplomatiques.

C’est un grand pas du Nicaragua pour faire avancer son peuple, la Chine est prête à faire grandir ses alliés sans les soumettre comme le font les américains, qui, pour leur donner une miette, leur imposent une multitude de conditions qui ne profitent qu’à eux. Le président Daniel Ortega, voit dans la Chine un grand allié pour faire avancer le Nicaragua.

Source Sputnik

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/282981-le-nicaragua-aspire-a-etre-le-centre-de-mobilisation-du-commerce-avec-le-megaprojet-chinois-une-ceinture-une-route

Tag(s) : #nicaragua#Chine

Dans Amérique

NICARAGUA : LE PRESIDENT DANIEL ORTEGA EXIGE QUE LES ETATS-UNIS METTENT FIN AU BLOCUS DE CUBA

Par Le 12/01/2022

12 Janvier 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-01-11 18:18:59

 

Photo: Prensa Latina

La Havane, 11 jan. (RHC)- Le président nicaraguayen, Daniel Ortega, a exigé aux États-Unis de mettre fin au blocus économique, commercial et financier contre Cuba, ainsi qu’aux sanctions imposées au Venezuela. Lors de la cérémonie d’investiture pour un nouveau mandat à la présidence du Nicaragua, Daniel Ortega a décrit le système des États-Unis comme le plus pervers de l’humanité.

Dans son discours à la nation depuis la Place de la Révolution de Managua, le leader sandiniste a fait allusion au maintien par la Maison Blanche des 243 mesures appliquées contre Cuba par l’administration Trump alors que le président Biden a promis d’améliorer les relations bilatérales.

Ortega s’est référé aux actions terroristes qui ont eu lieu en 2018 au Nicaragua, aux assassinats de policiers et de citoyens, ainsi qu’à la paralysie du pays durant plusieurs mois, des actions déstabilisatrices financées depuis Washington sous une prétendue défense de la liberté et de la démocratie.

Il a par ailleurs rappelé que la constitution de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des peuples (ALBA-TCP), par les leaders régionaux Fidel Castro et Hugo Chávez, avait pour but le bien-être et le développement des peuples.

Parmi les 22 délégations présentes ce lundi à la cérémonie de prestation de serment du président Ortega, figuraient les Chefs d’État Miguel Díaz-Canel de Cuba, Nicolas Maduro du Venezuela et Juan Orlando Hernández du Honduras, ainsi que des représentants de mouvements de solidarité, progressistes et de gauche.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/282500-daniel-ortega-appelle-les-etats-unis-a-mettre-fin-au-blocus-de-cuba

Tag(s) : #Cuba#Blocus#nicaragua

Dans Amérique

HONDURAS : LA VIOLENCE, UN DEFI POUR LE NOUVEAU GOUVERNEMENT

Par Le 12/01/2022

12 Janvier 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-11 17:07:51

 

 

Auteur : María Josefina Arce

Lorsque Xiomara Castro prendra la présidence du Honduras le 27 janvier, elle devra relever le grand défi de s'attaquer à la violence régnant  dans ce pays, avec près de dix millions d'habitants, considéré comme le plus violent d'Amérique Centrale.

Le nombre d'homicides a augmenté de 6,5 % entre janvier et septembre de l'année dernière seulement, par rapport à la même période en 2020. Au cours de ces neuf mois, le nombre de morts violentes a atteint 2 720.

Selon des chiffres officiels, le nombre moyen quotidien de meurtres au cours de la période susmentionnée était de près de 10 tous les 100 000 habitants.

Ces événements sont attribués dans une plus large mesure au crime organisé et aux gangs, connus sous le nom de maras, qui se battent pour le territoire et extorquent de l'argent aux habitants des communautés et des quartiers.

L'arrivée du Covid-19 n'a mis fin ni aux actions liées au trafic de drogue ni aux menaces dans les quartiers contrôlés par ces groupes criminels.

Le niveau élevé d'impunité dans le pays contribue au maintien de cette situation critique. Selon les organisations de défense des droits de l'homme, environ 90 % des homicides restent impunis.

Dans de nombreux cas, les différents groupes criminels opèrent en complicité avec des politiciens, des fonctionnaires et le système judiciaire.

En outre, les mesures de sécurité adoptées ont entraîné des violations des droits de l'homme. Les forces de police ont fait un usage excessif de la force lors des différentes opérations lancées, ainsi qu'une alliance  avec des groupes criminels.

La vérité est qu'au fil des ans, les politiques sociales visant à améliorer les conditions de vie des Honduriens et à ouvrir de nouvelles possibilités pour les jeunes, souvent contraints de rejoindre les gangs,  ou se tournent vers eux pour gagner de l'argent, ont été oubliées.

Selon l'Université Autonome du Honduras, organisme public, la pauvreté au Honduras a augmenté pour atteindre 70 % en 2020, tandis qu'environ 40 % de la population vit dans une extrême pauvreté. Dans les zones rurales, le taux atteint 73,5 %.

Le taux de chômage a atteint environ 11 % en 2020, tandis que le nombre d'étudiants inscrits dans le système d'enseignement public a diminué de 17 % entre 2018 et l'année dernière.

La voie pour échapper à la violence et à la pauvreté est l'émigration. En 2019, quelque 300 000 Honduriens ont émigré aux États-Unis.

Ainsi, la nouvelle Présidente du pays qui gouvernera à partir du 27 a exprimé son engagement envers la jeunesse et à trouver une solution aux principaux besoins du peuple hondurien.

Son objectif est de créer de nouvelles opportunités d'emploi, de s'occuper de l'éducation et d'autres domaines, dont la précarité menace la qualité de vie des citoyens et entraîne une augmentation de la violence.

dource : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/282487-la-violence-un-defi-pour-le-nouveau-gouvernement-du-honduras

Tag(s) : #Honduras

Dans Amérique

LE PRESIDENT ORTEGA : NI LE NICARAGUA, NI LE VENEZUELA, NI CUBA NE SONT DES ENNEMIS DES ETATS-UNIS

Par Le 11/01/2022

11 Janvier 2022

Président Ortega : le Venezuela n'est pas un ennemi des États-Unis
10/01/2022
Photo : Presidential Press/Zurimar Campos
Karla cotoret

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Managua, Nicaragua - "Ni le Nicaragua, ni le Venezuela, ni Cuba ne sont des ennemis des États-Unis", a déclaré lundi le président de la République du Nicaragua, Daniel Ortega, en soulignant que l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Accord commercial entre les peuples (ALBA-TCP) n'est pas une initiative destinée à nuire aux États-Unis.

"L'ALBA, sous la direction des commandants Fidel Castro et Hugo Chávez, n'a pas été organisée pour promouvoir des actes de terrorisme, mais pour apporter le bien-être, le développement et les capacités, afin de surmonter la pauvreté dans les pays d'Amérique latine et des Caraïbes", a-t-il souligné.

Lors de la cérémonie au cours de laquelle il a prêté serment en tant que président du Nicaragua, Daniel Ortega a déclaré qu'un signe de la solidarité du pays sud-américain avec le peuple américain est que "le Venezuela, dans un acte de noblesse, donne de l'énergie aux pauvres des États-Unis pour qu'en période d'hiver ils ne meurent pas de froid".

À cet égard, il a rejeté la saisie et le détournement d'actifs vénézuéliens à l'étranger, notamment le groupe de raffineries de pétrole et de négociants vénézuéliens d'essence, de lubrifiants et de produits pétrochimiques situé aux États-Unis, CITGO, une société par l'intermédiaire de laquelle du chauffage a été fourni à la population vulnérable des États-Unis.

Aux États-Unis, "il y a des gens qui meurent de froid, sous les ponts (...) et ce qui est plus triste, ils meurent de douleur", a-t-il déclaré.

Le leader sandiniste a appelé à un changement aux États-Unis, un pays où les valeurs se sont effondrées, où les confrontations, les protestations et les mobilisations abondent parce que "les États-Unis ne sont plus les mêmes, parce qu'ils ne peuvent pas continuer à tromper le peuple américain".

Bureau de presse présidentiel/Bianca Borrero

source : http://www.minci.gob.ve/presidente-ortega-venezuela-no-es-enemiga-de-estados-unidos/

Tag(s) : #nicaragua#Venezuela

Dans Amérique

CHILI : LE PRESIDENT ELU AFFIRME QUE LE PAYS A BESOIN DE CHANGEMENTS STRUCTURELS

Par Le 10/01/2022

10 Janvier 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-09 14:55:46

      

Santiago du Chili, 9 janvier (RHC) Le président élu du Chili, Gabriel Boric, a déclaré aujourd’hui que le pays a besoin de changements structurels pour avoir un nouveau modèle de développement et a indiqué parmi les priorités de son gouvernement la réforme fiscale.

Dans une longue interview exclusive accordée au quotidien  Diario Concepción, Boric a abordé divers sujets comme la situation dans la Macrozone Sud où vit le peuple mapuche, le processus constituant en cours et la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité.

"Nous pouvons faire avancer les changements de manière progressive, en comprenant que le Chili ne se réinvente pas du jour au lendemain, mais que nous avons besoin de changements structurels pour avoir un nouveau modèle de développement", a-t-il dit.

Il a admis que pour faire avancer ce processus, il faut une réforme fiscale qui inclue la fin des exonérations et des évasions et les impôts sur les grandes forunes.

Selon Boric, il faut que ceux qui en ont le plus comprennent que le moyen de garantir la croissance est une plus grande cohésion sociale et qu’il faut pour cela une meilleure répartition.

Le porte-drapeau de la coalition de gauche Apruebo Dignidad, qui a remporté les élections du 19 décembre avec un large avantage sur l’extrémiste de droite José Antonio Kast, assumera la présidence le 11 mars prochain.

Boric a promis de mettre toutes les ressources à disposition pour assurer le succès des travaux de la Convention constituante chargée d’élaborer une nouvelle Constitution, en remplacement de celle en vigueur depuis la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990) en respectant toujours son autonomie.

"Nous ne résisterons pas aux changements qui ont été délibérés dans la convention et ratifiés par le peuple. Nous allons collaborer à ce processus de transition extrêmement important. Nous ne serons pas une pierre dans la chaussure, mais plutôt un vent ami", a-t-il déclaré.

Comme une autre priorité, il a mentionné la lutte contre la pandémie de  Covid-19, qui n’est pas terminée et qui dépasse déjà les quatre mille cas par jour, et la poursuite du processus de vaccination, ce que, a-t-il dit, nous allons développer de manière très responsable.

Il a également parlé de la lutte contre la criminalité, une question centrale parce que les gens veulent retrouver le calme et les quartiers.

"La criminalité est un problème transversal dans tout le Chili. Partout, c’est une préoccupation et nous devons donc améliorer l’efficacité de la police, durcir la loi sur le contrôle des armes et améliorer, de manière très significative, la poursuite des trafiquants de drogue", a-t-il déclaré.

Un autre sujet abordé dans l’interview a été la situation en Araucanie et dans toute la Macrozone Sud, où vit le peuple mapuche.

"Nous avons là un conflit grave de longue date entre l’Etat chilien et le peuple-nation mapuche et, par conséquent, cela ne peut pas être abordé uniquement du point de vue de l’ordre public parce que c’est un conflit politique, anthropologique, aux racines beaucoup plus profondes", a-t-il rappelé.

Pour Boric, il faut reconstruire la confiance et dialoguer avec tous ceux qui sont sur la voie de la paix.

Nous devons avoir "une politique de reconstruction du territoire, une discussion sur l’autodétermination, comme cela s’est produit dans d’autres pays comme le Canada, la Nouvelle-Zélande et la Bolivie; et permettre et faciliter le droit à l’existence dans toutes les dimensions de la culture d’un peuple", a-t-il assuré.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/282236-le-chili-a-besoin-de-changements-structurels-affirme-le-president-elu

Tag(s) : #Chili#Boric

Dans Amérique

LE PRESIDENT ARGENTIN ASSUME LA PRESIDENCE TOURNANTE DE LA CELAC

Par Le 09/01/2022

9 Janvier 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-01-07 19:22:25

      

Photo: Prensa Latina

Buenos Aires, 7 janvier, (RHC) Le président argentin, Alberto Fernández, a pris ce vendredi les rênes de la CELAC, la Communauté des États Latino-américains et Caribéens, avec pour mission de parvenir à une plus grande intégration au sein d'un mécanisme plus vivant que jamais.

Dans un bref discours, il a exprimé sa gratitude pour l’honneur que représente la proclamation unanime de l’Argentine à la tête de la CELAC pour le mandat 2022.

Le président Fernandez a déclaré qu'il prend cette confiance comme une reconnaissance du fait que son pays est capable d'articuler le dialogue et le consensus.

Il a signalé qu'il relevait ce défi «avec la conviction de quelqu'un qui croit que nous faisons tous partie d'une Grande Patrie, même si d’autres font tout pour nous diviser et nous soumettre facilement».

Dans son discours à l'occasion de la XXIIe réunion ministérielle de la CELAC, au palais San Martin de la capitale argentine, Alberto Fernández a souligné qu'au début du Covid-19, l'Amérique Latine et les Caraïbes étaient le continent le plus inégalitaire du monde.

Avec tant d'inégalités, la démocratie semble vide de contenu et la liberté est plus appréciée par ceux qui ont accès à la centralité sociale que par ceux qui vivent en marge de ces mêmes sociétés, a-t-il fait remarquer lors de sa présentation, dans laquelle il a appelé à ce que la région ne devienne pas seulement une expression géographique, mais aussi politique, économique, culturelle et sociale.

Le président argentin a d’autre part souligné que ce grand mécanisme régional n'est pas né pour s'opposer à qui que ce soit, ni pour affronter les institutions existantes, ni pour interférer dans la vie politique et économique d'un pays.

«Il est né, a-t-il souligné, comme un forum en faveur de nous-mêmes, qui a toujours promu le consensus et la pluralité dans un cadre de coexistence démocratique sans aucun type d'exclusion»

Le président Fernandez a eu des mots d’éloges pour le travail du Mexique à la tête du bloc régional en 2021 dans des conditions très difficiles à cause de la pandémie de Covid-19 et de la crise économique.

Après avoir fait remarquer qu'aujourd'hui la Communauté, qui est composée de 33 nations, est plus vivante et plus forte que jamais, le chef d'État a ajouté que son pays poursuivra cette tâche conjointement et, à cette fin, propose 15 objectifs, avec des buts divers tels que la santé, la relance économique et les risques dans les situations de catastrophe et la sécurité alimentaire.

Il a également remercié la CELAC pour son soutien dans les négociations que son pays mène en ce qui concerne l'encours de la dette avec le Fonds monétaire international. Il a fait état de sa préoccupation sur la question du changement climatique et a exprimé sa gratitude pour le soutien permanent de ce forum à la revendication de l’Argentine sur la souveraineté des îles Malouines.

Vers la fin de son discours, il a souligné que l'intégration ne sera réelle que lorsque la douleur de l'un d'entre nous, a-t-il dit, sera la douleur de tous, et lorsque le succès de l'un sera partagé ensemble. Il n'y a pas de limites à l'intégration, la recherche du consensus sera notre mandat principal», a-t-il souligné.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/282152-le-president-argentin-assume-la-presidence-tournante-de-la-celac

Tag(s) : #argentine

Dans Amérique

A VAINCRE SANS GLOIRE

Par Le 09/01/2022

3 janvier 2022

A vaincre sans gloire

Emmanuel DU MORNE

Sur les bords de la mangrove, au retour de la marée, la vase en mouvement bouillonne et libère une odeur fétide. L’histoire, également, renvoie de temps à autre des relents dérangeants. En consultant le quotidien, l’épopée d’un homme, relatée avec soin attira l’attention du lecteur. Un personnage dit de couleur, premier maire noir de France, aurait vu le jour du coté de l’ancienne capitale, une décennie avant la catastrophe. Une créature de couleur ! La présentation du quidam se révéla un rien étrange. Y aurait-il des êtres qui ne seraient point de couleur ? Transparents, vitrés ? Bref, passons ! Le mis à l’honneur du jour représenterait un modèle d’intégration. L’article intriguait. En poursuivant la lecture du journal, la fête du tricentenaire de la prise de possession et l’élévation place de la Savane d’une statue commémorant l’action du divin d’Esnambuc, firent rejaillir les cris des ouvriers captifs s’écrasant aux pieds des échafaudages en construisant le fort d’un Louis forcément saint.

Néanmoins, un retour sur l’intégration semblait nécessaire. Que signifie intégrer ? Bien sur, les États-Unis ont absorbé des millions d’âmes venus d’Europe. D’autres nations en ont fait de même ailleurs dans le monde. On incorpore des humains venus de leur plein gré chercher une vie meilleure. Cependant, peut-on évoquer ce contexte lorsqu’il s’agit d’un peuple vaincu, ne disposant d’aucun pouvoir de décision autre que le oui-missié ? Une entité éloignée du territoire de son tourmenteur et possédant une histoire et une culture différentes ? Le terme pertinent est l’assujettissement ! Intégrer semble douteux et dissimule des intentions inavouables.

Une insertion réussie, hurle-t-on par là. L’homme participa à la résistance, fuse de ce coté ! Un être en quête de liberté pour tous ! Ce qui justifierait sa déportation à Buchenwald. Ce soldat de la liberté avait vite saisi ce que résister par l’instruction voulait dire ! En résumé, les éloges proviennent de tous bords. « La France a fait de moi, arrière-petit-fils d’esclave, un citoyen libre à l’égal de ses enfants ». Ainsi, pour cet exemple de la république de l’autre, la véritable libération intellectuelle passait par le savoir de son bienfaiteur. Ce fut la rengaine serinée depuis 1946. Avant, il existait davantage de petites-bandes aux champs, que d’écoliers. Les décennies ont défilé, les diplômés ont fait florès pour mieux s’éclipser vers d’autres cieux. L’industrialisation et le développement réel du pays n’ont point vu le jour de façon rationnelle. Une acculturation triompha, le captif se mua en créolisé et en avocat du système. Toutefois, après ce vécu de soixante-quinze ans, un bilan s’impose.

Que nous a apporté l’assimilation-intégration dans la France ? Qui en a profité dans le fond ? Certes, nous ne reviendrons aucunement sur le tableau idyllique présenté par la partie adverse. On ne capture nullement les mouches avec du vinaigre. Un constat s’impose tout de même. L’île demeure en déliquescence, sa jeunesse, plus que jamais fuit. La nature dominante ayant peur du vide la remplace aussitôt. Par conséquent, cette nature dominante serait la grande gagnante de cette politique en place depuis la fin de la guerre en Europe. Qu’en est-il de ce système ? De facto, l’intégré choisi le camp du profiteur et le sert fidèlement. Au demeurant, le fait paraît logique, puisque le créolisé a digéré le mécanisme de sa propre destruction. Son île serait, à l’entendre, une cour de récréation. Les choses importantes, utiles, se dérouleraient ailleurs. En « métropole, » comme il dit. Dévalorisé et crétinisé, il ne comprend nullement les raisons des difficultés rencontrées par son pays. C’est-à-dire, seuls, ses bras ont œuvré depuis son apparition dans la Caraïbe. Jamais, son cerveau eut l’occasion d’élaborer et de réaliser un plan, un projet dans l’intérêt des masses populaires. Cette compétence est réservé au tyran depuis l’époque captive. En extase devant la grandeur de son bienfaiteur, ce dernier lui accorda « généreusement » la « liberté » durant la farce de l’abolition, l’assimilé ne capte point qu’il embellit un système infamant et mortifère concernant son avenir. Jovial, le façonné creuse sa tombe.

« La France a fait de moi » ... Cite, le spécimen. « La nation française n’est jamais plus grande que lorsqu’elle se rassemble autour des valeurs qui la fondent ». Renchérit, un ancien ministre convié à rendre hommage au parangon de l’intégration. "Des valeurs qui la fondent"... Par respect, nous passerons sous silence les millions de morts de la « traite », de la guerre oubliée du Cameroun, de Madagascar, de l’Indochine et de l’Algérie. Des humains qui luttaient pour récupérer leurs biens, escamotés par une entreprise de prédation. La France a fait de toi l’intégré, un fanatique de sa cause. Voilà où réside l’intérêt profond de cette sinistre réalisation. Faire d’une pierre deux coups. Dans un premier acte, le créolisé oublie son histoire en effaçant plusieurs siècles de martyr dans les camps de travail forcé afin d’enrichir un profiteur de droit divin. Dans une seconde partie, le coupable obtient la négation de son crime. Ainsi, nous plongeons dans l’apologie de la colonisation, le crime par excellence. Puisque l’esclavage demeure une horreur qui découle d’une autre monstruosité, la colonisation. Sans colonisation européenne, il n’y a point de captivité pour quiconque ! « La nation française n’est jamais plus grande que lorsqu’elle se rassemble autour des valeurs qui la fondent ». Comment peut-on se moquer ainsi du reste de l’humanité en faisant passer un odieux coup bas, certes lucratif, en œuvre civilisationnelle à une époque aussi tardive dans l’histoire de l’homo sapiens ? Lorsque l’on évoque certaines notions comme la liberté et l’humanité, entre autres, les nations européennes dont la France devraient se cacher et mourir de honte.

Car il est indéniable que la colonisation reste le point culminant du racisme. Transformer un soumis en pantin racontant des contrevérités à la gloire de son bourreau plonge dans le racisme de Jump Jim Crow. Le fantoche supprime son histoire, perd de vue les sombres projets du maître concernant son avenir pour conserver le regard sur les trente deniers de récompense. Le traitement ingurgité dans les écoles et universités du colonisateur ridiculise l’intelligence. L’assimilé ne fait preuve d’aucune logique, son comportement demeure irrationnel. Cheikh Anta Diop s’interrogeait sur la nature de la philosophie en Europe. En effet, dans ce monde, elle se confond avec l’idéologie, la propagande ou la publicité. L’intégration-assimilation reste une mise en scène. Son but, permettre la poursuite d’une ignominie et de se dédouaner d’une longue liste de crimes. Ces méfaits facilitèrent la sortie du profiteur des miasmes de son moyen-âge pour se développer en écumant le monde.

Un autre chapitre retint l’attention du lecteur. Les réjouissances sur l’esplanade de la Savane et l’élévation d’une statue. L’article débutait par ces mots : « Aux premiers jours de l’année 1930, la population et les élus martiniquais demandent l’émancipation des terres lointaines ». Autrement dit, la transformation de ces territoires en départements français d’outre-mer. Que signifie le verbe, émanciper ? Selon la définition du Larousse, nous obtenons ceci : « Rendre quelque chose, un peuple libre, l’affranchir d’une domination, d’un état de dépendance, d’une tutelle. Exemple, émanciper un peuple de la domination coloniale. Libérer quelque chose de toute contrainte. Émanciper son art de tout académisme ». Toutes époques confondues, l’histoire n’offre aucun exemple de peuple ayant revendiqué la soumission. Élargir un détenu consiste à le sortir de prison. Depuis 1848, l’insurrection du sud et de multiples grèves sanglantes furent les protestations des prolétaires. « La population et les élus ont réclamé »... Méprisé, le peuple ne disposait point de son libre-arbitre et n’avait nullement voix au chapitre. Les élus ? Ces hommes, nous l’avons vu plus haut, sont assimilés et ne jurent que par les colons. Quel crédit accorder aux supplications de valets arborant une écharpe, dans ce système de prédation indigne du genre humain ? Si les élections servaient à quelque chose, elles n’existeraient aucunement, disait un humoriste défunt. On pourrait en dire autant de la démocratie ! Démocratie, valeur absolue en matière de gouvernance en occident. Tocqueville, avant la guerre civile américaine, s’en extasiait aux pieds de la statue de la liberté. La Grèce antique, d’où serait originaire le concept, ne s’imaginait point vivre sans ses hilotes. Les élus demeurent des hommes de paille entre les mains des colons. Ces derniers sont à l’origine de cette nouvelle farce après la fumisterie de l’abolition. Ce nouveau cadre permettra la réalisation sans coup férir de funestes projets.

Comment interpréter cette frénésie, le déroulement d’une fête indécente sur l’esplanade en cette année 1935 ? La mascarade paraît cohérente. Trois siècles plus tôt, la barbarie a pris possession de l’île en éliminant son peuple originel. Le mensonge, la sauvagerie, l’imposture, la brutalité et la prédation ont accompagné la déportation du peuple actuel. Le crime ne paie pas, dit-on ! La justice triomphe toujours, assure-t-on ! Quelle justice ? Celle inaugurée par le meurtrier des Amérindiens et pourfendeur de populations africaines ? « Jusqu’à hier, rien ne rappelait son souvenir à la Martinique. Celle-ci répare enfin une négligence par un acte de justice qui sera aussi un fécond enseignement ». Ces mots sont de Théodore Baude, président du syndicat d’initiative de la Martinique, en hommage au promoteur de la colonie le providentiel d’Esnambuc. Tout le mépris de l’Europe envers les autres est résumé dans ces quelques lignes. Supprimés, les crimes d’enlèvement, de séquestration, de déportation en vue d’une mise en esclavage. Évaporés, les crimes commis au quotidien dans les camps de la mort, nommés habitations. Les viols, les pendaisons par les pieds pour manque d’ardeur au travail et les conséquences de l’exclusion du genre humain. Comme le psychopathe, tueur en série, savoure ses méfaits en contemplant les corps inanimés à ses pieds, le colon célébrait sa victoire et sa trouvaille pour s’enrichir sans frais en compagnie de ses auxiliaires de la colonisation.

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Dans Amérique

L'ALBA-TCP SALUE L'ACCESSION DE L'ARGENTINE A LA PRESIDENCE TOURNANTE DE LA CELAC

Par Le 08/01/2022

8 Janvier 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-01-07 19:18:41

      

Photo des archives

Caracas, 7 janvier, (RHC)- Sacha Llorentty, secrétaire exécutif de l'ALBA-TCP, l’Alliance Bolivarienne des Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples, a salué ce vendredi le gouvernement argentin pour avoir assumé la présidence temporaire de la Communauté des États latino-américains et caribéens et lui a souhaité du succès dans son administration.

Sur Twitter, Sacha Llorentty a également reconnu le travail du Mexique à la tête de l'organisme régional au cours de la période précédente.

«L'ALBA-TCP s'engage à travailler côte à côte pour l'unité de l'Amérique Latine et des Caraïbes", a d’autre part souligné Sacha Llorentty dans son tweet.L

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/282151-lalba-tcp-salue-laccession-de-largentine-a-la-presidence-tournante-de-la-celac

Tag(s) : #ALBA#CELAC

Dans Amérique

L'ARGENTINE RATIFIE SES DROITS SOUVERAINS SUR LES MALOUINES

Par Le 05/01/2022

4 Janvier 2022

Édité par Reynaldo Henquen
2022-01-04 09:59:15

      

Buenos Aires, 4  janvier (RHC) À 189 ans de l’usurpation des îles Malouines, le Gouvernement argentin a aujourd’hui ratifié ses droits légitimes de souveraineté sur ce territoire en conflit avec le Royaume-Uni, qui a abouti à une guerre en 1982.

«Le rétablissement de l’exercice effectif de la souveraineté sur les îles Malouines, la Géorgie du Sud, les îles Sandwich du Sud et les zones maritimes environnantes, conformément au droit international, est un objectif incontournable du peuple argentin et une politique d’État», a déclaré le ministère des Affaires Étrangères.

À cette date, le Gouvernement a rappelé toute la lutte de cette nation pour récupérer ce territoire usurpé et a souligné que l’existence du conflit de souveraineté a été reconnue par l’Assemblée générale des Nations Unies par la résolution 2065 (XX) adoptée en 1965.

Cette résolution, adoptée sans voix contre, consacre l’appel de la communauté internationale à procéder sans délai à des négociations bilatérales pour trouver une solution pacifique au conflit de souveraineté en tenant compte des intérêts des habitants des îles, a déclaré le ministère des Affaires Étrangères.

Soulignant que la communauté internationale a réaffirmé la nécessité de reprendre les négociations bilatérales dès que possible, le Gouvernement a précisé que le refus du Royaume-Uni de s’y conformer était aggravé par la réalisation continuelle d’actions unilatérales.

Ces actions comprennent l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables, ainsi qu’une présence militaire injustifiée et disproportionnée dans les îles, tous ces actes sont contraires à la résolution de l’ONU, a souligné le gouvernement argentin.

Le communiqué met en garde contre l’exercice discrétionnaire de politiques migratoires restrictives qui limitent la possibilité d’établir une résidence, d’acquérir des terres, de prendre un emploi ou de se lancer dans des activités commerciales aux Malouines; en particulier les Argentins originaires du continent.

L’Argentine réaffirme une fois de plus le ferme attachement de tous les gouvernements démocratiques au règlement pacifique du différend et au plein respect du droit international et des intérêts des habitants des îles, a précisé le texte.

 

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/281719-largentine-ratifie-ses-droits-souverains-sur-les-malouines

Tag(s) : #argentine

Dans Amérique

SALUTATIONS DU PARTI COMMUNISTE DU CHILI A L'OCCASION DU 63e ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION CUBAINE

Par Le 03/01/2022

3 Janvier 2022

 

Salutations du Parti communiste du Chili à l'occasion du 63e anniversaire de la révolution cubaine
Cuba, 63 ans de lutte.

Camarade
Miguel Díaz-Canel Bermúdez

Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba.
Président de la République.

Cher Camarade Díaz-Canel :

Le Parti communiste du Chili salue ce 1er janvier 2022, le 63e anniversaire du triomphe de la Révolution dirigée par Fidel Castro. Ce sont des années de lutte et de grande détermination pour maintenir son indépendance et sa souveraineté.

Aucune nation n'aurait pu résister à 63 ans d'attaque permanente par son voisin le plus proche, la plus puissante puissance impérialiste de la planète.

Tous les gouvernements de l'empire ont tenté de l'écraser : invasions militaires, blocus économique permanent, bombardement de sa production agricole par des virus, abattage d'avions civils transportant des passagers, agression médiatique permanente et croissante, etc. Les États-Unis allouent d'énormes ressources à leur destruction physique et idéologique, incorporant dans cette tâche des secteurs qui les condamnent pour leurs mesures défensives sans criminaliser l'agression des gouvernements américains, qui a coûté et continue de coûter des milliers de vies civiles.

Nous, communistes chiliens, n'hésitons pas à soutenir les condamnations internationales du blocus et de l'agression. Cela fait partie de nos principes de solidarité avec les peuples, cela correspond à la solidarité que Cuba nous a apportée à l'époque de la dictature civilo-militaire dans notre lutte pour récupérer la démocratie.

Nous souhaitons au peuple cubain de réussir dans ses efforts pour surmonter les conditions créées par l'agression économique et la pandémie, ainsi que les mesures de restructuration économique en cours.

VIVE LES 63 ANNÉES DE LUTTE DE LA GLORIEUSE RÉVOLUTION CUBAINE !

COMITÉ CENTRAL
PARTI COMMUNISTE DU CHILI


source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-Chile-Saludo-del-PC-de-Chile-al-63-aniversario-de-la-Revolucion-Cubana/

Dans Amérique

LA ROUTE DE LA SOIE DANS LES CARAÏBES

Par Le 30/12/2021

30 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-28 18:24:14

      

Par : Roberto Morejón

En 2021, Cuba a pris des mesures pour rejoindre l'ambitieux programme économique chinois de « La Ceinture et la Route », visant, entre autres, à progresser dans le domaine prometteur des énergies propres.

Cuba et la Chine ont signé des documents afin de promouvoir l'initiative du géant asiatique, en la reliant à des plans spécifiques de la nation caribéenne en vue de son développement jusqu'en 2030.

Pour la première fois, ces objectifs sont identifiés, couverts par des accords déjà existants.

Il en est arrivé là depuis 2018, lorsque les deux États ont signé un protocole d'accord sur la participation de Cuba à la « La Ceinture et la Route de la soie»

Nous parlons d'une conception prétentieuse pour les investissements chinois dans les infrastructures et pour la promotion des liens commerciaux en Asie, en Europe et en Afrique, utiles pour l'Amérique Latine et les Caraïbes.

Les Cubains estiment qu'en raison de sa position géographique, leur pays pourrait jouer un rôle important dans la communication maritime et logistique de la route.

Dès le départ, la plus grande des Antilles a considéré la proposition chinoise, à laquelle près de 145 pays sont désormais liés d'une manière ou d'une autre, comme une procédure commerciale et d'investissement intéressante, en raison de sa nature inclusive, sans violation de la souveraineté et en écartant les conditionnalités.

C’est tout le contraire de ce qu'affirme la presse hégémonique, qui présente « La Ceinture et la Route de la Soie » comme un outil permettant à la Chine, comme elle le décrit, d'obtenir un avantage dans son conflit commercial avec les États-Unis.

Toutefois, l'Argentine, qui souhaite coopérer avec l'initiative « La Ceinture et la Route », et Cuba saluent la proposition de Beijing.

Les représentants de la nation antillaise ont souligné au cours de 2021 que la plate-forme d'entente soulevée par le géant asiatique définit pour de bon les objectifs, les principes et les domaines de coopération, y compris l'intégration commerciale et financière.

 

Au cours des entretiens, les deux parties ont évalué la possibilité d'établir des relations dans les domaines du tourisme, des télécommunications, des sciences et technologies, de l'alimentation, de la biomédecine et des énergies renouvelables.

Les peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes prennent note du fait qu'en huit ans d'existence, le programme de la « La Ceinture et la Route  de la Soie » a connu quelques succès, en  tant que liaison ferroviaire entre la Chine et le Laos et le développement de routes et de voies maritimes pour atteindre d'autres continents.

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/281166-la-route-de-la-soie-dans-les-caraibes

Tag(s) : #Chine

Dans Amérique

LE VACCIN CUBAIN ABDALA DISPONIBLE A SAINT-VINCENT-ET-LES-GRENADINES

Par Le 30/12/2021

30 Décembre 2021

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2021-12-28 19:03:03

      

Abdala a une efficacité prouvée de 92,8%

La Havane, 28 déc. Le vaccin cubain anti-Covid-19 Abdala est d’ores et déjà disponible pour la population de Saint-Vincent- et- les- Grenadines, premier pays de la communauté caribéenne (Caricom) à autoriser son utilisation.

Conçu par le Centre de Génie Génétique et de Biotechnologie de La Havane, l’immunogène a reçu l’autorisation d’utilisation d’urgence en juillet dernier de l’organisme national de règlementation et il est devenu le premier de ce type à Cuba et en Amérique Latine, a informé le ministère de Santé de Saint-Vincent-et-Grenadines sur son site Facebook.

Abdala a montré une efficacité de 92,28% dans la prévention de la maladie symptomatique et une efficacité de 90% chez les patients graves atteints de Covid-19.

En outre, il a révélé une augmentation de 99,15% d’anticorps chez les volontaires âgés de 3 à 11 ans et de 98,28% chez des adolescents âgés de 12 à 18 ans participant à l’essai clinique Ismaelillo effectué dans la province centrale de Camagüey.

Tenant compte de ces résultats, les autorités sanitaires cubaines ont autorisé une campagne de vaccination massive, ainsi que son utilisation chez les enfants de 2 à 11 ans depuis octobre dernier, décision qui a fait de Cuba le premier pays au monde à protéger ce groupe de population contre le Covid-19.

D’autre part, le ministre de la Santé de Saint-Vincent-et-les-Grenadines a rappelé que d’autres vaccins ont été administrés dans son pays dont les russes SputnikV et Sputnik Light, AstraZeneca du Royaume Uni et Pfizzer des États-Unis. 

Au 16 décembre, on avait administré dans ce pays 59 mille 702 doses d’immunogènes anti-Covid-19, dont 33 mille 192 d’entre elles correspondant aux  premières doses et 25 mille 262 à la deuxième dose, selon la source.

Source: Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/281174-le-vaccin-cubain-abdala-disponible-a-saint-vincent-et-les-grenadines

Tag(s) : #Cuba

Dans Amérique

HONDURAS : LE PARTI PROGRESSISTE HONDURIEN OBTIENT LA MAJORITE AU CONGRES

Par Le 30/12/2021

30 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-29 10:30:04

      

Tegucigalpa, 29 décembre (RHC) Le Parti Liberté et Refonte (Libre) cumule la majorité des sièges des députés au Congrès National, a confirmé le Conseil National Électoral (CNE) lors de la divulgation de la déclaration officielle des élections générales au Honduras.

Les résultats apportés par l’institution gouvernementale sur les élections du 28 novembre dernier correspondent aux niveaux parlementaire et municipal, huit jours après la ratification de Xiomara Castro comme présidente élue du pays.

Selon les conseillers du CNE, le Parti libre obtient 50 sièges dans l’hémicycle, le Parti National 44 sièges, le Parti Libéral 22 sièges, le Parti Sauveur du Honduras (PSH), l’une des forces d’opposition alliées, 10 sièges et les deux autres sièges correspondent à l’anticorruption et à la démocratie chrétienne.

En ce qui concerne les mairies, le Parti national au pouvoir a obtenu la majorité des représentants à ce poste avec 142, le Parti libéral en possède 91 et Libre en compte 49; de même, six résultent de coalitions entre candidats et trois appartiennent à la Démocratie chrétienne.

D’autres groupements politiques comme Todos Somos Honduras (Nous sommes tous le Honduras en français), le PSH, l’Alliance patriotique hondurienne, la Libération démocratique du Honduras et des candidatures indépendantes ont remporté le reste des 298 corporations municipales de la nation centraméricaine.

Selon le CNE, les candidats qui ne sont pas d’accord avec la décision finale peuvent faire appel auprès du Tribunal de justice électorale (CJE), tout en reconnaissant la conscience, responsabilité et raisonnement assumés par les professionnels de cette entité électorale dans le décompte des voix.

(PL)

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/281249-le-parti-progressiste-hondurien-obtient-la-majorite-au-congres

Tag(s) : #Honduras#Libre

Dans Amérique

L'ARGENTINE CONDAMNE LES DECLARATIONS DE BORIS JOHNSON SUR LES MALOUINES

Par Le 27/12/2021

27 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-26 15:37:48

      

Buenos Aires, 26 décembre (RHC) L’Argentine a protesté ce samedi contre les déclarations du Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, concernant la prétendue souveraineté de Londres sur les îles Malouines et d’autres archipels du sud de l’océan Atlantique.

Le contentieux a surgit alors que dans la traditionnelle salutation de Noël, le premier ministre britannique a mentionné les îles Malouines et il a souligné que l’année 2022 marquera le quarantième anniversaire de la guerre de 1982, déclenchée par la junte militaire argentine de l’époque, et il a évoqué une victoire diplomatique de Londres malgré "les protestations bruyantes de certains".

Le Premier ministre britannique a déclaré que "l’engagement du Royaume-Uni vis-à-vis des îles Falklands (Malouines) et de leur population est une chose qui reste absolument inchangée. " C’est un engagement aussi ferme que lorsque le général Moore a accepté la reddition du général Menéndez. Et je peux maintenant vous promettre que cela ne changera pas", a déclaré le chef du gouvernement britannique.

À cet égard, Johnson, qui se trouve au beau milieu d’une baisse de sa popularité à Londres suite aux récents scandales médiatiques, a souligné les efforts de son cabinet pour que la communauté internationale reconnaisse la souveraineté britannique sur les îles, et il a rappelé que "même la Fédération internationale de tennis de table a reconnu, face aux protestations bruyantes de certains milieux, la souveraineté inviolable des joueurs de tennis de table des Falklands".

En réponse, Guillermo Carmona, secrétaire des Malouines, de l’Antarctique et de l’Atlantique Sud au ministère des Affaires Étrangères de l’Argentine, a déclaré à la station de radio locale Radio Nihuil que "faire appel à des arguments belliqueux est quelque chose d’inutile juste au moment où on est sur point de commémorer le 40e anniversaire de la guerre.

Source Telesur

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/280954-largentine-condamne-les-declarations-de-boris-johnson-sur-les-malouines

Tag(s) : #argentine#Malouines

Dans Amérique

GABRIEL BORIC, PRESIDENT ELU DU CHILI, recadré PAR LE PETIT-FILS DE SALVADOR ALLENDE SUR LES DROITS DE L’HOMME A CUBA, AU VENEZUELA ET AU NICARAGUA

Par Le 26/12/2021

Boric, président élu du Chili, recadré par le petit-fils de Salvador Allende sur les droits de l'homme à Cuba, au Venezuela, et au Nicaragua.

25 Décembre 2021 , Rédigé par Réveil CommunistePublié dans #Chili#Cuba#Venezuela#Amérique latine#lutte contre l'impérialisme#Qu'est-ce que la "gauche"

Pablo Sepulveda Allende

Pablo Sepulveda Allende

Très intéressant.  

 

La lettre du petit-fils de Salvador Allende à Gabriel Boric, alors député, au sujet des droits de l'homme à Cuba, au Venezuela et au Nicaragua.

 

Les débats au sein de la gauche latino-américaine, et chilienne en particulier, vont rebondir sous la présidence Boric. 

 

(note de Bruno Guigue, lu sur son compte FB)

 

"Député, j’ose vous répondre car je vois le danger que cela représente pour des dirigeants importants comme vous, jeunes référents de la « nouvelle gauche » qui a émergé au Frente Amplio, de faire des comparaisons simplistes, absurdes et mal informées sur des questions aussi délicates que celle des droits de l’homme.

 

Il est très partial et grossier que vous assimiliez – sans le moindre argument – le prétendu « affaiblissement des conditions démocratiques fondamentales au Venezuela », la « restriction permanente des libertés à Cuba » et « la répression du gouvernement Ortega au Nicaragua » aux atrocités avérées de la dictature militaire au Chili, à l’interventionnisme criminel évident des États-Unis dans le monde entier. et le terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple de Palestine.

 

Le fait que vous écriviez de telles absurdités ne « fait pas de vous un pseudo agent de la CIA », mais cela dénote une irresponsabilité et une immaturité politique importantes qui peuvent vous transformer en un idiot utile pour la droite, ou pire, vous faire finir par être cette « gauche » dont la droite a envie : une gauche stupide et ambiguë, une gauche inoffensive qui, en raison de l’opportunisme, préfère apparaître comme « politiquement correct », une gauche tiède qui ne veut avoir de problèmes avec personne.

 

Une telle gauche est déroutante, car elle n’ose pas pointer du doigt et affronter courageusement les vrais ennemis des peuples. D’où le danger d’émettre des opinions politiquement immatures.

 

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le Venezuela est si vilipendé et attaqué dans les médias ? Pourquoi est-il dans les nouvelles tous les jours dans pratiquement tous les pays du monde occidental où les médias grand public dominent? Pourquoi est-il en infériorité numérique et attaqué de tous les côtés ? Pourquoi ces grands bulletins de nouvelles gardent-ils le silence sur les massacres continus en Colombie et au Mexique? Pourquoi ceux qui s’arrachent les cheveux en s’inquiétant d’un député vénézuélien qui a avoué avoir participé à une tentative d’assassinat n’ont-ils pas le courage d’exiger qu’Israël mette fin au génocide du peuple palestinien ?

 

Un monde à l’envers. C’est le monde de la politique sans cœur et sans courage.

 

Margarita Labarca Goddard [avocate chilienne des droits de l’homme] a déjà expliqué clairement et avec force pourquoi vous vous trompez dans vos jugements envers Cuba, le Venezuela et le Nicaragua. J’ajouterai seulement que le Venezuela a une démocratie beaucoup plus saine et plus transparente que celle du Chili, si vous le souhaitez, je peux vous faire part de mes arguments et nous pourrons avoir un débat, si cela vous intéresse.

 

Il est également facile de soutenir pourquoi la « restriction permanente des libertés à Cuba » est une erreur. Sans compter que le mot « liberté » est tellement mal utilisé qu’à présent son vrai sens est ambigu, et une définition sensée nécessite même un débat philosophique. Ou dites-moi, qu’est-ce que la liberté ?

 

Je nomme ces deux pays parce que je les connais très bien. J’ai vécu à Cuba pendant neuf ans et au Venezuela, j’en ai vécu neuf autres. Je ne connais pas le Nicaragua de première main, mais je vous invite à vous demander quelle aurait été la réaction d’un gouvernement de droite aux actions de gangs criminels engagés et lourdement armés qui ont pris le contrôle de secteurs entiers des villes les plus importantes du pays. En outre, ces gangs de mercenaires ont été organisés pour commettre des actes abominables tels que l’enlèvement, la torture, la mutilation, le viol et même brûler des dizaines d’êtres humains vivants, pour le simple fait d’être des sympathisants d’une cause – dans ce cas, les sandinistes. La persécution a atteint le point où des familles entières ont été assassinées dans leurs propres maisons.

 

Même avec les ressources, le cadre juridique et la force de prendre des mesures immédiates et énergiques contre une telle déstabilisation fasciste, le gouvernement légitimement élu du Nicaragua a fait preuve de retenue. Pensez-vous que si un gouvernement de droite avait été au pouvoir, il aurait eu une position aussi conciliante et aurait appelé au dialogue pour résoudre le conflit ?

 

L’histoire nous donne des réponses.

 

Je comprends que vous ayez pu être dérouté par les puissants « médias » qui ont pris sur eux l’accusation de victimiser les auteurs, tout comme ils l’ont fait il y a un an au Venezuela à l’époque des soi-disant guarimbas.

 

Par conséquent, Gabriel, objectivement parlant et à travers une argumentation sérieuse – et non des opinions formées et façonnées par un média qui répète quotidiennement de fausses déclarations et des mensonges – il n’y a pas deux poids, deux mesures par lequel nous défendons Cuba, le Venezuela et le Nicaragua.

 

Ces pays n’ont pas de personnes disparues ou torturées; ils n’emprisonnent pas ceux qui pensent différemment, mais oui, ils emprisonnent des criminels, qu’il s’agisse de députés, de politiciens ou de soi-disant étudiants. Il me semble plutôt que c’est vous qui avez « deux poids, deux mesures », qui émettez des jugements confortables sur la moralité formés par la manipulation et l’ignorance.

 

En ce qui concerne les médias, la démocratie et les libertés, nous pourrions comparer le Chili à ces pays. Je vous assure que, malheureusement, le Chili ne s’en sortirait pas très bien, et encore moins, si nous incluons les droits de l’homme, économiques et sociaux, car au Chili, ceux-ci semblent n’être rien de plus que des marchandises.

 

« Une personne atteint son plus haut niveau d’ignorance quand elle répudie quelque chose dont elle ne sait rien. »

 

Cordialement!

 

Pablo Sepúlveda Allende, médecin, coordinateur du Réseau des intellectuels pour la défense de l’humanité (REDH) et petit-fils de l’ancien président Salvador Allende Gossens.

 

(El Ciudadano)

http://www.reveilcommuniste.fr/2021/12/boric-president-elu-du-chili-recadre-par-le-petit-fils-de-salvador-allende-sur-les-droits-de-l-homme-a-cuba-au-venezuela-et-au-nicar

 

 

Dans Amérique

LA PERSONNALITE HISTORIQUE DE LA LEADER COMMUNISTE CHILIENNE GLADYS MARIN EST HONOREE AU CHILI.

Par Le 25/12/2021

25 Décembre 2021

La personnalité historique de la leader communiste chilienne Gladys Marín est honorée au Chili.
Édité par María Candela
2021-12-24 16:34:04

      

La cérémonie s'est déroulée en présence de la famille et des amis de Marín, de députés, de conseillers municipaux, de membres du Parti communiste, de la Jeunesse communiste et d'autres organisations. (Photo:PL)

Santiago du Chili, 24 décembre (RHC) Les militants du Parti communiste chilien (PC) ont organisé un acte d'expiation pour leur leader historique Gladys Marín au Cimetière général de Santiago la veille, après que le mausolée où repose sa dépouille ait été vandalisé par des partisans du candidat d'extrême droite à la présidence José Antonio Kast (Front social chrétien) le 18 décembre.

Lors de la cérémonie, le président du parti, Guillermo Teillier, a déclaré que "le parti communiste ne permettra jamais que ses héros et héroïnes soient souillés de cette manière".

Il a ajouté que "nous les aurons toujours dans nos cœurs, dans nos consciences et dans la force que nous avons pour continuer à nous battre (...) Comme Gladys le disait, mille fois nous gagnerons".

L'événement a été suivi par la famille et les amis du chef du parti, des députés, des conseillers, des membres du PC, de la Jeunesse communiste et d'autres organisations.

Samedi dernier, à la veille du scrutin qui opposait Kast au candidat de centre-gauche Gabriel Boric (Apruebo Dignidad), qui a finalement été élu président du Chili, le PC a dénoncé le fait que la tombe de Gladys Marín avait été ornée d'un graffiti où l'on pouvait lire : "Vota 2, Vota Kast" (Votez 2, votez Kast).

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l'organisation a déclaré : "Cela montre clairement le désespoir de la droite et son anticommunisme agressif et intolérant, qu'elle a utilisé pour réaliser le coup d'État (septembre 1973) et, aujourd'hui, pour terroriser les Chiliens".

Le PC a décrit l'événement comme "une provocation de dernière minute ; nous appelons donc au calme et à la ferme détermination de gagner l'élection et de défendre les votes".

Il a également attiré l'attention des organisations de défense des droits de l'homme sur "cette discrimination et cette stigmatisation haineuses de la campagne de J.A. Kast contre les communistes".

Le message se terminait par un énergique "No pasarán", en allusion à la plateforme fasciste de Kast, qui s'est déclaré admirateur du dictateur et général putschiste chilien Augusto Pinochet et a exprimé son intention de mettre en pratique, dans le cadre de son programme de gouvernement, des mesures néolibérales qui porteraient préjudice au peuple. (Source:Telesur)

source : https://www.radiohc.cu/noticias/internacionales/280851-desagravian-en-chile-a-historica-lider-comunista-gladys-marin

Tag(s) : #Chili#PCCh#Communiste

Dans Amérique

LE NICARAGUA VIENT DE RECEVOIR DE LA CHINE 800 000 DOSES DE VACCINS ANTI-COVID-19

Par Le 25/12/2021

25 Décembre 2021

Le Nicaragua a reçu de la Chine 800 000 doses de vaccin anti-Covid-19
Édité par María Candela
2021-12-24 16:00:21

      

Le vaccin de Sinopharm

Managua, 24 déc (RHC) Le Nicaragua a reçu aujourd'hui 800 000 doses de vaccin Sinopharm envoyées par le gouvernement chinois pour poursuivre la campagne de vaccination contre le Covid-19, selon la responsable du ministère de la Santé, Martha Reyes.

Selon le fonctionnaire, ce nouveau lot vient compléter le million de formulations et de seringues données par le pays asiatique pour consolider la stratégie globale visant à contenir la transmissibilité du virus SRAS-CoV-2 dans la nation centraméricaine.

Le conseiller présidentiel pour les investissements, le commerce et la coopération internationale, Laureano Ortega, a remercié le chef d'État de la République populaire de Chine, Xi Jin Ping, pour ce geste de fraternité et d'humanisme en faveur de la santé du peuple nicaraguayen.

Le ténor et producteur de musique a également mentionné le travail avec Pékin et les perspectives de coopération visant des projets de haute valeur humanitaire et au profit de la paix, de la sécurité et de la stabilité pour le développement global et le bien commun.

Auparavant, le dimanche 12 décembre, le premier don de 200 000 doses du vaccin de Sinopharm contre le Covid-19 est arrivé au Nicaragua, une des premières initiatives suite au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Les représentants du Nicaragua et de la Chine ont signé vendredi 10 décembre dans la ville portuaire de Tianjin un communiqué conjoint sur le rétablissement des relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs et la reconnaissance mutuelle, et ont entrepris des réunions liées à la coopération, au commerce et aux investissements.

L'accord prévoit le développement de liens amicaux entre les deux États, fondés sur les principes de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, de non-agression, de non-intervention dans les affaires intérieures de l'autre, d'égalité, d'avantages mutuels et de coexistence pacifique. (Source : PL)

source : https://www.radiohc.cu/noticias/internacionales/280843-nicaragua-recibio-800-mil-dosis-de-vacunas-anticovid-19-de-china

Tag(s) : #nicaragua#Chine

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CHILI : GABRIEL BORIC, L'ANCIEN LEADER ETUDIANT QUI A ETE ELU PRESIDENT

Par Le 25/12/2021

Gabriel Boric, l’ancien leader étudiant qui a été élu président

 

24 Déc 2021

  

A 35 ans, il était le plus jeune candidat et veut mettre fin au néolibéralisme. Écologiste, féministe et fervent critique du modèle néolibéral mis en place pendant la dictature militaire et consolidé plus tard dans la transition, Boric était aussi celui qui offrait le programme de changements le plus profond.

 

« Si le Chili a été le berceau du néolibéralisme en Amérique latine, il sera aussi son tombeau ». Les paroles de Gabriel Boric semblaient bien lointaines en juillet, lorsqu’il a été proclamé candidat et qu’il devait encore battre le favori du parti de gauche interne, Daniel Jadue. Mais à force d’une campagne intelligente et proche du peuple, l’homme de 35 ans a neutralisé une à une les attaques de son rival, l’extrême droite José Antonio Kast, pour devenir le président le plus voté et le plus jeune de l’histoire du pays.

Boric a été l’un des principaux protagonistes de la « révolution des pingouins », la rébellion étudiante chilienne qui, en 2006, a exigé un enseignement gratuit et de qualité et a marqué les premières fissures du modèle chilien. Son passage ultérieur en tant que député de la région de Magallanes lui a probablement appris à ne pas se laisser emporter par ses impulsions et à avoir le courage politique de forger des alliances avec d’autres secteurs.

Une partie de cette « maturité » a également pu être constatée pendant la campagne présidentielle, puisque, au fil des semaines, Boric a modéré son discours afin de séduire l’électorat centriste et les électeurs indécis qui doutaient d’un candidat constamment critiqué pour son inexpérience au pouvoir. Environnementaliste, féministe et fervent critique du modèle néolibéral mis en place pendant la dictature militaire (1973-1990) et consolidé pendant la transition, Boric est aussi celui qui a proposé le programme de changement le plus profond.

Ses débuts dans le militantisme étudiant

Boric est né le 11 février 1986 dans la ville de Punta Arenas, à trois mille kilomètres au sud de Santiago, dans une famille de classe moyenne dont les arrière-grands-parents sont croates et catalans. Aîné d’une fratrie de trois enfants, il a émigré à Santiago pour étudier le droit à l’université du Chili. Lecteur passionné, il dit se détendre en lisant de la poésie et des livres d’histoire. Célibataire et sans enfant, il est en couple avec la politologue Irina Karamanos depuis près de trois ans.

Ses liens avec le monde politique commencent à l’université, où il rejoint le collectif Izquierda Autónoma. En 2008, il a été élu conseiller de la Fédération des étudiants de l’université du Chili (Fech) et en 2010, il a été président du Centre des étudiants en droit de la même université. En 2011, les trois principaux leaders de la rébellion étudiante de 2006 (Camila Vallejo, Giorgio Jackson et Boric) décident de se présenter aux élections législatives, les deux premiers pour la coalition de la Nouvelle Majorité, dirigée par l’ancienne présidente Michelle Bachellet, et Boric à l’extérieur, en tant que militant de la Gauche autonome.

L’atterrissage en politique

Occupant déjà un siège de député, Boric a fondé le Mouvement autonomiste en 2016 dans le but de renouveler la gauche chilienne doctrinaire et d’accélérer l’émergence d’une alternative en dehors des deux coalitions qui ont hégémonisé le système politique et gouverné pendant toute la période post-dictature. Afin de le disqualifier, les secteurs les plus conservateurs et de droite le qualifient de « communiste ». En outre, comme cela s’est produit lors du dernier débat présidentiel avec le vaincu Kast, ils lui reprochent souvent la rencontre qu’il a eue en 2018 avec Ricardo Palma Salamanca, condamné pour le meurtre de l’ancien sénateur conservateur Jaime Guzmán, l’idéologue de la Constitution actuelle. 

« Notre génération a fait irruption en politique en 2011, se débarrassant un peu des peurs générées par la dictature et les pactes de la transition », a déclaré Boric dans une interview avant le premier tour. Il faisait allusion à la Concertación, la coalition de centre-gauche qui a gouverné une bonne partie des 31 ans de démocratie du Chili depuis 1990, et qui semble aujourd’hui discréditée, reflet de la grande crise de confiance institutionnelle. Cependant, M. Boric, sachant qu’il devait soigner son plancher de voix, a choisi d’apparaître plus proche du centre-gauche traditionnel et a obtenu en retour le précieux soutien des anciens présidents Ricardo Lagos et Michelle Bachelet.

Propositions du gouvernement

Pour les primaires présidentielles de cette année, Boric était en compétition avec le favori Jadue et, contre toute attente, il a gagné par plus de 20 points de pourcentage, devenant le candidat le plus voté aux primaires toutes forces confondues. Puis vint le premier tour, désormais anecdotique, au cours duquel Kast remporta 27,9 % des voix contre 25,8 % pour Boric.

Sa campagne au second tour était axée sur l’élargissement des droits, la décentralisation du pays, l’environnementalisme, la fin de l’héritage institutionnel de la dictature et le respect des peuples indigènes, nombre des revendications centrales de la contestation sociale de 2019 et de l’agenda actuel de la Convention constituante.

Boric propose un changement de modèle basé sur l’État providence des pays européens, considérant que le modèle chilien actuel est « absolument stagnant ». « Un État-providence pour que tout le monde ait les mêmes droits, quelle que soit la somme d’argent qu’il a dans son portefeuille », a-t-il déclaré récemment dans une interview. Il y a quelques jours, lors de la clôture de sa campagne dans le parc Almagro de Santiago, il a donné un aperçu de ce que sera son administration : « Il est difficile de parler de la première chose que nous ferons si nous entrons au gouvernement, mais ce dont nous sommes sûrs, c’est que ce jour-là, nous n’entrerons pas seuls, le peuple entrera avec nous ».

 

Source: Le blog de Bernard Tornare

Photo: pauloslachevsky/flickr

Dans Amérique

AMERIQUE : ATTAQUER LA MIGRATION OU PLUTOT UNE OPPORTUNITE D'AFFAIRES POUR LES ENTREPRISES PRIVEES ?

Par Le 24/12/2021

24 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-21 16:36:53

      

Par Roberto Morejón

Les États-Unis ont récemment annoncé un plan d’investissement d’hommes d’affaires du secteur privé en Amérique Centrale pour endiguer les vagues de migrants, mais la décision est insuffisante et loin de comprendre que ce phénomène a de multiples causes.

La procédure comprend le chiffre insuffisant de 1,2 milliards de dollars qui serviraient, selon la Maison Blanche, à la création d’emplois et à retenir les Centraméricains dans leurs pays. 

L’administration démocrate ne tient pas compte d’autres maux dont souffrent les migrants potentiels.

De nombreux Centraméricains affirment avec des arguments bien fondées, leur manque de confiance dans les institutions publiques, fragiles et gangrenées par la corruption, face auxquelles, les juges sont destitués lorsqu’ils tentent de la freiner. 

La violence, l’insécurité et surtout l’impunité punissent les habitants locaux, pour qui, il n’y a pas de retour lorsqu’ils sont privés de l’accès aux services de base en toute impunité.

Le manque de protection frappe également des populations sans défense face à la montée de la délinquance et le crime organisé, souvent lié au trafic de drogues.

Certaines personnes tombent dans le piège de ces fléaux à cause de la pauvreté, car s’il est vrai que dans certains pays les traités de paix ont mis fin aux conflits armés, ils n’ont jamais résolu ni les profondes différences sociales et économiques, ni l’insécurité alimentaire.

En effet, le nombre de personnes dans cette situation désespérée au Salvador, au Guatemala et au Honduras est passé de 2,2 millions en 2019 à 6,4 millions cette année, à cause de la pandémie de Covid-19.

Les trois nations dépendent d’un petit réservoir de matières premières, les industries ne sont pas diversifiées et les oligarchies restent attachées à de vieux modèles d’exploitation de la main d’œuvre.

Dans ce contexte défavorable, les habitants de ces pays se demandent si un jour ils pourront compter sur un minimum de conditions pour la protection de leur santé et d’un accès facile à des systèmes d’éducation inclusifs.

Sans doute, les causes de la migration vers la frontière sud des États-Unis sont nombreuses.

Mais celles-ci sont ignorées par l’actuelle administration de la Maison Blanche, qui mise sur l’investissement privé pour la création de nombreux emplois, visant à freiner le flux gênant des migrants irréguliers.

Les centraméricains se demandent si cette annonce stridente n’est qu’une opportunité supplémentaire d’affaires pour les entreprises privées concernées.

 

source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/280537-attaquer-la-migration-ou-plutot-une-opportunite-daffaires

Tag(s) : #USA

Dans Amérique

LA VICTOIRE DE BORIC EST FONDAMENTALE POUR LES PEUPLES DE L'AMERIQUE LATINE

Par Le 23/12/2021

22 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-21 11:41:53

      

Buenos Aires, 21 décembre (RHC) Le président de l’Observatoire de la démocratie du Parlement Sud-Américain (Parlasur), l’Argentin Oscar Laborde, a qualifié aujourd’hui de fondamental pour l’Amérique latine le récent triomphe présidentiel du jeune Chilien Gabriel Boric.

Dans un entretien avec le journaliste Héctor Bernardo pour la publication Contexto, Laborde a souligné que la victoire de Boric est une grande nouvelle pour le Chili, l’Argentine, l’Amérique latine et «pour tous ceux qui rêvent et luttent pour que la région devienne un pôle au sein de ce monde multipolaire».

Le président de l’Observatoire de la démocratie du Parlement Sud-Américain a été un observateur du processus électoral au Chili.

À cet égard, il a souligné que les élections se sont déroulées de manière transparente, bien que, a-t-il dit, il y ait eu quelques essais, une tentative des forces partisanes du candidat présidentiel José Antonio Kast, d’extrême-droite,  de chercher à perturber le processus.

Ils disaient que s’il y avait une différence de moins de 50000 entre les deux candidats, ils demanderaient à nouveau de compter les votes un par un. Mais l’écrasante différence qu’il y avait a  découragé toute tentation à cet égard, a-t-il souligné.

D’autre part, Laborde a indiqué qu’après ce qui s’est passé dans les processus électoraux au Honduras et auparavant au Mexique, en Argentine, en Bolivie et au Pérou, le Chili confirme une tendance et démontre une recherche des peuples qui luttent.

Ce résultat électoral et la Constituante qui poursuit ses travaux, concernent la lutte du peuple chilien ainsi que le retour du MAS (Mouvement vers le socialisme) au gouvernement bolivien, a-t-il déclaré.

Tout cela marque une tendance à laquelle s’ajoute la possibilité que Luis Inacio Lula da Silva soit élu président du Brésil, a-t-il ajouté.

 

SOURCE Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/280506-la-victoire-de-boric-est-fondamentale-pour-lamerique-latine

Tag(s) : #Chili#Boric

Dans Amérique

HONDURAS : XIOMARA CASTRO REMERCIE LES CITOYENS POUR LEURS VOIX

Par Le 22/12/2021

21 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-21 11:21:05

      

Tegucigalpa, 21 décembre (RHC) La nouvelle présidente du Honduras, Xiomara Castro, du parti Liberté et Refonte (Libre), a remercié aujourd’hui les presque deux millions de citoyens qui ont voté pour elle le 28 novembre.

"Merci 1 million 716 mille 793 honduriens et honduriennes, certifiés par le Conseil National Électoral avec 100 pour cent des procès-verbaux révisés, qui ont déposé leur confiance en moi pour changer cette dictature en une démocratie directe et participative" a déclaré la présidente élue dans son profil sur le réseau social Twitter.

A partir du 27 janvier prochain, Castro sera la première femme à assumer le plus haut poste de direction dans le pays centraméricain et elle a assuré, également à partir de plateformes numériques, qu’il n’y aura plus de corruption ! Nous y travaillons déjà", en référence aux 12 ans de gouvernement du Parti national.

Après 22 jours des élections générales, ce lundi, le Conseil National Electoral (CNE) a officialisé les résultats des présidentielles et a déclaré comme gagnante la représentante de Libre avec 51,12 % des suffrages, le chiffre le plus élevé obtenu par un candidat à ce poste dans la nation.

L’institution a également fait connaître les noms des 20 députés sélectionnés pour former le Parlement centraméricain (Parlacen) et leurs suppléants respectifs, dont Jorge González, Nelsy Mencía, Wilfredo Serrano, Ricardo Cardona, Mario Soto, José Santos et Olman Argueta.

L’entité publiera la déclaration restante pour les 128 législateurs du Congrès national et les 298 maires le 28 décembre prochain, car un nombre significatif d’actes correspondant à ces instances font l’objet d’un processus de révision.

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/280502-xiomara-castro-a-remercie-les-citoyens-du-honduras-pour-leurs-voix

Tag(s) : #Honduras

Dans Amérique

CHILI : TRIOMPHE DE LA GAUCHE. GABRIEL BORIC ELU NOUVEAU PRESIDENT

Par Le 21/12/2021

Triomphe de la gauche au Chili : Gabriel Boric est le nouveau président élu

DÉC 20

Publié par 

Gabriel Boric, le nouveau président élu du Chili.

Gabriel Boric a promis de transformer radicalement le Chili.
PHOTO : AP / MATIAS DELACROIX

Agence France-Presse

Le candidat de gauche Gabriel Boric a remporté dimanche le deuxième tour de l’élection présidentielle au Chili, une victoire écrasante sur son adversaire d’extrême droite José Antonio Kast, qui a officiellement reconnu sa défaite.

C’est un triomphe qu’enregistre la coalition de gauche, dont est membre le Parti communiste, dans ce duel inédit depuis le retour à la démocratie, en 1990, entre deux candidats aux projets de société diamétralement opposés.

Selon les résultats officiels définitifs, M. Boric, qui, à 35 ans, avait tout juste l’âge requis pour se présenter, l’emporte avec près de 56 % des voix contre 44 % à M. Kast, un admirateur de la dictature d’Augusto Pinochet soutenu par l’ensemble de la droite chilienne.

La participation approche les 55 %, un sommet historique depuis que le vote est devenu non obligatoire, en 2012.

Au premier tour, elle était de 47 % lorsque José Antonio Kast était arrivé en tête (27,9 % contre 25,8 %) en séduisant dans les quartiers huppés de Santiago et parmi les classes populaires à l’extérieur de la capitale et en répétant qu’il était le candidat de l’ordre, de la justice et de la sécurité.

Mais c’est avec son projet d’État providence, un changement d’ampleur dans le pays considéré comme le laboratoire du libéralisme en Amérique latine, que Gabriel Boric l’emporte en ralliant autour de lui la classe moyenne à moyenne supérieure, essentiellement à Santiago.

Gabriel Boric entend promouvoir une grande réforme fiscale pour faire participer les plus riches (dont les 1 % de Chiliens détenant 26,5 % des richesses, selon une agence de l’ONU) à son programme de meilleur accès à la santé et à l’éducation ainsi qu’à la création d’un nouveau système de retraite, aujourd’hui entièrement privé.

Appel à l’unité

José Antonio Kast a tenu à féliciter Gabriel Boric : Il mérite tout notre respect, beaucoup de Chiliens lui ont fait confiance, a-t-il déclaré après avoir reconnu sa défaite sur son compte officiel Twitter.

 

Antonio Kast

Antonio Kast, le candidat battu.

PHOTO : AP / ESTEBAN FELIX

Dans la mesure de nos possibilités, avec nos différences légitimes, nous voulons être une contribution pour notre pays, nous devons unir les Chiliens […], retrouver la foi dans notre extraordinaire pays, a-t-il ajouté.

Un concert de klaxons a résonné dans les rues de la capitale aussitôt après que M. Kast a reconnu sa défaite. Une grande fête s’apprête à durer toute la nuit tant le retour d’une certaine forme du pinochétisme était crainte parmi la population.

Le président sortant Sebastian Piñera, qui a dû affronter un mouvement social d’ampleur fin 2019, a félicité dans une discussion vidéo le nouveau chef de l’État élu, qui prendra officiellement ses fonctions le 11 mars.

Je veux que vous et le peuple sachiez que je ferai de mon mieux pour relever ce formidable défi et que notre pays est à son meilleur lorsque nous sommes unis, a dit M. Boric, assurant vouloir être le président de tous les Chiliens et de toutes les Chiliennes.

M. Piñera a répondu au président élu que l’histoire nous a appris que lorsque nous nous divisons en guerres fratricides, les choses finissent toujours mal. Tout le Chili espère […] qu’il y aura un très bon gouvernement pour le Chili et pour les Chiliens.

Liesse populaire

Dans les rues, une foule en liesse laissait exploser sa joie. Je suis heureux parce qu’il va y avoir beaucoup de changements qui vont aider le peuple et la classe ouvrière, les oubliés, qui sont les plus importants dans le pays, a déclaré Luis Astorga, 58 ans, ouvrier du bâtiment descendu dans les rues fêter la victoire.

C’est une lutte qui dure depuis de nombreuses années, depuis nos parents et nos grands-parents, et nous continuons à lutter contre tout ce que Kast signifie au Chili, dit Daniela, une serveuse de 27 ans. C’est nous, les jeunes, qui devons faire avancer les choses. J’ai foi en lui, je crois en ce qu’il dit.

Je pleure de joie. Nous avons battu le fascisme, c’était comme une naissance. Je vais rentrer à la maison, je vais serrer mes enfants dans mes bras et boire une bière, a lancé Jennie Enriquez, 45 ans, employée de pharmacie.

Les jeunes ont compris qu’il fallait changer les choses et qu’un candidat comme José Kast était très dangereux. Les jeunes sont descendus dans la rue et ont montré qu’il y a des demandes qui doivent être satisfaites, estime Pedro Carballeda, 19 ans, étudiant en droit.

Source

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2021/12/20/triomphe-de-la-gauche-au-chili-gabriel-boric-est-le-nouveau-president-elu/

Dans Amérique

LE NICARAGUA SALUE LA VICTOIRE DE GABRIEL BORIC AU CHILI

Par Le 20/12/2021

20 Décembre 2021

Le Nicaragua salue la victoire de Gabriel Boric au Chili

Managua, 19 décembre (Prensa Latina) Le gouvernement nicaraguayen a salué aujourd'hui la victoire de Gabriel Boric comme président élu du Chili, après avoir remporté le second tour avec 55,86 % des voix.

19 décembre 2021
CST23:19 (GMT) -0500
L'exécutif du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), dirigé par le chef d'État Daniel Ortega et la vice-présidente Rosario Murillo, a exprimé dans un message son respect et sa joie pour le triomphe historique obtenu par le courageux peuple chilien.

Selon le texte, le vote en faveur du porte-drapeau de la coalition de gauche Apruebo Dignidad s'inspire de l'héritage du président Salvador Allende, renversé le 11 septembre 1973 par un coup d'État mené par le général Augusto Pinochet.

"Nous souhaitons à votre gouvernement et au Chili dans son ensemble, des voies de progrès avec des espoirs certains et la concrétisation de vos propositions, fondées sur la justice et la paix", indique la lettre de félicitations adressée à Boric, qui succédera au conservateur Sebastián Piñera le 11 mars 2022.

Le député et ancien leader étudiant du pays sud-américain, qui se décrit comme écologiste, féministe et régionaliste, a battu le candidat d'extrême droite José Antonio Kast (44,27 %), après dépouillement de 92 % des bureaux de vote.

acl/dgh

source : https://www.prensa-latina.cu/2021/12/19/nicaragua-saluda-victoria-de-gabriel-boric-en-chile

Tag(s) : #nicaragua#Chili#Boric

Dans Amérique

L'ALBA-TCP SALUE LA VICTOIRE ELECTORALE DE GABRIEL BORIC AU CHILI

Par Le 20/12/2021

20 Décembre 2021

L'ALBA-TCP salue la victoire électorale de Gabriel Boric au Chili

Caracas, 19 décembre (Prensa Latina) Le secrétaire exécutif de l'ALBA-TCP, Sacha Llorenti, a salué aujourd'hui l'élection du candidat de la coalition de gauche Apruebo Dignidad, Gabriel Boric, comme nouveau président du Chili.

19 décembre 2021
CST22:45 (GMT) -0500
Dans un message publié sur Twitter, le chef de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Accord commercial entre les peuples (ALBA-TCP) a réaffirmé au président élu l'engagement de travailler ensemble pour l'intégration régionale.

"Nous saluons cette journée démocratique historique dont le protagoniste a été le peuple chilien. Nous félicitons le président élu, Gabriel Boric, et lui souhaitons beaucoup de succès. Il peut compter sur notre soutien pour travailler à l'intégration de notre Amérique", a écrit Llorenti dans la plateforme de communication.

Le porte-drapeau d'Apruebo Dignidad a remporté les élections de dimanche avec 55,86 % des voix, soit 11,6 points de pourcentage d'avance sur son rival, le candidat d'extrême droite José Antonio Kast du Front social chrétien.

Dans son premier discours à la nation, dimanche, le président élu a promis de gouverner pour tous les Chiliens et a appelé à l'unité nationale pour mener à bien les changements structurels exigés dans le pays.

M. Boric a également promis de défendre le processus constituant, une source de fierté car, pour la première fois, une constitution est écrite de manière démocratique et paritaire, et avec la participation des peuples indigènes, a-t-il déclaré.

acl/wup

source : https://www.prensa-latina.cu/2021/12/19/alba-tcp-saluda-triunfo-electoral-de-gabriel-boric-en-chile

Tag(s) : #ALBA#Chili#Boric

Dans Amérique

LES COMMUNISTES DU COSTA RICA FELICITENT LE PRESIDENT ELU DU CHILI

Par Le 20/12/2021

20 Décembre 2021

Les communistes du Costa Rica félicitent le président élu du Chili
San José, 19 décembre (Prensa Latina) Les militants du Parti d'avant-garde populaire (PVP, communiste) du Costa Rica ont salué aujourd'hui le peuple chilien pour la victoire de Gabriel Boric dans le scrutin des élections présidentielles dans cette nation sud-américaine.

19 décembre 2021
CST22:47 (GMT) -0500
Un message signé par le secrétaire général du PVP, Humberto Vargas, et adressé à Boric, indique que "les communistes du Costa Rica, en liesse, vous félicitent pour votre victoire électorale retentissante".

Ils le décrivent comme un énorme triomphe pour le peuple chilien, "un peuple combatif qui réussira à construire une nouvelle voie, véritablement démocratique et patriotique, en vous élisant président de la République".

Les communistes costariciens soutiennent que pour notre Amérique et pour le monde, c'est un espoir qu'après les crimes de Pinochet et la fausse "démocratie" qui en a hérité, la possibilité s'ouvre pour un peuple frère, tous les Chiliens, de vivre une nouvelle vie à laquelle aspirent les travailleurs, les exploités et tous les démocrates.

Nous lui souhaitons du succès dans son administration et une meilleure vie pour tout le peuple chilien et pour notre Amérique, conclut le message du PVP.

Selon des rapports de presse en provenance de Santiago du Chili, le candidat de la coalition de gauche Apruebo Dignidad est devenu aujourd'hui le plus jeune président élu de cette nation sud-américaine, après avoir remporté le second tour des élections de dimanche.

M. Boric, 35 ans, né le 11 février 1986 dans la ville méridionale de Punta Arenas, dans la région de Magallanes et de l'Antarctique chilien, l'a emporté avec plus de 11 points d'avance sur son rival, le député d'extrême droite José Antonio Kast, du Front social chrétien, selon les médias.

"Je serai le président de tous les Chiliens, de ceux qui ont voté pour moi, de ceux qui n'ont pas voté pour moi", a déclaré M. Boric lors d'un appel téléphonique télévisé avec le président sortant Sebastián Piñera.

acl/ale
source : https://www.prensa-latina.cu/2021/12/19/comunistas-de-costa-rica-felicitan-a-presidente-electo-de-chile

Tag(s) : #PVP#Honduras#Chili#Boric

Dans Amérique

GABRIEL BORIC ELU PRESIDENT LE PLUS JEUNE DU CHILI

Par Le 20/12/2021

20 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-19 18:59:59

      

Santiago du Chili, 19 décembre (RHC) Boric, 35 ans, a remporté une victoire de plus de 11 points sur son rival, l’extrémiste de droite José Antonio Kast, du Front social-chrétien.

"Je serai le président de tous les Chiliens, de ceux qui ont voté pour moi, de ceux qui n’ont pas voté", a déclaré Boric lors d’un appel téléphonique télévisé avec le président sortant, Sebastian Piñera.

Boric est né le 11 février 1986 dans la ville australe de Punta Arenas, de la région de Magellan et de l’Antarctique chilienne.

En tant que dirigeant de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili, il a mené, avec Camila Vallejo, Giorgio Jackson et Karol Cariola, les grandes manifestations qui ont secoué le pays en 2011 pour exiger une éducation gratuite, libre et de qualité.

Lors de l’explosion sociale de 2019 contre le modèle néolibéral, il a fait partie de l’Accord de paix qui a ouvert la voie à la rédaction d’une nouvelle constitution en remplacement de celle en vigueur depuis 1980.

Son programme de gouvernement prévoit de moderniser et de renforcer l’État, de changer le système actuel de pensions, qui permet de payer des retraites aux affiliés, d’augmenter les impôts sur les plus riches et de garantir un système de santé universel.

La relance de l’emploi, en particulier pour les femmes et les jeunes, l’annulation de la dette en matière d’éducation et le soutien aux petites et moyennes entreprises figurent également parmi ses priorités.

"Il est absolument clair pour moi que la stabilité aujourd’hui implique des changements, des changements progressifs, des progrès d’un échelon à l’autre, pour ne pas s’effondrer. Mais ce que nous ne pouvons pas faire, c’est continuer comme jusqu’à présent", a-t-il déclaré.

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/280316-gabriel-boric-elu-president-le-plus-jeune-du-chili

Tag(s) : #Chili#Elections#Boric

Dans Amérique

CHILI : CONDAMNATION DE L'APPEL A SABOTER LES ELECTIONS

Par Le 19/12/2021

19 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-18 15:58:48

      

Santiago du Chili, 18 décembre (RHC)  L’appel de l’activiste d’extrême droite Sebastian Izquierdo à saboter les élections au Chili est aujourd’hui une source de préoccupation et de rejet ici, à la veille du second tour de la présidentielle.

Plus de 15 millions de Chiliens sont appelés à se rendre aux urnes ce dimanche afin d’élire le président pour la période 2022-2026 entre le candidat de la coalition de gauche Apruebo Dignidad (J’Approuve la Dignité), Gabriel Boric, et celui de l’extrême droite José Antonio Kast.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Izquierdo a appelé les représentants de Kast à mettre en cause toutes les voix en faveur de Boric et à tricher.

"La victoire est la chose la plus importante, les formes n’ont plus d’importance. Soyez impitoyables", a ajouté le leader du soi-disant Capitalisme Révolutionnaire, un groupe qui a voté pour le rejet d’une nouvelle constitution au Chili.

Izkia Siches, chef du commandement de campagne de Boric et ex-président de l'Ordre des Médecinsl, a dénoncé devant le Service électoral (Servel) cet appel explicite à la fraude, qu’elle a qualifié de très grave.

«Nous sommes très préoccupés non seulement en tant que commando, mais aussi en tant que démocrates», a déclaré Siches.

Ces dernières heures, le Servel a déposé une plainte contre Izquierdo pour entrave au fonctionnement des bureaux de vote.

En accord avec le président de l’organisme, Andrés Tagle, des poursuites seront engagées contre le plaignant afin d’éviter qu’il ne puisse concrétiser dimanche ce qui a été dit publiquement, ce qui, a-t-il dit, constitue un danger pour la société et la démocratie.

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/280251-chili-condamnation-de-lappel-a-saboter-les-elections

Tag(s) : #Chili#Elections

Dans Amérique

CHILI : CONDAMNATION DE L'APPEL A SABOTER LES ELECTIONS

Par Le 19/12/2021

19 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-18 15:58:48

      

Santiago du Chili, 18 décembre (RHC)  L’appel de l’activiste d’extrême droite Sebastian Izquierdo à saboter les élections au Chili est aujourd’hui une source de préoccupation et de rejet ici, à la veille du second tour de la présidentielle.

Plus de 15 millions de Chiliens sont appelés à se rendre aux urnes ce dimanche afin d’élire le président pour la période 2022-2026 entre le candidat de la coalition de gauche Apruebo Dignidad (J’Approuve la Dignité), Gabriel Boric, et celui de l’extrême droite José Antonio Kast.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Izquierdo a appelé les représentants de Kast à mettre en cause toutes les voix en faveur de Boric et à tricher.

"La victoire est la chose la plus importante, les formes n’ont plus d’importance. Soyez impitoyables", a ajouté le leader du soi-disant Capitalisme Révolutionnaire, un groupe qui a voté pour le rejet d’une nouvelle constitution au Chili.

Izkia Siches, chef du commandement de campagne de Boric et ex-président de l'Ordre des Médecinsl, a dénoncé devant le Service électoral (Servel) cet appel explicite à la fraude, qu’elle a qualifié de très grave.

«Nous sommes très préoccupés non seulement en tant que commando, mais aussi en tant que démocrates», a déclaré Siches.

Ces dernières heures, le Servel a déposé une plainte contre Izquierdo pour entrave au fonctionnement des bureaux de vote.

En accord avec le président de l’organisme, Andrés Tagle, des poursuites seront engagées contre le plaignant afin d’éviter qu’il ne puisse concrétiser dimanche ce qui a été dit publiquement, ce qui, a-t-il dit, constitue un danger pour la société et la démocratie.

Source Prensa Latina

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/280251-chili-condamnation-de-lappel-a-saboter-les-elections

Tag(s) : #Chili#Elections

Dans Amérique

CHILI : LE RESEAU DES PEUPLES AUTOCHTONES SOUTIENT LE CANDIDAT DE GAUCHE GABRIEL BORIC

Par Le 17/12/2021

16 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-16 10:07:03

      

Santiago du Chili, 16 décembre (RHC) Le Réseau des Citoyens et Citoyennes des Peuples Originaires pour un Chili Plurinational a signé aujourd’hui une déclaration de soutien au candidat présidentiel de la coalition de gauche Apruebo Dignidad (J’approuve la Dignité en français), Gabriel Boric.

"Seul son gouvernement est la garantie de pouvoir marcher ensemble en tant que société et avancer vers une relation de paix et de justice", relève le texte, signé par près de 300 dirigeants et membres des communautés Aymara, Mapuche, Lickanantay, Rapa Nui, Colla et Diaguita.

Le candidat de la gauche s’opposera aux élections de dimanche prochain à l’extrémiste de droite José Antonio Kast, du Front Social-chrétien.

"Chaque fois qu’un gouvernement conservateur est élu, nos droits sont profondément touchés. Avec un gouvernement d’extrême droite, aucun progrès, aucun dialogue ne seront possibles", avertit la déclaration.

Elle affirme que Boric défendra le processus constitutionnel et concrétisera les espoirs de plurinationalité, d’autodétermination, de restitution des terres et de protection des cultures et des langues autochtones.

Parmi les signataires figurent la constituante du peuple Colla Isabel Godoy, la députée Emilia Nuyado, le sénateur Francisco Huenchumilla, la conseillère Ximena Llamín et l’experte en matière indigène Hortencia Hidalgo.

La conseillère territoriale indigène Aymara Catalina Cortés, la dirigeante de Femmes Rapa Nui Autoconvocadas, Valeria Pakarati et l’académicien Salvador Millaleo ont également paraphé la déclaration.

 

Source Prensa Latina          

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/280007-le-reseau-des-peuples-autochtones-soutient-le-candidat-chilien-gabriel-boric-de-gauche 

Tag(s) : #Chili#Elections

Dans Amérique

DECLARATION FINALE DU VINGTIEME SOMMET DE L'ALBA-TCP A L'OCCASION DE SON DIX-SEPTIEME ANNIVERSAIRE

Par Le 16/12/2021

16 Décembre 2021

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-14 18:03:53

      

"17ans pour défend re la paix et l’intégration latino-américaine et caribéenne"

1.Les chefs d’État et de gouvernement et les chefs de délégation des pays de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP), réunis à La Havane, Cuba, le 14 décembre 2021, pour commémorer le XVIIe anniversaire de l’Alliance. Souscrivant à la présente Déclaration, nous réaffirmons notre attachement au renforcement de ce mécanisme de concertation politique, fondé sur les principes de solidarité, de justice sociale, de coopération et de complémentarité économique, fruit de la volonté politique de ses fondateurs, les commandants Fidel Castro Ruz et Hugo Rafael Chávez Frías.

2.Nous réaffirmons que le principe cardinal qui doit guider l’ALBA-TCP est la solidarité la plus large entre les peuples de notre Amérique, qui repose sur la pensée de Bolívar, Marti, San Martin, Sucre, O Higgins, Petión, Morazán, Sandino, Bishop, Garvey, Túpac Katari, Bartolina Sisa, Chatoyer et d’autres défenseurs de l’indépendance latino-américaine et caribéenne, conformément à la déclaration conjointe des commandants Chávez et Fidel du 14 décembre 2004.

3.Nous réaffirmons notre attachement à une véritable intégration latino-américaine et caribéenne qui nous permette de faire face ensemble aux prétentions de domination et d’hégémonie impérialistes et aux menaces croissantes à la paix et à la stabilité régionales.

4.Nous préconisons un ordre international transparent, démocratique, juste et équitable, fondé sur le multilat&ea