ARABIE SAOUDITE

ARABIE SAOUDITE

EN ARABIE, LES INVESTISSEMENTS ETRANGERS EN CHUTE LIBRE DEPUIS LE MEURTRE DE KHASHOGGI

Arabie saoudite : les investissements étrangers en chute libre après le meurtre de Khashoggi

Wed Dec 5, 2018 6:34PM

Des gratte-ciel à Doha, au Qatar. ©Bloomberg

Des gratte-ciel à Doha, au Qatar. ©Bloomberg

Les investisseurs étrangers ont clairement indiqué qui ils préfèrent entre l’Arabie saoudite et le Qatar, du moins en 2018.

Les investisseurs institutionnels étrangers ont été acheteurs nets d’environ 2,3 milliards de dollars d’actions négociées à la Bourse de Doha cette année, soit plus du triple des flux étrangers à Riyad, selon les données boursières compilées par Bloomberg.

Les introductions à la Bourse ont augmenté au Qatar cette année après que plusieurs sociétés à grande capitalisation eurent annoncé qu’elles assouplissaient les limites de la propriété étrangère.

En Arabie saoudite, les investisseurs étrangers ont été acheteurs nets de 3 milliards de dollars d’actions négociées à la bourse de Riyad en juin, mais ce chiffre est tombé à environ 700 millions de dollars suite au meurtre du chroniqueur de presse Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre.

Le Qatar est sous la pression de l’Arabie saoudite depuis 2017, lorsque le royaume a amené un groupe de pays voisins à couper les liens avec cet émirat du golfe Persique pour son implication présumée dans le terrorisme, une accusation que le pays gazier a niée à plusieurs reprises.

Plus tôt cette semaine, le Qatar a annoncé qu’il se retirerait de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’OPEP, au moment même où l’Arabie saoudite décrivait ses plans pour renforcer la coopération de la Russie sur le marché du brut.

Alors que les achats d’actions saoudiennes pourraient s’accroître l’année prochaine, la géopolitique devrait continuer à avoir une influence plus importante pour Riyad que de Doha, selon Naeem Aslam, analyste en chef du marché chez ThinkMarkets UK à Londres.

« Les investisseurs constatent que le Qatar est toujours une zone stable pour l’investissement », a déclaré Aslam. « À partir de 2019, la même tendance pourrait très bien se poursuivre, car l’Arabie saoudite s’est impliquée dans un certain nombre de conflits autour de sa frontière et cela n’est absolument pas source de stabilité. »

MBS : une tournée de tous les risques

Qu’est-ce qui pousse les gouvernements des pays nord-africains à recevoir le boucher du Najd ?

Par ailleurs, Lindsey Graham et Bob Corker, deux sénateurs républicains des États-Unis, ont réaffirmé, le mardi 4 décembre, n’avoir « aucun » doute sur le fait que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait « ordonné » le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Dans le même temps, un procureur turc a réclamé des mandats d’arrêt contre deux anciens membres de la garde du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dans le cadre de l’enquête turque sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/05/582089/OPEP-Jamal-Khashoggi-Qatar-bourse-investissements-etrangers-en-Arabie-saoudite


 

LA NORVEGE GELE LES EXPORTATIONS DE MATERIEL MILITAIRE POUR L'ARABIE

La Norgève gèle les exportations de matériel militaire à l’Arabie

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Le gouvernement norgévien a annoncé vendredi avoir gelé toutes les licences d'exportation de matériel militaire à l'Arabie saoudite en raison «des récents développements» dans ce pays et de la guerre au Yémen.

«Nous avons décidé que dans la situation actuelle, aucune nouvelle licence pour les exportations en Arabie saoudite de produits liés à la défense ou de produits à double usage ayant un usage militaire ne sera accordée», a annoncé le ministre des Affaires étrangères Eriksen Soreide dans un communiqué.

«La décision a été prise après un examen général des récents développements en Arabie saoudite et dans la région, et de la situation imprévisible au Yémen», a indiqué le ministère des Affaires étrangères, qui n'a pas explicitement mentionné le meurtre le 2 octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

En 2017, la Norvège a vendu à l'Arabie saoudite du matériel militaire pour 41 millions de couronnes (4,29 millions d'euros), selon l'agence norvégienne NTB.

La Norvège n'a jamais autorisé la vente d'armes ou de munitions à l'Arabie saoudite, a souligné le ministère.

Il a indiqué n'avoir pas d'indications sur l'utilisation de matériel à usage militaire norvégien au Yemen, soulignant que la décision de geler les exportations avait été prise «par précaution».

Plusieurs partis de l'opposition et ONG ont demandé récemment que la Norvège mette fin à ses exportations de matériel militaire à l'Arabie saoudite.

Source : AFP

https://french.alahednews.com.lb/28970/304#.W-iA0JNKhPY


 

L'ARABIE SAOUDITE SUR LE POINT DE NORMALISER PUBLIQUEMENT SES RELATIONS AVEC "ISRAËL"

L’Arabie sur le point de normaliser ses relations avec » Israël » publiquement

 Depuis 3 heures  3 novembre 2018

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Le prince héritier saoudien, Mohammad Ben Salmane, a  reçu une délégation de chrétiens évangéliques américains, pour la première fois, prélude vers une normalisation officielle des relations entre le royaume et « Israël »,  a rapporté la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.

La délégation, dirigée par le militant évangélique Joel Rosenberg  ,  comprenait l’ancienne membre du congrès Michele Bachmann, selon un communiqué du groupe, ainsi que les chefs d’organisations évangéliques américaines dont certaines ont des liens directs avec » Israël ».

Le quotidien israélien Jerusalem Post a estimé que la rencontre entre le prince héritier saoudien et la délégation constituait « un nouveau signe des relations croissantes entre Israël et l’Arabie saoudite ». Il précise que le chef de la délégation, Joel Rosenberg, est un « éminent défenseur d’Israël qui vit dans l’Etat juif » et que parmi ses membres figure Mike Evans, fondateur du Musée des amis de Sion à Jérusalem.

« C’était un moment historique pour le prince héritier d’accueillir ouvertement au palais les dirigeants chrétiens évangéliques », a affirmé le communiqué. « Nous avons été encouragés par la franchise de la conversation avec lui qui a duré deux heures », a-t-il ajouté.

La délégation a également rencontré le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel Jubeir, l’ambassadeur saoudien à Washington, le prince Khaled ben Salmane, frère du prince héritier, et le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale Mohammad al-Issa.

Certains de ces dirigeants évangéliques soutiennent Israël , comme Mike Evans, fondateur du Jerusalem Prayer Team, qui se décrit lui-même sur son site web comme un « fervent dirigeant américain chrétien sioniste ».

La délégation a également rencontré plus tôt cette semaine le prince héritier d’Abou Dhabi Mohammad ben Zayed aux Emirats, alors que se multiplient les visites de responsables israéliens aux Emirats arabes unis.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1110826


 

ARABIE SAOUDITE: APPELS D'EXPERTS DE L'ONU POUR GRACIER 6 CONDAMNES A MORT

Arabie : appel d’experts de l’ONU pour gracier 6 condamnés à mort

 Depuis 9 minutes  29 octobre 2018

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe

 

droits humains

Des experts de l’ONU chargés des droits humains ont appelé lundi l’Arabie saoudite à stopper l’exécution « imminente » de six hommes condamnés pour des infractions commises, quand ils étaient mineurs, pendant les manifestations du Printemps arabe.
« Ali al-Nimr, Dawood al-Marhoon, Abdullah al-Zaher, Mujtaba al-Sweikat, Salman Qureish et Abdulkarim al-Hawaj risquent d’être exécutés de façon imminente », ont indiqué ces experts dans un communiqué.

« Ils ont été inculpés pour leur participation au Printemps arabe », a expliqué à l’AFP un porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, précisant qu’ils avaient été condamnés par une cour spéciale chargée de se pencher sur des questions de « terrorisme ».

Dans la foulée du Printemps arabe, des manifestations antigouvernementales ont été organisées à partir de 2011 dans la Province orientale de l’Arabie saoudite, royaume à majorité sunnite où les chiites se disent discriminés. Les six condamnés avaient moins de 18 ans au moment des faits, ont relevé ces experts, parmi lesquels figurent notamment le Rapporteur sur la torture, la Rapporteuse sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et le président du Comité sur les droits de l’enfant. Les motifs d’inculpation pour lesquels ils ont été condamnés constituent une « criminalisation de l’exercice des droits fondamentaux, y compris la liberté de réunion et d’expression », ont-ils affirmé.

« Ils ont apparemment été torturés et maltraités, contraints d’avouer et privés d’une assistance juridique adéquate pendant leur procès », ont-ils ajouté.

Ils soulignent aussi que « la peine de mort et les exécutions pour des crimes commis par des personnes de moins de 18 ans au moment du délit sont contraires au droit et aux normes internationales ». « Dans ces circonstances, l’exécution de ces six personnes constituerait une exécution arbitraire », ont averti les experts, soulignant être en contact avec les autorités saoudiennes.

L’Arabie saoudite est un des pays qui procède au plus grand nombre d’exécutions dans le monde. Meurtre, viol, vol à main armée, apostasie et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans ce pays régi par une version rigoriste de la charia. Celle ci invoque la dissuasion comme argument clé pour justifier la peine capitale.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1102664


 

SELON LE CELEBRE TWITTER SAOUDIEN MOUJTAHED, LA FAMILLE DE KHASHOGGI EST EN RESIDENCE ASSIGNEE EN ARABIE

Moujtahed: la famille de Khashoggi est sous résidence assignée en Arabie

 Depuis 4 heures  25 octobre 2018

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Le célèbre Twitter saoudien Moujtahid a écrit sur son compte Tweeter que « la famille du journaliste Jamal Khashoggi, en Arabie, est sous résidence assignée , ses contacts et ses mouvements sont surveillées de prés ».

« Ceux qui sont en dehors du royaume sont soumis à la terreur constante et ne peuvent pas bouger ,   leur famille qui réside en Arabie risque d’être maltraitée au cas où ils osent s’exprimer sur cette affaire », poursuit Moujtahed.

Des membres de la famille Khashoggi  à Dubaï auraient déménagé à Washington, tandis que certains sont restés à Djeddah.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1098319


 

DES SANCTIONS USA/FRANCE CONTRE L'ARABIE SAOUDITE... MAIS PAS CELLES EXIGIBLES CONCERNANT L'ARRET DES VENTES D'ARMES PAR CES DEUX PAYS A LA SAOUDIE

22 octobre 2018

Enfin des sanctions contre l’Arabie Saoudite...

Face au scandale Kashoggi et aux dernières révélations macabres au sujet du meurtre de ce journaliste, les USA et la France ont décidé un embargo sur les livraisons de tronçonneuses à l’Arabie Saoudite, rapporte FranceToutFaux.

Pas de restrictions en revanche sur toutes les autres armes grassement achetées à ces deux pays par la monarchie saoudienne.

On ne va tout de même pas priver nos marchands d’armes de leurs bénéfices pour quelques éliminations, dont tant de pays se sont fait une spécialité, avec des méthodes diverses et variées.

CAPJPO-EuroPalestine

http://europalestine.com/spip.php?article14792


 

L'ENORME MACHINE DE LOBBYING DE RYAD SE FISSURE

Des fissures dans l’énorme machine de lobbying de Ryad

 Depuis 2 heures  23 octobre 2018

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 Amérique et Europe - USA

 

Après que les Etats-Unis eurent été attaqués le 11 septembre 2001 par 19 pirates de l’air –15 originaires d’Arabie saoudite– le royaume wahhabite avait mis les bouchées doubles pour redorer son blason et préserver sa relation stratégique avec Washington.

Depuis le 11 septembre, Ryad a consacré plus de 100 millions de dollars à influencer le gouvernement américain, avec une efficacité certaine.

Mais aujourd’hui le pays riche en pétrole est plongé dans une crise de relations publiques qu’il n’a pas vu venir, avec des élus américains et des institutions qui cherchent à prendre leurs distances.

Encore récemment, ces mêmes élus frayaient volontiers avec les princes saoudiens et ces mêmes institutions acceptaient sans retenue l’argent du royaume.

Le meurtre de Jamal Khashoggi –un journaliste bien connu de certains groupes de réflexion à Washington– suscite une indignation d’un niveau inédit depuis des années à l’encontre du régime saoudien.

Des membres du Congrès ont suggéré des actions qui étaient longtemps impensables, comme suspendre les ventes d’armes à l’Arabie saoudite, le plus important client de cette industrie cruciale pour l’économie américaine. Ou bien expulser l’ambassadeur saoudien. Des hypothèses restant toutefois éloignées, le président Donald Trump ayant insisté sur l’importance des relations entre les deux nations.

Les responsables saoudiens semblaient jusque-là confiants dans le poids de leur lobbying à Washington. En mars, une proposition d’interrompre le soutien américain à l’offensive saoudienne au Yémen a été rejetée au Sénat, malgré les milliers de civils tués dans ce pays.

Peu après, le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane avait été reçu avec beaucoup d’égards aux Etats-Unis, rencontrant notamment Donald Trump ou la célèbre présentatrice Oprah Winfrey.

« Beaucoup d’Américains ne savent pas grand-chose de l’Arabie Saoudite. Ce n’est pas une grande destination de voyage, pour différentes raisons, et cela a été simple pour les sociétés de relations publiques de combler ce vide », explique Ben Freeman, du Center for International Policy.

Meurtre de proximité

A l’inverse, note cet expert, le meurtre de Khashoggi, qui avait choisi Washington pour s’exiler d’Arabie saoudite, éveille un écho de proximité.

« Jamal Khashoggi habitait ici et de nombreux journalistes ont réagi de façon personnelle, l’un d’entre eux ayant été attaqué », dit-il.

De quoi effacer en partie les efforts sur le long terme des autorités saoudiennes pour pénétrer les cercles politiques et médiatiques de la capitale fédérale.

Parmi les tactiques suivies figure le recrutement comme lobbyistes d’anciens responsables politiques américains.

Parmi ceux-ci, on trouve Norm Coleman, ex-sénateur républicain du Minnesota, qui a signé cette année un accord lui garantissant 125.000 dollars par mois pour représenter l’ambassade d’Arabie saoudite.

Ou encore Buck McKeon, l’ancien président de la commission des Forces armées de la Chambre des représentants, dont le cabinet de lobbying est payé 50.000 dollars par mois par Ryad. Ni l’un ni l’autre n’ont souhaité répondre à l’AFP.

Un des journalistes les plus connus des Etats-Unis, Jake Tapper, a relaté dans un tweet s’être vu offrir par l’ambassade saoudienne un voyage en avion pour assister au Super Bowl, la finale du championnat de football américain. La figure de la chaîne CNN a décliné l’invitation, mais a ensuite confié: « Je me suis demandé: qui a accepté? »

Depuis la disparition de Khashoggi, au moins quatre sociétés de relations publiques ou de lobbying ont annoncé qu’elles cesseraient de travailler pour les Saoudiens.

L’avocat Theodore Olson, un ténor du barreau qui a représenté l’ancien président George W. Bush devant la Cour suprême, a ainsi coupé les ponts, après que son cabinet a reçu au moins 250.000 dollars de Ryad.

Experts choqués

Les groupes de réflexion et autres panels d’experts ont eux aussi réagi.

Le Middle East Institute, qui a longtemps développé des partenariats avec Ryad, s’est dit « indigné » par la mort de Khashoggi, qui était l’un de ses intervenants fréquents.

La Brookings Institution a mis fin à un contrat avec les Saoudiens et le Center for Strategic and International Studies a affirmé réexaminer ses liens avec Ryad.

L’Arabie saoudite a dépensé 18 millions de dollars l’an dernier et déjà 6 millions cette année pour élargir son influence à Washington, a calculé le Center for Responsive Politics.

Les Saoudiens ont augmenté leurs dépenses avec l’élection de Trump, après des relations parfois houleuses avec Barack Obama, qui s’est investi dans l’apaisement des relations américaines avec l’Iran, grand rival de Ryad.

Aujourd’hui la question des ventes d’armes américaines prend une acuité particulière.

« Le gouvernement va devoir répondre d’une façon ou d’une autre à la pression des parlementaires et montrer aux membres inquiets du Congrès qu’ils prennent l’affaire au sérieux », estime Jamie Fly, chercheur au German Marshall Fund of the United States.

 

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1095261


 

AFFAIRE KHASHOGGI: MEGA MARCHE ARABIE/USA

Affaire Khashoggi : Trump et MBS tentent d’arranger les choses

Sat Oct 20, 2018 4:1PM

Des manifestants sont déguisés en Mohammed ben Salmane et en Donald Trump devant la Maison-Blanche à Washington, le 19 octobre 2018. ©AFP

Des manifestants sont déguisés en Mohammed ben Salmane et en Donald Trump devant la Maison-Blanche à Washington, le 19 octobre 2018. ©AFP

L’affaire Khashoggi est entrée dans une nouvelle phase : le procureur général saoudien a publié vendredi un communiqué pour reconnaître que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été tué le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Le communiqué suggère que les individus présents au consulat à ce moment-là étaient responsables de la mort de Khashoggi, rejetant ainsi la part de responsabilité de l’État et de la personne du prince héritier saoudien.

D’après le communiqué, « les discussions qui ont eu lieu entre Khashoggi et les personnes qui l’ont reçu au consulat saoudien à Istanbul ont débouché sur une bagarre et sur une rixe à coups de poing avec le citoyen Jamal Khashoggi », a ainsi expliqué le procureur dans son communiqué. Le texte a ajouté que les personnes impliquées ont essayé ensuite de cacher la vérité.

Le scénario saoudien est en fait conforme à la version que le président des États-Unis Donald Trump avait avancé quelques jours auparavant, après sa conversation avec le roi d’Arabie saoudite : « Il m’a semblé que, peut-être, cela pourrait être le fait d’éléments incontrôlables. Qui sait ? »  

« Le Royaume exprime son profond regret face aux tragiques événements qui se sont déroulés », précise encore le communiqué du procureur qui promet que les autorités saoudiennes s’engageront à ce que la vérité soit révélée à l’opinion publique et que les responsables de ce drame soient jugés.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a vite réagi au communiqué saoudien : « Les États-Unis prennent note de l’annonce par le Royaume d’Arabie saoudite que l’enquête sur le sort de Jamal Khashoggi progresse et que le royaume a entrepris des actions à l’encontre des suspects qui ont été pour l’instant identifiés. Les États-Unis vont appeler à ce que justice soit rendue dans les meilleurs délais et de manière transparente, et en accord avec les principes de l’État de droit. »

Quelques heures plus tard, le président Donald Trump a déclaré en personne que la version des autorités saoudiennes était « crédible ».

Khashoggi : les premières têtes tombent

Le roi d’Arabie saoudite a destitué cinq hauts responsables et arrêté 18 autres Saoudiens à la suite d’une enquête initiale sur le meurtre de Jamal Khashoggi.

Le communiqué du royaume saoudien a été publié dix-huit jours après la disparition de Jamal Khashoggi, alors que pendant ce temps les médias ont imputé la responsabilité de son assassinat à l’intérieur du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. La presse américaine a même estimé que le comportement du président des États-Unis et la complaisance affichée par Donald Trump avaient donné au prince héritier d’Arabie saoudite le courage de commettre un tel crime.

Une phrase de Donald Trump révèle clairement la position de Washington vis-à-vis de ce dossier : « L’Arabie saoudite a toujours été un allié formidable, mais ce qui s’est passé est inacceptable. »

La double stratégie de Trump :

La priorité de Donald Trump est de maintenir son alliance « formidable » avec Riyad, ce qui se traduit par sa décision de ne pas se passer des grands contrats d’armements avec le royaume saoudien. Derrière cette priorité absolue, Trump admet, sous les pressions de l’opinion publique et de la classe politique des États-Unis, que quelque chose d’« inacceptable » s’est produit : le meurtre de Khashoggi par des agents saoudiens. D’après les analystes cela signifie que l’administration Trump prendra quelques mesures contre l’Arabie saoudite sans porter atteinte à cette formidable alliance.  

La nature de ces mesures reste inconnue, mais il est certain qu’elles ne seront pas trop sérieuses afin que les relations avec Riyad ne soient pas affectées, d’autant plus qu’actuellement l’Arabie saoudite noue une alliance régionale de plus en plus forte avec Israël. Bref, le gouvernement américain va essayer d’étouffer l’affaire.

Tous les indices portent à croire qu’il existerait un arrangement entre Saoudiens et Américains (et peut-être, avec les Israéliens aussi) afin que la responsabilité du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi soit imputée à quelques agents, « incontrôlables », selon l’expression de Donald Trump, pour faire accroire que les vrais commanditaires de ce meurtre, c’est-à-dire les hauts dirigeants du royaume, sont innocents.

Un problème pour Donald Trump : le communiqué saoudien publié dix-huit jours après la disparition de Jamal Khashoggi semble ne convaincre ni l’opinion publique ni la classe politique aux États-Unis.

« Dire que je suis sceptique concernant la nouvelle version saoudienne sur M. Khashoggi est un euphémisme », a tweeté le sénateur républicain Lindsey Graham, proche du président Trump.

Il rappelle que les autorités saoudiennes avaient déclaré initialement que M. Khashoggi avait quitté le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en rejetant toute implication de Riyad dans cette affaire, ensuite ils ont fini par admettre qu’il a été tué à l’intérieur du consulat par des agents saoudiens sans que le prince héritier soit au courant.

Sénateur US : MBS doit partir

Un sénateur républicain américain de haut rang a appelé mardi à des sanctions à l’encontre de l’Arabie saoudite pour le meurtre d’un journaliste dissident.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/20/577568/Affaire-Khashoggi-un-arrangement-RiyadWashington


 

BEN SALMANE SE "REBELLE" ET REFUSE DE PAYER LES USA POUR LA SECURITE DE L'ARABIE

L’Arabie saoudite refuse de payer les USA pour sa sécurité

 Depuis 10 heures  6 octobre 2018

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe

 

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane Al Saoud a déclaré dans une interview accordée à l’agence Bloomberg que Riyad ne verserait plus rien à Washington pour sa sécurité.

«En fait, nous ne paierons rien pour notre sécurité. Nous estimons que toutes les armes que nous avons obtenues des États-Unis ont été payées, il ne s’agit pas d’armements gratuits», a-t-il précisé.

Il a également indiqué qu’après l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, Riyad avait renoncé à l’idée de réduire la part des armements américains dans l’équipement de son armée. Par suite, Washington satisfera plus de 60% des besoins d’Arabie saoudite en cette matière au cours des 10 ans à venir.

Auparavant, le Président américain avait appelé Riyad à payer pour sa sécurité, en déclarant que le roi Salmane ne serait «peut-être plus là dans deux semaines» sans l’aide de Washington.

 

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1069829


 

REPRESSION EN SAOUDIE: EN UN AN, ARRESTATIONS DE 3000 EMIRS, PREDICATEURS ET INTELLECTUELS

La répression fait rage en Arabie: 3000 arrestations d’émirs, de pédicateurs, d’intellectuels en un an

 Depuis 2 heures  28 septembre 2018

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

 

 

Rédaction du site

Nouvelle arrestations en Arabie saoudite. Nouveaux morts dans les prisons saoudiennes. Nouveaux chiffres. Depuis que le prince héritier Mohamad ben Salmane (MBS) gouverne au nom de son père, la monarchie saoudienne n’a de pitié pour aucune voix contestatrice ou même soupçonnée de l’être. Toutes tendances confondues.

Encore Ahmad Ben Abdel Aziz
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Récemment, le roi Salmane a ordonné l’arrestation des quatre fils de son demi-frère l’émir Ahmad Ben Abdel Aziz qui avait décidé de s’exiler en Grande Bretagne.

Selon le site al-Ahed al-Jadid sur Twitter, les quatre hommes avaient été convoqués auparavant par le monarque saoudien qui leur a demandé d’exprimer leurs points de vue sur la décision de leur père qui avait aussi exprimé, depuis Londres, ne pas être concerné par la politique étrangère suivie par le nouveau règne, surtout sur la guerre contre le Yémen.

Ayant portant désapprouvé les positions de leur père, ils étaient rentrés chez eux mais se sont retrouvés assignés à résidence.

3.000 arrestations en un an

Depuis que le souverain saoudien a écarté le prince héritier Mohamad ben Nayef et désigné son fils MBS à sa place, 3.000 personnes ont été arrêtées en un an, dénoncent des organisations des droits de l’homme.

Mort de cheikh Hawali?

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Dernièrement le compte Twitter « Prisonniers d’opinion» a révélé qu’un nouveau prédicateur,  cheikh Safar al-Hawali a succombé dans les geôles du régime.

Ayant été arrêté depuis deux mois ainsi que ses quatre fils et son frère, son état de santé s’est détérioré en prison, où il a été privé des soins médicaux. Depuis son hospitalisation, les membres de sa famille n’ont plus aucune nouvelle depuis.

Avant son arrestation, il envisageait de publier un livre intitulé « les Musulmans et l’Occident », dans lequel il a critiqué les politiques saoudiennes d’y dépenser des milliards, alors que les Occidentaux combattent les Musulmans.

Des grèves de la faim

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Toujours selon Prisonniers d’opinion, une douzaine de prisonniers ont entamé une grève de la faim dans les prisons saoudiennes et sont nourris par la force.

Le site a donné des chiffres sur les intellectuels, les religieux ou les militants capturés dans le royaume depuis septembre 2017:
60 religieux et prédicateurs
50 professeurs universitaires
10 avocats
20 militants des droits de l’homme
60 doctorants
Et 40 écrivains et auteurs de livres importants

 

Le site indique que les arrestations ne font pas de distinction entre les intellectuels de tendance islamique et ceux d’orientation libérale. Des femmes figurent aussi.

En novembre 2017, le régime saoudien avait même séquestré des princes et des hommes d’affaires dans le Ritz de Carlton et ne les a libérés qu’après avoir les voir obligés à payer près de 100 milliards de dollars.

Parmi les personnalités connues qui ont fait l’objet de cette campagne figure le prince Walid Ben Talal.

Le premier ministre libanais Saad Hariri a lui aussi connu une mésaventure semblable. Etant également de nationalité saoudienne, et son homme de main au pays du Cèdre, Riyad lui reprochait son laxisme avec le Hezbollah avec lequel il formait un gouvernement d’union nationale.

 

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/1061381