ARABIE SAOUDITE

ARABIE SAOUDITE

LES PRISONS ET TRIBUNAUX DE L'ARABIE SAOUDITE, UNE INJUSTICE CULMINANTE

Les prisons et tribunaux de l’Arabie saoudite, une injustice culminante

Les prisons et tribunaux de l’Arabie saoudite, une injustice culminante

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Par Latifa Husseïni*

Le prince héritier de l'Arabie saoudite, Mohammad Ben Salmane, poursuit sa politique de répression de toute voie qui s'oppose à lui. La totalité du pouvoir est en ses mains et aux mains de son père. Peu de différence. Des responsables limogés, d'autres incarcérés. Les faits se déroulent selon sa volonté ou ses désirs. Pour lui, nul obstacle ne doit entraver sa voie. Une politique claire d'hégémonie est adoptée par Ben Salmane dans tous les dossiers intérieurs du royaume. Des approches qui ne reconnaissent point les droits des autres, leurs avis ou revendications. Pour cette raison, pas besoin que les autres expriment leurs opinions. La meilleure solution est de les faire taire ou de les liquider.

Le nombre des arrestations et des exécutions en hausse

La situation des libertés dans le royaume se complique. Les activistes se sont toujours plaints des pressions et des poursuites. Cependant, durant le mandat de Salmane Ben Abdel Aziz, débuté il y a quatre ans, le nombre des exécutions et des procès injustes contre les opposants et les participants aux mouvements pacifiques et les hommes de religion a grimpé,, contrairement aux allégations sur les réformes, faites par Ben Slamane après la destitution de l'ancien prince héritier Mohammad Ben Nayef, en 2017 et l'accès de Ben Salmane au pouvoir.

En 2019, 164 exécutions ont eu lieu, alors que les arrestations arbitraires comptent des dizaines. Le taux des exécutions ne montre aucune baisse dans les opérations injustices de liquidation. En 2016, le royaume a exécuté 153 citoyens sans procès équitables, alors qu'en 2017, plus de cent détenus ont été exécutés, des centaines de religieux, d'académiciens et d'écrivains ont été emprisonnés. De surcroit, des dizaines de femmes activistes ont été torturées en 2018, et plusieurs autres ont été liquidées.

En effet, les services de sécurité relèvent directement du bureau du prince héritier, avec en tête le service de la Sécurité de l'Etat, chargé de lancer des campagnes d'arrestations contre les activistes politiques, sociaux, et les hommes de droit de différents courants, en plus des émirs de la dynastie au pouvoir qui représenteraient une menace à Ben Salmane. Ces campagnes ont visé également les cheikhs des tribus et les hommes d'affaires dont une large partie de leurs richesses a été confisquée par les autorités.

En l'absence de la responsabilisation internationale, les services de Ben Salmane poursuivent leur action répressive. Les informations en provenance du royaume font état d'une situation obscure. Pas d'éclaircie mais davantage de tensions.

L'avocat saoudien Taha Al-Haji évoque à AlAhed une exécrable situation du droit dans ce pays, sans aucune lueur d'espoir. «La justice saoudienne n'annonce pas d'habitude son intention d'exécuter des prisonniers, mais rassemble les verdicts et exécute plusieurs détenus à la fois. Cette démarche coïncide en général avec des évènements politiques liés à la situation régionale notamment à la relation avec l'Iran», précise-t-il.

Des indices sur l'approche de nouvelles exécutions

A l'ombre des informations faisant état de l'approche de la date de nouvelles exécutions de détenus, Al-Haji explique que la Justice saoudienne a intensifié récemment son action, accélérant les procès qui se tenaient une fois chaque deux mois. Un fait qui selon lui, est un indice sur un objectif voulu par les autorités saoudiennes.

Les propos d'Al- Haji coïncident avec les informations sur des séances tenues par le tribunal pénal dans les deux derniers semaines, pour plusieurs prêcheurs, notamment Salmane Al-Audi et Safar Al-Hawali.

Al-Haji estime que le régime saoudien se prépare à de nouvelles exécutions académiques, évoquant une longue liste de prisonniers politiques. Il précise que les situations juridiques de ces personnes varient selon le cas. Certains d'entre eux ont comparu devant la cour d'appel, d'autres devant la cour suprême, alors que certains détenus ont des affaires récentes et n'ont pas encore été jugés.

Selon les données d'Al-Haji, le nombre des peines capitales en Arabie saoudite est plus haut qu'on l'annonce. Il a toutefois mis en garde contre le fait que les détenus les plus menacés d'exécution sont Ali Al-Nimr, Abdallah Al-Zaher et Daoud Al-Marhoun, dont les verdicts ont été prononcés depuis une certaine période, mais l'exécution a été reportée en raison des pressions internationales.

Des procès aléatoires et des violations des droits des prisonniers

Ceux qui suivent de près la situation du droit dans le royaume, constatent que les détenus subissent une grande injustice lors des procès. Ils ne sont même pas écoutés ni leurs avocats.

Al-Haji bien expérimenté dans ce domaine affirme qu'il est difficile de collecter des informations sur les verdicts de peine de mort prononcés d'un moment à l'autre. Selon ses dires, les autorités indiquent dans leurs médias que des peines de mort ont été émises, mais sans annoncer les noms des personnes concernées. Ces derniers sont tous accusés de participer à des mouvements politiques.

L'avocat, qui a quitté le royaume suite à l'insistance de la justice saoudienne à opprimer les détenus, explique que certains verdicts sont émis avant même les actes d'accusation, notamment à l'encontre des détenus dans des affaires de la participation aux manifestations. Une participation jugée par les autorités comme une incitation et une provocation de l'opinion publique.

«Les procès des détenus politiques ont lieu dans la cour pénale consacrée aux affaires de terrorisme et de la sécurité de l'Etat. Un fait qui explique parfaitement comment le régime traite le manifestants pacifiques», ajoute-t-il.

Selon Al-Haji, les composantes du procès sont présentes: Un accusé, un avocat et un parquet général. Jusqu’à ce stade tout parait normal. Mais il affirme que ce n'est point la vérité, dans la mesure où ce qui a lieu durant les procès n'est qu'une mise en scène, où l'affaire est jugée avant même d'être débattue.

Dans la plupart des cas, les verdicts sont accompagnés de témoignages nommés des aveux légitimes. Cependant ces aveux sont tirés sous la torture.

Le dossier est soumis au juge après que le détenu ait été contraint à signer la version voulue par les autorités. Le juge lui pose alors une unique question: c'est ta signature? Avant de clôturer l'affaire au moment où l'accusé ignore la teneur du document signé.

Al-Haji note dans ce contexte qu'il avait toujours contesté les aveux sur lesquels se base le tribunal, dans une tentative de prouver qu'ils ont été tirés par la force et sous la torture. Il  ajoute cependant que le tribunal n'adopte point une attitude sérieuse face au recours en invalidation des aveux.

«Je réclamais des vidéos enregistrées lors des interrogatoires qui prouvent la torture subie par les détenus. Cependant, la cour ne contraint pas le parquet général de répondre à ma demande et prend à la légère les arguments de la défense», déplore-t-il.

En effet, les violations des droits des détenus sont permanentes, dans la mesure où les tribunaux n'autorisent pas au détenu de charger un avocat que lors du début des procès. De surcroît, le prisonnier est privé de la communication avec ses proches lors de la période des interrogatoires qui dure plus d’un an avant le début des procès.

«En certains cas, l'affaire est soumise au tribunal du terrorisme, puis à la cour pénale dans le même jour», affirme Al-Haji.

Et puisque la justice du royaume est dépourvue d'intégrité et de crédibilité, Al-Haji a décidé depuis plusieurs années de boycotter les cours saoudiennes, après avoir réalisé que l'avocat ne joue que le rôle du comparse, au service du pouvoir, notamment devant les médias occidentaux alors que le détenus n'en bénéficient point.

La douleur des oubliés dans les prisons

La situation dans les prisons est tragique, affirme Al-Haji. Selon ses anciennes observations et les informations qu'il obtient, c'est un autre monde dans les lieux de détention, même pas vu dans les films. Un monde barbare. Malgré ce fait, les autorités lancent une énorme campagne médiatique pour améliorer leur image et celle des lieux d'incarcération, dont les images diffusées lors de la Journée nationale, où un certain nombre de personnes réputées sont entrées dans des prisons pour y saluer les services.

«Les bâtiments sont modernes et bien équipés. Mais qu'en est-il des chambres de torture et des cellules individuelles? En plus des violations et abus en matière de traitement. Par exemple, Madame Nassima Al-Sada est incarcérée individuellement depuis plus d'un an, alors que des fuites ont indiqué que Loujeine Al-Hathoul a subi plusieurs des types horribles de torture et d'harcèlement», dénonce-t-il.

Il ajoute que certains prisonniers ont été tués dans les lieux de détention.

L'homme de droit saoudien affirme que tous les prisonniers subissent un dur traitement lors de la première période des interrogatoires, notant que les détenus politiques chiites sont privés d'exercer leurs rites religieux ou d'obtenir certains livres.

Al-Haji a fait état d'une grande distinction dans l'attitude adoptée à l'envers des prisonniers terroristes d'«Al-Qaëda» et de «Daech», qui suivent les programmes de formation (Mounassaha) et sont incarcérés quelques mois avant d'être libérés, après l'obtention de cadeaux en dépit de leurs crimes odieux.

«Ce programme n'englobe pas les chiites ou les prisonniers d'opinion», affirme-t-il.

La situation tragique des détenus a empiré durant le mandat de Ben Salmane, en dépit des allégations sur les réformes. Une image obscure qui pousse Al-Haji à prévoir de nouvelles atrocités de la part du pouvoir, d'autant plus qu'il poursuit des militants à l'étranger et exerce une forte pression sur leurs familles à l'intérieur du Royaume où il n'y a plus aucun opposant libre.

Traduit de l’Arabe ( original)

https://www.french.alahednews.com.lb/33036/323


 

ARABIE SAOUDITE : FORT RECUL DE LA PRODUCTION DE PÉTROLE EN SEPTEMBRE

Pétrole: fort recul de la production de l’Arabie saoudite en septembre

 Depuis 4 heures  10 octobre 2019

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe

 

L’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a enregistré un fort recul de sa production au mois de septembre, dû principalement à une chute de la production de l’Arabie saoudite provoquée par une attaque, selon son rapport mensuel publié jeudi.

L’Opep a ainsi vu sa production baisser à 28,491 millions de barils par jours (mbj), soit un recul de 1,318 million de barils par jour, sous l’impact de la chute de la production saoudienne. Celle-ci a plongé de 1,28 million de barils par jour, à 8,564 mbj, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport.

La part de l’Opep dans la production mondiale, sur cette période, a reculé de 0,8%, à 29,3%.

La production de pétrole de l’Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d’or noir, avait été brutalement réduite après des attaques revendiquées par le mouvement yéménite Ansarullah mi-septembre, provoquant des incendies dans deux sites du géant Aramco. L’Arabie saoudite a affirmé depuis avoir pleinement retrouvé sa capacité de production antérieure à l’attaque.

Par ailleurs, l’Opep a de nouveau revu à la baisse ses prévisions de croissance de la demande pour 2019. Dans le détail, l’organisation a ainsi abaissé à 0,98 mbj sa prévision de progression de la demande de pétrole cette année (-0,04 mbj par rapport à la précédente estimation).
Au mois de septembre, elle avait déjà fait fléchir ses prévisions.
En effet, précise le rapport, un troisième trimestre revu à la hausse grâce à la forte croissance de la demande saoudienne ne permet pas de compenser une demande moins forte que prévu au premier semestre.

En 2019, la demande dans les pays de l’OCDE a été revue à la baisse (-0,05 mbj), en raison notamment de besoins moins importants que prévu en diesel et en essence aux Etats-Unis.
A l’inverse, « dans la région non-OCDE, la croissance de la demande est légèrement révisée à la hausse en 2019, portée principalement par des données meilleures qu’attendu au Moyen-Orient », précise le document.
L’organisation a maintenu inchangée son estimation de croissance de la demande pour 2020, à 1,08 mbj.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/1521544


 

ARABIE : LA MOITIE DE LA PRODUCTION DE PÉTROLE SUSPENDUE INDISPONIBLE UN MOIS

Arabie/Pétrole: la moitié de la production suspendue indisponible un mois (S&P Platts)

 Depuis 14 heures  17 septembre 2019

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe

 

Quelque trois millions de barils de pétrole saoudien par jour resteront indisponibles pendant un mois, soit environ la moitié de la production suspendue après les attaques yéménites ayant ciblé des infrastructures majeures, a estimé mardi le spécialiste de l’analyse des marchés pétroliers S&P Platts.

Samedi, les attaques de drones revendiquées par les forces yéménites (armée + Ansarullah) à Abqaiq -la plus grande usine de traitement au monde- et contre le gisement de pétrole de Khurais ont provoqué une suspension de 5,7 millions de barils par jour (bpj), soit 6% de la production mondiale.

« A ce stade, il semble probable qu’environ 3 millions de bpj de pétrole brut saoudien seront hors d’usage pendant au moins un mois », a déclaré S&P Global Platts dans un rapport.

Les prix du pétrole ont légèrement fléchi mardi après les hausses record de la veille, alors que l’incertitude règne sur les marchés mondiaux quant au calendrier de relance de sa production par l’Arabie saoudite, poids lourd de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep).

Le ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, tiendra, ce mardi 17 septembre, sa première conférence de presse depuis les attaques, mais l’objet de celle-ci n’a pas été précisée par les autorités.

« L’Arabie saoudite dira probablement qu’elle peut pleinement approvisionner ses clients, mais avec le temps, cela pourrait devenir difficile. Toute indication de retard ou de contraction de l’approvisionnement entraînera de nouvelles hausses de prix dans les semaines/mois à venir », a prévenu S&P Platts.

Riyad pompe traditionnellement environ 9,9 millions de barils par jour, dont 7 millions sont exportés, notamment vers les marchés asiatiques.

Selon la société basée à Londres Capital Economics, les stocks mondiaux de brut, estimés à environ 6,1 milliards de barils, devraient être en mesure de compenser la perte de production.

Les prix du pétrole pourraient retomber à environ 60 dollars (54 euros) le baril, si l’Arabie saoudite réussit à rétablir sa production totale d’ici la semaine prochaine, ou à l’inverse atteindre 85 dollars (77 euros) le baril si cela prend des mois et que les tensions persistent, a-t-elle ajouté.

Le Brent se négociait au-dessus de 67 dollars (60 euros) le baril mardi matin, enregistrant une légère baisse après avoir bondi de 20% lundi, soit la hausse la plus importante depuis la guerre du Golfe en 1991.

La crise a par ailleurs ravivé les craintes d’un conflit dans la région, Ryad et Washington pointant du doigt le rôle de l’Iran dans ces attaques.

Téhéran a nié son implication affirmant que les forces yéménites avaient le droit de se « défendre » face aux massacres saoudiens au Yémen.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/1497366


 

ARABIE SAOUDITE : UNE DOUBLE FRAPPE YEMENITE IMPLIQUANT 10 DRONES FRAPPE DEUX SITES DU GÉANT PÉTROLIER ARAMCO

Des drones attaquent deux sites d'Aramco sur une distance de 1 700 kilomètres

Sat Sep 14, 2019 5:33AM

Incendie dans une usine d'Aramco à Abqaïq, en Arabie saoudite, le 14 septembre 2019. ©Reuters

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Incendie dans une usine d'Aramco à Abqaïq, en Arabie saoudite, le 14 septembre 2019. ©Reuters

Pour la première fois depuis que la défense d'Ansarallah a connu un tournant face à la guerre d'agression imposée au Yémen, une double opération impliquant 10 drones vient d'avoir lieu contre deux sites appartenant au géant pétrolier ARAMCO. L'ampleur des explosions et de l'incendie qui s'en sont suivis, est telle que le ministère saoudien de l'Intérieur n'a risqué aucun démenti. La Résistance yéménite a revendiqué cette spectaculaire frappe de drones. 

Selon l'agence de presse saoudienne SPA qui cite le porte-parole pour la sécurité du ministère saoudien, "deux incendies se sont déclarés vers 4h (heure locale) ce samedi 14 septembre dans deux sites de la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures ARAMCO, situé à Buqayq et à Khurais. Les équipes de sapeurs pompiers sont entrées en action. Les deux incendies ont été provoqués à la suite d'une attaque de drone", affirme le porte-parole sans aller jusqu'à évoquer l'origine de cette attaque.

Al-Arabiya a même risqué de prétendre que la frappe était d'origine "inconnue". Quant à la chaîne de TV proche de la Résistance yéménite, Al-Masirah, elle cite le porte-parole des forces yéménites, le général Yahya Saree, qui vient de lire un important communiqué sur "une opération de drones d'une ampleur inégalée menée au cœur de l'Arabie saoudite". 

Dans la foulée, le porte-parole des Forces armées yéménites a annoncé que l’unité de drones de l’armée avait frappé deux raffineries de la compagnie Aramco. Il a ajouté que les raffineries Buqayq et Khurais de la compagnie Aramco, dans l’est de l’Arabie saoudite, avaient été prises pour cible par 10 drones.

"Il s’agissait d’une opération chirurgicale qui s’explique dans le cadre de notre droit légal et légitime de nous défendre face aux crimes commis par la coalition d’agression saoudienne et au blocus qu’elle nous impose depuis cinq ans. C’est l’une des opérations les plus importantes que nos forces n'aient jamais menées sur le sol saoudien grâce à une mission de renseignement minutieuse", a déclaré le général de brigade Yahya Saree.

"Nous donnerons de l’ampleur à nos futures opérations qui seront de plus en plus douloureuses tant que l’Arabie saoudite continuera de nous attaquer. Notre banque de cibles sera de plus en plus large. On cessera nos attaques à moins que l’Arabie saoudite mette un terme à ses agressions et son blocus", a-t-il expliqué.

Le géant pétrolier ARAMCO qui vient de connaître un changement de direction désormais confiée au fils du roi Salmane s'apprête à présenter ses actions à la bourse américaine, suivant un plan de Ben Salmane, dit "Vision 2030".

Les changements à la tête du ministère saoudien du Pétrole ont été interprétés par certaines analyses comme étant un coup d'État censé accomplir l'emprise US sur le pétrole saoudien. La double frappe de drones spectaculaire de ce samedi pourrait ainsi constituer un avertissement direct contre les États-Unis. 

Au mois d'août, les forces yéménites ont lancé une dizaine de drones à l'assaut des sites pétroliers et une raffinerie saoudiens non loin des frontières émiraties, au sud-est saoudien.

À l'époque, le général Saree a affirmé qu'il s'agit d'une opération qu'il a classée comme étant l'opération de dissuasion numéro un. L'attaque de drone de ce samedi se distingue par son ampleur et surtout par la capacité à frapper dans le même temps deux cibles différentes à l'est saoudien, sur un trajet de quelques 1700  kilomètres.

La dernière attaque de longue portée d'Ansarallah contre le sol saoudien impliquait un missile ayant une portée de 1 250 kilomètres. 

À suivre... 

PressTV-L'arme

PressTV-L'arme "pétrolière" d'Ansarallah?

L'émergence inévitable d'un acteur étatique de poids d'Ansarallah en mer Rouge, capable de nuire au secteur pétrolier saoudien...voici le dilemme US

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/09/14/606139/Aramco-explosion-Arabie-saoudite-attaque-Houthis-Ansarallah-drone



 

ARABIE SAOUDITE : A RIYAD, DES SAOUDIENNES SE REBELLENT CONTRE LE PORT DE LA ABAYA

À Riyad, des Saoudiennes se rebellent contre le port de la abaya

La semaine dernière, Mashael al-Jaloud s’est promenée dans un centre commercial de Riyad sans abaya. Fayez Nureldine/AFP

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ARABIE SAOUDITE

L’année dernière, le prince héritier Mohammad ben Salmane avait affirmé que la longue robe noire traditionnelle n’était pas obligatoire dans l’islam.

OLJ/Anuj CHOPRA/AFP

13/09/2019

  • Avec ses talons hauts qui claquent sur le marbre, une Saoudienne provoque des murmures en arpentant sans abaya, la longue robe traditionnelle, les allées d’un centre commercial de Riyad.

Cette robe longue bouffante, généralement noire, est un atour obligatoire en public pour les femmes dans le royaume musulman ultraconservateur. L’année dernière, le prince héritier Mohammad ben Salmane a pourtant brisé un tabou en affirmant que la abaya n’était pas obligatoire dans l’islam. Mais aucun édit officiel n’est venu confirmer cette déclaration libérale.C’est dans ce contexte que des femmes ont décidé de se rebeller contre la abaya. Certaines ont publié, en signe de protestation, des photos d’elles portant cet habit à l’envers. Malgré le risque d’accrochages avec les conservateurs, beaucoup d’autres laissent maintenant cet habit ouvert sur le devant ou le portent dans des couleurs vives.

Mashael al-Jaloud a poussé la rébellion un peu plus loin en cessant carrément de le porter. La semaine dernière, cette responsable de ressources humaines de 33 ans s’est promenée dans un centre commercial de Riyad, avec un haut orange porté sur un pantalon ample. À son passage, il y a eu des chuchotements et regards étonnés. Des femmes l’ont prise pour une célébrité. « Êtes-vous célèbre ? » a demandé l’une d’elles. « Vous êtes mannequin ? » Mashael al-Jaloud a ri et répondu qu’elle était une Saoudienne ordinaire.

 

« Vivre comme je veux »
Cette femme est l’une des rares Saoudiennes à avoir renoncé à la abaya ces derniers mois. Elle tient toutefois à être habillée « décemment », dit-elle.

Manahel al-Otaibi, 25 ans, en est une autre. « Cela fait quatre mois que je vis à Riyad sans abaya », raconte-t-elle en marchant dans la rue Tahlia, bordée de restaurants, dans une combinaison à bretelles. « Je veux juste vivre comme je veux, librement et sans restrictions. Personne ne devrait me forcer à porter quelque chose dont je ne veux pas », ajoute-t-elle.

Il fut un temps où la police religieuse veillait au respect strict du code vestimentaire musulman. La abaya était aussi obligatoire pour les femmes non musulmanes.

« Il n’y a pas de lois claires, pas de protection. Je risque d’être en danger, d’être agressée par des fanatiques religieux », note Mashael al-Jaloud.

En juillet, elle avait posté sur Twitter une vidéo montrant comment elle avait été empêchée d’entrer dans un autre centre commercial de Riyad car elle ne portait pas de abaya. Elle a montré aux gardes, sans les convaincre, la déclaration du prince héritier dans laquelle il disait que les femmes devraient porter des « vêtements décents et respectueux », mais pas nécessairement une abaya. En réponse, le centre commercial a tweeté qu’il n’autoriserait pas l’entrée aux « contrevenants à la morale publique ». Un prince saoudien l’a également condamnée sur Twitter, l’accusant de chercher la publicité et exigeant qu’elle soit punie pour son acte « provocateur ».

 

 

(Pour mémoire : L’Arabie, ce pays où la femme n’est jamais majeure...)

 

 

« Rien à voir avec la religion »
Au travail, Mashael al-Jaloud est néanmoins toujours obligée de porter une abaya et un foulard, ce afin de ne pas risquer de perdre son emploi. Dans un règlement, le ministère du Travail indique que les femmes qui travaillent doivent être habillées avec « modestie, être bien couvertes » et ne rien porter de « transparent ».

Le prince héritier, un réformateur autoproclamé, a cherché à changer l’image ultraconservatrice de son pays en autorisant les cinémas, les concerts mixtes et une plus grande liberté pour les femmes, qui ont notamment obtenu le droit de conduire. Le royaume a aussi invité des vedettes internationales, comme la rappeuse Nicki Minaj, célèbre pour ses titres, qui atteignent très régulièrement le top des morceaux les plus populaires aux États-Unis, mais aussi pour ses tenues et pour les paroles crues de ses chansons. « (Minaj) va secouer son derrière (...) et toutes ses chansons parlent de sexe (...) et tout le monde me dit de porter la abaya! » s’était alors enflammée une jeune Saoudienne dans une vidéo devenue virale sur internet.

La rappeuse, qui devait se produire le 19 juillet dans le royaume, a finalement annulé le concert pour marquer son soutien aux droits des femmes, à la communauté LGBTQ et la liberté d’expression.

Cet épisode illustre la lutte entre une population majoritairement jeune et avide de libertés, et les partisans d’une ligne dure, alarmés par le rythme rapide des réformes.

« La abaya n’a rien à voir avec la religion, estime Mashael al-Jaloud. Si c’était le cas, les Saoudiennes ne l’enlèveraient pas quand elles sortent du pays. »

https://www.lorientlejour.com/article/1186353/a-riyad-des-saoudiennes-se-rebellent-contre-le-port-de-la-abaya.html?utm_source=olj&utm_medium=email&utm_campaign=alaune


 

L'ARABIE SAOUDITE RÉORIENTE BRUSQUEMENT SES EXPORTATIONS PÉTROLIÈRES VERS... LA CHINE

Réservoirs de stockage de pétrole

L’Arabie saoudite réoriente brusquement ses exportations

© REUTERS / Stringer

LU DANS LA PRESSE

URL courte

Vestifinance.ru

Dossier:

Traduction de la presse russe (août 2019) (33)

310

Ces derniers mois, l’Arabie saoudite a fortement augmenté ses exportations pétrolières vers la Chine.

Les livraisons de pétrole saoudien vers la Chine ont doublé en un an, alors que les fournitures vers les États-Unis ont perdu deux tiers en glissement annuel, indique le site d'information Vestifinance.

La société TankerTrackers.com suit les déplacements des cargos pétroliers et les déchargements à l’aide d'images satellite. Selon ses données, l’Arabie saoudite a exporté vers la Chine un volume colossal de pétrole: 1.802.788 barils par jour en juillet 2019 contre 921.811 en août 2018. En même temps, ses exportations vers les États-Unis se sont chiffrées à 262.053 barils par jour en juillet 2019 contre 687.946 barils par jour en août 2018 (une chute de 62%).

Francis Perrin

Détroit d’Ormuz: «Le monde entier a peur des sanctions américaines et de Trump»

La situation a changé après l’introduction de sanctions américaines contre le pétrole iranien. Les principaux importateurs asiatiques d’énergie, tels que la Chine, ont été obligés de renoncer aux achats à la République islamique et d’élargir leurs acquisitions du pétrole saoudien afin de combler le déficit.    

Aujourd’hui, les États-Unis sont plus indépendants que jamais grâce à la révolution de schiste qui a transformé le pays en premier producteur mondial de pétrole à la fin de l’année dernière. Les indicateurs font néanmoins ressortir une combinaison d’une tactique à court terme et d’une stratégie à long terme chez les Saoudiens, estiment les experts du secteur.

Les Saoudiens «freinent» aux États-Unis

«Suite à la première réduction de la production de l’OPEP en 2017, l’Arabie saoudite a compris qu’elle avait obtenu le rendement maximal possible de chaque dollar en réduisant au maximum les flux visant le marché le plus grand et le plus transparent: les États-Unis. La réduction des flux arrivant aux États-Unis a été le meilleur moyen de limiter les réserves et de faire évoluer les tendances à la baisse. Les Saoudiens utilisent actuellement la même tactique», fait remarquer Matt Smith de ClipperData, citant la réduction de production de l’OPEP et de ses alliés. Cette dernière avait été décidée afin de maîtriser la chute des prix du pétrole.

Les données de ClipperData diffèrent de celles de TankerTrackers car les deux entreprises utilisent des méthodes de suivi différentes. Dans tous les cas, elles démontrent que les importations de pétrole saoudien vers les États-Unis ont chuté en juillet de plus de 60% par rapport à octobre dernier.  

Matt Smith fait remarquer que l’Arabie saoudite «freine sur le marché le plus transparent et envoie des volumes importants de pétrole vers la Chine, le marché le moins transparent»

C’est là que Riyad emploie une tactique à court terme, «en influant sur l’indicateur le plus visible du marché: les réserves pétrolières des États-Unis», explique Antoine Halff, cofondateur de la société d’analyse du marché énergétique Kayrros.

Les séances boursières s’appuient en général sur les données hebdomadaires des États-Unis, qui présentent la meilleure image disponible des conditions du marché.

Les informations sur les réserves du marché international sont tout à fait accessibles grâce aux données des satellites.

Toutefois, l’«objectif d’influer sur l’indice boursier américain est tout à fait réel pour l’OPEP en général et le royaume en particulier: à tort ou à raison, c’est l’indice par lequel tout le monde se laisse guider», fait remarquer Antoine Halff.  

D’un autre côté, la Chine est beaucoup plus réticente à publier les données sur ses réserves que les pays de l’OCDE. Ses données principales sont moins transparentes pour le marché. Contrairement aux titres américains, les actions chinoises n’ont aucune référence fixée, souligne Antoine Halff.

«Les producteurs sont considérablement moins concernés par les actions chinoises que par celles des États-Unis ou de l’OCDE du point de vue de ce que cela pourrait dire au marché», estime-t-il.  

Samir Madani, cofondateur de TankerTracker, considère la Chine comme un «trou noir»des exportations internationales de pétrole, qui «absorbe facilement des barils du marché, surtout en période de chute des prix». Compte tenu de ces éléments, beaucoup d’analystes considèrent que Pékin mène une politique claire.

«Les Chinois sont des acheteurs très expérimentés et lucides. Les exportateurs qui assurent leurs achats ont des raisons très sérieuses de le faire», fait remarquer Antoine Halff.

Production du pétrole

© AP PHOTO / HASAN JAMALI

Riyad cherche à stopper l'effondrement des cours pétroliers

Dans le contexte des prix bas, le premier importateur mondial de pétrole augmente volontiers ses achats de pétrole saoudien, et son appétit ne cesse de croître compte tenu du lancement de deux nouvelles raffineries qui devraient élargir les capacités de traitement du pays de 800.000 barils par jour.

Suite à l’introduction par Donald Trump de sanctions unilatérales contre l’Iran après la décision américaine de quitter le «deal» sur le nucléaire iranien de 2015, les données ont montré une croissance rapide des importations et des réserves chinoises. Cette situation s’explique en partie par la disponibilité du pétrole saoudien et est liée aux précautions, à l’opportunisme financier ou aux préparatifs de l’apparition de nouvelles raffineries, souligne Antoine Halff.  

Le jeu au long cours de l’Arabie saoudite en Asie

S’assurer une partie du marché asiatique: tel est l’objectif principal à long terme de Riyad et d’autres producteurs régionaux qui veulent eux aussi s'emparer de capacités de production sur tout le continent. Le projet de Saudi Aramco d’acheter 20% du géant indien du secteur du raffinage Reliance en est l’exemple le plus éloquent.

Tout cela est très utile pour les Saoudiens. Par ailleurs, ils ne risquent en aucun cas de perdre les États-Unis en tant que client grâce à la raffinerie géante Motiva (Texas), appartenant à Saudi Aramco.

«Aramco veut augmenter ou réduire ses affaires avec les États-Unis en fonction de ses besoins», estime Ellen Wald, présidente de Transversal Consulting et auteure du livre Saudi Inc.

Quant à la Chine, Saudi Aramco satisfera les besoins des clients car elle veut conserver ces relations, explique-t-elle.

«En bref, Aramco augmente ou réduit sans problème ses exportations vers les États-Unis en fonction de ses besoins. La société veut en même temps satisfaire la demande chinoise sur la base des volumes requis par les clients», conclut-elle. 

https://fr.sputniknews.com/presse/201908161041938953-larabie-saoudite-reoriente-brusquement-ses-exportations/


 

ARABIE SAOUDITE : EXECUTION MASSIVE DE 37 CITOYENS SAOUDIENS DONT LE CRIME EST D'ETRE MUSULMANS CHIITES

L’Arabie exécute 37 saoudiens d’un seul coup

 Depuis 4 heures  23 avril 2019

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe

 

Rédaction du site

Sans préavis, l’Arabie saoudite a mis ce mardi 23 avril à mort d’un seul coup 37 de ses citoyens condamnés avec pour motif «terrorisme».

Selon l’AFP, les exécutions ont eu lieu dans six régions: la capitale Ryad, les villes saintes de La Mecque et de Médine, la région sunnite d’Al-Qassim, celle de Assir et celle de la Province orientale où se concentre la minorité chiite, selon le ministère de l’Intérieur.

Elles portent à plus de 100 le nombre de personnes mises à mort en Arabie saoudite depuis le début de l’année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.

Les 37 personnes exécutées mardi en Arabie saoudite ont toutes été reconnues coupables d’«avoir adopté la pensée terroriste extrémiste» et d’«avoir formé des cellules terroristes», a affirmé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué publié par l’agence officielle SPA.

Certaines ont été accusées de «sédition confessionnelle», un terme généralement utilisé en Arabie saoudite pour les militants chiites.

L’utilisation de ce terme et le fait que les exécutions aient eu lieu en zones wahhabite et chiite semblent accréditer la thèse que les suppliciés sont des jihadistes wahhabites et des militants chiites, estime l’AFP.

Le Comité des hauts oulémas, réunissant les plus hauts dignitaires religieux du royaume, a justifié ces exécutions, en soulignant dans un communiqué qu’elles étaient «conformes à la charia».

Les exécutions ont généralement lieu par décapitation en Arabie saoudite. Le ministère de l’Intérieur a précisé que l’un des suppliciés de mardi avait ensuite été crucifié, un traitement réservé aux auteurs de crimes particulièrement graves.

La précédente exécution de masse en Arabie saoudite remonte à janvier 2016 quand 47 personnes, également condamnées, dont le chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr, avaient été mises à mort le même jour. Virulent critique du régime saoudien, il était la figure de proue d’un mouvement de contestation dans la Province orientale,  dans le sillage du Printemps arabe, pour réclamer des réformes politiques. Ce mouvement a été réprimé dans le sang.

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/1337063


 

ARABIE SAOUDITE: UN ENFANT CHIITE DE 6 ANS EST DÉCAPITÉ DEVANT SA MERE SANS QUE LES PASSANTS INTERVIENNENT POUR EMPECHER CE CRIME HORRIBLE

Arabie saoudite: un enfant égorgé, est-ce parce qu’il est chiite ?

 Depuis 2 heures  9 février 2019

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

L’assassinat du petit saoudien chiite de 6 ans, décapité pour des raisons encore non explicites fait l’objet d’une grande réprobation dans les médias et sur les réseaux sociaux.  D’autant que l’incident a eu lieu sous les yeux de sa mère et sans que personne parmi les passants n’ait intervenu pour l’empêcher.

En l’absence de version officielle de la part des autorités saoudiennes qui ont arrêté le criminel, plusieurs versions sont rapportées par les médias à cet assassinat morbide qui a eu lieu dans la ville sainte de Médine le mercredi 30 janvier dernier. Sur les réseaux sociaux, les commentaires stigmatisent le fait que Zakariyah al-Jaber aurait été tué parce qu’il est chiite. Ce qui n’est pas encore avéré. Sachant tout de même que le wahhabisme, la religion d’Etat en Arabie saoudite, adopte une position très sévère à l’égard des chiites, des soufis et d’autres écoles islamiques. Elle ne se contente de pas de les répudier mais légitime aussi leur élimination.

Curieusement, le quotidien britannique Mirror propage cette approche sur le crime confessionnel. Il rapporte qu’un homme s’est approché de la mère, en visite dans la ville sainte de Médine, lors de leur visite de la Grande Mosquée du Prophète et lui a demandé s’ils étaient chiites. Ce à quoi elle a répondu par l’affirmative.Après quelques instants, une voiture s’est arrêtée devant la mère et le fils, et l’enfant a été arraché.
« Le petit garçon a été poignardé plusieurs fois au cou à l’aide d’un morceau de verre jusqu’à ce que sa tête a été arrachée et sa mère ne pouvait rien faire que de crier, impuissante », a écrit Mirror.

Une autre version très courante sur les sites d’information soutient la même cause des faits mais avec des divergences dans les détails. Elle rapporte que c’est dans un taxi que le chauffeur a demandé à la mère s’il elle est chiite. et qu’après quelque temps, il a arrêté la voiture à proximité d’un café, a arraché le petit garçon à sa mère et s’en est allé l’égorger.

Un journal saoudien, Makkat, a pour sa part donné une autre version quelque peu différente, sans signaler que le crime a eu pour des raisons confessionnelles. Selon lui, il rapporte l’histoire de la tante de la victime qui raconte que sa sœur qui était venue de la région d’Ihsa’ à Médine avait pris un taxi pour visiter la Mosquée du prophète  et avait constaté que le chauffeur ne cessait de répéter des Allahouakbar.
Par la suite elle lui a demandé de descendre pour acheter depuis une épicerie quelque chose à boire à son fils qui a eu soif. Le chauffeur les a alors suivis, s’est emparé du petit enfant, l’a fixé au sol et s’est mis à le poignarder en disant « Allah akbar, allah Akbar, la mort est vérité, il faut enterrer le mort pour l’honorer ». Quand sa mère a récupéré le corps du petit, ensanglanté, le criminel lui a couru après lui demandant s’il était mort. Dans cette version, la dimension confessionnelle du crime n’est pas apparente.

Quant magazine féminin Sayyedati, il met plus l’accent sur les faits sns chercher les causes: il raconte que l’auteur du crime a brisé la vitre d’un magasin pour en prendre un morceau de verre et tuer le petit enfant. Un policier aurait essayé de sauver le petit alors que la mère demandait de l’aide aux passants a été blessé.

Dans toutes les versions, il est dit que la mère se trouve dans un état lamentable et est toujours hospitalisée.  C’est surtout sa version des faits qui donnera toute la vérité.

 

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/1247435


 

EN ARABIE, LES INVESTISSEMENTS ETRANGERS EN CHUTE LIBRE DEPUIS LE MEURTRE DE KHASHOGGI

Arabie saoudite : les investissements étrangers en chute libre après le meurtre de Khashoggi

Wed Dec 5, 2018 6:34PM

Des gratte-ciel à Doha, au Qatar. ©Bloomberg

Des gratte-ciel à Doha, au Qatar. ©Bloomberg

Les investisseurs étrangers ont clairement indiqué qui ils préfèrent entre l’Arabie saoudite et le Qatar, du moins en 2018.

Les investisseurs institutionnels étrangers ont été acheteurs nets d’environ 2,3 milliards de dollars d’actions négociées à la Bourse de Doha cette année, soit plus du triple des flux étrangers à Riyad, selon les données boursières compilées par Bloomberg.

Les introductions à la Bourse ont augmenté au Qatar cette année après que plusieurs sociétés à grande capitalisation eurent annoncé qu’elles assouplissaient les limites de la propriété étrangère.

En Arabie saoudite, les investisseurs étrangers ont été acheteurs nets de 3 milliards de dollars d’actions négociées à la bourse de Riyad en juin, mais ce chiffre est tombé à environ 700 millions de dollars suite au meurtre du chroniqueur de presse Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre.

Le Qatar est sous la pression de l’Arabie saoudite depuis 2017, lorsque le royaume a amené un groupe de pays voisins à couper les liens avec cet émirat du golfe Persique pour son implication présumée dans le terrorisme, une accusation que le pays gazier a niée à plusieurs reprises.

Plus tôt cette semaine, le Qatar a annoncé qu’il se retirerait de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’OPEP, au moment même où l’Arabie saoudite décrivait ses plans pour renforcer la coopération de la Russie sur le marché du brut.

Alors que les achats d’actions saoudiennes pourraient s’accroître l’année prochaine, la géopolitique devrait continuer à avoir une influence plus importante pour Riyad que de Doha, selon Naeem Aslam, analyste en chef du marché chez ThinkMarkets UK à Londres.

« Les investisseurs constatent que le Qatar est toujours une zone stable pour l’investissement », a déclaré Aslam. « À partir de 2019, la même tendance pourrait très bien se poursuivre, car l’Arabie saoudite s’est impliquée dans un certain nombre de conflits autour de sa frontière et cela n’est absolument pas source de stabilité. »

MBS : une tournée de tous les risques

Qu’est-ce qui pousse les gouvernements des pays nord-africains à recevoir le boucher du Najd ?

Par ailleurs, Lindsey Graham et Bob Corker, deux sénateurs républicains des États-Unis, ont réaffirmé, le mardi 4 décembre, n’avoir « aucun » doute sur le fait que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait « ordonné » le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Dans le même temps, un procureur turc a réclamé des mandats d’arrêt contre deux anciens membres de la garde du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dans le cadre de l’enquête turque sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/05/582089/OPEP-Jamal-Khashoggi-Qatar-bourse-investissements-etrangers-en-Arabie-saoudite


 

LA NORVEGE GELE LES EXPORTATIONS DE MATERIEL MILITAIRE POUR L'ARABIE

La Norgève gèle les exportations de matériel militaire à l’Arabie

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Le gouvernement norgévien a annoncé vendredi avoir gelé toutes les licences d'exportation de matériel militaire à l'Arabie saoudite en raison «des récents développements» dans ce pays et de la guerre au Yémen.

«Nous avons décidé que dans la situation actuelle, aucune nouvelle licence pour les exportations en Arabie saoudite de produits liés à la défense ou de produits à double usage ayant un usage militaire ne sera accordée», a annoncé le ministre des Affaires étrangères Eriksen Soreide dans un communiqué.

«La décision a été prise après un examen général des récents développements en Arabie saoudite et dans la région, et de la situation imprévisible au Yémen», a indiqué le ministère des Affaires étrangères, qui n'a pas explicitement mentionné le meurtre le 2 octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

En 2017, la Norvège a vendu à l'Arabie saoudite du matériel militaire pour 41 millions de couronnes (4,29 millions d'euros), selon l'agence norvégienne NTB.

La Norvège n'a jamais autorisé la vente d'armes ou de munitions à l'Arabie saoudite, a souligné le ministère.

Il a indiqué n'avoir pas d'indications sur l'utilisation de matériel à usage militaire norvégien au Yemen, soulignant que la décision de geler les exportations avait été prise «par précaution».

Plusieurs partis de l'opposition et ONG ont demandé récemment que la Norvège mette fin à ses exportations de matériel militaire à l'Arabie saoudite.

Source : AFP

https://french.alahednews.com.lb/28970/304#.W-iA0JNKhPY