A RIYAD : L'OPPOSITION SYRIENNE D'ARABIE CONTRE CELLE DE LA TURQUIE

Conférence en Arabie : l’opposition syrienne de Riyad contre celle d’Ankara
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Durant la Conférence de Riyad qui a réuni certains pôles de l’opposition syrienne, l’Arabie saoudite est devenue officiellement leur référence régionale.
 
La plupart de protagonistes syriens qui y ont été conviés, hormis leur poids populaire, lui ont prêté allégeance

Selon le journal al-Akhbar, tout avait été minutieusement préparé par Riyad   pour aboutir à un tel résultat qui n’a rien d’une surprise. Depuis l’éclatement de la crise syrienne, l’implication saoudienne n’en était que très marquée, motivée sans doute par les liens étroits qui relient Damas à Téhéran.

Le plus grand exploit de cette rencontre aura sans aucun doute été d’avoir rallié en plus de la Coalition, de nouveaux acteurs syriens, dont l’Instance de Coordination Nationale, une coalition de l’opposition de l’intérieur ainsi qu’une dizaine de personnalités et de milices armées.

Elle n’a pu toutefois attirer vers elle le célèbre opposant syrien, Haytham al-Mannaa qui a refusé de participer à sa rencontre, l’accusant de soutenir aussi bien les opposants honnêtes que les milices terroristes.

Ni la milice Ahrar al-Cham non plus, fidèle alliée du front al-Nosra la branche d’Al-Qaïda en Syrie et qui était présente à la réunion, par la personne du chef de son bureau politique, et qui est parti sans prêter allégeance à Riyad.

Les raisons invoquées pour son refus, d’après le communiqué signé par Ahrar al-Cham, se résument en trois:  le fait d’avoir favorisé l’Instance de coordination  et de ne pas avoir pris en compte les remarques et les adjonctions présentées par les factions pour modifier les constantes, le fait de ne pas avoir mis l’accent sur l’identité musulmane du peuple syrien et finalement le fait ne pas avoir accordé aux réelles factions révolutionnaires leur véritable poids, soit de par leur représentation ou leur part de participation aux conclusions.

Selon al-Akhbar, l’une des revendications qui a le plus intrigué Ahrar al-Cham est celle de faire partir les combattants étrangers. En allusion sans doute aux miliciens du front al-Nosra.
Ainsi, Ahrar al-Cham a préféré s’en tenir à son alliance avec Al-Qaïda, et avec Ankara en même temps. Depuis l’assassinat de ses dirigeants de première ligne, c’est l’aile pro turque qui la commande.

 En dépit des affinités sur la Syrie entre ces deux puissances régionales, dont celle de renverser le président syrien Bachar al-Assad, une recrudescence de la rivalité saoudo-turque sur la Syrie n’est pas à exclure. Depus l'avènement du roi Souleimane au pouvoir en Arabie, il avait choisi de suivre le pas de la Turquie, se contentant de jouer le rôle de portefeuille. La Conférence de Riyad va probablement changer la situation.

 

Traduit en résumé à partir du journal al-Akhbar 
 

 

Source: Médias

11-12-2015 - 17:54 Dernière mise à jour 11-12-2015 - 17:54 | 814 vus

 

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