ARABIE : GREVE DE LA FAIM D'ALI AL- NIMR, CONDAMNE A MORT !

 
 
 

Ali Al-Nimr, activiste de 21 ans condamné à mort par le régime saoudien, se lance dans une grève de la faim, indique une organisation des droits de l'homme saoudienne.

Actuellement à la prison al-Hair, où il est à l'isolement depuis le 5 octobre, le jeune homme a confié à sa mère au téléphone Ali Al-Nimr condamné à mort se lance dans une grève de la faim qu'il était malade et n'avait pas accès à ses traitements, relate le nouvel Observateur citant un des directeurs de l'organisation, Ali Adubisi.

Les contacts avec sa famille sont très restreints depuis son transfert à la prison al-Hair, explique l'organisation.

Fait inquiétant, selon Ali Adubisi : la visite de sa famille, prévue fin novembre, a été rapprochée par les autorités, comme celles des familles des six autres activistes emprisonnés dans les mêmes circonstances.

Lors des visites qui ont eu lieu en début de semaine, les membres d'une famille ont noté un changement d'attitude chez les prisonniers, indiquant que ces visites pourraient être les dernières, toujours selon cette organisation, qui rappelle que l'opinion publique peut avoir un impact sur le destin des prisonniers.

Ali al-Nimr avait été violement arrêté à 17 ans en février 2012 pour avoir manifesté contre les autorités. Une voiture de police lui a roulé dessus.

Des experts de l'ONU en droits de l'Homme ont demandé aux autorités saoudiennes d'annuler l'exécution, en exprimant de sévères critiques sur le processus judiciaire ayant conduit à sa condamnation. Pendant son interrogatoire, le jeune a été soumis à des tortures. Il avait le nez enflé et des dents cassées et il a signé des aveux, qui ne sont pas écrits de sa main. Il a été déféré devant le tribunal pénal spécial de Djedda, qui a condamné plusieurs militants politiques, à l’instar du blogueur Raif Badaoui ou de son avocat, Walid Abou Al-Khair. Il n'avait pu recourir à un avocat dans des conditions normales avant et pendant son procès, qui ne répondait pas aux normes internationales, selon ces experts.

Le sort du jeune homme avait fait l’objet d'une forte mobilisation, notamment de la part de l’ONG Amnesty International. Selon l’organisation, 130 prisonniers auraient été exécutés entre janvier et août de cette année en Arabie saoudite.

Source : Nouvel Observateur et rédaction

12-11-2015 | 14:36
 

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Commentaires (3)

Rosselet Ariane
  • 1. Rosselet Ariane | 15/11/2015

Quelle société tue ses enfants ? Quel pays tue son avenir ?
Pour la dignité de votre pays, pour le caractère sacré de la vie, sauvez Ali.
Pour pouvoir vous regarder encore dans un miroir avec fierté, sauvez Ali
Je vous demande aussi cela car je suis une mère de trois adolescents et ne pourrais imaginer un tel sort pour mes enfants.

Roger NYMO

En défendant Ali, c'est la vie et la liberté d'expression que nous défendons !

(http://sanurezo.org/spip.php?article219)

aberkane
  • 3. aberkane | 13/11/2015

Par pitié liberez le

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