CRIME SAOUDIEN CONTRE DES JEUNES ATTEINTS DE TROUBLES PSYCHOLOGIQUES

Massacre saoudien contre des mineurs emprisonnés
 

Trois prisonniers parmi les 47 personnes exécutées récemment par l'Arabie Saoudite sont des mineurs ou souffrent de troubles psychologiques.

Citée par le site Middle East Eye, une source sécuritaire ayant requis l'anonymat a qualifié les exécutions de "massacre".

"Le sang et les corps déchiquetés étaient partout. Les exécutions n'ont pas eu lieu dans une prison, mais plutôt dans un endroit non identifié dans la capitale", a révélé la même source, sans pouvoir pour autant déterminer le chiffre exact des personnes exécutées.

"Les exécutions ont commencé le matin et se sont poursuivies jusqu'à l'après-midi", a-t-elle martelé.

D'après le Middle East Eye, un Tchadien figurant parmi les personnes exécutées, Mostapaha Akbar, avait seulement  13 ans lors de son arrestation en juin 2003 à la Mecque.

Dans un court-métrage diffusé il y a quelques années, des sources sécuritaires avaient prévu la libération imminente d'Akbar et d'autres jeunes tchadiens arrêtés à la même période. 

Le film exposait une interview avec un officier saoudien qui disait que "ces tchadiens étaient très jeunes lorsqu'ils ont été arrêtés. Nous avons cru que leur affaire sera classée rapidement et qu'ils allaient rejoindre leurs familles bientôt".

Le sort des autres jeunes tchadiens n'est toujours pas connu, alors qu'Akbar a été condamné à la peine capitale le 14 octobre 2014, soit onze ans après son incarcération. Aucun avocat ne lui a jamais été désigné. 

Et le site d'ajouter que certaines organisations humanitaires ont enquêté dans l'affaire des prisonniers mineurs condamnés à mort en Arabie. L'une de ces organisations a sollicité les autorités saoudiennes de ne pas condamner à mort Ali Nimr,  Daoud Marhoun, et Abdallah Zaher, arrêtés dans la province de l'Est alors qu'ils avaient moins de 18 ans.

D'après le Middle East Eye, les trois jeunes mentionnés n'ont pas été exécutés le premier janvier 2016.

A savoir que le tchadien Akbar n'est pas le seul mineur à avoir été emprisonné par les autorités saoudiennes. Un certain Mechaal Farraj avait 17 ans lorsqu'il a été arrêté à Riyad en juin 2004.

Farraj a été torturé et détenu pendant plusieurs années sans avoir comparu en justice, et sans lui avoir désigné d'avocat pour plaider en sa faveur.

A ce sujet, un activiste saoudien, Assiri, a fait état de plusieurs exactions et tortures physiques et psychiques contre les prisonniers en Arabie Saoudite.

Parmi les prisonniers, Abdel Aziz Touwayla'i, ancien élément du groupe terroriste al-Qaïda, arrêté en 2005. Celui-ci souffre de troubles psychiques aigus dû à la torture psychologique et physique continue.  

Le site a rapporté les propos de Souleimane Rachoudi, emprisonné dans la même cellule de Touwayla'i en 2012, dans la prison de Haër au sud de Riyad. 

Selon lui, Touwayla'i parlait aux insectes et se comportait comme un malade mental. Assiri a indiqué avoir adressé une lettre au bureau du procureur suprême des droits de l'homme aux Nations Unies dans laquelle il explique que ce condamné à mort souffre de troubles psychologiques. A ce jour, Assiri n'a pas obtenu de réponse.  
 
 
Traduit du site AlAhed news

 

Source: Sites web

09-01-2016 - 16:59 Dernière mise à jour 09-01-2016 - 18:53 | 1053 vus

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