LE CAMP DE "RAFHA" L'UNE DES PAGES DE L'HISTOIRE SANGLANTE DES AL-SAOUD

 
 

La répression un terme rattaché au règne saoudien depuis son existence. Avant la répression du peuple du Bahreïn et sa révolution pacifique et le massacre des civiles au Yémen par les bombardements saoudiens. Il y a des événements que peu de gens connaissent sur la brutalité d’Al-Saoud envers le peuple irakien venu se réfugier dans le camp de «Rafha» en Arabie saoudite fuyant la tyrannie du régime à l’époque et réclamant une vie digne.

Vers la fin du mois de Ramadan de l’année 1992, le camp des refugiés irakiens dans le territoire saoudien s’est arrosé du sang des martyrs et des blessés irakiens suite aux violents affrontements avec les forces saoudiennes… Jusqu’ici cette nouvelle n’a rien de particulier. Mais ce qu’il faut savoir c’est que ce massacre s’est passé loin de toute forme de communication ou d’information ; ce peuple isolé a été massacré sans que personne n’en parle. Bien au contraire les médias saoudiens ont déclaré qu’une dizaine de familles irakiennes réfugiées dans le camp ont choisi de retourner en Irak. (Qu’est-ce qui les aurait poussées à faire cela?)

Selon des informations recueillies, des choses horribles se sont produites dans ce camp ce jour funeste. Un agent irakien connu par les autorités saoudiennes faisait des aller-retour de la frontière irakienne au camp des réfugiés de Rafha avec le consentement des gardes saoudiens. Suite à ses provocations répétées un affrontement s’est déclenché entre l’agent et certains des réfugiés. C’est alors que les forces saoudiennes ont intervenu en toute puissance pour le soutenir. Six irakiens sont tombés en martyre et des centaines ont été blessés. Des milliers ont également été arrêtés et remis aux autorités irakiennes. Un siège a été alors imposé au camp qui s’est complètement isolé du monde.

Cet incident ne peut pas être vu seul loin de son contexte, il fait partie d’une série d’événements qui commencent par la répression de la révolution populaire irakienne contre le pouvoir de Saddam Hussein (la révolution chaabaniya), à la répression de tous les irakiens ayant fui la guerre et le pouvoir irakien, traités comme des prisonniers de guerre.

La révolution irakienne avait éclaté durant la seconde guerre du golfe, une grande partie du peuple irakien des différentes classes sociales ainsi qu’un grand nombre de militaires et de gradés et des partis politiques avaient rejoint la révolte.

Les révolutionnaires avaient pris le contrôle de toutes les provinces du sud et du centre de l’Irak, en parallèle une révolution s’était déclenchée au nord, certaines régions de la capitale Bagdad avaient également rejoint le mouvement. Mais l'avancée des révolutionnaires vers la capitale a modifié les calculs et les plans des puissances mondiales.

En mars 1991, un accord de cessez-le-feu entre l’Irak et la coalition internationale a été conclu. Les services de renseignements des deux partis ont coopéré pour mettre fin à la révolution du peuple irakien. Les radars des forces aériennes de la coalition fournissaient les informations nécessaires sur les positionnements des révolutionnaires et leurs emplacements. Cela a permis à l’armée irakienne de les éradiquer. Les forces irakiennes ont avancé vers les villes et les villages pris par les révolutionnaires, des dizaines de massacres ont été commis.

Ceux qui ont échappé à la mort, sont allés demander refuge aux forces de la coalition qui leur a demandé de se réfugier dans les territoires saoudiens. La coalition avait promis aux irakiens qu’ils pourront poursuivre leur révolution une fois préparés. Mais ce qui s’est réellement passé c’est que les refugiés irakiens ont été enfermés dans les camps saoudiens et traités comme des prisonniers de guerre. Dû au grand nombre des réfugiés, les forces saoudiennes n’ont pas pu appliquer ce plan pour longtemps. Des organisations humanitaires ont intervenu appelant à considérer les irakiens déplacés comme des refugiés non pas des prisonniers de guerre.

Le pouvoir saoudien sous la directive de la coalition internationale et des nations unies, a formé alors deux camps de refugiés l’un à Rafha comprenant les civiles et les familles et le second à «Artawiyah» qui comprenait les hommes et les militaires qui ont été traités comme des prisonniers de guerres pourtant ils faisaient parti de ceux qui ont déclenché la révolte contre le pouvoir de Saddam Hussein. Ils ont été ensuite transportés dans le camp Rafha vers la fin de 1991.

En 1991 vers la fin du mois de ramadan les gardiens saoudiens ont massacré 26 personnes qui se révoltaient refusant leur statut de prisonnier de guerre. Un avion saoudien portant à bord le chef d’une brigade a tiré sur les manifestants, 26 ont été touchés.

Les agressions saoudiennes contre les réfugiés se sont multipliées, des espions ont été introduits dans les camps pour espionner tous ceux qui se plaignaient du mauvais traitement des forces saoudiennes.

Voici un des nombreux exemples de la générosité et la prospérité saoudienne envers les peuples arabes, la souffrance des irakiens en Arabie n’est qu’un échantillon de l’histoire de la monarchie.

Source : Al-Ahednews, traduit par l’équipe du site

 

 


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