LES CINQ TEMPETES QUI VONT COUTER CHER AUX ROITELETS TYRANS D'ARABIE

 
 

La rupture des relations diplomatiques avec l'Iran est le point d'orgue d'une série de tracas qui risquent de coûter cher au royaume saoudien.

L'Arabie saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec l'Iran après que son ambassade a été attaquée par des manifestants à Téhéran. À l'origine de ces violences, l'exécution du cheikh Nimr Baqer al-Nimr, un dignitaire religieux saoudien, en même temps que 46 autres personnes, parmi elles, des membres d'«Al-Qaida».

Outre le fait de raviver le conflit entre la minorité chiite (qui compte deux millions de personnes en Arabie saoudite) et le reste du pays, l'acte a également Les cinq tempêtes qui menacent l’Arabie saouditerallumé les tensions régionales entre les deux rivaux. Dans un article sur cette escalade, Foreign Policy a interrogé Bruce Riedel, un ancien officier de la CIA et maintenant membre de la Brookings Institution (un Think Tank américain):

«Les Saoudiens font face à une potentielle +perfect storm+ («une tempête parfaite» en VO, ndlr): une baisse des prix du pétrole, un enlisement au Yémen, des menaces terroristes multiples, les questions de succession et les troubles avec l'Iran», a déclaré Bruce Riedel.

L'Arabie saoudite, avec un modèle économique très dépendante de la rente pétrolière (90% de ses recettes proviennent de cet hydrocarbure), est en effet dans une période de vaches maigres. Comme l'indique le quotidien Les Échos, le ministre des Finances saoudien a annoncé que les revenus projetés en 2016 devraient être de 513,8 milliards de rials (environ 125 milliards d'euros), alors qu'il était de 908 milliards de rials en 2015 (environ 220 milliards d'euros).

Le poids du Yémen

De plus, l’offensive militaire de l'Arabie saoudite contre le Yémen continue de lui coûter énormément de ressources financières. Dans son budget pour l'année 2016, la monarchie va allouer 213 milliards de rials (52 milliards d'euros) à la défense et la sécurité. Le Courrier International rappelait également en novembre que l'opinion saoudienne était «de plus en plus sceptique» face au prolongement de la guerre au Yémen, qui est dans son dixième mois:

«Ce qui ne devait être qu’une brève opération rondement menée s’est muée en une campagne douloureusement longue», avait cité le magazine.

À cette situation économique et militaire peu glorieuse s'est ajoutée une situation intérieure problématique. L'Arabie Saoudite a été visée en 2015 par des attentats, revendiqués par le groupe terroriste «Daech». Deux en mai ont causé 25 morts. En juillet, le pouvoir a annoncé l'arrestation de 431 membres présumés d'un groupe en lien avec l'organisation terroriste, a indiqué Libération.

Le retour en grâce de l'Iran

Autant d'éléments qui renforcent la contestation contre le roi Salmane, qui a accédé au trône le 23 janvier 2015. La fragilisation de ce dernier relance la guerre des clans en coulisses pour s'octroyer le pouvoir, alors que le monarque avait placé durant l'année des membres de la lignée Soudayri aux postes de prince et vice-prince héritier.

Quant à son affrontement régional avec l'Iran, l'Arabie Saoudite a vu ses dernières années le retour de la République islamique sur la scène internationale. L'accord entre l'Iran et les puissances occidentales sur son enrichissement nucléaire ont mis fin à son ostracisme. Ce qui est un très mauvais signe du point de vue du royaume saoudien. Un parmi tant d'autres.

Source : sites web et rédaction

 
 

 

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