S. HARIRI EN FAILLITE NE PAIE PLUS SES 56 000 SALARIES DU BTP DEPUIS 5 MOIS

Arabie: l’entreprise de Saad Hariri ne paie plus ses employés dont des français
L’équipe du site

En Arabie saoudite, la deuxième plus grande entreprise de BTP du royaume, Saudi Oger, ne paie plus ses 56 000 employés depuis cinq mois, a révélé le site de la radio française Radio France Internationale (rfi).
 
Cette société fondée par l’ancien Premier ministre saoudo-libanais Rafic Hariri, tué en 2005, est depuis dirigée par son fils Saad.

Selon des employés du groupe, cités par rfi, la mauvaise gestion serait la cause de cette faillite annoncée.

De nombreux employés français risquent d’en pâtir.  

Rfi cite le cas de Valérie, mère de quatre enfants et dont le mari travaille chez Saudi Oger depuis 12 ans. Elle avoue que leur « carte bancaire a été boquée » et qu’ils ne peuvent plus retirer d’argent. Sans compter qu’ils ne peuvent «plus remplir le frigo. Et les dettes s’accumulent ».

Un autre cas, Patrick père de famille travaille pour cette entreprise depuis 20 ans. Il compte ainsi que de nombreux Français quitter l'Arabie saoudite.

La société ne paie plus le logement, les frais de scolarité, ni les billets d'avion pour rentrer en France, indique la radio française.
De nombreux salariés ne disposent plus de permis de séjour et de travail.

Une intervention de l’ambassadeur de France, Bertrand Besancenot, auprès de Hariri s’est clôturée par une promesse non écrite, selon laquelle les employés seront payés régulièrement en mars prochain.

Outre les salariés, des entreprises et des sous-traitants français accusent des milliards de Saudi riyals de retard.

 

Source: Médias

24-02-2016 - 16:27 Dernière mise à jour 24-02-2016 - 16:27 | 1013 vus
 
 
 
L’empire industriel des Hariri vacille en Arabie saoudite
 

  La coïncidence n’est sûrement pas fortuite. Au moment où l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe prennent leurs distances avec le Liban, en signe de protestation contre l’emprise du Hezbollah pro-iranien sur ses institutions, l’empire politico-économique de l’ancien premier ministre Saad Hariri, un protégé de Riyad, tremble sur ses bases.

Dimanche, un article de RFI révélait que la maison mère du groupe, l’entreprise Saudi Oger, fondée en Arabie saoudite à la fin des années 1970 par Rafic Hariri, le père de Saad assassiné en 2005, se trouve en cessation de paiement de fait depuis la fin de l’été. Les 39 000 employés de ce géant du BTP, bâtisseur quasi attitré des palais de la famille royale, ont passé tout l’automne et le mois de janvier sans salaire. Ce n’est qu’à la mi-février qu’ils ont touché leur paye de septembre  2015, avec une promesse de régularisation à partir de mars.

Les plus pénalisés sont les ouvriers d’Asie du Sud-Est – Philippins, Indiens, Népalais ou Pakistanais, incontournables dans les chantiers de construction du Golfe. Le retard de paiement affecte aussi le personnel encadrant, dont quelque 200 expatriés français. Leurs difficultés financières ont incité l’ambassadeur de France en Arabie saoudite à écrire à deux reprises à Saad Hariri, le président du conseil d’administration de Saudi Oger.

Mais la crise se fait sentir bien au-delà des frontières saoudiennes. Elle fragilise l’ensemble du camp Hariri au Liban: non seulement le Parti du futur, locomotive de l’Alliance du 14-Mars, pro-occidentale et adversaire de la Coalition du 8-Mars emmenée par le Hezbollah; mais aussi la myriade d’entités – médias, fondations, dispensaires… – financées par Saudi Oger. «Toutes les branches du groupe sont touchées», maugrée un journaliste de Future TV qui dit recevoir son salaire «irrégulièrement». «Ça fait quelque temps que ça ne tourne pas rond», euphémise un employé du parti, privé de rémunération depuis près de six mois.

Excès de masse salariale

Officiellement, il ne s’agit que d’une mauvaise passe. Un responsable du groupe familial, contacté par Le Monde, l’impute à la «situation régionale» et au «ralentissement économique» généré par l’effondrement des prix du pétrole, la principale source de recettes de l’Etat saoudien, qui a enregistré en 2015 un déficit record (87  milliards d’euros), équivalent à 16% de son PIB. «Il y a une baisse des commandes publiques, dont le groupe Ben Laden, le principal rival de Saudi Oger, souffre également», affirme un homme d’affaires français installé à Riyad.

Selon un cadre de la société, joint par Le Monde, celle-ci pâtit aussi d’une masse salariale excessive. C’est le produit du récent achèvement de deux chantiers pharaoniques, dont celui de l’université Princesse Noura à Riyad, qui avait nécessité l’embauche de milliers d’ouvriers supplémentaires. «La restructuration est en cours, mais ça prend du temps», explique ce cadre.

Mais au sein de l’entreprise comme en dehors, d’autres facteurs sont évoqués. Certaines sources parlent d’erreurs de gestion et de malversations, ce que dément formellement la direction. «Il y a trop de fuites, de fausses factures, de budgets gérés à tort et à travers», accuse un sous-traitant contacté à Riyad.

Un bon connaisseur des milieux économiques saoudiens, qui a collaboré avec Saudi Oger, impute sa dérive au mélange des genres institué par Rafic Hariri: «Il est notoire que l’argent des contrats lui servait autant à régler ses fournisseurs qu’à payer ses campagnes électorales. C’est le Moyen-Orient, ici.»

Etoile déclinante

Les déboires de Saudi Oger sont aussi emblématiques de l’étoile déclinante de la maison Hariri en Arabie saoudite. Saad l’héritier n’a ni l’aura ni le crédit illimité dont jouissait son père à Riyad. En témoignent les mesures de désengagement du Liban, récemment prises par le palais royal. Après avoir suspendu il y a dix jours son programme d’aide à l’armée libanaise, le pouvoir saoudien a demandé mardi 23  février à ses ressortissants de quitter le pays du cèdre.

Pour Riyad et les partisans du 14-Mars, il s’agit de représailles après le refus du ministre libanais des Affaires étrangères, allié au mouvement Hezbollah, de condamner le saccage de l’ambassade saoudienne en Iran, au début de l’année. Pour les tenants du 8-Mars, l’argument n’est qu’un prétexte pour déguiser la crise budgétaire saoudienne. Dans tous les cas, Saad Hariri n’a pu s’opposer à ces mesures, qui le pénalisent pourtant au premier chef.

«Les gens du 14-Mars se sentent abandonnés, au moment où leurs adversaires du 8-Mars donnent l’impression d’être de plus en plus sûrs d’eux, s’inquiète un journaliste de Future TV. On sait que l’Iran est loin d’être sorti de sa crise économique et que les médias pro-Hezbollah ont traversé eux aussi des difficultés financières. Mais l’élément psychologique est important.»

En interne, les employés de l’empire Hariri s’efforcent de relativiser. «C’est déjà arrivé il y a quelques années que l’on se retrouve sans salaire pendant huit mois, soupire un membre du parti. La plupart des gens restent loyaux, ils savent que cela finit toujours par s’arranger.»

 

Source: Le Monde

 

Source: Sites web

01-03-2016 - 14:54 Dernière mise à jour 01-03-2016 - 16:52 | 386 vus
 

 
 
 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau