Bolivie

BOLIVIE : CHRONOLOGIE DU PROCESSUS DE CHANGEMENT DEPUIS L’ARRIVÉE AU POUVOIR D'EVO MORALES LE 22 JANVIER 2006

La Paz, 20 octobre (Prensa Latina) L'actuel président de Bolivie, Evo Morales, est arrivé au pouvoir le 22 janvier 2006. Depuis lors, les transformations économiques, politiques et sociales survenues ont changé le pays.


Dans le Gouvernement qu'il forma la première année, son souci de faire profiter l'ensemble de la population des réformes à venir était déjà évident; toutes les couches de la société bolivienne y étaient représentées: intellectuels de gauche, femmes, mineurs, paysans, syndicalistes et indigènes.

2006:
-Promulgation de la Loi 3364, Loi Spéciale pour la Convocation de l'Assemblée Constituante.

-1 er mai: le Décret Suprême 2871 "Heroes del Chaco" permet à l'État de prendre le contrôle de toute la chaine d'hydrocarbures.

Nationalisation de la Compagnie Minière Huanuni qui, aujourd'hui, est source de profit pour tout le pays.

2007:
-Nationalisation des Fonderies Vinto, tenues jusque là par des capitaux suisses.

2008:
-Le chef de l'État prend la décision d'expulser Philip Goldberg, l'ambassadeur des États-Unis en Bolivie accusé de diviser les boliviens et de conspirer contre eux.

-Expulsion de la DEA (Drug Enforcement Administration, agence anti-drogue étasunienne) et suspension des opérations  de cette organisation sur le territoire bolivien. Peu après, mise en place d'un nouveau plan de lutte contre le narco trafic. Mise en échec de la conspiration dite de "la demi-lune" (Beni, Pando, Santa Cruz et Tarija) dont le but était de diviser pays.

-Transformation de la Compagnie d'État YPFB (Gisements Pétrolifères Fiscaux Boliviens) en une corporation devant s'occuper de la nationalisation des pétroles de Bolivie. Création de la Compagnie Bolivienne d'Industrialisation des Hydrocarbures (EBIH).

- Récupération d'Entel (jusqu'alors compagnie privée) et démocratisation du service des télécommunications.

2009:
-Le 6 décembre 2009, réélection d'Evo Morales à la tête du pays. La même année, la nouvelle Constitution Politique est approuvée à 61,43 pour cent. Elle consolide le pays qui devient un État Plurinational.

-Nationalisation d'Air BP (filiale de la compagnie britannique British Petroleum) qui se chargeait de la distribution du carburant dans les aéroports boliviens.

-Le Gouvernement exproprie les grands propriétaires terriens: 36 mille hectares de terres sont récupérés par l'État.

2010:
-Les compagnies Corani, Guarachi, Valle Hermoso et la compagnie de distribution d'énergie de Cochabamba Elfec rejoignent la Compagnie Nationale d'Électricité (ENDE).

-Nationalisation de la Compagnie Métallurgique Vinto-Antimonio, filiale de la compagnie suisse Glencore, celle-ci ayant cessé d'opérer depuis quelques années.

2012:
-Expropriation des actions que le Réseau Électrique Espagnol (REEE) détenait  à la Compagnie de Distribution Électrique (TDE).

-Expropriation des actions détenues par la compagnie espagnole des eaux Iberdrola dans deux centres de distribution d'énergie électrique (régions de La Paz  et d'Oruro).

2013:
-Nationalisation des actions détenues par le consortium espagnol Abertis y Aenea dans sa Filiale des Services Aéroportuaires de Bolivie SA (Sabsa), en raison d'investissements non effectués.

-Expulsion de l'Agence des États-Unis pour le Développement International (Usaid) de Bolivie, utilisée comme outil d'ingérence politique par le Gouvernement de Washington.

2014:
-Réélection d'Evo Morales pour la deuxième fois avec plus de 61 pour cent des voix.

2016:
-Se fondant sur de fausses informations divulguées par les réseaux sociaux au sujet d'une relation amoureuse entre le président Morales et la femme d'affaires Gabriela Zapata, l'opposition parvient à une victoire du NON (51,3 pour cent de NON, 48,7 pour cent de OUI) lors du référendum sur la possible réélection d'Evo Morales.

2018:
-L'Organo Electoral Plurinacional (Tribunal Suprême Électoral de Bolivie) valide la candidature du binôme Evo Morales-Alvaro Garcia Linera sans tenir compte du référendum de 2016. Cette décision se fonde sur un jugement favorable du Tribunal Constitutionnel qui, sur la base du droit à élire et à être élu du Pacte de San José, Costa Rica, valide la candidature du mandataire, du vice-président et du reste des autorités élues du pays.

2019:
-Le 20 février: promulgation de la Loi 1152 « Vers un Système Unique de Santé » garantissant des prestations de santé de bonne qualité et gratuites pour tous les boliviens.


De nos jours, les investissements de la compagnie pétrolière (YPFB) se montent à deux milliard de dollars pour la recherche de nouveaux gisements, la distribution du gaz à domicile, et divers autres projets, 80 pour cent de cet argent restant dans le pays. En 2005, ces investissements n'étaient que de 200 million de dollars.

Au cours des treize dernières années, l'État bolivien a consolidé son économie. Le pays a obtenu le meilleurs taux de croissance en Amérique Latine en six occasions (2009, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018).

Selon la Commission Économique pour l'Amérique Latine et les Caraïbes (Cepal), en 2019, la Bolivie aura une croissance économique de quatre et demi pour cent, le plus fort taux de croissance de toute l'Amérique Latine pour la sixième année consécutive.

Grâce à ses projets hydroélectriques, thermoélectriques et alternatifs -dans lesquels la Bolivie investira environ un milliard 559 millions de dollars- le pays deviendra le cœur énergétique de l'Amérique du Sud.

En ce moment, il génère déjà plus de 521 MW d'énergie alternative à partir de ses 24 installations situées à Cochabamba, Santa Cruz, Oruro, Potosí, Tarija, Pando et Beni.

50,1 pour cent de la population -c'est-à dire 5,5 millions de boliviens- ont pu bénéficier de bons sociaux à travers des programmes comme "Juancito Pinto" (pour les enfants), Juana Azurduy (pour les mères) et Rente Dignité (pour les adultes).

Le taux d'analphabétisme a été ramené à 2,4 pour cent. Celui de la pauvreté est passé de 38,2 à 15,2. La Bolivie est le pays de la région ayant le taux de chômage le plus bas.

Durant ces 13 dernières années, la surface des terres irriguées a augmenté de 245 mille 232 hectares dans un effort pour combattre la pauvreté extrême sévissant dans les communautés rurales les plus isolées et leur garantir la sécurité alimentaire.

Pendant cette même période, l'Administration Bolivienne des Routes (ABC) a construit cinq mille 400 kilomètres de voies goudronnées.

Le programme "La Bolivie Change" a mené à bien neuf mille 60 projets, investit deux milliards de dollars dans neuf départements et remis des logements à 157 mille 782 familles.

La nation a récupéré sa dignité dans la lutte anti-drogue; elle maintient une politique de transparence et lutte contre la corruption tout en maintenant pour priorité nationale la violence faite aux femmes.

À quoi il faut ajouter que la Bolivie est en train de fortifier ses infrastructures culturelles et de devenir l'une des destinations touristiques les plus recherchées de la région. Elle a aussi posé sa candidature pour accueillir les XXème Jeux Panaméricains de 2027.

Peo/agp/jpm/nmt


source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=882932:chronologie-du-processus-de-changement-en-bolivie&opcion=pl-ver-noticia&catid=29&Itemid=101

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BOLIVIE : POUR LA 4e FOIS CONSECUTIVE, VICTOIRE HISTORIQUE ET INÉDITE DU PARTI D'EVO MORALES

 

MAS de Bolivie, première force politique incontestée après les élections
La Paz, 20 octobre (Prensa Latina) Le Mouvement vers le socialisme (MAS) est ratifié en tant que première force politique au Sénat et à la Chambre des députés boliviens, a déclaré aujourd'hui le ministre Carlos Romero.

Dans des déclarations à la télévision du département de Santa Cruz, dans l'est de l'Amérique du Sud, après que les données préliminaires des élections générales ont été connues avec 83, 76 pour cent des voix, le politicien a également réfléchi que son organisation est la seule à avoir remporté quatre élections consécutives.

Ses propos, à 22 heures, heure locale, depuis la maison de campagne du MAS à Santa Cruz, sont intervenus après que le président Evo Morales eut annoncé, lors d'une conférence de presse au palais Quemado, ancien siège de la présidence, la victoire du mouvement gouvernemental pour la quatrième fois consécutive, qu'il qualifiait d'"historique et inédite".

Nous remercions les autorités électorales nationales et départementales pour cette nouvelle victoire en Bolivie.

Morales a affirmé que cette victoire est due à la conscience du peuple, et qu'ils attendront jusqu'au " dernier décompte des voix pour poursuivre notre processus de changement ", a-t-il fait remarquer.

Selon les données fournies à 19h50, heure locale, par la présidente du Tribunal électoral suprême (TSE), María Eugenia Choque, le MAS a atteint 45,28 des voix.

En deuxième place apparaît Comunidad Ciudadana (CC) avec 38,16 pour cent ; le Partido Demócrata Cristiano (8,77) et Bolivia Dice No (8,77), selon le rapport préliminaire du TSE.

Les partis d'opposition Acción Nacional, Movimiento Nacionalista Revolucionario, Tercer Sistema, Unidad Cívica Solidaridad et Frente para la Victoria perdraient leur statut juridique.

Selon la réglementation en vigueur dans le pays, le groupe qui ne dépasse pas trois points de pourcentage perd ce statut.

Le MAS dépasse le CC dans cinq des neuf départements du pays : Cochabamba (55,1 %), La Paz (52,3 %), Potosí (48,6), Oruro (47,6) et Pando (43,8).

CC devance le mouvement dirigeant dans les départements de Santa Cruz (47,3), Chuquisaca (46,3), Tarija (42,7) et Beni (36,9).

Conformément à la loi électorale, Evo Morales l'emporterait au premier tour avec 50 pour cent des voix ou 40 pour cent et en plus une différence d'au moins 10 points par rapport au deuxième candidat, dans ce cas Carlos Mesa.

Sur les six millions 974 363 citoyens éligibles, cinq millions 239 598 voix ont été exprimées à ce jour, dont 3,48 % sont nulles et non avenues. 95, 11 % des votes étaient valides et 1,40 % étaient blancs.

Un éventuel scrutin (deuxième tour) à l'élection présidentielle aurait lieu le 15 décembre 2019.

Cependant, pour la présidente du Sénat bolivien, Adriana Salvatierra, il y a un fort soutien dans la zone rurale et un fort soutien à l'étranger, ce qui peut être un changement significatif dans les résultats finaux.

Nous avons gagné le processus électoral, il y a encore une distance serrée avec la Communauté Citoyenne (CC), mais nous espérons, nous ne sommes pas aussi optimistes que CC sur un éventuel scrutin, mais nous maintenons les réserves autour des projections qui peuvent être obtenues,' a-t-il ajouté.

Nous les attendons, nous sommes réservés avec les résultats, nous attendons avec tranquillité et nous l'assumons avec la profonde certitude que c'est la véritable élection démocratique du peuple bolivien ", a-t-elle dit.

Nous travaillerons pour que le message que nous avons projeté tout au long de ce processus électoral, à savoir la certitude d'un avenir sûr, continue à s'établir dans l'électorat et dans les citoyens, a déclaré M.meSalvatierra.

Selon les autorités de l'État plurinational, le processus électoral s'est déroulé dans un climat de paix et de tranquillité, sans incidents graves ni manifestations ou manifestations.

Pour les analystes, la Bolivie a des endroits difficiles d'accès, c'est pourquoi il y a un retard dans la réception et le traitement des données de clôture.

Mais la matrice d'opinion promue par l'ancien président du CC et aspirant Carlos Mesa pour un second tour, disent les experts, laisse l'atmosphère raréfiée.

oda/znc

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=314354&SEO=mas-de-bolivia-primera-fuerza-politica-indiscutida-tras-elecciones


 

PLANS DE COUP D’ETAT DES USA SI EVO MORALES GAGNE LES ELECTIONS DU 20 OCTOBRE EN BOLIVIE

 

Alerte sur les plans de coup d'État des États-Unis contre la Bolivie
 
La Paz, 20 octobre (Prensa Latina) La récente alerte de projets de coup d'Etat avec la participation des Etats-Unis formulée par le président bolivien, Evo Morales, est maintenant dénoncée par le portail Nicaragua Rebelde.

Si Evo Morales remporte les élections ce 20 octobre, un gouvernement de transition civilo-militaire prendra sa place. Ce nouveau gouvernement ne reconnaîtrait pas la victoire électorale d'Evo et alléguerait qu'il y a eu fraude pendant les élections ", décrit la publication numérique.

Nicaragua Rebelde formule cette dénonciation sous l'étiquette " L'ambassade des États-Unis à La Paz poursuit son action secrète en Bolivie pour soutenir le coup d'État contre le président Evo Morales ".

Ce portail estime que pour justifier l'établissement d'un gouvernement parallèle au pouvoir, l'opposition doit créer un climat d'instabilité dans le pays sud-américain.

À cette fin, ajoute-t-il, les forces d'opposition, par l'intermédiaire des comités civiques et en alliance avec le Comité national de coordination militaire, ont préparé une troupe de jeunes pour mener des actions violentes, principalement dans les villes de Santa Cruz et La Paz.

Selon le portail, ces groupes se joindraient aux manifestations appelées à l'ordre pour provoquer de violents affrontements avec la police, comme ce fut le cas dans la ville de Santa Cruz lors de la clôture de la campagne du Mouvement pour le socialisme (MAS).

Simultanément, explique la source, un soulèvement militaire aurait lieu, avec des actions organisées par le Coordonnateur militaire national avec l'appui de l'Union des soldats retraités de Santa Cruz.

Cette dernière ville serait le siège du soi-disant gouvernement de transition pour consolider les plans de l'opposition de diviser le pays en deux fronts : L'Ouest et l'Est, ce qui engendrerait le chaos et même une possible guerre civile, explique Nicaragua Rebelde.

En se référant aux préparatifs de cette opération, le portail rappelle que depuis Miami, des bateaux armés et munis de munitions à l'intérieur de conteneurs, dont la cargaison a été déclarée " diverse ", sont partis pour le port chilien d'Iquique, près de la Bolivie.

Des personnes non liées à l'opposition ont été recrutées et embauchées dans le seul but de donner leur nom et de retirer les conteneurs du port.

Nicaragua Rebelde affirme que le citoyen bolivien Juan Carlos Rivero est chargé d'acheter les armes aux États-Unis et de les envoyer au coordinateur militaire national en Bolivie.

Le site web ajoute que Rivero est directement lié à l'homme politique Manfred Reyes, également basé aux États-Unis et lié à l'ambassade de Washington à La Paz.

Cet opposant néolibéral est réapparu récemment dans l'arène publique bolivienne, lorsqu'au cours de la dernière semaine de la campagne électorale, il a publié dans les réseaux sociaux un message en faveur du candidat de Comunidad Ciudadana, Carlos Mesa.

Nicaragua Rebelde indique que l'ambassade des États-Unis a suivi en permanence la livraison d'armes et de munitions par l'intermédiaire de collaborateurs secrets et que, dans ce but, elle a rencontré clandestinement des personnalités de l'opposition bolivienne.

agp/jpm

source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=314185&SEO=alertan-sobre-planes-golpistas-de-ee.uu.-contra-bolivia


 

BOLIVIE : DÉNONCEZ ! LES EX-MILITAIRES EXÉCUTERONT UN COUP D’ÉTAT SI EVO MORALES GAGNE

Calendrier électoral en Bolivie :fin de la campagne électorale
 
La Paz, 16 octobre (Prensa Latina) Le calendrier électoral en Bolivie indique différentes restrictions et, parmi elles, établit pour aujourd'hui la clôture de la sollicitation au peuple du vote des neuf forces enregistrées dans le concours.

Juan Pablo Torrez, vice-président du Tribunal Electoral Départemental (TED), a averti dans des déclarations à la chaîne de télévision ATB que les candidats pourront mener leur campagne jusqu'à mercredi.

Le Mouvement au pouvoir vers le socialisme - Instrument politique pour la souveraineté des peuples (MAS-IPSP), finira ses rassemblements ce jour avec ses coreligionnaires à 18h00 heure locale dans la ville d'El Alto, appartenant au département de La Paz.

Selon le chronogramme dessiné par la Direction Nationale du MAS, à la même date, quelques heures avant, à 12h00, ceux représentés par le binôme Evo Morales-Álvaro García Linera, actuel président et vice-président, ont fixé la mobilisation de Cochabamba.

À 00:00 heure locale le jeudi, le silence électoral commence et personne ne peut organiser des actions pour influencer la décision des citoyens, également sous la menace de sanctions, exprimées en amendes économiques, a déclaré l'avocat TED.

Dimanche soir dernier, la date limite pour commenter ou publier les sondages a expiré et ceux qui le feront seront sanctionnés, une restriction qui inclut les réseaux sociaux, bien que les autorités reconnaissent la difficulté de prendre le contrôle.

Dans la mesure où cela est détecté d'une manière ou d'une autre, nous lancerons un processus dans cette situation. Cependant, lorsqu'il s'agit de réseaux sociaux, la difficulté est absolument grande parce qu'il y a souvent de faux utilisateurs, de faux comptes,'' dit Torrez.

Le vendredi 18 octobre, les restrictions s'ajouteront au bon ordre gouvernemental qui sera émis par tous les gouvernorats du pays, 48 heures avant le scrutin.

Cela signifie que la vente de boissons alcoolisées, les réunions dans les lieux publics, les réunions de personnes ou d'associations de personnes, et bien sûr la circulation sur les autoroutes dans le département de La Paz est interdite, a expliqué le vice-président du TED.

Le dimanche 20 octobre, cette nation sud-américaine est appelée à élire 352 autorités nationales, président, vice-président, 36 sénateurs, 130 députés, neuf représentants dans les organes supranationaux, chacun avec leurs suppléants.

jha/znc

source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=313264&SEO=calendario-electoral-en-bolivia-cierra-pedido-de-voto-a-la-poblacion


 

ONU : EVO MORALES MET EN GARDE CONTRE LES ASYMÉTRIES SOCIALES

Nations Unies, 25 septembre (Prensa Latina) Les asymétries sociales et la détérioration du système multilatéral en raison de mesures unilatérales prises par certains pays ont été abordées hier par le président de la Bolivie, Evo Morales, devant l’Assemblée Générale des Nations Unies.


Morales s’est déclaré préoccupé par ces mesures qui méconnaissent les engagements et la bonne foi des structures globales construites pour une coexistence saine entre les États, dans le cadre du droit international et des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies.

Il a appelé à débattre, des graves menaces qui pèsent sur l’humanité, telles que les incendies, les inondations, les ouragans, les tremblements de terre, les sécheresses et d’autres phénomènes, comme la disparition des espèces, l’érosion des terres, la désertification et la déforestation, et à rechercher des solutions au sein cette instance.

Il a précisé que, si cette attitude se poursuivait, la température de la planète augmenterait de trois degrés Celsius d’ici à 2100 et que, du fait des changements climatiques, des millions de personnes seraient condamnées à la pauvreté, la faim, l’absence d’eau potable, aux déplacements forcés, aux crises de réfugiés et à de nouveaux conflits armés, selon les données de cette propre organisation.

Le mandataire bolivien a informé des mesures prises par son pays pour atténuer les incendies de forêt qui, au cours des dernières semaines, ont touché la région de Chiquitania, dans le département de Santa Cruz, avec ses propres ressources financières, techniques et humaines, notamment par l’affectation à ce jour de plus de 15 millions de dollars par le Gouvernement national. « Nous remercions la communauté internationale pour sa coopération opportune et son engagement à participer aux actions post-incendie », a-t-il souligné.

Par ailleurs, le président bolivien a dénoncé la montée de la course aux armements, les dépenses militaires, la technologie mise au service de la mort et le commerce des armes sans scrupules, produit du système capitaliste.

'Le système financier reste antidémocratique, inéquitable et instable ; il privilégie les paradis fiscaux et le secret bancaire qui soumet les pays faibles à des conditions qui perpétuent leur dépendance', a-t-il rappelé.

Les données de la confédération non gouvernementale (de plusieurs ONG) Oxfam, citées par Morales, révèlent qu’aujourd’hui, un milliard 300 millions de personnes vivent dans la pauvreté, alors que l’un pour cent des plus riches disposait de 82 pour cent de la richesse mondiale en 2017 ; des chiffres qu’il a considéré comme insultant et inadmissible.

Puis il a souligné l’importance de l’Organisation des Nations Unies et d’une action concertée pour surmonter cette situation d’inégalité et la responsabilité de donner aux générations futures un monde plus juste, plus humain, avec des règles communes et en faveur du multilatéralisme.

Il a également réaffirmé son rejet du blocus économique, commercial et financier injuste imposé par les États-Unis à Cuba, et qui porte atteinte à tous les droits de l’Homme, conformément aux résolutions de l’ONU.

Evo Morales a de plus confirmé hier que la Bolivie ne renoncera pas au droit d’accéder souverainement à un accès à l’océan Pacifique, question en suspens avec le Chili.

Le 1er octobre 2018, la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye a statué à la majorité que Santiago du Chili n’avait pas contracté l’obligation légale de négocier la demande des boliviens, mais a appelé ses autorités à maintenir le dialogue dans un esprit de bon voisinage.

La Bolivie avait invoqué l’article 31 du Traité Américain de Solutions Pacifique (Pacte de Bogota, en vigueur depuis 1948) et a cité une dizaine d’engagements écrits pris par de hauts représentants chiliens de 1920 à 2010 pour négocier cette demande.

peo/jf/nmr /jf/nmr

 

source : http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=882795:evo-morales-met-en-garde-contre-les-asymetries-sociales-a-lonu&opcion=pl-ver-noticia&catid=29&Itemid=101


 

EVO MORALES : LES MULTIPLES PROBLÈMES QUI AFFLIGENT LA PLANÈTE ONT LEURS RACINES DANS LE SYSTÈME CAPITALISTE

Evo Morales : la racine du problème réside dans le capitalisme
24/09/2019

Daniel Liendo
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Le président de l'État plurinational de Bolivie, Evo Morales, a déclaré mardi que "les multiples problèmes qui affligent la planète ont leurs racines dans le système capitaliste, qui favorise la répartition inéquitable de la richesse et l'accumulation insensée de biens et d'argent chez quelques personnes.

Les réseaux sociaux de communication indiquent que le président Morales, dans son intervention à la 74e Assemblée générale des Nations Unies (ONU), a également souligné :

"Disons-le très clairement : la racine du problème réside dans le capitalisme", a souligné le président bolivien.

Lors de la 74e Assemblée générale de l'ONU, qui a commencé ses travaux mardi, M. Morales a averti que " la Bolivie ne renoncera pas à son droit d'accès souverain à l'océan Pacifique.

Il a expliqué que " le problème fondamental réside dans le modèle de production et de consommation, dans la propriété des ressources naturelles et dans la répartition inéquitable de la richesse.

Le président a évoqué les problèmes qui affligent la planète, tels que "l'inégalité, la faim, la pauvreté, la crise migratoire, le chômage", entre autres.

Selon Morales, "nous essayons de tout marchandiser pour accumuler plus de capital" et le monde est contrôlé par une oligarchie mondiale, juste une poignée de milliardaires.

Il a qualifié d'"injuste, immoral et inadmissible" le fait que 26 personnes dans le monde ont la même richesse que 3,8 milliards de personnes.

Dans son discours, Morales a évoqué le différend maritime qui oppose la Bolivie au Chili depuis 136 ans et qui a été porté devant la Cour internationale de Justice (CIJ).

Il a rappelé que, dans sa dernière décision, en octobre 2018, cet organe avait déterminé que : " la Bolivie avait un littoral de plus de 400 kilomètres le long de l'océan Pacifique.

Entre-temps, dans la décision de septembre 2015, elle a établi que " les questions en litige ne sont pas des questions réglées par règlement entre les parties, par arbitrage, par sentence d'un tribunal international ou par des accords ou traités en vigueur.

Digital Press MippCI /Daniel Liendo / Réseaux sociaux

source :  http://www.minci.gob.ve/evo-morales-sistema-capitalista-favorece-acumulacion-insensata-de-bienes-y-dinero-en-pocas-personas/


 

A L'APPROCHE DES PRÉSIDENTIELLES, EVO MORALES RESTE EN TETE DES SONDAGES AVEC 17% D'AVANCE SUR SON PLUS PROCHE ADVERSAIRE

 

La Paz, 13 août (RHC)- Evo Morales, candidat à la présidence de la Bolivie pour le Mouvement vers le Socialisme reste en tête des intentions de vote avec un avantage de 17% sur le candidat de l'alliance d'opposition Communauté Citoyenne, Carlos Mesa son plus proche adversaire.

Selon le récent sondage de l'entreprise SRL, l'actuel président bolivien a 39% des intentions de vote alors que Mesa a 22%.

Les résultats de la consultation montrent que le mouvement politique d'Evo Morales reste le plus populaire dans les principaux départements et régions de la Bolivie.

 

Edité par Reynaldo Henquen

source : http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/198907-evo-morales-reste-a-la-tete-des-sondages-ne-vue-des-presidentielles


 

BOLIVIE : MANIFESTATION MONSTRE A SANTA CRUZ POUR APPUYER LE PRESIDENT EVO MORALES ET ALVARO GARCIA LINERA

 

La Paz, 3 août, (RHC).- Une manifestation monstre a eu lieu ce vendredi à Santa Cruz, une ville de l'est de la Bolivie pour appuyer le président Evo Morales et son camarade de formule, le vice-président Alvaro García Linera en vue des élections du 20 octobre prochain.

La Razon, l'un des principaux journaux boliviens, a mis en exergue le pouvoir de convocation des candidats du Mouvement vers le Socialisme.

De leur côté, le quotidien El Deber qui paraît à Santa Cruz et Cambio qui paraît à La Paz, se sont accordés à mettre l'accent sur la popularité dont jouissent Evo Morales et Alvaro García Linera et leur plateforme politique aspirant à faire de la Bolivie une puissance régionale.

Un sondage réalisé récemment par l'agence CIESMORI accorde au président Morales 37% des intentions de vote alors que son principal adversaire, Carlos Mesa, candidat d'opposition, ne bénéficierait que de 26%.

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
source :  http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/197980-une-manifestation-monstre-a-santa-cruz-pour-appuyer-le-president-bolivien-evo-morales-et-alvaro-garcia-linera


 

LE PRESIDENT BOLIVIEN EVO MORALES A OUVERT UNE ECOLE MILITAIRE ANT-IMPERIALISTE POUR CONTRER LA POLITIQUE ETRANGERE AMERICAINE

La Bolivie ouvre une école militaire « anti-impérialiste » pour contrer la politique étrangère américaine

80 vues25 février 2019 1 commentaire Politique

La Bolivie ouvre une école militaire « anti-impérialiste » pour contrer la politique étrangère américaine

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Le président Evo Morales a déclaré que l’Académie encouragerait « la pensée anticoloniale et anticapitaliste » afin de contredire et s’opposer à l’enseignement des écoles américaines qui ont pour cible les peuples autochtones.

Le président bolivien, Evo Morales, a ouvert une nouvelle Académie militaire «anti-impérialiste» pour contrer la politique américaine et l’influence militaire en Amérique latine.

« Alors que l’empire prône la domination du monde dans ses écoles militaires, cette École nous apprendra à nous libérer de l’oppression impériale », a déclaré mercredi le premier président autochtone du pays, lors d’une cérémonie d’investiture.

« Nous voulons construire une pensée anticoloniale et anticapitaliste à travers cette École qui relie les forces armées aux mouvements sociaux. Elle contrecarrera l’influence de l’École des Amériques (School of the Americas) qui a toujours considéré les autochtones comme des ennemis internes », a-t-il déclaré à une foule où figuraient les ministres de la Défense du Venezuela et du Nicaragua.

Certains officiers latino-américains formés à la School of the Americas, basée aux États-Unis, ont par la suite commis des atrocités sous les dictatures militaires du XXe siècle. En 2000, l’Académie de Fort Benning, en Géorgie, a été renommée « Institut de l’Hémisphère occidental pour la Coopération en matière de Sécurité ».

Ecole commando anti-impérialiste Juan Jose Torres à Santa Cruz, en Bolivie (Photographie: EPA)

Ecole commando anti-impérialiste Juan Jose Torres à Santa Cruz, en Bolivie (Photographie: EPA)

Morales, qui a expulsé l’Ambassadeur des États-Unis et les agents de lutte contre les stupéfiants en 2008, a accusé Washington d’avoir encouragé des « coups d’État au Congrès », tels que la procédure en destitution de la présidente suspendue Dilma Rousseff au Brésil.

Il a également déclaré que les États-Unis promouvaient le terrorisme mondial par le biais d’interventions militaires, citant à titre d’exemple le développement du groupe État Islamique.

L’Académie de Santa Cruz a été inaugurée en 2011 sous le nom « École ALBA » à la suite l’alliance régionale, actuellement affaiblie, qui inclut le Venezuela, le Nicaragua, l’Équateur et Cuba.

L’invitation à cet événement lancée par Morales au ministre iranien de la Défense, Ahmad Vahidi, a provoqué un tollé en Argentine, pays voisin, où les autorités judiciaires ont accusé Vahidi d’avoir joué un rôle dans l’attentat à la bombe contre un centre communautaire juif, en 1994, qui a tué 85 personnes.

L’école ré-inaugurée porte le nom du général Juan Jose Torres, un membre de la gauche, qui a de facto présidé la Bolivie en 1970 et qui a expulsé les Peace Corps pour avoir soi-disant stérilisé des femmes autochtones.

« Deux cents cadets environ apprendront l’histoire, la géopolitique et la stratégie militaire », a déclaré le gouvernement.

L’intellectuel marxiste argentin Atilio Boron donne actuellement un cours d’un semestre, qui est nécessaire à la promotion au grade de capitaine, a déclaré le vice-ministre de la Défense, Reymi Ferreira.

Lien de l’article en VO:

https://www.theguardian.com/world/2016/aug/17/bolivia-anti-imperialist-military-school-evo-morales-us?

Photo: Le président bolivien Evo Morales reçoit l’hommage des militaires lors de l’inauguration de l’école de commandos anti-impérialistes Juan Jose Torres (Photographie: Aizar Raldes/AFP/Getty Images)

source:http://lagazetteducitoyen.over-blog.com/2019/02/la-bolivie-ouvre-une-ecole-militaire-anti-imperialiste-pour-contrer-la-politique-etrangere-americaine.html

https://reseauinternational.net/la-bolivie-ouvre-une-ecole-militaire-anti-imperialiste-pour-contrer-la-politique-etrangere-americaine/?fbclid=IwAR0rgZc9HRQBFOfPNtpimXny8LQA32uE-e1u8o6QN93WMcjfY_DCYBh0fe8