BRESIL

BRESIL : L'EX-PRESIDENT MICHEL TEMER ARRETE POUR CORRUPTION

 

Brésil: l’ancien président Michel Temer arrêté pour corruption

Par RFI

media

L'ancien président du Brésil Michel Temer est suspecté d'être à la tête d'une organisation criminelle.REUTERS/Adriano Machado/File Photo

Après Lula, c’est le deuxième ancien chef de l’Etat qui tombe dans les mailles de la grande enquête anti-corruption Lava Jato.

Avec notre correspondant à Sao Paulo,  Martin Bernard

Moins de trois mois après avoir quitté la présidence, Michel Temer a été invité à régler ses comptes avec la justice. L’ancien président a été cueilli jeudi matin par la police fédérale à Sao Paulo, chez lui, et conduit à Rio pour interrogatoire dans le cadre d’une enquête sur la corruption.

Michel Temer avait déjà fait l’objet d’accusations du parquet à deux reprises lorsqu’il exerçait la présidence, mais il jouissait alors d’une immunité partielle, et le Congrès lui avait évité un procès.

A 78 ans, ce vétéran de la politique brésilienne se retrouve ainsi devant la justice commune. La grande enquête anti-corruption, baptisée Lava Jato, l’accuse d’être à la tête d’une organisation criminelle depuis 40 ans.

Il s’agit du deuxième ancien président de la République pris dans les mailles de Lava Jato. Condamné pour corruption et blanchiment d’argent, Luiz Inacio Lula da Silva purge déjà une peine de 12 ans de prison.

http://www.rfi.fr/ameriques/20190321-bresil-president-michel-temer-corruption


SELON SON VICE-PRESIDENT, LE BRESIL NE PERMETTRA PAS AUX USA D'UTILISER SON TERRITOIRE POUR INTERVENIR AU VENEZUELA

Antonio Hamilton Mourao

Le Brésil ne permettra pas aux USA d'utiliser son territoire pour intervenir au Venezuela

CC BY-SA 4.0 / Diego Vara/RBS / Ficheiro:259281-cdifoto-general-antonio-hamilton-martins-mourao-comando-militar-do-sul dj

INTERNATIONAL

URL courte

15570

Le Brésil ne permettra pas aux États-Unis d'utiliser son territoire pour intervenir au Venezuela, a déclaré lundi le vice-Président du pays, Hamilton Mourao, cité par la chaîne de télévision Globo News.

Les autorités brésiliennes n'ont pas l'intention de mettre leur territoire à la disposition des militaires américains pour mener une opération contre le gouvernement vénézuélien, a déclaré lundi le vice-Président du pays Antonio Hamilton Mourao, lors d'une rencontre du Groupe de Lima à Bogota, en Colombie.

«Cela implique le feu vert du Congrès national [parlement brésilien, ndlr], le gouvernement brésilien ne peut pas le faire [sans avoir demandé l'avis du parlement]. Et la plupart des membres du gouvernement sont contre», a indiqué M.Mourao à la chaîne de télévision Globo News, publiant ensuite un message sur Twitter à ce sujet.

Selon M.Mourao, le gouvernement du Brésil fera tout pour que la crise vénézuélienne soit réglée par des moyens pacifiques et diplomatiques.

 

Mike Pompeo

© AP PHOTO / J. SCOTT APPLEWHITE

Venezuela: les États-Unis promettent de «passer aux actes»

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo avait précédemment évoqué la possibilité d'une opération militaire au Venezuela

 

La Force nationale de sécurité publique brésilienne a élargi le cordon de sécurité dans la zone frontalière avec le Venezuela afin d'atténuer les tensions résultant des récents affrontements, a rapporté lundi un correspondant de Sputnik.

Dimanche matin, un groupe de militants soutenant l'opposition vénézuélienne au Brésil avait attaqué le poste de contrôle frontalier situé près de la ville brésilienne de Pacaraima, mettant le feu à un véhicule de la Garde nationale vénézuélienne. Les assaillants avaient également lancé des projectiles sur les soldats vénézuéliens, lesquels avaient riposté avec des gaz lacrymogènes.

 

Nicolas Maduro

© SPUTNIK . SERGUEÏ GOUNEEV

Maduro annonce la fermeture de la frontière avec le Brésil dans la soirée du 21 février

Le Président vénézuélien, Nicolas Maduro, avait auparavant annoncé la fermeture de la frontière avec le Brésil et menacé de faire de même à celle avec la Colombie pour empêcher la livraison d'aide humanitaire dans son pays, indiquant que les États-Unis et leurs alliés se servaient de cet envoi d'aide humanitaire pour «détruire l'indépendance et la souveraineté du pays».

 

La crise politique au Venezuela a éclaté quand l'opposant Juan Guaido s'est autoproclamé le lendemain «Président en exercice du pays» et a prêté serment au cours d'une manifestation. Donald Trump l'a reconnu comme «Président par intérim». Une quarantaine de pays, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, en ont fait de même. La France l'a également reconnu comme «Président en charge». Le Président Nicolas Maduro a qualifié Juan Guaido de pantin des États-Unis.

La Russie, la Chine et plusieurs autres pays ont, quant à eux, soutenu Nicolas Maduro en tant que Président légitime du Venezuela.

https://fr.sputniknews.com/international/201902251040161100-bresil-venezuela-groupe-lima-usa-intervention/