CHINE

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LA CHINE POINTE 1500 MISSILES BALISTIQUES SUR TAÏVAN ET LES BASES US DE L'ILE D'OKINAWA

1.500 missiles chinois pointés contre Taïwan et des bases américaines

 Depuis 21 heures  21 mars 2017

missiles_chinois

 Asie et Afrique - Chine

Rédaction du site

La Chine a déployé sur son sol quelque 1500 missiles balistiques et les a pointés en même temps vers  Taïwan et des bases américaines.

Selon le site en ligne End Time Headlines , ces missiles sont de type DF-16 et leur portée est entre 1000 et 1500 km. Ils peuvent aussi transporter des têtes nucléaires.

Les bases américaines situées dans l’île d’Okinawa sont en conséquence dans leur champ d’action .

Le ministre chinois de la Défense Feng Shih-kuan a annoncé le déploiement de ces missiles, lequel s’inscrit selon lui dans le cadre du renforcement « de la modernisation des armes et de la force militaire », chinoise.

Mais il n’a précisé ni le lieu de leur déploiement, ni leur nombre, qui a été donné par Taïwan.

http://french.almanar.com.lb/314103


 

TEXTE OFFICIEL DU GOUVERNEMENT CHINOIS SUR LA SITUATION DES DROITS DE L'HOMME AUX USA 2/2

Le texte officiel du gouvernement chinois sur la situation des droits de l’homme aux États-Unis 2/2

 


Un retour d’ascenseur bien documenté et qui remet les pendules à l’heure, dont vous n’entendrez jamais parler dans la presse occidentale.


Par Le Bureau d’information du Conseil d’État de la République populaire de Chine – Le 9 mars 2017 – Source Xinhua

Partie 1

IV. La discrimination raciale s’aggrave

En 2016, les relations raciales aux États-Unis ont continué à se détériorer. Il y a eu de nombreux cas d’Afro-Américains abattus par la police blanche. La discrimination raciale influence fortement l’application de la loi et de la justice. On constate des écarts systématiques entre les races minoritaires et les Blancs, tant dans l’emploi que dans les revenus. Les minorités subissent divers traitements discriminatifs dans les écoles et dans la vie sociale. Le site internet USA Today a publié, le 14 juillet 2016, un sondage révélant que 52% des Américains croyaient que le racisme contre les Noirs était un problème « extrêmement » ou « très » sérieux. Selon un sondage du New York Times-CBS News, 69% des interrogés ont déclaré que les relations raciales aux États-Unis étaient généralement mauvaises. Six Américains sur dix ont déclaré que les relations raciales s’aggravaient, en hausse par rapport aux 38% d’il y a un an (www.usatoday.com, 14 juillet 2016).

 

Vous avez le droit de rester silencieux, sous-représenté et pauvre.

Les cas où la police a tué des Afro-Américains se sont produits à plusieurs reprises. Selon le site internet Mapping Police Violence, la police américaine a tué au moins 303 Afro-Américains en 2016 (mappingpoliceviolence.org, décembre 2016). Le 5 juillet 2016, Alton Sterling, un Afro-Américain de 37 ans, se battait avec d’autres personnes devant une épicerie à Bâton Rouge, Indiana. Quand la police est arrivée, ils l’ont mis à terre, ont chevauché son corps et l’ont tué de plusieurs coups de feu (edition.cnn.com, 8 juillet 2016). Le 6 juillet 2016, la police du Minnesota a arrêté une voiture dont l’éclairage arrière fonctionnait mal et a tiré sur un homme afro-américain, Philando Castille, quand il cherchait son permis et sa carte grise. La mère de Castille a déclaré que son fils était « un Noir au mauvais endroit, au mauvais moment » et a déclaré qu’« une guerre silencieuse contre les Afro-Américains » sévissait. Le gouvernement des États-Unis a admis que les deux fusillades mortelles n’étaient pas des incidents isolés, mais symptomatiques de défis plus vastes, au sein du système de justice des États-Unis (www.bbc.com, 7 juillet 2016). Deux meurtres consécutifs d’Afro-Américains par la police ont déclenché de violentes manifestations dans tout le pays. Le 7 juillet 2016, lors de manifestations à Dallas, au Texas, cinq policiers ont été abattus et neuf autres ont été blessés par un vétéran afro-américain, qui a déclaré vouloir tuer des policiers blancs pour protester contre la brutalité policière (www. Usatoday.com, 14 juillet 2016). Un rapport du Washington Post sur les fusillades de la police en 2015 a révélé que les Noirs américains étaient 2,5 fois plus susceptibles d’être abattus et tués par la police que les Américains blancs. Les hommes noirs non armés étaient cinq fois plus susceptibles d’être abattus et tués par la police que les hommes blancs sans armes (www.washingtonpost.com, 6 décembre 2016). Le 17 février 2016, Paul Gaston, un homme de Cincinnati âgé de 37 ans, venait d’être victime d’un grave accident de voiture avant d’être abattu par trois policiers. La police a prétendu que Gaston semblait chercher un pistolet dans sa ceinture, mais c’était une fausse arme. Le jour précédent, un homme blanc avait aussi pointé un faux pistolet contre la police de Cincinnati, mais la police n’a pas tiré un seul coup, a pacifiquement arrêté l’homme pour trouble à l’ordre public. Le New York Daily News a commenté ces deux incidents et leurs aboutissements différents qui ont mis en évidence les différentes attitudes policières envers les hommes noirs et blancs et le double standard racial en Amérique (www.nydailynews.com, 19 février 2016). Le site du Washington Post a rapporté, le 6 décembre 2016, qu’Edgar Maddison Welch, âgé de 28 ans, est entré dans un restaurant du nord-ouest de Washington alors qu’il portait un fusil semi-automatique. Welch est sorti du restaurant désarmé et les mains levées, et la police ne l’a pas tué (www.washingtonpost.com, 6 décembre 2016). En revanche, le 16 septembre 2016, Terence Crutcher a été abattu par la police à Tulsa, en Oklahoma. Crutcher avait les mains levées et le dos tourné. L’officier de police a également utilisé un pistolet Taser contre lui (www.cbsnews.com, 19 septembre 2016).

La discrimination raciale dans l’application de la loi et de la justice est une pratique courante. Le site internet du New York Times a rapporté, le 10 août 2016, que Baltimore pratiquait la « tolérance zéro » dans l’application de la loi, ce qui encourageait les policiers à effectuer de nombreuses arrestations, fouilles et incarcérations pour des infractions mineures et très discrétionnaires. Ces pratiques ont entraîné des violations répétées des droits constitutionnels et statutaires. Les données provenant des services de police du pays ont montré que les policiers utilisant la stratégie de tolérance zéro ont concentré leurs arrestations sur les hommes afro-américains dans les quartiers pauvres, tout en ignorant les mêmes infractions dans les quartiers blancs les plus riches (www.nytimes.com, 10 août 2016). Un sondage mené par l’Institut de recherche sur la religion publique aux États-Unis a montré que 64% des Afro-Américains ont déclaré que les mauvais traitements infligés par la police constituaient un problème majeur dans leur communauté. Plus de 81% des Américains noirs ont déclaré que les homicides commis contre les Afro-Américains étaient le reflet de la façon dont la police traite les Afro-Américains (www.prri.org, 7 août 2016). Le site internet du Washington Post a rapporté, le 31 août 2016, qu’il y a cinq ans, la police de South Bend, dans l’Indiana, avait confondu DeShawn Franklin, un étudiant de 18 ans, avec un autre suspect et ont pénétré dans sa maison sans mandat de perquisition. Ils l’ont frappé à plusieurs reprises et ont utilisé un pistolet paralysant contre lui. En août 2016, le jury a conclu que les agents avaient violé les droits constitutionnels de Franklin et a ordonné à chacun des accusés de payer à Franklin et ses parents un dollar pour la violation de leurs droits. La somme totale fut de 18 dollars en dommages et intérêts. Mario Sims, un pasteur de South Bend, a déclaré que le faible montant de la compensation envoyait un message fort à Franklin et à sa famille : « Vos droits valent un dollar »(www.washingtonpost.com, 31 août 2016).

L’écart entre les minorités et les Blancs s’est agrandi en termes d’emploi et de revenu. Selon le Bureau américain des statistiques du travail, le taux de chômage pour les Afro-Américains, en décembre 2016, était presque le double de celui des Américains blancs. Le taux de chômage des Latino-Américains était de 35% supérieur à celui des Blancs américains (www.bls.gov, 6 janvier 2017). Le New York Daily News  rapportait, le 21 septembre 2016, que l’écart salarial entre les Noirs et les Blancs est le pire en près de quatre décennies. En 2015, l’écart salarial horaire entre les Noirs et les Blancs s’est élargi à 26,7%, les Blancs gagnant en moyenne 25,22 dollars américains l’heure contre 18,49 dollars pour les Noirs (www.nydailynews.com, 21 septembre 2016). Il y a près de 40 ans, en 1979, l’écart salarial horaire entre les hommes noirs et les hommes blancs était de 22%, mais le chiffre est passé à 31% en 2015. L’écart salarial horaire entre femmes noires et blanches est passé de 6% à 19% (www.theguardian.com, 20 septembre 2016). L’American National Women’s Law Center a rapporté que les femmes latinos gagnaient 54 cents pour chaque dollar gagné par les hommes blancs. Les femmes noires et latinos perdraient plus de 877 000 dollars américains et un million de dollars, respectivement, sur une carrière de 40 ans, par rapport à leurs homologues blancs (www.theguardian.com, 16 août 2016).

Les punitions disciplinaires sont clairement différentes entre les groupes raciaux dans les écoles publiques. Les données sur les droits civils du ministère de l’Éducation des États-Unis de 2013 à 2014 montrent que parmi les 2,8 millions d’étudiants renvoyés de l’école, 1,1 million sont des Afro-Américains. La probabilité de renvoi pour les étudiants afro-américains est de 3,8 fois supérieure à celle des étudiants blancs (www.ibtimes.com, 25 août 2016). Le site internet USA Today a rapporté, le 5 octobre 2016, que l’Indian River School Districtdu Delaware avait mis en place l’école George Washington Carver à Frankford, en tant qu’école d’éducation spéciale pour les étudiants indisciplinés. Dans le district scolaire d’Indian River, les étudiants blancs qui apportent des téléphones cellulaires à l’école voient généralement leurs téléphones confisqués pour une journée, mais un étudiant afro-américain vu avec un téléphone dans le sac à dos est directement envoyé à Carver. Des étudiants afro-américains ont été envoyés à Carver en nombre disproportionné sous divers prétextes et ils ont été soumis à la ségrégation de manière et pour des périodes de temps arbitraires, tandis que leurs besoins éducatifs ont été négligés. Une coalition de parents a déposé une plainte auprès de la Cour fédérale, affirmant que l’école était devenue un « terrain de décharge » pour les étudiants afro-américains (www.usatoday.com, 5 octobre 2016).

Les musulmans souffrent de plus en plus de discrimination grave. Le site internet du Washington Post a rapporté, le 9 décembre 2016, que 82% des Américains pensaient que les musulmans aux États-Unis faisaient face à la discrimination et une majorité de 57% disaient que les musulmans faisaient face à beaucoup de discrimination, soit sept points de plus que dans le dernier sondage il y a trois ans. Les enquêtes menées par Pew Research Center montrent que les musulmans se classent depuis des années comme le groupe faisant face à la plus grande discrimination aux États-Unis (www.washingtonpost.com, 9 décembre 2016).

La discrimination raciale est vivement condamnée par les Nations Unies. Après avoir mené des enquêtes aux États-Unis du 9 au 29 janvier 2016, le Groupe d’experts sur les personnes d’ascendance africaine du Conseil des droits de l’homme a exprimé de sérieuses inquiétudes concernant les homicides commis par la police, la présence de la police dans les écoles et la violence contre la communauté afro-américaine, les préjugés raciaux dans le système de justice pénale, l’incarcération massive et la criminalisation de la pauvreté qui affecte de façon disproportionnée les Afro-Américains. Mme Mireille France, qui dirige actuellement le Groupe d’experts des Nations Unies, a souligné : « L’écart persistant dans presque tous les indicateurs du développement humain, comme l’espérance de vie, le revenu et la richesse, le niveau d’éducation, le logement, l’emploi et le travail, entre les Afro-Américains et le reste de la population états-unienne, reflète un niveau de discrimination structurelle créant de facto des obstacles pour les personnes d’ascendance africaine et restreignant l’exercice de leurs droits humains. »(www.un.org, 29 janvier 2016). Le rapport de ce groupe d’experts de l’ONU montre que le gouvernement américain a manqué à ses obligations de protection des droits des Américains d’origine africaine et que le racisme systématique et structurel continue d’avoir un impact négatif sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Afro-Américains d’aujourd’hui. Ce rapport critique particulièrement les meurtres policiers et les biais racistes du système judiciaire. Un grand nombre de cas prouvent que la violence et l’usage excessif des armes létales existent dans les processus d’application de la loi et que ces comportements sont pour la plupart exemptés de sanctions pénales. Les massacres policiers et le traumatisme qui en découle rappellent la « terreur raciale et les lynchages » du passé. L’impunité pour la violence de l’État a entraîné la crise actuelle des droits de l’homme et doit être traitée d’urgence. Selon le rapport, les meurtres commis par des policiers sur des Américains non armés d’origine africaine ne sont que la pointe de l’iceberg de la discrimination raciale répandue dans le système judiciaire. Le taux d’incarcération des hommes afro-américains est 5,9 fois plus élevé que celui les Blancs, tandis que celui des femmes afro-américaines est 2,1 fois supérieur à celui des Blanches. Les Afro-Américains ne représentent que 14% de la population des États-Unis, mais ils représentent 36% des prisonniers fédéraux et d’État. Les Afro-Américains sont considérés comme des groupes criminels dangereux depuis l’enfance et sont confrontés à la présomption de culpabilité. Les Afro-Américains sont plus susceptibles de faire face à de graves sanctions pénales que les Américains blancs, en particulier pour la peine capitale. Le rapport souligne que les Afro-Américains sont également dans une situation très inégale en matière d’éducation, de soins médicaux, de logement et d’emploi. 26%(plus de 10 millions) d’Afro-Américains restent embourbés dans la pauvreté et 12% vivent dans ce que l’on appelle la « grande pauvreté ». En 2015, parmi les plus d’un demi-million de sans-abri aux États-Unis, les Afro-Américains constituaient 40,4% de ce groupe (www.un.org, 18 août 2016).

V. Les femmes, les enfants et les personnes âgées manquent de protection

En 2016, la situation de la protection des droits des femmes, des enfants et des personnes âgées aux États-Unis est inquiétante. Les femmes sont payées beaucoup moins, par rapport à leurs collègues masculins qui font le même travail, et elles sont souvent victimes de harcèlement sexuel et d’agression. Le taux de pauvreté chez les enfants est demeuré élevé et des cas de mauvais traitements envers les personnes âgées se produisent de temps à autre.

Les écarts de rémunération entre les sexes demeurent importants. Les femmes étaient payées beaucoup moins, par rapport à leurs collègues masculins qui font le même travail en 2016 (www.washingtonpost.com, 8 mars 2016). Une analyse a révélé que les femmes fonctionnaires de la ville de New York sont payées 18% de moins que les hommes (www.nydailynews.com, 11 avril 2016). L’écart de rémunération entre les sexes des superviseurs de San Diego était encore plus important. Les femmes qui travaillent pour les superviseurs du comté de San Diego gagnent environ 37 000 dollars américains de moins, en salaire annuel moyen avant impôt, que leurs collègues masculins  (www.sandiegouniontribune.com, 14 août 2016). Selon un examen des statistiques du travail par le National Women’s Law Center(www.sandiegouniontribune.com, 10 avril 2016), les femmes représentaient environ 60% des travailleurs californiens gagnant un salaire minimum ou moins.

Le harcèlement et les agressions sexuelles sont fréquents. Le site internet USA Today annonce, le 7 juillet 2016, qu’environ une femme sur quatre affirme avoir été harcelée au travail (www.usatoday.com, 7 juillet 2016). Il ajoute qu’avec beaucoup de victimes trop effrayées pour parler, les avocats et les experts disent que le nombre réel de cas est probablement beaucoup plus élevé. Le site internet du New York Post, daté du 14 juillet 2016, rapporte qu’une enquête a révélé que le législateur du Tennessee, Jeremy Durham, a utilisé sa position pour harceler sexuellement au moins 22 stagiaires, lobbyistes, employés et travailleurs politiques (nypost.com, 14 juillet 2016). Dans le domaine de l’application de la loi, la police des États-Unis n’a pas fourni une protection adéquate aux victimes d’agression sexuelle et a une attitude très méprisante face aux victimes. Le 28 octobre, le New York Times rapportait que les agents de Baltimore ont parfois humilié les femmes qui ont essayé de dénoncer une agression sexuelle et ont négligé certaines plaintes déposées par certaines victimes. Certains officiers ont blâmé les victimes ou les ont découragées d’identifier leurs assaillants. Il y avait même des plaintes selon lesquelles certains policiers ciblaient des membres d’une population vulnérable – les personnes impliquées dans le commerce du sexe – pour les contraindre à leur offrir des faveurs sexuelles en échange de leur non-arrestation, d’argent ou de stupéfiants (www.nytimes.com, 2016). Un article du Los Angeles Times. du 28 octobre, déclarait que près de la moitié des femmes pauvres ont été attaqués au cours des 12 derniers mois; plus d’un quart d’entre elles ont été agressées sexuellement (www.latimes.com, 28 octobre 2016). À la date du 26 février 2016, des enquêtes fédérales liées à la violence sexuelle étaient en cours dans 167 collèges et universités, selon le ministère de l’Éducation. Un sondage de la Washington Post-Kaiser Family Foundation de 2015 a révélé que 20% des jeunes femmes qui ont fréquenté le collège pendant une période de quatre ans ont déclaré avoir été agressées sexuellement (www.washingtonpost.com, 5 mars 2016). Un sondage mené auprès des étudiants diplômés de Santa Cruz a révélé que 32,6% des 200 répondants disaient avoir été harcelés sexuellement ou connaissaient quelqu’un qui l’avait été (www.latimes.com, 2 mars 2016). Des violences sexuelles ont également eu lieu dans les écoles primaires et secondaires. Au cours de l’exercice 2015, le ministère de l’Éducation a reçu 65 plaintes relatives aux droits civils, liées au traitement des violences sexuelles par les districts scolaires de la maternelle à la 12e année – soit le triple de celui reçu l’année précédente (www.washingtonpost.com, 17 janvier 2016). Le site internet du Miami Herald, le 21 septembre, racontait qu’une fille de 16 ans a dit à son lycée qu’elle avait été agressée sexuellement, mais son école a échoué à répondre correctement et elle a été davantage traumatisée pendant l’enquête. Elle a finalement été renvoyée (www.miamiherald.com, 21 septembre 2016).

La protection des droits des enfants est insuffisante. L’Institut urbain des États-Unis, le 11 septembre 2016, a publié un rapport indiquant que quelques 6,8 millions de personnes de 10 à 17 ans souffrent d’insécurité alimentaire. Face à l’insécurité alimentaire aiguë, certains jeunes se livrent à des comportements criminels comme la vente de drogues et le vol d’objets à revendre pour de l’argent. Certains jeunes se prostituent pour de l’argent et payer leur nourriture. Dans quelques communautés, les adolescents parlent d’aller en prison ou d’échouer à l’école (pour pouvoir assister à des cours d’été et prendre le déjeuner scolaire) comme des stratégies viables pour s’assurer des repas réguliers (www.urban.org, 11 septembre 2016). Un sondage mené par le Pew Research Center a révélé qu’environ 59% des personnes interrogées disent que le gouvernement ne fait pas assez pour les pauvres ou pour les enfants (www.pewsocialtrends.org, 4 février 2016). Un rapport du site internet d’Associated Press, daté du 14 octobre, indiquait qu’au cours des six premiers mois de 2016, des mineurs sont morts suite à des fusillades accidentelles à un rythme d’un jour sur deux (bigstory.ap.org, 14 octobre 2016). Le site internet de USA Today rapportait, le 5 octobre, qu’une nouvelle étude suggère que plus de 160 000 enfants dans 19 États sont victimes de châtiments corporels dans les écoles chaque année (www.usatoday.com, 5 octobre 2016). À la mi-septembre au Texas, suite à de mauvais traitements, plus de 14 000 enfants n’avaient pas été examinés par les enquêteurs dans les temps impartis. Certains enfants décédés dans des cas de violence à l’égard des enfants étaient déjà sur le radar des services de protection de l’enfance (www.mystatesman.com, 4 octobre 2016).

Les personnes âgées vivent dans la difficulté. Dans un rapport publié sur le site internet du Christian Science Monitor, en date du 15 juin, les estimations du Centre national américain sur la maltraitance des personnes âgées, donnent 5 millions de personnes âgées victimes de violence chaque année, 90% étant maltraitées par des membres de la famille et la moitié par leurs propres enfants. L’abus peut être verbal, financier, physique ou sexuel (www.csmonitor.com, 15 juin 2016). La situation des femmes âgées est tout aussi inquiétante. L’Institut national de la sécurité des retraités a indiqué que les femmes sont 80% plus susceptibles que les hommes d’être appauvries à 65 ans et plus. Les femmes de 75 à 79 ans sont trois fois plus susceptibles (www.chicagotribune.com, 10 juillet 2016).

VI. De flagrantes violations des droits de l’homme dans d’autres pays

En 2016, les États-Unis ont continué à piétiner les droits de l’homme dans d’autres pays, causant d’énormes pertes civiles. Leurs projets de surveillance du monde ont porté atteinte à la vie privée des citoyens d’autres pays, et les États-Unis ont mis en place des camps de détention dans de nombreux endroits du globe, dans lesquels des prisonniers ont été illégalement détenus et torturés.

Les frappes aériennes ont causé un grand nombre de victimes civiles. Selon Airwars, un projet visant à suivre les frappes aériennes au Moyen-Orient, les États-Unis ont organisé à plusieurs reprises des forces de coalition pour lancer des frappes aériennes contre les forces militaires en Irak et en Syrie, depuis le 8 août 2014. Au 19 décembre 2016, Les États-Unis ont effectué 7 258 frappes aériennes contre l’Irak et 5 828 contre la Syrie, causant 733 incidents et un nombre estimé de morts civiles situé entre 4 588 et 6 127 (www.airwars.org, 19 décembre 2016). Selon un rapport du site du Los Angeles Times du 2 décembre, un raid aérien américain a tué au moins 15 civils dans la province de Nangarhar en Afghanistan (www.latimes.com, 2 décembre 2016). Depuis 2009, le nombre de civils tués par les drones américains est de plus de 800, au Pakistan, au Yémen et en Somalie (www.theguardian.com, 1er juillet 2016).

La question de la détention illégale et de la torture de prisonniers d’autres pays est restée sans solution. Le gouvernement des États-Unis a promis de fermer le camp de détention de Guantánamo Bay en 2009, mais au 4 décembre 2016, il y avait encore 59 détenus (www.cnn.com, 4 décembre 2016). Selon un article du Washington Post du 14 juin, l’American Civil Liberties Union (ACLU) a intenté un procès contre la CIA pour violation de la « liberté d’information » et l’a contraint à publier 50 documents déclassifiés. Un rapport déclassifié révélait que dans une prison de la CIA en Afghanistan connue sous le nom de fosse à sel, le militant Gul Rahman a été placé dans une cellule « extrêmement froide », a été torturé en versant de l’eau sur son corps et est mort d’hypothermie pendant sa détention (www.washingtonpost.com, 16 juin 2016). Un document intitulé Description des pressions physiques décrit comment la CIA torture des détenus, par des gifles au visage, l’utilisation de couches, d’« insectes » et d’« enterrement simulé ». En novembre 2016, le procureur en chef de la Cour pénale internationale a déclaré dans un rapport que les forces armées américaines et la CIA auraient commis des crimes de guerre en torturant des détenus en Afghanistan (www.csmonitor.com, 15 novembre 2016).

Les États-Unis ont continué leurs projets d’espionnage à grande échelle. Les services de renseignement des États-Unis ont placé sous surveillance à long terme des dirigeants et hommes politiques d’autres États, des institutions diplomatiques et des gens ordinaires. Depuis que l’agent de la National Security Agency (NSA), Edward Snowden, a divulgué les programmes de surveillance américains aux médias en juin 2013, les États-Unis ont continué  à étendre leur surveillance des chefs de file et des dirigeants d’autres États, malgré les critiques. En 2016, la CIA a investi dans l’espionnage de Twitter, Facebook, Instagram et d’autres médias sociaux (theintercept.com, 15 avril 2016). Un gratte-ciel sans fenêtre de Manhattan semble être un lieu secret utilisé pour le programme de surveillance de la NSA qui visait non seulement les communications nationales, mais aussi le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et au moins 38 pays (www.independent.co.uk, 17 novembre 2016). Une base d’espionnage appelée Titanpointe au siège de la NSA a utilisé l’équipement d’entreprises comme AT & T et a espionné les appels téléphoniques, les fax et les données Internet, interceptant des données satellitaires, y compris des e-mails, des chats, des appels Skype, des mots de passe et des historiques de navigation Internet. Les États-Unis ont fait l’objet de nombreuses critiques de la part de la communauté internationale.

Le Bureau d’information du Conseil d’État de la république populaire de Chine

Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

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http://lesakerfrancophone.fr/le-texte-officiel-du-gouvernement-chinois-sur-la-situation-des-droits-de-lhomme-aux-etats-unis-22


 

VENTE D'ARMES US A TAÏWAN : LA CHINE MET EN GARDE LES USA

Pékin met Washington en garde contre des ventes d’armes à Taïwan

 Depuis 4 heures  20 mars 2017

Hua Chunying
Hua Chunying

 Asie et Afrique - Chine

La Chine a mis en garde lundi les Etats-Unis contre toute vente d’armes à Taïwan, à la suite d’informations indiquant que l’administration Trump se préparerait à approuver d’importants transferts d’armements à l’île revendiquée par Pékin.

« La Chine s’oppose aux ventes d’armes américaines à Taïwan », a rappelé la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, lors d’un point de presse.

« Nous espérons que la partie américaine prendra pleinement conscience de l’extrême sensibilité et de la grave nocivité de ses ventes d’armes à Taïwan », a-t-elle ajouté, appelant Washington à cesser ces ventes afin de préserver les relations sino-américaines et la paix entre les deux rives du détroit de Formose.

Selon des informations publiées la semaine dernière aux Etats-Unis, l’administration du président Donald Trump pourrait approuver un important contrat d’armement au profit de l’île, que la Chine considère comme une province destinée à être réunifiée, au besoin par la force.

Les Etats-Unis ont rompu tout contact officiel avec Taïwan en établissant des relations diplomatiques avec Pékin en 1979, mais Washington reste tenu de soutenir la défense de l’île en vertu d’un vote du Congrès.

L’administration du président Barack Obama avait ainsi approuvé fin 2015 un contrat d’armement de 1,8 milliard de dollars au profit de Taïwan. Ce contrat comprenant deux frégates avait été vivement contesté par Pékin.

La semaine dernière, Taïwan a déclaré, pour la première fois publiquement, pouvoir lancer des missiles sur la Chine, à l’occasion de la présentation d’un important rapport sur la défense avertissant d’un risque accru d’invasion chinoise.

Le président Trump a causé la stupeur des dirigeants chinois peu après son élection en envisageant d’établir des contacts officiels avec des responsables taïwanais.

Il a finalement renoncé à cette menace le mois dernier lors d’un entretien téléphonique avec le président chinois Xi Jinping.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/311342


 

NOUVELLE PROVOCATION US CONTRE LA CHINE

Les États-Unis prêts à livrer de nouveaux équipements militaires à Taïwan

Sat Mar 18, 2017 7:13AM

Le porte-avions chinois dans le détroit de Taïwan, en janvier 2017 ©Al Manar

Le porte-avions chinois dans le détroit de Taïwan, en janvier 2017 ©Al Manar

L'administration US dit étudier la vente d'un nouveau lot d'armements militaires à Taïwan, lot composé de roquettes performantes et de système de missiles antichars.

Cette nouvelle vente militaire est destinée à Taïwan alors que l'administration Trump ne cesse de multiplier des provocations à l'encontre de la Chine pour qui Taïwan est une province rebelle.

Selon Reuters qui rapporte cette information, le lot que Trump et ses généraux s'apprêtent à livrer à Taipei est beaucoup plus grand que celui octroyé par l'administration Obama.

Selon un responsable américain, l'administration Trump est désireuse de livrer "le plus rapidement possible, cet armement, aux Taïwanais ", mais le processus de vente et l'aval de l'administration pourraient durer plusieurs mois. L'un des points relevés par les analystes c'est l'effet qu'une telle vente pourrait avoir sur les coopérations entre Pékin et Washington dans le dossier nord-coréen.

Une source proche de l'administration Trump a évalué à un milliard de dollars la valeur du contrat en question. Peu après cette information, une autre nouvelle annonce que la Maison-Blanche s'apprêterait à "armer leurs alliés de l'est de l'Asie d'armes nucléaires ", et ce, pour faire face "à la menace de la Corée du Nord". 

Les alliés de Washington dans l'est de l'Asie font partie des principaux adversaires de Pékin. 

L'information reprise par Fox News évoque les propos du secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, tenus vendredi en réponse à un journaliste. Il n'a pas écarté la possibilité de " livrer des bombes atomiques aux voisins de Pyongyang". " Les essais nucléaires de la Corée du Nord menacent la sécurité américaine et celle des alliés de Washington, mais nous sommes parfaitement capables de répondre à Pyongyong". Tillerson a insisté sur la volonté de son pays de déployer des systèmes de missiles THAAD en Corée du Sud. 

http://presstv.com/DetailFr/2017/03/18/514775/Nouvelle-provocation-US-contre-Pkin


 

PROFESSEUR TOSHI YOSHIHARA : LA CHINE, UNE NOUVELLE SUPERPUISSANCE.

La Chine, une nouvelle superpuissance.


Une entrevue avec le professeur Toshi Yoshihara.


Une interview d’Erico Matias Tavares – Le 8 mars 2017 – Linked In

E. Tavares: – Professeur Yoshihara, merci d’être avec nous aujourd’hui. La Chine a été très occupée à renforcer ses capacités militaires ces dernières années. D’une manière générale, quelles sont ses intentions à moyen et à long terme?

T. Yoshihara: – Une façon de mesurer les intentions à plus long terme de la Chine est d’évaluer ce que disent les dirigeants chinois aujourd’hui. Le président Xi Jinping a formulé une vision pour la Chine pour les prochaines décennies. Cette vision a été qualifiée de « rêve chinois » ou de « grand rajeunissement de la nation chinoise ». Ces slogans en montrent les objectifs, les jalons et les délais.

 

En termes de délais, les Chinois se réfèrent aux « deux centenaires » : 1) le centenaire de la fondation du Parti communiste chinois en 2021; et 2) le centenaire de la fondation de la République populaire de Chine en 2049.

En 2021, la Chine espère devenir ce que les Chinois appellent une «  société modérément aisée ». Au milieu du siècle, la Chine espère être à la hauteur des autres pays développés. La plupart des mesures pour suivre les progrès de la Chine sont de nature socio-économique : revenu disponible, égalité socio-économique, accès à l’enseignement supérieur, accès aux soins de santé et ainsi de suite. Pour atteindre ces objectifs, la Chine continue de respecter le principe fondamental énoncé par le chef suprême Deng Xiaoping, à savoir la paix et le développement. Le concept de paix et de développement montre que la Chine a besoin d’un environnement extérieur pacifique pour se développer économiquement.

Mais il y a aussi des facteurs externes aux objectifs à long terme de la Chine, en particulier ses relations avec le reste du monde. Le président Xi Jinping a donné son point de vue à ce sujet. Il a discuté des perspectives de « démocratisation » du système international. C’est un code pour parler d’une transition d’un monde unipolaire dominé par les États-Unis vers un monde multipolaire. Au fur et à mesure que la Chine se développe, elle envisage l’émergence d’une nouvelle configuration mondiale dans laquelle elle est une grande puissance parmi d’autres grandes puissances équivalentes, comme l’Union européenne, l’Inde et la Russie. Cela correspond à l’hypothèse du « développement des autres pays ». Alors que la Chine devient très forte, elle cherchera également à modifier les règles qui ont régi l’ordre international actuel de manière à tenir compte de ses propres intérêts en tant que grande puissance.

La montée de la Chine soulève donc une série de questions importantes sur les conséquences pour l’Asie. Que veut la Chine pour l’Asie orientale alors qu’elle se développe ? La Chine cherchera-t-elle à devenir la puissance dominante en Asie orientale ? Cherchera-t-elle à considérablement réduire l’influence des États-Unis dans la région ? Plus inquiétant, la Chine cherchera-t-elle un ordre régional sino-centrique dans lequel plusieurs de ses voisins, y compris le Japon, devront acquiescer à ses prérogatives stratégiques ?

– Donc, le « pouvoir » pour la Chine n’est pas seulement un pouvoir économique, dans lequel elle a fait un spectaculaire bond en avant au cours des dernières décennies. Ce qu’elle envisage également est de s’établir en tant que grande puissance militaire pour pouvoir atteindre les objectifs que vous avez soulignés, n’est-ce pas ?

– Absolument. La montée de la Chine doit être mesurée en termes de « puissance nationale globale », une phrase que les stratèges chinois utilisent pour évaluer l’ascension de la Chine. Une puissance nationale intégrée utilise tous les instruments du pouvoir national, dont la puissance politique, diplomatique, économique, sociale, idéologique, culturelle et, surtout, militaire.

Pendant des décennies, après l’ouverture de la Chine à la fin des années 1970, celle-ci a plus ou moins accepté l’ordre international libéral dirigé par les États-Unis. Être membre de cet ordre était essentiel pour son développement national. Mais pour rejoindre cet ordre, elle a conclu un accord tacite avec les États-Unis : d’accepter la primauté américaine en Asie orientale en échange de l’accès à l’ordre unipolaire états-unien.

Cependant, comme la Chine est devenue beaucoup plus forte, ce grand marché a été remis en cause, surtout au cours de la dernière décennie. Cette tension se reflète dans un débat en cours en son sein : une grande puissance comme la Chine continuera-t-elle à dépendre de la bonne volonté d’une autre grande puissance, les États-Unis, pour son bien-être économique et sa sécurité nationale? Alors que la Chine devient plus puissante, certains Chinois pensent qu’un pouvoir qui se respecte ne devrait pas dépendre des étrangers, mais doit s’appuyer sur son propre pouvoir, y compris le pouvoir militaire, pour déterminer son destin.

– Est-il juste de dire que l’essentiel de l’impressionnant développement militaire ces derniers temps vise intentionnellement les capacités des États-Unis dans la région et même à contourner les systèmes de défense pour frapper au cœur des États-Unis ?

– Si la Chine cherche à remettre en question ce marché tacite qu’elle a conclu avec les États-Unis, si la Chine cherche à être une grande puissance dans un monde multipolaire, et si la Chine cherche à être la puissance dominante en Asie orientale, alors la Chine doit chercher à réduire le rôle des États-Unis dans la région. Si vous acceptez ces propositions, alors la Chine a clairement besoin de la capacité de contrebalancer la domination militaire de l’Amérique en Asie aujourd’hui.

Mais il y a des contingences spécifiques, y compris celles liées à Taiwan, qui ont forcé la modernisation militaire de la Chine. En particulier, les crises du détroit de Taiwan de 1995-1996 ont montré à la Chine qu’elle avait besoin de capacités militaires pour répondre à la puissance militaire américaine. Au plus fort de la crise, l’administration Clinton a déployé deux groupes de porte-avions dans les environs de Taïwan pour montrer la détermination états-unienne. Les dirigeants chinois ont appris avec horreur qu’ils manquaient d’options militaires crédibles pour répondre à cette démonstration américaine de force. Ils ont ainsi conclu qu’ils avaient besoin de certaines capacités pour s’assurer de ne pas être encore humiliés.

Étant donné le changement structurel de l’équilibre des forces en Asie et les différents points régionaux sensibles qui pourraient impliquer la Chine et l’intervention américaine, il n’est pas surprenant que de nombreuses capacités militaires chinoises correspondent souvent à une cible militaire états-unienne bien identifiée.

– Est-ce qu’ils ont atteint la parité militaire avec les États-Unis et, dans l’affirmative, en quoi?

– En termes de puissance militaire conventionnelle, la Chine n’a pas atteint la parité avec les États-Unis sur tous les plans. Les États-Unis sont toujours qualitativement supérieurs dans de nombreux secteurs de la puissance militaire. Cependant, une telle parité militaire n’est pas nécessaire pour que la Chine pose de sérieux défis aux États-Unis. Dans certains domaines, elle a déjà réalisé d’énormes progrès et a même dépassé les États-Unis.

Il est en fait plus utile de penser à une compétition asymétrique dans laquelle la Chine a dirigé ses forces contre les faiblesses militaires des États-Unis. Par exemple, elle a développé une très grande gamme de missiles qui peuvent être lancés à partir de navires, de sous-marins, d’avions et de camions pour attaquer les plates-formes et les bases américaines dans le Pacifique. Ces missiles ont fourni à la Chine un avantage concurrentiel en mer : des missiles anti-navires chinois relativement peu coûteux pourraient infliger des dommages invalidants à un porte-avions américain qui coûte des milliards de dollars à construire. Et, il ne faut qu’un seul missile pour mettre hors d’action un engin de combat essentiel à la stratégie régionale de l’Amérique en Asie.

Les missiles chinois menacent également les bases américaines dans le Pacifique occidental. Les bases américaines représentent des concentrations massives de capitaux américains dans quelques endroits clés. Cela signifie que la Chine peut diriger la majeure partie de ses missiles contre quelques positions pour infliger des dommages réels à la capacité de l’Amérique à projeter son pouvoir dans la région, si ce n’est la paralyser gravement.

La Chine est en train de devenir très compétitive dans le domaine des missiles, en partie parce que cela comble un vide stratégique laissé par les superpuissances pendant la Guerre froide. Le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire engageait les États-Unis et l’Union soviétique (et maintenant la Russie) à éradiquer des catégories entières de missiles interdites par le traité. N’étant pas contrainte par le traité, la Chine a entrepris une accumulation de missiles qui en fait maintenant la puissance qui repose le plus sur les missiles conventionnels au monde.

– La Corée du Nord développe également de manière agressive ses capacités en missiles, qui pourraient être utilisés pour lancer des têtes nucléaires. Son économie ne peut survivre que grâce au soutien de la Chine. Et cette situation pourrait précipiter l’occurrence de certains des scénarios que vous avez décrits. La Chine utilise-t-elle ce pays comme un proxy pour tester la résolution des États-Unis et de ses alliés régionaux, voire pour les combattre? Ou est elle également concernés par ce qui se passe à Pyongyang?

– La Chine est dans une position peu enviable. Son principal objectif est la stabilité, et bien sur la stabilité le long de sa périphérie. La Corée du Nord entre clairement dans cette catégorie. La Corée du Nord a servi de tampon géostratégique sur la péninsule coréenne. Après tout, Mao est intervenu dans la guerre de Corée pour empêcher un pouvoir non communiste d’être établi aux frontières de la Chine. La Chine abhorre la possibilité que d’innombrables réfugiés coréens traversent la frontière à cause de l’effondrement du régime ou de la guerre. Peut-être encore pire, du point de vue chinois, est la perspective d’une Corée unifiée dirigée par Séoul et alliée aux États-Unis.

Mais la recherche de stabilité ne doit pas faire oublier d’autres problèmes. Les ambitions nucléaires de la Corée du Nord pourraient déclencher une prolifération régionale entre des puissances nucléaires potentielles comme le Japon, la Corée du Sud et Taiwan. Pendant les différentes périodes de la Guerre froide, les trois puissances ont envisagé ou poursuivi une option nucléaire indépendante. Les actions de la Corée du Nord mettent encore plus de pression sur ces pays pour qu’ils reviennent sur l’option impensable. Un Japon nucléaire serait sans doute un cauchemar pour la Chine.

– Il est étrange que les États-Unis doivent faire face à de graves problèmes de sécurité engendrés par l’un de leurs principaux partenaires commerciaux, en fait un important fournisseur de produits manufacturés. Comment le gouvernement des États-Unis a-t-il réagi à cela? Le président Obama a tenté son « pivot vers l’Asie », qui ne semble pas avoir été un franc succès. Sentez-vous un changement à cet égard du coté de la nouvelle administration Trump?

– Les États-Unis ont longtemps poursuivi une politique à double volet envers la Chine. Un de ses volets est l’entente. Depuis des décennies, les États-Unis se sont entendus avec la Chine sur le plan économique, diplomatique, culturel et, dans une moindre mesure, militaire. Cela peut être décrit comme une association complète avec la Chine.

Cependant, ce n’est pas (ou ne devrait pas être) une fin en soi. Il me semble que l’objectif intermédiaire est de faire de la Chine un partenaire responsable. En théorie, la participation de la Chine à l’ordre international libéral mené par les États-Unis donnerait à la Chine un plus grand intérêt à l’ordre actuel et inciterait ainsi Pékin à construire et à défendre cet ordre.

L’autre volet est la dissuasion. La dissuasion exige que les États-Unis maintiennent une présence militaire importante dans le Pacifique occidental pour dissuader la Chine de modifier unilatéralement le statu quo. La dissuasion aide à verrouiller l’ordre actuel et à gagner du temps afin que l’entente avec la Chine puisse réussir. L’entente et la dissuasion sont donc très étroitement liées.

Mais le risque est que cette politique a rendu la Chine très riche et puissante. En fait, la Chine est devenue si riche qu’elle a acquis les outils, militaires et non militaires, pour changer unilatéralement le statu quo. C’est comme nourrir la bête. Et cela nuit à la dissuasion. Cette approche à double volet est donc en tension interne.

Le pivot de l’administration Obama vers l’Asie était en partie destiné à renforcer l’élément dissuasif de l’équation, malgré le niveau d’entente avec la Chine. La stratégie de l’administration Trump envers la Chine n’est pas encore claire, mais nous voyons des indices de son approche. En remettant en question les pratiques commerciales de la Chine et en promettant un renforcement militaire, Trump pourrait être en train de revoir les deux piliers de l’entente et de la dissuasion. Il reste à voir si la modification des deux principes sera plus efficace dans la gestion de la relation entre la Chine aux États-Unis

– Certes, dans le cadre de cet entente, les deux pays ont des liens culturels approfondis. De nombreux étudiants chinois fréquentent des universités américaines, y compris des enfants de cadres du parti. De même, les États-Unis ont investi considérablement en Chine sur plusieurs fronts, y compris des écoles. Cela soulève la question de savoir jusqu’à quel point la Chine sera réellement agressive face à ces scénarios. Tout au long de son histoire, elle ne s’est jamais vraiment aventurée au-delà de ses frontières, militairement au moins. En fait, bien au contraire, elle a été la victime d’invasion, y compris par les Mongols et même par plusieurs puissances occidentales pendant le « siècle de la honte ». Ne pouvons-nous pas dire que ses ambitions géopolitiques sont davantage motivées par des ambitions défensives qu’offensives?

– Cette stratégie de l’entente a clairement produit un grand nombre d’échanges interpersonnels et culturels. La question est de savoir dans quelle mesure ces échanges remodèlent fondamentalement les perceptions chinoises vis-à-vis des États-Unis. Il n’est pas clair pour moi qu’il y ait nécessairement et toujours une corrélation positive.

Regardons l’histoire. Le Royaume-Uni et l’Allemagne avant la Première Guerre mondiale étaient très proches. Beaucoup de membres de la famille royale allemande étudiaient en Grande-Bretagne. Le Kaiser Wilhelm était le petit-fils de la reine Victoria. Il y avait beaucoup d’échanges économiques, diplomatiques et culturels entre les deux pays. Pourtant, l’Allemagne a fait des choix stratégiques qui ont stimulé une rivalité diplomatique et navale avec la Grande-Bretagne.

Plus généralement, il est facile de mal interpréter la détermination des autres nations. Les adversaires du passé ont mal interprété les États-Unis. L’idée que vous pourriez faire reculer les États-Unis en leur donnant un coup de poing était le calcul du Japon impérial quand il a attaqué Pearl Harbor et d’Oussama Ben Laden quand il a orchestré le 11 septembre.

La question est de savoir si ces échanges culturels dissiperont les idées fausses et les préjugés chinois au sujet des États-Unis. C’est difficile à dire.

Que la Chine ait été défensive historiquement est le sujet d’un intense débat. Mais même si nous acceptons le fait que la Chine soit principalement dans une attitude défensive, cela vaut la peine d’examiner comment les voisins de la Chine considèrent l’orientation stratégique de la Chine. Même si la Chine croit sincèrement qu’elle ne cherche qu’à défendre ses intérêts en Asie de l’Est, ceux qui habitent l’Asie, comme le Japon, pourraient tirer des conclusions très différentes sur la posture de la Chine.

– Lorsqu’on se penche sur l’Histoire, l’un des principaux facteurs d’évolution – souvent oublié – est la démographie. Et la Chine semble être en difficulté sur ce point. Quelle est votre point de vue ?

– En raison de la politique de l’enfant unique, la Chine souffre déjà d’un vieillissement rapide et d’un déclin démographique. L’Inde va dépasser la Chine en termes de taille de population dans un avenir pas si lointain. La population active de la Chine a commencé à diminuer en 2012. La population âgée en pourcentage de la population totale augmente rapidement. Comme le dit le cliché, la Chine va devenir vieille avant de devenir riche. En contraste avec le Japon, qui a atteint son stade de déclin démographique après avoir achevé son développement économique.

Ce que cela signifie pour la sécurité de la Chine n’est pas évident. D’une part, le vieillissement de la société risque d’entrainer une aversion au risque. Dans une société à seul enfant, les parents peuvent être moins disposés à risquer de perdre leur unique progéniture dans un conflit sanglant. D’autre part, il est plausible que la démographie puisse contraindre la Chine à agir tôt ou tard pour résoudre les différends avant que le déclin de la population ne restreigne ses choix. En d’autres termes, la Chine peut se sentir pressée de régler les problèmes de sécurité avant qu’il ne soit trop tard.

– Les États-Unis sont également confrontés à des problèmes internes. Comme chacun le sait, sa société est incroyablement divisée aujourd’hui. Les deux parties ne peuvent même pas s’entendre sur la construction d’un mur au sud de la frontière, et encore moins sur une politique de défense plus large. Est-ce que cela compromet la capacité des États-Unis à projeter leur puissance et à défendre leurs alliés en période de crise? Et comment la Chine voit-elle tout cela?

– Les alliés et les amis de l’Amérique dans le Pacifique occidental observent de très près les États-Unis. Même s’ils se sont toujours inquiétés des engagements américains envers la région, les développements politiques aux États-Unis n’ont fait qu’ajouter à leur inquiétude.

La Chine, elle aussi, observe de près les États-Unis. Comme je l’ai expliqué précédemment, la Chine a encore besoin d’un environnement extérieur stable pour se développer économiquement. Cela signifie que des relations instables ou même hostiles avec les États-Unis pourraient nuire réellement aux objectifs à long terme de la Chine. Pour les États-Unis, la question est de savoir si elle peut maintenir le consensus de longue date sur son pouvoir et son but en Asie. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le consensus a été que la primauté américaine dans le Pacifique profite de manière disproportionnée aux intérêts économiques et sécuritaires des États-Unis. Dans quelle mesure ce consensus tiendra sera la question qui se posera à tout le monde, des deux côtés du Pacifique.

– Merci beaucoup pour vos pensées perspicaces.

– Merci.

Toshi Yoshihara est co-auteur de Star Rouge sur le Pacifique: la montée de la Chine et le défi à la stratégie maritime des États-Unis. Il est titulaire de la chaire John A. van Beuren d’études sur l’Asie-Pacifique et est membre affilié de la China Maritime Studies Institute au Naval War College, où il a enseigné la stratégie pendant dix ans.

Traduit par Wayan, relu par Nadine pour le Saker Francophone.

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http://lesakerfrancophone.fr/la-chine-une-nouvelle-superpuissance


 

AFIN DE DEFENDRE SES INTERETS STRATEGIQUES LA CHINE VA QUINTUPLER LE NOMBRE DE SES SOLDATS D'INFANTERIE DE MARINE

Soldat d'infanterie

L’infanterie de marine chinoise défendra les intérêts stratégiques de la Chine

© Sputnik. Vitaly Ankov

INTERNATIONAL

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L’empire du Milieu compte multiplier par cinq le nombre de ses soldats dans son infanterie de marine pour défendre ses intérêts stratégiques. Dans un commentaire à Sputnik, des experts russes qualifient cette mesure d’adéquate et appropriée.

 

Des marins chinois

© SPUTNIK. VITALY ANKOV

Pékin envisage de quintupler les effectifs de sa marine

Pékin envisage de multiplier par cinq le nombre de ses soldats d'infanterie de marine qui se chiffrent actuellement à 20 000 hommes et ce dans le but de protéger ses communications maritimes extrêmement importantes ainsi que ses intérêts à l'étranger, qui ne cessent d'ailleurs de croître, rapporte le journal hongkongais South China Morning Post, se référant à des sources militaires.

 

D’après l’édition, cette mesure s’inscrit dans une restructuration plus importante dont le but est de réorganiser la plus grande armée du monde pour passer d’une spécialisation dans les opérations terrestres à une diversification avec l’emploi de détachements.

Cette stratégie est-elle appropriée ? Les experts russes interrogés par Sputnik n'en doutent pas. Comme l'a rappelé l'analyste militaire Vladimir Evsseïev, aux États-Unis, le nombre de Marines s'élève à 200 000.

« La Chine tente de créer une infanterie de marine deux fois moins nombreuse que celle des États-Unis ? Qu'est-ce que ceci peut signifier ? […] Ceci signifie qu'en réalité la Chine a des intérêts grandissants dans la région Asie-Pacifique. Cela se fait contre la politique de dissuasion des États-Unis. […] Dans la région Asie-Pacifique, la Chine veut être un État comparable aux États-Unis en matière de potentiel militaire. C'est justement pour cette raison qu'elle a besoin de 100 000 soldats d'infanterie de marine », a-t-il expliqué.

Il est évident que même si un conflit armé éclatait sur la péninsule coréenne, un débarquement massif ne s'imposerait pas. Si un tel scénario se confirme, c'est l'armée de terre qui interviendra, quant au débarquement de l'infanterie de marine, il ne portera qu'un caractère local. Toutefois, un tel nombre d'hommes pourrait être utile, par exemple, en cas d'annexion de Taïwan, estime l'expert.

Le point de vue de l'analyste indépendant Zhao Chu diffère de celui de l'expert russe. Il rappelle que l'empire du Milieu et la Corée du Nord sont reliés par une frontière terrestre.

« Il est difficile d'imaginer que la Chine puisse réaliser une invasion d'envergure sur la péninsule coréenne. […] Ce genre de propos sont partiellement infondés », a-t-il indiqué.

Même si un tel scénario a lieu dans l'avenir, l'envoi de l'infanterie de marine ne sera justifié ni du point de vue des dépenses, ni de l'efficacité, a-t-il ajouté.

« Il faut évaluer la quantité de soldats d'infanterie proportionnellement au territoire à contrôler. En Asie de l'Est et du Sud-Est, il y a beaucoup d'îles qui font partie de la sphère des intérêts économiques et de sécurité de la Chine. […] Pour cela, de mon point de vue, l'augmentation du nombre de soldats d'infanterie de marine est justifiée. Le nombre prévu est tout à fait adéquat », pointe pour sa part Konstantin Sokolov de l'Académie des sciences de Russie.

 

Armée des Etats-Unis

© FLICKR/ JAMESDALE10

Modernisation de l'armée: les USA perdants face à la Russie et la Chine

Les scénarios sont nombreux, mais, en principe, l'objectif principal que se fixe la Chine est de pouvoir avoir recours à son infanterie de marine en cas de déstabilisation en Asie, ou dans toute autre région du monde. « La Chine est une puissance mondiale et c'est évident que ses intérêts dont présents partout », a-t-il conclu.

https://fr.sputniknews.com/international/201703131030443715-chine-armee-infanterie/


 

 

LA CHINE PUBLIE UN RAPPORT SUR LES DROITS DE L'HOMME AUX USA

La Chine publie un rapport sur les droits de l’homme aux Etats-Unis

 Depuis 2 heures  11 mars 2017

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 Asie et Afrique - Chine

La Chine a publié, jeudi, un rapport sur l’état des droits de l’homme aux Etats-Unis.

Le rapport, intitulé « L’Etat des droits de l’homme aux Etats-Unis en 2016″, a été publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’Etat, gouvernement chinois, en réponse aux « Rapports sur les pratiques des pays en matière de droits de l’homme en 2016″ publiés le 3 mars par le Département d’Etat américain.

Selon le rapport chinois, les Etats-Unis se présentent encore une fois comme « les juges des droits de l’homme ».

« En brandissant le ‘bâton des droits de l’homme’, ils pointent du doigt et accusent la situation des droits de l’homme dans de nombreux pays, sans tenir compte de leurs graves problèmes en matière de droits de l’homme », indique le rapport chinois.

« Avec des fusillades entendues par la population ayant comme décor la Statue de la Liberté, la détérioration de la discrimination raciale et la farce des élections dominées par la politique de l’argent, le défenseur autoproclamé des droits de l’homme a présenté le ‘mythe’ de ses droits de l’homme avec ses propres actes », ajoute le rapport.

Des faits concrets montrent que les Etats-Unis ont connu l’année dernière une détérioration continue de certains aspects importants de leurs problèmes actuels en matière de droits de l’homme, selon le rapport.

Le taux d’incarcération des Etats-Unis est le deuxième plus élevé du monde, avec 693 prisonniers pour 100.000 habitants, indique le rapport.

Environ 2,2 millions de personnes ont été incarcérées aux Etats-Unis en 2014. Et le nombre d’Américains emprisonnés a atteint 70 millions, soit un tiers des adultes ayant une forme de casier judiciaire, précise le rapport en citant des informations de médias.

La fréquence des crimes liés aux armes à feu s’est également maintenue à un niveau élevé, selon le rapport.

En 2016, un total de 58.125 incidents violents liés à des armes à feu ont été signalés aux Etats-Unis, y compris 385 fusillades de masse, faisant 15.039 morts et 30.589 blessés, note le rapport, citant des chiffres d’un rapport de Gun Violence Archive.

L’année dernière, la polarisation sociale s’est aggravée aux Etats-Unis. La proportion des adultes possédant des emplois à temps plein a atteint son plus bas niveau depuis 1983, les écarts de revenus ont continué à se creuser, la taille de la classe moyenne a commencé à se réduire après avoir atteint un tournant, et les conditions de vie de la classe inférieure se sont détériorées, détaille le rapport.

Selon Gallup, une société de conseil, le pourcentage des Américains qui pensent être dans la classe moyenne ou dans la classe moyenne supérieure a baissé de 10 points de pourcentage à 51% en 2016, contre une moyenne de 61% pour la période 2000-2008.

« Cette baisse indique que 25 millions de personnes aux Etats-Unis se sont retrouvées dans une situation plus grave en termes économiques », analyse le rapport.

En outre, un Américain sur sept, soit au moins 45 millions de personnes, vivent dans la pauvreté, ajoute le rapport en citant le Daily Mail.

Les relations raciales aux Etats-Unis ont continué de se détériorer en 2016, indique le rapport.

Selon un article publié sur Internet par le Washington Post sur les tirs des policiers en 2015, les Noirs américains avaient 2,5 fois plus de chance de se faire tirer dessus et d’être abattus par la police que les Blancs. Les Noirs non armés avaient 5 fois plus de chance de se faire tirer dessus et d’être abattus que les Blancs non armés.

Les écarts de salaire entre les Noirs et les Blancs étaient les pires en quarante ans, selon le rapport.

La discrimination raciale est fermement condamnée par les Nations Unies.

Après avoir mené des enquêtes à travers les Etats-Unis du 9 au 29 janvier 2016, le Groupe d’experts sur les personnes d’ascendance africaine du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a indiqué que les problèmes raciaux aux Etats-Unis étaient graves, précisant que l’histoire coloniale, l’esclavage, la subordination et la ségrégation raciales, le terrorisme racial et les inégalités raciales restaient des défis sérieux.

« La situation en matière de protection des droits des femmes, enfants et personnes âgées aux Etats-Unis s’est avérée préoccupante en 2016″, indique le rapport.

Les femmes sont bien moins rémunérées que leurs collègues hommes faisant le même travail et sont souvent victimes d’agressions et de violences sexuelles. Le taux de pauvreté chez les enfants reste élevé, et des incidents de violence à l’encontre des personnes âgées surviennent de temps en temps, selon le rapport.

Une femme sur quatre déclare avoir été victime de harcèlement sur son lieu de travail, note le document, en citant des informations publiées sur le site Internet du quotidien USA Today.

Environ 6,8 millions de personnes âgées de 10 à 17 ans aux Etats-Unis souffrent d’insécurité alimentaire, précise le rapport.

En outre, « les Etats-Unis ont piétiné de manière répétée les droits de l’homme dans d’autres pays et délibérément massacré des innocents », indique le document.

Du 8 août 2014 au 19 décembre 2016, les Etats-Unis ont mené 7258 frappes aériennes en Irak et 5828 en Syrie, causant 733 incidents, avec pour conséquence un nombre de victimes civiles estimé entre 4568 et 6127, selon le rapport.

Source: Agence Xinhuanet

http://french.almanar.com.lb/295854


 

LE PREMIER CHASSEUR FURTIF MIS EN SERVICE DANS L'ARMEE CHINOISE

Le premier chasseur furtif en service dans l’armée chinoise

 Depuis 6 minutes  10 mars 2017

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 Asie et Afrique - Chine

La Chine dispose désormais de son premier chasseur-bombardier furtif, a annoncé la télévision d’Etat, un appareil symbole du rattrapage militaire de Pékin sur les armées occidentales.

« Le J-20 et d’autres nouveaux armements de haut niveau ont rejoint le service actif des forces aériennes », a indiqué jeudi soir la chaîne militaire de CCTV.

Le reportage n’évoque que brièvement l’appareil, montrant des images d’avions filant au-dessus de nuages et d’un désert de sable.

Pékin avait présenté le J-20 en novembre lors d’un salon aérien dans le sud de la Chine, mais c’est la première fois que l’utilisation de l’appareil par l’armée est confirmée par un média officiel.

Equipé de missiles à longue portée, l’avion, censé échapper aux radars, représente une avancée pour la capacité de projection des forces aériennes chinoises.

La Chine est engagée dans un processus de modernisation de son armée. Elle entend mieux protéger ses frontières terrestres, mais aussi affirmer ses revendications de souveraineté, notamment en mer de Chine méridionale.

Des îles et récifs de cette vaste zone maritime sont disputés entre plusieurs pays riverains.

Pékin continue de s’armer plus vite que les autres pays, au point de s’orienter dans certains domaines « vers une quasi parité avec l’Occident », avait estimé le mois dernier l’Institut international pour les études stratégiques (IISS).

La Chine a annoncé la semaine dernière que ses dépenses militaires augmenteront de 7% en 2017, à 1.040 milliards de yuans (143 milliards d’euros). Selon l’agence Bloomberg, il s’agit de la progression la plus faible en pourcentage depuis 1991.

Le budget de l’armée chinoise est le deuxième mondial, loin derrière les Etats-Unis (575 milliards d’euros), selon des chiffres de l’IISS.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/293247


 

LA CHINE SE DOTE D'UN DRONE INVISIBLE ULTRA PERFORMANT

La Chine bientôt dotée d’un «drone invisible»

 Depuis 7 heures  9 mars 2017

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 Asie et Afrique - Chine

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La Chine met au point un nouveau projet audacieux pour s’équiper à l’avenir d’un drone de surveillance furtif et d’un appareil de recherche opérant dans l’espace proche de la Terre.

La Chine met au point deux nouveaux drones ultra-performants: l’un d’entre eux sera doté d’une soi-disant technologie de furtivité radar, alors que l’autre sera adapté à tous genres de vols dans l’espace proche de la Terre, écrit le journal China Daily.

D’après le quotidien, c’est l’entreprise CASIC, le plus grand fabricant de missile chinois, qui s’est chargée du projet: « Notre société a donné la priorité à l’élaboration d’un drone furtif doté d’une capacité de vol prolongée, ainsi qu’à un appareil destiné aux vols de routine dans l’espace proche de la Terre », a précisé le PDG adjoint de l’entreprise.

Il a également souligné que le projet faisait une partie intégrale de la stratégie commerciale de la société, « visant à s’ériger en concepteur de ce type de drones à l’échelle mondiale ».

Concernant les délais d’exécution du projet et d’autres détails cruciaux de sa réalisation, l’entreprise s’abstient pour le moment de tout commentaire.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/291861


 

LA CHINE APPELLE A LA SUSPENSION DU PROGRAMME NUCLEAIRE NORD COREEN ET DES MANOEUVRES US

Pékin appelle à la suspension du programme nucléaire nord-coréen et des manoeuvres US

 Depuis 4 heures  8 mars 2017

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi

 Asie et Afrique - Chine

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé mercredi la Corée du Nord à suspendre son programme nucléaire et, dans le même temps, les Etats-Unis à stopper leurs manoeuvres militaires en Corée du Sud, afin de « désamorcer la crise » dans la péninsule.

Usant d’une métaphore ferroviaire, lors d’une conférence de presse à Pékin, M. Wang a mis en garde contre « une collision » en Corée entre « deux trains qui accélèrent l’un en face de l’autre sans qu’aucun des deux ne veuille céder le passage ».

« Afin de désamorcer la crise qui se prépare dans la péninsule (coréenne), la Chine propose que, dans un premier temps, (la Corée du Nord) suspende ses programmes nucléaire et balistique, en échange de l’arrêt des manoeuvres militaires à grande échelle des Etats-Unis et de la Corée du Sud », entamées la semaine dernière, a déclaré le ministre chinois.

Cet échange de suspensions pourrait permettre « de ramener les parties à la table des négociations », a expliqué M. Wang, deux jours après les tirs de missiles nord-coréens, dont trois sont tombés dans les eaux japonaises.

En réponse, les Etats-Unis avaient annoncé mardi le début du déploiement de leur système de bouclier antimissile THAAD en Corée du Sud, une décision fermement combattue par Pékin qui y voit une atteinte à l’efficacité de ses propres missiles.

La Corée du Nord avait elle aussi proposé en janvier 2015 de suspendre temporairement ses essais nucléaires si les Etats-Unis annulaient leurs manoeuvres prévues en Corée du Sud. Washington comme Séoul avaient rejeté cette proposition.

Source: AFP

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