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LIVRE BLANC SUR LA POSITION DE LA CHINE SUR LES CONSULTATIONS ECONOMIQUES ET COMMERCIALES AVEC LES USA

 

Livre blanc sur la position chinoise sur les consultations économiques et commerciales avec les Etats-Unis

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-06-02 à 16:26
 


(Xinhua/Zhang Yuwei)

BEIJING, 2 juin (Xinhua) -- Le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat a publié dimanche un livre blanc qui offre une image globale des consultations économiques et commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, et présente la position politique de la Chine sur ces consultations.

Le livre blanc, intitulé "Position de la Chine sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines", est composé de trois sections, à savoir les dommages causés par les frictions commerciales provoquées par les Etats-Unis, la volte-face des Etats-Unis sur leurs engagements dans les consultations et l'engagement de la Chine à mener des consultations crédibles sur la base de l'égalité et du bénéfice mutuel.

Depuis sa prise de fonction, la nouvelle administration américaine a utilisé le déficit commercial et la propriété intellectuelle comme prétexte pour provoquer fréquemment des frictions économiques et commerciales et a unilatéralement imposé des droits de douanes supplémentaires contre la Chine, forçant la Chine à prendre de fortes mesures pour défendre ses intérêts, a annoncé Wang Shouwen, vice-ministre chinois du Commerce, lors d'une conférence de presse dimanche à Beijing.

Les mesures des Etats-Unis ont mis en péril les intérêts des deux pays, ainsi que ceux du reste du monde, tout en négligeant la nature gagnant-gagnant de la coopération économique et commerciale sino-américaine, a-t-il indiqué.

Wang a réfuté les accusations américaines, selon lesquelles la Chine aurait fait marche arrière sa position dans les consultations commerciales. "Rien n'est convenu tant que tout n'est pas convenu", a-t-il indiqué.

M. Wang a appelé les Etats-Unis à rejoindre la Chine à mi-chemin, à respecter l'esprit de respect mutuel, d'égalité et de bénéfice mutuel, et à promouvoir conjointement le développement stable et sain des relations économiques et commerciales bilatérales.

Lire aussi:

La Chine ne veut pas mais n'a pas peur d'une guerre commerciale (livre blanc)

Les mesures tarifaires imposées par les Etats-Unis nuisent aux autres et ne sont d'aucun avantage pour eux-mêmes (livre blanc)

Les intimidations commerciales des Etats-Unis nuisent au monde (livre blanc)

La Chine s'est engagée à mener des consultations crédibles fondées sur l'égalité et le bénéfice mutuel (livre blanc)

Aucun défi ne ralentira le développement de la Chine (livre blanc)

Les frictions commerciales provoquées par les Etats-Unis menacent le monde entier (livre blanc)

La coopération est le seul choix correct pour la Chine et les Etats-Unis (livre blanc)

L'accusation américaine de vol de propriété intellectuelle, de transfert de technologie forcée de la Chine est sans fondement (livre blanc)

Volte-face des Etats-Unis sur leurs engagements dans les consultations commerciales sino-américaines (livre blanc)

Le commerce et les investissements sino-américains sont mutuellement bénéfiques (livre blanc)

La Chine ne cédera pas de terrain sur les questions de principe (livre blanc)

Le gouvernement américain assume la responsabilité du recul dans les consultations commerciales avec la Chine (livre blanc)

 

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http://french.xinhuanet.com/2019-06/02/c_138110906.htm


 

L'ESCALADE DES FRICTIONS COMMERCIALES PROVOQUEES PAR LES USA AVEC LA CHINE VA ENTRAINER DES PERTES POUR LE MONDE ENTIER

 

L'escalade des frictions commerciales provoquées par les Etats-Unis avec la Chine entraînera des pertes pour le monde entier (responsables étrangers)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-06-01 à 12:46
 

BEIJING, 1er juin (Xinhua) -- L'ignorance des Etats-Unis à l'égard des règles du commerce mondial et leur obsession de l'unilatéralisme entraîneront d'énormes pertes pour le monde, ont déclaré de hauts responsables étrangers en visite en Chine, commentant les mesures américaines pour intensifier les frictions commerciales avec la Chine.

Ils ont exprimé l'espoir que les Etats-Unis changent d'attitude et engagent le dialogue avec la Chine pour résoudre les différends.

Les pays des quatre coins du monde se consacrent depuis longtemps à la construction et à la protection du système commercial multilatéral et en ont beaucoup profité, a déclaré Kalla Ankourao, ministre nigérien des Affaires étrangères.

Alvaro Garcia, directeur du Bureau de la planification et du budget de l'Uruguay, a constaté que le gouvernement chinois a exprimé sa volonté de poursuivre les consultations sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des bénéfices réciproques. "J'apprécie l'attitude de la Chine", a-t-il déclaré, ajoutant que les Etats-Unis ont accusé des entreprises technologiques chinoises sans preuves.

Les mesures américaines visent à écarter les sociétés chinoises de l'avant-garde de la construction du réseau de 5G, et les technologies chinoises du marché international, a dénoncé Artem Semenov, responsable du parti Russie Unie.

Il a ajouté qu'avec l'approfondissement de la mondialisation économique, il était impossible pour un pays quel qu'il soit de jouer un rôle dominant. Les pays doivent selon lui s'efforcer d'établir un nouveau type de relations internationales caractérisé par le respect mutuel, l'égalité, la justice et la coopération gagant-gagnant.

Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez Parrilla a indiqué que les Etats-Unis prenaient des mesures injustifiées pour empêcher la Chine de croître.

Exprimant son soutien à la Chine, M. Rodriguez a déclaré que son pays s'opposait fermement aux mesures restrictives et discriminatoires unilatérales prises par les Etats-Unis.

http://french.xinhuanet.com/2019-06/01/c_138108065.htm


 

LA CHINE CIBLE LA PRODUCTION DES F-35 US

Guerre commerciale sino-américaine: Pékin cible la production des F-35 américains

Thu May 30, 2019 5:57PM

Le chasseur américain F-35. ©AP

Le chasseur américain F-35. ©AP

La Chine menace de réduire ses exportations de terres rares aux États-Unis. Et les F-35 américains seraient alors sérieusement menacés parce que les terres rares contiennent des minerais essentiels pour bon nombre de produits high-tech, dont les chasseurs de cinquième génération.

Ces ressources, appelées « terres rares », viennent donc de faire irruption dans le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis. Elles sont au nombre de 17 et ont des noms comme : praséodyme, dysprosium ou encore ytterbium.

« La Chine réfléchit sérieusement à restreindre les exportations de terres rares aux Américains », a affirmé sur Twitter Hu Xijin, le très influent et bien informé rédacteur en chef du tabloïd chinois Global Times, le mercredi 29 mai.

La guerre commerciale en cours entre les États-Unis et la Chine pourrait en effet prendre une nouvelle et bien mauvaise tournure pour le Pentagone et notamment pour son avion de cinquième génération, le F-35 Lightning II, si Pékin, le principal fournisseur de « terres rares », imposait des droits de douane sur les minéraux essentiels à la fabrication des équipements militaires et des produits de haute technologie.

L’organe de presse officiel du Comité central du Parti communiste chinois, Le Quotidien du Peuple, a écrit dans un article intitulé « Américains, ne sous-estimez pas la capacité de la Chine à riposter ! » : « Les terres rares vont-elles devenir un moyen de riposte pour la Chine face aux pressions exercées sans raison par les États-Unis ? La réponse ne fait pas mystère. »

Pékin n’aurait pas encore fait de commentaires sur le sujet, mais des rumeurs annoncent que la Chine pourrait véritablement riposter par cette voie, en ciblant notamment les chasseurs Joint Strike Fighter de Lockheed Martin qui nécessiteraient chacun environ 920 livres de terres rares, selon un rapport du US Congressional Research Service datant de 2013.

Pékin sera surpris par les F-35 US ?

Pékin sera surpris par les F-35 US ?

Les États-Unis déploient un nouveau navire d’assaut amphibie en mer de Chine méridionale.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/30/597335/Pkin-cible-la-production-des-F35-amricains


 

SUITE AUX SANCTIONS VISANT HUAWEI, LA CHINE POURRAIT COUPER AUX USA L'ACCES AUX TERRES RARES, MINERAUX UTILISES POUR FABRIQUER LES SMARTPHONES

Chine

La Chine fait planer une menace sur les USA suite aux sanctions visant Huawei

© Sputnik . Maria Tchapligina

INTERNATIONAL

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19701

Une récente déclaration d’un responsable chinois, relayée par la Télévision centrale de Chine, semble faire la lumière sur les allégations d’après lesquelles l’Empire du milieu pourrait couper l’accès des États-Unis aux terres rares. En effet, la Chine a un quasi-monopole sur ces minéraux utilisés pour la fabrication des smartphones.

Les États-Unis risquent de perdre l'accès aux terres rares nécessaires pour la fabrication de ses smartphones, rapporte la Télévision centrale de Chine (CCTV).

 

Logo de Huawei

© AP PHOTO / MARK SCHIEFELBEIN, FILE

Huawei lance une offensive judiciaire contre l’administration US

Dans une interview accordée à la CCTV, un responsable de la Commission chinoise du développement national et des réformes a confié que le pays souhaitait continuer de livrer ses terres rares sur le marché international.

 

Il a toutefois souligné que Pékin s'opposerait à ceux qui utiliseraient ses métaux afin de «miner et freiner le développement de la Chine».

Le 20 mai, le Président chinois Xi Jinping a visité dans la province du Jiangxi, dans l'est du pays, l'une des principales usines d'extraction et de traitement des terres rares. Lors de son déplacement, il a rappelé que la Chine avait un quasi-monopole sur l'exploitation des terres rares.

Par la suite, les médias ont avancé l'hypothèse d'après laquelle Pékin pourrait limiter les exportations de ces minéraux en réponse aux mesures restrictives américaines récemment introduites contre les équipements de télécommunication chinois.

Néanmoins, une possible restriction des exportations chinoises vers les États-Unis aurait des conséquences marginales. Comme le note le Financial Times, la Chine exporte actuellement très peu de ses terres rares vers les États-Unis. En effet, les produits intermédiaires contenant ces terres rares suivent une longue chaîne de production, principalement en Chine et au Japon.

 

Huawei

© REUTERS / DADO RUVIC

Affaire Huawei: la Chine pourrait interdire son marché aux entreprises technologiques US

Donald Trump a signé mercredi 15 mai un décret interdisant aux entreprises américaines d'utiliser du matériel de télécommunication fabriqué par des entreprises présentant un risque pour la sécurité nationale, ce qui revient à interdire aux groupes américains de faire affaire avec Huawei. Google, filiale d'Alphabet, a suspendu sa coopération avec le géant des télécoms chinois et ne fournira plus de logiciels, de matériel informatique et de services techniques à Huawei, à l'exception des services disponibles en open source.

 

Huawei a nié à plusieurs reprises être contrôlé par le gouvernement chinois, l'armée ou les services de renseignement.

https://fr.sputniknews.com/international/201905291041281424-chine-menace-usa-sanctions-huawei/


 

DOMENICO LOSURDO : L'ECHEC DE LA PREMIERE "REVOLUTION COLOREE" TIENANMEN, 20 ANS APRES

L’ÉCHEC DE LA PREMIÈRE « RÉVOLUTION COLORÉE »

Tienanmen, 20 ans après

par Domenico Losurdo

Il y a 20 ans, Zhao Ziyang tentait de prendre le pouvoir en Chine avec l’appui de la CIA. Ce qui devait être la première « révolution colorée » de l’Histoire échoua. Dans une présentation totalement tronquée, la propagande atlantiste a imposé l’image d’un soulèvement populaire écrasé dans le sang par la cruelle dictature communiste. La presse occidentale en célèbre aujourd’hui l’anniversaire en grande pompe pour mieux dénigrer la Chine populaire, devenue seconde puissance économique du monde. Domenico Losurdo revient sur cette grande manipulation.

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Cette photo symbolise les événements de Tienanmen. Pour la presse atlantiste, elle représente un homme défiant les chars de la dictature communiste. Pour les Chinois, elle illustre la maîtrise des forces de l’ordre qui réussirent à empêcher le coup d’État pro-US de Zhao Ziyang en évitant un bain de sang.

Ces jours-ci la grande presse d’ « information » s’emploie à rappeler le vingtième anniversaire du « massacre » de la place Tienanmen. Les évocations « émues » des événements, les interviews des « dissidents » et les éditoriaux « indignés », les multiples articles qui se succèdent et se préparent visent à recouvrir d’infamie perpétuelle la République Populaire de Chine, et à rendre un hommage solennel à la civilisation supérieure de l’Occident libéral. Mais qu’est-il réellement advenu il y a vingt ans ?

En 2001 furent publiés, puis traduits, dans les principales langues du monde ce qu’on a appelé les Tienanmen Papers [1] qui, si l’on croit les déclarations de ceux qui les ont présentés, reproduisent des rapports secrets et des procès-verbaux réservés, du processus décisionnel qui a débouché sur la répression du mouvement de contestation. Livre qui, toujours selon les intentions de ses promoteurs et éditeurs, devrait montrer l’extrême brutalité d’une direction (communiste) qui n’hésite pas à réprimer une protestation « pacifique » dans un bain de sang. Si ce n’est qu’une lecture attentive du livre en question finit par faire émerger un tableau bien différent de la tragédie qui se joua à Pékin entre mai et juin 1989.

Lisons quelques pages ça et là : 
« Plus de cinq cents camions de l’armée ont été incendiés au même moment à des dizaines de carrefours […] Sur le boulevard Chang’an un camion de l’armée s’est arrêté à cause d’un problème de moteur et deux cents révoltés ont assailli le conducteur en le tabassant à mort […] Au carrefour Cuiwei, un camion qui transportait six soldats a ralenti pour éviter d’heurter la foule. Un groupe de manifestants a alors commencé à lancer des pierres, des cocktails Molotov et des torches contre celui-ci, qui à un moment a commencé à s’incliner du côté gauche car un de ses pneus avait été crevé par des clous que les révoltés avaient répandus. Les manifestants ont alors mis le feu à des objets qu’ils ont lancé contre le véhicule, dont le réservoir a explosé. Les six soldats sont tous morts dans les flammes » [2].

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Non seulement l’on a eu recours à la violence mais parfois ce sont des armes surprenantes qui sont utilisées : 
« Une fumée vert-jaune s’est élevée de façon subite à une extrémité d’un pont. Elle provenait d’un blindé endommagé qui était ensuite lui-même devenu un élément du blocus routier […] Les blindés et les chars d’assaut qui étaient venus déblayer la route n’ont rien pu faire d’autre que de se retrouver en file à la tête du pont. Tout d’un coup un jeune est arrivé en courant, a jeté quelque chose sur un blindé et a pris la fuite. Quelques secondes après on a vu sortir la même fumée vert-jaune du véhicule, tandis que les soldats se traînaient dehors, se couchaient par terre sur la route, et se tenaient la gorge en agonisant. Quelqu’un a dit qu’ils avaient inhalé du gaz toxique. Mais les officiers et les soldats, malgré leur rage sont arrivés à garder le contrôle d’eux-mêmes » [3].

Ces actes de guerre, avec recours répété à des armes interdites par les conventions internationales, croisent des initiatives qui laissent encore plus penseurs : comme la « contrefaçon de la couverture du Quotidien du peuple [4]. Du côté opposé, voyons les directives imparties par les dirigeants du Parti communiste et du gouvernement chinois aux forces militaires chargées de la répression : 
« S’il devait arriver que les troupes subissent des coups et blessures jusqu’à la mort de la part des masses obscurantistes, ou si elles devaient subir l’attaque d’éléments hors-la-loi avec des barres de fer, des pierres ou des cocktails Molotov, elles doivent garder leur contrôle et se défendre sans utiliser les armes. Les matraques seront leurs armes d’autodéfense et les troupes ne doivent pas ouvrir le feu contre les masses. Les transgressions seront immédiatement punies » [5].

S’il faut en croire le tableau tracé dans un livre publié et promu par l’Occident, ceux qui donnent des preuves de prudence et de modération ne sont pas les manifestants mais plutôt l’Armée Populaire de Libération !

Le caractère armé de la révolte devient plus évident les jours suivants. Un dirigeant de premier plan du Parti communiste va attirer l’attention sur un fait extrêmement alarmant : « Les insurgés ont capturé des blindés et y ont monté des mitrailleuses, dans le seul but de les exhiber ». Se limiteront-ils à une exhibition menaçante ? Et, cependant, les directives imparties par l’armée ne subissent pas de changement substantiel : « Le Commandement de la loi martiale tient à ce qu’il soit clair pour toutes les unités qu’il est nécessaire de n’ouvrir le feu qu’en dernière instance » [6].

Même l’épisode du jeune manifestant qui bloque un char d’assaut avec son corps, célébré en Occident comme un symbole de l’héroïsme non-violent en lutte contre une violence aveugle et sans discrimination, est perçu par les dirigeants chinois, toujours à en croire le livre maintes fois cité, dans une grille de lecture bien diverse et opposée : 
« Nous avons tous vu les images du jeune homme qui bloque le char d’assaut. Notre char a cédé le pas de nombreuses fois, mais le jeune restait toujours là au milieu de la route, et même quand il a tenté d’y grimper dessus, les soldats se sont retenus et ne lui ont pas tiré dessus. Ce qui en dit long ! Si les militaires avaient fait feu, les répercussions auraient été très différentes. Nos soldats ont suivi à la perfection les ordres du Parti central. Il est stupéfiant qu’ils soient arrivés à maintenir le calme dans une situation de ce genre ! » [7].

Le recours de la part des manifestants à des gaz asphyxiants ou toxiques, et surtout l’édition pirate du Quotidien du peupledémontrent clairement que les incidents de la Place Tienanmen ne sont pas une affaire exclusivement interne à la Chine. D’autres détails ressortent du livre célébré en Occident : « ‘Voice of America’ a eu un rôle proprement peu glorieux dans sa façon de jeter de l’huile sur le feu » ; de façon incessante, elle « diffuse des nouvelles sans fondements et pousse aux désordres ». De plus : « D’Amérique, de Grande-Bretagne et de Hong Kong sont arrivés plus d’un million de dollars de Hong Kong. Une partie des fonds a été utilisée pour l’achat de tentes, nourritures, ordinateurs, imprimantes rapides et matériel sophistiqué pour les communications » [8].

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Comme l’a révélé Thierry Meyssan, le soulèvement de Tienanmen était la première tentative de la CIA d’organisation d’une « révolution colorée ». Le théoricien de ce mode de subversion, Gene Sharp, et son assistant Bruce Jenkins, dirigeaient personnellement à Pékin les manifestations. Lire « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA ».

Ce que visaient l’Occident et les États-Unis nous pouvons le déduire d’un autre livre, écrit par deux auteurs états-uniens fièrement anti-communistes. Ceux-ci rappellent comment à cette période Winston Lord, ex-ambassadeur à Pékin et conseiller de premier plan du futur président Clinton, n’avait de cesse de répéter que la chute du régime communiste en Chine était « une question de semaines ou de mois ». Cette prévision apparaissait d’autant plus fondée que se détachait, au sommet du gouvernement et du Parti, la figure de Zhao Ziyang, qui —soulignent les deux auteurs états-uniens— est à considérer « probablement comme le leader chinois le plus pro-américain de l’histoire récente » [9].

Ces jours ci, dans un entretien avec le Financial Times, l’ex-secrétaire de Zhao Ziyang, Bao Tong, aux arrêts domiciliaires à Pékin, semble regretter le coup d’État manqué auquel aspiraient des personnalités et des cercles importants en Chine et aux USA, en 1989, tandis que le « socialisme réel » tombait en morceaux : malheureusement, « pas un seul soldat n’aurait prêté attention à Zhao » ; les soldats « écoutaient leurs officiers, les officiers leurs généraux et les généraux écoutaient Den Xiaoping » [10].

Vus rétrospectivement, les événements qui se sont passés il y a vingt ans Place Tienanmen se présentent comme un coup d’État manqué, et une tentative échouée d’instauration d’un Empire mondial prêt à défier les siècles…

D’ici peu va arriver un autre anniversaire. En décembre 1989, sans même avoir été précédés d’une déclaration de guerre, les bombardiers états-uniens se déchaînaient sur Panama et sa capitale. Comme il en résulte de la reconstruction d’un auteur —encore une fois— états-unien, des quartiers densément peuplés furent surpris en pleine nuit par les bombes et les flammes ; en très grande partie, ce furent des « civils, pauvres et à la peau foncée » qui perdirent la vie ; plus de 15 000 personnes se retrouvèrent sans toit ; il s’agit en tout cas de l’ « épisode le plus sanglant » de l’histoire du petit pays [11]. On peut prévoir facilement que les journaux engagés à répandre leurs larmes sur la Place Tienanmen voleront très au dessus de l’anniversaire de Panama, comme d’ailleurs cela s’est produit toutes ces dernières années. Les grands organes d’ « information » sont les grands organes de sélection des informations, et d’orientation et de contrôle de la mémoire.

Domenico Losurdo

Traduction 
Marie-Ange Patrizio

Article original paru le lundi 1er juin 2009 sur le blog de l’auteur.

[1The Tiananmen Papers, présentés par Andrew J. Nathan, Perry Link, Orville Schell et Liang Zhang, PublicAffairs, 2000, 513 pp. Version française Les Archives de Tiananmen, présentée par Liang Zhang, éditions du Félin, 2004, 652 pp.

[2] Op cit, p. 444-45.

[3] Op cit, p. 435.

[4] Op cit., p. 324.

[5] Op cit., p. 293.

[6] Op cit., p. 428-29.

[7] Op cit, p.486.

[8] Op cit., p. 391.

[9The coming Conflict with China, par Richard Bernstein et Ross H. Munro, Atlantic Books, 1997 (245 pp.), p. 95 et 39.

[10] « Tea with the FT : Bao Tong », par Jamil Anderlini, in Financial Times, 29 mai 2009.

[11Panama. The Whole Story, par Kevin Buckley, Simon & Schuster, 1991 (304 pp.).

https://www.voltairenet.org/article160446.html


 

IRAN : DUEL USA/CHINE

Iran/Usa: Trump et la stratégie « économiquement correct »

Mon May 27, 2019 2:9PM

Les cinq étapes des nouvelles routes de la soie. ©Le Figaro/Illustration

Les cinq étapes des nouvelles routes de la soie. ©Le Figaro/Illustration

Préoccupé par la vaste participation iranienne aux « nouvelles routes de la soie » et au corridor de la Méditerranée qui ne passe d’ailleurs pas inaperçu par les Chinois, les USA semblent avoir édulcoré leur discours d’hostilité envers l’Iran.

Le président américain Donald Trump ne peut plus dissimuler ses inquiétudes. La route Iran-Méditerranée est déjà ouverte. Avec le parachèvement d’un chemin de fer entre Shalamcheh en Iran et Bassora en Irak et la construction d’un pont de liaison au-dessus du fleuve Arvandroud (Chatt-el-Arab), la liaison ferroviaire entre l’Iran, l’Irak et les pays de l’est de la Méditerranée, via Khorramchahr, sera établie sans interruption.

De l’autre côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, en visite récemment à Islamabad, évoquait l’établissement de liaison entre les ports de Tchabahar en Iran et de Gwadar au Pakistan. Les réalités sur le terrain inquiètent profondément le président Trump qui semble édulcorer son discours d’hostilité et changer de ton.

D’après le journal londonien Al-Araby al-Jadeed, Donald Trump aurait adhéré à une stratégie proposée par l’ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Henry Kissinger : « Faire de l’Iran un partenaire économique ». Les lignes qui suivent résument l’article paru le 25 mai par le journal Al-Araby al-Jadeed.

« Après deux semaines d’escalade de tensions entre les États-Unis et l’Iran, les deux parties se montrent plus enclines à maintenir le calme. Washington et Téhéran connaissent bien les règles du jeu: "La partie la plus puissante est celle qui sait le mieux démontrer sa force". Les Américains sont, certes, habitués de ce jeu, mais en ce qui concerne l’Iran, il faut dire que c’est la première fois que les Iraniens sont entrés directement dans ce jeu face aux États-Unis. »

La route Iran-Méditerranée ouverte

La route Iran-Méditerranée ouverte

La liaison ferroviaire Khorramchahr-Shalamcheh, longue de 17 kilomètres, a été réalisée en 2011, et le prolongement de cette ligne de chemin de fer entre Shalamcheh et Bassora, sur un tronçon de 32 kilomètres, sera construit sur le territoire irakien.

Les menaces qu’échangent mutuellement les États-Unis et l’Iran s’inscrivent, selon l’article, dans le cadre d’une guerre verbale. « Mais l’Iran n’est pas le Vietnam et les États-Unis de nos jours ne sont pas les États-Unis des années 60 et 70 », rappelle-t-il.

Lire aussi: Corridor Iran-Irak-Syrie: premier acte de sabotage US ?

L’auteur de l’article juge invraisemblable les dires du président US d’après lesquels il serait facile de renverser l’ordre au pouvoir en Iran, car « l’Iran est tout à fait prêt à se défendre ». Et une fois que les négociations indirectes continuent, cela pourrait renforcer l’idée d’un dialogue direct et c’est sur quoi comptent les Américains.

« Les États-Unis souhaiteront alors établir des relations avec l’Iran ; car ils souhaitent être une partie des nouvelles routes de la soie. Mais avant de parvenir à cette étape, beaucoup de questions doivent être réglées. Les États-Unis souhaitent que les Iraniens arrêtent de soutenir les Houthis au Yémen, les Hachd al-Chaabi en Irak et le Hezbollah libanais: ce que l’Iran n’acceptera jamais de faire. 

Ce que veulent les Américains, c’est la nouvelle route de la soie ou "la Ceinture et la Route" dont l’Iran est une partie importante. Les États-Unis sont largement intéressés par le volet maritime des nouvelles routes de la soie, surtout en mer de Chine méridionale et puis au Sri Lanka, où ils ont d’ailleurs envoyé des agents de renseignement pour enquêter sur les attaques terroristes du 21 avril dernier. Il ne faudrait pas oublier, non plus, que cette voie maritime continue jusqu’en Afrique, et les États-Unis ne peuvent pas se priver des zones de tensions sur les côtes ouest et dans le centre du continent africain », lit-on dans Al-Araby al-Jadeed. 

Mais ce qui est encore plus important, ce sont les itinéraires terrestres des nouvelles routes de la soie et l’importante participation de l’Iran dans cet immense projet. Or le journal Al-Araby al-Jadeed estime que le nouveau changement de ton du président US envers l’Iran ferait penser à l’ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis qui recommandait de considérer l’Iran comme un « partenaire économique ».

Iran: les USA, mis échec et mat?

Iran: les USA, mis échec et mat?

Au contact du terrain, les USA ont peur d'entrer en conflit direct avec l'Iran. La nouvelle stratégie iranienne face aux Américains commence à se fructifier, selon les analystes.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/27/597047/Iran-Trump-adhere-a-la-philosophie-de-Kissinger


 

L'ATTAQUE US CONTRE LE GEANT CHINOIS DES TELECOMS HUAWEI NE RISQUE-T-ELLE PAS DE SCINDER LE MONDE EN DEUX ?

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L’attaque US contre le chinois Huawei ne risque-t-elle pas de scinder le monde en deux?

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Malgré les puissantes pressions des États-Unis, d’autres pays ne sont pas très pressés de rompre définitivement les relations avec le géant chinois des télécoms Huawei. Cela dépend beaucoup des entreprises privées qui n’acceptent pas souvent le diktat de l’État. Un analyste économique chinois a commenté la situation pour Sputnik.

Les États-Unis pressent d'autres pays d'adhérer aux sanctions américaines contre le géant chinois des télécoms Huawei, mais les États ne peuvent pas toujours dicter leur volonté aux hommes d'affaires, soucieux avant tout de leurs avantages économiques, a déclaré à Sputnik Zhou Rong, chercheur à l'Institut d'études financières, auprès de l'université Renmin en Chine.

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Affaire Huawei: la Chine pourrait interdire son marché aux entreprises technologiques US

 

«Jusqu'à présent, certains pays ont obéi aux États-Unis, adhérant au boycott de Huawei, ce qui est tout à fait normal. Je veux citer à cette occasion Mao Zedong qui disait: "L'impérialisme et tous les réactionnaires sont des tigres de papier". À l'époque, la Chine vivait dans une situation internationale beaucoup plus compliquée. Presque le monde entier pratiquait alors une politique d'isolement économique envers la Chine», a souligné l'interlocuteur de l'agence.

Et de rappeler que le pays avait tenu ferme.

iPhone

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Jeux patriotiques: les Chinois se débarrassent de leurs iPhone pour des Huawei

 

«Et avec sa puissance actuelle, la Chine va facilement tenir le coup. Tout d'abord, le fameux camp antichinois ne s'est pas encore formé. […] Et ensuite, les hommes d'affaires se soucient avant tout de leurs propres profits», a poursuivi l'expert.

Selon ce dernier, les hommes d'affaires finiront par comprendre que se placer sous la houlette des États-Unis leur apportera beaucoup plus de mal que de bien.

Huawei

© REUTERS /

Donald Trump trouve un dénouement à la question de Huawei

 

«À présent, ce sont essentiellement les pays partenaires des États-Unis au sein de "l'Alliance des 5 yeux" qui se placent sous leur houlette. Ce sont notamment le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais à part ceux-ci, d'autres pays d'Asie, d'Afrique, d'Europe et d'Amérique latine ne brûlent pas vraiment d'adhérer aux sanctions visant Huawei», a résumé le chercheur.

Donald Trump a signé, mercredi 15 mai, un décret interdisant aux entreprises américaines d'utiliser du matériel de télécommunication fabriqué par des entreprises présentant un risque pour la sécurité nationale, ce qui revient à interdire aux groupes américains de faire affaire avec Huawei.

Reuters a rapporté le 19 mai que Google, filiale d'Alphabet, ne fournirait plus de logiciels, de matériel informatique ni de services techniques à Huawei, à l'exception des services disponibles en open source.

https://fr.sputniknews.com/international/201905261041245546-usa-huawei-sanctions-pressions-royaume-uni-nouvelle-zelande-australie-hommes-affaires-diktat/


 

TRUMP QUI VEUT NEGOCIER AVEC LA CHINE DIT ETRE PRET A INTEGRER HUAWEI DANS UN ACCORD COMMERCIAL AVEC LA CHINE

Par Ulrich Rozier , le 24 mai 2019 à 09:06

Donald Trump est prêt à intégrer Huawei dans un accord commercial avec la Chine

Donald Trump est prêt à intégrer Huawei dans un accord commercial avec la Chine

Le président des États-Unis veut négocier avec la Chine : Huawei est essentiellement utilisé comme levier dans l’accord commercial.

Vous le savez sans doute, Huawei et ses 68 filiales ont été ajoutés sur la liste noire des échanges commerciaux américains en début de semaine, ce qui a incité Google à couper les liens avec le groupe chinois. Il s’en est suivi de nombreuses annonces, comme le retrait de la licence Android pour les smartphones Huawei et Honor, l’annulation de l‘accord ARM essentiel pour la conception des SoC HiSilicon Kirin, et un sursis de 90 jours accordés par les Etats-Unis.

Lors d’une réunion à la Maison Blanche, jeudi, le président américain Donald Trump a qualifié Huawei de « très dangereux » :

Huawei est très dangereux. Vous regardez ce qu’ils ont fait du point de vue de la sécurité, du point de vue militaire, c’est très dangereux.

Néanmoins, Donald Trump a également déclaré qu’il était « possible » que Huawei fasse partie d’un accord commercial plus large entre les États-Unis et la Chine :

Si nous concluions un accord, je pourrais imaginer que Huawei puisse être inclus sous une forme ou une partie de celui-ci.

Pour rappel, même si la sécurité est le sujet qui justifie toutes les sanctions américaines, ces remarques surviennent peu après que les États-Unis augmentent les droits de douane sur les produits chinois de 200 milliards de dollars, en passant les taxes de 10 % à 25 %. En représailles, la Chine a augmenté les taxes des douanes américaines de 60 milliards de dollars.

 

Huawei est essentiellement utilisé comme levier dans l’accord commercial entre les deux pays.

 

Sans accord le 10 mai dernier, les discussions formelles entre les deux pays se sont enlisées. Huawei est essentiellement utilisé comme levier dans l’accord commercial entre les deux pays.

Suivez toute l'affaire : Donald Trump, Google et Huawei Huawei et Google

https://www.frandroid.com/marques/google/596868_donald-trump-est-pret-a-integrer-huawei-dans-un-accord-commercial-avec-la-chine


 

LA CHINE RIPOSTERA MILITAIREMENT AUX PROVOCATIONS US EN MER DE CHINE MERIDIONALE

Les navires US rodent en mer de Chine méridionale

Thu May 23, 2019 1:32PM

Pékin réagit aux actions des navires militaires US en mer de Chine méridionale. (Photo à titre d’illustration)

Pékin réagit aux actions des navires militaires US en mer de Chine méridionale. (Photo à titre d’illustration)

Deux bâtiments américains ont traversé ce jeudi 23 mai le détroit de Taïwan avant d’entrer dans les eaux disputées de la mer de Chine méridionale, ce qui a provoqué la colère de Pékin, géant économique et rival de Washington.

« Taïwan est devenu l’un des sujets de tension croissante entre les États-Unis et la Chine, déjà engagés par ailleurs dans un conflit commercial. Alors que les navires américains se déplacent en mer de Chine méridionale en prétendant défendre la liberté de navigation dans cette région et faire respecter le droit international, Pékin fait étalage de sa puissance militaire », a écrit Reuters.

Cette action des États-Unis témoigne, selon Taïwan, du soutien de Trump à Taipei face à la Chine.

Le porte-parole de la 7e flotte de l’US Navy, Clay Doss, a déclaré dans un communiqué que le destroyer USS Preble et le pétrolier Walter S. Deel avaient traversé le détroit de Taïwan.

« Le passage des deux destroyers démontre l’engagement des États-Unis pour une région indo-pacifique libre et ouverte », a ajouté Clay Doss. Il a prétendu que toutes ces actions ont été menées en toute sécurité et de manière professionnelle.

Le ministre taïwanais de la Défense a pour sa part confirmé le passage par le détroit de Taïwan des deux navires américains, qui se rendaient vers le nord, en le considérant comme un mouvement de routine.

Taïwan: les USA provoquent la Chine

Taïwan : les USA provoquent la Chine

Deux destroyers américains ont traversé le détroit de Taïwan dans un contexte de tension entre Pékin et Washington.

Depuis le début de cette année, au moins un navire de guerre américain a traversé le détroit. Les États-Unis ont repris ce trafic depuis juillet dernier.

Taïwan n’a pas de relations diplomatiques officielles avec les États-Unis, mais Washington est son principal fournisseur d’armes.

Selon le Pentagone, les États-Unis ont vendu plus de 15 milliards de dollars d’armes et d’équipements à Taïwan depuis 2010.

La Chine revendique la possession de Taïwan et considère l’île comme une de ses provinces. Elle l’appelle à revenir dans le giron de la Chine de son plein gré, sous peine d’y être contrainte par la force.

L’armée chinoise a maintes fois organisé des exercices militaires autour de Taïwan en mobilisant ses avions et ses navires militaires. 

Les services du Renseignement du département américain de la Défense considèrent Taïwan comme « le principal moteur » de la modernisation de l’armée chinoise et de ses énormes progrès ces dernières années.

Le destroyer USS Preble a traversé l’île de Scarborough dimanche, provoquant la colère de la Chine.

Le journal China Daily a écrit mercredi en réponse à cette action : « La Chine fait preuve d’une grande retenue face aux provocations américaines. »

« Avec la montée des tensions entre les deux pays, il n’y a aucune garantie pour que la présence de navires de guerre américains aux portes de la Chine ne déclenche pas une confrontation directe entre les deux armées », écrit China Daily.

Au cours de la semaine écoulée, l’amiral John Richardson, commandant de la marine américaine, a déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse au téléphone : « Environ un tiers du commerce mondial se fait par la mer de Chine méridionale. Les États-Unis sont un pays actif dans la navigation maritime. Nous avons beaucoup d’intérêts dans les eaux de cette région. Par conséquent, nous y serons présents continuellement. »

La Chine a testé un missile supersonique anti-navires ces dernières semaines. Le nouveau et mystérieux missile chinois, appelé YJ-XX, est capable de détruire les systèmes de défense antimissile des navires de guerre américains.

La première version de ce missile sophistiqué YJ-XX a été testée sur les nouveaux destroyers lance-missiles 055 de la marine chinoise.

La Chine teste “le tueur de navires US”

La Chine teste “le tueur de navires US”

La Chine a fait part du test réussi d’un nouveau missile supersonique capable de détruire les navires américains en passant au travers des systèmes de défense antimissile.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/23/596695/Chine-EtatsUnis-mer-de-Chine-mridionale-dtroit-de-Taiwan-Trump-soutien-Taipei-Clay-Doss-missile-YJXX-destroyer-amricain-Preble


 

HUAWEI : LA CHINE FUSTIGE UN HARCELEMENT ECONOMIQUE AMERICAIN

Huawei: la Chine fustige un « harcèlement économique » américain

 Depuis 2 heures  23 mai 2019

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 Asie et Afrique - Chine

 

 

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a fermement dénoncé un « harcèlement économique » par les Etats-Unis du géant des télécoms Huawei et prévenu que Pékin se battrait « jusqu’au bout » dans la guerre commerciale contre Washington.

Le conflit s’est envenimé après la récente décision de l’administration Trump de placer Huawei sur liste noire au nom de la sécurité nationale, ce qui a poussé plusieurs entreprises, comme Google, à couper certains liens avec le fabricant chinois de smartphones.

« L’utilisation par les Etats-Unis de la puissance de l’Etat pour mettre arbitrairement la pression sur une entreprise privée chinoise telle que Huawei, c’est typiquement du harcèlement économique », a déclaré Wang Yi, selon un communiqué publié mercredi soir par son ministère.

Il s’exprimait depuis le Kirghizstan, en marge d’une réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), une institution régionale dont font partie la Chine et la Russie.

Le président Donald Trump a décidé la semaine dernière de bannir les exportations de produits technologiques américains vers certaines entreprises jugées « à risque », franchissant une nouvelle étape dans l’offensive tous azimuts engagée contre la Chine.

Le géant japonais de l’électronique Panasonic a annoncé jeudi cesser de fournir certains composants à Huawei, en raison de l’interdiction américaine.

La veille, des opérateurs téléphoniques au Japon et au Royaume-Uni avaient annoncé reporter la mise en vente de smartphones Huawei.

« Certaines personnes aux Etats-Unis ne veulent pas que la Chine jouisse du droit légitime de se développer et cherchent à entraver son processus de développement », a déclaré Wang Yi.

« Cette approche américaine extrêmement présomptueuse et égocentrique n’est pas à même d’obtenir l’approbation et le soutien de la communauté internationale », a-t-il martelé.

Les deux premières puissances économiques mondiales n’ont pas annoncé de nouvelle date pour la reprise de leurs négociations commerciales et s’affrontent toujours via l’imposition mutuelle de droits de douane punitifs.

Donald Trump a accusé la Chine d’être revenue sur des promesses faites lors des discussions. Pékin dément et affirme que tout accord bilatéral sur le commerce doit être équilibré.

« Si les Etats-Unis sont disposés à négocier sur un pied d’égalité, alors du côté chinois, la porte est grande ouverte », a souligné Wang Yi.

« Mais s’ils optent pour une politique de pression maximale, la Chine répliquera et se battra jusqu’au bout. »

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/1373231