CHINE

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LE PRESIDENT XI JINPING APPELLE A UNE ARMEE PLUS PETITE MAIS AVEC PLUS DE CAPACITES

Le président chinois appelle à une armée plus petite mais avec plus de capacités

    French.xinhuanet.com | Publié le 2016-12-03 à 19:34
 

(时政)(1)习近平出席中央军委军队规模结构和力量编成改革工作会议并发表重要讲话
(Xinhua/Li Gang)

BEIJING, 3 décembre (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a souligné l'approfondissement de la réforme militaire par la réduction de la taille de l'armée tout en améliorant ses capacités de combat et en optimisant la structure.

M. Xi, également président de la Commission militaire centrale, a tenu ces propos lors d'une réunion de deux jours sur les réformes de la taille, de la structure et de la formation de l'armée, qui s'est clôturée samedi.

"C'est un changement majeur et inévitable", a-t-il précisé. "Nous devons saisir l'opportunité et faire des percées."

 

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http://french.xinhuanet.com/2016-12/03/c_135878328.htm 


 

LE F-35 US RIDICULE FACE AUX CHASSEURS CHINOIS MIEUX ARMES, PLUS RAPIDES ET PLUS MANIABLES

Le F-35 américain est-il une menace pour la Chine?

 Depuis 1 heure  2 décembre 2016

f35

 Amérique et Europe

 

 

Le National Interest a publié un article intitulé «La Russie et la Chine, soyez prêtes: les porte-avions américains auront des chasseurs furtifs l’année prochaine». Selon son auteur, la mise en service des F-35 furtifs embarqués rendra plus flexibles les capacités offensives de la marine américaine.

L’expert militaire Vassili Kachine a commenté à l’intention de Sputnik cette publication de la revue bimestrielle américaine. Au plan théorique, l’apparition de ces chasseurs embarqués doit exercer un impact sur l’équilibre des forces dans l’océan Pacifique et rehausser les chances de succès de la stratégie de bataille maritime contre les forces de l’armée chinoise dans la région.

Un chasseur furtif à grand rayon d’action doit permettre aux groupes de porte-avions de porter des frappes paralysant les centres de gestion et de commandement des forces armées chinoises et de rester en sécurité loin des côtes chinoises.

Il est cependant peu probable que les porte-avions puissent se trouver en dehors de la zone d’action de missiles balistiques antinavires chinois comme le DF-21D et surtout le DF-26D. Ce dernier missile a une portée de 4 000 km, ce qui dépasse le rayon d’action des F-35C, sans parler des F-35B à décollage vertical qui seront embarqués sur les navires de débarquement universels de la marine américaine.

Cependant, au fur et à mesure que les porte-avions américains s’éloignent des côtes chinoises, les Chinois auront davantage de problèmes pour les détecter et les suivre. Dans un avenir prévisible, les groupes de porte-avions chinois ne présenteront pas de menace pour les porte-avions américains.

D’autant plus que les Chinois ne fixent pas de tels objectifs. Le Liaoning et deux porte-avions en construction utilisent le système soviétique de décollage sans catapulte, ce qui plafonne la masse des avions. En plus, ces bâtiments ne pourront pas embarquer plus de 25 chasseurs J-15. Il est évident que pour suivre et détruire des groupes de porte-avions américains, les Chinois utiliseront essentiellement les missiles balistiques antinavires, les sous-marins et les avions d’attaque basés au sol et armés de missiles antinavires.

En outre, les Chinois augmentent les investissements dans le développement de grands drones « stratégiques » de reconnaissance, à l’instar des Global Hawk américains, ainsi que dans le développement des satellites de reconnaissance navale. Les chasseurs chinois de 5e génération J-20 sont de plus grande taille que les F-35 et sont évidemment conçus pour opérer dans les zones navales en tant qu’avions-lanceurs de missiles antinavires.

De cette façon, les porte-avions américains avec F-35 à bord seront menacés par des missiles balistiques antinavires, des bombardiers lourds H-6K dotés de missiles de croisière antinavires, ainsi que par des avions d’attaque furtifs comme les J-20 et des missiles antinavires supersoniques lancés par des sous-marins chinois.

Le F-35 a été conçu pour attaquer des cibles côtières, et la défense aérienne des groupes de porte-avions n’était pas sa mission prioritaire. Ses caractéristiques ne sont pas optimales dans nouvelle la situation, pour la marine américaine, dans la partie ouest de l’océan Pacifique. Les F-35 seront confrontés à des chasseurs ennemis dotés de puissants radars et de missiles air-air de grande portée produisant une faible signature radar. En outre, ces avions sont mieux armés que les F-35, ils volent plus vite et à de plus grandes distances et sont plus manœuvrables. Pour contrer les frappes de missiles de croisière contre leurs navires, les F-35 devront patrouiller la zone en permanence.

Mais sa philosophie repose sur les idées stratégiques erronées des années 1990, d’après lesquelles la suprématie des États-Unis en mer et dans les airs était garantie en toutes conditions. L’avenir montrera si les Américains parviendront à atteindre leurs objectifs dans les nouvelles conditions.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/126425


 

LE PRESIDENT XI JINPING : L’HISTOIRE ET LES PEUPLES SE SOUVIENDRONT DE FIDEL CASTRO

 

L'Histoire et les peuples se souviendront de Fidel Castro (président chinois)

    French.xinhuanet.com | Publié le 2016-11-27 à 00:31
 

BEIJING, 26 novembre (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a déclaré samedi que l'Histoire et les peuples se souviendront de Fidel Castro, qualifiant le dirigeant révolutionnaire cubain de "grande personnalité de notre époque".

M. Xi, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a tenu ces propos dans un message de condoléances délivré à Raul Castro, premier secrétaire du Comité central du Parti communiste cubain, président du Conseil d'Etat et du Conseil des ministres de Cuba, suite au décès de Fidel Castro vendredi à l'âge de 90 ans.

"Au nom du PCC, du gouvernement et du peuple chinois et en mon nom propre, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances au décès du camarade Fidel Castro et la sympathie la plus sincère à sa famille", a déclaré M. Xi.

Fidel Castro, fondateur du Parti communiste cubain et de la cause socialiste de Cuba, était un grand leader du peuple cubain, a indiqué M. Xi, ajoutant qu'il a apporté des contributions historiques immortelles et consacré toute sa vie à la grande cause du peuple cubain de la lutte pour la libération nationale, la sauvegarde de la souveraineté nationale et l'édification du socialisme.

Fidel Castro a également apporté des contributions historiques immortelles au développement socialiste à travers le monde, a ajouté M. Xi.

Fidel Castro a également consacré sa vie à l'amitié entre la Chine et Cuba, a indiqué M. Xi.

M. Xi a ajouté que les relations sino-cubaines ont connu un développement important depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a 56 ans grâce à la sollicitude et aux efforts de Fidel Castro.

"Avec le décès de Fidel Castro, le peuple chinois a perdu un camarade proche et un ami sincère. Son image glorieuse et de grandes réalisations seront dans l'histoire", a déclaré M. Xi.

"Le grand Camarade Fidel Castro restera dans les mémoires", a déclaré le président chinois.

Lire aussi:

>>> Le dirigeant cubain légendaire Fidel Castro décède à l'âge de 90 ans (PAPIER GENERAL)

LA HAVANE, 26 novembre (Xinhua) -- Le dirigeant révolutionnaire cubain Fidel Castro est décédé vendredi à l'âge de 90 ans.

http://french.xinhuanet.com/2016-11/27/c_135860709.htm


 

LA CHINE EN ETAT D’ALERTE MAXIMALE

La Chine est en état d'alerte maximale

Mon Nov 21, 2016 6:20PM

Parade militaire à Pékin, le 3 septembre 2015. ©Sipa

Parade militaire à Pékin, le 3 septembre 2015. ©Sipa

Suite aux sanglants conflits armés au nord du Myanmar, la Chine se met en état d'alerte maximale.

Selon l'agence de presse iranienne Tasnim citant Reuters, la Chine suit l'évolution de la situation dans le nord du Myanmar après le conflit armé dans les localités du nord. Suite à cela, Pékin a mis ses forces armées en état d'alerte maximale.

L'agence de presse chinoise officielle Xinhua a rapporté que le pays a même mis en place des refuges pour un grand nombre de personnes qui ont fui les conflits armés.

Hier, dimanche, trois groupes armés ont lancé simultanément une attaque sur les positions de la police dans les villes de Musseh et de Kut Kai dans le nord-est du Myanmar.

Xinhua a ajouté en citant des sources locales  que ces attaques avaient causé des dégâts aux civils et aux militaires.

Le ministère chinois de la Défense a pris un communiqué dans lequel il exprime le souhait que le calme revienne aux frontières; il demande aussi à la population d'éviter d'accomplir des actes susceptibles de faire monter les tensions.

Il est expressément écrit dans ce communiqué :

" L'armée de la Chine est en état d'alerte maximale et l'on prendra les mesures nécessaires à la sauvegarde de notre souveraineté territoriale et à notre sécurité; nous assurerons la sécurité des personnes habitant près de la frontière."

L'ambassade de la Chine au Myanmar a appelé à un cessez-le-feu afin que la stabilité revienne aux zones frontalières des deux pays. Le gouvernement chinois a accueilli pour une durée provisoire les ressortissants du Myanmar qui ont fui les récents conflits dans leur pays.

http://presstv.com/DetailFr/2016/11/21/494580/Pkin-en-tat-dalerte-maximale


 

PEKIN : REUNION INTERNATIONALE : LE DEVELOPPEMENT ET LE RENOUVEAU DU SOCIALISME AU XXIe SIECLE

Pékin : Réunion internationale : Le développement et le renouveau du socialisme au XXIe siècle

14 Nov

La Pravda №126 (30477) 11-14 Novembre 2016

 

Interview réalisée par Victor Trouchkov.

 

Les communistes russes rendent compte d’une importante réunion sur le marxisme-léninisme qui s’est tenue en Chine. Par parenthèse j’aimerais bien savoir qui était ce représentant français partisan d’occuper les banques et qui s’est gardé pour lui un tel événement. La prochaine fois je propose Marianne qui non seulement parle entre autres le russe et le chinois, mais est nettement plus active dans la diffusion des informations comme elle le prouve ici par sa traduction (note de Danielle Bleitrach)

 

https://kprf.ru/pravda/issues/2016/126/article-56680/

 

La capitale chinoise a accueilli le VIIème forum international des chercheurs marxistes. Parmi les participants se trouvaient un collaborateur régulier de la Pravda, membre du Comité central du Parti communiste, viceprésident du Comité exécutif politique du Conseil central de l’UCP-PCUS Juozas Ermalavichyus et le membre du Présidium du Comité central du Parti communiste ukrainien, membre du Conseil central de l’UCP-PCUS Guéorgui Kryuchkov. Ils ont partagé leurs impressions et réflexions (l’un – directement, le second – par e-mail) suite à cette rencontre scientifique des marxistes venus du monde entier. Afin que le lecteur puisse accéder à une meilleure compréhension de cet événement majeur pour la science marxiste, le récit de ces participants au forum est présenté sous la forme d’une conversation avec un journaliste de la Pravda. Sans théorienous sommes morts

 

V.T. Commençons par les caractéristiques générales de ce VIIème forum de Pékin, traditionnelle rencontre des chercheurs marxistes: qui sont les organisateurs, qui a participé cette année, et ainsi de suite. Dans la mesure où Guéorgui Korneevich a participé au forum précédent, il a la possibilité de comparer. A lui le premier mot.

G.K. Le VII Forum Socialiste International avait cette fois-ci pour thème « Le développement et le renouvellement du socialisme au XXIe siècle.» Ses organisateurs étaient l’Académie chinoise des sciences sociales, le Département de la propagande du Comité central du Parti communiste de Chine, le Comité pour les affaires internationales et juridiques du Comité permanent du Conseil national des représentants du peuple. Le forum réunissait des représentants de 32 partis communistes du monde entier. Parmi eux il y avait des délégations des Partis communistes de la Fédération de Russie, de l’Ukraine, de la Biélorussie, la Lituanie, la Bulgarie, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, le Vietnam, le Laos, la Corée du Nord, l’Inde, le Japon, Cuba, les États-Unis, le Canada, le Brésil, l’Argentine, d’un certain nombre d’Etats africains, de l’Australie. Beaucoup de partis (par exemple le Parti communiste du Bélarus) étaient représentés par leurs dirigeants. Un total de 108 participants de différents pays et 287 «experts locaux» – des scientifiques, des professeurs d’université, des employés d’institutions scientifiques de Pékin et de toutes les provinces chinoises.

 

Le forum s’est distingué par une excellente organisation, une grande activité des participants et une atmosphère de franche camaraderie. Aux deux séances plénières, tenues le 21 octobre, en plus des trois représentants des autorités officielles chinoises ont parlé 21 personnes, et plus de 20 analystes ont partagé leurs points de vue lors de la tenue dans la soirée du même jour, d’une « table ronde ». Le deuxième jour, les travaux se sont poursuivis en quatre sections, où sont intervenues environ 80 personnes.

 

La Chine fait référence à Lénine

J.E. Pour les lecteurs de la Pravda je vais essayer de présenter principalement les contributions des camarades chinois.

 

Le Forum a été ouvert par le Président de l’Académie chinoise des sciences sociales (CASS), l’académicien Wang Vayguan. En fait, il a identifié une série de sujets qui ont été discutés en assemblée plus tard. Au centre de son rapport était la signification historique mondiale de la Grande Révolution socialiste d’Octobre et son 100èmeanniversaire pour le mouvement communiste international. L’orateur a souligné que la révolution accomplie il y a près d’un siècle a prouvé de façon concluante la justesse du marxisme-léninisme, qui reste encore aujourd’hui le fondement théorique du mouvement révolutionnaire dans toutes les parties du monde.

 

Dans le rapport, beaucoup d’attention a été accordée au léninisme en tant que marxisme de l’époque moderne. L’énorme contribution de Lénine dans l’élaboration théorique des problèmes de la révolution socialiste et l’importance de son travail pour le mouvement communiste international moderne. Il a été souligné le rôle exceptionnel de l’œuvre de Lénine « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » pour la lutte des travailleurs d’aujourd’hui dans la défense de leurs intérêts fondamentaux, pour comprendre les tendances dans le fonctionnement du capitalisme moderne. Il est à noter que de nombreux chercheurs participant au forum se sont appuyés sur cette œuvre remarquable de Lénine, ils l’ont vu comme une importante base méthodologique pour la compréhension de l’impérialisme moderne, la crise générale du système capitaliste et la nécessité objective de la lutte des travailleurs.

 

G.K. En général, dans les discours des représentants officiels du Parti chinois et des institutions scientifiques, qui ont suscité un grand intérêt, est souligné la loyauté du PCC, des dirigeants chinois au marxisme-léninisme, à la cause du socialisme, aux idées de la Grande Révolution socialiste d’ Octobre. D’ailleurs, on a beaucoup plus parlé de Lénine que dans le forum de l’an dernier.

 

V.T. Vous faites référence aux interventions des camarades chinois? Ou bien les représentants de l’Europe ont également noté le grand rôle de Lénine?

G.K. Les orateurs européens, malheureusement, n’ont pas fait référence à Lénine. Le chef de file très actif de l’un des Partis communistes français a promu avec insistance l’idée que la lutte dans les pays capitalistes doit être menée non pas contre le pouvoir, mais contre les banques, les occuper… Dans le même temps, parmi les orateurs il y avait de nombreux camarades d’Afrique. En règle générale, leurs rapports étaient combatifs et avaient un assez haut niveau théorique. Ils ont souvent mentionné l’œuvre de Lénine.

 

J.E. Wang Waiguan et les autres chercheurs chinois ont accordé une grande attention à l’état actuel du capitalisme mondial, et noté l’épuisement des ressources nécessaires à son développement. Aujourd’hui, disent-ils, le capital financier a un rôle éminemment destructeur. Les chercheurs chinois ont largement fait usage d’un concept tel que « l’impérialisme financier», soulignant son rôle agressif et destructeur dans les processus mondiaux modernes. Ils ont souligné que seul un renouvellement révolutionnaire du monde peut sauver l’humanité.

 

Une place importante dans les rapports et les communications des chercheurs chinois et étrangers participant au forum a été accordée à la contre-révolution bourgeoise et la restauration du capitalisme dans l’espace post-soviétique et les pays européens du camp socialiste. Il ne s’agissait pas seulement de se lamenter sur la défaite infligée au socialisme, mais aussi de rechercher les causes et tirer les leçons de la défaite. Dans le même temps, il a été souligné que la restauration du capitalisme a conduit à détérioration générale de la vie des peuples de l’ancien système socialiste.

 

Les participants ont estimé à l’unanimité que le seul moyen de sortir de l’impasse historique est de remettre ces pays sur la voie du socialisme. Les chercheurs chinois ont souligné que le succès du développement du socialisme aux caractéristiques chinoises est une preuve convaincante des caractéristiques remarquables de cette voie de développement.

 

Au centre du mouvement révolutionnaire

J.E. A cela je voudrais ajouter qu’aujourd’hui le centre du mouvement révolutionnaire mondial est la République populaire de Chine.

 

V.T. Juozas Yuozasovich, cette affirmation a-t-elle été prononcée lors du forum?

J.E. Je voudrais tout d’abord donner mes arguments en sa faveur. Tout d’abord, après la Grande Révolution socialiste d’Octobre, la révolution chinoise a été le plus grand événement témoignant de la crise générale du capitalisme. Deuxièmement, les forums annuels consacrés aux différents aspects de l’instauration et du développement du socialisme sont également la preuve du fait que la Chine est devenue le centre du mouvement révolutionnaire mondial. Troisièmement, la Chine d’aujourd’hui est le meilleur exemple de développement économique réussi à travers le monde.

 

En ce qui concerne les rapports entendus lors du forum, ce point de vue a été exprimé en plénière par Egon Krenz. Il a dit, en particulier, que maintenant les yeux de l’humanité progressiste se sont tournés vers la Chine, et il a en outre expliqué: Aujourd’hui, la Chine est le centre du mouvement révolutionnaire mondial.

 

V.T. Je ne suis pas sûr que cette question soit déjà tranchée historiquement. La Chine, bien sûr, est le centre d’un groupe de pays qui continuent la construction socialiste. Mais cela fait-il automatiquement de la Chine le centre du mouvement révolutionnaire mondial? Cette question, il me semble, est toujours ouverte.Même si Staline lui-même a dit quelque chose en ce sens il y a 67 ans. En juin 1949, avant la proclamation de la République populaire de Chine, lors d’une réception en l’honneur de la délégation chinoise, il a dit qu’au début du XXe siècle, le centre du mouvement révolutionnaire était passé de l’Europe occidentale à l’Est, et maintenant, au milieu du siècle, il s’est déplacé vers la Chine et l’Asie de l’Est. Une telle déclaration était logique, la région étant saisie par des événements révolutionnaires, avec en leur centre la Chine. Maintenant, il semble que la situation soit différente. Il semble plutôt que la Chine se concentre sur ses propres problèmes internes. Les camarades chinois ont-ils parlé d’un déplacement du centre du mouvement révolutionnaire mondial vers la Chine?

J.E. Non, les Chinois eux-mêmes n’en parlent pas.

 

G.K. Cependant, un des thèmes récurrents dans le forum a été celui de la nécessité de renforcer la solidarité internationale des communistes, en créant à cet effet une structure similaire à l’Internationale communiste. Dans certains discours s’est exprimée l’opinion que le PCC pourrait endosser cette mission. J’ai eu l’impression que les camarades chinois ne verraient pas cela d’un mauvais œil.

 

J.E. Le Directeur du Centre pour l’étude du socialisme mondial auprès de l’Académie des Sciences Sociales, le Professeur Li Shenmin, a prononcé lors de la session plénière du forum un rapport qui montre le rôle du marxisme-léninisme comme base méthodologique non seulement pour le développement des sciences sociales, mais aussi la pratique de la construction du socialisme aux caractéristiques chinoises. L’orateur a attiré l’attention sur le fait que le Secrétaire général du Comité central Xi Jinping souligne constamment dans ses discours: la base méthodologique de la politique du Parti, la base théorique de la construction du socialisme aux caractéristiques chinoises est le marxisme-léninisme.

 

Le marxisme-léninisme remplit sa fonction méthodologique dans l’amélioration des relations économiques et du développement humain. L’homme, selon Li Shenmin, est au centre de la construction du socialisme en Chine. Il a rappelé l’exigence de Lénine pour les communistes à tous les stades du développement social d’être à la hauteur pour résoudre les problèmes du parti et de la société.

 

Une analyse approfondie des processus en cours a fait l’objet du rapport du chef du département d’organisation du Comité central du Parti communiste chinois Xu Guanzhong. Il a informé les participants sur la nouvelle stratégie de construction du socialisme en Chine. Elle est rendue nécessaire par la complexification du processus de développement social. On voit croître, en particulier, le rôle des masses – soutien principal de la politique du PCC. Lorsque cette relation est affaiblie, apparaissent des phénomènes négatifs comme la corruption, y compris dans les structures du pouvoir. Aujourd’hui, le Parti communiste, a souligné Xu Guanchhun, accorde une grande attention au développement de l’économie fondé sur l’innovation. Cela nécessite de renforcer le travail éducatif des organisations du parti, car il n’existe aucun automatisme dans la transition vers le développement innovant.

 

G.K. Mettant l’accent de manière unanime sur le rôle des 80 millions d’adhérents du Parti communiste, les camarades chinois ont déclaré que le gouvernement de la RPC voit le renforcement de l’Etat socialiste comme une des tâches les plus importantes et une condition préalable à la réussite des projets du Parti.

 

J.E.Le Pro-recteur de l’Académie chinoise des sciences sociales, le Professeur Zhu Lan dans son rapport attire l’attention sur les caractéristiques du processus révolutionnaire mondial moderne. La révolution, a fait valoir l’orateur, ne se limite pas au changement de système social, mais comprend également un changement obligatoire de la qualité des forces productives. Le PCC part du fait que, sans une amélioration radicale des forces productives de la société chinoise, construire le socialisme dans le pays est impossible.

 

En soutenant cette conclusion importante, le directeur de l’Institut pour l’étude du marxisme de l’Académie chinoise des sciences sociales, le Professeur Zheng Enfu a souligné que les chercheurs marxistes de la Chine affirment avec conviction que les moyens de réaliser un saut qualitatif dans les forces productives d’un pays qui construit le socialisme ne peuvent pas provenir de méthodes capitalistes de gestion. Le capitalisme a épuisé ses possibilités dans toutes les sphères de la société, il n’est plus en mesure de servir au progrès historique. Cette conclusion marxiste-léniniste, explique le professeur Zheng Enfu, est valable non seulement pour la Chine moderne, mais aussi pour tous les autres pays du monde, de sorte que chaque parti communiste doit compter sur lui dans ses activités politiques. Cependant, dans certains discours, les collègues chinois ont exprimé leur préoccupation, en particulier, l’invitation à rejoindre les rangs du PCC adressée à des « patriotes » millionnaires et même milliardaires. Ils se demandent: quelles conséquences cela peut-il produire?

 

Des leçons difficiles, mais nécessaires

J.E. Le dernier secrétaire général du Parti socialiste unifié d’Allemagne, Président du Conseil d’Etat de la RDA et figure importante du mouvement communiste international Egon Krenz a été accueilli chaleureusement par les participants du forum. Il a souligné que toute la transformation des relations sociales à la charnière des années 1980-1990-s dans la grande Union soviétique et en Europe de l’Est fait partie d’un processus unique de contre-révolution antisocialiste. Il y a un quart de siècle, le mouvement communiste mondial n’était pas préparé à cette puissante attaque contre-révolutionnaire du capital: il avait déjà été atteint par l’opportunisme, comme en témoigne la politique perfide de Gorbatchev et de ses partisans à l’intérieur et à l’extérieur du Parti communiste. Le Parti communiste doit étudier attentivement les leçons du passé récent, afin de prévenir une nouvelle expansion de la contre-révolution à tel ou tel endroit. Du rapport de E. Krenz il est possible de tirer une conclusion sans équivoque: le recul du socialisme est une étape régressive de l’histoire du monde.

 

V.T. Dans l’analyse de la tragédie des années 1980-1990, à mon sens, le rôle réactionnaire du capitalisme mondial et la trahison de Gorbatchev et de ses partisans et complices ont déjà été abondamment analysés. Mais beaucoup moins d’attention est accordée aux racines de l’opportunisme. Peu d’études se sont penchées sur sa dynamique, son gonflement dans les échelons supérieurs d’un certain nombre de partis communistes. Il semble que la contre-révolution ait été la conséquence du renoncement des communistes au marxisme-léninisme en tant que doctrine. La rupture du lien entre«marxisme» et «léninisme» que l’on observe encore aujourd’hui est née dans le mouvement communiste à l’époque de l’eurocommunisme et n’était pas encore complètement éliminée dans les années 1970-1980. Aujourd’huicette rupture se voit souvent transformée non seulement en projets nationaux de construction de modèle du socialisme, mais aussi en modèles nationaux de la théorie marxiste. Les discours des camarades chinois à la « table ronde » de Moscou en 2013, par exemple, évoquaient la nécessité de développer un  » marxisme sinisé. » Cette question a-t-elle été soulevée lors du forum de Pékin cette année?

J.E. Je n’ai pas entendu un seul mot sur le sujet lors du forum de Pékin.

 

G.K. Les camarades chinois sur ce forum n’ont pas parlé de «marxisme sinisé» mais de «socialisme aux caractéristiques chinoises », ajoutant (certainement en référence à Xi Jinping), que ce qui est déterminant ici est le mot «socialisme».

 

On notera en particulier que les camarades chinois, analysant objectivement et éclairant le chemin parcouru, n’ont pas craint de désigner franchement les échecs, les mauvaises décisions et les pertes, mais sans piétiner le passé, sans se complaire à des « danses sur les os » de leurs prédécesseurs. Les intervenants se sont exprimés de manière pragmatique sur les tâches à entreprendre, sur les nouvelles conditions de la lutte pour le socialisme moderne, dans lesquelles les communistes doivent agir aujourd’hui.

J.E. Dans ce forum, l’idée qui est apparue assez fortement est la nature révolutionnaire de l’époque contemporaine. Prenant la parole lors de la session plénière, le Secrétaire du Parti communiste d’Australie Robert Martin Britton a déclaré que son parti met son objectif stratégique dans la victoire révolutionnaire sur le capitalisme dans son pays. Dans le même temps, il a noté qu’il y a une renaissance du mouvement communiste mondial ces dernières années. Le représentant du Parti communiste (marxiste) de Grande-Bretagne Randzhet Brar, en solidarité avec son ami australien, a affirmé qu’au stade actuel le capitalisme ne peut être renversé que par des moyens révolutionnaires.

 

C’est avec une grande attention que les participants à la conférence ont écouté le rapport de la séance plénière prononcé par le premier secrétaire du Parti communiste du Bélarus Karpenko. Il a parlé de la préservation des fondements socialistes en Biélorussie moderne. Cependant, il n’a pas caché les difficultés causées à son pays par la restauration capitaliste dans les pays voisins de la Biélorussie. Il a salué le rôle du président Loukachenko dans le maintien des bases socio-politiques et économiques posées par le socialisme dans l’État biélorusse moderne.

 

Concluant la session plénière finale, le professeur Li Shenmin a annoncé que le VIIIème Forum de Pékin, consacré aux problèmes du socialisme, aurait lieu en 2017 et serait dédié au 100e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre.

 

Traduit par Marianne pour Histoire et Société

https://webmail1p.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_JUNK&IDMSG=97403&check=&SORTBY=1


 

COOPERATION RUSSO-CHINOISE POUR RENFORCER LA SECURITE DE LA REGION

Défense: essor de la coopération sino-iranienne

Tue Nov 15, 2016 5:18PM

Le président iranien, Hassan Rohani, rencontre le ministre chinois de la Défense, Chang Wanquan, le 15 novembre 2016 à Téhéran. ©president.ir

Le président iranien, Hassan Rohani, rencontre le ministre chinois de la Défense, Chang Wanquan, le 15 novembre 2016 à Téhéran. ©president.ir

« Téhéran souhaite l’approfondissement de sa coopération avec Pékin sur tous les plans afin de renforcer la sécurité de la région », a déclaré le président iranien.

Lors d’une rencontre, mardi 15 novembre à Téhéran, avec le ministre chinois de la Défense, le président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani, a déclaré que le terrorisme et l’ingérence illégitime de certains pays dans les affaires d’autrui constituaient deux menaces sérieuses pour le monde entier.

« Les relations entre l’Iran et la Chine sont fondées sur le respect et les intérêts réciproques. L’Iran accorde une importance toute particulière à l’essor de ses relations avec la Chine étant un pays majeur de l’Asie et un ancien ami des Iraniens », a déclaré Hassan Rohani. 

Et d’ajouter: « La sécurité d’Asie, de l’océan Indien, de la mer de Chine et du golfe Persique est indissociable. Il faut se mobiliser pour garantir la sécurité d’Asie et la République islamique d’Iran joue un rôle majeur dans l’instauration de la sécurité et de la stabilité du monde.»

Le président iranien a souligné que l’ambiance post-accord avait rendu le terrain propice à l’essor des coopérations sino-iraniennes sur les plans énergétique, défensif, économique et nucléaire. Téhéran est prêt à mettre en application tous les accords qu’il avait signés avec Pékin dont et surtout les accords en matière de défense.

©president.ir

De son côté, le ministre chinois de la Défense, le général Chang Wanquan, a déclaré que la Chine poursuivait ses coopérations avec l’Iran, en tant que première puissance de la région, afin de renforcer la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient.

« Les relations diplomatiques, économiques, défensives et interparlementaires qu’entretiennent l’Iran et la Chine sont au beau fixe. L’Iran est un grand et important pays qui bénéficie d’une riche Histoire et civilisation. Les coopérations sino-iraniennes en matière de lutte antiterrorisme revêtent donc une importance toute particulière », a indiqué le général Chang Wanquan.

Le ministre chinois de la Défense est arrivé, dimanche 13 novembre, à Téhéran, à la tête d’une haute délégation, dans le cadre d’une visite de trois jours. Il s’est entretenu avec des responsables politiques et militaires de la République islamique d’Iran des questions d’intérêt commun et des évolutions régionales et internationales.

http://presstv.com/DetailFr/2016/11/15/493769/Iran-Chine-Dfense-Hassan-Rohani-Chang-Wanquan


 

LA CHINE CREE LE MEILLEUR MISSILE ANTINAVIRE DU MONDE

Le CM-302 chinois, meilleur missile antinavire du monde?

 Depuis 5 minutes  10 novembre 2016

missilechinois

 Asie et Afrique - Chine

 

Pékin a annoncé la mise en œuvre du « meilleur missile antinavire du monde », le CM-302, sur fond de hausse des tensions au large de la mer de Chine méridionale. L’un des plus grands producteurs d’armement chinois, China Aerospace Science and Industry Corp (CASIC), a présenté lors de l’Airshow China dans la ville de Zhuhai une toute nouvelle fusée antinavire supersonique CM-302 capable d’anéantir des cibles au sol et destinée à l’exportation, a déclaré l’expert militaire russe Vassili Kachine dans une interview accordée à Sputnik.

« En réalité, la Chine a fait des progrès en matière de production de missiles antinavires supersoniques sans pourtant se montrer apte à créer des technologies vraiment innovantes dans ce domaine », a stipulé l’expert.

Selon lui, Pékin a toujours du retard dans ce secteur, car la production de CASIC et de CASC ne sont en réalité que des missiles russes modifiés. Mais cette approche ne doit pas être pour autant sous-estimée. En quelque sorte, la Chine dépasse d’autres pays occidentaux, y compris les États-Unis, qui ne possèdent que des engins subsoniques.

Néanmoins, l’armée chinoise n’est toujours pas équipée de missiles antinavires supersoniques lourds à l’instar des modèles russes P-1000 Bazalt et P-700 Granit, qui se présentent sous la forme d’un petit avion blindé de sept tonnes volant à la vitesse de 2,5 mach, équipé d’appareils de lutte ECM et d’une portée de plus de 700 kilomètres.

Les fusées « intelligentes » de ce type sont capables d’échanger des informations entre eux pendant le vol et ainsi corriger la direction et la précision de l’attaque, tout comme anéantir des cibles sous différents angles. Les fusées russes Bazalt et Granit sont également conçues pour atteindre des cibles au sol et anéantir les porte-avions. « Aujourd’hui, les progrès de la Chine dans ce domaine ont une influence majeure sur la situation dans le Pacifique et inquiètent les États-Unis, vu le nombre et la portée croissantes de missiles de croisière supersoniques chinois », poursuit Vassili Kachine.

Selon l’expert, Moscou envisage pour sa part de créer dans un futur proche des armes antinavires plus sophistiquées, dont le missile hypersonique Tsirkon qui se déplace à la vitesse de 5 mach pour les croiseurs lance-missiles nucléaires Piotr Véliki (Pierre le Grand) et Amiral Nakhimov. De plus, la conception d’un missile antinavire hypersonique est effectuée également dans le cadre de la coproduction russo-indienne BrahMos.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/93300


 

MATTHEW JAMISON : COMMENT FONCTIONNE LE MODELE DEMOCRATIQUE CHINOIS

Comment fonctionne le modèle démocratique chinois


Par Matthew Jamison – Le 31 octobre 2016 – Strategic Culture.

Pour avoir voyagé à travers les États-Unis récemment, en étant basé à Los Angeles / Californie, j’ai eu l’occasion d’interviewer divers Américains au sujet de leurs opinions sur la prochaine élection présidentielle et plus généralement sur le système politique en Amérique et l’état de la démocratie électorale américaine. Je me suis entretenu avec des Américains de nombreuses origines ethniques, géographiques, politiques et religieuses ou laïques dans l’un des melting pots les plus diversifiés du pays – Los Angeles – et il m’a semblé y percevoir une profonde désillusion envers le processus démocratique, en particulier au niveau du Congrès et de la présidence, et envers une élection basée sur les milliards de dollars d’une véritable industrie faites de sondeurs, de consultants médiatiques, de stratèges et Cie.

 

Un sentiment répandu de malaise et de dysfonctionnement du système électoral, démocratique et médiatique concernant ces élections libres, cette presse libre et plusieurs partis politiques semble avoir pris racine, non pas tant au sein de l’élite politique de l’organe de direction, mais plutôt (et donc encore plus crucial) au sein des électeurs. Le cynisme, la confusion et le désespoir sont ancrés dans l’électorat américain sur la manière dont leur démocratie a coulé pour atteindre le niveau du débat entre Trump et Clinton et sur l’intensité avec laquelle le système politique à deux partis est devenu polarisé. Comme pour le vote choc du Brexit au Royaume-Uni, l’émergence de Trump et l’avilissement de la campagne présidentielle américaine a conduit certains Américains (et même des Britanniques) à se poser des questions fondamentales sur l’efficacité, l’efficience et la sagesse de leur système électoral.

Pas tant concernant la démocratie en elle-même comme concept et fondement du gouvernement, mais sur la façon dont la démocratie est exercée, canalisée et organisée et, plus précisément, sur la relation nécessaire entre les organes et les infrastructures de sociétés et États multidimensionnels complexes pour parvenir à une plus grande harmonie, équilibre et cohérence interne. Le public est de plus en plus réticent face à la discorde et la rancune politique dues à la compétition électorale entre les partis. Le public comprend la nécessité d’une classe d’élite de fonctionnaires régissant qui sont intéressés et compétents en politique et en relations publiques et il comprend aussi que, comme pour eux-mêmes et tous les êtres humains, les gens puissent être imparfaits et faire des erreurs. Ce qu’il ne peut pas tolérer est la corruption systémique et ce sectarisme politique pathologique qui crée une impasse gouvernementale et génère des problèmes économiques, sociaux et culturels.

Ainsi, à bien des égards, l’élection présidentielle américaine de 2016 et la campagne référendaire britannique de l’UE ont été un atout important pour le Parti communiste chinois et son modèle de démocratie consultative du XXIesiècle, par opposition à la démocratie électorale occidentale. Certains en Occident sont devenus tellement happés par leurs propres systèmes politiques qu’ils ne peuvent pas comprendre ou reconnaître qu’il existe de nombreuses formes et variantes de démocraties. La démocratie n’est pas monolithique comme la Chine n’est pas monolithique. Des modèles démocratiques différents sont exercés aujourd’hui, parallèlement au processus démocratique électoral occidental.

La Chine, par exemple, n’est pas cette dictature totalitaire communiste monolithique que certains Occidentaux mal informés et plein de préjugés ont tenté de caricaturer. Son Parlement, son Congrès national populaire, ne sont pas dominés par un seul parti, le Parti communiste chinois. Il existe bien d’autres partis politiques aux cotés du PCC qui sont admis au Congrès national populaire. Ils y ont un rôle consultatif et peuvent modifier le processus législatif. Le gouvernement communiste accepte régulièrement des modifications apportées à son programme législatif par les autres partis. Il y a aussi de multiples factions concurrentes et différentes au sein du Parti communiste lui-même, donc même le Parti communiste chinois n’est pas une entité monolithique.

Le système politique chinois favorise surtout la stabilité sociale et économique qui est le fondement de la construction d’une bonne société et qui se base sur les principes confucéens de lutte pour une plus grande harmonie plutôt qu’une concurrence qui conduit inévitablement à des conflits. Il y a une énorme quantité de consultations publiques menée en Chine avec divers mécanismes disponibles pour que le public puisse apporter sa contribution à la formulation du système législatif, politique et social. Il se tient même des élections au niveau local pour élire le Congrès national populaire. Les citoyens chinois votent pour les Congrès populaires locaux, semblables aux législatures des États américains ou aux conseils locaux en Grande-Bretagne. Les Congrès populaires locaux sont soumis à des élections avec un choix de différents candidats en lice. Les candidats qui sont élus à la section locale du Congrès populaire auront alors un rôle dans la procédure de sélection des candidats au Congrès populaire national.

Donc, même au sein de ce que certains critiques occidentaux ignorants et hostiles appellent une dictature totalitaire, il y a des élections démocratiques. Et pour une soit disant dictature, il y a des limites strictes à la durée du mandat du président et du comité permanent du Politburo, seulement dix ans, suivi d’une passation de pouvoir ordonnée, contrairement à la Grande-Bretagne, qui n’a pas de limite à long terme sur le temps pendant lequel un chef de gouvernement peut servir (en théorie un Premier ministre pourrait exercer aussi longtemps qu’il a l’appui des membres du parti et des électeurs).

Le peuple chinois est fasciné par l’Occident et la culture occidentale. Ils veulent apprendre autant que possible de l’Occident et travailler avec lui. Cependant, ils sont, et à juste titre (tout comme le sont devenus beaucoup d’Occidentaux), méfiants vis-à-vis de la démocratie électorale moderne occidentale du XXIesiècle, dirigée par l’argent, la manipulation médiatique et basée sur le conflit. Ils observent le cirque du Brexit ; l’élection du Hamas à Gaza en 2006 ; la pseudo-démocratie sectaire et anarchique d’Irak ou l’émergence d’un homme politique comme Donald Trump, les milliards de dollars versés dans les élections américaines et craignent à juste titre la sorte de politiciens que ce genre d’élections en Chine pourraient produire. Les priorités du peuple chinois sont comment faire durer un taux de croissance économique de 7% ou plus pour nourrir, habiller, éduquer, loger et fournir emploi et système de santé à près de 1,4 milliard de personnes tout en maintenant la cohésion sociale, la paix, l’harmonie, l’éducation et la prospérité pour tous les citoyens. Il ne s’agit pas seulement de glisser un morceau de papier dans une urne pour des politiciens en place aujourd’hui, partis demain. Peut-être que l’Occident pourrait apprendre de la démocratie consultative chinoise, surtout après l’année du Brexit et de Trump.

Matthew Jami

Article original publié dans Strategic Culture

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.

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http://lesakerfrancophone.fr/comment-fonctionne-le-modele-democratique-chinois


 

COOPERATION NUCLEAIRE SINO-RUSSE

La Russie va construire deux nouveaux réacteurs nucléaires en Chine

Tue Nov 8, 2016 4:42PM

Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, et son homologue russe, Dmitri Medvede. ©Xinhuanet

Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, et son homologue russe, Dmitri Medvede. ©Xinhuanet

Selon les accords signés entre les responsables russes et chinois, l'entreprise russe Rosatom veut construire de nouvelles centrales nucléaires en Chine.

Suite à la rencontre du Premier ministre russe Dmitri Medvedev et son homologue chinois Li Keqiang, le géant russe de l'énergie nucléaire Rosatom a déclaré dans un communiqué que Moscou envisage de construire une nouvelle centrale nucléaire en Chine.

En plus de la construction de nouvelles centrales, les parties envisagent de développer la coopération sur la dynamique atomique et stations de transmettre à la direction des réacteurs à neutrons rapides, qui sont à la technologie de quatrième génération.

Le communiqué de presse indique que la Russie et la Chine ont coopéré de nombreuses années activement dans le domaine nucléaire. En 2007, ont été lancés en service les deux réacteurs nucléaires de Tianwan, qui selon les estimations des experts de l'AIEA est l'un des plus sûrs au monde. Les troisième et quatrième unités de la centrale nucléaire de Tianwan sont en cours de construction, tandis que la construction conjointe des réacteurs supplémentaires est envisagée par les parties russe et chinoise.

En avril, Rosatom a ouvert son centre régional en Chine afin de renforcer les positions de l'entreprise sur le marché nucléaire chinois.

http://presstv.com/DetailFr/2016/11/08/492729/Rosatom-Russie-Chine-Nuclaire


 

LA MALAISIE, PROCHAIN VILAIN PETIT CANARD DANS LA MER DE CHINE DU SUD ?

La Malaisie sera-t-elle le prochain vilain petit canard dans la mer de Chine du Sud ?

Malaysian Prime Minister Najib Razak speaks at the opening ceremony of the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN) summit in Kuala Lumpur, Malaysia


Sputnik_logoLe 3 1 octobre 2016 – Source sputniknews

La longue visite du Premier ministre malaisien Najib Razak en Chine va commencer le 31 octobre. Marquera-t-elle un tournant dans la politique étrangère malaisienne, similaire à celui fait récemment par le Président des Philippines Rodrigo Duterte ?

 

La politique américaine dans la mer de Chine du Sud a reçu un coup violent lors de la visite mémorable de Duterte à Pékin, quand il a annoncé officiellement la séparation de son pays et des États-Unis et son réalignement sur le flux idéologique de la Chine. Cette déclaration impétueuse a été complétée par treize accords commerciaux d’une valeur de $13,5 milliards, qui englobaient une grande variété de domaines de coopération. Demain, Pékin recevra un autre visiteur important : le Premier ministre malaisien Najib Razak, qui va rester dans la capitale de l’Empire du Milieu pendant toute une semaine, avec une douzaine de dirigeants du gouvernement et des hommes d’affaires.

«Nous allons signer de nombreux accords et arrangements nouveaux qui rehausseront la relation entre nos deux pays à des sommets jamais atteints», selon les médias citant le premier ministre au début de cette semaine.

On croit que l’un des points de discussion sera un important accord d’acquisition de moyens de navigation côtiers entre les deux pays. Plus tôt cette semaine, l’information suivante a été publiée sur le compte Facebook officiel du ministère de la Défense de Malaisie :

«Le 5 novembre, 2016, le ministère de la Défense va signer un contrat pour l’acquisition de navires à Mission Littoral (LMS) avec SASTIND (l’administration d’État pour la science, la technologie et  l’industrie de défense nationale), qui est une partie importante du programme lors de la visite officielle du Premier ministre en Chine.»

Le message sur Facebook a été supprimé lorsque les journalistes de Reuters ont tenté de communiquer avec le ministère pour obtenir des commentaires. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a répondu à la fuite en disant que la Chine et la Malaisie continuent de «coopérer et communiquer régulièrement dans tous les domaines», mais n’a pas fourni d’autres détails, selon Reuters.

Selon Lam Choong Wah, chercheur principal à l’institut de recherche pour la promotion sociale en Malaisie (REFSA), la Malaisie pourrait acheter dix navires de mission littorale, chacun coûtant environ $7 millions, selon le South China Morning Post :

«La vérité est que nous aurions pu les acheter dans un certain nombre de pays», a noté Lam, expliquant que la Chine a été choisie en raison de son ancien soutien à la Malaisie lors du soi-disant scandale financier de 1MDB qui menaçait la monnaie nationale.

Il y a un mois seulement, la Malaisie faisait partie des pays repoussant les prétentions de Pékin sur les zones contestées de la mer de Chine méridionale. L’achat de navires à Mission Littoral à la Chine en ce moment, «envoie un […] signal de recul par rapport aux États-Unis et une sensibilisation à la Chine», dit Euan Graham, directeur du programme de sécurité internationale à l’Institut Lowy basé à Sydney, selon les médias d’actualité chinois. Tant les Philippines que la Malaisie sont membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), qui ont essayé de créer un front commun pour contrer les revendications chinoises en mer de Chine du Sud. Un autre membre de cette association est le Vietnam, qui s’oppose également à la Chine dans le conflit de la mer, mais a permis à une flotte navale chinoise d’entrer dans son port de Cam Rahn pour une visite au cours de laquelle le personnel militaire des deux pays a participé à diverses activités. Ainsi, même si Najib Razak ne sera pas aussi féroce que Duterte dans sa rhétorique, l’impression d’ensemble des derniers développements suggère que l’influence américaine dans la région se détériore.

Sputniknews

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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http://lesakerfrancophone.fr/la-malaisie-sera-t-elle-le-prochain-vilain-petit-canard-dans-la-mer-de-chine-du-sud