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CHINE ET ETATS-UNIS ONT SIGNE L'ACCORD ECONOMIQUE ET COMMERCIAL DE PHASE 1

La Chine et les Etats-Unis ont signé l'accord économique et commercial de phase 1

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-01-16 à 16:05
 


(Xinhua/Wang Ying)

WASHINGTON, 15 janvier (Xinhua) -- La Chine et les Etats-Unis ont officiellement signé mercredi à Washington leur accord économique et commercial de phase 1, le vice-Premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump paraphant les documents à la Maison Blanche.

Dans un discours lors de la cérémonie de signature, M. Liu, qui est également membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et chef des négociateurs chinois, a d'abord relayé un message du président chinois Xi Jinping à M. Trump.

La conclusion de cet accord est bénéfique pour la Chine, pour les Etats-Unis et pour le monde entier, a déclaré M. Xi dans ce message lu par le vice-Premier ministre.

"Cela montre aussi que nos deux pays ont la capacité d'agir sur la base de l'équité et du respect mutuel, et d'œuvrer via le dialogue et la consultation à traiter correctement et résoudre efficacement les questions pertinentes", d'après le message.

Au cours de la prochaine étape, les deux parties doivent mettre en œuvre cet accord avec sincérité et optimiser ses effets positifs, de manière à réaliser des progrès encore plus importants en matière de coopération commerciale et économique entre la Chine et les Etats-Unis, a écrit le président chinois.

Selon lui, le maintien d'une croissance saine et régulière des relations sino-américaines sert les intérêts des deux pays, tout en exigeant de leur part des efforts conjoints.

Dans cet esprit, M. Xi a exprimé l'espoir que les Etats-Unis traiteront avec équité les entreprises chinoises, ainsi que leurs activités économiques, commerciales et d'investissement régulières, tout en appuyant la collaboration entre les entreprises, instituts de recherche et écoles des deux pays, car cela contribuera à renforcer la confiance mutuelle et la coopération bilatérale.

"La Chine est prête à travailler avec les Etats-Unis en ce sens. Et je resterai personnellement en contact étroit avec vous", a poursuivi le président Xi. "Je suis convaincu que, sous notre direction, les relations sino-américaines donneront plus de résultats et bénéficieront davantage à nos peuples au cours de l'année à venir".

Le vice-Premier ministre chinois a jugé cet accord mutuellement bénéfique. "Il entraînera une croissance économique stable, favorisera la paix et la prospérité dans le monde et il est dans l'intérêt des producteurs, des consommateurs et des investisseurs des deux pays", a-t-il dit.

M. Liu a observé que l'accord de phase 1 était conforme aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et qu'il ne visait ni n'affectait les droits et les intérêts légitimes de pays tiers.

Il a exprimé l'espoir que les deux parties puissent travailler ensemble dans l'équité et le respect mutuel, respecter strictement l'accord, prendre en considération les préoccupations fondamentales de chacun et assurer une bonne mise en œuvre de l'accord de phase 1.

"C'est une nécessité pressante et cela jouera un rôle important dans le développement des relations économiques et commerciales bilatérales à l'avenir", a-t-il ajouté le vice-Premier ministre.

Liu He a ajouté que l'économie chinoise était en train de passer d'une croissance à grande vitesse à un développement de haute qualité, alors qu'un marché intérieur massif est en train de prendre forme.

La Chine accueille les investisseurs du monde entier, y compris ceux des Etats-Unis, et augmentera ses importations de produits et de services de qualité venus du monde entier, a-t-il promis, ajoutant que son pays allait s'ouvrir davantage au monde.

De son côté, M. Trump a qualifié la signature de cet accord d'étape importante et de bienfait pour les Etats-Unis, la Chine et tout le monde. Décrivant la Chine comme une grande nation, il a également exprimé son admiration pour la sagesse et le leadership de M. Xi.

Les relations entre Washington et Beijing sont très importantes, a ajouté le président américain, soulignant que les deux parties travaillaient en étroite collaboration dans les domaines de l'économie et du commerce, ainsi que dans un large éventail d'autres domaines, ce qui aidera à favoriser la paix et la prospérité dans le monde.

Donald Trump a également dit qu'il attendait avec impatience d'effectuer une autre visite en Chine dans un avenir proche.

Environ 300 personnes, dont des responsables américains, la totalité de la délégation chinoise et des représentants de divers secteurs américains, ont assisté à la cérémonie de signature.

 

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http://french.xinhuanet.com/2020-01/16/c_138710054.htm


 

 

IRAN : LA CHINE DIT NON AU CHANTAGE DES ETATS-UNIS

La Chine va soutenir jusqu'au bout ses entreprises qui commercent avec l'Iran

Tue Jan 14, 2020 10:47AM

La Chine continue d'acheter le pétrole iranien au mépris de Washington. ©IRNA, illustration

La Chine continue d'acheter le pétrole iranien au mépris de Washington. ©IRNA, illustration

Réagissant à l’avertissement du département américain du Trésor, Gang Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a mis l’accent sur les relations de longues légales de longue entre Téhéran et Pékin. La réponse de Pékin est "non" au chantage US... 

« Pékin est contre les sanctions unilatérales et demande l’arrêt des sanctions visant les compagnies chinoises. Il va soutenir ses firmes », a déclaré Gang Shuang lors de sa conférence hebdomadaire.

Le département américain du Trésor avait mis en garde dimanche dernier les compagnies chinoises contre l’achat de pétrole iranien. « A mon avis, ces sanctions ne résolvent en rien les difficultés. L’Iran et la Chine entretiennent depuis longtemps des relations amicales et légales dans le cadre de la loi internationale et selon la loi, elles ne nuisent pas aux intérêts d’une tierce partie et elles doivent être respectées et soutenues. Nous conseillons aux États-Unis de mettre au plus vite fin à leurs sanctions contre les compagnies chinoise. Nous défendons fermement les intérêts légaux des entreprises chinoises », a poursuivi Shuang.

La Chine pourrait déstabiliser le marché du brut

La Chine pourrait déstabiliser le marché du brut

La Chine a menacé d’entreprendre des mesures de rétorsion en réaction à la décision des États-Unis d’imposer des droits de douane de 10 % supplémentaires sur 300 milliards de dollars de produits chinois.

La Chine est depuis longtemps un partenaire commercial de l’Iran qui est le principal exportateur de pétrole vers la Chine.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a mis l’accent la semaine dernière sur la préservation de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de tous les pays et de l’instauration de la paix en Asie de l’Ouest. « L’escalade au Moyen-Orient n’est dans l’intérêt de personne », a averti le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères affirmant que Pékin suit de près la situation dans cette région.

« Lors de sa précédente conférence de presse, Shuang évoquant le tweet du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif,  qui avait dit que l’Iran a réagi et s’est défendu conformément à l’article 51 de la charte des Nations unies en visant une base depuis laquelle des attaques étaient perpétrées contre les civils et nos hautes autorités, s’est exprimé en ces termes :

« La situation au Moyen-Orient est actuellement complexe et sensible. La Chine suit de près les dernières évolutions. Nous exhortons les parties concernées à faire preuve de retenue et croyons qu’elles devraient régler leurs différends de manière appropriée et pacifique par le dialogue et la négociation sur la base du respect mutuel et œuvrer conjointement pour la paix et la stabilité régionales. Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, l'escalade des tensions au Moyen-Orient ne profite à personne. Assurer la paix et la stabilité dans la région est vital pour le monde entier. "La Chine continuera de suivre de près la situation, restera en contact avec les parties concernées et jouera un rôle important dans la réduction des tensions. »

Exercices Iran-Russie-Chine étendus dans trois détroits stratégique

Exercices Iran-Russie-Chine étendus dans trois détroits stratégique

Les exercices irano-sino-russes s’étendent dans les trois détroits d’Hormuz, de Malacca et de Bab el-Mandeb.

« Autant que je sache, les autorités du transport aérien surveillent de près la situation en matière sécuritaire dans la région", a déclaré le diplomate chinois en allusion aux vols traversant les espaces aériens iranien et irakien. Pour avoir plus de détails je vous remercie de vous y référer. La Chine est préoccupée par la situation actuelle au Moyen-Orient. Nous espérons, une désescalade immédiate qui est dans l’intérêt du monde entier », a-t-il indiqué.

Lors d'une réunion hebdomadaire avec des journalistes, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a réitéré hier lundi 13 janvier  le non-abus de pouvoir des États-Unis, soulignant la préservation de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de tous les pays et l'instauration de la paix en Asie occidentale.

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/14/616144/Iran-Chine-relations-lgale-Gang-Shuang


 

SELON UN RAPPORT PUBLIE PAR LE TRÉSOR AMÉRICAIN, LES ETATS-UNIS NE CONSIDÈRENT PLUS QUE LA CHINE MANIPULE SA DEVISE

 

Les Etats-Unis ne considèrent plus que la Chine manipule sa devise

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-01-14 à 10:45
 

WASHINGTON, 13 janvier (Xinhua) -- Les Etats-Unis ne considèrent plus que la Chine manipule sa devise, selon un rapport publié lundi par le département américain du Trésor.

Dans son rapport semestriel sur les politiques macroéconomiques et de change des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, le département du Trésor a déclaré qu'aucun d'entre eux ne remplit pour l'instant les critères légaux pertinents pour être qualifié de manipulateur de devises.

Notant que le ministère a pris en compte dans son évaluation de la Chine les développements de ces derniers mois ainsi que ses pratiques monétaires, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré dans un communiqué que "la Chine a pris des engagements applicables pour s'abstenir de se livrer à une dévaluation compétitive, tout en favorisant la transparence et la responsabilité".

Mark Sobel, président américain du Forum officiel des institutions monétaires et financières, un groupe de réflexion indépendant, a tweeté qu'il s'agissait d'une "bonne nouvelle".

"La Chine n'aurait jamais dû être étiquetée (comme manipulateur de devises)", a déclaré M. Sobel, qui était le représentant américain au Fonds monétaire international (FMI) et ancien secrétaire adjoint du département du Trésor américain. L'excédent du compte courant de la Chine est faible en pourcentage du PIB, a-t-il signalé, estimant qu'il y avait "peu d'intervention".

Dans un contexte d'accroissement des tensions commerciales, le département du Trésor américain avait décidé d'étiqueter la Chine comme un manipulateur de devises en août dernier, suscitant de vives critiques tant aux Etats-Unis qu'à l'étranger, beaucoup jugeant cette décision sans fondement et irresponsable.

http://french.xinhuanet.com/2020-01/14/c_138703318.htm


 

CHINE : LES ETATS-UNIS SONT UN FAUTEUR DE TROUBLES QUI NE FOURNIT JAMAIS DE SOLUTIONS MAIS AGGRAVE TOUJOURS LES CHOSES

le Quotidien du Peuple en ligne | 10.01.2020 16h47 

Les États-Unis sont un fauteur de troubles qui ne fournit jamais de solutions mais aggrave toujours les choses, ont déclaré des experts en relations internationales au Quotidien du Peuple en ligne lors de récentes interviews.

Le département américain de la Défense a annoncé le 2 janvier que les forces américaines avaient mené une frappe qui a tué Qasem Soleimani, commandant de la force Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran.

Selon Li Haidong, chercheur en études américaines à l'Université des affaires étrangères de Chine, les informations sur lesquelles Donald Trump a fondé sa décision de tuer le général Soleimani n'étaient pas convaincantes.

La guerre déclenchée par les États-Unis en Irak en 2003, a-t-il rappelé, était basée sur des informations tordues et politisées, et elle a été désastreuse pour le Moyen-Orient, ajoutant que les opérations téméraires des États-Unis contre l'Iran auront pour conséquence que la tragédie se répétera.

L'acte unilatéral des États-Unis a été fermement condamné par la communauté internationale. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde inquiétude face à la montée de la discorde mondiale, déclarant : « C'est un moment où les dirigeants doivent faire preuve de la plus grande retenue » et « le monde ne peut se permettre une nouvelle guerre dans le Golfe ».

Pour Jin Canrong, professeur à l'École d'études internationales de l'Université Renmin de Chine et expert en études américaines, la récente action des États-Unis a ouvertement saboté le droit international et est un acte de malhonnêteté, a déclaré.

En tant que pays le plus puissant du monde, les États-Unis ont choisi d'assassiner le chef militaire d'un pays tiers, révélant leur nature vulgaire et barbare dans ses relations internationales, a dit M. Li.

L'opération de l'armée américaine contre l'Iran a suscité un sentiment anti-guerre aux États-Unis : pendant des jours, des groupes anti-guerre sont descendus dans les rues de plus de 70 villes des États-Unis, dont New York, Chicago, Philadelphie, San Francisco, Los Angeles et Seattle, s'opposant au renforcement de la présence militaire américaine au Moyen-Orient et exigeant le retrait des troupes américaines d'Irak.

Les voix anti-guerre ont également été fortes sur les réseaux sociaux. Les tweets avec le hashtag #Iran vs USA ont totalisé 597 000 et leur nombre continue d'augmenter. La plupart des utilisateurs de Twitter ont dénoncé le comportement des États-Unis et ont appelé les deux parties à se tourner vers la paix.

Plus Washington s'implique dans les affaires du Moyen-Orient, plus le peuple américain se sentira en insécurité, estime M. Li, qui a ajouté que les interventions fréquentes dans les affaires du Moyen-Orient a causé des dommages aux États-Unis eux-mêmes. Les États-Unis auraient pu allouer les ressources mobilisées pour créer la situation actuelle au Moyen-Orient pour résoudre leurs problèmes intérieurs tels que le chômage, l'assurance maladie et la polarisation des partis politiques, a expliqué M. Li.

En 2003, l'invasion de l'Irak dirigée par les États-Unis a été menée sur la base d'une allégation selon laquelle le gouvernement de Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive. Cependant, les États-Unis n'ont pas trouvé les soi-disant armes de destruction massive au cours des sept années suivantes et ont mis fin à la guerre sous prétexte que le gouvernement de Saddam avait détruit les documents pertinents et tué les témoins.

Selon les registres américains des droits de l'homme, le nombre de morts causés chez les Irakiens à la suite de l'invasion dirigée par les États-Unis a atteint environ 655 000. De plus, l'intervention américaine en Irak s'est avérée être un match perdant-perdant. La guerre en Irak a coûté 800 milliards de dollars aux États-Unis et coûté la vie à 4 500 soldats américains, plus 50 000 blessés.

Selon M. Li, la cause profonde de l'ingérence des États-Unis au Moyen-Orient réside dans leurs valeurs de sécurité déformées.

« Les États-Unis pensent que les risques pour leur sécurité viennent de l'extérieur et non de leurs problèmes intérieurs. Ils pensent qu'il ne deviendront plus sûrs que lorsque le monde extérieur se ressemblera de plus en plus », a souligné M. Li. Animés par une telle philosophie, les États-Unis ne cessent jamais de s'immiscer dans les affaires d'autres pays, en particulier des pays du Moyen-Orient.

L'intervention américaine a aggravé et compliqué la situation au Moyen-Orient. Les guerres ont conduit à un grand nombre de réfugiés et à l'influence grandissante du groupe État islamique. Et alors que leurs alliés en Europe sont gênés par la question des réfugiés, les États-Unis ont restreint l'accès aux demandeurs d'asile.

Les faits ont prouvé que les États-Unis, un fauteur de troubles, n'ont jamais fourni de solutions efficaces, mais ont toujours aggravé les choses.

« Soleimani était un ennemi puissant du groupe État islamique. Il est difficile de dire si sa mort entraînera ou non une recrudescence des terroristes de l'État islamique. Les États-Unis maintiennent-ils la paix et la stabilité au Moyen-Orient ou créent-ils davantage de chaos ? La communauté internationale connaît la réponse », a conclu M. Li.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, 孙晨晨)

source :  http://french.peopledaily.com.cn/Horizon/n3/2020/0110/c31362-9647889.html


 

MANLIO DINUCCI : LA CHINE, PAS SEULEMENT L'IRAN, EST DANS LE VISEUR USA AU MOYEN-ORIENT

La Chine, pas seulement l’Iran, est dans le viseur USA au Moyen-Orient

 

Manlio Dinucci

 

 

L’assassinat du général iranien Soleimani autorisé par le président Trump a mis en marche une réaction en chaîne qui se propage au-delà de la région moyen-orientale. C’était dans les intentions de celui qui a décidé cet acte. Soleimani était depuis longtemps dans le viseur USA, mais les présidents Bush et Obama n’avaient pas autorisé son assassinat. Pourquoi le président Trump l’a-t-il fait ? Pour plusieurs raisons, parmi lesquelles l’intérêt personnel du président d’éviter l’impeachment en se présentant comme ardent défenseur de l’Amérique face à un ennemi menaçant. Le motif fondamental de la décision d’assassiner Soleimani, pris dans l’État profond avant qu’à la Maison Blanche, doit cependant être cherché dans un facteur qui est devenu critique pour les intérêts étasuniens ces dernières années seulement : la présence économique chinoise croissante  en Iran.

  L’Iran a un rôle de première importance dans la Nouvelle Route de la Soie lancée par Pékin en 2013, en phase de réalisation avancée : elle consiste en un réseau routier et ferroviaire entre la Chine et l’Europe à travers l’Asie Centrale, le Moyen-Orient et la Russie, combiné à une voie maritime à travers l’Océan Indien, la Mer Rouge et la Méditerranée. Pour les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires dans plus de 60 pays sont prévus des investissements de plus de 1.000 milliards de dollars. Dans ce cadre la Chine est en train d’effectuer en Iran des investissements d’environ 400 milliards de dollars : 280 dans l’industrie pétrolifère, gazière et pétrochimique ; 120 dans les infrastructures de transports, y compris oléoducs et gazoducs. On prévoit que ces investissements, effectués dans une période quinquennale, seront ensuite renouvelés.

   Dans le secteur énergétique la China National Petroleum Corporation, société de propriété publique, a reçu du gouvernement iranien un contrat pour le développement du gisement offshore de South Pars dans le Golfe Persique, la plus grande réserve de gaz naturel du monde. En outre, avec une autre société chinoise, Sinopec (aux trois-quarts de propriété publique), elle est engagée à développer la production des champs pétrolifères de West Karoun. Défiant l’embargo des USA, la Chine augmente les importations de pétrole iranien. Plus grave encore pour les USA le fait que dans ces accords -et d’autres- commerciaux entre Chine et Iran, on prévoit une utilisation croissante des renminbi chinois et d’autres monnaies, en excluant de plus en plus le dollar.

   Dans le secteur des transports la Chine a signé un contrat pour l’électrification de 900 km de lignes ferroviaires iraniennes, dans le cadre d’un projet prévoyant l’électrification de tout le réseau d’ici 2025, et probablement en signera-t-elle aussi un pour la ligne à grande vitesse de plus de 400 km. Les lignes iraniennes sont reliées à la ligne de 2.300 km qui, déjà en fonction entre Chine et Iran, réduit les temps de transport des marchandises à 15 jours au lieu de 45 en transport maritime. À travers Tabriz, grande ville industrielle du nord-ouest de l’Iran -d’où part un gazoduc de 2.500 km qui arrive à Ankara en Turquie- les infrastructures des transports de la Nouvelle Route de la Soie pourront rejoindre l’Europe.

   Les accords entre Chine et Iran ne prévoient pas de composantes militaires mais, selon une source iranienne, pour surveiller les sites il faudra environ 5.000 gardes chinois, employés par les sociétés constructrices pour les services de sécurité.  Significatif aussi le fait que, fin décembre, se soit déroulé dans le Golfe d’Oman et dans l’Océan Indien le premier exercice naval entre Iran, Chine et Russie.

  Sur ce fond on voit clairement pourquoi s’est décidé à Washington l’assassinat de Soleimani : la riposte militaire de Téhéran a voulu être provoquée pour resserrer l’étau sur l’Iran et pouvoir le frapper, en frappant ainsi le projet chinois de la Nouvelle Route de la Soie auquel les USA ne sont pas en mesure de s’opposer sur le plan économique. La réaction en chaîne déclenchée par l’assassinat de Soleimani implique donc aussi la Chine et la Russie, en créant une situation qui est de plus en plus dangereuse. 

 

Édition de jeudi 9 janvier 2020 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-cina-non-solo-liran-sotto-tiro-usa-in-medioriente/ 

 

RESISTANCE : POSITIONNEMENT DE LA CHINE. ELLE APPELLE LES USA A RESPECTER LA SOUVERAINETÉ DE L'IRAK ET DE LA SYRIE

La Chine appelle Washington à respecter la souveraineté de l’Irak et de la Syrie

Tue Dec 31, 2019 1:6PM

Une frégate de la Marine chinoise au large de la ville portuaire de Shanwei, le 6 mai 2019. ©Reuters

Une frégate de la Marine chinoise au large de la ville portuaire de Shanwei, le 6 mai 2019. ©Reuters

Arrivé à Pékin depuis Moscou et alors que l’Iran vient d’achever 4 jours d’un stratégique exercice naval avec ses deux partenaires russe et chinois, le ministre iranien des Affaires étrangères qui semble être en mission de consolidation des alliances, a espéré voir en 2020 « une évolution importante » dans les relations stratégiques Téhéran-Pékin. 

Zarif a tweeté : « Je suis fort content d’avoir passé le dernier jour de 2019 en compagnie avec des amis chinois et du fait que j’accueille la nouvelle année 2020 à Pékin. J’espère que l’année 2020 sera témoin d’une évolution profonde et durable dans le partenariat stratégique Iran-Chine. » 

Cette évolution qu’a appelé le ministre Zarif de ses vœux pointe déjà l’horizon : En présence de la partie iranienne, la Chine a condamné en termes à peine voilés les frappes du 29 décembre de l’aviation américaine contre les bases des forces militaires irakiennes à Qaëm et à Abou-Kamal. Pékin sait parfaitement que l’une des raisons du coup d’État manqué des États-Unis contre l’État irakien et son Premier ministre démissionnaire aura été sa visite en 2019 en Chine et surtout plus d’un milliard de dollars de contrats signés avec Pékin. La tuerie du 29 décembre visant les forces armées irakiennes a donc fait réagir la Chine. 

En réaction aux frappes américaines visant des positions des Hachd al-Chaabi en Irak et en Syrie, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang a déclaré, lundi 30 décembre, que la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Irak et de la Syrie devaient être sérieusement respectées et défendues. Les frappes américaines contre des positions des Hachd al-Chaabi en Irak et en Syrie ont suscité une vague de condamnations en Irak, en Iran et a fait aussi réagir la Russie.

Iran/Russie/Chine: les USA mis échec et mat

Iran/Russie/Chine : les USA mis échec et mat

ces manœuvres conjointes transmettent un message important aux États-Unis et à d’autres pays occidentaux qui ont annoncé le mois dernier la création de deux coalitions maritimes dans la région.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a rencontré, ce mardi 31 décembre, son homologue chinois Wang Yi, dès sa descente d’avion à Pékin. Les deux chefs de la diplomatie ont discuté des évolutions autour de l’accord nucléaire et des récents développements sur l’échiquier régional et international. Zarif a évoqué surtout le pacte stratégique que la partie iranienne a signé avec la Chine et qui s’étale sur 25 ans et qui « régit un partenariat stratégique particulièrement prometteur de part et d’autre, et concrétisé en termes régionaux et internationaux ». 

Chine-Ansarallah: le pont

Chine-Ansarallah : le pont « militaire »?

Une base US à Socotra : comment Pékin saura sécuriser sa présence dans le détroit de Bab el-Mandeb?

Le pacte de 25 ans Iran-Chine a été abordé au cours de la visite de Zarif à Pékin alors que Mohammad Hassan Asghari, membre de la Commission de la sécurité nationale et de la politique extérieure du Parlement iranien, a déclaré que l’alliance stratégique entre la République islamique d’Iran, la Russie et la Chine sur le plan militaire est « propre » à changer les équations militaires dans le monde.

« Cela fait des années que les Américains tentent de déstabiliser le golfe Persique pour ainsi légaliser la présence de leurs flottes dans cette région stratégique, mais malgré toutes les sommes faramineuses qu’ils ont dépensées pour ce faire, ils constatent aujourd’hui que la République islamique d’Iran est la première puissance navale de la région », a déclaré le parlementaire iranien. Il a ajouté que les grandes puissances navales comme la Chine et la Russie avaient déjà remarqué les grandes capacités de la Marine iranienne.

http://french.presstv.com/Detail/2019/12/31/614994/Etats-Unis-Irak-Syrie-Chine-Hachd-al-Chaabi-Wang-Yi-Geng-Shuang


CHINE : UNE REUNION DU PARTI COMMUNISTE CHINOIS (PCC) SOULIGNE LA NÉCESSITE DE RESTER FIDÈLE A LA MISSION FONDATRICE DU PARTI

Chine : une réunion du PCC souligne la nécessité de rester fidèle à la mission fondatrice du Parti

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-12-27 à 22:43
 


(Xinhua/Li Xueren)

BEIJING, 27 décembre (Xinhua) -- Une réunion convoquée par le Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a mis l'accent sur les efforts pour toujours préserver le caractère politique des communistes chinois et continuer d'aller de l'avant.

Cette réunion de critique et d'autocritique, qui a duré deux jours et s'est clôturée vendredi, a été l'occasion de souligner que les membres du Bureau politique du Comité central du PCC devaient prendre l'initiative en faisant de "rester fidèle à notre mission fondatrice" la tâche de toute leur vie.

Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, a présidé la réunion et a prononcé un discours important.

 

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http://french.xinhuanet.com/2019-12/27/c_138662121.htm


 

LA CHINE S'OPPOSE AU DÉNIGREMENT DE SA LIBERTÉ RELIGIEUSE PAR LES USA

 

La Chine s'oppose au dénigrement de sa liberté religieuse par les Etats-Unis

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-12-23 à 22:23
 

BEIJING, 23 décembre (Xinhua) -- La Chine s'oppose fermement à ce que les Etats-Unis l'inscrivent sur la prétendue liste des "pays particulièrement préoccupants en termes de liberté religieuse", a déclaré lundi Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

M. Geng a fait ces remarques lors d'un point de presse lorsqu'il a été invité à commenter la déclaration du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, qui a inscrit la Chine et huit autres pays sur la liste des pays en question.

La Chine s'oppose fermement à ce comportement sans fondement des Etats-Unis, a indiqué M. Geng, notant que le gouvernement chinois protégeait la liberté de croyance religieuse de ses citoyens conformément à la loi.

La Chine compte près de 200 millions de croyants, dont plus de 20 millions de musulmans, plus de 380.000 membres du clergé et environ 5.500 groupes religieux, a indiqué le porte-parole, ajoutant qu'il y avait également plus de 140.000 lieux de culte répertoriés.

"Ces faits fondamentaux ne peuvent pas être dénigrés à loisir par n'importe quel homme politique américain", a déclaré M. Geng.

Le peuple chinois est le mieux placé pour évaluer l'état de la liberté religieuse en Chine, a ajouté M. Geng, exhortant les Etats-Unis à respecter les faits, à s'occuper de leurs propres affaires et à cesser d'utiliser les questions religieuses pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine".

http://french.xinhuanet.com/2019-12/23/c_138652961.htm


 

LES VALEURS AMÉRICAINES FACE AUX VALEURS CHINOISES ET LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

Les valeurs américaines face aux valeurs chinoises et le nouvel ordre mondial

Par Joseph H. Chung

Mondialisation.ca, 03 décembre 2019

Région : 

Thème: 

La bataille hégémonique sino-américaine comporte plusieurs dimensions, surtout la dimension politique et la dimension économique. 

Cependant, il ne faut pas oublier la dimension culturelle, car elle affecte inévitablement le choix des types de régimes socio-économiques du pays et les rapports internationaux politiques et économiques.

Malgré la mondialisation et les interactions de nature culturelle, il y a toujours un fossé non négligeable entre les valeurs chinoises et les valeurs américaines. 

Ce fossé affecte le régime socio-économique et les relations internationales de deux pays qui sont pris dans le piège de Thucydide.

NDLR : L’historien grec Thucydide, au IVe siècle avant notre ère, analysait que les guerres étaient inévitables quand une puissance établie voyait son statut remis en question par une puissance émergente.

Le présent article se décline en trois parties :

D’abord, nous examinerons les différences entre les valeurs occidentales et les valeurs asiatiques. Ensuite, nous verrons comment ces valeurs ont affecté les régimes politico-économiques de la Chine et des États-Unis. Enfin, nous nous demanderons lequel de deux régimes pourra gouverner le nouvel ordre mondial.

1. Les valeurs

Intéressons-nous à examiner comment les valeurs se reflètent dans les rapports suivants: homme-Dieu, homme-société, homme-homme, homme-univers, homme-histoire.

1.1 Le rapport homme -Dieu

En Asie de l’Est, le bouddhisme, le confucianisme et le chamanisme abordent le rapport homme-Dieu d’une manière rudimentaire. Dans le bouddhisme, on parle du Nirvana qui n’est pas un dieu; il s’agit d’un concept philosophique, d’un état de béatitude. La vie humaine est en soi souffrance. Et donc, pour surmonter la souffrance, il faut l’abandonner et tenter de se trouver par la méditation. 

Pour le faire, il faut trouver les quatre nobles vérités: la vérité de la souffrance (la vie humaine), la vérité de l’origine de la souffrance (attachement à des choses éphémères), la vérité de la cessation de la souffrance (volonté de cesser la souffrance), la vérité du chemin vers la fin de la souffrance (le noble chemin octuple.

Le chemin vers la fin de la souffrance comporte huit voies: la vision juste, la pensée juste, la parole juste, l’action  juste, les moyens d’existence justes, les efforts justes, la conscience juste, la méditation juste.  

Devant la mort, on a un choix entre deux chemins. Selon le Karma (la qualité de la vie vécue), on peut aller au Nirvana ou on peut revenir à la vie humaine faite de souffrance sous différentes formes d’être. Mais on ne dit pas qui est le dieu qui gouverne le Nirvana. S’il y a un dieu, on ne le connait pas. Le dieu n’est pas révélé.

Le confucianisme parle de Dieu en désignant l’empereur, qui est le Fils du ciel. Ici, le ciel englobe les êtres surnaturels.

Il y a bien sûr le Shamanisme selon lequel tous les objets sur la terre peuvent êtres des dieux: le ciel, la lune, la montagne, le vent, les roches ainsi de suite.

Bref, dans les systèmes de pensées en Asie, le dieu n’est pas identifié. Il s’agit d’êtres surnaturels inconnus.

La religion unique en Occident est le christianisme. Dans le christianisme, Dieu a créé l’homme à l’image de Dieu (Livre de la Genèse 1.26-27) Ce qui donne à l’homme autonomie, dignité et respect. L’homme a le droit d’être lui-même. 

Ce qui distingue le christianisme des systèmes de pensées asiatiques est la révélation de Dieu. Le Dieu chrétien se révèle de deux façons. D’après des théologiens, le Dieu se révèle d’une façon «spécifique» à travers la Bible et, d’une façon «générale» dans la nature.

Ainsi, il y aune différence entre l’Asie de l’Est et l’Occident en ce qui concerne Dieu. Du fait que dans le christianisme, il n’y a qu’un seul dieu, il n’y a qu’une seule vérité. C’est ici que la notion de «vérité doctrinaire» trouve sa source. 

Par contre, en Asie de l’Est, en l’absence d’un dieu révélé, il n’y a pas de vérité absolue; les «vérités sont relatives», ce qui donne le pragmatisme.

1.2 Le rapport homme-société

En Asie de l’Est, le système de pensées qui a influencé le plus le rapport homme-société est le confucianisme.

Dans la pensée confucéenne, l’homme se définit en fonction du statut qu’il occupe au sein de la collectivité. Il convient de noter que le confucianisme a été conçu par le savant Confucius pour la bonne gouvernance de l’État. Ce qui importait pour Confucius était la stabilité de la société et, pour y arriver, il fallait une hiérarchie rigide.

Il y a quatre rapports hiérarchiques: roi-peuple, époux-épouse, parents-enfants, enfant aîné-enfant cadet. Ces rapports sont maintenus grâce aux devoirs respectifs. 

Le peuple doit être loyal au roi; le roi doit être généreux et magnanime et s’occuper du bien-être du peuple.

Les parents doivent prendre la responsabilité de la santé physique et morale et de l’éducation des enfants. Ces derniers doivent obéir et respecter les premiers.

L’époux doit s’occuper du bien-être de l’épouse, qui en retour doit obéir à son époux.

L’enfant aîné doit guider l’enfant cadet. Ce dernier doit respecter le premier.

Les devoirs qu’exigent ces rapports verticaux sont Hyo et In (en langue coréenne). 

Le Hyo est la piété filiale ou l’obéissance. C’est le devoir de la personne de statut social inférieur. 

Le In est la générosité et la magnanimité. Il s’agit du devoir de la personne de statut social supérieur. 

Quand les Asiatiques rencontrent quelqu’un pour la première fois, ils lui demandent souvent son âge, ce qui peut paraître chez les occidentaux un manque de politesse. Mais les Asiatiques veulent connaître le statut social de la personne pour se comporter de la bonne manière, et le statut social se mesure parfois par l’âge.

Un tel système social a une implication importante sur les droits de la personne. Dans un tel système, le collectivisme vient avant l’individualisme. Les droits de la personne peuvent être considéré comme moins importants que les droits de la collectivité. 

Ceci veut dire que les droits de la personne sont déterminés par la collectivité. Il est possible que pour la collectivité, la priorité aille à la solution du problème de la faim au lieu de la liberté de l’individu.

En Occident, la personne humaine est souveraine, car elle est créée par Dieu. Le système des rapports humains est celui de l’individualisme et non du collectivisme. Ce sont les individus qui déterminent les droits de la collectivité; les collectivités ne déterminent pas les droits des individus.

Ainsi, la notion de droit est différente entre l’Occident et l’Asie de l’Est. En Asie, les droits de la collectivité viennent avant les droits des individus. En Occident, c’est le contraire. Les droits individuels sont plus importants que ceux de la collectivité.

En Asie, les individus sont là pour servir la collectivité; en Occident la collectivité est là pour servir les individus.

1.3 Le rapport homme-homme

En Asie, il n’y a pas de système de pensées qui aborde la question des rapports homme – homme. 

Comme nous l’avons vu plus haut, dans le confucianisme, les rapports interindividuels sont verticaux et se caractérisent par des devoirs et par des droits. Dans le bouddhisme, on ne spécifie pas les rapports interindividuels. S’il y en a, il s’agit de la miséricorde et de la compassion envers tous les êtres vivants. Dans le taoïsme (ou daoïsme), on en parle même moins.

C’est en Occident que les rapports interindividuels prennent de l’importance. Au cœur du christianisme, il y a le commandement de  l’amour. Et au cœur du commandement de l’amour, il y a l’amour de prochain (l’Évangile selon saint Matthieu 22.39). Bref, dans la tradition chrétienne, au cœur des rapports interindividuels, il y a l’amour.

La différence Occident-Asie dans les rapports interindividuels a une implication importante. En Asie, il n’y a pas d’idéologie des rapports interindividuels. S’il y en a, c’est le rapport confucéen de Hyo-In. 

Par contraste, en Occident, le commandement de l’amour chrétien est la base même de la justice sociale et des droits de la personne.

1.4  Le rapport homme-univers

En Occident, le rapport homme-univers trouve sa racine dans le christianisme, qui définit le rapport homme-univers de manière dichotomique. L’univers est gouverné par le bien et le mal. Or le rapport entre le bien et le mal en est un de confrontation et non d’harmonie.

Le bien et le mal sont déterminés par Dieu. Le bien est ce que dit  Dieu. Le bien est la parole de Dieu, soit l’Évangile. Le mal est le refus de croire en l’Évangile. Le bien doit donc battre le mal. C’est ici que le christianisme est doctrinaire et il est difficile pour lui d’accepter les civilisations non-chrétiennes. Dans ce sens, le christianisme est une idéologie doctrinaire et exclusive.

Il y a un autre aspect du christianisme relatif aux rapports homme- univers. Il s’agit du droit de gérer la nature. Dans l’Ancien Testament, Dieu a ordonné à l’homme de gérer la nature (livre de la Genèse 1.28).En effet, l’homme a tant exploité la nature qu’elle est gravement endommagée au nom du développement économique.

En Asie, les systèmes de pensées qui s’intéressent aux rapports homme-univers sont le taoïsme et le bouddhisme. 

Le taoïsme enseigne que l’univers est gouverné par deux énergies : le chi positif (yang) et le chi négatif (eum). Or, le chi positif et le chi négatif coexistent en parfaite harmonie : il n’y a pas de confrontation entre les deux énergies. Autrement dit, même si l’homme n’intervient pas, l’univers fonctionne très bien tout seul. Voici le principe de non-interférence.

Maintenant, le cœur du bouddhisme est le respect pour les êtres vivants dont les animaux. Ceci s’est traduit par le souci de conserver la nature.

En résumé, la religion à l’Occident a produit deux effets sur les rapports homme-univers. D’une part, le souci d’assurer la victoire du bien sur le mal a conduit l’homme à imposer le christianisme à travers le monde et, d’autre part, le christianisme a justifié l’exploitation de la nature.

Par contre, en Asie, le taoïsme et le bouddhisme ont incité l’homme à ne pas intervenir dans le fonctionnement de l’univers et plutôt à conserver la nature. En Asie, la paix et l’harmonie dans l’univers sont des valeurs grandement appréciées.

1.5 Le rapport homme-histoire

L’Asie et l’Occident se différencient dans la perception de l’histoire.

En Occident, il y a deux façons de percevoir le cours de l’histoire, notamment, la perception déterministe et la perception non-déterministe. Les perceptions déterministes sont représentées par la doctrine chrétienne, la doctrine hégélienne et la doctrine marxiste. La perception non-déterministe est, entre d’autres, la doctrine de Toynbee.

NDLR: L’historien britannique Arnold Toynbee présente l’histoire comme l’essor et la chute des civilisations à partir de critères culturels et non naturels 

Les chrétiens pensent que l’histoire de l’homme doit tendre vers une société où le monde est complètement évangélisé, et pour y arriver,  l’homme doit travailler.

Pour Hegel, l’histoire doit tendre vers une grande liberté, et se battre pour que ça se produise.

Par contre, pour Marx, la société humaine évolue par étape pour arriver au communisme. Pour y arriver, l’homme doit faire des révolutions violentes, si nécessaire.

Par contre, Toynbee prétend que le cours de l’histoire n’est pas déterminé. 

Elle change dans une direction non prédéterminée. Le changement se fait de la manière suivante. À chaque étape de l’histoire, une minorité éclairée lance des défis pour encourager la société à changer. Les éléments conservateurs de la société s’objectent aux changements. Les éclairés et les conservateurs s’affrontent. Les deux groupes s’entendent pour dire que la société change.

Un point commun à ces doctrines est qu’à chaque étape de l’histoire du monde, l’homme intervient pour faire changer et évoluer l’histoire. Bref, en Occident, l’homme est le maître de l’histoire.

En Asie, c’est le taoïsme qui fait allusion à l’évolution de l’histoire. D’après cette philosophie, l’histoire de l’homme est gouvernée par le chi. Le chi «yang» et le chi «eum» interviennent en parfaite harmonie de telle sorte que ce n’est point nécessaire pour l’homme d’intervenir.

Le mot clé du taoïsme est wu wei, c’est-à-dire le non-agir. L’idée est qu’on doit laisser l’histoire à aller son chemin tout seul

Il y a donc une différence importante entre l’Occident et l’Asie en ce qui concerne les interventions humaines dans l’évolution de l’histoire. En Occident, l’homme doit intervenir pour faire changer le cours de l’histoire. En Asie, il faut laisser l’histoire poursuivre son chemin tout seul.

2. L’impact des valeurs sur le régime politique et économique

Ce qui a le plus affecté le régime socio-économique de la Chine, c’est le pragmatisme en vertu duquel l’État chinois a pu combiner le socialisme dans le cadre du confucianisme. L’État doit assurer à tous les citoyens et citoyennes un bien-être convenable et, en retour, le peuple doit respecter l’autorité de l’État et lui obéir. Le président est le père du peuple, membre de la grande famille, soit la nation. Ici, le rapport Hyo-In est mis en valeur.

De plus, sous l’influence du bouddhisme, le peuple ne demande pas beaucoup, se contente de peu. Ce qui a pour effet d’assurer la stabilité sociale.

En outre, le pragmatisme a permis à la Chine de créer un système économique hybride dans lequel l’économie du marché libre et l’économie planifiée coexistent sans grandes difficultés.

Il importe de noter que le choix des politiques et celui de la structure institutionnelle du régime socio-économique de la Chine sont neutres d’un point de vue idéologique. Le système capitaliste ou le régime de socialisme ne sont que des instruments pragmatiques. C’est ici que le régime chinois a certain avantage, sur le plan de flexibilité, par rapport au régime américain.

Par contre, le pragmatisme et la flexibilité du régime peuvent constituer un problème de coordination des différents éléments qui font partie du régime.

Le régime socio-économique américain est une doctrinaire et rigide. Il s’inspire fondamentalement du christianisme.

Le christianisme a donné le régime socio-économique de démocratie libérale et le système économique de marché libre. Maintenant, pour qu’un tel régime fonctionne bien, il faut que le régime soit la propriété du peuple; il faut qu’il existe pour le peuple; il faut qu’il soit mené par le peuple. Bref, c’est le peuple qui doit être le maître du pays.

Mais, pour que le peuple soit le maître, il faut que tous les citoyens et citoyennes aient le moyen économique; il faut que le revenu et la richesse soit répartis d’une manière équitable.

Malheureusement, aux États-Unis, l’inégalité de revenu est aussi élevée que dans les pays en voie de développement. Le coefficient de Gini est de 49. 

Le coefficient de Gini est une mesure statistique qui permet de rendre compte de la répartition d’une variable (salaire, revenus, patrimoine) au sein d’une population

Le coefficient Gini varie de zéro à 100. Plus il est élevé, plus inégale est la répartition revenu en faveur des riches ; plus il est bas, plus égale devient la répartition du revenu en faveur des pauvres. Le coefficient Gini qu’on trouve aux États-Unis de 49 est très élevé.

Il est difficile à croire que ceci arrive dans un pays si riche. Dans une telle situation, il est difficile pour le peuple d’être le maître du pays. 

Les États-Unis ne sont plus le pays de la démocratie préconisée par Abraham Lincoln. Le peuple américain n’est plus le maître du pays. Le maître réel du pays est l’oligarchie des élites à Washington.

Le christianisme a, il y a un temps, inspiré la démocratie qui ressemblait à la démocratie préconisée par Lincoln, à savoir la démocratie juste et équitable basée sur l’amour de son voisin. Mais, ça fait longtemps que l’amour de son voisin a été remplacé par l’amour de l’argent.

3. L’impact des valeurs sur l’ordre mondial

Avant de discuter de l’impact des valeurs culturelles sur l’ordre mondial il y a une question préalable à poser : lequel des deux adversaires, la Chine ou les États-Unis, va dominer le monde ?

D’une manière plus concrète, la question est de savoir si on aura un ordre mondial mono-polaire géré soit par la Chine soit par les États-Unis ou un ordre mondial duo-polaire géré par les deux géants en même temps, ou un ordre mondial multipolaire avec d’autres puissances s’ajoutant dans la gestion du monde.

Le régime américain a fait l’admiration du monde. Les États-Unis furent un temps un leader mondial qui voulait la paix et la prospérité pour tous les pays.

Le célèbre discours de John F. Kennedy en 1963 à la American University de Washington illustre bien cette noble vision.

«What kind of peace I mean? What kind of peace we seek? Not a Pax Americana enforced on the world by American weapons of war. Not the peace of the grave or the security of slave. I am talking about genuine peace, the kind of peace that makes life on earth worth living, the kind of peace that enables men and nations grow and to build hope and build a better life for their children, not only peace for Americans but peace for all men and women, not merely peace in our time but peace for all time»– John F. Kennedy, 10 juin 1963.

(Quelle sorte de paix veux-je évoquer ? Quelle sorte de paix recherchons-nous ? Non une Pax Americana imposée au monde par les armes de guerre américaines ; non la paix du tombeau ou la sécurité de l’esclave. Je parle de la paix authentique, la sorte de paix qui fait que la vie sur terre vaut d’être vécue, la sorte de paix qui permet aux hommes et aux nations de croître, d’espérer et d’édifier une vie meilleure pour leurs enfants, non seulement la paix pour les Américains, mais la paix pour tous les hommes, non seulement la paix dans notre temps, mais la paix pour tous les temps) 

Cependant, un groupe de 25 intellectuels a publié en 1997 le «Projet for New American Century-PNAC», et a assassiné la vision de Kennedy.

Notons que parmi les personnes associées à ce groupe, on trouvait Dick Cheney et Donald Rumsfeld qui ont persuadé George W. Bush de déclarer illégalement la guerre à l’Iraq. Notons aussi que John Bolton voulait appliquer le modèle libyen de dénucléarisation de la Corée du Nord. 

Ce que le PNAC voulait était tout simplement de démolir les régimes qui n’étaient pas suffisamment soumis à la volonté des États-Unis ou qui pouvaient nuire à ses intérêts politique ou économique. Il s’agissait de la stratégie du regime change ou changement de régime. La Libye, l’Iraq, la Syrie, l’Iran ont été ciblés. 

La stratégie du regime change qu’a préconisé le PNAC commence par la diplomatie. Si la diplomatie ne marche pas, on provoque de l’instabilité à l’intérieur du pays cible. Si cette approche ne fonctionne pas, on impose des pressions dont des sanctions. Au cas où toutes ces démarches ne donnent pas les résultats voulus, on déploie la force militaire.

L’Iran a été une cible, car elle est une puissance régionale. L’Iraq et la Libye ont subi des attaques à cause de leur intention de ne pas utiliser les dollars américains. Il y eu d’autres raisons aussi.

La Corée du Nord a été l’objet de sanctions économiques depuis soixante ans pour justifier la présence des forces armées américaines en Corée du Sud en vue de contenir la Chine.

Ce qui est certain, c’est que la politique étrangère américaine ne s’inspire plus du christianisme. Elle ne s’inspire que de l’avarice et l’ambition déplacée de l’oligarchie afin de dominer le monde.

La Pax Americana ne peut plus continuer, pour plusieurs raisons.

Premièrement, le fardeau financier de la gestion de l’empire américain est excessif. Washington finance presque le quart du coût total de fonctionnement de l’ONU, du FMI, de la Banque mondiale, de l’OTAN sans compter le coût de fonctionnement de 130 bases militaires à travers le monde. Le budget de la défense nationale est de 750 milliards de dollars contre 178 milliards de dollars en Chine.

L’économie américaine n’est plus aussi imposante qu’avant. En 2019, son PIB(PPA) de 22 000 milliards de dollars est inférieur au PIB de 27000 milliards de dollars de la Chine. Il est de moins en moins certain que l’économie américaine puisse supporter les coûts de son empire. D’ailleurs, la perspective de la croissance de l’économie américaine n’est pas aussi favorable que celle de la Chine.

Deuxièmement, les influences des Washington diminuent, parce que les pays en développements dépendent moins de Washington pour l’aide économique. 

Troisièmement, la politique de l’ajustement structurel qu’impose le FMI sur les pays débiteurs n’a pas aidé la popularité des États-Unis. 

Quatrièmement, la force de dollar américain comme monnaie des réserves internationales s’affaiblit. Jadis, elle comptait pour 90% du montant total des réserves des banques centrales. Maintenant, elle ne compte que pour 60%.

Cinquièmement, ce qui est le plus important, c’est que la population américaine ne veut plus des guerres entreprises par leurs élites pro-guerre à Washington. Au fait, depuis 1945, aux États-Unis, rares ont été les jours sans une guerre américaine quelque part dans le monde. 

Pour les membres de l’oligarchie, la guerre est très payante. Pour le peuple américain, la guerre est coûteuse, très coûteuse.

De son côté, le régime chinois dans ses relations internationales est défini par le pragmatisme, le principe de non-interférence et la poursuite de la paix.

Premièrement, en vertu du principe de non-interférence, la Chine ne veut pas changer les régimes des pays étrangers, car elle n’a pas une idéologie évangélique. C’est l’effet de sa neutralité idéologique.

Deuxièmement, le pragmatisme permet à la Chine d’appliquer des normes et des règlements mis en valeur dans le système de l’OMC et bien d’autres organismes multinationaux.

Troisièmement, ce qui compte pour la Chine, c’est la stabilité et la prospérité pour tout le monde. La stabilité et la prospérité du monde est profitable pour elle. On voit ici encore son pragmatisme.

Le projet chinois One belt, one road (qu’on traduit par la ceinture et la route, c’est-à-dire la nouvelle route de la soie, NRS) est la démonstration concrète de l’ordre mondial qu’envisage la Chine. Dans cet ordre mondial, tous les pays participants collaborent mutuellement, en paix, pour la stabilité et prospérité commune. 

La NRS se donne comme premier objectif le développement des infrastructures sociales et industrielles nécessaires pour accélérer le développement économique d’une centaine de pays. 

Il y a déjà 68 pays qui sont directement impliqués dans le projet. Ils constituent une région économique dont le PIB équivalait à 40% du PIB mondial en 2017, et qui augmente de plus de 6 % par an. La population de ces 68 pays équivaut à 60% de la population mondiale.

Lorsque les infrastructures seront disponibles, le développement économique s’accélérera encore.

Pour conclure, tout indique que tôt ou tard, la Chine deviendra la plus grande puissance au monde. Mais, la Chine ne voudra pas imposer le Pax Sinica (la paix chinoise). Elle ne voudra pas faire changer les régimes des pays étrangers.

Selon toute probabilité, le nouvel ordre mondial sera duo-polaire ou multipolaire. Et dans cet ordre, les États-Unis moins puissants que maintenant et la Chine plus forte qu’aujourd’hui coexisteront en paix  dans un rapport de coopération.

Au moins c’est ce que je souhaite.

Professeur Joseph H. Chung

 

 

 

Professeur Joseph H. Chung est Professeur des sciences économiques et co-directeur de l’Observatoire de l’Asie de l’Est (OAE) du Centre d’Études sur l’Intégration et la Mondialisation (CEIM), Université du Québec à Montréal (UQAM. Il est chercheur associé du Centre de recherche sur la mondialisation.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Joseph H. Chung, Mondialisation.ca, 2019

https://www.mondialisation.ca/les-valeurs-americaines-face-aux-valeurs-chinoises-et-le-nouvel-ordre-mondial/5639432


 

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE : LE SOUTIEN DES ETATS-UNIS A LA VIOLENCE A HONG KONG NE MÉRITE QUE LE MÉPRIS

Le soutien des États-Unis à la violence à Hong Kong ne mérite que le mépris

le Quotidien du Peuple en ligne | 02.12.2019 17h05 

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Les États-Unis ont signé le « Projet de loi de 2019 sur les droits et la démocratie à Hong Kong », ignorant les faits, inversant sciemment le noir et le blanc et soutenant de manière flagrante les criminels violents. Ce genre de comportement pervers de la part de certains politiciens américains ne fera que susciter une vaste indignation de tout le peuple chinois, y compris des compatriotes de Hong Kong, et ne fera qu'exposer le hideux visage de leur hypocrisie, de leur égoïsme et de leur hégémonisme à la face du monde entier.

Les crimes violents commis à Hong Kong depuis plus de cinq mois ne sauraient en aucun cas être glorifiés ou maquillés par la protection partielle de certains pays. Des criminels violents se sont rassemblés illégalement. Ils ont attaqué des assemblées législatives, des ministères, des équipements publics, incendié des centres commerciaux, des banques et des campus, attaqué des personnes aux opinions divergentes, violé la liberté d'expression et le respect des droits de l'homme et même tué des citoyens innocents. Leurs exactions ont atteint un point d'épouvante et d'outrage jamais vu.

Ces actes criminels violents qui portent atteinte à l'état de droit et à l'ordre public ont manifestement un caractère terroriste. Hong Kong, l'une des villes les plus sûres au monde, est devenus un endroit où les bombes d'essence provoquent des destructions par les flammes, où le campus de l'université, un lieu d'enseignement et de lumières, est devenu un endroit où des brutes se sont retranchées, et dont ils ont fait un atelier de fabrication d'armes meurtrières, portant gravement atteinte aux libertés et droits fondamentaux de la population de Hong Kong. Selon les statistiques, à la fin du mois d'octobre, plus de 460 feux de circulation à Hong Kong avaient été endommagés par les émeutiers, 46 000 mètres de balustrades avaient été démolis et environ 2 900 mètres carrés de dalles de trottoir avaient été arrachées. 145 stations de métro et de tramways étroitement liées à la vie et au travail des citoyens de Hong Kong ont été endommagés, de même que les installations d'accès à l'intérieur des gares et les portes d'accès ont été endommagées environ 1 600 fois, les caméras de vidéosurveillance à l'intérieur des gares ont été endommagées environ 1 100 fois et plus de 300 itinéraires de bus privés ou lignes de minibus et toutes les lignes de tramway ont dû être déviées ou arrêtées en raison de blocages de routes ou d'émeutes... Un article du site britannique « The Economist » a indiqué que l'escalade de la violence avait plongé Hong Kong dans un abîme. Même certains médias américains ont bien dû admettre que les manifestants de Hong Kong deviennent « de plus en plus violents et laids ». « Le chaos a sérieusement porté atteinte à la gouvernance économique et sociale de Hong Kong », « Ce qui se passe à Hong Kong n'est plus de la revendication, mais une destruction de sa propre maison », « Aucun pays au monde ne saurait tolérer de tels crimes violents » ... partout dans le monde, de nombreuses personnes éclairées ont fait part de leur affliction et ont exprimé leur choc et leur colère face à ces crimes violents.

Le projet de loi sur Hong Kong relatif aux États-Unis déforme sérieusement les faits, est extrêmement dur et particulièrement sinistre. Lorsque des actes criminels violents sont décrits comme des « scènes magnifiques » et que l'application de la loi par une police qui fait preuve d'une retenue extrême est qualifiée de « répression violente », on ne peut s'empêcher de se demander quelle est la conscience de certains politiciens américains. Qu'est-ce que la nature humaine ? Certains hommes politiques américains déclarent à haute voix que les États-Unis « appliquent des normes relatives aux droits de l'homme applicables dans le monde » et considèrent le projet de loi relatif à Hong Kong comme « un engagement en faveur de la démocratie, des droits de l'homme et de l'état de droit ». Mais en fait, de quel droit les États-Unis, qui eux-mêmes ont de graves problèmes de droits de l'homme, peuvent-ils se prévaloir pour se qualifier ainsi de « tuteurs » ou de « professeur bienveillant »? Ils ont utilisé un projet de loi ridicule pour abuser le public en essayant de renforcer la plate-forme des forces anti-chinoises et anti-hongkongaises, et en exposant pleinement la nature de leur façon de jouer avec le double standard des droits de l'homme et en piétinant les droits de l'homme.

Le bien et le mal ne peuvent pas être inversés, et la justice est libre. Hong Kong appelle de ses vœux « la lutte contre la violence, la paix, le soutien de la police et la sécurité ». Des Hongkongais de tous les milieux ont franchi des obstacles en différents endroits. Des groupes de citoyens de Hong Kong ont exhorté les tribunaux à punir rapidement les émeutiers. Tout cela souligne les fortes exigences de tous les milieux de la société à Hong Kong et leur juste appel à mettre fin à la violence et à la rébellion.

Hong Kong, c'est la Chine. Les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures, et les Chinois ont la capacité de bien gérer les affaires de Hong Kong. Nous appliquerons résolument la politique « Un pays, deux systèmes », soutiendrons fermement la cheffe de l'exécutif dans sa volonté de diriger le gouvernement de la RAS de Hong Kong à gouverner conformément à la loi, soutiendrons fermement la police de Hong Kong dans l'application stricte de la loi et soutiendrons fermement les autorités judiciaires de Hong Kong pour qu'elles punissent les criminels violents conformément à la loi. Toute tentative visant à saper la prospérité et la stabilité de Hong Kong et à entraver le développement de la Chine sera inévitablement vouée à l'échec !

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Xiao Xiao)
http://french.people.com.cn/Horizon/n3/2019/1202/c31362-9637352.html