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LE DOME DE FER ISRAELIEN, UNE PASSOIRE, PIRATE PAR DES HACKERS CHINOIS SPONSORISES PAR L'ARMEE CHINOISE

Israël : le Dôme de fer aurait été piraté par des hackers chinois

Sun Feb 17, 2019 5:31PM

Un système Dôme de fer installé près de Tel-Aviv. ©Flash 90/archives

Un système Dôme de fer installé près de Tel-Aviv. ©Flash 90/archives

La population israélienne se croit protégée par le puissant Dôme de fer, qui est censé détruire les roquettes et les obus d’artillerie menaçants en lançant des missiles d’interception. Mais le Dôme de fer est-il infaillible ? Tant s’en faut. Loin du conflit israélo-palestinien, ce système de défense antimissile a été ciblé par des hackers chinois, entre octobre 2011 et août 2012, rapporte l’entreprise de sécurité CyberESI sur le blog Krebson Security.

Une entreprise de cybersécurité a rapporté que des pirates chinois avaient volé des données techniques relatives au système de défense israélien Dôme de fer.

Les services de cyber-ingénierie basés dans le Maryland ont détecté le piratage, selon l’analyste en cybersécurité Brian Krebs.

« Entre le 10 octobre 2011 et le 13 août 2012, des intrus soupçonnés d’opérer hors de Chine auraient pénétré dans les réseaux d’entreprise de trois grandes sociétés israéliennes de technologie de défense, Elisra Group, Israel Aerospace Industries et Rafael Advanced Defence Systems », écrit Krebs.

« En exploitant l’infrastructure de communication secrète mise en place par les pirates, CyberESI a déterminé que les pirates avaient exfiltré de grandes quantités de données des trois sociétés, a-t-il poursuivi. La plupart des informations concernaient la propriété intellectuelle relative aux missiles Arrow III, aux véhicules aériens sans pilote, aux roquettes balistiques et à d’autres documents techniques dans les mêmes domaines d’études. »

CyberESI estime que le coupable est le « Comment Crew », un groupe de piratage sponsorisé par l’armée chinoise. Mandiant, une société de cybersécurité basée en Virginie, a en outre identifié ce groupe comme étant la « troisième division du département d’état-major de l’Armée de libération du peuple, plus communément appelée unité 61398 ».

L’unité 61398 est accusée d’avoir volé aussi des données confidentielles américaines, à tel point que le ministère américain de la Justice a poursuivi quatre membres de ce groupe en mai dernier. L’affiche de recherche du FBI montre deux des hommes vêtus de ce qui semble être des uniformes militaires chinois.

Le Dôme de fer, qui est un dispositif de défense antimissile commun israélo-américain, est équipé de missiles « Arrow ».

 

Israël enterre le Dôme de fer

Israël enterre le Dôme de fer

En vue d’intercepter les missiles de la Résistance, le régime israélien a investi de fortes sommes d’argent dans la conception d’un système laser dont il veut équiper son Dôme de fer.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/17/588805/Isral-le-Dme-de-fer-pirat-par-des-hackers-chinois


 

LA CHINE SANS OEILLERES

La Chine sans œillères, par Bruno Guigue

La Chine sans œillères, par Bruno Guigue

© REUTERS/David Gray

 

A rebours de ce que les médias avancent généralement sur les ambitions chinoises de domination de la planète, l'analyste politique Bruno Guigue dresse le portrait d'un pays éminemment pragmatique.

A entendre l’avalanche de mensonges déversée sur ce grand pays par les médias occidentaux, on finit par se poser la question : peut-on encore considérer la Chine sans œillères ni préjugés, sans concession ni malveillance, en la regardant telle qu’elle est et non telle qu’on voudrait qu’elle fût ?

Dès qu’ils daignent en parler, nos médias la décrivent en des termes qui oscillent toujours entre la crainte et le mépris. Assoiffée de richesses, jetant ses tentacules sur la planète, trompant son monde en affichant un pacifisme de façade, d’une brutalité sourde qu’on soupçonne, prête à exploser, derrière les faux-semblants d’un discours lénifiant, la Chine serait comme l’ogre de la fable qui finira, un beau matin, par manger les petits enfants. L’imagerie coloniale la représentait au XIXe siècle sous les traits d’une cruauté raffinée, mais ce raffinement n’est plus de mise. A croire nos éditorialistes et nos experts, la Chine nouvelle n’enrobe plus ses appétits voraces de ces raffinements surannés. Ce qu’elle veut, c’est «dominer le monde», tout simplement. Appelée à devenir la première puissance économique mondiale, elle réclame sa part d’hégémonie planétaire, elle revendique la première place sur le podium. Mais elle veut surtout, nous dit-on, imposer son modèle, promouvoir ses valeurs, s’ériger en exemple destiné à l’imitation des nations.

Réticente aux idées abstraites, la Chine admet volontiers qu’il n’y a pas de recette toute faite

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Le centre-ville de Pékin la nuit (image d'illustration). Le socialisme chinois et le mythe de la fin de l’Histoire, par Bruno Guigue

Cette vision d’une Chine conquérante et prosélyte est d’autant plus surréaliste que les Chinois font exactement le contraire. Persuadés que leur système est unique, ils ne cherchent à convertir personne. Qu’ils exportent des marchandises, achètent des terrains ou construisent des ponts à l’étranger, ils défendent évidemment leurs intérêts. Mais leur ambition n’est pas de repeindre le monde aux couleurs de la Chine. A choisir, ils préféreraient sans doute qu’on ne les imite pas, car chaque peuple doit trouver sa voie par lui-même, quitte à commettre ces erreurs de parcours sans lesquelles aucune réussite n’est méritoire. Comme le disent si bien les spécialistes de la langue chinoise – qui, eux, connaissent bien leur sujet - la pensée chinoise est empirique et pragmatique. Elle affronte les faits, elle en subit les corrections successives et poursuit son avancée tant bien que mal. Réticente aux idées abstraites, elle admet volontiers qu’il n’y a pas de recette toute faite. C’est pourquoi il faut renoncer à l’idée que les Chinois cherchent à diffuser leur modèle et cesser de prêter à ce grand pays des rêves de conquête qui n’existent que dans l’imagination de ses détracteurs. Mais nos experts patentés ne l’entendent pas de cette oreille. Concluant une émission de C dans l’Air dont le titre est déjà tout un programme («Qui peut arrêter la Chine ?»), Valérie Niquet, chercheuse à la Fondation de la recherche stratégique, opposait en ces termes le modèle européen et le modèle chinois : «La Chine, c’est l’anti-Europe, par exemple. Nous, on tente de surmonter ce qui faisait les relations internationales du passé, le conflit, l’usage de la force pour régler les tensions. La Chine, elle, s’en tient aux comportements du XIXe siècle.»

Accuser l’autre de ses propres turpitudes relève d’une inversion maligne dont le discours occidental est coutumier

Faut-il en déduire que la Chine aurait un goût prononcé pour «l’usage de la force en vue de régler les conflits» ? Pourtant, rares sont les Afghans, les Libyens, les Irakiens, les Syriens et les Yéménites à avoir péri sous des bombes chinoises. Pays européens, la France et le Royaume-Uni, en revanche, ont causé avec leur grand allié américain – et en utilisant divers intermédiaires - des centaines de milliers de morts et des dévastations sans nom en violant les règles internationales les plus élémentaires. Mais ce n’est pas nouveau. Accuser l’autre de ses propres turpitudes relève d’une inversion maligne dont le discours occidental est coutumier. Dire que la Chine, contrairement à l’Europe, «s’en tient aux comportements du XIXe siècle», dans la même veine, traduit un consternant mélange d’arrogance et d’ignorance. Car à cette époque, ce n’est pas l’empire chinois, mais les puissances impérialistes européennes qui pratiquaient la conquête territoriale et le pillage colonial. Les Chinois en savent quelque chose. Avec les «guerres de l’opium», Britanniques et Français ont envahi le «pays du milieu» pour le contraindre à signer des traités infamants et accepter l’importation massive de cette drogue aux effets délétères. Pire encore, en 1860, un corps expéditionnaire réunissant les forces des deux nations fait irruption dans Pékin et met à sac le splendide Palais d’été des empereurs Qing. Indigné, Victor Hugo condamna ce forfait en écrivant ces lignes amères : «Nous Européens, nous sommes les civilisés, les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie. Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. L’Empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd’hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été. J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.»

La centralité imaginaire de l’empire lui a forgé un destin, le vouant à s’occuper d’abord de ses sujets et de leur bien-être avant de s’intéresser au reste du monde

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Cette spoliation, la France préfère l’oublier, et elle donne aujourd’hui des leçons de morale à un pays qu’elle a pillé il y a 150 ans, comme si ses ignominies passées lui conféraient un certificat de vertu pour le présent. La Chine, elle, n’a rien oublié, mais elle n’en éprouve aucune haine. Cette vieille humiliation, elle entend l’effacer en retrouvant la place légitime qui est la sienne dans le concert des nations. Ce qu’elle veut, c’est tourner définitivement la page de cette ère chaotique initiée par les guerres de l’opium et la décadence de l’empire des Qing. Nul besoin, pour y parvenir, d’imposer quoi que ce soit à qui ce soit. Modèle sans imitation possible, empire sans impérialisme, la Chine est par excellence une puissance pacifique. Mais elle ne l’est pas seulement par choix politique, ses dirigeants modernes ayant fait le choix du développement et proscrit l’aventure extérieure. Elle l’est aussi pour une raison plus profonde, et plus difficile à cerner pour un esprit occidental. C’est que la centralité imaginaire de l’empire lui a forgé un destin, le vouant à s’occuper d’abord de ses sujets et de leur bien-être avant de s’intéresser au reste du monde. Pays du milieu, la Chine reçoit en priorité l’influence bénéfique du ciel, qui est rond, tandis que la terre est carrée. Elle est située au centre du monde par un décret intemporel qui lui ôte l’envie d’en conquérir les marges. Cette périphérie du monde habité, en effet, ne sera jamais aussi intéressante que le cœur même d’un empire dont la gestion est déjà une lourde tâche.

Cette attitude pacifique d’un empire auto-centré n’intéresse guère nos démocraties guerrières, devenues expertes en bombardements humanitaires

Prêter des ambitions conquérantes à ce pays, par conséquent, est aussi absurde que lui reprocher de vouloir exporter son modèle, puisque ce dernier a pour vocation de rester unique. Si la Chine est pacifique, c’est donc en vertu d’un statut cosmologique dont le privilège s’accompagne d’une promesse d’innocuité à l’égard de ses voisins. «Les armes sont des instruments néfastes et répugnent à tous. Celui qui comprend le Tao ne les adopte pas», disait Lao-Tseu. Clef de voûte du monde habité, l’empire du milieu se condamnerait à la décomposition s’il se dispersait aux marges, il se dissoudrait dans l’informe s’il renonçait par ambition aux dividendes d’une sereine centralité. Or cette pesanteur de l’imaginaire chinois ne concerne pas seulement le monde des idées. Transposée dans le monde réel, elle détermine un habitus que les donneurs de leçons occidentaux devraient méditer, quitte à s’en inspirer pour leur propre gouverne : un grand pays qui n’a fait aucune guerre depuis quarante ans, en effet, mérite tout de même quelque considération. Hormis le bref règlement de comptes avec le Vietnam (1979), il faut remonter jusqu’à l’affrontement frontalier avec l’Inde (1962) et à la guerre de Corée (1950-1953) pour trouver la trace d’une guerre dans laquelle la Chine se serait engagée. Encore faut-il préciser que ces conflits se déroulèrent à ses frontières immédiates, et non dans de lointaines contrées convoitées par on ne sait quel expansionnisme. Mais cette attitude pacifique d’un empire auto-centré n’intéresse guère nos démocraties guerrières, devenues expertes en bombardements humanitaires, en embargos qui affament les peuples pour la bonne cause et en révolutions téléguidées de l’étranger.

On aime dire que la Chine reste un pays pauvre [...] Mais la réalité chinoise se transforme plus vite que les représentations des experts occidentaux

Comme on l’a relevé, les Occidentaux, à propos de la Chine, oscillent toujours entre la crainte et le mépris. Ils ont exigé à grand cri qu’elle participe à la mondialisation des échanges, et ils se lamentent des parts de marché que ses entreprises enlèvent haut la main. Multipliant les injonctions contradictoires, ils lui reprochent à la fois d’en faire trop et pas assez, d’être désespérément pauvre et scandaleusement riche, excessivement rapide et exagérément lente, décidément trop libérale quand elle n’est pas trop dirigiste. Ils lui demandent de sauver la croissance mondiale – ce que Pékin a fait au lendemain de la crise financière de 2008, provoquée par la rapacité des banques américaines – mais sans se montrer trop gourmande en matières premières. Ils voudraient qu’elle continue à se développer, mais en renonçant aux outils de son développement, comme sa souveraineté monétaire, son puissant secteur public et sa prudente tutelle des marchés financiers. L’attitude occidentale frôle parfois le comique. Lorsque la Chine, après avoir connu des taux de croissance annuels à deux chiffres, redescend en douceur à 6,4 % (2018), on entend les experts d’un pays européen qui se traîne à 1,5 % faire la fine bouche et pronostiquer la catastrophe : c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité ! En Occident, on aime dire que la Chine reste un pays pauvre, avec ses centaines de millions de travailleurs sous-payés. Mais la réalité chinoise se transforme plus vite que les représentations des experts occidentaux, car les luttes des salariés de l’industrie – dans un pays qui connaît des conflits sociaux réglés par la négociation, comme partout ailleurs – ont abouti à une hausse conséquente des salaires, au point d’inquiéter les investisseurs étrangers.

Le pacifisme de la Chine est l’envers de sa réussite économique, quand le bellicisme des USA est le reflet de leur déclin

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En fait, la Chine est un grand pays souverain, fier de son identité culturelle, attaché à la loi internationale et décidé à se faire respecter sur la scène mondiale. Il n’agresse ni ne menace aucun Etat, ne finance aucune organisation terroriste ou subversive chez les autres, n’inflige aucun embargo ni aucune sanction économique à d’autres Etats souverains et refuse obstinément de se mêler de leurs affaires intérieures. Le contraste est saisissant avec l’attitude des Etats-Unis et de leurs alliés européens, qui passent leur temps à intervenir chez les autres de façon unilatérale, sous de faux prétextes et en violation flagrante de la loi internationale. Si toutes les grandes puissances se comportaient comme la Chine, le monde serait plus sûr et moins belliqueux. Il serait beaucoup moins assujetti – avec les risques énormes que génère cette dépendance - aux intérêts sordides des multinationales de l’armement. Car les Chinois n’ont qu’une base militaire à l’étranger quand les USA en ont 725. Ils dépensent 141 dollars par habitant et par an pour leur défense quand les Américains en dépensent 2 187. Ils n’ont qu’un porte-avions, tandis que les USA en ont douze. Et encore la Chine a-t-elle accompli un effort de réarmement significatif depuis dix ans face aux initiatives belliqueuses de l’Oncle Sam. Si elle avait pu, elle s’en serait passée. Tandis que les USA se cramponnent désespérément à leur hégémonie finissante, les Chinois savent qu’ils sont la puissance montante et qu’il ne sert à rien de précipiter les événements. Le pacifisme de la Chine est l’envers de sa réussite économique, quand le bellicisme des USA est le reflet de leur déclin. Au lieu de faire la guerre en vivant à crédit, la Chine a compté sur son savoir-faire pour développer son tissu économique, et le résultat est palpable.

Quand on voyage en Chine en 2019, on ne voit pas un pays en voie de développement, mais un pays développé. La modernité et la fiabilité des moyens de transport y sont impressionnantes. Les métros sont flambant neuf, d’une propreté, d’une fonctionnalité et d’une sécurité à toute épreuve. Dans celui de Canton, troisième ville chinoise avec 14 millions d’habitants, il n’y ni SDF, ni pick-pocket, ni tag, ni mégot, ni papier par terre. Les passagers attendent sagement leur tour si le train est bondé, et aux heures de pointe les rames se succèdent toutes les 30 secondes. En dépit de leur gigantisme, les gares et les aéroports fonctionnent comme du papier à musique. Les retards sont rares, les billetteries automatisées, la signalétique irréprochable (même pour les étrangers). Des toilettes gratuites sont disponibles partout. Les lignes aériennes intérieures desservent toutes les villes importantes, et les avions sont ponctuels, propres et confortables. Les gares et les lignes à grande vitesse offrent aux Chinois une gamme de déplacements dans l’ensemble du pays à des tarifs raisonnables. Un aller simple Canton-Nanning, par exemple, soit 550 kilomètres de LGV, coûte 169 yuans (23 euros) quand le salaire moyen est de l’ordre de 3000 yuans (410 euros). Depuis dix ans, les progrès sont fulgurants. La Chine avait 700 kilomètres de LGV en 2007, 11 000 kilomètres en 2013, 23 000 en 2016, et l’objectif est d’atteindre 40 000 kilomètres, soit l’équivalent de la circonférence de la terre.

La réussite de CRRC, mastodonte public, a de quoi faire réfléchir les tenants du libéralisme sur les véritables paramètres de la croissance économique

Il est frappant que ces infrastructures, pour la plupart, aient moins de dix ans. D’une modernité sidérante, elles sont le fruit d’une politique massive et délibérée d’investissements publics. Décidée au lendemain de la crise financière de 2008, cette politique a sauvé une croissance mondiale malmenée par l’irresponsabilité de Wall Street. Elle a aussi permis d’accélérer la marche du pays vers la «société de moyenne aisance» qui est l’objectif majeur des dirigeants du pays. Pour franchir cette nouvelle étape de leur développement, les Chinois comptent sur le dynamisme d’un vaste secteur privé, notamment dans les services. Mais ils utilisent aussi un puissant réseau d’entreprises d’État qui ont bénéficié de la taille critique du marché intérieur chinois pour s’imposer à l’échelle internationale. Le meilleur exemple est sans doute celui de l’entreprise de construction ferroviaire CRRC, devenue numéro un mondial pour la production de trains à grande vitesse. Active dans 102 pays, cette entreprise compte 180 000 employés et affiche un revenu qui dépasse les 30 milliards d’euros. Elle construit 200 trains par an, contre 35 pour le duo Siemens-Alstom. Cette réussite d’un mastodonte public a de quoi faire réfléchir les tenants du libéralisme sur les véritables paramètres de la croissance économique, mais il y a peu de chance qu’ils en tirent les conclusions qui s’imposent. Ils préfèrent croire que les recettes libérales vont sauver le monde des affres du sous-développement.

Contrairement à nous, les Chinois s’inscrivent dans le temps long. Tandis que nous subissons la dictature du court terme, ils regardent loin devant

En Occident, lorsqu’elle réussit, la Chine fait peur. Lorsqu’elle manifeste des signes d’essoufflement, elle fait peur aussi. On lui reproche d’utiliser son secteur public pour gagner des parts de marché, tout en brandissant comme les Saintes Ecritures une idéologie libérale qui prétend que le secteur public est inefficace. En attendant, les Chinois continuent de penser, avec Deng Xiaoping, que peu importe que le chat soit noir ou gris pourvu qu’il attrape les souris. En Chine, l’État contrôle les industries-clé : charbon, acier, pétrole, nucléaire, armement, transports. Ce ne sont pas les récriminations occidentales qui vont inciter ce pays souverain à modifier sa politique. Il a payé assez cher la construction de son modèle de développement et il n’a pas envie d’y renoncer pour faire plaisir aux puissances étrangères. La Chine est entrée toutes voiles dehors dans les grands vents de la mondialisation, mais elle n’a pas l’intention de lâcher le gouvernail parce que les Occidentaux ne savent plus le tenir. Contrairement à nous, les Chinois s’inscrivent dans le temps long. Tandis que nous subissons la dictature du court terme, ils regardent loin devant. Il y a deux siècles, la Chine était encore l’atelier du monde. Du tiers de la production mondiale en 1820, au moment de son apogée, elle est passée à moins de 5% en 1950. La décadence de la dynastie Qing et l’intrusion européenne – puis japonaise – ont précipité son déclin, ouvrant une ère calamiteuse dont les convulsions révolutionnaires du XXe siècle furent la conséquence. Il n’est pas étonnant que la Chine veuille désormais retrouver l’éclat de sa jeunesse en utilisant les ressources matérielles et spirituelles d’une culture plurimillénaire.

Les Chinois, quand ils louent la politique de leurs dirigeants, citent à la fois la lutte contre la corruption et la lutte contre la pauvreté

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Dans la nouvelle phase de son développement – «la société de moyenne aisance» - la Chine moderne entend développer son marché intérieur en favorisant l’émergence des classes moyennes. Mais elle veut aussi extraire de la pauvreté les populations les plus démunies. Il est significatif que les Chinois, quand ils louent la politique de leurs dirigeants, citent à la fois la lutte contre la corruption – qui est extrêmement populaire – et la lutte contre la pauvreté. Dans les villages chinois, on peut voir des tableaux affichés publiquement où figurent les noms des pauvres qui bénéficient du programme d’éradication de la pauvreté et les noms des fonctionnaires chargés de les accompagner personnellement. En un lieu où tout le monde se connaît, cette absence d’anonymat ne semble gêner personne. Chacun sait à quoi s’en tenir, et l’évaluation des résultats au vu et au su de tous – une véritable obsession dans la culture administrative chinoise – en est facilitée. Ce tableau est d’ailleurs affiché en face du bâtiment du comité local du parti communiste, ce qui témoigne de l’intérêt qu’on lui porte. En tout cas, ce dispositif a porté ses fruits. Selon la Banque mondiale, le taux de pauvreté en Chine populaire qui s’élevait encore à 17% en 2010 est tombé à 3,1% en 2017. L’encadrement social nécessaire à la mobilisation de tous et la direction par un parti qui fixe les objectifs participent aux yeux des Chinois d’un cercle vertueux dont l’efficacité est patente.

C’est aussi la raison pour laquelle les cris d’orfraie de la presse occidentale à propos de la «note de crédit social» ne semblent pas rencontrer le même écho chez les Chinois. Qu’on soit sanctionné pour avoir commis des délits ou des incivilités ne les trouble guère. Au contraire, la mentalité régnante pencherait plutôt pour la sévérité dans un pays où l’application de la peine de mort va de soi. La présentation de ce dispositif expérimental – qui consisterait selon les médias occidentaux à attribuer une note globale de crédit social à chaque citoyen, susceptible de monter ou baisser en fonction de son attitude dans tous les domaines – ne correspond d’ailleurs jamais à ce que les Chinois en disent. Ils y voient un système permettant de neutraliser les délinquants ou de limiter le surendettement, mais son caractère global – façon « Big Brother » – ne fait pas partie du champ de l’analyse. On peut avancer l’hypothèse que la présentation du dispositif par les médias occidentaux est quelque peu biaisée, puisqu’elle décrit un projet encore embryonnaire comme s’il était quasiment finalisé et prêt à l’emploi. Lorsqu’on en parle avec des Chinois, ils jugent certains aspects du projet peu contestables, alors que l’Occidental formaté par ses médias y voit une entreprise totalitaire contraire à ses propres principes. Cet exemple illustre l’attitude coutumière des médias occidentaux à l’égard du système politique chinois, mais elle montre surtout à quel point nous ne parlons pas le même langage symbolique.

 La dictature du parti offusque nos médias, mais celle du capital leur convient

Nous ne voyons aucune contradiction, par exemple, entre l’affirmation selon laquelle la France est la patrie des droits de l’homme et notre participation à des guerres ignobles contre des peuples qui ne nous ont rien fait. Pour les Chinois, c’est absurde. La seule façon de prendre au sérieux les droits de l’homme, c’est de développer son propre pays tout en laissant les autres conduire leurs affaires comme ils le veulent. Nos médias trouvent abominable l’absence de liberté d’expression en Chine populaire, mais dix milliardaires leur dictent une ligne éditoriale monolithique et éliminent impitoyablement toute pensée dissidente. La dictature du parti les offusque, mais celle du capital leur convient. Le système chinois est moins hypocrite. Il est admis depuis 1949 que le parti communiste est l’organe dirigeant de la société et qu’il en fixe les orientations politiques. Ce parti accepte le débat interne mais il ne veut pas de concurrent externe. On peut le déplorer, mais c’est aux Chinois d’en décider. Cette direction unifiée donne sa cohésion à l’ensemble du système, mais elle est jugée sur ses résultats, conformément à une éthique confucéenne où les dirigeants sont tenus de servir et non de se servir. Ancrée traditionnellement dans le culte des ancêtres, la société chinoise n’a jamais été une société individualiste. C’est une société holiste où l’individu s’efface devant le groupe plus vaste auquel il appartient. «Obéis au prince, obéis au maître, obéis aux parents», disait Confucius il y a 2 500 ans. Tous les lundis matin, dans les établissements scolaires, le proviseur procède à la levée des couleurs et tient un discours mobilisateur devant les élèves en rang et en uniforme. Des formules comme «Sois civilisé, sois studieux et appliqué» ornent en gros caractères la cour des écoles. La véritable question est de savoir si ce système symbolique résistera durablement aux assauts de la société de consommation et à l’épanchement individualiste qu’elle entraîne partout où elle passe, y compris dans les sociétés qu’on pensait les mieux armées pour l’endiguer.

https://francais.rt.com/opinions/59011-chine-sans-oeilleres-par-bruno-guigue?fbclid=IwAR3ufEtrjjBvwecxGS7Zhtnn26bLyP0Jb_Xsj7sVnKbrloDEFvvtTvajcPc#.XGGMPV5uOIA.facebook


 

LA CHINE VIENT DE TESTER AVEC SUCCES L'ARME LA PLUS PUISSANTE DE SA MARINE, LE CANON ELECTRIQUE

La mer de Chine méridionale

La Chine aurait testé l’arme la plus puissante de sa Marine

© AFP 2018 STR

DÉFENSE

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Des ingénieurs chinois ont testé le canon électrique installé pour la première fois sur un navire de guerre. Selon le portail CNBC, le fruit de leurs efforts deviendra l’arme la plus puissante de la Marine dans les années 2020.

La Chine aurait testé l'arme la plus puissante pouvant entrer en service dans la Marine chinoise d'ici les années 2020. Selon CNBC, il s'agit du canon électrique, que les concepteurs chinois ont installé pour la première fois sur un navire de guerre.

 

Armata

© SPUTNIK . MAXIM BLINOV

La Russie met au point un canon dernier cri pour ses chars Armata

Comme l'indique le média, la nouvelle arme, qui utilise l'énergie électromagnétique au lieu de la poudre à canon, a donné de bons résultats: un obus tiré à partir du canon électrique chinois et volant à une vitesse de 2,5 km/s peut toucher une cible située à 200 kilomètres. À titre d'exemple graphique, il est indiqué qu'un projectile d'un tel canon électrique situé à Washington peut atteindre Philadelphie en moins de 90 secondes.

 

En outre, le canon électrique permet de combiner sa puissance avec une portée précédemment disponible uniquement pour les munitions de haute précision.

La publication indique également que les concepteurs du canon électrique américain sont loin derrière leurs homologues chinois.

https://fr.sputniknews.com/defense/201902111039989956-chine-canon-electrique-marine/


 

LA CHINE APPELLE LE MONDE A AFFAIBLIR LE DOLLAR

INSTEX : Pékin appelle le monde à atténuer l’effet des sanctions US

Sat Feb 2, 2019 3:16PM

Les ministres des Affaires étrangères iranien et chinois en mai 2018. ©Reuters

Les ministres des Affaires étrangères iranien et chinois en mai 2018. ©Reuters

La Chine a accueilli les efforts déployés par les pays européens pour mettre en place l’Instrument de soutien aux échanges commerciaux (INSTEX) avec l’Iran et préserver l’accord nucléaire iranien, a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

S’exprimant ce vendredi devant l’Agence de presse de la République islamique d’Iran (IRNA), Geng Shuang a déclaré que le lancement d’INSTEX témoignait de la détermination de l’UE de s’opposer à l’unilatéralisme et de soutenir le multilatéralisme.

Faisant référence au fait qu’INSTEX favorise la coopération économique entre l’Iran et la communauté internationale, il a déclaré qu’en tant que tierce partie, la Chine renforcerait bientôt ce mécanisme.

Il a poursuivi en affirmant que la Chine soutenait également les efforts politiques et diplomatiques de l’UE visant à préserver l’accord avec l’Iran, également connu sous le nom de Plan global d’action conjoint (PGAC).

Iran : l’Europe lance l’INSTEX

Iran : l’Europe lance l’INSTEX

Les parties européennes de l’accord nucléaire de 2015 ont finalisé un canal de transactions très attendu avec l’Iran visant à protéger les relations commerciales avec Téhéran contre les sanctions américaines.

La Chine estime que le PGAC est une réalisation du multilatéralisme et un accord international qui a été approuvé par le Conseil de sécurité et qu’il doit être mis en œuvre de manière complète et efficace, a noté Shuang.

Par ailleurs, le site d’information officiel chinois Global Times a rapporté ce samedi que le lancement de ce mécanisme par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, autrefois de proches alliés des États-Unis, avait mis en place un système de paiement permettant aux entreprises européennes de contourner les sanctions imposées par les États-Unis et de commercer avec l’Iran.

« Cette décision est perçue non seulement comme une opposition irréductible à la décision prise l’an dernier par le président américain Donald Trump d’abandonner l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien prévoyant la levée des sanctions internationales contre l’Iran, mais également comme un signe de l’indépendance économique de l’Europe face à Washington », a noté le journal chinois.

Le journal étatique chinois, dans son article sur l’annonce du lancement de l’INSTEX, a appelé les pays du monde à s’unir contre les sanctions injustes des États-Unis et à affaiblir la domination mondiale du dollar américain afin de mettre en question l’hégémonie économique américaine.

Iran: l’Europe veut rallier l’axe Chine-Russie

Iran : l’Europe veut rallier l’axe Chine-Russie

L’Union européenne envisage d’inviter la Russie et la Chine à rejoindre un futur réseau de paiement alternatif au fournisseur mondial de services financiers SWIFT.

À la suite du retrait des États-Unis en mai dernier de l’accord sur le nucléaire iranien, l’UE a pris position contre la décision du président américain en entreprenant des projets visant à préserver l’accord international.

Jeudi dernier, lors d’une réunion de presse à Bucarest, les ministres des Affaires étrangères allemand, britannique et français ont annoncé officiellement la mise en service du mécanisme de financement spécial européen, connu sous le nom d’INSTEX.

Au cours des derniers mois, l’Iran a critiqué à plusieurs reprises l’Europe pour son retard dans le lancement du système de paiement.

L’Iran a déclaré plus tôt cette semaine qu’il attendait de voir comment l’UE rattraperait son retard dans l’établissement du mécanisme.

En outre, depuis près d’un mois, au lieu de s’excuser auprès de l’Iran pour les reports successifs de la réalisation de leurs engagements, les responsables européens se sont mis à proférer contre l’Iran de fausses accusations de terrorisme en prenant position contre le programme balistique défensif de l’Iran et la politique régionale de Téhéran.

Seyyed Abbas Araqchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a commenté ces informations, qualifiant ce lancement de « premier engagement vis-à-vis de l’Iran que les Européens doivent respecter » et espérant que ce mécanisme ne restera pas incomplet.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/02/587477/INSTEX-Pkin-appelle-le-monde--affaiblir-le-dollar

LA CHINE RENFORCE SES CAPACITES BALISTIQUES EN VUE D'INTERDIRE L'ACCES A SA ZONE ECONOMIQUE EXCLUSIVE

La Chine déploie le missile balistique anti-navire DF-26 et lorgne les porte-avions américains

 Depuis 1 jour  31 janvier 2019

df26

 Asie et Afrique - Chine

 

La Chine est en train de renforcer ses capacités balistiques dans le cadre d’une stratégie d’interdiction d’accès (No Access) à ce qu’elle identifie comme sa zone économique exclusive.

C’est dans le cadre de ces efforts que Beijing a commencé le déploiement de la version antinavires du missile balistique Dong Feng DF-26 (Vent d’Est), dont elle vient récemment de tester une variante en Mongolie intérieure peu après le passage de navires de guerre US dans le détroit de Taïwan.

Le DF-26 est à l’origine un missile balistique de portée moyenne (MRBM) capable d’atteindre une portée comprise entre 3500 et 4000 kilomètres. Sa nouvelle version antinavires est capable de cibler avec précision de gros bâtiments de surface en mouvement évoluant à plus de 2200 kilomètres et de ce fait cette arme du Corps de la Seconde Artillerie de l’Armée Populaire de Libération de Chine est considérée comme un « tueur de porte-avions ».

La famille de missiles balistiques chinois Dong Feng dont sont issues les fusées spatiales « Longue Marche » sont réputées pour leur fiabilité.

Le DF-26 est un missile à propergol solide doté de deux étages d’un poids total au lancement de 20 tonnes. Sa charge utile varie entre 1.2 et 1.8 tonnes (charge conventionnelle ou nucléaire) et dispose de capacités de guidage et de manœuvrabilité hypersonique. Ce système peut être basé dans des silos souterrains ou plus généralement sur rampe de lancement mobile. Il peut être déployé et mis à feu dans un délai très court, ce qui le rend très difficile à contrer.

Une des stratégies suivies par Beijing était nommée les frappes de saturation et cela consistait à un usage massif de missiles balistiques DF-21D, d’une myriade de missiles antinavires et de missiles Air-sol pour neutraliser tout soutien naval étranger technologiquement supérieur à Taïwan. Cependant, avec le déploiement de la variante anti navale du DF-26, et le développement de plusieurs autres modèles de la famille du Dong Feng, Beijing compte bien interdire totalement l’approche des groupes de l’aéronavale US près de ses eaux territoriales en cas de crise ou de conflit.

Des théoriciens militaires chinois croient qu’il suffirait d’envoyer par le fond un ou deux porte-avions nucléaires US dès le début des hostilités pour obtenir une victoire écrasante sur les États-Unis en cas de guerre ouverte.

Source: Strategika51

https://french.almanar.com.lb/1235885


 

LA CHINE FINANCE PLUS LES INFRASTRUCTURES EN AFRIQUE QUE LA BAD, L'UE, LA SFI, LA BANQUE MONDIALE ET LE G8 REUNIS

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La Chine finance-t-elle les infrastructures en Afrique plus que la BAD, l’UE, la SFI, la Banque mondiale et le G8 réunis ?

Affirmation

La Chine finance les projets d’infrastructures en Afrique plus que la Banque africaine de développement, l’Union européenne, la Société financière internationale, la Banque mondiale et le G8 réunis.

Source: African Manager (Site tunisien d'information économique)

correct

Verdict

Explication:L'information est correcte eu égard aux données disponibles.

 

Recherché par Birame Faye


Carte/Drapeau de la Chine. Crédits : Pixabay

« À noter que la Chine est devenue, assez rapidement, le plus gros bailleur bilatéral pour les infrastructures en Afrique ; elle injecte en Afrique plus que ce que décaissent la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne (UE) la Société financière internationale (SFI), la Banque mondiale et le G8 réunis. Cela donne une idée sur le coup de main de la Chine ! », mentionne le site tunisien d’information, African Manager dans un article publié le 05 janvier 2019.

 

Qu’est-ce que le G8 ?

Le site du ministère français des affaires étrangères présente le G8 comme « un groupe informel d’économies avancées qui se réunit une fois par an lors d’un Sommet des chefs d’État et de gouvernement ». Il a été créé « à l’initiative de la France en 1975 pour faire face au premier choc pétrolier », précise le site.

« Les membres du G8 sont la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada. Composé de six membres à sa création en 1975, puis de sept avec le Canada en 1976, le groupe est devenu le G8 avec l’inclusion progressive de la Russie à partir de 1998 », poursuit le site de la diplomatie française.

La Russie a été exclue du G8 en 2014 suite à l’annexion de la Crimée.

 

D’où tient-on cette comparaison ?

Africa Check est entré en contact avec la rédaction d’africanmanager.com. Le rédacteur en chef, Souleymane Loum, a confié qu’il a pris « les éléments factuels publiés par l’AFP (Agence France presse) et Jeune Afrique ». « Et j’ai agencé et agrémenté tout cela avec ce que je sais de l’activisme de Pékin en Afrique et des échos que j’en ai des chancelleries occidentales, notamment celle française », a-t-il ajouté.

Dans l’article, l’auteur a précisé que « l’investissement étranger chinois en Afrique subsaharienne est monté à 298 Milliards de dollars entre 2005 et 2018, d’après le think tank américain American Enterprise Institute (AEI). Ni l’Europe, ni les Etats-Unis ne peuvent en dire autant… ».

Qui investit le plus en Afrique ?

Africa Check a saisi le think tank américain en question. « Je ne sais pas. Je ne suis que les infrastructures et les investissements chinois et non ceux des autres institutions comme la Banque mondiale », a confié Derek Scissors, l’auteur du dernier rapport de AEI sur les opérations chinoises dans le monde.

Combien décaisse la BAD ?

La Banque africaine de développement (BAD) a mentionné, dans sa dernière présentation des opérations financières et analyse opérationnelle  qu’elle a atteint « un montant record de décaissement de 7,7 milliards de dollars », en 2017.

Pékin est-il en tête sur les IDE en Afrique ?

The Africa investment report, une publication annuelle réalisée par le média britannique Financial Times, a estimé les investissements directs étrangers en Afrique à 89,13 milliards de dollars en 2016. Les pays de l’Asie du Pacifique sont les premiers bailleurs sur la même période. « Et la Chine est le plus grand investisseur en Afrique », selon ce  document.

 

Qui finance le plus les projets d’infrastructures ?

Le dernier rapport du cabinet McKinsey sur les investissements en Afrique renseigne qu’ « en 2015les engagements chinois en faveur des infrastructures en Afrique se sont élevés à 21 milliards de dollars plus que le total combiné du Consortium pour les Infrastructures en Afrique, dont les membres incluent la Banque africaine de développement, la Commission européenne, la Banque européenne d’investissement, la Société financière internationale, la Banque mondiale et les pays du Groupe des Huit (G8) ».

 

 

« La Chine, première puissance économique étrangère en Afrique »

Africa Check a consulté un récent article de l’ex-fonctionnaire de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Magaye Gaye, publié dans les colonnes du journal sénégalais Walf Quotidien, dans son édition du 15 janvier 2019, et disponible sur le site webbvoltaire.fr

Selon cet économiste, « la Chine est aujourd’hui devenue la première puissance économique étrangère en Afrique ».

« La Chine est le principal bailleur bilatéral pour les infrastructures en Afrique, avec 50 % de parts de marché, selon un récent rapport du cabinet international McKinsey. La Chine seule fait plus, dans ce domaine, que la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne, la Société financière internationale (IFC), la Banque mondiale et le G8 réunis ! L’empire du Milieu s’est intéressé, jusqu’ici, aux infrastructures, aux matières premières, aux ressources minérales et pétrolières ».

« De plus en plus, il fait de la sécurité son cheval de bataille. Il vient, à cet effet, d’annoncer un financement de 63,9 millions d’euros en faveur de la force conjointe du G5 Sahel, 70,3 millions d’euros pour le dépôt militaire de Douala au Cameroun, et un million d’euros pour la mission de l’Union africaine en Somalie (…) », souligne ce spécialiste de la Chine.

Conclusion : l’information est avérée

La Chine met plus de ressources financières destinées à des projets d’infrastructures en Afrique que tous les membres du consortium pour les infrastructures en Afrique réunis.

Le dernier rapport du cabinet McKinsey confirme que Pékin finance plus de projets d’infrastructures en Afrique que tous les autres bailleurs réunis.

Au-delà, la Chine est première en Afrique en termes d’investissements directs étrangers d’après la dernière étude du Financial Times.

L’information est correcte selon les données disponibles.

 

Edité par Samba Dialimpa Badji

https://fr.africacheck.org/reports/chine-financement-infrastructures-afrique-bad-ue-sfi-banquemondiale-g8/


 

LA CHINE TIRE UN MISSILE "TUEUR DE PORTE-AVIONS" ET LES FAUCONS US PANIQUENT

La Chine tire un missile « tueur de porte-avions »; les USA s'alarment

Mon Jan 28, 2019 8:23PM

Convois transportant des missiles balistiques chinois de portée intermédiaire Dong-Feng 26 (DF-26). ©AFP

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Convois transportant des missiles balistiques chinois de portée intermédiaire Dong-Feng 26 (DF-26). ©AFP

Les images du tir d’un missile balistique chinois de portée intermédiaire Dong-Feng 26 (DF-26), capable d’atteindre le territoire états-unien, ont été rendues publiques par la télévision chinoise et mises en ligne sur les réseaux sociaux.

Une vidéo publiée sur Twitter montre le tir d'un missile balistique chinois Dong-Feng 26 (DF-26). La portée de ce missile lui permettrait d'atteindre les États-Unis, a rapporté l’agence de presse russe Sputnik, le 25 janvier.

Selon les informations de la Fédération des scientifiques américains (Federation of American Scientists — FAS), un des sites de lancement de DF-26, récemment déployés, se trouve dans la région autonome de Mongolie-Intérieure, dans le nord de la Chine.

En avril, l'armée chinoise a reçu de nouveaux missiles baptisés Dong-Feng-26 (DF-26), qui correspondent précisément à la catégorie « à portée intermédiaire » dont il est question dans le traité FNI. D'après les experts militaires américains, le déploiement de missiles de ce type offre à la Chine la possibilité d'attaquer les bases militaires situées sur l'île américaine de Guam, dans l'océan Pacifique. Selon l'expert du Center for the National Interest Harry Kazianis, ces missiles seraient capables d'éliminer des navires en mouvement dans un rayon de 4 000 km, ce qui ferait d'eux de véritables « tueurs de porte-avions ».

Song Zhongping, expert militaire et commentateur de télévision, a déclaré dimanche au Global Times que la conception spéciale du missile lui permettait de contrôler avec précision la trajectoire de l'attaque, les quatre gouvernes de vol assurant une maniabilité exceptionnelle et guidant l'ogive pendant la phase terminale de la frappe contre un porte-avions.

Les tensions entre Pékin et Washington sont une nouvelle fois montées d’un cran la semaine dernière, lorsque deux destroyers américains sont entrés dans le détroit de Taïwan.

PressTV-Détroit de Taïwan : nouvelles provocations US

PressTV-Détroit de Taïwan : nouvelles provocations US

La marine américaine a dépêché deux navires de guerre dans le détroit de Taïwan.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/28/587055/Pekin-tire-un-missile-tueur-de-porte-avions


 

ULTIMATUM DE LA CHINE A LA FRANCE DE METTRE FIN AU PACTE COLONIAL EN AFRIQUE

La Chine donne un ultimatum à la France de mettre fin au pacte colonial en Afrique

 

Le pacte colonial (appelé aussi régime de l’Exclusif) est un régime d’échange imposé par les pays européens à leurs colonies au XVIIème siècle et selon lequel la colonie ne peut importer que des produits provenant de la métropole tandis qu’elle ne doit exporter que vers celle-ci

Peu de gens le savent. Mais il existe bel et bien des accords secret signés entre les anciennes colonies françaises et leur ancienne autorité administrative, la France. Ces accords concernent de nombreux domaines, tels que le militaire, le politique, mais surtout des accords économiques.

Les pays africains doivent déposer leurs réserves financières auprès de la Banque de France. Ainsi, la France « garde » les réserves financières de quatorze pays africains depuis 1961 : le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale et le Gabon.

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La Chine, qui possède 40% de la production de pétrole brut en congo, doit transiter par la banque centrale de la France avant d’emmener des capitaux et des fonds au Congo, ce qui prend du temps et déprécie la monnaie chinoise.

La Chine ne veut plus de cela et sera prête pour un changement dans la relation France – Afrique

Selon nos sources au sein du gouvernement chinois, Il y a eu des réunions secrètes entre les chinois et les français pour mettre fin au pacte colonial à certaines anciennes colonies françaises où les chinois ont le plus grand intérêt. Il s’agirait de 6 des 14 pays africains contraint par la france de payer l’impôt colonial.

Lire Aussi:  Urgent : Les Russes et leurs familles ont sept jours pour quitter les États-Unis

Nos sources ont rapporté que la Chine a donné un ultimatum de 5 ans à la France pour mettre fin à ce pacte colonial avec ces 6 pays ou faire face à de sérieuses sanctions économiques. La France n’a montré aucun intérêt à mettre un terme à ce pacte colonial avec les pays africains concernés. Restez à l’écoute pour plus d’informations à ce sujet

 

 

…..

https://africa24.info/2018/08/14/la-chine-donne-un-ultimatum-a-la-france/?fbclid=IwAR2QWNbbSzkmck-WjOP1Bx-eWfTrf15RotpcLPlpZfLunwcwU-z7jiaj5jc



 

LA CHINE S'OPPOSE A TOUTE INGERENCE ETRANGERE DANS LES AFFAIRES DU VENEZUELA

La Chine s'oppose à toute ingérence étrangère dans les affaires du Venezuela

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-01-27 à 06:07
 


(Xinhua/Li Muzi)

NEW YORK (Nations unies), 26 janvier (Xinhua) -- Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations unies, Ma Zhaoxu, a déclaré samedi que la Chine s'opposait à toute ingérence étrangère dans les affaires du Venezuela.

"La Chine s'oppose toujours à toute ingérence dans les affaires intérieures des autres pays et elle s'oppose à toute ingérence étrangère dans les affaires du Venezuela", a déclaré M. Ma, à l'occasion d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation au Venezuela.

Notant que "la situation au Venezuela relève des affaires intérieures de ce pays", M. Ma a ajouté qu'elle ne "constitue pas une menace pour la paix et la sécurité internationales et ne figure pas à l'ordre du jour du Conseil de sécurité".

"La Chine s'oppose à ce que la situation au Venezuela soit ajoutée à l'ordre du jour du Conseil de sécurité", a souligné l'envoyé chinois, soulignant que seul le peuple vénézuélien peut faire la décision sur ce qui concerne les affaires intérieures du pays.

"Nous appelons toutes les parties concernées à respecter le choix du peuple vénézuélien", a-t-il déclaré.

Soulignant que "le maintien de la stabilité et du développement au Venezuela sert les intérêts de toutes les parties concernées", M. Ma a dit que "nous espérons que toutes les parties pourront contribuer davantage à la stabilité du Venezuela".

"Nous espérons que la communauté internationale pourra conjuguer ses efforts pour créer les conditions favorables à cela", a-t-il ajouté.

M. Ma a précisé au Conseil de sécurité que la Chine "suivait de près la situation actuelle au Venezuela" et appelait toutes les parties concernées dans le pays "à rester rationnelles, à conserver leur calme, à garder à l'esprit les intérêts fondamentaux du pays et de son peuple afin de trouver une solution politique aux problèmes par le biais d'un dialogue pacifique dans le cadre de la Constitution vénézuélienne".

"La Chine soutient les efforts déployés par le gouvernement vénézuélien pour défendre la souveraineté, l'indépendance et la stabilité nationales", a-t-il conclu.

http://french.xinhuanet.com/2019-01/27/c_137777354.htm


 

 
   

LA CHINE TIRE UN MISSILE "TUEUR DE PORTE-AVIONS" POUVANT ATTEINDRE LES USA (VIDEO)

La Chine tire un missile «tueur de porte-avions» pouvant atteindre les États-Unis (vidéo)

 Depuis 1 jour  25 janvier 2019

missile_chinois

 Asie et Afrique - Chine

 

Une vidéo publiée sur Twitter montre un tir d’un missile balistique chinois Dong-Feng 26 (DF-26). La portée de ce missile lui permettrait d’atteindre les États-Unis.

Selon les informations de la Fédération des scientifiques américains (Federation of American Scientists — FAS), un des sites de lancement de DF-26, récemment déployés, se trouve dans la région autonome de Mongolie-intérieure, dans le nord de la Chine.

D’après les experts militaires américains, le déploiement de missiles de ce type offre à la Chine la possibilité d’attaquer les bases militaires situées sur l’île américaine de Guam, dans l’océan Pacifique. Selon l’expert du Center for the National Interest Harry Kazianis, ces missiles seraient capables d’éliminer des navires en mouvement dans un rayon de 4.000 km, ce qui ferait d’eux de véritables «tueurs de porte-avions».

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1227239