BRAS D’HONNEUR DE LA CHINE A L’HEGEMONIQUE ONCLE SAM

Quand Pékin défie l’hégémonie US en mer de Chine..
L’équipe du site

Pékin s'apprête  à fermer l'accès à une partie de la mer de Chine méridionale afin d'y mener des exercices militaires, selon des informations des autorités, une semaine après un arbitrage international désavouant complètement ses prétentions de souveraineté sur la zone.

Une zone au large de la côte est de la province de Hainan, île tropicale au sud de la Chine, sera le théâtre de vastes manoeuvres militaires entre mardi et mercredi, et l'entrée sur cette zone sera pendant ce temps-là strictement "interdite", a indiqué sur son site l'Administration maritime chinoise.

Toutefois, le lieu de ces exercices reste à une distance respectable des îles Paracels, et surtout extrêmement éloigné des îles Spratleys -lesquelles se situent bien plus au sud et sont au coeur des contentieux entre la Chine et ses voisins.


La Cour permanente d'arbitrage (CPA) de la Haye a jugé la semaine dernière que Pékin n'avait pas de "droits historiques" justifiant ses prétentions sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale. Or, ce carrefour maritime stratégique pour le fret mondial et au sous-sol réputé riche en hydrocarbures fait aussi l'objet de revendications rivales des Philippines, du Vietnam, de la Malaisie et de Brunei.Le gouvernement chinois a par ailleurs vivement mis en garde les autres pays contre le danger de faire de la mer de Chine du sud "un berceau de guerre".
 

La Chine met en garde les Etats-Unis

Or,  l'annonce de ces manoeuvres intervient au cours de la visite du commandant de la Marine, l'amiral John Richardson qui a rencontré son homologue chinois Wu Shengli. Une rencontre au cours de laquelle la Chine a réiteré son droit histroique et souverain sur les îles en question, mettant en garde les Etats-Unis de toute aventure qui lui sera coûteuse dans la région.

En effet, le commandant de la Marine de l'Armée populaire de Libération Wu Shengli a affirmé que la Chine " ne sacrifiera jamais sa souveraineté et ses intérêts en mer de Chine méridionale", soulignant qu'il s'agissait d'"intérêts fondamentaux" de la Chine et que l'affaire concernait le fondement de la gouvernance du Parti, la sécurité et la stabilité du pays et les intérêts de base de la nation chinoise. Selon lui, la Chine ne cèdera pas en matière de souveraineté territoriale et ne craindra aucune provocation militaire, à laquelle la Marine chinoise est totalement préparée.

"Nous ne cesserons jamais notre construction sur les îles Nansha à mi-chemin ... Les îles Nansha font partie du territoire chinois et notre construction nécessaire sur les îles est raisonnable, justifiée et légale", a-t-il indiqué.

La Chine poursuivra la construction sur les îles et l'achèvera comme prévu. Le nombre de ses installations de défense est entièrement déterminé par le nombre de menaces auxquelles le pays fait face, a assuré M. Wu.


Il a promis que la Chine n'abandonnerait pas ses efforts pour résoudre la question de la mer de Chine méridionale de manière pacifique, malgré "de nombreux facteurs négatifs actuels" mais a toutefois averti que "toute tentative pour forcer la Chine à abandonner en exhibant la force militaire n'aurait qu'un effet inverse".


La Chine construit sa première plate-forme d'énergie nucléaire maritime


Pour légitimer ses revendications, la Chine a agrandi des îlots ou récifs, y implantant pistes d'atterrissage, ports et autres installations à visée potentiellement militaire. Dans un communiqué distinct, l'Administration maritime avait indiqué la semaine dernière que quatre des cinq phares construits sur les îles et récifs disputés étaient entrés en activité, et que le cinquième le serait "prochainement".

Mais encore..

Selon la China National Nuclear Cooperation (CNNC), la Chine va bientôt commencer à assembler sa première plate-forme d'énergie nucléaire maritime et devrait construire 20 centrales nucléaires flottantes dans l'avenir, ce qui devrait lui permettre de renforcer largement ses approvisionnements en eau et en énergie sur les îles de la mer de Chine méridionale.

La première plate-forme d'énergie nucléaire sera construite par le chantier naval Heavy Industry Company Bohai (BSHIC), une société dont le siège se trouve dans la province du Liaoning, dans le Nord-est de la Chine.

D'après un article publié jeudi par la CNNC sur son compte officiel du média social WeChat, la centrale flottante sera en mesure de fournir une alimentation électrique sûre et efficace pour les îles lointaines et l'énergie nécessaire au dessalement de l'eau de mer.


La construction 20 de ces plates-formes centrales nucléaires coûtera environ 40 milliards de yuans (5,38 milliards d'euros), mais, a souligné l'article, cela reste encore moins cher que le coût d'une flotte de porte-avions, ajoutant que l'ile Yongxing et le récif Yongshu, qui appartiennent à la Chine et bénéficieront du soutien de ces plates-formes d'énergie nucléaire, seront comme deux porte-avions en mer de Chine méridionale, ce qui pourrait donner à la Chine un avantage militaire sur les flottes de porte-avions américains.

Bien que l'article ait été ensuite retiré du compte WeChat de la société, la construction avait néanmoins été confirmée dans de précédents articles du Global Times.

Ainsi, dans une interview avec le Global Times en date du 21 avril, Liu Zhengguo, directeur du bureau général de la China Shipbuilding Industry Corporation (CSIC), le plus important groupe de construction navale chinois, en charge de la conception et de l'assemblage des plates-formes, avait déclaré que sa société « faisait avancer les travaux ».

« Le développement des plates-formes d'énergie nucléaire est une tendance en plein essor », avait souligné M. Liu lorsqu'on lui avait demandé de commenter les rapports qui faisaient état que la Chine prévoyait de construire 20 plates-formes nucléaires maritimes.

« Le nombre exact de centrales qui seront construites [par la CSIC] dépend de la demande du marché», avait-il dit, sans confirmer ou nier le nombre annoncé. « A en juger par divers facteurs ... la demande est assez forte ».

M. Liu avait également insisté sur l'usage civil des centrales, comme la fourniture d'électricité pour les plates-formes de forage pétrolier.

Selon l'article de la CNNC, l'entreprise poursuit ses travaux sur un projet de brise-glace à propulsion nucléaire chinois. À l'avenir, la Chine pourrait s'allier avec la Russie pour développer une route de navigation Nord, passant par l'Arctique vers l'Europe. Selon l'article, une telle route rendrait alors la stratégie américaine de rééquilibrage en Asie-Pacifique inutile.


Des bombardiers stratégiques chinois patrouillent en mer de Chine méridionale

L’aviation stratégique de l’armée de l’air chinoise s’est mise à patrouiller les frontières aériennes du pays, y compris au-dessus de la mer de Chine méridionale.

Selon le communiqué officiel, qu'on peut trouver sur la page officielle des forces armées aériennes chinoises, des bombardiers Xian H-6 ont commencé à patrouiller dans l'espace aérien chinois.

Selon certains experts, des bombardiers capables de porter des armes nucléaires survolent chaque jour les îles contestées de la mer de Chine méridionale. Les militaires chinois ne commentent pas ces informations, informe le quotidien de Nanjiao.

Les bombardiers Xian H-6 sont des copies chinoises sous licence du bombardier soviétique Tupolev Tu-16. La Force aérienne chinoise dispose de 177 bombardiers de ce type, dont le rayon d’action atteint jusqu’à 6.000 kilomètres.


Le Tupolev Tu-16 (code Otan Badger) est un bombardier biréacteur conçu en Union soviétique au début des années 1950. Malgré son âge, cet avion polyvalent reste une machine fiable, utilisée par les forces aériennes russes, ukrainiennes et chinoises.

De sérieux différends existent entre la Chine et plusieurs pays de la région, notamment le Japon, le Vietnam et les Philippines, au sujet des frontières maritimes et des zones de responsabilité en mers de Chine méridionale et orientale. La Chine estime que certains pays, plus particulièrement les Philippines et le Vietnam, utilisent délibérément le soutien des États-Unis pour attiser la tension dans la région.

 

Sources: alAkhbar , French.china.org.cn , Reuters, AFP, Sputnik..

 

Source: Agences

19-07-2016 - 11:20 Dernière mise à jour 19-07-2016 - 16:30 | 515 vus

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=315445&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=39&s1=1


 

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