DES SOLDATS CHINOIS BIENTOT EN SYRIE?!

Et pourquoi pas la Chine, en Syrie?!!

Et pourquoi pas la Chine, en Syrie?!!

Sep 29, 2015 18:10 UTC     

IRIB- Selon Debkafile, un porte-avion chinois aurait traversé le canal de Suez, pour se rendre à Tartous.

Il y a des nouvelles, selon lesquelles autour de 3.500 combattants Ouïghours, (Chinois musulmans), ont été rassemblés, en Syrie, par le Turkistan Islamic party, (TIP), près de la frontière turque, sous l’égide des services de renseignement turcs, dans l’intention de les faire participer à la bataille des Jihadistes contre Assad. C’est un aspect de plus de la politique, à la fois, erratique et extrémiste, que la Turquie mène, sous la direction d’un Erdogan de plus en plus coupé des réalités de son pays, (la Turquie), et des conditions de désordre, qui s’y répandent, à cause des remous, causés par la politique turque, en Syrie, et contre les Kurdes. La présence de ces Ouïghours a, évidemment, résonné, comme un très grave signal d’alerte, dans la direction chinoise, explique Christina Lin, expert de l’Université John Hopkins, sur son blog de "Times of Israel", le 20 septembre 2015. Il en résulte, selon Lin, que l’on se trouve, désormais, devant la possibilité d’une intervention militaire chinoise, en Syrie, si Assad le demandait. Les Chinois suivent, en général, avec rigueur, le principe de non-intervention, sauf, lorsque leur sécurité nationale est en jeu. De telles actions, indirectement, déstabilisantes, pour les provinces musulmanes de Chine, représentent, effectivement, une menace, pour la sécurité nationale chinoise, exactement, de la même façon que les Tchétchènes, présents en Syrie, au nom du Jihadisme, représentent une menace similaire contre la sécurité nationale de la Russie. La Syrie ne cesse de se transformer en un chaudron multinational, où la plupart des puissances vont se trouver de plus en plus impliquées, jusqu’à bouleverser l’Ordre international... En effet, d’un autre côté, les perspectives, évoquées par Lin, peuvent se faire avec l’habillage d’une intervention chinoise, en Syrie, du légalisme de l’OCS, (Organisation de Coopération de Shanghai), où la Syrie est observatrice et veut devenir membre, de même que l’Égypte. Le conflit syrien pourrait, dans les mois qui viennent, voir une transformation radicale de l’OCS en alliance militaire, maintenant que la Chine et la Russie ont pris la mesure du danger jihadiste. «... Maintenant que le TIP a établi une base, en Syrie, et qu’il augmente son influence et son recrutement, grâce à ses sponsors turcs, la Chine va devoir appliquer sa recommandation 2 013 : «Prendre les armes contre le Turkestan oriental, (ETIM), avant que la menace ne s’étende» et déployer des troupes, en Syrie. La non-ingérence ne signifie pas ne pas défendre ses intérêts. Certains experts considèrent, peut-être, que le principe de non-ingérence de la Chine l’empêche d’agir. Mais le principe de non-ingérence de la Chine porte davantage sur l’ingérence, dans la politique intérieure des autres pays, comme les Etats-Unis et l’Occident ont l’habitude de le faire, en violant la souveraineté d’autres pays, pour renverser les régimes autocratiques qui leur déplaisent. La politique de non-ingérence ne signifie pas l’inaction, en cas de menace, sur la sécurité et les intérêts de la Chine. La Chine n’a pas de difficulté à prendre des mesures, lorsque ses intérêts fondamentaux sont menacés – c’est-à-dire, la violation de sa souveraineté, son intégrité territoriale, son développement économique et la survie de son régime. Lors du Sommet de l’Asie sur la sécurité, organisé par l’International Institute for Strategic Studies, (IISS), en 2011, le ministre chinois de la Défense, Liang Guanglie, a parlé des intérêts fondamentaux de la Chine, en ces termes : «Nos intérêts essentiels incluent tout ce qui touche à la souveraineté, la stabilité et le mode de gouvernement. La Chine suit, maintenant, une course socialiste. Toute tentative de rejeter cette voie, menace les intérêts fondamentaux de la Chine. De même, toute tentative d’encourager une partie de la Chine à faire sécession menace les intérêts fondamentaux de la Chine liés à notre territoire, notre espace maritime et aérien. Ensuite, tout ce qui a rapport au développement économique et social national de la Chine touche, également, les intérêts fondamentaux de la Chine». Si le TIP continue de consolider son pouvoir, au sein de l’Armée de conquête, un ramassis de Jihadistes de différentes filiales d’Al-Qaïda et d’extrémistes salafistes, le Xinjiang pourrait devenir le prochain Afghanistan, et se mettre à ressembler à la zone Afpak, (Syrie / Irak), avec des forces militantes et des zones de refuges transnationales, qui attirent des combattants étrangers et qui jouissent du soutien matériel et diplomatique de la Turquie et d’autres puissances extérieures, dont l’idéologie et les intérêts sont semblables. En outre, le régime d’Assad est, toujours, le gouvernement légal de la Syrie, reconnu par l’ONU, en dépit du fait qu’il ne tient qu’1/3 de son territoire. Si Assad demande et permet à la Russie, la Chine et d’autres membres de l’OCS de l’aider, militairement, ce serait conforme au droit international. Ceci diffère des frappes aériennes actuelles de la coalition anti-ISIS, dirigée par les Etats-Unis, en Syrie, qui opère, sans mandat de l’ONU, ni autorisation du gouvernement souverain, bien qu’elle bénéficie, dans une certaine mesure, d’une autorisation implicite du régime Assad, pour combattre ISIS. En 2014, le Britannique, David Cameron, a hésité à participer à des frappes aériennes, en Syrie, parce qu’il craignait, précisément, de violer le droit international. Du fait qu’Erdogan mène une guerre islamiste, par procuration, contre la Chine, les Kurdes, Assad, Sisi et Netanyahu, via les affiliés d’Al-Qaïda, l’Armée de conquête, les Frères musulmans et le Hamas, il n'est pas étonnant qu’à la fois, la Syrie et l’Egypte, aient demandé à rejoindre L’Organisation de Coopération de Shanghai, (OCS), en juin de cette année».

vendredi 25 septembre 2015. Traduction des parties en anglais : Dominique Muselet

 

 

 
 
 
 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau