IRAN : LA CHINE SE MOQUE DES SANCTIONS US

Sanctions anti-iraniennes : la Chine fait la sourde oreille

Thu May 16, 2019 6:19PM

Une raffinerie de pétrole iranienne. (Archives)

Une raffinerie de pétrole iranienne. (Archives)

Sputnik a rapporté que la Chine continuerait d’importer du pétrole iranien malgré les sanctions imposées par les États-Unis.

En dépit des sanctions anti-iraniennes des États-Unis, le pétrolier Marshal-Z, qui transportait environ 130 000 tonnes de pétrole brut, a déchargé sa cargaison dans des entrepôts près de la ville de Zhoushan,en Chine.

PressTV-Iran: la Chine contre les USA

PressTV-Iran : la Chine contre les USA

L’Iran et la Chine sont des partenaires commerciaux importants, et la Chine défendra les droits de ses entreprises.

Il est à noter que quatre pétroliers ont transporté au cours des derniers mois du pétrole iranien vers la Chine.

Le vice-ministre iranien du Pétrole chargé des affaires internationales a annoncé début mai que la République islamique d’Iran utiliserait tous les moyens pour assurer les exportations de pétrole dans une conjoncture où Washington a durci les sanctions contre Téhéran.

« Nous sommes en mesure de tenir tête aux sanctions injustes et illégitimes des États-Unis », s’est félicité Amir Hossein Zamaniya, le vice-ministre iranien du Pétrole. Et de poursuivre : « Nous avons mobilisé toute la capacité du pays pour vendre du pétrole sur le marché gris. »

PressTV-Sanctions US: l’avertissement chinois

PressTV-Sanctions US : l’avertissement chinois

La Chine a averti que la décision des États-Unis allait intensifier les troubles au Moyen-Orient.

À vrai dire, les États-Unis sont incapables, même en se faisant aider par les plus gros producteurs du pétrole que sont leurs amis au sein de l’OPEP, de compenser la baisse de l’offre du pétrole iranien après l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines contre Téhéran.

Huit pays, et pas des moindres, avaient été dispensés du boycott que Washington voulait, au mépris de sa propre signature au bas du Plan global d’action conjoint, imposer au pétrole iranien : pour trois d’entre eux, il s’agit d’économies émergentes largement consommatrices de pétrole, à savoir la Chine, l’Inde et la Corée du Sud. L’Irak, dont l’électricité est générée par des centrales fonctionnant au gaz iranien, figurait aussi sur la liste des pays ayant reçu une dérogation des États-Unis.

Lire aussi : Sanctions anti-iraniennes US : la Chine appelle le monde à la vigilance

Mais la Maison-Blanche a récemment annoncé dans un communiqué que le président américain, Donald Trump, avait décidé de mettre fin aux exemptions permettant à huit pays l’achat de pétrole iranien, afin de « porter à zéro les exportations » de brut iranien.

En avril, le Japon et la Corée du Sud ont complètement cessé d’acheter du pétrole iranien.

Dans la foulée de sa tournée asiatique, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, est attendu le vendredi 17 mai en Chine afin de discuter des questions régionales et internationales, dont le Plan global d’action conjoint.

Zarif s’est également déplacé à la tête d’une délégation politico-économique de haut rang à New Delhi et à Achgabat (capitales indienne et turkmène) afin de mener des échanges de vues avec des responsables de ces deux pays concernant des questions d’intérêt commun.

Le premier diplomate iranien s’est aussi rendu à Tokyo suite à une invitation de son homologue japonais, Taro Kono.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/16/596121/Iran--la-Chine-se-moque-des-sanctions-US


 

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