COREE DU NORD (RPDC)

LA CORÉE DU NORD A EFFECTUE SAMEDI UN TIR D'ESSAI RÉUSSI D'UNE NOUVELLE ARME

 

Le dirigeant de la RPDC préside au tir d'essai d'une "nouvelle arme"

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-08-11 à 13:31
 

PYONGYANG, 11 août (Xinhua) -- Kim Jong Un, dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), a présidé samedi au tir d'essai d'une "nouvelle arme", a rapporté dimanche l'Agence de presse centrale coréenne (KCNA).

Lors d'une inspection sur un pas de tir, il a indiqué que cette nouvelle arme, développée pour se conformer aux conditions de terrain" du pays, disposait d'une "caractéristique tactique avantageuse différente des systèmes d'armement existants".

M. Kim s'est dit "grandement satisfait" de ce tir d'essai, qui a permis de vérifier que ce nouveau système d'armement fonctionnait comme prévu, selon KCNA. Il s'agissait du cinquième tir de projectiles de la RPDC depuis le 25 juillet.

L'état-major interarmes sud-coréen (JCS) avait indiqué samedi que la RPDC avait tiré vers la mer du Japon deux projectiles semblant être des missiles balistiques à courte portée.

http://french.xinhuanet.com/2019-08/11/c_138300559.htm


 

KIM JONG UN : LES DERNIERS TIRS NORD-COREENS SONT UN AVERTISSEMENT A WASHINGTON ET A SEOUL

Les derniers tirs nord-coréens sont un « avertissement » à Washington et à Séoul, déclare Kim

 Depuis 4 heures  7 août 2019

kim-jong

 Asie et Afrique - Deux Corées

 

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré que les derniers tirs de missiles de la Corée du Nord étaient un « avertissement » adressé à Washington et Séoul en raison de leurs manœuvres militaires conjointes, a rapporté le mercredi 7 aout, l’agence officielle KCNA.

Ce dernier lancement de missiles a eu lieu mardi après que les forces américaines et sud-coréennes ont commencé la veille des manoeuvres conjointes visant à tester la capacité de Séoul à avoir un contrôle opérationnel en temps de guerre.

Pyongyang avait prévenu que le lancement de ces manoeuvres compromettrait la reprise annoncée des négociations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sur l’arsenal nucléaire de Pyongyang.

La Corée du Nord a toujours réprouvé les manœuvres conjointes régulières qu’elle considère comme une préparation pour une éventuelle invasion de son territoire.

Mais jusqu’à présent elle s’était abstenue d’effectuer des essais de missiles pendant que ces exercices américano-sud-coréens étaient en cours.

« Missiles tactiques guidés »

KCNA a indiqué que M. Kim avait personnellement assisté au tir de missiles de mardi. L’essai a permis de vérifier « l’efficacité en temps de guerre » d’ « un nouveau type de missiles tactiques guidés », a-t-elle précisé.

« Se félicitant du succès de ce tir de démonstration, Kim Jong Un a noté que cette action militaire était une occasion d’adresser un avertissement approprié en direction des manoeuvres militaires conjointes que mènent les Etats-Unis et la Corée du Sud », a rapporté l’agence officielle.

Selon l’état-major interarmes des forces sud-coréennes, la Corée du Nord a tiré mardi deux projectiles « présumés être des missiles balistiques de courte portée » et qui se sont abattus en mer.

C’était la quatrième paire de missiles tirée par la Corée du Nord en moins de deux semaines, et Pyongyang a averti qu’il pourrait y en avoir d’autres.

Le président américain Donald Trump a minimisé ces divers tirs, soulignant qu’il s’agissait de missiles à courte portée et que ces essais ne constituaient pas une violation des engagements pris par M. Kim envers les Etats-Unis.

Après une année de tensions croissantes et de menaces mutuelles, Donald Trump et Kim Jong Un ont tenu en juin 2018 à Singapour un sommet historique à l’issue duquel M. Kim a signé un engagement, rédigé en termes vagues, dans lequel il s’engageait à œuvrer à « la dénucléarisation de la péninsule coréenne ».

Un deuxième sommet, en février à Hanoï, a tourné court en raison d’un désaccord sur la question d’une levée des sanctions économiques auxquelles la Corée du Nord est soumise et des concessions que Pyongyang pourrait faire en contrepartie.

Lors d’une rencontre impromptue en juin à Panmunjom, dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées, MM. Trump et Kim ont décidé la reprise des négociations sur le nucléaire. Mais ces discussions n’ont pas encore recommencé.

Des analystes estiment que les activités militaires menées actuellement des deux côtés pourraient repousser la reprise des pourparlers à l’automne.

Et Pyongyang a fait savoir mardi que la motivation de la République populaire démocratie de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) à discuter était impactée négativement par les manœuvres conjointes qui venaient de débuter.

« La situation qui prévaut refroidit considérablement notre désir d’appliquer les accords RPDC/Etats-Unis et les accords intercoréens, ce qui affecte également les perspectives d’un futur dialogue », a averti un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par KCNA.

« Violation flagrante »

Pour Pyongyang, le lancement de ces manoeuvres « est un déni non dissimulé et une violation flagrante » de plusieurs accords conclus entre Pyongyang et Washington, a indiqué l’agence.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a minimisé mardi les protestations de Pyongyang. Les manoeuvres conjointes en cours sont « conformes au partenariat que nous avons avec la Corée du Sud », a-t-il dit.

« La Corée du Nord a poursuivi ses manœuvres avec la même intensité. Alors ils n’ont pas vraiment de raisons de se plaindre », a déclaré M. Bolton sur la chaîne de télévision américaine Fox News.

 

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1456358


 

EN OPTANT POUR LA STRATEGIE DU TIR, LA COREE DU NORD VEUT FAIRE CESSER LES EXERCICES CONJOINTS AMERICANO-SUD-COREENS

Pyongyang opte pour la stratégie du tir

La Corée du Nord veut faire cesser les exercices conjoints américano-sud-coréens.

Par Philippe Mesmer  Publié hier à 10h18

Temps deLecture 3 min.

 

Le président américain, Donald Trump, lors d’une rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Panmunjom, le 30 juin 2019.

Le président américain, Donald Trump, lors d’une rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Panmunjom, le 30 juin 2019. Kevin Lamarque / REUTERS

En enchaînant les tirs de « projectiles », la Corée du Nord ne contribue pas, en apparence, à sortir de l’impasse les négociations sur la dénucléarisation. Les 25 et 31 juillet, puis le 2 août, les militaires nord-coréens ont, sous l’œil du dirigeant Kim Jong-un, effectué des essais de missiles à courte portée dérivés semble-t-il du modèle russe Iskander et baptisés KN-23, mais aussi « d’un nouveau lanceur multiple de roquettes guidées et de gros calibre » et d’une « nouvelle arme tactique guidée ».

Pyongyang exprime ainsi son mécontentement vis-à-vis de la tenue prévue en août d’exercices conjoints américano-sud-coréens, baptisés « 19-2 Dong Maeng » (« Alliance 19-2 »). Pour la Corée du Nord, il s’agit « d’initiatives militaires dangereuses et hostiles, contredisant les avancées vers la paix observées dans la péninsule ».

Dans un communiqué du 16 juillet, Pyongyang rappelait que le président américain, Donald Trump, avait, lors de sa rencontre avec Kim Jong-un le 30 juin à Panmunjom – unique point de contact de la zone démilitarisée (DMZ) qui coupe la péninsule coréenne en deux –, assuré que ces exercices seraient « suspendus », et que, lors du premier sommet Kim-Trump, en juin 2018 à Singapour, il avait évoqué la fin des « jeux de guerre ».

Depuis, certains exercices ont été annulés, d’autres ont vu leur échelle réduite et ont été rebaptisés « Dong Maeng ». Il est à noter que la première série de tirs de missiles par la Corée du Nord depuis 2017 a été menée début mai 2019, en même temps que les exercices « 19-1 Dong Maeng ».

Lire aussi  La Corée du Nord a tiré deux nouveaux missiles, selon Séoul

Frustration

La Corée du Nord voit dans les manœuvres conjointes les préparatifs d’une invasion de son territoire. Comme le rappelle le spécialiste Harry J. Kazianis, dans un article paru dans la revue américaine The National Interest, les exercices ont toujours pesé sur les négociations avec Pyongyang. En 1986 déjà, des discussions avaient été interrompues à cause des manœuvres appelées « Team Spirit ».

Les récents tirs nord-coréens ciblent Séoul, pour des raisons tant militaires qu’économiques

Plus spécifiquement, les récents tirs nord-coréens ciblent aussi Séoul, pour des raisons autant militaires qu’économiques. Après les essais du 25 juillet, Kim Jong-un avait « conseillé » au président sud-coréen, Moon Jae-in, de « mettre fin aux actes suicidaires tels que celui de mettre en service des armes ultramodernes ». En juillet, la Corée du Sud a annoncé l’acquisition de deux nouveaux avions de combat F-35, dont la furtivité est, d’après Daniel DePetris, chercheur au centre d’analyse américain Defense Priorities, « hautement dangereuse »pour le Nord.

Les tirs nord-coréens – menés selon différentes trajectoires – semblent avoir permis de soulever des interrogations sur la solidité des défenses antimissiles du Sud.

Outre les questions militaires, Pyongyang manifeste une certaine frustration face à l’absence de progrès dans la coopération économique intercoréenne. Depuis la baisse des tensions dans la péninsule début 2018, les échanges se limitent à des gestes symboliques, rencontres sportives, concerts ou encore projets d’aide humanitaire.

Rencontre secrète

Pour Andreï Lankov, sur le site spécialisé NK News, « ce symbolisme bon marché n’est pas ce que la Corée du Nord veut, ni ce dont elle a besoin ». Selon le chercheur de l’université Kookmin de Séoul, Pyongyang « veut le redémarrage du complexe industriel de Kaesong et des projets économiques conjoints, en d’autres termes, une injection significative de capitaux sud-coréens dans son économie ». Or, les sanctions onusiennes imposées à la Corée du Nord interdisent au Sud de le faire, à moins que M. Moon ne convainque Donald Trump de faire des concessions.

Dans ce sens, les tirs serviraient aussi à exercer une forme de pression sur l’administration Trump. Le 12 avril, Kim Jong-un avait donné jusqu’à la fin de l’année aux Américains pour qu’ils fassent preuve de flexibilité dans les négociations.

En choisissant de tirer des engins à courte portée, Pyongyang évite dans le même temps de braquer Washington. Jeudi 1er août, Donald Trump estimait que les négociations sur la dénucléarisation pouvaient continuer car les missiles lancés « sont à courte portée »« Nous n’avons jamais discuté de ça. Nous parlons du nucléaire. »

De fait, une rencontre secrète entre Américains et Nord-Coréens aurait eu lieu la semaine dernière à Panmunjom. La partie nord-coréenne aurait affirmé que les discussions de travail pourraient reprendre rapidement. Ce qui semble possible, mais pas avant la fin de « 19-2 Dong Maeng ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  La rencontre entre Trump et Kim en Corée ouvre la voie à un dialogue plus constructif

Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/03/pyongyang-opte-pour-la-strategie-du-tir_5496238_3210.html


 

ECHEC DES SANCTIONS US CONTRE LA COREE DU NORD

Sat Jul 13, 2019 1:52PM

Le sous-marin USS Michigan, dans le port de Busan, en Corée du Sud. ©AFP

Le sous-marin USS Michigan, dans le port de Busan, en Corée du Sud. ©AFP

Les Nord-Coréens n’en ont rien à cirer des sanctions US, ce qu’ils veulent c’est la fin de la campagne de guerre américaine.

Des sources diplomatiques ont déclaré que le dirigeant nord-coréen, lors des récentes réunions avec les présidents chinois, russe et américain, a réclamé des garanties sur la sécurité de son pays plutôt que la levée des sanctions en échange du désarmement nucléaire.

Le fait que Kim Jong-un s’est concentré sur des garanties pour le maintien de la sécurité de son pays peut être une tentative visant à sortir de l’impasse des négociations sur le désarmement nucléaire avec Washington.

Les hauts responsables du Parti du travail au pouvoir en Corée du Nord sont probablement au courant de la dernière position de Kim Jong-un et de son insistance sur les garanties de sécurité.

PressTV-La Corée du Nord avertit les USA

PressTV-La Corée du Nord avertit les USA

La Corée du Nord a averti les États-Unis de changer leur politique face à Pyongyang sinon les accords entre les deux parties seraient mis en danger.

Cependant, selon l’agence de presse japonaise Kyodo News, certains sont inquiets que la Corée du Nord puisse éventuellement tenter de modifier la configuration militaire des États-Unis dans la région Asie-Pacifique, y compris les forces américaines déployées en Corée du Sud, ce qui pourrait compliquer davantage les négociations nucléaires.

Jusqu’au début de cette année, la Corée du Nord exigeait la levée des sanctions des Nations unies visant à contrecarrer les ambitions balistiques et nucléaires du pays.

Selon des sources diplomatiques, Kim Jong-un a fait des remarques spécifiques sur la manière de fournir des garanties de sécurité lors de sa récente réunion avec Donald Trump à la frontière entre les deux Corées.

Les États-Unis s’étaient déjà engagés à fournir des garanties de sécurité. L’ancien président Bill Clinton avait déclaré, dans le cadre d’un accord signé avec la Corée du Nord en 1994, que Washington garantirait à la Corée du Nord qu’il s’abstiendrait de la menacer ou d’utiliser contre elle des armes nucléaires.

PressTV-Pyongyang fustige les USA

PressTV-Pyongyang fustige les USA

La Corée du Nord a déclaré vendredi que la position « arbitraire et malhonnête » des États-Unis avait empêché la conclusion d’un accord lors d’un second sommet Corée du Nord–États-Unis.

L’administration américaine, sous la présidence de George Bush fils, avait également confirmé dans une déclaration conjointe avec d’autres parties concernées par les négociations, dont la Corée du Nord, en septembre 2005, que les États-Unis n’avaient pas d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne et n’avaient pas non plus intention d’attaquer la Corée du Nord avec des armes nucléaires ou conventionnelles.

Ces deux accords sont restés lettre morte avec la poursuite de la prolifération des armes nucléaires en Corée du Nord et aucune mesure décisive n’a été prise pour assurer la sécurité de la Corée du Nord.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/13/600837/Core-du-Nord-lechec-des-sanctions-US


 

POURQUOI TANT DE FAUSSES INFORMATIONS CIRCULENT-ELLES CONTRE LA COREE DU NORD ?

Pourquoi tant de fausses informations circulent-elles sur la Corée du Nord ?

 

TOUTE L'INFO SUR

À LA LOUPE

SANS FILTRE - Depuis de nombreuses années, les rumeurs les plus folles courent sur la Corée du Nord et se retrouvent parfois relayées dans de grands médias. Comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi ne mettons nous jamais en doute les nombreux on-dits ? À La Loupe a questionné deux spécialistes du pays pour tâcher de comprendre.

 - Claire Cambier

Kim Jong-Un a ordonné que son oncle soit dévoré par une meute de chiens affamés. L'ex-compagne du dictateur a été exécutée pour avoir dévoilé une sextape. En Corée du Nord, il n'y a qu'une dizaine de coupes de cheveux autorisées. Le ministre de la défense a été tué par un tir de missile aérien pour s'être assoupi durant des célébrations militaires... Ces informations vous disent sûrement quelque chose. Vous les avez partagées sur les réseaux sociaux, lues dans un média, vous vous en êtes étonnés à la machine à café. Il est vrai que chaque nouvelle du "pays du secret" est croustillante à souhait, on s'en délecte comme d'un bon feuilleton. Pourtant, on découvre bien souvent par la suite que peu d'éléments sont véridiques.

 

Cette frénésie pour les rumeurs sur la Corée du Nord, Juliette Morillot, co-auteur de La Corée du Nord en 100 questions (Ed. Tallandier), y est souvent confrontée. Jusque sur les plateaux télé. "Cela commence à changer mais bien souvent, quand je suis invitée dans une émission, on me questionne sur tout ce qui est anecdotique, comme la coiffure de Kim Jong Un. Bon, Donald Trump aussi a une coiffure de dingue. On en oublie presque que le pays possède l'arme nucléaire !"

"Ce que les gens veulent entendre"

Cette spécialiste de la Corée du Nord et du Sud nous livre quelques exemples de fausses rumeurs. Les supposées dix coiffures réglementaires ? En réalité, cette affirmation se base sur une affiche de salon de coiffure répertoriant plusieurs coupes, explique-t-elle. "En Occident, on a aussi un catalogue chez le coiffeur avec des exemples de coupe, cela ne veut pas dire que l'on est obligé d'en choisir une." Toutefois, "c'est vrai, on ne peut pas tout faire." Vous ne verrez ainsi jamais un Nord-coréen avec des dreadlocks, mais que "la frange soit plus haute ou plus basse" que le modèle reste possible, tout comme choisir de se boucler les cheveux. 

 

La fameuse sextape de la chanteuse Hyon Song-wol, l'ancienne compagne du dictateur ? "Ce n'est pas du tout dans le style de la Corée du Nord et surtout d'un point de vue technique, ce n'est pas possible. Comment voulez-vous diffuser une sextape quand vous n'avez pas de connexion à Internet", ou de manière très limitée ? Mais "c'est ce que les gens veulent entendre, plus c'est spectaculaire, mieux c'est", analyse simplement Juliette Morillot.

 

En clair, la Corée du Nord est l'objet de tous les fantasmes et nous croyons aux plus folles rumeurs, parce que nous le voulons bien. "Certains spécialistes de la Corée du Nord qui s'expriment ne parlent pas coréen et n'ont jamais été sur place, regrette l'historienne. C'est pourtant la base du journalisme, obtenir l'information à la source, recouper les données. Mais quand je contredis une information en livrant une analyse historique et parce que je suis allée sur le terrain, les journalistes que j'ai en face de moi sont suspicieux. Quand on explique le pays, on est toujours soupçonné de le défendre." 

 

Un aspect que dénonce également Patrick Maurus, professeur mérite à l'Institut national des langues et civilisations orientales, qui partage son temps entre la France et la Corée du Nord, où il enseigne et organise des séjours touristiques. "En France, on part du constat qu'on ne peut pas se rendre en Corée du Nord et que même si on y va - ce qui est déjà contradictoire -, on ne peut rien voir. Donc si la Corée du Nord dit que c'est vrai, c'est forcément faux."

 

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VIDÉO 360 - Corée du Nord : en immersion dans le pays le plus fermé du monde

La Corée du Nord, un enjeu régional

Finalement, on a le sentiment que le pays est tellement fermé que l'on peut dire ce que l'on veut. Certes, ce n'est pas le seul pays de la planète dans ce cas mais "avec quelle dictature voulez vous comparer ? questionne ainsi Juliette Morillot. Cuba ? Aujourd'hui, le régime de ce pays est plus ouvert. Et c'est une île, il n'y a personne autour. Ce ne sont pas les mêmes enjeux. Le Kazakhstan ? Tout le monde s'en moque. A l'inverse, la Corée du Nord a une position stratégique. C'est une des dernières balafres de la Guerre froide dans le monde." Sa situation en fait une cible.

 

Qui a donc intérêt à stigmatiser à outrance les dirigeants nord-coréens ? Jusque récemment, la Corée du Sud. Avant l'arrivée au pouvoir de Moon Jae-in, l'actuel président démocrate favorable à l'instauration d'une paix durable, le pays était aux mains des conservateurs. "Plus la Corée du Nord était menaçante, terrifiante, plus cela justifiait la présence d'une ligne conservatrice dure", estime l'auteur de Le monde selon Kim Jong Un (Ed. Robert Laffont). 

 

Certaines fausses informations sont ainsi diffusées dans le Joson Ilbo, un des principaux quotidiens de Corée du Sud, ouvertement traditionnel et conservateur. "Les journalistes qui y travaillent ont été biberonnés à l'idée que le nord-coréen est un diable rouge et leurs articles manquent souvent d'objectivité", indique-t-elle. Un simple exemple : "quand certains officiels n'apparaissent plus dans les médias nord-coréens, on estime qu'ils ont été exécutés." Début juin, le Joson Olbo parlait ainsi d'une grande purge : "Kim Hyok Chol a été exécuté en mars à l'aéroport de Mirim avec quatre hauts responsables du ministère des Affaires étrangères après une enquête", pouvait-on lire dans le journal. "Tout est précisé, même l'aéroport, alors que c'est invérifiable. Et puis quelque temps plus tard, les gens ressuscitent". Bien souvent, ces disparus ont été "mis au placard", dans des fermes collectives à la campagne ou dans des "camps de rééducation". 

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Les transfuges, réfugiés en Corée du Sud, ont également alimenté de fausses rumeurs, ajoute-t-elle. "On déroulait le tapis rouge aux officiels et aux patrons mais les paysans et les ouvriers n'avaient pas grand chose de sensationnel à raconter". Certains faits ont de fait été romancés ou tout du moins exagérés. Shin Dong-hyuk, "le rescapé du Camp 14", a ainsi reconnu qu'il avait dramatisé son témoignage. "Il y a pourtant suffisamment de choses terribles sur la Corée du Nord", souligne Juliette Morillot. "La plupart des témoignages sont également rémunérés. C'est scandaleux, quand vous payez 1.000 euros, le réfugié a tendance à en rajouter". Elle nous assure y avoir été confrontée : "une femme battue, c'était tel prix, un enfant, le double".

 

Certaines rumeurs proviennent aussi du Japon, fervent opposant de la Chine et de son allié et voisin, la Corée du Nord. D'autres des Etats-Unis : "il faut savoir qu'un soldat américain sur trois est basé en extrême-Orient, 25.000 sont postés en Corée du Sud". Les enjeux régionaux sont un poids non négligeable. L'historienne résume la situation par un proverbe coréen : "quand les baleines se battent, les crevettes ont le dos rompu". Une citation qu'avancera également Patrick Maurus pour analyser la situation. 

Ouverture du pays et regain d'intérêt

Pourtant les choses changent peu à peu. Le pays s'ouvre et a entamé des négociations avec les Etats-Unis et la Corée du Sud. Depuis le réchauffement diplomatique entre les deux Corées, on observe presque "une propagande pro-main tendue" en Corée du Sud, souligne Juliette Morillot. "D'un coup, Kim Jong Un n'est plus décrit comme un dictateur, on parle de 'dirigeant'. Il existe des émoticônes à son effigie, des jeux à découper. Pour aboutir à la paix, il n'est en tout cas plus question de sortir des témoignages dramatiques." 

 

L'ouverture a également permis un accroissement des visites dans le pays, de touristes tout comme de journalistes occidentaux. La Corée du Nord fait toutefois montre d'une certaine hypocrisie. Les médias doivent normalement passer par l'agence de presse officielle, chargée de la propagande, pour s'y rendre. Les journalistes sont alors chapeautés et ont peu de marge de manœuvre. Patrick Maurus nous explique que d'autres solutions existent. Il organise, depuis une dizaine d'années, des séjours en Corée du Nord, officiellement pour "des études culturelles", officieusement, il s'agit de touristes et de journalistes désireux de voir le pays de manière plus libre. Une astuce qui n'échappe pas au gouvernement, qui ferme les yeux. 

 

Plus étonnant, la popularité de la K-Pop, cette musique venue de Corée, a lancé un regain d’intérêt pour la région. De plus en plus de personnes apprennent le Coréen, s'intéressent à l'histoire des deux pays. Pour Juliette Morillot, qui s'y rend "depuis les années 80", tous ces aspects conduisent à une meilleure connaissance du pays et de son fonctionnement.

Vous souhaitez réagir à cet article, nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse alaloupe@tf1.fr.

Claire Cambier

Mis à jour : Créé : 

https://www.lci.fr/international/pourquoi-tant-de-fausses-informations-circulent-elles-sur-la-coree-du-nord-2125671.html


 

CE QUI DIFFERENCIE KIM DU MILLIARDAIRE CRIMINEL BEN SALMANE

Ce que les pays arabes du golfe Persique devraient apprendre du leader nord-coréen

Mon Jul 1, 2019 4:54PM

Une photo non datée publiée par l'agence de presse officielle nord-coréenne, montrant Kim Jong-un qui observe un test de missile.

Une photo non datée publiée par l'agence de presse officielle nord-coréenne, montrant Kim Jong-un qui observe un test de missile.

La façon dont le leader nord-coréen traite Donald Trump devrait servir de leçon aux pays arabes du golfe Persique surtout l’Arabie saoudite, écrit le journal Ral ai-Youm.

À la demande du président américain, Donald Trump et Kim Jong-un se sont rencontrés le dimanche 30 juin dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées. Le nom de Donald Trump est donc enregistré dans les annales de l’histoire en tant que le premier président des États-Unis à avoir mis les pieds sur le territoire nord-coréen, en franchissant la ligne frontalière qui relie la Corée du Sud à son voisin du Nord. Cette rencontre a eu lieu alors que les deux précédentes rencontres des dirigeants américain et nord-coréen n’ont donné aucun résultat tangible en raison des revendications maximalistes de Donald Trump.

D’après le journal Rai al-Youm, « le fait que le président US a proposé que cette rencontre ait lieu montre que Donald Trump ne respecte que ceux qui l’ont humilié et qui n’ont aucune peur de ses menaces de guerre."

« Ce ne serait pas pour obtenir un désarmement nucléaire de la Corée du Nord que le nom de Donald Trump sera marqué dans l’histoire ; c’est juste parce qu’il est le premier président des États-Unis à avoir mis le pied sur le sol nord-coréen. Il paraît que le leader nord-coréen maîtrise l’art de profiter des points faibles de Donald Trump. Kim sait comment faire : organiser deux sommets avec le président US, sans donner la moindre concession au sujet des revendications de Washington qui exige de Pyongyang qu’il accepte le désarmement nucléaire et mette fin à ses essais de missiles balistiques. »

« Sans abandonner sa vision stratégique reposant sur la dissuasion nucléaire, le leader nord-coréen sait bien choisir ses mots, lorsqu’il parle avec Donald Trump qui est d’ailleurs réputé pour avoir une faible connaissance des relations internationales surtout la donne de l’Asie de l’Est. »

USA: fin de non revoir de Kim ...

USA: fin de non revoir de Kim...

La brève rencontre Trump-Kim faisant ce dimanche la une de l’actualité des médias mainstream, le porte-parole du leader nord-coréen en Europe lance un nouvel avertissement aux USA.

D’après le journal arabophone, le leader nord-coréen Kim Jong-un fournit le modèle idéal à l’Arabie saoudite et à d’autres pays arabes du golfe Persique, pour apprendre comment il faudrait traiter Donald Trump, « celui même qui ne cesse de se moquer des pays arabes, qui leur propose des chantages humiliants afin de leur extorquer des centaines de milliards de dollars, en échange d’une promesse de les protéger face à de prétendus ennemis ».

« Nous savons bien que cette comparaison n’est pas tout à fait exacte ; puisque la Corée du Nord dispose d’armes atomiques et de missiles balistiques malgré les sanctions US, contrairement aux pays arabes du golfe Persique qui malgré leurs immenses revenus dus aux pétrodollars, n’ont obtenu aucun progrès tangible sur le plan défensif et militaire et ne disposent d’aucune arme dissuasive. »

Le leader nord-coréen est comme un « rocher solide » dans son pays, écrit le journal.

« C’est le président américain qui se déplace pour rendre visite au leader nord-coréen et l’inviter à venir à la Maison-Blanche. Trump a l’habitude d’humilier de faibles pays se montrant intéressés par des liens d’amitié avec lui. Par contre, face aux pays puissants qui le méprisent et qui refusent d’accepter ses diktats, Trump finit par plier l’échine », conclut l’article.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/01/599900/Kim-Jongun-Donald-Trump-rencontre-humiliation


 

KIM REBAT LES CARTES

Kim, le leader de tous les Coréens

Fri Apr 12, 2019 5:49PM

Cette photo du 10 avril 2019, publiée par l’agence de presse centrale coréenne nord-coréenne (KCNA) le 11 avril 2019, montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un assistant à la 4e séance plénière du 7e Comité central du Parti des travailleurs de Corée à Pyongyang. ©AFP

Cette photo du 10 avril 2019, publiée par l’agence de presse centrale coréenne nord-coréenne (KCNA) le 11 avril 2019, montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un assistant à la 4e séance plénière du 7e Comité central du Parti des travailleurs de Corée à Pyongyang. ©AFP

Kim Jong-un consolide son pouvoir alors que la Corée du Nord vient de se doter d’un nouveau président. Choe Ryong a été nommé président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord, ont rapporté vendredi les médias officiels.

Une évolution politique des plus significatives de ces dernières années au sommet du pouvoir nord-coréen vient en effet de se produire. L’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord a désigné le président du pays lors de sa première réunion après les élections.

Le leader Kim Jong-un a de nouveau été élu à la présidence de la Commission des affaires publiques du Parti des travailleurs. Il a par ailleurs reçu un titre supplémentaire de la part de l’Assemblée législative du pays. Le nouveau titre est « le représentant suprême de tous les Coréens », titre qui lui avait été attribué par un décret spécial au mois de février, mais qui ne vient d’être révélé que ce vendredi.

Les médias coréens parlent désormais de Kim comme « le représentant suprême de tous les Coréens ».

Dans une photo d’archive prise le 26 juillet 2013, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un (C) se tient à côté du membre permanent du comité du Parti des travailleurs de la Corée, Choe Ryong-hae (à gauche). ©AFP

Choe Ryong a été nommé président du Présidium et président du pays en remplacement de Kim Yong-nam, a rapporté aussi Associated Press.

Selon des rapports produits par d’autres médias, les représentants de l’Assemblée populaire suprême auraient également discuté du budget 2018 et approuvé le budget de 2019.

Corées : le F-35 US contre Kim

Corée : le F-35 US contre Kim

La Corée du Nord dénonce son voisin du sud d’avoir acheté deux F-35 supplémentaires.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/12/593257/Kim-rebat-les-cartes


 

LA COREE DU NORD ENVISAGE DE SUSPENDRE LES DISCUSSIONS AVEC LES ETATS-UNIS

   Pyongyang envisage la suspension des discussions avec Washington

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Par AlAhed avec Reuters

La Corée du Nord envisage de suspendre les discussions menées avec les Etats-Unis sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne et de mettre fin au gel des tests de missiles, a déclaré vendredi une représentante du ministère des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse à Pyongyang.

La Corée du Nord n'a pas l'intention de céder à toutes les exigences américaines, a déclaré Choe Son-hui, citée par l'agence de presse russe Tass.

D'après la même source, elle a ajouté que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un allait effectuer bientôt une annonce sur sa position concernant les négociations avec les Etats-Unis et les mesures envisagées par la Corée du Nord.

La diplomate nord-coréenne a prévenu que Kim Jong-un pourrait reconsidérer le gel des tests de missiles, selon des propos rapportés par l'agence AP. Les Etats-Unis ont laissé passer une opportunité en or de conclure un accord lors du sommet de Hanoï le mois dernier, a-t-elle poursuivi.

Cette déclaration survient après la conclusion sans accord du deuxième sommet entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, lequel a imputé cette issue aux exigences du numéro un nord-coréen qui réclamait selon lui une levée totale dès à présent des sanctions visant la Corée du Nord du fait de ses activités nucléaires et balistiques.

Une représentante du département d'Etat américain avait déclaré en début de semaine qu'un troisième sommet entre Trump et Kim était possible, en écho à l'optimisme affiché au début du mois par Mike Pompeo sur la poursuite imminente des pourparlers malgré l'échec du sommet de Hanoï.

Mike Pompeo et le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche, John Bolton, ont «créé une atmosphère d'hostilité et de méfiance, et par conséquent ont entravé les efforts constructifs» de Kim Jong-un et Donald Trump, a déclaré Choe, selon l'agence Tass.

«L'attitude de voyou des Etats-Unis va finir par compromettre la situation», a-t-elle dit par ailleurs, a rapporté AP. Choe a toutefois souligné que la relation entre Kim et Trump était toujours bonne.

D'après les médias sud-coréens, les services de renseignement sud-coréens ont recueilli des indices montrant que la Corée du Nord rénove une partie d'un site de lancement de missiles qu'elle avait entrepris de démanteler ainsi qu'elle l'avait promis lors du premier sommet entre Trump et Kim le 12 juin dernier.

Une activité a aussi été détectée dans une usine qui a produit les premiers missiles balistiques nord-coréens capables d'atteindre le territoire américain.

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