COREE DU NORD (RPDC)

ÉCHEC DES CONSULTATIONS ENTRE LA RPDC ET LES USA

 

Les consultations entre la RPDC et les Etats-Unis à Stockholm ont échoué

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-10-06 à 13:44
 

STOCKHOLM, 6 octobre (Xinhua) -- Les dernières consultations qui se sont tenues samedi entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et les Etats-Unis ont pris fin sans accord.

"Les négociations n'ont pas répondu à nos attentes et ont échoué. Je suis très déçu", a commenté le négociateur en chef de la RPDC, Kim Myong Gil, à l'agence de presse sud-coréenne Yonhap après les pourparlers.

Ces discussions entre la RPDC et les Etats-Unis, les premières en plus de sept mois, ont eu lieu à Lidingo dans la banlieue de Stockholm, la capitale de la Suède, et ont duré huit heures et demie.

"C'est maintenant aux Etats-Unis de reprendre le dialogue", a déclaré M. Kim, cité par le quotidien suédois Dagens Nyheter.

"C'est un gros échec. S'il n'y a pas de percée maintenant, ce sera très difficile de planifier un sommet entre MM. Trump et Kim. Et sans sommet, il ne peut pas non plus y avoir d'accord bilatéral" sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, a déclaré à la télévision suédoise Jerker Hellström, spécialiste de politique de sécurité à l'Agence suédoise de recherche sur la défense (FOI).

Le ministère suédois des Affaires étrangères n'a fait aucun commentaire sur les entretiens de samedi. La ministre des Affaires étrangères Ann Linde avait auparavant estimé que le dialogue entre Washington et Pyongyang était "nécessaire pour parvenir à la dénucléarisation et à une solution pacifique".

Quelques heures après les remarques de M. Kim, le département d'Etat américain a déclaré que les responsables des deux parties avaient eu de "bonnes discussions".

Sa délégation, dirigée par Stephen Biegun, représentant spécial des Etats-Unis pour les affaires de la RPDC, "a eu de bonnes discussions avec ses homologues de la RPDC" et a accepté l'invitation de la Suède à "revenir à Stockholm pour rencontrer à nouveau ses homologues de la RPDC dans deux semaines afin de poursuivre les discussions sur tous les sujets", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Morgan Ortagus, dans un communiqué.

Les pourparlers sont dans une impasse depuis que le deuxième sommet entre le dirigeant de la RPDC Kim Jong Un et le président américain Donald Trump fin février à Hanoï, la capitale vietnamienne, a pris fin sans résultat. Les deux dirigeants s'étaient rencontrés pour la première fois à Singapour en juin 2018.

Lors d'une réunion impromptue fin juin au village frontalier intercoréen de Panmunjom, MM. Trump et Kim avaient convenu de reprendre les discussions de travail.

http://french.xinhuanet.com/2019-10/06/c_138451263.htm


 

LA CORÉE DU NORD DÉNONCE BERLIN/PARIS/LONDRES

La Corée du Nord dénonce le trio Allemagne/France/Angleterre

Fri Aug 30, 2019 9:23AM

Les missiles balistiques intercontinentaux, les plus avancés de Corée du Nord, les Hwasong-15 (à gauche) et Hwasong-14 (à droite) ©CNN

Les missiles balistiques intercontinentaux, les plus avancés de Corée du Nord, les Hwasong-15 (à gauche) et Hwasong-14 (à droite) ©CNN

La Corée du Nord met en garde le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, en les appelant à gérer ce qui se passe chez eux avant de critiquer les essais de missiles effectués par Pyongyang.

La Corée du Nord s'attaque au Royaume-Uni, à la France et à l'Allemagne après que ces derniers eurent critiqué sa récente série de lancements de missiles. Elle exhorte le trio européen à se concentrer avant tout sur ses propres problèmes intérieurs.

Dans une déclaration publiée jeudi par l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA), le conseiller de l'Association Corée-Europe, Kim Son Gyong, a critiqué le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, après que leurs émissaires des Nations unies aient condamné mardi des « lancements provocateurs » de missiles de la part de la Corée du Nord. Ils l’ont par ailleurs encouragé à relancer les pourparlers avec les États-Unis.
Kim Son Gyong a averti qu’« il n'y aura pas d'erreur plus grande s'ils pensent que nous, la RPDC, serons obligés d'abandonner notre droit de légitime défense pour assurer la paix ».

Selon cet officiel Nord-Coréen, Pyongyang souhaite « développer les relations avec les pays européens dans de bonnes conditions », mais uniquement « sur la base du respect mutuel de la souveraineté des pays concernés ».

Corée du Nord: ce qui inquiète Israël

Corée du Nord: ce qui inquiète Israël

Les photos satellite semblent montrer qu’un sous-missile balistique nord-coréen est en construction et pourrait être préparé en vue d’un test de missile.

« Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne devraient se défaire de leurs comportements fanatiques, rigides et fondés sur des préjugés et contribuer à baisser les tensions et à assurer la paix dans la péninsule coréenne », at-il ajouté. « S'ils ne sont pas en mesure de le faire, ils feraient bien de garder le silence et de s'occuper de leurs propres affaires turbulentes », a martelé Kim Son Gyong.

Depuis un mois, la Corée du Nord a effectué environ sept essais de missiles à courte portée dans le but de donner des avertissements à Séoul et à Washington en raison leurs exercices militaires communs.

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a récemment fait part d’un nouveau train de sanctions visant le gouvernement de Pyongyang ; la décision à laquelle ont vivement réagi les autorités nord-coréennes. Dans ce sens, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong Ho, a qualifié vendredi son homologue américain d'« impitoyable toxine de la diplomatie américaine ».

Le patron de la diplomatie nord-coréenne a par ailleurs affirmé que de telles mesures punitives n’auraient aucun impact sur les politiques de Pyongyang. Les tests ont commencé quelques semaines à peine après le fiasco cuisant de la deuxième rencontre entre le président américain, Donald Trump et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong un, à Hanoï au Vietnam et en réponse à des exercices conjoints américano-sud-coréens jugés provocants par la Corée du Nord.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/08/30/604849/Pyongyang-dnonce-BerlinParisLondres


 

KIM JONG UN : LES DERNIERS TIRS NORD-COREENS SONT UN AVERTISSEMENT A WASHINGTON ET A SEOUL

Les derniers tirs nord-coréens sont un « avertissement » à Washington et à Séoul, déclare Kim

 Depuis 4 heures  7 août 2019

kim-jong

 Asie et Afrique - Deux Corées

 

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré que les derniers tirs de missiles de la Corée du Nord étaient un « avertissement » adressé à Washington et Séoul en raison de leurs manœuvres militaires conjointes, a rapporté le mercredi 7 aout, l’agence officielle KCNA.

Ce dernier lancement de missiles a eu lieu mardi après que les forces américaines et sud-coréennes ont commencé la veille des manoeuvres conjointes visant à tester la capacité de Séoul à avoir un contrôle opérationnel en temps de guerre.

Pyongyang avait prévenu que le lancement de ces manoeuvres compromettrait la reprise annoncée des négociations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sur l’arsenal nucléaire de Pyongyang.

La Corée du Nord a toujours réprouvé les manœuvres conjointes régulières qu’elle considère comme une préparation pour une éventuelle invasion de son territoire.

Mais jusqu’à présent elle s’était abstenue d’effectuer des essais de missiles pendant que ces exercices américano-sud-coréens étaient en cours.

« Missiles tactiques guidés »

KCNA a indiqué que M. Kim avait personnellement assisté au tir de missiles de mardi. L’essai a permis de vérifier « l’efficacité en temps de guerre » d’ « un nouveau type de missiles tactiques guidés », a-t-elle précisé.

« Se félicitant du succès de ce tir de démonstration, Kim Jong Un a noté que cette action militaire était une occasion d’adresser un avertissement approprié en direction des manoeuvres militaires conjointes que mènent les Etats-Unis et la Corée du Sud », a rapporté l’agence officielle.

Selon l’état-major interarmes des forces sud-coréennes, la Corée du Nord a tiré mardi deux projectiles « présumés être des missiles balistiques de courte portée » et qui se sont abattus en mer.

C’était la quatrième paire de missiles tirée par la Corée du Nord en moins de deux semaines, et Pyongyang a averti qu’il pourrait y en avoir d’autres.

Le président américain Donald Trump a minimisé ces divers tirs, soulignant qu’il s’agissait de missiles à courte portée et que ces essais ne constituaient pas une violation des engagements pris par M. Kim envers les Etats-Unis.

Après une année de tensions croissantes et de menaces mutuelles, Donald Trump et Kim Jong Un ont tenu en juin 2018 à Singapour un sommet historique à l’issue duquel M. Kim a signé un engagement, rédigé en termes vagues, dans lequel il s’engageait à œuvrer à « la dénucléarisation de la péninsule coréenne ».

Un deuxième sommet, en février à Hanoï, a tourné court en raison d’un désaccord sur la question d’une levée des sanctions économiques auxquelles la Corée du Nord est soumise et des concessions que Pyongyang pourrait faire en contrepartie.

Lors d’une rencontre impromptue en juin à Panmunjom, dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées, MM. Trump et Kim ont décidé la reprise des négociations sur le nucléaire. Mais ces discussions n’ont pas encore recommencé.

Des analystes estiment que les activités militaires menées actuellement des deux côtés pourraient repousser la reprise des pourparlers à l’automne.

Et Pyongyang a fait savoir mardi que la motivation de la République populaire démocratie de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) à discuter était impactée négativement par les manœuvres conjointes qui venaient de débuter.

« La situation qui prévaut refroidit considérablement notre désir d’appliquer les accords RPDC/Etats-Unis et les accords intercoréens, ce qui affecte également les perspectives d’un futur dialogue », a averti un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par KCNA.

« Violation flagrante »

Pour Pyongyang, le lancement de ces manoeuvres « est un déni non dissimulé et une violation flagrante » de plusieurs accords conclus entre Pyongyang et Washington, a indiqué l’agence.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a minimisé mardi les protestations de Pyongyang. Les manoeuvres conjointes en cours sont « conformes au partenariat que nous avons avec la Corée du Sud », a-t-il dit.

« La Corée du Nord a poursuivi ses manœuvres avec la même intensité. Alors ils n’ont pas vraiment de raisons de se plaindre », a déclaré M. Bolton sur la chaîne de télévision américaine Fox News.

 

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1456358


 

POURQUOI TANT DE FAUSSES INFORMATIONS CIRCULENT-ELLES CONTRE LA COREE DU NORD ?

Pourquoi tant de fausses informations circulent-elles sur la Corée du Nord ?

 

TOUTE L'INFO SUR

À LA LOUPE

SANS FILTRE - Depuis de nombreuses années, les rumeurs les plus folles courent sur la Corée du Nord et se retrouvent parfois relayées dans de grands médias. Comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi ne mettons nous jamais en doute les nombreux on-dits ? À La Loupe a questionné deux spécialistes du pays pour tâcher de comprendre.

 - Claire Cambier

Kim Jong-Un a ordonné que son oncle soit dévoré par une meute de chiens affamés. L'ex-compagne du dictateur a été exécutée pour avoir dévoilé une sextape. En Corée du Nord, il n'y a qu'une dizaine de coupes de cheveux autorisées. Le ministre de la défense a été tué par un tir de missile aérien pour s'être assoupi durant des célébrations militaires... Ces informations vous disent sûrement quelque chose. Vous les avez partagées sur les réseaux sociaux, lues dans un média, vous vous en êtes étonnés à la machine à café. Il est vrai que chaque nouvelle du "pays du secret" est croustillante à souhait, on s'en délecte comme d'un bon feuilleton. Pourtant, on découvre bien souvent par la suite que peu d'éléments sont véridiques.

 

Cette frénésie pour les rumeurs sur la Corée du Nord, Juliette Morillot, co-auteur de La Corée du Nord en 100 questions (Ed. Tallandier), y est souvent confrontée. Jusque sur les plateaux télé. "Cela commence à changer mais bien souvent, quand je suis invitée dans une émission, on me questionne sur tout ce qui est anecdotique, comme la coiffure de Kim Jong Un. Bon, Donald Trump aussi a une coiffure de dingue. On en oublie presque que le pays possède l'arme nucléaire !"

"Ce que les gens veulent entendre"

Cette spécialiste de la Corée du Nord et du Sud nous livre quelques exemples de fausses rumeurs. Les supposées dix coiffures réglementaires ? En réalité, cette affirmation se base sur une affiche de salon de coiffure répertoriant plusieurs coupes, explique-t-elle. "En Occident, on a aussi un catalogue chez le coiffeur avec des exemples de coupe, cela ne veut pas dire que l'on est obligé d'en choisir une." Toutefois, "c'est vrai, on ne peut pas tout faire." Vous ne verrez ainsi jamais un Nord-coréen avec des dreadlocks, mais que "la frange soit plus haute ou plus basse" que le modèle reste possible, tout comme choisir de se boucler les cheveux. 

 

La fameuse sextape de la chanteuse Hyon Song-wol, l'ancienne compagne du dictateur ? "Ce n'est pas du tout dans le style de la Corée du Nord et surtout d'un point de vue technique, ce n'est pas possible. Comment voulez-vous diffuser une sextape quand vous n'avez pas de connexion à Internet", ou de manière très limitée ? Mais "c'est ce que les gens veulent entendre, plus c'est spectaculaire, mieux c'est", analyse simplement Juliette Morillot.

 

En clair, la Corée du Nord est l'objet de tous les fantasmes et nous croyons aux plus folles rumeurs, parce que nous le voulons bien. "Certains spécialistes de la Corée du Nord qui s'expriment ne parlent pas coréen et n'ont jamais été sur place, regrette l'historienne. C'est pourtant la base du journalisme, obtenir l'information à la source, recouper les données. Mais quand je contredis une information en livrant une analyse historique et parce que je suis allée sur le terrain, les journalistes que j'ai en face de moi sont suspicieux. Quand on explique le pays, on est toujours soupçonné de le défendre." 

 

Un aspect que dénonce également Patrick Maurus, professeur mérite à l'Institut national des langues et civilisations orientales, qui partage son temps entre la France et la Corée du Nord, où il enseigne et organise des séjours touristiques. "En France, on part du constat qu'on ne peut pas se rendre en Corée du Nord et que même si on y va - ce qui est déjà contradictoire -, on ne peut rien voir. Donc si la Corée du Nord dit que c'est vrai, c'est forcément faux."

 

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La Corée du Nord, un enjeu régional

Finalement, on a le sentiment que le pays est tellement fermé que l'on peut dire ce que l'on veut. Certes, ce n'est pas le seul pays de la planète dans ce cas mais "avec quelle dictature voulez vous comparer ? questionne ainsi Juliette Morillot. Cuba ? Aujourd'hui, le régime de ce pays est plus ouvert. Et c'est une île, il n'y a personne autour. Ce ne sont pas les mêmes enjeux. Le Kazakhstan ? Tout le monde s'en moque. A l'inverse, la Corée du Nord a une position stratégique. C'est une des dernières balafres de la Guerre froide dans le monde." Sa situation en fait une cible.

 

Qui a donc intérêt à stigmatiser à outrance les dirigeants nord-coréens ? Jusque récemment, la Corée du Sud. Avant l'arrivée au pouvoir de Moon Jae-in, l'actuel président démocrate favorable à l'instauration d'une paix durable, le pays était aux mains des conservateurs. "Plus la Corée du Nord était menaçante, terrifiante, plus cela justifiait la présence d'une ligne conservatrice dure", estime l'auteur de Le monde selon Kim Jong Un (Ed. Robert Laffont). 

 

Certaines fausses informations sont ainsi diffusées dans le Joson Ilbo, un des principaux quotidiens de Corée du Sud, ouvertement traditionnel et conservateur. "Les journalistes qui y travaillent ont été biberonnés à l'idée que le nord-coréen est un diable rouge et leurs articles manquent souvent d'objectivité", indique-t-elle. Un simple exemple : "quand certains officiels n'apparaissent plus dans les médias nord-coréens, on estime qu'ils ont été exécutés." Début juin, le Joson Olbo parlait ainsi d'une grande purge : "Kim Hyok Chol a été exécuté en mars à l'aéroport de Mirim avec quatre hauts responsables du ministère des Affaires étrangères après une enquête", pouvait-on lire dans le journal. "Tout est précisé, même l'aéroport, alors que c'est invérifiable. Et puis quelque temps plus tard, les gens ressuscitent". Bien souvent, ces disparus ont été "mis au placard", dans des fermes collectives à la campagne ou dans des "camps de rééducation". 

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Les transfuges, réfugiés en Corée du Sud, ont également alimenté de fausses rumeurs, ajoute-t-elle. "On déroulait le tapis rouge aux officiels et aux patrons mais les paysans et les ouvriers n'avaient pas grand chose de sensationnel à raconter". Certains faits ont de fait été romancés ou tout du moins exagérés. Shin Dong-hyuk, "le rescapé du Camp 14", a ainsi reconnu qu'il avait dramatisé son témoignage. "Il y a pourtant suffisamment de choses terribles sur la Corée du Nord", souligne Juliette Morillot. "La plupart des témoignages sont également rémunérés. C'est scandaleux, quand vous payez 1.000 euros, le réfugié a tendance à en rajouter". Elle nous assure y avoir été confrontée : "une femme battue, c'était tel prix, un enfant, le double".

 

Certaines rumeurs proviennent aussi du Japon, fervent opposant de la Chine et de son allié et voisin, la Corée du Nord. D'autres des Etats-Unis : "il faut savoir qu'un soldat américain sur trois est basé en extrême-Orient, 25.000 sont postés en Corée du Sud". Les enjeux régionaux sont un poids non négligeable. L'historienne résume la situation par un proverbe coréen : "quand les baleines se battent, les crevettes ont le dos rompu". Une citation qu'avancera également Patrick Maurus pour analyser la situation. 

Ouverture du pays et regain d'intérêt

Pourtant les choses changent peu à peu. Le pays s'ouvre et a entamé des négociations avec les Etats-Unis et la Corée du Sud. Depuis le réchauffement diplomatique entre les deux Corées, on observe presque "une propagande pro-main tendue" en Corée du Sud, souligne Juliette Morillot. "D'un coup, Kim Jong Un n'est plus décrit comme un dictateur, on parle de 'dirigeant'. Il existe des émoticônes à son effigie, des jeux à découper. Pour aboutir à la paix, il n'est en tout cas plus question de sortir des témoignages dramatiques." 

 

L'ouverture a également permis un accroissement des visites dans le pays, de touristes tout comme de journalistes occidentaux. La Corée du Nord fait toutefois montre d'une certaine hypocrisie. Les médias doivent normalement passer par l'agence de presse officielle, chargée de la propagande, pour s'y rendre. Les journalistes sont alors chapeautés et ont peu de marge de manœuvre. Patrick Maurus nous explique que d'autres solutions existent. Il organise, depuis une dizaine d'années, des séjours en Corée du Nord, officiellement pour "des études culturelles", officieusement, il s'agit de touristes et de journalistes désireux de voir le pays de manière plus libre. Une astuce qui n'échappe pas au gouvernement, qui ferme les yeux. 

 

Plus étonnant, la popularité de la K-Pop, cette musique venue de Corée, a lancé un regain d’intérêt pour la région. De plus en plus de personnes apprennent le Coréen, s'intéressent à l'histoire des deux pays. Pour Juliette Morillot, qui s'y rend "depuis les années 80", tous ces aspects conduisent à une meilleure connaissance du pays et de son fonctionnement.

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Claire Cambier

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