COREE DU NORD

L'ULTIME ARME US CONTRE LA COREE DU NORD ?

Pyongyang qualifie d’ « attaque terroriste » le raid contre son ambassade à Madrid

Sun Mar 31, 2019 11:8AM

Kim Jong-un passe les troupes en revue, lors d'une parade militaire à Pyongyang. ©AFP/KNS

Kim Jong-un passe les troupes en revue, lors d'une parade militaire à Pyongyang. ©AFP/KNS

Il y a un mois un groupuscule se nommant " Free Jusan" s'en prenait à l'ambassade nord-coréenne à Madrid, une première dans l'histoire récente du pays. La presse locale a pointé par la suite de doigt la CIA comme étant à l'origine de la formation de ce groupuscule qui exige "un gouvernement de transition" à Pyongyang. L'incident n'a pas échappé à la vigilance des Nord-coréens dont les pourparlers avec les Américains ont échoué pour cause d'exigences insensés de Washington en termes de prolifération. Réagissant à cette attaque, Pyongyang a qualifié de«terroriste» le raid du mois dernier contre son ambassade à Madrid.

Dans une première réaction officielle au récent raid contre l’ambassade de la Corée du Nord à Madrid, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par KNS, a dénoncé dans un communiqué publié ce dimanche 31 mars, le raid mené le 22 février le qualifiant de « grave attaque terroriste ».

PressTV-Les USA attaquent l’ambassade nord-coréenne

PressTV-Les USA attaquent l’ambassade nord-coréenne

Les services de renseignement américains seraient à l’origine de l’attaque contre l’ambassade de Corée du Nord à Madrid en février 2019.

Le 22 février, la représentation diplomatique de la Corée du Nord à Madrid a fait l’objet d’une attaque menée par un commando, à cinq jours du deuxième sommet réunissant le président américain et le dirigeant nord-coréen à Hanoï. Les mains et les pieds liés, la bouche scotchée, le personnel a laissé voler les ordinateurs par les assaillants qui sont entrés illégalement dans les locaux de l’ambassade.

Après un mutisme de plusieurs semaines, un juge d’instruction espagnol a dévoilé mardi dernier une série de détails sur le raid et le commando qui l'avait perpétré. La justice espagnole indique que le chef présumé du commando est un certain Adrain Hong Chang, de nationalité mexicaine résidant aux États-Unis.

La justice espagnole va plus loin en ajoutant que Hong Chang était entré en contact avec le FBI à New York, pour lui remettre des informations relatives à l’attaque ainsi que du matériel audiovisuel obtenu lors de l’assaut.

Le groupe Défense civile Cheollima (DCC), cité par Washington Post, a revendiqué le raid. Le journal américain confirme que le DCC dirigeant une campagne de subversion contre Kim Jong-un depuis 2017, est à l’origine de l’attentat du 22 février contre l’ambassade nord-coréenne à Madrid.

A l’heure actuelle, Pyongyang évoque une possible implication US dans ce raid. Il exhorte les autorités espagnoles à traduire en justice les terroristes et ceux qui leur ont tiré les ficelles.

Interrogée par les autorités de la police nationale espagnole ainsi que le service de renseignement extérieur du Centre national du renseignement (CNI) au sujet de sa présumée implication dans l’affaire, la CIA a refusé de donner des réponses persuasives.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/31/592265/Pyongyang-attaque-par-les-USA


 

COMMENT LE COMMUNISTE NORD COREEN KIM JONG-UN A "DESARME" LE FASCISTE PRESIDENT US TRUMP

Comment Kim Jong-un a trompé Trump à Hanoï

Fri Mar 1, 2019 6:35PM

Sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump, respectivement leader nord-coréen et président des États-Unis, le 28 février 2019, à Hanoï au Vietnam. ©AP

Sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump, respectivement leader nord-coréen et président des États-Unis, le 28 février 2019, à Hanoï au Vietnam. ©AP

Le président américain est rentré les mains vides du sommet de Hanoï avec Kim Jong-un. Pour la simple raison que le dirigeant nord-coréen, en faisant preuve d’une adresse et d’une fermeté à toute épreuve, a conditionné tout dialogue au sujet de la dénucléarisation de Pyongyang à une levée de toutes les sanctions économiques contre son pays.

Le journal Rai al-Youm, basé à Londres, estime que le président américain a eu tort de prendre le dirigeant nord-coréen pour un pigeon dont il pourrait se servir pour détourner l’opinion publique des multiples crises auxquelles il est confronté à Washington.

Le journal écrit :

« Cette ferme position de Kim s’explique par le soutien des autorités chinoises, à l’origine de l’échec du sommet. Agissant dans les coulisses, elles ont ainsi infligé une gifle à un Trump qui est en pleine guerre commerciale avec Pékin.

Si nous doutons du succès du sommet américano-nord-coréen, ce n’est pas parce que nous pouvons lire l’avenir dans le marc de café, mais parce que nous sommes d’avis que Kim Jong-un est bien conscient que renoncer à ses armes nucléaires le conduira au même sort que Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi. »

PressTV-Kim: les USA mis échec et mat

PressTV-Kim : les USA mis échec et mat

Les négociations entre la Corée du Nord et les États-Unis au Vietnam ce jeudi 28 février se sont terminées sans accord et plus tôt que prévu.

« Trump, qui a fait 22 heures de vol pour participer au sommet, tâche à présent de se consoler en se disant que Kim lui a promis de ne pas procéder à de nouveaux essais nucléaires ou balistiques. Il disait sans doute vrai, car à l’heure actuelle, Pyongyang dispose d’un nombre suffisant d’ogives nucléaires et de missiles balistiques pour prendre pour cible le sol américain et n’a donc pas besoin d’une quantité plus importante d’armes », écrit Rai al-Youm.

« Nous sommes donc sur la même longueur d’onde avec ceux qui soulignent que le dirigeant nord-coréen, opposé à la dénucléarisation de son pays, a tiré profit de l’inintelligence du président américain », a conclu le journal.

Kim a désarmé les Etats-Unis

Kim a désarmé les Etats-Unis

Le président des États-Unis, qui avait précédemment insisté sur la nécessité du désarmement nucléaire nord-coréen, a déclaré à la veille d’une réunion avec Kim Jong-un que Washington était satisfait de l’arrêt des essais nucléaires nord-coréens.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/01/589898/Pyongyang-Trump-sestil-fait-avoir


 

ECHEC DE LA RENCONTRE TRUMP-KIM. AUCUN ACCORD DE CONCLU

Trump et Kim se séparent à Hanoï sur un échec

 

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Le président américain Donald Trump (d) et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (g) au Sofitel Legend Metropole, le 28 février 2019 à Hanoï

 

Le président américain Donald Trump (d) et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (g) au Sofitel Legend Metropole, le 28 février 2019 à Hanoï

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© AFP, Saul LOEB

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Le deuxième sommet Trump/Kim se tiendra à Hanoï

AFP, publié le jeudi 28 février 2019 à 11h14

 

Donald Trump et Kim Jong Un se sont séparés jeudi sur un échec à Hanoï après un sommet consacré à l'épineux dossier de la dénucléarisation du pays reclus, le président américain imputant les espoirs déçus aux exigences nord-coréennes sur les sanctions. 

Le sommet était censé apporter de la substance aux engagements pris durant leur tête-à-tête historique à Singapour en juin. Les deux dirigeants avaient alors simplement signé une déclaration commune "sur la dénucléarisation de la péninsule" et les deux camps divergent depuis sur le sens de la formule.

Il "faut parfois quitter" les négociations, a lancé le locataire de la Maison Blanche lors d'une conférence de presse, visiblement fatigué, voire abattu, sans son énergie habituelle.

Il a expliqué que les discussions avaient achoppé sur la question des sanctions économiques infligées au Nord du fait de ses programmes nucléaire et balistique interdits. "En fait, ils voulaient que les sanctions soient levées complètement mais on ne pouvait pas faire ça".

"J'aurais aimé aller plus loin", a-t-il dit, assurant toutefois que Pyongyang ne reprendrait pas ses essais nucléaires. Le troisième de la dynastie au pouvoir à Pyongyang "a déclaré qu'il ne testerait pas de missiles, ou de fusées, ou quoi que ce soit qui ait un rapport avec le nucléaire", a martelé Donald Trump.

Les deux dirigeants étaient passés en quelques mois des insultes personnelles et menaces apocalyptiques à des déclarations "d'amour" de la part de Donald Trump. Mais, après Singapour et Hanoï, aucune nouvelle rencontre n'est à l'horizon, a relevé le président américain.

"C'est un échec majeur", a réagi dans un tweet Joe Cirincione, président de la Fondation Ploughshares, qui milite pour une dénucléarisation globale. Cela montre les limites de ce genre d'exercice survenu "sans assez de temps et de ressources humaines" pour convenir d'un accord, a-t-il ajouté.

- Echec du "tout ou rien" -

"Ce sommet manqué est symptomatique d'une diplomatie manquée", a déclaré Adam Mount, analyste à la Fédération des scientifiques américains. "Quand Pyongyang s'oppose à des mesures de désarmement, Donald Trump est mal outillé pour conclure de petits accords pour créer un élan (...) La politique du tout ou rien ne mène à rien".

Initialement, la Maison Blanche avait prévu une "cérémonie de signature conjointe" entre les deux dirigeants. En fait, ils ont quitté l'hôtel Metropole, luxueux établissement du centre de Hanoï, sans signer quoi que ce soit. Et Donald Trump a pris le chemin du retour vers les Etats-Unis dans l'après-midi.

Ils ont "eu des réunions très constructives" et ont "discuté des différentes manières d'avancer sur des concepts en rapport avec la dénucléarisation et l'économie", a néanmoins souligné la Maison Blanche.

Séoul a déploré un "résultat regrettable" mais relevé néanmoins des progrès.

Donald Trump a passé plus de 20 heures dans l'avion pour se rendre à Hanoï. Kim Jong Un a lui entrepris une odyssée ferroviaire de deux jours et demi pour ce deuxième rendez-vous. Le dirigeant nord-coréen a prévu de rester encore au Vietnam pour une visite d'Etat avant de partir samedi. 

Si Kim Jong Un a évoqué la perspective d'une représentation permanente des Etats-Unis en Corée du Nord, Donald Trump avait tempéré dès avant la rencontre les espoirs de percée à court terme.

"Je ne suis pas pressé", avait-il répété. "La vitesse n'est pas si importante que ça pour moi".

Donald Trump assure régulièrement qu'il n'y a nul besoin de se précipiter pour convaincre la Corée du Nord de désarmer, tant que celle-ci s'abstiendra, comme elle le fait depuis plus d'un an, de procéder à des tirs de missiles et à des essais nucléaires. 

Kim Jong Un avait souligné quant à lui qu'il ne serait pas présent à Hanoï s'il n'était pas prêt à la dénucléarisation, tout en restant évasif sur d'éventuelles mesures concrètes.

- "Réussite fantastique" -

Le locataire de la Maison Blanche est sous pression dans ce dossier où ses prédécesseurs ont échoué. Une percée diplomatique lui aurait permis de détourner l'attention de ce qui se passe à Washington, où son ex-avocat Michael Cohen a livré devant le Congrès un témoignage aussi explosif qu'accablant. Donald Trump l'a accusé jeudi d'avoir "beaucoup menti".

Donald Trump avait une nouvelle fois fait miroiter à son "ami Kim Jong Un" un spectaculaire développement économique si la Corée du Nord acceptait enfin de renoncer à ses armements. 

"A plus long terme, je sais que nous aurons une réussite fantastique" avec le Nord, avait-il lancé. "Cela va être une puissance économique. Avec un peu d'aide au bon endroit, je crois que cela va être quelque chose de très spécial".

Donald Trump n'a eu de cesse au Vietnam de mettre en avant l'exemple de ce pays communiste qui a embrassé l'économie de marché et tourné la page de la confrontation avec les Etats-Unis.

"Le Vietnam se développe comme peu d'autres endroits au monde. La Corée du Nord ferait la même chose - et très rapidement - si elle décidait de dénucléariser", avait tweeté le président américain.

Les Etats-Unis ont maintes fois réclamé que Pyongyang se débarrasse de ses armes nucléaires de manière complète, vérifiable et irréversible. 

Mais, pour la Corée du Nord, la dénucléarisation s'entend beaucoup plus largement. Elle veut la levée des sanctions internationales qui l'étranglent et la fin de ce qu'elle perçoit comme les menaces américaines, à savoir une présence militaire en Corée du Sud et dans la région en général.

https://actu.orange.fr/monde/trump-et-kim-se-separent-a-hanoi-sur-un-echec-CNT000001dj8Lp/photos/le-president-americain-donald-trump-d-et-le-dirigeant-nord-coreen-kim-jong-un-g-au-sofitel-legend-metropole-le-28-fevrier-2019-a-hanoi-44133f83b82491696f45e257db96ac51.html