CORRUPTION : OLIVIER JORNOT, PROCUREUR GENERAL DU CANTON DE GENEVE


Corruption : Olivier Jornot, procureur général du canton de Genève

par Frank BRUNNER (fb23661@gmail.com)

 

 
Le siège du Ministère public, à Genève

Olivier Jornot, le procureur général du canton de Genève, est un magistrat corrompu qui se livre au trafic d’influence au profit d’agents israéliens opérant en Suisse en toute impunité. Il est vrai qu’il n’est pas le seul magistrat corrompu, le trafic d’influence s’étendant jusqu’à la Cour de Justice du canton de Genève. L’affaire qui m’oppose à la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD), une officine sioniste dirigée par des agents israéliens opérant depuis Genève, met en évidence cette situation de corruption généralisée.


Suisse

Le 30 janvier 2009, à l’époque de la guerre de Gaza, la CICAD a déposé à mon encontre la première d’une série de plaintes pénales truffées de mensonges éhontés et de calomnies, dans le but de m’intimider et de me réduire au silence. Cette première plainte pénale m’accusait fallacieusement de « menace » et de « discrimination raciale ». Elle reposait sur des fragments d’articles systématiquement privés de leur contexte, présentés d’une manière délibérément trompeuse, en sorte qu’on me faisait dire le contraire de ce que j’avais écrit et que j’y apparaissais comme un sympathisant nazi et un génocidaire… Cette première plainte pénale mettait en cause sept articles ou commentaires dans lesquels je dénonçais les crimes du régime israélien, le soutien massif des juifs du monde entier à ces crimes, et démontrais que l’antisémitisme est suscité par le comportement des juifs eux-mêmes. Tous ces textes étaient systématiquement présentés comme mensongers, calomnieux et relevant d’une propagande antisémite. La CICAD n’hésitait pas à nier l’existence du lobby juif, prétendant qu’il s’agissait d’une « théorie du complot »…

Si les magistrats successivement saisis du dossier avaient été un tant soit peu intègres, ils auraient dû commencer par exiger de la CICAD des preuves à l’appui de ses allégations de calomnies et établir la véracité du contenu de chacun des textes litigieux. C’est précisément ce qu’ils se sont soigneusement abstenus de faire tout au long de la procédure judiciaire. Leur « instruction » s’est limitée à un copier-coller des allégations de la CICAD et des fragments d’articles prétendument illicites qu’elle produisait, les plus grossiers mensonges étant pris pour argent comptant et présentés comme le produit d’une enquête impartiale. C’est ainsi que j’ai été inculpé, puis condamné pour « calomnie », sans que jamais l’accusation n’ait produit une quelconque preuve de mes prétendues calomnies, ni même qu’on se soit soucié de lui réclamer ces preuves dont on savait qu’elle aurait été incapable de les produire.

Dans le même temps, en violation de la constitution fédérale qui interdit la censure, la magistrature genevoise m’interdisait, sous peine de prison, de publier tout texte critique à l’égard des juifs en général ou de la CICAD en particulier. De telles décisions sont illégales, car elles instaurent une censure préalable. On décrète arbitrairement, par avance, qu’un texte pas encore publié -ni même écrit- sera illicite et on interdit sa publication sous ce prétexte. Il s’agissait d’un abus d’autorité de la part des magistrats concernés. L’auteur doit pouvoir publier son texte, et c’est seulement ensuite, s’il y a lieu, qu’on peut l’inculper. Pour cette raison, le lobby juif n’a jamais réussi à faire interdire un spectacle de l’humoriste Dieudonné en Suisse. Il fallait lui laisser donner son spectacle, quitte à l’inculper ultérieurement s’il avait tenu des propos illicites.

La première plainte de la CICAD -qui m’a valu d’être emprisonné pendant une semaine avant que l’accusation de « menace » soit reconnue dénuée de fondement- a été suivie de toute une collection d’autres. Ces plaintes et leurs annexes devaient finir par occuper une demi-douzaine de gros classeurs.

Ainsi, le récit de mon arrestation de ma détention a été qualifié de « propagande antisémite » par la CICAD et a suscité la seconde plainte pénale, alors que ce récit n’avait bien évidemment rien à voir avec de la propagande. La juge d’instruction Linda Chabal, éperdue de servilité à l’égard de la CICAD –à l’instar de tous les autres magistrates successivement saisies du dossier-, a aussitôt et arbitrairement ordonné la fermeture du site interet-general.info à l’hébergeur genevois. Cette décision n’a été annulée qu’un mois plus tard, à la suite d’un recours, en raison de son caractère disproportionné.

La procureure Laurence Schmid-Piquerez est allée encore plus loin dans la malhonnêteté. A l’occasion d’une perquisition à mon domicile, elle a saisi, en guise de « pièces à conviction », un couteau de survie que je possédais depuis 1981 et une demi-douzaine de livres, dont un classique de l’Histoire datant de l’Antiquité… Pourquoi a-t-elle saisi un couteau de survie sans rapport avec les textes litigieux ? Probablement dans le but de crédibiliser la thèse de la CICAD selon laquelle Frank Brunner serait un dangereux génocidaire. Dans ce scénario, le couteau aurait pu servir à génocider les juifs… Lors de ses auditions, au lieu d’établir la véracité des textes litigieux, elle me posait des questions tendancieuses et ineptes du genre : « avez-vous lu Mein Kampf ? » Dans l’un de ses procès-verbaux d’audition, elle n’a pas hésité à me calomnier en écrivant que j’aurais quitté son bureau en claquant la porte. Problème : la porte de son bureau est une porte blindée beaucoup trop lourde pour être claquée. C’est-à-dire qu’une magistrate dans l’exercice de ses fonctions a calomnié un prévenu dans le but de le faire passer pour un individu violent (autrement dit, susceptible de génocider un juif qui lui aurait fait de l’ombre en passant). Bien entendu, ma plainte pénale contre Laurence Schmid-Piquerez a été classée par ses complices du Ministère public. Entre ripoux, on se couvre.

Sans doute insatisfaite de cette première calomnie, Laurence Schmid-Piquerez a récidivé à l’occasion d’une audition ultérieure. Cette fois, comme sa mauvaise foi m’avait fait hausser le ton sous le coup de l’indignation, elle s’est prétendue « menacée », a arbitrairement suspendu l’audience, et m’a fait enfermer pendant une heure dans un cachot où j’ai dû subir une fouille à nu que rien ne justifiait.

Ultérieurement, avec la complicité de sa greffière, Laurence Schmid-Piquerez a rédigé deux faux rapports sur l’audience en question. En effet, le procès-verbal d’audition -dicté en présence d’une demi-douzaine de personnes- n’expliquait nullement en quoi mon comportement aurait été menaçant. Il s’agissait donc de combler cette lacune à l’insu des personnes présentes. Laurence Schmid-Piquerez et sa greffière ont inventé de toutes pièces une histoire selon laquelle je serais arrivé au Ministère public avec un sac (en réalité il n’y avait pas de sac), que ce sac aurait suscité un incident à l’entrée du bâtiment, au contrôle de sécurité, que pendant l’audition je me serais mis à crier de plus en plus fort (en réalité je n’ai pas crié), que je m’apprêtais à me lever pour m’avancer vers elle d’un air menaçant (en réalité je suis demeuré assis et elle me décrit même les mains dans le dos, ce qui ne correspond pas à l’attitude d’une personne s’apprêtant à se lever) et qu’elle craignait que je saute sur son bureau (là, on est carrément dans le pur fantasme)… La greffière s’est crue obligée d’en rajouter une couche, n’hésitant pas à affirmer que je me serais avancé vers la procureure d’un air menaçant à plusieurs reprises. Elle a oublié de préciser si j’avais sauté sur le bureau à chaque fois. Comme quoi l’imagination a ses limites.

Je n’ai pris connaissance de ces notes que des années plus tard, par hasard, parce que leur existence était mentionnées dans un jugement du Tribunal de police et que j’en ai demandé une copie. J’ai aussitôt déposé une plainte pénale contre Laurence Schmid-Piquerez et sa greffière, en réclamant l’audition de tous les témoins : gardes de sécurité censés avoir fouillé mon prétendu sac, toutes les personnes présentes pendant l’audition (il y avait les avocats des deux parties) et les gardes appelés par Laurence Schmid-Piquerez pour m’emmener au cachot (ils ont pu constater que j’étais toujours assis à leur arrivée). Ma plainte a été classée et aucun des témoins n’a été auditionné. Là encore, entre ripoux, on se couvre. Cela n’a pas empêché mon inculpation -et ultérieurement ma condamnation- pour entrave à l’action pénale…

Quand un magistrat est confronté à deux versions contradictoires, il n’a pas le droit d’adopter arbitrairement la version qui l’arrange. Il est tenu d’enquêter afin d’établir quelle version est la vraie. En l’occurrence, les magistrats genevois ont simplement décidé de tenir a priori pour vraie la version de leurs collègues. Ne faisaient-ils pas déjà de même à l’égard de la CICAD ?

On relèvera que, dès cette époque, le Ministère public était en possession d’un rapport dans lequel je démontrais, preuves à l’appui, le caractère calomnieux des allégations de la CICAD, que ce soit dans ses plaintes pénales ou dans ses déclarations aux magistrats (1). Alors que n’importe quel magistrat intègre aurait aussitôt dû engager, à l’encontre des dirigeants de la CICAD, une procédure pénale pour dénonciations calomnieuses et tentative d’induire la justice en erreur, le Ministère public a tout simplement passé ce rapport sous silence et s’est fait le complice d’accusations qu’il savait calomnieuses.

En juillet 2013, un mois avant la date d’un premier procès devant le Tribunal de police, le Ministère public m’a subitement fait emprisonner, ce qui me privait d’accès au dossier pénal et m’empêchait de poursuivre mon travail de collectes de preuves à l’appui de la véracité des textes litigieux. Lorsque mon avocat m’a apporté une copie du dossier pénal au greffe de la prison, celui-ci ne m’a pas été transmis et, le jour du procès, on ne m’a même pas laissé emporter un stylo, ce qui m’empêchait de prendre des notes pendant l’audience. Cerise sur le gâteau, mon avocat d’alors, Pierre Bayenet, s’était délibérément abstenu de transmettre au tribunal les preuves que je lui avais confiées avant mon arrestation, si bien que, le jour du procès, j’étais dans l’incapacité de prouver la véracité de quoi que ce soit…

A aucun moment, durant ce procès, il n’a été question du caractère calomnieux des accusations de la CICAD que le Ministère public persistait à faire siennes.

Le juge n’a pas craint de me faire du chantage, proposant de me libérer dès le lendemain, à condition que je renonce à critiquer Israël, le lobby juif et la CICAD jusqu’à l’issue de la procédure, ce qui pouvait signifier au bas mot une demi-douzaine d’années jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme, et cela alors qu’aucune loi ne m’interdit de critiquer Israël, le lobby juif ou la CICAD. Là encore, il s’agissait, de la part du juge, d’un abus d’autorité et d’une violation de la constitution fédérale, puisqu’il prétendait m’imposer une censure préalable sur des textes même pas encore écrits.

Lorsque le dossier a été transmis à la Cour de Justice, je me suis chargé personnellement de déposer au greffe deux gros classeurs prouvant la véracité de tous les textes litigieux. Encore ne s’agissait-il que d’un échantillon de toutes les preuves que j’aurais pu produire. Dans son arrêt, qui compte pas moins de 51 pages, non seulement aucune des preuves produites par la défense n’est jamais mentionnée, mais la Cour n’a pas hésité à nier explicitement leur existence. Et elle a confirmé ma condamnation pour calomnie, sans que la CICAD ait jamais eu à prouver mes prétendues calomnies. Ses seules allégations suffisaient.

Le 27 mars 2015, un autre procès a eu lieu devant le Tribunal de police. A l’audience, l’avocate de la CICAD n’a pas hésité à lire des fausses « citations » de mes textes. Lorsque j’ai dénoncé le fait qu’il s’agissait de fausses citations, au lieu d’établir ce fait, la juge m’a reproché d’avoir interrompu l’avocate de la CICAD et m’a menacé de m’interdire d’assister à la suite des débats…

Quant au procureur général Olivier Jornot, totalement complice de ses acolytes ripoux et de la CICAD, il a fait son habituel numéro de référence morale. Il faut savoir qu’Olivier Jornot tutoie les dirigeants de la CICAD et s’est fait photographier dans leurs locaux.

Olivier Jornot

En résumé, non seulement, tout au long de cette affaire, la magistrature genevoise ne s’est jamais souciée d’établir la véracité des textes litigieux, mais elle s’est systématiquement efforcée d’occulter cette véracité, ignorant délibérément toutes les preuves produites, afin de pouvoir soutenir des accusations de « calomnie » et de « propagande antisémite » qu’elle savait fausses. Totalement soumise au lobby juif, la magistrature genevoise se moquait éperdument de savoir si ce que j’avais écrit était vrai ou faux. Elle ne se préoccupait que de m’intimider, dans l’espoir de me réduire au silence, et d’essayer de me discréditer en me faisant cyniquement passer pour un calomniateur qui diffuserait « de la propagande ». Tout cela par complaisance à l’égard d’agents israéliens se donnant des airs de « défenseurs des droits de l‘homme ».

Frank BRUNNER

Note :

1 http://www.interet-general.info/spip.php?article19855

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