CUBA

LA PRODUCTION DE MEDICAMENTS A CUBA : NOUVEAUTES ET SAVOIR FAIRE SCIENTIFIQUES

La production de médicaments à Cuba : nouveautés et savoir faire scientifiques

NOMBREUX sont les sites sur Internet qui se réfèrent fréquemment à la puissance de l'industrie pharmacologique et biotechnologique de Cuba, ainsi qu’au nombre de pays qui achètent des produits médicaux cubains, même si en général les grands médias tentent de passer cette réussite sous silence

Auteur:  | informacion@granma.cu

Auteur:  | rivery@granma.cu

Le directeur Carlos Manuel Garcia García, affirme que dans chaque province du pays, le Cencec compte sur le personnel spécialisé pour exécuter les essais cliniques dans les institutions. Photo: Anabel Díaz

NOMBREUX sont les sites sur Internet qui se réfèrent fréquemment à la puissance de l'industrie pharmacologique et biotechnologique de Cuba, ainsi qu’au nombre de pays qui achètent des produits médicaux cubains, même si en général les grands médias tentent de passer cette réussite sous silence.

Parmi les médicaments de dernière génération les plus importants figure l’Heberprot P, dont bénéficient environ 25 0 000 patients de différents pays. Un médicament destiné à soigner les complications de l'ulcère diabétique et à éviter les amputations, avec un pourcentage de réussite très élevé. Actuellement, on utilise une variante avec des nanocapsules dont l’action antimicrobienne est très efficace.

Le Centre de génie génétique et de biotechnologie de La Havane contribue de façon déterminante à cette recherche de solutions pour la santé humaine, avec notamment les essais cliniques de la molécule CIGB 500, un produit novateur qui a démontré un effet cardioprotecteur significatif, avec des potentialités prometteuses pour le traitement de l’infarctus aigu du myocarde.

Parmi les réussites de 2016, Cuba a obtenu le registre sanitaire dans l'Union européenne du médicament Heberferon, une combinaison de l'interferon-alfa 2b et gamma recombinant, pour le traitement du cancer de la peau non-mélanome. Signalons également la découverte de nouvelles preuves pharmacologiques de l’effet neuroprotecteur d'une molécule appelée JM-20, laquelle ouvre des espérances pour le traitement de l'ischémie cérébrale.

Face à la nécessité de trouver des traitements pour de nombreuses maladies, les centres de recherche cubains travaillent sans relâche.

Ces travaux ont abouti à la mise au point par le Centre d'immunologie moléculaire (CIM) du CIMAvax-EGC, un vaccin destiné aux patients souffrant de cancer du poumon en état avancé. Une méthode nouvelle de soin, à base d’anticorps monoclonaux, pour prolonger la vie du malade. Citons également le Nimotuzumab, un vaccin utilisé dans le traitement du cancer du sein, de la prostate, du poumon, du col de l’utérus, et du rectum.

Cuba assure également l'évaluation clinique exigée pour le registre et la commercialisation des produits médicaux et pharmaceutiques ou biotechnologiques, produits dans le pays par le biais du Centre national coordinateur des Essais Cliniques (Cencec), fondé en 1991, sous la juridiction du ministère de la Santé publique (Minsap).

CONDUITE ET COORDINATION DES RECHERCHES

Le Cencec dispose d’une technologie de pointe pour garantir les Bonnes pratiques cliniques (BPC). Une norme internationale qui constitue un guide qui établit les principes des BPC pour les essais de médicaments, aussi bien sur le plan scientifique que sur le plan éthique. Elle fait partie des normes établies pour ces recherches par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS).

En 25 années de travail, l'organisme s’est attaché à respecter scrupuleusement cette norme dans plus de 150 recherches et la mise au point de 59 produits visant le traitement de maladies oncologiques, neurologiques, cardiovasculaires et dermatologiques, entre autres.

Par ailleurs, le Cencec forme des professionnels de la santé dans la conduite et l'exécution des recherches cliniques ; il évalue les technologies sanitaires et la recherche de preuves pour la prise de décisions par le Minsap. Il assure également le contrôle de la qualité dans tout le processus de recherche clinique.

Cette institution a eu plusieurs sièges, comme l’explique à Granma international le Dr Carlos Manuel Garcia Garcia, son directeur. Dans un premier temps, elle a eu son siège au 11e étage du bâtiment occupé aujourd'hui par l'Institut de médecine cardiovasculaire, puis dans une maison du quartier Atabey ; ensuite dans l'aile droite du bâtiment situé entre les rues 200 et 21, dans ce même quartier. Actuellement, elle est installée à Miramar, dans un immeuble connu sous le nom d’« immeuble intelligent », dans la municipalité de Playa. Des déménagements qui s’expliquent par la croissance vertigineuse de l'institution pour répondre aux demandes du Minsap.« Notre organisme a pour mission le contrôle de toutes les recherches cliniques du pays, effectués par le Département de contrôle et de prise en charge du réseau national, qui interagit avec les institutions de prise en charge, les universités de sciences médicales, les directions provinciales de santé, les centres de l'industrie médecin-pharmaceutique et biotechnologique », indique ce master en toxicologie clinique

Un grand nombre d’entreprises pharmaceutiques souhaitent effectuer des essais cliniques à Cuba à partir du rétablissement de relations diplomatiques avec les États-Unis. Ce pays a montré un intérêt marqué à prendre part à certaines recherches scientifiques.

« Cette volonté de coopération est le résultat du prestige atteint par la santé publique cubaine et de la mise au point de produits novateurs pour le traitement de plusieurs maladies. Aucun accord n’a été encore conclu, cependant des conversations sont en cours et des lettres d'intention sont signées », explique le responsable.

La master en pharmacologie Maite Amoroto Roig, sous-directrice chargée des essais cliniques, ajoute que le Centre compte 138 travailleurs, dont 78.3% sont des professionnels issus de l’université, qui se chargent du contrôle des activités de recherches, depuis la planification jusqu'aux conclusions. Ils sont répartis dans trois secteurs: Département de la gestion et du traitement des données ; de la randomisation et de l’information et du design et de la conduite.

Quant au master en pharmacie, Julian Rodriguez Alvarez, responsable du Département de commercialisation et de coopération internationale, il précise que le centre a été désigné par le ministère cubain des Sciences, de la Technologie et de l'Environnement pour offrir des services de recherche, tournés vers la conception de protocoles, qui recueillent l'information nécessaire et les preuves pour présenter les nouveaux médicaments sur le marché dans un registre sanitaire légal.

Il ajoute que les chercheurs cherchent à innover ou à produire de nouvelles connaissances. Aussi faut-il enregistrer les preuves depuis une étape précoce jusqu'à l'inscription brevetée de toutes les exigences techniques, logistiques, scientifiques et méthodologiques dont on a besoin pour atteindre un résultat.

PERFORMANCE CERTIFIÉE

Le Cencec intervient dans ce processus en mesurant la qualité à travers des audits de BPC dans la documentation, les secteurs de recherche choisis, la gestion et le traitement des données statistiques, comme l’indique la Dr en Sciences, Sandra Alvarez Guerra, responsable du Département de gestion de la qualité.

À cette fin, il a fallu créer un système doté de plus de 60 procédures pour normaliser l'activité de recherche à chacune de ses étapes, en respectant les paramètres décrits dans les normes internationales, ce qui a permis qu’en 2008, le centre soit certifié à travers l'ISO 9001, qui détermine les conditions pour un système de gestion de la qualité.

Ce manuel de procédure a reçu le prix annuel de Santé 2016, et il décrit la certification depuis un processus d’exploration et de diagnostic, l'exécution de stratégies institutionnelles dans divers profils, la formation de ressources humaines et la création de sa propre culture dans le domaine de la qualité.

« Notre travail s'avère parfaitement applicable à d'autres organisations, car il répond à des méthodologies visant à concevoir un système documentaire de la qualité. Pour ce faire, nous avons ouvert des pages Web, nous envoyons des messages par courrier électronique et nous produisons des informations pour créer une culture institutionnelle de respect des normes de qualité », indique Alvarez Guerra.

En outre, « nous donnons des cours qui sont actuellement du niveau d’études universitaires et nous mettons en place plusieurs outils, comme des enquêtes de satisfaction du client, interne ou externe, pour répondre à leurs attentes. Nous travaillons en insistant sur les points critiques et vulnérables, et nous agissons face aux éventuels risques ».

Par ailleurs, le Registre public cubain sur les essais cliniques (RPCEC), mis au point par l'institution, contribue au processus de transparence dans la recherche. La master en Sciences informatiques dans les essais cliniques, Gladys Jiménez Rivero, souligne qu'il s’agit du premier registre d'essais cliniques en Amérique latine en espagnol qui remplissent les conditions fixées par l'OMS.

« Dès l'année 2005, le Comité international des éditeurs de revues médicales s’est prononcé contre la manipulation de données dans les recherches scientifiques, avec la mise en pratique d'une politique, qui exige l'inscription de l'essai dans des registres publics avant d'inclure le premier sujet dans la recherche, afin que quiconque puisse le consulter », a ajouté la spécialiste.

C’est pourquoi, à la fin de l’année 2006, Cuba a pris des mesures pour disposer de son propre registre. Il convient de signaler qu'à cette époque, les registres existants n’existaient qu’en anglais.

« Depuis 2007, le RPCEC disponible est visible sur le site Internet www.rpcec.sld.cu. Pour inscrire un essai, il faut remplir un formulaire en espagnol et anglais. À partir de ce moment-là, des mesures sont prises pour garantir la transparence de l'information », précise la spécialiste. Tous les essais inscrits dans le registre peuvent être publiés dans n’importe quelle publication scientifique, nationale ou étrangère, et cela aide à diffuser ce qui est effectué à Cuba dans l'Industrie médico-pharmaceutique. En outre, dans le registre cubain ont été inscrites des recherches en provenance de Colombie, du Venezuela et du Mexique, entre autres pays, ces pays ne disposant pas de registre de ce genre. Ceci est rendu possible car il est permis d'enregistrer dans toute base remplissant les conditions de l'OMS.

À l’occasion du 25 anniversaire du Cencec, un atelier a été effectué en novembre 2016 : le 6º Atelier international de design et de conduite des éssais cliniques. L'événement, qui a eu lieu au Palais des Conventions de La Havane, a réuni quelque 280 délégués de plus de 10 pays, avec un programme qui a favorisé le débat sur la mise à jour et les échanges sur cette expérience, et visant le renforcement de la coopération nationale et internationale. Les participants ont pu assister à l'atelier Algorithme de recherche pour le développement des phyto-médicaments ; la conférence magistrale Essais cliniques, un pas clef vers l'efficience et la durabilité des systèmes de santé, et à plusieurs cours sur des sujets comme la recherche et la récupération de l'information médicale basée sur des preuves, l'innovation dans la gestion, le facteur d'amélioration compétitive dans les essais cliniques, et autres.

Les défis de l'institution pour 2017 visent à consolider la clientèle, étendre le service hors de Cuba, perfectionner le travail du contrôle des essais cliniques, conclure la certification des moniteurs qui conduisent les recherches et obtenir la recertification du système de gestion de la qualité par les normes ISO-9001 de 2015.

http://fr.granma.cu/cuba/2017-02-16/la-production-de-medicaments-a-cuba-nouveautes-et-savoir-faire-scientifiques


 

RAUL CASTRO : JAMAIS IL N’A ETE PLUS NECESSAIRE DE NOUS ENGAGER DANS LA VOIE DE L’UNITE

Jamais il n’a été plus nécessaire de nous engager réellement dans la voie de l’unité

Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de la République de Cuba, au 5e Sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC), à Punta Cana, République dominicaine, le 25 janvier 2017, « Année 59 de la Révolution »

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Cher président Medina,

Chers chefs d’État ou de gouvernement d’Amérique latine et de la Caraïbe,

Illustres chefs de délégations et invités,

Au Sommet qui a donné vie à cette Communauté, à Caracas, en 2011, nous avons exprimé la conviction que « l’unité et l’intégration politique, économique, sociale et culturelle de l’Amérique latine et de la Caraïbe constituent (…) une nécessité pour affronter avec succès les dangers qui se posent à nous en tant que région ».

Jamais il n’a été plus nécessaire de nous engager réellement dans la voie de l’unité, en reconnaissant que nous avons de nombreux intérêts en commun. Travailler en faveur de « l’unité dans la diversité » est un besoin impératif.

Pour atteindre cet objectif, il s’impose un respect absolu de la Proclamation de l’Amérique latine et de la Caraïbe comme Zone de paix, signée par les chefs d’État et de gouvernement en janvier 2014, dans laquelle nous nous sommes engagés « envers le strict respect de l’obligation de ne pas intervenir, directement ou indirectement, dans les affaires intérieures de tout autre État », et à régler les différends par la voie pacifique, ainsi qu’à « respecter pleinement le droit inaliénable de tout État d’adopter le système politique, économique, social et culturel de son choix ».

Pour ce faire, il est indispensable que tous les membres de la communauté internationale respectent pleinement les postulats de la Proclamation dans leurs relations avec les pays de la CELAC.

Il serait souhaitable que le nouveau gouvernement des États-Unis opte pour le respect de la région, bien qu’il soit préoccupant qu’il ait annoncé certaines intentions qui mettent en danger nos intérêts dans les sphères du commerce, de l’emploi, de la migration et de l’environnement, entre autres.

Par conséquent, il est indispensable de lancer des plans d’actions communs et de rendre plus efficace la gestion de la CELAC.

Par ailleurs, un retour au néolibéralisme provoquerait une recrudescence de la pauvreté et du chômage, aggravant ainsi les conditions sociales en Amérique latine et la Caraïbe.

Monsieur le Président,

Nous réaffirmons notre soutien au peuple et au gouvernement vénézuéliens dans la défense de leur souveraineté et de leur autodétermination face aux actions menées contre la Révolution bolivarienne.

Nous continuerons, dans la mesure de nos possibilités, de contribuer à la mise en œuvre de l’Accord final de paix entre le gouvernement de Colombie et les FARC-EP, et d’appuyer les conversations de paix avec l’ELN.

Nous réaffirmons que le peuple de Porto Rico doit être libre et indépendant ; nous continuerons d’appuyer les revendications de l’Équateur face au refus des transnationales de réparer les graves dommages environnementaux causés en Amazonie ; nous rejetons la manipulation politique contre le gouvernement bolivien et les tentatives de déstabilisation contre ce pays ; nous félicitons le président Daniel Ortega pour sa récente réélection à la tête du Nicaragua, et également la vice-présidente Rosario Murillo. Nous réaffirmons notre rejet du coup d’État parlementaire perpétré au Brésil contre la présidente Dilma Rousseff, à qui nous exprimons notre solidarité, de même qu’à l’ancien président Luis Inacio Lula da Silva.

Nous confirmons le soutien de Cuba aux nations sœurs des Caraïbes face aux tentatives de les priver de l’accès aux ressources financières, dans leur lutte contre le changement climatique, et dans leurs revendications légitimes pour la réparation des dommages provoqués par le colonialisme et l’esclavage.

Nous renouvelons nos encouragements aux efforts de la République argentine pour récupérer les Îles Malouines, Georgie-du-Sud et Sandwich-du-Sud.

Cher président, je souhaite exprimer la volonté de Cuba de continuer de discuter des affaires bilatérales en suspens avec les États-Unis, sur la base de l’égalité, la réciprocité et le respect de la souveraineté et de l’indépendance de notre pays, et de poursuivre le dialogue respectueux et la coopération sur des sujets d’intérêt commun avec le nouveau gouvernement du président Donald Trump.

Cuba et les États-Unis peuvent coopérer et coexister de manière civilisée, en respectant leurs différences et en favorisant tout ce qui peut s’avérer positif pour les deux pays et les deux peuples, mais il ne faut pas attendre pour autant que Cuba fasse des concessions inhérentes à sa souveraineté et à son indépendance.

Le blocus économique, commercial et financier persiste, et entraîne des privations et des dommages humains importants qui affectent gravement notre économie et entrave notre développement.

Cependant, nous continuons de centrer nos efforts sur la mise à jour de notre modèle économique et social, et de lutter pour construire une Nation souveraine, indépendante, socialiste, démocratique, prospère et durable.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au président Danilo Medina pour son émouvant hommage à la mémoire du Commandant en chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, à la cérémonie d’ouverture de ce Sommet, ainsi qu’à toutes les personnes qui nous ont transmis leurs condoléances et leurs messages de solidarité.

Permettez-moi, pour conclure, de vous remercier, ainsi que le peuple dominicain, pour votre hospitalité et pour votre chaleureux accueil, et vous féliciter pour le travail réalisé durant votre mandat à la présidence tournante de la CELAC, et aussi de réitérer notre engagement de soutien et de solidarité au Salvador et à son président Salvador Sanchez Cerén, dans sa gestion à la tête de la Celac en 2017.

Je vous remercie. (Applaudissements)

 

CUBA DEFILE AVEC SA REVOLUTION

Cuba défile avec sa Révolution

Début de la Parade militaire et de la Marche du peuple combattant sur la Place de la Révolution, en présence du général d’armée Raul Castro

Auteur:  | internet@granma.cu

 

Quelques heures avant la commémoration du triomphe de la Révolution, le 1er janvier 1959, le peuple s’est une nouvelle donné rendez-vous sur la Place de la Révolution de La Havane pour la Parade militaire et le Marche du peuple combattant, dans le cadre du 60e anniversaire de l’héroïque soulèvement de Santiago de Cuba et du débarquement des membres de l’expédition du yacht Granma (Journée des Forces armées révolutionnaires). La cérémonie se veut également un hommage de la jeunesse cubaine au commandant en chef de la Révolution Fidel Castro.

Photo: captura de la televisión

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 7:20.- Un groupe d’alphabétiseurs a présidé la Parade militaire et la March du peuple combattant. La campagne massive d'alphabétisation fut annoncée le 29 août 1960, lors de la remise des diplômes du premier contingent des Maîtres Volontaires, quand Fidel a souligné : « L'année prochaine, nous allons livrer la bataille contre l'analphabétisme. Nous devons nous établir un objectif : liquider l'analphabétisme dans notre pays. Comment ? En mobilisant le peuple ».

le 26 septembre, à l'ONU, le leader de la Révolution cubaine s’engagea à éliminer l'analphabétisme à Cuba: « Cuba sera le premier pays d’Amérique qui, dans quelques mois, pourra dire qu'il n'a pas un seul analphabète ».

Le 22 décembre 1961, cette promesse était devenue une réalité : l’Île fut déclarée territoire sans analphabétisme. Des enfants, des jeunes et des adultes de tous les secteurs de la société partirent apporter la lumière du savoir dans les lieux les plus reculés du pays.

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Photo: captura de la televisión

 7:15.- « Cuba ne renoncera pas à un seul de ses principes », a rappelé dans on allocution la présidente de la Fédération des étudiants Jennifer Bello, en citant les paroles du général d’armée Raul Castro Ruz.

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7:12.- Le général d’armée Raul Castro préside la Parade militaire et la Marche du peuple combattant sur la Place de la Révolution de La Havane.

Photo: captura de la televisión

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7:10.-Cuba rend hommage aux héros et martyrs de Santiago de Cuba, le 30 novembre 1956, ainsi qu’aux membres de l’expédition du Granma.

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7:05.- Plus de 3 000 pionniers (écoliers) accompagnaient la réplique du yacht Granma qui a ouvert le Défilé et la Marche du peuple combattant, ce 2 janvier sur la Place de la Révolution de La Havane.

Photo: captura de la televisión

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7:00.- Les moments marquants de la formation de la nationalité sont représentés à ce défilé : un régiment de la cavalerie mambisa (combattants qui prirent par aux guerres d’indépendance cubaine contre le colonialisme espagnol, la réplique du yacht Granma, des colonnes de l’Armée rebelle, les combattants internationalistes et un groupe d’enfants du projet La Colmenita, entre autres.

http://fr.granma.cu/cuba/2017-01-02/cuba-defile-avec-sa-revolution


 

SANTIAGO DE CUBA : LA VILLE RENDRA HOMMAGE A FIDEL AVEC UN BILAN TRES POSITIF

SANTIAGO DE CUBA

La ville rendra hommage à Fidel avec un bilan très positif

L’hommage de la population de Santiago de Cuba en ce 1er janvier face au monolithe qui conserve les cendres de Fidel, au cimetière Santa Ifigenia, sera le point d’orgue des activités du 58e anniversaire de la date où Fidel proclama à Cuba et au monde la victoire de la Révolution

Auteur:  | palomares@granma.cu

Des travaux de construction et d’embellissement ont été effectués dans toute la province. Photo: Tomada de Sierra Maestra 

SANTIAGO DE CUBA. — L’hommage de la population de Santiago de Cuba au commandant en chef Fidel Castro Ruz, en ce 1er janvier, face au monolithe qui conserve ses cendres au cimetière Santa Ifigenia, sera le point d’orgue des activités à l’occasion du 58e anniversaire de la date où Fidel proclama à Cuba et au monde la victoire de la Révolution

Lazaro Exposito Canto et Beatriz Jhonson Urrutia, les plus hautes autorités du Parti et du gouvernement dans cette province, ont déclaré que ce sera « l’hommage de la population à l’homme qui nous a laissé un héritage sans précédent ». 

À minuit, le 31 décembre, la Fête du drapeau sera consacrée au Commandant en chef, face au balcon où il annonça la défaite du dictateur Fulgencio Batista.

Cette cérémonie riche en émotions qui rassemble chaque année des centaines de personnes, sera l’occasion de faire le bilan d’une année de grands efforts visant à accomplir les plans de l’économie et des services, ainsi que les nombreux travaux destinés à faire de Santiago une ville « plus belle et organisée », comme nous en avait exhorté le général d’armée Raul Castro Ruz.

Il sera fait état, par exemple de l’achèvement d’une salle de cardiologie moderne à l’Hôpital provincial Saturnino Lora ; de la réparation des centaines de cabinets médicaux des familles ; de l’installation d’équipements modernes au Centre de toxicologie et des travaux d’embellissement de l’hôpital oncologique Conrado Benitez ; la distribution de 2 126 logements ; la reconstruction sur la promenade patrimoniale d’Enramadas, du Grand Hôtel et l’Hôtel Impérial – fermé depuis 20 ans – et la réparation des magasins sérieusement endommagés par un incendie.

Des travaux ont également été effectués dans le centre urbain Abel Santamaria, les quartiers Los Cangrejitos et Van Van et Chicharrones, afin d’améliorer la qualité de vie des habitants.

La province exhibe également un bilan positif dans toutes les branches de l’agriculture ; le traitement de plus d’un million de tonnes de marchandises au port Guillermon Moncada ; une nouvelle fabrique de glaces à La Maya, des travaux dans 76 boulangeries et pâtisseries, ainsi que l’ouverture d’une fabrique et boutique moderne de fromages.

Un vaste programme d’activités est prévu pour célébrer ces ouvrages, auxquels la population a largement participé, ainsi qu’à la réparation des dommages causés par l’ouragan Matthew dans la province voisine de Guantanamo : concert spécial de l’Orchestre symphonique d’Oriente à la Salle Dolores ; spectacle Voces Unidas au théâtre Heredia ; concerts des orchestres de toutes les municipalités ; gala du danzon et la présentation par les éditions Santiago d’un ouvrage de poèmes, chansons et autres créations dédié à Fidel.

http://fr.granma.cu/cuba/2016-12-27/la-ville-rendra-hommage-a-fidel-avec-un-bilan-tres-positif


 

RAUL CASTRO : FIDEL ET CHAVEZ ONT FIXE LES OBJECTIFS, LES IDEES, ILS NOUS ONT TRACE LA VOIE

Fidel et Chavez ont fixé les objectifs, les idées, et, par leur exemple impérissable, ils nous ont tracé la voie

Discours du général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la cérémonie du 12e anniversaire de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

Discours du général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la cérémonie du 12e anniversaire de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP), et du 22e anniversaire de la première rencontre entre Fidel Castro et Hugo Chavez, au Palais des Conventions de La Havane, le 14 décembre 2016, « Année 58 de la Révolution ».

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Cher camarade Nicolas Maduro, président de la République bolivarienne du Venezuela,

Camarades vénézuéliennes et vénézuéliens,

Représentants des nations sœurs et de l’ALBA-TCP et autres États d’Amérique latine et de la Caraïbe,

Compatriotes,

Je serai très bref, comme le sont la plupart de mes discours, et aussi pour ne pas forcer ma voix qui, comme vous pouvez le constater, est un peu enrouée, même s’il y a encore beaucoup de choses dont il faut parler (Applaudissements). Je disais qu’il y a encore beaucoup de choses dont il faut parler et pour lesquelles se battre encore dans ce pays (Applaudissements), de sorte que mon enrouement peut devenir permanent.

L’Histoire récente de Notre Amérique nous appelle aujourd’hui à commémorer plusieurs événements.

Le 22e anniversaire de la première rencontre entre le commandant Hugo Chavez Frias et le commandant en chef Fidel Castro Ruz, qui fut le point de départ d’une amitié et d’une loyauté infinies entre la Révolution cubaine et la Révolution bolivarienne.

Le 16e anniversaire de la signature de l’Accord intégral de coopération entre Cuba et le Venezuela, qui a jeté les bases d’une relation économique, commerciale et de coopération, une relation fort riche en bénéfices et en expériences pour nos deux peuples.

Nous commémorons aussi le 12e anniversaire de la création, à La Havane, de ce qui fut d’abord l’Alternative avant de devenir l’Alliance bolivarienne pour les Amériques et Traité de commerce des peuples ; une nouvelle forme d’organisation permettant de concerter et d’impulser la coopération et le développement des États membres.

Ces expériences ont abouti à des résultats significatifs et éloquents : quatre pays se sont débarrassé de l’analphabétisme et ont avancé dans la scolarisation de leurs populations, ce qui constitue la base initiale de toutes les grandes transformations révolutionnaires dans n’importe quelle société.

Des millions de Latino-américains ont reçu des services de santé gratuits, et plus d’un million sept cent mille ont recouvré la vue.

Un commerce d’un nouveau type, juste et complémentaire, sans protectionnismes, s’est fait jour.

Le Venezuela, adoptant une attitude altruiste, a créé des mécanismes de coopération et de commerce solidaire pour partager une partie de ses richesses pétrolières et encourager des transformations socio-économiques intégratrices dans la région, sans lesquelles beaucoup de pays n’auraient pas pu résister à la crise internationale.

Il est impérieux d’appeler tous les peuples d’Amérique latine et de la Caraïbe à être solidaires avec ce Venezuela bolivarien, anti-impérialiste et immensément généreux, auquel nous sommes si reconnaissants aujourd’hui et qui est victime en ce moment même d’un siège brutal et d’une hostilité sans précédent de la part des forces historiquement ennemies du progrès dans notre région.

Soutenir le Venezuela en cette époque marquée par l’offensive des oligarchies, de l’impérialisme et du néolibéralisme, signifie aussi lutter pour l’émancipation et l’intégration pleines de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Être solidaires avec le Venezuela implique de prendre conscience de ce qui pourrait arriver sur cet hémisphère si venaient à l’emporter ceux qui cherchent à reconquérir les immenses richesses de ce pays et à attiser la haine et l’affrontement – au détriment de l’autodétermination et de la paix, envers lesquelles se sont engagés ici à La Havane les chefs d’État de la région en 2014 en signant la Proclamation de l’Amérique latine et la Caraïbe comme Zone de Paix.

Solidarité, consensus d’idées et unité d’action, voilà ce dont ont besoin aujourd’hui les peuples de Notre Amérique en cette époque de difficultés et de défis croissants.

Fidel et Chavez ont fixé les objectifs, les idées, et, par leur exemple, ils nous ont tracé la voie. Il nous revient à tous de faire de leur héritage une tranchée invincible pour défendre la Patrie Américaine (Applaudissements).

Marti a dit : « Que le Venezuela me dise en quoi le servir : il a en moi un fils ! ». À l’occasion de cette date mémorable, nous, les Cubains, réaffirmons : Cher Venezuela, nous sommes tous tes enfants !

Je vous remercie (Applaudissements)

http://fr.granma.cu/cuba/2016-12-15/fidel-et-chavez-ont-fixe-les-objectifs-les-idees-et-par-leur-exemple-imperissable-ils-nous-ont-trace-la-voie


 

CUBA : C’EST POSSIBLE, TEL EST L’ENSEIGNEMENT DE FIDEL

C’est possible, tel est l’enseignement permanent de Fidel

Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la cérémonie nationale en hommage au commandant en chef Fidel Castro Ruz, sur la Place de la Révolution « Major-général Antonio Maceo Grajales », à Santiago de Cuba, el 3 décembre 2016, « Année 58 de la Révolution ».

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Chers chefs d’État et de gouvernement,

Éminentes personnalités qui nous accompagnent,

Compatriotes, qui êtes présents ici en représentation des provinces orientales et de Camagüey,

Santiagaises et Santiagais,

Cher peuple cubain,

Dans l’après-midi d’aujourd’hui, après son arrivée dans cette ville héroïque, le cortège funèbre contenant les cendres de Fidel, qui a réédité, en sens inverse, le trajet de la Caravane de la Liberté de 1959, a parcouru des sites emblématiques de Santiago de Cuba, le berceau de la Révolution, où, comme dans le reste du pays, il a reçu les témoignages d’amour des Cubains.

Demain, ses cendres seront déposées, au cours d’une simple cérémonie au cimetière de Santa Ifigenia, très près du Mausolée du Héros national José Marti, de ses compagnons d’armes de la Moncada, du Granma et de l’Armée rebelle, de la lutte clandestine et des missions internationalistes.

Il reposera à quelques pas des tombes de Carlos Manuel de Céspedes, le Père de la Patrie, et de la légendaire Mariana Grajales, la mère des Maceo, et j’irai même jusqu’à dire la mère de tous les Cubains et les Cubaines. Non loin de là se trouve également le tombeau où reposent les restes de l’inoubliable Frank Pais Garcia, jeune Santiagais assassiné par les sbires de la tyrannie de Fulgencio Batista, âgé d’à peine 22 ans, un mois après la mort au combat dans cette ville de son frère cadet Josué. L’âge de Frank ne l’empêcha pas d’avoir eu un parcours exemplaire dans la lutte contre la dictature, dans laquelle il se distingua comme chef du soulèvement armé de Santiago de Cuba, le 30 novembre 1956, visant à appuyer le débarquement des membres de l’expédition du yacht Granma, ainsi que dans l’organisation de l’envoi décisif d’armes et de combattants à la naissante Armée rebelle dans les montagnes de la Sierra Maestra.

Depuis l’annonce, tard dans la soirée du 25 novembre, du décès du leader historique de la Révolution cubaine, la douleur et la tristesse se sont abattues sur le peuple qui, profondément ému par sa perte physique irréparable, a fait preuve de courage, de fermeté, de conviction patriotique, de discipline et de maturité en se rendant massivement aux activités d’hommage qui ont été organisées, et en faisant sien le serment de fidélité au concept de Révolution énoncé par Fidel le 1er Mai 2000. Les 28 et 29 novembre, des millions de compatriotes ont apposé leur signature en soutien à la Révolution.

Au milieu de la douleur de ces journées, nous nous sommes sentis réconfortés et fiers, une fois de plus, par la réaction impressionnante des enfants et des jeunes Cubains, qui réaffirment leur engagement à être les fidèles continuateurs des idéaux du leader de la Révolution.

Au nom de notre peuple, du Parti, de l’État, du gouvernement et des proches, je tiens à vous réitérer ma reconnaissance la plus profonde pour les innombrables témoignages d’affection et de respect envers Fidel, envers ses idées et son œuvre, qui continuent à affluer de tous les coins du monde.

Fidel qui cultivait l’éthique de José Marti selon laquelle «Toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs », le leader de la Révolution rejetait toute forme de culte à la personnalité et a été conséquent avec ce principe jusqu’aux dernières heures de sa vie. Il a insisté pour qu’après son décès, ni son nom ni son image ne soit jamais donné à des institutions, des places, des parcs, des avenues, des rues ou autres sites publics, ni que soit érigé en sa mémoire aucun monument, buste, statue ou autre forme d’hommage.

Conformément au vœu du camarade Fidel, nous présenterons à la prochaine période de sessions de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire les propositions législatives qui s’imposent en vue de respecter de sa volonté.

Notre cher ami Bouteflika, le président algérien, avait parfaitement raison lorsqu’il affirmait que Fidel possédait la capacité extraordinaire de voyager dans le futur et de revenir pour l’expliquer. Le 26 juillet 1989, dans la ville de Camagüey, le commandant en chef avait prédit, deux ans à l’avance, la disparition de l’Union soviétique et du camp socialiste, assurant devant le monde que si ces circonstances venaient à se produire, Cuba continuerait de défendre les drapeaux du socialisme.

L’autorité de Fidel et ses liens profonds avec le peuple ont été déterminants dans la résistance héroïque du pays, dans les années dramatiques de la période spéciale, lorsque notre Produit intérieur brut a chuté de 34,8%, que l’alimentation des Cubains s’est considérablement détériorée, que nous avons enduré des coupures de courant de 16 à 20 heures par jour et qu’une grande partie de notre industrie et des transports fut paralysée. Malgré tout, nous sommes parvenus à préserver la santé publique et l’éducation pour toute notre population.

Je me souviens des réunions du Parti dans les provinces : dans l’est de l’Île, à Holguin ; dans le centre à Santa Clara et dans l’ouest, dans la capitale de la République, La Havane, tenues en juillet 1994 pour discuter comment affronter avec davantage d’efficience et de cohésion les défis de la période spéciale, le durcissement du blocus impérialiste et les campagnes médiatiques destinées à répandre le désenchantement parmi les citoyens. De ses réunions, y compris celle de l’ouest qui fut présidée par Fidel, nous sommes tous sortis convaincus qu’avec la force et l’intelligence des masses unies en rangs serrés sous la conduite du Parti, il était possible et cela fut possible de transformer la période spéciale en une nouvelle bataille victorieuse dans l’histoire de la patrie.

Rares étaient à l’époque ceux qui dans le monde misaient sur notre capacité de résistance pour vaincre l’adversité et le renforcement du siège ennemi. Cependant, notre peuple, sous la conduite de Fidel, a donné une leçon inoubliable de fermeté et de loyauté aux principes de la Révolution.

En évoquant ces moments difficiles, il me paraît juste et pertinent de répéter ce que j’ai dit de Fidel le 26 juillet 1994, l’une des années les plus dures, à l’Île de la Jeunesse, il y a 22 ans, et je cite : « L’enfant le plus brillant de Cuba de ce siècle, celui qui nous a prouvé qu’il était possible de tenter la conquête de la Caserne Moncada ; qu’il était possible de transformer le revers en victoire », ce que nous avons réussi cinq ans, cinq mois et cinq jours plus tard, lors du glorieux 1er Janvier 1959, – ceci ajouté aux paroles que j’ai prononcées à cette occasion (Applaudissements).

Il nous a prouvé « qu’il était possible d’atteindre les côtes de Cuba à bord du yacht Granma, qu’il était possible de résister à l’ennemi, à la faim, à la pluie et au froid, et organiser une armée révolutionnaire dans la Sierra Maestra après la débâcle d’Alegria de Pio ; qu’il était possible de créer de nouveaux fronts de guérilla dans la province d’Oriente, avec les colonnes d’Almeida et la nôtre ; qu’il était possible de vaincre avec 300 fusils la grande offensive de plus de 10 000 soldats ». Une fois cette armée mise en déroute, le Che écrivit dans son journal de campagne que cette victoire avait brisé l’épine dorsale de l’armée de la tyrannie ; «qu’il était possible de rééditer l’épopée de Maceo et de Gomez en étendant la lutte à l’ouest de l’Île avec les colonnes du Che et de Camilo ; qu’il était possible de vaincre, avec le soutien de tout le peuple, la tyrannie de Batista appuyée par l’impérialisme nord-américain.

Celui qui nous a appris qu’il était possible de vaincre, en 72 heures, voire moins, « l’invasion mercenaire de Playa Giron tout en poursuivant la campagne destinée à éradiquer l’analphabétisme en un an », que nous avons parachevée en 1961.

« Qu’il était possible de proclamer le caractère socialiste de la Révolution à 90 miles de l’empire, alors que ses navires de guerre avançaient sur Cuba derrière les troupes de la brigade mercenaire ; qu’il était possible de maintenir fermement les principes inébranlables de notre souveraineté sans céder au chantage nucléaire des États-Unis pendant les journées de la Crise des missiles de 1962.

« Qu’il était possible d’envoyer de l’aide solidaire à d’autres peuples frères qui luttaient contre l’oppression coloniale, l’agression extérieure et le racisme.

« Qu’il était possible de vaincre les racistes sud-africains et préserver l’intégrité territoriale de l’Angola, forçant l’indépendance de la Namibie et assénant un rude coup au régime de l’apartheid.

« Qu’il était possible de transformer Cuba en une puissance médicale, de réduire la mortalité infantile au plus faible taux du Tiers monde, d’abord, et de l’autre monde riche ensuite, car sur ce continent, pour le moins, nous affichons un taux de mortalité d’enfants de moins d’un an inférieur à celui du Canada et des États-Unis eux-mêmes (Applaudissements), tout en élevant considérablement l’espérance de vie de notre population.

« Qu’il était possible de transformer Cuba en un grand pôle scientifique, avancer dans les domaines modernes et décisifs de l’ingénierie génétique et de la biotechnologie ; de nous insérer dans la chasse gardée du commerce international des produits pharmaceutiques ; de développer le tourisme en dépit du blocus nord-américain ; de construire des routes sur la mer pour faire de Cuba un archipel de plus en plus attractif et obtenir une source croissante de devises grâce à nos beautés naturelles.

« Qu’il est possible de résister, de survivre et de nous développer sans renoncer aux principes ni aux conquêtes du socialisme dans le monde unipolaire marqué par la toute-puissance des transnationales qui a émergé à la suite de l’effondrement du camp socialiste d’Europe et de la désintégration de l’Union soviétique.

« C’est possible, tel est l’enseignement permanent de Fidel. Il nous a montré que l’homme est capable de surmonter les conditions les plus dures s’il reste inébranlable dans sa volonté de vaincre, s’il fait une évaluation correcte de chaque situation sans renoncer à ses justes et nobles principes », fin de citation.

Ces paroles que j’ai prononcées voici plus de dix ans sur celui qui, après le désastre du premier combat à Alegria de Pio, dont nous fêterons après-demain le 60e anniversaire, n’a jamais perdu la foi en la victoire, et 13 jours plus tard, dans les montagnes de la Sierra Maestra, un 18 décembre de cette même année, après avoir réuni sept fusils et une poignée de combattants, s’exclama : « Maintenant, nous avons gagné la guerre ! » (Applaudissements et exclamations de : « Fidel, Fidel ! Ça c’est Fidel ! »).

C’est le Fidel invaincu qui nous convoque avec son exemple et avec la preuve que c’était possible, que c’est possible et que ce sera possible ! (Applaudissements et exclamations de « C’est possible ! »). Autrement dit, je répète qu’il a prouvé que c’était possible, que c’est possible et que ce sera possible de surmonter n’importe quel obstacle, menace, turbulence dans notre ferme effort pour construire le socialisme à Cuba ou, ce qui revient au même, préserver l’indépendance et la souveraineté de la patrie ! (Applaudissements).

Devant les restes de Fidel sur cette Place de la Révolution Major-général Antonio Maceo, dans la ville héroïque de Santiago de Cuba, jurons de défendre la patrie et le socialisme (Exclamations de « Nous le jurons ! »), et, ensemble, réaffirmons la sentence d’Antonio Maceo, le Titan de Bronze : « Quiconque tentera de s’emparer de Cuba recueillera la poussière de son sol baigné de sang, s’il ne périt pas dans la bataille ! » (Exclamations).

Fidel ! Fidel ! Hasta la Victoria (Exclamations de « Siempre ! »). (Exclamations de « Raul est Fidel ! »et de « Raul, rassure-toi, le peuple est avec toi ! »

http://fr.granma.cu/hasta-la-victoria-siempre/2016-12-04/cest-possible-tel-est-lenseignement-permanent-de-fidel


Les cendres du commandant en chef de la Révolution cubaine ont été déposées au cimetière de Santa Ifigenia

Au terme d’un périple qui est passé par les sites emblématiques de la ville et l’immense rassemblement populaire dans la soirée du samedi sur la Place du général Antonio Maceo, au début de la matinée les cendres du commandant en chef de la Révolution cubaine ont été déposées au cimetière Santa Ifigenia.

Auteur:  | internet@granma.cu

Rassemblement populaire en hommage posthume au commandant en chef Fidel Castro sur la Place de la Révolution, major général Antonio Maceo de Santiago de Cuba. Photo: Estudio Revolución

Les cendres du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, ont été transportées depuis La Havane jusque dans la Ville-héroïque de Santiago de Cuba, dans l’est du pays. Massé tout au long du parcours, notre peuple a salué le commandant en chef, dont le cortège funèbre rééditait en sens inverse le parcours de la Caravane de la liberté en janvier 1959.

Au terme d’un périple qui est passé par les sites emblématiques de la ville et l’immense rassemblement populaire dans la soirée du samedi sur la Place du général Antonio Maceo, au début de la matinée les cendres du commandant en chef de la Révolution cubaine ont été déposées au cimetière Santa Ifigenia.

La cérémonie solennelle, à laquelle assistaient plusieurs personnalités proches du commandant, s’est déroulée en privé.

Fidel repose auprès du Héros National José Marti et de combattants du Mouvement du 26 Juillet et de nos guerres d’indépendance contre le colonialisme espagnol.

http://fr.granma.cu/hasta-la-victoria-siempre/2016-12-04/les-cendres-du-commandant-en-chef-de-la-revolution-cubaine-ont-ete-deposees-au-cimetiere-de-santa-ifigenia


 

DEBUT A SANTIAGO DE CUBA DE LA CEREMONIE DE MASSE EN HOMMAGE A FIDEL

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Début à Santiago de Cuba de la cérémonie de masse en hommage à Fidel

Présidée par le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, cette cérémonie est marquée par la présence de chefs d’État et de personnalités de diverses parties du monde, venus accompagner le peuple cubain

Auteur:  | internet@granma.cu

 

Fidel est à Santiago. Dans son Santiago de la Moncada, son Santiago du 30 Novembre, de la Sierra Maestra et du Triomphe, dans cette même ville qui lui conféra le titre de Héros de la République, au nom de tout son peuple.

Et ce même peuple s’est rendu aujourd’hui en masse sur la Place de la Révolution Antonio Maceo, où la cérémonie d’hommage au commandant en chef, dans l’attente de la destination définitive de ses cendres au cimetière de Santa Ifigenia, vient de commencer.

Plusieurs amis, présidents, personnalités d’autres parties du monde ont tenu à accompagner le général d’armée Raul Castro, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, qui prononcera le discours principal.

Des dirigeants d’organisation de masse, sociales et de l’Union des jeunesses communistes prendront également la parole au nom de notre peuple.

http://fr.granma.cu/hasta-la-victoria-siempre/2016-12-03/debut-a-santiago-de-cuba-de-la-ceremonie-de-masse-en-hommage-a-fidel


 

 

TRAJET VICTORIEUX DE FIDEL VERS SANTIAGO DE CUBA OU IL REPOSE

Le peuple fier de Camagüey était présent

Peu après 16h, ce jeudi, après avoir traversé la province de Ciego de Avila, le cortège funèbre emportant les cendres du commandant en chef Fidel Castro Ruz a reçu sur son passage les témoignages d’affection de milliers d’habitants de la région de Camagüey

Auteur:  | febles@granma.cu

Photo: Juvenal Balán

CAMAGÜEY. — Après avoir traversé, peu après 16h, ce jeudi, la province de Ciego de Avila, le cortège funèbre emmenant les cendres du commandant en chef Fidel Castro Ruz a reçu sur son passage les témoignages d’affection de milliers d’habitants de la région de Camagüey, qui s’étaient massés de chaque côté de la Route centrale.

Un accueil semblable lui a été réservé dans tous les petits villages et les communautés des municipalités de Carlos Manuel de Cespedes et Florida, jusqu’à son arrivée dans la ville de Camagüey. La population reconnaissante, qui s’était rassemblée le long des rues principales, a attendu le passage du cortège funèbre pendant des heures sous une pluie battante.

Photo: Juvenal Balán

À la tombée de la nuit, le cortège est arrivée à la Place de la Révolution général Ignacio Agramonte Loynaz, acclamé par une multitude d’écoliers et étudiants, de travailleurs, d’anciens combattants et d’habitants du quartier, qui ont entonné l’Hymne national en un chœur gigantesque qui a fait frémir la place historique et ses alentours.

« Je chante l’hymne, avec mon père et ma mère, parce qu’il dit que "mourir pour la Patrie, c’est vivre" et c’est ce qui passera avec Fidel », a déclaré avec émotion la jeune Lorena, tandis que la jeune Lisandra saluait d’un geste respectueux la remorque qui transporte les cendres de l’homme qui a tant fait durant toute sa vie féconde pour le bonheur des jeunes générations.

Photo: Miguel Febles Hernández

« La soirée n’est pas encore achevée… », a signalé l’adolescente, faisant référence à la veillée organisée en hommage posthume à Fidel par la population, notamment les jeunes, qui s’est déroulée à partir de 21h sur cette même place qui fut témoin de tant d’événements importants. 200 artistes professionnels, amateurs et élèves des écoles d’art de la ville participaient à la veillée.

« Il ne pouvait pas en être autrement », a souligné Sergio Morales Vera, président de la filiale de l’Union des écrivains et des artistes de Cuba (Uneac) à Camagüey. Et d’ajouter : « Fidel est un homme de la culture, c’est un intellectuel, un penseur… et dans sa propre conception et sa lutte pour construire un monde meilleur, il a toujours placé la culture au premier rang. »

Photo: Miguel Febles Hernández

« Grâce à cette préoccupation constante, alors que dans les moments les plus difficiles pour notre Patrie il affirmait que la première chose que nous devions sauver, c’est la culture, notre pays compte aujourd’hui sur des milliers de personnes capables d’apprécier l’œuvre de nos artistes et de nos écrivains. Ça, c’est quelque chose qui est dans le cœur, dans les sentiments et dans l’essence même des Cubains », a précisé Morales Vera.

Au terme d’une soirée très riche en émotions, au cours de laquelle le peuple de Camagüey a rendu un dernier hommage au Commandant, le cortège funèbre a poursuivi, ce vendredi, à partir de 7h, sa route en direction de Santiago. Auparavant, il est passé devant le lieu où Fidel s’adressa à la population de Camagüey le 4 janvier 1959 dans sa marche triomphale vers La Havane.

http://fr.granma.cu/hasta-la-victoria-siempre/2016-12-02/le-peuple-fier-de-camaguey-etait-present


 

CUBA : LE PEUPLE FIER DE CAMAGUEY ETAIT PRESENT

Le peuple fier de Camagüey était présent

Peu après 16h, ce jeudi, après avoir traversé la province de Ciego de Avila, le cortège funèbre emportant les cendres du commandant en chef Fidel Castro Ruz a reçu sur son passage les témoignages d’affection de milliers d’habitants de la région de Camagüey

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CIEGO DE AVILA

 

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L’ANTICOMMUNISME DU CAPITALISTE TRUMP N’A PAS DE LIMITES. CUBA LA ROUGE EST DANS SON VISEUR

Cuba: Trump menace de mettre fin au dégel, la Maison Blanche réfute

La Maison Blanche a vigoureusement défendu lundi le rapprochement avec Cuba, auquel le président élu Donald Trump a menacé de mettre fin, assurant qu'il avait été «bénéfique» pour les Cubains comme pour les Américains.

Cuba: Trump menace de mettre fin au dégel, la Maison Blanche réfute

Le dégel avec le régime communiste, initié par Barack Obama fin 2014, «a été bénéfique pour le peuple cubain et a aussi été bénéfique pour le peuple américain», a affirmé Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama.

«Etant donné le soutien qui existe à Cuba pour cette politique, il est difficile d'expliquer pourquoi il faudrait faire machine arrière pour le bénéfice du peuple cubain», a-t-il poursuivi, soulignant par ailleurs qu'une telle décision serait complexe à mettre en œuvre.

«Ce n'est pas aussi simple qu'un tweet peut le laisser penser», a-t-il ajouté dans une pique à celui qui succédera à Barack Obama dans le Bureau ovale le 20 janvier.

Cette mise en garde survient trois jours après la mort de Fidel Castro et au lendemain du week-end de Thanksgiving où l'équipe Trump a savamment entretenu le flou sur la poursuite du rapprochement annoncé le 17 décembre 2014 par le président Obama et son homologue cubain Raul Castro.

«Si Cuba ne veut pas sceller un meilleur accord pour le peuple cubain, le peuple américano-cubain et les Etats-Unis dans leur ensemble, je mettrai fin à l'accord» d'ouverture entre Washington et La Havane, a averti sur Twitter le 45e président américain qui entrera à la Maison Blanche le 20 janvier.

C'est la première fois que le président élu menace explicitement de revenir sur l'un des acquis diplomatiques de Barack Obama.

Dimanche, son entourage s'était borné à réclamer «un meilleur accord» que celui obtenu par le président Obama.

Une demande vague assortie d'une mise en garde des caciques républicains: l'administration démocrate sortante a fait trop de concessions aux castristes - notamment en allégeant l'embargo économique américain de 1962 - sans assez de contreparties de La Havane sur les droits de l'homme, la démocratie ou l'économie de marché.

«Répression, ouverture des marchés, liberté religieuse, prisonniers politiques: ces choses doivent changer pour que l'on ait une relation ouverte et libre, c'est ce que pense le président élu Trump», avait ainsi averti le président du parti républicain Reince Priebus, prochain secrétaire général de la Maison Blanche.

Rien en retour

La conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, avait aussi condamné l'administration Obama pour n'avoir «rien obtenu en retour» depuis le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba à l'été 2015.

L'ancien candidat à la primaire républicaine avait simplement réclamé de «la réciprocité de la part du gouvernement cubain».

Si la future administration Trump a donc pris soin de laisser la porte ouverte à la poursuite du dégel avec La Havane, elle a revanche tapé à bras raccourci contre le «tyran Castro» mort à l'âge de 90 ans.

Dès samedi, Donald Trump l'avait traité de «dictateur brutal qui a opprimé son peuple».

Des propos qui tranchent avec le communiqué de condoléances de Barack Obama qui avait qualifié le père de la Révolution cubaine de «figure singulière» dont «l'Histoire jugera de l'impact énorme».

Le rapprochement avec Cuba est à inscrire au chapitre de la politique de la main tendue de l'Amérique vis-à-vis de ses ennemis, une démarche constante de Barack Obama depuis 2009, comme il le fit aussi avec l'Iran.

Lors de son voyage historique à La Havane en mars, le président américain sortant avait plaidé pour un processus de normalisation irréversible, tout en concédant que le «changement ne se ferait pas du jour au lendemain».

Et son successeur Donald Trump avait d'ailleurs au départ soutenu ce rapprochement avant de le critiquer lorsqu'il était entré en campagne pour le parti républicain.

Source : AFP

29-11-2016 | 09:05

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=21064&cid=347#.WD2nS_nhA2w