CUBA

CUBA : DECLARATION DU GOUVERNEMENT REVOLUTIONNAIRE DU 16 JUIN 2017

Déclaration du Gouvernement révolutionnaire du 16 juin 2017

Toute stratégie visant à modifier le système politique, économique et social à Cuba, par des pressions et des diktats, ou par des méthodes plus subtiles, est vouée à l’échec

Auteur:  | internet@granma.cu

Le 16 juin 2017, le président des États-Unis, Donald Trump, dans un discours à la rhétorique hostile rappelant l’époque de la guerre ouvertement déclarée contre notre pays, prononcé dans un théâtre de Miami, a dévoilé la politique de son gouvernement vis-à-vis de Cuba, qui annule les progrès enregistrés ces deux dernières années à la suite de la décision annoncée par les présidents Raul Castro Ruz et Barack Obama, le 17 décembre 2014, de rétablir les relations diplomatiques et de s’engager sur la voie de la normalisation des liens entre les deux pays.

Dans ce qui constitue un recul dans les relations entre les deux pays, Trump a prononcé un discours et signé, lors de cette même cérémonie, une directive politique dénommée « Mémorandum présidentiel de Sécurité nationale sur le renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba », qui prévoit la suppression des échanges éducationnels « de peuple à peuple », à titre individuel, renforce le contrôle des voyageurs de ce pays à destination de Cuba, et interdit les transactions économiques, commerciales et financières de sociétés étasuniennes avec différentes entreprises cubaines liées aux Forces armées révolutionnaires et aux services de renseignement et de sûreté, le tout dans le but de priver notre pays de revenus. Pour justifier cette nouvelle politique, le président des États-Unis a avancé comme prétexte son inquiétude  devant la situation des droits de l’Homme à Cuba et la nécessité d’appliquer rigoureusement les lois du blocus, dont la levée, ainsi que toute amélioration des relations bilatérales seront conditionnées aux changements que notre pays devra opérer dans son ordre constitutionnel.  

Trump a également abrogé le décret de politique intitulé : « Normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba », émis par le président Obama le 14 octobre 2016. Ce décret, tout en n’occultant pas les visées interventionnistes de la politique étasunienne ni la volonté de la Maison-Blanche de promouvoir des changements dans l’ordre économique, politique et social de notre pays, reconnaissait toutefois, d’une part, l’indépendance, la souveraineté et l’autodétermination de Cuba, et, d’autre part le gouvernement cubain comme un interlocuteur légitime sur un pied d’égalité, ainsi que les avantages qu’une coexistence civilisée procurerait aux deux pays et aux deux peuples, malgré les grandes différences existant entre leurs gouvernements. Le décret admettait aussi que le blocus devait être éliminé en tant que politique anachronique.

Une nouvelle fois, l’administration des États-Unis revient aux méthodes coercitives du passé et adopte des mesures qui durcissent le blocus en vigueur depuis février 1962, lequel non seulement inflige des dommages et des privations au peuple cubain et constitue un obstacle indéniable au développement de notre économie, mais viole également la souveraineté et les intérêts de pays tiers, ce qui suscite une réaction de rejet international.

Les mesures annoncées imposent des entraves supplémentaires aux opportunités très limitées dont bénéficiaient les entreprises étasuniennes pour faire du commerce et investir à Cuba.

Par ailleurs, elles restreignent encore plus le droit des Étasuniens à visiter notre pays, déjà limité du fait de l’obligation de demander des autorisations discriminatoires, alors que le Congrès de ce pays, reflétant la volonté de vastes secteurs de cette société, réclame la levée non seulement de cette prohibition aux voyages, mais aussi des restrictions imposées au commerce avec Cuba.

Les mesures annoncées par le président Trump contredisent l’opinion publique étasunienne, notamment celle de l’émigration cubaine, qui soutient dans sa majorité la levée totale du blocus et l’instauration de relations normales entre Cuba et les États-Unis.

Au contraire, de nouveau mal conseillé, le président étasunien adopte des décisions favorables aux intérêts politiques d’une minorité extrémiste d’origine cubaine implantée dans l’État de la Floride qui, motivée par des intérêts mesquins, ne renonce pas à sa prétention de vouloir punir le peuple cubain pour avoir exercé son droit légitime et souverain d’être libre et avoir pris en main son propre destin.

Plus tard, nous analyserons plus en profondeur la portée et les implications de cette annonce.

Le gouvernement cubain dénonce les nouvelles mesures visant à durcir le blocus, lesquelles sont vouées à l’échec, comme le passé l’a démontré à maintes reprises, et ne parviendront pas à affaiblir la Révolution ni à faire plier le peuple cubain, qui a fait la preuve, pendant presque soixante ans, de sa capacité de résistance aux agressions, de quelque type ou origine que ce soit.

Le gouvernement cubain rejette la manipulation à des fins politiques et le double standard dans le traitement des droits de l’Homme. Le peuple cubain jouit des droits et libertés fondamentales, et affiche des acquis dont il se sent fier et qui sont une chimère dans de nombreux pays du monde, y compris aux États-Unis, tels que le droit à la santé, à l’éducation, à la sécurité sociale, le droit à un salaire égal à travail égal, les droits de l’enfant, le droit à l’alimentation, à la paix et au développement. Avec ses modestes ressources, Cuba a aussi contribué à améliorer les droits de l’Homme dans de nombreux endroits du monde, et en dépit des limitations que lui impose sa condition de pays soumis à un blocus.

Les États-Unis ne sont pas en droit de nous faire la leçon. Nous sommes sérieusement préoccupés, pour notre part, devant la façon dont les droits de l’Homme sont respectés et garantis dans ce pays, qui connaît de nombreux cas d’assassinats, de brutalités et d’abus de la police, notamment contre la population afro-étasunienne ; où le droit à la vie est violé à cause des morts par armes à feu ; où l’on peut constater le travail des enfants et de graves manifestations de discrimination raciale ; où les services de santé sont menacés de nouvelles restrictions qui laisseraient vingt-trois millions de personnes sans assurance-maladie ; où il existe des inégalités salariales entre les hommes et les femmes ; où les émigrants et les réfugiés, notamment ceux provenant de pays islamiques, sont marginalisés ; où l’on prétend ériger des murs conçus pour dénigrer les voisins ; et où les dirigeants désavouent des engagements internationaux visant à préserver l’environnement et à faire face au changement climatique.

Nous sommes tout aussi inquiets devant les violations des droits de l’Homme que les États-Unis commettent dans d’autres pays, comme la détention arbitraire de dizaines de personnes sur le territoire qu’ils occupent illégalement dans la base navale de Guantanamo à Cuba, où il y a eu des cas de tortures ; devant les exécutions extrajudiciaires et les morts de civils par bombes et drones interposés ; et devant les guerres déclenchées contre des pays comme l’Irak, fondées sur des mensonges tels que l’existence d’armes de destruction massive, avec toutes les conséquences néfastes pour la paix, la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient.

Nous rappelons que Cuba est État-partie à quarante-quatre instruments internationaux sur les droits de l’Homme, alors que les États-Unis ne le sont qu’à dix-huit, de sorte que nous avons beaucoup à montrer, à dire et à défendre.

En confirmant leur décision de renouer les relations diplomatiques, Cuba et les États-Unis ont ratifié leur intention de développer des liens de respect et de coopération entre leurs peuples et gouvernements, conformément aux buts et principes consacrés dans la Charte des Nations Unies. Dans sa Déclaration du 1er juillet 2015, le Gouvernement révolutionnaire de Cuba a réaffirmé : « Ces relations devront reposer sur le respect absolu de notre indépendance et de notre souveraineté, sur celui du droit inaliénable de tout État de choisir son système politique, économique, social et culturel, sans aucune ingérence de quelque nature qu’elle soit ; de l’égalité souveraine et de la réciprocité, tous principes incontournables du droit international », qui ont été d’ailleurs entérinés par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) lorsqu’ils ont signé à La Havane, à leur 2e Sommet, la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix. Cuba n’a pas renoncé à ces principes et n’y renoncera jamais.

Le gouvernement cubain réitère sa volonté de poursuivre le dialogue respectueux et la coopération dans des domaines d’intérêt mutuel, ainsi que de discuter des questions bilatérales en suspens avec le gouvernement des États-Unis. Ces deux dernières années ont prouvé que les deux pays pouvaient coopérer et coexister de manière civilisée, comme l’a signalé à plusieurs reprises le président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de Cuba, Raul Castro Ruz, tout en respectant leurs différences et en promouvant tout ce qui est bénéfique aux deux nations et aux deux peuples. Mais il ne faut pas s’attendre qu’en échange Cuba fasse des concessions sur des questions inhérentes à sa souveraineté et à son indépendance, ni qu’elle accepte des conditions, de quelque nature qu’elles soient.

Toute stratégie visant à changer le système politique, économique et social à Cuba, que ce soit par des pressions et des diktats, ou par des méthodes plus subtiles, est vouée à l’échec

C’est le peuple cubain qui continuera de décider en toute souveraineté, comme il l’a fait depuis 1959, des changements qu’il conviendra d’apporter à Cuba, telle, en l’occurrence, l’actualisation de notre modèle économique et social.

Comme nous l’avons fait depuis le triomphe du 1er janvier 1959, nous courrons tous les risques et continuerons résolument, sûrs de nous, de bâtir une nation souveraine, indépendante, socialiste, démocratique, prospère et durable.

La Havane, le 16 juin 2017

http://fr.granma.cu/cuba/2017-06-19/declaration-du-gouvernement-revolutionnaire-du-16-juin-2017


 

CUBA : L'ANTICOMMUNISTE TRUMP CHANGE LE FUSIL US D'EPAULE

Cuba : Trump change de cap et marque la rupture avec Obama

Fri Jun 16, 2017 9:6AM

Le président américain Donald Trump s'exprime à Washington, le 15 juin 2017. ©AFP

Le président américain Donald Trump s'exprime à Washington, le 15 juin 2017. ©AFP

Donald Trump s'en prend à l'une des initiatives les plus emblématiques de Barack Obama, entamé fin 2014 après plus d'un demi-siècle de tensions.

Lors d'un discours à Miami, en Floride, le président américain devait, selon un responsable américain, annoncer l'interdiction des transactions avec les entités contrôlées par l'armée cubaine, omniprésentes dans le secteur du tourisme, et une application plus stricte des restrictions sur les voyages vers l'île communiste.

Loin de ses promesses de campagne lorsqu'il promettait d'effacer d'un trait de plume les initiatives de son prédécesseur démocrate, Donald Trump devait opter pour des ajustements limités : le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux ex-pays ennemis n'est aucunement remis en cause.

Il est difficile de mesurer à priori l'impact exact de la restriction des déplacements sur le secteur touristique cubain, en plein boom.

Près de 300.000 Américains se sont rendus sur l'île au cours des cinq premiers mois de 2017, soit un bond de 145% sur un an. En 2016, Cuba avait accueilli 284.937 visiteurs des États-Unis, 74% de plus qu'en 2015.

Sur le plan économique, Donald Trump devait annoncer l'interdiction de toute transaction financière avec le puissant Groupe d'administration d'entreprises (Gaesa, holding d’Etat contrôlé par les forces armées) ou ses filiales.

Les vols commerciaux et les croisières vers Cuba ne devraient cependant pas être affectés par cette annonce.

Fin 2016, les États-Unis s'étaient pour la première fois abstenus lors de l'adoption d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations unies réclamant la fin de l'embargo américain imposé à Cuba depuis 1962. Le texte avait été adopté par 191 voix et deux abstentions sur les 193 membres de l'Assemblée.

Sous des applaudissements nourris, l'ambassadrice américaine de l'époque Samantha Power avait fait valoir la "nouvelle approche" envers La Havane de l'administration Obama.

La levée de l'embargo est du ressort du Congrès des États-Unis, dont les deux chambres sont contrôlées par les républicains.

Ben Rhodes, ancien conseiller de Barack Obama ayant joué un rôle central dans la main tendue à La Havane, a vivement critiqué jeudi soir l'approche de la nouvelle administration.

Plus directe, l'organisation Engage Cuba a déploré que le 45e président des États-Unis ait choisi de ne pas écouter "la majorité de sa base républicaine, la majorité des Américains et la quasi-totalité des Cubains vivant dans leur pays".

http://presstv.com/DetailFr/2017/06/16/525456/La-Havane-Cuba-Floride-Etats-Unis-Donald-Trump--Barack-Obama


 

LA HAVANE : UN 1er MAI SOUS LE SIGNE DE L'ENGAGEMENT

Le 1er MAI 2014, j'étais à CUBA où j'ai eu le bonheur d'assister à la Havane, à l'immense défilé célébrant la journée internationale des travailleurs. 

 

Un 1er Mai sous le signe de l’engagement

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Le défilé national pour la Journée internationale des travailleurs s’est déroulé sur la Place de la Révolution de La Havane, en présence du général d’armée Raul Castro, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres

Auteur:  | informacion@granma.cu

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Foto: Juvenal Balán

Le défilé national pour la Journée internationale des travailleurs s’est déroulé sur la Place de la Révolution de La Havane, en présence du général d’armée Raul Castro, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres.

Environ 50 000 jeunes ont ouvert la marche des travailleurs dans la capitale ce 1er Mai, qui a été dédié à la jeunesse, dans le cadre d’un défilé placé sous le signe de l’engagement pour le présent et l’avenir de la patrie.

Les conquêtes sociales de la Révolution, la continuité vers l’avenir, les défis de créer une société plus juste, prospère et durable étaient à l’origine de la motivation des milliers de Cubains qui ont défilé dans les principales villes du pays.

Hommage à Fidel, artisan de la Cuba d’aujourd’hui, au Che à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort au combat ; tranchée pour défendre la souveraineté et exiger la levée du blocus économique, commercial et financier exercé contre notre pays, ainsi que la restitution du territoire occupé illégalement par la base navale de Guantanamo des États-Unis, figuraient parmi les objectifs de ce défilé géant qui a réuni plusieurs générations de Cubains.

http://fr.granma.cu/cuba/2017-05-01/un-1er-mai-sous-le-signe-de-lengagement


 

UN AVION DE LIGNE S'ECRASE A CUBA DANS UNE ZONE DIFFICILE D'ACCES

Un An-26 de la compagnie aérienne Aerogaviota (archives)

Un avion de ligne s'écrase à Cuba

CC BY-SA 2.0 / Aero Icarus / An-26

INTERNATIONAL

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32687023

Un avion de ligne, qui transporterait 39 personnes, a disparu des radars à Cuba. Selon les médias, l'appareil serait tombé dans une zone difficile d’accès.

Un avion Antonov An-26 de la compagnie aérienne cubaine Aerogaviota qui aurait 39 personnes à bord s'est écrasé samedi matin à Las Terrazas, dans la province cubaine de Pinar del Rio (ouest), a annoncé samedi le site Ciber Cuba.

« La représentation de la compagnie aérienne nous a confirmé les informations sur cet accident aérien. Malheureusement, elle a également confirmé qu'il y avait des victimes », a indiqué le site.

L'An-26, qui avait décollé de Baracoa, effectuait un vol intérieur, avant de tomber dans une zone difficile d'accès, d'après les médias.

Selon le site officiel d'Aerogaviota, ses avions An-26 peuvent transporter 39 passagers lors des vols intérieurs et 26 passagers lors des vols internationaux.​

Les médias hispanophones précisent qu'il n'y aurait pas de survivants dans le crash de l'avion tombé dans une zone difficile d'accès.

Le site Flightradar24, qui surveille les trajets aériens dans le monde entier, a annoncé ne pas disposer d'informations sur ce vol.


Le crash précédent d'un An-26 a eu lieu en avril 2016 au Soudan. Cinq personnes ont été tuées.

Au total, sur les 1 400 Antonov An-26 produits par l'usine aéronautique de Kiev (Ukraine) entre 1969 et 1986, 130 incidents ont été recensés, qui ont fait 1 300 morts.

https://fr.sputniknews.com/international/201704291031158759-cuba-avion-disparition/


 

UN RESTAURANT SOVIETIQUE A LA HAVANE POUR LES NOSTALGIQUES DE L'URSS

 

Le restaurant Nazdarovié à la Havane

Un restaurant à La Havane pour les nostalgiques de l’époque soviétique

© Sputnik. Victor Sujov

INTERNATIONAL

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En se promenant sur le Malecon, le front de mer de la capitale cubaine, on tombe sur un drapeau de l’URSS qui flotte sur un bâtiment abritant le restaurant soviétique Nazdarovié, l’un de ses fondateurs et propriétaires Rolando Almirante a raconté à Sputnik comment l’idée lui était venue.

Le restaurant Nazdarovié qui n'est pas russe, mais soviétique se trouve au premier étage d'un bâtiment typique pour La Havane et vous plonge d'emblée dans une ambiance de l'époque de l'URSS grâce à de nombreuses affiches aux murs et à des poupées russes, a indiqué à Sputnik l'un des fondateurs et propriétaires de l'entreprise, Rolando Almirante.

Le restaurant soviétique Nazdarovié à la Havane

© SPUTNIK. VICTOR SUJOV

Le restaurant soviétique "Nazdarovié" à la Havane

« Dans cette maison, dont les fenêtres donnent sur la mer, habitait l'un des trois auteurs de ce projet. Un jour, quand nous y étions réunis tous les trois, il nous a dit : "Je suis d'origine ukrainienne et je voudrais rendre hommage à mes ancêtres slaves. Que pouvons-nous faire dès maintenant ? Peut-être ouvrir un bar ?" Je lui ai répondu : "Pourquoi ne pas ouvrir un restaurant avec une cuisine russe, slave ? », s'est souvenu l'interlocuteur de l'agence.

Le restaurant soviétique Nazdarovié à La Havane

© SPUTNIK. VICTOR SUJOV

Le restaurant soviétique "Nazdarovié" à La Havane

Et d'ajouter qu'à part cet homme aux origines ukrainiennes, les deux autres fondateurs du Nazdarovié avaient fait leurs études en Union soviétique, l'un à Lvov, l'autre à Moscou.

« Ce restaurant est une sorte de machine à remonter le temps qui rend hommage à l'alliance entre Cuba et l'URSS qui a duré plus de trente ans […]. Nous faisons appel à la mémoire des milliers de Cubains qui y ont fait leurs études et créé des familles, que ce soit en Russie ou dans d'autres républiques soviétiques », a expliqué Rolando.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le dirigeant cubain Raul Castro

© PHOTO. RUSSIAN FOREIGN MINISTRY

Russie-Cuba: des projets énergétiques d'envergure à l'étude

 

Le Nazdarovié a reçu ses premiers clients le 22 août 2014 et est devenu avec le temps un restaurant à la mode fréquenté par diverses personnes, à commencer par des diplomates russes jusqu'aux tourismes venant dans la capitale cubaine de tous les coins du monde.

« Si vous êtes tentés par la possibilité de vous plonger dans l'atmosphère de l'URSS qui n'existe plus et de savourer des plats de la cuisine russe, ukrainienne ou biélorusse, soyez les bienvenus au restaurant soviétique Nazdarovié », a invité l'interlocuteur de Sputnik.

En règle générale, les Russes répondent : « Na zdarovié ! » aux remerciements après le repas. Cela signifie : « Que vous ayez une bonne santé ! ».

https://fr.sputniknews.com/international/201704041030749782-restaurant-havane-nostalgiques-epoque-urss/


LA PRODUCTION DE MEDICAMENTS A CUBA : NOUVEAUTES ET SAVOIR FAIRE SCIENTIFIQUES

La production de médicaments à Cuba : nouveautés et savoir faire scientifiques

NOMBREUX sont les sites sur Internet qui se réfèrent fréquemment à la puissance de l'industrie pharmacologique et biotechnologique de Cuba, ainsi qu’au nombre de pays qui achètent des produits médicaux cubains, même si en général les grands médias tentent de passer cette réussite sous silence

Auteur:  | informacion@granma.cu

Auteur:  | rivery@granma.cu

Le directeur Carlos Manuel Garcia García, affirme que dans chaque province du pays, le Cencec compte sur le personnel spécialisé pour exécuter les essais cliniques dans les institutions. Photo: Anabel Díaz

NOMBREUX sont les sites sur Internet qui se réfèrent fréquemment à la puissance de l'industrie pharmacologique et biotechnologique de Cuba, ainsi qu’au nombre de pays qui achètent des produits médicaux cubains, même si en général les grands médias tentent de passer cette réussite sous silence.

Parmi les médicaments de dernière génération les plus importants figure l’Heberprot P, dont bénéficient environ 25 0 000 patients de différents pays. Un médicament destiné à soigner les complications de l'ulcère diabétique et à éviter les amputations, avec un pourcentage de réussite très élevé. Actuellement, on utilise une variante avec des nanocapsules dont l’action antimicrobienne est très efficace.

Le Centre de génie génétique et de biotechnologie de La Havane contribue de façon déterminante à cette recherche de solutions pour la santé humaine, avec notamment les essais cliniques de la molécule CIGB 500, un produit novateur qui a démontré un effet cardioprotecteur significatif, avec des potentialités prometteuses pour le traitement de l’infarctus aigu du myocarde.

Parmi les réussites de 2016, Cuba a obtenu le registre sanitaire dans l'Union européenne du médicament Heberferon, une combinaison de l'interferon-alfa 2b et gamma recombinant, pour le traitement du cancer de la peau non-mélanome. Signalons également la découverte de nouvelles preuves pharmacologiques de l’effet neuroprotecteur d'une molécule appelée JM-20, laquelle ouvre des espérances pour le traitement de l'ischémie cérébrale.

Face à la nécessité de trouver des traitements pour de nombreuses maladies, les centres de recherche cubains travaillent sans relâche.

Ces travaux ont abouti à la mise au point par le Centre d'immunologie moléculaire (CIM) du CIMAvax-EGC, un vaccin destiné aux patients souffrant de cancer du poumon en état avancé. Une méthode nouvelle de soin, à base d’anticorps monoclonaux, pour prolonger la vie du malade. Citons également le Nimotuzumab, un vaccin utilisé dans le traitement du cancer du sein, de la prostate, du poumon, du col de l’utérus, et du rectum.

Cuba assure également l'évaluation clinique exigée pour le registre et la commercialisation des produits médicaux et pharmaceutiques ou biotechnologiques, produits dans le pays par le biais du Centre national coordinateur des Essais Cliniques (Cencec), fondé en 1991, sous la juridiction du ministère de la Santé publique (Minsap).

CONDUITE ET COORDINATION DES RECHERCHES

Le Cencec dispose d’une technologie de pointe pour garantir les Bonnes pratiques cliniques (BPC). Une norme internationale qui constitue un guide qui établit les principes des BPC pour les essais de médicaments, aussi bien sur le plan scientifique que sur le plan éthique. Elle fait partie des normes établies pour ces recherches par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS).

En 25 années de travail, l'organisme s’est attaché à respecter scrupuleusement cette norme dans plus de 150 recherches et la mise au point de 59 produits visant le traitement de maladies oncologiques, neurologiques, cardiovasculaires et dermatologiques, entre autres.

Par ailleurs, le Cencec forme des professionnels de la santé dans la conduite et l'exécution des recherches cliniques ; il évalue les technologies sanitaires et la recherche de preuves pour la prise de décisions par le Minsap. Il assure également le contrôle de la qualité dans tout le processus de recherche clinique.

Cette institution a eu plusieurs sièges, comme l’explique à Granma international le Dr Carlos Manuel Garcia Garcia, son directeur. Dans un premier temps, elle a eu son siège au 11e étage du bâtiment occupé aujourd'hui par l'Institut de médecine cardiovasculaire, puis dans une maison du quartier Atabey ; ensuite dans l'aile droite du bâtiment situé entre les rues 200 et 21, dans ce même quartier. Actuellement, elle est installée à Miramar, dans un immeuble connu sous le nom d’« immeuble intelligent », dans la municipalité de Playa. Des déménagements qui s’expliquent par la croissance vertigineuse de l'institution pour répondre aux demandes du Minsap.« Notre organisme a pour mission le contrôle de toutes les recherches cliniques du pays, effectués par le Département de contrôle et de prise en charge du réseau national, qui interagit avec les institutions de prise en charge, les universités de sciences médicales, les directions provinciales de santé, les centres de l'industrie médecin-pharmaceutique et biotechnologique », indique ce master en toxicologie clinique

Un grand nombre d’entreprises pharmaceutiques souhaitent effectuer des essais cliniques à Cuba à partir du rétablissement de relations diplomatiques avec les États-Unis. Ce pays a montré un intérêt marqué à prendre part à certaines recherches scientifiques.

« Cette volonté de coopération est le résultat du prestige atteint par la santé publique cubaine et de la mise au point de produits novateurs pour le traitement de plusieurs maladies. Aucun accord n’a été encore conclu, cependant des conversations sont en cours et des lettres d'intention sont signées », explique le responsable.

La master en pharmacologie Maite Amoroto Roig, sous-directrice chargée des essais cliniques, ajoute que le Centre compte 138 travailleurs, dont 78.3% sont des professionnels issus de l’université, qui se chargent du contrôle des activités de recherches, depuis la planification jusqu'aux conclusions. Ils sont répartis dans trois secteurs: Département de la gestion et du traitement des données ; de la randomisation et de l’information et du design et de la conduite.

Quant au master en pharmacie, Julian Rodriguez Alvarez, responsable du Département de commercialisation et de coopération internationale, il précise que le centre a été désigné par le ministère cubain des Sciences, de la Technologie et de l'Environnement pour offrir des services de recherche, tournés vers la conception de protocoles, qui recueillent l'information nécessaire et les preuves pour présenter les nouveaux médicaments sur le marché dans un registre sanitaire légal.

Il ajoute que les chercheurs cherchent à innover ou à produire de nouvelles connaissances. Aussi faut-il enregistrer les preuves depuis une étape précoce jusqu'à l'inscription brevetée de toutes les exigences techniques, logistiques, scientifiques et méthodologiques dont on a besoin pour atteindre un résultat.

PERFORMANCE CERTIFIÉE

Le Cencec intervient dans ce processus en mesurant la qualité à travers des audits de BPC dans la documentation, les secteurs de recherche choisis, la gestion et le traitement des données statistiques, comme l’indique la Dr en Sciences, Sandra Alvarez Guerra, responsable du Département de gestion de la qualité.

À cette fin, il a fallu créer un système doté de plus de 60 procédures pour normaliser l'activité de recherche à chacune de ses étapes, en respectant les paramètres décrits dans les normes internationales, ce qui a permis qu’en 2008, le centre soit certifié à travers l'ISO 9001, qui détermine les conditions pour un système de gestion de la qualité.

Ce manuel de procédure a reçu le prix annuel de Santé 2016, et il décrit la certification depuis un processus d’exploration et de diagnostic, l'exécution de stratégies institutionnelles dans divers profils, la formation de ressources humaines et la création de sa propre culture dans le domaine de la qualité.

« Notre travail s'avère parfaitement applicable à d'autres organisations, car il répond à des méthodologies visant à concevoir un système documentaire de la qualité. Pour ce faire, nous avons ouvert des pages Web, nous envoyons des messages par courrier électronique et nous produisons des informations pour créer une culture institutionnelle de respect des normes de qualité », indique Alvarez Guerra.

En outre, « nous donnons des cours qui sont actuellement du niveau d’études universitaires et nous mettons en place plusieurs outils, comme des enquêtes de satisfaction du client, interne ou externe, pour répondre à leurs attentes. Nous travaillons en insistant sur les points critiques et vulnérables, et nous agissons face aux éventuels risques ».

Par ailleurs, le Registre public cubain sur les essais cliniques (RPCEC), mis au point par l'institution, contribue au processus de transparence dans la recherche. La master en Sciences informatiques dans les essais cliniques, Gladys Jiménez Rivero, souligne qu'il s’agit du premier registre d'essais cliniques en Amérique latine en espagnol qui remplissent les conditions fixées par l'OMS.

« Dès l'année 2005, le Comité international des éditeurs de revues médicales s’est prononcé contre la manipulation de données dans les recherches scientifiques, avec la mise en pratique d'une politique, qui exige l'inscription de l'essai dans des registres publics avant d'inclure le premier sujet dans la recherche, afin que quiconque puisse le consulter », a ajouté la spécialiste.

C’est pourquoi, à la fin de l’année 2006, Cuba a pris des mesures pour disposer de son propre registre. Il convient de signaler qu'à cette époque, les registres existants n’existaient qu’en anglais.

« Depuis 2007, le RPCEC disponible est visible sur le site Internet www.rpcec.sld.cu. Pour inscrire un essai, il faut remplir un formulaire en espagnol et anglais. À partir de ce moment-là, des mesures sont prises pour garantir la transparence de l'information », précise la spécialiste. Tous les essais inscrits dans le registre peuvent être publiés dans n’importe quelle publication scientifique, nationale ou étrangère, et cela aide à diffuser ce qui est effectué à Cuba dans l'Industrie médico-pharmaceutique. En outre, dans le registre cubain ont été inscrites des recherches en provenance de Colombie, du Venezuela et du Mexique, entre autres pays, ces pays ne disposant pas de registre de ce genre. Ceci est rendu possible car il est permis d'enregistrer dans toute base remplissant les conditions de l'OMS.

À l’occasion du 25 anniversaire du Cencec, un atelier a été effectué en novembre 2016 : le 6º Atelier international de design et de conduite des éssais cliniques. L'événement, qui a eu lieu au Palais des Conventions de La Havane, a réuni quelque 280 délégués de plus de 10 pays, avec un programme qui a favorisé le débat sur la mise à jour et les échanges sur cette expérience, et visant le renforcement de la coopération nationale et internationale. Les participants ont pu assister à l'atelier Algorithme de recherche pour le développement des phyto-médicaments ; la conférence magistrale Essais cliniques, un pas clef vers l'efficience et la durabilité des systèmes de santé, et à plusieurs cours sur des sujets comme la recherche et la récupération de l'information médicale basée sur des preuves, l'innovation dans la gestion, le facteur d'amélioration compétitive dans les essais cliniques, et autres.

Les défis de l'institution pour 2017 visent à consolider la clientèle, étendre le service hors de Cuba, perfectionner le travail du contrôle des essais cliniques, conclure la certification des moniteurs qui conduisent les recherches et obtenir la recertification du système de gestion de la qualité par les normes ISO-9001 de 2015.

http://fr.granma.cu/cuba/2017-02-16/la-production-de-medicaments-a-cuba-nouveautes-et-savoir-faire-scientifiques


 

RAUL CASTRO : JAMAIS IL N’A ETE PLUS NECESSAIRE DE NOUS ENGAGER DANS LA VOIE DE L’UNITE

Jamais il n’a été plus nécessaire de nous engager réellement dans la voie de l’unité

Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de la République de Cuba, au 5e Sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC), à Punta Cana, République dominicaine, le 25 janvier 2017, « Année 59 de la Révolution »

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Cher président Medina,

Chers chefs d’État ou de gouvernement d’Amérique latine et de la Caraïbe,

Illustres chefs de délégations et invités,

Au Sommet qui a donné vie à cette Communauté, à Caracas, en 2011, nous avons exprimé la conviction que « l’unité et l’intégration politique, économique, sociale et culturelle de l’Amérique latine et de la Caraïbe constituent (…) une nécessité pour affronter avec succès les dangers qui se posent à nous en tant que région ».

Jamais il n’a été plus nécessaire de nous engager réellement dans la voie de l’unité, en reconnaissant que nous avons de nombreux intérêts en commun. Travailler en faveur de « l’unité dans la diversité » est un besoin impératif.

Pour atteindre cet objectif, il s’impose un respect absolu de la Proclamation de l’Amérique latine et de la Caraïbe comme Zone de paix, signée par les chefs d’État et de gouvernement en janvier 2014, dans laquelle nous nous sommes engagés « envers le strict respect de l’obligation de ne pas intervenir, directement ou indirectement, dans les affaires intérieures de tout autre État », et à régler les différends par la voie pacifique, ainsi qu’à « respecter pleinement le droit inaliénable de tout État d’adopter le système politique, économique, social et culturel de son choix ».

Pour ce faire, il est indispensable que tous les membres de la communauté internationale respectent pleinement les postulats de la Proclamation dans leurs relations avec les pays de la CELAC.

Il serait souhaitable que le nouveau gouvernement des États-Unis opte pour le respect de la région, bien qu’il soit préoccupant qu’il ait annoncé certaines intentions qui mettent en danger nos intérêts dans les sphères du commerce, de l’emploi, de la migration et de l’environnement, entre autres.

Par conséquent, il est indispensable de lancer des plans d’actions communs et de rendre plus efficace la gestion de la CELAC.

Par ailleurs, un retour au néolibéralisme provoquerait une recrudescence de la pauvreté et du chômage, aggravant ainsi les conditions sociales en Amérique latine et la Caraïbe.

Monsieur le Président,

Nous réaffirmons notre soutien au peuple et au gouvernement vénézuéliens dans la défense de leur souveraineté et de leur autodétermination face aux actions menées contre la Révolution bolivarienne.

Nous continuerons, dans la mesure de nos possibilités, de contribuer à la mise en œuvre de l’Accord final de paix entre le gouvernement de Colombie et les FARC-EP, et d’appuyer les conversations de paix avec l’ELN.

Nous réaffirmons que le peuple de Porto Rico doit être libre et indépendant ; nous continuerons d’appuyer les revendications de l’Équateur face au refus des transnationales de réparer les graves dommages environnementaux causés en Amazonie ; nous rejetons la manipulation politique contre le gouvernement bolivien et les tentatives de déstabilisation contre ce pays ; nous félicitons le président Daniel Ortega pour sa récente réélection à la tête du Nicaragua, et également la vice-présidente Rosario Murillo. Nous réaffirmons notre rejet du coup d’État parlementaire perpétré au Brésil contre la présidente Dilma Rousseff, à qui nous exprimons notre solidarité, de même qu’à l’ancien président Luis Inacio Lula da Silva.

Nous confirmons le soutien de Cuba aux nations sœurs des Caraïbes face aux tentatives de les priver de l’accès aux ressources financières, dans leur lutte contre le changement climatique, et dans leurs revendications légitimes pour la réparation des dommages provoqués par le colonialisme et l’esclavage.

Nous renouvelons nos encouragements aux efforts de la République argentine pour récupérer les Îles Malouines, Georgie-du-Sud et Sandwich-du-Sud.

Cher président, je souhaite exprimer la volonté de Cuba de continuer de discuter des affaires bilatérales en suspens avec les États-Unis, sur la base de l’égalité, la réciprocité et le respect de la souveraineté et de l’indépendance de notre pays, et de poursuivre le dialogue respectueux et la coopération sur des sujets d’intérêt commun avec le nouveau gouvernement du président Donald Trump.

Cuba et les États-Unis peuvent coopérer et coexister de manière civilisée, en respectant leurs différences et en favorisant tout ce qui peut s’avérer positif pour les deux pays et les deux peuples, mais il ne faut pas attendre pour autant que Cuba fasse des concessions inhérentes à sa souveraineté et à son indépendance.

Le blocus économique, commercial et financier persiste, et entraîne des privations et des dommages humains importants qui affectent gravement notre économie et entrave notre développement.

Cependant, nous continuons de centrer nos efforts sur la mise à jour de notre modèle économique et social, et de lutter pour construire une Nation souveraine, indépendante, socialiste, démocratique, prospère et durable.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au président Danilo Medina pour son émouvant hommage à la mémoire du Commandant en chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, à la cérémonie d’ouverture de ce Sommet, ainsi qu’à toutes les personnes qui nous ont transmis leurs condoléances et leurs messages de solidarité.

Permettez-moi, pour conclure, de vous remercier, ainsi que le peuple dominicain, pour votre hospitalité et pour votre chaleureux accueil, et vous féliciter pour le travail réalisé durant votre mandat à la présidence tournante de la CELAC, et aussi de réitérer notre engagement de soutien et de solidarité au Salvador et à son président Salvador Sanchez Cerén, dans sa gestion à la tête de la Celac en 2017.

Je vous remercie. (Applaudissements)

 

CUBA DEFILE AVEC SA REVOLUTION

Cuba défile avec sa Révolution

Début de la Parade militaire et de la Marche du peuple combattant sur la Place de la Révolution, en présence du général d’armée Raul Castro

Auteur:  | internet@granma.cu

 

Quelques heures avant la commémoration du triomphe de la Révolution, le 1er janvier 1959, le peuple s’est une nouvelle donné rendez-vous sur la Place de la Révolution de La Havane pour la Parade militaire et le Marche du peuple combattant, dans le cadre du 60e anniversaire de l’héroïque soulèvement de Santiago de Cuba et du débarquement des membres de l’expédition du yacht Granma (Journée des Forces armées révolutionnaires). La cérémonie se veut également un hommage de la jeunesse cubaine au commandant en chef de la Révolution Fidel Castro.

Photo: captura de la televisión

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 7:20.- Un groupe d’alphabétiseurs a présidé la Parade militaire et la March du peuple combattant. La campagne massive d'alphabétisation fut annoncée le 29 août 1960, lors de la remise des diplômes du premier contingent des Maîtres Volontaires, quand Fidel a souligné : « L'année prochaine, nous allons livrer la bataille contre l'analphabétisme. Nous devons nous établir un objectif : liquider l'analphabétisme dans notre pays. Comment ? En mobilisant le peuple ».

le 26 septembre, à l'ONU, le leader de la Révolution cubaine s’engagea à éliminer l'analphabétisme à Cuba: « Cuba sera le premier pays d’Amérique qui, dans quelques mois, pourra dire qu'il n'a pas un seul analphabète ».

Le 22 décembre 1961, cette promesse était devenue une réalité : l’Île fut déclarée territoire sans analphabétisme. Des enfants, des jeunes et des adultes de tous les secteurs de la société partirent apporter la lumière du savoir dans les lieux les plus reculés du pays.

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Photo: captura de la televisión

 7:15.- « Cuba ne renoncera pas à un seul de ses principes », a rappelé dans on allocution la présidente de la Fédération des étudiants Jennifer Bello, en citant les paroles du général d’armée Raul Castro Ruz.

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7:12.- Le général d’armée Raul Castro préside la Parade militaire et la Marche du peuple combattant sur la Place de la Révolution de La Havane.

Photo: captura de la televisión

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7:10.-Cuba rend hommage aux héros et martyrs de Santiago de Cuba, le 30 novembre 1956, ainsi qu’aux membres de l’expédition du Granma.

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7:05.- Plus de 3 000 pionniers (écoliers) accompagnaient la réplique du yacht Granma qui a ouvert le Défilé et la Marche du peuple combattant, ce 2 janvier sur la Place de la Révolution de La Havane.

Photo: captura de la televisión

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7:00.- Les moments marquants de la formation de la nationalité sont représentés à ce défilé : un régiment de la cavalerie mambisa (combattants qui prirent par aux guerres d’indépendance cubaine contre le colonialisme espagnol, la réplique du yacht Granma, des colonnes de l’Armée rebelle, les combattants internationalistes et un groupe d’enfants du projet La Colmenita, entre autres.

http://fr.granma.cu/cuba/2017-01-02/cuba-defile-avec-sa-revolution


 

SANTIAGO DE CUBA : LA VILLE RENDRA HOMMAGE A FIDEL AVEC UN BILAN TRES POSITIF

SANTIAGO DE CUBA

La ville rendra hommage à Fidel avec un bilan très positif

L’hommage de la population de Santiago de Cuba en ce 1er janvier face au monolithe qui conserve les cendres de Fidel, au cimetière Santa Ifigenia, sera le point d’orgue des activités du 58e anniversaire de la date où Fidel proclama à Cuba et au monde la victoire de la Révolution

Auteur:  | palomares@granma.cu

Des travaux de construction et d’embellissement ont été effectués dans toute la province. Photo: Tomada de Sierra Maestra 

SANTIAGO DE CUBA. — L’hommage de la population de Santiago de Cuba au commandant en chef Fidel Castro Ruz, en ce 1er janvier, face au monolithe qui conserve ses cendres au cimetière Santa Ifigenia, sera le point d’orgue des activités à l’occasion du 58e anniversaire de la date où Fidel proclama à Cuba et au monde la victoire de la Révolution

Lazaro Exposito Canto et Beatriz Jhonson Urrutia, les plus hautes autorités du Parti et du gouvernement dans cette province, ont déclaré que ce sera « l’hommage de la population à l’homme qui nous a laissé un héritage sans précédent ». 

À minuit, le 31 décembre, la Fête du drapeau sera consacrée au Commandant en chef, face au balcon où il annonça la défaite du dictateur Fulgencio Batista.

Cette cérémonie riche en émotions qui rassemble chaque année des centaines de personnes, sera l’occasion de faire le bilan d’une année de grands efforts visant à accomplir les plans de l’économie et des services, ainsi que les nombreux travaux destinés à faire de Santiago une ville « plus belle et organisée », comme nous en avait exhorté le général d’armée Raul Castro Ruz.

Il sera fait état, par exemple de l’achèvement d’une salle de cardiologie moderne à l’Hôpital provincial Saturnino Lora ; de la réparation des centaines de cabinets médicaux des familles ; de l’installation d’équipements modernes au Centre de toxicologie et des travaux d’embellissement de l’hôpital oncologique Conrado Benitez ; la distribution de 2 126 logements ; la reconstruction sur la promenade patrimoniale d’Enramadas, du Grand Hôtel et l’Hôtel Impérial – fermé depuis 20 ans – et la réparation des magasins sérieusement endommagés par un incendie.

Des travaux ont également été effectués dans le centre urbain Abel Santamaria, les quartiers Los Cangrejitos et Van Van et Chicharrones, afin d’améliorer la qualité de vie des habitants.

La province exhibe également un bilan positif dans toutes les branches de l’agriculture ; le traitement de plus d’un million de tonnes de marchandises au port Guillermon Moncada ; une nouvelle fabrique de glaces à La Maya, des travaux dans 76 boulangeries et pâtisseries, ainsi que l’ouverture d’une fabrique et boutique moderne de fromages.

Un vaste programme d’activités est prévu pour célébrer ces ouvrages, auxquels la population a largement participé, ainsi qu’à la réparation des dommages causés par l’ouragan Matthew dans la province voisine de Guantanamo : concert spécial de l’Orchestre symphonique d’Oriente à la Salle Dolores ; spectacle Voces Unidas au théâtre Heredia ; concerts des orchestres de toutes les municipalités ; gala du danzon et la présentation par les éditions Santiago d’un ouvrage de poèmes, chansons et autres créations dédié à Fidel.

http://fr.granma.cu/cuba/2016-12-27/la-ville-rendra-hommage-a-fidel-avec-un-bilan-tres-positif


 

RAUL CASTRO : FIDEL ET CHAVEZ ONT FIXE LES OBJECTIFS, LES IDEES, ILS NOUS ONT TRACE LA VOIE

Fidel et Chavez ont fixé les objectifs, les idées, et, par leur exemple impérissable, ils nous ont tracé la voie

Discours du général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la cérémonie du 12e anniversaire de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

Discours du général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la cérémonie du 12e anniversaire de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP), et du 22e anniversaire de la première rencontre entre Fidel Castro et Hugo Chavez, au Palais des Conventions de La Havane, le 14 décembre 2016, « Année 58 de la Révolution ».

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Cher camarade Nicolas Maduro, président de la République bolivarienne du Venezuela,

Camarades vénézuéliennes et vénézuéliens,

Représentants des nations sœurs et de l’ALBA-TCP et autres États d’Amérique latine et de la Caraïbe,

Compatriotes,

Je serai très bref, comme le sont la plupart de mes discours, et aussi pour ne pas forcer ma voix qui, comme vous pouvez le constater, est un peu enrouée, même s’il y a encore beaucoup de choses dont il faut parler (Applaudissements). Je disais qu’il y a encore beaucoup de choses dont il faut parler et pour lesquelles se battre encore dans ce pays (Applaudissements), de sorte que mon enrouement peut devenir permanent.

L’Histoire récente de Notre Amérique nous appelle aujourd’hui à commémorer plusieurs événements.

Le 22e anniversaire de la première rencontre entre le commandant Hugo Chavez Frias et le commandant en chef Fidel Castro Ruz, qui fut le point de départ d’une amitié et d’une loyauté infinies entre la Révolution cubaine et la Révolution bolivarienne.

Le 16e anniversaire de la signature de l’Accord intégral de coopération entre Cuba et le Venezuela, qui a jeté les bases d’une relation économique, commerciale et de coopération, une relation fort riche en bénéfices et en expériences pour nos deux peuples.

Nous commémorons aussi le 12e anniversaire de la création, à La Havane, de ce qui fut d’abord l’Alternative avant de devenir l’Alliance bolivarienne pour les Amériques et Traité de commerce des peuples ; une nouvelle forme d’organisation permettant de concerter et d’impulser la coopération et le développement des États membres.

Ces expériences ont abouti à des résultats significatifs et éloquents : quatre pays se sont débarrassé de l’analphabétisme et ont avancé dans la scolarisation de leurs populations, ce qui constitue la base initiale de toutes les grandes transformations révolutionnaires dans n’importe quelle société.

Des millions de Latino-américains ont reçu des services de santé gratuits, et plus d’un million sept cent mille ont recouvré la vue.

Un commerce d’un nouveau type, juste et complémentaire, sans protectionnismes, s’est fait jour.

Le Venezuela, adoptant une attitude altruiste, a créé des mécanismes de coopération et de commerce solidaire pour partager une partie de ses richesses pétrolières et encourager des transformations socio-économiques intégratrices dans la région, sans lesquelles beaucoup de pays n’auraient pas pu résister à la crise internationale.

Il est impérieux d’appeler tous les peuples d’Amérique latine et de la Caraïbe à être solidaires avec ce Venezuela bolivarien, anti-impérialiste et immensément généreux, auquel nous sommes si reconnaissants aujourd’hui et qui est victime en ce moment même d’un siège brutal et d’une hostilité sans précédent de la part des forces historiquement ennemies du progrès dans notre région.

Soutenir le Venezuela en cette époque marquée par l’offensive des oligarchies, de l’impérialisme et du néolibéralisme, signifie aussi lutter pour l’émancipation et l’intégration pleines de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Être solidaires avec le Venezuela implique de prendre conscience de ce qui pourrait arriver sur cet hémisphère si venaient à l’emporter ceux qui cherchent à reconquérir les immenses richesses de ce pays et à attiser la haine et l’affrontement – au détriment de l’autodétermination et de la paix, envers lesquelles se sont engagés ici à La Havane les chefs d’État de la région en 2014 en signant la Proclamation de l’Amérique latine et la Caraïbe comme Zone de Paix.

Solidarité, consensus d’idées et unité d’action, voilà ce dont ont besoin aujourd’hui les peuples de Notre Amérique en cette époque de difficultés et de défis croissants.

Fidel et Chavez ont fixé les objectifs, les idées, et, par leur exemple, ils nous ont tracé la voie. Il nous revient à tous de faire de leur héritage une tranchée invincible pour défendre la Patrie Américaine (Applaudissements).

Marti a dit : « Que le Venezuela me dise en quoi le servir : il a en moi un fils ! ». À l’occasion de cette date mémorable, nous, les Cubains, réaffirmons : Cher Venezuela, nous sommes tous tes enfants !

Je vous remercie (Applaudissements)

http://fr.granma.cu/cuba/2016-12-15/fidel-et-chavez-ont-fixe-les-objectifs-les-idees-et-par-leur-exemple-imperissable-ils-nous-ont-trace-la-voie