CUBA

COMMANDANT ERNESTO CHE GUEVARA : UN VERITABLE MODELE DE REVOLUTIONNAIRE

Un véritable modèle de révolutionnaire

Fragments du discours prononcé par Fidel lors de la viellée solennelle à la mémoire du commandant Ernesto Che Guevara, sur la place de la Révolution, le18 octobre 1967

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Ahmed Velázquez

« Che était de ceux pour qui tout le monde ressentait immédiatement de l’affection, pour sa simplicité, pour son caractère, pour son naturel, pour son esprit de camaraderie, pour sa personnalité, pour son originalité [...] de ce type d'homme qui, lorsqu'il faut accomplir une mission difficile, n'attend pas qu'on lui demande d’entreprendre la mission [...].

« C'était l'une de ses caractéristiques essentielles : la disposition immédiate, instantanée de se porter volontaire pour la mission la plus dangereuse. Et cela, évidemment, suscitait l'admiration, la double admiration envers ce compagnon qui luttait à nos côtés, qui n'était pas né sur cette terre, qui était un homme aux idées profondes, qui était un homme dont l'esprit bouillonnait de rêves de lutte dans d'autres parties du continent, et qui était doté cependant de cet altruisme, ce désintéressement, cette disposition à toujours faire les choses les plus difficiles, à risquer sa vie constamment.

« Che était un soldat exceptionnel ; Che était un chef exceptionnel ; Che était, du point de vue militaire, un homme extraordinairement capable, extraordinairement courageux, extraordinairement combattif. Si, en tant que guérillero, il avait un talon d’Achille, ce talon d’Achille était justement sa combattivité excessive, c’était son absolu mépris du danger.

« […] Che était un maître de la guerre. Che était un artiste de la lutte de guérilla ! […] L’artiste pourra mourir, surtout quand il est un artiste d’un art aussi dangereux que la lutte révolutionnaire, mais ce qui ne mourra en aucune façon, c’est l’art auquel il consacra sa vie et auquel il consacra son intelligence.

« […] C’était un homme à la pensée profonde, à l’intelligence visionnaire, un homme doté d’une vaste culture. […] Che réunissait en tant que révolutionnaire les vertus qui peuvent se définir comme la plus complète des vertus d’un révolutionnaire : homme intègre à part entière, un homme d’une honnêteté absolue, d’une sincérité absolue, un homme à la vie stoïque et spartiate, un homme dans la conduite duquel on ne saurait trouver pratiquement une seule tache.Il représenta par ses vertus ce que l'on peut appeler un véritable modèle de révolutionnaire.

« […] C’est pourquoi nous disons, lorsque nous pensons à sa vie, lorsque nous pensons à sa conduite, qu’il représenta le cas singulier d’un homme rarissime, qui fut capable de réunir dans sa personnalité non seulement les caractéristiques de l’homme d’action, mais aussi de l’homme de pensée, de l’homme aux vertus révolutionnaires immaculées et à l’extraordinaire sensibilité humaine, unies à un caractère de fer, à une volonté d’acier, à une ténacité indomptable.

« […] Les écrits du Che, la pensée politique et révolutionnaire du Che conserveront une valeur permanente dans le processus révolutionnaire en Amérique latine. Et ne doutons pas que la valeur de ses idées ont et auront une valeur universelle. »

http://fr.granma.cu/cuba/2018-06-14/un-veritable-modele-de-revolutionnaire


 

A CUBA, PLUS DE 10 000 MUSULMANS CELEBRENT LE RAMADAN

Le Ramadan est aussi célébré à Cuba par plus de 10 000 Cubains musulmans

 

A Cuba, terre de Fidel Castro et de l’athéisme d’Etat jusqu’aux années 90, l’islam a émergé sous ses cieux ensoleillés il y a plus de 30 ans. Jadis conquise par la monarchie catholique espagnole (XVIème siècle), la perle des Caraïbes est plus connue pour la salsa que pour la percée du Coran.

Depuis son introduction par des étudiants pakistanais dans les années 80, l’islam s’est ancré dans le paysage et compte plus de 10 000 fidèles. Malgré l’absence de mosquées dignes de ce nom, le Ramadan est célébré avec ferveur par une communauté très soudée.

Il n’y a pas d’âge pour embrasser l’islam, à l’instar de Leonel Diaz, 75 ans. Prénommé Mohammed, il dénonce la prison de la honte au sud-est de l’île : Guantanamo.« Les Etats-Unis doivent absolument fermer cet enfer concentrationnaire ».

Pour Yaquelin Diaz, alias Aïsha, convertie en Espagne, un combat est crucial : convaincre son pays que les musulmans sont des Cubains comme les autres. Muni de son Coran en espagnol, Javier, à la fois imam et guide touristique, accueille les fidèles et le public dans un vieux bâtiment de la Havane transformé en mosquée. Dans ce lieu de culte flanqué d’un minaret vert et blanc, orné de belles calligraphies et d’un drapeau palestinien, il se plaît à dire : « J’ai trouvé dans le Coran ce que je n’ai pas trouvé dans la Bible ».

https://oumma.com/le-ramadan-est-aussi-celebre-a-cuba-par-plus-de-10-000-cubains-musulmans/


 

CUBA : L'ENQUETE SUR L'ACCIDENT AERIEN PROGRESSE

L’enquête sur l’accident aérien progresse

L'enregistreur de vol, également appelé boîte noire du vol DMJ 0972 qui s’est écrasé le 18 mai peu après son décollage a été récupéré et se trouve en bon état

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: AFP

L'ENREGISTREUR de vol, également appelé boîte noire du vol DMJ 0972 qui s’est écrasé le 18 mai peu après son décollage a été récupéré et se trouve en bon état. Il est actuellement procédé à la lecture des données, a annoncé le ministre du Transport Adel Yzquierdo Rodriguez en conférence de presse.

Il a affirmé que la commission créée et dirigée par Armando Daniel Lopez, président de l'Institut de l'aéronautique civile (IACC), suit strictement le protocole de recherche, selon les procédures établies.

Yzquierdo a également indiqué que les autorités nord-américaines avaient formulé une demande pour que les fabricants du Boeing 737-200 puissent participer aux enquêtes, ce à quoi Cuba a donné son accord. Des experts internationaux et des assureurs se joindront également à l’enquête. « Nous leur donnerons toutes les facilités pour qu’ils puissent faire leur travail », a-t-il indiqué.

Le ministre des Transports a expliqué qu'il est courant pour Cubana de Aviacion d’affréter des avions à des compagnies étrangères, notamment parce que le blocus nord-américain empêche l'île d’en faire l’acquisition.

« Il existe différentes formules de location. Dans ce cas, Global Air était responsable de l'entretien. Nous avons a loué cet avion il y a moins d'un mois. Nous avons conservé toute la documentation démontrant que l'équipage était certifié et apte à voler », a déclaré Yzquierdo.

Concernant l'enquête en cours sur le sinistre, Daniel Lopez, président de l'IACC, a indiqué que deux Mexicains et trois Étasuniens ont des échanges actuellement avec la commission d’enquête, les Mexicains représentant le pays d'immatriculation et l'exploitant, et les Étasuniens le fabricant et le concepteur de l’avion.

Depuis 1944, Cuba est membre fondateur de l'Organisation de l'Aviation civile internationale, régie par plusieurs règlementations, dont l'annexe 13, qui établit les responsabilités et les protocoles pour les enquêtes internationales sur les catastrophes comme celle survenue à La Havane, chaque pays ayant en charge son adaptation. À Cuba, ce chapitre porte le nom de Réglementation aéronautique cubaine (RAC 13).

L’objectif de l’enquête est de prévenir ce type d’accidents dans l’avenir ou tout événement qui leur seraient associés.

L’appareil, qui s’est écrasé dans une zone de culture entre l'aéroport international José Marti et Santiago de las Vegas, transportait 113 personnes, 58 femmes et 55 hommes. Six étaient des membres d'équipage mexicains et 107 étaient des passagers ; de ces derniers, 102 étaient des citoyens cubains, trois étaient des touristes étrangers (deux Argentins et une Mexicaine) et deux étaient des résidents étrangers sahraouis temporaires.

110 personnes sont mortes et trois avaient été hospitalisées (l'une d'entre elles est décédée). Le vice-ministre de la Santé publique, Alfredo Gonzalez Lorenzo, a précisé que les survivantes, déjà identifiées, présentaient des blessures très complexes causées par l'accélération et la décélération associées à un accident de ce type, et qu'un effort extraordinaire a été fait pour obtenir une stabilisation hémodynamique. Elles sont dans un état critique et le pronostic est réservé, mais elles sont suivies par une équipe de spécialistes hautement qualifiés, a-t-il ajouté.

À ce jour 66 dépouilles mortelles des victimes ont été identifiées, dont cinq membres de l'équipage mexicain, a déclaré le directeur de l'Institut médico-légal, Sergio Rabell.

Des spécialistes en médecine légale (31) et anatomie pathologique, thanatologues, anthropologues et criminologues sont chargés de l'identification, avec la collaboration des familles, qui – a signalé Gonzalez Lorenzo – font l’objet d’une prise en charge et d’un accompagnement de la part du personnel de santé en ces moments si douloureux.

Toutes les autorités présentes ont réitéré leur profonde tristesse et consternation pour les pertes humaines, ainsi que leur soutien aux familles et proches des victimes et des personnes hospitalisées.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-05-24/lenquete-sur-laccident-aerien-progresse


 

CUBA MENE L'ENQUETE SUR LES CAUSES DE L'ACCIDENT DU BOEING 737- 200

Cuba mène l’enquête sur les causes de l’accident aérien

Le président de l'Institut cubain de l'aéronautique civile a donné des informations à propos de l'enquête en cours sur l'accident du Boeing 737-200

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Ricardo López Hevia

Le président de l'Institut cubain de l'aéronautique civile a donné des informations à propos de l'enquête en cours sur l'accident du Boeing 737-200. Il a indiqué que deux Mexicains et trois Étasuniens ont des échanges actuellement avec la commission d’enquête, les Mexicains représentant le pays d'immatriculation et l'exploitant, les Étasuniens le fabricant et le concepteur de l’avion.

Depuis 1944, Cuba est membre fondateur de l'Organisation de l'Aviation civile internationale, régie par plusieurs règlementations, dans lesquelles figure l'annexe 13, qui établit les responsabilités et les protocoles pour les enquêtes internationales sur les catastrophes comme celle survenue à La Havane, chaque pays ayant en charge son adaptation. À Cuba, ce chapitre porte le nom de Réglementation aéronautique cubaine (RAC 13).

L’un des objectifs de l’enquête est de prévenir ce type d’accidents dans l’avenir ou tout événement qui leur seraient associés.

La dernière édition de la RAC 13 prévoit dans le chapitre sur les informations finales qu’au terme d’une enquête sur un accident ou d’un incident, la Commission mettra le rapport final à la disposition du public dans les plus brefs délais.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-05-23/cuba-mene-lenquete-sur-les-causes-de-laccident-aerien


 

CUBA : SOLIDARITE DU PEUPLE CUBAIN ET DE SES DIRIGEANTS AVEC LES FAMILLES DES VICTIMES DE L'ACCIDENT D'AVION

Cuba meurtrie partage la douleur

Miguel Diaz-Canel a souligné la solidarité du peuple cubain envers les victimes de l'accident d'avion qui s'est produit vendredi dernier à La Havane, et la volonté de tout mettre en œuvre pour leur apporter toute l’attention et le soutien nécessaires

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

Miguel Diaz-Canel Bermudez, président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, a participé à la dernière journée de l'exercice de la Défense civile Meteoro 2018.

Le Président cubain s’est félicité de la compétence du Système de défense civile et de la participation populaire à ces exercices, ainsi que du haut niveau de préparation démontré.

Il a affirmé que l’exercice Meteoro 2018 a permis de mettre à jour les plans de mesures à prendre face aux catastrophes, sur la base de l'expérience acquise après le passage de l'ouragan Irma.

Diaz-Canel, en compagnie du deuxième Secrétaire du Parti communiste cubain, José Ramon Machado Ventura, et des autorités du Parti et du gouvernement de La Havane, ont rendu visite aux familles des victimes de l'accident d'avion survenu le 18 mai.

« Il est important qu'ils sachent qu'ils ne sont pas seuls. Le Parti et le gouvernement sont à leurs côtés », a déclaré Salvador Valdés Mesa, Premier vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, dimanche lors d'une réunion avec les proches des victimes de la catastrophe aérienne.

113 personnes voyageaient à bord de l’avion : 58 femmes et 55 hommes, dont six membres de l'équipage mexicains et 107 passagers. Parmi eux, 102 Cubains, 3 touristes étrangers (deux Argentins et un Mexicain) et deux résidents sahraouis temporaires. 110 personnes ont trouvé la mort dans l’accident.

Les trois survivantes identifiées présentent des blessures très complexes. Elles sont dans un état critique, avec un pronostic réservé et elles sont prises en charge par une équipe très expérimentée.

Dimanche soir, 33 des victimes décédées avaient été identifiées.

Les familles des membres de l'équipage mexicain sont arrivées à Cuba. Afin d’identifier les corps, la même procédure a été suivie : obtention d'échantillons biologiques et réalisation d'entretiens dans le cadre du processus de collecte d'informations détaillées.

L'ambassadeur du Mexique s'est rendu à l'Institut médico-légal avec les parents des victimes étrangères, qui ont confirmé leur confiance en Cuba pour ce type de travail.

La commission mise en place suit scrupuleusement le protocole d'enquête, selon les règles établies.

La boîte noire vocale du vol a été récupérée en bon état. Celles des paramètres n’a pas encore été retrouvée, a déclaré Adel Yzquierdo Rodríguez, ministre des Transports.

«  En ce moment, nous procédons à la collecte des pièces qui, même détériorées, conservent leur forme et peuvent être inspectées dans des institutions aéroportuaires sécurisées. À partir de là, les spécialistes commenceront à travailler sur chacun des systèmes », a déclaré Armando L. Daniel Lopez, président de l'Institut cubain de l'aéronautique civile et de la commission d’enquête créée à cet effet.

Deux enquêteurs mexicains – pays où est immatriculé l’avion – travaillent sur le site. Des experts européens et étasuniens, ces derniers représentant les constructeurs du Boeing 737-200, sont attendus.

Des chefs d'État, des personnalités et des citoyens du monde entier ont témoigné leur solidarité au peuple cubain face à cette tragédie.

LE PRESIDENT CHINOIS PRESENTE SES CONDOLEANCES AUX DIRIGEANTS CUBAINS ET MEXICAINS CONCERNANT LE CRASH D'UN AVION DE LIGNE A CUBA

 

Le président chinois présente ses condoléances concernant le crash d'un avion de ligne à Cuba

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2018-05-19 à 18:45
 

BEIJING, 19 mai (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a présenté samedi ses condoléances aux dirigeants cubains et mexicain concernant le crash d'un avion de ligne à Cuba, au cours duquel plus de 100 personnes ont été tuées.

Dans ses messages à Raul Castro, premier secrétaire du Parti communiste de Cuba, et à Miguel Diaz-Canel, président du Conseil d'Etat et du Conseil des ministres de Cuba, le président Xi s'est déclaré choqué d'apprendre le crash qui a causé de lourdes pertes humaines.

Pleurant les défunts, M. Xi, qui est également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, a présenté de sincères condoléances au Parti communiste de Cuba, au gouvernement et au peuple cubains, ainsi qu'aux familles des victimes, au nom du Parti communiste chinois, du gouvernement et du peuple chinois, et en son propre nom.

Dans un message adressé au président mexicain Enrique Pena Nieto, le président Xi a pleuré les membres d'équipage mexicains tués dans le crash et présenté ses condoléances à leurs familles.

Le même jour, le Premier ministre chinois Li Keqiang a envoyé un message de condoléances à M. Diaz-Canel au sujet du crash.

Un avion Boeing 737-200 avec 105 passagers et six membres d'équipage à son bord, dont cinq de nationalité mexicaine, s'est écrasé lors du décollage à partir de l'aéroport international de José Marti, vendredi à La Havane.

Jusqu'à présent, seulement trois femmes ont survécu au crash et toutes sont dans un état critique.

http://french.xinhuanet.com/2018-05/19/c_137191447.htm


 

UN BOEING S'ECRASE APRES LE DECOLLAGE DE L'AEROPORT DE LA HAVANE. LE PRESIDENT CUBAIN EVOQUE UN NOMBRE ELEVE DE VICTIMES

Boeing 737 (Symbolbild)

Un Boeing transportant une centaine de personnes s’écrase à l’aéroport de La Havane

CC BY 2.0 / Paul Lucas / Boeing 737 takes off from Bruntingthorpe

INTERNATIONAL

URL courte

6024

Un avion de ligne Boeing 737 s’est crashé après son décollage à l’aéroport international José-Marti de La Havane à Cuba, selon la télévision publique. Des sources officielles citées par la presse ont fait état de 104 passagers à bord de l'appareil.

 

Urgent

© SPUTNIK .

Des témoins oculaires évoquent des survivants dans le crash du Boeing 737 à Cuba

Peu après son décollage, un avion de ligne Boeing 737 s’est écrasé près du village de Santiago de las Vegas, non loin de l’aéroport international José-Marti de La Havane à Cuba, signale la télévision publique.

 

Aucune information sur d’éventuelles victimes n’est disponible à ce stade. Le Président cubain a évoqué toutefois un «nombre élevé» de victimes, relate la presse.

«Un regrettable accident aérien est survenu. Les nouvelles ne sont pas encourageantes, il semble qu'il y ait un nombre élevé de victimes», a déclaré Miguel Diaz-Canel à la presse.

L’avion appartenait à la Blue Panorama Airlines et était affrété par la compagnie nationale cubaine Cubana de Aviacion, relate la télévision Cuba TV. D’autres médias indiquent que l’appareil appartenait à la compagnie mexicaine Damojh.

Selon The Washington Post, les services d’urgence sont arrivés sur les lieux de la catastrophe.

Une épaisse colonne de fumée est visible sur les photos diffusées sur les réseaux sociaux.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/05/18/562118/Sommet-USANord--Nasrallah-dmasque-les-USA


 

LA SÉCURITÉ SOCIALE À CUBA : LA PROTECTION POUR TOUS

LA SÉCURITÉ SOCIALE À CUBA

La protection pour tous

IL n'avait jamais pensé qu'une maladie soudaine le priverait de sa femme et mère de ses enfants • Après presque 45 ans de mariage, le veuvage fut le choc le plus dur de sa vie, après qu'un accident de travail l'ait rendu invalide

Auteur:  | informacion@granma.cu

L'État cubain garantit à tous les Cubains la responsabilité consacrée dans notre Constitution sur la protection de la Sécurité sociale, affirme Haydée Franco Leal, sous-directrice générale de l'Institut national de la Sécurité sociale.Photo: Yaimí Ravelo

IL n'avait jamais pensé qu'une maladie soudaine le priverait de sa femme et mère de ses enfants. Après presque 45 ans de mariage, le veuvage fut le choc le plus dur de sa vie, après qu'un accident de travail l'ait rendu invalide.

Elle avait prévu quelque chose, mais en fait, à la retraite ce fut différent. Elle ne s’habituait pas à passer autant de temps « à ne rien faire » et elle avait encore besoin d’effectuer des réparations importantes chez elle, si bien qu’elle décida de recommencer à travailler.

Les institutions chargées de s'occuper des enfants sans protection familiale mettent tout en œuvre pour leur offrir une enfance heureuse. Cela aurait pu être pire, car il fut le seul survivant de la tragédie dans laquelle ses parents trouvèrent la mort. Aujourd'hui, il est majeur et veut aller à l'université.

Jusqu'à il y a neuf ans, ces histoires, au-delà du drame humain, avaient une fin qui, bien qu'elle ne soit pas celle de l'abandon et du désespoir, n’avaient pas toute l'étendue de la protection que l'État cubain offre à l’heure actuelle à ceux qui sont confrontés à de telles situations.

La Loi N°105 sur la Sécurité sociale, en vigueur depuis janvier 2009, reconnaît le droit du veuf, âgé de 65 ans ou plus ou frappé d'incapacité de travailler et qui était à la charge de sa conjointe, de cumuler sa pension avec celle de la défunte.

La législation permet également aux retraités de recommencer à travailler et de cumuler leur pension et leur salaire, à condition qu'ils occupent un poste différent de celui qu'ils occupaient au moment de la retraite

Par ailleurs, elle étend le droit à la protection à travers une pension aux orphelins de deux parents, âgés de 17 ans ou plus, qui font des études supérieures ou techniques professionnelles, dans le cadre des cours de jour jusqu'à la fin de leurs études.

Haydee Franco Leal, sous-directrice générale de l'Institut national de la Sécurité sociale, nous livre ses impressions sur ce sujet : Le système de Sécurité sociale a été harmonisé de telle sorte qu’il permet de protéger l'ensemble de la population à travers ses différents régimes.

« Conformément à la Loi 105, et toutes les lois qui la complètent, l'État cubain garantit cette responsabilité, inscrite dans notre Constitution, sur la protection de la Sécurité sociale pour tous les Cubains. »

UNE LOI EN CONSTANTE AMÉLIORATION

Peu avant la fin de la première décennie du 21e siècle, le pays a été contraint de modifier la Loi sur la Sécurité sociale. La précédente, datant de 1980, avait apporté des contributions notables visant à assurer la protection de l'ensemble de la population, mais elle ne couvrait pas les complexités d'une société au vieillissement accéléré.

Lorsque le projet de Loi a été présenté à l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire (décembre 2008), le ministre du Travail et de la Sécurité sociale de l'époque, Alfredo Morales Cartaya, avait déclaré : « Aujourd'hui, les femmes cubaines qui ont 60 ans vivent en moyenne 23,4 ans de plus et les hommes 20,8 ans, ce qui fait de Cuba l'un des pays où l'espérance de vie gériatrique est la plus élevée pour les deux sexes et, par conséquent, l'un des pays où les retraités bénéficient le plus longtemps de leur pension. »

À ce critère s'ajoutent les évaluations de l'actuelle sous-directrice générale de l'Institut national de la Sécurité sociale : « Les personnes qui atteignent l'âge de travailler sont moins nombreuses, alors qu’un plus grand nombre rejoignent les rangs des retraités, ce qui, nécessairement, a déterminé la modification de la Loi. »

Et d’ajouter : « Dans ce nouveau scénario, il était nécessaire de perfectionner le système de Sécurité sociale et d'introduire certains changements : relèvement de l'âge de la retraite, extension des cotisations de Sécurité sociale pour les travailleurs et création de nouveaux régimes spéciaux de Sécurité sociale. »

La législation actuelle fixe l'âge de la retraite à 60 ans pour les femmes et à 65 ans pour les hommes. Elle établit également d'autres prestations telles que le droit à une pension d'invalidité totale ou partielle pour les travailleurs, la possibilité de recevoir plus d'une pension à laquelle on a droit et, dans le cas des retraités qui auraient repris le travail, le droit de percevoir l'allocation correspondante lorsqu'ils tombent malades ou sont blessés.

UN SYSTÈME ÉQUITABLE ET DURABLE

Le système cubain de Sécurité sociale offre, gratuitement, des prestations en services et en nature aux personnes qui sont dans l'incapacité de travailler, qui n'ont pas de parents pour les aider ou qui sont sans ressources.

Les prestations en services comprennent les soins médicaux et dentaires, la réadaptation physique, psychologique et professionnelle, mais aussi les médicaments et la nourriture pendant l'hospitalisation du patient, les médicaments pour les femmes enceintes, les appareils orthopédiques et les prothèses.

Ce système prévoit également des prestations en espèces : pension selon l’âge et l'invalidité (totale ou partielle), allocation de maladie ou d'accident, pension pour décès du travailleur, allocation de maternité et pension d'assistance sociale.

De même que le modèle économique, le système de Sécurité sociale cubain est en cours d'amélioration.

« Toutes les mesures prises dans cette direction viseront toujours la durabilité de notre système. La volonté politique de notre État et de notre gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver notre système de Sécurité sociale prévaudra toujours », conclut Franco Leal.

                                                 •••••

Autres données 

Le Système de Sécurité sociale à Cuba 

Jusqu’en 1959

-         52 institutions de Sécurité sociale (caisses de retraite)

-         Couverture incomplète

-         Prestations insuffisantes

-         Inégalité entre les différents régimes

Après le triomphe de la Révolution

-         L'État assume la responsabilité de la Sécurité sociale.

-         Création du premier système global de Sécurité sociale selon les principes :

Solidarité : La contribution qui provient du travail de ceux qui génèrent de la richesse est la source de financement pour ceux qui prennent leur retraite.

Universalité : La couverture de la Sécurité sociale concerne la protection de tous les citoyens du pays.

Intégralité : la protection du travailleur couvre tous les risques (maladie ou accident d'origine professionnelle, invalidité, vieillesse, maternité et décès).

Intégralité : Le montant de la pension dépend des revenus durant le temps de service des travailleurs.

Antécédents de la Sécurité sociale à Cuba

1913 : Loi sur la retraite des militaires.

1915 : Régime de protection des employés des communications.

1916 : Loi sur les accidents du travail.

1917 : Régime de protection des employés de la justice.

1919 : Régime de protection des fonctionnaires et des enseignants.

1920 : Régime de protection de la police nationale.

Les lois sur la Sécurité sociale adoptées par la Révolution

-         Loi N° 1 100 (mai 1963) : couverture de tous les salariés et plus de 250 000 ouvriers agricoles.        

-         Loi N° 24 sur la Sécurité sociale (janvier 1980) : intégration dans une seule entité juridique les dispositions relatives au régime général de Sécurité sociale et au régime d'assistance sociale.

-         Loi N° 105 (janvier 2009) : Protection de tous les travailleurs du secteur public (régime général), y compris les régimes spéciaux de Sécurité sociale et d'assistance sociale (protection des personnes âgées et des personnes dans l’incapacité de travailler).

http://fr.granma.cu/cuba/2018-05-09/la-protection-pour-tous


 

CUBA REJETTE LE RETRAIT DES USA DE L'ACCORD NUCLEAIRE AVEC L'IRAN

Cuba rejette le retrait des États-Unis de l’Accord nucléaire avec l’Iran

Déclaration du ministère des Relations extérieures : le Minrex exprime son profond rejet de la décision du gouvernement des États-Unis de se retirer du Plan d'action global conjoint (PAGC) ou Accord sur le nucléaire iranien et de réimposer des sanctions contre ce pays

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Reuters

Le ministère des Relations extérieures de la République de Cuba exprime son profond rejet de la décision du gouvernement des États-Unis de se retirer du Plan d'action global conjoint (PAGC) ou Accord sur le nucléaire iranien et de réimposer des sanctions contre l'Iran. Le non-respect de ces engagements internationaux viole les règles de coexistence entre les États et peut provoquer de graves conséquences pour la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient.

Cuba s'oppose à l'application de mesures économiques coercitives unilatérales à l'encontre de tout pays et reconnaît le droit légitime de tous les États à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. En même temps, elle demande au Conseil de sécurité des Nations Unies de s'acquitter de la responsabilité qui lui incombe en vertu de la Charte des Nations Unies pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales, en exigeant le respect de sa résolution 2231 (2015) sur la question nucléaire iranienne, adoptée à l'unanimité par cet organe.

La Havane, le 9 mai 2018

http://fr.granma.cu/cuba/2018-05-10/cuba-rejette-le-retrait-des-etats-unis-de-laccord-nucleaire-avec-liran


 

CUBA, AVANT-GARDE DE L'ACCES UNIVERSEL AUX SOINS DE SANTE

Cuba à l'avant-garde de l'accès universel aux soins de santé

La santé universelle au service du développement durable que Cuba a concrétisée a été saluée à la 3e Convention internationale sur la santé 2018, au cours de laquelle l’Île a conclu d'importants accords avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS)

Auteur:  | informacion@granma.cu

Séance inaugurale de la 3e Convention internationale de la santé, en présence de Miguel Diaz Canel Bermudez, président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, José Ramón Machado Ventura, deuxième secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba. À la tribune Roberto Morales Ojeda, vice-président du Conseil d'État et ministre de la Santé. Photo: Ismael Batista

LA mise en œuvre de la Stratégie pour l'accès universel à la santé, signée il y a 40 ans dans la ville d'Almaty, au Kazakhstan, a été au centre des débats de la 3e Convention internationale sur la santé 2018, qui s'est tenue au Palais des Conventions de La Havane, du 23 au 27 mai, en présence de 2 865 délégués de 93 pays.

« La santé constitue un droit humain dont chacun devrait bénéficier. Pourtant, plus de la moitié des habitants de la planète n'ont pas accès à des soins médicaux. Des millions d'êtres humains sont contraints de vivre dans la pauvreté en raison du coût des soins », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans l'une de ses interventions.

Toutefois, il a reconnu que Cuba représente un modèle de système gratuit et inclusif pour toute sa population. Il a remercié le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, qui assistait à la séance d'ouverture et avec qui il a eu un dialogue cordial.

En poste depuis l'année dernière, le Dr Adhanom Ghebreyesus, de nationalité éthiopienne, a signalé en conférence de presse lors de l'événement international que Cuba est l'endroit idéal pour apprendre comment atteindre une couverture universelle, même avec des ressources limitées.

Il a évoqué plusieurs succès cubains en 2017 : une espérance de vie moyenne à la naissance de 78,45 ans ; un taux de mortalité infantile de 4,0 pour mille naissances vivantes, l’éradication de 11 maladies immunoprévisibles et la certification (en 2015) de l'élimination de la transmission mère-enfant du syndrome d'immunodéficience acquise (VIH/SIDA) et de la syphilis congénitale.

Le Dr Tedros Adhanom, Directeur général de l'OMS (à droite), Roberto Morales Ojeda, vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres et ministre de la Santé publique (au centre) et la Dr Carissa F. Etienne, directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé durant la signature d’importants accords de coopération entre les deux parties. Photo: Ismael Batista

À plusieurs reprises, il a souligné que ce n'est pas la première fois qu'il vient à Cuba, où il trouve quelque chose de nouveau à chaque visite, non seulement dans le domaine de la santé, mais aussi dans la recherche scientifique, la mise au point de médicaments et de vaccins. « L'île détient plus de 160 brevets sur ses médicaments, produit 8 des 13 vaccins qu'elle administre à ses enfants et reste toujours ouverte à la coopération sur la scène internationale », a-t-il déclaré à la presse.

Il a également salué la capacité de Cuba à se préparer et à répondre aux urgences et aux épidémies, la présence de 50 000 membres de son personnel dans 64 pays, la formation de ses ressources humaines en médecine, en soins infirmiers et en technologie de la santé, et le fait que plus de 28 500 jeunes d'une centaine de pays aient obtenu leur diplôme dans ces professions dans notre pays.

Pour atteindre ces résultats, a-t-il dit, il faut la volonté politique et l'engagement cohérent et systématique d'un État garant du développement de ce secteur au bénéfice de la population.

Carissa F. Etienne, directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), a partagé ce point de vue. Elle a donné une conférence magistrale dans laquelle elle a souligné que les valeurs structurées dans le système de santé cubain sont strictement liées à celles prônées par l'OPS, qui visent la solidarité, l'équité et le droit de la population à avoir accès aux services médicaux, un principe défendu en septembre 1978 à la Conférence internationale sur les soins de santé primaires à Alma-Ata (aujourd’hui Almaty), au Kazakhstan.

La directrice de l’OPS a rappelé que bien que plusieurs pays du continent aient réalisé des progrès dans ce secteur, ceux-ci sont encore insuffisants pour différentes raisons en termes de localisation géographique, de défaillances institutionnelles, matérielles et financières : « Plus d'un tiers des habitants de cette région n'ont pas accès à des services de santé intégraux », a-t-elle dit, avant d’ajouter : « En 2013 et 2014, on a dénombré plus de 1,2 million de décès qui auraient pu être évités si les systèmes de santé avaient fourni des services accessibles et de qualité. »

De même, elle a mis en exergue le caractère novateur des efforts de Cuba pour résoudre les problèmes matériaux et financiers, malgré son statut de pays du tiers monde, ce qui l'a conduit à organiser son système de santé en donnant la priorité aux soins de santé primaires, orientés vers les individus et les familles dans une interconnexion décisive avec la communauté, à partir de réseaux intégrés à même d'atteindre tous les points du pays et en assurant la disponibilité de services intégraux de qualité.

L’OPS ET L’OMS, DES ALLIÉS STRATÉGIQUES DE CUBA

Plus loin, elle s’est félicitée des liens étroits entre son organisation et la Grande Île des Antilles, depuis la création même de l'OPS, et de l’adoption d’une stratégie de coopération à mettre en œuvre de 2018 à 2022, axée sur cinq principaux objectifs : davantage de santé, davantage d'efficacité, davantage d'intersectorialité, davantage de résilience au changement climatique et davantage de participation à la santé mondiale.

« Je suis persuadée que ces priorités nous guideront dans la concrétisation de notre coopération technique là où elle est le plus nécessaire et là où elle a le plus d'impact et là où elle nous permettra d’obtenir de meilleurs résultats. C'est un grand privilège pour l'OMS et l'OPS de travailler avec ce pays », a-t-elle déclaré à l’issue de la signature de l'accord.

Nestor Maremon, directeur des Relations internationales au ministère cubain de la Santé publique (MINSAP), a signalé dans un entretien exclusif avec Granma International qu'un travail conjoint avait été effectué pour proposer ces lignes thématiques, appelés à devenir des projets et des missions de coopération spécifiques au cours des quatre prochaines années.

« Il s'agit d'ordonner nos priorités de coopération en fonction des besoins de notre système de santé, car ces organismes internationaux nous accompagnent en permanence dans le développement des principaux programmes, essentiellement dans les services de formation et de conseil. Notre grande force médicale et professionnelle aide aussi d'autres pays à combattre les maladies et les épidémies », a-t-il indiqué.

Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique du Parti communiste de Cuba et ministre de la Santé publique, a considéré le travail conjoint avec ces institutions comme une ascension progressive.

« Nous nous réjouissons des résultats obtenus, mais il ne fait aucun doute que ce nouveau moment où nous proposons de travailler dans cinq domaines qui illustrent les objectifs définis à l’échelle mondiale nous permettra de faire en sorte que la prochaine période de quatre ans soit une étape pour consolider notre travail », a indiqué le Dr Morales Ojeda, qui est également vice-président du Conseil d'État.

Il a relevé les liens bilatéraux fructueux avec ces deux organisations internationales, avant de souligner que ce pas pourrait représenter une amélioration des indicateurs de santé de la population cubaine et de la qualité des services. Ce sujet a également été abordé par le ministre Morales Ojeda dans son discours d'ouverture de la Convention, où il a mis en garde contre la responsabilité des systèmes de santé dans le traitement des maladies, d'alerter et d'exiger la nécessité de protéger l'espèce humaine afin de contribuer à une vie saine et digne pour les populations.

« Aujourd'hui, les menaces à la paix mondiale, les guerres, les pénuries de nourriture et d'eau, l'épuisement des sources d'énergie et le changement climatique, font de cette planète un endroit dangereux et hypothèquent la perpétuité de l'espèce humaine », a-t-il indiqué en brossant un tableau exhaustif de l'histoire de la santé publique cubaine.

Par ailleurs, il a rappelé qu'au cours des quatre dernières décennies, la Déclaration d'Alma-Ata a constitué l'axe central des déclarations politiques cubaines en faveur de la santé pour tous. Ceci se traduit par une couverture universelle, impliquant l'accès des individus et de leur famille, sans discrimination, à des services complets adéquats, opportuns et déterminés à l'échelle nationale, ainsi qu'à des médicaments de qualité, efficaces et abordables.

Afin de garantir cette accessibilité sur l'île, il existe 451 polycliniques, 10 869 cabinets de consultation du médecin et de l’infirmière de la famille, 110 cliniques dentaires, 151 hôpitaux, 131 maternités, 287 foyers du troisième âge et 150 maisons de retraite, entre autres institutions, pour une population de 11 200 000 habitants.

Le budget alloué à ce secteur et à l'assistance sociale représente 27 % du budget total de l'État et 11 % du Produit intérieur brut. Cuba compte aujourd'hui un médecin pour 122 habitants, un dentiste pour 602 et une infirmière pour 128 habitants, soit des chiffres supérieurs à ceux des pays développés.

PRÉSENTATION À CUBA DE LA SEMAINE DE VACCINATION DANS LES AMÉRIQUES

Le Forum international a servi de plateforme pour lancer, pour la première fois à Cuba, la 26e Semaine de la vaccination dans les Amériques, la plus grande initiative d’immunisation du continent depuis 2003, qui a permis de vacciner près de 70 millions de personnes dans cette partie du monde contre plus d'une douzaine de maladies.

Lors de la cérémonie, qui s'est déroulée à l'Institut des sciences de base et précliniques Victoria de Giron dans la capitale cubaine, il a été rappelé qu'à ce jour, Cuba a éradiqué des maladies telles que la polio, le tétanos néonatal, la diphtérie, la rougeole, la rubéole et le syndrome de rubéole congénitale.

Depuis, cette démarche a bénéficié à 720 millions de personnes sur le continent et, en sept jours, la vaccination contre la rougeole a été renforcée dans 11 pays, face à l'apparition plus de 380 cas et flambées signalés au cours des premiers mois de l'année.

En outre, 14 pays ont également entrepris des vaccinations contre la grippe, 16 contre la polio, 13 contre le papillomavirus humain (HPV) et 5 contre la fièvre jaune.

La vaste campagne de vaccination prévoyait également d'autres activités dans 16 pays, telles que la distribution de vitamine A et le déparasitage de la population. Un large accès à la vaccination dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire permettra d'éviter 24 millions de décès d'ici 2030.

Cette pratique permet de sauver chaque année trois millions de vies de maladies comme la variole, la coqueluche, entre autres, et donne aux enfants la possibilité de fréquenter l'école. Par l'intermédiaire du Centre de génie génétique et de biotechnologie (CIGB), Cuba distribue des vaccins de haute qualité à des prix abordables dans 44 pays.

FOIRE SANTÉ POUR TOUS

Parallèlement, en présence du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS, et de la Dr Carissa Etienne, Directrice générale de l'OPS, le 14e Salon de la Santé pour tous 2018 a été inauguré au Parc des Expositions de Pabexpo de La Havane, principal lieu d'échange commercial de médicaments, d'équipements et de technologies médicales dans la région.

Cette édition réunit 190 entreprises de 32 pays, dont 139 étrangères. Par ailleurs, 89 conférences ont été données par des spécialistes d'une trentaine d'entreprises étrangères et d’autres par d'éminents scientifiques cubains.

Outre les activités strictement commerciales, des réunions entre universitaires et scientifiques ont été organisées dans le cadre du 1er Forum des investissements Santé pour tous 2018, un espace de rencontres et d'échanges sur les défis de l'attraction des capitaux étrangers et de la réalisation de partenariats et de co-développement.

Granma International a visité le stand de la société allemande d’orthopédie Ottobock, créée en 1919, leader dans le développement des technologies innovantes et de dispositifs médicaux de compensation du handicap. Les responsables du stand se sont félicités de l'alliance stratégique établie avec Cuba sur la base de la solidité d'un système gratuit et inclusif, de la qualité des professionnels du secteur, des savoirs et de l'expérience accumulées, qui favorisent des progrès rapides vers des objectifs plus élevés.

Thomas Pfleghar, prothésiste orthopédique de la firme allemande, a annoncé que depuis l'année dernière, les Cubains ont bénéficié des appareillages produits par cette société, à partir d'un projet scientifique appelé Cuba en Movimiento (Cuba en mouvement), qui sert de modèle pour l'introduction de cette technologie dans le pays.

Le représentant pour la région et pour l’Amérique latine de l'entreprise, l'Argentin Marcelo Cuscuna, a précisé que 20 autres patients sont inscrits pour recevoir les prothèses et, à cette fin, les dossiers ont été préparés et les produits ont été commandés aux laboratoires de fabrication par l'intermédiaire de la société Medicuba.

Quant à l'ingénieur Hector E. Cork Morales, directeur d'Ottobock à Cuba, il a expliqué que le siège social à La Havane a été ouvert en 2016 et que grâce au projet Cuba en mouvement, plus d’une soixantaine 60 techniciens de l’Île ont été formés.

La deuxième étape consistera à moderniser sept laboratoires dans plusieurs provinces afin de procéder à la fabrication de ces prothèses.

La société japonaise Atom a exposé un modèle de base d'incubateur Air Incui, qui permet à plusieurs installations destinées aux soins du nouveau-né de contrôler la concentration d'oxygène et la variabilité de la température, et le poids corporel avec une manipulation minimale du bébé, selon l'ingénieur biomédical colombien Gilbert Andrey Andrey Lopez, représentant régional de cette entreprise.

« Notre marque est présente à Cuba depuis 50 ans avec des équipements installés dans ses hôpitaux. Beaucoup de visiteurs de la Foire sont venus au stand pour nous dire que leurs institutions médicales ont encore des incubateurs qui leur avaient été vendus il y a plusieurs décennies et qu’ils ont donc besoin d'investissements pour les moderniser. Ils nous demandent des informations sur l'équipement spécial pour la chirurgie néonatale ou pour les interventions cardiovasculaires, ce qui a généré des contacts en matière de conseil », a-t-il affirmé.

Pour sa part, l'Argentine Maria José Bianco représentant l’entreprise Fresenius Medical Care, une société allemande, leader mondial des traitements d'hémodialyse et avec l'exposition de plusieurs reins artificiels, a salué le partenariat établi avec l'importateur Medicuba, qui lui a permis de se mettre en conformité avec les réglementations nationales.

« Ce travail conjoint nous donne la possibilité de rencontrer des professionnels dans les domaines scientifique, technique et commercial afin qu'ils puissent assimiler nos technologies dans tout ce qui concerne l'hémodialyse et les thérapies de dialyse péritonéale. Cela a favorisé un échange fructueux, une croissance pour l'entreprise, ainsi qu'une meilleure qualité des produits vendus et une réelle prestation de services aux patients », a-t-elle précisé.

Dans le cadre de la Convention et de la Foire commerciale, plusieurs événements ont été organisés, notamment le Congrès d'hygiène et d'épidémiologie, le Congrès d'informatique et le Congrès de formation des ressources humaines, sous diverses modalités d'exposition telles que symposiums, ateliers, conférences de maître et posters.

L’accent a été mis sur l'atelier sur l'organisation, la qualité et l'efficacité des systèmes et services de santé dans la mesure où il répond au processus de transformations en cours dans le secteur et où de nombreux délégués étrangers ont souhaité en savoir plus sur l'expérience cubaine dans ce domaine.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-05-03/cuba-a-lavant-garde-de-lacces-universel-aux-soins-de-sante