CUBA

POURQUOI UN PARTI UNIQUE A CUBA ?

Pourquoi un Parti unique à Cuba ?

Extrait du discours prononcé par le commandant en chef Fidel Castro Ruz lors de la cérémonie de clôture de la 10e Période ordinaire de sessions de la 3e législature de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire

Auteur:  | internet@granma.cu

Meeting de clôture du 2e Congrès du Parti communiste de Cuba. Photo: Archives

Le multipartisme est le grand instrument de l'impérialisme visant à maintenir les sociétés fragmentées, divisées en mille morceaux ; il transforme les sociétés en sociétés impuissantes à résoudre les problèmes et à défendre leurs intérêts.

Un pays fragmenté en dix morceaux est le pays parfait pour sa domination, pour le soumettre, parce qu'il n'existe pas de volonté de la nation, du fait que la volonté de la nation est divisée en plusieurs fragments, l'effort de la nation est divisé en plusieurs fragments, toutes les intelligences sont divisées, et ce qui se passe, c'est une lutte constante et sans fin entre les fragments de la société.

Un pays du Tiers Monde ne peut pas s’offrir ce luxe. En vérité, nombreux sont ceux qui se l’offrent, bien sûr il y a longtemps qu’ils se l’offrent, et il y a longtemps que la plupart d'entre eux sont soumis et dominés.

Il est clair que dans une société qui doit faire face aux problèmes de sous-développement et se développer dans les conditions tellement difficiles qu'il devient difficile de se développer dans le monde d'aujourd'hui, l'unité est essentielle. […]

[...] Aussi ai-je donc la conviction la plus profonde que l'existence d'un parti est et doit être, durant une période historique tellement longue que personne ne peut prédire jusqu'à quand, la forme d'organisation politique de notre société. […]

http://fr.granma.cu/cuba/2018-08-17/pourquoi-un-parti-unique-a-cuba


 

92ÈME ANNIVERSAIRE DE FIDEL CASTRO : CITATIONS SUR LE CAPITALISME

92ÈME ANNIVERSAIRE DE FIDEL CASTRO : CITATIONS SUR LE CAPITALISME

 Solidarité Internationale PCF CubaHistoire Aucun commentaire

13 AOÛT 2018

A l'occasion du 92ème anniversaire de la naissance de Fidel Castro, nous publions ci-dessous certaines de ses citations, toujours d'actualité, sur le capitalisme, lors de discours et d'entretiens tenus entre 1989 et 1993.

Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF
 

"Le travailleur dans un système socialiste sait pourquoi il travaille. Il ne travaille pas seulement pour lui-même. Il travaille pour sa patrie, pour la société, pour tout le peuple, pour ses enfants, pour ses proches, pour ses parents et grands-parents, s'ils sont encore en vie. Il travaille pour que ses grands-parents puissent aussi recevoir des soins médicaux, ou avoir un endroit où aller s'ils ne peuvent pas être laissés seuls ou s'il n'y a personne pour s'occuper d'eux. Il travaille pour que ses grands-parents puissent recevoir une pension, afin que personne ne soit oublié. Dans le socialisme, l'homme travaille pour lui-même, bien-sûr, parce qu'il travaille pour sa famille, mais il travaille pour bien d'autres choses. Il n'est pas le travailleur du système capitaliste. Le travailleur exploité dans le système capitaliste n'a pas d'autre alternative que de travailler uniquement pour de l'argent. Comment un homme peut-il être traité ainsi dans le socialisme ?"

"Le socialisme peut et doit fonctionner mieux que le capitalisme.  Regardez le nombre de problèmes qui existent dans les sociétés capitalistes. Il y a le chômage, la maladie, l'augmentation de la consommation de drogue, la prostitution et d'autres formes de vice. Que peuvent-ils faire ? Chaque individu est abandonné à lui-même. Le capitalisme ne peut fournir à un homme aucune autre destinée."

Deuxième anniversaire du Contingent Blas Roca Calderio, 01/10/1989


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"Quelle merveille pour l'impérialisme yankee, qui n'a qu'un seul parti ; même si l'un se déguise en âne, et l'autre en éléphant - les experts dans ce domaine devraient le savoir - c'est en réalité le parti du capitalisme, le parti de l'impérialisme, le parti des monopoles, le parti des multinationales, dans lequel la politique de l'un et l'autre sont pratiquement indiscernables, car à l'unisson les grands crimes sont soutenus par les deux partis supposés : l'invasion de Grenade, applaudie par les deux partis ; la guerre criminelle contre le Panama, applaudie par les deux partis supposées. La guerre froide, la course aux armements et tous les crimes que l'impérialisme a commis pendant si longtemps ont toujours été soutenus par ce parti unique du capitalisme et de l'impérialisme."

Séance de clôture du 16ème Congrès de la Fédération des travailleurs cubains, CTC, au théâtre Karl Marx à La Havane, 28/01/1990.


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"Comme je vous l'ai dit, nous sommes aujourd'hui un symbole. Tout le monde regarde dans notre direction pour voir ce qui va se passer à Cuba, ce que le peuple cubain va faire, ce que le peuple cubain peut faire : tous ceux qui conservent une vision du monde, qui rêvent d'idées progressistes, d'idées de justice sociale, d'idées d'unité nationale et d'indépendance; tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, haïssent de toutes leurs âmes la pensée d'un monde gouverné par l'empire yankee avec les idées réactionnaires et fascistes que le capitalisme a engendré pendant son développement ; tous ceux qui connaissent un peu l'histoire, qui ont des idées, des concepts et des valeurs nobles et vraiment humaines, espèrent qu'il y a une résistance à ce monde et que les idées socialistes peuvent survivre.  Les dizaines de millions de personnes qui vivent dans des bidonvilles, les dizaines de millions d'enfants sans abri en Amérique latine, par exemple ; les dizaines et les centaines de millions de malades sans accès aux médicaments, à l'assistance médicale ou aux écoles ; ceux qui meurent de toutes sortes de maladies, alors qu'ils peuvent être sauvés ; les 200 000 enfants qui meurent en Amérique latine chaque année et qui ne mourraient pas s'il y avait un système de soins de santé de base dans ces pays ; les personnes qui sont exploitées et obligés de se prostituer ; les millions d'adolescents et d'adultes forcés de mendier ; les chômeurs, les mendiants et les indigents de ce monde sont autant d'exemples de l'héritage de l'impérialisme yankee.  Avec le reste du monde capitaliste développé, le monde yankee est à blâmer pour la pauvreté et la misère du tiers monde. La seule chose que le capitalisme a apporté à 4 milliards d'êtres humains, c'est la faim et la misère, comme nous l'avons dit récemment.  Quel espoir y a-t-il pour ces personnes d'avoir des services médicaux, un logement, de l'eau, un minimum de décorum dans leur vie, et la sécurité ?"

"Je me suis souvenu que sous le système capitaliste, il était presque impossible de créer des postes d'enseignement ou médicaux.  Il y avait, comme je l'ai déjà dit, 300 000 médecins, excusez-moi, 300 000 professeurs et enseignants, mais à des niveaux différents.  Je peux vous dire que le capitalisme qui existait à Cuba il y a un peu plus de 30 ans, aussi dur qu'il était, n'était pas aussi mauvais que le capitalisme que vivent aujourd'hui des milliers, des centaines de millions, des milliards de personnes dans le monde".

"Ce qui se passe actuellement est pire que ce qui se passait à Cuba, et la situation ne cesse de s'aggraver. Maintenant, ils offrent le néolibéralisme, après avoir exigé que le peuple paie jusqu'au dernier centime de la dette.  Tout est en train d'être privatisé.  Tout, bien sûr, est en train d'être multinationalisé.  Toute la richesse est cédée aux pays capitalistes et développés pour mettre fin à la pauvreté qui a été créée précisément par le capitalisme".

"Ce fut d'abord le colonialisme, puis le néocolonialisme, puis l'impérialisme ; en résumé, c'est la conséquence de siècles de domination capitaliste.  Aujourd'hui, Cuba est la tranchée où les idées les plus justes, nobles et humaines sont défendues.  Nous n'avons pas choisi ce destin, il nous a été assigné par l'histoire.  Nous devons défendre le socialisme, l'indépendance nationale et la dignité de notre peuple ; nous devons défendre les rêves et les espoirs des peuples exploités, humiliés et souffrants de ce monde".

Commémoration du 30ème anniversaire de la victoire de la Baie des Cochons, au Théâtre Karl Marx à La Havane, 20/04/1991.


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 "On parle beaucoup de la défaite du socialisme, mais où est le succès du capitalisme en Afrique, en Asie ou en Amérique latine ? Où est le succès du capitalisme dans ces nations où vivent des millions de personnes ?"

"Le capitalisme a ruiné le monde ; il a empoisonné les fleuves, les mers, l'atmosphère, il détruit la couche d'ozone et il est en train de changer le climat du monde".

"Ce régime égoïste et impitoyable (le capitalisme) est destiné à disparaître ; je le crois vraiment parce que j'ai foi en l'humanité et je crois en l'homme, en sa capacité à lutter pour la justice et pour la liberté".

Entretien dans le magazine mexicain "Siempre", 30/05/1991.


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"Le néolibéralisme est à la mode aujourd'hui. Dites-moi : Comment vivent les trois quarts de l'humanité ? Je suppose que les Africains vivent aujourd'hui comme les gens en Belgique, au Luxembourg, en France, ou en Italie ? Qui est responsable de la famine en Afrique, le socialisme ou le capitalisme ? Qu'en est-il de la misère, de la pauvreté, de l'ignorance dans laquelle vivent les pays d'Amérique latine ? Qui a créé le colonialisme ? Qui a créé le néocolonialisme ? Qui a réduit en esclavage les peuples du soi-disant tiers monde ? Qui empoisonne l'environnement et détruit la planète ? Dans les pays capitalistes, y a-t-il ou non une crise ?"

Entretien dans le quotidien italien : "Corriere dell Sera", 05/12/1992.


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"Le capitalisme n'a pas réussi à créer une société rationnelle. Il crée une société pleine de contradictions et d'absurdités, pleine de paradoxes. Il a créé une société qui épuise tout, les ressources naturelles mais surtout les ressources humaines, une société qui aliène tout".

Cérémonie de clôture de la conférence Éducation 93 au théâtre Karl Marx à La Havane, le 05/02/1993.

 

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/08/a.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

CUBA : UN PROJET DE CONSTITUTION, TOUS LES CITOYENS

Un projet de constitution, tous les citoyens

Comme dans le reste du pays, le 13 août démarrera la consultation populaire sur le projet de Constitution de la République de Cuba au sein des Forces armées révolutionnaires (FAR) et du ministère de l'Intérieur (Minint).

Auteur:  | internet@granma.cu

Héritiers des traditions cubaines de lutte, des mambises, les FAR et le Minint, à l’instar de tout le peuple, se joignent au processus de consultation. Photo: Jose M. Correa

Comme dans le reste du pays, le 13 août démarrera la consultation populaire sur le projet de Constitution de la République de Cuba au sein des Forces armées révolutionnaires (FAR) et du ministère de l'Intérieur (Minint).

L'organisation de la consultation au sein de ces deux organismes sera marquée par des vidéoconférences, la préparation des duos et l’élaboration des calendriers des réunions, la distribution du matériel nécessaire et l'étude de l'intervention du Secrétaire du Conseil d'État, Homero Acosta Alvarez, à l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire.

La Direction de l'identification, de l'immigration et des Étrangers du Minint est responsable de la mise à jour de la liste électorale, pour laquelle il est essentiel de renforcer les bureaux de procédures et les contrôles sur le terrain par le biais de spécialistes, en tenant compte de la mobilité de la population cubaine.

Les personnes qui accomplissent leur mission à l'étranger sont impliqués dans le processus au niveau des instances ou des principaux noyaux de concentration des coopérants.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-08-10/un-projet-de-constitution-tous-les-citoyens


 

L'HISTOIRE DE CUBA DANS LA CONCEPTION REVOLUTIONNAIRE DE FIDEL (PHOTOS)

L’Histoire de Cuba dans la conception révolutionnaire de Fidel (+Photos)

L’IDÉOLOGIE du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz est marquée par le fait qu'il ait su assumer les traditions patriotiques comme instrument éducatif en vue de l'action politique et qu’il l'ait clairement exprimé dans son discours

Auteur:  | informacion@granmai.cu

    

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Fidel en détention au bivouac de Santiago de Cuba le 1er août 1953, après l'attaque de la caserne Moncada.

Fidel en détention au bivouac de Santiago de Cuba le 1er août 1953, après l'attaque de la caserne Moncada. Foto: Archives

 

« [...] Nous devons en savoir plus sur l'Histoire de Cuba [...] Et je dis qu'il ne peut y avoir de bonne éducation politique s'il n'y a pas de bonne éducation historique ; il ne peut y avoir de bonne formation révolutionnaire s'il n'y a pas de bonne formation historique. »
                                                                                                        
—Fidel Castro Ruz

L’IDÉOLOGIE du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz est marquée par le fait qu'il ait su assumer les traditions patriotiques comme instrument éducatif en vue de l'action politique et qu’il l'ait clairement exprimé dans son discours. Il projette ainsi sa pensée révolutionnaire, dont la transcendance est manifeste dans une vision nationale qui contribue à enrichir son parcours d'homme d'État.

Tout au long de sa trajectoire en tant que guide de la Révolution, sa pensée évolue et crée un système de conceptions qui possède une unité dialectique et pratique, comme base idéologique du processus révolutionnaire cubain, en appliquant les leçons de l'Histoire à la pratique contemporaine.

L'influence de la geste indépendantiste sur sa pensée a gagné en force au début de sa carrière politique, lorsqu’il a vu dans l'Histoire de Cuba l'instrument qui lui permettrait de mobiliser les masses autour des objectifs révolutionnaires et de libération nationale. Dès les premières actions de son œuvre transformatrice, il a eu pour perspective que « [...] nous devons en savoir plus sur l'Histoire de Cuba [...] Et je dis qu'il ne peut y avoir de bonne éducation politique s'il n'y a pas de bonne éducation historique ; il ne peut y avoir de bonne formation révolutionnaire s'il n'y a pas de bonne formation historique. »

L'urgence face aux tâches quotidiennes l'obligea à utiliser, comme voie la plus rapide, le contact direct et commun pour divulguer, dans un langage simple, compréhensible et direct, les événements politiques et historiques de la nation, en évitant d’utiliser des éléments théoriques ou conceptuels compliqués non-assimilables par un peuple qui venait de se déclarer sans analphabétisme. Cette stratégie d'échange est, en soi, une contribution de son action politique, car dans son discours émergent des éléments qui enrichissent son art de faire de la politique et c'est l'essence intime de son œuvre de transformation sociale à travers le rôle éducatif de l'Histoire.

L’une des originalités de Fidel est d’avoir assumé le savoir universel en l’orientant vers l’action politique et en l’exprimant dans son discours. Il a projeté ainsi ses idées révolutionnaires, dont la transcendance s'exprime, entre autres, par le fait qu'il existe une idéologie nationale qui aspire à faire face aux problèmes actuels qui doivent être examinés par tous ceux qui se préoccupent de l'avenir de l'humanité.

LES LUTTES INDÉPENDANTISTES DANS L'ACTION RÉVOLUTIONNAIRE DE FIDEL

Très tôt, Fidel s’est passionné pour les luttes pour l'indépendance du 19e siècle, et utilisant la fonction démonstrative de l'Histoire, il déclare : « Rien ne nous enseignera mieux à comprendre ce que signifie Révolution que l'analyse de l'Histoire de notre pays, que l'étude de l'Histoire de notre peuple et des racines révolutionnaires de notre peuple. »

Cette influence de la geste indépendantiste sur sa pensée prit toute sa force dès le début de sa trajectoire de leader, lorsqu'il vit dans l'Histoire de Cuba l'élément qui lui permettrait de mobiliser les masses autour des objectifs révolutionnaires et de libération. Dans son raisonnement, cette discipline prend une signification majeure quand le savoir permet de prédire, et c'est dans cette capacité de prévoir qu'il montre ses qualités visionnaires par rapport aux événements universels, comme il l’affirme dans l’énoncé suivant : « [....] Et comme il est utile de fouiller dans l'Histoire extraordinaire de notre peuple ! Combien d'enseignements, combien de leçons, combien d'exemples, quelle source inépuisable d'héroïsme ! Parce qu'aucun peuple sur ce continent ne s'est plus battu pour sa liberté que le peuple cubain [...] »

L’idée centrale de Fidel est que nous ne pouvons pas penser ni élaborer de stratégies si nous ne partons pas des méthodes et des leçons que celles-ci nous laissent.

Étudier dans une rétrospective historique permet d'observer des modèles d'action, d'analyser comment ses différents aspects

– ressources, analyse, leadership – ont été utilisés et de tirer des conclusions sur les avantages et les difficultés observées. Mais au-delà des théories l’important, c'est l'accumulation de connaissances que nous laisse l'analyse des hommes et des groupes, les acteurs de différentes épopées.

L'étude des guerres, des batailles et les actions d'accumulation, de conservation ou d'augmentation du pouvoir tout au long de l'Histoire constituent de riches exemples, d’où l’on peut tirer de précieuses connaissances.

Avoir recours à l'expérience historique n'est pas un arbitraire idéologique. Il s’agit d’une ligne de réflexion sur la stratégie, la nature et l'applicabilité, qui en fait un savoir indispensable.

Lorsque nous analysons la pensée nationaliste à caractère révolutionnaire, nous découvrons un trait distinctif : sa défense de l'indépendance, tant économique que politique. À Cuba, ces idées sont présentes chez José Marti, qui n'est pas le seul, mais sans doute l'un des précurseurs les plus illustres.

Les pas qui guident Fidel sont précédés par la décision martinienne de conquérir la liberté ou de donner sa vie dans le combat. C'est peut-être le premier héritage pour les générations futures : celui de la lutte permanente contre l'oppression étrangère.

Cette identification aux idéaux et aux aspirations fait que le premier objectif soit celui de concrétiser les rêves jamais réalisés du Maître [José Marti], si bien que dans la prison, riche d’enseignements, l'identité entre les deux révolutionnaires se manifeste à nouveau, aussi bien dans la conduite assumée par le chef du Mouvement 26 de Julio, que dans les doctrines contenues dans ses écrits. Et ce fut ainsi dans l'exil mexicain, l'épopée orageuse du yacht Granma, les premiers revers, le regroupement plein d'espoir, dans la guerre et la victoire.

JOSÉ MARTI DANS LES DOCTRINES RÉVOLUTIONNAIRES DE FIDEL CASTRO

En tant que plus haut représentant du Parti révolutionnaire cubain et depuis l'émigration, José Julian Marti Pérez organisa la lutte, en cherchant le soutien des figures prestigieuses de la geste précédente, afin de structurer un mouvement qui répondit au soulèvement du 24 février 1895, et qui visait à atteindre ses objectifs de libération.

Les discours et les œuvres de notre plus grand patriote, surtout durant les années 1890-1895, ont pour objectif principal la recherche de l'unité des Cubains autour de l’idée d'indépendance. Dans ses écrits et dans ses discours les martyrs tombés au combat, les héros présents prennent vie, ainsi que les événements qui ont donné à la nouvelle geste une raison d'être, et cet engagement lie fermement sa pensée et son action au leader de la Révolution cubaine de 1959.

Par ailleurs, dans diverses interventions Fidel Castro apprécie la personnalité du héros de Dos Rios [lieu où José Marti tomba au combat] pour souligner sa capacité de penseur politique, sa conception révolutionnaire, ses qualités morales, ses idées sur la conception de la révolution, la nécessité de l'existence d'un parti unique, et la détermination avec laquelle il fit face aux problèmes liés à la préparation de la nouvelle guerre.

C’est de l'interaction dialectique de l'ensemble des fonctions mentionnées dans ses discours publics, en relation avec la guerre de 1895, que l’on peut déduire dans une large mesure la légitimité de son besoin de promouvoir un développement idéologique populaire, pour une société dans un processus de recherche incontestable.

Notons qu’il n'est pas seulement question d'éduquer un bon citoyen à travers l'exemple du Maître, mais de le faire et en même temps de générer des préceptes qui doivent être transformés historiquement pour imposer un nouvel ordre révolutionnaire, émanant des besoins inscrits dans un nouvel état historique de la pratique et de la physionomie historique et politique des hommes et des femmes qui construisent une nouvelle société à Cuba en 1959.

Si l’on ne tient pas compte dans les conceptions de Fidel de cette particularité dans l'intentionnalité avec laquelle il tente, pour les conditions de Cuba, la trilogie : histoire, politique et peuple, on méconnait sa pensée sur la question, qui est explicite dans la dimension de l'un ou l'autre des concepts, selon ce que chaque situation historique lui conseille.

Tout au long de notre Histoire, l'unité a été un facteur fondamental dans la conquête de notre indépendance et le Maître fut parmi les premiers à le comprendre, si bien que ce n'est pas un hasard si les expériences des batailles pour la souveraineté nationale lient indissolublement l'attitude des deux leaders.

Notre Apôtre comprenait que la création d’un espace politique qui réunirait tous les Cubains en faveur de l'indépendance de l'Île était incontournable, sans distinction d'âge, de race, de sexe, de nationalité ou de position sociale, convaincu que l'organisation politique de la guerre devait compter sur le soutien de toutes les personnes concernées et le soutien des principaux guides de la guerre précédente.

Fidel, pour sa part, comme Marti auparavant, plaça sa confiance absolue dans le peuple. Toute la stratégie de la Révolution se basa sur le peuple, sur ses énergies morales illimitées, sur l'énorme force révolutionnaire qu’elle renfermait. Et dans ce peuple, il chercha non seulement les membres du détachement initial, mais aussi les moyens indispensables pour commencer la lutte.

Fidel s'identifie aussi à Marti dans bien d'autres manifestations de son attitude envers la vie ; la subordination de sa conduite aux principes révolutionnaires, aux valeurs morales ; le rejet de tout ce qui signifie éviter l'accomplissement du devoir ; la combinaison de l'héroïsme et de la simplicité et son dévouement à la cause de la libération de tous les peuples du monde.

De la même manière que nous ressentons la présence de Marti dans les objectifs et l'organisation du Mouvement dirigé par Fidel, nous la trouvons dans chacune des étapes de son action insurrectionnelle, y compris dans l'attitude qu'il adopta face aux défaites. L'image de notre Héros national fut présente dans la tâche, pleine de sacrifices, de rassembler les ressources humaines et matérielles indispensables à la lutte contre le gouvernement de Fulgencio Batista Zaldivar, instauré le 10 mars 1952 à Cuba.

Avec une profonde conviction martinienne, le guide historique de la Révolution cubaine manifeste une préoccupation permanente pour l'avenir du processus politique, parce que le présent garantit l'avenir à travers la transformation constructive de l'état des choses existantes, et vise en même temps à favoriser une attitude proactive face aux grands objectifs à atteindre.

Aussi ai-je souligné l'importance de s'armer d'idées, de concepts révolutionnaires pour l'avenir, de construire des tranchées idéologiques sans sous-estimer en même temps l'importance des tranchées de pierres, en faisant des jeunes les porte-drapeaux de ces idées.

Il s’agit donc de situations qui génèrent une volonté collective, une spiritualité émancipatrice, qui implique non seulement la conscience d’avoir le pouvoir mais aussi la capacité de bien l'utiliser, conformément à sa mission historique d'avancer dans le domaine politique, dans la construction continue de l'hégémonie et, par conséquent, d’atteindre progressivement des niveaux supérieurs de souveraineté nationale et humaine.

D’une manière générale, l'analyse de ses discours montre une construction politique en dialogue avec les idées et la réalité, les aspirations et les exigences actuelles, entre les convictions doctrinales et les problèmes spécifiques de la nation et du peuple.

Cependant, on observe en même temps une réflexion permanente sur la situation nationale et internationale et une analyse de l'Histoire à partir de ses connaissances étendues, créant ainsi un réservoir d'idées brillantes pour l’expliquer et la comprendre, ainsi que pour orienter la pratique.

Cependant, Fidel Castro n’a de cesse d’orienter le cours de l'Histoire dans le sens marqué par ces matrices idéologiques et doctrinales. C'est pourquoi il poursuit ses efforts politiques pour penser l’immédiat, quelle qu’en soit sa force, et il tend à le faire en relation avec l’avenir proche et lointain, avec l’idéal pour horizon, ce qui le rend profondément cohérent sur le plan idéologique et politiquement responsable. Fidel interpelle le peuple à travers la politique qu'il met en place, en essayant de faire de lui un récepteur et un producteur dans les deux sens.

La reconnaissance du rôle décisif de l'Histoire dans le développement économique et social est, selon toute probabilité, l'une des caractéristiques essentielles de sa pensée ; elle apparaît très tôt dans ses déclarations et montre la fréquence croissante avec laquelle cette conception se traduit en action.

Dans différentes circonstances, Fidel réaffirme ses convictions sur l'importance de l'Histoire dans la contribution décisive à la réalisation des objectifs urgents de la Révolution et au développement ultérieur de la société socialiste. C'est en grande partie grâce à cette combinaison qu'il a été reconnu comme un homme d'État à la stature internationale.

*Institut d'histoire de Cuba.

Sources utilisées :

- Meeting central pour le 30e anniversaire de l'entrée à La Havane, le 8 janvier 1989.

- Soirée commémorative pour les 100 ans de lutte, Demajagua, Oriente, 10 octobre 1968

- Soirée solennelle pour le centenaire de la chute au combat du général Ignacio Agramonte Loynaz, Camagüey, 11 mai 1973.

- Fidel Castro et l'Histoire en tant que science. (Sélection Tematica 1959-2003)

- Tome I. Centre d'études martiniennes. La Havane, 2007.

 

http://fr.granma.cu/cuba/2018-08-09/lhistoire-de-cuba-dans-la-conception-revolutionnaire-de-fidel


 

SUEDE : UN JEUNE TRISOMIQUE ABATTU PAR TROIS POLICIERS A CAUSE D'UN PISTOLET EN PLASTIQUE

La police de Stockholm, image d'illustration

En Suède, un jeune trisomique est abattu par la police à cause d’un pistolet en plastique

© AFP 2018 Jonathan Nackstrand

SOCIÉTÉ

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La police suédoise a tué jeudi matin un jeune homme atteint de trisomie 21 et d’autisme prenant pour une véritable arme le jouet qu’il tenait à la main.

Jeudi matin, à Stockholm, la police voit un homme armé d’un pistolet et exige que ce dernier le lâche. Le «suspect» ne réagissant pas, ils ouvrent le feu … Mais leurs balles  ôtnt la vie à un jeune homme de 20 ans souffrant d’autisme et atteint de trisomie 21 qui tenait à la main son jouet et ne pouvait pas répondre aux gardiens de la paix, informe la presse. 

Endeuillée, la mère d’Eric Torell a révélé ensuite à la chaîne SVT que son fils était sorti sans permission de l’appartement de son père dans la nuit de mercredi à jeudi, un comportement atypique pour lui. 

​«On a frappé à la porte. Il y avait derrière deux policiers qui m’ont révélé que trois de leurs collègues avaient abattu mon fils. Pas un, ni deux, mais trois lui ont tiré dans le ventre», explique la femme. 

 

des policiers us

© AP PHOTO / LYNNE SLADKY

La police US tue un Afro-Américain, sa famille reçoit… 4 dollars d’indemnités

La police de la ville a exprimé ses condoléances et comme l’a annoncé Ulf Johansson, chef de la police régionale, «il s’agit d’une tragédie commune» et qu’il comprenait la vague de mécontentements que cela a engendrée.

Il a toutefois rappelé, en se fondant sur sa propre expérience, que parfois les policiers devaient prendre des décisions difficiles en quelques instants seulement. 

Selon les données du parquet du pays, aucun des trois policiers n’a pour le moment été interpellé. Une enquête est en cours.  

https://fr.sputniknews.com/societe/201808031037506948-suede-assassinat-jeune-trisomie/


 

RAUL CASTRO : AUSSI GRANDS QUE SOIENT LES DEFIS, NOTRE PEUPLE DEFENDRA POUR TOUJOURS SA REVOLUTION SOCIALISTE

Raul Castro : Aussi grands que soient les défis, notre peuple défendra pour toujours sa Révolution socialiste

Discours du général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, à la cérémonie organisée à l’occasion du 65e anniversaire des attaques des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, à la Cité scolaire 26 Juillet, Santiago de Cuba, 26 juillet 2018, « Année 60 de la Révolution »

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: ACNUR

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Santiagaises et Santiagais,

Compatriotes,

Comme je l’avais annoncé en décembre de l’année dernière, je prononcerai aujourd’hui l’allocution centrale de la cérémonie nationale à l’occasion du 65e anniversaire des attaques des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes.
Aucun de ceux d'entre nous qui avons eu le privilège de participer à ces actions, sous le commandement de Fidel, ne pouvait rêver à l’époque que nous serions vivants un jour comme aujourd'hui, avec un pays libre, indépendant et souverain, une Révolution socialiste au pouvoir et un peuple uni, prêt à défendre l’œuvre accomplie, fruit du sacrifice et du sang versé par plusieurs générations de Cubains.

Nous célébrons ce 65e anniversaire à Santiago de Cuba, non seulement pour son histoire, mais aussi pour reconnaître le travail que réalise la province dans l’intérêt du peuple, 
Sous la direction du camarade Lazaro Exposito Canto, Premier secrétaire du Comité provincial du Parti (Applaudissements) en étroite collaboration avec le gouvernement présidé par la vice-présidente du Conseil d’État, Beatriz Jhonson Urrutia, (Applaudissements), un travail intégral a été accompli dans plusieurs secteurs de l’économie, qui a permis d’accroître l’offre de biens et de services à la population. Une offre de qualité et à des prix accessibles.

Des progrès soutenus sont réalisés dans le programme du logement grâce à l’emploi de différentes technologies et d’initiatives dans l'utilisation de matériaux de construction locaux ; les investissements prioritaires d'intérêt national se poursuivent à un bon rythme, comme le terminal portuaire polyvalent et la base de stockage de San Luis.

Un travail est également en cours pour créer les conditions qui permettront d’accroître les exportations de fruits, de rhum, de langouste et les produits de l’aquaculture.

L'activité commerciale est réorganisée par le biais de projets de développement local, qui accordent une plus grande autonomie aux municipalités dans la gestion et la satisfaction des demandes de la population, en tirant parti de leurs propres ressources, ce qui se traduit par des contributions plus élevées au budget et garantit la durabilité de ce qui a été réalisé et continue d'investir dans le développement.

L'enthousiasme des habitants de Santiago et de toute la province est palpable. Cependant, il reste beaucoup à faire dans la sphère de la production et des services pour générer de la richesse avec efficience et continuer à améliorer la qualité de vie de la population, et faire en sorte que l’objectif que Santiago soit une ville chaque jour plus belle, plus propre, plus disciplinée, et plus ordonnée, digne de conserver les restes de nos meilleurs enfants, parmi lesquels se distinguent les restes de l'Apôtre national [José Marti], du Père et de la Mère de la Nation [Carlos Manuel de Céspedes et Mariana Grajales], et du chef historique de la Révolution cubaine [Fidel Castro] devienne une réalité.

Dans les mois qui viennent, nous commémorerons d’importants événements historiques, dont le 150e anniversaire du début des luttes pour l’indépendance de la Patrie, le 10 octobre 1868, et le 60e anniversaire du triomphe de la Révolution, le 1er Janvier 1959, le jour où les mambises sont enfin entrés victorieux à Santiago, pour y rester définitivement aux côtés de leur peuple.

Il y a à peine quatre jours, l’Assemblée nationale a adopté le Projet de Constitution de la République, qui sera l’objet d’une vaste consultation populaire dans les mois prochains et, avec les opinions et les propositions émanant de ce processus démocratique, il sera de nouveau examiné par le Parlement en vue de l’élaboration du texte définitif qui sera soumis à référendum, à travers le vote direct et secret de chaque citoyen, pour son adoption et proclamation ultérieure.
La Constitution de la République est la loi fondamentale sur laquelle se fonde l'État et, par conséquent, c’est le document juridique et politique le plus important de tout pays, puisqu'elle définit les fondements de la nation, la structure des pouvoirs et leur portée, de même qu’elle garantit les droits et les devoirs des citoyens.

La Constitution actuelle, adoptée voilà 42 ans dans un scénario national et international très différent de l’actuel, doit être réformée dans le but d’y inclure les transformations sociales et économiques mises en œuvre conformément aux accords adoptés durant les 6e et 7e Congrès du Parti communiste de Cuba.

Un exercice politique et démocratique transcendantal sera lancé, dont le succès dépendra, en premier lieu, de la participation active et engagée des Cubains, sous la direction du Parti et de l’Union des jeunes communistes et des organisations de masse, au cours duquel il faut que chaque citoyen comprenne la nécessité et la portée des changements que nous devons introduire dans la Constitution, afin de garantir le caractère irrévocable du socialisme et la continuité de la Révolution.

Nous n’ignorons pas les complexités qui caractérisent la situation actuelle sur les plans interne et externe.

Pour ce qui est de l'économie, comme l’a indiqué le président Miguel Diaz-Canel dans son intervention à la clôture de la récente période de sessions de l’Assemblée nationale, la situation des finances extérieures reste tendue, du fait des répercussions sur les recettes prévues pour l’exportation du sucre et dans le tourisme, provoquées par une sécheresse prolongée, le cyclone dévastateur Irma et des pluies intenses hors-époque, d’abord, et ensuite la tempête subtropicale Alberto.

À cela s’ajoute le renforcement du blocus nord-américain et ses effets extraterritoriaux, qui ont eu un impact sur le commerce et les transactions financières.

En dépit de ces facteurs adverses, comme on l’a signalé, une croissance discrète de l’économie a été enregistrée au premier semestre, ce qui constitue un résultat encourageant. Cependant, il convient de garantir les exportations et de réduire toute dépense non essentielle afin de destiner les fonds disponibles aux productions et aux services qui génèrent des entrées de devises.

Nous devons toujours garder à l'esprit que les économies restent la source de ressources la plus rapide, et c’est pourquoi nous devons faire en sorte que cela cesse d’être un simple slogan pour devenir une règle de conduite des cadres et des travailleurs à tous les niveaux.

À propos de la situation qui se met en place sur notre continent, je me dois de signaler qu'au début de ce siècle, dans le cadre de la résistance et de la lutte des peuples contre les effets néfastes des modèles néolibéraux, plusieurs forces progressistes et de gauche, sont arrivées au pouvoir, qui ont impulsé l'unité et l'intégration latino-américaine et caribéenne. Dans ce contexte, le projet impérialiste de Zone de libre-échange des Amériques, connu comme ZLEA, a été rejeté, et l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA) a vu le jour.

En 15 ans, 60 millions de personnes sont sorties de la pauvreté et plus de trois millions de l'analphabétisme, qui a été éradiqué au Venezuela, en Bolivie et au Nicaragua. Par ailleurs, plus de 20 000 médecins latino-américains et caribéens ont obtenu leur diplôme à l'École latino-américaine de médecine. Plus de 2 900 000 patients étrangers ont recouvré la vue grâce à l'Opération miracle, ainsi que plus d'un million de Cubains. Petrocaribe est né grâce à la généreuse coopération vénézuélienne,

Les nouveaux gouvernements progressistes ont rompu avec des décennies de souveraineté restreinte et de subordination au pouvoir impérial et elles ont créé les conditions favorables à l’avancée vers l'intégration régionale, à travers la constitution d’organisations hors de la tutelle des États-Unis, telles que la Communauté des États latino-américains et caribéens (Celac) et l'Union des nations du Sud (Unasur), auxquelles ont participé des gouvernements aux tendances politiques différentes sous le principe de « l'unité dans la diversité », alors que le Mercosur était réactivé.

La trajectoire réussie de la Communauté de la Caraïbe (Caricom), la participation de tous les États membres à la Celac et à l’Association des États de la Caraïbe(AEC), ainsi que l’adhésion de certains d’entre eux à l’Alba ont contribué au progrès de cette unité régionale.

Les chefs d'État et de gouvernement d'Amérique latine et de la Caraïbe ont signé à La Havane en 2014 la Proclamation de l'Amérique latine et la Caraïbe en tant que Zone de paix, qui les engageait à respecter pleinement le droit inaliénable de tout État à choisir son système politique, économique, social et culturel, à ne pas intervenir dans les affaires intérieures de tout État et d’observer les principes de souveraineté nationale, l’égalité des droits et la libre détermination des peuples, ainsi que la résolution pacifique des différends, en même temps qu’elle proscrivait la  menace et l’usage de la force.

Cette conjoncture n’a pas convenu aux cercles de pouvoir à Washington, qui ont utilisé les méthodes de guerre non conventionnelles pour empêcher la continuité ou entraver le retour de gouvernements progressistes, en orchestrant des coups d'État,  d’abord un militaire pour renverser le président Zelaya au Honduras, puis parlementaires et judiciaires contre Lugo au Paraguay et Dilma Rousseff au Brésil. Ils ont déployés le contrôle monopoliste des médias avec pour objectif la promotion de procès judiciaires truqués et motivés politiquement, ainsi que des campagnes mensongères et de dénigrement contre des figures et des organisations de gauche.

La droite est également parvenue à reprendre le pouvoir politique dans certains pays à travers des victoires électorales, certaines d’entre elles frauduleuses et grâce à la manipulation politique et technologique, la falsification de données économiques et des campagnes d’intimidation avec l’appui des médias hégémoniques.

Comme on pouvait s'y attendre, la droite n'a pas hésité à désarticuler les politiques sociales qui bénéficiaient largement à la population, à utiliser le pouvoir judiciaire sous le prétexte de lutter contre la corruption, afin de criminaliser les forces de gauche et emprisonner les leaders progressistes.

Le gouvernement des États-Unis a déclaré voilà quelques mois et sans le moindre scrupule, la pleine validité de la doctrine Monroe, que l’on peut résumer par l’expression « l’Amérique pour les Américains » – bien sûr, ceux du Nord – laquelle réserve aux pays d'Amérique latine et de la Caraïbe un statut de dépendance et de soumission aux intérêts impériaux. C’est ce que démontrent leurs actions agressives et interventionnistes,  le déploiement de forces militaires  et la recherche constante de nouvelles bases dans la région.

L’un de leurs objectifs est de réduire à néant les progrès réalisés dans l'intégration et l'exercice de la souveraineté sur les ressources naturelles, afin d'imposer leur programme raciste, suprématiste et contre les peuples à travers une offensive néolibérale visant à détruire une décennie de développement et à approfondir les différences dans cette région la plus inégale de la planète.

Par ailleurs, les États-Unis, avec la complicité de certains gouvernements, ont tenté de revigorer l'OEA, qui est devenue le théâtre de l’agression contre le Venezuela. Ne pouvant atteindre leur but, grâce à l’attitude digne d’un nombre important de pays, ils ont formé des groupes officieux de pays, pour décider de mesures coercitives unilatérales et autres actions interventionnistes, miner l'unité régionale, mettre un frein à la Celac et paralyser l’Unasur.

Ces faits démontrent une fois de plus que la solution est de ne jamais négliger l'unité des révolutionnaires et de lutter sans cesse,  en ayant conscience que les adversaires ne relâchent jamais leurs efforts pour restaurer les modèles d’exclusion et d’exploitation, et que, lorsque leurs soi-disant valeurs et règles de la sacrosainte démocratie représentative ne leur servent pas pour parvenir au pouvoir, ils n’hésitent pas à recourir aux coups d'état, à la violence, voire à la guerre.

La 24e rencontre du Forum de Sao Pablo qui a eu lieu récemment à La Havane, avec la participation de représentants de tous les continents, a constitué un espace indispensable de concertation politique face à la nécessité de poursuivre les luttes des forces politiques de gauche et des mouvements sociaux. Sa Déclaration finale « Notre Amérique en lutte » est un véritable programme d’action unitaire face aux dangers pour la paix et les menaces et les opportunités pour les forces politiques de la gauche et les mouvements populaires et sociaux dans la région.

Je profite de cette occasion pour renouveler notre solidarité avec la Révolution bolivarienne et chaviste, dirigée par le président Nicolas Maduro Moros.

Nous adressons au Nicaragua, au Front sandiniste de Libération nationale et au président Daniel Ortega, l’invariable solidarité de notre peuple, de notre Parti et de notre gouvernement.

Nous réclamons la libération du camarade Lula da Silva et son droit à être candidat présidentiel du Parti des travailleurs (Applaudissements), comme n’ont de cesse de l’exiger des milliers de Brésiliens et de nombreuses organisations dans le monde. Si demain des élections avaient lieu au Brésil, il ne fait pas de doute que Lula remporterait les élections au premier tour (Applaudissements. C’est la raison pour laquelle il est prisonnier.

Nous adressons également nos félicitations au très cher peuple mexicain et au président élu Andrés Manuel Lopez Obrador pour ce résultat historique.

J’aborderai maintenant les relations avec les États-Unis, un pays avec lequel nous maintenons des relations diplomatiques formelles, qui disposent de canaux officiels de communication, de plusieurs accords bilatéraux et d’une coopération mutuellement bénéfique dans un groupe réduit de secteurs.

Quelques jours après l'annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, le 17 décembre 2014, nous avons souligné, depuis notre Parlement, quelques jours plus tard, qu'entre les gouvernements de Cuba et des États-Unis, il existait de profondes différences quant à l’exercice de la souveraineté nationale et des conceptions de démocratie, du modèle politique et des relations internationales. Cependant, nous avons renouvelé notre disposition à un dialogue respectueux et réciproque sur les différends, tout en avertissant qu’il n’était pas question de prétendre que Cuba renonce aux idées pour lesquelles elle avait lutté durant plus d’un siècle, dans le but d’améliorer les relations avec les États-Unis.

Depuis le mois d’août dernier, sous le prétexte d’atteintes à la santé de ses diplomates, que certains appellent attaques soniques, autrement dit, des bruits qui affecteraient les diplomates – ils accusent maintenant la Chine de la même chose –, dont personne n’a pu ni expliquer ni prouver l’origine, même s’ils ne cessent de le répéter, les relations bilatérales se sont détériorées : 17 fonctionnaires ont été expulsés injustement de notre ambassade à Washington, et la majorité de leur personnel diplomatique à La Havane a été retiré, d’où l’interruption d’une grande partie des démarches de visas, au détriment des voyages aux États-Unis des citoyens cubains.

En outre, l'application extraterritoriale du blocus nord-américain s'est intensifiée, en particulier la persécution de nos transactions financières.

L’occasion est propice pour rappeler le contenu d’un mémorandum d'un sous-secrétaire d'État adjoint chargé des Affaires interaméricaines, – ce qui correspond ici à vice-ministre des Relations extérieures en charge des questions de la région latino-américaine – du nom de Lester Mallory, daté du 6 avril 1960, voilà plus de 58 an, mais qui est un fait que nous, les Cubains, nous ne devons jamais oublier, et c’est pour cela que je souhaite rappeler et citer textuellement certains de ses phrases ou paragraphes :

« La majorité des Cubains soutiennent Castro […]Il n’existe pas d'opposition politique effective […] Le seul moyen efficace de lui faire perdre le soutien interne (au gouvernement) est de provoquer la désillusion et le découragement au moyen de l’insatisfaction économique et de la pénurie […] Nous devons utiliser rapidement tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique […]en refusant à Cuba de l’argent et des approvisionnements, afin de réduire les salaires nominaux et réels, afin de provoquer la faim, le désespoir et la chute du gouvernement… » Les recommandations qu’il adressait à son gouvernement étaient plus nombreuses.

Je n'ai jamais rien lu de plus cynique que ces paroles. Ce fut, je vous le rappelle, le 6 avril 1960, autrement dit, un an et 9 jours avant les bombardements du 15 avril 1961, prélude à l’invasion par Playa Giron. C’est ainsi que s’est amorcé en 1959, l’année même de la victoire,  le long chemin des agressions contre notre pays qui se renouvellent aujourd'hui.

Parallèlement, les déclarations publiques des principaux fonctionnaires du gouvernement des États-Unis contre Cuba sont caractérisées par le manque de respect, l’agressivité, l’ingérence et la grossière manipulation de la vérité historique. Des dizaines de millions de dollars sont consacrées chaque année, adoptées par leur budget, à promouvoir la subversion visant à provoquer des changements politiques contraire à l’ordre constitutionnel de notre pays. 

En juin dernier, lors d’une intervention à une réunion de l’Organisation des États américains, l’OEA discréditée, un fonctionnaire diplomatique nord-américain a déclaré : «  Les pays des Amériques doivent accepter que Cuba est la mère de tous les maux en matière d'affaiblissement de la démocratie sur le continent et des droits de l'homme. » Il y a quelques jours ledit personnage a répété le même point de vue agressif envers notre pays.

Ces positions nous rappellent également la « Commission pour venir en aide à une Cuba libre », qui fut vouée à l’échec, créée par le président de l’époque, George W. Bush qui, enivré par l’apparente victoire dans la seconde guerre en Irak, en vint même à désigner un contrôleur nord-américain qui administrerait Cuba après qu’elle ait été occupée, comme c’était la pratique durant le bon vieux temps des canonnières yankees en Amérique latine.

Ce n'est pas par hasard si dans le projet de notre Constitution il est réaffirmé que la défense de la Patrie socialiste est le plus grand honneur et le devoir suprême de chaque Cubain et que soit incorporé que c’est dans la doctrine de la guerre de tout le peuple que se fonde la conception stratégique de la défense de la nation.

Nous, les Cubains, nous sommes un peuple pacifique et amical, nous ne menaçons personne. Nous avons souvent dit que pour nous, éviter la guerre équivaut à la gagner. Mais pour cela, nous devons suer sang et eau pour être prêts à nous battre jusqu'à la victoire si quelqu’un tentait de s’emparer de Cuba.

Une fois de plus, une situation défavorable s’est installée, et de nouveau l’euphorie surgit chez nos ennemis, empressés de réaliser les rêves de détruire l’exemple de Cuba. Ce ne sera pas la première fois, ni la dernière, que la Révolution cubaine devra faire face à des défis et à des menaces. Nous avons couru tous les risques et résisté, invaincus, pendant 60 ans (applaudissements).

Pour nous, comme pour le Venezuela et le Nicaragua, il est très clair que le siège se referme. Notre peuple doit être attentif et prêt à répondre à chaque défi avec unité, fermeté, optimisme une foi inébranlable dans la victoire.

Depuis le 26 juillet 1953, nous, les révolutionnaires cubains, nous sommes forgés dans une bataille incessante et nous sommes arrivés jusqu’ici en surmontant les revers et en sortant victorieux d’agressions de tout type.

Comment ne pas rappeler les jeunes qui un jour comme hier furent sauvagement torturés et assassinés après l’échec de leur action qui visait à prendre d’assaut le ciel pour ne pas laisser mourir l’Apôtre l’année de son centenaire ?

En ce même lieu, voilà 45 ans, Fidel déclara : « La Moncada, nous a enseigné à transformer les revers en victoire. Ce ne fut pas la seule épreuve amère d’adversité, mais rien n’a pu contenir la lutte victorieuse de notre peuple. Des tranchées d’idées furent  plus puissantes que des tranchées de pierres. Elle nous a montré la valeur d’une doctrine, la force des idées, et nous a laissé la leçon permanente de la persévérance et la ténacité dans les objectifs justes ».

Et le commandant en chef d’ajouter : « Nos morts héroïques ne sont pas tombés en vain. Ils ont signalé le devoir d’aller de l’avant, ils ont enflammés dans les âmes le courage indestructible, ils nous ont accompagnés dans les prisons et dans l’exil, et ils ont combattu à nos côtés dans la guerre. Nous les voyons renaître dans les nouvelles générations... » (Applaudissements)

En 1959, quelques mois après la victoire du 1er Janvier, il a fallu affronter les bandes armées organisées et financées par la CIA, les sabotages, des centaines de plans d'attentats contre les principaux dirigeants, notamment contre le chef de la Révolution, le blocus économique, commercial et financier, les campagnes médiatiques, l'invasion par Playa Giron, la Crise d'octobre ou des missiles, l'introduction d’épidémies et de maladies, de multiples actes terroristes organisés et financés par le gouvernement des États-Unis, qui se sont soldés par des milliers de victimes et d’enfants de la Patrie mutilés ou souffrant de handicap.

Durant la décennie des années 90 du siècle dernier, après la disparition de l'Union soviétique et du camp socialiste, et face à l'agression implacable et opportuniste de l'impérialisme, qui s’enthousiasma à l’idée du collapsus tant attendu de la Révolution, nous, les Cubains, au milieu d'énormes pénuries matérielles, avons mis à l’épreuve notre inébranlable capacité de résistance et la volonté de défendre la souveraineté, l’indépendance et le socialisme.

Cela a été possible grâce à notre peuple incomparable et l'unité forgée par Fidel, dès les premières années de lutte.
Aujourd'hui, 65 ans après l’attaque de la caserne Moncada, l’indépendance désormais conquise et la présence permanente de Fidel parmi nous, nous pouvons affirmer qu’aussi difficiles que soient les circonstances, aussi grands que soient les défis, notre peuple défendra à jamais sa Révolution socialiste. L’Histoire a démontré que oui, nous avons pu, oui, nous pouvons et nous pourrons toujours !  (Applaudissements)

65 ans se sont déjà écoulés depuis l’attaque de la Moncada. Une grande majorité de la population est née après les événements dont nous parlons. Comme chacun sait, la Révolution a triomphé cinq ans, cinq mois et cinq jours après la Moncada. Donc, il manque cinq mois et cinq jours pour la commémoration du 60e anniversaire de notre Révolution (Applaudissements). Et pour célébrer ou commémorer une date aussi importante, ce jour-là nous nous retrouverons ici à Santiago. (Applaudissements)

Je vous remercie.

Regardez ce beau lever du jour, avec les montagnes de la Sierra Maestra qui nous observent. Elle reste là en face, elle continue jusqu’à la Gran Piedra et s’achève aux limites de la province de Guantanamo. Et comme les géographes l’établissent, Santiago de Cuba. Une ville totalement montagneuse, entourée par la Sierra Maestra. C’est une fierté dont nous ne parlons jamais.

À bientôt.

(Ovations)

http://fr.granma.cu/cuba/2018-07-31/raul-castro-aussi-grands-que-soient-les-defis-notre-peuple-defendra-pour-toujours-sa-revolution-socialiste


 

LE CAMARADE FIDEL CASTRO DISAIT : TANT QU'IL Y AURA DES INJUSTICES, IL Y AURA DES REVOLUTIONS.

Tant qu'il y aura des injustices, il y aura des révolutions

La journée de clôture de l'événement a été marquée par l’annonce du lancement au mois d’août de la campagne internationale « Liberté pour Lula maintenant ! », et de l’organisation d’un tweet mondial en faveur de sa libération

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

C’est sous une ovation prolongée et des vivats à Fidel que le général d’armée Raul Castro fait son entrée dans la salle principale du Palais des Conventions de La Havane, où il a présidé la cérémonie de clôture de la 24e Rencontre annuelle du Forum de Sao Paulo (FSP).

En présence du président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez, des chefs d’État Nicolas Maduro, du Venezuela, Evo Morales, de Bolivie, Salvador Sanchez Cerén du Salvador, et de plus de 630 délégués et invités, il a été procédé à la lecture de la « Déclaration de La Havane » et du Plan d'action qui doit guider le travail du FSP l’année prochaine

Monica Valente, Secrétaire exécutive du FSP, a qualifié cette réunion d'emblématique et elle a remercié les dirigeants du Parti communiste de Cuba (PCC) et son peuple pour les efforts qu’ils ont déployés en vue d’organiser cette rencontre et pour ouvrir à nouveau leurs bras aux luttes des peuples de la région et du monde, en particulier aux forces politiques et aux mouvements sociaux de la gauche.

Il a préalablement été donné lecture des résolutions finales de chacune des réunions et ateliers sectoriels consacrés aux femmes, aux jeunes, aux parlementaires, à la communication politique et aux médias, à l'art et à la culture.

Les participants ont également reçu un compte-rendu des débats suscités lors de la Réunion du Réseau de défense de l'Humanité, du dialogue des articulations et mouvements sociaux avec le FSP, ainsi que de la rencontre entre le Parti de la Gauche Européenne (PGE) et les forces du Forum.

La journée de clôture de l'événement a été marquée par l’annonce du lancement, au mois d’août, de la campagne internationale « Liberté pour Lula maintenant ! », et de l’organisation d’un tweet mondial en faveur de sa libération, avec le soutien du PGE et de toutes les forces politiques souhaitant s’y joindre, en Asie, en Afrique et aux États-Unis-Canada.

Le discours de clôture a été prononcé par José Ramon Machado Ventura, deuxième secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, qui a rappelé que pour Fidel le mot défaite n'a jamais existé, qu’il n'y a eu que des revers temporaires, car tant qu'il y aura des injustices, il y aura des révolutions.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-07-18/tant-quil-y-aura-des-injustices-il-y-aura-des-revolutions


 

CUBA : RAUL CASTRO A RECU LE VICE-PRESIDENT DU PARTI DU TRAVAIL DE COREE

Raul a reçu le vice-président du Parti du Travail de Corée

Durant de cet entretien amical, les deux dirigeants ont mis en avant les liens d'amitié traditionnels et les excellentes relations entre nos peuples, nos partis et nos gouvernements

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudios Revolución

Le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, le général d'armée Raul Castro Ruz, a reçu jeudi après-midi le camarade Ri Su Yong, qui était porteur d’un message du président du Parti du Travail de Corée, Kim Yong Un. Au cours de cette rencontre amicale, les deux dirigeants ont mis en avant les liens d'amitié traditionnels et les excellentes relations entre nos peuples, nos partis et nos gouvernements.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-07-06/raul-a-recu-le-vice-president-du-parti-du-travail-de-coree


 

CUBA ET LES CARAÏBES, UNE FRATERNITE QUI TRANSCENDE LES FRONTIERES

Cuba et les Caraïbes, une fraternité qui transcende les frontières

Au cours de sa visite à Montego Bay, Miguel Diaz-Canel a rencontré le Premier ministre jamaïcain et son homologue haïtien

Auteur:  | internet@granma.cu

Le président cubain a été reçu par le Premier ministre jamaïcain Andrew Holness. Photo: Estudios Revolución

La première activité du président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez dans cette ville a été la réception offerte au Centre des Conventions de Montego Bay par le Premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, qui lui a souhaité la bienvenue dans ce pays par une chaleureuse poignée de main.

Lors de cet entretien, Holness l'a félicité pour sa récente élection à la tête du Conseil d'État et du Conseil des ministres de la République de Cuba ; il a exprimé sa gratitude pour la solidarité que la Grande Île des Antilles a toujours témoigné aux Caraïbes, et lui a fait part, au nom des dirigeants de la région, de leur satisfaction pour sa visite.

Diaz-Canel a remercié son hôte pour l'accueil chaleureux, l'hospitalité et l'affection accordés à la délégation cubaine. « Cuba et la Jamaïque ne sont pas seulement proches géographiquement ; elles le sont aussi historiquement et humainement », a déclaré le président cubain.

Miguel Diaz-Canel a ensuite rencontré le président haïtien, Jovenel Moïse, avec qui il a discuté de plusieurs projets communs en matière de développement hydraulique en Haïti, de la modernisation de l'aéroport du Cap-Haïtien et de l'attribution de nouvelles bourses d'études aux jeunes de ce pays.

Diaz-Canel a souligné la sensibilité du Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba, le général d'armée Raul Castro Ruz, et du président du Parlement, Esteban Lazo Hernandez, aux questions liées aux Caraïbes et en particulier à Haïti.

http://fr.granma.cu/mundo/2018-07-06/cuba-et-les-caraibes-une-fraternite-qui-transcende-les-frontieres


 

COMMANDANT ERNESTO CHE GUEVARA : UN VERITABLE MODELE DE REVOLUTIONNAIRE

Un véritable modèle de révolutionnaire

Fragments du discours prononcé par Fidel lors de la viellée solennelle à la mémoire du commandant Ernesto Che Guevara, sur la place de la Révolution, le18 octobre 1967

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Ahmed Velázquez

« Che était de ceux pour qui tout le monde ressentait immédiatement de l’affection, pour sa simplicité, pour son caractère, pour son naturel, pour son esprit de camaraderie, pour sa personnalité, pour son originalité [...] de ce type d'homme qui, lorsqu'il faut accomplir une mission difficile, n'attend pas qu'on lui demande d’entreprendre la mission [...].

« C'était l'une de ses caractéristiques essentielles : la disposition immédiate, instantanée de se porter volontaire pour la mission la plus dangereuse. Et cela, évidemment, suscitait l'admiration, la double admiration envers ce compagnon qui luttait à nos côtés, qui n'était pas né sur cette terre, qui était un homme aux idées profondes, qui était un homme dont l'esprit bouillonnait de rêves de lutte dans d'autres parties du continent, et qui était doté cependant de cet altruisme, ce désintéressement, cette disposition à toujours faire les choses les plus difficiles, à risquer sa vie constamment.

« Che était un soldat exceptionnel ; Che était un chef exceptionnel ; Che était, du point de vue militaire, un homme extraordinairement capable, extraordinairement courageux, extraordinairement combattif. Si, en tant que guérillero, il avait un talon d’Achille, ce talon d’Achille était justement sa combattivité excessive, c’était son absolu mépris du danger.

« […] Che était un maître de la guerre. Che était un artiste de la lutte de guérilla ! […] L’artiste pourra mourir, surtout quand il est un artiste d’un art aussi dangereux que la lutte révolutionnaire, mais ce qui ne mourra en aucune façon, c’est l’art auquel il consacra sa vie et auquel il consacra son intelligence.

« […] C’était un homme à la pensée profonde, à l’intelligence visionnaire, un homme doté d’une vaste culture. […] Che réunissait en tant que révolutionnaire les vertus qui peuvent se définir comme la plus complète des vertus d’un révolutionnaire : homme intègre à part entière, un homme d’une honnêteté absolue, d’une sincérité absolue, un homme à la vie stoïque et spartiate, un homme dans la conduite duquel on ne saurait trouver pratiquement une seule tache.Il représenta par ses vertus ce que l'on peut appeler un véritable modèle de révolutionnaire.

« […] C’est pourquoi nous disons, lorsque nous pensons à sa vie, lorsque nous pensons à sa conduite, qu’il représenta le cas singulier d’un homme rarissime, qui fut capable de réunir dans sa personnalité non seulement les caractéristiques de l’homme d’action, mais aussi de l’homme de pensée, de l’homme aux vertus révolutionnaires immaculées et à l’extraordinaire sensibilité humaine, unies à un caractère de fer, à une volonté d’acier, à une ténacité indomptable.

« […] Les écrits du Che, la pensée politique et révolutionnaire du Che conserveront une valeur permanente dans le processus révolutionnaire en Amérique latine. Et ne doutons pas que la valeur de ses idées ont et auront une valeur universelle. »

http://fr.granma.cu/cuba/2018-06-14/un-veritable-modele-de-revolutionnaire