CUBA

DEBUT A SANTIAGO DE CUBA DE LA CEREMONIE DE MASSE EN HOMMAGE A FIDEL

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Début à Santiago de Cuba de la cérémonie de masse en hommage à Fidel

Présidée par le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, cette cérémonie est marquée par la présence de chefs d’État et de personnalités de diverses parties du monde, venus accompagner le peuple cubain

Auteur:  | internet@granma.cu

 

Fidel est à Santiago. Dans son Santiago de la Moncada, son Santiago du 30 Novembre, de la Sierra Maestra et du Triomphe, dans cette même ville qui lui conféra le titre de Héros de la République, au nom de tout son peuple.

Et ce même peuple s’est rendu aujourd’hui en masse sur la Place de la Révolution Antonio Maceo, où la cérémonie d’hommage au commandant en chef, dans l’attente de la destination définitive de ses cendres au cimetière de Santa Ifigenia, vient de commencer.

Plusieurs amis, présidents, personnalités d’autres parties du monde ont tenu à accompagner le général d’armée Raul Castro, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, qui prononcera le discours principal.

Des dirigeants d’organisation de masse, sociales et de l’Union des jeunesses communistes prendront également la parole au nom de notre peuple.

http://fr.granma.cu/hasta-la-victoria-siempre/2016-12-03/debut-a-santiago-de-cuba-de-la-ceremonie-de-masse-en-hommage-a-fidel


 

 

TRAJET VICTORIEUX DE FIDEL VERS SANTIAGO DE CUBA OU IL REPOSE

Le peuple fier de Camagüey était présent

Peu après 16h, ce jeudi, après avoir traversé la province de Ciego de Avila, le cortège funèbre emportant les cendres du commandant en chef Fidel Castro Ruz a reçu sur son passage les témoignages d’affection de milliers d’habitants de la région de Camagüey

Auteur:  | febles@granma.cu

Photo: Juvenal Balán

CAMAGÜEY. — Après avoir traversé, peu après 16h, ce jeudi, la province de Ciego de Avila, le cortège funèbre emmenant les cendres du commandant en chef Fidel Castro Ruz a reçu sur son passage les témoignages d’affection de milliers d’habitants de la région de Camagüey, qui s’étaient massés de chaque côté de la Route centrale.

Un accueil semblable lui a été réservé dans tous les petits villages et les communautés des municipalités de Carlos Manuel de Cespedes et Florida, jusqu’à son arrivée dans la ville de Camagüey. La population reconnaissante, qui s’était rassemblée le long des rues principales, a attendu le passage du cortège funèbre pendant des heures sous une pluie battante.

Photo: Juvenal Balán

À la tombée de la nuit, le cortège est arrivée à la Place de la Révolution général Ignacio Agramonte Loynaz, acclamé par une multitude d’écoliers et étudiants, de travailleurs, d’anciens combattants et d’habitants du quartier, qui ont entonné l’Hymne national en un chœur gigantesque qui a fait frémir la place historique et ses alentours.

« Je chante l’hymne, avec mon père et ma mère, parce qu’il dit que "mourir pour la Patrie, c’est vivre" et c’est ce qui passera avec Fidel », a déclaré avec émotion la jeune Lorena, tandis que la jeune Lisandra saluait d’un geste respectueux la remorque qui transporte les cendres de l’homme qui a tant fait durant toute sa vie féconde pour le bonheur des jeunes générations.

Photo: Miguel Febles Hernández

« La soirée n’est pas encore achevée… », a signalé l’adolescente, faisant référence à la veillée organisée en hommage posthume à Fidel par la population, notamment les jeunes, qui s’est déroulée à partir de 21h sur cette même place qui fut témoin de tant d’événements importants. 200 artistes professionnels, amateurs et élèves des écoles d’art de la ville participaient à la veillée.

« Il ne pouvait pas en être autrement », a souligné Sergio Morales Vera, président de la filiale de l’Union des écrivains et des artistes de Cuba (Uneac) à Camagüey. Et d’ajouter : « Fidel est un homme de la culture, c’est un intellectuel, un penseur… et dans sa propre conception et sa lutte pour construire un monde meilleur, il a toujours placé la culture au premier rang. »

Photo: Miguel Febles Hernández

« Grâce à cette préoccupation constante, alors que dans les moments les plus difficiles pour notre Patrie il affirmait que la première chose que nous devions sauver, c’est la culture, notre pays compte aujourd’hui sur des milliers de personnes capables d’apprécier l’œuvre de nos artistes et de nos écrivains. Ça, c’est quelque chose qui est dans le cœur, dans les sentiments et dans l’essence même des Cubains », a précisé Morales Vera.

Au terme d’une soirée très riche en émotions, au cours de laquelle le peuple de Camagüey a rendu un dernier hommage au Commandant, le cortège funèbre a poursuivi, ce vendredi, à partir de 7h, sa route en direction de Santiago. Auparavant, il est passé devant le lieu où Fidel s’adressa à la population de Camagüey le 4 janvier 1959 dans sa marche triomphale vers La Havane.

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CUBA : LE PEUPLE FIER DE CAMAGUEY ETAIT PRESENT

Le peuple fier de Camagüey était présent

Peu après 16h, ce jeudi, après avoir traversé la province de Ciego de Avila, le cortège funèbre emportant les cendres du commandant en chef Fidel Castro Ruz a reçu sur son passage les témoignages d’affection de milliers d’habitants de la région de Camagüey

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CIEGO DE AVILA

 

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L’ANTICOMMUNISME DU CAPITALISTE TRUMP N’A PAS DE LIMITES. CUBA LA ROUGE EST DANS SON VISEUR

Cuba: Trump menace de mettre fin au dégel, la Maison Blanche réfute

La Maison Blanche a vigoureusement défendu lundi le rapprochement avec Cuba, auquel le président élu Donald Trump a menacé de mettre fin, assurant qu'il avait été «bénéfique» pour les Cubains comme pour les Américains.

Cuba: Trump menace de mettre fin au dégel, la Maison Blanche réfute

Le dégel avec le régime communiste, initié par Barack Obama fin 2014, «a été bénéfique pour le peuple cubain et a aussi été bénéfique pour le peuple américain», a affirmé Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama.

«Etant donné le soutien qui existe à Cuba pour cette politique, il est difficile d'expliquer pourquoi il faudrait faire machine arrière pour le bénéfice du peuple cubain», a-t-il poursuivi, soulignant par ailleurs qu'une telle décision serait complexe à mettre en œuvre.

«Ce n'est pas aussi simple qu'un tweet peut le laisser penser», a-t-il ajouté dans une pique à celui qui succédera à Barack Obama dans le Bureau ovale le 20 janvier.

Cette mise en garde survient trois jours après la mort de Fidel Castro et au lendemain du week-end de Thanksgiving où l'équipe Trump a savamment entretenu le flou sur la poursuite du rapprochement annoncé le 17 décembre 2014 par le président Obama et son homologue cubain Raul Castro.

«Si Cuba ne veut pas sceller un meilleur accord pour le peuple cubain, le peuple américano-cubain et les Etats-Unis dans leur ensemble, je mettrai fin à l'accord» d'ouverture entre Washington et La Havane, a averti sur Twitter le 45e président américain qui entrera à la Maison Blanche le 20 janvier.

C'est la première fois que le président élu menace explicitement de revenir sur l'un des acquis diplomatiques de Barack Obama.

Dimanche, son entourage s'était borné à réclamer «un meilleur accord» que celui obtenu par le président Obama.

Une demande vague assortie d'une mise en garde des caciques républicains: l'administration démocrate sortante a fait trop de concessions aux castristes - notamment en allégeant l'embargo économique américain de 1962 - sans assez de contreparties de La Havane sur les droits de l'homme, la démocratie ou l'économie de marché.

«Répression, ouverture des marchés, liberté religieuse, prisonniers politiques: ces choses doivent changer pour que l'on ait une relation ouverte et libre, c'est ce que pense le président élu Trump», avait ainsi averti le président du parti républicain Reince Priebus, prochain secrétaire général de la Maison Blanche.

Rien en retour

La conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, avait aussi condamné l'administration Obama pour n'avoir «rien obtenu en retour» depuis le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba à l'été 2015.

L'ancien candidat à la primaire républicaine avait simplement réclamé de «la réciprocité de la part du gouvernement cubain».

Si la future administration Trump a donc pris soin de laisser la porte ouverte à la poursuite du dégel avec La Havane, elle a revanche tapé à bras raccourci contre le «tyran Castro» mort à l'âge de 90 ans.

Dès samedi, Donald Trump l'avait traité de «dictateur brutal qui a opprimé son peuple».

Des propos qui tranchent avec le communiqué de condoléances de Barack Obama qui avait qualifié le père de la Révolution cubaine de «figure singulière» dont «l'Histoire jugera de l'impact énorme».

Le rapprochement avec Cuba est à inscrire au chapitre de la politique de la main tendue de l'Amérique vis-à-vis de ses ennemis, une démarche constante de Barack Obama depuis 2009, comme il le fit aussi avec l'Iran.

Lors de son voyage historique à La Havane en mars, le président américain sortant avait plaidé pour un processus de normalisation irréversible, tout en concédant que le «changement ne se ferait pas du jour au lendemain».

Et son successeur Donald Trump avait d'ailleurs au départ soutenu ce rapprochement avant de le critiquer lorsqu'il était entré en campagne pour le parti républicain.

Source : AFP

29-11-2016 | 09:05

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=21064&cid=347#.WD2nS_nhA2w


 

CHER PEUPLE DE CUBA : L’UNITE POUR MEILLEUR HOMMAGE

Cher peuple de Cuba

C’est avec une profonde douleur que je m’adresse à vous pour informer notre peuple, les amis de Notre Amérique et du monde, qu’aujourd’hui 25 novembre 2016, à 22h29, le commandant en chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, est décédé

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Juvenal Balán

C’est avec une profonde douleur que je m’adresse à vous pour informer notre peuple, les amis de Notre Amérique et du monde, qu’aujourd’hui 25 novembre 2016, à 22h29, le commandant en chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, est décédé.

Conformément à la volonté exprimée par le compañero Fidel, sa dépouille sera incinérée.

Dans les premières heures de la matinée du samedi 26, la Commission d’organisation des funérailles apportera à notre peuple des informations détaillées sur l’organisation de l’hommage posthume qui sera rendu au fondateur de la Révolution cubaine.

Hasta la victoria siempre !

 

L'unité pour meilleur hommage

Le peuple cubain a été bouleversé par nouvelle de la mort du commandant en chef. Chacun a quelque chose à dire car il a laissé en euxbeaucoup de souvenirs et de reconnaissance

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Ricardo López Hevia

Le peuple cubain a été bouleversé par nouvelle de la mort du commandant en chef. Chacun a quelque chose à dire. Il a laissé en eux beaucoup de souvenirs et de reconnaissance. Et ils ne sont pas prêts – ni ne veulent l’être – à lui dire adieu. En tout état de cause, ce sera un « Hasta siempre, Fidel ! ».

« Qu’un homme tel que Fidel ne soit plus parmi nous n’est en rien facile », a affirmé au journal Granma, Placido Nunez, d’Artemisa, un ancien combattant de la Révolution cubaine.

Quant à Maritsa Leyva, une travailleuse de l’entreprise d’aliments Nuevo Exito, à Las Tunas, elle a déclaré avec tristesse: « Du plus profond de mon cœur, je vous le dis, ma douleur est infinie. Dire Fidel, c’est dire Cuba, dire frère, dire le monde. »

Lazaro Castro Aguilera, directeur du site historique Biran, classé monument national, a confié que la mort de Fidel «  lui a causé une grande douleur. J’avais la poitrine très serrée. Je suis allé sur la tombe de Lina, la mère de Fidel. Là, j’ai J'imaginé que je lui parlais pour lui dire qu'il ne serait plus parmi nous, ce fils si grand qu’elle a donné au monde, pour lequel elle a tant souffert quand elle l’a vu traverser les vicissitudes de la vie d’un révolutionnaire ».

Il s’est souvenu également « de Fidel en visite à Biran, racontant avec force détails sa vie ici. Il m’a semblé le voir à cheval, grimpant la colline, tel un chasseur. Je l’ai imaginé se baignant dans la rivière voisine et je l’ai revu jouer comme lorsqu’il était enfant et adolescent ».

Les employés qui travaillent dans la ferme où naquit le commandant en chef, sont consternés par la mort du compañero Fidel, cependant, ils continueront d’accueillir de la meilleure façon qu’il soit les visiteurs qui arrivent ces jours-ci à Biran.

« Il faut continuer à faire des recherches sur Fidel, afin de révéler au monde toute sa grandeur et sa sagesse. C'est une façon de le garder en vie, de faire en sorte qu’il nous accompagne toujours », a ajouté Lopez.

« Les personnes viennent à Biran avec beaucoup de respect, et la majorité montre une douleur très sincère. Un livre de condoléances a été ouvert, qui a été signé par tous ceux qui nous ont rendu visite. Il est placé près d'une photo de Fidel, auprès de laquelle beaucoup ont déposé des fleurs a ajouté le directeur », a-t-il poursuivi.

« Ils se sont rapprochés spontanément des travailleurs du site historique de Biran pour parler de ce que Fidel avait réalisé pour le peuple, combien il est important de respecter sa pensée. Pour la plupart, la meilleure façon de lui rendre hommage est de maintenir l'unité », a déclaré Lazaro Castro Aguilera à Granma.

Pour chaque Cubain, l'impact de la nouvelle a été très fort. Pedro Pascual Rodriguez, un habitant de Biran, a déploré : « Je ne peux pas me sentir bien. Fidel est mort ! Le révolutionnaire à la plus grande capacité organisationnelle que je n’ai jamais connu. Il a réussi à unir les patriotes cubains et à les conduire à la victoire. Ensuite, il a passé sa vie à faire la même chose au niveau international. »

Iraida Martinez Duardo, une professeure retraitée de la province de Las Tunas, a déclaré que cette perte était irréparable, « surtout parce qu’à 90 ans, il conservait la même lucidité et l'esprit qui l’ont toujours caractérisé. Maintenant, il nous revient de poursuivre son œuvre, mais cette journée d’aujourd’hui le peuple cubain ne l'oubliera jamais. Moi, jamais je ne l’oublierai ».

« Ceux qui ont vécu les années avant ce janvier 1959 glorieux, savent ce qu’a signifié de l'avoir comme guide », dit la retraitée d’Artemisa, Vicenta Calderin, visiblement émue. « Le commandant a offert un avenir meilleur aux Cubains, ce qu'il a fait pour le peuple fut sans égal. »

« C’est Fidel qui a conduit la Révolution et a pris des mesures importantes contre l'analphabétisme, en faveur de la santé et de l'éducation. On se souviendra de cette date avec tristesse », a déclaré Manuel Jesus Catala, de Guantanamo, combattant de la Colonne 6 Juan M. Ameijeiras, de l'armée rebelle.

Pour Antonio Marrero Duvergel, correspondant de Radio Rebelde à Guantanamo, « Fidel fut le plus grand homme d'État de l'histoire: un stratège militaire, un politicien incomparable, un meneur de foule, un chercheur insatiable, un grand connaisseur de la science, l'économie, le sport, la culture, l'environnement, un excellent orateur... un paradigme mondial de l'internationalisme et dont le cœur a toujours battu aux côtés des peuples, des dépossédés. Pour toutes ces raisons, son œuvre a transcendé le monde entier et durera éternellement parmi les révolutionnaires ».

Leonardo Aguilar, un habitant de Guantanamo, âgé de 70 ans, se souvient de Fidel comme de la personnalité de laquelle il a le plus appris depuis sa naissance.

« J’ai participé à la campagne d’alphabétisation, et j’ai répondu présent chaque fois que la Révolution a eu besoin de moi. C’est ainsi que je me suis formé jusqu'à ce jour. Je l'ai vu une fois quand il est venu à Guantanamo. Mais de loin. J’aurais aimé lui serrer la main », a déclaré Aguilar.

Marrero Duvergel, quant à lui a rappelé : « Je suis né à la campagne, et grâce à Fidel et à la Révolution, je suis devenu journaliste. Je lui dois ce que je suis. »

Joaquin Gonzalez, professeur du collège professionnel Ernesto Che Guevara, à Villa Clara, rappelle avec émotion : «  C’est la Révolution, guidée par Fidel, qui a opéré ma fille du cerveau dans un hôpital renommé de la capitale, et c’est la Révolution qui aujourd’hui paie un salaire à ma femme Nilda pour prendre soin de notre fille. Cela, je ne pourrai jamais l’oublier. »

« Aussi, Cuba ressent-elle une éternelle reconnaissance envers le commandant. Ses idées, ses raisons de combattre et son concept de Révolution se poursuivront, avec le général Raul Castro, qui comptera sur le soutien et le dévouement de tout le peuple cubain », a déclaré Eberto Estrada Sao, directeur de l'Institut provincial de Météorologie de Las Tunas.

« On se souviendra de lui comme un homme de bien, de respect, digne de notre époque, le leader incontesté de notre nation, d'Amérique et du monde. Désormais, il se multipliera en chaque Cubain qui se sentira digne continuateur de son œuvre », a ajouté Estrada.

Rigoberto Miralles, un retraité de Bayamo, a déclaré : « ses leçons de lutte permanente, sa ténacité, son sacrifice, son humanisme, sa solidarité et son patriotisme nous montreront la voie à suivre pour construire la société plus prospère à laquelle les Cubains aspirent, sans renoncer à la souveraineté tissée avec le sang des Héros et des martyrs de la Patrie. »

« J'ai eu la chance de le connaître enfant, quand nous étions élèves à l’école rurale mixte Numéro15, à proximité de sa maison natale. La manière dont il traitait les autres élèves, ne laissait pas voir qu’il était le fils du principal propriétaire de la région », a déclaré Pascual Rodriguez, un habitant de Biran.

Rodriguez a affirmé en outre que « On percevait son intelligence immédiatement, et qu’il avait des aptitudes pour tout. Quand je me souviens de ces détails, je comprends que déjà à cette époque, il laissait transparaître l'humanisme qu’on lui reconnaît aujourd’hui ». 

Pour Delia Rivero Tour, éducatrice au jardin d’enfants Volodia à Las Tunas, il convient désormais de conserver sa mémoire en vie, de se souvenir de lui.

« Je pense toujours à sa sensibilité à l'égard des enfants à travers l’une de ses très belles phrases : "un enfant en bonne santé mérite tout, malade, il mérite plu ". Ces mots en disent beaucoup sur l'homme qu'il était », déclare l'éducatrice, avec émotion.

Lorena Infante Garcia, élève du collège Inés Luaces, à Camagüey, partage son avis et déclare au journal : « Nous le considérons comme notre leader pour tout ce qu'il a fait pour le bonheur et le bien-être des enfants cubains et du monde. »

« Pour les pionniers, le commandant a été et sera un exemple à suivre, comme le sont José Marti, Ignacio Agramonte, Antonio Maceo, Camilo Cienfuegos et Ernesto Che Guevara et tant d’autres héros et martyrs de la Patrie », a déclaré Infante.

Cela signifie a ajouté la collégienne, « être de bons élèves, disciplinés, appliqués, répondre à chaque appel pour améliorer la Révolution, pour nous former comme des professionnels hautement qualifiés et, surtout, comme de bons êtres humains comme il le fut : toujours sincère, honnête, préoccupé par le sort des autres ».

Aujourd'hui, la jeunesse cubaine perd son commandant sur le plan physique, « mais elle le gagnera minute après minute en préservant son immense héritage à tous les niveaux : éthique, moral, patriotique. Observez sa façon d’être sera le miroir devant lequel nous regarder pour devenir meilleurs et plus engagés », a déclaré Lisandra Martinez Acea, employée de banque de Cienfuegos, âgée de 23 ans.

« Nous sommes à un moment de confirmation de sa pensée, des principes de la Révolution. Ses idées et ses actions feront de notre pays un paradigme pour le reste du monde, et de lui une icône, une source d'inspiration », a dit la jeune Yamilia Almanza, une employée de l'École latino-américaine de médecine à Artemisa.

Il sera et restera Fidel, le guide, l'inspiration, le moteur de chaque projet, l'homme de l’attaque de la Moncada, du débarquement du yacht Granma, de la guérilla dans la Sierra, le leader incontesté ... le commandant éternel.

« Que personne ne pense que parce que notre commandant est mort, cette révolution va s’écrouler », a affirmé Armando Peña Garvey, ouvrier à l’entreprise alimentaire La Primada, à Guantanamo. « Au contraire, c’est maintenant que nous allons nous renforcer encore plus, que nous serons plus unis. Nous nous devons d’aller de l’avant, et de démontrer au monde qui sont les Cubains », a-t-il conclu.

« Fidel n’est pas mort du tout », dit sur un ton de défi, Jésus Catala Balon, un combattant de l’Armée rebelle, de la Colonne 6, Juan M. Ameijeira.

« C’est son corps qui est mort, mais il est encore en vie, parce qu'il y a des millions de personnes ici, en particulier des jeunes, qui suivent ses traces. Ici, et dans le monde », a-t-il ajouté.

Angel Gonzalez Rodriguez, lieutenant-colonel de la réserve, habitant à Santa Clara, a ajouté: « Lorsque j’étais enfant, j’ai vu passer la Caravane de la liberté et quelque part, devant la foule qui l'acclamaient, Fidel a dit qu’il aimerait voir cette foule massée là à l’heure de ses funérailles, cela signifierait, a-t-il dit, qu'il avait rempli son engagement envers le peuple auquel il a consacré sa vie. Et cela sera ainsi. »

« Sa mort est un événement terrible, mais ici il ne se passera rien », a conclu Leonardo Aguilar, un membre de la campagne d’alphabétisation. « Ici, il reste Raul, et avec lui les jeunes et tout le peuple, pour garder vivante la flamme de la Révolution ».

http://fr.granma.cu/cuba/2016-11-27/lunite-pour-meilleur-hommage


 

LES ADIEUX DU MONDE A UN GEANT DE L’HISTOIRE

Les adieux du monde à un géant de l’Histoire

Des témoignages de reconnaissance à la vie et à l’œuvre révolutionnaire d’un des grands leaders du 20e siècle et de ce début de 21e siècle, le guérillero de la Sierra Maestra, l’homme d’État de taille mondiale qui a changé pour toujours l’histoire de l’Amérique latine et de plusieurs peuple du monde, Fidel Castro, nous parviennent de tous les coins du monde.

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Archivo

Des témoignages de reconnaissance à la vie et à l’œuvre révolutionnaire d’un des grands leaders du 20e siècle et de ce début de 21e siècle, le guérillero de la Sierra Maestra, l’homme d’État de taille mondiale qui a changé pour toujours l’histoire de l’Amérique latine et de plusieurs peuple du monde, Fidel Castro, nous parviennent de tous les coins du monde.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a été l’une des premières personnalités à se prononcer sur le décès, hier, à l’âge de 90 ans, du leader historique de la Révolution cubaine.

Le président Maduro a appelé à préserver l’héritage émancipateur et anti-impérialiste de Fidel Castro.

« 60 ans après l’appareillage du yacht Granmale commandant Fidel Castro est entré dans l’immortalité », a-t-il écrit sur son compte twitter.

Maduro a transmis un message de solidarité, d’amour et de condoléances aussi bien au président Raul Castro qu’au peuple cubain.

Le chef d’État vénézuélien a évoqué l’amitié fraternelle qui unissait Fidel et Hugo Chavez, leader de la Révolution bolivarienne, et il a comparé leurs vies, marquées par leur esprit anti-impérialiste.

« Deux révolutions assiégées par l’empire, deux révolutions que nous avons consolidées et que nous devons continuer de consolider. Quelle grande dignité que celle de Fidel et Hugo Chavez ! », a-t-il ajouté.

La ministre vénézuélienne des Affaires étrangères, Delcy Rodriguez, a signalé quant à elle : « Tu as frayé la voie menant aux causes justes et dignes des peuples opprimés de notre continent, et tu maintiens le cap vers un avenir victorieux ».

Le président de Bolivie, Hugo Morales, a affirmé samedi lors d’un entretien téléphonique avec la chaîne TeleSur que « le meilleur hommage que l’on puisse rendre au leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, c’est de consolider l’union entre les peuples du monde, c’est de ne jamais oublier sa résistance au modèle impérialiste et capitaliste ».

Morales a souligné les enseignements du leader de la Révolution cubaine. « Fidel nous a donné des leçons de lutte et de persévérance en faveur de la libération et de l’intégration des peuples du monde. »

« Fidel, le seule frère et le seul camarade du monde qui a partagé la solidarité avec tous les peuples de la planète, ce géant de l’Histoire, de l’humanité », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le président salvadorien, Salvador Sanchez Ceren, a signalé que c’est avec « une profonde tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès de notre cher ami et éternel compagnon, le commandant en chef Fidel Castro Ruz ».

« Fidel vivra à jamais dans les cœurs des peuples solidaires qui luttent pour la justice, la dignité et la fraternité », a-t-il indiqué.

Le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, a souligné le rôle du commandant en chef en tant que promoteur d’une relation bilatérale avec son pays, basée sur le respect, le dialogue et la solidarité.

« Fidel Castro fut un ami du Mexique, le leader de la Révolution cubaine est une référence emblématique du 20e siècle », a-t-il dit.

Quant au Premier ministre indien Narendra Modi, il a transmis ses condoléances au gouvernement et au peuple cubains, à l’occasion du triste décès du révolutionnaire cubain. « L’Inde pleure la perte d’un grand ami. Que son âme repose en paix », a écrit Modi sur son compte twitter.

La présidente du Parti du Congrès indien (opposition), Sonia Gandhi, a déploré cette « perte irréparable » en soulignant le rôle de Fidel en faveur des opprimés et de la liberté.

« Le décès de Fidel Castro est une perte non seulement pour Cuba », a signalé Gandhi, qui a rappelé que le leader cubain s’est « élevé contre toutes les tentatives pour étouffer la voix de la liberté « , et elle a mis en exergue la contribution de Fidel au Mouvement des pays non alignés.

Le président sud-africain Jacob Zuma a exprimé hier sa douleur en apprenant la nouvelle du décès du leader historique de la Révolution cubaine.

Zuma a signalé que jamais il n’oubliera la solidarité de Cuba à l’époque de la lutte contre l’apartheid.

À travers son compte twitter, le Congrès national africain (ANC) a qualifié Fidel de camarade et ami, exprimant sa tristesse pour « le décès du grand leader et révolutionnaire ».

Le Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) a déploré le décès du leader cubain, rappelant que l’histoire de cette organisation est étroitement liée à la stature révolutionnaire du commandant en chef.

Les militants du FMLN ont tenu à remercier Fidel pour l’exemple de ses luttes et de ses principes.

Pour l’intellectuel argentin Miguel Bonasso, « le plus grand des révolutionnaires, le plus généreux des hommes d’État qui m’honora de son amitié, l’énorme Fidel Castro est mort ».

Le président du Comité des Relations internationales du Sénat russe, Konstantin Kossatchev, a assuré quant à lui que Fidel Castro restera pour toujours dans l’histoire de l’humanité.

« Sous la direction de Fidel Castro, Cuba a résisté à une pression extérieure terrible dans la défense de sa souveraineté et de son droit à suivre sa propre voie de développement, en accord avec ses intérêts particuliers et non pas avec d’autres intérêts imposés de l’extérieur. Fidel Castro est un symbole, au même titre que son compagnon de lutte Ernesto Che Guevara », a affirmé le sénateur russe.

Le chanteur et compositeur cubain Silvio Rodriguez, dans son blog Segunda Cita, a exprimé ses condoléances à « sa famille, au peuple de Cuba, au monde et à tout l’univers pour la perte d’un des êtres humains les plus extraordinaires de tous les temps ».

Ivan Marquez, le chef de l’équipe de négociation des Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC) aux dialogues de paix avec le gouvernement colombien, a déploré la mort du « révolutionnaire le plus admirable du 20e siècle ».

« Merci Fidel pour votre immense amour pour la Colombie. Que l’Accord de paix de La Havane soit notre hommage posthume », a-t-il dit.

En France, la nouvelle de la mort du leader cubain occupe les unes de la quasi-totalité des médias. Une phrase récurrente : « Le père de la Révolution cubaine est décédé ».

La presse française a dédié des larges espaces au parcours du leader historique de la Révolution cubaine, depuis les luttes pour obtenir l’indépendance définitive de Cuba, jusqu’aux tensions avec les États-Unis, un pays qui, au lendemain du triomphe de la Révolution cubaine, décréta un blocus économique de fer pour tenter de renverser le nouveau gouvernement. Un siège qui dure encore aujourd’hui.

Le quotidien Le Monde a consacré un article pour évoquer les relations étroites entre le leader cubain et de nombreux artistes et intellectuels de renom, comme l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez et le philosophe français Jean-Paul Sartre.

Par ailleurs, de nombreux médias numériques équatoriens se sont fait l’écho du décès du leader cubain décédé à l’âge de 90 ans, a rapporté l’agence Prensa Latina.

L’agence de presse Andes a publié le texte intégral du discours du président cubain Raul Castro à propos de la mort de son frère.

La version numérique du quotidien équatorien El Telegrafo a consacré plusieurs articles de sa une au leader révolutionnaire cubain, sous le titre : « Adieu au dernier icône politique du 20e siècle ».

« Fidel est un des géants politiques du 20e siècle et sa vie est étroitement liée à l’histoire de son pays », souligne la version électronique du quotidien The Times of India.

Les principaux médias italiens ont aussi consacré leurs principaux espaces au décès du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro.

Les agences de presse italiennes AQGIANSA, le portail de la Radio et télévision italienne (RAI) et les plus importants quotidiens tels La RepubblicaCorriere della SeraLa StampaIl Sole 24 Ore, et Il Messagero, entre autres, ont largement relayé la nouvelle sur leurs sites web respectifs.

Le quotidien La Jornada, l’un des journaux au plus fort tirage du Mexique, titrait à sa une : « Mort de Fidel Castro, le leader de la Révolution cubaine et figure centrale du 20e siècle ».

Au Mexique également, le quotidien Excelsior s’est emparé de la triste nouvelle, qui a été rendue publique par le président cubain Raul Castro lors d’une allocution télévisée.

Des médias colombiens ont également réagi à la nouvelle du décès du leader révolutionnaire cubain.

L’influente revue Semana a souligné dans sa page Web que le président Raul Castro en personne avait annoncé la mort de son frère et leader de la Révolution cubaine, dans une brève allocution télévisée.

Le journal El Tiempo, de Bogota, la capitale colombienne, dans sa version numérique, s’est également fait l’écho de la nouvelle.

Par ailleurs, les chaînes de télévision RCNNoticias 24 et Cable Noticias, entre autres, après avoir interrompu leurs transmissions, a repris leurs émissions pour diffuser des interviews et des reportages sur la vie et l’œuvre de Fidel Castro.

L’ancienne congressiste et militante des droits de l’Homme colombienne Piedad Cordova, a écrit : « Commandant Fidel Castro, non seulement vous avez écrit l’Histoire : vous être l’Histoire. Hasta Siempre, Comandante ! ».

http://fr.granma.cu/cuba/2016-11-27/les-adieux-du-monde-a-un-geant-de-lhistoire


 

ALEX Mac DONALD : FIDEL CASTRO LAISSE AU MOYEN-ORIENT UN HERITAGE DURABLE

Fidel Castro laisse au Moyen-Orient un héritage durable

Par Alex MacDonald — 27 novembre 2016 

Histoire Moyen-Orient

 

Du Yémen à l’Algérie en passant par la Syrie, le président révolutionnaire a, pendant des décennies, joué un rôle clé – et souvent des plus controversés – dans l’histoire du Moyen-Orient

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Castro, en compagnie du chef de l’OLP, Yasser Arafat, en 1974 (AFP)


L’ancien président Fidel Castro – qui dirigea Cuba pendant si longtemps et fut un symbole international d’espoir et de dérision – s’est éteint samedi matin, à l’aube. À la surprise de beaucoup de ceux qui l’ont observé pendant toutes ces décennies, il est mort de causes naturelles à l’âge de 90 ans, plutôt que sous les balles d’un assassin ou après avoir fumé tant de ses célèbres cigares, omniprésents dans les documents qui le représentent.

Les dignitaires étrangers – surtout ses alliés latino-américains de gauche – ont pleuré son décès, pendant que communistes et autres gauchistes prenaient d’assaut les médias sociaux pour entamer une lutte dont l’enjeu est l’héritage de l’une des figures les plus iconiques et clivantes du XXe siècle.

Dans les rues de Miami, les habitants de la « Petite Havane » – la communauté des exilés cubains de cette ville – sont descendus dans la rue pour célébrer le décès d’un homme qui, disent-ils, a fait de leur pays une dictature, et les a dépouillés au passage de leur richesse et de leur statut.

Castro, le chef de la révolution de 1959 qui renversa le dictateur militaire, Fulgio Batista – et son allié Che Guevara – est devenu dans le monde entier une personnalité emblématique des luttes pour l’indépendance, particulièrement face à l’omniprésence de la puissance américaine.

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Fidel Castro et l’ancien président égyptien Gamel Abdel Nasser, à New York (AFP)

Au Moyen-Orient, la révolution cubaine a contribué à inspirer de nombreux mouvements anti-impérialistes à prendre les armes contre les Britanniques, les Français et – plus tard – les ambitions impérialistes des États-Unis dans la région.

Bien que son marxisme-léninisme athée n’ait pris que rarement les rênes de pouvoir (à l’exception notable du Yémen du Sud), toutes les personnalités du siècle dernier, des gauchistes aux islamistes conservateurs, ont affirmé que Castro avait été une source d’inspiration.

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) fut, samedi, parmi les premières organisations politiques à publier ses condoléances. Au Moyen-Orient, c’est sans doute le FPLP qui a le plus précisément imité la politique castriste.

« Le FPLP pleure la mort du grand chef révolutionnaire, l’ancien président de la république démocratique de Cuba… Fidel Castro, mort vendredi soir, après avoir mis sa vie entière au service des principes et objectifs de la révolution socialiste », lit-on dans sa déclaration, publiée sur le site Internet du FPLP. « Il s’est battu contre l’impérialisme mondial et toutes les puissances despotiques et colonialistes, dont la pire est le sionisme.

« La position de Fidel Castro a évolué, et il s’est mis à soutenir de plus en plus clairement révolution palestinienne, en actes autant qu’en paroles. Il s’est toujours opposé au sionisme, qualifiant l’entité sioniste de création de l’impérialisme mondial, et s’est élevé constamment contre ses crimes à l’encontre de nos peuples arabes et palestiniens ».

Au cours des années 60, le gouvernement cubain a envoyé des combattants soutenir les forces arabes en lutte contre Israël pendant la « guerre d’usure » qui suivit la guerre des Six jours. Il a recommencé pendant la guerre de Yom Kippour en 1973, année où Cuba interrompit ses relations avec Israël.

Bien que le frère de Castro, Raul (qui a repris la présidence suite à la démission de son frère), ait, en 2010, affirmé le « droit d’Israël d’exister », les deux pays n’ont toujours pas de relations officielles.

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Fidel Castro plaisante avec ses homologues, le libyen Mouammar Kadhafi et le président du Nicaragua Daniel Ortega, pendant le sommet des pays non alignés, à Harare au Zimbabwe (AFP)

L’influence de Castro s’est aussi étendue au continent africain, dont l’acte le plus notoire fut d’aider les dissidents sud-africains à abolir l’apartheid et d’apporter son soutien aux luttes anticoloniales dans le nord.

Au cours des années 60, Cuba appuya l’Algérie lorsqu’elle s’émancipait de la férule coloniale française, et les liens entre ces deux pays devinrent si étroits qu’un Département d’État des États-Unis a annoncé en 1964 que l’Algérie était « devenue, littéralement, un agréable second foyer pour les voyageurs cubains, ainsi qu’une base de première importance pour étendre l’influence cubaine en Afrique ».

Le gouvernement de Castro fournit une assistance militaire au Front de Libération National (FLN), qui, en échange, s’aligna sur la sphère d’un socialisme inspiré des Cubains, pour devenir un allié clé sur le continent africain.

« Castro est mon frère, Nasser est mon maître, Tito mon exemple », déclara fièrement le chef du FLN, Ahmed Ben Bella, suite à la déclaration d’indépendance de son pays en 1962.

Le pays fut aussi un destinataire important d’exportations plus renommées de Cuba, autres que ses cigares : son personnel de santé. C’est en mai 1963 que la première délégation d’assistance médicale arriva de Cuba en Algérie. On estime aujourd’hui leur nombre à environ 1 000 personnels médicaux cubains, dont 500 ophtalmologistes, répartis dans toute l’Algérie dans le cadre d’un accord toujours en vigueur.

Castro a aussi maintenu de bonnes relations avec la République islamique d’Iran, malgré l’instauration par Cuba d’un athéisme d’État et de la répression par Téhéran des derniers mouvements gauchistes au cours des années 1980.

Les dirigeants iraniens ont félicité le révolutionnaire Castro, grosse épine plantée dans le pied du « Grand Satan » – les États-Unis d’Amérique – et l’ont salué comme ami.

« Vous en avez été témoin, la Révolution islamique a toujours pris le parti de Cuba lors de ses différends avec les États-Unis, car nous estimons que votre cause est juste », a déclaré le chef suprême iranien, Ali Khamenei pendant une réunion avec Castro en 2001. « Le secert de la résistance de notre révolution aux pressions exercées sur nous par l’arrogance du reste du monde, c’est la forte conviction de notre peuple, lui qui adhère à l’islam, à ses principes et à ses valeurs. »

« D’un point de vue islamique, votre résistance aux intimidations américaines et à sa domination est méritoire. C’est pourquoi nous vous avons réservé un accueil si chaleureux aujourd’hui, lors de votre visite à l’université de Téhéran. Nos universités accueillent des visiteurs de nombreux pays, mais aucun d’eux ne reçoit un accueil aussi chaleureux. Cela montre que notre peuple est pleinement conscient de la valeur de votre juste résistance aux provocations américaines ».

Pendant la Guerre froide, Cuba a toujours joué un rôle de premier plan dans la région. En République démocratique populaire du Yémen, unique pays arabe à avoir adopté un système de style soviétique similaire à celui de Cuba, des centaines de soldats cubains sont venus renforcer l’État contre les menaces de ses voisins hostiles. Cuba a aussi envoyé des conseillers militaires en soutien à l’enclave côtière de Dhofar, où ils ont aidé les militants marxistes et léninistes à lutter contre le sultanat d’Oman. Ils ont aussi armé et formé contre le Maroc le Front Polisario, dans sa lutte de libération du Sahara occidental.

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Le vice-président irakien Saddam Hussein en compagnie du président cubain Fidel Castro et du ministre de la Défense, le général Raúl Castro à la Havane (AFP)

Suite à l’effondrement de l’Union soviétique à la fin des années 80 et sans accès aux marchés qui ont entretenu les pays satellites dans sa sphère d’influence, Cuba a connu une grave crise économique dont elle ne s’est jamais vraiment remise, en dépit de ses tentatives de nouer des liens avec les gouvernements de gauche nouvellement en place au Venezuela, au Nicaragua et en Bolivie.

Ces dernières années, les relations entre Cuba et le Moyen-Orient sont restées les mêmes qu’au temps révolu de la Guerre froide : le gouvernement cubain a continué à soutenir la Russie post-soviétique, et le gouvernement d’Assad en Syrie, une position extrêmement controversé parmi de nombreux anciens partisans, bien que Cuba ait nié certaines rumeurs suggérant l’envoi de renforts à l’armée syrienne pendant sa longue guerre civile.

Le pays est encore l’un des deux seuls au monde (avec la Corée du Nord) où la plus grande partie de l’économie est étatique. 

En 2010, Castro déclara que le vieux modèle soviétique de planification était un échec. Le pays lança alors une série de réformes qui permit la croissance de petites entreprises, une plus grande autonomie laissée aux entreprises d’État et l’émergence d’un secteur privé.

En 2014, les États-Unis et Cuba ont entamé des négociations pour mettre fin à un long blocus et au gel de leurs relations depuis plusieurs décennies. En 2016, Barack Obama est devenu le premier président américain à visiter l’île depuis la révolution.

Bien que Fidel ait réprouvé la visite d’Obama à Cuba (« Nous n’avons pas besoin que l’empire nous donne quoi que ce soit »), le réchauffement des relations entre les deux pays et la disparition progressive de l’ancien président du paysage politique ont donné à penser que le monde avait, d’une certaine façon, tourné la page.

Les discussions continueront sur la façon de maintenir l’indépendance de Cuba ainsi que la grande qualité de son système éducatif et de ses soins de santé qui, sur de nombreux points, surclassent toujours celles des États-Unis.

Des discussions similaires se poursuivent au Moyen-Orient, où les anciennes luttes datant de la Guerre froide sont sans doute toujours d’actualité et où les intérêts des empires priment souvent sur le bien-être des populations ordinaires.

Alex MacDonald

27 novembre 2016

Original traduit par dominique@macabies.fr pour MEE

http://arretsurinfo.ch/fidel-castro-laisse-au-moyen-orient-un-heritage-durable/


 

FIDEL CASTRO TIRE SA REVERENCE : "LA PATRIE OU LA MORT"

Fidel Castro est mort

JEAN ORTIZ

JEUDI, 4 AOÛT, 2016

HUMANITÉ DIMANCHE

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Fidel Castro est mort, vendredi 25 novembre à La Havane, à l'âge de 90 ans. Celui qui a défié la superpuissance américaine pendant plus d'un demi-siècle, avait cédé le pouvoir à son frère Raul à partir de 2006 après une hémorragie intestinale.

C'est d'ailleurs ce dernier qui a annoncé son décès à l'antenne de la télévision nationale.

Nous republions ici  "Fidel Castro. De l'école jésuite à la révolution marxiste", une lecture, par Jean Ortiz, de l'itinéraire du leader cubain qui permet de comprendre comment Castro était devenu Fidel.

 

La mythification, comme la guerre idéologique, déforme toujours l’itinéraire complexe du leader cubain. Pour beaucoup, ce « communiste souterrain » aurait caché son jeu pour « trahir la révolution ». L’hypothèse ne résiste pas à l’analyse historique. L’étude de la jeunesse du « Comandante », né il y a 90 ans en août 1926, s’avère incontournable pour déceler à la fois la cohérence et les contradictions de ses engagements, pour comprendre comment Castro est devenu Fidel...

Il avait tout pour être un « héritier » ; il est un transfuge de sa classe. Fidel Alejandro Castro Ruz naît hors mariage, le 13 août 1926. Ce troisième fils d’un père espagnol, Angel, venu combattre les partisans de l’indépendance de l’île, et de sa servante cubaine, Lina Ruz, épouse illégitime, a tout pour devenir lui-même un oligarque, un grand propriétaire terrien comme papa, à Birán, actuelle province de Holguín. Dix mille hectares. Ils seront en partie confisqués par la révolution, puis « cédés » par la famille Castro.

Le garnement joue dans les dépendances de la « finca » avec les fils des paysans pauvres qui triment sans répit pour son père (300 familles). Le solide gaillard se rend vite compte que ses copains vivent misérablement, sont maltraités ; les relations avec le patriarche, sa brute de père, se tendent. Castro confiera à Ignacio Ramonet qu’il devint révolutionnaire à partir précisément de cet environnement d’enfance. Doué, le jeune Castro étudie, comme tous les fils de bonne famille, chez les Jésuites, d’abord à Santiago, ensuite au collège Belén à La Havane. Ses maîtres l’éveillent, dirait-on aujourd’hui, à la citoyenneté.

À l’automne 1945, il s’inscrit à la fac de droit de La Havane. Rebelle sans cause précise, il fait le coup de poing et de feu contre les bandes d’ultras. Il se politise à grande vitesse, acquiert une conscience révolutionnaire et prend souvent la parole dans le patio ou sur les escaliers de l’université. Le 6 novembre 1947, il y proclame une sorte de programme patriotique ; la frustration d’une pseudo-indépendance nationale, de surcroît tardive (1899), le hante. Le jeune étudiant marche en tête des manifestations contre le gouvernement corrompu et « vendu » de Grau San Martin. Dans ce chaudron idéologique, il lit Marx et se familiarise avec ses idées. Faire la révolution. Orateur hors pair, il milite à la puissante Fédération des étudiants universitaires (FEU), et se fait rapidement connaître, à tel point que « trois ans plus tard, il sera déjà un homme politique en vue à Cuba. À La Havane, Castro était déjà Fidel » (1).

Castro s’engage dans la vie publique en 1947 ; il rejoint le très anticommuniste, petit-bourgeois et populiste Parti du peuple cubain (PPC), plus connu sous le nom de Parti orthodoxe. Son leader, Eduardo Chibas, au programme social progressiste, dénonce la corruption et jouit d’une grande popularité. Chaque semaine, il s’adresse aux Cubains dans une émission à Radio CMQ. Fidel reste « orthodoxe » pendant huit ans, y compris après le suicide en direct à la radio, en 1951, du charismatique Chibas, destiné à « réveiller » le peuple. En 1948, présent à Bogota pour un congrès étudiant, Castro participe au Bogotazo, le soulèvement populaire provoqué par l’assassinat de Jorge Eliécer Gaitán, candidat « libéral » favori aux élections à venir. De retour à Cuba, candidat du PPC à la députation, le jeune juriste semble promis à une carrière politique chez les « orthodoxes ».

Le coup d’État militaire de Fulgencio Batista, pour le compte de Washington, le 10 mars 1952, à trois mois d’élections que le PPC allait sûrement gagner, modifie toute la donne. Bogota, La Havane, l’intervention des États-Unis renforcent Castro dans son anti-impérialisme. Dès l’installation de la sanglante dictature (20 000 morts entre mars 1952 et décembre 1958), Castro part en guerre contre elle. La voie électorale se ferme. Peu à peu, il s’oriente vers une stratégie insurrectionnelle, de guerre de guérilla, dans le droit fil de l’histoire cubaine, de l’héritage des deux guerres d’indépendance.

Castro a conscience de prolonger la pensée et l’action du « héros national » José Marti, son inspirateur et modèle mort au combat le 19 mai 1895. À cette époque, Castro est d’abord « martinien », porteur d’un « nationalisme » radical hérité du patrimoine historique cubain, teinté de « socialisme utopique ». Pour José Marti, les États-Unis constituaient déjà, au XIXe siècle, « le pire danger qui menace notre Amérique ». La formation – incomplète – de la nation cubaine, dans ce contexte, acquiert une dimension anti-impérialiste. Le « fidélisme » apparaît alors comme « une synthèse pragmatique, un mélange d’un peu de Marx, de Engels, de Lénine, assez de Che et beaucoup de José Marti » (2). Sur cet « avant 1959 », Castro dira qu’il « avait peut-être deux millions de préjugés petits-bourgeois » (3).

Le 26 juillet 1953, sous les ordres de Castro, 131 jeunes partent à l’assaut de la symbolique forteresse militaire, la caserne de Moncada à Santiago. L’opération, destinée à provoquer un soulèvement populaire, échoue et la petite troupe est décimée : 6 morts au combat, 49 survivants torturés, puis massacrés. L’acharnement des tortionnaires et le courage inouï de ces jeunes confèrent à l’action un impact national, émotionnel et politique considérable. Le Parti socialiste populaire (PSP, communiste) qualifie, lui, l’assaut de « tentative de putsch aventuriste ». Le PSP traîne une réputation entachée de collaboration depuis le gouvernement de Front populaire avec Batista, dans lequel il eut deux ministres de 1942 à 1944.

Le 16 octobre 1953, Fidel Castro, avocat, assume lui-même sa défense lors du procès des assaillants. Sa célèbre plaidoirie-programme devient historique sous le titre « L’histoire m’acquittera ». Durant deux heures, l’accusé défend une cause collective et s’attribue le rôle d’accusateur, accable le tyran, démonte les mécanismes néocolonialistes d’exploitation, de domination, plaide pour un « gouvernement révolutionnaire », se pose en héritier de José Marti, qu’il qualifie d’« auteur intellectuel de l’assaut à la Moncada ». Il avance des réformes sociales inspirées du programme réformiste « orthodoxe », en appelle à saint Thomas d’Aquin pour légitimer le droit du peuple à démettre un tyran (4). Le discours, improvisé, est reconstitué et circule clandestinement. Il vaut à son auteur une large reconnaissance politique, notamment celle, unanime, de la communauté intellectuelle.

Castro, plus populaire que jamais, écope de 15 ans de prison. Un fort mouvement populaire arrache une loi d’amnistie et obtient, au bout de 21,5 mois, la libération de celui qui, pour les Cubains et bien au-delà, est désormais « Fidel ». En août 1955, il publie le premier manifeste du Mouvement du 26 juillet (mouvement créé après l’assaut) : réforme agraire, industrialisation, rétablissement de la Constitution de 1940, construction de logements, baisse des loyers, réformes économiques et ­sociales progressistes, nationalisation des services publics…

La répression oblige, en janvier 1956, Fidel et les militants les plus marqués à émigrer au Mexique. Ils y préparent une expédition armée pour renverser Batista. Au Mexique, il se définit comme « un marxiste en pensée », ce que contestera implicitement le Che. Dans une lettre de la Sierra à René Ramos Latour (Daniel), dirigeant « santiaguero » du Mouvement du 26 juillet, datée du 14 décembre 1957, Che écrit : « J’ai considéré Fidel comme un authentique leader de la bourgeoisie de gauche. »

Le 2 décembre 1956, sur le « Granma », un vieux rafiot exigu, 82 hommes embarquent pour « libérer Cuba ». Une traversée infernale de 7 jours et un débarquement catastrophique sur la côte orientale. Repéré par l’armée, le petit groupe est quasiment anéanti. Fidel, une nouvelle fois, et son frère Raul, s’en sortent. Ils parviennent à gagner la Sierra Maestra et mettent en place la guerre de guérilla.

C’est autour de cette Armée rebelle (fidéliste), le vecteur le plus révolutionnaire, le moins anticommuniste, que se forge une sorte de front antidictatorial, scellé au mois de juillet 1957 par le manifeste de la Sierra, puis par le pacte de Caracas (juillet 1958). En régime de monoculture en crise, les couches rurales se sont prolétarisées, la petite-bourgeoisie s’est radicalisée ; la classe ouvrière n’a pas « dirigé » le processus mais lui a servi de base. Les préjugés anticommunistes freinent. Le Mouvement du 26 juillet lui-même voit l’Armée rebelle, selon Fidel, « comme des agitateurs ». En mai 1958, il déclare au journaliste nord-américain Jules Dubois : « Je n’ai jamais été et ne suis pas communiste. Si je l’étais, je serais suffisamment courageux pour le proclamer » (5).

La guerre de guérilla dure 25 mois ; 300 guérilleros affrontent 12 000 soldats. L’opération militaire de Batista (« Fin de Fidel ») tourne à la débâcle. Le 8 janvier 1959, en pleine guerre froide, Fidel et sa légende entrent dans La Havane, acclamés par une « marée humaine » (6). Fidel le fédérateur, le libérateur, symbole de nation.

Le 16 avril 1961, à La Havane, la foule se presse aux obsèques des victimes des raids aériens ennemis. Les bombardements de la CIA clouent au sol la petite aviation cubaine, tandis que se prépare l’invasion de la baie des Cochons par 1 400 exilés mercenaires, écrasés en 66 heures. Dans son discours des funérailles, Fidel appelle à défendre « notre révolution socialiste ». Il a attendu deux ans et demi après la victoire de l’Armée ­rebelle pour se réclamer du socialisme. Le long mûrissement du leader, l’expérience, vécue, de la nature de l’impérialisme, l’évolution des conditions objectives et subjectives, les enjeux et problèmes de l’époque ont « radicalisé » Fidel. En devenant communiste, il a contribué à son tour à radicaliser le processus révolutionnaire. L’agression des États-Unis a accéléré cette interaction dialectique. La révolution répond à chaque mesure hostile de Washington par l’approfondissement des changements. Un exemple : la loi 851 du 6 juillet 1960 réplique à la suppression de la quote-part d’importation de sucre cubain par la nationalisation des propriétés et des banques nord-américaines à Cuba.

Lorsque Kennedy impose le blocus total de l’île, l’aide de l’Union soviétique permet à Cuba de tenir. Y avait-il une alternative aux liens avec l’URSS, à l’entrée en 1972 dans le Comecon ? Ils lui offrent les moyens d’un développement social, éducatif, sanitaire, remarquable, mais ne remettent pas en cause la monoculture. Cuba est désormais réserve sucrière du « camp socialiste ». En 1991, Fidel déclare : « Nous avions déifié l’Union soviétique. » Il porte désormais un regard critique sur une période ambivalente.

Les discours politiciens sur « la trahison » de Fidel ou sur son « communisme souterrain », son « machiavélisme », relèvent de la propagande et occultent l’évolution fascinante du « Comandante » Fidel.

(1) « Les Quatre Saisons de Fidel Castro », de J.-P. Clerc, Éditions du Seuil, 1996.

(2) « Fidel », de V. Skierka, éditions Martinez Roca, 2002.

(3) « Le Socialisme à la cubaine », de J. Ortiz et G. Fournial, Éditions sociales, 1983.

(4) « L’histoire m’acquittera », de F. Castro, traduit et annoté par J.-F. Bonaldi, Éd. le Temps des cerises, 2013.

(5) « Journal de la révolution cubaine », de C. Franqui, Éditions du Seuil, Paris, 1976.

(6) Castro, Fidel, « les Chemins de la victoire. Mémoires », Éditions Michel Lafon, 2012. À consulter également : « Biographie à deux voix », F. Castro, I. Ramonet, Fayard/Galilée, 2007

http://www.humanite.fr/blogs/fidel-castro-est-mort-627191

 

Notre droit à être marxistes-léninistes

À l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la Grande guerre Patrie, le leader de la Révolution a exprimé sa profonde admiration pour l’héroïque peuple soviétique qui a rendu un service colossal à l’Humanité

Auteur: Fidel Castro Ruz | internet@granma.cu

Après-demain 9 mai, nous commémorerons le 70e anniversaire de la Grande guerre patrie. Étant donné le décalage horaire, au moment où j’écris ces lignes les soldats et officiers de l’Armée de la Fédération de Russie, pleins de fierté, effectueront leur répétition sur la Place Rouge de Moscou, du pas rapide et martial qui les caractérise.

Lénine fut un génial stratège révolutionnaire qui n’hésita pas à assumer les idées de Marx et de les mettre en pratique dans un pays immense et en partie industrialisé, dont le parti prolétaire devint le plus radical et le plus audacieux de la planète à la suite de la plus grande tuerie que le capitalisme avait perpétrée dans le monde où, pour la première fois les tanks, les armes automatiques, l’aviation et les gaz asphyxiants firent leur apparition dans les guerres, et un célèbre canon capable de lancer un lourd projectile à plus de 100 kilomètres fut même employé dans ce conflit sanglant.

De ce massacre émergea la Ligue des Nations, une institution qui était censée préserver la paix et qui ne parvint même pas à éviter la progression accélérée du colonialisme en Afrique, dans une grande partie de l’Asie, l’Océanie, la Caraïbe, le Canada, et d’un néocolonialisme grossier en Amérique latine.

À peine 20 ans plus tard, une autre épouvantable guerre mondiale éclata en Europe, avec comme prélude la Guerre civile espagnole, commencée en 1936. Après la défaite écrasante des troupes nazies, les pays ont placé leurs espoirs dans l’Organisation des Nations Unies, qui s’efforce de construire la coopération qui mettra fin aux agressions et aux guerres, où les pays pourront préserver la paix, le développement et la coopération pacifique de tous les États, grands et petits, riches ou pauvres de la planète.

Des millions de scientifiques pourraient, entre autres missions, augmenter les possibilités de survie de l’espère humaine, déjà menacée par la pénurie d’eau et d’aliments pour des milliards de personnes dans un bref laps de temps. Nous sommes déjà 7,3 milliards d’habitants sur la planète. En 1800, nous n’étions que 978 millions ; ce chiffre s’est élevé à 6,07 milliards en l’an 2000, et en 2050, selon des calculs conservateurs, la population mondiale atteindra les 10 milliards d’habitants.

Bien entendu, c’est à peine si l’on parle des bateaux bondés d’immigrants, contraints d’emprunter n’importe quel objet flottant, un fleuve d’immigrants africains, en provenance du continent colonisé par les Européens pendant des centaines d’années. Il y a 23 ans, lors d’une Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, j’ai affirmé : « Une importante espèce biologique court le risque de disparaître à cause de la liquidation progressive et rapide de ses conditions de vie naturelles : l'Homme. » J’ignorais à l’époque combien nous étions près de ce moment.

À l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la Grande guerre Patrie, j’aimerais exprimer ma profonde admiration pour l’héroïque peuple soviétique qui a rendu un service colossal à l’Humanité.

Aujourd’hui, l’alliance solide entre les peuples de la Fédération de Russie et l’État au développement économique le plus rapide du monde est possible : la République populaire de Chine. Grâce à leur étroite coopération, à leur science avancée et à leurs puissantes armées et leurs soldats valeureux, ces deux pays constituent un puissant bouclier de la paix et de la sécurité mondiale pour que la vie de notre espèce puisse être préservée.

La santé physique et mentale, et l’esprit de solidarité sont des normes qui doivent prévaloir. Autrement, le destin de l’être humain, tel que nous le connaissons, se perdra pour toujours. Les 27 millions de Soviétiques, morts dans la Grande guerre Patrie, ont aussi donné leur vie pour l’Humanité et pour le droit à penser et à être socialistes, à être marxistes-léninistes, à être communistes et à sortir de la préhistoire.

 

 


 

Fidel Castro Ruz

7 mai 2015 22h 14


 

RENCONTRE FRATERNELLE ENTRE FIDEL CASTRO ET LE CAMARADE PRESIDENT DU VIETNAM

Rencontre fraternelle entre Fidel et le président vietnamien

Le leader historique de la Révolution cubaine a reçu le camarade Tran Dai Quang, président de la République socialiste du Vietnam, en visite d’État dans notre pays

Auteur:  | internet@granma.cu

Fidel et Tran Dai Quang Photo: Alex Castro

Le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, a reçu dans l’après-midi de ce mardi 15 novembre le camarade Tran Dai Quang, président de la République socialiste du Vietnam, en visite d’État dans notre pays

Fidel et son illustre invité se sont accordés à estimer que cette visite contribuera à renforcer encore davantage l’amitié historique entre nos peuples, et ils ont échangé des vues sur le développement économique et social au milieu des dangers qui menacent l’humanité, notamment le changement climatique, les conflits armés qui font rage dans plusieurs régions, l’accroissement continu de la population mondiale, la baisse des prix du pétrole et le défi d’augmenter la production alimentaire à l’échelle planétaire.

Le président Tran Dai Quang a transmis à Fidel les salutations fraternelles de la direction du Parti, du gouvernement et du peuple vietnamiens, et il a exprimé sa profonde gratitude pour la solidarité cubaine depuis les temps de la lutte du peuple vietnamien contre l’envahisseur yankee. Plus loin, il lui a adressé ses félicitations pour les résultats du 7e Congrès du Parti communiste cubain.

Pour sa part, le leader de la Révolution cubaine a évoqué ses voyages dans cette nation sœur et ses entretiens avec les dirigeants vietnamiens, notamment avec Ho Chi Minh, pour lequel il a exprimé son admiration. Fidel lui a ensuite donné quelques explications sur les expériences et le travail réalisé actuellement dans l’Île pour augmenter la production d’aliments riches en protéines.

Finalement, les deux dirigeants se sont déclarés convaincus que Cuba et le Vietnam vaincront dans leur lutte commune.

http://fr.granma.cu/cuba/2016-11-16/rencontre-fraternelle-entre-fidel-et-le-president-vietnamien