CUBA

MIGUEL DIAZ-CANEL, NOUVEAU PRESIDENT DE CUBA : "IL N'Y AURA PAS DE PLACE POUR CEUX QUI ASPIRENT A UNE RESTAURATION DU CAPITALISME"

Cuba : Miguel Diaz-Canel élu président promet la continuité du socialisme

French.xinhuanet.com | Publié le 2018-04-20 à 02:40

 

 


(Xinhua/Irene Perez/CUBADEBATE)

LA HAVANE, 19 avril (Xinhua) -- Miguel Diaz-Canel a été élu jeudi nouveau président de Cuba, succédant à Raul Castro, qui a achevé son deuxième mandat de cinq ans à ce poste.

Dans son premier discours en tant que nouveau chef d'État devant l'Assemblée nationale, M. Diaz-Canel a déclaré que "dans cette nouvelle législature il n'y aura pas de place pour ceux qui aspirent à une restauration du capitalisme".

"Seulement pour ceux qui aspirent à continuer d'améliorer notre socialisme", a dit le nouveau président cubain.

"Par décision du peuple, le seul choix que nous ayons est de poursuivre le travail entamé par les pères fondateurs de la révolution cubaine en 1959, grâce à l'unité de toutes les générations de Cubains", a dit M. Diaz-Canel.

Le dirigeant cubain a souligné la responsabilité que représente la fonction présidentielle et affirmé qu'il suivrait "avec honneur" les ordres du peuple, "en marchant dans les traces de la première génération historique de la révolution".

Concernant l'élection du nouveau gouvernement, M. Diaz-Canel l'a qualifiée de "ratification de la démocratie" dont le principal acteur est le peuple cubain.

M. Diaz-Canel, ex-premier vice-président et ingénieur électronique qui aura 58 ans ce vendredi, a été nommé candidat présidentiel par la Commission nationale des candidatures mercredi.

Après avoir remis la présidence à son successeur, Raul Castro, âgé de 86 ans, reste député au Parlement et premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, parti au pouvoir qui est considéré comme la principale force dirigeant la société cubaine.

http://french.xinhuanet.com/2018-04/20/c_137123472.htm


 

MIGUEL DIAZ-CANEL, NOUVEAU PRESIDENT DE CUBA

Désignation de Miguel Diaz-Canel en tant que candidat à la présidence du Conseil d'État de Cuba

La Commission électorale nationale a souligné les mérites du camarade Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez

Auteur:  | informacion@granma.cu

Photo: Yaciel Peña

La Commission électorale nationale a donné des informations sur la carrière politique de Miguel Mario Diaz Canel Bermudez. Né dans la province de Villa Clara, il a obtenu son diplôme d'ingénieur électronicien en 1982.

Il a fait partie des Forces armées révolutionnaires puis il a été professeur à l'Université centrale Martha Abreu de Las Villas.

Dans les années 80, il a été dirigeant de l’Union des jeunes communistes (UJC). Au début des années 90, il a assumé des fonctions en tant que cadre du Parti communiste de Cuba, et en 1994 il a été élu deuxième Secrétaire du Comité national de l’UJC, puis premier secrétaire du Comité provincial à Villa Clara.

Âge : 57 ans

Niveau scolaire : Supérieur

Responsabilité : Membre du Bureau politique et Premier vice-président du Conseil d'État et du Conseil des Ministres.

Organismes auxquels il appartient : Parti communiste, Comité de défense de la Révolution (CDR).

Il a occupé des postes au sein de la Fédération des lycéens (FEEM) et de la Fédération des étudiants universitaires (FEU).

RAUL CASTRO : AU PEUPLE, AU PARTI COMMUNISTE DU VIETNAM ET AU GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE SOCIALISTE DU VIETNAM, NOTRE GRATITUDE ETERNELLE.

Au peuple, au Parti communiste et au gouvernement de la République socialiste du Vietnam, notre gratitude éternelle

Discours du général d'armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti et Président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, à l'occasion de la cérémonie de remise de l'Ordre de l'Étoile d'Or du Vietnam, au Palais de la Révolution, le 29 mars 2018, « Année 60 de la Révolution ».

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

CAMARADE Nguyen Phu Trong, Secrétaire général du Parti communiste du Vietnam

Membres distingués de la délégation vietnamienne,

Camarades,

La profonde amitié entre Cuba et le Vietnam a résisté à l’épreuve du temps.

Nous avons construit une relation solide, forgée au cours des années difficiles de la lutte pour la libération du Vietnam.

Nos peuples, nos partis et nos gouvernements sont restés unis et partagent aujourd'hui leurs expériences mutuelles dans la construction d'une société socialiste qui garantit la justice et le bien-être dans les deux nations. Et il en restera ainsi à l'avenir, un avenir préservé par les nouvelles générations de Cubains et de Vietnamiens.

Déjà en 1889, notre Héros national José Marti caractérisait les Vietnamiens comme des hommes et des femmes au cœur immense, dont l’esprit laborieux, la bravoure et l'abnégation transcendent les siècles.

Le hasard a voulu que le 19 mai soit une date marquante pour nos deux pays. Ce jour-là, en 1895, José Marti fut tué au combat et, cinq ans plus tôt, le légendaire et exceptionnel révolutionnaire Ho Chi Minh était né dans un humble village.

Je me souviens de la rencontre émouvante que j'ai eue avec lui, lors de ma visite dans son pays bien-aimé, en octobre 1966 ; des mots de remerciements sincères de Ho Chi Minh pour l'aide de Cuba et de Fidel ; et sur les fondements solides sur lesquels nous avons forgé les liens qui nous unissent : « … nos pays sont géographiquement aux antipodes, mais il existe a une identification totale sur le plan moral », devait-il affirmer.

À cette date, nous nous étions déjà mobilisés pour appuyer sa lutte pour la libération nationale et la réunification du pays.

Le camarade Fidel soulignait souvent l'exploit colossal de la résistance vietnamienne, qui devait nous servir d'exemple ; et il résuma l'engagement internationaliste de Cuba en une phrase : « Pour le Vietnam, nous sommes prêts à donner jusqu’à notre propre sang ! ».

En septembre de cette année, nous commémorerons le 45e anniversaire du premier voyage de Fidel dans la zone libérée de Quang Tri. Il fut le seul chef d'État à le faire. Son image, arborant le drapeau du Front national de libération du Sud-Vietnam, traduisait sa foi absolue en la victoire. Comme Ho Chi Minh, il était convaincu qu'une fois l'ennemi vaincu, les Vietnamiens construiraient une patrie « dix fois plus belle ».

Vous avez constitué un exemple pour ceux qui, où que ce soit dans le monde, luttaient pour leur indépendance et contre l'intervention étrangère ; vous avez légué la doctrine de la défense de la « guerre de tout le peuple », qui garantit la victoire sur un ennemi numériquement et techniquement supérieur ; vous représentez aussi la persévérance et l'effort dans l’édification socialiste.

C’est au nom de notre peuple héroïque et de l'amitié éternelle qui nous unit et animé du souvenir de Fidel et de Ho Chi Minh, plus vivant que jamais, que je reçois cet honorable Ordre de l'Étoile d'Or.

Au peuple, au Parti communiste et au gouvernement de la République socialiste du Vietnam, notre gratitude éternelle.

Je vous remercie.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-04-02/au-peuple-au-parti-communiste-et-au-gouvernement-de-la-republique-socialiste-du-vietnam-notre-gratitude-eternelle


 

SALIM LAMRANI : LA POLITIQUE CUBAINE DE TRUMP EST VOUEE A L'ECHEC

La politique cubaine de Donald Trump est vouée à l’échec

Par Salim Lamrani

Mondialisation.ca, 26 mars 2018

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Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, les relations entre Cuba et les Etats-Unis n’ont cessé de se détériorer en raison de la décision de Donald Trump d’appliquer de nouveau une politique basée sur l’hostilité.

En juin 2017, le Président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé un revirement total de la politique étrangère des Etats-Unis vis-à-vis de Cuba. Alors que son prédécesseur Barack Obama avait pris la mesure de l’échec de la stratégie étasunienne envers l’île durant plus d’un demi-siècle et initié un processus de rapprochement avec La Havane, l’actuel locataire de la Maison-Blanche a annoncé qu’il appliquerait désormais une ligne dure avec Cuba[1].

Barack Obama avait rétabli les relations diplomatiques et ouvert une ambassade en 2015, près de 54 ans après la rupture unilatérale opérée par Washington en janvier 1961. Sans permettre aux touristes ordinaires étasuniens de se rendre à Cuba, Washington avait néanmoins ouvert la possibilité à douze catégories de voyageurs de se rendre dans l’île et avait permis les vols directs entre les deux pays. Ce nouveau panorama avait permis à de nombreux citoyens étasuniens de visiter Cuba pour la première fois. Ainsi, le nombre de visiteurs étasuniens dans l’île est passé de 91 254 personnes en 2014 à 161 233 en 2015, et 284 552 en 2016[2], pour atteindre le chiffre record de 619 523 en 2017[3].

Contre toute attente, le 29 septembre 2017, le secrétaire d’Etat Rex W. Tillerson a annoncé que Washington réduisait à son strict minimum son personnel diplomatique présent à Cuba pour des raisons de sécurité. Washington a évoqué de mystérieux problèmes de santé dus à des « attaques acoustiques » qui auraient affecté une vingtaine de membres de l’Ambassade des Etats-Unis à La Havane entre décembre 2016 et août 2017. Washington reconnaît que les « enquêteurs ont été incapables de déterminer qui était responsable de ces attaques et quelles en étaient les causes[4] ».

En plus de réduire drastiquement son personnel diplomatique, l’administration Trump a décidé de sanctionner La Havane en expulsant 17 membres de l’ambassade de Cuba de Washington, dont toute l’équipe du bureau des affaires économiques et commerciales[5]. Pourtant, les Etats-Unis ont souligné la pleine coopération des autorités cubaines au sujet de cette affaire : « Cuba nous a indiqué qu’elle continuerait à enquêter sur ces attaques et nous continuerons à coopérer avec eux[6] ».

De leur côté, les autorités cubaines, par la voix de Bruno Rodríguez, Ministre des Affaires étrangères, ont regretté le manque de collaboration et de transparence de la part des Etats-Unis sur cette affaire. En effet, Washington s’est refusé à fournir à La Havane les éléments d’enquête à sa disposition. Aucune des personnes touchées par ce mal mystérieux n’a pu être interrogée par les enquêteurs cubains et leurs noms ont été maintenus secrets[7].

La raison probable de ce refus a été révélée par Peter Kornbluh, Directeur du Projet de Documentation sur Cuba des Archives de la Sécurité nationale de Washington : « Un nombre très important des personnes affectées étaient des membres de la station de la CIA à Cuba[8]. » Or, les Etats-Unis n’admettront jamais la présence d’éléments de la CIA à Cuba ou dans n’importe quel autre pays au monde en raison du caractère clandestin et illégal de leurs activités.

Dans le même temps, Washington a décidé de classer Cuba dans la catégorie des pays à risque pour ce qui concerne les voyages. Pourtant, le Département d’Etat a reconnu qu’aucun des près de 620 000 citoyens étasuniens qui se sont rendu dans l’île en 2017 n’a été victime d’une quelconque attaque sonique : « Nous ne disposons d’aucune information selon laquelle des citoyens des Etats-Unis auraient été affectés[9] ».

En raison de la réduction drastique des effectifs de la représentation diplomatique étasunienne à La Havane, le consulat n’est plus en mesure d’assurer ses missions[10]. Ainsi, les Cubains qui souhaitent se rendre aux Etats-Unis dans le cadre d’un projet migratoire, d’un voyage professionnel, d’un séjour familial, ou autres, doivent désormais obligatoirement passer par le consulat des Etats-Unis à… Bogota, en Colombie. En outre, les Etats-Unis se retrouvent de fait dans l’incapacité de respecter les accords migratoires signés en 1994 avec La Havane, dans lesquels ils s’engagent à fournir au moins 20 000 visas par an. En effet, l’immense majorité des candidats à l’émigration n’a pas les moyens de se payer le coûteux voyage en Colombie, surtout qu’aucune garantie n’est fournie quant à une éventuelle issue favorable à leur demande de visa[11].

En revenant à une politique basée sur l’hostilité à l’égard de Cuba, l’administration Trump met un terme aux progrès observés durant la présidence de Barack Obama et s’accroche à une stratégie anachronique. Cette dernière est vouée à l’échec et a isolé les Etats-Unis sur la scène internationale, comme l’illustre le dernier vote de novembre 2017 de l’Assemblée générale des Nations unies où 191 pays ont condamné pour la 26ème année consécutive les sanctions économiques imposées à Cuba. De la même manière, Washington s’oppose à la volonté de la majorité des citoyens des Etats-Unis qui aspirent à normaliser les relations avec Cuba et à pouvoir se rendre sur l’île en tant que touristes, sans obstacles, chose interdite depuis plus d’un demi-siècle par Washington. Pour sa part, Cuba a toujours fait montre de sa disposition à entretenir des liens cordiaux et pacifiques avec Washington basés sur l’égalité souveraine, la réciprocité et la non-ingérence dans les affaires internes.

Salim Lamrani

Université de La Réunion

 

Notes

[1] Donald Trump, « Remarks by President Trump on the Policy of the United States Towards Cuba », 16 juin 2017. https://www.whitehouse.gov/the-press-office/2017/06/16/remarks-president-trump-policy-united-states-towards-cuba(site consulté le 22 mars 2018).

[2] Oficina Nacional de Estadística e Información, “Anuario estadístico de Cuba 2016. Turismo”, 2017, p. 8. http://www.one.cu/aec2016/15%20Turismo.pdf (site consulté le 22 mars 2018).

[3] Mimi Whitefield, « 100,000 Cuban Homes Slammed by Hurricane Irma Await Repairs Months Later », The Miami Herald, 15 janvier 2018.

[4] Rex W. Tillerson, « Actions Taken in Response to Attacks on U.S. Government Personnel in Cuba », U.S. Department of State, 29 septembre 2017. https://www.state.gov/secretary/remarks/2017/09/274514.htm (site consulté le 22 mars 2018).

[5] Rex W. Tillerson, « On the Expulsion of Cuban Officials From the United States », U.S. Department of State, 3 octobre 2017. https://www.state.gov/secretary/remarks/2017/10/274570.htm (site consulté le 24 mars 2018).

[6] Rex W. Tillerson, « Actions Taken in Response to Attacks on U.S. Government Personnel in Cuba », op.cit.

[7] Bruno Rodríguez Parilla, « No existen pruebas de ataque sónico a diplomáticos de Estados Unidos », Cubadebate, 3 novembre 2017.

[8] Peter Kornbluh, « What the US Government Is Not Telling You About Those ‘Sonic Attacks’ in Cuba », The Nation, 7 mars 2018.

[9] Rex W. Tillerson, « Actions Taken in Response to Attacks on U.S. Government Personnel in Cuba », op.cit.

[10] U.S. Department of State, « End of Ordered Departure at U.S Embassy Havana », 2 mars 2018. https://www.state.gov/r/pa/prs/ps/2018/03/278997.htm (site consulté le 24 mars 2018).

[11] Mario J. Pentón, « To Reunite With Family in Miami, These Cubans Must Travel to Bogota », The Miami Herald, 15 mars 2018.

 

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamraniest Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella, 2016. Préface d’Ignacio Ramonet.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Salim Lamrani, Mondialisation.ca, 2018

https://www.mondialisation.ca/la-politique-cubaine-de-donald-trump-est-vouee-a-lechec/5624133


 

ELECTIONS LEGISLATIVES A CUBA POUR TOUS LES CITOYENS AGES DE 16 ANS ET PLUS

Elections législatives à Cuba:

 des citoyens élus députés

 

Dimanche 11 mars ont eu lieu les élections législatives de Cuba... En France, silence médiatique sur cet événement, ou quelques  articles belliqueux.

Tous les citoyens cubains âgés de 16 ans et plus étaient appelés à élire leurs délégués provinciaux et leurs 605 députés.

Peuvent voter ou se présenter comme candidat tous citoyens âgés de 16 ans et plus à la seule condition d’avoir un casier judiciaire vierge. Contrairement à ce qu’a affirmé l’AFP, Non la liste des candidats n’est pas censurée par le PCC (Parti Communiste Cubain).

Il faut que les candidats, aux élections provinciales comme aux législatives, obtiennent au moins la moitié des voix de l’électorat dans chaque localité pour être élus.

Les élus  perçoivent pour tout appointement, le salaire qu’ils percevaient avant d’être élus!

Les candidatures se font sans appartenance à un parti, y compris le Parti Communiste Cubain. « Ce que nous voulions éviter, c’est en premier lieu l’introduction de la politique politicienne, la corruption, la division et la fragmentation dans notre processus électoral. Certaines personnes à l’étranger disent qu’il n’y a pas de démocratie sans système multipartite. Dans notre pays, il y a un « système de millions de partis », parce que tout citoyen de ce pays d’âge légal – des millions de Cubains – peut proposer la nomination de tout citoyen du pays»,  avait déclaré Fidel Castro.

Dans ce processus électoral original de Cuba, les candidats sont choisis par le peuple. 

Résultats de ces élections :

Inscrits : 8 926 575, Suffrage exprimés : 7 399 891 (82.90%)

Abstention : 18,10%, Bulletins valides : 94,42%, Nuls : 1.26%, Blancs : 4,32%

Des groupes comme «Cuba decide» avaient appelé leurs partisans à voter blanc ou noircir leurs bulletins de slogans contestataires. Le mot d'ordre n'a pas été suivi.

Au total, 15 000 délégués provinciaux sont élus au sein de 169 Assemblées Provinciales du Pouvoir Populaire. IIs éliront eux-mêmes leurs députés à l’Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP) à proportion d’un pour 20.000 habitants d’une municipalité, plus un autre par tranche de 10.000 habitants supplémentaires. Au total, 605 députés siègeront à l’ANPP pour une durée de cinq ans. Ils désigneront les 31 membres du Conseil d’État qui éliront le 16 avril,le Président. ils désigneront le successeur de Raul Castro, 86 ans, décidé à se démettre après avoir succédé 12 ans à Fidel Castro.

« Le prochain président, s'il ne porte pas le nom Castro, sera sans aucun doute un fils de la révolution [...] formé en son sein, et il continuera de la faire avancer avec le peuple de Cuba », a affirmé dans un tweet le ministère des Affaires étrangères.

Raul Castro, restera à la tête du Parti communiste de Cuba (PCC) jusqu'au prochain congrès prévu pour 2021.

La présence des femmes et des jeunes est particulièrement important. Les femmes atteindront cette fois 53 % des députés.  Comme dans le domaine de la santé Cuba fait parti des meilleurs mondiaux.

Cuba a affronté sans plier la puissance impérialiste U.S. Les dommages causés par le blocus des Etats-Unis contre Cuba depuis 1962 auraient coûté 125 milliards de dollars, selon des estimations.

Le blocus et l'ingérence systématique de Washington dans l'île sont un obstacle pour le développement de l'île. Les USA votent chaque année dans leur budget des aides par millions de dollars pour soutenir l'action des opposants cubains.

Les Cubains ont engagé un développement de petits entrepreneurs, la construction du port de Mariel, le plus grand des Caraïbes qui traitera un million de conteneurs par an et redistribuera les marchandises à travers l'Atlantique.

La population est lancée dans quelque chose d’inédit. Cuba poursuit son chemin  en affirmant son indépendance. Cuba est resté invaincue dans la lutte contre l’impérialisme américain.

C’est un encouragement pour toutes celles et ceux qui, dans ce monde, luttent pour des idéaux de justice sociale d'égalité, de liberté et de paix entre les peuples.

 

Cuba peut compter sur les forces progressistes de France et du monde entier pour soutenir son combat. Notre Parti Révolutionnaire Communistes qui lutte contre le capitalisme et pour construire une société socialiste en France apporte son soutien fraternel au peuple cubain.

 

  www.sitecommunistes.org


 

ELECTION : PARTICIPATION MASSIVE DU PEUPLE CUBAIN, 82,90% DE VOTANTS

Le peuple a voté pour l’avenir

BIEN qu'il s'agisse encore de données préliminaires, 7 399 891 Cubains se sont rendus aux urnes le 11 mars, un chiffre qui représente 82,90 % du nombre total d'électeurs, soit 8 926 575, selon les listes mises à jour.

Auteur:  | internet@granma.cu

 

BIEN qu'il s'agisse encore de données préliminaires, 7 399 891 Cubains se sont rendus aux urnes le 11 mars, un chiffre qui représente 82,90 % du nombre total d'électeurs, soit 8 926 575, selon les listes mises à jour.

C’est ce qu’a déclaré en conférence de presse Alina Balseiro Gutiérrez, présidente de la Commission électorale nationale (CEN), qui a affirmé que les 605 députés au Parlement et les 1 265 délégués aux assemblées provinciales ont été élus avec plus de la moitié des suffrages valides exprimés.

L'élection de tous, a-t-elle précisé, a représenté 80,44%, tandis que le vote sélectif a obtenu 19,56%, ce qui reflète le soutien apporté au vote uni, la « stratégie du peuple » conçue par Fidel.

Concernant la qualité du vote, elle a souligné que sur le nombre total de bulletins, 94,42% étaient valides; 1,26% nuls et 4,32% en blanc.

Selon Balseiro Gutiérrez, plus de 200 000 autorités électorales ont participé à ces élections, ce qui a constitué une fois de plus « un succès populaire et une victoire électorale », et la participation massive des électeurs a signifié la réaffirmation consciente de notre système électoral.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-03-13/le-peuple-a-vote-pour-lavenir


 

CUBA : PROVOCATION ANTICUBAINE A LA VEILLE DES ELECTIONS

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Une provocation anticubaine avortée à la veille des élections

Déclaration du ministère des Relations extérieures

Auteur:  | internet@granma.cu

Une nouvelle tentative de provocation anticubaine a été lancée depuis l'étranger, à travers la remise d’un « prix », dans le but d'interférer dans les affaires intérieures de Cuba, de générer de l'instabilité, et nuire à l'image du pays et aux relations diplomatiques de Cuba avec d'autres États.

L'opération avait été menée avec le financement et le soutien de la contre-révolution externe et d'autres organisations internationales telles que l'Initiative démocratique d'Espagne et des Amériques (IDEA), la Fondation pour la démocratie panaméricaine, la Fondation Mémorial des victimes du communisme, et l'utilisation d'un groupe anticubain illégal comme instrument. Comme de coutume dans toute initiative réactionnaire dans notre région, la participation du Secrétaire général de l'OEA n'a pas fait défaut.

Il convient de rappeler qu'une opération similaire avait été tentée l'année dernière, dans laquelle, outre les organisations déjà mentionnées, étaient impliqués le Centre démocratie et communauté, le Centre d'études et de gestion pour le développement d'Amérique latine (CADAL) et l'Institut interaméricain pour la démocratie, du terroriste et agent de la CIA Carlos Alberto Montaner, qui ont activement travaillé contre Cuba et sont connus pour leurs liens avec la Fondation nationale pour la démocratie des États-Unis (NED, selon son sigle en anglais), qui reçoit des fonds du gouvernement de ce pays pour mettre en œuvre ses programmes subversifs contre Cuba.

Ces organisations affichent des états de service assez éloquents en tant qu'agents d'ingérence et de subversion contre les gouvernements progressistes de Notre Amérique dans le but de les détruire, une besogne à laquelle ils ont consacré des efforts et des ressources considérables.

Il est intéressant de noter qu'elles observent un silence complice sur la menace du recours à la force et les appels récents des États-Unis à perpétrer des putschs contre la République bolivarienne du Venezuela, qu'elles restent plongées dans le mutisme face aux coups d'État sur le continent, et se gardent bien de dénoncer la faim et la pauvreté, la discrimination raciale et religieuse qui sévit dans notre région.

Nos peuples ne peuvent pas non plus compter sur ces organisations et leurs personnages pour lutter pour une plus grande justice sociale et une plus grande équité, pour soutenir les familles des dirigeants progressistes, des syndicalistes et des journalistes tués pour leurs idées politiques, ou d'autres victimes du paramilitarisme et des organisations criminelles.

Cette fois-ci, il s'agissait d’orchestrer une mise en scène ayant pour but de perturber le déroulement normal des élections législatives à Cuba. Ces actions combinaient une stratégie de communication, à travers les médias internationaux et les réseaux sociaux, avec des mesures visant à contourner les dispositions légales de notre pays et à délégitimer l'action juste et légale de nos autorités.

Bien qu’en toute connaissance de cause et malgré qu’ils aient été avertis que, pour ces raisons, ils ne seraient pas les bienvenus à Cuba, Andrés Pastrana Arango et Jorge Fernando Quiroga Ramirez, anciens présidents de Colombie et de Bolivie, respectivement, et le député chilien de l'Union démocratique indépendante (UDI) Jaime Bellolio Avaria, ont joué le jeu de participer à cette provocation sur le territoire cubain, si bien que, conformément à nos lois et aux normes internationales, ils n’ont pas été autorisés à entrer dans notre pays.

Cette action s’inscrit dans l'offensive impérialiste contre les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes, en vertu de laquelle le gouvernement des États-Unis a déclaré la pertinence et la validité de la « Doctrine Monroe » et a provoqué un recul dans les relations bilatérales avec Cuba.

Les protagonistes de cette manœuvre ne se soucient aucunement de Cuba ni des Cubains, qu’ils offensent en prétendant de violer l'ordre constitutionnel que nous vous avons librement choisi. C'est pourquoi ils ont dû recourir à des moyens et à des personnages étrangers pour pouvoir atteindre leurs objectifs.

Toute tentative, similaire ou non, recevra la réponse ferme des Cubains, qui restent unis et fidèles aux principes de la Révolution, comme nous le montrerons dimanche prochain, le 11 mars, en votant massivement pour les candidats du peuple.

La Havane, le 8 mars 2018

« Année 60 de la Révolution »

UN FLEURON INESTIMABLE DE L'EDUCATION CUBAINE : L'ECOLE INTER-ARMES DES FORCES ARMEES REVOLUTIONNAIRES (FAR)

Un fleuron inestimable de notre éducation

Le général d’armée Raul Castro Ruz adresse un message de félicitations à l’École inter-armes des Forces armées révolutionnaires (FAR) Général Antonio Maceo, Ordre Antonio Maceo, à l’occasion de son 55e anniversaire

Auteur:  | lissy@granma.cu

Photo: Granma

Une lueur inhabituelle brille dans les regards des fondateurs de l’École inter-armes des Forces armées révolutionnaires (FAR) Général Antonio Maceo, Ordre Antonio Maceo, lorsqu'ils s'arrêtent sur les jeunes qui défilent en uniforme. En des jours comme celui-ci, ils se sentent émus et fiers d’avoir été partie prenante de l'histoire de cette prestigieuse école qui a fêté le 7 février son 55eanniversaire au cours d’une cérémonie des plus émouvantes.

Un hommage imprégné de solennité, d’engagement et de rencontre des générations, au cours duquel a été lu un message de félicitations adressé à cet établissement d’enseignement supérieur par le général d’armée Raul Castro Ruz. Une école qu'il a qualifiée de prestigieuse et dont il a souligné le rôle « dans la formation des officiers de mieux en mieux formés et engagés envers leur peuple dans la défense de la Patrie, la Révolution et le socialisme ».

Durant la cérémonie, qui s’est tenue en présence du général de corps d'armée Leopoldo Cintra Frias, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste et ministre des FAR, des reconnaissances ont été remises aux fondateurs en activité et de la réserve, ainsi qu'aux officiers et aux travailleurs, reconnus pour leur contribution au rayonnement de cette institution.

Par ailleurs, une plaque a été dévoilée à l'occasion de l'octroi à l’École du statut de Monument national, une décision qui a été prise en tenant compte de ses valeurs historiques et patrimoniales, la recréation des éléments les plus représentatifs de l'art déco et sa transition vers la modernité, ainsi que pour ses précieux biens mobiliers et l'état de conservation du centre en général.

Au nom des jeunes, Yailen Rodriguez Luna, étudiante de 3e année dans la spécialité politico-militaire, a souligné la nécessité de l'étude et de l'auto-préparation constantes parmi les défis à relever par les nouvelles générations, en particulier à la suite des changements survenus dans le panorama politique et militaire dans le monde, notamment dans notre région, dans un scénario marqué par l'escalade impérialiste de l'administration étasunienne.

Le général de division Roberto Legra Sotolongo, chef de la Direction du Minfar (ministère des Forces armées révolutionnaires), a déclaré que cet établissement fête son anniversaire avec des professeurs dotés de grandes qualités pédagogiques, un nombre important de masters et de docteurs en sciences, ainsi que des professeurs titulaires et assistants.

Selon le général Legra Sotolongo, 15 000 officiers ont été formés au sein de cette école et ont acquis une expérience de combat dans les luttes de libération dans de pays comme la Syrie, l'Angola, l'Éthiopie et le Nicaragua. Le défi est de continuer à travailler à la formation de chefs pour la chaîne de commandement et des spécialistes, dotés d’un haut niveau de formation intégrale et d’une fermeté dans les principes, a-t-il dit au sujet de cette institution qui a également reçu la reconnaissance du ministre des FAR.

José Ramon Saborido Loidi, ministre de l'Enseignement supérieur ; Sucely Morfa Gonzalez, membre du Conseil d'État et Premier secrétaire de l'Union des jeunes communistes ; des dirigeants du Parti et du gouvernement ; des chefs des FAR et du ministère de l'intérieur, entre autres invités, étaient présents à la cérémonie.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-02-08/un-fleuron-inestimable-de-notre-education


 

REMISE OFFICIELLE DU DRAPEAU NATIONAL A L'EQUIPE CUBAINE

Remise officielle du drapeau national à l’équipe cubaine

Le président du Comité olympique cubain, José Ramon Fernandez, s’est entretenu avec la délégation

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Ismael Batista

José Ramon Fernandez, président du Comité olympique cubain, a présidé la cérémonie de remise officielle du drapeau national à l’équipe Granma, championne de Cuba, qui nous représentera à la Série de la Caraïbe, prévue dans la ville mexicaine de Jalisco.

Au terme de la cérémonie, qui s’est déroulée au pied du monument dédié à José Marti, sur la Place de la Révolution de La Havane, Fernandez s’est entretenu avec les joueurs et leur a confié : « Le baseball cubain est en fête. À chacun des matches de demi-finale et de finale, les stades étaient bondés de spectateurs passionnés qui ont joui d’un excellent spectacle ».

Photo: Ismael Batista

Le dirigeant a salué la prestation des équipes ayant participé à la Série nationale de baseball. « Vous avez tous fait preuve d’un grand sens de l’éthique, de l’intégrité et le peuple vous en est profondément reconnaissant », a-t-il dit.

« Je suis heureux d’assister à cette renaissance de notre baseball et, à l’instar de notre population, j’ai confiance en vos capacités, en votre dynamisme et en votre volonté d'avancer, et je vous félicite, ainsi que toutes les personnes passionnées qui ne comptent ni leur temps ni leurs efforts au servicedenotresport national  », a-t-il conclu.

Photo: Ismael Batista

http://fr.granma.cu/deportes/2018-02-01/remise-officielle-du-drapeau-national-a-lequipe-cubaine


 

CUBA : DESIGNATION DES CANDIDAT-ES POUR LES 168 ASSEMBLEES MUNICIPALES ET DES DEPUTE-ES DE L'ASSEMBLEE NATIONALE

Le dimanche 21 janvier, les 168 assemblées municipales du Pouvoir populaire ont retenu les candidatures des délégués aux assemblées provinciales et des députés à l’Assemblée nationale, pour lesquels les Cubains voteront le 11 Mars. Préalablement un important travail de sélection a été effectué, basé sur 12.000 propositions issues de 970 sessions plénières des organisations de masse, propositions qui ont été soumises entre le 5 et le 14 janvier à un profond processus de consultation des délégués municipaux.

Tout cela en application de la loi électorale de 1992 qui stipule que :

• Les candidats sont nommés par les assemblées municipales, qui ont le pouvoir d’approuver ou de rejeter un ou tous les candidats, auquel cas les commissions de candidature doivent soumettre un ou plusieurs autres candidats à la décision de l’assemblée.
• Chaque assemblée municipale nomme un nombre de candidats pour les délégués à l’Assemblée provinciale et les députés à l’Assemblée nationale, qui correspond à la répartition territoriale.
• Dans chaque municipalité, jusqu’à 50 pour cent des candidats pour les délégués à l’Assemblée provinciale et candidats à la députation peuvent être choisis parmi les délégués à l’assemblée municipale.
• En début de séance de la session spéciale du 21 janvier, le Président de la commission municipale des candidatures présente les propositions des candidats aux deux élections et explique les principes fondamentaux qui ont été pris en considération. Puis le président de l’assemblée municipale demande leur avis et considérations sur les propositions. La majorité des délégués présents peut proposer de ne pas retenir un ou plusieurs candidats. 
• Dans ce cas le président de la Commission municipale doit présenter de nouvelles propositions. 
Ces étapes terminées, le président de l’assemblée soumet les propositions individuellement pour approbation par les délégués.
• Le vote se fait à main levée, et sont nommés comme candidats ceux ayant obtenu plus de la moitié des voix des délégués présents. Si l’une des propositions n’obtient ce pourcentage, la Commission municipale doit présenter une nouvelle candidature qui est soumise à la même procédure.
• Dans les municipalités divisées en districts électoraux, les assemblées municipales procèdent à la présentation des candidats dans chaque district séparément.
• Une fois terminée la session de l’Assemblée municipale, son président et le président de la Commission électorale municipale signent le procès-verbal dans lequel sont portés les noms des citoyens qui ont été désignés comme candidats pour les délégués à l’Assemblée provinciale et les députés. 
• Dans les 72 heures, le président de la Commission électorale municipale informe des résultats la Commission électorale provinciale et la Commission électorale nationale. En outre, le président de la Commission électorale municipale organise la publication des données biographiques et des photographies des candidats et la préparation des bulletins de vote.

Ci-après quelques premiers résultats qui ont été annoncés par les organes de presse, de radio et de télévision. Quelques chiffres significatifs :

  • Sur les 605 candidats à la députation qui ont été retenus le 21 janvier, 47,4 % sont des délégués du district, ce qui signifie que toutes les municipalités seront représentées au parlement avec au moins deux députés.
  • 338 seront députés pour la première fois, et 148 n’ont effectué qu’un seul mandat.
  • 53,22 seront des femmes (deuxième parlement dans le monde pour cette proportion)
  • Les jeunes de 18 à 35 ans représentent 13,2 % et l’âge moyen des candidats est de 49 ans.
  • 40,66 % sont noirs ou mulâtres
  • 86 % ont fait des études d’enseignement supérieur
  • 133 candidats font partie des organes du pouvoir et dans ceux-là une centaine sont des présidents de Conseils municipaux.

À partir du 21 janvier et jusqu’au 10 mars, les candidats visiteront les institutions universitaires et les lieux de travail, et assisteront aux réunions de quartier afin de prendre contact avec la communauté. 
Ceux qui seront élus le 11 mars refléteront la multiplicité des secteurs de la vie économique et sociale, ainsi que les différences d’origine, d’âges et de sexe qui font la diversité du pays.

Et l’on sait que ces 605 députés auront la charge de proposer et de choisir le nouveau Conseil d’État et le nouveau Président.

On peut ne pas être d’accord avec la forme que prennent les consultations électorales, mais il est malhonnête d’affirmer qu’il n’y a pas d’élections à Cuba !

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