CUBA

CHAQUE 7 DECEMBRE CUBA REND HOMMAGE A SES COMBATTANTS HEROÏQUES INTERNATIONALISTES TOMBES DANS DIVERSES PARTIES DU MONDE, PRINCIPALEMENT EN AFRIQUE

Nous saurons suivre votre exemple !

En choisissant cette date pour donner une sépulture aux restes de nos héroïques combattants internationalistes qui sont tombés dans diverses parties du monde, principalement en Afrique, d'où sont venus les ancêtres de Maceo et une partie importante de notre sang, le 7 décembre deviendra un jour du souvenir pour tous les Cubains qui ont donné leur vie non seulement pour défendre leur Patrie, mais également pour l'Humanité.

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Fernando Lezcano

La date mémorable où Antonio Maceo, le plus illustre de nos soldats, est mort au combat, aux côtés de son jeune assistant, a toujours été empreinte d’une profonde signification pour tous les Cubains.

En choisissant cette date pour donner une sépulture aux restes de nos héroïques combattants internationalistes qui sont tombés dans diverses parties du monde, principalement en Afrique, d'où sont venus les ancêtres de Maceo et une partie importante de notre sang, le 7 décembre deviendra un jour du souvenir pour tous les Cubains qui ont donné leur vie non seulement pour défendre leur Patrie, mais également pour l'Humanité. Ainsi, le patriotisme et l'internationalisme, deux des plus belles valeurs que l'Homme ait pu créer, s'uniront pour toujours dans l'Histoire de Cuba.

Il y a des événements historiques que rien ni personne ne pourra effacer. Il y a des exemples révolutionnaires que les meilleurs hommes et femmes des générations futures, dans et hors de notre Patrie, ne pourront pas oublier.

Nous, les communistes cubains et les millions de combattants révolutionnaires qui composent les rangs de notre peuple héroïque et combatif, saurons assumer le rôle que l'Histoire nous a dévolu, non seulement en tant que premier État socialiste du continent, mais aussi en tant que défenseurs inébranlables en première ligne de la noble cause des humbles et des exploités de ce monde.

Nous n'avons jamais aspiré à ce que nous soit confiée la garde des glorieux drapeaux et des principes que le mouvement révolutionnaire a su défendre tout au long de sa belle et héroïque histoire, mais si le destin devait nous confier le rôle de rester un jour parmi les derniers défenseurs du socialisme, dans un monde où l'empire yankee serait parvenu à incarner les rêves d’Hitler de dominer le monde, nous saurions défendre ce rempart jusqu'à la dernière goutte de notre sang.

Ces hommes et ces femmes à qui nous donnons aujourd'hui une sépulture honorable dans la terre chaude qui les a vus naître sont morts pour les valeurs les plus sacrées de notre Histoire et de notre Révolution [...] Nous saurons suivre leur exemple !

Source : Extrait du discours prononcé le 7 décembre 1989, au Cacahual, lors de la cérémonie funèbre en hommage aux combattants internationalistes cubains morts dans l’accomplissement de missions militaires et civiles.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-12-07/nous-saurons-suivre-votre-exemple


 

MERCI, MEDECINS CUBAINS. A BIENTOT !

Merci, médecins cubains. À bientôt !

Bolsonaro a pensé qu’il suffisait de montrer les dents aux Cubains pour qu’ils baissent la tête. Il ne sait pas à qui il a affaire…

Auteur:  | informacion@granmai.cu

Photo: Araguen Alcantara

IL y a une quarantaine d'années, en 1977, je faisais un reportage en Afrique, à la frontière mauritanienne, en route vers la République Sahraouie, et à l'un des arrêts j’ai entendu parler un groupe de personnes dans un village, à côté d'une petite oasis. Une fontaine dans un village qui serait comparable à une favela brésilienne. J'ai entendu des gens qui parlaient espagnol et je suis allé jusqu’à eux avec mon guide arabe. J'ai constaté que c'étaient des gens vêtus de blanc et je leur ai demandé s'ils étaient médecins et ils ont répondu : « Oui, nous sommes des médecins, des médecins cubains ». Je leur ai demandé : « Que faites-vous ici ? » et on m’a répondu : « Nous travaillons ici en Afrique, pour aider les pays pauvres. »

C'était la première fois que je voyais le médecin cubain travailler pour le monde. Un pays qui peut payer, paie, un pays qui ne peut pas payer, ne paie pas. C'est ainsi que fonctionne l'internationalisme prolétarien. Alors, lorsque nous voyons le gouvernement brésilien forcer Cuba à prendre la décision qu’elle a prise, une attitude digne, une attitude qui nous rend fiers d'être amis de la Révolution cubaine, mais qui, en même temps, nous laisse profondément tristes parce que nous savons que ceux qui vont payer pour cela, ce sont les pauvres qui sont dispersés dans des milliers de villes aux confins du Brésil ; et que les médecins tout parfumés et tout proprets qui donnent leurs petits cours coûteux dans des facultés coûteuses ici, dans le Sud-Est, n'accepteront jamais de mettre les pieds là-bas.

La plupart de ces gens n'avaient jamais vu un médecin de leur vie. Il y a des documentaires, des films, nous avons aussi projeté un documentaire.

Quant à la décision de Cuba.... Bolsonaro a pensé qu’il suffisait de montrer les dents aux Cubains pour qu’ils baissent la tête. Il ne sait pas à qui il a affaire. Cuba a enduré pendant 60 ans la plus grande puissance militaire de guerre, la plus agressive que l'humanité ait jamais connue. Cuba a subi des agressions diplomatiques, économiques et militaires pendant 60 ans, depuis l’autre rive du détroit de Floride, et elle a résisté. Ce ne sera pas un gouvernement comme celui du Brésil qui va faire baisser la tête à Cuba.

Je prends congé de mes amis médecins cubains qui partent et je veux vous dire qu’en ce moment nous avons honte d'être Brésiliens. Une chaleureuse accolade, pas seulement de ma part, mais aussi de la part de millions et de millions et de millions de Brésiliens qui ont une dette envers vous, que l'argent ne va pas payer. Je vous remercie.                        

(Fernando Morais est l'un des écrivains brésiliens les plus importants. Il a prononcé ces paroles – traduites par le blog La pupila Insomne – dans une vidéo adressée aux médecins cubains de retour du Brésil, publiée sur son blog Nocaute).
 

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http://fr.granma.cu/mundo/2018-12-04/merci-medecins-cubains-a-bientot

 

62e ANNIVERSAIRE DU DEBARQUEMENT DU YACHT GRANMA: COMMEMORATION A SANTIAGO DE CUBA

62e anniversaire du débarquement du yacht Granma : commémoration à Santiago de Cuba

Des couronnes de fleurs ont été déposées au nom du Conseil d'État et du Conseil des, ministres, ainsi que du peuple cubain durant l'hommage solennel rendu par les Forces armées révolutionnaires (FAR) et le peuple devant la crypte recouverte du drapeau cubain, au cimetière de Santa Ifigenia à Santiago de Cuba.

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Radio Rebelde

À l’occasion du 62e anniversaire du débarquement du yacht Granma, le 2 décembre 1956 des couronnes de fleurs ont été déposées au Mausolée du Héros national cubain José Marti, au nom du Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC), le général d'armée Raul Castro Ruz, et du président du Conseil d'État et du Conseil des ministres Miguel Diaz-Canel Bermudez.

Des couronnes de fleurs ont été déposées au nom du Conseil d'État et du Conseil des, ministres, ainsi que du peuple cubain durant l'hommage rendu par les Forces armées révolutionnaires et le peuple devant la crypte recouverte du drapeau cubain, au cimetière de Santa Ifigenia à Santiago de Cuba.

Des roses blanches ont ensuite été placées devant les tombes de Carlos Manuel de Céspedes et de Mariana Grajales Cuello, Père et Mère de la Patrie, et en hommage au leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, qui dirigea ce débarquement.

La cérémonie militaire, qui célébrait également la Journée des Forces armées révolutionnaires, a commencé par le changement de la garde d'honneur sur ce site sacré de la Patrie. Des aspirants de l'Académie navale Granma, de l’Ordre d’Antonio Maceo, de La Havane et des étudiants de l'École militaire Camilo Cienfuegos de Villa Clara avaient été spécialement choisis pour effectuer la cérémonie solennelle.

Les membres du Comité central du Parti communiste, Lazaro Exposito Canto, Premier secrétaire du Parti dans cette province, Beatriz Johnson Urrutia, vice-présidente du Conseil d'État et présidente de l'Assemblée du Pouvoir populaire sur le territoire et le général Ricardo Rigel Tejeda, chef du département militaire, étaient présents à cet hommage.

Participaient également des chefs des FAR, des dirigeants du Parti, des responsables d’organisations de masse et étudiantes, des membres de l'Association des combattants de la Révolution cubaine et des habitants de Santiago. (Tiré de Radio Rebelde)

http://fr.granma.cu/cuba/2018-12-03/62e-anniversaire-du-debarquement-du-yacht-granma-commemoration-a-santiago-de-cuba


 

LE PRESIDENT CUBAIN A RECU LE PRESIDENT DU PRESIDIUM DE L'ASSEMBLEE POPULAIRE DEMOCRATIQUE DE COREE

Diaz-Canel a reçu le président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême de la République populaire démocratique de Corée

Le président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a reçu hier jeudi le camarade Kim Yong Nam, président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et membre de la Commission permanente du Bureau politique du Comité central du Parti du travail de Corée (CTP), qui effectue une visite officielle à Cuba

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudios Revolución

Le président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a reçu hier jeudi le camarade Kim Yong Nam, président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et membre de la Commission permanente du Bureau politique du Comité central du Parti du travail de Corée (CTP), qui effectue une visite officielle à Cuba.

Au cours de leur entretien, les deux dirigeants ont passé en revue l'excellent état des relations bilatérales et leurs perspectives de développement, et sont convenus de l’importance de maintenir et d'élargir le dialogue politique de haut niveau. Le président cubain a évoqué avec satisfaction sa récente visite officielle en RPDC, et il a transmis ses salutations cordiales au leader nord-coréen Kim Jong-un.

Kim Yong Nam était accompagné des camarades Pak Tae Song, vice-président du Comité central du PTC, Ma Chol Su, ambassadeur dans notre pays, Ho Yong Bok, vice-ministre des Affaires étrangères, et d'autres membres de la délégation.

Du côté cubain étaient présents le membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste et ministre des Relations extérieures (Minrex), Bruno Rodriguez Parrilla, le vice-ministre des Relations extérieures Rogelio Sierra Diaz, et le directeur général pour les Affaires bilatérales Emilio Lozada Garcia, ainsi que plusieurs fonctionnaires du Minrex et du Département des Relations internationales du Comité central du Parti.

Auparavant, le camarade Kim Yong Nam avait eu des conversations officielles avec Salvador Valdés Mesa, membre du Bureau politique et Premier vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-11-30/diaz-canel-a-recu-le-president-du-presidium-de-lassemblee-populaire-supreme-de-la-republique-populaire-democratique-de-coree


 

MARCHE POUR LA DIGNITE A CUBA

Marche pour la dignité

Le mardi 27 novembre a marqué le 147 anniversaire de l’exécution des huit étudiants en médecine, et des milliers de jeunes ont parcouru la rue San Lazaro pour leur rendre un hommage solennel

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Dunia Álvarez Palacios

La pluie n'a pas empêché les jeunes de défiler pour rendre hommage aux 8 étudiants de médecine fusillés par les colonialistes espagnols le 27 novembre 1871. La rue San Lazaro s’est habillée d'une jeunesse éternelle : une multitude d'étudiants, de lycéens, d’écoliers et de jeunes de l’École latino-américaine de médecine, ainsi que des membres du Secrétariat national de l'Union des jeunes communistes (UJC) ont marché de la colline universitaire à l'esplanade de la Punta.

Le défilé a été ouvert par six drapeaux cubains géants portés par des étudiants en sciences médicales. Raul Alejandro Palmero Fernandez, président de la Fédération des étudiants universitaires (FEU), a souligné l'engagement de la Révolution en faveur du système de santé cubain. « Nous sommes en présence d'une jeunesse formée dans nos écoles dans le seul but de sauver des vies, imprégnée des principes de solidarité et de dévouement », a-t-il affirmé. « Nos médecins, en plus d'être révolutionnaires, sont bien préparés et portent dans leurs veines l'humanisme de Fidel », a-t-il ajouté.

« Je pense que ce défilé a lieu dans un contexte où, chaque jour, il est nécessaire que les jeunes démontrent cet esprit altruiste, cette unité dont notre pays a besoin, cette effervescence contre l'impérialisme », a déclaré quant à elle Susely Morfa Gonzalez, Première secrétaire du Comité national de l'UJC.

Photo: Dunia Álvarez Palacios

Photo: Dunia Álvarez Palacios

Photo: Dunia Álvarez Palacios

Photo: Dunia Álvarez Palacios

Photo: Dunia Álvarez Palacios

Photo: Dunia Álvarez Palacios

Photo: Dunia Álvarez Palacios

Photo: Dunia Álvarez Palacios

Photo: Dunia Álvarez Palacios

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http://fr.granma.cu/cuba/2018-11-28/marche-pour-la-dignite


 

LA QUALITE DU MEDECIN FORME A CUBA EST INDISCUTABLE

La qualité du médecin formé à Cuba est indiscutable

Dénigrer le personnel de santé cubain fait partie de la campagne du président élu du Brésil, Jair Bolsonaro, pour faire imploser le programme Mais Medicos. Un argument aussi saugrenu que mensonger

Auteur:  | internet@granma.cu

Des étudiants de l'École de cubaine médecine. Photo : Tirée d'Internet

Les femmes et les hommes qui étudient la médecine à Cuba ne le font pas, comme c'est l'habitude dans le reste du monde, dans le but de guérir des maladies, mais plutôt pour préserver la santé de la personne, de la famille, de la communauté et même de l'environnement. C'est pourquoi, où qu’ils aillent, ils acquièrent le respect des gens pour leur humanisme.

C'est ce qu'a souligné le Dr Jorge Gonzalez Perez, directeur national de l'Enseignement au ministère de la Santé publique (Minsap), lors de la première émission spéciale Mas que médicos (Plus que des médecins), diffusée à la télévision cubaine, ce mercredi soir.

Et d’ajouter que l'impact des missions médicales à l'étranger est précisément dû à cette vision différente de la prise en charge médicale. Centrée sur la prévention et non ancrée sur l’aspect hospitalier de la pratique, elle permet de découvrir des problèmes plus généraux liés à l’environnement, comme par exemple, le fait que c’est la qualité de l'eau qui affecte la santé des habitants.

Gonzalez Perez a rappelé que cette perspective répond à la conception de Fidel sur la médecine, qui garantit l'existence d'un réseau d'universités accessibles aux jeunes de tout le pays, avec le même programme d'enseignement, les mêmes examens finaux et la même rigueur.

UNE TRADITION DE PRÈS DE TROIS SIÈCLES

À Cuba, durant six années, les étudiants acquièrent, en plus d’une formation théorique, un lien fort avec la pratique, a expliqué le Dr Luis Alberto Pichs Garcia, recteur de l'Université des Sciences médicales de La Havane.

Travailler dans des conditions réelles dès le début de la formation est pour le Dr Pichs une garantie, s’appuyant sur 290 ans de tradition d’enseignement de la médecine. « L'ensemble du système national de santé est un espace de formation. Rien que dans la capitale, 54 hôpitaux, 82 polycliniques, 17 centres de recherche et toutes les unités de soins primaires sont associés au travail éducatif, et il y a plus de 12 600 étudiants », a déclaré le recteur.

Il a également signalé que l'augmentation des inscriptions est liée au développement des établissements d’enseignement – pas seulement un seul, comme au triomphe de la Révolution. Cependant, même si chacun a le droit et la possibilité de choisir d’étudier la médecine, seuls 70% des jeunes qui y aspirent y parviennent. Ils doivent réussir les examens d'entrée et ce sont les régions qui fixent leurs besoins en ressources humaines. Ensuite, ils doivent consentir beaucoup de sacrifices pour suivre le rythme des études. La plupart d’entre eux demandent cette formation en premier ou deuxième choix.

« Que fait-on dans le monde qui ne se fait pas à Cuba ? C'est une question que se pose fréquemment le Minsap, afin de garantir les standards les plus élevés de la santé cubaine »,précise le Dr Gonzalez Perez. Ainsi, au cours de ces dernières années, 44 technologies ont été introduites à Cuba, alors qu’auparavant on devait se rendre à l’étranger pour les utiliser, telles que celles associées aux maladies cardiovasculaires ou à la fécondation in vitro. Nous faisons appel également aux meilleurs spécialistes internationaux lorsque nous avons besoin d’une formation spécifique.

Cette façon de fonctionner, où la recherche et le sacrifice s’associent dans une situation de blocus économique cruel, constitue un autre des piliers qui font que Cuba forme des médecins du premier monde, empreints de sensibilité, a conclu le spécialiste.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-11-22/la-qualite-du-medecin-forme-a-cuba-est-indiscutable


 

CUBA: LE SABOTAGE DE "DAVANTAGE DE MEDECINS" REPRODUIT UN SCHEMA DEJA BIEN CONNU

Le sabotage de « Davantage de médecins » reproduit un schéma déjà bien connu

Ce type de sabotage entretient une forte référence avec le Programme « Parole pour les professionnels cubains de la santé », un dispositif migratoire lancé par le gouvernement des États-Unis qui fut en vigueur jusqu'au 17 janvier de l'année dernière

Auteur:  | internet@granma.cu

Au Brésil, les médecins ont mis en place un modèle de prise en charge communautaire de la santé. Photo: Aranquem Alcántara

Le dynamitage du programme Mais Médicos (Davantage de médecins) par le président Jair Bolsonaro, et par conséquent l’interruption de la garantie de l’accès à des soins de santé de qualité à des millions de Brésiliens, rappelle de nombreuses autres attaques de la droite régionale contre la coopération internationale cubaine.

Ce type de sabotage entretient une forte référence avec le Programme « Parole pour les professionnels cubains de la santé », un dispositif migratoire lancé par le gouvernement des Etats-Unis, qui fut en vigueur jusqu'au 17 janvier de l'année dernière.

Durant plus d'une décennie, le programme Parole..., créé en 2006 par George W. Bush, encourageait les personnels cubains de la santé travaillant dans des pays tiers à abandonner leurs missions et à émigrer aux États-Unis, en leur octroyant un traitement migratoire préférentiel.

Toute tentative de saper et d'affaiblir l'une des ressources les plus précieuses de Cuba : ses professionnels, n'est ni un hasard, ni une coïncidence isolée. Elle s'inscrit dans le cadre d'un « signe clair de syntonie avec la politique étrangère des États-Unis ».

Il y a quelques jours à peine, Kimberly Breier, la Sous-secrétaire d'État étasunienne chargée des Affaires de l'hémisphère occidental, a salué la position du futur président brésilien.

Les offres d’homologation des diplômes pour les médecins qui abandonneraient leur poste sont trompeuses. En effet, le Collège médical s'y oppose : il existe au Brésil des milliers de médecins dont les diplômes n'ont pas été homologués. Sur 100 médecins qui passent l'examen, seulement huit réussissent.

http://fr.granma.cu/mundo/2018-11-21/le-sabotage-de-davantage-de-medecins-reproduit-un-schema-deja-bien-connu


 

LORSQU'IL S'AGIT DE SANTE, CUBA MERITE LE RESPECT

Lorsqu’il s’agit de santé, Cuba mérite le respect

Les médecins cubains rentrent au pays en emportant dans leur cœur l’affection et la gratitude infinie du peuple brésilien

Auteur:  | lisandra@granma.cu

Le peuple brésilien sera la principale victime du départ des médecins cubains de ce pays d’Amérique du Sud. Photo : Araquem Alcantara

« Nous repartons, mais nous emportons dans nos cœurs l'étreinte du vieil homme et le sourire de l'enfant, l'affection infinie du peuple brésilien, dans les maisons humbles où vous recevez cette invitation à manger une « feijoada » (haricots rouges) ou une « farofa » (farine de manioc servie en accompagnement de tous les plats) mais avant tout avec amour. Je me souviens aussi de ces personnes âgées assises sur des bancs rustiques qui savaient que le docteur sortait à 17 heures, et qui l’attendaient uniquement pour bavarder un moment avec lui. Je continuerai à accumuler des richesses, certes, mais pas des richesses matérielles. Je continuerai à enrichir mon cœur. »

Des messages comme celui-ci, du médecin cubain Yoanner Gonzalez Infante, inondent le réseau ces jours-ci où les humbles du plus grand pays d'Amérique latine paient le prix de l'indolence et de la bêtise. Par le sabotage du programme Mais Médicos (Davantage de médecins), Jair Bolsonaro, le nouveau président élu du Brésil, détruit non seulement la coopération que Cuba a apportée dans le domaine de la santé à ce peuple, mais aussi l'espoir, le droit à la vie des centaines de milliers de Brésiliens qui n'avaient jamais accédé à des services de soins primaires.

Il n'est donc pas surprenant que ces professionnels de la santé – ceux-là mêmes qui ont changé la réalité de zones, comme l'Amazonie, qui jusqu’en 2013 avaient été oubliées et définies comme zones prioritaires pour l'accueil des professionnels de Mais Médicos – critiquent et exigent du respect à ceux qui de toute évidence ont été incapables de tirer des leçons importantes.

« Quiconque s'est battu pour la vie et a pleuré la mort d'une personne ou d'un enfant mérite le respect. Celui qui est allé au bout du monde, au fin fonds du pays, là où on avait tant besoin de lui pour soigner les malades, mérite le respect. Quiconque est loin de sa famille pour redonner le sourire à un vieillard ou à un enfant mérite le respect. Il est absurde que 66 pays dans le monde bénéficient du travail des médecins cubains et que vous veniez dire que nous sommes déguisés en médecins.

« J'exige le respect pour mes collègues. Je demande le respect du libre choix de mon peuple. Je demande le respect des pauvres, de la médecine publique. Je demande aussi à ce monsieur d'étudier ce que signifie l'amour du prochain. Ce que signifie la Patrie. Ce qui signifie dignité, diplomatie, médecine de famille, égalité... ce qui signifie respect de la pensée. Ce que cela signifie d'être aussi le président des pauvres Brésiliens, pas seulement le président des riches et des puissants », a écrit le jeune spécialiste Gonzalez Infante sur son profil Facebook.

C'est un sentiment partagé. L'Association des médecins diplômés de l'École latino-américaine de médecine de Cuba a publiquement exprimé sa gratitude «  aux Cubains qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes au cours de ces années du Programme et qui nous ont aidés à opérer des améliorations jamais imaginables auparavant, telles que la réduction de la mortalité infantile et maternelle et la diminution des hospitalisations sensibles aux soins primaires, assurant des soins efficaces, humains et dignes ».

« Nous remercions le peuple cubain qui nous a courageusement fourni ses meilleurs médecins, les plus expérimentés, dans le but de prodiguer aux Brésiliens des soins médicaux dignes et de qualité. Nous sommes à la disposition de Cuba et de nos collègues dans tout ce qui sera nécessaire, dans la résistance, en luttant avec énergie et courage pour un Brésil plus juste et solidaire. Quand il s'agit de santé, un pays comme Cuba doit être respecté, les idéologies ne doivent pas être imposées face aux besoins essentiels de la population, notamment ceux des plus démunis », signale le communiqué.

Face aux accusations de Bolsonaro, le Dr Gonzalez Infante précise : « Je ne travaille pas seulement pour des raisons économiques. Je travaille parce que j'aime mon métier, parce que je ne serai jamais riche au détriment des pauvres. Parce que jamais je ne vivrai de la politique. Parce que jamais je ne tromperai les pauvres avec de fausses promesses. Parce que jamais je ne planterai la haine et la discrimination dans le cœur de qui que ce soit.

« J'ai accepté les termes d'un contrat, librement et personnellement, conscient qu'avec cet argent, ma mère, mes frères, mes neveux, mes cousins, mes cousines, mes oncles, mes voisins, toutes les familles, ont la garantie de soins de santé. Sans rien payer. Conscient de ma formation de médecin et grâce à la création d'universités publiques dans tout le pays, où les enfants de maçons, d'avocats, d'agriculteurs, d’employés de ménage, de postiers, de médecins, etc... partagent la même salle de classe sans discrimination de sexe, de couleur, d'idéologie, de richesse. Cela, Bolsonaro, c'est ce qu'on appelle l'égalité », a souligné ce professionnel de la santé originaire de la province d’Holguin qui travaille à Recife, dans le nord-est du Brésil, et qui se souvient que l'histoire est catégorique et que ceux qui n'en tirent aucune leçon sont condamnés à la revivre.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-11-20/lorsquil-sagit-de-sante-cuba-merite-le-respect


 

LE RETOUR DES MEDECINS CUBAINS EN POSTE AU BRESIL EST PREVU CES PROCHAINS JOURS

Le retour des médecins en poste au Brésil est prévu pour les prochains jours

Le retour des professionnels cubains de la Santé débutera à la fin de cette semaine et devrait être achevé à la mi-décembre ; le transfert de tous leurs biens sera également garanti

Auteur:  | informacion@granma.cu

Les professionnels cubains de la Santé ont travaillé dans des communautés qui voyaient un médecin pour la première fois. Photo: Araquém Alcántara

Le retour des professionnels cubains de la Santé en poste au Brésil débutera à la fin de cette semaine et devrait être achevé à la mi-décembre, ont informé des autorités des ministères de la Santé publique (MINSAP) et des Transports (MITRANS), qui ont précisé que le transfert de tous leurs biens sera également assuré.

Le Dr Jorge Delgado Bustillo, directeur de l'Unité centrale de coopération médicale, a déclaré qu’un travail est mené avec un groupe d’organismes de l'Administration centrale de l'État depuis plusieurs jours afin d’organiser un retour ordonné et sans contretemps des professionnels de la santé qui ont rempli leur devoir internationaliste, dans le cadre du programme Mais Médicos [Davantage de médecins], que le nouveau président élu dans ce pays a fortement critiqué.

Dès leur arrivée à Cuba, les médecins cubains seront accueillis à l'aéroport international José Martí, d'où ils partiront immédiatement vers leur région, où ils seront reçus sur leur lieu de travail et dans leur communauté, comme ils le méritent, comme l’ont été le premiers arrivés quelques heures après la déclaration du MINSAP de cesser de participer au Programme Mais médicos, à la suite des propos dénigrants et des menaces du président brésilien, Jair Bolsonaro.

Delgado Bustillo a rappelé que ces coopérants, ainsi que tous ceux qui travaillent à l’heure actuelle dans 66 autres pays, ont la garantie d'un emploi à Cuba et la possibilité, s'ils le souhaitent, de fournir leurs services de solidarité dans d'autres pays où sont en poste des coopérants cubains de la santé.

«  Nos médecins continueront à apporter des soins à la population brésilienne, en attendant leur retour définitif vers Cuba », a-t-il précisé.

Eduardo Rodriguez Davila, premier vice-ministre des Transports, a indiqué que cet organisme, conjointement au Minsap et d'autres institutions, travaille d'arrache-pied afin de garantir le transfert sûr et rapide de tous les biens ou équipements des coopérants cubains, y compris leur mobilier.

Les autorités de Transcargo et de Palco se rendront au Brésil pour coordonner avec les organismes de transport avec lesquelles elles ont des contrats l'expédition des biens, par voie aérienne ou maritime. Une fois à La Havane ces cargaisons seront extraites dans les meilleurs délais et seront exemptes de droits de douane, ainsi que les bagages accompagnant le coopérant, selon une note du Bureau des douanes de la République.

 Le MINSAP a récemment annoncé que Cuba ne participera plus au Programme de santé Mais Médicos, une initiative lancée par le gouvernement de l'ancienne présidente brésilienne Dilma Rousseff pour élargir l'accès aux soins de santé aux populations les plus pauvres de ce pays.

Le gouvernement cubain a pris cette décision à la suite des conditions inacceptables proposées par le président élu du Brésil, Jair Bolsonaro, qui, ignorant les accords établis avec l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), a annoncé des modifications au Programme et de nouvelles conditions qui remettent en question la formation des médecins cubains et ne respectent pas les garanties convenues depuis le début de ce Programme.

La présence de Cuba dans ce projet a été coordonnée à travers l’OPS et avait pour particularité le fait que les médecins cubains occupaient des postes non couverts par les médecins brésiliens ou d’autres nationalités.

En cinq ans, près de 20 000 coopérants cubains ont soigné 113 359 000 patients, dont beaucoup habitaient dans des communautés où un médecin venait pour la première fois ou dans des lieux de pauvreté extrême.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-11-19/le-retour-des-medecins-en-poste-au-bresil-est-prevu-pour-les-prochains-jours


 

LE PEUPLE BRESILIEN VA REGRETTER LES MEDECINS CUBAINS

Le Brésil va regretter les médecins cubains

Le Conseil national des Secrétariats municipaux de la santé et le Front national des maires du Brésil se sont prononcés sur la fin de la participation cubaine au Programme Mais Médicos (Davantage de médecins)

Auteur:  | internet@granma.cu

La population brésilienne a bénéficié de la généreuse compétence des médecins cubains, a déclaré Dilma Rousseff. Photo: Archives de Granma

Le Conseil national des Secrétariats municipaux de la santé et le Front national des maires du Brésil, ont mis en garde le gouvernement nouvellement élu d’extrême droite de Jair Bolsonaro contre les dommages imminents et irréparables pour la santé de la population de ce pays qu’entraînera la sortie de Cuba du programme Mais Médicos (Davantage de médecins).

Une déclaration émanant de ces deux organismes déplore l'interruption de la coopération technique entre l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et le gouvernement cubain, en vertu de laquelle environ 8 500 médecins cubains travaillaient au Brésil.

On estime que plus de 29 millions de Brésiliens seront privés de soins après la fin de ce accord, aussi ces entités ont-elles demandé une révision de la position du nouveau gouvernement, qui a annoncé des changements radicaux dans les règles du programme, et elles ont suggéré de maintenir les conditions de contrat en vigueur, renouvelées en 2016 par le gouvernement de Michel Temer, et ratifiées par le Tribunal suprême fédéral en 2017.

« La résiliation abruptes des contrats actuels aura un effet cruel sur l'ensemble de la population, en particulier les plus pauvres. Nous ne pouvons pas renoncer au principe constitutionnel de l'universalisation du droit à la santé, et nous ne pouvons pas non plus être d'accord avec ce recul », ont-elle signalé.

Les Cubains représentent actuellement plus de la moitié des médecins du programme. Par conséquent, l’annulation de ces contrats laisse présager un scénario qualifié par ces organisations de désastreux dans au moins 3 243 municipalités. Sur les 5 570 municipalités du pays, 3 228 (79,5 %) n'ont de médecin qu’à travers le Programme et 90 % des consultations de la population autochtone sont assurées par des professionnels cubains.

La déclaration attire également l’attention sur le fait que Mais Médicos bénéficie d’un large soutien de la part de ces populations, dont « 85% affirment que les soins de santé se sont améliorés avec la mise en œuvre de ce programme. Dans les municipalités, il est également possible de confirmer une permanence plus élevée de ces professionnels dans les équipes de santé familiale et leur intégration dans la localité où ils sont insérés ».

Il s'agit d'une conquête des municipalités brésiliennes, en réponse à la campagne « Où est le Docteur ?», menée par le Front national des maires en 2013. À cette occasion, les maires s’étaient plaints de la difficulté d'engager et d’affecter des professionnels à l'intérieur du pays et à la périphérie des grandes villes.

La coopération avec le gouvernement cubain avait pour mission d’axer le travail sur les soins primaires et la prévention des maladies – comme le fait remarquer le texte – et son interruption brutale aura un impact négatif sur le système de santé, augmentera les demandes de consultations dans les réseaux de complexité moyenne et élevée, et contribuera à l’aggravation des inégalités régionales.

« Pour le dénommé G100 (groupe des villes les plus peuplées et les plus vulnérables sur le plan socio-économique), la situation est, affirme-t-on, encore plus dévastatrice. Dans le but de réduire le manque de services de soins de base dans ces villes, le G100 avait servi de base pour privilégier l'accueil de ces professionnels. »

Dilma Rousseff : « Pour les humbles, ce sera une perte irréparable. »

« La rupture de l'accord a été provoquée par les déclarations intempestives du président élu Jair Bolsonaro, qui ignore la dimension diplomatique qui doit prévaloir dans les relations entre deux pays », a déclaré l'ancienne présidente brésilienne Dilma Rousseff, sous l'administration de laquelle l'initiative avait été lancée.

« Pour les plus humbles, la fermeture du programme sera une perte irréparable à court et moyen terme, des dizaines de millions de Brésiliens seront privés de soins de santé primaires sur l'ensemble du territoire national », a ajouté Rousseff, qui a qualifié la décision de Bolsonaro d'unilatérale et irrespectueuse « en critiquant sur Twitter les termes de l'accord signé sous mon gouvernement et renouvelé, sans modifications, y compris par le gouvernement du président Temer ».

« Avec une arrogance absolue, ils ont fait fi des usages diplomatiques qui s’imposent dans les relations entre les pays. Ce qui est grave, c'est que tout cela s'est passé sans consulter les signataires de l'accord – l’OPS et le ministère cubain de la Santé publique. Les déclarations irréfléchies et autoritaires peuvent même dissuader les médecins d'autres pays, minoritaires, qui participent au programme Mais médicos. »

Dilma a rappelé que le président élu avait annoncé qu'il imposerait des contrats individuels aux participants étrangers au programme, des tests de connaissances et une homologation des diplômes, ainsi que le paiement direct, sans tenir compte de la garantie du plein salaire accordée aux médecins par le gouvernement cubain.

« L'obligation de soumettre les médecins étrangers à un examen au Brésil ne peut qu’être considérée comme un geste de mépris, de xénophobie et d'arrogance, commis à l'encontre des professionnels de la santé de pays étrangers. Surtout si l’on sait que le ministère de la Santé et le ministère de l'Éducation étaient chargés de la supervision du travail et de l’évaluation des performances de tous les médecins » a-t-elle souligné.

Selon l'ex-présidente, le mépris de Bolsonaro pour les médecins cubains et les autres personnels soignants étrangers du programme est une attaque contre la population brésilienne, qui n'aura plus accès à des professionnels courageux et compétents en matière de soins primaires pour garantir une couverture à la population la plus pauvre.

« Il s'agit aussi d'une attitude autoritaire, qui traduit une incompétence évidente, car elle rompt unilatéralement un accord conclu avec un organisme de santé respecté et accrédité au niveau international », a-t-elle écrit.

« La population brésilienne a bénéficié des compétences généreuses des médecins cubains, que le gouvernement brésilien se doit de reconnaître pour leur solidarité fraternelle. Je leur rends hommage et je les remercie. Le travail de ces professionnels dévoués et généreux vont manquer aux Brésiliens », a conclu Dilma Rousseff.

http://fr.granma.cu/mundo/2018-11-15/le-bresil-va-regretter-les-medecins-cubains