CUBA

DIAZ-CANEL, PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA : LUTTONS ENSEMBLE POUR UN MONDE MEILLEUR, POSSIBLE, JUSTE ET NÉCESSAIRE !

Diaz-Canel : Luttons ensemble pour un monde meilleur, possible, juste et nécessaire !

Discours prononcé par Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez, président de la République de Cuba, lors du meeting de solidarité avec Cuba, tenu en Argentine le 9 décembre 2019, « Année 61 de la Révolution »

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Vive l'Argentine ! (Applaudissements et exclamations de : « Vive ! »)

Vive Cuba ! (Applaudissements et exclamations de : « Vive ! »)

Vive Fidel ! (Exclamations de : « Vive ! »)

Vive le Che ! (Exclamations de : « Vive ! »)

Chers amies et amis,

Frères argentins,

Tout d'abord, j’aimerais remercier le peuple argentin. Nous sommes ici depuis quelques heures, ce qui, je pense, représente une journée de visite, pour la première fois, dans ce beau pays frère, et avec les rencontres que nous avons eues avec des représentants du peuple argentin : artistes, écrivains, sociologues, intellectuels, hommes d'affaires et gens de la rue, je peux vous dire que nous avons beaucoup appris et que nous avons reçu beaucoup d'affection.

Nous tenons également à remercier le mouvement de solidarité avec Cuba en Argentine, les autorités de l'Université de Buenos Aires et la Faculté des sciences exactes pour l'occasion qui nous a été donnée de participer à cette rencontre, à ce meeting émouvant et combatif.

J’aimerais remercier Eugenia pour ses paroles, issues de la sensibilité d'un médecin formé à Cuba.

La passion de Leonel avec la musique de son bandonéon. J'ai rencontré Leonel chez un ami argentin qui vit à Cuba depuis de nombreuses années. Dans la cour de cette maison, un soir, Leonel nous a enchantés avec des chansons de son répertoire, du tango argentin, des chansons de Silvio et aussi de Fito. Et Leonel s’apprêtait à partir en tournée à Cuba, il partait sac à dos pour faire le tour du pays, et il nous a dit qu'il allait parcourir le pays avec une telle humilité que nous nous sommes alors attelés chaque jour à appeler les camarades du Parti dans chaque province où Leonel allait passer afin qu’il y ait quelqu’un au cas où, comme on dit à Cuba, « lui file un coup de main », pour l'aider (Rires et applaudissements).

Merci à Hugo pour ses paroles, au nom des travailleurs argentins.

Merci à Paula pour la musique de sa guitare et sa chanson. Paula était avec nous aujourd'hui à la rencontre avec les artistes, elle y était allée avec sa guitare mais elle n’a pas eu le temps de chanter, mais bon, elle a chanté pour nous ici.

Et merci à vous tous.

L'une des impressions les plus immédiates que nous avons de ce voyage, de cette rencontre, c'est que nous sommes d'accord sur de nombreuses idées qui doivent être défendues, et que nous devons défendre quel qu’en soit le prix.

J’aimerais aussi exprimer un sentiment personnel sur ce qui est en train de se passer dans ce meeting, dans cette rencontre : je suis convaincu que Fidel et le Che sont présents ici (Applaudissements).

Je suis très ému de me trouver enfin, pour la première fois, en Argentine et avec des amis et des frères argentins. Je pense que vous en connaissez les raisons aussi bien que moi : pour les Cubains, il s’agit d’une nation à laquelle nous vouons une affection particulière, pratiquement, depuis notre naissance. Cette première empathie vient peut-être des sons du tango, qui a toujours eu sa place dans presque toutes les stations de radio de Cuba.

Mais il y a une raison plus profonde : c’est ici que le Che est né, lui qui a également été déclaré cubain de naissance, une exception qu'il ne partage dans notre histoire qu'avec le généralissime Maximo Gomez, un extraordinaire soldat dominicain devenu général en chef des troupes mambises dans nos guerres d'indépendance.

De plus, la ville où je suis né, où j'ai grandi et où j'ai été formé comme dirigeant révolutionnaire est Santa Clara, qui s'est proclamée fièrement Ville du Che, parce c’est là-bas que fut livrée avec succès et sous ses ordres l’une des batailles décisives pour la victoire du 1er janvier 1959. En outre, c’est dans cette ville que reposent en paix ses restes immortels.

Des amis et des émotions inséparables de nos sentiments se sont ajoutés à cette histoire, depuis tous les compagnons que le Che a entraînés dans son sillage dans la construction de nos rêves de justice sociale dans les années fondatrices, en passant par la douleur partagée devant les 30 000 disparus en Argentine (Applaudissements), les luttes des Grands-mères et Mères de la Place de Mai (Applaudissements) ; la passion pour le football, Maradona et son amitié personnelle avec Fidel (Applaudissements) ; le meilleur du cinéma latino-américain et du rock argentin, jusqu’à Nestor et Cristina (Applaudissements), dont l'héritage se fait sentir à présent dans la victoire d'Alberto, et demain quand l'aube en Argentine sera plus brillante, plus lumineuse en espoirs, Cuba sera à vos côtés (Applaudissements).

Comme dirait Leon Gieco : tout est gardé dans la mémoire, et celle que nous partageons est immense et profonde.

D'autres motifs d'émotion sont un peu plus privés et je vais les raconter aujourd'hui, publiquement, pour la première fois.

En juillet 2006, tout juste rentré de son dernier voyage à l'étranger, précisément en Argentine, pour assister à un sommet historique du Mercosur, le commandant en chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, téléphona à Holguin, où je dirigeais alors le Parti communiste de Cuba, pour me dire qu'après la cérémonie nationale du 26 juillet, qui devait avoir lieu dans la province voisine de Granma, il allait se rendre dans notre province.

Je me souviens encore de l'enthousiasme avec lequel Fidel est arrivé. Moins d'un mois avant de fêter ses 80 ans, il ne semblait pas épuisé par le très long vol ou par l'intensité des émotions vécues ici et par la suite à Bayamo, le chef-lieu de la province de Granma.

Photo: Estudio Revolución

Lors de la réunion du Mercosur, il avait présenté et proposé de partager avec les gouvernements de ce bloc régional les expériences de Cuba dans le Programme d'efficience énergétique. Ensuite, Chavez et lui avaient visité la maison-musée du Che à Altagracia, où ils avaient fait part à la presse de leurs rêves communs d'intégration.

Sur Internet on peut trouver quelques vidéos de l'imposant accueil que nos dirigeants ont reçu lors de cette visite à la maison du Che, et de l'enthousiasme qu’ils ressentaient tous les deux à donner, à partager, à intégrer les ressources humaines et de toutes sortes. Ils ont parlé du projet commun visant à redonner la vue à des millions de personnes : la Mission Miracle, qui plus tard allait avoir ses propres missionnaires, précisément à Cordoba.

À l'université historique de cette province, dont la réforme a eu un impact sur toute l'Amérique, Fidel et Chavez ont prononcé des discours qui nous remplissent d’émotion encore aujourd’hui. Le commandant en chef a qualifié d'incroyable le fait qu'il y ait encore 50 millions d'analphabètes dans l'hémisphère et plus de 200 millions de semi-analphabètes ou analphabètes fonctionnels, et depuis cette tribune il a lancé le programme d'alphabétisation « Yo sí puedo », qui était déjà arrivé en Bolivie grâce à la coopération de Cuba et du Venezuela, et qui est maintenant présent aussi en Argentine.

Par la suite, à Holguin, il m'a dit avec son énergie et une passion que je n'oublierai jamais : « L'ALBA est ici ». Il faisait référence à un projet de production d'électricité que nous étions en train d'inaugurer, mais aussi aux Latino-américains qui, à l'époque, étudiaient la médecine et d'autres disciplines dans la province : 1 000 Boliviens qui vivaient chez des familles d’Holguin, et des milliers de Vénézuéliens qui étaient formés comme travailleurs sociaux, et qui ont tous participé à ce meeting mémorable.

Précisément dans quelques jours, nous célébrerons à La Havane le 15e anniversaire de ces idées de Fidel et Chavez qui se sont cristallisées dans l’ALBA-TCP, une alliance solidaire de plusieurs pays, qui a marqué le début de l’une des périodes les plus importantes et prometteuses de l'histoire de Notre Amérique. Tellement prometteuse et porteuse d'espoirs que les ennemis de l'intégration régionale ont insisté pour la briser, en attaquant sans merci et avec les méthodes les plus barbares les gouvernements progressistes et leurs projets solidaires.

Du Honduras au Paraguay, de l'Équateur au Brésil, du Nicaragua à la Bolivie, du Venezuela à Cuba, ils ont mis en pratique, aussi loin qu’ils l’ont pu, toutes les modalités de coups d'État possibles et ont réactivé les pires expériences de l'OEA pour les mettre en œuvre.

Il est impossible d'ignorer que c'est précisément à Cordoba, en 2006, lors du Sommet des peuples, qu’Hugo Chavez a annoncé que le pétrole vénézuélien avait comme priorité les pays du bloc régional.

C’est également à Cordoba qu’il a mis en garde contre les risques de l'hégémonie étasunienne qui « doit cesser parce qu'elle menace le monde », après que Fidel a signalé : « Cette intégration a des ennemis depuis des siècles et ils ne sont pas contents quand ils entendent parler de cette réunion ». Les événements ultérieurs qui surviennent chaque jour dans Notre Amérique donnent raison aux deux leaders.

Chers amies et amis,

J'ai évoqué avec émotion les journées inoubliables de la visite de Fidel en Argentine en 2006, mais je ne peux pas manquer de mentionner celle qu'il avait effectuée trois ans plus tôt, en 2003, dans le même but qu'aujourd'hui, celui d’assister à une investiture historique, à cette occasion, celle de Nestor.

Le Grand escalier de la Faculté de Droit de l'Université de Buenos Aires, débordant d'étudiants, de professeurs, de gens du peuple, de plus de 50 000 personnes attentives à un discours de plus de deux heures – le mien ne sera pas comme aussi long (rires) – par une froide soirée de Buenos Aires, fait partie de notre perception la plus profonde de ce que signifie être et sentir l'Amérique latine et les liens affectifs entre nos peuples. Les paroles de Fidel ce soir-là ont reçu un écho extraordinaire pour leur contenu de dénonciation du modèle néolibéral qui s'est imposé dans la région avec un coût social élevé, en particulier ici, où il a généré une grande instabilité politique due aux difficultés et aux souffrances qu'il a provoquées pour le peuple argentin. Certains amis qui avaient organisé cette réunion se trouvent aujourd’hui parmi nous.

C'était un contexte très semblable à celui dans lequel nous vivons aujourd'hui. Le peuple argentin saluait avec joie et espoir l'arrivée de Nestor à la présidence. Le pays était encore énormément endetté et plongé dans une crise profonde, tandis que Cuba était menacé par le gouvernement belliciste du président de l’époque, George W. Bush, déterminé à attaquer ce qu'il définissait comme « les recoins sombres du monde », parmi lesquels il nous incluait, en même temps qu’il durcissait le blocus. Changeons les noms, et nous vivons les mêmes temps.

Que cette évocation puisse servir pour réaffirmer ici que le peuple cubain ne se laissera pas non plus intimider cette fois-ci par l'actuelle administration étasunienne ! (Applaudissements).

Le scénario est à nouveau un scénario de lutte pour les droits des peuples, pour l'unité et la paix dans notre région, contre les dictatures néolibérales et leurs instruments militaires, policiers, judiciaires et médiatiques, et pour la préservation de la planète et de ses ressources naturelles toujours plus menacées.

Les oligarchies néolibérales, soutenues par le gouvernement des États-Unis, s’obstinent à ne pas renoncer au contrôle de tout ce dont elles se sont appropriées ces dernières années par des moyens trompeurs et pervers.

Avec le soutien de juges corrompus et le contrôle monopolistique des médias à l'ère dynamique des réseaux sociaux, ils promeuvent et appliquent des techniques modernes de manipulation et des procès judiciaires à motivation politique, presque toujours axés sur les persécutions, l'emprisonnement et la destruction de l'image des dirigeants politiques et sociaux de gauche progressistes.

Le coup d'État contre le président constitutionnel de Bolivie, Evo Morales Ayma, à qui nous réitérons ici notre solidarité et notre soutien indéfectibles, ainsi qu'à son noble peuple (Applaudissements), a été le plus récent épisode de ces affrontements.

Photo: Estudio Revolución

En Bolivie, comme dans d'autres pays d'Amérique du Sud, la répression brutale et les violations graves des droits de l'Homme, avec des dizaines de morts, des centaines de blessés et des milliers de personnes détenues lors de manifestations sociales contre le coup d'État, contre les politiques et les lois néolibérales et la violence sociale, ont lieu sous le regard complice des États-Unis, des gouvernements oligarchiques et d’une OEA discréditée.

Nous n’avons lu aucune déclaration ou prise de position face à l'effondrement des institutions et aux violations flagrantes et massives des droits de milliers de citoyens qui manifestent, dont la plupart aujourd'hui en Amérique latine sont des jeunes.

C'est se moquer des gens que d'essayer de présenter les manifestations comme une menace contre le prétendu ordre démocratique.

Nous, les Latino-américains, sommes conscients que les politiciens néolibéraux et la politique dominante sont impuissants à résoudre nos problèmes et à améliorer nos vies, et l'Amérique latine en a assez.

Les réductions de salaires, l'affaiblissement des droits du travail, la privatisation et la suppression des services publics sont absents des discours électoraux. Ces mesures sont ensuite appliquées en trahissant les peuples auxquels ils mentent. Et comme Abraham Lincoln le disait à l'époque : « Vous pouvez tromper une partie du peuple pendant un certain temps, mais pas tout le peuple tout le temps.»

Le néolibéralisme promu par les États-Unis en Amérique latine a rendu les citoyens plus inégaux, plus pauvres, moins protégés, et les a amenés à se méfier des politiciens.

En Amérique latine, le néolibéralisme a diminué les prestations sociales en les qualifiant de « très généreuses » et il a réduit l'accès aux soins de santé universels, à l'éducation et aux pensions de retraite.

Il est facile de comprendre qu’à l’heure actuelle les peuples de Notre Amérique rejettent l'impact du néolibéralisme, qui a accru les inégalités, la pauvreté, la violence et la criminalité. Il est inexact de dire qu'ils déstabilisent. Ils ne font que défendre leurs droits fondamentaux.

Cuba appelle à mettre un terme aux attaques contre les jeunes et les étudiants qui sont tués, rendus aveugles, handicapés ou gravement blessés pour avoir dit leurs vérités.

Cuba appelle toutes les forces politiques honnêtes de la planète à exiger la fin des attaques et des persécutions judiciaires contre la vice-présidente Cristina Fernandez et l'ancien président brésilien Luiz Inacio « Lula » da Silva (applaudissements).

Cuba alerte en même temps que la lutte contre le néolibéralisme et l'impérialisme sera plus dure, dans la mesure où ils ont réussi à multiplier des accords de libre-échange léonins avec lesquels ils ont tendu un piège d'assujettissement aussi grave que celui de la Zone de libre-échange des Amériques, qui a été vaincue ici, en Argentine, lors de cet inoubliable Sommet de Mar del Plata en 2005, sous la conduite de Nestor et de Chavez.

Chers amies et amis,

Notre ministère des Relations extérieures a publié voilà quelques jours une Déclaration ferme dénonçant la sale guerre que l'impérialisme et les oligarchies nationales mènent contre les processus progressistes de la région.

Le document recense les actions de déstabilisation promues par Washington, dont les principaux meneurs – il est impossible de les désigner autrement – n'utilisent plus désormais d’euphémismes pour nous traiter comme leur « arrière-cour », pour déterrer le couperet de la doctrine Monroe et étendre les pires pratiques du maccartisme, selon des formules plus sophistiquées telles que la prétendue lawfare [guerre juridique], qui vise à propager la matrice mensongère que les leaders de gauche sont corrompus.

Alors que des années, des mois et des jours ont été douloureusement instructifs dans Notre Amérique au sujet de la guerre dite de quatrième génération, la récente confrontation de Cristina avec ses bourreaux confirme une fois de plus ce que Fidel a dit si souvent : « Il n'existe pas d'arme plus puissante que la vérité. » Même les médias les plus hostiles ont dû reconnaître la manœuvre évidente et l'illégalité des méthodes utilisées pour tenter d'écarter les candidats du Front de Tous de la route de la présidence.

La victoire électorale, au milieu de cette campagne féroce, est la meilleure expression des espoirs ouverts par cette investiture, à laquelle nous sommes honorés d'assister pour être témoin d’un autre moment historique dans ce pays admiré, et pour féliciter ses protagonistes (Applaudissements).

J’adresse toutes mes félicitations à Alberto et à Cristina pour le courage et l'unité dont ils ont fait preuve face aux tentatives de leurs adversaires politiques pour les briser... Félicitations Argentine ! (Applaudissements.)

Comme le dit la chanson : Qui dit que tout est perdu, Cuba vient vous offrir son cœur (Applaudissements et exclamations : « Cuba, Cuba, Cuba, Cuba, le peuple te salue ! »).

Cuba est venue exprimer sa solidarité au nouveau gouvernement de la nation sœur et partager avec vous tous, qui avez défendu et soutenu le peuple cubain dans les heures les plus sombres, une évaluation du moment que nous avons vécu et de la manière dont nous y avons fait face.

Je sais que tout le monde suit de près les nouvelles de notre pays et je n'abuserai pas du temps que vous avez pris à d'autres tâches pour être ici avec nous.

Je voudrais simplement confirmer que, comme nous l'avons dénoncé auprès des Nations Unies et de tout forum ou plateforme où nous avons pu le faire, le blocus de Cuba s'est intensifié de façon criminelle et il ne se passe pas une semaine sans qu'une nouvelle décision de sanctions directes contre l'économie et les finances cubaines, y compris en portant préjudice à des tiers, ne soit prise comme une véritable pratique de terrorisme économique.

Cette persécution s'accompagne de menaces et d'accusations aussi fausses que ridicules, que ce soit dans les messages des porte-parole présidentiels, comme monsieur Pompeo ou même du président des États-Unis.

Au comble de la malveillance et pour tenter de couper Cuba de tout accès aux ressources financières, ils ont lancé une croisade cynique et criminelle contre la coopération médicale internationale, accusant notre pays de soi-disant esclavage moderne et de traite des personnes, qui travaillent dans notre système de santé à des fins –disent-ils – d'exploitation ou d'ingérence présumée de ce personnel dans les affaires intérieures des États avec lesquels nous maintenons cette coopération. Ils tentent, en même temps, de rétablir le Programme de Parole pour les professionnels de la santé cubains, avec l'objectif ouvert de saboter nos accords bilatéraux, de priver les pays bénéficiaires de ces services et de nous priver de main-d’œuvre hautement qualifié dans un pays qui subit un blocus depuis six décennies.

Un nouveau fantôme parcourt le monde : aujourd'hui, on accuse Cuba et le Venezuela de promouvoir l'instabilité dans laquelle le néolibéralisme et la pratique même du commerce inégal et en rien solidaire avec la région ont plongé plusieurs pays.

Comme l'affirment les spécialistes, on tente de semer une matrice gœbbelsienne, dans le pire style des années du nazisme allemand, dans le cas de Cuba pour soutenir la politique génocidaire de blocus, condamné par l'immense majorité de la planète.

Que fait Cuba face à cette guerre illégale et immorale qui contrevient à tous les accords internationaux sur les relations entre pays souverains ?

Nous avons décidé de résister et de nous défendre en créant, en mettant l'accent sur la défense et l'économie. Quand nous affirmons « Nous sommes Cuba » et « Nous sommes la continuité », il ne s’agit pas d’un slogan de plus, nous exprimons la volonté de maintenir les conquêtes de la Révolution et la dignité que nos dirigeants nous ont léguées (Applaudissements), une volonté partagée par la majorité absolue du peuple cubain.

José Marti disait : « Ni les peuples ni les hommes ne respectent celui qui ne se fait pas respecter (...) Les hommes et les peuples vont de par ce monde en enfonçant leur doigt dans la chair des autres pour savoir si elle est molle ou si elle résiste, et il nous faut endurcir notre chair, de telle façon qu’elle rejette les doigts qui s’aventureraient. » Che Guevara a averti plus tard qu'on ne peut pas faire confiance à l'impérialisme « ne serait-ce qu’un petit peu ». Toute notre histoire s'est construite sur des piliers solides de résistance contre les prétentions annexionnistes et contre l’immixtion impériale, non seulement dans notre propre destin, mais dans celui de toute Notre Amérique et de tous les peuples qui luttent pour leur souveraineté.

Fidel, qui fut le meilleur disciple de Marti et un brillant interprète de l'idéal révolutionnaire latino-américain et universel, depuis Bolivar jusqu’à nos jours, nous a enseigné la solidarité et l'internationalisme sans frontières. À bien des égards, il nous a appris à comprendre et à mettre en pratique le principe martinien selon lequel la Patrie, c’est l'Humanité, depuis les confins de l'Afrique jusqu’à Notre Amérique et le reste du monde, mais aussi le plus noble du peuple étasunien.

Pour Cuba, le défi est colossal. L'hostilité disproportionnée du gouvernement étasunien actuel viole le Droit international et les règles de la navigation et du commerce et nous a contraints de faire face à de graves difficultés dans l'approvisionnement en carburant.

Le blocus a été renforcé par l'activation du Titre III de la Loi Helms-Burton, à travers laquelle le gouvernement des États-Unis commet des violations massives des droits humains des Cubains, en même temps qu’il nuit aux entreprises internationales et à celles de pays tiers souverains.

Cependant, ces menaces ne nous arrêtent pas et ne nous détournent pas de notre route. Nous sommes prêts à faire face aux conséquences d'une campagne électorale dans ce pays, qui peut conduire à une aggravation de la confrontation avec Cuba et d'autres pays frères.

Nous l'avons dit lors du récent Sommet du Mouvement des pays non-alignés, en Azerbaïdjan, où la crise du multilatéralisme, qui met aujourd'hui le système des Nations Unies en danger, a suscité une vive inquiétude.

En d'autres termes, nous ne sommes pas seuls dans cette lutte contre les menaces à la paix et à la stabilité régionales et planétaires. Au niveau mondial, les revers enregistrés dans des domaines importants tels que l'autodétermination et la souveraineté des nations, l'environnement et la lutte contre les changements climatiques, les droits humains, la justice sociale et la recherche de l'équité soulèvent une grande préoccupation.

Dans la liste des reculs, nous plaçons également le système interaméricain, qui réactive des mécanismes d'une mémoire aussi odieuse que le Traité d'assistance réciproque (TIAR), que l'empire lui-même s'est chargé de saborder ici, aux Malouines, en soutenant des puissances extra régionales (Applaudissements), au moment où l'agressivité de l'OEA discréditée et son Secrétaire général sont de plus en plus utilisés par les États-Unis comme instruments politiques de pression contre Notre Amérique.

C'est pourquoi, pour nous comme pour le reste des gouvernements de gauche et progressistes, la tâche dont Fidel nous a parlé si souvent reste une tâche prioritaire : semer des idées et des valeurs, faire prendre conscience et organiser la mobilisation populaire, unir les forces. Par-dessus tout, être unis : dans toute notre diversité, mais unis ! (Applaudissements).

Ce n'est pas un hasard si parmi les objectifs de l’offensive impériale et oligarchique figurent la Celac, l’Unasur, le Mercosur et l’ALBA, et qu'ils insistent inlassablement sur le fait qu'ils n’auront de cesse tant qu’ils n’auront pas renversé Cuba, l'exemple de Cuba et son audace.

Et il est légitime de se demander : Pourquoi Cuba ? La Révolution, depuis le début, n'a été rien d'autre que la recherche permanente des meilleures façons de répondre aux exigences et aux aspirations des majorités. N'est-ce pas de la vraie démocratie ?

Fidel, Raul et leurs compagnons de la génération du Centenaire, qui nous accompagnent encore aujourd'hui, nous ont enseigné la valeur de la responsabilité qui s'acquiert face au peuple. Avec eux, nous avons appris à ne pas dire : « crois ! », mais à dire : « lis ! », à transformer les vieilles structures de l’abus et de l'inégalité laissées par les mauvaises gestions de la pseudo-république dans laquelle les ambassadeurs yankees avaient plus de pouvoir que ceux qui occupaient le Palais présidentiel et à élever le peuple au statut de protagoniste des changements, depuis la Réforme agraire radicale jusqu’à l'exercice du pouvoir populaire.

C'est sur cette ligne de principes que nous travaillons, les oreilles « collées au sol », comme le dit notre général Raul Castro Ruz, qui, depuis le Parti, dirige le processus de transition générationnelle qui, à Cuba, est basé sur les efforts et les résultats du travail des cadres et des dirigeants formés dans les provinces, les municipalités et les organisations de quartier.

C’est dans cette relation vivante et intense avec le peuple, avec ses exigences et ses besoins que Cuba est gouvernée. Nous ne sommes pas la société parfaite, parce que nous sommes, en première instance, une société humaine et que notre archipel n'est pas protégé par une urne des effets d'un monde globalisé où prédominent des politiques absolument opposées, mais ce qui est sûr, c’est que nous tentons simplement de rendre notre société aussi juste et égalitaire que possible.

Nous pourrions avancer plus vite et avec de meilleurs résultats si l'empire nous libérait de son encerclement. Mais nous n'allons pas renoncer à nos projets de justice sociale à cause de leur blocus criminel et de la traque financière aberrante qui ne permet pratiquement pas à un baril de pétrole d’arriver à Cuba sans sanction pour ceux qui osent le transporter.

Avec Fidel, nous avons aussi appris à transformer les revers en victoire et les obstacles en défis.

Si l'empire tente de dénigrer le socialisme en étouffant tout effort de développement à Cuba, notre nation démontre exactement le contraire : grâce au socialisme, à la planification socialiste, à l'idéal socialiste, nous avons construit un pays où le sort de chacun compte pour tous (Applaudissements) ; une société humaine, instruite, solidaire et juste dans la mesure où peut l’être une nation du tiers monde, aux ressources naturelles rares et encerclée par l’empire le plus puissant de l’Histoire.

Nous sommes Cuba ! Nous sommes la continuité ! Nous sommes l'os en travers de la gorge de l'empire qui tente de nous avaler depuis près d'un siècle et demi et qui n’y parvient pas. Et encore une fois, comme auparavant, comme toujours : Nous vaincrons ! (Applaudissements.)

Sœurs et frères,

Avec des mensonges aussi infâmes et ridicules que ceux qui sont lancés aujourd'hui contre le nouveau gouvernement argentin, ils ont un jour encerclé Cuba et l'ont séparée pendant des années de ses frères de la région, dont l'Argentine. Rien de moins que de l’Argentine !, la fille de la Grande Patrie, dont José Marti fut le consul et qu’il défendit à la Conférence monétaire des Amériques. L’Argentine bien-aimée où naquit Che Guevara ! Cette même Argentine qui a accueilli Fidel, alors que la Révolution venait juste de triompher et qui nous a donné tant de solidarité pendant soixante ans. L'Argentine, dont nous avons pu accueillir avec amour les enfants à Cuba et avec laquelle nous avons partagé des efforts et des résultats exaltants comme l'alphabétisation, la formation de médecins et d'autres professionnels, et la miraculeuse Opération Miracle, qui a rendu la vue à des millions de personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes (Applaudissements).

Que les impérialistes et les oligarques le sachent : aucune force en ce monde ne pourrait séparer nos peuples. Aucune force en ce monde ne pourrait séparer Cuba et l'Argentine ! (Exclamations et applaudissements).

Vous incarnez le meilleur esprit d'une Argentine profonde et vraie. Vous confirmez le triomphe des mouvements populaires et paysans, des syndicats, des forces politiques, des organisations d'étudiants et de femmes, ainsi que des groupes intellectuels. C'est pourquoi vous avez vécu, en toute justice, une journée de fête et d'engagement.

À notre arrivée ici, nous avons senti dans l'air l'esprit de joie pour l'espoir sauvé une fois de plus du fond du puits néolibéral.

Au nom de Cuba, nous vous confirmons également que nous continuerons à être des révolutionnaires fermes et loyaux, dignes de nos pères, et que nous ne céderons pas un pouce dans la défense de l'indépendance, la souveraineté et la justice sociale, et que nous ne renoncerons pas à la solidarité avec les peuples qui luttent et qui résistent.

Luttons ensemble pour un monde meilleur, possible, juste et nécessaire !

Hasta la victoria siempre !

(Ovation).

 

CUBA : L'HOMMAGE DE RAUL CASTRO AU COMMANDANT FAURE CHOMON

Raul Castro rend hommage au commandant Faure Chomón
 
Photo : Revolution Studies La Havane, le général Raul Castro Ruz, général de l'armée de terre du 8 décembre (Presse latine), a rendu hommage aujourd'hui à l'exceptionnel révolutionnaire Faure Chomón Mediavilla, avec une garde d'honneur à la nécropole Christophe Colomb de la Havane.

Selon l'Agence de presse cubaine, au Panthéon des anciens combattants, lors d'une cérémonie à huis clos, le premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC) s'est entretenu avec les parents du combattant disparu.

Il a également rappelé des anecdotes dans lesquelles l'ancien leader étudiant, décédé le 5 décembre à l'âge de 90 ans des suites d'un syndrome de dysfonctionnement multi-organique, était le protagoniste.

Outre les cendres du révolutionnaire, Raúl, le président cubain Miguel Díaz-Canel, ainsi que le Comité central du PCC, l'Assemblée nationale du pouvoir populaire (parlement), le ministère des Forces armées et l'Association des combattants ont offert des fleurs.

Accompagnant Raúl Castro, José Ramón Machado Ventura, deuxième secrétaire du PCC, le général Ramón Espinosa, vice-ministre des Forces armées révolutionnaires, et Esteban Lazo, président de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire et le Conseil d'État.

rgh/evm
source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=326741&SEO=raul-castro-rinde-tributo-al-comandante-faure-chomon


 

FIDEL CASTRO PLUS VIVANT QUE JAMAIS, DIT-ON EN FRANCE

Fidel Castro plus vivant que jamais, dit-on en France
 
Paris, le 8 décembre (Presse latine) Dans la révolution du 1er janvier 1959 et les luttes pour les justes causes des peuples d'Amérique latine et du monde vit Fidel Castro, a affirmé ici aujourd'hui l'association française Cuba Linda.

Trois ans après le départ physique de Fidel et malgré les vautours qui espéraient que la révolution socialiste disparaîtrait avec lui, les positions de Cuba restent claires, aux côtés des peuples pour leur bien-être, leur souveraineté et leur autodétermination et dénoncent l'impérialisme, ses guerres sales et ses manœuvres d'ingérence ", a déclaré Rose-Marie Lou, représentante politique de l'association, à Prensa Latina.

Au nom de l'entité créée en 1998 pour promouvoir les liens entre la France et l'île, l'activiste a insisté sur l'héritage du leader historique de la révolution et sur sa présence inspirante dans les habitants de la plus grande des Antilles.

Nous rappelons l'engagement du peuple cubain à poursuivre l'œuvre de dignité et de solidarité de Fidel Castro avec les autres peuples du monde, une œuvre immense qui progresse et se multiplie face aux attaques et aux calomnies diffusées par les médias", a-t-elle ajouté.

Lou a souligné la résistance des Cubains au blocus criminel qui tente de les noyer.

Cuba continue d'être un phare pour les peuples du monde, et son peuple, avec le gouvernement dirigé par Miguel Díaz-Canel, poursuit avec empressement et détermination le chemin tracé par Fidel, a-t-elle dit.

L'association française Cuba Linda a réitéré son soutien à la révolution et sa " fierté d'être à ses côtés et de continuer à combattre pour dénoncer les mensonges occidentaux et obtenir la levée du blocus illégal et génocidaire ".

Comme nous l'avons déclaré au début du mois de novembre avec les 1500 participants à la réunion anti-impérialiste de La Havane : " Fidel vit, la lutte continue ", a dit Lou.

oda/wmr/cvl

source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=326660&SEO=fidel-castro-mas-vivo-que-nunca-afirman-en-francia

 

CUBA SE SOUVIENT 30 ANS APRES L’OPERATION TRIBUTE. 2085 SOLDATS ET 204 CIVILS CUBAINS ONT OFFERT LEUR VIE POUR L’EMANCIPATION DE L’ANGOLA

07 décembre 2019 / 
Cuba se souvient de ses martyrs trente ans après l'Opération Tribute

Cuba commémore aujourd'hui le 30e anniversaire de l'opération Tribute, par laquelle les dépouilles de compatriotes tombés au cours de missions internationalistes ont été transférées sur le territoire national en 1989.

Ce jour-là, les 2 085 soldats et 204 civils qui ont offert leur vie dans l'exploit d'émancipation de l'Angola ont été enterrés dans la terre qu'ils ont honorée de leur sacrifice, où ils reçoivent un hommage éternel, ainsi que ceux qui l'ont fait sous d'autres latitudes.

Cette date coïncide avec la chute au combat du deuxième commandant militaire de l'Armée cubaine libératrice, le général de division Antonio Maceo, et de son assistant Panchito Gómez Toro, et est un duel national.

Lors de la cérémonie d'inhumation des morts en Angola, le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, a affirmé : le 7 décembre deviendra un jour de commémoration pour tous les Cubains qui ont donné leur vie non seulement pour défendre leur patrie, mais aussi pour l'humanité.

Ainsi, a-t-il ajouté, le patriotisme et l'internationalisme, deux des plus belles valeurs que l'homme ait pu créer, s'uniront pour toujours dans l'histoire de Cuba.

C'est le cas depuis lors ; dans chaque municipalité de l'île, on se souvient de Maceo et des membres de l'Armée libératrice, ainsi que de la participation désintéressée et décisive des Cubains à la lutte pour l'indépendance de l'Angola et de la Namibie, et contre l'apartheid, qui a rendu possible la naissance de l'Afrique du Sud nouvelle.

Comme le veut la tradition, dans toutes les municipalités du pays, des fleurs seront déposées dans les panthéons érigés à la mémoire des morts, après un pèlerinage, en acte solennel de commémoration.

Cet hommage revêt aujourd'hui une importance particulière dans un contexte où la collaboration de Cuba avec d'autres nations, inspirée par la vocation internationaliste de ses héros, est victime d'une campagne de discrédit promue par les États-Unis, dans le cadre des tentatives visant à détruire la Révolution.

source :  http://www.cuba.cu/politica/2019-12-07/cuba-recuerda-a-sus-martires-a-treinta-anos-de-la-operacion-tributo-/49765


 

LE PRESIDENT CUBAIN MIGUEL DIAZ-CANEL : "CUBA CONTINUERA A DÉFENDRE UN AVENIR SANS BARRIÈRES"

Miguel Diaz-Canel Bermudez a assisté au 8e Congrès de l'Association nationale des aveugles (ANCI)

Auteur:  | informacion@granma.cu

 

Photo: Studios Revolution

La certitude que la Révolution cubaine « continuera à défendre et à promouvoir l’insertion active de tous ses citoyens dans la vie idéologique, économique et sociale de la nation, sans barrières », a été ratifiée par Miguel Diaz-Canel Bermudez, président de la République, devant plus de 200 délégués et participants au 8e Congrès de l'Association nationale des aveugles (ANCI).

 

Photo: Studios Revolution

Inauguré ce lundi au Palais des Conventions de la Havane, cet événement, comme l’a souligné le président, promet un large débat, très émancipateur, qui débouchera certainement sur d’importantes contributions.

Diaz-Canel, est-il précisé sur le site web de la Présidence, s'est déclaré ému de constater l'enthousiasme et l'engagement dont les membres de l’Association font preuve et, surtout, comment ils mettent en exergue la présence de Fidel, ce qui a beaucoup à voir avec l'héritage qu'il a laissé dans le travail humaniste de la Révolution, a ajouté le président.

 

Photo: Studios Revolution

Il a également souligné que le pays a besoin du talent de tous les participants, « qui est très grand », avant de signaler que lorsque nous évoquons le concept de continuité, nous parlons de la conviction de continuer à défendre la participation de tous dans la construction du socialisme à Cuba. « Nous continuerons depuis le présent à conquérir un avenir sans barrières », a-t-il affirmé.

Lors de l'ouverture des débats du Congrès, l’allocution de Jorge Luis Cala Ledesma, président du Conseil national de l’ANCI a été axée sur la participation active des personnes malvoyantes aux processus de production du pays. Il a ensuite offert au président une toile, « en souvenir de cette armée de personnes reconnaissantes qui ne failliront jamais à leur devoir envers la Révolution ».

 

Photo: Studios Revolution

source :  http://fr.granma.cu/cuba/2019-12-04/cuba-continuera-a-defendre-un-avenir-sans-barrieres


Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique du Parti et vice-président du Conseil des ministres, Jorge Cuevas Ramos, membre du Secrétariat du Comité central du Parti, Margarita Gonzalez Fernandez, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, et plusieurs responsables d’autres organisations du pays ont également participé à cette journée.


 

CUBA CELEBRE FIEREMENT LA JOURNEE LATINO-AMERICAINE DE LA MÉDECINE

Cuba célèbre fièrement la Journée latino-américaine de la médecine
CIVD
03
2019

Cuba affiche aujourd'hui des résultats qui ont été possibles grâce aux valeurs éthiques et à l'engagement quotidien de tous ceux qui font des soins de santé un droit quotidien de l'humanité, à l'intérieur et à l'extérieur de notre pays. Nos félicitations vont à tous les médecins cubains et latino-américains, tant à ceux qui sont dans la première tranchée de combat du pays qu'aux milliers de collaborateurs qui offrent leurs services dans d'autres parties du monde. La haine de l'empire ne pourra pas détruire son extraordinaire travail humain.
La vocation la plus noble et la plus humaine d'un être humain est d'apporter la santé à ses semblables. Nous rappelons en ce moment une phrase de Fidel Castro Ruz, leader historique de la Révolution cubaine : "Être médecin exige une sensibilité exquise, une grande qualité humaine, une grande capacité intellectuelle et une morale à toute épreuve.

 

source :  http://misiones.minrex.gob.cu/es/articulo/cuba-celebra-orgullosa-el-dia-de-la-medicina-latinoamericana-0


 

CUBA : NOTRE AMÉRIQUE FACE AUX ATTAQUES DE L'IMPERIALISME ET DES OLIGARCHIES

Notre Amérique face aux attaques de l'impérialisme et des oligarchies

Déclaration du ministère des Relations extérieures

Auteur:  | informacion@granmai.cu

Photo: MINREX

Les événements les plus récents dans la région confirment le gouvernement des États-Unis et les oligarchies réactionnaires comme les principaux responsables des dangereux bouleversements et de l'instabilité politique et sociale en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Comme nous en avait prévenu le Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba, le général d'armée Raul Castro Ruz, dans son discours du 1er janvier 2019 : « Ceux qui se bercent d’illusions avec la restauration du pouvoir impérialiste dans notre région devraient comprendre que l'Amérique latine et les Caraïbes ont changé, tout comme le monde. (...) La région ressemble à une grande prairie en période de sécheresse. Une étincelle pourrait provoquer un incendie incontrôlable qui nuirait aux intérêts nationaux de tous. »

Le Président Donald Trump proclame la validité de la Doctrine Monroe et fait appel au maccartisme afin de préserver la domination impérialiste sur les ressources naturelles de la région ; entraver l'exercice de la souveraineté nationale et les aspirations d'intégration et de coopération régionales ; tenter de rétablir son hégémonie unipolaire à l’échelle mondiale et continentale ; en finir avec les modèles progressistes, révolutionnaires et alternatifs au capitalisme sauvage ; inverser les conquêtes politiques et sociales et imposer des modèles néolibéraux, sans se soucier du Droit international, des règles du jeu de la démocratie représentative, de l'environnement ou du bien-être des peuples.

Le lundi 2 décembre, le secrétaire d'État Mike Pompeo a proféré des menaces contre Cuba et le Venezuela, les accusant de tirer profit de l'agitation dans les pays de la région et de l’attiser. Il déforme et manipule la réalité et il occulte le fait que l'intervention permanente des États-Unis en Amérique latine et dans les Caraïbes est l’élément central de l'instabilité régionale.

Les manifestations légitimes et les mobilisations populaires massives qui ont lieu sur le continent, notamment dans l'État plurinational de Bolivie, au Chili, en Colombie, en Équateur et au Brésil, sont causées par la pauvreté et l'inégalité croissante dans la répartition de la richesse ; la conviction que les formules néolibérales aggravent la situation insoutenable d’exclusion et de vulnérabilité sociale ; l'absence ou la précarité des services de santé, d'éducation et de sécurité sociale ; les atteintes à la dignité humaine ; le chômage et la restriction des droits du travail ; la privatisation, l'augmentation des prix et la suppression des services publics, ainsi que l'augmentation de l'insécurité des citoyens.

Ces formules révèlent la crise des systèmes politiques, l'absence d'une véritable démocratie, le discrédit des partis conservateurs traditionnels, la protestation contre la corruption historique caractéristique des dictatures militaires et des gouvernements de droite, le faible soutien populaire aux autorités officielles et la méfiance à l’égard des institutions et du système judiciaire.

Les gens protestent également contre la répression policière brutale, la militarisation de la police sous prétexte de protéger les infrastructures critiques, l'exonération de responsabilité pénale pour les répresseurs, l'utilisation d'armes de guerre et anti-émeutes qui causent des morts, des blessures graves, y compris des centaines de jeunes ayant subi des blessures irréversibles aux yeux par l'utilisation de balles de caoutchouc, la criminalisation des manifestations, les viols, les passages à tabac et la violence contre les détenus, dont des mineurs, et aussi l’assassinat de dirigeants sociaux, de guérilleros démobilisés et de journalistes.

Les États-Unis défendent et soutiennent la répression contre les manifestants sous prétexte de sauvegarder le soi-disant « ordre démocratique ». Le silence complice de plusieurs gouvernements, institutions et personnalités qui s’avèrent très actifs et critiques à l'égard de la gauche est une honte. La complicité des grands médias est une ignominie.

Les peuples se demandent à juste titre : où est la démocratie et l'État de Droit ? Que font les institutions censées se consacrer à la protection des droits humains et où est le système judiciaire dont on proclame l'indépendance ?

Revenons sur quelques faits. En mars 2015, le président Barack Obama signe un Décret exécutif saugrenu déclarant la République bolivarienne du Venezuela comme «  une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale, l'économie et la politique extérieure » de cette grande puissance.

En novembre 2015 a lieu la coûteuse défaite électorale de la gauche en Argentine.

L'offensive néolibérale connaît un moment décisif en août 2016, avec le coup d'État parlementaire et judiciaire au Brésil contre la présidente Dilma Rousseff, la criminalisation et l'emprisonnement des dirigeants du Parti des travailleurs, et plus tard de l'ancien président Luiz Inacio Lula Da Silva, avec la participation précoce du Département de la Justice des États-Unis, à travers la Loi sur la corruption dans les transactions à l'étranger, visant à installer un gouvernement sous sa dépendance, prêt à inverser d'importantes conquêtes sociales par le biais d’ajustements néolibéraux, à effectuer des changements nuisibles au modèle de développement, à permettre la destruction de l'entreprise nationale et la spoliation par la privatisation ; à vendre à bas prix les ressources et l'infrastructure du pays aux sociétés transnationales étasuniennes.

Fin 2017, une manifestation a eu lieu au Honduras contre le résultat électoral, laquelle fut violement réprimée.

En janvier 2018, les États-Unis font échouer la signature d'un accord entre le gouvernement vénézuélien et l'opposition manipulée depuis Washington. Un mois plus tard, le Secrétaire d'État proclame l’actualité de la Doctrine Monroe et appelle à un coup d'État militaire contre la Révolution bolivarienne et chaviste.

En mars 2018, l'assassinat atroce de la conseillère municipale brésilienne Marielle Franco suscite une vague d'indignation dans son pays et dans le monde, alors que les sombres implications des groupes de pouvoir sont encore inconnues. En avril, Lula est emprisonné sur la base de manœuvres juridiques fallacieuses. On ne compte pas les innombrables preuves de l'intervention des États-Unis dans les élections brésiliennes par le biais de sociétés spécialisées qui utilisent des technologies de « mégadonnées » et de polymétrie pour manipuler la volonté des électeurs de façon individuelle, comme celles utilisées par l'ultraréactionnaire Steve Bannon et autres Israéliens.

Au cours de cette période, des procédures judiciaires sont ouvertes contre les anciens présidents Cristina Fernandez de Kirchner et Rafael Correa. En avril 2018, les États-Unis tentent de déstabiliser le Nicaragua par des ingérences extérieures et l'application de mesures coercitives unilatérales.

Le 4 août 2018 se produit la tentative d'assassinat contre le président Nicolas Maduro Moros. En janvier 2019, organisée depuis Washington, a lieu l'autoproclamation de Juan Guaido, un inconnu corrompu. En mars 2019, le président Trump renouvelle le Décret exécutif qui qualifie le Venezuela de menace. Le 30 avril, la tentative de coup d'État militaire à Caracas est un échec spectaculaire, si bien que les États-Unis, de façon vindicative, montent d’un cran leur guerre non conventionnelle contre la nation sud-américaine qui résiste avec ténacité et héroïsme en s’appuyant sur l'union civique et militaire de son peuple.

Durant toute cette période, le gouvernement des États-Unis met en œuvre des politiques anti-immigrés sauvages et fait preuve d’un comportement agressif, plein de haine, pour alimenter la peur et la division des électeurs. Il tente de construire le mur xénophobe à la frontière avec le Mexique, menace ce pays et l'Amérique centrale d’énormes taxes douanières et de sanctions s'ils n’interceptent pas les gens qui fuient la pauvreté et l'insécurité, et multiplie les expulsions. Il sépare cruellement des milliers d'enfants de leurs parents. 69 000 mineurs sont arrêtés, alors qu’il prétend expulser les enfants des immigrants nés et élevés sur le territoire étasunien.

Faisant preuve d'une subordination éhontée aux États-Unis, le gouvernement d'extrême droite du Brésil dirigé par Jair Bolsonaro a eu recours au mensonge, au discours xénophobe, raciste, misogyne et homophobe, associé à des envolées délirantes sur des phénomènes sociaux et politiques comme le changement climatique, les populations indigènes, les incendies en Amazonie et l'émigration, qui ont provoqué la condamnation de nombreux dirigeants et organisations. Depuis le début de son mandat, il a procédé au démantèlement systématique des politiques sociales qui avaient permis au Brésil, sous les gouvernements du Parti des travailleurs, de réduire considérablement les niveaux de pauvreté et d'exclusion sociale.

À partir de mai 2019, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour protester contre les coupes dans l’éducation, les réformes du système de retraite, les politiques discriminatoires et la violence de genre.

Le gouvernement du Brésil est intervenu dans les affaires intérieures de pays voisins tels que le Venezuela, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, et a adopté des positions hostiles à l’égard de Cuba, en violation du Droit international. Comme l’a rapporté la presse brésilienne en avril 2019, le ministère des Affaires étrangères a chargé 15 de ses ambassades de se concerter avec les ambassades des États-Unis pour exhorter les gouvernements des pays auprès desquels ils sont accrédités à condamner Cuba dans les instances internationales.

Pour la première fois depuis 1992, le Brésil a voté cette année contre, faisant cavalier seul avec les États-Unis et Israël, la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies qui appelle à la levée du blocus économique, commercial et financier que les États-Unis durcissent aujourd’hui contre Cuba, et à la cessation de l’application extraterritoriale de ses lois à l’encontre d’États tiers.

Dans le même temps, le gouvernement colombien s’est abstenu lors du vote de la résolution qu’il soutenait depuis 1992 et qui exige, à un moment où il s’intensifie, la levée du blocus génocidaire des États-Unis contre Cuba et sa portée extraterritoriale. Pour justifier cette décision choquante, les autorités de ce pays se sont livrées à la manipulation, ingrate et politiquement motivée, sur la contribution altruiste, engagée, discrète et incontestable de Cuba à la paix en Colombie, une question dans laquelle le rôle de notre pays est universellement reconnu. Le débat large et critique que cette attitude a généré dans ce pays est bien connu et, néanmoins, nous continuerons de l’accompagner dans ses efforts pour parvenir à la paix.

La calomnie des États-Unis visant à attribuer à Cuba de soi-disant responsabilités dans l’organisation de mobilisations populaires contre le néolibéralisme en Amérique du Sud constitue un incroyable prétexte pour justifier et renforcer le blocus et la politique hostile à l’égard de notre peuple. De même, elle constitue une tentative inutile pour masquer l’échec du système capitaliste, pour protéger les gouvernements chancelants et répressifs, pour cacher les coups d’État parlementaires, judiciaires et policiers et agiter le spectre du socialisme pour intimider le peuple. Ces manœuvres visent également à justifier la répression et la criminalisation de la contestation sociale.

La seule responsabilité de Cuba est celle qui émane de l'exemple donné par son peuple héroïque dans la défense de sa souveraineté, dans la résistance aux agressions les plus brutales et systématiques, dans la pratique invariable de la solidarité et de la coopération avec les pays frères d’Amérique latine et des Caraïbes.

L’impérialisme ne supporte pas que Cuba ait montré qu’un autre monde est possible et qu’un modèle alternatif au néolibéralisme peut être construit, fondé sur la solidarité, la coopération, la dignité, la répartition équitable des revenus, l’accès équitable à l’épanouissement professionnel, à la sécurité et à la protection des citoyens et à la pleine libération des êtres humains.

La Révolution cubaine est également la preuve qu’un peuple étroitement uni, maître de son pays et de ses institutions, dans une démocratie permanente et profonde, peut résister victorieusement et faire progresser son développement, face à la plus longue agression et au plus long blocus de l’histoire.

Le coup d’État en Bolivie, orchestré par les États-Unis en utilisant l’OEA et l’oligarchie locale comme instruments, est une démonstration de l’agressivité de l’assaut impérialiste. Cuba réitère sa condamnation du coup d’État, de la répression brutale déclenchée dans ce pays, et exprime sa solidarité avec le compañero Evo Morales Ayma et le peuple bolivien.

Alors que le gouvernement des États-Unis poursuit sa guerre non conventionnelle pour tenter de renverser le gouvernement légitimement constitué du président Nicolas Maduro Moros, en invoquant le Traité interaméricain d'assistance réciproque (TIAR), Cuba ratifie sa volonté inébranlable de maintenir sa coopération avec le gouvernement et le peuple vénézuéliens

Nous réaffirmons notre solidarité au gouvernement et au peuple sandinistes du Nicaragua, dirigés par le président Daniel Ortega, qui sont en butte aux tentatives de déstabilisation et aux mesures coercitives unilatérales des États-Unis.

Le gouvernement légitime du Commonwealth de la Dominique et son Premier ministre Roosevelt Skerrit méritent la solidarité internationale et celle du peuple cubain, à un moment où cette île est victime de l'ingérence extérieure qui a déjà provoqué des violences et visent à faire avorter le processus électoral.

Dans ce scénario complexe, le gouvernement d'Andrés Manuel Lopez Obrador au Mexique affronte le néolibéralisme et défend les principes de non-intervention et de respect de la souveraineté, tandis que l'élection d'Alberto Fernandez et de Cristina Fernandez à la présidence et à la vice-présidence en Argentine exprime le rejet sans équivoque par ce pays des formules néolibérales qui l'ont appauvri, endetté et ont gravement précarisé son peuple. La libération de Lula est une victoire des peuples, et Cuba réitère son appel à la mobilisation mondiale pour exiger sa pleine liberté, la reconnaissance de son innocence et la restitution de ses droits politiques.

La corruption qui caractérise le comportement de l’actuelle administration des États-Unis est désormais indéniable. Son impact sur les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes se traduit par un coût en vies humaines, en souffrances, en instabilité et en dommages économiques.

Dans la conjoncture dramatique que vivent la région et le monde, Cuba réaffirme les principes de souveraineté, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États et le droit de chaque peuple de choisir et de construire librement son système politique, dans un climat de paix, de stabilité et de justice, sans menaces, agressions ni mesures coercitives unilatérales, et appelle au respect des principes de la Proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes en tant que Zone de paix.

Cuba continuera d'œuvrer sur la voie de l'intégration de Notre Amérique, qui passe par la mobilisation de tous les efforts pour que la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), qui sera bientôt présidée par le Mexique, continue de promouvoir les intérêts communs de nos nations en renforçant leur unité dans la diversité.

À l’assaut implacable des forces les plus réactionnaires du continent, Cuba oppose la résistance inflexible de son peuple et sa volonté de défendre l'unité de la nation, ses conquêtes sociales, sa souveraineté et son indépendance, et le socialisme quel qu’en soit le prix. Nous le faisons avec l’optimisme et avec la confiance inébranlable dans la victoire que nous a léguée le commandant en chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, sous la conduite du Premier secrétaire de notre Parti, le général d’armée Raul Castro, et sous la direction du président Miguel Diaz-Canel.

La Havane, le 3 décembre 2019.

http://fr.granma.cu/cuba/2019-12-04/notre-amerique-face-aux-attaques-de-limperialisme-et-des-oligarchies


 

LE PEUPLE CUBAIN ET SA RESISTANCE SONT UN EXEMPLE POUR L’AMÉRIQUE LATINE

 

Le peuple cubain et sa résistance sont un exemple pour l'Amérique latine


La Havane, 4 décembre (Prensa Latina) Cuba a affirmé que sa seule responsabilité dans les mobilisations populaires en Amérique latine est celle qui émane aujourd'hui de l'exemple de son peuple dans la défense de sa souveraineté et sa résistance à l'hostilité des Etats-Unis.

Dans une déclaration publiée la veille par son ministère des Affaires étrangères, l'île a rejeté l'accusation de Washington de responsabilité présumée dans les manifestations sur le continent, qu'elle considérait comme une excuse incroyable pour justifier et renforcer le blocus et l'hostilité contre le peuple cubain.

Il a précisé que la " calomnie américaine " est inutile pour cacher l'échec du système capitaliste, pour protéger des gouvernements stupéfiants et répressifs, pour cacher les coups d'État parlementaires, judiciaires et policiers, et pour ébranler le fantôme du socialisme pour intimider les peuples.

Dans le texte intitulé Notre Amérique face aux assauts de l'impérialisme et de l'oligarchie, Cuba affirme que ce qu'elle essaie de faire, c'est aussi de justifier la répression et la criminalisation de la contestation sociale.

Il a rappelé que le secrétaire d'État nord-américain, Mike Pompeo, a menacé lundi dernier d'accuser Cuba et le Venezuela de profiter de la situation et de contribuer à accroître l'agitation dans les pays de la région.

Le gouvernement cubain a indiqué à cet égard que le représentant officiel des États-Unis déforme et manipule la réalité et dissimule, comme élément central de l'instabilité régionale, l'intervention permanente des États-Unis en Amérique latine et aux Caraïbes.

Il a ajouté que les protestations légitimes et les mobilisations populaires massives sur le continent, en particulier en Bolivie, au Chili, en Colombie, en Équateur et au Brésil, sont engendrées par la pauvreté, l'inégalité croissante dans la répartition des richesses et la certitude que les formules néolibérales aggravent la situation d'exclusion et non viable de vulnérabilité sociale.

Entre autres causes, l'île a mentionné l'absence ou la précarité des services de base, le chômage et la restriction des droits du travail, la privatisation, l'augmentation des prix et l'annulation des services publics, et l'augmentation de l'insécurité des citoyens.

Ils révèlent la crise des systèmes politiques, l'absence d'une véritable démocratie, le discrédit des partis conservateurs traditionnels, la protestation contre la corruption historique typique des dictatures militaires et des gouvernements de droite, le faible soutien populaire aux autorités officielles, la méfiance des institutions et du système judiciaire ", dit le texte.

Cuba a fait observer que dans ces pays, il y avait également des manifestations contre la répression policière brutale, l'exonération de responsabilité pénale des répresseurs, l'utilisation d'armes de guerre et de policiers anti-émeute qui causent des morts et des blessés graves, et l'assassinat de dirigeants sociaux, de guérilleros démobilisés et de journalistes.

Elle a également réaffirmé son attachement aux principes de souveraineté, de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États et au droit de chaque peuple de choisir et de construire librement son système politique, dans un climat de paix, de stabilité et de justice, sans menaces, sans agression ni mesures coercitives unilatérales.

Et en ce sens, il a appelé à l'accomplissement des postulats de la Proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes en tant que zone de paix.

Le gouvernement cubain a ratifié qu'il continuera à travailler à l'intégration de Notre Amérique, ce qui implique de tout mettre en œuvre pour que la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (Celac), bientôt présidée par le Mexique, continue à promouvoir les intérêts communs de nos nations en renforçant l'unité dans la diversité.

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source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=325632&SEO=pueblo-de-cuba-y-su-resistencia-es-ejemplo-para-america-latina


 

TRUMP SANCTIONNE SIX NAVIRES TRANSPORTANT DU PÉTROLE DU VENEZUELA A CUBA

Washington, 3 décembre (Prensa Latina) Le Gouvernement des États-Unis a franchi aujourd’hui une nouvelle étape dans l’agression contre le Venezuela et Cuba en ajoutant à sa liste unilatérale d’entités sanctionnées six navires transportant du pétrole du pays sud-américain à l’île.


Les bateaux punis par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Département du Trésor sont Icare, battant pavillon panaméen, et Luisa Cáceres de Arismendi, Manuela Sáenz, Paramaconi, Terepaima et Yare, battant pavillon vénézuélien.

Selon un communiqué de l’entité fédérale nord-américaine, Caracas et La Havane ont échappé à des sanctions antérieures imposées par Washington en changeant les noms des navires.

Cette mesure, qui sera suivie d’autres mesures similaires, conformément aux menaces étasuniennes, a été prise une semaine après la sanction infligée à la société cubaine Corporación Panamericana S.A en raison de ses liens avec le Venezuela.

Ce département a alors affirmé dans un communiqué qu’il avait infligé la sanction à cette entreprise parce qu’elle est la propriété ou est sous le contrôle de Cubametales, une autre entité de la plus grande des Antilles ajoutée en juillet dernier à la liste noire controversée.

Après l’annonce de cette sanction contre la Corporacion Panamericana S.A, le secrétaire d’État nord-américain Mike Pompeo a accusé lors d’une conférence de presse Cuba de 'jouer un rôle direct dans la prévention du retour de la démocratie au Venezuela', où Washington ne reconnait pas le gouvernement constitutionnel du président Nicolas Maduro.

Dans le cadre d’une ingérence permanente, les États-Unis encouragent diverses actions, y compris des sanctions économiques, à l’encontre des entreprises et des individus, pour renverser Maduro du pouvoir, réélu en mai 2018 avec 68% des voix.

Depuis janvier dernier, l’administration du mandataire nord-américain Donald Trump reconnaît Juan Guaidó, membre de l’Assemblée Nationale vénézuélienne, parlement inhabilité, qui s’est autoproclamé mandataire par intérim.

De même, le Gouvernement nord-américain a soutenu fin avril dernier une tentative de coup d’État contre Maduro et impose une guerre économique au peuple vénézuélien.

Entre-temps, la question du soutien de Cuba au Venezuela a été utilisée par Washington pour justifier des attaques contre l’île, qui affirme que sa solidarité avec la nation sud-américaine n’est pas négociable.

Depuis plus de 50 ans, et malgré le rejet de la quasi-totalité du monde, les États-Unis imposent un blocus économique, commercial et financier à Cuba, qui a été renforcé par l’administration Trump.

peo/rgh/dsa

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=883178:trump-sanctionne-le-transport-de-petrole-du-venezuela-a-cuba&opcion=pl-ver-noticia&catid=89&Itemid=101


 

2019, ANNÉE CRUELLE DU BLOCUS IMPOSE A CUBA PAR LES ETATS-UNIS

Par Orlando Oramas Leon*

La Havane, 3 décembre (Prensa Latina) L’année qui s’achève a été celle d’une escalade inédite dans le renforcement du blocus économique, financier et commercial que les États-Unis imposent à Cuba depuis près de six décennies.


C’est une période durant laquelle Washington s’est efforcé de faire le plus de dégâts possible à l’île, en particulier rendre la vie difficile à la population dans le but de provoquer le découragement et que les citoyens blâment leur gouvernement pour les privations dues au blocus.

En mai dernier, le président étasunien Donald Trump a décidé d’activer le chapitre III de la loi Helms-Burton, ce qui a déclenché des actions en justice contre des entreprises cubaines et de pays tiers accusées de « trafic » de biens nord-américains.

Il s´agit de l’une des mesures visant à décourager l’investissement étranger et à étouffer ainsi l’économie de la plus grande des Antilles, qui a besoin de la participation internationale pour décoller économiquement et poursuivre d’importants programmes de développement.

En juin, la Maison-Blanche a interdit les voyages touristiques et les croisières, de yachts et d´avions privés à destination de l’île, un obstacle direct au tourisme, l’un des principaux moteurs économiques et source de devises pour Cuba.

Le ministre du Tourisme, Manuel Marrero, a reconnu que les ports cubains ont ainsi cessé de recevoir plus d’un demi-million de croisiéristes

Les terminaux de navires de croisière cubains ont été vidés, grâce à un paquet de mesure qui a également restreint les voyages culturels et éducatifs de contact avec le peuple cubain (connus sous le nom de Peuple à Peuple), affecté les services de transport, les envois de fonds, les banques, le commerce, entre autres dispositions.

Le Département du Trésor des États-Unis a ainsi annoncé des modifications au Règlement de Contrôle des Avoirs Cubains, considérant que Cuba continue de jouer un rôle déstabilisateur dans l’hémisphère occidental.

Le secrétaire du Trésor, Steven Mnuchin, a justifié cette attaque par l’argument que Cuba 'fournit un point de soutien communiste dans la région et soutient les adversaires des États-Unis dans des endroits comme le Venezuela et le Nicaragua en encourageant l’instabilité'.

Cette hostilité correspond au lancement du Mémorandum présidentiel sur la sécurité nationale signé par le Président Donald Trump le 16 juin 2017 et intitulé Renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba.

À cela s’ajoute la liste noire qui comprend plus de 200 entreprises cubaines que la Maison Blanche empêche unilatéralement de faire des transactions avec des sociétés d’autres nations.

En outre, les amendes infligées par les États-Unis à des banques et entreprises étrangères, pour la plupart européennes, pour leurs opérations avec Cuba, en dépit du fait qu’elles sont des entreprises de pays alliés de Washington, se chiffrent à plusieurs millions de dollars.

Le Gouvernement de Donald Trump prétend agir en faveur de la démocratie à Cuba et de son peuple, mais ses actions sont particulièrement dirigées contre la population cubaine, y compris le secteur émergent de l’économie non étatique ou à son compte, comme on l’appelle ici.

Il s´est également lancé contre le secteur académique et les universités, les centres de recherche scientifique, les églises et d’autres secteurs auxquels il a érigé un mur pour empêcher les contacts avec ses homologues étasuniens.

En septembre et une partie du mois d’octobre, l’île des Caraïbes a souffert de ce que le président Miguel Diaz-Canel a qualifié de conjoncture énergétique.

Cuba a souffert d’une pénurie de carburant en raison de la rupture du cycle normal d’arrivée de pétroiliers à cette date.

L’administration Trump n’a pas caché ses sanctions, ses menaces et ses pressions sur les compagnies maritimes et les compagnies d’assurance.

Dans ce cadre, la Maison Blanche a puni les entreprises cubaines Cubametales et la Corporacion Panamericana S.A pour leurs achats de carburant. Le plan était, et continue d’être, d’éteindre Cuba.

Le gouvernement caribéen, à divers niveaux et avec la participation active de la population, a pris des mesures d’économie et de réorganisation qui ont maintenu le pays, en particulier les services de base, mais les dommages économiques, indéniables, n´ont pas encore été divulgués.

Ce que l’on sait, c’est combien le blocus a coûté à Cuba d’avril 2018 à mars 2019. Au cours de cette période, les pertes cubaines se sont élevées à 4 milliards 343,6 millions de dollars.

Cela a été consigné dans un rapport officiel présenté par La Havane à l’Assemblée Générale des Nations Unies, qui a adopté, à une écrasante majorité, une résolution demandant, pour la vingt-huitième fois consécutive, la levée du siège imposé à Cuba.

À la fin décembre, les dommages causés par la guerre économique que les États-Unis mènent contre Cuba depuis près de 60 ans auront dépassé 138 milliards 843,4 millions de dollars, ce qui explique qu’il s’agit du blocus le plus long et le plus cruel de l’histoire.

*L’auteur est à la tête de la Rédaction Nationale de Prensa Latina

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