CUBA

CHAQUE ANNEE CUBA FORME PRES DE 15 000 PROFESSIONNELS DE SANTE

Cuba forme près de 15 000 professionnels de santé par an

Par Salim Lamrani

Mondialisation.ca, 14 août 2017

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Grâce à l’excellence de son système d’éducation et de formation, Cuba a formé près de 15 000 professionnels de la santé pour l’année universitaire 2016-2017, dont 920 en provenance 79 pays y compris des Etats-Unis.

Une nouvelle fois, Cuba a démontré qu’elle était à la pointe de la médecine mondiale. Connue pour ses grandes réussites dans les domaines de l’éducation et de la santé, l’île de la Caraïbe a formé en un an 2,5 fois plus de professionnels de santé que le nombre total de médecins dont elle disposait lors de l’avènement de la Révolution cubaine en 1959. En effet, 14 685 médecins et techniciens de santé ont obtenu leur diplôme à Cuba en 2017[1].

En guise de comparaison, en 1959, Cuba ne comptait que 6 000 médecins pour une population de 6 millions d’habitants, soit un ratio d’un médecin pour 1000 habitants. En outre, dès les premiers mois de l’année 1959, près de 3 000 d’entre eux, soit la moitié, ont choisi de quitter le pays pour les Etats-Unis, attirés par les propositions économiques qu’offrait Washington, résolu à dépouiller Cuba de son capital humain au nom de la lutte contre le gouvernement de Fidel Castro. Les nouvelles autorités de l’île ont été confrontées à une grave crise sanitaire dans une nation qui manquait déjà cruellement de personnel médical et d’infrastructures de santé.

Parmi les 14 685 professionnels de santé nouvellement diplômés, 920 proviennent de 79 pays et ont été principalement formés à l’Ecole latino-américaine de médecine de La Havane (ELAM) et à la Faculté de médecine de la Caraïbe de Santiago de Cuba. Parmi ceux-ci, 25 proviennent des Etats-Unis. Au total, Cuba a formé près de 170 médecins étasuniens issus des milieux défavorisés[2]. Depuis 1959, Cuba a formé 165 920 médecins nationaux et 33 973 médecins étrangers issus de 129 pays. Plus de 28 500 d’entre eux ont été formés à l’ELAM, une « école de science et de conscience[3] ». La docteur Diana Rodríguez Herrera, major de promotion pour l’année 2017, a résumé en quelques mots sa mission : « faire de la santé et de la vie des autres notre première préoccupation[4] ».

Aujourd’hui, avec une population de 11,2 millions de personnes, Cuba compte 7,7 médecins pour 1 000 habitants, le plus haut ratio au monde, supérieur y compris à celui des nations les plus développées. Monopole d’Etat, basé sur la prévention, le système de santé cubain est l’un des plus efficaces et les moins chers au monde. Le concept de médecin de famille, installé dans les quartiers au plus près des habitants, reflète la philosophie sanitaire du pays. A Cuba, c’est le médecin qui va chez le patient et non l’inverse, et cela fait toute la différence, car les personnes les plus vulnérables ne sont ainsi jamais abandonnées à leur sort[5]. Le drame caniculaire qui a frappé l’Europe en 2003, coutant la vie à 70 000 personnes, âgées et isolées pour la plupart, dont 19 000 en France, est inimaginable à Cuba, car l’attention aux catégories les plus fragiles est placée au centre des priorités nationales[6].

Malgré des ressources limitées et un état de siège économique implacable imposé par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle, Cuba démontre qu’il est possible de mettre en place un système de santé, de formation et d’éducation performant, offrant ainsi une protection sociale d’excellence à tous les citoyens. De la même manière, La Havane montre qu’il est possible de faire de la solidarité internationale avec les nations du Sud et les populations paupérisées des pays développés un pilier de la politique étrangère de la nation.

Salim Lamrani

Université de La Réunion

 

Notes

[1] Radio Havane Cuba, « 14 685 médecins et techniciens de santé sont diplômés cette année à Cuba », 21 juillet 2017. http://www.radiohc.cu/fr/noticias/salud/136198-14-685-medecins-et-techniciens-de-la-sante-sont-diplomes-cette-annee-a-cuba (site consulté le 4 août 2017).

[2] Cubadebate, « La ELAM ha graduado en Cuba 170 médicos estadounidenses », 2 août 2017.

[3] Agencia cubana de noticias, « Formados en la ELAM más de 28 mil 500 médicos de 103 países”, 22 juillet 2017.

[4] Lisandra Fariñas Acosta, « Convertir la salud y la vida en nuestra primera preocupación », Granma, 21 juillet 2017.

[5] Ibid.

[6] Institut national de la santé et de la recherche médicale, « Surmortalité liée à la canicule d’août 2003 en France », 2003, BEH 45-46. http://www.cepidc.inserm.fr/inserm/html/pdf/beh_45_46_2003.pdf (site consulté le 7 août 2017) ; Maxime Bourdier, « La canicule de 2003 est incomparable avec celle de 2016 mais permet de mieux l’appréhender », Huffinton Post, 5 octobre 2016.

 

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamraniest Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella, 2016. Préface d’Ignacio Ramonet.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

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LA HAVANE : INAUGURATION D'UN MEMORIAL DENONCANT LES AGRESSIONS DE L'IMPERIALISME

Inauguration d’un mémorial dénonçant les agressions de l’impérialisme

Ce Mémorial retrace l’histoire de notre pays affrontant les agressions de l’empire avec, d’un côté, le mal causé par l’impérialisme et, de l’autre, l’héroïsme et les victoires de notre peuple ».

Auteur:  | informacion@granma.cu

Miguel Diaz-Canel était accompagné par la ministre de l’Éducation Ena Elsa Velazquez Curbelo Photo: Jose M. Correa

« Ce Mémorial retrace l’histoire de notre pays affrontant les agressions de l’empire avec, d’un côté, le mal causé par l’impérialisme et, de l’autre, l’héroïsme et les victoires de notre peuple ».

C’est par ces propos que le membre du Bureau politique et Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a inauguré, dans le quartier havanais de Playa, le Mémorial dénonçant les agressions de l’impérialisme contre notre pays, dans le cadre des activités en hommage au 91ème anniversaire de la naissance du commandant en chef Fidel Castro.

Le Mémorial sis à l’angle de la 5ème avenue et de la rue 14, compte six salles d’exposition consacrées à l’histoire des agressions yankees contre Cuba, notamment le terrorisme d’État, la guerre économique et médiatique et la manipulation politique de la question migratoire, entre autres.

http://fr.granma.cu/cuba/2017-08-14/inauguration-dun-memorial-denoncant-les-agressions-de-limperialisme


 

LETTRE DE SOUTIEN DU PRESIDENT RAUL CASTRO AU PRESIDENT NICOLAS MADURO

Lettre de Raul au président Nicolas Maduro

C’est avec immense une joie révolutionnaire que j’ai pris connaissance des résultats des élections et de l’installation de l’Assemblée nationale constituante. Il ne faut aucun doute que cette démarche représente une précieuse leçon qui fait du Venezuela un symbole pour tout notre continent, comme l’avait signalé Fidel, avec sa clarté exemplaire.

Auteur:  | internet@granma.cu

La Havane, le 6 août 2017

« Année 59 de la Révolution »

Nicolas Maduro Moros

Président de la République

Bolivarienne du Venezuela

Cher Nicolas,

C’est avec une immense joie révolutionnaire que j’ai pris connaissance des résultats des élections et de l’installation de l’Assemblée nationale constituante. Il ne fait aucun doute que cette démarche représente une précieuse leçon qui fait du Venezuela un symbole pour tout notre continent, comme l’avait signalé Fidel, avec sa clarté exemplaire. La démonstration de soutien populaire a été claire et catégorique, fidèle à l’héritage du Libertador Simon Bolivar et du président Hugo Chavez Frias.

Cette expérience prouve que chaque acte de terreur relève le moral du peuple, chaque agression le rend plus fort, chaque coup renforce l’unité.

Viendront certainement des jours de lutte intense, de harcèlement, de blocus et de pénuries, mais ce seront aussi des jours de création et de travail pour les révolutionnaires et pour tout le peuple vénézuélien qui, comme jusqu’à aujourd’hui, ne sera pas seul et pourra compter sur nous, les Cubains, qui serons au premier rang de la solidarité militante la plus engagée envers sa cause.

Une forte accolade

Raul Castro Ruz

http://fr.granma.cu/cuba/2017-08-10/lettre-de-raul-au-president-nicolas-maduro


 

60e ANNIVERSAIRE DE LA PREMIERE ACTION MILITAIRE DU COMMANDANT CHE GUEVARA

60ème anniversaire de la première action militaire du Che en tant que commandant

Des Cubains de plusieurs générations ont commémoré hier le 60ème anniversaire de l’attaque rebelle contre la caserne de la tyrannie dans cette localité de l’est du pays, qui fut la première action armée dirigée par Ernesto Che Guevara après sa promotion au grade de commandant, conformément à un ordre du commandant en chef Fidel Castro.

Auteur: informacion@granma.cu

 

BUEYCITO.- Des Cubains de plusieurs générations ont commémoré hier le 60ème anniversaire de l’attaque rebelle contre la caserne de la tyrannie dans cette localité de l’est du pays, qui fut la première action armée dirigée par Ernesto Che Guevara après sa promotion au grade de commandant, conformément à un ordre du commandant en chef Fidel Castro.

Également considérée comme la première incursion des troupes de la guérilla dans une démarcation des plaines, cet assaut fut lancé contre une enclave militaire qui protégeait l’un des principaux points d’accès à la Sierra Maestra.

La cérémonie a été présidée par Federico Hernandez, Premier secrétaire du Parti dans la province de Granma, et Manuel Sobrino, président de l’Assemblée provinciale du Pouvoir populaire sur ce territoire.

http://fr.granma.cu/cuba/2017-08-02/60eme-anniversaire-de-la-premiere-action-militaire-du-che-en-tant-que-commandant


 

CUBA : DECLARATION DU MINISTERE DES RELATIONS EXTERIEURES A PROPOS DE LA SITUATION AU VENEZUELA

Déclaration du ministère des Relations extérieures à propos de la situation au Venezuela

Ce dimanche 30 juillet 2017, durant les élections à l’Assemblée nationale constituante en République bolivarienne du Venezuela, le peuple vénézuélien a prouvé au monde qu’il est pleinement maître de ses droits souverains et qu’il milite du côté de la liberté, dans la défense de la sécurité citoyenne, de l’indépendance et de la libre détermination de sa patrie, comme il l’a fait tout au long de l’Histoire de l’Amérique latine et de la Caraïbe, depuis Bolivar

Auteur:  | internet@granma.cu

Ce dimanche 30 juillet 2017, durant les élections à l’Assemblée nationale constituante en République bolivarienne du Venezuela, le peuple vénézuélien a prouvé au monde qu’il est pleinement maître de ses droits souverains et qu’il milite du côté de la liberté, dans la défense de la sécurité citoyenne, de l’indépendance et de la libre détermination de sa patrie, comme il l’a fait tout au long de l’Histoire de l’Amérique latine et de la Caraïbe, depuis Bolivar.

Le Venezuela s’est rendu en masse aux urnes comme jamais auparavant dans une démarche constituante. Ce peuple qui a bravé les blocages de rues, les guarimbas (violences de rues), les sabotages économiques et les menaces internationales, a vaincu par ses votes la stratégie de l’impérialisme et des oligarchies, ainsi que d’une opposition qui n’a pas hésité à recourir aux formes de cruauté les plus brutales. On ne peut qu’être offensé par le cynisme de ceux qui prétendent accuser le gouvernement et les défenseurs du peuple des crimes commis.

Cuba dénonce le lancement d’une opération internationale bien orchestrée, dirigée par Washington, avec le soutien du Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), destinée à réduire au silence la voix du peuple vénézuélien, ignorer sa volonté, le forcer à la reddition par des attaques et des sanctions économiques.

Le gouvernement des États-Unis, pour sa part, a imposé directement au Président constitutionnel Nicolas Maduro Moros des sanctions insolites, contraires au Droit international et arbitraires que nous rejetons.

Nous connaissons bien ces pratiques interventionnistes. Ils pensent que ces méthodes leur permettront de soumettre le peuple à une opposition fantoche qu’ils ont financée et qui cherche aujourd’hui à embraser le pays.

Une fois de plus, nous réitérons les propos du Président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, le général d’armée Raul Castro Ruz, le 14 juillet, à l’Assemblée nationale :

« L’agression et la violence putschistes contre le Venezuela portent préjudice à l’ensemble de Notre Amérique et ne servent que les intérêts de ceux qui s’obstinent à nous diviser pour exercer leur domination sur nos peuples, peu leur importe s’ils provoquent des conflits aux conséquences incalculables dans cette région, comme nous le constatons dans plusieurs endroits du monde »

« Nous lançons une mise en garde sur le fait que ceux qui prétendent aujourd'hui renverser par des voies inconstitutionnelles, violentes et putschistes la Révolution Bolivarienne et chaviste, assumeront une grande responsabilité envers l'Histoire ».

Rien ne peut arrêter un peuple maître de son destin. Seuls les Vénézuéliens peuvent décider de la manière dont ils vont surmonter leurs problèmes et tracer leur avenir. Halte aux ingérences, aux conciliabules, aux trahisons à l’esprit bolivarien.

Nous réaffirmons notre solidarité inébranlable avec le peuple et le gouvernement bolivariens et chavistes, ainsi qu’avec son Union civique et militaire dirigée par le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros.

Comme l’a déclaré Fidel à l’Université centrale de Caracas lors de sa visite en janvier 1959 : « La position du Gouvernement révolutionnaire de Cuba sera ferme et sans hésitations d’aucune sorte, car le moment est venu pour que les peuples sachent se défendre et exiger leurs droits ».

http://fr.granma.cu/cuba/2017-08-01/declaration-du-ministere-des-relations-exterieures-a-propos-de-la-situation-au-venezuela


 

L'ECONOMIE CONSTITUE LA TACHE ESSENTIELLE, CAR C'EST LA BASE QUI PERMET DE SOUTENIR LES CONQUETES DE LA REVOLUTION CUBAINE

L’économie constitue la tâche essentielle, car c’est la base permettant de soutenir les conquêtes de la Révolution

DISCOURS de José Ramon Machado Ventura, deuxième secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la cérémonie national du 64ème anniversaire de l’attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes. Pinar del Rio, le 26 juillet 2017, « Année 59 de la Révolution ».  

Auteur:  | informacion@granma.cu

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Foto: Jose M. Correa

DISCOURS de José Ramon Machado Ventura, deuxième secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la cérémonie national du 64ème anniversaire de l’attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes. Pinar del Rio, le 26 juillet 2017, « Année 59 de la Révolution ».

 (Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

 

 Camarade général d’armée Raul Castro Ruz ;

 Combattants du 26 Juillet et membres de l’expédition du Granma ;

 Familles de nos héros et martyrs ;

 Invités qui nous accompagnez ;

 Habitants de Pinar del Rio ;

Compatriotes :

 Le 26 juillet, date clé dans l’histoire de la nation, suscite en nous un mélange particulier d’émotions, de sentiments et d’idées, où la fierté d’appartenir à ce peuple se mêle à l’engagement éternel envers Fidel et tous ceux qui ont donné leurs vies pour que le nom de Cuba reste à jamais associé à la liberté, à la justice et à la dignité.

C’est la première fois que nous commémorons un anniversaire de l’attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes sans la présence physique du Commandant en chef, mais il n’en demeure pas moins que son image, son œuvre et son exemple sont toujours présents aux côtés de notre peuple héroïque, prêt à être conséquent, dans sa démarche quotidienne, avec le concept de Révolution qu’il nous a légué.

Il y a 17 ans, le camarade Fidel nous rappelait qu’au triomphe de la Révolution, Pinar del Rio était la province la plus délaissée de Cuba, à tel point que beaucoup la surnommaient la « Cendrillon », en dépit de l’importante contribution de ses paysans et ouvriers à l’économie du pays, surtout dans la production de tabac et les mines.

Quelques chiffres suffisent à illustrer le contraste entre cette triste réalité d’autrefois et aujourd’hui.

Plus de 85% des fermes de la province n’appartenaient pas à ceux qui les travaillaient. Dans le secteur de la santé il n’y avait que 16 établissements de soins et une centaine de cabinets de consultation privés. Au total, la province comptait 248 médecins, 25 dentistes et 50 infirmières et auxiliaires. Aujourd’hui, Pinar del Rio compte 626 cabinets de consultation du médecin des familles, 19 polycliniques qui fonctionnent dans toutes les municipalités, 8 cliniques de stomatologie et cinq hôpitaux, où 4 577 médecins prêtent leurs services, soit dix-huit fois plus, et 5 635 personnes composent le personnel infirmier, autrement dit, 12 fois plus qu’à l’époque.

Dans les zones rurales reculées, où la présence d’un médecin, voire d’un auxiliaire d’infirmerie était une chimère, il y a aujourd’hui 24 services d’urgences en fonctionnement qui permettent de sauver des vies.

Le chiffre stupéfiant de plus de 60 décès sur 1 000 naissances est passé à 1,7 au premier semestre de 2017, un taux vraiment extraordinaire, et je pense qu’à l’heure actuelle c’est le plus bas du pays (Applaudissements).

L’espérance de vie, qui était de 53 ans en 1958, est passée à 79 ans, ce qui constitue aussi l’un des indicateurs les plus élevés du pays, propre aux pays développés.

Plus de 3 000 coopérants de la santé de cette province prêtent leur aide solidaire dans 43 pays, notamment dans la République sœur bolivarienne du Venezuela. Dans l’éducation, le taux d’analphabétisme de 30% d’autrefois a été réduit, depuis longtemps, à pratiquement zéro. Concernant le nombre d’instituteurs et de professeurs, d’établissements d’enseignement ou la partie du budget destiné à ce secteur décisif, les chiffres sont tellement parlants que je ne prendrai pas la peine de faire de comparaisons.

Le chômage a été réduit de 30% à 1,3%, et il est pratiquement inexistant.

Loin d’être satisfaits, les hommes et les femmes de Pinar del Rio ont travaillé très dur pour que chaque famille puisse avoir un foyer digne. Les actions constructives des gens par leur propre effort, y compris l’octroi de crédits aux personnes aux revenus insuffisants, joue un rôle important dans cette démarche.

Il est important que les progrès enregistrés par cette province dans le domaine social soient accompagnés de résultats économiques plus vigoureux, notamment dans la sphère productive, en conformité avec les accord adoptés par le 7ème Congrès du Parti.

Comme nous l’a signalé à plusieurs reprises le camarade Raul, l’économie constitue la tâche essentielle, car c’est la base permettant de soutenir toutes les conquêtes de la Révolution.

Le secteur du tabac, décisif non seulement pour Pinar del Rio mais pour l’économie nationale, a enregistré à la récolte actuelle des progrès qu’il s’impose de consolider définitivement.

D’autres productions enregistrent une croissance, comme les légumes et les tubercules, quoique les quantités sont encore insuffisantes, et aussi le riz, car cette fois le climat a été plus clément avec Pinar del Rio qu’avec d’autres provinces, où la sécheresse a provoqué des pertes considérables ou empêché de nouveaux ensemencements.

Des avancées sont aussi à signaler – comme l’a précisé à cette même tribune la camarade Gladys – dans les secteurs de la pêche et des mines – ce dernier commence à recouvrer son poids économique d’il y a plusieurs années –, l’industrie et les services, comme le tourisme, avec une croissance de 5% pour le nombre de visiteurs au premier semestre par rapport à la même période de 2016.

Pour cette raison et pour d’autres encore, le Bureau politique a décidé d’octroyer le siège de la cérémonie nationale du 26 Juillet à cette province (Applaudissements). Au nom de ses membres, et spécialement du Premier secrétaire du Parti, le camarade Raul Castro, toutes mes félicitations aux travailleurs, aux paysans, aux écoliers, aux étudiants, bref, à tous les habitants de Pinar del Rio, et toute la la reconnaissance de leurs compatriotes (Applaudissements).

Nous tenons à féliciter très spécialement la Première secrétaire du Parti, Gladys Martinez Verdecia, et le président du Pouvoir populaire de cette province, Ernesto Barreto Castillo, pour avoir su conduire avec organisation et efficacité l’enthousiasme, l’engagement et la disposition à combattre de leurs compatriotes (Applaudissements).

Compatriotes :

Vous savez mieux que quiconque qu’il reste encore beaucoup à faire pour assurer le décollage définitif de l’économie, et par là même apporter une réponse aux besoins de notre peuple.

Dans cette bataille longue et difficile, nous sommes convaincus que les enfants de cette terre rebelle resteront en première ligne, comme leurs parents et leurs grands-parents, qui jamais ne se sont résignés à subir l’ostracisme auquel voulut les condamner, d’abord le régime colonial, et ensuite une république néocoloniale soumise aux desseins impérialistes.

Cette terre a vu naître Isabel Rubio, la courageuse capitaine sanitaire de l’Armée de libération, un grade militaire qui lui fut conféré par Antonio Maceo en personne, en reconnaissance de sa contribution à la cause indépendantiste ; et le colonel Manuel Lazo, qui joua un rôle important dans le succès de l’invasion, l’un des plus brillants exploits de notre Histoire.

Un demi-siècle plus tard, plus de 40 jeunes de la province de Pinar del Rio de l’époque prirent part aux actions du 26 Juillet, notamment d’Artemisa, mais aussi d’autres communes, y compris de cette ville. Trois d’entre eux tombèrent au combat et 13 autres furent victimes des crimes ordonnés par le dictateur à la suite de l’attaque.

À San Juan y Martinez sont nés les frères Sergio et Luis Saíz Montes de Oca, morts à l’âge de 17 et 18 ans, paradigmes et symboles des milliers de jeunes cubains tombés dans la lutte pour un avenir de justice et de dignité pour la Patrie. Le 13 août prochain, nous commémorerons 60 ans de ce crime détestable.

Les enfants de cette province, comme ceux de tout Cuba, luttèrent infatigablement jusqu’à obtenir la victoire définitive. C’est le cas des guérilleros du Front de Pinar del Rio et des combattants de la lutte clandestine dans les campagnes et dans les villes.

Pinar del Rio est la terre des Malagones, 12 humbles paysans qui constituèrent l’embryon de nos milices populaires, dans l’exécution d’un ordre du Commandant en chef.

Les habitants de cette province qui grossirent les rangs des alphabétiseurs, des miliciens, des combattants de la lutte contre les bandits et les internationalistes, et qui participèrent à toutes les bataillons que nous avons livrées durant ces longues années sont innombrables.

Ce sont les mêmes qui, aujourd’hui, depuis le sillon, la mine, l’usine, la tranchée, la salle de classe et sur d’autres fronts versent leur sueur dans la construction d’un avenir meilleur pour la Patrie.

Camarades :

Comme l’a signalé le général d’armée Raul Castro Ruz à maintes reprises, le cap de la Révolution est tracé. Conformément aux accords du 7ème Congrès du Parti, nous travaillons et comptons aujourd’hui sur des documents programmatiques qui fixent la direction et la portée des changements que nous continuerons d’opérer dans l’édification d’un socialisme prospère et durable.

Tout ceci au milieu d’une situation internationale complexe, comme l’a souligné de manière précise le camarade Raul à la clôture, le 14 juillet dernier, de la 9ème Session ordinaire de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire. Je cite ses paroles :

« Nous réaffirmons aujourd’hui la condamnation du Gouvernement révolutionnaire des mesures visant à durcir le blocus, et nous soulignons que toute stratégie visant à changer le système politique, économique et social à Cuba, que ce soit par la coercition ou les pressions, ou par des méthodes plus subtiles, est vouée à l’échec », fin de la citation.

Nous assistons ces dernières semaines à une intensification des actions d’ingérences et de déstabilisation contre le gouvernement bolivarien et chaviste dirigé par le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, auquel nous réaffirmons notre solidarité inébranlable.

À la guerre non conventionnelle à laquelle résiste de manière exemplaire depuis plusieurs années l’union civique et militaire du peuple vénézuélien, s’est ajoutée récemment la menace du gouvernement des États-Unis d’imposer des sanctions économiques unilatérales.

De son côté, le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) poursuit ses agissements odieux au service de l’impérialisme en se rendant devant un sous-comité pour l’Hémisphère occidental du Sénat des États-Unis pour appuyer l’application de sanctions.

Il y a quelques jours, un influent quotidien étasunien s’est permis de faire des élucubrations sur une soi-disant implication de notre pays dans une éventuelle médiation internationale liée à la situation au Venezuela.

Cuba rejette catégoriquement ces insinuations et exige le respect absolu de la souveraineté et de l’autodétermination de la République bolivarienne du Venezuela (Applaudissements).

Ceux qui tentent, depuis l’extérieur, de donner des leçons de démocratie et de droits de l’Homme tout en attisant la violence putschiste et le terrorisme, doivent retirer leurs mains de cette nation.

Seul le peuple et le gouvernement bolivariens disposent de l’autorité pour surmonter leurs difficultés, sans intromission étrangère dans leurs affaires intérieures.

Nous réaffirmons, une fois de plus, notre solidarité inébranlable avec le peuple vénézuélien (Applaudissements).

Devant notre peuple, devant la mémoire de nos morts héroïques, nous réitérons que jamais nous ne trahirons la gloire et la fierté d’avoir servi modestement la Patrie et la Révolution, inspirés des idées et sous la conduite ferme de Fidel et de Raul (Applaudissements).

Gloire éternelle à nos héros et martyrs !

Vive la Révolution !

Vive Fidel !

Vive Cuba Libre !

LE NICARAGUA EN FETE POUR LE 38ème ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION SANDINITE

19 JUILLET

La fête de la révolution au Nicaragua

La ville est une fête. Venues de tout le pays, des caravanes ornées de drapeaux rouge et noir ont envahi la Plaza de la Fe (Place de la Foi).

Auteur:  | informacion@granma.cu

Photo: del autor

MANAGUA, 38Nicaragua.- La ville est une fête. Venues de tout le pays, des caravanes ornées de drapeaux rouge et noir ont envahi la Plaza de la Fe (Place de la Foi).

Nombreux sont ceux qui ont préféré restés éveillés pour accueillir, ce 19 juillet, le 38ème anniversaire de la Révolution sandiniste, qui réussit à mettre fin à l’une des dictatures les plus sanglantes du continent.

Les célébrations envahissent les seuils des maisons qui entourent la Place. Les gens les plus humbles et les travailleurs furent les premiers à reconstruire le pays sur les décombres du tremblement de terre de 1972. La musique raconte des histoires de guérilleros, d’amours perdues pendant la guerre, et de Révolution.

Le soir, l’avenue de Bolivar à Chavez est illuminée par des arbres de la vie, des structures métalliques géantes ornées de milliers d’ampoules multicolores. Le matin, sur cette même artère, des milliers de personnes commencent à défiler.

En début d’après-midi, le soleil s’érige en protagoniste et la température grimpe a plus de 38 degrés.

Des centaines de milliers de drapeaux du Front sandiniste et aux couleurs nationales accueillent le commandant Daniel Ortega et la camarade Rosario Murillo.

Des amis du monde entier sont venus partager ce moment. En provenance de Cuba, le Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel transmet les salutations du peuple cubain et du général d’armée Raul Castro au peuple nicaraguayen. Son message est salué par des applaudissements.

La Révolution sandiniste reste un exemple pour les peuples de Notre Amérique, souligne Diaz-Canel. Ses succès dans les domaines politique, économique et social sont incontestables, ajoute-t-il.

Voir dans la foule tous ces jeunes visages gais et pleins d’espoir est un signe que le sang n’a pas été versé en vain, que l’exemple du Général des hommes libres, Augusto César Sandino, du commandant Carlos Fonseca Amador et de tous les héros tombés tout au long de l’épopée contre la domination impérialiste est plus que jamais d’actualité, signale le premier vice-président cubain face à l’impressionnant rassemblement de soutien populaire au Front sandiniste.

Le président bolivien Evo Morales réaffirme son respect et son admiration pour les guérilleros qui ont libéré leur pays avant d’accéder au pouvoir par la voie démocratique et d’amorcer un nouveau processus de transformations.

Le chef d’État salvadorien, Salvador Sanchez Cerén, partage ses expériences de guérillero et dit se sentir comme chez lui aux côtés du peuple frère de Sandino.

Sont également présents, dans l’auditoire, les participants à la Rencontre du Forum de Sao Paulo. De même que le militant indépendantiste Oscar Lopez Rivera, qui a reçu l’Ordre d’Augusto César Sandino, la plus haute décoration honorifique du Nicaragua.

Au début de la cérémonie, la vice-présidente Rosario Murillo évoque la figure du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro. Beaucoup dans cette marée humaine arborent de brassards et des t-shirts à son effigie et à celle du Che.

Daniel est le dernier à prendre la parole. Il s’adresse aux centaines de jeunes massés dans les gradins, affirmant que l’avenir du Nicaragua est assuré. Il lance un appel à préserver la paix et l’unité afin de garantir l’avenir du pays.

« Voilà la pluie ». Daniel interrompt son discours. « C’est bon de voir la pluie après cette longue sécheresse ». Il termine son allocution par des vivats à la Révolution. Un spectacle de feux d’artifices accompagne pendant une vingtaine de minutes la pluie torrentielle qui s’abat sur la Place, sans parvenir à gâcher la fête de ce 19 juillet au Nicaragua.

http://fr.granma.cu/cuba/2017-07-20/la-fete-de-la-revolution-au-nicaragua


 

CUBA : L'EXPERTE DE L'ONU POUR LES DROITS DE L'HOMME ACHÈVE SA VISITE À CUBA

 

CUBA : L'EXPERTE DE L'ONU POUR LES DROITS DE L'HOMME ACHÈVE SA VISITE À CUBA

Publié le  par Bolivar Infos

Catégories : #Cuba#droits de l'homme#ONU#blocus

 

L'experte indépendante pour les Droits de l'Homme et la Solidarité Internationale de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Virginia Dandan, a assuré vendredi qu'elle examinera les obstacles occasionnés par le blocus économique, commercial et financier de Cuba.

 

Au terme d'une visite officielle de 5 jours à La Havane, Dandan a donné une conférence de presse dans laquelle elle a déclaré qu'elle présenterait son rapport final en juin 2018 devant le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, dans lequel elle indiquera les conséquences économiques, culturelles et sociales pour le peuple de l'Ile de cette politique imposée par Washington.

 

Elle a déclaré que parmi les défis qu'elle doit affronter, Cuba a de grandes forces dans l'éducation, la santé et le sport, ce que ses rencontres avec des fonctionnaires des ministères de la Santé Publique, de l'Education Supérieure et de l'Institut Natioanl des sports, de l'Education Physique et des Loisirs ont prouvé.

 

Elle est même allée à une consultation du médecin de la famille et dans un centre de jour pour les anciens au Couvent de Belén, dans la vieille Havane où elle a parlé avec des adultes bien qu'elle avoue avoir désiré avoir plus de temps pour parler avec des enfants, des jeunes et des adolescents « mais cela ne faisait pas partie de ce qu'on considère comme une visite officielle, » a-t-elle noté.

 

L'experte a souligné qu'elle identifiera les points forts, à son avis, de Cuba et alertera le Gouvernement sur les aspects qu'elle recommande dans lesquels elle recommande d'améliorer l'attention envers la population.

 

Elle a déclaré qu'elle a pu voir comment Cuba répond aux situations de secours ou d'urgence quand d'autres nations sont touchées par des désastres et ont demandé l'aide internationale.

 

Pendant son séjour à La Havane, elle a rencontré les ministres des Relations Extérieures, Bruno Rodríguez et du Commerce Extérieur et de l'Investissement Etranger, Rodrigo Malmierca ainsi que le Président de l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples, Fernando González et des représentants de la société civile socialiste cubaine.

 

Elle a visité aussi l'Unité Centrale de Collaboration Médicale et l'Ecole Latino-américaine de Médecine (ELAM) et ces échanges lui ont permis de constater l'action longue et soutenue du pays en matière de solidarité et de coopération internationales ainsi que sa contribution à la promotion et à la protection des droits de l'homme collectifs au niveau mondial.

 

Avec une longue expérience dans l'enseignement des Beaux Arts à l'Université des Philippines, le pays dont elle est originaire, Dandan a été membre et présidente du Comité des Droits Economiques, Sociaux et Culturels de l'ONU, un domaine dans lequel sa qualité d'experte est reconnue internationalement.

(Avec des informations d'ACN)

 

source en espagnol :

http://www.cubadebate.cu/noticias/2017/07/14/experta-de-onu-el-bloqueo-impide-el-pleno-disfrute-de-los-ddhh-del-pueblo-de-cuba/#.WWnDNzPpMRE

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/07/cuba-etats-unis-l-experte-de-l-onu-pour-les-droits-de-l-homme-acheve-sa-visite-a-cuba.html

 

LES DEPUTES CUBAINS REJETTENT LA RESOLUTION NON LEGISLATIVE DU PARLEMENT EUROPEEN

Les députés cubains rejettent la Résolution non législative du Parlement européen

Les députés cubains déclarent qu'une telle Résolution est « contraire aux principes de respect, d'égalité et de réciprocité contenus dans l'Accord sur le dialogue politique et de coopération, signé à Bruxelles le 12 décembre 2016, entre Cuba et l'Union européenne ».

Auteur:  | internet@granma.cu

 

La Commission des relations internationales de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire a rendu public, ce jeudi 6 juillet, une déclaration dans laquelle elle exprime son «rejet le plus énergique de l’inacceptable Résolution sur Cuba qui vient d'être adoptée par le Parlement européen ».

Les députés cubains déclarent qu'une telle résolution est « contraire aux principes de respect, d'égalité et de réciprocité contenus dans l'Accord sur le dialogue politique et la coopération, signé à Bruxelles le 12 décembre 2016, entre Cuba, l'Union européenne et ses États-membres », laquelle aété adoptée par le Parlement européen le mercredi 5 juillet par 567 voix pour, 61 contre et 31 abstentions.

Selon la déclaration publiée sur le site Internet du Parlement cubain, la résolution « dénature notre réalité, suggère des recettes dont Cuba n'a pas besoin, constitue une ingérence dans les affaires intérieures et avance des éléments très préjudiciables à la souveraineté du peuple cubain ».

Par ailleurs, les députés considèrent que cette déclaration « est contraire à l'évolution positive des relations entre Cuba et la Commission européenne, le Service européen pour l’Action extérieure et avec les États membres de ce bloc communautaire », en affichant un « contenu colonialiste marqué » et « en donnant des leçons de démocratie et de droits de l'Homme, ignorant que les politiques unilatérales, discriminatoires et sélectives qui ont caractérisé dans le passé la position de l'Union européenne envers Cuba ont été dépassées ».

La déclaration de la Commission des relations internationales de l'Assemblée nationale souligne un autre aspect, à savoir que la Résolution non législative du Parlement européen ne fait aucune allusion directe au « blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba, lequel est contraire au Droit international et viole les droits humains du peuple cubain ».

« Nous ne reconnaissons aucun droit au Parlement européen d’aborder des questions qui ne concernent que le peuple cubain, qui est engagé dans la construction d’une nation souveraine, indépendante, socialiste, démocratique, prospère et durable » affirment les députés cubains.

Lire la Déclaration complète des députés cubains

http://fr.granma.cu/cuba/2017-07-06/les-deputes-cubains-rejettent-la-resolution-non-legislative-du-parlement-europeen


 

CUBA : DECLARATION DU GOUVERNEMENT REVOLUTIONNAIRE DU 16 JUIN 2017

Déclaration du Gouvernement révolutionnaire du 16 juin 2017

Toute stratégie visant à modifier le système politique, économique et social à Cuba, par des pressions et des diktats, ou par des méthodes plus subtiles, est vouée à l’échec

Auteur:  | internet@granma.cu

Le 16 juin 2017, le président des États-Unis, Donald Trump, dans un discours à la rhétorique hostile rappelant l’époque de la guerre ouvertement déclarée contre notre pays, prononcé dans un théâtre de Miami, a dévoilé la politique de son gouvernement vis-à-vis de Cuba, qui annule les progrès enregistrés ces deux dernières années à la suite de la décision annoncée par les présidents Raul Castro Ruz et Barack Obama, le 17 décembre 2014, de rétablir les relations diplomatiques et de s’engager sur la voie de la normalisation des liens entre les deux pays.

Dans ce qui constitue un recul dans les relations entre les deux pays, Trump a prononcé un discours et signé, lors de cette même cérémonie, une directive politique dénommée « Mémorandum présidentiel de Sécurité nationale sur le renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba », qui prévoit la suppression des échanges éducationnels « de peuple à peuple », à titre individuel, renforce le contrôle des voyageurs de ce pays à destination de Cuba, et interdit les transactions économiques, commerciales et financières de sociétés étasuniennes avec différentes entreprises cubaines liées aux Forces armées révolutionnaires et aux services de renseignement et de sûreté, le tout dans le but de priver notre pays de revenus. Pour justifier cette nouvelle politique, le président des États-Unis a avancé comme prétexte son inquiétude  devant la situation des droits de l’Homme à Cuba et la nécessité d’appliquer rigoureusement les lois du blocus, dont la levée, ainsi que toute amélioration des relations bilatérales seront conditionnées aux changements que notre pays devra opérer dans son ordre constitutionnel.  

Trump a également abrogé le décret de politique intitulé : « Normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba », émis par le président Obama le 14 octobre 2016. Ce décret, tout en n’occultant pas les visées interventionnistes de la politique étasunienne ni la volonté de la Maison-Blanche de promouvoir des changements dans l’ordre économique, politique et social de notre pays, reconnaissait toutefois, d’une part, l’indépendance, la souveraineté et l’autodétermination de Cuba, et, d’autre part le gouvernement cubain comme un interlocuteur légitime sur un pied d’égalité, ainsi que les avantages qu’une coexistence civilisée procurerait aux deux pays et aux deux peuples, malgré les grandes différences existant entre leurs gouvernements. Le décret admettait aussi que le blocus devait être éliminé en tant que politique anachronique.

Une nouvelle fois, l’administration des États-Unis revient aux méthodes coercitives du passé et adopte des mesures qui durcissent le blocus en vigueur depuis février 1962, lequel non seulement inflige des dommages et des privations au peuple cubain et constitue un obstacle indéniable au développement de notre économie, mais viole également la souveraineté et les intérêts de pays tiers, ce qui suscite une réaction de rejet international.

Les mesures annoncées imposent des entraves supplémentaires aux opportunités très limitées dont bénéficiaient les entreprises étasuniennes pour faire du commerce et investir à Cuba.

Par ailleurs, elles restreignent encore plus le droit des Étasuniens à visiter notre pays, déjà limité du fait de l’obligation de demander des autorisations discriminatoires, alors que le Congrès de ce pays, reflétant la volonté de vastes secteurs de cette société, réclame la levée non seulement de cette prohibition aux voyages, mais aussi des restrictions imposées au commerce avec Cuba.

Les mesures annoncées par le président Trump contredisent l’opinion publique étasunienne, notamment celle de l’émigration cubaine, qui soutient dans sa majorité la levée totale du blocus et l’instauration de relations normales entre Cuba et les États-Unis.

Au contraire, de nouveau mal conseillé, le président étasunien adopte des décisions favorables aux intérêts politiques d’une minorité extrémiste d’origine cubaine implantée dans l’État de la Floride qui, motivée par des intérêts mesquins, ne renonce pas à sa prétention de vouloir punir le peuple cubain pour avoir exercé son droit légitime et souverain d’être libre et avoir pris en main son propre destin.

Plus tard, nous analyserons plus en profondeur la portée et les implications de cette annonce.

Le gouvernement cubain dénonce les nouvelles mesures visant à durcir le blocus, lesquelles sont vouées à l’échec, comme le passé l’a démontré à maintes reprises, et ne parviendront pas à affaiblir la Révolution ni à faire plier le peuple cubain, qui a fait la preuve, pendant presque soixante ans, de sa capacité de résistance aux agressions, de quelque type ou origine que ce soit.

Le gouvernement cubain rejette la manipulation à des fins politiques et le double standard dans le traitement des droits de l’Homme. Le peuple cubain jouit des droits et libertés fondamentales, et affiche des acquis dont il se sent fier et qui sont une chimère dans de nombreux pays du monde, y compris aux États-Unis, tels que le droit à la santé, à l’éducation, à la sécurité sociale, le droit à un salaire égal à travail égal, les droits de l’enfant, le droit à l’alimentation, à la paix et au développement. Avec ses modestes ressources, Cuba a aussi contribué à améliorer les droits de l’Homme dans de nombreux endroits du monde, et en dépit des limitations que lui impose sa condition de pays soumis à un blocus.

Les États-Unis ne sont pas en droit de nous faire la leçon. Nous sommes sérieusement préoccupés, pour notre part, devant la façon dont les droits de l’Homme sont respectés et garantis dans ce pays, qui connaît de nombreux cas d’assassinats, de brutalités et d’abus de la police, notamment contre la population afro-étasunienne ; où le droit à la vie est violé à cause des morts par armes à feu ; où l’on peut constater le travail des enfants et de graves manifestations de discrimination raciale ; où les services de santé sont menacés de nouvelles restrictions qui laisseraient vingt-trois millions de personnes sans assurance-maladie ; où il existe des inégalités salariales entre les hommes et les femmes ; où les émigrants et les réfugiés, notamment ceux provenant de pays islamiques, sont marginalisés ; où l’on prétend ériger des murs conçus pour dénigrer les voisins ; et où les dirigeants désavouent des engagements internationaux visant à préserver l’environnement et à faire face au changement climatique.

Nous sommes tout aussi inquiets devant les violations des droits de l’Homme que les États-Unis commettent dans d’autres pays, comme la détention arbitraire de dizaines de personnes sur le territoire qu’ils occupent illégalement dans la base navale de Guantanamo à Cuba, où il y a eu des cas de tortures ; devant les exécutions extrajudiciaires et les morts de civils par bombes et drones interposés ; et devant les guerres déclenchées contre des pays comme l’Irak, fondées sur des mensonges tels que l’existence d’armes de destruction massive, avec toutes les conséquences néfastes pour la paix, la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient.

Nous rappelons que Cuba est État-partie à quarante-quatre instruments internationaux sur les droits de l’Homme, alors que les États-Unis ne le sont qu’à dix-huit, de sorte que nous avons beaucoup à montrer, à dire et à défendre.

En confirmant leur décision de renouer les relations diplomatiques, Cuba et les États-Unis ont ratifié leur intention de développer des liens de respect et de coopération entre leurs peuples et gouvernements, conformément aux buts et principes consacrés dans la Charte des Nations Unies. Dans sa Déclaration du 1er juillet 2015, le Gouvernement révolutionnaire de Cuba a réaffirmé : « Ces relations devront reposer sur le respect absolu de notre indépendance et de notre souveraineté, sur celui du droit inaliénable de tout État de choisir son système politique, économique, social et culturel, sans aucune ingérence de quelque nature qu’elle soit ; de l’égalité souveraine et de la réciprocité, tous principes incontournables du droit international », qui ont été d’ailleurs entérinés par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) lorsqu’ils ont signé à La Havane, à leur 2e Sommet, la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix. Cuba n’a pas renoncé à ces principes et n’y renoncera jamais.

Le gouvernement cubain réitère sa volonté de poursuivre le dialogue respectueux et la coopération dans des domaines d’intérêt mutuel, ainsi que de discuter des questions bilatérales en suspens avec le gouvernement des États-Unis. Ces deux dernières années ont prouvé que les deux pays pouvaient coopérer et coexister de manière civilisée, comme l’a signalé à plusieurs reprises le président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de Cuba, Raul Castro Ruz, tout en respectant leurs différences et en promouvant tout ce qui est bénéfique aux deux nations et aux deux peuples. Mais il ne faut pas s’attendre qu’en échange Cuba fasse des concessions sur des questions inhérentes à sa souveraineté et à son indépendance, ni qu’elle accepte des conditions, de quelque nature qu’elles soient.

Toute stratégie visant à changer le système politique, économique et social à Cuba, que ce soit par des pressions et des diktats, ou par des méthodes plus subtiles, est vouée à l’échec

C’est le peuple cubain qui continuera de décider en toute souveraineté, comme il l’a fait depuis 1959, des changements qu’il conviendra d’apporter à Cuba, telle, en l’occurrence, l’actualisation de notre modèle économique et social.

Comme nous l’avons fait depuis le triomphe du 1er janvier 1959, nous courrons tous les risques et continuerons résolument, sûrs de nous, de bâtir une nation souveraine, indépendante, socialiste, démocratique, prospère et durable.

La Havane, le 16 juin 2017

http://fr.granma.cu/cuba/2017-06-19/declaration-du-gouvernement-revolutionnaire-du-16-juin-2017