CUBA

VERS UN DEAL ANTI-US IRAN-PAKISTAN ?

Ce qui rend la visite d'Imran Khan en Iran hyper-importante

Mon Apr 22, 2019 4:3PM

Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan (G) et le président iranien, Hassan Rohani, le lundi 22 avril 2019, au palais Saadabad de Téhéran. ©Fars News

Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan (G) et le président iranien, Hassan Rohani, le lundi 22 avril 2019, au palais Saadabad de Téhéran. ©Fars News

La visite du Premier ministre pakistanais en Iran est d’une grande importance pour les deux pays sur le plan intérieur, régional et international, écrit le journal Al-Araby al-Jadeed.

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan est arrivé le dimanche 21 avril en Iran à la tête d’une délégation de haut rang. Des rencontres avec le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et le président iranien, Hassan Rohani, sont à l’agenda de cette première visite officielle en Iran d’Imran Khan, depuis qu’il est désigné Premier ministre du Pakistan en août 2018.

Dans un article, le journal londonien Al-Araby al-Jadeed revient sur les conditions régionales et internationales très particulières qui font de la visite d’Imran Khan en Iran une visite d'importance primordiale.

Imran Khan reçu par le Leader

Imran Khan reçu par le Leader

Ce lundi 22 avril, le Leader de la Révolution islamique d’Iran, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei a reçu en audience le Premier ministre pakistanais, Imran Khan et la délégation l’accompagnant.

Le journal Al-Araby al-Jadeed fait allusion au premier discours officiel d’Imran Khan lors duquel le nouveau Premier ministre pakistanais avait plaidé pour « de bonnes relations avec le voisin iranien » sur fond du principe de bon voisinage, des relations dont il souhaite d’ailleurs le développement. Bien que des restrictions dues aux sanctions anti-iraniennes imposées par Washington aient d’une manière ou d’une autre compliqué la tâche pour Islamabad de renforcer les liens avec Téhéran, le fait qu’Imran Khan se trouve aujourd’hui en visite en Iran, avec seulement quelques mois de retard, montre que le Pakistan est déterminé à atteindre ce but. Le journal le compare pourtant à « une voie minée », puisque divers obstacles ou tergiversations pourraient entraver cette tâche ; « ce qui d’ailleurs ne réduit nullement la grande importance de la visite d’Imran Khan en Iran, sur le plan des liens bilatéraux, mais aussi et surtout, en fonction des questions régionales et internationales ».

L’article fait allusion aux événements terroristes commis par le groupuscule terroriste  Jaysh al-Adl à la frontière entre les deux pays, suite à quoi Téhéran a demandé davantage de coopération, côté pakistanais, pour assurer la sécurité des frontières communes. Sur ce fond, la visite du Premier ministre pakistanais en Iran pourrait donc renforcer les relations bilatérales des deux pays voisins, précise l’article.

Le journal apprécie particulièrement le fait que le Premier ministre pakistanais a commencé sa visite en Iran avec une visite dans la ville sainte de Meched où se trouve le mausolée de l’Imam Reza (béni soit-il), huitième Imam des chiites.

Faisant allusion aux deux visites effectuées précédemment par le Premier ministre pakistanais à Riyad, le journal Al-Araby al-Jadeed écrit qu’à travers sa visite en Iran, Imran Khan transmet un message, en ce sens qu’il se soucie de maintenir l’équilibre entre les exigences d’une relation historique avec l’Arabie saoudite et celles de bon voisinage avec l’Iran.  

« La question des talibans aussi offre un autre champ de coopération et une autre opportunité pour renforcer les relations entre Téhéran et Islamabad », écrit l’article.

Le Premier ministre pakistanais en Iran

Le Premier ministre pakistanais en Iran

The Express Tribune, un quotidien pakistanais anglophone, s’est penché dans un article sur la visite du Premier ministre pakistanais en Iran.

Pour finir, l’article évoque l’importance économique de la visite du Premier ministre pakistanais en Iran, sur un fond de restrictions liées à la guerre économique lancée par les États-Unis. L’Iran tient à diversifier ses partenaires économiques et commerciaux, malgré les sanctions US, et le Pakistan en fait partie. De ce point de vue, la visite d’Imran Khan serait le prélude à un deal anti-américain irano-pakistanais sur divers plans, conclut l’article.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/22/594079/Iran-Pakistan-visite-Premier-ministre-Imran-Khan


 

LA REVOLUTION CUBAINE REAFFIRME SA FERME DETERMINATION DE FAIRE FACE A L'ESCALADE AGRESSIVE DES USA

DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE DU 17 AVRIL 2019

La Révolution cubaine réaffirme sa ferme détermination de faire face à l’escalade agressive des États-Unis

Aujourd'hui, le 17 avril, marque l'anniversaire du début de l'agression militaire de Playa Giron en 1961. La réponse décisive du peuple cubain dans la défense de la Révolution et du socialisme a abouti, en à peine 72 heures, à la première défaite militaire de l'impérialisme en Amérique.

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Juvenal Balán

Aujourd'hui, le 17 avril, marque l'anniversaire du début de l'agression militaire de Playa Giron en 1961. La réponse décisive du peuple cubain dans la défense de la Révolution et du socialisme a abouti, en à peine 72 heures, à la première défaite militaire de l'impérialisme en Amérique.

Curieusement, c'est la date choisie par le gouvernement étasunien actuel pour annoncer l'adoption de nouvelles mesures d'agression contre Cuba et renforcer l'application de la Doctrine Monroe.

Le Gouvernement révolutionnaire rejette avec la plus grande fermeté la décision d'autoriser dorénavant l’introduction d’actions devant les tribunaux étasuniens contre des entités cubaines et étrangères ne relevant pas de la juridiction des États-Unis, ainsi que la décision de renforcer les obstacles pour l'entrée aux États-Unis des dirigeants et leur famille des entreprises qui investissent légitimement à Cuba dans des propriétés qui ont été nationalisées.

Ces sont des mesures prévues dans le cadre de la Loi Helms-Burton, qui ont été rejetées il y longtemps par la communauté internationale, condamnées par la nation cubaine depuis leur adoption et leur application en 1996, et dont le but principal est d'imposer la tutelle coloniale à notre pays.

Cuba condamne également la décision de limiter à nouveau les sommes d’argent envoyées par les résidents cubains aux États-Unis à leur famille et à leurs proches, de restreindre davantage les voyages des citoyens étasuniens à Cuba et d'appliquer des sanctions financières supplémentaires.

Elle rejette fermement les références au fait que des attaques contre des diplomates étasuniens aient eu lieu à Cuba.

Les États-Unis prétendent justifier leurs actions, comme ils en ont l’habitude, par le mensonge et le chantage.

Le général d'armée Raul Castro a déclaré le 10 avril : « On blâme Cuba de tous les maux, en utilisant le mensonge dans le pire style de la propagande hitlérienne. »

Pour masquer et justifier l'échec évident du sinistre complot de coup d'État visant à nommer depuis Washington un « président » usurpateur pour le Venezuela, le gouvernement des États-Unis a recours à la calomnie.

Il accuse Cuba d'être responsable de la solidité et de la fermeté dont ont fait preuve le gouvernement bolivarien et chaviste, le peuple de ce pays et l'union civique et militaire qui défendent la souveraineté de leur nation. Il ment sans vergogne en prétendant que Cuba maintient des milliers de soldats et de personnel de sécurité au Venezuela, et influence et détermine les événements dans ce pays frère.

Il a le cynisme d’accuser Cuba de la situation économique et sociale à laquelle le Venezuela fait face après des années de brutales sanctions économiques, conçues et appliquées par les États-Unis et plusieurs de ses alliés, précisément pour l’asphyxier économiquement et provoquer des souffrances parmi la population.

Washington va jusqu'à faire pression sur les gouvernements de pays tiers pour qu'ils tentent de persuader Cuba de retirer ce soi-disant et invraisemblable soutien militaire et de sécurité, voire de cesser d'apporter soutien et solidarité au Venezuela.

Le gouvernement actuel des États-Unis est reconnu, dans son propre pays et à l'échelle internationale, pour sa tendance sans scrupules à utiliser le mensonge comme un moyen de politique intérieure et extérieure. Il s’agit d’une habitude qui correspond à de vieilles pratiques de l'impérialisme.

Nous avons encore à l’esprit les images du président George W. Bush, avec l'appui de l'actuel Conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton, mentant de façon éhontée sur les prétendues armes de destruction massive en Irak, un mensonge qui servit de prétexte à l’invasion de ce pays du Moyen-Orient.

L'histoire conserve également le souvenir de l’explosion du cuirassé Maine à La Havane et l'incident auto-infligé dans le Golfe du Tonkin, des épisodes qui servirent de prétexte pour déclencher des guerres de pillage à Cuba et au Vietnam.

Nous ne saurions oublier que les États-Unis ont utilisé des faux insignes cubains, peints sur les avions qui effectuèrent les bombardements durant le prélude de l'agression de Playa Giron, pour dissimuler qu’en réalité ils étaient étasuniens.

Il doit être clair que les calomnies des États-Unis reposent sur un mensonge total et délibéré. Leurs services de renseignement disposent de preuves plus que suffisantes, sûrement plus que tout autre État, pour savoir que Cuba ne dispose pas de troupes et ne participe pas non plus à des opérations militaires ou de sécurité au Venezuela, même si deux pays indépendants ont le droit souverain de déterminer comment coopérer dans le secteur de la défense, ce qu’il n’appartient pas aux États-Unis de remettre en question.

L’accusateur maintient plus de 250 000 soldats dans 800 bases militaires à l'étranger, dont une partie dans notre hémisphère.

Son gouvernement sait aussi que, comme Cuba l'a déclaré publiquement et à maintes reprises, les quelque 20 000 coopérants cubains, dont plus de 60 % sont des femmes, accomplissent dans ce pays d'Amérique latine les mêmes tâches que réalisent à l’heure actuelle environ 11 000 autres professionnels de notre pays dans 83 pays : contribuer à prêter des services sociaux de base, essentiellement des services de santé, ce qui est reconnu par la communauté internationale.

Il doit également être absolument clair que la ferme solidarité avec la République bolivarienne sœur du Venezuela est un droit de Cuba en tant qu'État souverain, et c’est également un devoir qui s'inscrit dans la tradition et les principes inaliénables de la politique extérieure de la Révolution cubaine.

Nulle menace de représailles contre Cuba, aucun ultimatum ni chantage de la part du gouvernement étasunien actuel ne détournera la conduite internationaliste de la nation cubaine, en dépit des dommages humains et économiques dévastateurs que le blocus génocidaire cause à notre peuple.

Il convient de rappeler que la menace et l'ultimatum mafieux ont déjà été utilisés dans le passé lorsque les efforts internationalistes de Cuba soutenaient les mouvements de libération en Afrique, alors que les États-Unis soutenaient le régime honteux de l'apartheid. L’intention était que Cuba renonce à ses engagements de solidarité envers les peuples africains en échange de promesses de pardon, comme si la Révolution devait être pardonnée par l'impérialisme.

À l’époque, Cuba rejeta le chantage, comme elle le fait aujourd'hui, avec le plus grand mépris.

Le général d'armée Raul Castro a rappelé le 10 avril dernier : « Depuis 60 ans, face aux agressions et aux menaces, nous les Cubains, avons fait preuve de notre volonté de fer pour résister et vaincre les événements les plus difficiles. Malgré son immense puissance, l'impérialisme n’a pas pu briser la dignité d'un peuple uni, fier de son histoire et de la liberté conquise au prix de tant de sacrifices. »

Le gouvernement de Cuba appelle tous les membres de la communauté internationale et les citoyens des États-Unis à mettre un frein à l'escalade irrationnelle et la politique d'hostilité et d'agression du gouvernement de Donald Trump.

Les États membres des Nations unies exigent, à juste titre, année après année, à la quasi-unanimité, la fin de cette guerre économique. Les peuples et les gouvernements de notre région doivent, dans l'intérêt de tous, faire prévaloir les principes de la Proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix.

Le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres Miguel Diaz-Canel Bermudez, a déclaré le 13 avril : « Cuba a toujours confiance dans ses forces et aussi dans les forces et dans la dignité d'autres nations souveraines et indépendantes et elle continue à croire aussi dans le peuple nord-américain , dans la Patrie de Lincoln qui a honte de ceux qui agissent en marge de la loi universelle au nom de toute la nation nord-américaine. »

Une fois de plus, Cuba condamne le mensonge et les menaces et réaffirme que sa souveraineté, son indépendance et son attachement à la cause des peuples d'Amérique latine et des Caraïbes ne sont pas négociables.

Deux jours avant la commémoration du 58e anniversaire de la victoire de Playa Giron, un site historique dans la géographie nationale, où les forces mercenaires pilotées par l'impérialisme ont mordu la poussière de la défaite, la Révolution cubaine réaffirme sa ferme détermination de faire face et de vaincre l'escalade agressive des États-Unis.

La Havane, le 17 avril 2019

http://fr.granma.cu/cuba/2019-04-18/la-revolution-cubaine-reaffirme-sa-ferme-determination-de-faire-face-a-lescalade-agressive-des-etats-unis


 

REPONSE CINGLANTE DU PRESIDENT CUBAIN AU GOUVERNEMENT US : A CUBA, CE SONT LES CUBAINS QUI COMMANDENT

À Cuba, ce sont les Cubains qui commandent

Le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a répondu à l'annonce faite par le gouvernement de Donald Trump selon laquelle à partir du 2 mai sera appliqué « le droit d'engager une action en vertu du titre III de la Loi sur la liberté » et aux déclarations du Secrétaire d'État Mike Pompeo, publiées dans un message sur le site officiel du Département d'État des États-Unis

Auteur:  | informacion@granmai.cu

Comme sur les sables de Playa Giron, Cuba défendra son droit à être libre et indépendante. Photo: Granma Archive

Cuba « ne changera pas d’attitude face à ceux qui brandissent une épée contre nous. Nous, les Cubains, ne nous rendons pas et n'acceptons pas non plus les lois sur notre destinée qui seraient en dehors de la Constitution. À Cuba, ce sont les Cubains qui commandent. Cuba fait confiance à ses forces et à notre dignité » a déclaré le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, sur son compte Twitter.

Le président répondait ainsi à l'annonce faite par le gouvernement de Donald Trump qu'à partir du 2 mai, sera appliqué « le droit d'engager des poursuites en vertu du Titre III de la loi sur la liberté », ainsi qu’aux déclarations du Secrétaire d'État, Mike Pompeo, publiées dans un message sur le site officiel du Département d'État des États-Unis.

Le ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parilla a déclaré le 17 avril que Cuba qualifiait la décision étasunienne d’« escalade agressive » et considérait comme « pathétique et ridicule » le discours prononcé par le Conseiller à la Sécurité nationale John Bolton à Coral Gables, Miami, devant les membres de la brigade 2506 [mercenaires qui participèrent à l’invasion par Playa Giron].

Une scène totalement délirante, durant laquelle un haut responsable du gouvernement yankee, à Miami, devant un « public choisi » formé par des apatrides, confirme le soutien du président, avec un langage d’un autre temps et des idées qui ne lui appartiennent pas : il parle de liberté au nom d'un gouvernement qui la viole, l'agresse et la méprise. Il promet l'impossible.

« La troïka de la tyrannie [Cuba, Venezuela, Nicaragua] commence à s'effondrer », dit-il et il se réjouit devant les applaudissements des « vétérans ». « Nous appliquons les sanctions de manière transparente » et c’est vrai, l'empire montre clairement son essence. Les mercenaires qui « fêtent » avec Bolton le jour où ils ont mordu la boue lors de la défaite d’avril 1961, écoutent avec jubilation la liste des mesures mises en œuvre contre le peuple qui les a vus naître  : application du Titre III, visant clairement l'application du Titre IV ; cinq ajouts à la Liste des entités cubaines avec lesquelles il est interdit de faire des affaires ; mesures du Département du Trésor sur les restrictions de voyage pour des raisons non familiales à Cuba ; modifications afin de mettre un terme aux transactions qui permettent aux Cubains d’avoir recours au système financier des États-Unis pour effectuer des transferts internationaux et l'usage du système financier étasunien par le gouvernement et imposition d'une limite sur les envois d’argent des immigrants cubains à leur famille : mille dollars US, par personne tous les trois mois.

Avec une arrogance absolue, le Conseiller à la Sécurité nationale annonce que « les sanctions à l'encontre du Venezuela ont pour double objectif d'interrompre le flux de pétrole brut subventionné du Venezuela vers Cuba et d'affaiblir les "régimes" de Maduro et de Diaz-Canel ».

Et de conclure par un véritable « joyau » oratoire : « Cette région doit être libérée du despotisme et de la domination extérieure ». Il n'a jamais dit de plus grande vérité : Cuba et le Venezuela sont libres du despotisme et de la domination extérieure et la région et le monde le seront. Bolton promet l'impossible parce qu'ils n'auront jamais ni Cuba ni le Venezuela. La Doctrine Monroe a été enterrée dans les sables de Playa Giron ce glorieux 19 avril 1961.

http://fr.granma.cu/cuba/2019-04-18/a-cuba-ce-sont-les-cubains-qui-commandent


 

CUBA : LA LOI HELMS - BURTON VISE A FAIRE DE CUBA UNE DEPENDANCE COLONIALE DES USA

La Loi Helms-Burton : parlons-en clairement

Il s’agit du principal instrument juridique du gouvernement de la Maison-Blanche contre Cuba, qui vise à faire de nous une de leurs dépendances coloniales

Auteur:  | informacion@granmai.cu

 

La Loi pour la liberté et la Solidarité démocratique cubaine est une engeance vindicative qui vise à briser l'âme de Cuba, par le biais d’une grande saignée qui provoquerait un énorme choc qui la laisserait prostrée à jamais. C'est le projet d'extermination d'une nation.

Imaginons deux scénarios hypothétiques, disons impossibles pour ceux d'entre nous qui avons confiance en la capacité de résistance et le courage de notre peuple.

Premièrement : L'ennemi impérialiste et ses alliés, faisant usage de leur puissance militaire, parviennent à occuper la majeure partie du pays et à établir un gouvernement de transition, après avoir proclamé la fin de la Révolution.

Deuxièmement : La désunion, la tromperie, le découragement semé par l'ennemi, la trahison, nous font « baisser la garde » comme en 1878 – un Baragua n'est pas exclu. Un gouvernement de transition est mis en place et des troupes étasuniennes occupent le pays pour assurer l'arrivée de « l'aide humanitaire ».

Aurions-nous alors des élections « libres et démocratiques » ? Non, ce gouvernement de transition, désigné arbitrairement par les troupes interventionnistes, ne peut pas convoquer d’élections tant que le Congrès des États-Unis ne l'aura pas approuvé.

Le président des États-Unis, ou son proconsul nommé à cet effet, doit préparer tous les six mois un rapport au Congrès sur l'état d'avancement du processus de transition dans l'Île occupée, si bien qu’un doute nous assaille : combien de temps ce processus durera-t-il s'ils établissent tous les six mois la nécessité d'un rapport ? Combien de temps les troupes yankees resteront-elles sur le territoire cubain ? Réponse aux deux questions : On l’ignore (il est recommandé de lire le Plan Bush).

Enfin, nul ne sait après combien d'années le Congrès des États-Unis approuvera la tenue d’élections. Qu’en est-il du blocus économique, commercial et financier ? A-t-il été levé pour autant lorsque la fin de la Révolution a été proclamée ? Non, il n'a pas été levé, ce n'est pas le plan, il reste en vigueur pendant la transition, comme un brutal mécanisme de pression.

Or, la transition étant désormais achevée, nous avons un président et un gouvernement au style et au gout des yankees. Vont-ils lever le blocus ? On pourrait le penser, mais non, ce n'est pas ce qui est prévu par la Loi aberrante qui porte la signature de Mrs Helms et Burton : le président ou son proconsul doit certifier auprès du Congrès qu'ils ont rendu ou payé à leur valeur ou indemnisé leurs « anciens propriétaires » étasuniens, y compris les Cubains devenus après 1959 des Cubano-étasuniens, tous et chacun des biens, nationalisés, saisis ou confisqués conformément aux lois révolutionnaires dans le respect du Droit international.

L' « indemnisation » ou la « compensation », selon les calculs d’experts étasuniens en 1997, s’élèverait à environ 100 milliards de dollars. Il est également prévu de renégocier l'accord sur la base navale de Guantanamo, sans aucune garantie de restitution.

Nos maisons, nos terres, nos écoles, nos usines, nos centres de loisirs, nos hôpitaux, nos instituts de recherche, tout ce qui n’aurait pas été détruit par les grandes transnationales pendant la période de transition, sous l’occupation – se souvenir de 1898 – passerait aux mains des anciens propriétaires ou de ceux qui ont acheté ces biens aux propriétaires d’origine, et le pire, aux mains des spéculateurs, des huissiers et autres crapules de tous poils.

Pour payer les procès, les indemnités et les dettes, les gouvernements cubains devraient avoir recours à des prêts. Des prêts, par exemple, auprès du FMI, ce qui entraînerait des taux d'intérêt de plus en plus élevés et créerait une spirale sans fin de pillage.

Certains aux États-Unis – des entreprises et des groupes d'affaires – ont acheté des « propriétés » à Cuba à leurs « anciens propriétaires », des personnes qui spéculent sur la valeur de ces propriétés, qui possèdent des titres réels ou falsifiés, qui évoluent dans un marché louche, illégal à tous égards.

Des spéculateurs immobiliers ont vendu des terrains à de futurs constructeurs, il existe des projets de « La future Havane », une affaire juteuse en vue de laquelle nombre de hyènes aiguisent leurs dents, qui rêvent de rayer de la carte des municipalités entières et de construire des supermarchés Walmart, des McDonald's, des casinos, d’énormes immeubles de bureaux, des quartiers chics pour des gens très riches et qui condamnerait la grande majorité de la population de la capitale à vivre dans les bidonvilles qui abondent dans les grandes villes d’Amérique latine.

Nous tomberions entre les mains des fonds vautours [fonds d’investissements] ou des créanciers « holdout ». Il nous faudrait des années pour rembourser une dette pratiquement impayable, car comment un pays dévasté, déchiré, appauvri par la guerre et l'occupation, un pays qui aurait perdu une bonne partie de ses enfants en âge de travailler et de produire, pourrait-il la payer ? Nous serions entre les mains d’usuriers prêts à « sucer » jusqu'à la dernière goutte de la richesse nationale.

Parlons clair, en bon cubain, ils n’y parviendront pas. Comme l'a souligné Fidel, la pensée et l’œuvre des communistes cubains perdureront. Cuba perdurera. « Nous, les Cubains, sommes faits de fer et nous serons capables de résister aux épreuves les plus dures. » Nous nous lèverons encore et encore pour défendre la liberté, génération après génération.

Que sont les fonds vautours ?

→ Ce sont des fonds de capital à risque qui achètent des titres de pays en difficultés économiques, puis qui exercent des pressions pour recouvrer le remboursement de ces titres, en plus des intérêts dus pour les années d’endettement, sans recourir à des restructurations ni à des engagements préalables.

Quels instruments juridiques la Loi Helms-Burton viole-t-elle ?

→ Elle contrevient à la Constitution des États-Unis et à diverses normes juridiques de ce pays.

→ Elle viole de nombreux actes de Droit international réglementant les relations politiques, économiques, commerciales et financières entre les États.

→ Elle porte préjudice à la liberté du commerce et de l'investissement, ce qui a provoqué des conflits avec les principaux partenaires des États-Unis.

→ Elle ne reconnaît pas la libre circulation des personnes en fonction du commerce.

→ Elle va à l'encontre des traités bilatéraux sur la Protection des investissements et des traités commerciaux bilatéraux avec de nombreux pays.

→ Elle viole le principe reconnu selon lequel « la propriété d’un bien est établie conformément aux lois du pays dans lequel elle est située ».

→ Le chapitre III de la Loi Helms-Burton n’a aucun précédent dans l'histoire juridique des États-Unis.

→ Le Congrès a assumé une fonction judiciaire en décrétant que les confiscations cubaines ont été illégales, alors qu'en réalité un tel différend doit être traité conformément aux principes du Droit international.

Exemples des amendes les plus récentes infligées dans le cadre du blocus des États-Unis contre Cuba

9 milliards de dollars : BNP Paribas pour avoir enfreint la politique de sanctions des États-Unis. (2014)

787 millions de dollars : au Crédit Agricole, soit environ 700 millions d'euros.

1, 34 milliards de dollars : à la Société Générale pour une soi-disant violation des sanctions extraterritoriales de Washington contre Cuba, l'Iran et le Soudan, entre autres pays. (2018)

1,1 milliard de dollars : à la banque britannique Standard Chartered pour « violation du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba ». (2019)

227 500 dollars : au Groupe Acteon, fournisseur britannique de services sous-marins dans l'industrie pétrolière et gazière pour des infractions liées à Cuba et à l'Iran. (2019)

1,3 milliard d'euros : à UniCredit Group, d’Italie, pour les mêmes raisons. (2019)

http://fr.granma.cu/cuba/2019-04-17/la-loi-helms-burton-parlons-en-clairement

 

 


FACE AUX MEMES MENSONGES ET AUX MEMES AGRESSIONS DE L'IMPERIALISME, LE PEUPLE CUBAIN REPONDRA DE NOUVEAU AVEC LE MEME COURAGE ET UNE MEME FIDELITE

Face aux mensonges et aux agressions, le même courage et la même fidélité

Ce 16 avril, nous, les Cubains, brandirons à nouveau nos fusils, avec la même fermeté et la même volonté de nous battre que ce jour de « la Patrie ou la mort », en 1961, lorsque Fidel arma ce peuple pour qu’il défende la souveraineté et la dignité conquises, et comme le signalait Miguel Diaz-Canel, face aux mêmes mensonges et aux mêmes agressions de l’impérialisme, notre réponse sera de nouveau : « Un même courage et une même fidélité »

Auteur:  | internet@granma.cu

Fidel Castro proclamant le caractère socialiste de la Révolution lors des obsèques des victimes de l'attentat contre les aéroports, le 15 avril 1961. Photo: Raúl Corrales

Le Groupe de Lima a une fois de plus été l’artisan d’une mise en scène interventionniste ce lundi, lorsqu'il s'est réuni pour appeler la communauté internationale à « favoriser le rétablissement de la démocratie au Venezuela » et exhorter des pays comme la Chine, la Russie, la Turquie et, bien sûr, Cuba, à rejoindre ce processus de prétendue démocratisation.

La Déclaration finale du 12e Sommet des ministres des Affaires étrangères de ce groupe, tenu à Santiago du Chili, insiste sur l'impact négatif que le soutien de ces pays au « régime de Nicolas Maduro » cause dans la région et, comme si cela ne suffisait pas, les signataires ont demandé aux organisations internationales de reconnaître sans tarder des représentants désignés par l’Assemblée nationale du Venezuela, laquelle, nous le savons, est en situation d’outrage judicaire et n’a rien à voir avec le peuple.

Et alors que le document exigeait la tenue d' « élections libres, justes et transparentes au Venezuela »,et l'adoption de sanctions contre le gouvernement bolivarien, deux jours avant seulement, le secrétaire d'État des États-Unis avait également exprimé au Chili sa « préoccupation »pour la démocratie et la qualité de vie des Vénézuéliens, tout en attaquant Cuba et la Russie, en les rendant responsables de la migration des Vénézuéliens vers le Pérou et la Colombie.

L'obsession de la Maison-Blanche pour Cuba et le Venezuela semble ne plus avoir de limites et, ces jours-ci, elle prend de l'ampleur dans l’attente de l'annonce que fera le conseiller des États-Unis à la Sécurité nationale, John Bolton, le 17 avril, à Miami. Une déclaration qu’il a qualifiée de « pas importants » pour faire face aux « menaces à la sécurité » que représentent ces pays et la « crise démocratique » au Nicaragua.

Ces pays – Cuba, Nicaragua et Venezuela – sont ceux dont les processus politiques n'acceptent pas les partisans de la Doctrine Monroe de l'administration Trump, a déclaré le président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez ce samedi, dans son discours à l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire. « Incapables de tenir leurs promesses électorales de redressement de l'industrie et de grandeur nationale des États-Unis, ils s’enlisent dans un bourbier de mensonges ridicules en présentant trois pays latino-américains qui luttent pour sortir du sous-développement hérité, comme une menace pour le puissant empire. »

Diaz-Canel a souligné que « contre le Venezuela, ils se sont employés à fond, rééditant le scénario de leurs agressions criminelles contre Cuba depuis les premières années de la Révolution, y compris le terrorisme d'État et le chantage contre d’autres pays pour briser l'unité régionale ».

Il a également déclaré : « Nous ne pouvons pas sous-estimer l'escalade de ces agressions. Au-delà des menaces, typiques des marchands de la politique, avec la montée à des postes de décision de politiciens hypocrites, médiocres et criminels, la traque financière et le blocus commercial contre Cuba se sont intensifiés. »

Ce lundi, le président cubain a rappelé, sur son compte Twitter, ce triste 15 avril, il y a 58 ans, lorsque « des avions des États-Unis portant de faux insignes cubains bombardèrent Cuba, en prélude à l'agression de Playa Giron » et la « mort d’un jeune homme qui écrivit de son sang le nom de Fidel sur un mur ».

Ce 16 avril, nous, les Cubains, brandirons à nouveau nos fusils, avec la même fermeté et la même volonté de nous battre que ce jour de « la Patrie ou la mort », en 1961, lorsque Fidel arma ce peuple pour qu’il défende la souveraineté et la dignité conquises, et comme le signalait Miguel Diaz-Canel, face aux mêmes mensonges et agressions de l’impérialisme, notre réponse sera de nouveau : « Un même courage et une même fidélité ».

http://fr.granma.cu/cuba/2019-04-16/face-aux-mensonges-et-aux-agressions-le-meme-courage-et-la-meme-fidelite


 

VENEZUELA : CUBA BRAVE LES MENACES US

 

La Havane ne cédera jamais aux pressions de la Maison-Blanche

Thu Apr 11, 2019 5:23PM

Des soldats cubains, lors d’un défilé à La Havane en 2006. ©ladepeche.fr

Des soldats cubains, lors d’un défilé à La Havane en 2006. ©ladepeche.fr

Après les récentes menaces brandies par les États-Unis contre Cuba, l’ex-président de ce pays a déclaré que La Havane résisterait aux restrictions économiques et militaires américaines en renforçant sa capacité de défense.

Le mercredi 10 avril, Mike Pence, vice-président américain, a déclaré à la tribune du Conseil de sécurité des Nations unies que les États-Unis prendraient prochainement de nouvelles mesures contre Cuba afin de contrer son influence, selon eux « destructrice », au Venezuela, a écrit Sputnik.

L’ex-président Raul Castro, premier secrétaire du Parti communiste de Cuba, a vivement critiqué la Maison-Blanche pour ses tentatives d’éradiquer la révolution cubaine ainsi que pour les pressions qu’elle exerce sur le Venezuela.

« Nous ne renoncerons pas à un seul de nos principes et nous ferons face à toute menace, à l’intensification de la guerre économique et au blocus du pays », a assuré l’ex-président cubain à la tribune de l’Assemblée nationale

Et ce, alors que le secrétaire du département d'Etat américain, Mike Pompeo, lors d’un point de presse, a accusé Cuba et la Russie de nuire à la démocratie au Venezuela.

Pompeo a qualifié Cuba de « puissance impérialiste en amérique latine » et prétendu que ce pays enseigne aux services secrets vénézuéliens les différentes méthodes de torture des prisonniers.

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez Parrilla, a balayé d’un revers de main toutes ces accusations. « Les déclarations de cette haute autorité américaine ne sont que des mensonges qui alimentent la campagne de propagande de son pays », a-t-il déclaré à propos de Pompeo.

Russie au Venezuela: 1ère riposte US ?

Russie au Venezuela : 1re riposte US ?

Venezuela : comme en Syrie, face à la perspective d’une défaite annoncée, les USA multiplient les fronts de combat et s’en prennent à Cuba.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/11/593176/Cuba-EtatsUnis-prsident-principes-Raul-Castro-Mike-Pompeo


 

CUBA : L'AMOUR ET LA SOLIDARITE DES BLOUSES BLANCHES AU VENEZUELA

L'amour et la solidarité des blouses blanches au Venezuela

Depuis le début de la coopération médicale cubaine au Venezuela, plus de 140 000 personnels de la santé ont travaillé dans ce pays, un nombre important sur un total de 220 000 enfants de Fidel qui, dans le cadre de diverses missions, ont brandi le drapeau de l'internationalisme

Auteur:  | informacion@granmai.cu

Photo: Enrique Milanés León

Quelque 155 médecins vénézuéliens devraient achever leur formation de spécialistes à Cuba d'ici 2020, une garantie pour ce pays compte tenu de la qualité de l'enseignement médical cubain : « Du fait de son expérience dans les missions, de son expérience dans la Révolution, dans un système différent d'équité et d'égalité, non pas mercantiliste mais social », a souligné Yanet Torrealba Cordero, directrice adjointe du département de la Recherche et de l'Éducation au sein de l'Administration générale du Pouvoir populaire pour la santé du Venezuela.

Yanet Torrealba, qui est également responsable du projet de formation spécialisée dans le cadre de l'Accord intégral de coopération Cuba-Venezuela, a ajouté que cette étape implique un renforcement du système avec les talents nécessaires, conformément au souhait du président Hugo Chavez.

« Nos frères cubains ont été des alliés stratégiques pour notre réseau de santé, tant dans la formation des médecins généralistes intégraux (MGI) que du personnel d’autres spécialités », a-t-elle précisé.

Le Dr Fernando Gonzalez Isla, responsable de la Mission médicale cubaine au Venezuela, a expliqué qu'au cours des dernières années, plus de 24 000 médecins communautaires intégrés ont été formés au Venezuela.

Il a rappelé que les plus de 21 000 médecins cubains qui offrent leur aide solidaire au Venezuela contribuent à la construction du système de santé, conçu par les commandants de nos révolutions, Fidel Castro et Hugo Chavez.

Les coopérants cubains du secteur de la santé, ainsi que le personnel vénézuélien, ont réussi, au cours des presque 16 années de la mission Barrio Adentro (Au cœur du quartier), à dispenser des soins à des millions de citoyens de ce pays.

De l'avis du médecin, les grandes contributions de la mission qu'il dirige sont la formation des ressources humaines avec un réseau d'institutions qui a créé les

conditions pour matérialiser les principes établis pour la santé publique, l'accessibilité aux services étant considéré comme un élément essentiel.

Depuis le début de la coopération médicale cubaine au Venezuela, plus de 140 000 personnels de la santé ont travaillé dans ce pays, un nombre important sur le total de 220 000 enfants de Fidel qui, dans le cadre de diverses missions, ont brandi le drapeau de l'internationalisme

En 55 ans, Cuba a mené à bien 600 000 missions internationalistes dans 164 pays, auxquelles plus de 400 000 agents de santé ont pris part et, dans de nombreux cas, ils se sont acquittés cette noble tâche à plusieurs reprises (Rédaction nationale)

http://fr.granma.cu/mundo/2019-03-18/lamour-et-la-solidarite-des-blouses-blanches-au-venezuela


 

CUBA : POURQUOI LA FEMME CUBAINE SOUTIENT-ELLE LA REVOLUTION AVEC AUTANT DE DETERMINATION ?

Pourquoi la femme cubaine soutient-elle la Révolution avec autant de détermination ?

La femme cubaine soutient la Révolution avec tant de détermination, avec tant d'enthousiasme, avec tant de fermeté, avec tant de loyauté (...), parce que c'est une révolution qui, pour la femme, signifie deux révolutions, qui signifie pour la femme une double libération : la femme faisant partie des secteurs humbles du pays (...) ; et la femme – en outre – discriminée non en tant que travailleuse, mais discriminée en tant que femme

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo Archives de Granma y Endrys Correa. Photo: Granma

J'ai dit à un camarade que ce phénomène des femmes dans la Révolution était une révolution dans une autre révolution. Et si on nous demandait ce que la Révolution fait de plus révolutionnaire, nous répondrions que le plus révolutionnaire que fait la Révolution est précisément ceci, à savoir la révolution qui a lieu chez les femmes de notre pays.

Si on nous demandait ce que nous avons appris de plus important dans la Révolution, nous répondrions que l'une des leçons les plus intéressantes que, nous les révolutionnaires, nous recevons dans la Révolution est celle que les femmes nous donnent (...).

Ce qui nous arrive en réalité, c’est que cette force potentielle est supérieure à celle que les plus optimistes d'entre nous n’auraient jamais pu voir. Et c'est pourquoi nous disions que peut-être au fond, inconsciemment, inconsciemment, il y avait quelque préjugé ou quelque sous-estimation, puisque la réalité démontre, alors que nous nous lançons à peine sur cette voie, toutes les possibilités et le tout le rôle que peut jouer la femme dans un processus révolutionnaire (...).

Si les femmes pensaient que leur situation au sein de la société est une situation optimale, si les femmes pensaient que la fonction révolutionnaire, leur fonction révolutionnaire au sein de la société a été remplie, elles commettraient une erreur.

Il nous semble que les femmes doivent encore beaucoup se battre, que les femmes doivent faire beaucoup d'efforts pour atteindre la place qu'elles doivent réellement occuper (...).

Si les femmes de notre pays étaient doublement exploitées, étaient doublement humiliées, cela signifie simplement que dans une révolution sociale, les femmes doivent être doublement révolutionnaires.

Et peut-être cela explique-t-il, ou contribue-t-il à expliquer, et que l’on peut dire que c’est la base sociale qui permet d'expliquer pourquoi la femme cubaine soutient la Révolution avec tant de détermination, avec tant d'enthousiasme, avec tant de fermeté, avec tant de loyauté.

Simplement à cause de cela, parce que c'est une révolution qui signifie pour la femme deux révolutions, cela signifie pour la femme une double libération : les femmes faisant partie des secteurs humbles du pays, des secteurs exploités du pays ; et la femme – en outre – discriminée non plus désormais en tant que travailleuse, mais en tant que femme dans cette même société d’exploitation.

C'est la raison pour laquelle l'attitude de la femme dans notre Révolution, dans notre pays, répond à cette réalité, répond à ce que la Révolution a signifié pour la femme. Et les secteurs populaires, les secteurs du peuple soutiennent la Révolution dans la même mesure où la Révolution a signifié pour eux la libération (...).

Il ne me reste plus qu'à dire de toutes mes forces : Vive les femmes cubaines ! Vive l'esprit révolutionnaire, la discipline, le dévouement des femmes cubaines !

Vive la révolution féminine au sein de la Révolution socialiste !

Source : Discours prononcé à la clôture de la 5e Assemblée plénière nationale de la FMC, le 9 décembre 1966.

http://fr.granma.cu/cuba/2019-03-08/pourquoi-la-femme-cubaine-soutient-elle-la-revolution-avec-autant-de-determination


 

CUBA A DIT OUI HAUT ET CLAIR A LA NOUVELLE CONSTITUTION

Cuba a dit OUI haut et clair

Les 86, 85 % des électeurs qui se sont rendus aux urnes le dimanche 24 février – date anniversaire de la reprise de nos guerres d’indépendance - ont dit OUI à la nouvelle Constitution et, par ce scrutin, 6 816 169 Cubains ont réaffirmé leur soutien à un projet de pays qui mise sur le socialisme, le respect des droits et l'inclusion, autrement dit, le culte à la pleine dignité de ses habitants.

Auteur:  | informacion@granmai.cu

Photo: Jose M. Correa

Les 86, 85 % des électeurs qui se sont rendus aux urnes le dimanche 24 février – date anniversaire de la reprise de nos guerres d’indépendance - ont dit OUI à la nouvelle Constitution et, par ce scrutin, 6 816 169 Cubains ont réaffirmé leur soutien à un projet de pays qui mise sur le socialisme, le respect des droits et l'inclusion, autrement dit, le culte à la pleine dignité de ses habitants.

Ce soutien indéniablement massif à un processus de nature populaire, qui a fait de chaque habitant un constituant, acquiert une plus grande importance dans une conjoncture internationale extrêmement adverse où les impérialistes font sonner les tambours de la guerre, annonçant la fin de toute utopie.

Mais cette Île, qui compte 150 ans de luttes derrière elle, n'est pas prête à se plier aux desseins des « maîtres du monde » et parie sur la souveraineté, en dépit des pressions qui se manifestent sous la forme d'un blocus économique, financier et commercial ; de fausses nouvelles, de menaces directes ou de projets subversifs. Le référendum constitutionnel, la large participation des électeurs et les résultats en témoignent.

Unité, conscience citoyenne, culture juridique, réaffirmation révolutionnaire... sont des valeurs du processus de réforme constitutionnelle ; une expérience qui ne se terminera pas pour la nation avec la proclamation de la Constitution novatrice et d'avant-garde.

Commencera alors l'immense défi d'adapter les lois à leurs essences, de mettre en œuvre, d'agir et, surtout, de respecter la lettre de la Constitution, qui est sacrée. Que chaque déclaration soit mise en pratique, tel est le défi, celui dont Fidel nous a mis en garde et qui a été assumé à cette occasion comme l'axe central de la réflexion sur la Loi Fondamentale de la République.

Avec tous et pour le bien de tous, pour chaque citoyen cubain, quel que soit son vote, ce sera le pays issu de ce OUI, un pays chaque jour meilleur, toujours en Révolution, où coexisteront la volonté de changer ce qui doit être changé et la foi dans l'amélioration humaine. (Rédaction nationale)

http://fr.granma.cu/cuba/2019-03-01/cuba-a-dit-oui-haut-et-clair


 

CONSTRUIRE CUBA, EN ETANT PROTAGONISTES DE SES REVES ET DE SES VICTOIRES

Construire Cuba, en étant protagonistes de ses rêves et de ses victoires

Voter Oui à la nouvelle Constitution est aussi une manifestation de soutien à la Révolution bolivarienne, a déclaré José Ramon Machado Ventura, Deuxième secrétaire du Comité central du Parti et membre du Bureau politique

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Machado a souligné que cette Constitution est de son époque, et son contenu va durer pendant des années, « parce qu'elle a une projection sur les plans économique, social et politique ». Photo: Endrys Correa Vaillant

VOTER Oui à la nouvelle Constitution est aussi une manifestation de soutien à la Révolution bolivarienne, a déclaré José Ramon Machado Ventura, Deuxième secrétaire du Comité central du Parti et membre du Bureau politique.

Machado a souligné que cette Constitution est de son temps, et son contenu durera encore bien des années, «  car elle a une projection dans les secteurs économique, social et politique ».

Il a indiqué qu'elle présente des avantages indéniables pour toute la société et toutes les structures, et que les garanties individuelles sont beaucoup plus détaillées, renforcées et élargies, tout en soulignant qu'elle est conforme au modèle économique actuel et futur et que, sur le plan politique, elle ratifie le caractère socialiste de notre société et le rôle du Parti.

Avant d'exercer son droit de vote au Bureaux n° 13 de la 10e circonscription, dans le quartier de Kohly, il a précisé que dans la nouvelle Constitution, bénéficie à toutes les couches sociales, les jeunes en premier lieu, non seulement sur des questions spécifiques, mais de façon générale, « parce que cette Constitution a une projection pour l’avenir, et non dans la théorie, mais avec des arguments, elle donne des exemples du chemin que nous avons parcouru et de là où nous voulons arriver ».

UN HÉRITAGE POUR NOUVELLES GÉNÉRATIONS

« Aujourd'hui, nous allons voter, principalement pour continuer à défendre les conquêtes de la Révolution cubaine », a déclaré Salvador Valdes Mesa, premier vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, à la presse après avoir été le premier à exercer son droit de vote, à 7 heures du matin, au Bureau électoral n° 1 de la 59e circonscription, dans la municipalité de Playa, capitale.

« Je sais que la plupart d'entre nous allons ratifier la nouvelle Constitution, parce que c'est un texte que nous avons construit ensemble, grâce au processus –inhabituel dans d'autres parties du monde – de consultation populaire qui a eu lieu dans toute l'île entre les mois d'août et novembre, qui a permis de modifier jusqu'à 60% du contenu du projet de Loi précédemment approuvé », a-t-il dit.

« Il s'agit d'un texte moderne, actualisé, créatif, enrichi par les critères de tous, qui élargit les droits et les devoirs de chaque Cubain, qui est en accord avec le contexte cubain de notre époque et qui a aussi un regard sur l'avenir de notre nation », a-t-il précisé.

Le soutien à la nouvelle Loi fondamentale sera notre meilleur hommage à l'héritage du commandant en chef Fidel Castro Ruz, a déclaré Valdés Mesa, à la génération historique de la Révolution et aux héros qui ont combattu pour l'indépendance de Cuba.

PAR LE PEUPLE ET POUR LE BIEN DU PEUPLE

Quelques instants après avoir exercé son droit de vote au Bureau électoral n°2 de la 10ecirconscription de la municipalité de Playa, Esteban Lazo Hernandez, membre du Bureau politique et président de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, a déclaré à la presse que cette nouvelle Constitution « a une importance extraordinaire et contribue non seulement à la participation du peuple, mais qu'elle est aussi le fruit de cette participation ».

« La nouvelle Constitution contribuera à une nouvelle étape du processus révolutionnaire, à poursuivre le développement du socialisme, à renforcer notre indépendance, notre souveraineté et notre modèle économique. Ce sera une arme pour notre jeunesse », a-t-il déclaré.

Après avoir exercé son droit de vote, Ramiro Valdés Menéndez, membre du Bureau politique et vice-président du Conseil d'État, le commandant de la Révolution, a déclaré qu'en votant, nous faisons face à la politique belliciste des États-Unis et nous soutenons toutes les justes causes ; nous disons oui à la Révolution et à sa continuité. « Nous votons également contre ces politiques impérialistes, les Étasuniens veulent à tout prix renverser l'espace que soutient notre Constitution », a-t-il expliqué.

Teresa Amarelle Boué, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste de Cuba et secrétaire générale de la Fédération des femmes cubaines, a voté au Bureau électoral n°3 de la 3e circonscription de la municipalité de Playa, affirmant que son vote pour le Oui est dû au fait que la nouvelle Constitution est le meilleur héritage pour la continuité du processus révolutionnaire cubain. Elle a également réaffirmé combien l'héritage de Vilma Espin se trouve dans cette nouvelle Constitution, de son action dans la lutte pour l'égalité des femmes, la lutte pour la famille cubaine.

Après avoir voté au Bureau électoral situé au Centre de recherches sociologiques et sociales, dans la municipalité Plaza de la Revolucion, le vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Roberto Morales Ojeda, a déclaré à la presse : « nous votons aujourd'hui oui pour perfectionner le socialisme, afin que notre Constitution soit beaucoup plus inclusive et cohérente avec le principe de José Marti selon lequel la première Loi de la République est le culte de la pleine dignité de l’Homme. »

Inés Maria Chapman Waugh, vice-présidente du Conseil d'État et du Conseil des ministres, a déclaré qu’à Cuba il existe  « une démocratie à part entière, les enfants gardent les urnes et les personnes âgées, les jeunes, apportent tous leur soutien. La Constitution est nôtre parce qu'elle est l'unité ».

LES PRINCIPES DE LA DIPLOMATIE CUBAINE

Cette Constitution ratifie les principes de la politique étrangère de la Révolution cubaine, de notre diplomatie, elle les enrichit et les modernise, a reconnu Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures, après avoir voté au Bureua n° 2 dans la 3e circonscription de la municipalité de Playa.

À propos de contexte dans lequel vit la nation sœur du Venezuela, Rodriguez Parrilla a déclaré que là-bas se décident l'indépendance, la souveraineté de tous, le Droit international et c'est pourquoi nous ressentons une profonde solidarité avec le Président Nicolas Maduro, la révolution chaviste et l'union civique et militaire.

Concernant le titre III de la Loi Helms-Burton, Rodriguez Parrilla a indiqué que si des mesures de blocus supplémentaires étaient appliquées ou mises en place, nous serons prêts à y faire face, étant donné que notre économie a une vaste insertion internationale en dépit des difficultés.

AVEC LA CONTRIBUTION DES TRAVAILLEURS

Ulises Guilarte de Nacimiento, secrétaire général de la Centrale des Travailleurs de Cuba, a également dit oui à la nouvelle Constitution, au Bureau électoral n° 1 de la 5e circonscription, situé dans la municipalité de Playa.

« Ce texte, construit ensemble, renforce le rôle des travailleurs cubains dans le développement économique de l'île. C'est pourquoi la majorité des Cubains et moi-même votons « oui » aujourd'hui.

« Grâce à la contribution des travailleurs, un large éventail de droits sont aujourd'hui reconnus dans la nouvelle Constitution : l'accès à un travail digne, décent, au repos, à la sécurité sociale, aux congés annuels payés, aux allocations, entre autres », a déclaré Ulises Guilarte.

LA FIERTÉ D'ÊTRE JEUNE

« C'est un grand honneur pour moi de faire partie de cette nouvelle génération de jeunes, chargée d'assurer la continuité de la Révolution », a déclaré Susely Morfa Gonzalez, membre du Conseil d'État et Première secrétaire du Comité national de L4Union des jeunes communistes.

« C'est pourquoi, ce fut un immense engagement d'avoir eu la possibilité de proposer, d'exprimer une opinion, de participer et de décider, avec des critères et des considérations, dans la consultation populaire du projet de Constitution », a souligné la jeune femme, quelques instants après avoir voté au Bureau n° 2, dans la zone 105, du conseil populaire de Armada, dans la municipalité du Cerro.

« Nous, les jeunes, nous avons démontré que nous ne sommes pas seulement ici pour exercer notre droit de vote et accomplir des tâches telles que la réparation des dégâts causés par la tornade, mais pour tous celles qui pourraient survenir », a déclaré Raul Alejandro Palmero Fernandez, membre du Conseil d'État et président de la Fédération des étudiants universitaires (FEU).

Avant de ratifier par son bulletin la nouvelle Constitution, dans l'urne du Bureau n°2, dans la 92ecirconscription, dans la municipalité 10 de Octubre, le leader étudiant loquace a déclaré à la presse qu'il avait entendu il y a quelques jours que le devoir civique était de voter, et il a ajouté la remarque que « le devoir patriotique était de voter oui ».

CONTINUER À DÉFENDRE LE SOCIALISME

Après avoir apporté son Oui à la Constitution au Bureau n° 3, dans la 57e circonscription de Playa, Luis Antonio Torres Iribar, Premier secrétaire du Parti à La Havane, a déclaré que le peuple cubain avait vécu, ce 24 février, un véritable exercice démocratique et de participation citoyenne.

« Après le passage de la tornade dans la capitale, nous votons aujourd'hui pour la Constitution, précisément pour que le peuple, face à l'avenir, continue d'avoir le soutien et l'appui de la Révolution et ne se sente jamais abandonné ; pour que l'espoir soit toujours présent », a-t-il souligné.

Torres Iríbar a attiré l'attention sur les résultats satisfaisants affiché par le processus de redressement de La Havane. Il a parlé de la récente remise de dix maisons à des familles qui étaient hébergées dans des centres d’accueil, et il a conclu en évoquant la satisfaction des gens au terme de la réparation d'une polyclinique ou d'un jardin d'enfants dans les zones les plus touchées.

http://fr.granma.cu/cuba/2019-02-28/construire-cuba-en-etant-protagonistes-de-ses-reves-et-de-ses-victoires