CUBA

UN FLEURON INESTIMABLE DE L'EDUCATION CUBAINE : L'ECOLE INTER-ARMES DES FORCES ARMEES REVOLUTIONNAIRES (FAR)

Un fleuron inestimable de notre éducation

Le général d’armée Raul Castro Ruz adresse un message de félicitations à l’École inter-armes des Forces armées révolutionnaires (FAR) Général Antonio Maceo, Ordre Antonio Maceo, à l’occasion de son 55e anniversaire

Auteur:  | lissy@granma.cu

Photo: Granma

Une lueur inhabituelle brille dans les regards des fondateurs de l’École inter-armes des Forces armées révolutionnaires (FAR) Général Antonio Maceo, Ordre Antonio Maceo, lorsqu'ils s'arrêtent sur les jeunes qui défilent en uniforme. En des jours comme celui-ci, ils se sentent émus et fiers d’avoir été partie prenante de l'histoire de cette prestigieuse école qui a fêté le 7 février son 55eanniversaire au cours d’une cérémonie des plus émouvantes.

Un hommage imprégné de solennité, d’engagement et de rencontre des générations, au cours duquel a été lu un message de félicitations adressé à cet établissement d’enseignement supérieur par le général d’armée Raul Castro Ruz. Une école qu'il a qualifiée de prestigieuse et dont il a souligné le rôle « dans la formation des officiers de mieux en mieux formés et engagés envers leur peuple dans la défense de la Patrie, la Révolution et le socialisme ».

Durant la cérémonie, qui s’est tenue en présence du général de corps d'armée Leopoldo Cintra Frias, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste et ministre des FAR, des reconnaissances ont été remises aux fondateurs en activité et de la réserve, ainsi qu'aux officiers et aux travailleurs, reconnus pour leur contribution au rayonnement de cette institution.

Par ailleurs, une plaque a été dévoilée à l'occasion de l'octroi à l’École du statut de Monument national, une décision qui a été prise en tenant compte de ses valeurs historiques et patrimoniales, la recréation des éléments les plus représentatifs de l'art déco et sa transition vers la modernité, ainsi que pour ses précieux biens mobiliers et l'état de conservation du centre en général.

Au nom des jeunes, Yailen Rodriguez Luna, étudiante de 3e année dans la spécialité politico-militaire, a souligné la nécessité de l'étude et de l'auto-préparation constantes parmi les défis à relever par les nouvelles générations, en particulier à la suite des changements survenus dans le panorama politique et militaire dans le monde, notamment dans notre région, dans un scénario marqué par l'escalade impérialiste de l'administration étasunienne.

Le général de division Roberto Legra Sotolongo, chef de la Direction du Minfar (ministère des Forces armées révolutionnaires), a déclaré que cet établissement fête son anniversaire avec des professeurs dotés de grandes qualités pédagogiques, un nombre important de masters et de docteurs en sciences, ainsi que des professeurs titulaires et assistants.

Selon le général Legra Sotolongo, 15 000 officiers ont été formés au sein de cette école et ont acquis une expérience de combat dans les luttes de libération dans de pays comme la Syrie, l'Angola, l'Éthiopie et le Nicaragua. Le défi est de continuer à travailler à la formation de chefs pour la chaîne de commandement et des spécialistes, dotés d’un haut niveau de formation intégrale et d’une fermeté dans les principes, a-t-il dit au sujet de cette institution qui a également reçu la reconnaissance du ministre des FAR.

José Ramon Saborido Loidi, ministre de l'Enseignement supérieur ; Sucely Morfa Gonzalez, membre du Conseil d'État et Premier secrétaire de l'Union des jeunes communistes ; des dirigeants du Parti et du gouvernement ; des chefs des FAR et du ministère de l'intérieur, entre autres invités, étaient présents à la cérémonie.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-02-08/un-fleuron-inestimable-de-notre-education


 

REMISE OFFICIELLE DU DRAPEAU NATIONAL A L'EQUIPE CUBAINE

Remise officielle du drapeau national à l’équipe cubaine

Le président du Comité olympique cubain, José Ramon Fernandez, s’est entretenu avec la délégation

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Ismael Batista

José Ramon Fernandez, président du Comité olympique cubain, a présidé la cérémonie de remise officielle du drapeau national à l’équipe Granma, championne de Cuba, qui nous représentera à la Série de la Caraïbe, prévue dans la ville mexicaine de Jalisco.

Au terme de la cérémonie, qui s’est déroulée au pied du monument dédié à José Marti, sur la Place de la Révolution de La Havane, Fernandez s’est entretenu avec les joueurs et leur a confié : « Le baseball cubain est en fête. À chacun des matches de demi-finale et de finale, les stades étaient bondés de spectateurs passionnés qui ont joui d’un excellent spectacle ».

Photo: Ismael Batista

Le dirigeant a salué la prestation des équipes ayant participé à la Série nationale de baseball. « Vous avez tous fait preuve d’un grand sens de l’éthique, de l’intégrité et le peuple vous en est profondément reconnaissant », a-t-il dit.

« Je suis heureux d’assister à cette renaissance de notre baseball et, à l’instar de notre population, j’ai confiance en vos capacités, en votre dynamisme et en votre volonté d'avancer, et je vous félicite, ainsi que toutes les personnes passionnées qui ne comptent ni leur temps ni leurs efforts au servicedenotresport national  », a-t-il conclu.

Photo: Ismael Batista

http://fr.granma.cu/deportes/2018-02-01/remise-officielle-du-drapeau-national-a-lequipe-cubaine


 

CUBA : DESIGNATION DES CANDIDAT-ES POUR LES 168 ASSEMBLEES MUNICIPALES ET DES DEPUTE-ES DE L'ASSEMBLEE NATIONALE

Le dimanche 21 janvier, les 168 assemblées municipales du Pouvoir populaire ont retenu les candidatures des délégués aux assemblées provinciales et des députés à l’Assemblée nationale, pour lesquels les Cubains voteront le 11 Mars. Préalablement un important travail de sélection a été effectué, basé sur 12.000 propositions issues de 970 sessions plénières des organisations de masse, propositions qui ont été soumises entre le 5 et le 14 janvier à un profond processus de consultation des délégués municipaux.

Tout cela en application de la loi électorale de 1992 qui stipule que :

• Les candidats sont nommés par les assemblées municipales, qui ont le pouvoir d’approuver ou de rejeter un ou tous les candidats, auquel cas les commissions de candidature doivent soumettre un ou plusieurs autres candidats à la décision de l’assemblée.
• Chaque assemblée municipale nomme un nombre de candidats pour les délégués à l’Assemblée provinciale et les députés à l’Assemblée nationale, qui correspond à la répartition territoriale.
• Dans chaque municipalité, jusqu’à 50 pour cent des candidats pour les délégués à l’Assemblée provinciale et candidats à la députation peuvent être choisis parmi les délégués à l’assemblée municipale.
• En début de séance de la session spéciale du 21 janvier, le Président de la commission municipale des candidatures présente les propositions des candidats aux deux élections et explique les principes fondamentaux qui ont été pris en considération. Puis le président de l’assemblée municipale demande leur avis et considérations sur les propositions. La majorité des délégués présents peut proposer de ne pas retenir un ou plusieurs candidats. 
• Dans ce cas le président de la Commission municipale doit présenter de nouvelles propositions. 
Ces étapes terminées, le président de l’assemblée soumet les propositions individuellement pour approbation par les délégués.
• Le vote se fait à main levée, et sont nommés comme candidats ceux ayant obtenu plus de la moitié des voix des délégués présents. Si l’une des propositions n’obtient ce pourcentage, la Commission municipale doit présenter une nouvelle candidature qui est soumise à la même procédure.
• Dans les municipalités divisées en districts électoraux, les assemblées municipales procèdent à la présentation des candidats dans chaque district séparément.
• Une fois terminée la session de l’Assemblée municipale, son président et le président de la Commission électorale municipale signent le procès-verbal dans lequel sont portés les noms des citoyens qui ont été désignés comme candidats pour les délégués à l’Assemblée provinciale et les députés. 
• Dans les 72 heures, le président de la Commission électorale municipale informe des résultats la Commission électorale provinciale et la Commission électorale nationale. En outre, le président de la Commission électorale municipale organise la publication des données biographiques et des photographies des candidats et la préparation des bulletins de vote.

Ci-après quelques premiers résultats qui ont été annoncés par les organes de presse, de radio et de télévision. Quelques chiffres significatifs :

  • Sur les 605 candidats à la députation qui ont été retenus le 21 janvier, 47,4 % sont des délégués du district, ce qui signifie que toutes les municipalités seront représentées au parlement avec au moins deux députés.
  • 338 seront députés pour la première fois, et 148 n’ont effectué qu’un seul mandat.
  • 53,22 seront des femmes (deuxième parlement dans le monde pour cette proportion)
  • Les jeunes de 18 à 35 ans représentent 13,2 % et l’âge moyen des candidats est de 49 ans.
  • 40,66 % sont noirs ou mulâtres
  • 86 % ont fait des études d’enseignement supérieur
  • 133 candidats font partie des organes du pouvoir et dans ceux-là une centaine sont des présidents de Conseils municipaux.

À partir du 21 janvier et jusqu’au 10 mars, les candidats visiteront les institutions universitaires et les lieux de travail, et assisteront aux réunions de quartier afin de prendre contact avec la communauté. 
Ceux qui seront élus le 11 mars refléteront la multiplicité des secteurs de la vie économique et sociale, ainsi que les différences d’origine, d’âges et de sexe qui font la diversité du pays.

Et l’on sait que ces 605 députés auront la charge de proposer et de choisir le nouveau Conseil d’État et le nouveau Président.

On peut ne pas être d’accord avec la forme que prennent les consultations électorales, mais il est malhonnête d’affirmer qu’il n’y a pas d’élections à Cuba !

https://webmail1p.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_JUNK&IDMSG=171744&check=&SORTBY=1


 

165e ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DU HEROS NATIONAL CUBAIN, JOSE MARTI

Le monument équestre de José Marti, dans la clarté éternelle

Le général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres a présidé la cérémonie du 165e anniversaire de la naissance du Héros national

Auteur:  | informacion@granma.cu

Photo: Jose M. Correa

À l'occasion du 165e anniversaire de José Marti, Héros national de Cuba, une réplique de la statue équestre, réalisée par la Nord-américaine Anna Hyatt Huntington, a été officiellement inaugurée le 28 janvier dans le Parc 13 de Marzo de la capitale. Il s’agit d’une réplique de celle qui est fut installée à New York en 1965.

Le général d'armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste et président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, a présidé cette cérémonie, à laquelle participaient des membres du Bureau politique du Parti, du Conseil d'État et du gouvernement, ainsi que des représentants de la mairie de New York, du Musée du Bronx et des citoyens étasuniens qui ont contribué à la réalisation de ce projet.

José Martí vit dans la mort nécessaire « l'oreiller, le levain et le triomphe de la vie » et il affirma que « mourir bien est la seule manière de continuer à vivre. Ce fut sans doute cette idée qui a prévalu dans les paroles des personnalités qui ont pris la parole lors de cet hommage rendu au plus universel des Cubains.

Photo: Jose M. Correa

Au nom du conseil d'administration du Musée du Bronx de New York, une institution prestigieuse qui a consacré énormément d'efforts à la réalisation de ce projet, et de sa directrice Holly Block – récemment décédée – Joseph Mizzi, le président du conseil d'administration du Musée, a pris la parole pour dire combien il était honoré de se trouver en ce lieu pour offrir cette sculpture au peuple cubain.

Joseph Mizzi a souligné la volonté d'Holly Block, y compris alors que sa santé s’était dégradée, de défendre ce projet qui « symbolise l'amitié éternelle entre les peuples des États-Unis et de Cuba ».

Elle œuvra sans relâche à la concrétisation du projet, a-t-il expliqué, ajoutant qu’au cours de sa réalisation, les personnes impliquées avait beaucoup appris – et partagé avec des amis – l'œuvre de José Marti, notamment, son engagement en faveur de l'indépendance de Cuba, l'importance de la dignité humaine et même l'histoire des États-Unis, sur laquelle il avait écrit pendant ses 15 ans d’exil dans ce pays. Dans ses remerciements, Mizzi a fait référence à la centaine de donateurs qui ont rendu possible la réalisation de cette entreprise et notamment sa directrice, Mme Leanne Mella, présente à la cérémonie.

Photo: Jose M. Correa

Le maire de la ville de New York, Bill de Blasio, a adressé un message, lu par José A. Velazquez Zaldivar, qui représentait la mairie. Il a déclaré, entre autre, que la statue érigée à Central Park a été une source d'inspiration et d'autonomisation pour les New-Yorkais d’origine cubaine, et que la réplique qui se trouve aujourd'hui à La Havane garantit que son héritage historique dans la quête de l'indépendance sera partagée par les générations futures. Pour conclure, il s’est dit « fier de se joindre à ceux qui sont réunis aujourd'hui pour commémorer cette occasion de célébrer l'amitié que notre ville partage dignement avec Cuba ».

Photo: Jose M. Correa

Photo: Jose M. Correa

L'intervention du Dr Eusebio Leal Spengler, Historien de La Havane, chargé de prononcer l’allocution centrale, fut empreinte de lyrisme et de véhémence. « Tout invite en cette matinée au souvenir et à la reconnaissance sincère envers les pères fondateurs de notre Patrie », a-t-il déclaré, rappelant la naissance de José Marti, voilà 165 ans, tout près du site, dans la rue Paula du Centre historique.

Puis, d’une voix calme et assurée, il a fait référence au monument : « Œuvre au sens esthétique et technique supérieur, la sculpture a marqué un moment exceptionnel dans la vie de l'artiste. »

Et d’expliquer qu'à 82 ans, la sculptrice avait accueilli ce projet en pensant que peut-être manquait-il à New York, entre les statues de Simon Bolívar et José de San Martin, une pièce essentielle – qu’elle réalisa – dans le discours de Notre Amérique.

Après avoir fait allusion aux nouvelles générations qui conservent vivante la mémoire martinienne, comme en témoigna la Marche aux flambeaux, que les jeunes Havanais avaient effectué quelques heures plus tôt, l'historien a fait référence au monument au général Maximo Gomez, qui se trouve non loin du monument de Marti, pour rappeler le moment où le général « attendri » le reconnut comme délégué élu du Parti révolutionnaire cubain et lui conféra le grade de général de l’Armée de libération de Cuba. « C'est ce Marti-là que nous contemplons aujourd'hui sur sa monture. »

Eusebio Leal a également évoqué le moment de la mort du Héros national :  « À la vue d’un dagame [...], à la vue d'un annoncillo et d'un fustete (arbres de Cuba), il tombe, vêtu de façon inhabituelle, le cœur brisé, les lèvres brisées, desquelles avaient surgi des vers et des paroles qui avaient ému les cœurs les plus endurcis. »

« Maître, nous avons rempli notre devoir ! Cuba te remercie, le peuple cubain tout entier dépose devant toi une offrande de fleurs ». Leal a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un dévoilement comme les autres, dans lequel on retire un voile qui laisse la statue dénudée. « Nous préférons que le drapeau soit hissé dans le ciel bleu ».

DÉPÔT DE FLEURS DE LA PART DE RAUL

SANTIAGO DE CUBA. — une gerbe de fleurs a été déposée au nom du général d’armée Raul Castro Ruz dans le mausolée qui contient les restes de José Marti, au cimetière de Santa Ifigenia, dans le cadre de l'hommage rendu à l’occasion du 165e anniversaire de sa naissance.

Au cours de la cérémonie qui a lieu tous les 28 janvier, des offrandes florales ont également été déposées au nom du Conseil d'État et du Conseil des ministres et du peuple cubain, au pied de l'urne recouverte du drapeau cubain, où une garde spéciale d'honneur a également été montée à l'occasion de cette date.

À midi, en hommage à l'Apôtre, 21 salves ont été tirées simultanément à la forteresse de San Carlos de la Cabaña, à La Havane, et au cimetière de Santa Ifigenia. (Eduardo Palomares Calderón et Sumaily Pérez Carrandi)

Photo: Osvaldo Salas

http://fr.granma.cu/cuba/2018-01-29/le-monument-equestre-de-jose-marti-dans-la-clarte-eternelle


 

MARTI ET FIDEL, DEUX REVOLUTIONNAIRES CUBAINS ASSOCIES DANS UN MEME REVE

Deux hommes, un même rêve

Lorsque l’on évoque Marti et Fidel, il est presque impossible de ne pas trouver le lien commun. Lorsque l’on regarde leur œuvre respective et les idées qui ont marqué leur vie, nous comprenons pourquoi deux hommes séparés par le temps ont tant de choses en commun.

Auteur:  | yadidelsol@granma.cu

Avant d’être révolutionnaire ou marxiste, Fidel fut disciple de José Marti.

Et le « barbu » parlait devant la foule comme si l'Apôtre avait été à ses côtés. En l’accompagnant. En lui montrant la voie. Aussi, plus que la statue sculptée dans le marbre – celle-là même qui ébranle chaque fibre de l'âme des Cubains –, ce qui se trouvait au-delà du site, sur cette Place [de la Révolution], c’était la continuité d’une même pensée, comme si le disciple et le maître s’était mis d’accord.

Les hommes meurent, du moins physiquement, mais les idées perdurent et passent d'une génération à l'autre, en alimentant cet héritage historique. Il se peut qu’il y ait d'autres coïncidences, d'autres noms, mais lorsque nous parlons de Marti et de Fidel, il est presque impossible de ne pas trouver ce lien, ce fil conducteur commun qui met en évidence comment les idées martiniennes exercèrent une influence majeure sur la formation morale, humaine et révolutionnaire du Commandant en chef.

Y compris depuis ses années d'études, le leader historique de la Révolution cubaine sous-tendit ses idéaux et ses critères de souveraineté en faisant appel aux doctrines de l'Apôtre, et à maintes occasions il rappela les paroles martiennes qui affirmaient que la liberté coûtait très chère, et qu'il était nécessaire, soit de se résigner à vivre sans elle, soit de décider d’en payer le prix. C'est à l'Université que Fidel mentionna à plusieurs reprises cette détermination dans ses discours, c’est là qu’il devint révolutionnaire, parce c’est là aussi qu’il devint martinien.

De même que le Maître démasqua à son époque le réformisme et l'annexionnisme comme des ennemis de l'indépendance de Cuba, et qu’il proclama la guerre inévitable contre le colonialisme espagnol, de même le Commandant en arriva à la conclusion qu'il n'y avait qu'une seule voie pour conquérir la liberté : celle de la lutte armée. Une idée que rappelait le chercheur et historien cubain José Canton Navarro dans le prologue du livre José Marti dans l'idéologie de Fidel Castro, de Dolores Guerra Lopez, Margarita Concepcion Llano et Amparo Hernandez Denis.

« Fidel lui-même expliqua cette correspondance d’idée en 1971, devant les étudiants de l'Université de Concepcion au Chili. "Une tradition profonde nous venait depuis Marti. Quand il parlait de guerre, il expliquait : la guerre inévitable, la guerre nécessaire. Ce fut toute une philosophie pour justifier et expliquer pourquoi, dans notre pays, nous avions recours à la forme extrême de la lutte, étant donné que la patrie n'avait d'autre alternative que d'obtenir la liberté. Notre Révolution a toujours suivi cette tactique, cette exhortation et ce style martinien".

« Ainsi, tous les pas de Fidel sont guidés par la décision martienne irrévocable de se battre jusqu'à la conquête de la liberté ou de donner sa vie au combat. C'est peut-être le premier héritage de Marti aux générations qui l'ont suivi : celui de la lutte à mort contre l'oppression et le despotisme étrangers », affirme Canton Navarro.

Sans doute ne trouverons-nous aucun événement plus révélateur que le procès des assaillants de la caserne Moncada et notamment le plaidoyer de Fidel, L’Histoire m’acquittera, dans lequel figurent des moments essentiels de la geste révolutionnaire et des noms que nous connaissons très bien : [Antonio] Maceo, [Maximo] Gomez, [Ignacio] Agramonte. [Carlos Manuel de] Céspedes...,mais c'est Martí, une fois de plus, le fil conducteur des paroles d'autodéfense utilisées par Fidel depuis la prison, lorsqu’il affirme devant ses accusateurs le droit des peuples à l'insurrection contre la tyrannie et la légitimité de la lutte pour l'indépendance de Cuba.

Cela devint évident lorsque Fidel fit remarquer que les livres de Marti avaient été interdits d'accès à sa cellule. « [...] il semble que la censure de la prison les considérait comme trop subversifs. Ou serait-ce parce que j'ai dit que Marti était l'auteur intellectuel du 26 juillet ? Il me fut interdit par ailleurs d'apporter à ce procès tout ouvrage de référence sur toute autre question. Qu’importe ! J'apporte dans le cœur les doctrines du Maitre et dans mes pensées les nobles idées de tous les hommes qui ont défendu la liberté des peuples. »

Ou quand il déclara : « Il semblait que l'Apôtre allait mourir durant l'année de son centenaire, que sa mémoire s'éteindrait à jamais. C’était une telle offense ! Mais il vit, il n'est pas mort, son peuple est rebelle, son peuple est digne, son peuple est fidèle à sa mémoire. Des Cubains sont tombés en défendant ses doctrines, des jeunes qui, en signe de magnifique réparation, sont venus mourir près de sa tombe, pour lui donner leur sang et leur vie afin qu'il continue à vivre dans l'âme de la Patrie. Cuba, qu’en serait-il de toi si tu avais laissé mourir ton Apôtre ? »

Et si les allusions permanentes ne suffisaient pas, il nous reste ce que nous appelons des coïncidences, même si, en réalité, ce sont le résultat de l'influence de l’un sur l'autre.

Fidel conclut sa plaidoirie historique par l'expression : « L'histoire m’acquittera. » Marti avait également eu un pressentiment semblable dans son discours du 17 février 1892, connu comme La prière de Tampa et Key West, lorsqu’au terme de son discours il prononça ces mots d’une résonance claire pour notre Révolution : « L'histoire ne doit pas nous déclarer coupables. »

Cette identification des idéaux signifie que le premier objectif, exprimé à maintes reprises par les révolutionnaires de [l’attaque de la caserne] Moncada, ait été de réaliser les rêves que Marti ne parvint pas à réaliser, signale Canton Navarro. « À l'aube du mémorable 26 juillet 1953, alors que l'heure suprême arrive et que les jeunes combattants attendent les dernières instructions, s’élèvent les notes de notre hymne national, et dans la brève allocution de Fidel, ces mots se détachent : "Si vous êtes victorieux demain, très vite les aspirations de Martí deviendront une réalité". »

Mais l'Histoire a également joué son rôle. En effet, bien que ce fut un ordre et non un hasard, selon la journaliste Marta Rojas, lauréate du prix national de journalisme José Marti, Fidel Castro fut photographié devant une affiche de José Marti dans le Vivac de Santiago de Cuba, – prison municipale –, après l’attaque contre la caserne Moncada.

La journaliste raconte que ce fut une sorte de raillerie de la part des gardiens de la prison : ils lui ordonnèrent, pour ce que nous pourrions appeler « la photo officielle », de poser avec derrière lui la photo de Marti qu'il aurait offensé, alors qu'en vérité ils exaltaient quelque chose qui représentait bien plus qu'un symbole pour Fidel.

Cette photo emblématique n’est pas seulement restée dans les livres d'histoire. En les voyant ensemble et en regardant l’œuvre réalisée par chacun d’eux, nous comprenons alors pourquoi deux hommes séparés par le temps ont tant en commun, comme si nous ne parlions que d’un seul homme.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-01-26/deux-hommes-un-meme-reve


 

 

LE GOUVERNEMENT US CRÉE UNE TASK FORCE SUR INTERNET POUR PROMOUVOIR LA SUBVERSION À CUBA

LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN CRÉE UNE TASK FORCE SUR INTERNET POUR PROMOUVOIR LA SUBVERSION À CUBA

 Solidarité Internationale PCF CubaEtats Unis-CanadaImpérialisme,Anti-communisme Aucun commentaire

25 JANV. 2018

Article issu de Granma, organe officiel du Comité Central du Parti Communiste Cubain, par Sergio Alejandro Gomez, en date du 24 janvier 2018.

Les États-Unis reprennent leurs politiques ratées à l'égard de Cuba

La création d'une « Force opérationnelle Internet » contre Cuba s’inscrit dans la foulée d'autres programmes subversifs comme ZunZuneo, Piramideo et Commotion

SI l'administration du président Donald Trump a l'intention d'utiliser les nouvelles technologies pour imposer des changements dans l'ordre interne de Cuba, elle a choisi des voies très anciennes qui, par le passé, ont démontré leur manque de réalisme et leur inefficacité, sans parler du fait évident qu'elles violent les lois du pays cible, et même celles des États-Unis.

La création d'une « Force opérationnelle » sur Internet contre Cuba, annoncée le mardi 23 janvier par le Département d'État, ouvre la voie au retour à une politique de guerre froide ratée que les deux pays avaient tenté de surmonter depuis le 17 décembre 2014.

Cette décision s’inscrit aussi dans la continuité du discours maladroit prononcé le 16 juin dernier par le président Trump à Miami, lorsque, vraisemblablement mal conseillé, il a rencontré une représentation de l'extrême droite cubaine pour annoncer, avec un grand battage médiatique, son revirement de politique à l'égard de Cuba qui pourrait se résumer en quelques mots comme un durcissement du blocus économique et la réduction des voyages entre les deux pays.

Le terrain choisi pour cette nouvelle agression, Internet, montre clairement quels sont les véritables objectifs des États-Unis, qui exigent le « libre accès » au réseau de réseaux dans les pays qui leurs sont opposés, alors qu’ils ont déployé sur leur territoire un mégasystème de collecte, de stockage et de traitement de données sur les activités de leurs citoyens sur le web.

Par ailleurs, au début du mois de janvier, le Congrès nord-américain a présenté un projet de loi visant à supprimer les quelques restrictions à la pratique de l’espionnage international, mise en lumière par les fuites distillées par l’ex-agent de la CIA et ex-analyste contractant de la NSA, Edward Snowden.

Depuis le soi-disant « printemps arabe », déjà tombé dans l'oubli, jusqu’à des projets plus récents tels que l'incitation à des manifestations en Iran et le soutien aux secteurs violents au Venezuela, Washington a une tendance de plus en plus prononcée à recourir aux réseaux sociaux et Internet, motivée par des objectifs géopolitiques et de domination.

Cet effort découle d'une doctrine de guerre non conventionnelle conçue pour déstabiliser les pays sans avoir un recours direct aux forces militaires, une doctrine qui a pris racine à la suite de l’échec des conflits irakien et afghan.

L'activation de la nouvelle « task force » prouve également que l’argent ne saurait manquer pour un gouvernement paralysé et en manque de fonds lorsqu'il s'agit de financer des projets subversifs contre Cuba. Les sources de financement ne manquent pas, même si le budget présenté par le président Trump au Congrès pour 2018 élimine l’enveloppe traditionnelle publique de 20 millions de dollars par an, approuvée depuis plusieurs décennies pour les agressions.

La facilité avec laquelle de nouvelles agences sont créées, avec en leur sein des fonctionnaires « gouvernementaux et non gouvernementaux », contraste également avec la réduction drastique du personnel diplomatique de Washington à La Havane, qui a entraîné la paralysie de la délivrance de visas et a un impact direct sur les services qui étaient offerts aux Cubains et à leurs familles aux États-Unis.

Cuba n’a pas été prise de court par les nouveaux plans de Trump, notre pays ayant accumulé plus d'un demi-siècle d'expérience face à des programmes d'agression en tout genre.

Des projets récents tels que ZunZuneoPiramideoCommotion et autres se sont heurtés à la capacité des autorités cubaines à les détecter et à l'unité de notre population face aux agressions.

Ils surviennent à un moment où des pas clairs et évidents sont franchis vers l'informatisation de la société, dans une approche axée sur l'accès social et la protection de la souveraineté du pays, en dépit des contraintes économiques.

Après l'ouverture de plus de 500 points d’accès publics à Internet mis en service dans l’ensemble du pays, sans autres restrictions que celles imposées par le blocus et les raisons de sécurité nationale, Cuba s’apprête à exploiter le service Internet sur les téléphones portables – plus de quatre millions d'usagers connectés au réseau – et à étendre le service chez les particuliers.

Si l’intention de l'administration Trump était vraiment de garantir aux Cubains l'accès à Internet, elle pourrait soit lever les restrictions du blocus, qui nous empêchent d’accéder aux technologies de pointe dans ce secteur, soit offrir des facilités pour leur acquisition. Cela leur coûterait moins cher que de recourir à une « Force opérationnelle » d’ores et déjà vouée à l'échec.

PROJETS SUBVERSIFS CONTRE CUBA AXÉS SUR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES

ZunZuneo : Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), son objectif était de lancer un réseau de messagerie pouvant atteindre des centaines de milliers de Cubains en utilisant un « contenu non controversé » : des informations sur le football, la musique, le bulletin météo et de la publicité. Une fois leur objectif atteint, ils auraient envoyé des messages à contenu politique pour inciter les Cubains à lancer des mots d’ordre sur le web pour organiser des rassemblements de masse dans le but de déstabiliser le pays.

Pyramideo : Semblable à ZunZuneo, ce programme était dirigé par l'Office des transmissions à Cuba (OCB), auquel sont rattachées Radio et TV Martí. Il avait comme objectif de favoriser la création d'un réseau d' « amis », leur offrant la possibilité qu'une personne puisse envoyer aux membres de sa « pyramide » un SMS de groupe pour le coût d'un seul message. Le but réel était la création d’une plateforme de subversion.

Commotion : Un outil mis au point par l'OpenTechnology Institute (OTI) de la New AmericaFoundation, basée à Washington, à l'origine à usage militaire et consistant dans la création de réseaux sans fil indépendants. Bien qu’il n’y ait aucune information concernant son entrée en fonctionnement à Cuba, plusieurs sources du gouvernement étasunien ont déclaré au New York Times que des millions de dollars avaient été alloués à ce projet.

Opération Surf : Démasqué par l’agent « Raul », Dalexi Gonzalez Madruga, de la Sûreté de l'État cubaine, ce projet avait été conçu pour favoriser l’introduction sur notre territoire d'équipements et de logiciels pour l'installation d'antennes illégales fournissant un accès illégal à Internet.

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/2018/01/le-gouvernement-americain-cree-un-groupe-de-travail-sur-internet-pour-promouvoir-la-subversion-a-cuba.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

CUBA : QUI EST MIGUEL DIAZ-CANEL BERMUDEZ, PRESSENTI POUR DEVENIR CETTE ANNEE LE FUTUR CHEF DE L'ETAT CUBAIN ?

Le premier vice-Président du Conseil d'Etat de Cuba Miguel Diaz-Canel Bermudez

Qui est cet homme politique qui pourrait remplacer les frères Castro à la tête de Cuba?

© AFP 2018 Philippe Huguen

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Le premier vice-Président de Cuba, l’ancien universitaire Miguel Díaz-Canel Bermúdez, est pressenti pour devenir cette année le futur chef de l'État cubain. Il prendrait ainsi la succession de Raúl Castro, dont le mandat expire le 19 avril prochain et qui a annoncé qu’il n’en briguerait pas un de plus.

Après les 59 ans de présidence des frères Castro, l'actuel chef de l'État cubain Raúl Castro achève son mandat le 19 avril et se propose d'adopter une loi qui limite à deux mandats de cinq ans le temps à la tête du pays pour une seule personne. Díaz-Canel, âgé de 57 ans et pressenti pour lui succéder, serait le premier des dirigeants de Cuba né après la Révolution.

Vladimir Poutine et Miguel Díaz-Canel Bermúdez

© SPUTNIK. ALEXEY DRUZHININ

Vladimir Poutine et Miguel Díaz-Canel Bermúdez

Depuis février 2013, cet homme politique occupe le poste de premier vice-Président des Conseils d'État et des ministres, tout en faisant partie du Bureau politique du Parti communiste de Cuba depuis 2003.

Tout porte à croire qu'il sera le prochain Président du pays, car dans ses récentes interventions publiques il s'est explicitement prononcé pour la continuité du socialisme et de la Révolution.

Par le passé, Díaz-Canel s'est également trouvé à la tête des branches provinciales du Parti communiste cubain dans les provinces de Villa Clara et de Holguín.

Federica Mogherini

© AFP 2018 THIERRY CHARLIER

Politique des USA contre Cuba «obsolète», selon Mogherini

 

Détenteur d'un diplôme en ingénierie électronique, il a enseigné cette discipline à l'Université de Las Villas. En 2009, il a été nommé ministre de l'Enseignement supérieur. Plus tard, en mars 2012, il est devenu l'un des vice-Présidents du Conseil d'État, chargé des questions d'éducation.

Le 24 février 2013, à la suite d'élections législatives, il a été nommé premier vice-Président du Conseil en remplacement de José Ramón Machado Ventura, et donc numéro deux du gouvernement dirigé par le président Raúl Castro.

Díaz-Canel a représenté Cuba à la conférence de Paris de 2015 sur le climat.

https://fr.sputniknews.com/international/201801231034862302-homme-politique-cuba-castro-president-diaz-canel/


 

LES USA DEMANDENT A LEURS CITOYENS DE "RECONSIDERER" LEUR VOYAGE A CUBA, POURTANT L'UN DES PAYS LES PLUS SURS DU MONDE

Les États-Unis demandent à leurs citoyens de « reconsidérer » leur voyage à Cuba, pourtant l'un des pays les plus sûrs du monde

Les législateurs d'origine cubaine, opposés au rapprochement entre les deux pays, cherchent une réduction encore plus drastique des flux de personnes entre les deux nations

Auteur:  | internet@granma.cu

Cuba est l'un des pays les plus sûrs à visiter au monde. Photo: ALJAZIRA.

BIEN que Cuba soit l'une des destinations les plus sûres au monde et respecte toutes les normes internationales, les États-Unis ont recommandé le 10 janvier dernier à leurs citoyens de « reconsidérer » leurs projets de voyager dans la Grande Île des Antilles.

Le Département d'État a modifié son ancien système d'alerte à une échelle qui place tous les pays sur quatre niveaux, où le premier consiste seulement à « prendre des précautions normales » et le quatrième reçoit un avertissement « ne pas s’y rendre ».

Cuba, dont les indicateurs de sécurité citoyenne sont parmi les meilleurs de la région, a été placée au niveau 3, avec pour recommandation aux voyageurs de « reconsidérer les déplacements »« leur sécurité et leur protection étant gravement menacées ».

Le Venezuela, le Honduras, Haïti et le Guatemala figurent parmi les pays d'Amérique latine classés au même rang.

Comme le 29 septembre de l'année dernière, lorsqu'une alerte injustifiée de voyager sur l’Île avait été émise, l'argument invoqué par Washington était encore une fois la survenue de prétendues « attaques » contre des diplomates nord-américains à La Havane, au sujet desquelles il n’existe aucune preuve.

« Étant donné que la sécurité de notre personnel est menacée et que nous ne pouvons pas identifier la source des attaques, nous estimons que les citoyens étasuniens peuvent eux aussi être exposés à un danger », indique le site Web officiel du département d'État.

Cependant, après des mois de recherches menées aux États-Unis et à Cuba, il n'y a toujours pas de preuves à l'appui de l'hypothèse des prétendues « attaques acoustiques ».

Trois fonctionnaires du département d'État ont admis, lors d'une audition au Sénat, que les causes et les raisons des problèmes de santé allégués par leur personnel à La Havane demeurent encore inconnues.

Par ailleurs, un rapport du FBI, cité par l'agence Associated Press, affirme qu'il n'y a pas de preuves d'« attaques sonores » contre des diplomates nord-américains à Cuba.

La directrice générale chargée des États-Unis au ministère cubain des Relations extérieures, Josefina Vidal, a critiqué le Département d'État qui persiste à utiliser le mot « attaque » alors qu’aucune preuve ne justifie ce qualificatif.

« Cuba est un pays sûr, paisible et sain pour les Cubains, les étrangers, les diplomates accrédités et les millions de personnes qui nous rendent visite chaque année, y compris les citoyens des États-Unis », a déclaré la diplomate.

PLUS SÛR QU'AUX ÉTATS-UNIS

Malgré les mesures unilatérales adoptées par l'administration de Donald Trump visant à durcir le blocus et limiter les déplacements entre les deux pays, les visites de Nord-américains à Cuba ont augmenté en 2017.

Selon les chiffres officiels du ministère des Relations extérieures, entre janvier et novembre de l'année dernière, 579 288 personnes ont visité l’Île en provenance des États-Unis, ce qui représente une hausse de 248,7 % par rapport à 2016.

Les visites ont augmenté dans un environnement sûr, selon les voyageurs, les sites spécialisés et les voyagistes.

« Je me suis toujours senti en sécurité à Cuba. J'y ai passé un mois récemment et je me suis senti plus en sécurité qu'à Los Angeles », a déclaré le journaliste nord-américain Walter Lipmann au quotidien Granma.

« En vertu de la législation actuelle, il est toujours illégal pour les Nord-américains de voyager à Cuba en tant que touristes », a rappelé Lipmann. Et d’ajouter : « Mais tous ceux qui visiteront l'île, quelle que soit la route, se retrouveront dans un pays qui est probablement le plus paisible du monde. »

Daniel Howell, professeur à l'Université de New York et spécialiste de la littérature cubaine, a déclaré à ce journal que Cuba est objectivement un pays très sûr, où il n'y a quasiment pas de crimes, surtout par rapport aux États-Unis, qui affichent l'un des taux de violence les plus élevés au monde.

Selon les chiffres du Brady Center Against Armed Violence, près de 93 personnes aux États-Unis meurent chaque jour par arme à feu. Rappelons que l'année dernière, un tireur équipé d’une douzaine de fusils d’assaut – on peut se les procurer dans n’importe quelle armurerie – avait tué 58 personnes lors d’un concert à Las Vegas.

« Il est inutile de recommander aux Étasuniens de ne pas se rendre à Cuba. Je pense qu'ils se servent des prétendues attaques soniques pour effrayer les touristes, mais cela n'a aucun sens », a ajouté Howell.

INSATISFAIT DE LA MESURE

Bien que Cuba ait été placée dans l'une des catégories les plus négatives, et que ce classement ne soit fondé sur aucune donnée objective, certains législateurs cubano-américains ont réagi de façon indignée, car ils s’attendaient à une note encore plus basse pour notre pays.

« Le Département d'État ne doit pas minimiser la menace que Cuba fait peser sur les citoyens nord-américains. Il est irresponsable d'abaisser le niveau à l'avertissement de se rendre sur l'île, surtout quand il y a encore tant de questions sans réponse au sujet des attaques perpétrées contre les diplomates nord-américains à La Havane », a écrit sur Twitter Ileana Ros-Lehtinen, une dirigeante bien connue de l’extrême-droite anticubaine de Miami.

A son avis, ce nouveau classement est moins radical qu'il ne l'était le 29 septembre, date à laquelle les autorités étasuniennes, malgré l'absence de preuves, avaient déclaré que leurs citoyens risquaient d'être « victimes d’attaques sonores », leur recommandant de s'abstenir de voyager.

Consultée par téléconférence, Michele Thoren Bond, Secrétaire adjointe du Bureau des affaires consulaires du Département d'État, s’est prononcée sur la question.

« Nous avons procédé à un examen attentif, nous avons consulté nos experts et telle a été la conclusion concernant Cuba », a-t-elle signalé, avant de préciser que ce nouveau classement n'est pas dû à « un changement de la situation sur l'île, mais à la nécessité d'être cohérents dans la catégorisation des risques dans les divers pays ».

Citée par plusieurs médias, elle a expliqué que la quatrième catégorie englobe les pays où il y existe « une forte probabilité de risques pour la vie ». Onze pays ont été inclus dans cette définition : Corée du Nord, Afghanistan, Iran, Irak, Syrie, Yémen, Somalie, Sud-Soudan, République centrafricaine, Libye et Mali.

Les législateurs d'origine cubaine, opposés à un rapprochement entre les deux pays, feraient pression pour que Cuba figure dans la quatrième catégorie et fasse d’objet d’une réduction encore plus drastique du flux visiteurs en provenance des États-Unis.

Sur les conseils de certains d'entre eux, dont le sénateur Marco Rubio, l'administration Trump a déjà adopté des mesures unilatérales telles que la réduction des catégories de voyages autorisés et l'établissement d'une liste de produits et de lieux interdits aux Nord-américains à Cuba.

En outre, sous le prétexte des prétendues « attaques acoustiques », le Département d'État a réduit le personnel de son ambassade au minimum à La Havane, interrompant la prestation des services consulaires. Elle a également exigé le retrait de 17 fonctionnaires cubains de Washington.

Ces actions ont un « coût élevé pour notre population, l'émigration cubaine et le peuple nord-américain », a récemment souligné Josefina Vidal. (Avec la collaboration d'Ernesto Gomez, Dayron Rodriguez et Jeiddy Martinez)

http://fr.granma.cu/mundo/2018-01-18/les-etats-unis-demandent-a-leurs-citoyens-de-reconsiderer-leur-voyage-a-cuba-pourtant-lun-des-pays-les-plus-surs-du-monde


 

SANTIAGO DE CUBA : L'HONNEUR AU SACRIFICE FERTILE

SANTIAGO DE CUBA

L’honneur au sacrifice fertile

Inhumation des restes de 104 combattants du 2e Front Frank Pais. Le général d'armée Raul Castro Ruz a présidé la cérémonie militaire, qui s'est déroulée au Mausolée de ce bastion de la guérilla.

Auteur:  | palomares@granma.cu

Photo: Periódico Sierra Maestra

DEUXIEME FRONT, Santiago de Cuba — La même terre où, de leur vivant, ils se sont auréolés de gloire et de victoires, a accueilli, le 13 janvier au Mausolée des héros et les martyrs du 2e Front oriental Frank Pais, les restes de 104 combattants tués pendant la guerre de libération ou décédés après le triomphe de la Révolution, lors d’une cérémonie militaire présidée par le général d’armée Raul Castro Ruz.

Sous la brume dense de l'aube, dans les contreforts de la Colline de Micara, les urnes recouvertes du drapeau cubain ont été transférées du Musée central du Front dans 18 véhicules militaires, le long du parcours d'un kilomètre, escortés par les palmiers royaux et accompagnées par les accords d’une musique composée spécialement pour ce site sacré par Frank Fernandez.

Pour recevoir les honneurs militaires, avec l’exécution, par la fanfare de l'État-major général des Forces Armées Révolutionnaires (FAR), du poème lyrique

Hasta pronto (À bientôt) que le Commandant de la Révolution Juan Almeida Bosque dédia aux martyrs, les urnes ont été placées devant et au centre du polygone des cérémonies.

« Chacun d'entre eux s’est consacré à l'accomplissement de la mission qui lui avait été confiée, soit en tant que simple combattant ou dans l'exécution de hautes responsabilités à la tête d'une colonne, d’une unité ou à des postes de direction », a déclaré José Ramon Machado Ventura, qui fut combattant de ce Front et occupe aujourd’hui le poste Deuxième Secrétaire du Comité Central du Parti, en se référant à ses compagnons d’armes.

Le vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres a également déclaré que six d'entre eux avaient fait le sacrifice suprême de leur vie au combat ou dans l'action, et que les 98 autres avaient eu le privilège de jouir de la joie de la victoire du 1er janvier 1959. Il a ajouté que nombre d’entre eux avaient atteint des grades militaires élevés dans les FAR et au ministère de l’Intérieur (Minint), ou avaient occupé de hautes responsabilités au sein du Parti, du gouvernement ou de l'administration.

« Le plus important, c'est que tous, sans exception, étaient là où le devoir les appelait », a-t-il dit. « Leur sacrifice ne fut pas vain, puisqu'il suffit de voir dans cette municipalité ou dans toute autre municipalité du pays, l'œuvre érigée comme un monument à leur mémoire », a-t-il ajouté à propos de ceux qu'il a définis comme une représentation du large éventail de camarades qui ont commencé et continuent de mener la Révolution de l’avant.

Aujourd'hui, alors que la guerre économique et les campagnes de mensonges et de calomnies grossières s'intensifient contre Cuba, nous réaffirmons, en déposant les restes de 104 frères dans ce lieu si symbolique, notre engagement à rester fidèles à leur exemple et à ne ménager aucun effort ou sacrifice dans notre action pour rendre notre pays chaque jour plus libre, prospère et souverain.

Devant la flamme éternelle qui brûle en l’honneur de tous les combattants, des gerbes dédiées par le général d'armée Raul Castro Ruz, le peuple cubain et les familles ont été déposées. Quelques instants plus tard, des membres de l'Unité des cérémonies de l'État-major général des FAR ont déplacé les urnes vers les ossuaires.

Une fois les restes inhumés, l'orchestre a exécuté, en hommage posthume, l’hymne national cubain et, simultanément, trois salves ont été tirées par un peloton d'infanterie de l'Armée de Oriente, devant les troupes en garde à vous, composées d'étudiants de l'École militaire Camilo Cienfuegos, de Santiago de Cuba, d’équipages de chars d’assaut, de combattants de la Brigade frontalière et de membres des troupes spéciales

À l'issue de la cérémonie, à laquelle ont assisté 1 500 invités de la ville de Mayari Arriba, le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, le général d’armée Raul Castro Ruz, a déposé une rose blanche devant la flamme éternelle et en a dédiée une autre à son inoubliable compagne de lutte et de vie, Vilma Espin Guillois, sur le monument rocheux qui conserve ses cendres.

D'autres membres du Bureau politique, des dirigeants du Parti et de l’État, des hauts responsables des FAR et du Minint, des responsables de l'Association des combattants de la Révolution cubaine ; le Premier secrétaire du Parti dans la province, Lazaro Exposito Canto, des combattants du 2e Front et des membres des familles des héros, ont déposé des roses devant la flamme éternelle et les 377 tertres et ossuaires qui conservent des cendres depuis l'inauguration du mausolée jusqu' à ce jour.

Créé par Raul le 11 mars 1958 sur ordre du Commandant en chef Fidel Castro Ruz, le 2e Front réussit à contrôler 12 000 kilomètres carrés dans les territoires des provinces actuelles de Guantanamo, Holguin et Santiago de Cuba, où il contribua au triomphe révolutionnaire avec plus de 250 actions de guerre.

Ce front de guérilla s'est également avéré être une forge où de nombreux combattants et cadres furent formés, et il mit en exergue le génie de Fidel dans la conduite de la guerre, ainsi que les qualités de chef politique et militaire de son fondateur, Raul

Photo: Periódico Sierra Maestra

Photo: Periódico Sierra Maestra

Photo: Periódico Sierra Maestra

Photo: Periódico Sierra Maestra

"CUBA EST FIERE DE DEFENDRE SES HEROS COMME ILS ONT DEFENDU UN JOUR NOTRE INDEPENDANCE"

Cuba est fière de défendre ses héros comme ils ont défendu un jour notre indépendance

Le général d’armée Raul Castro Ruz a présidé la cérémonie militaire de transfert et d’inhumation des restes de 33 combattants tués pendant notre guerre de libération ou morts après le triomphe de la Révolution, au Mausolée des héros et des martyrs du 3e Front Mario Muñoz

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Estudio Revolución

TERCER FRENTE, Santiago de Cuba. — Au cours d'une cérémonie militaire présidée par le général Raul Castro Ruz, le Mausolée des héros et des martyrs du 3e Front Mario Muñoz, situé au cœur de la Sierra Maestra à Loma la Esperanza, a accueilli le 11 janvier les restes de 33 combattants tués pendant notre guerre de libération ou morts après le triomphe de la Révolution. Des combattants qui donnèrent leur sang pour la liberté de la patrie, ou qui consacrèrent leur vie à l'œuvre et à la défense de la Révolution dirigée par Fidel.

Pour leurs retrouvailles avec le commandant de la Révolution Juan Almeida Bosque, chef de ce groupe de guérillero, rien de plus émouvant que les accords du poème lyrique qu’il dédia à ses compagnons morts au combat, Hasta pronto, interprété par l’orchestre de l’État-major général des Forces armées révolutionnaires.

Les paroles d’hommage ont été prononcées par Miguel Diaz-Canel Bermudez, Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres.

Dans son intervention, le membre du Bureau politique du Comité central du Parti a évoqué l'exemple de loyauté et d'héroïsme de l'inoubliable Juan Almeida, soulignant la précieuse contribution de son groupe de guérilleros à la défaite de la tyrannie de Batista.

« Cuba défend avec fierté ses héros, comme ils ont défendu un jour notre indépendance. Et c’est et ce sera un engagement éternel des Cubains loyaux envers les pères de leur lignée : sauvegarder la souveraineté du pays », a souligné le Premier vice-président.

Puis, des couronnes de fleurs dédiées aux combattants du 3e Front Mario Muñoz ont été déposées au pied de la flamme éternelle qui brûle dans la partie élevée du Mausolée par le général d’armée Raul Castro Ruz, le peuple de Cuba et les familles.

Une fois les tumulus fermés, l’orchestre militaire a interprété l'hymne national en hommage posthume aux trois commandants rebelles, sept capitaines, cinq premiers lieutenants, un lieutenant et 17 soldats (dont trois héroïnes) qui reposent désormais au Mausolée du 3e Front, tandis qu’un peloton d'infanterie de l'Armée de Oriente tirait trois salves d’artillerie.

À l'issue de la cérémonie, le Premier Secrétaire du Comité central du Parti, le général d’armée Raul Castro Ruz, a déposé une rose blanche sur la tombe de son frère de combat lors de l’attaque de la caserne Moncada, le débarquement du Granma et de la Sierra Maestra, Juan Almeida, ainsi que sur celle des parents du héros, Rosario et Juan.

Des membres du Bureau politique, des dirigeants du Parti et de l'État, des hauts responsables des FAR et du ministère de l’Intérieur, des responsables de l'Association des combattants de la Révolution, le Premier secrétaire du Parti dans la province, Lazaro Exposito Canto, des proches du commandant Almeida et des combattants du 3e Front, dirigés par leur deuxième chef, le commandant de la Révolution Guillermo Garcia Frias, étaient présents à la cérémonie.  

Le Mausolée, qui a été inauguré le 6 mars 1998, à l'occasion du 40e anniversaire de la création du 3eFront, comprend 232 niches, où ont été déposés à ce jour les restes de 74 combattants.

http://fr.granma.cu/cuba/2018-01-12/cuba-est-fiere-de-defendre-ses-heros-comme-ils-ont-defendu-un-jour-notre-independance