CUBA : C'EST L'IMPERIALISME QUI JETTE DE L'HUILE SUR LE FEU, MAIS LOIN DE CHEZ LUI...

tourtaux-jacques Par Le 16/03/2022 0

Dans CUBA

15 Mars 2022

Miguel Diaz-Canel Bermudez, Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, a fait référence à trois éléments qui soutiennent et renforcent l'arbitraire du scénario actuel dans son discours de clôture du bilan 2021 du ministère de la Culture, qui s'est tenu à la Bibliothèque nationale José Marti.

Auteur:  | madeleine@granma.cu

15 mars 2022 09:03:40

Les sanctions économiques, commerciales et financières en tant qu'instrument de pression contre un pays ne résolvent pas la crise actuelle, mais jettent plutôt de l'huile sur le feu et aggravent la situation économique internationale, a souligné le président Diaz-Canel. Photo : Œuvre de Pawel Kuczynski

Miguel Diaz-Canel Bermudez, Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, a fait référence à trois éléments qui soutiennent et renforcent l'arbitraire du scénario actuel dans son discours de clôture du bilan 2021 du ministère de la Culture, qui s'est tenu à la Bibliothèque nationale José Marti.
Les sujets traités ont porté sur le durcissement du blocus économique, commercial et financier exercé par les États-Unis contre Cuba, l'agressivité étasunienne et le climat d'incertitude créé par la covid.  
En ce qui concerne le blocus, le président a précisé qu'il connaît aujourd'hui un moment différent, une particularité de ces dernières années, « les choses ont commencé à se compliquer au second semestre 2019, lorsque l'administration Trump a appliqué plus de 240 mesures qui ont coupé nos sources de financement. Elle nous a inscrits sur une liste de pays supposés soutenir le terrorisme. Et cette situation a continué sous l'administration de Joe Biden », a-t-il souligné. Ce blocus, a-t-il rappelé, a entraîné des pénuries, des traques financières et aussi la traque des navires pour empêcher les livraisons de carburant, ce à quoi s'ajoute l'agressivité du gouvernement des États-Unis contre Cuba, avec une vaste campagne médiatique de diabolisation de l'Île, visant à discréditer tous les éléments de la Révolution cubaine et construire un imaginaire qui montre que tout a échoué, que tout est faux et que tout ce que le pays se propose de faire dans les conditions actuelles ne résout pas les problèmes, a ajouté Diaz-Canel.
Le président a souligné que cette agressivité se manifeste dans la façon dont ils ont traité les événements du 11 juillet et dont ils ont voulu monter une pièce de théâtre pour annoncer au monde que le 15 novembre la Révolution cubaine disparaîtrait, et maintenant ils commencent à déformer la position de Cuba par rapport aux événements actuels en Europe. Cette agressivité impériale ne concerne pas seulement Cuba, mais le monde entier.
Le chef de l'État a appelé à la réflexion sur le fait que nous vivons dans un monde qui a grand besoin de paix en ce moment, alors qu'il y a encore plus d’une vingtaine de pays qui n'ont pas pu vacciner ne serait-ce que 10 % de leur population et qui ne savent pas quand ils pourront le faire ; il a rappelé qu’à l’échelle mondiale, seulement 61 % environ de la population a été entièrement vaccinée. Nous savons, a-t-il dit, que tant que la population mondiale ne sera pas immunisée, la pandémie prévaudra.
Il n'est jamais bon de propager la guerre, a affirmé le président, qui a déclaré qu' « ils ont également monté cette agression médiatique, en essayant de déformer l'essentiel. Je sais parfaitement que notre peuple a été conscient du conflit militaire actuel en Europe et des regrettables pertes de vies humaines, ainsi que des dommages matériels et de la menace générale pour la paix et la sécurité régionale et internationale, mais Cuba s'est exprimée clairement, fermement et à plusieurs reprises, forte de son profond attachement à sa politique étrangère basée sur les principes de la Révolution, et à la suite d’une analyse exhaustive et rigoureuse des événements sous tous les angles ».
Il s'agit d'une question très grave, extrêmement complexe, dont les racines historiques, y compris celles de l'histoire récente, ne sauraient être ignorées, tout comme les conditions qui ont conduit à cette situation ne sauraient être ignorées, a-t-il ajouté.
« Cuba défend avec fermeté et détermination le Droit international, la Charte des Nations Unies et la Proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix », a-t-il réaffirmé. Et le président d’ajouter : « Nous défendons la paix en toutes circonstances et nous nous opposons sans ambiguïté au recours à la force contre tout Etat. »
« En tant que petit pays, nous le comprenons mieux que quiconque, nous qui sommes assiégés depuis plus de 60 ans. Menacés en permanence, nous avons souffert du terrorisme d'État, d'une agression militaire, d'une guerre bactériologique et d'un blocus brutal, et nous sommes absolument convaincus de la valeur des principes des normes internationales qui servent de protection contre l'unilatéralisme, l'impérialisme, l'hégémonisme et les tentatives d’ignorer le pays en développement. Ce sont des principes et des normes que nous avons défendus avec fermeté et constance dans tous les domaines, où nous nous sommes opposés à la manipulation politique et aux doubles standards et avons exposé la vérité », a-t-il déclaré.
Un encerclement militaire offensif a été établi autour de la Russie, a-t-il rappelé, et il a dénoncé le fait que depuis des décennies, le gouvernement des États-Unis s'efforce constamment d'étendre sa domination militaire et hégémonique autour de la Russie par l'expansion continue de l'otan dans les pays d'Europe de l'Est, ignorant les engagements pris par les dirigeants étasuniens, européens et soviétiques dans les années 1990 après l'unification de l'Allemagne et la désintégration de l'urss, a-t-il ajouté.
Ce conflit aurait pu être évité si les revendications fondées de la garantie de sécurité de la Fédération de Russie avaient été traitées avec sérieux et respect, a indiqué le président.
« Penser que la Russie resterait les bras croisés face à l'encerclement militaire offensif de l'otan est pour le moins irresponsable. Ils ont amené ce pays à une situation limite », a-t-il rappelé, estimant que le fait de continuer à utiliser les sanctions économiques, commerciales et financières comme instrument de pression contre un pays ne résout pas la crise actuelle, mais ajoute plutôt de l'huile sur le feu et aggrave la situation économique internationale, qui est déjà très dégradée par ces deux années difficiles de pandémie.
C'est l'impérialisme qui jette de l'huile sur le feu, a-t-il dit, mais loin de ses frontières, et il a fait référence au fait qu'il le fait en utilisant les pays européens comme arrière-cour. Cuba a mis en garde contre cette situation de manière permanente et opportune lors de différents événements internationaux, a-t-il fait valoir, et il a évoqué le discours prononcé par le général d'armée Raul Castro du 22 février 2014, qui contient une mise en garde très claire à cet égard.
Comme nous l'avons signalé à maintes reprises, nous continuerons à plaider pour une solution diplomatique sérieuse et constructive à la crise actuelle en Europe, à travers des moyens pacifiques qui garantissent la sécurité et la souveraineté de tous, ainsi que la paix, la stabilité et la sécurité régionales et internationales, a-t-il affirmé. Cuba a dû faire face à la pandémie sous le durcissement du brutal blocus économique, commercial et financier, qui s'est qualitativement intensifié depuis 2019 pour provoquer encore plus de dommages et de souffrances, a rappelé Diaz-Canel.
Nous aurons l'occasion d'examiner plus en profondeur ces questions très sensibles et nous sommes convaincus que la population continuera à suivre de près ces événements dans le difficile effort de distinguer la vérité de la manipulation, a conclu le président.

source : https://fr.granma.cu/cuba/2022-03-15/cest-limperialisme-qui-jette-de-lhuile-sur-le-feu-mais-loin-de-chez-lui

Tag(s) : #Cuba

 
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire