CUBA, LA TROISIEME VOIE...

CUBA, LA TROISIEME VOIE…

Alléchés par ce slogan original, nous avons été nombreux, militants parisiens de Cuba Si France, à répondre à l’invitation de Janet HABEL à la maison de l’Amérique Latine pour un colloque au Printemps dernier, quelques mois après la libération le 17 Décembre 2014 des trois ultimes prisonniers cubains aux USA et l’ébauche d’une reprise des relations diplomatiques Cuba-USA.

Janet HABEL, a encore une fois fait la démonstration de ses hautes compétences en matière d’historique de l’Amérique Latine en général et de la Révolution Cubaine en particulier, son talent de narratrice est vraiment incontestable et son objectivité de même, toutefois pour ce qui est de la 3ème voie, nous sommes restés sur notre faim…

Nous connaissions depuis longtemps la voie qui légitime l’exploitation de l’homme par l’homme en créant des besoins pour produire de la « plus-value » et une concentration constante du capital avec les crises qui en découlent et dont le marasme inextricable que nous vivons ces temps derniers est l’exemple criant. Certains comme Manuel Valls nous proposent de nous en sortir par l’austérité et la compétitivité, advienne que pourra de nos malheureux concurrents… Si nous parvenons nous même à survivre à cette saignée il sera temps alors de se pencher sur leur cas, s’ils n’ont pas tous péri en Méditerranée…

Fidel nous a enseigné l’autre voie, celle qui consiste solidairement à satisfaire les besoins des Peuples dans tous les domaines avec les moyens dont on dispose et en essayant de respecter au maximum notre milieu ambiant comme il l’avait préconisé à Rio de Janeiro en 1992… Notre Patrie c’est l’Humanité disait-il ! Mais nous en reparlerons en Décembre prochain à Paris, nous craignons qu’il soit un peu trop tard mais selon l’adage : « Mieux vaut tard que jamais ».

Nos compatriotes Martiniquais Guadeloupéens et Guyanais qui partagent avec les Cubains l’espace antillais des caraïbes, seraient surement fort aise de partager aussi le même niveau de développement social et culturel acquis en dépit de tous les obstacles que Janet HABEL a si bien dénoncé à l’encontre des impérialistes américains et de leurs complices européens. Toutefois, celle-ci continue à son habitude de faire une fixation contre le système de parti unique tout en constatant que les Cubains n’en ont cure, se satisfaisant de leur Pouvoir Populaire, renouvelé tous les 2 ans et demi par un scrutin local auquel les Cubains participent assidument à partir de leur 16 ans et qui est la base de la pyramide de la Démocratie Cubaine dont étrangement elle n’évoque jamais l’existence.

En tout cas il est clair pour nous que les Cubains, comme toujours, décideront par eux-mêmes de leur destin et il est paradoxal que des intellectuels aussi documentés que Madame HABEL soient encore et toujours enclins à vouloir juger à leur place de ce qui serait bon pour eux… Sommes-nous le meilleur exemple nous Français avec nos quelques 300 organisations politiques officiellement recensées, mais, sans un nombre conséquent d’adhérents et une très faible participation de l’électorat aux divers scrutins?

Souvenons-nous plutôt de l’année 1945 où le Peuple Français réuni derrière le Conseil National de la Résistance a écrit les plus belles pages de notre histoire sociale sur les ruines laissées par l’occupant Nazi et regrettons de n’avoir su à l’instar de nos amis Cubains cultiver cette unité nationale.

Jacques MILHAS Cuba Si France


 

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