LA VALSE DES MILLIONS POUR DESTABILISER CUBA

tourtaux-jacques Par Le 19/01/2022 0

Dans CUBA

19 Janvier 2022

  Granma international reproduit la longue liste que la NED a publiée le 23 février 2021 sur son site web, dans laquelle elle donne le détail des ONG et des fondations qui ont reçu des fonds pour intervenir à Cuba en 2020

Auteur:  | internet@granma.cu

18 janvier 2022 09:01:16

Photo: Lacoste

En 1983, le président républicain Ronald Reagan fut à l’origine de la création de la Fondation nationale pour la démocratie (NED). Depuis lors, cet organe, avec l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), a fonctionné comme l’un des bras économiques de la politique interventionniste du gouvernement des États-Unis, en finançant des organisations non gouvernementales (ONG) et des fondations qui, sous couvert de noms aux valeurs très louables telles que la démocratie ou la liberté, visent le changement de gouvernements qui ne se soumettent pas aux politiques de Washington.

Ces politiques d’ingérence ont été appliquées dans de nombreux pays du monde, en particulier ceux qui se trouvent dans ce que les États-Unis considèrent comme leur arrière-cour : l’Amérique latine et les Caraïbes.

Comme le détaille le site web de la NED, en 2020, le programme LAC de la Fondation nationale pour la démocratie a apporté un soutien fondamental pour soi-disant promouvoir la démocratie dans les pays qui, selon ses critères, sont dirigés par les régimes les plus autoritaires: Cuba, le Nicaragua et le Venezuela. D’après le site, deux pays en transition, l’Équateur et la Bolivie, ont eu d’importantes possibilités de renverser la législation « autoritaire » précédente concernant la liberté d’expression et l’indépendance judiciaire, et l’encouragement à la participation des citoyens aux processus électoraux.

On peut lire aussi qu’ils ont développé ce qu’ils considèrent comme des programmes anti-corruption, sur les médias numériques et les droits de l’homme, et que la NED a réaffirmé ses engagements envers les plus grands pays de la région: le Brésil et le Mexique qui, dit-elle, font actuellement face à des menaces de la part de gouvernements populistes de droite et de gauche, respectivement.

Comme on peut l’apprécier, cet organisme qualifie de « régimes les plus autoritaires » ceux de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela, des pays qui ont été ouvertement attaqués à travers le réseau de fondations et d’ONG, dépendant de cette entité, et diffamés par des médias qui sont également financés par ces organisations ou d’autres similaires.

Sur le site de la NED, il est également rapporté que, le 30 novembre 2018, une réunion a eu lieu à laquelle participaient le sénateur démocrate Robert « Bob » Menéndez et la membre républicaine de la Chambre des représentants, Ileana Ros-Lehtinen, deux militants connus pour leur opposition aux processus populaires de la région et ayant des liens avec les secteurs les plus réactionnaires de l’émigration cubaine basés à Miami.

Le président de la NED, Carl Gershman, et l’administrateur de l’USAID, le républicain. Mark Green, participaient à cette réunion qui visait à promouvoir de supposés leaders à Cuba, au Nicaragua et au Venezuela.

Gershman a profité de l’occasion pour remercier la députée Ros-Lehtinen pour son soutien indéfectible au travail des militants « démocratiques » du monde entier, et lui a remis une reproduction encadrée de la Déesse de la démocratie, qui avait été élevée sur la place Tian’anmen en Chine, il y a près de 30 ans.

Plus tard, Miriam Kornblith, directrice principale de la NED pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a participé à une rencontre avec des militants du Venezuela et de Cuba. Il est ajouté plus loin que « cet événement a réuni des agences de développement et des législateurs étasuniens » avec des « "leaders" démocratiques » de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela. »

CUBA EN LIGNE DE MIRE

Depuis le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, les États-Unis ont cherché par tous les moyens à forcer un changement de gouvernement sur l’Île. Le blocus économique, commercial et financier criminel imposé à Cuba, illégalement et unilatéralement, par Washington, rejeté à 29 reprises à l’ONU par la grande majorité de la communauté internationale, est sans aucun doute l’exemple le plus concret de cette agression systématique que le gouvernement des États-Unis maintient contre notre peuple.

Les promoteurs du blocus ont avoué à plus d’une occasion que cette série de mesures vise à étouffer le peuple cubain, à provoquer le chaos et à générer ainsi un changement de gouvernement et de système politique.

Pendant les années de pandémie, 2020 et 2021, l’administration étasunienne (d’abord sous Donald Trump et à l’heure actuelle sous Joe Biden) a renforcé le blocus avec de nouvelles mesures. C’est ainsi que l’entrée de médicaments, de ventilateurs respiratoires, de carburant et de ressources économiques pour faire face à la crise causée par la COVID-19 a été empêchée. Dans ce contexte, des manifestations ont été préparées et encouragées pour déstabiliser le gouvernement et ainsi tenter de porter le coup de grâce à l’Île (une nouvelle tentative ratée qui a généré du malaise et de la souffrance chez le peuple cubain, mais qui n’a pas réussi à le faire plier).

Le chapitre consacré à Cuba sur le site web de la NED présente la liste des fonds que cette organisation a assignés pour promouvoir la déstabilisation au cours de l’année 2020.

Selon les données publiées par la NED, au cours de cette année, plus de cinq millions de dollars (5 077 788) ont été alloués à des organisations à cette fin, auxquels il faut ajouter les fonds fournis aux ONG et fondations qui n’apparaissent pas dans le chapitre de Cuba, mais qui agissent contre l’Île et, en outre, les fonds acheminés par l’intermédiaire de l’USAID et d’autres organisations similaires.

Granma International reproduit la longue liste publiée par la NED le 23 février 2021 sur son site web, dans laquelle sont détaillées les ONG et les fondations qui ont reçu des fonds pour intervenir à Cuba en 2020 (avec des montants allant de 20 000 à 650 000 dollars).

Plateforme internationale pour les droits humains à Cuba (pour les relations UE-Cuba) : 87 253 dollars

Cubalex (pour les signalements de violations des droits de l’homme) : 150 000 dollars

Fundation Cartel Urbano (pour transformer les artistes hip-hop en leaders) : 110 000 dollars

(Institut national démocratique pour les affaires internationales, NDI (pour réduire la violence de genre) : 500 000 dollars

Liberté d’information (pour de nouvelles façons d’informer) : 80 000 dollars

Hypermedia Publishing Inc. : 93 941 dollars

Centre latino-américain pour la non-violence : 48 597 dollars

Institut de la communication et du développement : 79 300 dollars

Transparence électorale : 74 dollars

Recherche et innovation factuelles à .c. (pour les réseaux de médias régionaux) : 74 000 dollars

Observatoire cubain des droits humains : 150 000 dollars

Liberté d’information (pour la couverture sportive) : 50 000 dollars

Agora Cuba Inc. (pour information) : 75 860 dollars

Association Diario de Cuba : 215 000 dollars

Liberté d’information : 72 000 dollars

Fondation pour les droits humains à Cuba, Inc. : 126 000 dollars

Institut cubain pour la liberté d’expression et de la presse: 146 360 dollars

Liberté d’information (médias journalistiques) : 56 500 dollars

Culture démocratique (pour les arts) : 49 106 dollars

Liberté d’information (attention aux journalistes et blogueurs) : 33 180 dollars

Direction démocratique cubaine (société civile) : 650 000 dollars

Idées et valeurs démocratiques (pour les populations marginalisées) : 23 500 dollars

Liberté d’information (pour les médias indépendants) : 75 000 dollars

Reddition de comptes et gouvernance : 120 267 dollars

Promotion de l’utilisation des données dans le journalisme à Cuba : 91 319 dollars

Gouvernement et analyse politique a.c : 115 000 dollars

Association civile Cronos (pour l’innovation en journalisme) : 80 000 dollars

Liberté d’information (travail sur les médias sociaux) : 50 000 dollars

Institut interaméricain des droits humains : 95 000 dollars

Liberté d’information (pensée critique) : 99 980 dollars

Centre pour l’entreprise privée internationale : 309 766 dollars

Institut Presse et Société : 70 523 dollars

Fondation Espace public (médias indépendants) : 108 000 dollars

People in Need Slovakia (pour la société civile) : 60 000 dollars

Clovek v tisni, o.p.s. (pour les organes de presse) : 150 882 dollars

Institut politique pour la liberté : 85 000 dollars

Arlenica, Art, Langage et Recherche pour le changement social, supplément : 11 940 dollars

Center for a Free Cuba (pour les droits de l’homme) : 80 000 dollars

War and Peace Reporting Institute (iwpr) : 145 230 dollars

Groupe international pour la responsabilité sociale des entreprises à Cuba (soutien aux syndicats indépendants, aux travailleurs à leur compte et aux droits du travail) : 230 000 dollars

Fondation Vista Larga (pour les écrivains et les artistes) : 83 000 dollars

Idées et valeurs démocratiques (pour l’intervention dans divers secteurs) : 71 339 dollars

source : https://fr.granma.cu/mundo/2022-01-18/la-valse-des-millions-pour-destabiliser-cuba

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