Billets de tourtaux-jacques

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT FRANCAIS EMMANUEL MACRON. LE TEMPS N'EST-IL PAS VENU POUR QUE LA FRANCE RECONNAISSE L'ETAT DE PALESTINE ?

 

Ziad Medoukh 

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Lettre ouverte au Président français Emmanuel Macron

Le temps n'est-il pas venu pour que la France reconnaisse l'Etat de Palestine ?

 

Monsieur le Président,

Je vous adresse cette lettre, non pas en tant que responsable du département de français à l'université de Gaza- un département créé avec le concours du Consulat de France à Jérusalem, et soutenu par des associations francophones-ni en tant que professeur chercheur universitaire ou bien encore comme écrivain poète d'expression française, je vous écris en tant que simple citoyen palestinien qui vit le blocus, la souffrance et l'horreur dans cette prison à ciel ouvert de Gaza.

Un Palestinien francophone qui développe l'enseignement du français dans la bande de Gaza en dépit de toutes les difficultés, et cela en coopération avec le Consulat Général de France à Jérusalem, un consulat très actif en faveur de la Francophonie dans les territoires palestiniens.

Mais un Palestinien souvent bloqué dans sa ville et empêché de sortir de sa cage pour participer à des conférences et colloques universitaires dans des pays francophones à cause du blocus impitoyable et ses fermetures des frontières qui relient la bande de Gaza à l'extérieur.

Un Palestinien qui garde espoir d'un lendemain meilleur, un lendemain de paix et de justice, et qui a décidé de rester très attaché à son pays et à sa ville natale, aux côtés de ces jeunes et ces enfants afin de les soutenir, et de leur remonter le moral dans le contexte très difficile de Gaza.

Un Palestinien qui a décidé de résister contre les mesures atroces de l'occupation par l'éducation et par l'enseignement de cette si belle langue : le français.

Un Palestinien très attaché aux principes de démocratie, de liberté et des droits de l'Homme, principes inspirés de la Révolution française.

Un Palestinien qui espère beaucoup en la France, le pays qui partage avec la Palestine une somme de valeurs : un pays très apprécié par les Palestiniens. La France qui essaye toujours de développer des relations politiques, économiques et éducatives avec les Palestiniens.

Les Palestiniens comptent beaucoup sur la France et sur l'Europe pour relancer le processus de paix en plein échec, à l'agonie plus exactement. Un processus de paix commencé à Oslo en 1993, alors que 25 ans après les Palestiniens n'ont rien obtenu, bien au contraire, et ils voient leurs terres volées et colonisées jour après jour.

Je vous écris cette lettre au nom des enfants de Gaza qui sont privés de leurs loisirs et de la simple joie, des enfants qui apprennent dans des écoles et des classes détruites par les différentes agressions israéliennes. Même leurs rares centres culturels sont quasiment tous détruits suite à des bombardements israéliens.

Je vous adresse cette lettre au nom des jeunes palestiniens qui ont entre 20 et 25 ans et qui n'ont jamais quitté leur ville ; des jeunes désespérés et qui souffrent du chômage, du blocus, et de l'absence de perspectives pour l'avenir.

Je vous envoie cette lettre au nom de ces familles palestiniennes en Cisjordanie qui souffrent de la colonisation, du mur de l'apartheid, des check-points de l'armée de l'occupation, et qui malgré tout cela envoient leurs enfants à l'école.

Je vous adresse cette lettre au nom des mères des enfants et jeunes palestiniens tués tous les jours soit en Cisjordanie soit dans la bande de Gaza par les tirs de l'armée israélienne ; au nom des mères qui ne trouvent personne pour effacer leurs larmes ou clamer leur colère.

70 ans après la décision de l'ONU nous sommes encore et toujours occupés, humiliés et privés de nos droits. Le temps n'est-il pas venu Monsieur le Président, d'instaurer la justice dans notre région ?

Nous sommes en 2018, le temps n'est -il pas venu pour que la France prenne une décision courageuse pour dire non à l'injustice, à l'oppression, et pour mettre fin à l'occupation.

Aidez -nous, Monsieur le Président, par une décision courageuse, qui va sans doute encourager d'autres pays européens qui bougent sur ce sujet, à reconnaître notre Etat afin d'aider à mettre fin à la souffrance de toute une population civile et à réaliser les espérances et les revendications de tout un peuple.

Nous demandons un geste politique fort et utile à la France : nous lui demandons la reconnaissance de l'Etat de la Palestine. Nous demandons de la France une décision pour la justice car nous croyons qu'elle a une voie singulière à exprimer dans notre région.

Nous sommes pour une paix juste et durable, une paix qui passera avant tout par l'application des décisions internationales et par la création d'un Etat palestinien libre et indépendant.

Vive la France !

Vive la Palestine !

Vive les relations franco-palestiniennes !

Veillez accepter Monsieur le Président, mes meilleures salutations distinguées de Gaza la vie.

 

Ziad Medoukh

Citoyen de Gaza-Palestine

ziadmedoukh@hotmail.com


 

UNE NOUVELLE STRATEGIE DE GUERRE: LES USA AURAIENT TROUVE UN MOYEN D'EVINCER L'IRAN ET LA RUSSIE DE SYRIE

La Syrie

Les USA auraient trouvé un moyen censé évincer l’Iran et la Russie de Syrie

© Sputnik . Alexander Makarov

INTERNATIONAL

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496137

Une nouvelle stratégie de guerre, qui ferait objet de discussion au sein de l’administration américaine, viserait à combattre la présence militaire iranienne en Syrie au moyen de sanctions imposées sur les sociétés iraniennes et russes impliquées dans la reconstruction du pays.

L'administration Trump est en train d'élaborer une nouvelle stratégie d'actions en Syrie, affirme la chaîne américaine NBC en se référant à des sources proches du dossier.

 

Production de pétrole

© SPUTNIK . BORIS BABANOV

Quel impact des sanctions US contre l’Iran sur les prix du pétrole? La réponse de Téhéran

Selon le média, ce nouveau document n'autoriserait pas l'armée américaine à attaquer les militaires iraniens et les groupements contrôlés par Téhéran. Cette stratégie serait fondée sur les efforts politiques et diplomatiques visant à «chasser l'Iran de Syrie en exerçant une pression financière» sur lui.

 

La chaîne américaine indique que Washington pourrait sanctionner les entreprises iraniennes et russes participant à la reconstruction de la Syrie.

Les États-Unis avait imposé mardi des sanctions sur 20 sociétés et banques iraniennes qui, selon Washington, accordaient une aide financière à Basij, branche des Gardiens de la révolution islamique, qui présumément envoie des enfants soldats en Syrie.

Fin septembre, lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'Onu sur la non-prolifération, le Président américain avait exprimé sa reconnaissance à Moscou, Téhéran et Damas pour avoir «ralenti» leur attaque dans le gouvernorat d'Idlib. Néanmoins, il avait déclaré que les États-Unis continueraient d'introduire de sévères sanctions contre toutes les activités «malintentionnées» de l'Iran.

https://fr.sputniknews.com/international/201810171038527854-usa-sanctions-russie-iran-syrie/


 

LE BILAN DE L'ATTENTAT DANS UN COLLEGE DE KERTCH, EN CRIMEE. 18 MORTS ET 40 BLESSES

Une explosion dans un collège en Crimée

En direct: le bilan de l'attentat dans un collège de Crimée

© Photo. Snapshot video

RUSSIE

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Une explosion s'est produite mercredi dans un collège à Kertch, en Crimée. Selon le chef de la Crimée, 18 personnes ont été tuées. Le Comité d'enquête a qualifié l'explosion d'attentat.

Au moins 10 personnes ont été tuées et 40 autres blessées dans une explosion dans un collège polytechnique dans la ville russe de Kertch, en Crimée, selon les services d'urgence.

Comme l'indique le service de presse du ministère criméen de la Santé, il est question de 50 blessés.

«Selon les données préliminaires, il s'agît de 50 blessés et de 10 morts. Huit brigades d'ambulances travaillent sur les lieux, l'aviation sanitaire est impliquée», indique le service de presse du ministère criméen de la Santé.

Le Comité national antiterroriste a annoncé qu'un engin explosif non identifié avait explosé.

Nouveaux messages

  • 14:19

    Le bilan atteint 18 morts, selon le chef de la Crimée, Sergueï Aksionov

  • 14:15

    L’auteur présumé de l’attentat en Crimée aurait mis fin à ses jours

    Urgent

    Chef de la Crimée: l’auteur présumé de l’attentat était étudiant, il a mis fin à ses jours

    L’auteur présumé de l’attaque contre un collège à Kertch, en Crimée, était étudiant de 22 ans, il s’est tué, a déclaré le chef de la République de Crimée, Sergueï Aksionov.

    EN SAVOIR PLUS
  • 14:11

    Un auteur présumé de l'attentat en Crimée aurait été filmé par des caméras de vidéosurveillance, informe le portail d'information en ligne BreakingMash.

    Urgent

    Un auteur présumé de l'attentat en Crimée filmé par des caméras de vidéosurveillance

    Un auteur présumé de l'attentat en Crimée aurait été filmé par des caméras de vidéosurveillance, informe le portail d'information en ligne BreakingMash.

    EN SAVOIR PLUS
  • 14:04

    Premiers témoignages

    L'un des étudiants a raconté à RT: «Au début, il y a eu une explosion dans la cantine, et immédiatement après, des personnes avec des armes automatiques ont commencé à sortir des toilettes. Ils avaient des masques sur leurs visages (...). Ils ont tiré sur des étudiants et des enseignants - tous ceux qu'ils rencontraient sur leur chemin. J'ai vu un ou deux blessés. En outre, ces personnes ont jeté des colis d'explosifs».

    La concierge de l'établissement Natalia Panikorovskaya a parlé à RT de deux explosions suivies d'une fusillade.

    «Je ne sais pas comment ils sont entrés. Il y avait des enfants, beaucoup d'enfants (...). Quand les enfants sont passés, il y a eu une explosion. Je pensais que c'était un poste de télévision qui avait explosé. Puis une seconde explosion. Ensuite les gens sont descendus en disant avoir entendu une fusillade au rez-de-chaussée», témoigne-t-elle.

  • 13:43

    Selon le dernier bilan, 13 décès sont à déplorer.

    «Pour le moment, il s'agît de 13 morts et d'environ 50 blessés, dont la plupart sont des adolescents. On cherche à préciser les informations sur les victimes», a déclaré la porte-parole du Comité d'enquête, Svetlana Petrenko.

  • 13:40

    Le chef de la Crimée, Sergueï Aksionov, a décrété un deuil de trois jours dans la région.

  • 13:38

    Le Président russe a exprimé ses condoléances aux familles et aux proches des personnes tuées dans l'explosion, est-il indiqué sur le site du Kremlin.

  • 13:33

    L'engin explosif ayant explosé au collège a été rempli d'objets métalliques, selon le Comité d'enquête. La plupart des victimes de l'explosion sont des adolescents.

  • 13:29

    «Les enquêteurs ont commencé à interroger des témoins, ils étudient les vidéos prises par des caméras de surveillance », a rapporté la porte-parole du Comité d'enquête, Svetlana Petrenko.

  • 13:23

    Vladimir Poutine a été informé de l'explosion. Le Président a chargé d'assurer le transport des victimes vers les principaux centres médicaux du pays

  • 13:21

    L'explosion dans un collège de Kertch est qualifiée d'attentat par le Comité d'enquête

    Le Comité national antiterroriste russe avait auparavant fait état d'un «engin explosif non identifié».

  • https://fr.sputniknews.com/russie/201810171038529620-crimee-explosion-college/


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MANLIO DINUCCI: VIDEO: EN PLUS DES BOMBES, DES MISSILES NUCLEAIRES USA EN ITALIE ?

VIDÉO : En plus des bombes, des missiles nucléaires USA en Italie?

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 16 octobre 2018

ilmanifesto.it / PandoraTV

Région : 

Thème: 

La B61-12, la nouvelle bombe nucléaire USA qui remplace la B-61 déployée en Italie et autres pays européens, commencera à être produite dans moins d’un an. L’annonce a été faite officiellement par la National Nuclear Security Administration (Nnsa). Elle informe que, la révision du projet final s’étant conclue avec succès, démarrent en octobre 2018 au Pantex Plant au Texas les activités de qualification de la production, laquelle sera autorisée à commencer en septembre 2019.

En mars 2020 entrera en fonction la première unité de production, c’est-à-dire que commencera la production en série de 500 bombes. À partir de là, c’est-à-dire dans environ un an et demi, les États-Unis commenceront à déployer en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et probablement dans d’autres pays européens, en fonction anti-russe, la première bombe nucléaire à guidage de précision de leur arsenal, dotée de capacité pénétrante pour exploser sous terre afin de détruire les bunkers des centres de commandement.

Réunion des ministres de la défense au siège de l’OTAN à Bruxelles: les 3 et 4 octobre 2018

Comme l’Italie et les autres pays, violant le Traité de non-prolifération, mettent à disposition des USA à la fois des bases, des pilotes et des avions pour le déploiement de la B61-12, l’Europe sera exposée à un plus grand risque comme première ligne de la confrontation nucléaire croissante avec la Russie.
Se présente en même temps une situation plus dangereuse encore : le retour des euromissiles, c’est-à-dire des missiles nucléaires analogues à ceux qui avaient été déployés dans les années 80 par les États-Unis en Europe (en Italie aussi), avec la motivation officielle de la défendre des missiles soviétiques.
Cette catégorie de missiles nucléaires à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 km), avec base à terre, fut éliminée avec le Traité Inf de 1987. Mais en 2014, l’administration Obama a accusé la Russie d’avoir expérimenté un missile de croisière (sigle 9M729) de la catégorie interdite par le Traité. Moscou nie que ce missile viole le Traité Inf et, à son tour, accuse Washington d’avoir installé en Pologne et Roumanie des rampes de lancement de missiles intercepteurs (ceux du “bouclier”), qui peuvent être utilisées pour lancer des missiles de croisièreàtête nucléaire.

L’accusation faite par Washington à Moscou, qui n’est soutenue par aucune preuve, a permis aux États-Unis de lancer un plan visant à déployerànouveau en Europe des missiles nucléaires à portée intermédiaire avec base à terre. L’administration Obama avait déjà annoncé en 2015 que “face à la violation du Traité Inf de la part de la Russie, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base à terre”. Le plan a été confirmé par l’administration Trump : dans l’année fiscale 2018 le Congrès a autorisé le financement d’”un programme de recherche et développement d’un missile de croisière lancé du sol depuis une plate-forme mobile sur route”.

Le plan est soutenu par les alliés européens de l’Otan. Le récent Conseil de l’Atlantique nord au niveau de ministres de la Défense, auquel a participé pour l’Italie Elisabetta Trenta (M5S), a déclaré que“le Traité Inf est en danger à cause des actions de la Russie”, accusée de déployer “un système de missiles déstabilisant, qui constitue un risque sérieux pour notre sécurité”. D’où la nécessité que “l’Otan maintienne des forces nucléaires sûres, fiables et efficientes” (ce qui explique pourquoi les membres de l’Alliance ont rejeté en bloc le Traité Onu sur l’interdiction des armes nucléaires).
Ainsi prépare-t-on le terrain au déploiement en Europe, au bord du territoire russe, de missiles nucléaires étasuniens à portée intermédiaire avec base à terre. C’est comme si la Russie déployait au Mexique des missiles nucléaires pointés sur les États-Unis.

 Manlio Dinucci

Article original en italien :

VIDEO – Torna l’incubo dei missili a ComisoL’Arte della Guerra.

Édition de mardi 16 octobre 2018 deil manifesto

https://ilmanifesto.it/oltre-alle-bombe-missili-nucleari-usa-in-italia/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Vidéo en italien sous-titrée en français (PandoraTV):

La source originale de cet article est ilmanifesto.it / PandoraTV

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it / PandoraTV, 2018

https://www.mondialisation.ca/video-en-plus-des-bombes-des-missiles-nucleaires-usa-en-italie/5628370


 

HLM: LES BAILLEURS SOCIAUX VONT VENDRE UNE PARTIE DE LEUR PARC

HLM : les bailleurs sociaux vont vendre, sous la contrainte, une partie de leur parc

Les baisses de loyer imposées par l’Etat déstabilisent l’équilibre financier des organismes HLM. Pour y faire face, l’exécutif les incite à accélérer la vente de logements.

Et maintenant, il faut vendre ! Les organismes HLM, qui se retrouvent jusqu’au 11 octobre à Marseille pour leur 79congrès, n’ont guère le choix s’ils veulent financer l’entretien, la rénovation et la construction de leur parc. Ils sont contraints d’en céder une partie pour faire face aux lourdes ponctions de l’Etat.

En 2018, ils ont dû réduire de 800 millions d’euros leurs loyers pour permettre à l’Etat d’économiser d’autant les aides personnalisées au logement (APL). La note atteindra 873 millions d’euros en 2019 et 1,5 milliard d’euros en 2020, soit 8 % de la masse globale des loyers collectés. Entre-temps, ils ont aussi dû digérer l’augmentation de la TVA sur la construction neuve, passée le 1er janvier 2018 de 5,5 % à 10 %, ce qui leur a coûté 700 millions d’euros.

Pour s’en sortir financièrement, le gouvernement leur propose d’abord de renégocier leurs emprunts auprès de la Caisse des dépôts, et de recourir à des prêts dits « de haut de bilan », dont le remboursement ne commence que dans vingt ans. Dans les deux cas, cela coûtera plus cher mais ce sont les générations suivantes qui paieront…

Surtout, l’exécutif veut qu’ils vendent, afin de dégager des liquidités : un appartement cédé apporte, dit-on, les fonds propres nécessaires pour en construire deux ou trois autres. Une telle mécanique est cependant plus facile à instaurer dans une loi qu’à traduire dans la réalité.

Les ambitions du gouvernement sont, en outre, élevées : d’ici 2022, l’objectif est de vendre 40 000 logements sociaux par an, soit 1 % du parc, contre en moyenne 8 000 auparavant. Un niveau réalisable selon la Fédération des entreprises sociales de l’habitat (ESH), branche privée du monde HLM, qui prévoit de monter en puissance à raison de 12 000 logements en 2018, puis 18 000 en 2019, 26 000 en 2020 et ainsi de suite jusqu’à 40 000 en 2022…

Source: Le Monde – 9/10/2018

https://www.cadoitsesavoir.fr/hlm-les-bailleurs-sociaux-vont-vendre-sous-la-contrainte-une-partie-de-leur-parc/?utm_campaign=Push&utm_source=Push_Notifications&utm_medium=Ca+doit+se+savoir



 

LE 17 OCTOBRE 1961 A PARIS: UN CRIME D'ETAT

Mustapha Boutadjine

15 octobre, 13:04 · 

LE 17 OCTOBRE 1961 A PARIS : UN CRIME D’ÉTAT
Le 17 octobre 1961, une manifestation pacifique pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé aux Algériens, qui a rassemblé environ 30 000 personnes à l’appel du FLN à Paris, a été suivi d’une répression sanglante, par 7000 policiers sous les ordres du préfet de police de Paris Maurice Papon, a fait 300 morts, noyés ou exécutés et 11 730 arrestations, parmi les Algériens.
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LE 17 OCTOBRE 1961 : UNE RÉPRESSION SAUVAGE, UN CRIME D’ÉTAT
Par Alain Ruscio, historien
À l’appel du FLN, le mardi 17 octobre au soir, les travailleurs algériens de la région parisienne descendent dans la rue pour contester le couvre-feu. La répression policière, aveugle, s’abat – matraquages, coups de feu, manifestants jetés à la Seine – faisant 300 morts.
Ce que certains ont nommé les événements d’octobre 1961, dont l’apogée se situe le 17, est en fait une tache indélébile dans l’histoire coloniale française. En plein cœur d’un pays qui se prétendait – et se prétend – être celui des droits de l’homme, une véritable chasse à l’homme fut organisée. Des policiers français – blancs – ont tiré sur des manifestants – basanés –, et en ont précipité un grand nombre dans la Seine.
Le couvre-feu, une décision inhumaine et anticonstitutionnelle
Depuis le début de la guerre d’Algérie, un climat systématique de suspicion, de contrôle et de répression multiforme s’était instauré. La torture avait fait son apparition sur le sol français. La nomination de Maurice Papon – dont le passé de haut fonctionnaire de l’appareil de répression du régime de Vichy était alors soigneusement caché – à la préfecture de police fut un moment clé dans l’escalade. Face aux attentats ciblés contre des policiers, organisés par le FLN, Papon n’hésita pas une seconde à ordonner des rafles massives et à couvrir des assassinats. Les premiers remontent à la fin de l’année 1959 et ne s’arrêteront plus. La réplique du FLN fut à la mesure du défi. Des policiers furent abattus. Papon déclara : « Pour un coup reçu, nous en porterons dix ! » C’était ouvertement un feu vert accordé par un haut représentant de l’État à toutes les pratiques de vengeance imaginables.
Le 5 octobre, un couvre-feu visant les Algériens vivant en région parisienne est instauré. Décision humainement insupportable, de surcroît anticonstitutionnelle : des citoyens – certes formellement – sont ainsi interdits de circulation en fonction de leur seule origine. La Fédération de France du FLN appelle à manifester pacifiquement contre cette mesure. Cette manifestation est soigneusement préparée. Une date est arrêtée : le mardi 17 octobre 1961 au soir.
De partout sortent les bidules, longues matraques meurtrières
La manifestation commence. Les mots d’ordre « Algérie algérienne », « Le FLN au pouvoir », « Les racistes au poteau » et « Libérez Ben Bella », fusent. Alors, c’est le déchaînement : les forces de police se précipitent sur les manifestants avec une sauvagerie inouïe. De partout sortent les bidules, ces longues matraques meurtrières. Les policiers frappent à tour de bras. Ceux qui sont à terre sont impitoyablement matraqués, piétinés, roués de coups. Mâchoires brisées, yeux exorbités, fractures ouvertes, rien n’arrête la furie.
Des coups de feu sont tirés. Dans divers lieux, à Bezons, au pont Saint-Michel, des hommes ensanglantés, souvent à demi-inconscients, parfois ligotés, sont basculés dans la Seine. D’autres sont jetés pêle-mêle, sans ménagements, dans des cars de police, où les attendent de nouveaux matraqueurs. Une véritable noria de cars se rend vers les dépôts, les commissariats, vite saturés. Des bus de la RATP sont appelés en renfort. Le palais des sports est réquisitionné.
Comment réagirent les Français « de souche », témoins de ces actes barbares ? La vérité oblige à dire que la majorité fit preuve d’indifférence, mêlée peut-être de gêne, parfois de jubilation. Mais des militants, déjà organisés dans les réseaux d’aide directe au FLN, sollicités à l’avance par celui-ci, se rendirent sur les lieux des manifestations pour servir de témoins français au drame. Il y eut quelques actes organisés de solidarité politique et syndicale, même minoritaires, même timides. Ou des gestes de simple humanité : des Français firent leur devoir en offrant un refuge à des manifestants traqués, etc.
"Le plus important massacre d'ouvriers depuis la Commune"
Dès novembre, le mensuel de Jean-Paul Sartre, les Temps modernes, avança, le premier, le chiffre de 200 morts, le Secours populaire, parlant pour sa part, de « plusieurs centaines ». Le premier historien qui ait entrepris un travail de fond sur la question, Jean-Luc Einaudi, avança en 1991 le chiffre de 300 morts pour les deux mois de septembre et d’octobre.
Il faut en fait voir la réalité en face : c’est un crime d’État qui a été perpétré. Crime : le mot est incontournable. Comme l’a écrit Didier Daeninckx, ce fut « le plus important massacre d’ouvriers à Paris depuis la Commune ». État : c’est du premier ministre, Michel Debré, et de son entourage direct, Pierre Messmer, Roger Frey, qu’est venue l’escalade, ultime manœuvre défensive de la part des milieux « Algérie française » contre la solution négociée. Mais Charles de Gaulle ne peut être absous. Sa fonction ne l’amenait certes pas à s’occuper dans le détail du maintien de l’ordre dans Paris. Mais il couvrit, il encouragea : comme plus tard pour Charonne, il ne fallait pas que la rue décide du sort de l’Algérie. La seule réaction qui lui est prêtée, après le massacre, fut l’emploi de deux adjectifs : « inacceptable » et « secondaire ». Cet épisode, en tout cas et pour le moins, n’apparaît pas comme le plus glorieux de la longue vie politique du général.
Il serait temps, grand temps, que cet État reconnaisse ce crime.
Des réactions ?
Dès le 18 octobre, la presse de gauche informe sur l’ampleur des manifestations et de la répression, sans en connaître ni la gravité ni les détails. Au Sénat, Jacques Duclos intervient le 31 octobre. Diverses publications, distribuées par les membres des réseaux d’aide au FLN, répercutent la protestation. Parmi les intellectuels, Claude Lanzmann fut à l’origine d’un appel solennel, signé par Aragon, Simone de Beauvoir, André Breton, Aimé Césaire, Marguerite Duras, Jean-Paul Sartre, Laurent Schwartz, Pierre Vidal-Naquet… L’idée que les massacres ont été perpétrés dans l’indifférence générale est fausse, mais il est avéré que la protestation ne descendit pas dans la rue. De maigres rassemblements eurent lieu à Malakoff, Gennevilliers, Boulogne-Billancourt… L’internationalisme est un combat toujours recommencé.
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GILLES MANCERON : « LE DÉNI DE LA RÉALITE » EST VOUÉ A L’ÉCHEC
Propos recueillis par Nadjia Bouzeghrane, journaliste à El Watan, le 16 octobre 2011

Pour Gilles Manceron, historien et vice-président de la Ligue des droits de l’Homme, le déni par les autorités françaises de la répression du 17 octobre 1961, et, plus généralement, l’absence de reconnaissance des importantes atteintes aux droits de l’homme qui ont émaillé le passé colonial de la France sont des combats d’arrière-garde.
Dans les deux entretiens que nous reprenons, l’historien exprime sa conviction que, l’exigence de reconnaissance étant de plus en plus forte, ces combats sont voués à l’échec.
Gilles Manceron : “Cet événement est le paroxysme de la violence et de l’arbitraire”
Gilles Manceron, historien, était, jusqu’en juin 2011, vice-président de la Ligue des droits de l’homme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont D’une rive à l’autre. La guerre d’Algérie de la mémoire à l’histoire (avec Hassan Remaoun, Syros, 1993) et Marianne et les colonies. Une introduction à l’histoire coloniale de la France (La Découverte, 2003). Il a préfacé le manuscrit inédit des journalistes Marcel et Paulette Péju Le 17 Octobre des Algériens qu’il complète par La triple occultation d’un massacre (éditions La Découverte, septembre 2011)
 Comment expliquez-vous les mensonges, silences et occultations de l’Etat français sur cet événement majeur de la guerre d’indépendance de l’Algérie et de l’histoire de la France ?
C’est un épisode difficilement acceptable du point de vue de l’histoire d’un pays, une telle répression d’une manifestation pacifique fait tache. Et les historiens anglais, qui ont travaillé sur le sujet (se reporter à la préface au texte de Marcel et Paulette Péju dont nous avons publié des extrait dans notre édition d’hier), disent que dans toute l’histoire de l’Europe occidentale, c’est la manifestation pacifique qui a été réprimée avec le plus de violence et qui a fait le plus de victimes. Cet événement rattaché à la période coloniale française est à la fois le paroxysme, l’épisode ultime et la manifestation la plus éclatante de la violence et de l’arbitraire.
 Pourquoi est-on allé jusqu’au mensonge ?
L’épisode lui-même s’explique, c’est ce que montre le texte de Marcel et Paulette Péju, par une mystification apparue à l’été 1962. Ils rapportent que l’affaire a été présentée à l’opinion française par le préfet de police et le gouvernement, en tout cas le Premier ministre Michel Debré, le ministre de l’Intérieur Roger Frey, comme étant une nécessaire réponse à une vague d’« attentats terroristes ». Or, à l’examen des faits, des témoignages de victimes et d’observateurs, des documents disponibles, on se rend compte que les négociations d’Evian s’étaient ouvertes en mai 1961, et que personne au sein du GPRA n’envisageait de les compromettre en déclenchant une vague de terrorisme. On est dans un contexte où tout le monde tourne ses espoirs vers une sortie de la guerre. Or, le gouvernement français est divisé sur cette politique algérienne du général de Gaulle et notamment le Premier ministre, Michel Debré. Dessaisi du dossier algérien, et n’ayant en mains que la question du maintien de l’ordre, il va lancer une répression notamment dans le département de la Seine en remplaçant le ministre de l’Intérieur et le garde des Sceaux, Edmond Michelet, pour faire une guerre à l’immigration et au FLN alors que de Gaulle décrète un cessez-le-feu unilatéral.
 La violente répression de la manifestation par la police de Paris s’expliquerait-elle par la volonté de faire capoter les négociations en cours ?
Dès le 17 octobre 1961 au soir, la Préfecture de police annonce qu’il y a eu des affrontements armés entre manifestants et policiers alors que cela ne correspondait pas à la réalité.
 Vous écrivez dans La triple occultation que les responsables algériens avaient aussi fait le silence sur la manifestation du 17 Octobre 1961 et sa répression. Pour quelles raisons ?
Plusieurs éléments sont à l’origine du silence algérien. D’abord parce que c’était une initiative qui est partie de la base de l’immigration, d’un ras-le-bol de la brutalité policière et de l’arbitraire qui la frappait depuis plusieurs semaines, une initiative qui n’était pas programmée à Tunis. Les dirigeants du FLN ont été surpris par cette initiative qui a, d’une certaine manière, perturbé leur calendrier. Le mot d’ordre de la direction nationale du FLN était de marquer l’anniversaire du 1er Novembre.
 Les dirigeants du FLN ne voyaient-ils pas que le couvre-feu imposé aux Algériens, le 5 octobre 1961 par le préfet de Paris, était contraignant et humiliant et que cette mesure appelait une réaction, voire une riposte ?
Le comité directeur en Allemagne était informé, il avait compris la demande de feu vert pour l’organisation de cette manifestation de boycottage de couvre-feu par les responsables parisiens du FLN, il accepte cette initiative en insistant sur le caractère pacifique de la manifestation et transmet l’information à Tunis. La manifestation est encadrée par la Fédération de France du FLN. Du côté de Tunis, de l’état-major des frontières, la préoccupation était avant tout de ne pas gêner les négociations pour l’indépendance. 
Il y a un autre élément pouvant expliquer l’occultation des responsables de l’Etat algérien nouvellement indépendant, c’est le fait que pendant la crise de l’été 1962, les leaders de la Fédération de France sont majoritairement favorables au GPRA.
 Le couvre-feu a-t-il été le seul élément à l’origine de la manifestation du 17 octobre 1961 ?
Dans un débat organisé par Médiapart, Sylvie Thénault (historienne,) avait employé le terme de « pic dans une politique de répression », venant couronner une répression qui courrait depuis la fin du mois d’août 1961, soit depuis que Michel Debré avait obtenu le changement du garde des Sceaux Edmond Michelet et son remplacement par Bernard Chenaud. La répression devenait de plus en plus intolérable, ce qui fait que la manifestation était dirigée contre le couvre-feu mais aussi contre tout ce qui avait précédé.
 Une « terreur d’Etat » à laquelle vous faites référence...
On peut parler de terreur d’Etat. Après le 17 octobre, pour comprendre, certains journalistes, certaines personnalités, sont allés sur les lieux de vie des Algériens, comme Marguerite Duras qui, dans France Observateur de l’époque, rapporte avoir été au bidonville de Nanterre et y avoir interrogé des habitants qui lui rapportent qu’ils vivent « une vie terrorisée », une « terreur d’Etat ».
 Les réactions de la presse, des partis politiques, de l’opinion publique ont été tardives...
Il y a eu peu de réactions de la part de la principale force organisée de la gauche française, le parti communiste et la CGT qui, à cette époque, lui était très liée. Dans le communiqué que la CGT publie le lendemain et que je cite, la centrale syndicale se prononce pour des protestations sur les lieux de travail mais pas pour une manifestation nationale. Il y a une faillite de la part de grandes institutions de la gauche française.
 Le texte de Marcel et Paulette Péju n’a jamais été publié dans son intégralité. Pourquoi ?
Le texte devait paraître chez Maspéro à l’été 1962, et dans le contexte de la crise interne au FLN, le gouvernement de Ben Bella demande à ce qu’il ne paraisse pas.
 Quel éclairage nouveau apporte ce texte qui vient d’être publié dans son intégralité à la compréhension de la manifestation du 17 Octobre 1961 et de sa répression ?
Ce texte montre que la manifestation était certes contre le couvre-feu, mais aussi contre tout ce qui avait précédé depuis la fin du mois d’août. Il insiste aussi sur la volonté de réagir. Le troisième élément c’est la manifestation des femmes du 20 octobre.
 Ce rôle est assez méconnu...
Montrer que l’immigration a joué un rôle important dans l’histoire du mouvement national algérien depuis son début jusqu’à l’indépendance ne cadre pas trop avec l’accent mis sur la résistance de l’intérieur, les maquis, avec ce qu’on peut dire le discours officiel des années qui ont suivi l’indépendance lié à une certaine vision de l’identité algérienne. Cela montre que d’autres apports, comme celui de l’immigration, ont été très importants dans la réalisation de l’indépendance. Une fédération du FLN où les femmes ont joué un rôle important cela ne va pas très bien avec le rôle assigné aux femmes après l’indépendance dans la société algérienne. Il y avait une section féminine importante dans la Fédération de France du FLN qui avait des publications et dont l’une des responsables était l’épouse de Rabah Bouaziz.
 Le moment est mûr pour sortir des non-dits et des occultations...
Le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie peut peut-être servir à cela. Et de ce point de vue-là, il y a un réveil de la mémoire des associations de l’immigration algérienne en France, des enfants issus de cette immigration comme Mehdi Lallaoui, Yasmina Addi qui, par des récits de famille, ont fait ce travail à travers des films, des livres. Le temps est-il peut-être venu de lever un certain nombre de tabous, de non-dits ou de simplifications et instrumentalisations de l’histoire.
 Sur cette période, toutes les archives sont-elles ouvertes aujourd’hui ?
Il y a encore des archives qui sont soumises à dérogation et ne sont pas facilement consultables, ou consultables depuis peu de temps. Le fonds Michel Debré, par exemple, est soumis à dérogation. Dans le texte qui suit celui de Marcel et Paulette Péju, je me suis servi d’une étude qu’avait faite Dominique Borne sur les rapports de Debré avec Edmond Michelet. Il y a des documents qui ont été détruits à la préfecture de police, mais quand il y a des destructions, on peut identifier le contenu.
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ICI, LA PEINTURE NOIRE S’EFFACE
Aurélien Soucheyre, journaliste à l’Humanité

La mémoire du 17 octobre 1961, cinquante-cinq ans après les faits, reste diffuse à Paris, malgré un travail citoyen de plus en plus actif, et la photo emblématique de Jean Texier.
L’eau a coulé sous les ponts. Peut-être un peu trop. Certes, la journée d’hier ne se prêtait pas forcément au recueillement. C’est un 17 octobre, que des Algériens furent massacrés à Paris. Alors le dimanche 16, sous le soleil, un sourire aux lèvres, devant une Seine qui scintille, les monuments parisiens, et des arbres encore verts, il y a de quoi être interloqué devant cette question : « Savez-vous ce qu’il s’est passé ici, le 17 octobre 1961 ? » Le petit bout d’été indien et l’interrogation inattendue n’expliquent pourtant pas complètement le flottement des Parisiens et des touristes hexagonaux face à ce douloureux souvenir.
Car la plupart des personnes croisées hier méconnaissaient largement ce que les historiens britanniques Jim House et Neil MacMaster ont qualifié de plus violente répression d’État contemporaine jamais appliquée à une manifestation de rue en Europe occidentale. C’était à cinq mois de la fin de la guerre d’Algérie. Les négociations d’Évian, qui allaient déboucher sur l’indépendance, étaient ouvertes depuis des mois. Mais le climat parisien est exécrable. Les tensions et les meurtres vont crescendo entre la police et la fédération de France du FLN. Depuis le 5 octobre, un couvre-feu discriminatoire est imposé aux seuls Algériens par le préfet de police, Maurice Papon. Absolument illégal, l’arrêté est ainsi formulé : « Il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs algériens de s’abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement entre 20 h 30 et 5 h 30 du matin. » Il a pourtant caractère obligatoire.
« J’ai déjà vu l’inscription être repeinte, il n’y a pas si longtemps, puis effacée »
Le 17 octobre 1961, des milliers d’Algériens décident de braver le couvre-feu en manifestant pacifiquement dans Paris. D’un historien à l’autre, entre 30 et 250 d’entre eux seront exécutés par la police. Certains finiront jetés dans la Seine. L’épisode sera très rapidement étouffé, occulté. Par bien des aspects, il n’a toujours pas à ce jour pleinement repris sa place dans l’histoire de la guerre d’Algérie. Pourtant, en 2001, le maire de Paris appose cette plaque, au pont Saint-Michel : « À la mémoire des nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961. » Et en 2012, le président de la République, François Hollande, déclarait que « la République reconnaît avec lucidité ces faits ».
La plupart des Parisiens, certes croisés au hasard, n’ont que des souvenirs flous devant la plaque du pont Saint-Michel. « Oui, je connais. C’est Charonne », se méprenait Pauline, avant de lancer que « ce jour-là, des manifestants ont aussi été tués dans la station de métro ». L’épisode de Charonne, lui aussi lié à la guerre d’Algérie et à une manifestation pacifique réprimée dans le sang par Maurice Papon, eut lieu le 8 février 1962. Neuf français y perdirent la vie. Au pont des Arts, une plaque célèbre la mémoire des résistants Jacques Lecompte-Boinet, Vercors, et du général de Gaulle dans sa facette la plus glorieuse, celle qui va de 1939 à 1945. Nulle trace du supérieur de Maurice Papon pendant la guerre d’Algérie. Nulle trace, non plus, d’un souvenir qui offre l’une des plus célèbres persistances au massacre du 17 octobre 1961. Car c’est juste sur la droite du pont des Arts que fut prise la photographie du graffiti : « Ici on noie les Algériens. » « Je connais surtout cette photo, en noir et blanc, avec le lampadaire et l’inscription. Je l’ai déjà vue dans la presse. C’est grâce à elle que j’ai une idée de ce qu’il s’est passé ici », mesure Laurent. À deux pas, sur le muret du quai de Conti que recouvrent les planches vertes des bouquinistes, un habitué rappelle avoir « déjà vu l’inscription être repeinte, il n’y a pas si longtemps, puis effacée ».
Le cliché, capturé par le photographe pour Avant-Garde et l’Humanité Jean Texier, décédé il y a peu, n’avait pas été publié à l’époque. Si la presse vivait sous la menace permanente de saisies et de censures, les deux titres dénoncèrent la répression, respectivement le 25 octobre puis le 7 novembre 1961, évoquant 60 morts. L’occultation d’État prendra néanmoins le pas durant des années, avant de se fissurer. Des romans, dont celui de Didier Daeninckx, des ouvrages historiques, dont celui de Jean-Luc Einaudi, des travaux journalistiques, dont celui de l’Humanité en 1985, date de la première parution de la photo de Jean Texier, font peu à peu bouger les lignes. L’ouverture du procès Papon en 1997, pour son rôle sous l’Occupation, remettra en lumière son rôle du 17 octobre 1961, sans oublier le travail des associations contre l’oubli, la reconnaissance de la répression par des collectivités, ou encore le film Ici on noie les Algériens, sorti en 2011. Pendant que l’eau coulait sous les ponts, le travail d’histoire et de mémoire montait progressivement. Reste à le partager davantage, pour regarder pleinement l’histoire en face.
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PARIS LE 17 OCTOBRE 1961
Par Mustapha Boutadjine
Paris 1991. Graphisme 
Extrait de " Contre images ", extrait de la monographie " Collage Résistant(s) ". Éditions Helvétius, Paris. DROITS RESERVÉS : À MUSTAPHA BOUTADJINE/ÉDITIONS HELVÉTIUS/ARTBRIBUS/ADAGP 1114563
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17 OCTOBRE 1961. BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE 
Des harkis à Paris et Ratonnades à Paris, Paulette Péju, La Découverte, 2000 ; première édition, François Maspero, Paris, 1961.
Meurtres pour mémoire, Didier Daeninckx, Gallimard, 1984.
Les Ratonnades d’octobre : un meurtre collectif à Paris en 1961, Michel Lévine, �Jean-Claude Gawsewitch, Paris, 2011 �(déjà édité par Ramsay en 1985).
« Ce jour qui n’ébranla pas Paris », dans Face à la raison d'État : un historien dans la guerre d’Algérie, Pierre Vidal-Naquet, La Découverte, Paris, 1989.
Les Manifestations de rue dans La guerre d'Algérie et les Français, Danièle Tartakowsky, Fayard, Paris, 1991.
La Bataille de Paris : 17 octobre 1961, �Jean-Luc Einaudi, Le Seuil, Paris, 1991.
Octobre 1961, un massacre à Paris, �Jean-Luc Einaudi, Arthème-Fayard, Paris, 2011.
Le Silence du fleuve : ce crime que nous n'avons toujours pas nommé, Bezons, Éditions Au nom de la mémoire, 1991.
Le 17 octobre 1961, un crime d’État à Paris, La Dispute, Paris, mai 2001 (avec la collaboration de l’association 17 octobre 1961 contre l’oubli). Un recueil de témoignages, de documents et d’analyses, comprenant, notamment, des contributions de Benjamin Stora, Jean-Luc Einaudi, René Gallissot, Alain Brossat, Sidi Mohammed Barkat, Olivier �Le Cour Grandmaison, Nicole Dreyfus.
Octobre 1961. Un massacre à Paris, �Jean-Luc Einaudi, Fayard, 2001.
La Gangrène et l’Oubli, la mémoire �de la guerre d’Algérie, Benjamin Stora, �La Découverte, 2005.
Charonne, 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’État, Alain Dewerpe, Gallimard, collection « Folio histoire », 2006.
Paris 1961. Les Algériens, la terreur �d’État et la mémoire, Jim House, Neil MacMaster, Tallandier, 2008.
Scènes de la guerre d’Algérie en France. Automne 61, Jean-Luc Einaudi, Éditions du Cherche midi, 2009.
La Police parisienne et les Algériens �(1944-1962), Emmanuel Blanchard, Nouveau Monde Éditions.

 

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IDLIB: L'ACCORD DE SOTCHI RISQUE DE CAPOTER

L’accord russo-turc de Sotchi sera-t-il mené à terme ?

Thu Oct 11, 2018 1:32PM

Vue générale sur la ville syrienne d'Idlib, le 30 septembre 2018. ©AFP

Vue générale sur la ville syrienne d'Idlib, le 30 septembre 2018. ©AFP

Après le retrait des armes lourdes de la « zone démilitarisée » d’Idlib, dans le cadre de l’accord de Sotchi, est venue l’heure fatidique de l’évacuation des terroristes. La stabilité de la situation dépendra de leur obtempération.

L’accord entre Ankara et Moscou, conclu dans la ville russe de Sotchi le 17 septembre, a sauvé in extremis le dernier bastion insurgé de Syrie d’une offensive d’envergure et constitue un premier pas vers la libération de cette région frontalière de la Turquie.

Le quotidien russe Kommersant rappelle que la première étape de l’application de l’accord commence par la remise « des armes lourdes et semi-lourdes ». En effet, les groupes terroristes et armés de l’opposition ont retiré leurs armes lourdes de la zone.

Des rebelles sécurisent un char d’assaut dans le cadre de l’accord de démilitarisation d’une zone dans la province d’Idlib, le 9 octobre 2018. ©AFP

Les terroristes doivent en outre avoir quitté les lieux avant la mi-octobre, stipule l’accord qui prévoit, entre autres, la création d’une zone tampon de 15 à 20 kilomètres de large, en forme de fer à cheval, sous le contrôle de la Russie et de la Turquie, dans la province d’Idlib et des secteurs des régions voisines d’Alep, Hama et Lattaquié. 

La première étape s’est bien déroulée avant le 10 octobre, selon un communiqué du ministère russe de la Défense.

À la mi-octobre, le sort de la province d’Idlib sera enfin fixé.

« L’accord concernant la démilitarisation de la zone de désescalade d’Idlib a été mis en œuvre. Nos partenaires turcs jouent le rôle principal dans la coopération active avec tous les groupes présents à Idlib. Nos informations confirment la progression suffisante de ce processus » a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

La zone démilitarisée devrait être totalement fonctionnelle à partir du 15 octobre. Il a néanmoins précisé que le prolongement de ce délai d’un ou de deux jours n’est pas important. « Dans tous les cas, la réalisation de cette mission est importante. Ce qui compte, c’est qu’elle soit exécutée et nous soutenons activement les efforts de nos partenaires turcs », a-t-il indiqué.

D’autre part, une source au sein du gouvernement de Damas a qualifié l’opération d’évacuation des terroristes de la zone démilitarisée de « difficile » et d’« embarrassante » pour les autorités d’Ankara, car les forces alliées de la Turquie perdront toutes leurs positions à Idlib.

Des représentants de l’opposition syrienne se disent méfiants envers la Russie et inquiets quant à leur avenir. Cet état d’esprit a totalement stigmatisé le processus de règlement de la crise en Syrie et de la création d’un Comité constitutionnel.

PressTV-Idlib : l’ASL dit non à la Russie

Le déploiement des patrouilles russes et turques et le retrait des armes lourdes devraient intervenir avant le 10 octobre.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/11/576708/Laccord-russoturc-de-Sotchi-sera-t-il-mene-a-terme



L'IRAN EST PRET A COOPERER AVEC L'ARMEE PAKISTANAISE POUR LIBERER LES OTAGES IRANIENS

Le CGRI est prêt à coopérer avec l’armée pakistanaise pour libérer les otages iraniens

Tue Oct 16, 2018 4:2PM

Le commandant de la force terrestre du Corps des gardiens de la Révolution islamique, le général de brigade Mohammad Pakpour. (Photo d’archives)

Le commandant de la force terrestre du Corps des gardiens de la Révolution islamique, le général de brigade Mohammad Pakpour. (Photo d’archives)

Le commandant de la force terrestre du Corps des gardiens de la Révolution islamique a déclaré que cette force était prête à lancer une opération conjointe avec l’armée pakistanaise pour relâcher les gardes-frontières iraniens, enlevés ce matin.

Le général de brigade Mohammad Pakpour a rappelé, le mardi 16 octobre, que des éléments du groupe terroriste Jaysh al-Adl s’étaient infiltrés, depuis la frontière du Pakistan, dans un poste de contrôle frontalier, chargé de surveiller la frontière de Mirjaveh, appartenant à la province du Sistan-et-Baloutchistan.

« Cet attentat a été perpétré par un agent ou des agents infiltrés. Un certain nombre de forces locales, de gardes-frontières de Mirjaveh et deux membres du Corps des gardiens de la Révolution islamique ont été pris en otages avant d’être transférés au Pakistan », a-t-il ajouté.

Le général de brigade Pakpour a appelé le gouvernement pakistanais à renforcer les dispositifs de sécurité sur ses frontières.

« Pendant les six premiers mois de l’année en cours, un grand nombre de postes frontaliers iraniens ont été attaqués depuis le territoire pakistanais. Il y a 12 jours, le numéro deux de Jaysh al-Adl a été abattu lors d’une attaque de ce groupe contre l’un des postes frontaliers iraniens. Divers attentats terroristes ont été perpétrés contre les postes frontaliers et les tours de contrôle de la République islamique d’Iran », a déclaré le général de brigade Pakpour.

Et de préciser : « Nous avons établi pas mal de contacts, depuis ce matin, avec l’armée pakistanaise pour lui demander de garantir l’arrestation des terroristes et la santé des otages. »

Iran/Mirjaveh : le CGRI réagit

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique annonce dans un communiqué l’enlèvement des Bassijis et des gardes-frontières au sud-est de l’Iran par des éléments infiltrés.

Le commandant de la force terrestre du Corps des gardiens de la Révolution islamique a souligné que ces terroristes vivaient dans un fief sur le territoire pakistanais.

« La République islamique d’Iran est prête à faire partie de toute opération conjointe avec l’armée pakistanaise pour arrêter les terroristes et relâcher les otages. Nous suivrons cette affaire jusqu’à ce que les otages reviennent sains et saufs chez leurs familles », a-t-il ajouté.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/16/577184/Jaysh-Adl-Mirjaveh-Iran-CGRI-Pasdaran-armee-iranienne-Pakistan-garde-frontiere-otage-enlevement


 

LA COREE DU NORD DENONCE LES INTENTIONS "MALEFIQUES" DES USA

Sanctions: Pyongyang dénonce les intentions « maléfiques » de Washington

 Depuis 15 heures  16 octobre 2018

sommet-corees

 Asie et Afrique - Deux Corées

 

Les médias officiels nord-coréens ont attaqué mardi les Etats-Unis pour leur volonté « maléfique » de maintenir les sanctions contre Pyongyang, accusant le président Donald Trump d’empêcher les relations intercoréennes de progresser.

Ces commentaires menacent de troubler les négociations entre Washington et la Corée du Nord, en particulier sur la tenue d’un second sommet entre  M. Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Lors de leur premier sommet en juin à Singapour, M. Kim avait réitéré un engagement nord-coréen vague en faveur de la dénucléarisation de la péninsule.

Mais les Etats-Unis militent pour le maintien des sanctions tant que le Nord n’aura pas procédé à sa « dénucléarisation finale et entièrement vérifiée ».

Washington « joue un double jeu », peut-on lire dans un éditorial de près de 1.700 mots publié par l’agence KCNA, et menace de « détruire » l’occasion diplomatique entre les deux pays. « Les Etats-Unis (…) répondent à la bonne foi par le mal ».

L’article est publié quelques jours après une nouvelle visite à Pyongyang du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo qui a expliqué avoir eu des entretiens « productifs » sur la dénucléarisation avec le leader nord-coréen.

Lors d’une précédente visite en Corée du Nord, en juillet, M. Pompeo avait déjà fait état de « progrès ».

Ce qui n’avait pas empêché Pyongyang de condamner quelques heures après son départ les « méthodes de gangster » des Américains accusés d’exiger son désarmement unilatéral sans faire de concession.

Cette déclaration avait jeté des doutes sur les perspectives de progrès mais la dénonciation publiée mardi va plus loin, en critiquant implicitement M. Trump, qui est connu pour accorder un grand poids aux relations personnelles.

Sans nommer le président américain, l’éditorial fait référence à ses commentaires récents selon lesquels Séoul ne lèverait pas ses propres sanctions contre le Nord sans l’aval de Washington.

« Même la Maison Blanche a prononcé des mots menaçants », ce qui « met en rage non seulement les Sud-Coréens mais aussi tous les autres Coréens », dit KCNA.

Le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a rencontré le Nord-Coréen à trois reprises cette année, est le principal architecte de la spectaculaire détente

en cours. Il a promis de continuer à appliquer les sanctions de l’ONU mais est convenu avec le Nord d’un certain nombre de projets économiques conjoints.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1083931


 

LE MISSILE IRANIEN DU GOLFE PERSIQUE, "TUEUR DES NAVIRES US"

Missile iranien, « tueur des navires US »

 Depuis 11 heures  16 octobre 2018

fares

 Iran - Monde islamique

 

La capacité balistique de l’armée iranienne est le fruit des prouesses technologiques de la Défense du pays. Le point de départ de cette avancée remonte aux années 80, durant la guerre imposée par l’Irak, où l’Iran faisant l’objet d’un blocus tous azimuts imposé par plusieurs pays.

L’Iran possède une panoplie de missiles balistiques. Le missile baptisé « Golfe persique » est un missile supersonique à combustible solide. Il s’agit d’un engin furtif, ultra-son et capable d’atteindre des navires et des vedettes.

Munie d’une ogive de 650 kilogrammes, il a une portée de 300 kilomètres et il est de type combiné sol-air et air-mer, avec la capacité de projection verticale. Sa marge d’erreur est proche de zéro, ce qui signifie que les navires américains ne sont pas en sécurité ni dans le Golfe persique ni dans le détroit d’Hormuz, ni dans la mer d’Oman ni dans l’océan Indien.

Le missile a été conçu par le Centre de recherche du Corps des gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) et est produit par le ministère iranien de la Défense et des Forces armées.

Ce missile a été testé en mars 2015. Après quoi, les services de renseignement de la marine américaine (AWU) ont estimé dans un rapport que la marge d’erreur du missile antinavire est de 10 mètres et qu’il est capable de prendre pour cible n’importe quelle flotte ennemie dans la région du golfe Persique et en mer d’Oman.

Le mécanisme de fonctionnement de tous les missiles est le suivant: les radars terrestres, maritimes, des avions et des drones, identifient la latitude et la longitude de la cible avant d’envoyer ses coordonnées géographiques à l’unité de lancement de missile qui est actionné et tiré en direction de la position indiquée. Mais à la pointe de l’ogive installée sur le missile Golfe Persique, se trouve aussi un système électro-optique sophistiqué qui détecte les cibles, une fois que l’engin revient de l’atmosphère; ce qui lui confère une indépendance d’action.

Le missile du Golfe Persique se verrouille sur la cible dans sa phase finale, ce qui veut dire qu’il possède un système de détection qui peut être optique, infrarouge, radar ou laser. Il couvre la quasi-totalité de la région du golfe Persique et du golfe d’Oman.

Les missiles anti-navire iraniens ont considérablement renforcé la capacité de dissuasion des forces armées de l’Iran.

Source: PressTV

https://french.almanar.com.lb/1084536