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ROYAUME-UNI : MULTIPLICATION DES GREVES FACE A L'INFLATION

Par Le 18/08/2022

Au Royaume-Uni, les grèves se multiplient face à l’inflation

Au Royaume-Uni, les grèves se multiplient face à l’inflation

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Par AlAhed avec AFP

Des cheminots aux postiers, en passant par les dockers… Le Royaume-Uni fait face à des grèves d'ampleur, ce jeudi 18 août.

Les mouvements sociaux devraient être de retour samedi, en ce qui concerne les chemins de fer.

Ces débrayages ont lieu pour réclamer de meilleurs salaires face à une inflation au plus haut et un pouvoir d'achat qui fond comme neige au soleil.

Des dizaines de milliers d'employés des chemins de fer britanniques sont appelés à cesser le travail par les syndicats RMT, TSSA et Unite, le nouvel épisode de la plus grosse grève en 30 ans dans le secteur, entamée fin juin.

En cette période de vacances scolaires, Network Rail, le gestionnaire public du réseau, a prévenu que seul un train sur cinq circulerait, appelant les Britanniques à ne voyager «que si cela est absolument nécessaire».

Vendredi, l'ensemble du réseau de transport de Londres devrait être quasi paralysé, et restera très perturbé pendant tout le week-end.

Dimanche, les dockers du port de Felixstowe (est de l'Angleterre) – le plus gros pour le fret dans le pays – commencent une grève de huit jours, menaçant de mettre à l'arrêt une grande partie du trafic de marchandises du pays.

Partout le mot d'ordre est le même: les employés réclament des hausses de salaires en phase avec l'inflation, qui a atteint en juillet 10,1 % sur un an au Royaume-Uni et pourrait dépasser 13 % en octobre, selon les prévisions de la Banque d'Angleterre.

Le pouvoir d'achat est mangé par les hausses de prix à une vitesse record, ce qui «démontre le besoin vital […] de défendre la valeur de la rémunération des travailleurs», assure dans un communiqué Sharon Graham, secrétaire générale du syndicat Unite, l'un des principaux du pays.

115 000 postiers en grève entre fin août et septembre

À l'appel du syndicat sectoriel CWU, plus de 115 000 postiers britanniques ont prévu quatre jours de débrayage entre fin août et début septembre, et quelque 40 000 employés de l'opérateur de télécoms BT poursuivront leur première grève en 35 ans.

Des actions sont prévues – ou ont eu lieu – dans les entrepôts d'Amazon, chez les avocats pénalistes ou parmi les éboueurs.

«Les employeurs font leur possible pour aider leur personnel à traverser cette période», a assuré mardi le syndicat patronal CBI dans un communiqué.

«Mais une large majorité ne peut se permettre d'augmenter suffisamment les salaires pour suivre l'inflation», a-t-il fait valoir.

Certaines grèves ont pourtant été récemment évitées à la dernière minute, à la suite d'offres de rémunération jugées satisfaisantes.

C'est le cas de salariés d'une entreprise de ravitaillement en carburant à l'aéroport d'Heathrow, qui menaçaient de perturber le trafic et ont finalement renoncé à débrayer.

Des personnels au sol de British Airways, qui demandaient au minimum le rétablissement de salaires amputés de 10 % pendant la pandémie, ont accepté une hausse de 13 % et levé la grève.

Des intérimaires pour remplacer les grévistes

Si les cheminots poursuivent leur mouvement jeudi, c'est que les négociations avec la multitude d'opérateurs privés du secteur sont dans l'impasse.

Ils ont aussi rejeté une offre salariale de Network Rail qu'ils accusent d'être conditionnée à des licenciements massifs.

Le ministre des Transports, Grant Shapps, qui a refusé de s'impliquer directement dans les discussions, est pointé du doigt par les organisations, accusé de ne pas donner de mandat suffisant aux entreprises pour négocier.

Autre motif de colère syndicale: le gouvernement vient de modifier la loi afin de permettre le recours à des intérimaires pour remplacer les grévistes.

Le célèbre grand magasin de luxe londonien Harrods a été «le premier employeur à menacer son personnel» de faire usage de cette loi, alors que certains employés votent actuellement une éventuelle grève, selon Unite.

Les mouvements pourraient durer au-delà de l'été, et aussi s'étendre aux fonctionnaires de l'enseignement ou encore de la santé, où le syndicat a taclé des offres salariales «misérables» de 4 %.

https://french.alahednews.com.lb/45355/321

royaume uni economie greve

Dans Afrique

A L'ONU, LE MALI ACCUSE LA FRANCE D'AVOIR RENSEIGNE ET ARME DES "GROUPES TERRORISTES"

Par Le 18/08/2022

Devant l’ONU, le Mali accuse la France d’avoir renseigné et armé des «groupes terroristes»

Devant l’ONU, le Mali accuse la France d’avoir renseigné et armé des «groupes terroristes»

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Par AlAhed avec sites web

Le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l'ONU pour faire cesser ce qu'il présente comme des «actes d'agression» de la France. Bamako dénonce notamment des violations de sa souveraineté ainsi qu'un présumé soutien français à des groupes terroristes. Le ministère malien des Affaires étrangères a diffusé ce 17 août auprès de journalistes une lettre adressée par le chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop, à la présidence en exercice chinoise du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le ministre malien y accuse la France : non seulement de violations de sa souveraineté et d'actes d'espionnage, mais aussi d'un présumé soutien de Paris à des groupes terroristes islamistes. «[Le Mali] se réserve le droit de faire usage de la légitime défense», conformément à la Charte des Nations unies, dans le cas où persisteraient les agissements français supposés ici dénoncés, affirme le ministre dans cette lettre datée du 15 août, qui marque le départ du Mali des derniers soldats français, après neuf ans de présence militaire sur place.

Bamako affirme avoir des preuves 

Abdoulaye Diop dénonce dans ce texte des «violations répétitives et fréquentes» de l'espace aérien national par les forces françaises et les vols d'appareils français se livrant à «des activités considérées comme de l'espionnage» et des tentatives d'«intimidation».

Les autorités maliennes disposent de «plusieurs éléments de preuve que ces violations flagrantes de l'espace aérien malien ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel et pour leur larguer des armes et des munitions», peut-on encore lire dans la lettre. En conséquence, le Mali invite le Conseil de sécurité à œuvrer pour que la France «cesse immédiatement ses actes d'agression» et demande à la présidence chinoise de communiquer ces éléments aux membres du Conseil de sécurité en vue d'une réunion d'urgence, écrit le ministre malien.

Cette lettre témoigne une fois de plus de la dégradation des relations franco-maliennes qui s'est accélérée depuis l'arrivée au pouvoir, en août 2020, des militaires.

«Etonnant» et «insultant», réagit le commandant de Barkhane

Le général Bruno Baratz, commandant de Barkhane (l'opération militaire menée au Sahel et au Sahara par l'armée française), a trouvé «étonnant» que les Français soient accusés de soutenir les djihadistes.

«C'est un peu insultant pour la mémoire de nos 59 camarades [français] qui sont tombés en se battant pour le Mali, et également pour la mémoire de tous les Maliens qui se sont battus à nos côtés»

«C'est un peu insultant pour la mémoire de nos 59 camarades [français] qui sont tombés en se battant pour le Mali, et également pour la mémoire de tous les Maliens qui se sont battus à nos côtés, mais aussi les personnels de la Minusma, des forces africaines de la Minusma qui sont tombés en luttant contre le terrorisme», a-t-il dit à Radio France Internationale au Niger, pays voisin du Mali qui a accepté le maintien d'une base aérienne française à Niamey.

https://french.alahednews.com.lb/45353/307

 

france mali terroristes

NOUVELLE-ZELANDE : LES RESTES DE DEUX ENFANTS RETROUVES DANS DES VALISES VENDUES AUX ENCHERES

Par Le 18/08/2022

Nouvelle-Zélande: les restes de deux enfants retrouvés dans des valises vendues aux enchères

Nouvelle-Zélande: les restes de deux enfants retrouvés dans des valises vendues aux enchères

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Par AlAhed avec AFP

Les restes de deux enfants, en âge d'être à l'école primaire, ont été découverts dans des valises achetées aux enchères dans un entrepôt d'Auckland, a confirmé jeudi la police néo-zélandaise.

Selon l'inspecteur Tofilau Faamanuia Vaaelua, les corps étaient probablement conservés depuis plusieurs années et les victimes auraient entre cinq et dix ans.

Les corps reposaient dans deux valises de taille identique, a-t-il précisé.

«La nature de la découverte rend l'enquête complexe, en raison, notamment, du temps écoulé entre la mort et la découverte», a ajouté l'inspecteur.

Il a fallu, pour cette macabre découverte, qu'une famille achète une remorque chargée d'objets vendus en vrac dans un entrepôt.

La famille en question n'est pas liée à la mort, mais est «naturellement bouleversée par la découverte» et a demandé le respect de sa vie privée, a insisté Tofilau Faamanuia Vaaelua.

La police, qui a aussi fait appel à Interpol, se penche sur les autres objets, ménagers ou personnels, contenus dans la remorque pour identifier les victimes.

L'entrepôt et la propriété où les valises ont été emmenées ont été minutieusement examinés par la police scientifique.

Les enfants n'ont pas été identifiés, mais Tofilau Faamanuia Vaaelua s'est dit compatissant envers la famille, qui serait en Nouvelle-Zélande et qui ne savait peut-être pas qu'ils étaient morts.

«Beaucoup d'entre nous (dans la police) sommes des parents. Nous avons un travail à faire et nous faisons de notre mieux pour identifier les victimes», a-t-il déclaré. «Ce que je peux dire, c'est que nous faisons de grands progrès dans l'enquête ADN».

«L'équipe d'enquête travaille très dur pour que la ou les personnes responsables de la mort de ces enfants rendent des comptes», a-t-il promis.

https://french.alahednews.com.lb/45352/321

enfants meurtre nouvelle zelande

Dans Colombie

LA COLOMBIE, VIEIL ALLIE STRATEGIQUE DE WASHINGTON-OTAN

Par Le 18/08/2022

17 août 2022

Depuis que la Colombie se nomme Colombie, elle n’a jamais connu de dignité, de souveraineté et encore moins de paix.

La Colombie, vieil allié stratégique de Washington-OTAN

Hernando Calvo Ospina

Une fois adoptés, les statuts de l'OEA et du TIAR furent imposés par les Etats-Unis et formèrent le cadre idéologique et opérationnel de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, l'OTAN, créée le 4 avril 1949...

Les armes s’étaient à peine tues dans l’Europe ravagée par la Seconde Guerre mondiale ; l’Armée Rouge soviétique commençait tout juste son retour au pays après avoir affronté, poursuivi et écrasé les troupes hitlériennes à Berlin même ; et déjà un autre terrible danger pour l’humanité se profilait depuis Washington. Son armée n’était entrée en guerre que lorsque le drapeau rouge, au marteau et à la faucille, commençait à flotter sur les camps de concentration libérés. Washington avait été témoin du courage et de la détermination soviétiques dans la guerre, et voyait maintenant cet ennemi idéologique ressurgir d’entre les décombres. Les États-Unis n’avaient donc pas de temps à perdre pour prendre possession de ce monde meurtri.

L’une de leurs priorités fut d’établir leur domination sur ce qu’ils appelaient leur "arrière-cour", c’est-à-dire toute l’Amérique latine et la Caraïbe, une région qui n’avait pas souffert directement de l’horreur de la guerre. À cette fin, le président Harry Truman promulgua la "Loi sur la Coopération Militaire Inter-américaine" en 1946. Elle se concrétisa avec la signature à Rio de Janeiro en septembre 1947 du Traité Inter-américain d’assistance réciproque, le TIAR, qui plaça toutes les armées du continent sous la coupe des États-Unis.

Le TIAR devait répondre à toute agression extérieure qui, selon sa propre logique, viendrait du bloc dirigé par les l’Union soviétique.

Empêcher l’arrivée du "communisme pervers et athée" en était le prétexte, mais il s’agissait en réalité d’éloigner l’Union soviétique des inestimables ressources stratégiques de la région, dont seul Washington pouvait avoir le contrôle.

Le cadre statutaire du TIAR fut rédigé par l’ancien président colombien et ambassadeur à Washington, Alberto Lleras Camargo, selon les critères établis par Washington.

Il était donc naturel que le gouvernement de Bogotá soit le premier à signer un accord militaire avec les États-Unis sur la base des principes du TIAR.

L’année suivante, en avril 1948, l’Organisation des États américains (OEA) fut créée à Bogota, et ses statuts présentés par la délégation colombienne, alors que le texte lui avait été remis par la délégation étasunienne, dirigée par le général George Marshal. Lleras Camargo fut nommé premier secrétaire général de l’OEA.

Une fois adoptés, les statuts de l’OEA et du TIAR furent imposés par les Etats-Unis et formèrent le cadre idéologique et opérationnel de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, l’OTAN, créée le 4 avril 1949.

À peine six ans plus tard, le 14 mai 1955, le Traité d’Amitié, de Collaboration et d’Assistance Mutuelle, plus connu sous le nom de Pacte de Varsovie, fut créé. Il s’agissait d’un accord de coopération militaire entre les pays du camp socialiste européen, dirigés par l’URSS, pour répondre aux prétentions agressives de l’OTAN. De 1951 à 1954, la Colombie participa à la guerre de Corée, aux côtés des pays de l’OTAN, sous commandement américain. C’est le seul pays d’Amérique latine à avoir envoyé des troupes, plus de 5 000 soldats.

Depuis lors, les différents régimes colombiens ne manquèrent pas une occasion de soutenir les États-Unis dans leurs agressions et leurs invasions militaires. Et ceci presque toujours sans qu’on le leur demande.

Soulignons l’alliance de la Colombie avec Washington et les membres de l’OTAN pour soutenir la Grande-Bretagne lorsque l’Argentine tenta de récupérer militairement les Îles Malouines en avril 1982. La Colombie ainsi que la dictature chilienne d’Augusto Pinochet, furent les deux seuls pays d’Amérique latine à prendre ce parti.

Avec des troupes officielles ou en facilitant la participation de milliers de mercenaires, la Colombie a été aux côtés des États-Unis et de leur OTAN dans les guerres contre l’Irak, l’Afghanistan, le Yémen...

Le monde politique ne change pas de nature, il change juste de masque, de décor et de personnages, mais les intentions et les procédés de l’empire et de ses sbires restent presque identiques.

Au début des années 1990, l’URSS et ce qu’on appelait le camp socialiste européen se désintégrèrent et logiquement, le Pacte de Varsovie aussi. On était donc en droit d’attendre que l’OTAN se dissolve puisque l’ennemi communiste n’existait plus.

Mais elle subsista et commença à s’étendre, prétextant la nécessité de lutter contre le trafic mondial de drogue et contre le terrorisme. En d’autres termes, l’OTAN passa du statut d’organisation militaire multinationale la plus puissante du monde à celui d’organisation policière.

Évidemment, c’était un prétexte. Mais un prétexte qui a été accepté. Les grandes corporations de médias, presque toutes gérées depuis les États-Unis et les pays de l’OTAN, déclarèrent sans vergogne que "l’opinion publique internationale", c’est-à-dire elles-mêmes, était d’accord.

On alla ainsi jusqu’à créer des invasions et des guerres pour faire de ces prétextes une réalité.

L’intention était d’avancer vers l’Europe de l’Est en absorbant les nations qui avaient appartenu au Pacte de Varsovie, et en cherchant à encercler la Russie, un pays qui sortait du précipice dans lequel il était tombé avec la disparition de l’URSS. Ce retour était impensable dans les années 1990. Les États-Unis-OTAN n’étaient pas parvenus à s’approprier les énormes ressources stratégiques de la Russie, notamment le pétrole et le gaz.

En outre, la Russie se développait économiquement dans le monde entier, mais sans soldats envahisseurs, sans chantage politique ni économique, en réalisant des échanges commerciaux en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

La Chine aussi progressait, sans recours à l’armée, sans extorsion d’argent et sans menace contre la souveraineté d’autres nations.

Les États-Unis se rendirent compte que le pouvoir économique mondial leur échappait depuis deux décennies. Ils imposèrent à l’OTAN d’être impérativement présent dans ces régions, même si elles n’avaient rien à voir avec ses objectifs de départ.

Même si ce fut discret, l’Alliance Atlantique a été présente en Amérique latine et dans les Caraïbes par le biais du Commandement Sud étasunien, mais essentiellement à travers ses colonies dans les Caraïbes : Bonaire, Aruba et Curaçao, entre autres, pour les Pays-Bas ; la Martinique et la Guadeloupe principalement, pour la France ; les Iles Vierges, Monserrat, Anguilla, colonies de la Grande-Bretagne qui ne lâche pas totalement la Jamaïque ; Porto Rico assujetti par les États-Unis. Dans l’Atlantique Sud, la Grande-Bretagne occupe les îles Falkland, et la France possède le département de la Guyane...

Face à l’expansion commerciale de la Russie et de la Chine, et sous l’impulsion de Washington, l’OTAN entreprit de prendre directement pied dans des pays, nous dirons, souverains. Ainsi, en 1998, le président Carlos Menen se félicita de ce que l’OTAN ait inclus l’Argentine en tant que "grand allié extra-OTAN". Peu importait que l’OTAN elle-même eût fait la guerre à l’Argentine afin que les Malouines restent entre les mains de Londres. En 2019, un autre extrémiste néolibéral, Jair Bolsonaro, s’est enorgueilli du fait que le Brésil bénéficiait du même statut.

L’OTAN avait donc à ses côtés deux des trois puissances latino-américaines (le Mexique étant la troisième), sans être obligée de les soutenir en cas de conflit armé.

Avec l’arrivée au pouvoir du président Hugo Chávez au Venezuela et d’une série de présidents progressistes dans plusieurs pays d’Amérique latine qui exigeaient le respect de la souveraineté de leurs nations, la nécessité d’une présence efficace de l’OTAN s’accrut pour Washington.

En juin 2021, fut défini l’"Agenda 2030 de l’OTAN", prévu depuis l’administration de George W. Bush (2001-2009). Il y est précisé l’urgence de renforcer les relations avec l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie dans un but bien précis : contrer l’influence de la Russie et de la Chine. Et pas seulement l’influence militaire : l’économique aussi.

La présence de l’Alliance en Amérique latine devait servir le même objectif que le TIAR : imposer des conditions politiques et économiques aux principaux rivaux de Washington et de l’OTAN par le biais de la menace militaire.

Et si Cuba fut le grand défi pour les États-Unis dans les années 1960, la menace s’accentua avec le Venezuela de Chávez et celui du président Maduro car cette nation dispose d’immenses ressources stratégiques, à commencer par le pétrole : ces dirigeants avaient osé établir des alliances stratégiques avec la Russie et l’Iran au niveau économique et militaire.

Quant à la Colombie, cette nation soumise à Washington, il était naturel que les plans de Washington et de l’OTAN pour déstabiliser le gouvernement bolivarien du Venezuela, et qui comprenaient une invasion militaire, soient organisés depuis ce pays.

Depuis l’an 2000 au moins, les troupes de plusieurs pays de l’OTAN ont été régulièrement présentes en Colombie, que ce soit dans les 9 bases installées par le Pentagone pour son usage exclusif, ou dans n’importe quel bataillon du pays. Des militaires colombiens s’entraînent depuis plusieurs années dans les écoles de l’OTAN situées dans les pays européens. Les rares fois où cela a été rendu public, on a affirmé qu’il s’agissait d’une collaboration dans la guerre contre le trafic de drogue. Cette "collaboration" s’est avérée bien inutile car depuis, la production de cocaïne n’a cessé d’augmenter. Tout comme a explosé le commerce de l’opium en Afghanistan pendant l’invasion de l’OTAN.

Ces troupes de l’OTAN ont en fait été utilisées pour entraîner à la guerre contre la guérilla et pour conseiller sur les techniques d’espionnage.

Un peu avant 2016, et plus précisément depuis que la guérilla des FARC a rendu les armes, la stratégie militaire de l’armée colombienne commença à changer sur ordre de Washington. C’était une armée hautement spécialisée dans la contre-guérilla et dans la persécution et le meurtre de l’"ennemi intérieur", c’est-à-dire l’opposition politique. Il s’agissait maintenant de se convertir en une armée pour la guerre régulière, et même d’adapter son armement. Ce fut la priorité des plans étasuniens d’attaque du Venezuela.

L’OTAN était là pour conseiller et fournir des armes.

De plus, il était impossible de ne pas penser à la possibilité d’utiliser les troupes colombiennes, dont les effectifs sont seulement surpassés en Amérique latine par ceux du Brésil : 350 000 et 200 000 respectivement.

Le 11 mars 2022, Washington a reconnu le régime colombien comme "Allié stratégique préférentiel non membre de l’OTAN". Bogota et Washington se sont empressés d’expliquer que ce projet n’était pas seulement cantonné au domaine militaire, mais qu’il était bon pour l’avenir de la Colombie car il intégrait également le développement économique, l’éducation, le développement rural, la sécurité et la défense, la démocratie, les migrations, le changement climatique et le COVID. On aurait pu penser ainsi que les États-Unis, l’OTAN et la Colombie venaient juste de se connaître. Mais ce n’est pas tout : l’accord porte également sur la "lutte contre le crime organisé", la "sécurité humaine". Plus loin, on parle de "renforcer" les forces armées colombiennes.

En d’autres termes : l’officialisation d’une vieille réalité

Le statut d’"allié principal extra-OTAN" est une désignation prévue par la loi étasunienne, mais qui ne fait pas du pays un membre à part entière de l’OTAN et qui ne le soutient pas s’il est attaqué par une autre nation "amie" de Washington.

Parmi les "avantages" de ce statut de la Colombie figurent le prêt de matériel, de fournitures ou d’équipements militaires à des fins de coopération en matière de recherche, de développement, d’essai ou d’évaluation, ainsi que la livraison prioritaire de matériel de défense. Il y a aussi autre chose, et c’est très clair dans l’accord : la Colombie sera tenue de rembourser tous les frais, sauf accord du Pentagone ou de l’OTAN.

La Colombie est restée le principal allié de l’OTAN dans la région. Et comme nous l’avons vu, elle l’a toujours été pour Washington.

Les questions suivantes se posent maintenant : le nouveau gouvernement de Gustavo Petro-Francia Marquez gardera-t-il ce statut à la Colombie, malgré les conséquences ? Continuera-t-il à permettre au Pentagone de faire ce qu’il veut sur son territoire, maintenant que la Colombie a officiellement adhéré à l’OTAN ? Permettra-t-il aux États-Unis de continuer à chercher à déstabiliser le gouvernement bolivarien du Venezuela depuis son territoire ?

Espérons que la dignité et la souveraineté reviennent enfin en Colombie, afin qu’elle devienne une terre de paix, à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières. Car depuis que la Colombie se nomme Colombie, elle n’a jamais connu de dignité, de souveraineté et encore moins de paix.

Hernando CALVO OSPINA
* Ce texte fait partie de la campagne « No + OTAN », organisée par le Comité Promoteur de la République Bolivarienne du Venezuela

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LES REVELATIONS DES ASSURANCES DECES SUR LES EFFETS INDESIRABLES DES INJECTIONS COVID SE MULTIPLIENT

Par Le 18/08/2022

Les révélations des assurances décès sur les effets indésirables des injections Covid se multiplient

Par Laurent Aventin

Mondialisation.ca, 17 août 2022

Le courrier des stratèges

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Le PDG de One America, Scott Davison avait prévenu fin 2021 d’une augmentation inhabituelle des décès de 40% au troisième trimestre 2021. De nouveaux rapports montrent que la situation est plus extrême que ce qui avait été annoncé et qu’elle concerne l’ensemble du secteur : Pour la « Lincoln National » qui a fait ses comptes sur 2021, l’augmentation des décès de cette année est de 163%, soit les taux de mortalité les plus élevés jamais vus dans l’histoire de l’assurance-vie. Le coût des prestations aux clients est passé de 22 à 28 milliards de dollars environ de 2020 à 2021.

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Nous avions déjà alerté en janvier 2022 sur les chiffres de l’assurance vie – plus particulièrement l’assurance décès qui oblige les compagnies d’assurance proposant ces produits à payer les primes au bénéficiaire désigné lorsque le souscripteur décède. Scott Davison avait été l’un des premiers à faire remonter une information publique sur le sujet en lien avec sa société One America.

Dans un second article daté de juillet 2022, nous évoquions les informations transmises par Tod Callender, l’un des directeurs d’une société d’assurance Costwold Group, qui indiquait que depuis la vaccination de masse, « la surmortalité aurait augmenté de 84 % et les maladies de 1 100 %. Rien qu’en 2022, a-t-il dit, son entreprise s’attend à une augmentation de 5 000 % des décès (excédentaires)… ».

En Allemagne, des assureurs avaient aussi donné l’alerte après le bilan de l’année 2021

Un assureur maladie allemand BKK ProVita déclarait en février 2022 qu’une analyse des données recueillies auprès de plus de 10 millions de personnes suggère que les effets secondaires du vaccin COVID sont “significativement” sous-déclarés et qu’un risque pour la vie humaine ne peut pas être exclu. Sur la base des données recueillies, BKK a déclaré que le nombre d’effets secondaires des vaccins est plusieurs fois supérieur au nombre officiellement annoncé par l’Institut Paul Ehrlich (PEI), l’agence fédérale allemande de la santé qui surveille la sécurité des vaccins et des biomédicaments.

PEI a annoncé dans un communiqué de presse qu’il y avait 244 576 cas suspects d’effets secondaires du vaccin signalés en 2021 après la vaccination contre le COVID, mais BKK a déclaré que son analyse avait révélé plus de 400 000 cas.

Andreas Schöfbeck, membre du conseil d’administration du BKK, a déclaré au journal Die Welt, une publication d’information allemande, que “Les chiffres notifiés sont importants et doivent être vérifiés de toute urgence pour leur plausibilité.”

Aux Etats-Unis, c’est au tour de la Lincoln National de déclarer une augmentation des dépenses de 163% en 2021

La Lincoln National Life Insurance Company est une compagnie d’assurance vie plus importante encore que One America, c’est la cinquième plus grande compagnie d’assurance-vie aux États-Unis, selon BankRate, après New York Life, Northwestern Mutual, MetLife et Prudential.

Ses déclarations annuelles auprès du Département des assurances et des services financiers du Michigan (services publics) montrent que la société a versé un peu plus de 500 millions de dollars en 2019, environ 548 millions de dollars en 2020 et… 1,4 milliard de dollars en 2021 en prestations de décès dans le cadre des polices d’assurance-vie collective, ce qui fait une augmentation de presque 164%.

Rappelons que 2020 est l’année du Covid et une augmentation d’environ 9% des décès avait été enregistrée par la compagnie la même année. 2021 – année de la vaccination de masse – fait remonter une augmentation des dépenses de presque 164% sur les prestations décès. En 2020, le montant des prestations payées par la Compagnie à ses clients était d’environ 22 milliards de dollars, en 2021, ce chiffre est passé à plus de 28 milliards comme indiqué dans le document officiel ci-dessous.

Source : gellerreport

D’autres compagnies comme Prudential et Northwestern Mutual afficheraient également des augmentations significatives – des hausses beaucoup plus importantes en 2021 qu’en 2020, indiquant que les injections étaient pires que la maladie – bien pires.

Pourquoi les autres assureurs ne rendent-ils pas publique l’information sur la mortalité de 2021 ?

C’est une vraie question parce que de grands groupes d’assurances ne communiquent effectivement pas sur le sujet. Est-ce pour des raisons politiques et d’image ? Il est certain que l’affichage de données montrant une augmentation très significative des décès après la vaccination mettrait directement en cause les gouvernements, l’industrie pharmaceutique, les médias, le corpus médical et finalement toute la troïka dominante et complice sans laquelle il ne serait plus possible de faire du business. Le silence est donc une politique de collaboration.

Malgré tout l’assurance vie se porte bien. Il faut savoir que l’année 2021 a connu une hausse remarquable de 24,5% par rapport à 2020 qui avait été marquée par un recul important à cause de la crise sanitaire du Covid (164 milliards en 2021, 132 milliards en 2020 et 162 milliards en 2019). Au premier semestre 2022, l’assurance vie enregistre un record depuis 2010 avec une collecte de 12,1 milliards d’euros, la crise a donc aussi des effets inattendus et positifs pour le secteur.

Le manque de transparence sur ces sujets est couvert par nos dirigeants et les médias subventionnés. Et les sociétés d’assurance qui ont perdu de l’argent en 2021, augmentent le montant des primes de leurs clients. Ce que la Lincoln National a également fait (+4%) pour éponger une perte de 41 millions de dollars sur l’activité de protection collective (par ailleurs également compensée par une hausse de l’activité générale en 2021).

Laurent Aventin

La source originale de cet article est Le courrier des stratèges

Copyright © Laurent AventinLe courrier des stratèges, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-revelations-des-assurances-deces-sur-les-effets-indesirables-des-injections-covid-se-multiplient/5670589

Dans VENEZUELA

PARTI COMMUNISTE DU VENEZUELA : LA LUTTE N'EST PAS TERMINEE, NOUS DEVONS CONQUERIR UN SALAIRE EQUITABLE

Par Le 17/08/2022

16 Août 2022

Parti communiste du Venezuela : La lutte n'est pas terminée, nous devons conquérir un salaire équitable
8/16/22 9:51 AM
(Conférence de presse du PCV)

La lutte n'est pas finie, nous devons conquérir un salaire juste.

 

Caracas, 15-08-2022 (Redacción TP) - "Nous avons gagné une bataille avec l'annonce du paiement intégral de la prime de vacances pour les enseignants, mais la lutte pour l'abrogation des instructions de l'Onapre continue", a déclaré ce lundi Vladimira Moreno, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste du Venezuela (PCV). 

Au cours de la conférence de presse, Moreno a averti que l'annonce faite par le gouvernement national après les nombreuses mobilisations qui ont eu lieu dans tout le pays "ne peut pas nous distraire" de la manière dont l'exécutif viole progressivement et certainement les droits contractuels à travers les instructions de l'Office national du budget (Onapre). 

"Nous ne pouvons pas non plus oublier le mémorandum circulaire 2792", a ajouté le leader du PCV pour faire référence à l'un des premiers outils utilisés par le président Nicolás Maduro pour liquider les droits stipulés dans les conventions collectives de l'administration publique. 

Le PCV a également reconnu le rôle d'avant-garde joué par les retraités et les pensionnés qui, depuis mars, se sont mobilisés "malgré leurs conditions de vie précaires". 

"Le triomphe est partiel, mais c'est un triomphe. C'est un triomphe des mobilisations des étudiants universitaires, des enseignants, des étudiants et des représentants parce que chaque enseignant est un leader dans son école, dans l'université, dans sa communauté", a-t-il déclaré. 

Moreno a dénoncé le fait que ce leadership a essayé d'être arraché par les dirigeants syndicaux "qui sont le nombril du gouvernement national" et qui essaient maintenant de s'arroger cette annonce comme une victoire. 

"Ce leadership que nous, enseignants, avons dans la société ne nous sera pas arraché par les dirigeants syndicaux sans légitimité et qui, dans le cas de la FTUV, ont eu le culot de signer un accord avec le gouvernement, trahissant les intérêts des travailleurs", a-t-elle affirmé. 

La dirigeante a rappelé que les porte-parole du gouvernement et les opérateurs politiques dans les médias ont tenté de déformer la manifestation : "Ils nous ont accusés d'être des terroristes" et ont ajouté : "ils ont dit que nous voulions renverser le gouvernement, mais les enseignants et les travailleurs universitaires ont donné une grande leçon de dignité". 

"Nous lançons un appel au peuple : continuons dans l'unité d'action, la lutte n'est pas terminée, nous devons conquérir un salaire juste", a exhorté Moreno qui a rappelé qu'il existe encore des secteurs comme la santé dont les droits n'ont pas été rétablis. 

"L'unité d'action a vaincu la trahison de la FSV et de la direction syndicale illégitime", a-t-il conclu.

 

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-Venezuela-The-struggle-is-not-over-we-must-conquer-a-fair-salary/

Tag(s) : #Venezuela#PCV

RUSSIE : LES ANCIENS MILITAIRES AFGHANS ONT REJOINT LES GROUPES ARMES EN UKRAINE ET DAECH EN IRAK ET EN SYRIE

Par Le 16/08/2022

Russie : les anciens militaires afghans ont rejoint les groupes armés en Ukraine et Daech en Irak et en Syrie

 Depuis 3 heures  16 août 2022

militaires_afghans

 Amérique et Europe - Article traduit - Russie

 

Rédaction du site

L’envoyé spécial du président russe en Afghanistan et directeur du deuxième département Asie du ministère russe des Affaires étrangères, Zamir Kabulov, a annoncé que des membres des anciennes forces spéciales afghanes avaient rejoint des groupes armés pour combattre en Ukraine.

Dans une interview accordée à l’agence russe Novosti, Kabulov a déclaré : « une partie des soldats issus des forces spéciales, ont rejoint Daech et combattent en Irak et en Syrie. C’est normal à mon avis, car c’est une répétition du scénario irakien qui a abouti à l’émergence de Daech ».
Il a ajouté : « l’autre partie de ces ex-militaires ont rejoint les nationalistes ukrainiens en tant que mercenaires, c’est-à-dire en échange d’argent, car ils ont besoin d’argent, mais sans aucun lien avec les talibans. »

Selon Kabulov « les membres des forces spéciales de l’ancien régime qui ont fui l’Afghanistan attendent l’autorisation de se rendre aux États-Unis ».
« Mais les États-Unis, semble-t-il, n’ont pas l’intention d’autoriser leur entrée », a-t-il soutenu, estimant que c’est « une manière très grossière des Américains ».

Par ailleurs, Kabulov a indiqué que « Moscou ne veut pas que les avions de combat des anciennes forces afghanes qui ont été transférés vers les pays voisins apparaissent en Ukraine ».

« Il est important pour nous que des dizaines d’hélicoptères et d’avions, avec lesquels des chefs militaires et des soldats afghans ont fui vers les pays comme l’Ouzbékistan et du Tadjikistan, n’apparaissent pas en Ukraine », a-t-il ajouté, dans un communiqué à l’agence russe Sputnik.
Il a souligné qu' »il y a environ 60 avions et hélicoptères au Tadjikistan et entre 40 et 50 en Ouzbékistan ».

En août 2021, après la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans, des dizaines de pilotes militaires de l’ancien gouvernement afghan ont fui à bord d’hélicoptères et d’avions militaires américains vers les pays voisins.

Plus tard, l’Ouzbékistan a refusé les demandes des talibans de remettre les avions qui ont atterri dans ses aéroports.
Les autorités ouzbèkes ont déclaré que des dizaines d’avions pilotés par leurs pilotes vers son territoire sont la propriété des États-Unis, et qu’ils ne seront pas restitués au gouvernement intérimaire formé par les talibans à Kaboul.

Pour sa part le magazine spécialisé Jeans Defense, q a publié des images satellites, d’une quarantaine d’avions de l’armée de l’air afghane qui ont atterri en Ouzbékistan a indiqué que 26 hélicoptères, dont 5 UH-60 Black Hawks, 16 hélicoptères soviétiques Mi-17 et cinq J-25, ont été repérés à l’aéroport de Termez, dans le sud de l’Ouzbékistan, ainsi que 21 avions d’attaque, dont 11 C-208 et 10 Avion A-29 Super Tucano.

https://french.almanar.com.lb/2408474

Source: Médias

LES MESSAGERS DU PEUPLE SAHRAOUI POUR LA PAIX POURSUIVENT LEUR TOURNEE EN FRANCE

Par Le 16/08/2022

16 Août 2022

SPS 15/08/2022 - 11:10

Vitry-sur-Seine, 15 aout 2022 (SPS) Un groupe de petits messagers du peuple sahraoui pour la paix a été accueilli dimanche soir à Vitry-sur-Seine dans le cadre de la deuxième et dernière phase de ses  vacances d’été en France.  

La cérémonie s’est déroulée en présence des élus, de l'organisation algérienne "Ensemble pour l'avenir des enfants" et l’adjoint du représentant du Front Polisario en France, Sid’Ahmed Daha, ainsi que les amis palestiniens venus de Ramala.

Ces délégations d'enfants sahraouis et palestiniens qui ne veulent que leur droit à la liberté continuent de souffrir de la pratique du même genre du même ennemi au Moyen orient et au Maghreb.

Pour rappel, le même groupe avait passé un séjour au large des côtes françaises Atlantiques bretonnes après avoir été reçu par la ville du Mans en présence de l'association française de soutient au peuple sahraoui.

D’autres messagers du peuple sahraoui pour la paix ont passé leurs vacances d’été à Gravelines, à Ivry et d’autres villes françaises.

En Italie également plusieurs messagers ont été accueillis dans plusieurs villes, alors qu’en Espagne la grande partie de ces petits messagers a été accueillie au sein des familles en signe de solidarité des peuples espagnols avec la lutte du peuple sahraoui pour son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance. (SPS)

020/090/00

source : https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2022/08/15/41106.html

Tag(s) : #RASD#Sahraoui#France

Dans RUSSIE

SERIEUX INCENDIE DANS UN DEPOT D'ARMES EN CRIMEE : LE DEUXIEME DEPUIS LE DEBUT DU MOIS

Par Le 16/08/2022

mardi 16 août 2022

Sérieux incendie dans un dépôt d'armes en Crimée : le deuxième depuis le début du mois

 

Ce matin, un dépôt de munition en Crimée a pris feu et les explosions s'enchaînent, faisant de sérieux dégâts matériels. Zone d'évacuation, ligne de chemin de fer touchée, station de transformation électrique endommagée et ici aussi les raisons restent "à déterminer", en tout cas non dites. Il y a quelques jours de cela, un autre dépôt d'armes explosait "spontanément". Le discours de la combustion spontanée devient difficile à assumer et soulève, par ailleurs de véritables questions, et communicationnelles et stratégiques.

Selon le ministère russe de la Défense, l'incendie a pris ce matin à 6h15 sur le territoire d'un site destiné au stockage temporaire des munitions d'une unité militaire russe, en Crimée à proximité du village de Maïsky. Les explosions s'enchaînent, à tel point qu'un périmètre de sécurité de 5 km a été mis en place et environ 2 000 personnées sont évacuées. 

 

 

 

 

 

La station de transformation électrique Djankoy a également été touchée et un incendie est en cours :

 

 

Par ailleurs, la voie ferrée a été endommagée et la circulation des trains est interrompue sur la ligne Djankoy - Feodossia, la liaison est assurée par bus. 

 

Heureusement, les dégâts sont surtout matériels, mais l'on compte deux blessés - des civils.

 

L'on rappellera que le 9 août déjà, à proximité de l'aéroport militaire de Saki, dans la ville touristique en Crimée de Novofedorovka, un entrepôt d'armes avait déjà explosé. 

 

 

Le ministère de la Défense avait alors déclaré que des munitions avaient pris feu. Manifestement, nous sommes confrontés à une série mystique de combustions spontanées. Comment expliquer ces phénomènes à répétition sinon ? Puisque les autorités locales demandent à ne croire que les informations officielles, il ne nous reste qu'à nous rendre à l'explication magique.

 

Si l'on oublie la mystique, il serait bien que le ministère de la Défense s'occupe un peu plus sérieusement de sa communication. Déclarer à chaque incendie que les "raisons restent à déterminer" tout en s'arrêtant sur le fait de l'incendie est le meilleur moyen pour lancer toute une série de spéculations.

 

Car finalement, les événements étant à répétition, il ne reste dans ce cas que deux solutions : soit l'armée russe ne peut pas garantir la préservation de ses munitions en été (avec la chaleur, poum!), soit il y a des attaques terroristes menées sur le sol russe contre les sites militaires. Et alors le conflit s'élargit géographiquement et se renforce politiquement. Refuser de dire les choses, ne les empêchent pas d'exister. Cela empêche surtout de pouvoir y faire face rapidement.

 

Dans tous les cas, la Russie jouant elle aussi la carte de la comm dans cette guerre, il serait bon d'avoir un récit un peu plus sérieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par à 12:31 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/08/serieux-incendie-dans-un-depot-darmes.html

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Dans Amérique

AMERIQUE LATINE EN RESISTANCE : NEOLIBERALISME EPUISE

Par Le 15/08/2022

Amérique Latine en Résistance : Néolibéralisme épuisé

 

15 Août 2022

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Éditorial / Le Panama en lutte

 

Pendant longtemps, le Panama a été désigné par les analystes de droite et de l’establishment comme étant l' »exemple » à suivre. Un pays peu réglementé, livré au capital financier, jouissant d’une relative stabilité politique dans le contexte latino-américain. Les dernières semaines ont clairement révélé ce qui se cachait derrière ce voile.

Au mois de juillet, le peuple panaméen est descendu massivement dans la rue pour protester contre l’augmentation insoutenable du coût de la vie. Le 21 juillet, après un épisode de répression et de pourparlers, le gouvernement est parvenu à conclure des accords avec les organisations de base et à démobiliser les protestataires. Mais la « paix » a été de courte durée… Des groupes syndicaux panaméens ont annoncé la reprise des manifestations et des fermetures de routes à partir de la mi-août suite au non-respect de ces accords.

À cet égard, les travailleurs soulignent que le gouvernement présidé par Laurentino Cortizo – entré en fonction en juillet 2019 – n’assure pas le contrôle du respect du gel de prix de 72 produits de première nécessité, ni l’octroi de la subvention pour l’achat d’essence.

L’Alliance “Pueblo Unido por la Vida”, (Peuple Uni pour la Vie), l’une des principales plateformes syndicales, a dénoncé la réticence du secteur entrepreneurial à mettre en pratique ce qui a été convenu à la table de négociations.

Par ailleurs, les leaders des contestations assurent que l’exécutif leur a fait signer l’accord sous la pression et n’a montré aucune volonté de négocier d’autres revendications, telle que la baisse des prix du panier de la ménagère et celui des médicaments.

Ils ont également protesté contre le mécanisme conçu pour la livraison de carburant aux citoyens qui implique la présentation de la carte d’identité.
À cet égard, le dirigeant du puissant syndicat de la construction Suntracs, et membre de l’une des alliances populaires qui ont organisé les manifestations nationales de juillet dernier, Saul Mendez, a déclaré que l’exécutif agit “comme s’il ne voulait résoudre aucun problème.”

Cette déclaration suscite l’inquiétude dans divers secteurs de l’économie car les manifestations de juillet dernier ont causé de graves problèmes de pénurie de nourriture et de carburant dans les centres urbains ainsi que des pertes de plusieurs millions dans le secteur agricole en raison des blocages qui ont eu lieu sur la route principale du Panama.

En 2021, le Panama était l’un des pays dont la croissance économique était la plus élevée après le ralentissement provoqué par la pandémie de Covid-19. Avec une croissance de 15,3 % du produit intérieur brut (PIB), la Commission économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPALC) a placé ce pays d’Amérique centrale en tête de la reprise. Mais, ces derniers mois ont révélé la volatilité de l’économie panaméenne.

La hausse soutenue des prix du carburant — alimentée par le conflit russo-ukrainien — a mis en évidence le modèle de dépendance énergétique du Panama, qui importe 100 % des dérivés pétroliers qu’il consomme. Il n’existe aucune raffinerie dans le pays, ce qui signifie que les fluctuations du marché international du pétrole ont un impact direct sur son économie.

En ce sens, l’approvisionnement en carburant se trouve exclusivement entre les mains du secteur privé et la seule chose que le Secrétariat National à l’Énergie (SNE) peut faire consiste à fixer un prix plafond pour le carburant. En effet, l’un des points clés de l’accord entre le gouvernement et les syndicats était d’établir un gel du prix du carburant à 3,25 dollars le gallon.

S’ajoute à cela, le fait que le Panama souffre depuis longtemps de problèmes structurels tels que l’opacité fiscale, la corruption, des niveaux élevés d’endettement et de profondes inégalités. Le dernier rapport de la Banque mondiale souligne que la pauvreté rurale demeure 6 fois plus élevée qu’en milieu urbain et que la crise du covid-19 a provoqué une augmentation de 2,7% du taux de pauvreté.

Les mécanismes qui font de cette nation d’Amérique centrale une destination attrayante pour les capitaux constituent, en fin de compte, sa propre faiblesse. Un État, pris en otage par des intérêts capitalistes, en grande majorité étrangers, se retrouve sans marge de manœuvre et sans capacité de réponse aux crises internationales qui échappent à son contrôle.

Historiquement, surtout après l’invasion de 1989, le Panama est fermement ancré dans la sphère d’influence américaine. Le canal stratégique de Panama est un élément géopolitique fondamental.

Cependant, avec l’épuisement du modèle néolibéral, Washington pourrait très bientôt se retrouver avec un « problème » sur les bras pour un gouvernement qui chercherait à réorienter les priorités du pays. Après la Colombie et potentiellement le Brésil en octobre, les fidèles alliés de l’empire sont de moins en moins nombreux.

https://www.investigaction.net/fr/amerique-latine-en-resistance-neoliberalisme-epuise/

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