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SUISSE, ACCROCHEZ VOTRE CEINTURE: SON INSTRUCTEUR EN PARAPENTE OUBLIE DE L'ATTACHER! (VIDEO)

Un parapente

Âmes sensibles s’abstenir: son instructeur en parapente oublie de l'attacher! (vidéo)

© Sputnik . Denis Abramov

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Un parapentiste débutant a dû s’accrocher uniquement avec ses mains à l’engin après que son moniteur a oublié de l’attacher… La vidéo montrant son aventure est à couper le souffle.

Le youtubeur Chris Gursky était en vacances en Suisse quand il a voulu essayer le parapente. Mais son moniteur a oublié de l'attacher avant de décoller d'une colline… et le malheureux a dû s'accrocher de toutes ses forces pendant plus de deux minutes, relate The Daily Mail qui publie la vidéo de l'incident réalisée par la caméra embarquée.

 

 

Comment voler à vélo?

© PHOTO. CAPTURE D’ÉCRAN: YOUTUBE/GOPRO

Comment voler à vélo?

L'instructeur a alors dirigé l'engin d'une seule main en essayant désespérément de le ramener au sol en toute sécurité, alors que le voyageur se cramponnait d'une main à l'engin et de l'autre au dos du professionnel. La torture a duré exactement deux minutes et 14 secondes.

 

Finalement, alors que le parapente se rapprochait du sol, Chris a sauté à terre. Il s'est déchiré le tendon du biceps gauche et a dû être opéré du poignet droit après une fracture du radius distal causée par sa chute au sol, précise le journal. Le moniteur a pu continuer son vol et a atterri normalement.

https://fr.sputniknews.com/insolite/201811271039068136-parapente-suisse-incident-video/


 

PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE : IL NE FAUT PAS NÉGOCIER AVEC LES FASCISTES !

PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE : IL NE FAUT PAS NÉGOCIER AVEC LES FASCISTES !

 Solidarité Internationale PCF PologneAnti-communisme Aucun commentaire

12 NOV. 2018


Le Parti communiste de Pologne (KPP) a publié la déclaration, traduite ci-dessous, au sujet de la marche célébrant le centenaire de l'indépendance de le Pologne ayant eu lieu le 11 novembre à Varsovie, à laquelle ont participé plusieurs groupes fascistes. A noter que pour la première fois, le gouvernement conservateur polonais et les groupes nationalistes d’extrême droite ont conclu cette année un accord pour marcher ensembleOnt donc participé au premier rang de cette marche ultra-nationaliste organisée depuis 2010, Andrzej Duda, le président polonais, Mateusz Morawiecki, Premier ministre, Jaroslaw Kaczynski, président du parti conservateur au pouvoir, Droit et Justice (PiS). Donald Tusk, président du Conseil européen, était également présent.


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE À L'OCCASION DES CÉLÉBRATIONS D'ÉTAT DU JOUR DE L'INDÉPENDANCE

En Pologne, le 11 novembre est redevenu un prétexte pour promouvoir le militarisme et le fascisme. Les autorités de l’État polonais ont marché main dans la main avec les nationalistes. Une fois de plus, les bannières rouges et blanches servent à camoufler la xénophobie, le racisme et le fascisme. Les dirigeants polonais utilisent une fois de plus l'euphorie nationaliste pour détourner l'attention des vrais problèmes sociaux. L'État polonais donne à nouveau aux citoyens tout un attirail nationaliste au lieu de ce dont ils ont vraiment besoin.

Il y a un demi-siècle, la République populaire de Pologne avait construit plus de 1000 écoles pour célébrer les mille ans de l'histoire de la Pologne. En 2018, les autorités encouragent la marche des nationalistes et des hooligans en dépit des inégalités sociales croissantes qui plongent de larges pans de la société polonaise dans la pauvreté.

Rappelons que le fascisme et le nationalisme vont à l'encontre du principe même de démocratie. Chaque fois que les nationalistes sont arrivés au pouvoir, cela s'est traduit par des répressions massives et des régressions sociales qui ont entraîné la guerre.

Il ne faut pas négocier avec les fascistes. Il faut lutter contre les fascistes.

Plus jamais le fascisme !

Plus jamais la guerre !
 

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/11/parti-communiste-de-pologne-il-ne-faut-pas-negocier-avec-les-fascistes.html


 

MANLIO DINUCCI: L'INVITE DE PIERRE A LA TABLE ITALIE-RUSSIE

L’art de la guerre

L’invité de pierre à la table Italie-Russie

Manlio Dinucci

 

“Je considère qu’il est très important de nous confronter avec un partenaire stratégique comme la Fédération Russe, nécessaire pour déterminer des solutions aux principales crises régionales” : c’est ce qu’a déclaré le premier ministre Conte à la conférence de presse conjointe au terme de la rencontre avec le président Poutine, le 24 octobre à Moscou. Une question fondamentale à résoudre -a-t-il souligné- est “la crise en Ukraine, qui a mis en discussion les fondements du rapport entre Union européenne et Russie”. Mais, “malgré la permanence des raisons qui ont conduit aux sanctions européennes, instrument qui doit être dépassé le plus tôt possible”, l’état des rapports bilatéraux Italie-Russie est “excellent”.

   Déclarations qui rappellent celles du premier ministre Renzi, à une table ronde avec le président Poutine à Saint Petersburg en 2016 : “Le mot guerre froide est sorti de l’histoire et de la réalité. Ue et Russie doivent être d’excellents voisins”. Déclarations qui sont diplomatiquement reprises et amplifiées par Moscou, dans la tentative de détendre les tensions : “Conte à Moscou, l’alliance avec la Russie toujours plus forte”, titre le 25 octobre l’agence russe Sputnik, parlant de “visite à 360 degrés”. En réalité cela a été une visite à 180 degrés, parce que Conte (comme Renzi en 2016) s’est présenté en tant que chef de gouvernement d’un pays de l’Union européenne, finalisant la visite à des accords économiques avec la Russie. Le premier ministre a éludé le fait que l’Italie fait partie de l’Otan sous commandement des États-Unis, pays que le gouvernement Conte considère comme un “allié privilégié”, avec lequel il a établi “une coopération stratégique, quasiment un jumelage”.

   À la table Italie-Russie siégeait donc, comme invité de pierre, l’”allié privilégié” dans le sillage duquel se place l’Italie. Ainsi est passé sous silence le fait que le 25 octobre -lendemain du jour où à Moscou le premier ministre Conte avait qualifié d’”excellent” l’état des rapports bilatéraux Italie-Russie- les forces armées italiennes commençaient sous commandement USA, avec celles des autres pays Otan, l’exercice de guerre Trident Juncture 2018, dirigé contre la Russie. Exercice dans lequel les commandements et les bases USA/Otan en Italie jouent un rôle de première importance. Passé sous silence aussi le fait que le 25 octobre - lendemain du jour où à Moscou le premier ministre Conte avait défini la Russie comme un “partenaire stratégique”- à Bruxelles son gouvernement participait au Conseil Atlantique Nord qui à l’unanimité accusait la Russie, sur la base d’”informations” fournies par les USA, de violer le Traité FNI avec “un comportement déstabilisant pour notre sécurité”. 

  Le gouvernement Conte soutenait ainsi dans les faits le plan étasunien de sortir du Traité FNI et de déployer à nouveau en Europe (Italie comprise) des missiles nucléaires à moyenne portée pointés sur la Russie. Ceux-ci s’ajouteraient aux nouvelles bombes nucléaires B61-12 que les États-Unis commenceront à déployer à partir de mars 2020 en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et probablement dans d’autres pays européens, dans une fonction anti-Russie.

   À la conférence de presse, répondant à un journaliste, Poutine a bien clarifié : les pays européens qui accepteraient de déployer des missiles nucléaires USA à moyenne portée sur leur propre territoire mettraient en danger leur propre sécurité, parce que la Russie serait prête à la riposte. Conte a assuré que “l’Italie vit avec inquiétude ce conflit et fera tout son possible pour qu’une fenêtre de dialogue reste ouverte sur celui-ci”.

   Chose qu’il est en train de faire en se préparant à accueillir et à utiliser sous commandement étasunien les nouvelles bombes nucléaires B61-12 à capacité pénétrante pour détruire les bunkers des centres de commandement russes.

 

Édition de mardi 30 octobre 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/il-convitato-di-pietra-al-tavolo-italia-russia/  

Traduit de l’italien par M-A P.


 

EN GEORGIE, SALOME ZOURABICHVILI, ANCIENNE DIPLOMATE FRANCAISE D'ORIGINE GEORGIENNE, EN TETE DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE

Salome Zurabishvili

Une ancienne diplomate française serait en tête de la présidentielle géorgienne

© Sputnik . Sputnik

INTERNATIONAL

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En Géorgie, alors que les bureaux de vote ont fermé à 20h00 heure locale (17h00 heure de Paris), la Franco-géorgienne Salomé Zourabichvili serait en tête de l'élection présidentielle avec 52% des voix, d'après un sondage réalisé à la sortie des urnes.

Salomé Zourabichvili, ancienne diplomate française d'origine géorgienne, soutenue par le parti Rêve géorgien, aurait recueilli 52,3% des suffrages exprimés, indique un sondage réalisé par l'organisme de recherches sociologiques Psychoproect pour le compte du parti au pouvoir.

Le principal rival de Mme Zourabichvili, Grigol Vachadzé, candidat du parti d'opposition Force en l'unité arriverait deuxième avec 28,1% des suffrages exprimés. Le candidat du parti Géorgie européenne, David Bakradzé, serait troisième avec 9,2%, toujours selon ce même sondage.

«Ce sondage a été effectué à la sortie de 100 bureaux de vote. 5.124 électeurs ont été interrogés», a précisé le président du parlement géorgien Irakli Kobakhidze lors d'un point presse.

Selon les résultats d'un autre sondage, réalisé par l'organisation Edison research pour la chaîne d'opposition Roustavi-2, Grigol Vachadzé et Salomé Zourabichvili seraient au coude à coude avec chacun 40% des voix. Ils devraient donc s'affronter au cours d'un second tour.

Conformément au code électoral géorgien, le candidat qui a recueilli plus de 50% des voix au premier tour est élu. Si aucun des candidats n'obtient 50 % des voix, un deuxième tour de scrutin est organisé.

 

Salomé Zourabichvili

© SPUTNIK . SPUTNIK

Qui est cette Française, candidate à la présidence en Géorgie?

Née en 1952 à Paris dans une famille d'immigrés géorgiens, Mme Zourabichvili a fait ses études à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'université Columbia de New York. Dans les années 1970, Salomé Zourabichvili est entrée au ministère français des Affaires étrangères. Elle a travaillé en Italie, aux États-Unis, au Tchad et pour des missions françaises auprès de l'Onu, l'OSCE, l'Otan et l'Union européenne.

 

L'élection présidentielle se déroule dimanche en Géorgie. C'est la dernière fois que le chef de l'État géorgien est élu au suffrage universel. Le successeur du vainqueur de cette présidentielle sera élu par un collège électoral.

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/international/201810281038682270-zourabichvili-presidentielle-georgie-sondages/


 

POLLINIS: AIDEZ-NOUS A CREER LE PAYS OU LES ABEILLES NE MEURENT PAS !

POLLINIS : Aidez-nous à créer le pays où les abeilles ne meurent pas !

 

 

Chère amie, cher ami,

Installée depuis plus d'un million d'années sur tout le nord-ouest du continent européen, une petite abeille sombre et robuste – que l'on surnomme abeille noire (Apis mellifera mellifera pour les érudits) – butine sans relâche, saison après saison, siècle après siècle, les fleurs de nos campagnes, assurant depuis des temps immémoriaux la reproduction d'une grande partie des fruits et légumes cultivés dans nos contrées.

C'est en partie grâce au travail acharné de cette abeille essentielle que les habitants de nos régions d’Europe ont pu se nourrir sainement pendant des siècles.

Mais comme tous les pollinisateurs, l'abeille noire est aujourd’hui victime d’une combinaison de facteurs - dégradation de son habitat naturel, pesticides, parasites et virus, espèces invasives… - qui menacent sa survie.

Les scientifiques tirent aujourd'hui la sonnette d’alarme : si rien n’est fait très rapidement pour la sauver, l'abeille noire pourrait avoir totalement disparu d’ici 15 ans, emportant avec elle des millénaires d'adaptation génétique au climat local, aux plantes et aux fleurs des vergers et des potagers.

L’abeille noire est pourtant la seule abeille à miel à avoir réussi à survivre lors de la dernière glaciation qui a touché l'Europe, des Pyrénées à l'Oural, il y a de cela 10 000 ans...    

...faisant preuve en cela d'extraordinaires et uniques capacités de résistance et d'adaptation à des changements climatiques extrêmes et aux changements draconiens des ressources florales !

cartouche pollinis

Au cœur des Cévennes, une équipe d’apiculteurs et d’agriculteurs courageux est en train de mettre en place un écosystème qui permettra peut-être de sauver l’abeille noire, notre abeille locale européenne, menacée de disparition imminente.

Les premières bases de ce projet ambitieux mais essentiel pour transmettre aux générations futures un système agricole et apicole sain et pérenne ont été posées. Mais pour aller jusqu’au bout, nous avons besoin de votre aide de toute urgence.

Donnez-nous aujourd’hui les moyens de créer le pays où les abeilles ne meurent pas !

BOUTON VAN JAUNE

Dans le contexte actuel de disparition massive de toutes les abeilles domestiques et sauvages en France et en Europe, ce sont ces caractères exceptionnels qu'il nous semble extrêmement important de préserver au plus vite, dans la nature !

...Pour l'ensemble des apiculteurs aujourd'hui, et pour nos enfants demain : l'abeille noire, conservée dans un environnement sain et naturel, pourrait être l'une des seules abeilles à pouvoir s'adapter et résister aux bouleversements climatiques et environnementaux à venir.

À condition qu'on lui donne un bon coup de main...

C'est pour ça que POLLINIS a besoin de vous aujourd'hui !

Pour nous aider à aller au bout du projet de La Vallée de l'Abeille Noire, monté dans les Cévennes avec l'Association L'Arbre aux abeilles.

Une petite équipe d'apiculteurs courageux et de citoyens engagés travaillent d’arrache-pied pour monter ce projet d'une vallée favorable à notre abeille noire et à tous les pollinisateurs, dans les Cévennes, pour mettre à l’abri un maximum d’essaims d’abeilles noires, et assurer leur reproduction.

Mais pour préserver durablement l’abeille noire, il faut préserver bien évidemment son environnement, recréer un milieu et un modèle agricole avec lesquels elle pourra continuer à évoluer, à s'adapter...

En s’inspirant de traditions locales, enrichies des connaissances agronomiques et scientifiques d’aujourd’hui, nous avons imaginé ensemble un écosystème complet où agriculture, abeilles noires et pollinisateurs sauvages font bon ménage ; un havre pour les abeilles et les hommes.

Un laboratoire vivant qui nous permettra peut-être – je l'espère ! - de faire émerger un modèle adaptable localement, ailleurs en France et en Europe... pour recréer ensemble un monde agricole et culturel favorable à l’abeille noire.

En somme, un pays où les abeilles ne mourraient pas !

BOUTON VAN JAUNE

Nous voulons réinstaurer et actualiser une longue tradition cévenole de ruches tronc, creusées à partir de troncs de châtaigniers - un bois imputrescible. Habitat traditionnel des abeilles cévenoles depuis des siècles, elles y mènent une vie très proche de l’état sauvage.

Avec l'aide des premiers soutiens au projet, la Vallée de l’abeille noire s'est déjà dotée d'un rucher tronc, à côté des ruches du Conservatoire. 

Fabriquées avec l'aide d'une association locale qui fait appel à des jeunes adultes en situation de handicap, elles sont des témoins vivants de pratiques apicoles respectueuses et durables qui ont permis à l’homme pendant des millénaires de coexister respectueusement avec l’abeille locale.

Pour toutes les plantations alentour, un mot d’ordre : pas d’intrants chimiques, mais une sélection des espèces les plus résistantes au climat et aux conditions locales.

Depuis deux ans, l'association cultive du sarrasin sur deux parcelles devant l'un des ruchers du Conservatoire. Cette plante frugale très pollinifère se cultivait autrefois sur des sols pauvres et acides, comme ceux de Lozère, et ne requiert ni désherbant, ni pesticide. Elle fleurit longtemps, de mi-juillet à fin août, justement quand la campagne manque de fleurs. Son nectar mellifère (récolté par les abeilles pour élaborer le miel) possède une importante qualité nutritionnelle pour les pollinisateurs.

Sa culture permet de produire aujourd'hui une farine sans gluten, riche en protéines et en antioxydants et du fourrage pour les animaux. La transformation du sarrasin permettra - nous l'espérons - la commercialisation de produits alimentaires associés au produis de la ruche : pain, biscuits, crêpes, pâtes... Peut-être une opportunité pour l'économie locale, qui inciterait d'autres agriculteurs à étendre cette culture favorable aux pollinisateurs.

Les abeilles pourront profiter du pollen et du savoureux et bénéfique nectar des innombrables fleurs des vergers d’arbres fruitiers anciens qui seront plantés dans leur périmètre de butinage.

Grâce aux premiers dons des membres de POLLINIS, le projet a déjà bien avancé :

  • Le milieu a été réouvert, les châtaigniers ont été greffés en variétés anciennes ; les terres agricoles ont été travaillées et ensemencées en  sarrasin ; la récolte a permis la production de farine proposée dans les commerces et restaurants locaux ; une partie a été transformée localement en biscuits ;
  • Les premières variétés anciennes de pommiers adaptées aux rudes conditions locales ont été plantées ; d'autres variétés d'arbres fruitiers vont suivre cet hiver ; d'autres plantes à fleurs locales favorables à TOUS les pollinisateurs vont être semées et plantées cette année ;
  • Des colonies d'abeilles noires supplémentaires ont été installées dans le rucher conservatoire ; la construction d'un rucher traditionnel de ruches-troncs a été entreprise..

Des données quantifiables sur la santé des abeilles ou la viabilité des activités économiques ont d’ores et déjà été recueillies : Ophélie Toudic, étudiante en génie biologique à l’IUT d’Avignon, avec l’appui de Lionel Garnery, chercheur au CNRS, spécialiste de l’abeille noire ont étudié la diversité génétique de la population d’abeilles locales et les ressources mellifères du lieu.

Une thèse de doctorat, menée par Ameline Peyron, souligne déjà l'impact positif des actions menées pour conserver l'abeille noire et insiste sur la nécessité d'augmenter la portée de l'expérience.

Mais pour pouvoir continuer à expérimenter, pour pouvoir consolider et transmettre ce qui sera nous l'espérons un modèle agro-culturel et écologique pour les personnes qui souhaiteraient mener des projets similaires... pour pouvoir développer ensemble une économie permettant la préservation des espèces locales et de l'environnement... il y a encore beaucoup à faire.

Aidez-nous à créer un modèle durable et réplicable ailleurs en France et en Europe, pour assurer la protection à plus grande échelle de nos pollinisateurs locaux dans l'environnement qui leur convient !                                  

Vous pouvez donner 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 euros, ou 200 euros ou plus selon vos moyens.

Quel que soit le montant de votre participation, soyez assuré qu’elle sera pour nous une aide précieuse, efficacement utilisée pour nous permettre de mener jusqu’au bout ce projet salvateur pour l’abeille noire locale.

Il ne nous reste pas beaucoup de temps : la pression chimique sur les abeilles et l'ensemble des pollinisateurs ne cesse de s’intensifier, et l’abeille noire n’échappe malheureusement pas au massacre. Les scientifiques ne lui donnent que 15 ans à vivre, si rien n’est fait immédiatement pour stopper l’hécatombe.

La disparition de ce petit insecte réduirait à néant tous les espoirs de repeupler les territoires avec leur écotype d’abeille naturellement résistante, et d’enrayer en Europe du Nord-Ouest le déclin alarmant des abeilles et des pollinisateurs.

La préservation de l’abeille locale est le meilleur moyen dont nous disposons, aujourd’hui, pour garantir aux générations futures un pollinisateur naturellement résistant - et pour empêcher la mainmise des labos sur notre précieux patrimoine commun.

Elle a nourri les peuples, des Pyrénées à la Scandinavie, pendant des siècles, avec son miel riche en médicaments naturels, et en pollinisant sans relâche les cultures dont se sont nourris nos ancêtres : à nous de rétablir pour elle un environnement agricole et culturel dans lequel l'homme et l'abeille coexistent dans le respect et l'autonomie.

Aidez-nous, par votre don, à construire le pays où les abeilles ne meurent pas !

BOUTON VAN JAUNE

Je vous en remercie par avance du fond du coeur.

Nicolas Laarman

Délégué général

--

POLLINIS Association Loi 1901
10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org


 

MANLIO DINUCCI: LE RETOUR DES EUROMISSILES SE PREPARE

Le retour des euromissiles se prépare

 

Manlio Dinucci

 

L’annonce que “Trump met à la casse le traité nucléaire historique avec Moscou” -le Traité sur les forces nucléaires intermédiaires (Inf en anglais)- n’était pas inattendue. Mais maintenant c’est officiel. Pour comprendre la portée de cet acte, on doit rappeler le contexte historique dont est issu le Traité.

  Il est signé à Washington, le 8 décembre 1987, par le président des USA Ronald Reagan et par le président de l’URSS Michail Gorbatchev, mis d’accord l’année précédente au sommet de Reykjavik. Sur la base de ce traité les États-Unis s’engageaient à éliminer les “euromissiles” : les missiles balistiques Pershing 2, basés en Allemagne de l’Ouest, et les missiles de croisière lancés du sol, basés en Grande-Bretagne, Italie, Allemagne de l’Ouest, Belgique et Pays-Bas ; l’Union Soviétique s’engageait à éliminer les missiles balistiques SS-20, basés sur son propre territoire.

  Le traité FNI (Inf) déterminait non seulement un plafond au déploiement d’une catégorie spécifique de missiles nucléaires, mais l’élimination de tous les missiles de cette catégorie : jusqu’en 1991 il en fut éliminé au total 2692. La limite du traité consistait dans le fait qu’il éliminait les missiles nucléaires à portée intermédiaire et courte lancés du sol, mais pas ceux qui étaient lancés depuis la mer et l’air. Malgré cela, le Traité FNI constituait un premier pas sur la voie d’un réel désarmement nucléaire.
   Cet important résultat était dû substantiellement à l’”offensive du désarmement” lancée par l’Union Soviétique de Gorbatchev : le 15 janvier 1986, elle avait proposé non seulement d’éliminer les missiles soviétiques et étasuniens à portée intermédiaire, mais de mettre au point un programme complet, en trois phases, pour le bannissement des armes nucléaires pour l’an 2000. Projet qui resta sur le papier parce que Washington profita de la crise et de la désagrégation de la super-puissance rivale pour accroître la supériorité stratégique, y compris nucléaire, des États-Unis, demeurés unique super-puissance sur la scène mondiale.

   Il n’est pas fortuit que le Traité FNI ait été mis en discussion par Washington quand les États-Unis ont vu diminuer leur avantage stratégique sur Russie, Chine et autres puissances. En 2014, l’administration Obama a accusé la Russie, sans apporter aucune preuve, d’avoir expérimenté un missile de croisière de la catégorie interdite par le Traité, annonçant que “les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base à terre”, c’est-à-dire l’abandon du Traité FNI (il manifesto, 9 juin 2015).
   Le plan a été confirmé par l’administration Trump : dans l’année fiscale 2018 le Congrès a autorisé le financement d’un programme de recherche et développement d’un missile de croisière lancé du sol par plateforme mobile sur route. Le plan est soutenu par les alliés européens de l’Otan. Le récent Conseil Atlantique Nord au niveau ministres de la Défense, auquel a participé pour l’Italie Elisabetta Trenta (M5S), a déclaré que “le traité FNI est en danger à cause des actions de la Russie”, accusée de déployer “un système de missiles déstabilisant, qui constitue un sérieux risque pour notre sécurité”. Moscou nie que ce système de missiles viole le Traité FNI et, à son tour, accuse Washington d’avoir installé en Pologne et Roumanie des rampes de lancement de missiles intercepteurs (ceux du “bouclier”), qui peuvent être utilisées pour lancer des missiles de croisière à tête nucléaire.

  Selon des informations filtrées par l’Administration, les États-Unis se préparent à déployer des missiles nucléaires à portée intermédiaire lancés du sol non seulement en Europe contre la Russie, mais aussi dans le Pacifique et en Asie contre la Chine.

 

Édition de mardi 23 octobre 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-casa-bianca-prepara-il-ritorno-degli-euromissili/  

Traduit de l’italien par M-A P.


 

ANDREW KORIBKO: LES MANIPULATIONS DE L'OTAN AUTOUR DU REFERENDUM EN MACEDOINE EXPOSENT SON FONCTIONNEMENT

Les manipulations de l’OTAN autour du référendum en Macédoine exposent son fonctionnement

Par Andrew Korybko 
Arrêt sur info — 25 octobre 2018

 Expansion de l’OTAN. Wkipedia 


Presque deux tiers des électeurs macédoniens ont boycotté le faux référendum visant à renommer le nom de leur pays et à faciliter l’entrée du pays dans l’OTAN ; l’empressement du bloc à vouloir les rallier met au jour ses techniques anti-démocratiques et de guerre hybride.

 

Par Andrew Korybko

Paru le 5 octobre 2018 sur Orientalreview.org

 

L’adhésion à l’OTAN, dans le passé, était motivée par une peur commune – et exploitée – de la soi-disant « menace soviétique/communiste », qui avait rendue assez « naturelle » la décision des pays qui avaient concrétisé cette adhésion pendant les années de la guerre froide. On sait combien les USA les avaient poussé à le faire loin des projecteurs, et on sait également comment leur adhésion avait été exploitée à des fins clandestines, comme pour ancrer les réseaux Gladio dans leurs corps sociaux. La dissolution de l’Union soviétique en 1991 avait mis fin à la raison même de l’existence de l’OTAN, mais l’organisation a survécu et s’est même progressivement réinventée au cours des presque trois décennies qui se sont écoulées depuis.

Au moment présent, l’OTAN continue de fonctionner comme une alliance anti-russe, faisant suite aux provocations lancées par l’Ouest dans le cadre de la nouvelle guerre froide, mais elle a également pris des fonctions « anti-terroristes » en devenant de facto un centre de recrutement pour mercenaires soutenus par l’Amérique. Des petits États européens, qui auraient eu sans l’OTAN bien peu d’intérêt dans les champs de bataille tel que l’Afghanistan, ont contribué en soldats de manière non négligeable au vu de leur taille dans ce conflit et dans d’autres, au plus grand bénéfice des intérêts américains, et on leur explique qu’ils sont parties prenantes dans ces intérêts.

La période transitoire entre l’ancienne et la nouvelle guerre froide, des années 1990 jusqu’au début des années 2010, fut marquée par une rapide expansion de l’OTAN vers l’est, droit vers les frontières russes, ce pendant que le bloc transformait son image en « rite de passage obligé » pour les anciens pays communistes du pacte de Varsovie, désormais candidats à l’adhésion à l’Union Européenne. Cela ne fut jamais plus qu’une excuse pour préparer le terrain géopolitique à une nouvelle guerre froide, préparée à l’avance, au cours de laquelle les USA disposeraient donc d’une opérabilité traversant l’Europe centrale et l’Europe de l’est, jusqu’aux frontières russes.

Le plus gros de l’Europe se retrouvant sous contrôle militaire américain au travers de l’OTAN, les gens commencent à se demander pourquoi cette organisation tient tant à intégrer la petite république enclavée de Macédoine –  dont la puissance militaire est insignifiante en rapport – au point qu’une bonne dizaine de responsables politiques et militaires de haut niveau ont fait le déplacement dans ce pays pour y promouvoir le référendum du « changement de nom », qui faciliterait son adhésion à l’OTAN. Et il y a des raisons un peu plus importantes que simplement la tendance de tout organisme à vouloir s’agrandir, communément admise.

Nombre de commentateurs se plaisent à remarquer que l’adhésion de la Macédoine à l’OTAN compléterait l’encerclement militaire de la Serbie, modestement non alignée, mais il s’agit d’une remarque à côté de la plaque : le partenaire principal de la Russie dans les Balkans est déjà quasiment encerclé par l’OTAN, et ajouter la Macédoine à cet encerclement ne va pas venir changer la donne pour la Serbie. La vraie raison en est que c’est un besoin pour l’OTAN de réaliser régulièrement des expériences d’ingérence dans les sociétés, et les pays candidats à l’adhésion constituent le meilleur terrain pour ce faire. La gestion de la perception, la guerre de l’information, et d’autres formes de guerre hybride gagnent en importance pour le bloc, au point de devenir aussi critiques que les jeux de guerre conventionnelle.

Chaque fois que l’OTAN accuse la Russie de mener des opérations sous ces mêmes termes, ce sont ses propres activités qu’elle projette sur la Russie, parce qu’elle essaye de convaincre sa rivale par tous les moyens de mener les opérations qu’elle mène elle-même, et ce point devient même de plus en plus courant à l’âge de l’information que nous traversons, de par l’existence des médias sociaux et alternatifs. Il y a une autre différence entre les décennies passées et le temps présent, et cette différence réside en ce que la Macédoine représente un cas très particulier : elle doit changer de nom – et donc, d’identité profonde – comme prérequis à son adhésion, en raison des réticences de longue date de la Grèce, si bien qu’ici il ne suffisait pas de verser des pots de vins ou d’intimider le parlement, comme cela s’est vu dans d’autres cas.

Il fallait qu’un référendum soit tenu pour changer le nom constitutionnel du pays, il fallait donc qu’au moins les apparats de la démocratie soient présentés. Les résultats du référendum n’en seront jamais respectés, mais au contraire ont été manipulés par l’OTAN comme « preuve » de la volonté du pays de changer de nom, alors même que le taux de participation au scrutin n’atteignait pas le seuil légal, écrit dans la constitution du pays, pour être reconnu comme valide [L’article 73 de la constitution macédonienne prévoit que le scrutin ne sera reconnu que si le quorum de participation de 50 % des inscrits est franchi. Le quorum de participation observé lors du scrutin a été de 36.91%, NdT]. Les manipulateurs de la perception de l’OTAN, dans leur hâte de s’adjoindre un nouveau terrain de jeu pour manipuler la société et pratiquer la guerre hybride, ont sous-estimé l’évidence du caractère de leurs actes.

L’OTAN a involontairement suscité l’attention du public sur son expansion anti-démocratique, réalisée entre les deux guerres froides, en se comportant de manière aussi arrogante, après l’échec du référendum en Macédoine. En pratique, à part pour envoyer un message quant à sa propre « pertinence » à la Russie, à la Serbie, et même à ses propres membres, n’a aucune raison d’admettre la Macédoine, mais faire rallier un nouveau membre constitue un bon exercice de guerre hybride pour l’entraînement des soldats de l’information de l’OTAN. Cela pourrait également déboucher sur le recrutement de quelques mercenaires de plus pour contribuer aux guerres américaines à l’étranger. Dans tous les cas, ce qu’on en retiendra principalement est la maladresse de l’OTAN dans ses ingérences en Macédoine, ce qui a révélé à la lumière ses méthodes de guerre hybride et anti-démocratiques.


Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographieGuerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Vincent pour le Saker Francophone


Lire aussi:

Macédoine : nouveau revers pour les dirigeants euro-atlantiques

 

Source: Ruptures-presse

le 03 octobre 2018

 

Angela Merkel, son ministre des Affaires étrangères, ainsi que plusieurs autres membres du gouvernement allemand ; Sebastian Kurz, le chancelier autrichien ; James Mattis, le Secrétaire américain à la Défense ; Jens Stoltenberg, le Secrétaire général de l’OTAN ; plus une brochette de personnalités bruxelloises de premier plan, dont Federica Mogherini, la chef des affaires extérieures de l’UE et Johannes Hahn, le Commissaire chargé du « voisinage » : tous ceux-là ont fait le déplacement de Skopje ces dernières semaines. D’autres ont lancé des appels à distance, comme le président français. Avec un unique objectif : exhorter les citoyens macédoniens à se rendre aux urnes le 30 septembre.

Skopje, qui n’avait jamais vu défiler autant de dirigeants de ce monde, est la capitale de la Macédoine, plus précisément de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), nom officiel de ce petit Etat des Balkans (2 millions d’habitants) issu de l’éclatement de la Yougoslavie. Une appellation restée provisoire depuis 27 ans. La Grèce, par fierté nationale et crainte de l’irrédentisme, s’est en effet toujours opposée à ce que son voisin du nord porte le même nom que sa province septentrionale.

Mais, à l’issue des élections macédoniennes de décembre 2016, un gouvernement social-démocrate arrive au pouvoir, conduit par Zoran Zaev. Ce dernier, très proche des milieux atlantistes, s’est fixé pour mission de résoudre le conflit de nom avec Athènes avec pour objectif l’entrée de son pays d’abord dans l’OTAN, puis dans l’Union européenne – une double adhésion à laquelle Athènes oppose un veto tant que dure le différend. Le 17 juin denier, M. Zaev et son homologue grec, Alexis Tispras, trouvaient un compromis : le pays pourrait s’appeler Macédoine du Nord et voir ainsi s’ouvrir la porte du paradis euro-atlantique.

Bouder le scrutin

Encore faut-il pour cela que les deux parties ratifient cet accord. C’était l’objet du référendum organisé le 30 septembre. Les amis de M. Zaev appelaient bien sûr à voter Oui, soutenus en cela par le parti se réclamant de la minorité albanaise. Pour sa part, le parti de droite nationaliste VRMO-DPMNE, d’avis opposé, n’appelait pas à voter Non, du fait des pressions occidentales. Mais ses dirigeants ont invité les citoyens à bouder le scrutin. Ce fut également la position du président de la République, Gjorje Ivanov, lui-même issu de la mouvance nationaliste.

Or la règle macédonienne impose que, pour être valable, un référendum mobilise au moins la moitié des électeurs inscrits. D’où l’appel au boycott des adversaires de l’accord. D’où également la fébrilité et le forcing des dirigeants américains et européens. Selon eux, si la Macédoine n’est pas intégrée à l’orbite de l’UE et de l’OTAN, d’autres auront vite fait de reprendre ce pays dans leur zone d’influence. Et d’accuser les Russes (la majorité de la population est d’ascendance slave), mais aussi les Chinois (qui investissent beaucoup dans les Balkans) de guetter, voire de créer l’occasion.

« êtes vous favorable à l’adhésion à l’UE et à l’OTAN en acceptant l’accord entre les deux pays ? »

La question posée aux électeurs était du reste sans ambiguïté : « êtes vous favorable à l’adhésion à l’UE et à l’OTAN en acceptant l’accord entre les deux pays ? ». La promesse implicite de fonds européens allant se déverser sur un Etat particulièrement pauvre était censée séduire les électeurs. Un diplomate de l’UE a même osé : « le choix est entre la Macédoine du Nord et la Corée du Nord », stigmatisant cette dernière comme le symbole de l’isolement international…

Douche froide

Le résultat du vote a fait l’effet d’une douche froide pour les promoteurs du processus : certes, 91% des votants ont répondu Oui, un résultat attendu puisqu’aucune force politique n’appelait à voter Non. En revanche, l’indicateur scruté par les partisans comme les adversaires de l’accord était bien entendu la participation. Or, avec à peine plus de 36% de votants, celle-ci s’est établie à un niveau encore bien plus faible que ne le craignaient les dirigeants européens.

Alors que moins d’un tiers des Macédoniens ont glissé un bulletin Oui, ces dirigeants ont réagi en usant de la méthode Coué – ou de la « vérité alternative » qu’on reproche souvent aux propos de Donald Trump. Zoran Zaev s’est ainsi réjoui que la « vaste majorité des citoyens aient choisi une Macédoine européenne ». Le Commissaire européen chargé du voisinage, Johannes Hahn, a pour sa part salué le « large soutien » apporté à l’accord. Et jusqu’au Secrétaire général de l’ONU, le Portugais Antonio Guterres, qui n’a pas hésité à affirmer : « le fait qu’une majorité écrasante des votants ait soutenu l’accord est important ».

Quant au Secrétaire général de l’OTAN, il a signé un communiqué commun avec sa consœur de l’UE pour exhorter les responsables politiques de Skopje à « prendre des décisions qui détermineront le sort de leur pays et de leur peuple pour de nombreuses générations à venir ». Difficile d’imaginer une pression plus explicite.

Seul le président du Monténégro voisin a nuancé quelque peu la langue de bois officielle : « j’ai l’impression que l’enthousiasme pro-européen qui avait suivi la chute du mur de Berlin est en train de piétiner un peu ». S’il y avait un concours d’euphémismes, Milo Djukanovic remporterait à coup sûr la coupe du monde.

Zoran Zaev a martelé dans un style bruxello-thatchérien : « il n’y pas d’alternative »

Du coup, Zoran Zaev s’est empressé d’affirmer que la règle du quorum de 50% de participation ne s’appliquait pas dans ce cas, puisque le référendum n’était que consultatif. Du reste, a-t-il martelé dans un style bruxello-thatchérien, « il n’y pas d’alternative ».

Institutionnellement, la décision finale appartient désormais aux députés : ceux-ci doivent ratifier l’accord à la majorité des deux tiers – et cette fois, le vote n’est pas « consultatif ». Or il manque dix sièges aux sociaux-démocrates et à leurs alliés pour franchir cette barre. Et leurs adversaires du VRMO-DPMNE vont évidemment se sentir encouragés par le résultat populaire à refuser leurs voix.

M. Zaev a menacé, en cas d’échec, au demeurant probable, de déclencher des élections anticipées d’ici la fin de l’année.

Conditionné par l’approbation du parlement grec

En outre, l’entrée en vigueur de l’accord est aussi conditionnée par l’approbation du parlement grec. Or, dans ce pays, les forces jugeant que l’accord négocié par M. Tsipras constitue une trahison des intérêts hellènes sont nombreuses, à droite, mais aussi chez beaucoup de citoyens de gauche. Et le partenaire gouvernemental de Syriza, le Parti des Grecs indépendants, est également opposé au compromis. Tous ces opposants se sentent confortés par le vote macédonien.

Dès l’annonce des résultats, le chef du gouvernement grec a téléphoné à son homologue et voisin pour lui signifier qu’il « devrait poursuivre la mise en place de l’accord ».

En juillet 2015, Alexis Tsipras avait lui-même appelé à un référendum anti-austérité qu’il avait largement emporté. Avant d’opérer une reddition mémorable en acceptant toutes les conditions austéritaires imposées par l’UE, à peine quelques semaines plus tard.

En matière de respect du verdict populaire, il fait donc figure de maître incontesté.

Source: https://ruptures-presse.fr/actu/macedoine-referendum-zaev-tsipras-otan/


 

https://arretsurinfo.ch/les-manipulations-de-lotan-autour-du-referendum-en-macedoine-exposent-son-fonctionnement/

MANLIO DINUCCI : L'EXERCICE MILITAIRE DE L'OTAN "TRIDENT JUNCTURE" DE NAPLES A L'ATLANTIQUE NORD

L’exercice militaire de l’Otan « Trident Juncture » de Naples à l’Atlantique Nord

L'art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 23 octobre 2018

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Des marines USA, débarqués de convertibles et hélicoptères du navire d’assaut amphibie Iwo Jima, ont “mis en sécurité” l’aéroport de Keflavik en Islande, où sont arrivés de Sigonella des avions Poseidon P-8A pour la chasse aux sous-marins ennemis. Ainsi a commencé le 17 octobre l’exercice Otan Trident Juncture 2018, dont la phase principale se déroule du 25 octobre au 7 novembre en Norvège centrale et orientale, dans les aires adjacentes de l’Atlantique Nord (jusqu’à l’Islande) et de la Mer Baltique (espaces aériens de Suède et Finlande inclus).

Y prennent part les forces armées des 29 pays membres de l’Otan, plus celles de deux partenaires, Suède et Finlande. Au total, environ 50 mille hommes, 65 grands navires, 250 avions, 10 mille chars d’assaut et d’autres véhicules militaires. S’ils étaient mis en rang, l’un à côté de l’autre, ils formeraient une colonne de 92 km de long. Le commandant de l’exercice, un des plus grands de ces dernières années, est l’amiral James Foggo. Nommé par le Pentagone comme ses prédécesseurs, il commande en même temps la Force Conjointe Alliée (Jfc Naples) dont le quartier général est à Lago Patria (Naples), les Forces Navales USA en Europe et les Forces NavalesUSA pour l’Afrique, dont le quartier général est à Naples Capodichino. L’amiral commande le Trident Juncture 2018 depuis le Mount Whitney, navire amiral de la Sixième Flotte, transféré de Gaeta à l’Atlantique Nord : un quartier général flottant, relié au réseau global de commandement et contrôle du Pentagone y compris par la station Muos de Niscemi.

Soldati NATO vanno in Norvegia senza uniformi invernali

Cela confirme l’importance des commandements et des bases USA/Otan en Italie non seulement pour la Méditerranée, mais pour toute “l’aire de responsabilité” du Commandant Suprême Allié en Europe, qui est toujours un général étasunien, actuellement Curtis Scaparrotti, nommé par le président des Etats-Unis : cette aire géostratégique, depuis 2002, “s’est étendue pour couvrir toutes les opérations Otan, indépendamment de leur situation géographique”.

L’objectif officiel du Trident Juncture 2018 est d’”assurer que les forces Otan soient prêtes à répondre à n’importe quelle menace de quelque direction qu’elle provienne”.

Mais il suffit de jeter un regard sur la carte géographique pour comprendre que le maxi exercice de guerre est focalisé dans une unique direction : vers l’Est, contre la Russie. L’amiral Foggo soutient qu’a commencé la“Quatrième bataille de l’Atlantique”, après celles des deux guerres mondiales contre les U-Boot allemands et de la guerre froide contre les sous-marins soviétiques : elle est menée contre la Russie, nouvelle “puissance maritime agressive”, dont les “sous-marins de plus en plus sophistiqués menacent la capacité de l’Otan à exercer le contrôle maritime de l’Atlantique Nord et, en conséquence, les lignes de communication maritime entre les États-Unis et l’Europe”. Renversant les faits, l’amiral soutient que la Russie “défie la présence USA et Otan” non seulement dans l’Atlantique, mais aussi “en Mer Baltique et en Mer Noire”, c’est-à-dire dans les mers sur lesquelles donne la Russie européenne.

On découvre ainsi l’autre finalité, outre militaire, du Trident Juncture 2018 : une maxi “psyop” (opération psychologique) pour alimenter l’idée que l’Europe est menacée par une Russie de plus en plus agressive. En Suède, pays partenaire de l’Otan, a été distribué à 4,8 millions de familles un manuel de survie sur comment se préparer à la guerre, en faisant des réserves de vivres et autres denrées essentielles, apprenant comment se comporter quand sonneront les sirènes d’alerte qui annonceront l’attaque russe. L’Otan se prépare ainsi à englober à part entière même la Suède, ancien pays “neutre”.

Manlio Dinucci 

Article original en italien :

Tridente Nato da Napoli al Nord AtlanticoL’arte della guerra.

Édition de mardi 23 octobre 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/tridente-nato-da-napoli-al-nord-atlantico/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/lexercice-militaire-de-lotan-trident-juncture-de-naples-a-latlantique-nord/5628520



 

ALLEMAGNE: BDS VIENT DE REMPORTER UNE IMPORTANTE VICTOIRE AU TRIBUNAL

19 octobre 2018

Allemagne : Victoire BDS devant les tribunaux !

La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) vient de remporter une victoire importante en Allemagne où un tribunal a condamné une municipalité pour avoir annulé la tenue d’un meeting sur le thème du Boycott d’Israel, et bafoué ainsi la liberté d’expression et de réunion.


Photo Anne Paq ActiveStills

C’est une bataille juridique de 2 ans que les militants BDS allemands viennent de remporter.

Ils avaient entamé des poursuites judiciaires contre la ville d’Oldenburg, dans le Nord Ouest de l’Allemagne, qui après avoir accepté le prêt d’une salle municipale, an avril 2016, pour un meeting intitulé "BDS, la campagne de défense des droits humains, se présente", s’est rétractée en mai, quelques jours avant sa tenue.

La ville a d’abord prétexté le risque de troubles à l’ordre public et évoqué la possibilité de contre-manifestations.

Mais les militants BDS ont apporté la preuve qu’elle avait subi des pressions extérieures de la part du lobby israélien en Allemagne.

Et après avoir longtemps soutenu que sa décision était apolitique, la mairie acculée, a déclaré que BDS était un mouvement antisémite.

Elle vient d’être désavouée par la justice allemande qui estime qu’elle a a porté atteinte à un droit fondamental d’expression et de réunion.

Un précédent important, dans un pays particulièrement sensible au chantage à l’antisémitisme et aux pressions des supporters de la colonisation israélienne, étant donné son passé de persécutions contre les juifs.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Riri Hylton pour The Electronic Intifada

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article14770


 

MANLIO DINUCCI: VIDEO: EN PLUS DES BOMBES, DES MISSILES NUCLEAIRES USA EN ITALIE ?

VIDÉO : En plus des bombes, des missiles nucléaires USA en Italie?

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 16 octobre 2018

ilmanifesto.it / PandoraTV

Région : 

Thème: 

La B61-12, la nouvelle bombe nucléaire USA qui remplace la B-61 déployée en Italie et autres pays européens, commencera à être produite dans moins d’un an. L’annonce a été faite officiellement par la National Nuclear Security Administration (Nnsa). Elle informe que, la révision du projet final s’étant conclue avec succès, démarrent en octobre 2018 au Pantex Plant au Texas les activités de qualification de la production, laquelle sera autorisée à commencer en septembre 2019.

En mars 2020 entrera en fonction la première unité de production, c’est-à-dire que commencera la production en série de 500 bombes. À partir de là, c’est-à-dire dans environ un an et demi, les États-Unis commenceront à déployer en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et probablement dans d’autres pays européens, en fonction anti-russe, la première bombe nucléaire à guidage de précision de leur arsenal, dotée de capacité pénétrante pour exploser sous terre afin de détruire les bunkers des centres de commandement.

Réunion des ministres de la défense au siège de l’OTAN à Bruxelles: les 3 et 4 octobre 2018

Comme l’Italie et les autres pays, violant le Traité de non-prolifération, mettent à disposition des USA à la fois des bases, des pilotes et des avions pour le déploiement de la B61-12, l’Europe sera exposée à un plus grand risque comme première ligne de la confrontation nucléaire croissante avec la Russie.
Se présente en même temps une situation plus dangereuse encore : le retour des euromissiles, c’est-à-dire des missiles nucléaires analogues à ceux qui avaient été déployés dans les années 80 par les États-Unis en Europe (en Italie aussi), avec la motivation officielle de la défendre des missiles soviétiques.
Cette catégorie de missiles nucléaires à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 km), avec base à terre, fut éliminée avec le Traité Inf de 1987. Mais en 2014, l’administration Obama a accusé la Russie d’avoir expérimenté un missile de croisière (sigle 9M729) de la catégorie interdite par le Traité. Moscou nie que ce missile viole le Traité Inf et, à son tour, accuse Washington d’avoir installé en Pologne et Roumanie des rampes de lancement de missiles intercepteurs (ceux du “bouclier”), qui peuvent être utilisées pour lancer des missiles de croisièreàtête nucléaire.

L’accusation faite par Washington à Moscou, qui n’est soutenue par aucune preuve, a permis aux États-Unis de lancer un plan visant à déployerànouveau en Europe des missiles nucléaires à portée intermédiaire avec base à terre. L’administration Obama avait déjà annoncé en 2015 que “face à la violation du Traité Inf de la part de la Russie, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base à terre”. Le plan a été confirmé par l’administration Trump : dans l’année fiscale 2018 le Congrès a autorisé le financement d’”un programme de recherche et développement d’un missile de croisière lancé du sol depuis une plate-forme mobile sur route”.

Le plan est soutenu par les alliés européens de l’Otan. Le récent Conseil de l’Atlantique nord au niveau de ministres de la Défense, auquel a participé pour l’Italie Elisabetta Trenta (M5S), a déclaré que“le Traité Inf est en danger à cause des actions de la Russie”, accusée de déployer “un système de missiles déstabilisant, qui constitue un risque sérieux pour notre sécurité”. D’où la nécessité que “l’Otan maintienne des forces nucléaires sûres, fiables et efficientes” (ce qui explique pourquoi les membres de l’Alliance ont rejeté en bloc le Traité Onu sur l’interdiction des armes nucléaires).
Ainsi prépare-t-on le terrain au déploiement en Europe, au bord du territoire russe, de missiles nucléaires étasuniens à portée intermédiaire avec base à terre. C’est comme si la Russie déployait au Mexique des missiles nucléaires pointés sur les États-Unis.

 Manlio Dinucci

Article original en italien :

VIDEO – Torna l’incubo dei missili a ComisoL’Arte della Guerra.

Édition de mardi 16 octobre 2018 deil manifesto

https://ilmanifesto.it/oltre-alle-bombe-missili-nucleari-usa-in-italia/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Vidéo en italien sous-titrée en français (PandoraTV):

La source originale de cet article est ilmanifesto.it / PandoraTV

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it / PandoraTV, 2018

https://www.mondialisation.ca/video-en-plus-des-bombes-des-missiles-nucleaires-usa-en-italie/5628370