EUROPE

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LE MINISTRE ALLEMAND DES AFFAIRES ETRANGERES POUR LE RETRAIT DES ARMES NUCLEAIRES US D'ALLEMAGNE

Gabriel soutient le retrait des armes nucléaires US d’Allemagne

Wed Aug 30, 2017 3:46PM

Sigmar Gabriel préconise le retrait des armes nucléaires américaines stockées en Allemagne. ©AFP

Sigmar Gabriel préconise le retrait des armes nucléaires américaines stockées en Allemagne. ©AFP

Le ministre allemand des Affaires étrangères a apporté son soutien au retrait des armes nucléaires américaines d’Allemagne qu’avait proposé un candidat au poste de chancelier. 

Sigmar Gabriel, le ministre allemand des Affaires étrangères, a approuvé la proposition de Martin Schulz, candidat au poste de chancelier, a rapporté Fars news.

« Naturellement je suis d’avis qu’il est important que nous parlions une nouvelle fois du contrôle des armes et du désarmement. À cet effet, j’approuve la proposition de Martin Schulz concernant le retrait des armes nucléaires américaines du territoire national », a déclaré à l’agence de presse DPA Sigmar Gabriel, en visite aux États-Unis.

Selon des informations non confirmées, 29 armes nucléaires américaines seraient entreposées dans la base aérienne de Büchel en Rhénanie-Palatinat, dans l'arrondissement de Cochem-Zell.

Lors de sa campagne électorale de la semaine dernière, Schulz s’est déclaré pour le retrait des armes nucléaires US.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/30/533472/Allemagne-Sigmar-Gabriel-retrait-armes-amricaines-Martin-Schulz


 

YORGOS MITRALIAS : CE N'EST PAS Mme MAY QUI A PERDU, C'EST JEREMY CORBYN QUI A TRIOMPHE !

Ce n’est pas Mme May qui a perdu, c’est Jeremy Corbyn qui a triomphé !

16 juin par Yorgos Mitralias

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CC - Flickr - Garry Knight

Pardonnez-moi mais ce que j’entends, je vois et je lis concernant le résultat des élections britanniques me laisse pantois. En effet, je n’arrive pas à comprendre comment est-ce possible que Mme May ait perdu, qu’elle fut écrasée et ait conduit “la pire campagne électorale des dernières décennies” quand le 42,4 % réussi par son parti a été sensiblement supérieur des résultats obtenus par le même parti Conservateur aux élections précédentes - qu’il avait gagné(!) - de 2015 (36,9 %) et 2012 (36,1 %). Comment une telle affirmation est-elle possible quand, à une seule exception près, ce 42,4 % est le plus important résultat obtenu par le parti Conservateur à toutes les élections depuis 1970 ? |1| Alors, que se passe-t-il quand la totalité des médias britanniques, les chaînes BBC et Skynews en tête, mais aussi la presse écrite et électronique internationale ignorent et oublient ce “détail”… de taille et imputent toute la responsabilité pour le résultat des élections à cette “pauvre” Mme May ? |2|

L’explication est simple : Ils maltraitent la réalité et violent la vérité afin d’éviter - à tout prix - de nommer en public l’incontestable triomphateur des élections britanniques de 2017, Jeremy Corbyn ! Et ceci pour deux raisons. La première concerne les médias eux-mêmes et leurs fameux “ténors”, c’est-à-dire ce qu’ils disaient de Corbyn tout au long des deux dernières années et durant toute la campagne électorale : Que Corbyn est un politicien insignifiant, extrémiste et sans talent qui mène le parti Travailliste à un désastre historique, puisqu’il s’adresse uniquement à un petit auditoire d’extrême gauche avec un discours sorti tout droit de la naphtaline du 19e siècle n’ayant le moindre rapport avec les inquiétudes, les désirs et la réalité de la société et du monde modernes, etc. Et tout ça parsemé d’adjectifs extrêmement insultants pour sa personne et de photomontages qui le pressentaient soit comme un bouffon du roi soit comme un fou à lier (!) d’autant plus que - tenez-vous bien - … “Corbyn a l’habitude de manger ses haricots froids !”

Ce 40 % triomphal réussi par Corbyn n’a pas seulement démenti toutes ces célébrités de la presse britannique et internationale, ces “politologues” et autres fumistes de renom en service commandé. En réalité, il les a humiliés et ridiculisés semant la confusion dans leurs rangs, car il a porté un terrible coup à leur crédibilité qui est aussi crédibilité de leurs patrons. En faisant donc porter toutes les responsabilités au bouc émissaire nommé Theresa May, tous ces grands pontes n’ont rien fait d’autre qu’essayer de décliner leurs énormes responsabilités . En somme, se laver de tout soupçon au lieu de disparaître, si évidemment ils avaient un peu de dignité et d’amour-propre…

Cependant, tout ça n’est qu’un “détail” d’importance secondaire dans le grand affrontement de classe conclu (provisoirement) vendredi 9 juin avec le triomphe de Corbyn et la défaite non seulement de Teresa May et de ses Conservateurs mais aussi de l’ensemble de l’establishment néolibérale britannique, européen et international. En effet, étant donné que ce 40 % est le plus grand résultat obtenu par le Labour depuis...1973 (!), c’est le “pourquoi” de cet énorme pourcentage, c’est-à-dire le ”secret” de la victoire de Corbyn, qui devrait être caché et enterré à tout prix par ses ennemis jurés tant en Grande Bretagne que hors de ses frontières !

Nous voici donc au cœur du problème qui est aussi la principale raison du refus des “experts” et autres pontes de nommer le triomphateur de dernières élections britanniques. Et on doit admettre que ce ne leur était pas facile. Pourquoi ? Mais parce que, en pleine époque de domination totale des politiques néolibérales, Corbyn et son Manifeste ont osé prendre position en faveur de la nationalisation des services d’utilité publique, de l’augmentation substantielle des dépenses pour l’enseignement, le logement et la santé pour tous, de la suppression des frais d’inscription universitaires, de la protection des pensions et des salaires, et aussi pour une importante redistribution de la richesse en faveur du plus grand nombre et au dépens d’une minorité ! Exactement comme le disait le principal mot d’ordre de leur campagne : “For the many, not the few” ! En d’autres termes, parce que leur premier et dernier mot a été clairement - et sans les tristement célèbres acrobaties verbales de la “novlangue” néolibérale- contre l’austérité qui, depuis 35 ans, est présentée et appliquée presque partout sur la terre comme si elle était une “loi naturelle” qu’aucun “erre raisonnable” ne pourrait critiquer ou contester. Et ça d’autant plus que les champions de cette escroquerie monumentale ne sont pas seulement les partis de droite, mais aussi et peut être surtout la social-démocratie néolibérale de toute couleur et de toute origine !

Corbyn leur est donc insupportable non pas parce qu’il serait ... un bolchevique, mais tout simplement parce qu’il n’accepte pas les prétendues “évidences” du néolibéralisme. Parce qu’il est le démenti vivant - et gagnant (!) - de leur tristement célèbre TINA (There Is No Alternative), de leur “théorie” que les politiques néolibérales d’austérité seraient une fatalité et qu’il n’y aucune d’alternative pour l’humanité . Et évidemment, parce qu’il rejette l’idée fixe de tous les autres, y inclus les ¾ des députés de son propre parti Travailliste : Que les citoyens actuels ont horreur de son Manifeste “désuet” et se moquent de ses revendications et autres utopies “dépassées” et “irréalistes” contre la guerre et les armements, et en faveur de la solidarité et de l’internationalisme de “ceux d’en bas”, pour les droits des pauvres, des minorités et des immigrés. Le résultat des élections et la formidable réponse des travailleurs et surtout de la jeunesse à l’appel de Corbyn ont donné une claque monumentale à ceux-là et ont prouvé que tout ça n’était que de la pure propagande, ou plutôt une entreprise bien rodée de lavage de cerveau des victimes du capitalisme néolibérale. C’est-à-dire, nous tous …

Avant de terminer, on voudrait attirer l’attention du lecteur sur un événement plutôt rare par les temps qui courent. Des dizaines de militants du mouvement nord-américain qui soutient Bernie Sanders ont fait le voyage de Londres et ont offert leurs services à la campagne électorale du Labour en participant aux efforts de Momentum , le mouvement de l’aile gauche du parti qui appuie directement Jeremy Corbyn. Et l’un d’eux était Bernie Sanders lui-même durant la dernière semaine avant les élections. Détail significatif : Ils n’ont fait rien d’autre que restituer l’aide que leurs camarades Britanniques leur avaient offert il y a un an durant la campagne électorale de Bernie Sanders ...

Voici donc la bonne vieille solidarité internationaliste dans toute sa splendeur ! Grâce à Bernie et Jeremy et grâce aux mouvements que ces deux-là arrivent à inspirer non seulement par leurs idées et leurs politiques, mais aussi par leur exemple, leurs traits de caractère plutôt rares comme l’intégrité et la probité, la combativité et la modestie la implicite et l’aversion pour les intrigues et les privilèges bureaucratiques. Alors, le retour au premier plan de la solidarité, de cette grande valeur constitutive de la civilisation de “ceux d’en bas”, ne peut pas passer inaperçu. Il constitue un évènement fondateur de nos temps et change profondément les donnes parce que dorénavant c’est l’axe New York-Londres qui assume la tache lourde et combien difficile de devenir la locomotive qui saura tirer nous tous hors du marécage de nos défaites. Alors, profitons-en de l’aubaine et répondons en actes le plus promptement possible…

 

Notes

|1| Voir le tableau : http://www.ukpolitical.info/

|2| La seule chose dont pourrait être accusée Mme May c’est qu’elle a décidé de convoquer des élections anticipées sans s’en apercevoir et tenir compte des nouveaux rapports de force que la présence de Jeremy Corbyn à la tête des Travaillistes était en train de créer. Car, comme s’il ne suffisait pas l’augmentation spectaculaire du score du Labour, son succès avait comme résultat de provoquer une polarisation politique sans précédent qui, à son tour, a pratiquement fait disparaître les petits partis intermédiaires. C’est d’ailleurs ce qui explique que l’exceptionnel 42,4 % obtenu par les Tories s’est traduit en la perte de sièges qui a conduit à la crise actuelle et non pas à l’importante majorité parlementaire qu’ambitionnait la “malheureuse” Theresa May.

Auteur.e

http://www.cadtm.org/Ce-n-est-pas-Mme-May-qui-a-perdu-c


Yorgos Mitralias

Journaliste, Giorgos Mitralias est l’un des fondateurs et animateurs du Comité grec contre la dette, membre du réseau international CADTM et de la Campagne Grecque pour l’Audit de la Dette. Membre de la Commission pour la vérité sur la dette grecque et initiateur de l’appel de soutien à cette Commission.


 

BARCELONE : BILAN PROVISOIRE D'UN ATTENTAT A LA VOITURE BELIER : PLUSIEURS BLESSES

Espagne : une camionnette fonce dans la foule à Barcelone, plusieurs blessés

Thu Aug 17, 2017 4:29PM

La police et les secours sur le lieu de l’incident dans le centre-ville de Barcelone, le 17 août 2017. ©RT

La police et les secours sur le lieu de l’incident dans le centre-ville de Barcelone, le 17 août 2017. ©RT

Un attentat à la voiture-bélier a été mené jeudi à Barcelone, dans un quartier très fréquenté par les touristes, près de la place de Catalogne.

La police de Barcelone a confirmé des informations diffusées par des médias locaux faisant état d’un attentat perpétré par un homme au volant d’une camionnette ayant renversé des passants dans le centre-ville de Barcelone en empruntant les trottoirs de la touristique avenue Les Ramblas.

Le véhicule a poursuivi sa course jusqu’à ce qu’il eût percuté un kiosque. 

D’après le journal El Pais citant une source policière, le chauffeur de la camionnette a pris la fuite à pied et est activement recherché par les forces de l’ordre. 

Le bilan provisoire n’est pas encore connu, mais des images publiées sur les réseaux sociaux font état de plusieurs blessés.

La police de Barcelone confirme que l'incident a une origine terroriste. 

Avec RT

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/17/532065/Un-attentat--Barcelone-plusieurs-blesss


 

MANLIO DINUCCI : VOICI COMMENT LES USA "RASSURENT" L'EUROPE

Voici comment les USA “rassurent” l’Europe

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 15 août 2017

ilmanifesto.it

Région : 

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Analyses: 

Dans l’année fiscale 2018 (qui commence le 1er octobre 2017) l’administration Trump augmentera de plus de 40% les crédits pour l’ ”Initiative de réassurance de l’Europe” (Eri), lancée par l’administration Obama après “ l’illégale invasion russe de l’Ukraine en 2014” : c’est ce qu’annonce le général Curtis Scaparrotti,* chef du Commandement européen des Etats-Unis et donc, de droit, Commandant suprême allié en Europe. Parti de 985 millions de dollars en 2015, le financement de l’Eri est monté à 3,4 milliards en 2017 et arrivera (selon la demande de budget) à 4,8 milliards en 2018. En quatre ans, 10 milliards de dollars dépensés par les Etats-Unis pour “accroître notre capacité de défendre l’Europe contre l’agression russe”. Presque la moitié de la dépense de 2018 -2,2 milliards de dollars- sert à potentialiser le “pré-positionnement stratégique” USA en Europe, c’est-à-dire les dépôts d’armements qui, placés en position avancée, permettent “le déploiement rapide de forces dans le théâtre de guerre”. Un autre gros pourcentage -1,7 milliards de dollars- est destiné à “augmenter la présence rotatoire de forces étasuniennes dans toute l’Europe”. Les pourcentages restants, chacun de l’ordre de centaines de millions de dollars, servent au développement des infrastructures des bases en Europe pour “augmenter la rapidité des actions USA”, à la potentialisation des exercices militaires et à l’entraînement pour “accroître la rapidité et inter-opérabilité des forces Otan”.

Les fonds de l’Eri -spécifie le Commandement européen des Etats-Unis- ne sont qu’une partie de ceux destinés à l’”Opération Atlantic Resolve, qui démontre la capacité USA de répondre aux menaces contre les alliés”. Dans le cadre de cette opération, a été transférée en Pologne de Fort Carson (Colorado), en janvier dernier, la 3ème Brigade blindée, composée de 3500 hommes, 87 chars d’assaut, 18 obusiers automoteurs, 144 véhicules de combat Bradley, plus de 400 Humvees et 2000 véhicules de transport. La 3ème Brigade blindée sera remplacée dans l’année par une autre unité, afin que des forces blindées étasuniennes soient en permanence déployées en territoire polonais. De là, leurs départements sont transférés, pour entraînement et exercices, dans d’autres pays de l’Est, surtout Estonie, Lettonie, Lituanie, Bulgarie, Roumanie et probablement aussi Ukraine : c’est-à-dire qu’ils sont continuellement déployés au bord de la Russie.

Toujours dans le cadre de cette opération, a été transférée dans la base de Illesheim (Allemagne) depuis Fort Drum (New York), en février dernier, la 10ème Brigade aérienne de combat, avec plus de 2000 hommes et une centaine d’hélicoptères de guerre. D’Illesheim, ses task force sont envoyées “en positions avancées” en Pologne, Roumanie et Lettonie. Dans les bases de Ämari (Estonie) et Graf Ignatievo (Bulgarie), sont positionnés des chasseurs bombardiers USA et Otan, y compris des Eurofighter italiens, pour la “surveillance aérienne” de la Baltique. L’opération prévoit en outre “une présence persistante en Mer Noire”, avec la base aérienne de Kogalniceanu (Roumanie) et la base d’entraînement de Novo Selo (Bulgarie).

Le plan est clair. Après avoir provoqué avec le putsch de Place Maïdan une nouvelle confrontation avec la Russie, Washington (malgré le changement d’administration) poursuit la même stratégie : transformer l’Europe en première ligne d’une nouvelle guerre froide, à l’avantage des intérêts des Etats-Unis et de leurs rapports de force avec les plus grandes puissances européennes. Les 10 milliards de dollars investis par les Etats-Unis pour “rassurer” l’Europe, servent en réalité à rendre l’Europe encore moins sûre.

Manlio Dinucci

Article original en italien :

$10 miliardi per le forze Usa in EuropaL’arte della guerra

Edition de mardi 15 août 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/cosi-gli-usa-rassicurano-leuropa/

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

*Photo du général Curtis Scaparrotti: 3 mai 2017,  parstoday.com

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2017

http://www.mondialisation.ca/voici-comment-les-usa-rassurent-leurope/5604068



 

LE DURCISSEMENT DES SANCTIONS US ANTIRUSSES AUGMENTE LES RISQUES SUR LE MARCHE EUROPEEN DU GAZ

Nord stream

S&P: les nouvelles sanctions US augmentent les risques sur le marché européen du gaz

© AP Photo/ FRANK HORMANN

ECONOMIE

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Le durcissement des sanctions antirusses par Washington n’est pas sans créer de nouveaux risques sur le marché européen du gaz, met en garde l'agence de notation S&P Global Ratings, qui évoque de possibles hausses des prix et des perturbations dans la livraison.

 

Allemagne: la politisation du Nord Stream 2 est inadmissible

© SPUTNIK. SERGEY GUNEEV

Allemagne: la politisation du Nord Stream 2 est inadmissible

Près d'une semaine après l'adoption d'un nouveau paquet de sanctions américaines, l'agence de notation S&P Global Ratings met en garde: la démarche risque de se faire ressentir jusqu'en Europe.

 

«La récente loi américaine qui fixe de nouvelles sanctions contre la Russie augmente considérablement l'instabilité sur les marchés européens du gaz», affirme l'agence.

«S&P estime à présent qu'au cas où les nouvelles sanctions pousseraient Gazprom à autofinancer la construction de nouveaux gazoducs, la société pourrait neutraliser les effets financiers sans nuire à sa crédibilité», poursuit S&P.

En revanche, au cas où les sanctions provoqueraient d'importants retards ou la suspension de la construction de nouveaux gazoducs, ceci risquerait d'entraîner la hausse des prix du gaz, mettre en péril la livraison du gaz en provenance de Russie et augmenter la charge imposée aux réservoirs de stockage de gaz, estime l'agence.

«On voit encore mal la façon dont les sanctions seront mises en œuvre. Pourtant nous ne prévoyons pas de conséquences matérielles pour le fonctionnement et le développement du système gazier en Europe car cette issue contrarierait les intérêts de nombreux acteurs importants du marché européen», indique-t-elle.

 

Nord Stream 2

© AP PHOTO/ FRANK HORMANN

Sanctions antirusses US: toute l'économie allemande risque d'être touchée

Mercredi 2 août, le Président américain Donald Trump a signé la loi sur les nouvelles sanctions contre la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, adoptée par le Congrès américain. Le Congrès avait recueilli le nombre de voix suffisant pour éviter le possible veto du Président, et Donald Trump était contraint de signer le document. Le service de presse de la Maison-Blanche a diffusé deux déclarations dans lesquelles le Président a critiqué la loi et a expliqué pourquoi il l'avait tout de même signée.

 

Le document permet notamment au Président d'imposer les sanctions aux personnes investissant dans la construction des gazoducs russes d'exportation une somme de plus de cinq millions de dollars par an ou d'un million de dollars en une seule fois. La loi indique en outre que les États-Unis poursuivront leur opposition au projet de gazoduc Nord stream 2 entre la Russie et l'Allemagne.

https://fr.sputniknews.com/economie/201708081032567680-sp-sanctions-russes-gaz/


 

HAMBOURG : MANIFESTATION ANTI-G20

 

Manifestation anti-G20: canons à eau, gaz lacrymogène et bâtons s'en mêlent

VIDÉOCLUB

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Les protestations contre le sommet du G20 qui s’est tenu à Hambourg en Allemagne se poursuivent. Incendies, cocktails Molotov, canons à eau ont accueilli les leaders des pays du G20.

https://fr.sputniknews.com/videoclub/201707071032150975-manif-Hambourg-G20/


 

G20 : MELANIA TRUMP MET FIN A LA RENCONTRE ENTRE SON MARI ET VLADIMIR POUTINE

URGENT

Melania Trump a mis fin à la rencontre entre son mari et Vladimir Poutine à Hambourg

INTERNATIONAL

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41267311

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a déclaré que Vladimir Poutine et Donald Trump ne semblaient pas avoir l'intention de conclure leur première entrevue et que la femme du Président américain Melania a dû intervenir pour y mettre un terme.

La femme du Président américain Melania Trump a tenté de convaincre Vladimir Poutine et son mari de mettre un terme à leur premier tête-à-tête lors du sommet du G20 à Hambourg, a indiqué le secrétaire d’État américain Rex Tillerson cité par Reuters.

Dans le cadre du sommet du G20, Vladimir Poutine et Donald Trump se sont rencontrés pour leur toute première entrevue afin de discuter des questions d'actualité.

L'entrevue a duré deux heures et 20 minutes.

https://fr.sputniknews.com/international/201707071032148641-melania-rencontre-poutine/


 

MANLIO DINUCCI : DRAPEAU USA SUR LES TROIS MERS DE L'EUROPE

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’art de la guerre

 

Drapeau USA sur les Trois mers de l’Europe

 

Manlio Dinucci

 

   Ce sera un triomphe pour le président Trump quand, le 6 juillet, il arrivera en visite à Varsovie. La Pologne, assure la Maison Blanche, est un « fidèle allié Otan et un des plus proches amis de l’Amérique ». En effet elle est le fer de lance de la stratégie USA/Otan qui a entraîné l’Europe dans une nouvelle guerre froide contre la Russie. En Pologne, où a été transférée en janvier la 3ème Brigade blindée USA, est basé en fonction anti-Russie, sous commandement étasunien, un des quatre groupes de bataille Otan « à présence avancée renforcée ». 

 

  La Pologne a aussi le mérite d’être un des quatre pays européens de l’Otan qui ont réalisé l’objectif, requis par les USA en 2014, de dépenser pour le militaire plus de 2% du PIB. En compensation, annonce Varsovie, la Pologne ne contribuera pas au « Fonds pour la défense » lancé par l’Union européenne le 22 juin.


  La Pologne du président Duda a ainsi aux yeux de Washington tous les papiers en règle pour assumer une autre charge importante, celle de lancer et conduire l’ «Initiative des trois mers», un nouveau projet qui réunit 12 pays compris en ter Baltique, Mer Noire et Adriatique : Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Hongrie, Tchéquie, Autriche, Bulgarie, Roumanie, Croatie, Slovaquie et Slovénie. Tous membres de l’Ue, raison pour quoi le président Duda définit l’Initiative comme « un nouveau concept pour promouvoir l’unité européenne ». 

 

  Mais ces pays sont en même temps, tous sauf l’Autriche, membres de l’Otan sous commandement USA, plus liés à Washington qu’à Bruxelles.

 

  L’ «Initiative des trois mers» sera portée sur les fonds baptismaux par le président  Trump, à la conférence qui se tiendra à Varsovie le 6 juillet, mais elle a été conçue par l’administration Obama. Elle a été annoncée le 25 août 2016 avec la Déclaration conjointe de Dubrovnik, qui la présentait comme une initiative visant à « connecter les économies et les infrastructures de l’Europe centrale et orientale du Nord au Sud, en étendant la coopération dans les secteurs de l’énergie, des transports, des communications digitales et en général de l’économie ». Objectif officiel : « rendre l’Europe centrale et orientale plus sûre et compétitive ». Cela, les USA vont s’en occuper. 

 

  Dans son discours à la Conférence des Trois mers, annonce la Maison Blanche, le président Trump « se concentrera sur le développement des infrastructures et sur la sécurité énergétique, en mettant en évidence notamment les premières expéditions de Lng (gaz naturel liquéfié) américain à la Pologne rapidement dans le mois qui vient». Un terminal dans le port baltique de Swinoujscie, qui a coûté environ un milliard  de dollars, permettra à la Pologne d’importer du Lng étasunien pour une quantité de l’ordre de 5 milliards de mètres cubes annuels, expansibles à 7,5. 

  

   Par ce terminal et quelques autres, dont un programmé en Croatie, le gaz provenant des USA, ou d’autres pays par l’intermédiaire de compagnies étasuniennes, sera distribué par des gazoducs ad hoc à toute la « région des Trois mers ». 


  L’objectif du plan est clair : frapper la Russie en faisant tomber son export de gaz en Europe (objectif réalisable seulement si l’export de gaz USA, plus cher que le russe, est stimulé par de fortes subventions d’état) ; lier encore plus aux USA l’Europe centrale et orientale non seulement militairement mais économiquement, dans une concurrence avec l’Allemagne et d’autres puissances européennes ; créer à l’intérieur de l’Europe une macro-région (celle des Trois mers) à souveraineté limitée, directement sous influence étasunienne, qui casserait de fait l’Union européenne et s’élargirait à l’Ukraine et au-delà. 

 

   La carte politique de l’Europe est sur le point de changer, mais la bannière étoilée y reste plantée.

 

Edition de mardi 4 juillet 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/sui-tre-mari-delleuropa-bandiera-usa/ 

Traduit de l’italien par M-A Patrizio


 

MANLIO DINUCCI : STRATEGIE OTAN DE LA TENSION

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’art de la guerre

 

Stratégie Otan de la tension

 

Manlio Dinucci

 

Qu’arriverait-il si l’avion du secrétaire USA à la Défense Jim Mattis, en vol de la Californie vers l’Alaska dans un couloir aérien sur le Pacifique, était intercepté par un chasseur russe de l’aéronautique cubaine ? La nouvelle occuperait les premières pages, en suscitant une vague de réactions politiques inquiètes. Pas une feuille n’a bougé par contre quand le 21 juin l’avion du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, en vol de Moscou pour l’enclave russe de Kaliningrad le long du couloir approprié sur la Mer Baltique, a été intercepté par un chasseur F-16 étasunien de l’aéronautique polonaise qui, après s’être approché de façon menaçante, a dû s’éloigner après l’intervention d’un chasseur Sukhoi SU-27 russe.
   Provocation programmée, qui entre dans la stratégie Otan visant à accroître en Europe, un peu plus chaque jour, la tension avec la Russie. 

   Du 1er au 16 juin s’est déroulé en Mer Baltique, au bord du territoire russe mais  avec la motivation officielle de défendre la région de la « menace russe », l’exercice Otan Baltops qui a vu la participation de plus de 50 navires et 50 avions de guerre des Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Pologne et quelques autres pays dont Suède et Finlande, non membres mais partenaires de l’Alliance. 

   En même temps, du 12 au 23 juin, s’est déroulé en Lituanie l’exercice Iron Wolf qui a impliqué, pour la première fois ensemble, deux groupes de bataille Otan « à présence avancée renforcée » : celui en Lituanie sous commandement allemand, comprenant des troupes belges, hollandaises et norvégiennes, et, à partir de 2018, françaises, croates et tchèques ; celui en Pologne sous commandement étasunien, comprenant des troupes britanniques et roumaines. Des blindés Abrams de la 3ème Brigade blindée USA, transférée en Pologne en janvier dernier, sont entrés en Lituanie par le Suwalki Gap, tronçon de terrain plat long d’une centaine de kilomètres entre Kaliningrad et la Biélorussie, en se joignant aux blindés Leopard du bataillon allemand 122 d’infanterie mécanisée.
   Le Suwalki Gap, prévient l’Otan en exhumant l’argumentaire propagandiste de la vieille guerre froide, « serait un passage parfait à travers lequel les blindés russes pourraient envahir l’Europe ». 

    Pleine activité aussi pour les deux autres groupes de bataille Otan : celui en Lettonie sous commandement canadien, comprenant des troupes italiennes, espagnoles, polonaises, slovènes et albanaises ; celui en Estonie sous commandement britannique, comprenant des troupes françaises et à partir de 2018 danoises aussi. « Nos forces sont prêtes et positionnées dans le cas où il y en aurait besoin pour contrer l’agression russe », assure le général Curtis Scaparotti, chef du Commandement européen des Etats-Unis et en même temps Commandant suprême allié en Europe. 

   Mais les groupes de bataille Otan « à présence avancée renforcée » ne sont pas les seuls à être mobilisés. Du 12 au 29 juin se déroule au Centre Otan d’entraînement des forces conjointes, en Pologne, l’exercice Coalition Warrior dont l’objectif est d’expérimenter les technologies les plus avancées pour donner à l’Otan la plus grande rapidité et inter-opérabilité, en particulier dans la confrontation avec la Russie. Y participent plus de 1000 scientifiques et ingénieurs de 26 pays, dont ceux du Centre Otan pour la recherche maritime et l’expérimentation dont le siège est à La Spezia.
  Moscou, évidemment, ne reste pas les bras ballants. Après que le président Trump aura été en visite en Pologne le 6 juillet, la Russie tiendra en Mer Baltique un grand exercice naval conjoint avec la Chine.
   Qui sait si à Washington on connaît le vieux proverbe « Qui sème le vent, récolte la tempête ».

 

Edition de mardi 27 juin 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/strategia-nato-della-tensione/

Traduit de l’italien par M-A Patrizio


 

GRECE : SYRIZA, "LA FORCE DE RESERVE DE GAUCHE" DU CAPITALISME

SYRIZA: "la force de réserve de gauche" du capitalisme

Elisseos Vagenas

Membre du CC du KKE

Responsable de la Section des Relations Internationales du CC du KKE

 

Après le déclenchement de la crise capitaliste en Grèce, la classe bourgeoise a cherché de manière intensive à désarmer idéologiquement le peuple en masquant les causes de la crise et des problèmes vécus par les travailleurs, afin de les conduire à des choix politiques qui ne remettent pas en question le système d'exploitation. Ainsi, les partis politiques bourgeois, les anciens ainsi que ceux qui ont émergé récemment, ont commencé à se concentrer sur des phénomènes isolés, par exemple les scandales économiques, en les présentant comme étant la cause de la crise. "Il y avait de l'argent. Certaines personnes (les politiciens) en ont gaspillé et maintenant le peuple paie" est un des points de vue largement répandus. Le soi-disant "mouvement des citoyens indignés", qui a favorisé l'aversion pour le mouvement ouvrier organisé de classe et ses objectifs, a été utilisé dans ces plans. Ce mouvement se focalise sur les slogans "voleurs! voleurs!" et "traîtres", s'adressant aux politiciens. De cette façon, il a préparé le terrain idéologique pour les "graines" des vues racistes et criminelles de la fasciste "Aube Dorée".

Dans ces conditions, le KKE a déclaré de manière décisive que nous sommes face à une crise du système lui-même, ce qui exige la rupture, le désengagement des unions impérialistes de l'UE et de l'OTAN avec la socialisation des moyens de production et la construction d'une autre économie et d'une autre société qui se concentrera sur la satisfaction des besoins du peuple et non sur le profit. Au contraire, la Coalition de la Gauche Radicale (Syriza) s'est livrée à toutes sortes de goûts idéologico-politiques afin de devenir le principal parti d'opposition. Il convient de mentionner quelques éléments concernant la position de ce parti, en particulier dans la période actuelle où il est promu par le "Parti de la Gauche européenne" comme "une force de renversement" et les forces du PGE sont représentées par son président Alexis Tsipras en tant que candidat pour le poste de président de la Commission européenne.

Lorsque la "gauche radicale" rencontre l'extrême droite

Le 7 février 2014, le Secrétariat politique de SYRIZA a décidé de retirer la candidature du journaliste T. Karipidis pour le poste de préfet de région en Macédoine occidentale dans les prochaines élections locales qui auront lieu dans la période des élections européennes (mai 2014). La Grèce est divisée en 13 régions. Donc SYRIZA a été amené à retirer son candidat dans une vaste zone géographique, celle de la Macédoine occidentale (pas immédiatement mais après 5 jours d’ "introspection" dans le parti). Pourquoi? La raison en est les points de vue de ce journaliste qui ont été rendus publics, car il est un partisan d'une théorie du complot concernant les souffrances subies par les travailleurs dans notre pays. Selon sa théorie, le Premier ministre A. Samaras est en train de détruire la Grèce conformément à un plan des Juifs!

Cette théorie de la conspiration extrême qui concorde avec les vues correspondantes des milieux fascistes a été accueillie par la "gauche radicale" de Syriza. Voilà le... "radicalisme"...

La vérité indéniable, c'est que ce n'est que la "pointe de l'iceberg", comme au cours des trois dernières années SYRIZA a absorbé des sections entières du parti social-démocrate PASOK qui est dans le processus de désintégration.

Même si nous ne nous concentrons pas sur cet épisode, nous verrons que pendant ces dernières années SYRIZA a fait un effort systématique pour sauver le capitalisme devant les yeux des travailleurs. Comment est-il fait cela? Examinons brièvement ce fait-là.

Faisant l'éloge du capitalisme "sain", comme celui d'Obama

SYRIZA prétend que le néolibéralisme et le capitalisme néolibéral sont à blâmer pour la crise et les problèmes des travailleurs. Il vante la politique d'Obama en tant que néo-keynésianisme et la caractérise comme «progressiste» ! À la fin de l'année dernière, le président de SYRIZA, Alexis Tsipras a fait l'éloge du président américain Barack Obama dans un discours au Texas, aux États-Unis, indiquant que "je pense que nous pouvons avoir un débat constructif avec Washington sur la question de la crise de la zone euro. C'est une des raisons pour lesquelles je suis heureux d'être ici aujourd'hui ".

De cette façon, la direction de SYRIZA et le PGE sont impliqués dans la concurrence féroce entre les puissances impérialistes. Il est bien connu que le gouvernement des États-Unis, de la France, de l'Italie font pression sur l’Allemagne afin qu’elle assume une plus grande partie des pertes quant à la gestion de la dette des États endettés de la zone euro et qu’elle limite son excédent commercial. Les forces du PGE se sont mises du côté des États-Unis. Néanmoins, cette confrontation n'est pas liée aux intérêts des forces populaires. Elle ne concerne pas les intérêts des peuples dans les économies capitalistes le plus puissantes ou les plus faibles. Quelle que soit la formule suivie pour la gestion de la crise, les travailleurs ne se dépêtreront pas de l'exploitation capitaliste, la pauvreté, la misère, les nouvelles mesures anti-populaires. Ceci est illustré par les problèmes sociaux et économiques immenses vécus par des dizaines de millions de travailleurs aux États-Unis. Même si certaines données statistiques indiquent que la croissance capitaliste apparaît sur le terrain de la destruction des acquis sociaux, cette croissance sera au détriment des peuples, les travailleurs subiront les conséquences de la prochaine crise de suraccumulation du capital, qui sera encore plus profonde.

En limitant sa critique aux soi-disant "capitalisme néolibéral", SYRIZA encourage la création des illusions parmi les travailleurs qu'il peut y avoir un autre "bon" capitalisme.

En anticipant le changement de l'alliance prédatrice

Gardons à l'esprit que dans les années '60 le KKE avait caractérisé la CEE comme "la fosse aux lions". En 1980, il a dit NON à l'adhésion de la Grèce à la CEE et en 1991 il a dit NON au traité de Maastricht qui a transformé la CEE en l'UE.

En revanche, tous les autres partis, y compris les partis dont SYRIZA a émergé, ont soutenu ces choix de la classe bourgeoise pour l’intégration de la Grèce à la CEE et l'UE.

Aujourd'hui SYRIZA réclame que l'UE "viole ses principes et ses objectifs fondateurs". La vérité est que, de 1957 jusqu'à aujourd'hui, et aussi longtemps que l'UE existe, même si elle se divise en une union du sud ou du nord, si elle devient une fédération ou une confédération, elle sera une union impérialiste, dirigée contre les peuples et les jeunes.

Il est évident que l'UE ne change pas, que ce soit avec le changement de président de la Commission européenne, qui est un appareil pour l'élaboration et la mise en œuvre des mesures anti-populaires les plus rigoureux, ou avec des réformes politiques, parce que l'exploitation de l’homme par l'homme, c'est-à-dire l'exploitation de classe, la contradiction principale de la société capitaliste, en est inhérente.

La question principale est quels intérêts cette fondation de cette union interétatique a servi. Elle a été fondée dans le but d'aider les capitalistes à exploiter plus efficacement les travailleurs dans ses États membres, de leur permettre de fortifier leur pouvoir avec le soutien des classes bourgeoises des autres pays de l'union. Elle a été créée afin d'aider les monopoles européens dans leur conflit féroce avec les monopoles des autres pays et des unions régionales.

L'UE, avec la plupart de ses États membres étant aussi membres de l'OTAN, organise la guerre avec des moyens financiers, politiques et militaires. Elle a mené une guerre sur le territoire européen, elle participe à des plans d'intervention en Asie, en Afrique, aujourd'hui à la République centrafricaine, elle accompagne les États-Unis dans son anti-communisme et l'affrontement du mouvement en utilisant la législation anti-terroriste.

Puisque SYRIZA est le principal parti d'opposition, il porte une grande part de responsabilité pour la tromperie consciente des travailleurs, puisque il prétend que l'UE peut être démocratisée et humanisée.

Récemment,  avec les événements sanglants en Ukraine, SYRIZA a encore une fois découvert le "manque d'une politique étrangère indépendante" concernant l'intervention flagrante de l'UE dans les affaires intérieures de l'Ukraine, qui a été réalisée en collaboration avec les États-Unis et en conflit avec la Russie pour le contrôle des marchés, des matières premières et des réseaux de transport du pays. SYRIZA a prétendu que l'UE pourrait avoir un "rôle plus important" en faveur du peuple de l'Ukraine si elle ne s'était pas alignée avec les États-Unis. Ensuite, selon ce point de vue, l'UE deviendrait une "force pour la stabilité et la paix". Cependant, il n'y a pas de plus grande fraude de quelqu'un qui prétend que l'UE impérialiste peut devenir un "facteur de paix", en favorisant des illusions pour un impérialisme en faveur de la paix! Les "prédateurs" impérialistes, l'Union européenne étant parmi eux, au cours de la "division du butin" peuvent entrer en conflit, mais ils restent toujours hostiles et des "prédateurs" quant aux intérêts des peuples.

Le "front" et le "ventdu Sud

SYRIZA pêche dans les "eaux boueuses" des partis du soi-disant "arc contre le mémorandum", de "l'anti-Merkelisme", de la version "anti-bancaire" de l'UE et la zone euro, des partis qui simplement condamnent la troïka et en particulier l'Allemagne.

Néanmoins, il cache le fait que le déclenchement de la crise capitaliste a précédé le mémorandum. Il néglige le fait que l'UE fait partie de la Troïka. Le mémorandum que le gouvernement grec a signé avec la Troïka des prêteurs, n'est rien d'autre que la spécialisation de la ligne politique générale de l'UE dans les conditions de la crise en Grèce. Par conséquent, l’opposition de SYRIZA au mémorandum constitue de la poussière aux yeux du peuple, étant donné que ce parti ne s'oppose pas à l'UE, mais il la soutient.

   Mais pourquoi SYRIZA s’en prend à la Troïka ou seulement à l’Allemagne?  Tout simplement parce qu’il couvre ainsi son soutien substantif à l’UE du capital, des monopoles. Il berce les travailleurs avec des illusions que l’UE peut changer par un « front des pays du Sud ». Pourtant, les alliés internationaux et les appuis que ce parti invoque, les gouvernements des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Nord Méditerranéen, ils sont tous des ennemis du peuple, ils nivellent les droits populaires dans leurs pays, comme le gouvernement allemand le fait.

   L’UE c’est l’enfer pour tous ses peuples! La vérité c’est que les mesures anti-populaires concernent la classe ouvrière et les couches populaires de tous les pays, indépendamment des memoranda et dettes.

   Dans quelques pays ces mesures ont été prises pendant les années 1990, et dans des autres pendant les années 2000, dans les uns elles ont été lancées toutes ensemble sous forme de « choque », dans les autres cela s’est passé peu à peu, comme en Allemagne.

   Certes, il y a des différences d’un pays à l’autre par rapport aux conquêtes ouvrières, aux besoins sociaux, à l’hauteur du chômage.  Cela arrive non parce que en Grèce une politique pas très bien choisie a été pratiquée, un « mauvais médicament », mais parce que son départ était en pire position dans l’Eurozone.

   Par exemple, la Politique Agricole Commune (PAC) c’est la politique générale qui cible à réunir la production agricole et la terre en moins de mains. Elle est cependant devenue plus douloureuse dans les pays où les petits producteurs sont plus nombreux, comme la Grèce.   

Le « nouveau vent du Sud » qui emportera la « mauvaise » UE et laissera une meilleure à sa place, n’est qu’un conte pour que les peuples s’endorment. Le 12/6/12 on pouvait lire dans le journal de SYRIZA: «Une nouvelle page s’est ouverte hier en France. Victoire de la gauche ». En ce temps-là le SYRISA et sa direction ont cultivé plein d’illusions qu’avec l’élection d’ Hollande l’UE commence à changer. Aujourd’hui nous connaissons tous le développement…

   Aux antipodes de ces illusions le KKE, comme les autres partis participants à « l’Initiative » Communiste Européenne, estiment que l’UE ne change pas, qu’elle est une organisation réactionnaire au sein de laquelle  se trouvent les intérêts   des monopoles.

   La dette onéreuse et non viable

 Le KKE a révélé avec des éléments de preuve que les travailleurs n’ont aucune responsabilité et qu’ils ne doivent pas payer la dette publique. La propagande du pouvoir capitaliste essaye d’obscurcir les vraies raisons du grossissement de la dette publique. En réalité les années précédentes l’État a emprunté pour servir les besoins de la profitabilité du grand capital et maintenant il appelle les travailleurs à payer. En plus, la dette a été augmentée par les dépenses immenses des programmes d’armement pour les besoins de l’OTAN et par la participation aux missions impérialistes. Même par les conséquences de l’intégration de l’économie grecque à l’UE et à l’UEM. Le cours de diminution des secteurs importants de la transformation qui ont subi une pression dure par l’antagonisme et qui se sont diminués (p.ex. l’industrie textile, l’habillement, la métallurgie, la construction navale, les moyens de transport) est caractéristique. L’amplification du déficit commercial et l’augmentation des importations par l’UE avaient un impact respectif au grossissement de la dette publique.

   SYRIZA, pour une grande période de temps, et particulièrement avant les élections précédentes, prétendait qu’un « gouvernement de gauche » de SYRIZA séparerait la dette en juste (qui doit être payée) et en « onéreuse », « injuste », qui ne sera pas payée. Ils laissaient même entendre que la plus grande partie de la dette est « onéreuse » et foudroyaient le KKE pour ne pas suivre cette logique « réaliste ». Néanmoins, le plus la possibilité que SYRIZA se charge de la gestion bourgeoise approche, le plus sa position se modifie graduellement. L’économiste de SYRIZA G. Stathakis a déclaré en Février 2014 que selon ses observations la dette « onéreuse » c’était à peine 5%. C’est-à-dire qu’il a admis que le peuple doit payer pour le reste 95% de la dette. Dans le même mois, le chef de SYRIZA, en se trouvant en Italie, a soutenu que la crise en Grèce est un résultat « d’un modèle du développement incorrect de surconsommation avec de l’argent emprunté ».  C’est-à-dire, il reproduit les idéologies bourgeoises fondamentales, en Grèce et en dehors d’elle sur la cause de la dette et appelle le peuple à payer la dette, à condition qu’elle devienne viable, qu’encore une décote ait lieu, par opposition au gouvernement ND-PASOK qui demande un allongement du paiement. Toutes ces deux solutions de gestion ne sont pas « radicales », et « en faveur du peuple » mais bien au contraire elles entraînent de nouvelles mesures antipopulaires pour les travailleurs.

   La seule solution en faveur du peuple c’est celle que le KKE propose : annulation unilatérale de la dette pour laquelle le peuple n’est pas responsable. Socialisation des moyens de production, désengagement de l’UE, pouvoir ouvrier-populaire.

   « Radicalisme » entre « les murs » du système      

   SYRIZA, un parti opportuniste qui évolue très rapidement en social-démocratie contemporaine, cultive des illusions au peuple que malgré la dominance des monopoles une meilleure manière de gestion soit réaliste. Il joue avec l’angoisse du peuple,  la pression des changements immédiats sans des changements radicaux.

   Le discours d’Al. Tsipras  dans une manifestation consacrée à l’Autrichien social-démocrate  Bruno Kreisky est révélateur. Al. Tsipras a précisé que « Un gouvernement de gauche en Grèce tendra la main aux sociaux-démocrates européens, aux libéraux d’Europe à la pensée libre » ayant comme plan « la stabilisation de la zone euro  –première étape vers une Europe ouverte, démocratique et cohésive ». Un tel gouvernement poursuivra « un plan Marshall européen », qui comprendra « une union bancaire correcte, une dette publique gérée de manière centralisée par la BCE et un programme massif d’investissements publics ». Ces objectifs, affirme catégoriquement Al. Tsipras, peuvent être achevés sans aucune « modification des traités » de l’UE.

   Mais en affirmant que « l’état a de la continuité », c’est-à-dire en déclarant clairement qu’il continuera l’œuvre des gouvernements précédents, sur le terrain de la politique antipopulaire, sur les débris des droits ouvriers et populaires, SYRIZA révèle le sens du dite « gauche gouvernante ». La candidature de Tsipras pour président de la Commission montre l’attachement de SYRIZA à l’UE, cette union des monopoles. De l’autre coté, la présentation par SYRIZA du gouvernement d’Obama comme exemplaire assure que son gouvernement gérera le capitalisme. Il s’agit des affirmations que la Fédération Héllenique des Entreprises a très précisément évaluées, en prônant « le radicalisme utile du SYRIZA ».

   Sur « la démocratie » et « la souveraineté »

   SYRIZA essaye avec sa propagande d’obscurcir le fait que la participation d’un état capitaliste à une union interétatique, comme l’UE, signifie objectivement la cession des droits souverains. Certes, cela ne s’arrive pas à cause de « l’occupation allemande » comme des groupes nationalistes divers du « courant anti-mémorandum » bourgeois prétendent en désorientant le peuple. Cette phraséologie est aussi adoptée de temps en temps par les forces de SYRIZA. Mais comme un choix conscient, un choix stratégique du capital de chaque état, et de Grèce aussi, pour le renforcement de sa position économique et politique. Des unions interétatiques sont formées dans le cadre d’internationalisation capitaliste continuellement intensifiée, qui entraîne un entrecroisement de plus en  plus grand des sections du capital des états différents, développement des relations entre eux, interdépendance des économies capitalistes et, par conséquence, des états capitalistes. Des relations d’interdépendances inégales, qui sont inégales parce qu’elles sont formées sur la base du développement inégal, au critère de la puissance économique et politique. C’est cela le facteur caractéristique des unions capitalistes interétatiques, ainsi que ce du réseau des relations interétatiques en général, qui est formé dans le cadre du système impérialiste mondial. Le KKE soutient que ces relations peuvent être rompues, renversées seulement par le désengagement du pays des unions capitalistes interétatiques et de la voie du développement capitaliste, et pas par leur fardage, comme SYRIZA le poursuit.  

Les positions de SYRIZA démontrent que ce parti est tout simplement contre la « guidance allemande de l'UE et de l'Eurozone » et point contre les contrôles budgétaires s’ils sont effectués par des "institutions légalisées".    Pas de problème, par exemple, si ces contrôles s'effectuaient sous l'égide du Parlement Européen, puisque cette institution est la seule démocratiquement élue de l’UE.

Néanmoins, le sens social de notions comme « la démocratie » et « la souveraineté » change selon le contexte de la classe dominante.  La démocratie bourgeoise n’est rien d’autre qu'une dominance, une dictature même, de la classe bourgeoise dissimulée par le parlementarisme. De plus, le droit soutenant cette démocratie n’est rien d’autre que le droit de la classe bourgeoise.  SYRIZA est porteur d’une perception petite bourgeoise et ataxique de la liberté et de la démocratie.  Son discours de ces notions est caractérisé par un « pluralisme petit bourgeois ». Ce parti méconnaît et dissimule le fait que les conquêtes démocratiques au capitalisme sont des conquêtes de classe, et de ce fait, limitées. En plus, il cache le fait que la source de l'autoritarisme est la politique en faveur du capital, étroitement liée avec l'application des décisions de l'UE.  Sa position générale sur l’UE et les politiques communes soutient l'établissement de mécanismes transnationaux répressifs au niveau européen ayant pour but de tenir sous contrôle les mouvements anti-impérialistes.  Son discours politique dissimule le rôle de ces mécanismes (Europol, Eurojust, Frontex, Sengen, etc.) à fin de protéger l’UE. 

Un « referendum »: pourquoi et pour qui ?

SYRIZA, conscient de la perte de popularité de l'UE à cause du mécontentement et du dédain de la part de vastes couches de travailleurs, vise à présent à créer de faux dilemmes additionnels en vue des élections locales et européens qui devraient, selon ce parti, fonctionner comme un referendum sur les politiques et les partis qui serraient, soit disant, responsables pour l’état actuel de notre pays.  « Légaliser » ou pas la politique du gouvernement actuel.

Selon SYRIZA, les couches saines du capital mériteraient d’être soutenues. Ainsi, le vrai but du référendum qu’il réclame est de décider quelles parties du capital devraient être soutenues quant le pays entre dans la phase de redressement.  En d’autres mots, quels secteurs seraient il financés?  La vraie question, bien sur, est "par qui"?

Le référendum de SYRIZA déciderait comment les travailleurs et les familles populaires devraient, de tout façon, serrer encore plus la ceinture. Les alternatives sont soit la prolongation du délai de paiement (demande actuellement présentée auprès de nos créditeurs étrangers par le gouvernement grec) soit  une nouvelle décote selon la politique de SYRIZA.

SYRIZA déclare son adhérence à l’UE dont la politique de "gouvernance économique" impose aux peuples des "memoranda permanents".  Ainsi, le référendum réclamé par ce parti n’est autre qu'une tentative de forcer le peuple de l'accepter comme seul garant de "l'Europe sens unique" et gardien de l'application  des "memoranda permanents" imposés par l'UE.  Autrement dit, accepter SYRIZA comme le meilleur gestionnaire de la pauvreté et de la misère actuelles.   Le vrai but de SYRIZA est de tromper les travailleurs, les persuadant que ses positions assureraient le bien-être populaire. 

SYRIZA réclame un référendum en faveur d’un, soit disant, gouvernement de la gauche.  Les évolutions récentes en France, en Italie, en Chypre et ailleurs, démontrent néanmoins que les gouvernements de gauche et de centre-gauche ne sont que des "alternatives gauchistes de la voie capitaliste de développement". 

Le parti communiste grec déclare, sur ce point, que les travailleurs ne devraient pas aller aux urnes au moi de Mai ayant ces idées dans la tête. 

 deLe critère décisif doit, au contraire, être la condamnation de tous ceux qui ayant menti, terrorisé et leurré le peuple dans le passé, essaient encore aujourd’hui de persuader le peuple grec ainsi que les autres peuples européens que le développement en faveur du peuple serrait possible dans le contexte de développement capitaliste de l'Union Européenne.  

Un autre critère décisif doit être l'établissement d’une opposition ouvrière populaire forte, le ralliement indispensable du mouvement ouvrier populaire, la création d’une alliance populaire pour lutter contre la politique antipopulaire, l’UE et les partis de « l’Europe sens unique".

Renforcer la lutte pour que notre pays, la Grèce, devienne un havre de bien-être populaire, de valorisation de tous les forces productrices du pays, de solidarité et de coopération avec tous les peuples du monde, libéré du joug de l'Union Européenne; de l'exploitation capitaliste et de l'injustice.

Enfin, préparer la voie pour la socialisation des monopôles, l'abandon unilatéral de la dette nationale et le dégagement de notre pays de l'UE. Pour que le peuple prenne le pouvoir, guide les développements et les utilise pour ses propres buts.

Ayant ces critères en tête, les travailleurs doivent valoriser les élections du mois de mai 2014 rejetant les faux dilemmes et les faux referenda en renforçant le parti communiste grec afin de contribuer à faire basculer la balance des forces en faveur du peuple.

http://fr.kke.gr/fr/articles/SYRIZA-la-force-de-reserve-de-gauche-du-capitalisme/