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TENSIONS DANS LES BALKANS : VERS UN CHANTAGE DE L'UE A LA SERBIE SUR LE PSEUDO ETAT DU KOSOVO FONDE SUR LE CRIME ORGANISE

Les tensions dans les Balkans annoncent-elles un chantage de l'UE à la Serbie sur le Kosovo ?

Les tensions dans les Balkans annoncent-elles un chantage de l'UE à la Serbie sur le Kosovo ?

© STRINGER Source: AFP

Des Serbes manifestent le 29 mai 2019 à Mitrovica, suite aux raids de la police kosovare dans le nord du Kosovo.

 

En dépit de leur passé très trouble, les dirigeants kosovars ont toujours bénéficié du soutien des occidentaux. A quelques semaines d'un sommet où sera discuté l'adhésion de Belgrade à l'UE, le regain des tensions dans la région interpelle.

Sous l'œil au mieux passif de l'OTAN, qui dirige pourtant «une opération de soutien de la paix» au Kosovo depuis 1999, la tension entre Belgrade et Pristina connaît un nouveau pic. L'intervention de la police kosovare dans la nord de la région à majorité serbe – visant, d’après les autorités de Pristina, au démantèlement d’un réseau de corruption, de contrebande et de crime organisé au sein de la police et des douanes – a suscité une violente réaction des habitants.

Il faut dire que la légitimité des autorités kosovares reste sujette à caution. D'une part, le Kosovo, qui n'a pas été reconnu par la Russie ni par la Chine, n'est pas membre de l'ONU et n'est donc officiellement pas un Etat indépendant. D'autre part, les dirigeants de cet Etat autoproclamé ont un passé pour le moins trouble, au sein la fameuse force paramilitaire UçK. L'Armée de libération du Kosovo, ou UçK, a combattu pour l'indépendance du Kosovo à la fin des années 1990. Le mouvement a fait l'objet de nombreuses accusations de crimes contre l’humanité pour, entre autres, des faits de trafic d'organes et d'épuration ethnique à l'encontre des populations serbes et roms.

UçK, crime organisé : des dirigeants au passé trouble

Ancien chef militaire de l'UçK, l'actuel Premier ministre Ramush Haradinaj a été traîné à ce titre devant plusieurs tribunaux. Il a notamment été inculpé en mars 2005 par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye pour des crimes de guerre. Il a fini par être acquitté en 2012 après de nombreux rebondissements, ce qui a suscité de nombreuses critiques contre le TPIY, notamment en raison du manque de mesures de sécurité prises par la Cour pour lutter contre les tentatives d'intimidation des témoins.

Hashim Thaçi, le président actuel, est lui aussi lié à l'UçK puisqu'il a participé à la fondation du Parti démocratique du Kosovo, la branche politique de l'organisation paramilitaire. Selon un rapport explosifdu sénateur suisse Dick Marty au Conseil de l'Europe, en 2010, Hashim Thaçi serait qui plus est à la tête du groupe criminel de Drenica, soupçonné notamment de trafic d'organes prélevés sur des prisonniers, principalement serbes, entre 1998 et 2000. Poursuivi par des tribunaux italiens depuis 2006, l'actuel président du Kosovo n'a pourtant jamais été vraiment inquiété.

Auteur: RT France

«Il s'en sont sortis à chaque fois parce qu'ils ont des protections importantes. Madame [Carla] Del Ponte [l'ex-procureur du TPIY] me l'a dit, ils ont obtenu l'autorisation et la protection, qui vient de très haut, de la part des Etats-Unis», avance Alexis Troude, chercheur en géopolitique spécialiste des Balkans, au micro de RT France.

Ils ont des protections importantes

Il est évident que les deux hommes disposent d'appuis puissant au sein des démocraties occidentales. Le 4 janvier 2017, Ramush Haradinaj est arrêté en France, sur la base d'un mandat d'arrêt international émis par la Serbie. Trois mois plus tard, la justice française rejette son extradition et lève son contrôle judiciaire, provoquant le rappel par la Serbie de son ambassadeur en France. 

Quant à Hashim Thaçi, il avait été arrêté à l'aéroport de Budapest en juin 2003, lui aussi sur la base d'un mandat d'arrêt international lancé par Belgrade. Il sera finalement libéré suite à une intervention du chef de la Mission des Nations unies au Kosovo, l’Allemand Michael Steiner. Et il n'est pas interdit de s'interroger sur le rôle joué par la diplomatie française dans cette libération, étant donné la proximité qui existe entre Hashim Thaçi et l'eurodéputé LR Arnaud Danjean. Personnellement invité à la cérémonie d'indépendance du pays par Hashim Thaçi, cet ancien du département Balkans de la DGSE n'a jamais caché que le président du Kosovo était resté un de ses interlocuteurs «pendant près de neuf ans, durant lesquels a été négocié le statut du Kosovo».

Les occidentaux qui continuent de soutenir les deux hommes ne peuvent pourtant pas prétendre ignorer leur passé. En 2011, un document de l’OTAN, publié dans le quotidien britannique The Guardian,a par exemple révélé que des membres haut placés de l’organisation Atlantique savaient parfaitement qu'Hashim Thaçi était un «des plus gros poissons» du crime organisé au Kosovo.

«Le pseudo Etat du Kosovo a été fondé sur le crime organisé. Il a été donné à des criminels organisés. Il est gouverné par des criminels organisés qui ont notamment été mis en cause dans le trafic d'organes humains dans le rapport du sénateur suisse Dick Marty au Conseil de l'Europe. Ce n'est pas exactement la force à laquelle on peut se fier pour lutter contre le crime organisé dans les Balkans», souligne ainsi Slobodan Despot, écrivain et directeur d'antipresse.net, au micro de RT France, revenant sur les raisons avancées par la police kosovare pour intervenir dans le nord de la région.

Auteur: RT France

Escalade planifiée ?

Si la situation est désormais explosive dans la région, c'est que les autorités pensent pouvoir en tirer profit. En novembre dernier, le Kosovo avait d'ailleurs planté une première banderille en augmentant à 100% la taxe douanière sur les produits serbes. Une décision prise au lendemain de son nouvel échec d'adhésion à Interpol et qui se voulait une réponse à «l'agressivité de la Serbie contre le Kosovo par tous les moyens», selon le Premier ministre Ramush Haradinaj.

Lire aussi

Un membre d'une unité spéciale de la police du Kosovo (image d'illustration).

La Serbie sur le pied de guerre après des accrochages dans une zone serbe du Kosovo

Pour Mitar Kovac, président du Forum eurasiatique pour la sécurité, l'introduction de cette taxe n'était qu'un «prétexte formel pour aggraver la situation». «Je pense qu'il s'agit d'une escalade planifiée dont Pristina a besoin pour instaurer son contrôle sur le nord serbe du Kosovo», avait ainsi confié en décembre dernier le major général serbe à la retraite, à Sputnik.

Difficile de lui donner tort aujourd'hui alors que la police kosovare vient de franchir un nouveau cap en balayant d'un revers de la main les accords de Belgrade de 2013 (qui doivent permettre à la Serbie d'engager ses négociations d'adhésion à l'UE) qui stipulaient que les quatre municipalités du Kosovo nord où elle est intervenue devait disposer d'un statut d'autonomie. «Non seulement ils n'ont pas d'autonomie, mais la police albanaise, avec d'ancien membre d'UçK, comme au Far West, se permet de prendre des Serbes, des Albanais, des Bosniaques, des Roms, un Russe, mais aussi de molester de simples habitants – ils ont tirés sur plusieurs habitants qui se réfugiaient dans leurs maisons – et ils font régner la terreur», note ainsi Alexis Troude.

Chantage de l'UE sur l'adhésion de la Serbie?

Le président serbe Aleksandar Vucic a réagi en mettant toutes les unités des forces armées de son pays en état d'alerte mais le chef d'Etat, qui doit rencontrer Hashim Thaçi lors d'un sommet avec la chancelière Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron le 2 juillet prochain, est dans une position délicate. Selon le chercheur en géopolitique Alexis Troude, l'UE compte mettre le Kosovo dans la balance d'une éventuelle adhésion de Belgrade. «L'enjeu est énorme. Ce qui se joue, c'est ni plus ni moins un chantage qu'on impose à la Serbie, c'est-à-dire, vous rentrez dans l'UE au prix du sacrifice de votre province méridionale», explique l'expert, avant de souligner que Belgrade ne pourra «jamais accepter la perte d'une province qui est son cœur historique».

L'opposition serbe craint pourtant qu'Aleksandar Vucic ne prépare son peuple à un changement de doctrine sur cette question. Miroslav Aleksic, vice-président du Parti du peuple, parti de l'opposition serbe, a ainsi dénoncé les violences du 28 mai comme «une terrible manipulation», «le début du dernier acte d'une pièce» jouée de concert par Aleksandar Vucic et les responsables kosovars. Selon lui, en faisant monter à dessein la tension, le président serbe préparerait son opinion à l'abandon du Kosovo : «Soit nous reconnaissons le Kosovo, soit nos enfants vont encore mourir.»

Lire aussi : Moscou demande la libération immédiate d'un citoyen russe blessé au Kosovo

https://francais.rt.com/international/62588-tensions-balkans-annoncent-elles-chantage-ue-serbie-kosovo


 

MANLIO DINUCCI : LE NAVIRE D'ASSAUT DES NOUVEAUX CROISES

Le navire d’assaut des nouveaux croisés

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 28 mai 2019

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

En présence du Chef de l’État Sergio Mattarella, du ministre de la Défense Elisabetta Trenta, du ministre du développement économique Luigi Di Maio, et des plus hautes autorités militaires, a été lancé le 25 mai aux Chantiers de Castellammare di Stabia (Naples) le navire Trieste, construit par Fincantieri.

C’est une unité amphibie multirôles et multifonctions de la Marine militaire italienne, défini par Trenta comme “parfaite synthèse de la capacité d’innovation technologique du Pays”. Avec une longueur de 214 mètres et une vitesse de 25 noeuds (46 km/h), il a un pont de vol long de 230 mètres pour le décollage d’hélicoptères, de chasseurs F-35B à décollage court et atterrissage vertical et convertibles V-22 Osprey. Il peut transporter dans son pont-garage des véhicules blindés sur 1200 mètres linéaires. Il a une rampe de lancement interne, longue de 50 mètres et large de 15, qui permet au navire d’opérer avec les plus modernes véhicules amphibies de l’OTAN. 

En termes techniques, c’est un navire destiné à “projeter et soutenir, dans des aires de crise, la force de débarquement de la Marine militaire et la capacité nationale de projection, depuis la mer, de la Défense”. En termes pratiques, c’est un navire d’assaut amphibie qui, en s’approchant des côtes d’un pays, l’attaque avec des chasseurs et hélicoptères armés de bombes et missiles, puis l’envahit avec un bataillon de 600 hommes transportés, avec leurs armements lourds, par hélicoptères et véhicules de débarquement. En d’autres termes, c’est un système d’armes projeté non pas pour la défense mais pour l’attaque dans des opérations guerrières conduites dans le cadre de la “projection de forces” USA/OTAN à grande distance.

La décision de construire le Trieste fut prise en 2014 par le gouvernement Renzi, en la présentant comme navire militaire affecté principalement à des “activités de secours humanitaire”. 

Le coût du navire, à charge non du Ministère de la défense mais du Ministère du développement économique, était quantifié à 844 millions d’euros, dans le cadre d’un financement de 5.427 millions pour la construction, outre le Trieste, de 9 autres navires de guerre. Parmi eux, deux unités navales à très haute vitesse pour patrouilleur des forces spéciales dans des “contextes opérationnels qui requièrent de la discrétion”, c’est-à-dire dans des opérations guerrières secrètes. 

Au moment du lancement, le coût du Trieste a été indiqué à 1.100 millions d’euros, soit supérieurs à 250 millions de plus que la dépense prévue. Le coût final sera beaucoup plus haut, car il faut y ajouter celui des chasseurs F-35B et des hélicoptères embarqués, plus celui d’autres armements et systèmes électroniques dont sera doté le navire dans les prochaines années.

L’innovation technologique dans le domaine militaire -a souligné la ministre de la Défense- “doit être soutenue par la certitude des financements”. C’est-à-dire par de continuels et croissants financements avec de l’argent public y compris par le Ministère du développement économique, maintenant conduit par Luigi Di Maio. À la cérémonie du lancement, il a promis aux ouvriers d’autres investissements : il y a en effet d’autres navires de guerre à construire. 

La cérémonie du lancement a pris une signification ultérieure quand l’évêque aux Armées, monseigneur Santo Marcianò, a exalté le fait que les ouvriers avaient fixé sur la proue du navire une grande croix, composée d’images sacrées pour lesquelles ils ont une dévotion, dont celles du Pape Wojtyla et de Padre Pio. Monseigneur Marcianò a fait l’éloge de la “force de la foi” exprimée par les ouvriers, qu’il a bénis et remerciés pour “ce signe merveilleux que vous avez mis sur le navire”. 

Ainsi a été lancé le grand navire de guerre donné en exemple de la capacité d’innovation de notre pays, payé par le Ministère du développement économique avec nos sous soustraits à des investissements productifs et à des dépenses sociales, béni avec le signe de la Croix comme à l’époque des croisades et des conquêtes coloniales.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

La nave d’assalto dei nuovi crociati

Édition de mardi 28 mai 2019 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-nave-dassalto-dei-nuovi-crociati/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2019

https://www.mondialisation.ca/le-navire-dassaut-des-nouveaux-croises/5633936


 

AUTRICHE : CE LUNDI 27 MAI, LE CHANCELIER SEBASTIAN KURZ, ALLIE AVEC L'EXTREME-DROITE FASCISTE EST RENVERSE PAR UNE MOTION DE CENSURE

Sebastian Kurz

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz renversé par le Parlement

© AFP 2019 ROBERT JAEGER

INTERNATIONAL

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Une dizaine de jours après le scandale de corruption, le chancelier autrichien Sebastian Kurz a été poussé vers la sortie par une motion de censure, a annoncé la vice-présidente du Parlement, Doris Bures.

En Autriche, le chancelier Sebastian Kurz a été renversé ce lundi 27 mai par une motion de censure, dix jours après le scandale de corruption, a déclaré la vice-présidente du Parlement, Doris Bures à laquelle se réfère l’AFP. 

 

Sebastian Kurz (Archivbild)

© SPUTNIK . ALEXEY WITWIZKI

Le chancelier autrichien Kurz menacé d’une motion de censure

La motion a été votée par le FPÖ et l'opposition sociale-démocrate (SPÖ), qui rassemblent à eux deux 103 des 183 sièges du Conseil national, la chambre basse du Parlement autrichien, selon Reuters. 

 

Le Président Alexander Van der Bellen va désormais devoir nommer un nouveau chancelier capable d'obtenir une majorité parlementaire pour gouverner jusqu'aux législatives.

Sebastian Kurz a remanié son cabinet le 22 mai après le départ de l'ensemble des ministres FPÖ suite au départ forcé de Heinz-Christian Strache. Ce dernier avait annoncé sa démission des postes de vice-chancelier autrichien et de président du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ) dans un contexte de scandale.

 

Sebastian Kurz

© REUTERS / LEONHARD FOEGER

En pleine crise gouvernementale en Autriche, Kurz annonce des législatives anticipées

En effet, une vidéo, diffusée le 17 mai par les médias allemands Der Spiegel et Süddeutsche Zeitung et réalisée secrètement à Ibiza avant les élections législatives autrichiennes de 2017, montre Heinz-Christian Strache à côté d'une femme blonde. D'après ces journaux, il s'agit de la nièce d'un oligarque russe à qui il a proposé des contrats gouvernementaux en échange d'un soutien financier à son propre parti en vue des élections.

 

Heinz-Christian Strache assure toutefois que la femme en question est citoyenne lettonne et non russe. Il reconnaît avoir commis «une erreur», en précisant ne pas vouloir «fournir un prétexte pour affaiblir la coalition» formée en décembre 2017.

https://fr.sputniknews.com/international/201905271041256929-autriche-kurz-renverse-par-parlement/


 

LES AVIONS DE CHASSE US DE 5e GENERATION F-35 DE L'ARMEE BELGE SONT INAPTES AU COMBAT AVEC 941 DEFAILLANCES CONSTATEES

F-35

Les F-35 de l’armée belge seraient inaptes au combat avec 941 défaillances constatées

© AP Photo / Rick Bowmer

DÉFENSE

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Les avions de cinquième génération F-35 présentent 941 manquements et défaillances relatifs à la précision de tir, la durabilité ou la sécurité de ses systèmes informatiques, souligne un rapport d’un groupe de recherche américain.

Les avions de chasse américains F-35, dont la Belgique compte recevoir 34 exemplaires d'ici 2025, souffrent de nombreux défauts techniques qui les rendent inaptes au combat et mettent la vie de leurs équipages en danger, d'après un rapport du groupe de recherche indépendant POGO basé à Washington.

 

Des marins américains (Archivbild)

© AP PHOTO / MARCO GARCIA

Les chasseurs F-35, pomme de discorde entre le Royaume-Uni et les États-Unis?

Le groupe a diffusé un document rédigé par le Director Operational Test & Evaluation (DOT&E), qui rend compte directement au chef du Pentagone, selon lequel l'avion présente 941 manquements et défaillances relatifs à la précision de tir, la durabilité ou la sécurité de ses systèmes informatiques.

 

«Le squelette structurel du F-35 présente des fissures et des cassures. Du coup, l'avion ne peut pas atteindre la durée de vie promise de 8.000 heures de vol», constate Jan Grazier, journaliste d'investigation au POGO, cité par le quotidien belge Le Vif.

 

Lockheed Martin F-35 Lightning II

© AP PHOTO / NORTHROP GRUMMAN

La France tacle durement les États-Unis sur l’Otan et les F-35

Dans le même temps, le F-35 s'avère facile à pirater, tandis que les données rassemblées et enregistrées par le système ne sont pas fiables, indique le rapport. L'arme à bord de l'appareil laisse elle aussi à désirer. Ainsi, si le pilote se fie aux données projetées sur son viseur de casque, l'arme tire souvent à côté de la cible, ce qui augmente les risques de toucher ses propres troupes dans les situations de combat.

 

Des 941 défaillances détectées, une centaine sont classées catégorie I, c'est-à-dire qu'elles mettent en danger la vie du personnel, indique le POGO.

La Belgique avait lancé en mars 2017 un appel d'offres pour 34 avions de combat en vue de remplacer ses F-16 vieillissants. Le 25 août 2018, Bruxelles a officiellement annoncé sa volonté de se doter de F-35 fabriqués par Lockheed Martin. Les avions concurrents, l'Eurofighter Typhoon et le Rafale de Dassault (pas formellement proposé), n'ont pas été sélectionnés.

https://fr.sputniknews.com/defense/201903281040525551-f35-belgique-defaillances-rapport/


 

MILAN : LE CONDUCTEUR D'UN BUS REMPLI D'ENFANTS L'INCENDIE POUR DENONCER LE SORT DES MIGRANTS EN MEDITERRANEE

Milan : le conducteur d'un bus rempli d'enfants incendie son véhicule en soutien aux migrants

Milan : le conducteur d'un bus rempli d'enfants incendie son véhicule en soutien aux migrants

© Reuters TV Source: Reuters

Les restes du bus incendié par un chauffeur près de Milan

Un conducteur d'autocar italien d'origine sénégalaise a mis le feu à son bus remplis de collégiens, manifestement pour dénoncer le sort des migrants en Méditerranée. Tous les adolescents sont parvenus à s'enfuir.

Un bus qui transportait des collégiens a été incendié par son chauffeur dans la banlieue de Milan, en Italie, rapporte notamment l'agence Reuters, citant des sources italiennes. Tous les adolescents ont réussi à s'enfuir avant que le véhicule ne soit entièrement ravagé les flammes.

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Ruptly@Ruptly

 

Driver sets schoolbus on fire near , 14 intoxicated

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Arrêtez les morts en mer, je vais faire un massacre

Selon la police italienne, l'incendiaire, un Italien d'origine sénégalaise de 47 ans nommé Ousseynou Sy, aurait agi de la sorte pour protester contre les noyades de migrants en mer Méditerranée. «Arrêtez les morts en mer, je vais faire un massacre», aurait-il hurlé, selon la police. 

Les 51 enfants qui se trouvaient à bord du véhicule ont réussi à s'enfuir. La police a rapporté que certains d'entre eux avaient été emmenés à l'hôpital par mesure de précaution mais qu'aucun n'avait été gravement blessé. 

Lire aussi : Bus incendié par son chauffeur en Italie : le témoignage effroyable d'un enfant

Le ministre de l'Intérieur, vice-président du Conseil des ministres et leader du parti de droite anti-immigration Lega, Matteo Salvini, n'a pas tardé à réagir sur Twitter. Il s'est interrogé sur les conditions ayant permis à l'homme, selon lui connu pour des faits de conduite en état d'ivresse et de violences sexuelles, d'exercer ce métier et transporter des enfants. 

Matteo Salvini@matteosalvinimi

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Un senegalese con cittadinanza italiana al volante di uno scuolabus, con precedenti per guida in stato di ebbrezza e violenza sessuale, ha dirottato il mezzo e infine gli ha dato fuoco. È successo in provincia di Milano. L’uomo è stato arrestato.http://www.ilgiornale.it/news/cronache/senegalese-d-fuoco-bus-bordo-anche-scolaresca-1665920.html …

Senegalese dà a fuoco al bus. A bordo anche una scolaresca

Paura nel Milanese. Un uomo dopo aver fatto scendere tutti i passeggeri ha sparso benzina sul mezzo dandolo alle fiamme

ilgiornale.it

Matteo Salvini@matteosalvinimi

In questo momento le Forze dell’Ordine stanno perquisendo la sua abitazione. Voglio vederci chiaro: perché una persona con simili precedenti guidava un pullman per il trasporto di ragazzini?

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Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux et relayée par plusieurs titres de presse montre un bus sur une voie rapide forcer le passage alors qu'une voiture de police lui barre la route, pendant que des enfants sautent du véhicule en marche. Le bus s'immobilise de nouveau un peu plus loin, tandis que les enfants courent à toute vitesse pour s'éloigner du véhicule.

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BIELORUSSIE : DECOUVERTE A BREST D'UN CHARNIER CONTENANT LES RESTES DE 600 PERSONNES FUSILLEES LORS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Un charnier contenant les restes de 600 personnes découvert à Brest

Un charnier contenant les restes de 600 personnes découvert à Brest

© Fotolia / Meisone

SOCIÉTÉ

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Des ouvriers ont découvert un charnier recelant les corps de plusieurs centaines de personnes fusillées pendant la Seconde guerre mondiale dans la ville biélorusse de Brest. Le quartier abritait un ghetto juif, expliquent les autorités.

Les restes de plus d'un demi-millier de personnes ont été retrouvés sur le chantier d'un quartier résidentiel dans la ville biélorusse de Brest, ont annoncé les autorités municipales.

«Plus de 1.000 victimes du fascisme sont probablement enterrées dans ces lieux. Une quarantaine de corps sont remontés quotidiennement», a fait savoir Alla Kondak, chargée de la culture à l'administration de la ville.

Le charnier, sur le territoire d'un ancien ghetto juif, a été découverte en janvier lorsque les ouvriers ont commencé à creuser pour asseoir les fondations des nouveaux lotissements.

 

Le monument Unconditional Surrender en Floride vandalisée par un tag #MeToo

© REUTERS / HANDOUT

Un mémorial de la Seconde Guerre mondiale tagué avec la mention #MeToo

Près de 800.000 Juifs ont perdu la vie pendant la Seconde guerre mondiale dans les ghettos de Biélorussie, envahie en 1941 par l'Allemagne nazie.

 

Le ghetto juif de Brest comptait, selon différentes sources, quelque 20.000 personnes. Près de 17.000 d'entre eux ont été fusillés en octobre 1942. Le sort d'autres prisonniers reste inconnu. Les témoins se rappellent que durant un mois, les nazis ont fusillé quotidiennement des gens. Des restes humains ont été retrouvés à plusieurs reprises dans ce quartier, que l'on a ensuite pris soin d'enterrer convenablement dans des fosses communes de différents cimetières.

https://fr.sputniknews.com/societe/201902211040109886-charnier-restes-guerre-nazis-juifs-brest/


 

ITALIE : MANIFESTATION MONSTRE DES SYNDICATS CONTRE LE GOUVERNEMENT

La manifestation des syndicats à Rome

Italie: l’action des Gilets jaunes déjouée par la manifestation monstre des syndicats

© AFP 2018 Andreas Solaro

INTERNATIONAL

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En Italie, plusieurs centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue à l’appel des principaux syndicats italiens pour réclamer une politique de croissance économique. La manifestation a empêché la tenue d’une mobilisation planifiée par les Gilets jaunes italiens.

Des centaines de milliers d'Italiens ont manifesté samedi contre la politique du gouvernement à l'appel des principaux syndicats, annoncent des médias italiens.

Les gens sont descendus dans la rue pour réclamer des réformes devant permettre une croissance économique. Ils ont protesté contre la réforme des retraites considérée comme trop limitée et le «revenu de citoyenneté» qui est une mesure hybride qui risquerait de nuire tant à la lutte contre la pauvreté qu'à celle pour l'emploi.

Maurizio Landini, secrétaire général de la Confédération générale italienne du travail (CGIL) a appelé le gouvernement à augmenter les dépenses publiques pour l'emploi rappelant qu'elles avaient baissé de 30% en 10 ans, pour un total de 100 milliards d'euros.

«S'ils [le gouvernement ] ont un brin de raison, ils doivent entendre cette place. Notre objectif est de réunir les syndicats en Europe au nom d'une société basée sur l'humain et le travail», a déclaré le chef de ce syndicat qui compte cinq millions d'adhérents.

Cette mobilisation syndicale est la plus forte enregistrée depuis les manifestations de fin 2014-début 2015 contre la réforme du travail du gouvernement de Matteo Renzi.

Douze trains spéciaux, 1.300 bus, des ferries et des vols low-cost ont permis aux manifestants de converger vers la capitale.

Cette manifestation syndicale a déjoué les plans des Gilets jaunes italiens visant à tenir à Rome leur propre manifestation, place de la République, sous le slogan «la révolte des peuples contre le mondialisme», selon la presse italienne. Ce devait être leur première manifestation officielle, tandis qu'une action des Gilets oranges, représentés par des agriculteurs, s'est déjà déroulée dans les Pouilles en décembre.

https://fr.sputniknews.com/international/201902101039976558-manifestation-syndicats-italie-politique-emploi/


 

LE PEUPLE HONGROIS SE REVEILLE ENFIN CONTRE VIKTOR ORBAN ET SA NOUVELLE LOI TRAVAIL "ESCLAVAGISTE"

La Hongrie semble bien décidée à enfin tenir tête à Viktor Orbán

Joël Le Pavous —  — mis à jour le 19 décembre 2018 à 11h44

Le mouvement contre la nouvelle loi travail «esclavagiste» et la mise en place de tribunaux administratifs soumis à l’État évolue en vaste contestation du système Fidesz.

Manifestation devant le siège de la télévision publique hongroise, le 16 décembre 2018 à Budapest | Peter Kohalmi / AFP

Manifestation devant le siège de la télévision publique hongroise, le 16 décembre 2018 à Budapest | Peter Kohalmi / AFP

Temps de lecture: 5 min

Après la réélection triomphale de Viktor Orbán pour un troisième mandat consécutif en avril 2018, la Hongrie semblait définitivement acquise à la cause du leader «illibéral» ferraillant vaillament contre Bruxelles, l'immigration et tout ce qui touche de près ou de loin au milliardaire honni George Soros.

Comme en 2014, l’opposition morcelée et dévitalisée s’était tiré une balle dans le pied en s’écharpant, au lieu de construire une stratégie commune pour débouter le meilleur élève européen de Poutine.

 

Huit mois plus tard, l’homme fort de Budapest, dont la suprématie n’a jamais été écornée depuis son retour au pouvoir en 2010, affronte une colère inédite, qui dure et pourrait se prolonger après les fêtes.

Exaspération justifiée

La révolte est partie de deux lois controversées. L’une pensée pour l’industrie automobile allemande permet aux patrons d’imposer 400 heures supplémentaires à leur personnel, contre 250 auparavant. L’autre créé une juridiction spéciale chargée d’examiner les dossiers traitant de corruption, de droit d’asile et de marchés publics, le tout coordonné par le ministère de la Justice et des juges pro-pouvoir.

L’insatisfaction aurait pu s’estomper au terme d’un défilé gentillet comme de coutume, mais la population hongroise remontée depuis près d’une semaine a épuisé sa patience à force de génuflexions fatalistes devant le détricotage en règle de l’État de droit, les attaques contre la presse critique, la criminalisation des SDF ou la croisade anti-ONG.

«L’exaspération est justifiée, estime le philosophe Tamás Miklós Gaspár sur le site d’opinion Mérce. La Hongrie est le plus mauvais élève européen des libertés publiques et de l’autonomie des institutions.»

«La majorité de la population n’a pas d’accès à une information ou à une culture de qualité. Les loyers crèvent le plafond et la situation du logement est dramatique. Certaines régions rappellent le tiers-monde. Les services publics s’effondrent. L’émigration explose et la natalité décline. Les médias financés par l’État propagent des préjugés et la culture nationale dépérit. Les manifestations ne réunissent pas des foules extraordinaires, mais l’air sent la poudre», développe l’intellectuel de gauche.

À LIRE AUSSI Malgré le camouflet du Parlement européen, n’enterrons pas Orbán trop vite

Mouvement unitaire

Ces derniers jours, les gaz lacrymogènes ont effectué un retour remarqué à Budapest, douze ans après les émeutes de l’automne 2006 contre le gouvernement social-démocrate de Ferenc Gyurcsány et quatre ans après la mobilisation anti-«taxe internet» de fin octobre 2014 ayant abouti au retrait du projet de loi détesté.

Les policiers déployés en masse près du Parlement mercredi 12, jeudi 13 et vendredi 14 décembre se sont copieusement servis des sprays au poivre afin d’éloigner les personnes les plus survoltées. Même chose dimanche 16 au soir devant le siège de la télévision publique, où une partie des dix mille contestataires du centre-ville ont prolongé la grogne jusqu’au temple du pouvoir médiatique orbánisé.

 

Le lendemain au siège de la MTVA, une foule compacte et motivée remettait le couvert, malgré le froid glacial, face à un mur de policiers équipés de casque anti-émeutes. Le matin même, les vigiles de l'édifice exfiltraient sans ménagement deux des douze parlementaires d’opposition ayant passé la nuit sur place.

Ákos Hadházy, Bernadett Szél et leurs camarades voulaient faire lire à l’antenne un message réclamant l’abrogation de la loi travail, moins d’heures supplémentaires pour les forces de l’ordre, des tribunaux indépendants, l’adhésion de la Hongrie au parquet européen et des médias publics libres. L’opération n’a pas fonctionné, mais les cinq points ont résonné en chœur dans les rangs le lundi 17 décembre soir.

Presque au même moment, un membre de la présidence du Parti socialiste (MSZP) invité sur la chaîne d’information en continu EchoTV, propriété d’un oligarque ami de Viktor Orbán, énonce les revendications peu après les présentations d’usage, sans que l’animateur ne parvienne à l’interrompre.

La célèbre journaliste politique Olga Kalman, limogée du BFMTV local HírTV, repris en main par un proche du pouvoir quelques semaines après les élections législatives, s’est elle aussi livrée à une lecture consciencieuse du manifeste blacklisté de la télé publique via une vidéo partagée sur Facebook.

Au sixième jour de protestation en Hongrie, le ressentiment dépasse les clivages politiques et sociaux.

«Jusqu’ici, l’opposition n’était bonne qu’à s’entretuer, au lieu de retrousser ses manches contre Orbán. Aujourd’hui, les partis de gauche, les libéraux et le Jobbik réputé d’extrême droite ont enfin compris qu’il fallait s’unir, car le texte sur les heures supplémentaires concerne la majorité des Hongrois», témoigne Zsuzsa, entre deux gorgées de thé fumant distribué aux manifestants du lundi 17 décembre.

«Les étudiants et les intellectuels défilent avec les travailleurs et les retraités, et les syndicats appellent à des grèves –chose rare en Hongrie. Difficile de savoir si ce mouvement perdurera, mais cette loi travail est la goutte qui a fait déborder le vase», souligne la trentenaire budapestoise, employée d'une multinationale.

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«Fenêtre de tir»

L’extension de la mobilisation aux grandes agglomérations de province comme Szeged, Debrecen, Pécs, Békéscsaba, Miskolc et Veszprém prouve que la rancœur monte au-delà de la bulle de Budapest.

Près de 600.000 personnes ont déserté la Hongrie pour mieux gagner leur croûte, et l’exode continue. Certaines grandes firmes basées en région compensent le manque criant de bras avec des travailleurs ukrainiens ou roumains trop heureux d’empocher 600 euros –le double voire le triple des SMICS locaux. L’usine Mercedes de Kecskemét augmente les salaires de base de 35%, donne un treizième mois après un an d’ancienneté et instaure une prime de vacances pour endiguer la fuite des ouvriers vers l’Ouest.

L’exécutif vante la «défense des familles» à travers une consultation nationale polémique insistant sur la nécessité de faire des enfants afin de corriger le déclin démographique. Mais les 400 heures supplémentaires, adoptées sous les sifflets de l’opposition et payables dans un délai hallucinant de trois ans, ressuscitent de facto le «samedi communiste» travaillé, qui éloignait les parents de leur progéniture six jours par semaine au nom de l’idéal soviétique.

Les sourires d’Orbán et de ses proches lors du vote, l’arrestation musclée de la vice-présidente du parti centriste Momentum et les coups infligés aux parlementaires occupant une loge de la télévision publique ont contribué à intensifier le courroux.

«Les protestations ouvrent une fenêtre de tir aux institutions européennes se plaignant depuis longtemps de la faible opposition politique en Hongrie, face au durcissement du régime. Cette vague soudaine de révolte peut facilement être étouffée, mais elle offre une chance au pays d’entamer une transition lui permettant de revenir vers la démocratie libérale»écrit le politologue Dániel Hegedűs.

«Le mouvement ne deviendra pas un Maïdan sauf provocations sérieuses, mais il pourrait rééquilibrer la balance du pouvoir politique et ouvrir des perspectives de renouveau démocratique. Manquer cette opportunité serait une erreur politique de l’UE», insiste le professeur à l’université Humboldt de Berlin.

Face à cette fronde danubienne quasiment sans gilets jaunes et sans précédent, le gouvernement qui ironisait récemment sur les concessions d’Emmanuel Macron diabolise les contestataires, que les médias liés au pouvoir qualifient de «traîtres», de «perturbateurs» ou de «vandales à la solde de Soros» –dont l’Université d’Europe centrale a été contrainte de transférer ses activités à Vienne.

Depuis 2010, Orbán a connu de nombreux remous qui ne l’ont pas empêché de bâtir un État-parti en Hongrie. Sa puissante base provinciale le protège de tout retournement improbable, même si le flot de mécontentement enfle. La «révolution du paprika» n’est pas pour demain, mais la Hongrie se réveille enfin.

http://www.slate.fr/story/171357/hongrie-viktor-orban-autoritarisme-manifestations-contestation


 

COMMENT LE PORTUGAL SE DIRIGE VERS LE PLEIN EMPLOI EN FAISANT L'INVERSE DE CE QU'EXIGE L'UE VOMIE PAR LA MAJORITE DES PEUPLES QUI LA COMPOSENT

Comment le Portugal se dirige vers le plein emploi… en faisant l’inverse de ce qu’exige Bruxelles

 

Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d’affaire, revalorisation des retraites… Lisbonne ose prendre le contre-pied du dogme économique de l’UE. Et au grand dam des promoteurs de l’austérité, cette politique porte ses fruits.

Y aurait-il, face au fameux modèle allemand, un contre-modèle portugais ? A en juger par les chiffres excellents dont Lisbonne peut s’enorgueillir, il semblerait que le dogme de l’austérité, vanté par l’Union Européenne (UE) comme l’unique option économique viable, se voie sérieusement remis en question.

Avec un taux de chômage en baisse constante depuis novembre 2015, le Portugal, qui était au bord du gouffre économique il y a quelques années encore, fait désormais plus que relever la tête : il peut même regarder de haut ses voisins, au premier rang desquels la France. Alors que le taux de chômage culminait à 17,5% début 2013, il n’est désormais plus que de 7,9% début 2018, c’est-à-dire en-dessous des 8,9% affichés par la France.

Les Portugais ont-ils, en bon élèves européens, consenti à un gel ou une baisse de leurs salaires pour retrouver le chemin de l’emploi ? Bien au contraire, le salaire minimum a été augmenté de 530€ à 557€ en 2017 et doit être porté à 600€ en 2019. Lisbonne aurait-elle alors suivi l’exemple français et allemand en soulageant la fiscalité des entreprises ? Là encore, pas du tout : le gouvernement portugais a par exemple créé une taxe pour toutes les entreprises au chiffre d’affaire supérieur à 35 millions d’euros.

En réalité, sur de nombreux points, la politique économique portugaise prend le contre-pied total de celle qui est recommandée par Bruxelles et appliquée par Berlin ou Paris depuis plusieurs années.

Le budget 2018 du Portugal prévoit ainsi une hausse des pensions de retraite, un programme de valorisation de la fonction publique ou encore, bien loin de la théorie du ruissellement, une diminution d’impôts pour les classes moyennes. Tandis que Bruxelles théorise et impose une doctrine de rigueur reposant notamment sur la baisse des salaires et la réduction drastique des dépenses sociales, le Portugal semble ainsi contredire toutes les leçons européennes en matière économique.

Pourquoi la réussite portugaise n’emballe pas Bruxelles

Le gouvernement de gauche d’Antonio Costa peut se targuer d’avoir mis en pratique et avec succès une politique économique ambitieuse. Pourquoi dès lors le modèle portugais est-il si peu vanté dans l’UE et si peu visible dans la presse ? Sans doute parce qu’il démontre que les politiques de relance, un concept devenu quasi tabou en Europe, peuvent bel et bien porter leurs fruits. Celles-ci reposent sur une idée simple : stimuler la consommation en améliorant les salaires et ainsi remplir les carnets de commande des entreprises, avec des effets positifs pour l’investissement et la productivité.

Alors que de nombreux gouvernements européens acquis au dogme libéral et austéritaire exigent de leurs citoyens des sacrifices dont les résultats promis peinent à venir, on comprend le peu d’enthousiasme que suscitent les choix politiques du gouvernement d’Antonio Costa auprès de l’opposition de droite, partisane de la politique de rigueur européenne.

Le Premier ministre portugais n’hésite d’ailleurs pas à attaquer de front la ligne jadis suivie par la droite, en conformité avec les attentes de l’UE : «La politique d’austérité suivie ces dernières années a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs sur les jeunes et les citoyens les moins qualifiés, ainsi que les familles et les milliers de Portugais au chômage : elle a été aussi associée à une dévalorisation de la dignité du travail et des droits des travailleurs.»

LA POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ A EU POUR CONSÉQUENCE UNE AUGMENTATION SANS PRÉCÉDENT DU CHÔMAGE AVEC DES EFFETS SOCIAUX DÉVASTATEURS

Cette politique non-orthodoxe irrite a fortiori les instances bruxelloises. La Commission juge d’ailleurs que le budget 2018 du Portugal ne satisfait pas aux exigences européennes de réduction des dépenses publiques, fixées à 0,6%, puisqu’il ne permettrait qu’une diminution de… 0,4%. L’UE semble mal digérer que le Portugal fasse mentir le mantra bruxellois selon lequel seule une réduction des dépenses publiques permet de diminuer le déficit budgétaire.

En démontrant qu’une politique de la demande est capable d’enclencher un cercle vertueux conduisant à l’accroissement des recettes de l’Etat, Lisbonne remet en cause les fondements mêmes d’un dogme économique que l’UE s’acharne à croire gravé dans le marbre, à moins qu’il ne s’agisse de son ADN même ?

Paradoxe très européen : les deux défenseurs les plus zélés de la doctrine économique de Bruxelles, Berlin et Paris, sont loin d’être les mieux placés pour indiquer la voie. Avec une croissance qui ralentit, une consommation en baisse et des investissements moindres au premier trimestre 2018, la France et l’Allemagne pourraient se montrer moins sûres d’elles. Et pourtant, le modèle allemand jouit toujours d’une publicité exceptionnelle partout en Europe et Emmanuel Macron envisage plus que jamais de prendre le leadership d’une UE 2.0.

source : https://francais.rt.com/economie/53308-comment-portugal-se-dirige-vers-plein-emploi-faisant-inverse-exige-bruxelles


 

PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE : IL NE FAUT PAS NÉGOCIER AVEC LES FASCISTES !

PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE : IL NE FAUT PAS NÉGOCIER AVEC LES FASCISTES !

 Solidarité Internationale PCF PologneAnti-communisme Aucun commentaire

12 NOV. 2018


Le Parti communiste de Pologne (KPP) a publié la déclaration, traduite ci-dessous, au sujet de la marche célébrant le centenaire de l'indépendance de le Pologne ayant eu lieu le 11 novembre à Varsovie, à laquelle ont participé plusieurs groupes fascistes. A noter que pour la première fois, le gouvernement conservateur polonais et les groupes nationalistes d’extrême droite ont conclu cette année un accord pour marcher ensembleOnt donc participé au premier rang de cette marche ultra-nationaliste organisée depuis 2010, Andrzej Duda, le président polonais, Mateusz Morawiecki, Premier ministre, Jaroslaw Kaczynski, président du parti conservateur au pouvoir, Droit et Justice (PiS). Donald Tusk, président du Conseil européen, était également présent.


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE À L'OCCASION DES CÉLÉBRATIONS D'ÉTAT DU JOUR DE L'INDÉPENDANCE

En Pologne, le 11 novembre est redevenu un prétexte pour promouvoir le militarisme et le fascisme. Les autorités de l’État polonais ont marché main dans la main avec les nationalistes. Une fois de plus, les bannières rouges et blanches servent à camoufler la xénophobie, le racisme et le fascisme. Les dirigeants polonais utilisent une fois de plus l'euphorie nationaliste pour détourner l'attention des vrais problèmes sociaux. L'État polonais donne à nouveau aux citoyens tout un attirail nationaliste au lieu de ce dont ils ont vraiment besoin.

Il y a un demi-siècle, la République populaire de Pologne avait construit plus de 1000 écoles pour célébrer les mille ans de l'histoire de la Pologne. En 2018, les autorités encouragent la marche des nationalistes et des hooligans en dépit des inégalités sociales croissantes qui plongent de larges pans de la société polonaise dans la pauvreté.

Rappelons que le fascisme et le nationalisme vont à l'encontre du principe même de démocratie. Chaque fois que les nationalistes sont arrivés au pouvoir, cela s'est traduit par des répressions massives et des régressions sociales qui ont entraîné la guerre.

Il ne faut pas négocier avec les fascistes. Il faut lutter contre les fascistes.

Plus jamais le fascisme !

Plus jamais la guerre !
 

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/11/parti-communiste-de-pologne-il-ne-faut-pas-negocier-avec-les-fascistes.html