EUROPE

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HAMBOURG : MANIFESTATION ANTI-G20

 

Manifestation anti-G20: canons à eau, gaz lacrymogène et bâtons s'en mêlent

VIDÉOCLUB

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Les protestations contre le sommet du G20 qui s’est tenu à Hambourg en Allemagne se poursuivent. Incendies, cocktails Molotov, canons à eau ont accueilli les leaders des pays du G20.

https://fr.sputniknews.com/videoclub/201707071032150975-manif-Hambourg-G20/


 

G20 : MELANIA TRUMP MET FIN A LA RENCONTRE ENTRE SON MARI ET VLADIMIR POUTINE

URGENT

Melania Trump a mis fin à la rencontre entre son mari et Vladimir Poutine à Hambourg

INTERNATIONAL

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Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a déclaré que Vladimir Poutine et Donald Trump ne semblaient pas avoir l'intention de conclure leur première entrevue et que la femme du Président américain Melania a dû intervenir pour y mettre un terme.

La femme du Président américain Melania Trump a tenté de convaincre Vladimir Poutine et son mari de mettre un terme à leur premier tête-à-tête lors du sommet du G20 à Hambourg, a indiqué le secrétaire d’État américain Rex Tillerson cité par Reuters.

Dans le cadre du sommet du G20, Vladimir Poutine et Donald Trump se sont rencontrés pour leur toute première entrevue afin de discuter des questions d'actualité.

L'entrevue a duré deux heures et 20 minutes.

https://fr.sputniknews.com/international/201707071032148641-melania-rencontre-poutine/


 

MANLIO DINUCCI : DRAPEAU USA SUR LES TROIS MERS DE L'EUROPE

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’art de la guerre

 

Drapeau USA sur les Trois mers de l’Europe

 

Manlio Dinucci

 

   Ce sera un triomphe pour le président Trump quand, le 6 juillet, il arrivera en visite à Varsovie. La Pologne, assure la Maison Blanche, est un « fidèle allié Otan et un des plus proches amis de l’Amérique ». En effet elle est le fer de lance de la stratégie USA/Otan qui a entraîné l’Europe dans une nouvelle guerre froide contre la Russie. En Pologne, où a été transférée en janvier la 3ème Brigade blindée USA, est basé en fonction anti-Russie, sous commandement étasunien, un des quatre groupes de bataille Otan « à présence avancée renforcée ». 

 

  La Pologne a aussi le mérite d’être un des quatre pays européens de l’Otan qui ont réalisé l’objectif, requis par les USA en 2014, de dépenser pour le militaire plus de 2% du PIB. En compensation, annonce Varsovie, la Pologne ne contribuera pas au « Fonds pour la défense » lancé par l’Union européenne le 22 juin.


  La Pologne du président Duda a ainsi aux yeux de Washington tous les papiers en règle pour assumer une autre charge importante, celle de lancer et conduire l’ «Initiative des trois mers», un nouveau projet qui réunit 12 pays compris en ter Baltique, Mer Noire et Adriatique : Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Hongrie, Tchéquie, Autriche, Bulgarie, Roumanie, Croatie, Slovaquie et Slovénie. Tous membres de l’Ue, raison pour quoi le président Duda définit l’Initiative comme « un nouveau concept pour promouvoir l’unité européenne ». 

 

  Mais ces pays sont en même temps, tous sauf l’Autriche, membres de l’Otan sous commandement USA, plus liés à Washington qu’à Bruxelles.

 

  L’ «Initiative des trois mers» sera portée sur les fonds baptismaux par le président  Trump, à la conférence qui se tiendra à Varsovie le 6 juillet, mais elle a été conçue par l’administration Obama. Elle a été annoncée le 25 août 2016 avec la Déclaration conjointe de Dubrovnik, qui la présentait comme une initiative visant à « connecter les économies et les infrastructures de l’Europe centrale et orientale du Nord au Sud, en étendant la coopération dans les secteurs de l’énergie, des transports, des communications digitales et en général de l’économie ». Objectif officiel : « rendre l’Europe centrale et orientale plus sûre et compétitive ». Cela, les USA vont s’en occuper. 

 

  Dans son discours à la Conférence des Trois mers, annonce la Maison Blanche, le président Trump « se concentrera sur le développement des infrastructures et sur la sécurité énergétique, en mettant en évidence notamment les premières expéditions de Lng (gaz naturel liquéfié) américain à la Pologne rapidement dans le mois qui vient». Un terminal dans le port baltique de Swinoujscie, qui a coûté environ un milliard  de dollars, permettra à la Pologne d’importer du Lng étasunien pour une quantité de l’ordre de 5 milliards de mètres cubes annuels, expansibles à 7,5. 

  

   Par ce terminal et quelques autres, dont un programmé en Croatie, le gaz provenant des USA, ou d’autres pays par l’intermédiaire de compagnies étasuniennes, sera distribué par des gazoducs ad hoc à toute la « région des Trois mers ». 


  L’objectif du plan est clair : frapper la Russie en faisant tomber son export de gaz en Europe (objectif réalisable seulement si l’export de gaz USA, plus cher que le russe, est stimulé par de fortes subventions d’état) ; lier encore plus aux USA l’Europe centrale et orientale non seulement militairement mais économiquement, dans une concurrence avec l’Allemagne et d’autres puissances européennes ; créer à l’intérieur de l’Europe une macro-région (celle des Trois mers) à souveraineté limitée, directement sous influence étasunienne, qui casserait de fait l’Union européenne et s’élargirait à l’Ukraine et au-delà. 

 

   La carte politique de l’Europe est sur le point de changer, mais la bannière étoilée y reste plantée.

 

Edition de mardi 4 juillet 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/sui-tre-mari-delleuropa-bandiera-usa/ 

Traduit de l’italien par M-A Patrizio


 

MANLIO DINUCCI : STRATEGIE OTAN DE LA TENSION

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’art de la guerre

 

Stratégie Otan de la tension

 

Manlio Dinucci

 

Qu’arriverait-il si l’avion du secrétaire USA à la Défense Jim Mattis, en vol de la Californie vers l’Alaska dans un couloir aérien sur le Pacifique, était intercepté par un chasseur russe de l’aéronautique cubaine ? La nouvelle occuperait les premières pages, en suscitant une vague de réactions politiques inquiètes. Pas une feuille n’a bougé par contre quand le 21 juin l’avion du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, en vol de Moscou pour l’enclave russe de Kaliningrad le long du couloir approprié sur la Mer Baltique, a été intercepté par un chasseur F-16 étasunien de l’aéronautique polonaise qui, après s’être approché de façon menaçante, a dû s’éloigner après l’intervention d’un chasseur Sukhoi SU-27 russe.
   Provocation programmée, qui entre dans la stratégie Otan visant à accroître en Europe, un peu plus chaque jour, la tension avec la Russie. 

   Du 1er au 16 juin s’est déroulé en Mer Baltique, au bord du territoire russe mais  avec la motivation officielle de défendre la région de la « menace russe », l’exercice Otan Baltops qui a vu la participation de plus de 50 navires et 50 avions de guerre des Etats-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Pologne et quelques autres pays dont Suède et Finlande, non membres mais partenaires de l’Alliance. 

   En même temps, du 12 au 23 juin, s’est déroulé en Lituanie l’exercice Iron Wolf qui a impliqué, pour la première fois ensemble, deux groupes de bataille Otan « à présence avancée renforcée » : celui en Lituanie sous commandement allemand, comprenant des troupes belges, hollandaises et norvégiennes, et, à partir de 2018, françaises, croates et tchèques ; celui en Pologne sous commandement étasunien, comprenant des troupes britanniques et roumaines. Des blindés Abrams de la 3ème Brigade blindée USA, transférée en Pologne en janvier dernier, sont entrés en Lituanie par le Suwalki Gap, tronçon de terrain plat long d’une centaine de kilomètres entre Kaliningrad et la Biélorussie, en se joignant aux blindés Leopard du bataillon allemand 122 d’infanterie mécanisée.
   Le Suwalki Gap, prévient l’Otan en exhumant l’argumentaire propagandiste de la vieille guerre froide, « serait un passage parfait à travers lequel les blindés russes pourraient envahir l’Europe ». 

    Pleine activité aussi pour les deux autres groupes de bataille Otan : celui en Lettonie sous commandement canadien, comprenant des troupes italiennes, espagnoles, polonaises, slovènes et albanaises ; celui en Estonie sous commandement britannique, comprenant des troupes françaises et à partir de 2018 danoises aussi. « Nos forces sont prêtes et positionnées dans le cas où il y en aurait besoin pour contrer l’agression russe », assure le général Curtis Scaparotti, chef du Commandement européen des Etats-Unis et en même temps Commandant suprême allié en Europe. 

   Mais les groupes de bataille Otan « à présence avancée renforcée » ne sont pas les seuls à être mobilisés. Du 12 au 29 juin se déroule au Centre Otan d’entraînement des forces conjointes, en Pologne, l’exercice Coalition Warrior dont l’objectif est d’expérimenter les technologies les plus avancées pour donner à l’Otan la plus grande rapidité et inter-opérabilité, en particulier dans la confrontation avec la Russie. Y participent plus de 1000 scientifiques et ingénieurs de 26 pays, dont ceux du Centre Otan pour la recherche maritime et l’expérimentation dont le siège est à La Spezia.
  Moscou, évidemment, ne reste pas les bras ballants. Après que le président Trump aura été en visite en Pologne le 6 juillet, la Russie tiendra en Mer Baltique un grand exercice naval conjoint avec la Chine.
   Qui sait si à Washington on connaît le vieux proverbe « Qui sème le vent, récolte la tempête ».

 

Edition de mardi 27 juin 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/strategia-nato-della-tensione/

Traduit de l’italien par M-A Patrizio


 

GRECE : SYRIZA, "LA FORCE DE RESERVE DE GAUCHE" DU CAPITALISME

SYRIZA: "la force de réserve de gauche" du capitalisme

Elisseos Vagenas

Membre du CC du KKE

Responsable de la Section des Relations Internationales du CC du KKE

 

Après le déclenchement de la crise capitaliste en Grèce, la classe bourgeoise a cherché de manière intensive à désarmer idéologiquement le peuple en masquant les causes de la crise et des problèmes vécus par les travailleurs, afin de les conduire à des choix politiques qui ne remettent pas en question le système d'exploitation. Ainsi, les partis politiques bourgeois, les anciens ainsi que ceux qui ont émergé récemment, ont commencé à se concentrer sur des phénomènes isolés, par exemple les scandales économiques, en les présentant comme étant la cause de la crise. "Il y avait de l'argent. Certaines personnes (les politiciens) en ont gaspillé et maintenant le peuple paie" est un des points de vue largement répandus. Le soi-disant "mouvement des citoyens indignés", qui a favorisé l'aversion pour le mouvement ouvrier organisé de classe et ses objectifs, a été utilisé dans ces plans. Ce mouvement se focalise sur les slogans "voleurs! voleurs!" et "traîtres", s'adressant aux politiciens. De cette façon, il a préparé le terrain idéologique pour les "graines" des vues racistes et criminelles de la fasciste "Aube Dorée".

Dans ces conditions, le KKE a déclaré de manière décisive que nous sommes face à une crise du système lui-même, ce qui exige la rupture, le désengagement des unions impérialistes de l'UE et de l'OTAN avec la socialisation des moyens de production et la construction d'une autre économie et d'une autre société qui se concentrera sur la satisfaction des besoins du peuple et non sur le profit. Au contraire, la Coalition de la Gauche Radicale (Syriza) s'est livrée à toutes sortes de goûts idéologico-politiques afin de devenir le principal parti d'opposition. Il convient de mentionner quelques éléments concernant la position de ce parti, en particulier dans la période actuelle où il est promu par le "Parti de la Gauche européenne" comme "une force de renversement" et les forces du PGE sont représentées par son président Alexis Tsipras en tant que candidat pour le poste de président de la Commission européenne.

Lorsque la "gauche radicale" rencontre l'extrême droite

Le 7 février 2014, le Secrétariat politique de SYRIZA a décidé de retirer la candidature du journaliste T. Karipidis pour le poste de préfet de région en Macédoine occidentale dans les prochaines élections locales qui auront lieu dans la période des élections européennes (mai 2014). La Grèce est divisée en 13 régions. Donc SYRIZA a été amené à retirer son candidat dans une vaste zone géographique, celle de la Macédoine occidentale (pas immédiatement mais après 5 jours d’ "introspection" dans le parti). Pourquoi? La raison en est les points de vue de ce journaliste qui ont été rendus publics, car il est un partisan d'une théorie du complot concernant les souffrances subies par les travailleurs dans notre pays. Selon sa théorie, le Premier ministre A. Samaras est en train de détruire la Grèce conformément à un plan des Juifs!

Cette théorie de la conspiration extrême qui concorde avec les vues correspondantes des milieux fascistes a été accueillie par la "gauche radicale" de Syriza. Voilà le... "radicalisme"...

La vérité indéniable, c'est que ce n'est que la "pointe de l'iceberg", comme au cours des trois dernières années SYRIZA a absorbé des sections entières du parti social-démocrate PASOK qui est dans le processus de désintégration.

Même si nous ne nous concentrons pas sur cet épisode, nous verrons que pendant ces dernières années SYRIZA a fait un effort systématique pour sauver le capitalisme devant les yeux des travailleurs. Comment est-il fait cela? Examinons brièvement ce fait-là.

Faisant l'éloge du capitalisme "sain", comme celui d'Obama

SYRIZA prétend que le néolibéralisme et le capitalisme néolibéral sont à blâmer pour la crise et les problèmes des travailleurs. Il vante la politique d'Obama en tant que néo-keynésianisme et la caractérise comme «progressiste» ! À la fin de l'année dernière, le président de SYRIZA, Alexis Tsipras a fait l'éloge du président américain Barack Obama dans un discours au Texas, aux États-Unis, indiquant que "je pense que nous pouvons avoir un débat constructif avec Washington sur la question de la crise de la zone euro. C'est une des raisons pour lesquelles je suis heureux d'être ici aujourd'hui ".

De cette façon, la direction de SYRIZA et le PGE sont impliqués dans la concurrence féroce entre les puissances impérialistes. Il est bien connu que le gouvernement des États-Unis, de la France, de l'Italie font pression sur l’Allemagne afin qu’elle assume une plus grande partie des pertes quant à la gestion de la dette des États endettés de la zone euro et qu’elle limite son excédent commercial. Les forces du PGE se sont mises du côté des États-Unis. Néanmoins, cette confrontation n'est pas liée aux intérêts des forces populaires. Elle ne concerne pas les intérêts des peuples dans les économies capitalistes le plus puissantes ou les plus faibles. Quelle que soit la formule suivie pour la gestion de la crise, les travailleurs ne se dépêtreront pas de l'exploitation capitaliste, la pauvreté, la misère, les nouvelles mesures anti-populaires. Ceci est illustré par les problèmes sociaux et économiques immenses vécus par des dizaines de millions de travailleurs aux États-Unis. Même si certaines données statistiques indiquent que la croissance capitaliste apparaît sur le terrain de la destruction des acquis sociaux, cette croissance sera au détriment des peuples, les travailleurs subiront les conséquences de la prochaine crise de suraccumulation du capital, qui sera encore plus profonde.

En limitant sa critique aux soi-disant "capitalisme néolibéral", SYRIZA encourage la création des illusions parmi les travailleurs qu'il peut y avoir un autre "bon" capitalisme.

En anticipant le changement de l'alliance prédatrice

Gardons à l'esprit que dans les années '60 le KKE avait caractérisé la CEE comme "la fosse aux lions". En 1980, il a dit NON à l'adhésion de la Grèce à la CEE et en 1991 il a dit NON au traité de Maastricht qui a transformé la CEE en l'UE.

En revanche, tous les autres partis, y compris les partis dont SYRIZA a émergé, ont soutenu ces choix de la classe bourgeoise pour l’intégration de la Grèce à la CEE et l'UE.

Aujourd'hui SYRIZA réclame que l'UE "viole ses principes et ses objectifs fondateurs". La vérité est que, de 1957 jusqu'à aujourd'hui, et aussi longtemps que l'UE existe, même si elle se divise en une union du sud ou du nord, si elle devient une fédération ou une confédération, elle sera une union impérialiste, dirigée contre les peuples et les jeunes.

Il est évident que l'UE ne change pas, que ce soit avec le changement de président de la Commission européenne, qui est un appareil pour l'élaboration et la mise en œuvre des mesures anti-populaires les plus rigoureux, ou avec des réformes politiques, parce que l'exploitation de l’homme par l'homme, c'est-à-dire l'exploitation de classe, la contradiction principale de la société capitaliste, en est inhérente.

La question principale est quels intérêts cette fondation de cette union interétatique a servi. Elle a été fondée dans le but d'aider les capitalistes à exploiter plus efficacement les travailleurs dans ses États membres, de leur permettre de fortifier leur pouvoir avec le soutien des classes bourgeoises des autres pays de l'union. Elle a été créée afin d'aider les monopoles européens dans leur conflit féroce avec les monopoles des autres pays et des unions régionales.

L'UE, avec la plupart de ses États membres étant aussi membres de l'OTAN, organise la guerre avec des moyens financiers, politiques et militaires. Elle a mené une guerre sur le territoire européen, elle participe à des plans d'intervention en Asie, en Afrique, aujourd'hui à la République centrafricaine, elle accompagne les États-Unis dans son anti-communisme et l'affrontement du mouvement en utilisant la législation anti-terroriste.

Puisque SYRIZA est le principal parti d'opposition, il porte une grande part de responsabilité pour la tromperie consciente des travailleurs, puisque il prétend que l'UE peut être démocratisée et humanisée.

Récemment,  avec les événements sanglants en Ukraine, SYRIZA a encore une fois découvert le "manque d'une politique étrangère indépendante" concernant l'intervention flagrante de l'UE dans les affaires intérieures de l'Ukraine, qui a été réalisée en collaboration avec les États-Unis et en conflit avec la Russie pour le contrôle des marchés, des matières premières et des réseaux de transport du pays. SYRIZA a prétendu que l'UE pourrait avoir un "rôle plus important" en faveur du peuple de l'Ukraine si elle ne s'était pas alignée avec les États-Unis. Ensuite, selon ce point de vue, l'UE deviendrait une "force pour la stabilité et la paix". Cependant, il n'y a pas de plus grande fraude de quelqu'un qui prétend que l'UE impérialiste peut devenir un "facteur de paix", en favorisant des illusions pour un impérialisme en faveur de la paix! Les "prédateurs" impérialistes, l'Union européenne étant parmi eux, au cours de la "division du butin" peuvent entrer en conflit, mais ils restent toujours hostiles et des "prédateurs" quant aux intérêts des peuples.

Le "front" et le "ventdu Sud

SYRIZA pêche dans les "eaux boueuses" des partis du soi-disant "arc contre le mémorandum", de "l'anti-Merkelisme", de la version "anti-bancaire" de l'UE et la zone euro, des partis qui simplement condamnent la troïka et en particulier l'Allemagne.

Néanmoins, il cache le fait que le déclenchement de la crise capitaliste a précédé le mémorandum. Il néglige le fait que l'UE fait partie de la Troïka. Le mémorandum que le gouvernement grec a signé avec la Troïka des prêteurs, n'est rien d'autre que la spécialisation de la ligne politique générale de l'UE dans les conditions de la crise en Grèce. Par conséquent, l’opposition de SYRIZA au mémorandum constitue de la poussière aux yeux du peuple, étant donné que ce parti ne s'oppose pas à l'UE, mais il la soutient.

   Mais pourquoi SYRIZA s’en prend à la Troïka ou seulement à l’Allemagne?  Tout simplement parce qu’il couvre ainsi son soutien substantif à l’UE du capital, des monopoles. Il berce les travailleurs avec des illusions que l’UE peut changer par un « front des pays du Sud ». Pourtant, les alliés internationaux et les appuis que ce parti invoque, les gouvernements des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Nord Méditerranéen, ils sont tous des ennemis du peuple, ils nivellent les droits populaires dans leurs pays, comme le gouvernement allemand le fait.

   L’UE c’est l’enfer pour tous ses peuples! La vérité c’est que les mesures anti-populaires concernent la classe ouvrière et les couches populaires de tous les pays, indépendamment des memoranda et dettes.

   Dans quelques pays ces mesures ont été prises pendant les années 1990, et dans des autres pendant les années 2000, dans les uns elles ont été lancées toutes ensemble sous forme de « choque », dans les autres cela s’est passé peu à peu, comme en Allemagne.

   Certes, il y a des différences d’un pays à l’autre par rapport aux conquêtes ouvrières, aux besoins sociaux, à l’hauteur du chômage.  Cela arrive non parce que en Grèce une politique pas très bien choisie a été pratiquée, un « mauvais médicament », mais parce que son départ était en pire position dans l’Eurozone.

   Par exemple, la Politique Agricole Commune (PAC) c’est la politique générale qui cible à réunir la production agricole et la terre en moins de mains. Elle est cependant devenue plus douloureuse dans les pays où les petits producteurs sont plus nombreux, comme la Grèce.   

Le « nouveau vent du Sud » qui emportera la « mauvaise » UE et laissera une meilleure à sa place, n’est qu’un conte pour que les peuples s’endorment. Le 12/6/12 on pouvait lire dans le journal de SYRIZA: «Une nouvelle page s’est ouverte hier en France. Victoire de la gauche ». En ce temps-là le SYRISA et sa direction ont cultivé plein d’illusions qu’avec l’élection d’ Hollande l’UE commence à changer. Aujourd’hui nous connaissons tous le développement…

   Aux antipodes de ces illusions le KKE, comme les autres partis participants à « l’Initiative » Communiste Européenne, estiment que l’UE ne change pas, qu’elle est une organisation réactionnaire au sein de laquelle  se trouvent les intérêts   des monopoles.

   La dette onéreuse et non viable

 Le KKE a révélé avec des éléments de preuve que les travailleurs n’ont aucune responsabilité et qu’ils ne doivent pas payer la dette publique. La propagande du pouvoir capitaliste essaye d’obscurcir les vraies raisons du grossissement de la dette publique. En réalité les années précédentes l’État a emprunté pour servir les besoins de la profitabilité du grand capital et maintenant il appelle les travailleurs à payer. En plus, la dette a été augmentée par les dépenses immenses des programmes d’armement pour les besoins de l’OTAN et par la participation aux missions impérialistes. Même par les conséquences de l’intégration de l’économie grecque à l’UE et à l’UEM. Le cours de diminution des secteurs importants de la transformation qui ont subi une pression dure par l’antagonisme et qui se sont diminués (p.ex. l’industrie textile, l’habillement, la métallurgie, la construction navale, les moyens de transport) est caractéristique. L’amplification du déficit commercial et l’augmentation des importations par l’UE avaient un impact respectif au grossissement de la dette publique.

   SYRIZA, pour une grande période de temps, et particulièrement avant les élections précédentes, prétendait qu’un « gouvernement de gauche » de SYRIZA séparerait la dette en juste (qui doit être payée) et en « onéreuse », « injuste », qui ne sera pas payée. Ils laissaient même entendre que la plus grande partie de la dette est « onéreuse » et foudroyaient le KKE pour ne pas suivre cette logique « réaliste ». Néanmoins, le plus la possibilité que SYRIZA se charge de la gestion bourgeoise approche, le plus sa position se modifie graduellement. L’économiste de SYRIZA G. Stathakis a déclaré en Février 2014 que selon ses observations la dette « onéreuse » c’était à peine 5%. C’est-à-dire qu’il a admis que le peuple doit payer pour le reste 95% de la dette. Dans le même mois, le chef de SYRIZA, en se trouvant en Italie, a soutenu que la crise en Grèce est un résultat « d’un modèle du développement incorrect de surconsommation avec de l’argent emprunté ».  C’est-à-dire, il reproduit les idéologies bourgeoises fondamentales, en Grèce et en dehors d’elle sur la cause de la dette et appelle le peuple à payer la dette, à condition qu’elle devienne viable, qu’encore une décote ait lieu, par opposition au gouvernement ND-PASOK qui demande un allongement du paiement. Toutes ces deux solutions de gestion ne sont pas « radicales », et « en faveur du peuple » mais bien au contraire elles entraînent de nouvelles mesures antipopulaires pour les travailleurs.

   La seule solution en faveur du peuple c’est celle que le KKE propose : annulation unilatérale de la dette pour laquelle le peuple n’est pas responsable. Socialisation des moyens de production, désengagement de l’UE, pouvoir ouvrier-populaire.

   « Radicalisme » entre « les murs » du système      

   SYRIZA, un parti opportuniste qui évolue très rapidement en social-démocratie contemporaine, cultive des illusions au peuple que malgré la dominance des monopoles une meilleure manière de gestion soit réaliste. Il joue avec l’angoisse du peuple,  la pression des changements immédiats sans des changements radicaux.

   Le discours d’Al. Tsipras  dans une manifestation consacrée à l’Autrichien social-démocrate  Bruno Kreisky est révélateur. Al. Tsipras a précisé que « Un gouvernement de gauche en Grèce tendra la main aux sociaux-démocrates européens, aux libéraux d’Europe à la pensée libre » ayant comme plan « la stabilisation de la zone euro  –première étape vers une Europe ouverte, démocratique et cohésive ». Un tel gouvernement poursuivra « un plan Marshall européen », qui comprendra « une union bancaire correcte, une dette publique gérée de manière centralisée par la BCE et un programme massif d’investissements publics ». Ces objectifs, affirme catégoriquement Al. Tsipras, peuvent être achevés sans aucune « modification des traités » de l’UE.

   Mais en affirmant que « l’état a de la continuité », c’est-à-dire en déclarant clairement qu’il continuera l’œuvre des gouvernements précédents, sur le terrain de la politique antipopulaire, sur les débris des droits ouvriers et populaires, SYRIZA révèle le sens du dite « gauche gouvernante ». La candidature de Tsipras pour président de la Commission montre l’attachement de SYRIZA à l’UE, cette union des monopoles. De l’autre coté, la présentation par SYRIZA du gouvernement d’Obama comme exemplaire assure que son gouvernement gérera le capitalisme. Il s’agit des affirmations que la Fédération Héllenique des Entreprises a très précisément évaluées, en prônant « le radicalisme utile du SYRIZA ».

   Sur « la démocratie » et « la souveraineté »

   SYRIZA essaye avec sa propagande d’obscurcir le fait que la participation d’un état capitaliste à une union interétatique, comme l’UE, signifie objectivement la cession des droits souverains. Certes, cela ne s’arrive pas à cause de « l’occupation allemande » comme des groupes nationalistes divers du « courant anti-mémorandum » bourgeois prétendent en désorientant le peuple. Cette phraséologie est aussi adoptée de temps en temps par les forces de SYRIZA. Mais comme un choix conscient, un choix stratégique du capital de chaque état, et de Grèce aussi, pour le renforcement de sa position économique et politique. Des unions interétatiques sont formées dans le cadre d’internationalisation capitaliste continuellement intensifiée, qui entraîne un entrecroisement de plus en  plus grand des sections du capital des états différents, développement des relations entre eux, interdépendance des économies capitalistes et, par conséquence, des états capitalistes. Des relations d’interdépendances inégales, qui sont inégales parce qu’elles sont formées sur la base du développement inégal, au critère de la puissance économique et politique. C’est cela le facteur caractéristique des unions capitalistes interétatiques, ainsi que ce du réseau des relations interétatiques en général, qui est formé dans le cadre du système impérialiste mondial. Le KKE soutient que ces relations peuvent être rompues, renversées seulement par le désengagement du pays des unions capitalistes interétatiques et de la voie du développement capitaliste, et pas par leur fardage, comme SYRIZA le poursuit.  

Les positions de SYRIZA démontrent que ce parti est tout simplement contre la « guidance allemande de l'UE et de l'Eurozone » et point contre les contrôles budgétaires s’ils sont effectués par des "institutions légalisées".    Pas de problème, par exemple, si ces contrôles s'effectuaient sous l'égide du Parlement Européen, puisque cette institution est la seule démocratiquement élue de l’UE.

Néanmoins, le sens social de notions comme « la démocratie » et « la souveraineté » change selon le contexte de la classe dominante.  La démocratie bourgeoise n’est rien d’autre qu'une dominance, une dictature même, de la classe bourgeoise dissimulée par le parlementarisme. De plus, le droit soutenant cette démocratie n’est rien d’autre que le droit de la classe bourgeoise.  SYRIZA est porteur d’une perception petite bourgeoise et ataxique de la liberté et de la démocratie.  Son discours de ces notions est caractérisé par un « pluralisme petit bourgeois ». Ce parti méconnaît et dissimule le fait que les conquêtes démocratiques au capitalisme sont des conquêtes de classe, et de ce fait, limitées. En plus, il cache le fait que la source de l'autoritarisme est la politique en faveur du capital, étroitement liée avec l'application des décisions de l'UE.  Sa position générale sur l’UE et les politiques communes soutient l'établissement de mécanismes transnationaux répressifs au niveau européen ayant pour but de tenir sous contrôle les mouvements anti-impérialistes.  Son discours politique dissimule le rôle de ces mécanismes (Europol, Eurojust, Frontex, Sengen, etc.) à fin de protéger l’UE. 

Un « referendum »: pourquoi et pour qui ?

SYRIZA, conscient de la perte de popularité de l'UE à cause du mécontentement et du dédain de la part de vastes couches de travailleurs, vise à présent à créer de faux dilemmes additionnels en vue des élections locales et européens qui devraient, selon ce parti, fonctionner comme un referendum sur les politiques et les partis qui serraient, soit disant, responsables pour l’état actuel de notre pays.  « Légaliser » ou pas la politique du gouvernement actuel.

Selon SYRIZA, les couches saines du capital mériteraient d’être soutenues. Ainsi, le vrai but du référendum qu’il réclame est de décider quelles parties du capital devraient être soutenues quant le pays entre dans la phase de redressement.  En d’autres mots, quels secteurs seraient il financés?  La vraie question, bien sur, est "par qui"?

Le référendum de SYRIZA déciderait comment les travailleurs et les familles populaires devraient, de tout façon, serrer encore plus la ceinture. Les alternatives sont soit la prolongation du délai de paiement (demande actuellement présentée auprès de nos créditeurs étrangers par le gouvernement grec) soit  une nouvelle décote selon la politique de SYRIZA.

SYRIZA déclare son adhérence à l’UE dont la politique de "gouvernance économique" impose aux peuples des "memoranda permanents".  Ainsi, le référendum réclamé par ce parti n’est autre qu'une tentative de forcer le peuple de l'accepter comme seul garant de "l'Europe sens unique" et gardien de l'application  des "memoranda permanents" imposés par l'UE.  Autrement dit, accepter SYRIZA comme le meilleur gestionnaire de la pauvreté et de la misère actuelles.   Le vrai but de SYRIZA est de tromper les travailleurs, les persuadant que ses positions assureraient le bien-être populaire. 

SYRIZA réclame un référendum en faveur d’un, soit disant, gouvernement de la gauche.  Les évolutions récentes en France, en Italie, en Chypre et ailleurs, démontrent néanmoins que les gouvernements de gauche et de centre-gauche ne sont que des "alternatives gauchistes de la voie capitaliste de développement". 

Le parti communiste grec déclare, sur ce point, que les travailleurs ne devraient pas aller aux urnes au moi de Mai ayant ces idées dans la tête. 

 deLe critère décisif doit, au contraire, être la condamnation de tous ceux qui ayant menti, terrorisé et leurré le peuple dans le passé, essaient encore aujourd’hui de persuader le peuple grec ainsi que les autres peuples européens que le développement en faveur du peuple serrait possible dans le contexte de développement capitaliste de l'Union Européenne.  

Un autre critère décisif doit être l'établissement d’une opposition ouvrière populaire forte, le ralliement indispensable du mouvement ouvrier populaire, la création d’une alliance populaire pour lutter contre la politique antipopulaire, l’UE et les partis de « l’Europe sens unique".

Renforcer la lutte pour que notre pays, la Grèce, devienne un havre de bien-être populaire, de valorisation de tous les forces productrices du pays, de solidarité et de coopération avec tous les peuples du monde, libéré du joug de l'Union Européenne; de l'exploitation capitaliste et de l'injustice.

Enfin, préparer la voie pour la socialisation des monopôles, l'abandon unilatéral de la dette nationale et le dégagement de notre pays de l'UE. Pour que le peuple prenne le pouvoir, guide les développements et les utilise pour ses propres buts.

Ayant ces critères en tête, les travailleurs doivent valoriser les élections du mois de mai 2014 rejetant les faux dilemmes et les faux referenda en renforçant le parti communiste grec afin de contribuer à faire basculer la balance des forces en faveur du peuple.

http://fr.kke.gr/fr/articles/SYRIZA-la-force-de-reserve-de-gauche-du-capitalisme/


 

DERNIER BILAN DE L'INCENDIE DE FORET AU PORTUGAL : AU MOINS 62 MORTS

Incendie au Portugal : au moins 62 morts, selon le dernier bilan

Sun Jun 18, 2017 4:0PM

Des orages secs ont pu être à l’origine de l’incendie. ©AP

Des orages secs ont pu être à l’origine de l’incendie. ©AP

Des centaines de pompiers sont toujours mobilisés pour maîtriser un incendie gigantesque dans le centre du pays.

Le bilan ne cesse de grimper. Le gigantesque feu de forêt qui faisait rage depuis samedi a fait au moins 62 morts et une cinquantaine de blessés — dont huit pompiers — dans la région de Leiria, dans le centre du Portugal, les victimes ayant pour la plupart été piégées par les flammes dans leurs voitures, selon un dernier bilan officiel fourni dimanche.

Le Portugal a décrété un deuil de trois jours.

Selon le secrétaire d’État à l’Intérieur Jorge Gomes, 18 personnes ont péri dans leurs voitures, piégées par les flammes alors qu’elles circulaient sur la route reliant Figueiro dos Vinhos à Castanheira de Pera.

« Il est difficile de dire s’ils fuyaient les flammes ou ont été surpris par le feu », a déclaré Jorge Gomes à Pedrogao Grande, où l’incendie s’était déclaré samedi peu avant 15 heures. Selon le Premier ministre, des orages secs ont pu être à l’origine de l’incendie.

D’après le secrétaire d’État à l’Intérieur, les flammes se sont propagées « avec beaucoup de violence » et « de façon inexplicable ». Plusieurs villages ont été touchés et un plan d’évacuation a été mis en œuvre pour certains d’entre eux.

Avec AFP

http://presstv.com/DetailFr/2017/06/18/525715/Portugal-feu-de-fort



 

INCENDIE DE LONDRES : TRIPLEMENT DU BILAN OFFICIEL DU NOMBRE DE VICTIMES

Incendie de la tour Grenfell à Londres : le bilan officiel a été multiplié par trois

Sun Jun 18, 2017 10:11AM

Incendie à Londres : un immeuble d'habitation réduit en cendres mercredi 14 juin. ©AFP

Incendie à Londres : un immeuble d'habitation réduit en cendres mercredi 14 juin. ©AFP

Au moins 58 personnes ont péri dans l’incendie de la tour Grenfelle à Londres et des dizaines d’autres sont portées disparues et donc « il faut les considérer tristement comme mortes », a déclaré Stuart Cundy, un haut responsable de la police de Londres devant la presse.

« Ce nombre de 58 pourrait changer et tripler », a-t-il précisé tout en espérant que ce ne sera pas le cas.

Un dernier bilan annoncé par les autorités britanniques faisait état de 30 morts, précise l'agence IRNA qui rapporte la nouvelle.

Critiquée pour sa gestion après l’incendie mortel de la tour Grenfell de Londres, la Première ministre britannique, Theresa May a rencontré à 10 Downing Street, un nombre de survivants et de proches des victimes, une rencontre qui a duré deux heures et demie.

« La colère monte parmi les survivants et les proches des victimes de l’incendie de la tour Grenfell à Londres, qui dénoncent la gestion de l’immeuble mais aussi la réaction « froide » et « insensible » de Theresa May face à ce drame qui a fait au moins 58 morts et des dizaines de disparus, rapporte l'AFP.

Or, la chaîne Euronews à laquelle se réfère l'agence IRNA a annoncé que le processus de l’identification serait très long, « des semaines, voire des mois ».

Mercredi, vers une heure du matin, un incendie s’est déclaré au quatrième étage de cette tour d’habitation de Londres, et tout de suite les flammes et la fumée ont très rapidement atteint les étages supérieurs du bâtiment.

Il s’agit d’une tour de logements sociaux appartenant à la mairie de la région dont les affaires étaient gérées par une société privée.

Près de 600 personnes vivaient dans cette tour datant de 1974 presque complètement calcinée mercredi matin le 14 juin.

http://www.jacques-tourtaux.com/blog/syrie/le-president-capitaliste-us-trump-a-un-plan-pour-s-emparer-du-petrole-syrien.html


 

MANLIO DINUCCI : LE NEONAZISME EN EUROPE EST OTAN

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’art de la guerre

 

Le néonazisme en Europe est Otan

 

Manlio Dinucci

 

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine. 

  En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie. 

   Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie - a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev. 

   Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ». 

  

  Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales. 

   Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan. 

  L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.

 

Édition de mardi 13 juin 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/e-nato-il-neonazismo-in-europa/

Traduit de l’italien par M-A Patrizio

Cette rubrique a été intitulée en italien : « È Nato il neonazismo in Europa ». La langue française ne permet pas de rendre le jeu de mots dû à la double signification du mot « Nato » en italien : « né » et Otan.   

 

Voir cette rubrique en images sur Pandora TV : https://www.pandoratv.it/?p=16725


 

QUELLES QUE SOIENT LES POLITIQUES D'AUTRES PARTENAIRES, L'UE CONTINUE DE COOPERER AVEC L'IRAN

Mogherini: l’UE reste un partenaire de l’Iran

Wed Jun 14, 2017 5:18AM

La chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini à Naantali, en Finlande, le 11 juin 2017. ©AP

La chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini à Naantali, en Finlande, le 11 juin 2017. ©AP

La chef de la diplomatie de l’Union européenne a déclaré que cette instance poursuivait ses interactions avec l’Iran, quelles que soient les politiques d’autres partenaires.

Ce mardi 13 juin, la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini a déclaré, lors d’une conférence de presse, que l’Europe continuait de coopérer avec Téhéran, sans tenir compte des politiques de ses autres partenaires.

« J’assume une responsabilité particulière pour garantir le respect entier de l’accord nucléaire, signé avec l’Iran », a affirmé Federica Mogherini qui s’est toutefois abstenue de faire une allusion directe aux États-Unis en parlant des politiques d’autres « partenaires » de l’Union européenne.

Pour mémoire, le président des États-Unis Donald Trump s’est récemment dit hostile à l’accord nucléaire.

L’administration américaine a rendu un rapport auprès du Congrès où elle a confirmé le respect par l’Iran de l’accord nucléaire tout en l’accusant de « soutenir le terrorisme ».

Dans le même temps, Donald Trump a affirmé vouloir réviser la teneur de l’accord nucléaire.

Interrogée pour savoir si l’accord nucléaire est en danger, Federica Mogherini a répondu que le sixième rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique avait confirmé que l’accord nucléaire était entièrement honoré.

« Je suis sûre que des examens, menés aux États-Unis, aboutiront à des décisions sages. C'est-à-dire que les Américains laisseront rester intactes les parties efficaces de l’accord ».

La chef de la diplomatie de l’Union européenne a finalement assuré que l’Union européenne garantirait le respect de l’accord nucléaire, appartenant à la communauté internationale et non pas à un pays particulier.

http://presstv.com/DetailFr/2017/06/14/525227/accord-nuclaire-Iran-Federica-Mogherini-Union-europenne-Etats-Unis-Donald-Trump


 

ROYAUME-UNI : THERESA MAY CRAME LA LIVRE STERLING

Royaume-Uni: le pari perdu de May affaiblit la livre sterling

 Depuis 14 heures  9 juin 2017

brexit

 Amérique et Europe - GB

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La devise britannique est sous pression suite à la perte par les conservateurs de la majorité absolue au Parlement, alors que le pays doit entamer prochainement les négociations sur le Brexit.

La livre sterling chutait vendredi matin après l’annonce des premiers résultats des élections législatives anticipées au Royaume-Uni, à l’issue desquelles la Première ministre Theresa May a perdu sa majorité absolue au Parlement.

Sur le marché des changes, la livre sterling recule actuellement de 1,57 % face au dollar, à 1,2754 dollar.

Peu après l’annonce des projections jeudi à 21h00 GMT, la livre est tombée à 1,2709 dollar, son plus bas niveau depuis avril, contre 1,2950 quelques minutes plus tôt, soit un recul de près de 2 %. Idem face à l’euro qui montait à 88,24 pence, contre 86,60 pence.

Selon les estimations, la Première ministre Theresa May perdrait sa majorité absolue, à quelques jours de l’ouverture de discussions cruciales sur le Brexit avec l’Union européenne. D’après les derniers résultats, sur un total de 650 sièges, le Parti conservateur obtient 312 mandats, le Parti travailliste — 259, les Libéraux-démocrates — 12, le Parti national écossais (SNP) — 34, les Verts — 1.

Mme May, dont le parti disposait auparavant de la majorité absolue au Parlement, espérait avoir les mains libres pour négocier un Brexit « dur » avec l’UE à partir du 19 juin.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/444237