EUROPE

EUROPE

LE CADEAU D'UN EURODEPUTE BELGE A MACRON : UNE CORDE ! (VIDEO)

Strasbourg : un eurodéputé belge offre une corde à Emmanuel Macron, agacé (VIDEO)

Strasbourg : un eurodéputé belge offre une corde à Emmanuel Macron, agacé (VIDEO)

© Capture d'écran Périscope - Parlement européen

L'eurodéputé du parti belge Ecolo a remis une corde à Emmanuel Macron au Parlement européen à Strasbourg le 17 avril

 

Joignant le geste à la parole, l'écologiste belge Philippe Lamberts a fait offrir un cadeau un peu spécial au président français dont il a dénoncé la politique, notamment sociale. Piqué au vif, ce dernier a répondu avec un certain agacement.

Emmanuel Macron n'a guère goûté l'intervention de Philippe Lamberts, eurodéputé belge écologiste, qui l'a interpellé de manière particulièrement imagée sur la politique qu'il mène en France, le 17 avril au Parlement européen à Strasbourg.

Le membre du parti Ecolo a accusé le président de la République de mettre «à mal la devise Liberté, Egalité, Fraternité», critiquant en vrac l'intervention du gouvernement français à Notre-Dame-des-Landes, le démantèlement de camps de migrants, les ventes d'armes ou encore la gestion du nucléaire.

Lire aussi

Des députés européens montrent des affiches «Bas les pattes de la Syrie» lors de l'allocution du président français Emmanuel Macron le 17 avril 2018 à Bruxelles.

Parlement européen : le coup de sang de Macron, mis en cause dans les frappes en Syrie (VIDEO)

Evoquant le volet social, Philippe Lamberts, Européen convaincu, a poursuivi : «Considérer des êtres humains comme "rien", c'est permettre de leur faire subir n'importe quoi, et cela nous ne l’accepterons jamais.»

C'est après son intervention musclée que l'eurodéputé belge a joint le geste à la parole. Se saisissant de l'expression «premiers de cordée», prononcée par Emmanuel Macron, Philippe Lamberts lui a fait remettre une corde d’escalade, qu'il a exhibée devant l'assemblée.

«Ce qui définit la cordée, c'est la corde. Elle permet aux premiers d'avancer et aux derniers de ne pas tomber. Mais dans nos sociétés, cette corde n'existe plus. Les riches s'enrichissent, les classes moyennes stagnent et se précarisent tandis que les plus fragiles sont abandonnés à leur sort», a lancé l'écologiste.

 

Macron agacé

Le président français a eu toutes les peines du monde à dissimuler son agacement, prenant des notes durant l'intervention de l'eurodéputé.

Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter

Journal Fakir@Fakir_

Quand tu passes un très mauvais quart d'heure au Parlement européen.
Le discours réjouissant de Philippe Lamberts :https://youtu.be/mVkbQNgVL2M 

 

Un peu plus tard, Emmanuel Macron a répondu avec virulence : «Vous pouvez tenir des propos d'estrade car vous avez le confort de ce salon [...] Au nom du respect que j'ai pour ce Parlement, je ne peux vous laisser dire des bêtises et contre-vérités.»

Hana@HanaBagh

En réponse à @Fakir_

Philippe Lamberts lui offre même les cordes !

https://francais.rt.com/france/49956-strasbourg-eurodepute-belge-offre-corde

 

POUR REDORER SON BLASON, LA BRITANNIQUE THERESA MAY, "LA DAME DE FER" bis, MENACE D'ALLER AU CONFLIT ARME CONTRE LA RUSSIE

Seconde Guerre froide: May n’écarte pas des «ripostes militaires» contre Moscou

 Depuis 4 heures  29 mars 2018

thereza_may

 Amérique et Europe - GB

 

La Première ministre britannique a définitivement une dent contre Moscou. Après avoir convaincu ses alliés de se joindre à sa campagne d’expulsion de diplomates, Theresa May a assuré que Londres utiliserait «tous les moyens à [sa] disposition» pour lutter contre la Russie, quitte à déclencher une nouvelle Guerre froide, voire pire.

Jusqu’où Theresa May poussera-t-elle l’affaire Skripal? 26 pays occidentaux viennent de déclarer persona non grata près de 150 diplomates russes, mais la Première ministre britannique a d’ores et déjà annoncé son intention d’aller plus loin. Attaquant la Russie de manière à peine voilée, elle déclarait le 27 mars:

«Tant que nous défendrons nos intérêts et que nous affirmerons nos valeurs, il y aura ceux qui chercheront à nous déstabiliser et à nous attaquer. Mais ces personnes ne devraient avoir aucun doute quant au fait que nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour les vaincre.»

Le porte-parole de Theresa May s’est par la suite chargé de clarifier que la Russie était bel et bien visée. Dans des propos recueillis par Reuters, il assurait que le Royaume-Uni travaillait «avec ses partenaires internationaux sur une réponse à long terme au problème posé par la Russie».

Dans la foulée, le gouvernement britannique annonçait qu’un rapport sur les capacités pour la sécurité nationale serait publié le lendemain pour faire face à la fois au terrorisme islamiste et au «comportement inacceptable et dangereux de la Russie», placés au même rang de menaces pour le pays.

«Cette nouvelle doctrine de fusion assurera que nous faisions meilleur usage de toutes nos capacités pour assurer la défense de notre sécurité intérieure: depuis les leviers économiques jusqu’aux ripostes militaires, en passant par notre influence diplomatique et culturelle.»
Le Royaume-Uni semble déterminé à poursuivre sa campagne antirusse. Le porte-parole de la Première ministre expliquait que Londres comptait bien associer plusieurs autres pays à ce durcissement de ton. Une possibilité réelle d’après lui, puisque ces derniers n’agiraient, selon ses propres mots, «pas seulement par solidarité, mais aussi parce qu’ils ont reconnu la menace».
Sébastien Cochard, ancien diplomate et conseiller au Parlement européen, apparenté FN, ne partage pas cet avis et estimait au contraire que:

«Il s’agit visiblement de faire preuve de solidarité avec le Royaume-Uni —solidarité entre guillemets puisqu’on ne peut pas dire que le Royaume-Uni ait été attaqué. On ne sait pas si c’est un gouvernement étranger qui a commandité cette attaque.»

Au sein de l’appareil diplomatique russe, le comportement agressif et belliqueux de la Première ministre britannique suscite différents types de réactions. D’une part, ceux qui considèrent que non seulement Londres s’enfonce, mais qu’elle entraîne avec elle l’ensemble des pays du «bloc occidental», à l’image de l’ambassade de Russie à Londres qui observait qu’il serait difficile de convaincre au-delà des alliances traditionnelles du Royaume-Uni sans apporter la preuve des accusations portées contre Moscou.

«C’est l’opinion de près de 160 pays qui n’appartiennent pas au bloc occidental. Il est évident que personne, dans un monde plus large [que le seul Occident], ne croirait les Britanniques sur parole», déclarait l’attaché de presse de l’ambassade de Russie à Londres.

D’autre part, un nombre croissant de diplomates s’inquiète de la véhémence des propos de Theresa May, car cela participe à la détérioration des liens entre Moscou et les capitales occidentales, minée par les accusations d’ingérence —toujours non prouvées- dans plusieurs élections et pourrait aboutir à terme à une seconde Guerre froide, voire à une guerre réelle par «somnambulisme».

«L’Ouest doit comprendre que la campagne antirusse n’a aucun avenir […] Si cela continue, nous serons entraînés dans une situation de Guerre froide», déclarait Grigory Logvinov, l’ambassadeur russe en poste à Canberra.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/833732


 

SOMMET UE-TURQUIE : L' UE CEDE AU CHANTAGE D'ERDOGAN

Sommet UE-Turquie en Bulgarie

Sommet UE-Turquie en Bulgarie: «L’UE cède aux chantages du régime d’Ankara»

© AFP 2018 Dimitar Dilkoff

INTERNATIONAL

URL courte

Louis Doutrebente

235

Adhésion de la Turquie à l’UE, immigration, dossiers grec et chypriote, la rencontre entre Erdogan et les autorités de l’UE a été riche de débats. Mais qu’en est-il des résultats? Erdogan, qui apparaît si fort, mène-t-il la danse dans les rapports UE-Turquie? Et que doit-on comprendre de cette adhésion évoquée depuis si longtemps? Analyse.

«L'UE ne respecte pas ses propres principes et elle cède aux chantages du régime d'Ankara. [La Turquie d'Erdogan est beaucoup plus forte que l'UE, ndlr] parce que l'UE est très divisée, il y a plusieurs voix alors qu'en Turquie, il n'y a qu'une seule voix.»

Samim Akgonul, historien et politologue, chercheur au CNRS et spécialiste de la Turquie et de ses minorités, dresse un constat assez net du rapport de force entre la Turquie et l'UE, qui se sont rencontrées ce lundi 26 mars à Varna, en Bulgarie.

 

Drapeau de l'UE

© SPUTNIK. EUROPEAN PARLIAMENT

Le Vieux continent à la recherche de son identité

Les autorités de l'UE, par l'intermédiaire Donald Tusk, ont souligné qu'«en termes de solutions concrètes, nous ne sommes parvenus à aucun compromis aujourd'hui» et que «seuls des progrès sur ces questions permettront d'améliorer les relations entre l'UE et la Turquie, y compris le processus d'adhésion».

 

Donc pas de solution, mais encore et toujours ce rappel du processus d'adhésion de la Turquie à l'Union. Si le Président Erdogan a lui aussi communiqué sur cette question, à l'issue d'un dîner de travail entre Juncker (Président de la Commission) et Tusk: «nous restons candidats à une accession à l'UE et souhaitons avancer plus rapidement dans cette direction», Samim Akgonul considère qu'elle est close pour le moment:

«La question de l'intégration dans l'UE de la Turquie est une non-question dans l'UE, compte tenu de la situation de l'UE, de la crise politique […] et du Brexit. C'est aussi une non-question en Turquie également, dans la mesure où le discours ambiant est totalement anti-occidental, antichrétien, antisémite, antieuropéen, c'est un discours islamo-nationaliste, donc il n'y a pas de volonté [d'adhésion, ndlr].»

Il ajoute:

«On est en train d'être témoin d'un jeu de dupes, les deux parties connaissent l'issue, mais ils continuent à jouer ce jeu-là. Donc, en état actuel des choses, l'intégration de la Turquie à l'UE est un non-question.»

Cette vision confirme la réalité politique du moment. En effet, depuis le début du processus et avec le durcissement politique du Président Erdogan à la suite du coup d'État raté en 2016, aucune des deux parties n'a d'intérêt réel à cette adhésion. Pourquoi la Turquie d'Erdogan chercherait-elle à entrer dans cette Union, alors qu'il semble ne partager aucun principe des pays européens? Même si la Turquie commerce principalement avec les pays de l'UE et fait partie de l'OTAN, Erdogan se tourne bien davantage vers le Proche et le Moyen-Orient et l'Afrique.

Et pourquoi l'Union européenne accepterait-elle qu'une autre guerre se déroule à ses portes, avec les conflits en Syrie et en Irak? N'a-t-elle pas besoin de la Turquie comme une zone tampon entre ces conflits et elle-même et d'une barrière aux flux de migrants, dans une Union où les partis nationaux-populistes ne cessent de monter politiquement?

Cette question migratoire a, bien évidemment, été une nouvelle fois débattue entre les deux parties. Samim Akgonul rappelle que l'arrangement entre la Turquie et l'UE convenait d'une aide 3 milliards en échange d'une maîtrise turque des migrations et ajoute:

«Comme il y a la montée des populismes dans l'UE, cette dernière a choisi d'externaliser ce problème et de racheter de la Turquie le droit de ne pas accepter des réfugiés.»

 

Recep Tayyip Erdogan

© SPUTNIK. ALEXEY NIKOLSKY

Erdogan décide du sort des négociations sur l'adhésion à l'UE

Aux termes de l'accord, la Turquie s'est engagée à coopérer avec l'UE et notamment la Grèce pour bloquer les routes migratoires, maritimes ou terrestres que sont susceptibles d'emprunter les quelque 3 millions de migrants présents en Turquie en mars 2018. Ankara s'engage de plus à récupérer sur son sol les migrants irréguliers présents dans l'UE. En contrepartie, tout migrant «récupéré» par Ankara est échangé contre un autre ayant le droit de s'installer dans l'UE, à hauteur de 72.000 personnes.

 

S'il rappelle aussi que l'UE n'a pas versé les 3 milliards d'aide à la Turquie, Samim Akgonul explique qu'Erdogan se sert de ce dossier comme d'une arme menaçante vis-à-vis de l'UE parce que cette dernière reconnaîtrait elle-même que ce pacte turco-européen aurait permis de faire chuter l'immigration de 97%, selon l'AFP.

«Donc ceci a fonctionné dans la mesure où la Turquie a retenu ces réfugiés […], mais en contrepartie, l'argent qui a été promis par l'UE n'a pas été versé. L'idée était de verser 3 milliards d'euros à la Turquie, mais également de libéraliser la politique de visa des ressortissants turcs, mais les deux n'ont pas été faits.»

Il ajoute:

«Aujourd'hui, le régime d'Ankara, autoritaire et populiste, utilisant cet atout des réfugiés en Turquie fait pression sur l'UE, fait peur à l'UE de "lâcher" cette population et donc l'UE, en contrepartie, doit promettre un certain nombre de choses.»

Si ce «nombre de choses» reste imprécis, on peut noter que l'action turque en Syrie, la violation du territoire souverain syrien et la guerre que mène la Turquie contre les Kurdes ne sont pas utilisées par les autorités de l'UE comme moyen de pression. Une simple comparaison avec la dernière crise diplomatique entre l'UE et la Russie expose clairement la faiblesse de Bruxelles face à Ankara.

D'autant plus, que même si les autorités de l'UE aiment à rappeler que la Turquie est critiquable sur les dossiers grec et chypriote, elle semble n'avoir aucun pouvoir pour faire défendre ces pays européens.

Pour Samim Akgonul, la Turquie ravive les différents territoriaux qu'elle a avec la Grèce et Chypre pour masquer ses propres problèmes internes:

«Chaque fois qu'il y a une difficulté interne en Turquie, il y a une échappatoire, c'est de faire monter les tensions vis-à-vis de pays voisins, et principalement la Grèce. Les tensions principales concernent la mer Égée, le statut des îles, les eaux territoriales, le plateau continental, il y a un dog fight entre les régimes turcs et grecs. De plus, il y a la question chypriote […] et rappelons-le Chypre est membre de l'UE depuis 2004.»

Abordé entre les deux parties durant le sommet de Bulgarie, le problème avec la Grèce est au cœur de l'actualité turque. Hasard du calendrier, ce 27 mars la justice turque a annoncé, d'après l'agence de presse officielle turque Anadolu, le maintien en détention de deux soldats grecs interpellés sur le territoire turc. Si ces derniers se sont défendus en affirmant qu'ils sont entrés par erreur en Turquie, les juges turcs soupçonnent une «tentative d'espionnage».

De là à y voir une nouvelle réponse politique lancée par Ankara aux autorités de l'UE, il n'y a qu'un pas.

Si Samim Akgonul conçoit peu d'améliorations pour le dossier grec, il semble résolument optimiste quant au différend chypriote, mais rappelle que si une avancée pouvait s'opérer, elle se fera sans le concours de l'UE et essentiellement sur la base d'une volonté politique locale:

«Là aussi, les avancées, avec l'implication de la Turquie, de la Grèce et de l'UE semblent difficiles. En revanche, si les Chypriotes prennent leur destin en main, indépendamment de la volonté des mères patries […], ils peuvent réussir la réunification.»

 

Recep Tayyip Erdogan

© SPUTNIK. ALEXEY NIKOLSKY

La Turquie demandera à l'UE l'argent promis pour les réfugiés syriens

Pour rappel, la Turquie contrôle, avec la présence de 30.000 soldats, la partie nord de l'île, Chypre du Nord, qui s'est déclaré État indépendant depuis 1983. Et malgré la mise en place des plans de réunification, pour le moment, aucun n'a pu se concrétiser et n'a permis aux Chypriotes du Sud et du Nord de s'unir pour ne former qu'une seule et même nation.

 

Mais pour autant, si l'UE semble faible face au pouvoir d'Erdogan, si ce dernier apparaît comme un dirigeant solide politiquement dans son pays et sur la scène internationale, Samim Akgonul rappelle que son pouvoir est fragile:

«Non, sur le plan intérieur, il y a un véritable chaos, l'État de droit a complètement disparu, les clivages entre Turcs et Kurdes, entre sunnites conservateurs et laïcs, entre hommes et femmes, entre majorité et minorité sont à leur extrême. […] De plus, Erdogan est intervenu dans le bourbier du Proche-Orient, en envoyant son armée pour envahir le territoire souverain de la Syrie.»

https://fr.sputniknews.com/international/201803281035708776-sommet-ue-turquie-bulgarie/


 

LA GRANDE-BRETAGNE POUSSE SES ALLIES A FAIRE LA GUERRE A LA RUSSIE

Russie : Londres pousse ses alliés à faire la guerre à Moscou

Sat Mar 24, 2018 3:36PM

La Première ministre britannique, Theresa May (G), arrive au siège du Conseil européen au deuxième jour du sommet des dirigeants de l'Union européenne, le 23 mars 2018 à Bruxelles. ©AFP

La Première ministre britannique, Theresa May (G), arrive au siège du Conseil européen au deuxième jour du sommet des dirigeants de l'Union européenne, le 23 mars 2018 à Bruxelles. ©AFP

Suite à la récente décision de l’UE et à l’annonce faite par certains pays membres de cette union d’adopter de nouvelles mesures contre la Russie en lien avec l’affaire Skripal, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré depuis Hanoï que les autorités britanniques essayaient de pousser leurs partenaires dans une sévère confrontation avec Moscou.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prend la parole lors d’une rencontre avec son homologue vietnamien Pham Binh Minh à Hanoï, le 23 mars 2018. ©AFP

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a quant à lui déclaré devant les journalistes que les responsables russes regrettaient fortement que Londres n’ait pas répondu à la demande d’information supplémentaire sur l’affaire que lui avait adressée Moscou.

L’empoisonnement de l’agent double russe et de sa fille, survenu ce mois-ci en Grande-Bretagne, a déclenché une crise diplomatique entre Londres et Moscou. La Première ministre britannique, Theresa May, a prétendu qu’il y avait de fortes chances pour que la Russie soit derrière cet empoisonnement.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/03/24/556408/Londres-pousse-ses-allis--faire-la-guerre--Moscou


 

L'OTAN ECRIT AU JOURNAL IL MANIFESTO AU SUJET DE LA RUBRIQUE "L'ITALIE SOUS L'EMPRISE USA/OTAN"

L’Alliance atlantique écrit au journal il manifesto au sujet de la rubrique «L’Italie sous l’emprise USA/Otan»

Par Richard W. Haupt et Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 17 mars 2018

ilmanifesto.it 16 mars 2018

Région : 

Thème: 

L’OTAN écrit au manifesto après la rubrique « L’Italie sous l’emprise USA/Otan” (Dinucci, mardi 12 mars 2018). C’est la première fois en Italie que l’Alliance atlantique intervient directement pour contester un article. Manlio Dinucci utilise les 30 lignes de son droit de réponse dans le journal (16 mars).


Madame Rangeri,
(directrice de la publication d’Il Manifesto, ndt)

Je vous prie de noter que l’article intitulé « Sous l’emprise des USA et de l’Otan », publié le 13 mars 2018, sous la signature de Manlio Dinucci, contient des informations imprécises et trompeuses.

Paragraphe 3 :
Il est faux d’écrire que : « L’exercice soit dirigé par le Commandement Otan de Lago Patria (Jfc Naples), aux ordres de l’amiral états-unien James Foggo ». Il est vrai que : Le Commandement Maritime de l’Otan (MARCOM), dont le siège est à Northwood, en Grande-Bretagne, détienne le commandement et contrôle de l’exercice guidé par l’Amiral Clive Johnstone.

Paragraphe 4 :
Il est faux d’écrire ce qui suit : « C’est l’amiral Foggo lui-même qui explique à quoi sert le Dynamic Manta 2018 : la « Quatrième bataille de l’Atlantique » a commencé, après celles des deux Guerres Mondiales et de la Guerre froide ».
Il est au contraire vrai que : Dans son article intitulé « La quatrième bataille de l’Atlantique », publié en 2016, l”Amiral Foggo avait fourni des indications concernant la vision de l’OTAN et des États-Unis. Cette même vision, cependant, ne peut pas être utilisée pour « expliquer » le Dynamic Manta de 2018. Je vous renvoie à ce qui a été publié par MARCOM au sujet du Dynamic Manta 2018 sur son site web mc.nato.int.

Paragraphe 6 :
Il est faux de dire que : « Avec sa casquette de Commandant de l’Otan il prépare en Italie les forces navales alliées contre la Russie, avec celle de Commandant des Forces navales US en Europe, l’amiral Foggo envoie depuis l’Italie la sixième flotte au Juniper Cobra 2018, exercice conjoint des USA et d’Israël dirigé principalement contre l’Iran »
Il est vrai que : L’Amiral Foggo conduit le JFC Naples dans la « préparation, planification et conduite d’opérations militaires visant à préserver la paix, la sécurité et l’intégrité territoriale des États membres de l’Alliance… ». Pour de plus amples détails, vous pouvez consulter le site web de l’Allied Joint Force Command Naples, à la rubrique « Mission statement ». En outre, dans la version anglaise de l’article utiliser le mot « Captain » est inapproprié. Par contre, est appropriée l’utilisation du mot « Commander ». Sur les compétences nationales de l’Amiral on consultera avec profit le site web www.c6f.navy.mil.

Je voulais soumettre aussi à votre attention une autre imprécision dans l’article en question à propos du dernier paragraphe où l’auteur dit que « Comme Scaparrotti est aussi Commandant suprême allié en Europe (charge qui revient toujours à un général US), le plan prévoit une participation de l’Otan, notamment à travers l’Italie, en soutien à Israël dans une guerre à grande échelle au Moyen-Orient ».
Le vrai concept est que : Le Juniper Cobra est un exercice bilatéral israélo-états-unien. En outre, toute intervention de l’Otan nécessite l’approbation inconditionnelle du Conseil Atlantique. C’est un aspect important que l’auteur laisse complètement de côté.

Tout en appréciant, dans l’ensemble, l’article publié, je vous prie de rectifier votre version en ligne avec les modifications ci-dessus et j’espère vivement que notre collaboration réciproque dure dans le temps.

Cordiales salutations,

Richard W. Haupt
Capitaine de la Marine étasunienne, chef de service Relations publiques du commandement de l’Otan du JFC Naples basé à Lago Patria, Naples.

Réponse de Manlio Dinucci

Nous apprécions l’attention que l’Otan prête à notre journal. Il Manifesto et moi-même prenons acte de la rectification —la seule juste, mais franchement un détail— sur le commandement spécifique du Dynamic Manta 2018.

Pour le reste, en tous cas le rôle du JFC-Naples de Lago Patria, un des deux commandements permanents de la Force conjointe Otan au niveau opérationnel, demeure central sous les ordres de l’amiral états-unien James Foggo.

Ce dernier commande en même temps les Forces navales US pour l’Europe et l’Afrique/ ainsi que la sixième flotte US, dont l’aire de responsabilité couvre la moitié de l’océan Atlantique et des mers adjacentes, Méditerranée comprise.

À un séminaire en Norvège le 26 février, l’amiral a parlé de « Quatrième bataille de l’Atlantique » contre « des sous-marins russes de plus en plus sophistiqués qui menacent les lignes de communication maritime entre États-Unis et Europe » [1].

Comme ces lignes passent aussi en Méditerranée, le Dynamic Manta 2018 entre dans cette « vision Otan/USA ». Vision fausse : quelles preuves y a-t-il que des sous-marins russes soient en embuscade, prêts à couler les navires sur les lignes maritimes entre l’Europe et les États-Unis ?

Il est faux en outre que le JFC-Naples ait comme mission la « préparation, la planification et la conduite d’opérations militaires visant à préserver la paix, la sécurité et l’intégrité territoriale des États membres de l’Alliance ». Il suffit de rappeler les guerres par lesquelles l’Otan a démoli deux États, la Yougoslavie et la Libye, d’où ne provenait aucune menace contre les membres de l’Alliance.

Concernant la présence du général Scaparrotti à l’exercice conjoint d’Israël et des États-Unis (auquel Foggo a envoyé l’amirale de la Sixième Flotte), il serait ingénu d’ignorer qu’il n’est pas seulement le commandant du Commandement Européen des États-Unis, mais en même temps Commandant suprême allié en Europe.

Par curiosité : sur la base de quelle norme cela doit-il toujours être « traditionnellement un commandant USA » ?

Merci encore de votre attention pour notre travail.
Manlio Dinucci

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Richard W. Haupt et Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018


 

URGENCE MOBILISATION : NON A LA LOI DU SILENCE IMPOSEE PAR LES LOBBIES !

 

 

Urgence mobilisation : Non à la loi du silence imposée par les lobbies !

 

Les lobbies sont sur le point de parvenir à mettre en place, dans le plus grand secret, le plus gros plan jamais élaboré pour faire taire les citoyens et sécuriser des milliards de profit...

... avec la bénédiction des autorités européennes, et du gouvernement français !

 D'ici quelques jours, si la Loi qu'ils ont fait adopter par l’UE est votée par les parlementaires français, il deviendra pratiquement impossible de contester l'autorisation de pesticides tueurs d'abeilles, ou nocifs pour l'environnement ou la santé !

 Ce qu'il est en train de se passer est gravissime : signez dès maintenant votre pétition aux députés et sénateurs pour qu'ils modifient ce texte !

BOUTON OK Je signe la pétition

Madame, Monsieur,

Imaginez. Votre enfant ou votre conjoint tombe gravement malade. Les médecins diagnostiquent un cancer qu'ils pensent lié à l'utilisation massive de certains pesticides dans votre région, ou à l'absorption régulière de petites doses de ces mêmes produits à travers l'alimentation.

Vous et votre famille, mais aussi des médecins et des scientifiques indépendants, demandent à l'entreprise qui fabrique ces produits de leur fournir les détails des tests et des études qui ont servi à autoriser leur commercialisation – pour comprendre ce qui s'est passé, peut-être même trouver un moyen de sauver votre enfant ou votre conjoint malade et éviter que de tels drames se reproduisent à l'avenir.

Mais l'entreprise agrochimique concernée refuse de divulguer ces informations.

Grâce à la Loi sur le secret des affaires que le Parlement français et le Sénat s'apprêtent à voter (1), elle sera très bientôt en droit de le faire : rien ni personne ne pourra plus l'obliger à fournir ces informations pourtant capitales pour la santé de millions d'individus – sous prétexte qu'elles contiendraient des données précieuses qui assureraient des bénéfices confortables et durables à l'entreprise en question !

Pire : les journalistes ou les scientifiques qui s'aventureraient à rendre publics ces éléments confidentiels classés « Secrets d'affaires » seront poursuivis devant la justice. Ils risqueront une procédure judiciaire lourde et coûteuse, avec perquisitions et saisie à la clé... et une amende colossale, propre à dissuader quiconque de s'y risquer à l'avenir !

Ce cauchemar absurde est une réalité imminente qui menace la France et tous ses habitants, VOUS ET MOI COMPRIS... Et TOUS les habitants des pays européens après nous !

Après des années de lobbying intensif, un petit groupe de multinationales agrochimiques et pharmaceutiques, d'industriels et de banques, est en train de parvenir à son but :

Imposer en France et dans chaque pays de l'Union européenne, une loi qui nous interdise définitivement, à nous citoyens, journalistes, lanceurs d'alerte, médecins et scientifiques indépendants... l'accès à toutes les données scientifiques exigées par la réglementation pour pouvoir mettre un pesticide ou un nouveau médicament sur le marché...

… et s’assurer que plus aucun scandale financier, sanitaire ou environnemental ne puisse éclater, en faisant régner la loi du silence, et en menaçant de lourdes représailles tous ceux qui refuseraient de se taire.

Dans ces conditions, les grands scandales sanitaires comme le Mediator, le Gardasil, ou le Bisphénol A resteront cachés du grand public…

Et les affaires d’évasion ou d’« optimisation fiscale », UBS, HSBC, « Luxleaks », « Panama Papers », « Paradise papers »… ne seront jamais révélées !

Dans ces conditions, aucun scientifique ne se risquera à mener une contre-expertise indépendante sur un produit chimique, malgré les fortes suspicions de sa toxicité sur les abeilles, l’environnement, ou la santé humaine…

Il s'agit de la nouvelle Loi sur la protection des savoirs-faire et des informations commerciales non divulguées (secrets d'affaires) contre l'obtention, l'utilisation et la divulgation illicite, qui va être votée très prochainement par le parlement français - en procédure accélérée, pour éviter que le débat ne devienne public.

C'est une offensive sans précédent contre notre droit à l'information
et notre droit à protéger notre santé et notre environnement.

Quels que soient les enjeux qui servent à justifier cette loi, son but est extrêmement clair :

**Garantir en inventant un nouveau droit que les intérêts des multinationales vont toujours passer avant l'intérêt général et avant l'intérêt des citoyens...

**Permettre que les dossiers d'homologation des éléments composant les produits phytopharmaceutiques soient encore plus opaques pour faciliter la commercialisation des pesticides et des médicaments ou les maintenir plus longtemps sur le marché...

**Sécuriser enfin des milliards de profits pour l'industrie agrochimique et pharmaceutique dans les années à venir en empêchant que n'éclatent d'autres grands scandales sanitaires et environnementaux et éviter que leurs produits ne puissent être retirés du marché.

Cela fait des années que les multinationales rêvent d'imposer ces mesures.

Elles ont déjà réussi en partie à verrouiller le système et empêcher les citoyens et les chercheurs indépendants de venir mettre le nez dans leurs affaires :

Rappelez-vous l'affaire du glyphosate, l'ingrédient principal du fameux RoundUp de Monsanto, cet herbicide ultra-contesté qui est pourtant le plus massivement utilisé en Europe et dans le monde :

En mars 2015, l'Organisation Mondiale de la Santé, (OMS) jette un pavé dans la mare en publiant un rapport alarmant sur la molécule à l'origine du très controversé Round Up, l'herbicide-star de Monsanto : le glyphosate serait "cancérogène pour les animaux" et "cancérogène probable" pour les humains.

La Commission européenne brandit aussitôt un rapport de l'EFSA, l'Agence européenne de sécurité alimentaire, qui dit exactement le contraire - le glyphosate n'est "probablement pas cancérogène" ! - et demande l'autorisation à nouveau de la molécule.

L'avis de l'OMS se fonde sur des recherches scientifiques publiques, vérifiées en toute transparence et de manière indépendante par d'autres scientifiques ; celui de l'EFSA repose sur des études controversées réalisées par les équipes de Monsanto, Dow Agrosciences, Syngenta, et d'autres firmes industrielles commercialisant des pesticides à base de glyphosate.

Quand les chercheurs de l'OMS et les députés européens demandent à consulter les études sur lesquelles l'EFSA a fondé son avis scientifique...

Les industriels REFUSENT de publier ces travaux : les résultats de ces études privées censées prouver que le glyphosate n'est pas dangereux, ne peuvent pas être consultés librement ni par les responsables politiques, ni par les chercheurs indépendants.

Pour la Commission européenne, l'autorisation de commercialiser un pesticide se fonde donc UNIQUEMENT sur la bonne foi d'études payées par des multinationales qui brassent des milliards de profits annuels en vendant ce même produit. C’est renversant !

Autre cas récent qui devrait nous alerter :

C'est arrivé à Rennes, en France - et largement médiatisé : une personne volontaire pour un essai clinique est décédée à cause du traitement qu'elle testait. Des scientifiques demandent la publication des données de l'essai clinique en question pour comprendre ce qu'il s'est passé exactement. Le laboratoire pharmaceutique concerné refuse, en prétextant qu'il doit protéger ses « secrets d'affaires » (4).

Et dans un tout autre domaine : 

Le journaliste Edouard PERRIN a été traîné devant les tribunaux pendant 4 ans... 4 ans de procédure judiciaire lourde et coûteuse... son domicile et ses ordinateurs perquisitionnés... pour avoir osé révéler le scandale Luxleaks et les montages fiscaux complexes permettant à des entreprises d'éviter de payer leurs impôts en France en passant par le Luxembourg... Avec la complicité des banques d'affaires et des Etats européens. 

Il vient tout juste de s'en sortir. Mais le lanceur d'alerte Raphaël Halet, l'une de ses sources au sein de la banque luxembourgeoise, a été lourdement condamné au nom du Secret des affaires par le Tribunal de commerce de Metz (5). 

Ce que veulent obtenir les lobbies aujourd'hui, c'est que toutes ces pratiques moralement indéfendables soient officiellement gravées dans le marbre d'une nouvelle loi qui rende toute contestation et tout recours juridique impossible à l'avenir.

Comment les multinationales font-elles pour imposer si facilement leur volonté à tout un peuple ?

C'est difficile à croire, mais :

Cette loi sur le secret des affaires sur le point d'être votée en France est la dernière étape d'un plan élaboré pendant des années par leurs lobbies, main dans la main avec la Commission européenne et le Parlement européen - et aujourd'hui avec le gouvernement et les parlementaires français... 

...Pour garantir que ni les citoyens, ni les chercheurs indépendants ne viendront plus se mettre en travers de leur chemin lorsqu'ils commercialisent des pesticides nocifs pour les pollinisateurs, l'environnement ou même la santé humaine.

Pendant plus de trois ans, les lobbies ont dicté, quasiment ligne par ligne, leur loi à la Commission européenne.

L'association Corporate Europe Observatory, qui milite contre l'emprise des lobbies au sein des institutions européennes, a suivi ce processus. Ce que montre son rapport (6) est édifiant :

– Le groupe qui a rédigé la directive sur le secret des affaires était composé de seulement deux membres du personnel de la Commission et d'une armada d'experts, de consultants, de juristes et d'avocats travaillant directement pour l'industrie ;

– Les échanges de mails qui ont fuité entre la Commission et les lobbies montrent clairement qui est a été aux manœuvres pendant tout ce temps : les lobbies dictent, la Commission applique ;

– Les représentants de la société civile ont été soigneusement écartés des débats depuis le début des négociations. Ils n'ont même pas été tenus informés des réunions pendant lesquelles la directive a été élaborée, alors que les lobbies de l'industrie étaient invités à intervalles réguliers par la Commission à donner leur avis sur l'avancement des travaux.

Il s'agit clairement d'une directive faite sur mesure pour les lobbies et par les lobbies, qui vise à s'assurer que les citoyens, les associations et les scientifiques indépendants ne viendront plus mettre le nez dans leurs affaires.

Ils sont presque arrivés à leurs fins en imposant ce texte en Europe, et les rouages législatifs font qu’il est impossible maintenant pour la France de ne pas transposer ce texte dans son droit national.

Mais il reste un espoir : 

Agir avant le vote par les parlementaires pour faire déposer deux amendements qui permettront de restreindre l'application de cette directive aux seules entreprises concurrentes.

Je m’explique :

Pour convaincre les autorités de leur accorder ce privilège honteux sur l’ensemble de la population, les lobbies des grandes multinationales ont prétexté la défense de leurs secrets commerciaux. Selon eux, c’est une raison suffisante pour empêcher toute personne, même pour des motifs bien légitimes, de mettre le nez dans leurs affaires.

Personne ne nie qu’une entreprise doit avoir le droit de vouloir préserver ses inventions pour qu’elles ne soient pas exploitées par un concurrent. Mais ce n’est pas une excuse pour imposer une omerta toute puissante sur les journalistes, les chercheurs indépendants ou les simples citoyens, qui chercheraient simplement à protéger l’intérêt général.

Pour remettre cette loi à sa juste place, nous avons fait travailler une équipe de juristes qui a rédigé deux amendements à insérer dans le texte de loi. Le principe est simple : limiter l’application de cette loi aux entreprises concurrentielles.

Si nos amendements sont adoptés, ils garantiront que la loi sur le Secret des affaires votée en France réponde réellement aux problèmes qu'elle prétend régler : le piratage et le vol de données commerciales dans un but d'avantager un concurrent ou d'enrichissement personnel...

Il sera alors obligatoire, pour qu'une entreprise puisse déposer plainte au nom du Secret des affaires, qu'elle prouve que cela a été fait par un pirate ou un concurrent malveillant.

Ces amendements pour la liberté et le droit à l’information sont déjà entre les mains des députés et des sénateurs, et nous avons maintenant besoin de la pression du plus grand nombre de citoyens pour les obliger à les voter.

La mobilisation de chacun est essentielle dans cette course contre la montre engagée entre les multinationales et les citoyens qui se battent pour leur droit fondamental d'être informé de ce qui touche à leur santé, à leur environnement, et à l'argent public par exemple.

Malgré la trahison des députés européens qui ont décidé de faire passer l'intérêt des multinationales avant celui des citoyens qu'ils sont censés représenter en adoptant le texte dicté par les lobbies...

... rien n'est encore joué : il reste encore le vote décisif de l'Assemblée Nationale et du Sénat français, pour que le texte soit définitivement applicable dans notre pays.

Avec d’autres associations, syndicats de journalistes et représentants des citoyens, nous avons décidé de rassembler nos forces pour lancer une gigantesque mobilisation commune à travers tout le pays, pour obliger nos élus à adopter les amendements qui protègeront nos droits fondamentaux à l’information sur notre santé et notre environnement.

Il faut que cette action prenne une ampleur sans précédent pour atteindre rapidement 1 million de personnes en France. C'est le seul moyen de mettre une pression suffisante sur les députés et les sénateurs pour obtenir la rectification de cette loi honteuse.

C'est pour cela que je fais appel à vous aujourd'hui :

Les lobbies ont beau être assis sur des milliards et se payer des consultants à prix d'or pour influencer les décideurs politiques...

...nous sommes 60 millions de citoyens en France - 500 millions en Europe... Et c'est de nous que les institutions tirent leur légitimité !

Il est grand temps de le leur rappeler...

Faites maintenant un geste symbolique fort en signant la pétition contre la nouvelle loi sur le secret des affaires - pour la protection des citoyens et le respect de notre droit à l'information, et ralliez un maximum de personnes supplémentaires, pour que tous ensemble on pèse plus lourd dans la balance que les lobbies !

BOUTON OK Je signe la
pétition

La loi a été déposée très discrètement par les députés chargés de la faire passer, et en procédure accélérée pour griller les étapes et éviter que le débat ne devienne public avant le vote définitif : la majorité des personnes en France ignore encore totalement ce qui se trame dans leur dos, et les conséquences dramatiques que cela implique pour leur avenir et celui de leurs enfants.

C'est pourquoi je compte vraiment sur vous pour signer la pétition, et m'aider à informer un maximum de personnes que vous pourrez nous aider à toucher, en France et ailleurs en Europe : ce combat concerne tous les pays et la riposte des citoyens doit être massive.

Il n'y a qu'en luttant activement pour nos droits que nous pouvons stopper l'initiative conjointe des multinationales, de Bruxelles et du Parlement.

Notre association s'organise pour lancer la pétition dans d'autres pays européens. Mais nous avons besoin de vous pour la diffuser, le plus rapidement possible et auprès du plus grand nombre possible : copiez le lien suivant, et transférez-le à vos amis et contacts :

Lien vers la pétition en Français : info.pollinis.org/fr/StopSecretdAffaires

Il n'est pas question ici de dire que les entreprises n'ont pas le droit de vouloir protéger de la copie illégale leurs recherches et leurs inventions – le droit de la propriété intellectuelle existe déjà depuis longtemps pour répondre à ces besoins.

Mais il ne s'agit pas de ça ici : dans cette nouvelle directive, le droit au secret sert de prétexte pour justifier un verrouillage complet et définitif du système au profit de quelques multinationales, et enlever tout droit de recours et d'information aux citoyens !

Si vous ne faites pas entendre votre voix en signant la pétition, les députés français en déduiront que personne ne se soucie de ce recul incroyable des libertés et de l'intérêt général.

Ils penseront alors que cet énorme cadeau qu'ils font à l'industrie agrochimique et pharmaceutique, aux industriels et aux banques, n'a attiré l'attention ni l'indignation de personne.

Alors s'il vous plaît, exprimez-vous. C'est le moment de vérité.

bouton petition2

Votre signature donnera une légitimité démocratique décisive aux démarches que notre collectif d’associations et de journalistes est en train d’entreprendre sur le plan juridique.

TOUS ENSEMBLE, FAISONS BARRAGE A LA LOI DES LOBBIES !

Bien cordialement,

 

Nicolas Laarman

Délégué général 

 

Références :

(1) PROPOSITION DE LOI n°675 portant transposition de la directive du Parlement européen et du Conseil sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites

 (2) L'étude de l'OMS publiée dans The Lancet : Carcinogenicity of tetrachlorvinphos, parathion, malathion, diazinon, and glyphosate. . 

(3) Roundup : Bruxelles demande à Monsanto de rendre publiques ses études, Stéphane Foucart, Le Monde du 7 avril 2016

(4) Biotrial : de nouvelles révélations troublantes dans l'essai clinique mortel de Rennes. À lire sur le Figaro.fr..

(5) LuxLeaks : la condamnation d’un des lanceurs d’alerte français annulée en cassation, Jean-Baptiste Chastand Le Monde 11.01.2018

(6) Towards legalised corporate secrecy in the EU? Corporate Europe Observatory 28 avril 2015

 

 
 
 
 
 

 POLLINIS Association Loi 1901
ONG indépendante, financée exclusivement par les dons des citoyens, qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe.
10, rue Saint Marc 75002 Paris 
www.pollinis.org 


 

MANLIO DINUCCI : L'ITALIE SOUS L'EMPRISE USA/OTAN

L’art de la guerre

 

L’Italie sous l’emprise USA/Otan

 

Manlio Dinucci

 

   Dans la première moitié du mars, sont simultanément en cours deux grands exercices de guerre -l’un en Méditerranée devant les côtes siciliennes, l’autre en Israël- tous deux dirigés et soutenus par les commandements et par les bases USA/Otan en Italie.


   Au Dynamic Manta 2018 -exercice de guerre sous-marin, appuyé par les bases de Sigonella et Augusta et par le port de Catane- participent des forces navales des Etats-Unis, Canada, Italie, France, Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Grèce et Turquie, avec 5000 soldats, navires de surface, sous-marins, avions et hélicoptères. L’exercice est dirigé par le Commandement Otan de Lago Patria (Jfc Naples), aux ordres de l’amiral étasunien James Foggo. Nommé par le Pentagone comme ses prédécesseurs, il commande en même temps les Forces navales USA en Europe et les Forces navales USA pour l’Afrique, dont le quartier général est à Naples Capodichino.  

  C’est l’amiral Foggo lui-même qui explique à quoi sert le Dynamic Manta 2018 : la “Quatrième bataille de l’Atlantique” a commencé, après celles des deux guerres mondiales et de la guerre froide. Elle est menée contre “des sous-marins russes de plus en plus sophistiqués qui menacent les lignes de communication maritime entre les Etats-Unis et l’Europe de l’Atlantique Nord”. L’amiral accuse la Russie de conduire “une activité militaire de plus en plus agressive”, en citant comme exemple des chasseurs russes qui survolent à basse altitude des navires USA. Mais il ne dit pas que ces navires de guerre croisent dans la Baltique et en Mer Noire tout près du territoire russe. Même chose pour les drones-espions USA Global Hawk qui, décollant de Sigonella, volent deux ou trois fois par semaine le long des côtes russes au-dessus de la Mer Noire. 

 

    L’amiral Foggo, tandis qu’avec sa casquette de commandant Otan il prépare en Italie les forces navales alliées contre la Russie, avec celle de commandant des Forces navales USA en Europe envoie depuis l’Italie la Sixième Flotte au Juniper Cobra 2018, exercice conjoint USA-Israël dirigé principalement contre l’Iran. 

   Partant de la base de Gaeta, est arrivé à Haifa le Mount Whitney, navire amiral de la Sixième Flotte, accompagné du navire d’assaut amphibie Iwo Jima. Le Mount Whitney est un quartier général flottant, relié au réseau mondial de commandement et contrôle du Pentagone y compris à travers la station Muos de Niscemi (Sicile). 

  Le Juniper Cobra 2018 -auquel participent 2500 militaires USA et autant d’Israéliens- a commencé le 4 mars, alors que le premier ministre Netanyahu, dans sa rencontre avec le président Trump, soutenait que l’Iran “n’a pas renoncé à ses ambitions nucléaires” (sans dire qu’Israël est l’unique puissance nucléaire au Moyen-Orient) et concluait : “l’Iran doit être stoppé, c’est là notre devoir commun”.

  L’exercice simule la riposte israélienne au lancement simultané de missiles depuis Liban, Iran, Syrie et Gaza. Le scénario réel peut au contraire être celui d’un lancement de missiles faussement attribué aux Hezbollah libanais alliés de l’Iran, comme prétexte pour attaquer le Liban en visant l’Iran. Au maximum 72 heures plus tard, déclarent des officiers étasuniens et israéliens, arriveraient d’Europe (en particulier des bases en Italie) des forces étasuniennes pour épauler Israël dans la guerre.
  

   La présence au Juniper Cobra du général Scaparrotti, chef du Commandement Européen des Etats-Unis, confirme ce plan, qu’il a défini dans une rencontre avec l’état-major israélien le 11 mars. Comme Scaparrotti est aussi Commandant suprême allié en Europe (charge qui revient toujours à un général USA), le plan prévoit une participation Otan, surtout italienne, en soutien à Israël dans une guerre à grande échelle au Moyen-Orient.

 

Edition de mardi 13 mars 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/litalia-nella-morsa-usanato/ 

Traduit de l’italien par M-A P.


 

MANIFESTATION A LONDRES CONTRE LA VISITE DU SAOUDIEN BEN SALMANE

Les protestataires en colère appellent Riyad à mettre fin à la guerre au Yémen

Wed Mar 7, 2018 7:1PM

PressTv User

 

Les protestataires contre la visite du prince héritier saoudien à Londres se sont réunis le mercredi 7 mars devant le bureau de la Première ministre britannique.

De nouveaux protestataires viennent grossir les rangs d’une manifestation anti-saoudienne à Westminster, un quartier du centre de Londres, afin d’exprimer leur colère contre la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au Royaume-Uni.

Selon un enregistrement vidéo, publié par le quotidien britannique The Independent, un groupe de manifestants portaient une pancarte sur laquelle était libellé : « Laissez le Yémen ! »

Manifestation contre la visite de Mohammed ben Salmane au Royaume-Uni, le 7 mars 2018 à Londres. ©AFP

Plusieurs photos de cette manifestation anti-saoudienne ont été postées et partagées sur les réseaux sociaux.

Mohammed ben Salmane a quitté, le mardi 6 mars, Le Caire, capitale égyptienne, à destination de Londres. Son déplacement à Londres avait été, auparavant, reporté de crainte d’un tollé général. Mohammed ben Salmane a ordonné, en 2015, une offensive militaire contre le Yémen qui a abouti au massacre de la population civile et à la destruction des infrastructures de ce pays pauvre.

Manifestation contre la visite de Mohammed ben Salmane au Royaume-Uni, le 7 mars 2018 à Londres. ©AFP

Depuis son arrivée au pouvoir, les politiques de l’Arabie saoudite vis-à-vis des pays du Moyen-Orient deviennent de plus en plus tendues et provocatrices.

Il y a quelques mois, le jeune prince héritier saoudien a ordonné l’arrestation d’un grand nombre d’hommes d’affaires et d’anciens hommes d’État saoudiens, sous prétexte de lutter contre la corruption.

Londres : un prince pas très attendu

Les opposants à l’intervention saoudienne au Yémen poursuivent leurs marches de protestation dans les rues de Londres.

La visite du prince héritier saoudien au Royaume-Uni est considérée par les militants des droits de l’homme comme une occasion permettant à l’Arabie saoudite d’intensifier ses crimes au Yémen.

Depuis le début de la guerre contre le Yémen, le Royaume-Uni a vendu à l’Arabie saoudite pour plus de 6,4 milliards de dollars d’armes et d’équipements militaires.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/03/07/554708/Yemen-Theresa-May-Mohammed-ben-Salmane-Arabie-saoudite-Royaume-Uni-visite-manifestation-protestation


 

LA GRANDE-BRETAGNE S'ACCAPARE DU PETROLE SAOUDIEN

Londres s’accapare du pétrole saoudien

 Depuis 7 heures  1 mars 2018

aramco

 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe

 

 

Arabie

Le cabinet britannique, qui se prépare à la visite à Londres du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, s’est réuni dans le cadre de l’entrée en bourse de 5 % des actions d’Aramco, la première compagnie pétrolière au monde.

« La question de l’éventuelle entrée en bourse des actions de la compagnie pétrolière Aramco sera l’un des sujets les plus importants qui seront évoqués lors de cette visite », a affirmé James Slack, porte-parole du 10 Downing Street.

Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, devrait en effet se rendre le 7 mai à Londres.

Les actions de cette compagnie seront en vente d’abord à la bourse de Riyad puis sur une deuxième bourse qui n’est pas encore précisée, bien que les bourses de New York et de Londres soient en première ligne.

L’Arabie saoudite a annoncé avoir l’intention de faire entrer en bourse environ 5 % des actions d’Aramco.

Riyad envisage d’empocher 100 milliards de dollars grâce à la vente des actions de cette compagnie.

Selon le gouvernement britannique, le plan économique du prince héritier saoudien de 32 ans offrira de nouvelles occasions aux compagnies britanniques pour investir dans les secteurs infrastructurelles, de l’éducation, du divertissement et de la santé en Arabie saoudite.

« L’Arabie est en changement…Tous ces secteurs offre au Royaume-Uni des opportunités de coopérations conjointes », a affirmé Theresa May, première ministre britannique, dans un communiqué.

Source: PressTV

https://french.almanar.com.lb/796585


 

POUTINE REVELE LES DOMMAGES CAUSES PAR LES SANCTIONS ANTIRUSSES A L'UNION EUROPEENNE

Drapeaux de l'Union européenne

Poutine révèle les dégâts causés par les sanctions antirusses à l’Union européenne

© REUTERS/ Francois Lenoir

INTERNATIONAL

URL courte

11543

La politique des sanctions antirusses qui fait du mal non seulement à la Russie, mais aussi à l’Union européenne, n’atteint pas son but, a annoncé Vladimir Poutine après son entretien avec le chancelier autrichien, Sebastian Kurz.

 

Drapeaux russe et européen

© SPUTNIK. VLADIMIR SERGEEV

Poutine: rendre les liens Russie-Europe dépendants de la conjoncture politique, une erreur

Les sanctions antirusses nuisent non seulement à la Russie, mais aussi à l'Union européenne. Cela étant cette politique n'atteint pas son but, a déclaré Vladimir Poutine lors de la conférence de presse à l'issue de sa rencontre avec chancelier fédéral d'Autriche, Sebastian Kurz, à Moscou.

 

«Cela [les sanctions, ndlr] fait visiblement du mal aux intérêts de l'Union européenne et de la Russie, mais ce n'est finalement pas clair à qui cela fait en le plus. Mais les dommages sont clairs pour tous. Et surtout, les buts formulés par les auteurs de cette politique ne sont pas atteints», a indiqué le chef de l'État russe.

Selon lui, l'imposition de ces sanctions est une affaire nuisible qui ne sert à rien.

En ce qui concerne les mesures visant à lever les sanctions, elles doivent être prises par les deux parties, a souligné M.Poutine.

«De notre côté, nous sommes prêts à tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer la situation», a-t-il conclu.

Les sanctions antirusses ont été prises par les États-Unis, l'Union européenne, le Canada et plusieurs autres pays en 2014, sur fond des évènements en Crimée et en Ukraine. En réponse, Moscou a imposé l'embargo sur des produits de l'agriculture de ces états.

https://fr.sputniknews.com/international/201802281035329168-poutine-degats-sanctions-antirusses/