HONGRIE : AFFRONTEMENTS ENTRE FORCES REPRESSIVES ET MIGRANTS

 

 
 

Les eurodéputés, réunis jeudi en urgence, ont voté en faveur de la proposition de la Commission européenne de répartir de manière obligatoire 120.000 réfugiés dans les pays de l'Union européenne, sur laquelle les Etats membres sont divisés.

Les pays membres de l'UE doivent se prononcer le 22 septembre, après avoir échoué à prendre une décision unanime le 14 lors d'une première réunion. Il fallait formellement que le Parlement se prononce sur cette mesure pour qu'elle puisse être adoptéeMigrants: affrontements en Hongrie, les eurodéputés avec la répartition de 120.000 réfugiés dans l'UE par les Etats membres.

Affrontements en Hongrie

Par ailleurs, des affrontements ont opposé mercredi des forces antiémeutes hongroises à des dizaines de migrants voulant forcer un barrage à la frontière serbo-hongroise, alors que plus d'un millier d'autres sont entrés en Croatie dans la journée depuis la Serbie, ouvrant une nouvelle route vers les pays riches d'Europe occidentale.

Le calme est revenu dans la soirée, et la police hongroise a assuré avoir «la situation sous contrôle». Selon elle, 14 membres des forces de l'ordre ont été blessés. De source serbe on a évoqué plusieurs migrants blessés sans autres détails.

Selon Amnesty International (AI), lors de ces incidents violents, au moins neuf personnes, dont quatre enfants, ont été séparées de leurs familles par la police. AI réclame que ces personnes soient immédiatement relâchées afin qu'elles puissent retrouver les leurs.

Ces affrontements étaient les premiers depuis que Budapest a verrouillé dans la nuit de lundi à mardi sa frontière avec la Serbie.

Les forces de l'ordre ont utilisé des canons à eau et grenades lacrymogènes face aux migrants qui leur lançaient des pierres et qui ont réussi à arracher le grillage censé les arrêter près du passage frontalier de Röszke, selon des journalistes de l'AFP.

Depuis New York, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a jugé «inacceptable» le traitement des migrants par la police hongroise.

En visite à Washington, le roi d'Espagne Felipe VI a appelé à traiter «avec humanité» les réfugiés arrivant en Europe.

Principal pays de transit en Europe centrale avec plus de 200.000 passages depuis janvier, la Hongrie s'est barricadée derrière des barbelés, poussant les migrants à chercher d'autres voies d'entrée dans l'UE, notamment par la Croatie.

«Business des passeurs»

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé dans un entretien publié jeudi par le quotidien français le Figaro qu'il envisageait aussi de faire construite une barrière à la frontière avec la Croatie. Il a invoqué la nécessité de mettre ainsi fin au «business des passeurs».

Les mesures hongroises ont été radicales: selon la police, seulement 367 migrants ont pénétré illégalement en Hongrie mardi. IlsMigrants: affrontements en Hongrie, les eurodéputés avec la répartition de 120.000 réfugiés dans l'UE ont tous été arrêtés et encourent jusqu'à cinq ans de prison.

Selon le ministère croate de l'Intérieur près de 1.300 migrants sont arrivés en Croatie mercredi, alors que Zagreb en attend quelque 4.000 dans les prochains jours.

Le Premier ministre croate Zoran Milanovic a assuré que son pays était prêt à diriger les migrants «vers les destinations où ils souhaitent se rendre, l'Allemagne et la Scandinavie».

«Nous sommes prêts à accorder le droit d'asile à quelques milliers de migrants (...) mais nous ne sommes pas prêts pour des dizaines de milliers», a averti la chef de la diplomatie croate Vesna Pusic mercredi soir à la télévision nationale HRT.

Paris prêt à des contrôles temporaires

Le ministre croate de l'Intérieur Ranko Ostojic a indiqué avoir rencontré à Belgrade son homologue serbe Nebojsa Stefanovic. Les polices des deux pays ont décidé d'utiliser plusieurs points frontaliers pour le passage des migrants, a-t-il dit.

La Roumanie a de son côté convoqué l'ambassadeur hongrois à Bucarest pour exprimer sa «préoccupation» après la décision de la Hongrie d'ériger une clôture anti-migrants à la frontière entre les deux pays.

Dans le même contexte, l'Allemagne a renforcé mercredi ses contrôles à la frontière avec la France, dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest).

La France a indiqué de son côté qu'elle «n'hésitera pas» à rétablir des contrôles temporaires aux frontières «si nécessaire».

Source: agences et rédaction

17-09-2015 | 13:08
 

 
 
 
 
 
 
 

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