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ESPAGNE : CONDAMNATION ET INCARCERATION DU BEAU-FRERE DU ROI D'ESPAGNE POUR DETOURNEMENT DE FONDS

#Espagne: le beau-frère du roi, condamné pour détournement de fonds, a été emprisonné

Le beau-frère du roi d'Espagne, Iñaki Urdangarin, condamné mardi en appel à cinq ans et dix mois de prison pour détournement de fonds, a été incarcéré lundi matin, selon l'administration pénitentiaire.

Le mari de l'infante Cristina est entré autour de8h à la prison de Brieva, une localité située à 108 kilomètres au nord de Madrid, a précisé un porte-parole de l'administration.

Source: agences

18-06-2018 | 14:39

https://french.alahednews.com.lb/fastnewsdetails.php?fstid=9741


 

INTERDICTION DES TUEURS D'ABEILLES? NE TOMBEZ PAS DANS LE PANNEAU!

Interdiction des tueurs d'abeilles? Ne tombez pas dans le panneau!

 

 

Madame, Monsieur,

Les lobbies des grandes firmes agrochimiques sont en train de réussir un coup de maître qui risque de faire reculer notre combat de plusieurs années si nous ne réagissons pas immédiatement et massivement.

L'annonce par la Commission européenne d'une interdiction de 3 pesticides néonicotinoïdes tueurs d'abeilles (clothianidine, thiaméthoxame, et imidaclopride) publiée ce mercredi 30 mai à Bruxelles n'est qu'un vaste écran de fumée préparé de longue date par les grandes firmes de l'industrie agrochimique - avec la complicité des autorités censées les contrôler...

...Pour pouvoir continuer à commercialiser leurs autres tueurs d'abeilles ancienne et nouvelle génération pendant des années encore au détriment des pollinisateurs, de l'environnement, et de notre sécurité alimentaire !

Si je vous envoie cet email aujourd'hui, c'est pour vous demander de nous aider à sonner le tocsin...

18MSC Visuel
Cartouche

L’interdiction de 3 tueurs-d’abeilles annoncée par la Commission européenne n’est qu’une gigantesque arnaque préparée par les grandes firmes de l’industrie agrochimique pour endormir les citoyens qui se préoccupent du sort des abeilles et de la nature, et continuer à commercialiser leurs tueurs d’abeilles au détriment des pollinisateurs, de l’environnement, et de notre sécurité alimentaire à l’avenir.

Ne les laissez pas s’en tirer si facilement :signez la pétition lancée par POLLINIS, et transférez cet email pour alerter vos proches !

18MSC Bouton

...en informant un maximum de personnes de cette gigantesque arnaque préparée par les lobbies de l'agrochimie et la Commission européenne pour endormir les citoyens qui se préoccupent du sort des abeilles et de la nature : ne laissez pas vos proches tomber dans le panneau !

...et en exerçant tous ensemble une pression maximale sur la Commission et le Parlement européen  pour leur montrer que nous ne sommes pas dupes, et exiger la fin immédiate de tous les pesticides tueurs d'abeilles en Europe !

Ce qui vient de se passer à Bruxelles est insupportable – il faut remonter en 2013 pour bien comprendre pourquoi :

Après des années de mobilisation des citoyens, des apiculteurs, des associations, et la publication de plus de cinquante études scientifiques incriminant une certaine classe de pesticides – les néonicotinoïdes – dans la mortalité massive des abeilles, la Commission européenne décide en mai 2013 de mettre en place un moratoire partiel sur 3 de ces substances (1).

Vu les preuves à charge à l’époque, une interdiction nette et immédiate de l’ensemble des néonics (7 substances en tout) aurait été la meilleure solution pour freiner l’hécatombe, mais c’était sans compter les manœuvres de l’agrochimie, qui a mobilisé des armées de lobbyistes professionnels pour utiliser tous les ressorts possibles (chantages à la délocalisation, menaces de ravages agricoles, études scientifiques orientées…) pour convaincre la Commission européenne de ne pas l’empêcher de commercialiser ses produits.

Résultat : non seulement ils ont pu continuer à vendre les substances non concernées par le moratoire, mais grâce aux « dérogations » généreuses qu’il prévoyait, l’utilisation des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles dans les champs a augmenté de 31 % l’année suivante, rien qu’en France (2) !

Pire : pour préparer l’interdiction programmée de ces substances désastreuses pour l’environnement, qui représentent une manne gigantesque pour ces multinationales (40% du marché mondial des insecticides agricoles !), elles ont obtenu sous des conditions douteuses l’autorisation en express de deux nouveaux tueurs d’abeilles, le flupiradifurone (3) et le sulfoxaflor (4) – malgré l’absence de tests sur les pollinisateurs pour l’un, et les mises en gardes de l’EFSA sur les probables « risques pour les abeilles » de l’autre…

Vous l’avez compris : l’annonce qui a été faite par la Commission européenne il y a quelques jours concernant l’interdiction de trois néonicotinoïdes tueurs d’abeilles n’est qu’un leurre destiné à endormir la vigilance des citoyens : ils sacrifient trois molécules, pour mieux continuer de vendre les 6 autres - au détriment des pollinisateurs, de l’environnement, et de notre sécurité alimentaire à l’avenir.

Aidez-nous à dénoncer cette mascarade s'il vous plaît : diffusez largement cet email, et signez la pétition à la Commission et au Parlement européen ! 

18MSC Bouton

Faut-il le rappeler ?

Les pesticides néonicotinoïdes sont 7000 fois plus toxiques pour les abeilles que l’insecticide DDT utilisé auparavant dans les champs (5), et écarté après des décennies pour ses effets désastreux sur l’environnement et la santé des agriculteurs.

Utilisés de façon systématique dans les champs, qu’il y ait un risque d’attaque de ravageurs ou non, ces pesticides déciment les populations d’insectes auxiliaires de l’agriculture (abeilles domestiques et sauvages, papillons des prairies, carabes…) : une récente étude menée en Allemagne a montré que 75 % des populations d’insectes ont disparu en même pas trente ans (6). C’est l’hécatombe !

Ces petits insectes inoffensifs pour les cultures sont pourtant primordiaux pour le maintien de l’écosystème, la reproduction des plantes que nous consommons, et l’alimentation des petits mammifères et des oiseaux, qui sont directement impactés par cette extinction de masse : une étude du CNRS et du Muséum national d’Histoire naturelle a montré qu’un tiers des oiseaux des campagnes avaient déjà disparu, en seulement quinze ans (7). 

A terme, c’est l’ensemble de la chaîne alimentaire qui est menacée. N’attendons pas qu’il soit trop tard pour réagir !

Déjà, les scientifiques du monde entier réunis autour d’une étude commune sur les effets des pesticides néonicotinoïdes tirent la sonnette d’alarme sur le désastre écologique sans précédent causé par ces pesticides qui polluent durablement les sols, les nappes phréatiques et l’ensemble des cours d’eaux (8).

En anéantissant les vers de terre et les crustacés d’eau douce, ils suppriment les mécanismes d’auto-nettoyage qui permettent à la nature de se régénérer depuis des millénaires. Si on laisse faire, il sera bientôt impossible de se débarrasser de ces produits qui se seront immiscés partout – y compris dans les parcelles de champs non traités, comme l’ont découvert les chercheurs !

A force de rassembler les citoyens, alerter les pouvoirs publics et faire pression sur les responsables politiques, notre association a obtenu de haute lutte en janvier dernier l’adoption d’une série d’amendements salutaires par le Parlement européen, qui prévoit l’interdiction de TOUS les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

Cette interdiction devrait ensuite être mise en œuvre par la Commission européenne, comme le prévoit le processus démocratique, mais celle-ci préfère faire la sourde oreille, et aller jusqu’au bout de son accord tacite avec les lobbies de l’agrochimie, en interdisant seulement trois substances sur 7, et en maintenant l’autorisation de 2 nouvelles !

Un véritable pied de nez à la démocratie, et aux citoyens qui se sont mobilisés pour défendre les pollinisateurs et la nature, et un cadeau inacceptable aux grands lobbies qui va coûter beaucoup trop cher à notre environnement…

Aidez-nous, SVP, à organiser une mobilisation sans précédent, pour faire comprendre à la Commission européenne et au Parlement européen que nous n’acceptons pas ces compromissions inadmissibles avec l’agrochimie, et que nous exigeons l’interdiction, nette et immédiate, de tous les tueurs d’abeilles en Europe.

18MSC Bouton

Des travaux de terrain menés en Italie ont montré qu’il était tout à fait possible, à l’heure actuelle, de se passer de ces pesticides systémiques pour le maïs et d'autres cultures annuelles, sans subir de perte de production, et en s’affranchissant de la dîme due chaque année à l’agrochimie, en n’ayant recours aux produits phytosanitaires que lorsqu’il n’y a pas d’autre option (9).

Dans le monde entier, des milliers de chercheurs agronomes travaillent en ce moment à des modèles de transition vers une agriculture propre, respectueuse de la nature et des insectes auxiliaires dont elle dépend, et qui permettra de garantir l’indépendance financière des agriculteurs.

Les menaces de l’agrochimie, qui agite le spectre de la famine à chaque fois qu’on remet en cause ses produits, commencent sérieusement à sonner creux…

Il n’y a pas une seule bonne raison de les laisser commercialiser et déverser dans nos champs leurs tueurs d’abeilles : aidez-nous à organiser la mobilisation des citoyens, pour peser plus lourd dans la balance que leurs milliards de bénéfice, et couper court à la mainmise de leurs lobbies sur les décisions primordiales pour l’environnement et notre sécurité alimentaire !

D’avance, merci pour votre mobilisation !

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général

POUR SIGNER LA PETITION, CLIQUEZ ICI

Références :

(1) COMMISSION IMPLEMENTING REGULATION (EU) No 485/2013 of 24 May 2013 amending Implementing Regulation (EU) No 540/2011, as regards the conditions of approval of the active substances clothianidin, thiamethoxam and imidacloprid, and prohibiting the use and sale of seeds treated with plant protection products containing those active substances 

(2) L’utilisation des insecticides « tueurs d’abeilles » est toujours en forte augmentation, Stéphane Foucart, LeMonde.fr - 27.05.2016 

(3) NOTE DE SYNTHESE SUR L’AUTORISATION DU SULFOXAFLOR SUR LE SOL EUROPEEN, POLLINIS 2015 

(4) NOTE DE SYNTHÈSE SUR L’AUTORISATION DU FLUPYRADIFURONE SUR LE SOL EUROPEEN

(5) Environmental fate and exposure; neonicotinoids and fipronil, Bonmatin, JM., Giorio, C., Girolami, V. et al. Environ Sci Pollut Res (2015) 22: 35. 

(6) More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas, HallmannCA, Sorg M, Jongejans E, Siepel H, Hofland N, Schwan H, et al. (2017) PLoSONE 12 (10): e0185809.

(7) Le printemps 2018 s'annonce silencieux dans les campagnes françaises, CNRS 20/03/2018 

(8) WORLDWIDE INTEGRATED ASSESSMENT OF THE IMPACTS OF SYSTEMIC PESTICIDES ON IODIVERSITY AND ECOSYSTEMS, TaskForce on systemic pesticides 2015

(9) Alternatives to neonicotinoid insecticides for pest control: case studies in agriculture and forestry, Furlan, L. & Kreutzweiser, D. Environ Sci Pollut Res (2015) 22: 135.

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POLLINIS Association Loi 1901
10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org


 

MANLIO DINUCCI : POUR L'ITALIE NOUVEAU GOUVERNEMENT, MEME "ALLIE PRIVILEGIE"

Pour l’Italie nouveau gouvernement, même “allié privilégié”

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 22 mai 2018

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Le “Contrat pour le gouvernement du changement”, stipulé par Luigi Di Maio et Matteo Salvini au nom du Mouvement 5 Stelle et de la Lega, d’un côté “confirme l’appartenance à l’Alliance Atlantique, avec les Etats-Unis d’Amérique comme allié privilégié”, de l’autre promet “une ouverture à la Russie, à percevoir non pas comme une menace mais comme un partenaire économique et commercial (raison pour laquelle est opportun le retrait des sanctions), à réhabiliter comme interlocuteur stratégique afin de résoudre les crises régionales” et même comme “partenaire pour l’Otan”.

La formule n’est pas nouvelle : en juin 2016 le premier ministre Renzi assurait au président Poutine que “la guerre froide est sortie de l’histoire” et que “Europe et Russie doivent être d’excellents voisins”. Un mois plus tard, au Sommet de Varsovie, Renzi souscrivait au pacte stratégique Ue-Otan contre la Russie. Comment va faire le nouveau gouvernement pour ne pas “percevoir” la Russie comme une menace et pour agir en conséquence, alors qu’il reste dans l’Otan qui, sous le commandement de l’”allié privilégié”, est militairement toujours plus engagée contre la “menace russe” ?

Le nouveau gouvernement, qui entend “réévaluer notre présence dans les missions internationales sous le profil de leur importance effective pour l’intérêt national”, retirera-t-il les troupes italiennes déployées en Lettonie et les chasseurs-bombardiers italiens déployés en Estonie au bord du territoire russe sous le prétexte, inventé par l’Otan, d’affronter “l’agression russe” ? Empêchera-t-il que les commandements et les bases USA/Otan en Italie, de Vicence à Aviano, de Naples à Sigonella, soient employés pour des opérations militaires contre la Russie ? Le nouveau gouvernement, avant tout, refusera-t-il les nouvelles bombes nucléaires B61-12 que les USA se préparent à déployer en Italie contre la Russie, en exposant notre pays à des dangers croissants en tant que base avancée de la stratégie nucléaire des Etats-Unis ?

Refusera-t-il de fournir au Pentagone, dans le cadre de l’Otan, pilotes et avions pour l’attaque nucléaire ? Demandera-t-il aux USA, sur la base du Traité de non-prolifération jusqu’ici violé, de déplacer toute arme nucléaire hors de notre territoire, et adhèrera-t-il au Traité Onu sur l’interdiction des armes nucléaires (comme Luigi Di Maio s’est engagé à le faire en signant l’Ican Parliamentary Pledge) ?

La décision de ne pas adhérer au Traité Onu a été prise, avant qu’au Parlement, dans le Conseil Atlantique-Nord, où selon les normes Otan “il n’y a pas de votation ni de décision à la majorité”, mais “les décisions sont prises à l’unanimité et d’un commun accord” : c’est-à-dire d’accord avec les Etats-Unis d’Amérique à qui reviennent de droit la charge de Commandant Suprême Allié en Europe et les autres commandements clé.

Concernant l’industrie militaire, le Contrat juge “indispensable d’exercer sa tutelle, avec une attention particulière sur le financement de la recherche, sur la conception et la construction des navires, des aéronefs et sur les systèmes de communication”.

Qu’y a-t-il de nouveau, dans le programme du “gouvernement du changement”, par rapport au “Livre Blanc pour la défense” institutionnalisé par le gouvernement Gentiloni, qui définit l’industrie militaire comme “pilier du Système Pays” ? Le nouveau gouvernement interrompra-t-il ou poursuivra-t-il sa participation au programme du chasseur étasunien F-35, qui engage l’Italie à en acheter 90 pour une dépense de 13-16 milliards d’euros ? Et, concernant la dépense militaire, le nouveau gouvernement refusera-t-il de l’augmenter ou conservera-t-il l’engagement, pris par les précédents gouvernements avec les USA et l’Otan, de la porter des actuels environ 70 millions d’euros par jour à environ 100 millions d’euros par jour ? Dépense inévitable si on veut garder les Etats-Unis d’Amérique comme “allié privilégié”.

Manlio Dinucci

 

 

Article original en italien :

Per l’ Italia nuovo governo, stesso «alleato privilegiato»

Edition de mardi 22 mai 2018 deil manifesto
https://ilmanifesto.it/nuovo-governo-stesso-alleato-privilegiato-2/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Photo capture d’écran : Luigi Di Maio et Matteo Salvinicran (source : liberoquotidiano.it)

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2018

https://www.mondialisation.ca/pour-litalie-nouveau-gouvernement-meme-allie-privilegie/5625797


 

LES USA MENACENT LES ENTREPRISES EUROPEENNES DE SANCTIONS

Washington menace les entreprises européennes de sanctions

Sun May 13, 2018 5:41PM

Le président Donald Trump serre la main de John Bolton (D). ©AFP

Le président Donald Trump serre la main de John Bolton (D). ©AFP

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, a menacé dimanche de sanctions les entreprises européennes qui continuent leur coopération économique avec l’Iran, suite à l’opposition de l’UE au retrait américain du PGAC.

Interrogé par CNN, il a déclaré qu’il existait pour les entreprises européennes qui coopèrent avec l’Iran le risque d’être de nouveau sanctionnées par les États-Unis, au nom de « l’extraterritorialité » des lois américaines.

Le mardi 8 mai, le président Donald Trump a annoncé le retrait de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien, en réitérant ses accusations outrageuses contre l’Iran.

La haute responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a immédiatement insisté, après l’annonce de la décision du président américain, que l’UE resterait fidèle à ses engagements envers l’accord nucléaire avec l’Iran.

Les dirigeants du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France ont également annoncé séparément leur soutien à l’accord.

Au sujet de la visite du président Trump avec le président nord-coréen prévue le mois prochain, John Bolton a déclaré que la Corée du Nord aurait de fortes chances de devenir un pays normal comme la Corée du Sud, en cas de désarmement nucléaire.

Dans ses pourparlers avec la Corée du Nord, les États-Unis cherchent un désarmement nucléaire complet, sous surveillance et irréversible de ce pays.

Iran : le coup raté des Américains

En sanctionnant l’Iran, l’Amérique veut faire grimper le cours du pétrole, elle-même en étant l’exportateur. Mais ce faisant, elle tire dans ses propres pieds et dans les pieds de l’Europe.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/05/13/561614/Washington-menace-les-entreprises-europennes-de-sanctions


 

LES CHARS US DE LA 1ere BRIGADE BLINDEE DU TEXAS EN ROUTE VERS L'EUROPE

les chars US

Des chars US en route vers l’Europe (vidéo)

© AP Photo / Mindaugas Kulbis

DÉFENSE

URL courte

24258

Les États-Unis ont entamé le transfert de leurs chars de la 1ère brigade blindée du Texas en Europe, signale le portail d’information polonais defence24.pl.

 

US M1A2 Abrams

© AFP 2018 VANO SHLAMOV

Des blindés US ratent leur voyage en Pologne

Les États-Unis sont en passe de faire transporter en Europe la 1ère brigade blindée de la 1ère division de cavalerie dans le cadre de l'opération Atlantic Resolve qui subit actuellement une rotation, relate le site polonais defence24.pl.

 

Selon le média, la brigade blindée dispose d'environ 90 chars Abrams, 140 véhicules de transport de troupes et de combat d'infanterie Bradley et de 18 canons automoteurs Paladin. Entre 3.500 et 4.000 militaires viennent avec leur équipement.

«Impressionnant! #Ironhorse est en route vers l'Europe pour soutenir l'opération #AtlanticResolve.»

Sur son compte Twitter, la 1ère division de cavalerie a publié une vidéo montrant le transfert des chars par rail.

Une brigade blindée américaine est stationnée en Pologne dans le cadre de l'opération Atlantic Resolve. Le nombre de militaires américains impliqués atteint 3.500.

Ces dernières années, Moscou a plusieurs fois exprimé son inquiétude face aux activités intenses de l'Otan près de ses frontières occidentales. L'Alliance augmente sa présence à proximité de la Russie sous le prétexte de protéger ses alliés.

https://fr.sputniknews.com/defense/201805011036175774-chars-us-route-europe/


 

DANS 13 VILLES DES PAYS-BAS DES PLAQUES DE RUES RENDENT HOMMAGE A LA RESISTANCE DE L'ICONE PALESTINIENNE AHED TAMIMI

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas

Des militants ont créé des plaques de rues en hommage à la résistance d’Ahed Tamimi dans 13 villes des Pays-Bas!

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas.

Les habitants de 13 villes néerlandaises se sont réveillés le 23 mars dernier avec leurs quartiers bénéficiant désormais de noms de rues supplémentaires, grâce à l’intervention des associations MovementX and DocP, qui défendent les droits des Palestiniens dans leur pays.

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas.

A Amsterdam, La Haye, Groningen, Leeuwarden, Grijpskerk, Assen, Leiden, Heemstede, Tilburg, Vlaardingen et Nijmegen, la jeune héroïne palestinienne a été ainsi honorée, après sa condamnation à 8 mois de prison par l’occupation israélienne, pour avoir giflé un soldat qui squattait la cour de sa maison après que son équipe eût vaillamment agressé des adolescents et défoncé le crâne de son jeune cousin Mohamed.

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas.

Les organisateurs n’ont pas manqué de faire le rapprochement avec Annie Schaft, une héroïne de la résistance antifasciste aux Pays-Bas. D’autant qu’Annie était également connue pour son courage mais aussi pour sa chevelure rousse, tout comme Ahed l’est désormais pour ses épais cheveux blonds et bouclés. A Leiden, dans la rue baptisée au nom d’Ahed, on peut voir côte à côte les plaques des deux jeunes filles.

Des plaques au nom d’Ahed Tamimi dans les rues des Pays-Bas

Source: sites web et rédaction

03-04-2018 | 14:07

 

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=26698&cid=296#.WsaBH4huZPY


 

GRECE : OUI. TSIPRAS EST UN SALAUD ! DEMONSTRATION.

Oui. Tsipras est un salaud ! Démonstration.

Par Joël Perichaud, secrétaire national du Parti de la démondialisation chargé des relations internationales

Le 8 février 2018
 

Quelques-uns se sont indignés lors de la publication de notre article intitulé « Tsipras : magnifique salaud ». Ils ont eu tort… la réalité est pire que ce qu’ils semblent croire. Le qualificatif n’est pas exagéré ! Petite revue des méfaits subis par les Grecs sacrifiés sur l’autel des "valeurs de l’Union européenne ".

Le gouvernement Tsipras a déjà porté la TVA à 24 %, diminué les retraites de 40 %, augmenté les impôts (notamment fonciers), décidé de nouvelles taxes sur les voitures, les télécommunications, les télévisions, l’essence, les cigarettes, le café, la bière, amputé de 5,6 milliards les salaires publics.

Le bilan des politiques grecques, de l’Union européenne et de ses complices

En sept ans, le PIB de la Grèce a chuté du tiers. Le chômage touche 25 % de la population (40 % des jeunes entre 15 et 25 ans). Un tiers des entreprises a disparu en cinq ans. Les coupes successives imposées au nom de l’austérité paupérisent toutes les régions. Il n’y a plus de trains, plus de bus dans des parties entières du pays. Plus d’écoles non plus. Beaucoup d’établissements secondaires des campagnes éloignées sont fermés, faute de financements. Les dépenses de santé par habitant ont diminué d’un tiers depuis 2009. Plus de 25 000 médecins ont été renvoyés. Les hôpitaux manquent de personnel, de médicaments, de tout. 20% de la population vit sans chauffage ou sans téléphone. 15 % de la population est tombée dans la grande pauvreté (contre 2 % en 2009). Selon la banque de Grèce, 13 % de la population est exclue de tout soin médical ; 11,5 % des patients ne peuvent acheter les médicaments prescrits ; les personnes souffrant de maladies chroniques sont en hausse de 24,2 %. Suicides, dépressions, maladies mentales enregistrent des hausses exponentielles. Pire : alors que la natalité a baissé de 22 % depuis le début de la crise, le taux de mortalité infantile a quasiment doublé en quelques années pour atteindre 3,75 pour mille en 2014.

 

Encore plus

Mais les « responsables européens » s’en fichent… Rien n’est trop beau pour le capital et pour les banques, rien ne rassasie les vautours. Après avoir commencé à dépecer la Grèce en vendant ses ports et ses aéroports (La Grèce vache à lait de l'Allemagne et jackpot pour Fraport), les « créanciers » et Tsipras dépouillent les Grecs eux-mêmes. 
Des centaines de familles, touchées par la crise et le chômage, sont jetées à la rue après la saisie et l’expulsion de leur logement. Ces « biens immobiliers » sont vendus aux enchères mais ne peuvent être achetés par les familles elles-mêmes… Des militants politiques et/ou associatifs grecs parviennent souvent à empêcher, par des manifestations ou « l’envahissement des tribunaux », les ventes de maisons des familles endettées. 
Le combat et les succès de ces militants agacent les vautours et leur garde-chiourme.
Désormais, ceux qui s’opposeront « par la force » à ces ventes indignes, ou menaceront simplement de le faire, seront passibles de peines de prison et les ventes aux enchères se feront exclusivement par voie électronique à partir du 21 février.

Servilité sans limite à la Troïka

Mais ça ne suffit encore pas… Maintenant, Tsipras et son gouvernement à la solde de la Troïka (UE, BCE, FMI) s'attaque au droit de grève.
A la demande des « créanciers », le gouvernement de « gauche radicale » Syriza-Anel a, le 19 décembre dernier, fait adopter par le parlement grec la loi de finances 2018 prévoyant de nouvelles coupes budgétaires massives dans la santé et l’éducation. Par la même occasion, l’application des conventions collectives (suspendues depuis 2015) sera reportée à l’automne 2018.


Les désirs des maîtres sont des ordres

Le 15 janvier dernier, l’exécutif dirigé par Alexis Tsipras est allé encore plus loin dans la mise en œuvre de l’austérité voulue par la Troïka. Non content d’écraser son peuple, il veut le contraindre à accepter sans réagir en limitant (avant de le supprimer ?) le droit de grève. 
Les créanciers en ont rêvé: le droit de grève est un « insurmontable obstacle à l’investissement » ou même une véritable « injure à la productivité », Tsipras l’a fait : Les désirs des maîtres sont des ordres. Peu importe que le droit de grève soit constitutionnel depuis 1974, année du retour à la démocratie après la chute de la dictature des colonels. 
Il faut dire que plus d’une cinquantaine de grèves générales ont eu lieu depuis l’adoption du premier mémorandum d’austérité en 2010... Quand le peuple n’est pas d’accord, ça énerve la gauche radicalement europiomane.

Droit de grève remis en cause

Jusqu'au 19 janvier 2018 (loi Papandreou de 1982) une grève pouvait être décidée suite à son approbation par un tiers de syndiqués. La loi adoptée par les 154 députés collabos grecs (sur 300), porte cette approbation à au moins 50 % de syndiqués.

La Grèce est, pour l’UE, un laboratoire. Les Grecs des cobayes. L’application des mesures d’austérité et des reculs antisociaux est testée par le servile Tsipras puis sera étendue ensuite aux autres pays de « l’Union... ». La disparition programmée des libertés syndicales en Grèce est le prélude à la disparition des nôtres.

L’espoir ?

Depuis le 19 janvier, les rues grecques sont remplies de manifestants, c’est un bon début. Mais ils sont seuls. Où est la solidarité internationale ?
Oui, Alexis Tsipras et Syriza-Anel sont les petites mains de l’Union européenne, et du FMI mais tous les gouvernements européistes de droite comme de gauche, sont responsables de l’austérité et de son coût humain et social. 
L'appétit du néolibéralisme n’a pas de limite. Croire que l’amadouer « de l’intérieur » est possible est une illusion créée de toutes pièces pour asservir les peuples et les nations. Le pire aujourd’hui est, sans doute, de constater que le piège tendu par la secte des néolibéraux fonctionne à plein régime. Les Grecs paient le prix fort. Sacrifiés, ils sont désespérément abandonnés par les gauches de tout poil qui préfèrent vénérer les « valeurs de l’Union européenne » et fermer les yeux devant les crimes sociaux, économiques et humains qui frappent d’abord les classes populaires.
Le seul espoir du peuple grec est pourtant de recouvrer sa souveraineté nationale, économique et politique en sortant unilatéralement et sans délai de l’euro et de l’Union européenne, de refuser de payer la dette illégitime. C’est aussi la seule voie des autres peuples pris au piège de l'Union européenne pour éviter la catastrophe en cours. Encore faut-il être assez lucides pour le comprendre et agir en conséquence.

http://pardem.org/actualite/en-bref/781-oui-tsipras-est-un-salaud-demonstration


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POLLINIS : NOS VICTOIRES ET ACTIONS EN 2017

pollinis logo

Nos victoires et actions en 2017 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

La force de POLLINIS c'est vous !

C'est parce que vous prenez le temps de lire nos informations et apportez votre signature à nos grandes campagnes de pétition en France et en Europe…
… que vous adressez vos commentaires et témoignages et diffusez nos informations et mobilisations à vos proches…

… que POLLINIS peut agir efficacement face aux lobbies de l'agrochimie qui sacrifient les abeilles et la nature :

••••• Nous refusons que des tonnes de pesticides continuent à être déversées dans les champs alors que leur extrême nocivité pour les abeilles, la nature et les hommes est parfaitement connue et que d'autres méthodes existent, tout aussi efficaces et rentables pour les agriculteurs qui les utilisent.

••••• Nous refusons que les lobbies agrochimiques manœuvrent impunément à Bruxelles, infiltrent les comités scientifiques et consultatifs pour imposer leurs nouveaux pesticides tueurs d'abeilles, au mépris de la volonté des citoyens.

••••• Nous refusons que les multinationales de l'agrochimie interdisent l'accès à l'information sur leurs produits toxiques aux journalistes, aux scientifiques, aux citoyens avec la directive de l'Union européenne "Secret d'affaires", qui pourrait être appliquée dès cette année dans les pays membres.

••••• Nous refusons que des races d'abeilles non-adaptées à notre environnement et importées en masse mettent en péril notre abeille locale, l'abeille noire adaptée et résistante, en provoquant des hybridations forcées.

••••• Nous refusons que soit anéanti en moins d'une génération ce que l'agriculture respectueuse des pollinisateurs a su préserver durant des millénaires…

Ces combats salutaires pour la nature, les pollinisateurs et notre santé à tous, c'est grâce à votre implication personnelle que POLLINIS peut les mener.

C'est pourquoi il est si important pour nous de vous présenter notre bilan 2017.
Après cinq années de bataille intensive, depuis que POLLINIS existe, nous avons réussi à créer et consolider une véritable contre-force à l’emprise des lobbies de l’agrochimie en Europe et en France, qui s’articule autour de trois axes :

Rassembler pour la première fois en un mouvement citoyen unique des apiculteurs indépendants, des scientifiques, et plus d’1,3 million de citoyens, pour faire front commun contre l’agrochimie.

C’est notre force, et notre meilleure chance de pouvoir vraiment peser dans la balance contre les lobbies de l’agrochimie pour sauver durablement les abeilles !

Mettre en place un groupe d’experts, d’ingénieurs et de juristes, qui surveillent les manœuvres des lobbies à Bruxelles.

Entre autres missions, ces experts décortiquent les autorisations de mise sur le marché de nouveaux pesticides toxiques – un travail indispensable pour déjouer toute nouvelle attaque sur les abeilles, notre alimentation ou notre santé, et contrecarrer l’emprise de l’agrochimie sur les décisions européennes.

Aider et promouvoir les alternatives agricoles respectueuses des pollinisateurs.

Oui, des solutions efficaces existent pour sortir l’agriculture du tout-chimique, émanciper les agriculteurs de l’emprise de l’industrie phytopharmaceutique et garantir un environnement sans danger pour les pollinisateurs !

Et voici ce que nous avons pu faire, avec votre aide, en 2017 :

Nous avons remis l’interdiction des tueurs d’abeilles sur la table au niveau européen, en faisant voter une série d’amendements par les eurodéputés.

C'est le résultat de plusieurs mois de bataille au coude à coude avec les lobbies de l'agrochimie à Bruxelles, pour convaincre les députés de se ranger du côté des citoyens et des abeilles : 

  • Nous avons remis notre pétition #StopNéonics signée par plus d’1,3 million de citoyens au Conseil de l’Union européenne et à la Commission
  • Notre porte-à-porte dans les bureaux du Parlement européen a porté ses fruits : nos amendements pour une interdiction totale des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles en Europe ont été déposés par les députés
  • Pour appuyer notre démarche, nous avons organisé au sein même du Parlement européen de Bruxelles une Conférence avec cinq scientifiques internationaux qui ont pu présenter leurs recherches sur la toxicité des pesticides néonicotinoïdes et leur impact sur les pollinisateurs, et appeler l’Union européenne à prendre mesures en urgence.
  • Nous avons contribué au débat public en participant à la saisine de la Commission européenne sur la procédure de réévaluation de la législation européenne sur les pesticides et les résidus de pesticides dans le but d’améliorer le processus d’évaluation européen.
  • Après avoir rassemblé plus de 300 000 citoyens pour faire pression sur les eurodéputés, ils ont finalement voté nos amendements en commission le 23 janvier dernier. L’ensemble des députés se prononcera bientôt sur ce texte, et nous serons là pour leur rappeler qui, de l’agrochimie ou des citoyens, ils sont censés défendre et représenter.

Nous avons organisé la protection de l'abeille locale, menacée d'extinction.

La préservation de l'abeille locale, l'abeille noire, est le meilleur moyen dont nous disposons, aujourd'hui, pour garantir aux générations futures un pollinisateur naturellement résistant.

C'est pourquoi POLLINIS a :

  • Rédigé et fait adopter une Déclaration de principe par une quarantaine de chercheurs et d’associations européens pour que les abeilles locales soient juridiquement reconnues et protégées sur le territoire. 
  • Obtenu le dépôt d’amendements précieux au Parlement européen pour protéger juridiquement les espèces d’abeilles locales en Europe, et fait apparaître pour la première fois les abeilles locales dans les textes européens.
  • Organisé la Fête de l’abeille noire 2017 en Savoie avec la Fédération européenne des Conservatoire de l’abeille noire (FEdCAN) afin de sensibiliser les participants, les élus locaux et la population à l’importance de la protection de l’abeille noire. 
  • Soutenu La Vallée de l’abeille noire, un sanctuaire de cette abeille locale aujourd’hui menacée, au sein d’un paysage agricole mellifère et restauré, et un foisonnant modèle économique et culturel de développement. 

Nous avons démarré de nouvelles actions pour le sauvetage des pollinisateurs sauvages.

Grands oubliés des statistiques, les pollinisateurs sauvages subissent tout autant que les abeilles le contrecoup de l’agriculture industrielle intensive et des modifications brutales du paysage et des écosystèmes qu’elle impose. Pour défendre et sauver ces petits insectes indispensables à l’agriculture, il faut avant tout les connaître, c’est pourquoi notre association a :

  • Contribué au débat public en participant à la consultation publique sur la nouvelle Initiative Pollinisateurs de la Commission européenne dans le but de faire adopter des mesures en faveur de la protection des pollinisateurs sauvages en Europe.
  • Participé au « Chant des Colibris », un événement organisé par l’association de Pierre Rhabi, avec une exposition créée par POLLINIS et des panneaux d’information, des jeux pédagogiques et un atelier de construction de nichoirs à placer chez soi pour sensibiliser le public sur l’importance des pollinisateurs sauvages ;
  • Financé le programme scientifique Apiformes de l’INRA pour le recensement des abeilles sauvages et la formation des professeurs et élèves des lycées agricoles sur l’importance des pollinisateurs pour la qualité et la quantité des rendements.

Nous avons étoffé encore notre équipe pour pouvoir mener le combat sur tous les plans et sur tous les fronts.

Nous ont rejoints tout récemment : Ngo, pour la bonne tenue administrative et les relations donateurs, Barbara et Clémentine, pour les recherches sur les pesticides et le lobbying auprès des décideurs, et Bénédicte, juriste spécialisée en droit européen, qui va synchroniser nos campagnes d’informations et de mobilisation.

Toutes ces personnes viennent mettre, au sein de POLLINIS, leur talent, leur expertise et leur dynamisme au service de la protection des pollinisateurs.

Et il y en a besoin !

Car la tâche est immense.

Et en 2018, voici ce que nous devons faire :

Après avoir mis l’agrochimie au pied du mur, en faisant reconnaître publiquement la dangerosité de leurs produits et leurs effets dévastateurs pour les abeilles et l’environnement, nous devons désormais nous attaquer aux derniers tentacules qui leur permettent d’avoir toujours le dernier mot sur les décisions européennes : leur influence sur les autorités sanitaires et les processus d’évaluation des substances chimiques, et leur mainmise sur les agriculteurs.

 Avec votre aide, nous allons, dès les prochaines semaines :

>>> dénoncer et déjouer les mécanismes intolérables qui permettent encore à l’agrochimie d’obtenir la mise sur le marché de nouveaux pesticides qui tuent les abeilles et les pollinisateurs ;

>>> recenser et encourager les initiatives agricoles se passant de pesticides ou d'engrais chimiques de synthèse, avec pour objectif de libérer les agriculteurs du joug de l’agrochimie, et entraîner une transition agricole à grande échelle vers un modèle de cultures respectueux de la nature et des pollinisateurs qui lui sont indispensables ;

>>> continuer à travailler d’arrache-pied avec les apiculteurs indépendants pour sauvegarder à tout prix l’abeille locale - naturellement plus résistante, mais dangereusement menacée par l’importation massive d'autres races d'abeilles - avant qu’elle ne disparaisse définitivement ;

>>> empêcher la transposition dans notre droit national de la directive européenne Secret d’Affaires qui fait primer les droits des entreprises sur le droit à l’information des citoyens, notamment concernant la toxicité des pesticides ;

>>> maintenir notre surveillance à Bruxelles, pour déjouer toute nouvelle attaque des lobbies de l’agrochimie sur les abeilles et les pollinisateurs, et remobiliser, aussi souvent que nécessaire, les citoyens dans toute l’Europe pour leur faire barrage.

Face aux montagnes d'argent des firmes agrochimistes et leurs armées de lobbyistes qui veulent imposer leur loi aux décideurs nationaux et européens, nous avons certes peu de moyens - mais nous avons notre nombre, et notre détermination.

Et le soutien fidèle des membres les plus engagés de POLLINIS, comme vous, pour mener cette contre-offensive salutaire pour les abeilles et la nature, et pour aller enfin dans le bon sens : vers une agriculture pérenne et propre, respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend.

Nous avons calculé que, pour mener toutes ces actions, nous devons réunir un budget minimum de 350 000 euros.

Cela fait beaucoup d'argent, mais les résultats qu'ensemble nous pouvons obtenir grâce à cette somme n'ont pas de prix : des bienfaits pour la planète et toute la population !

Pour réunir ce budget, nous ne pouvons compter que sur le soutien des membres donateurs de l'association.

Vous le savez, notre association refuse les financements publics, ou même d’entreprises privées : ce serait mettre POLLINIS à leur merci, et risquer d’être réduits au silence lorsqu’il s’agit de révéler un scandale comme celui de la mainmise insupportable des lobbies de l’agrochimie sur les évaluations qui permettent aux autorités sanitaires de décider si, oui ou non, un nouveau pesticide peut être commercialisé en Europe.

Pour garantir l'indépendance et la liberté d'action de POLLINIS, nous reposons entièrement sur les dons de personnes, comme vous, qui ont à cœur de protéger les abeilles et la nature, et refusent de laisser sacrifier l'environnement et leur alimentation pour garantir les profits de quelques multinationales bien placées.

Alors s'il vous plaît, rejoignez nos membres donateurs en accordant votre soutien à POLLINIS, en cliquant sur ce bouton :

DON POLLINIS JAUNE

Un don de 20 euros, de 50 euros, de 100 euros, ou de tout autre montant que vous jugez approprié, sera une aide précieuse pour maintenir et intensifier notre contre-offensive sur les lobbies à Bruxelles, et pour mener les actions nécessaires pour protéger d’urgence les abeilles locales et sauvages, et accélérer la transition vers un système agricole qui leur soit favorable.

Nous sommes la première association française à avoir réussi à rassembler en un front commun apiculteurs, scientifiques, et plus d’un million de citoyens. Maintenant, utilisons cette force exceptionnelle pour reprendre le pouvoir des mains des lobbies, et les empêcher de décimer ce qui reste encore de colonies d'abeilles et de pollinisateurs !

Merci encore pour votre aide passée, et merci d'avance pour votre soutien à POLLINIS en 2018.

Oui, je fais un don à POLLINIS !

Bien sincèrement

L'équipe de POLLINIS
 

 

POLLINIS Association Loi 1901
10 rue Saint Marc - 75002 Paris  www.pollinis.org


 

MANLIO DINUCCI : L'ITALIE DANS LE PLAN NUCLEAIRE DU PENTAGONE

L’art de la guerre

 

L’Italie dans le plan nucléaire du Pentagone

 

Manlio Dinucci

 

Le Nuclear Posture Review 2018, le rapport du Pentagone sur la stratégie nucléaire des Etats-Unis, est actuellement en phase de révision à la Maison Blanche. Dans l’attente que soit publiée la version définitive approuvée par le président Trump, a filtré (plus exactement le Pentagone a fait filtrer) l’ébauche du document de 64 pages.

   Il décrit un monde dans lequel les Etats-Unis ont devant eux “une gamme sans précédents de menaces”, provenant d’états et de sujets non-étatiques. Tandis que les USA ont continué à réduire leurs forces nucléaires -soutient le Pentagone- Russie et Chine fondent leurs stratégies sur des forces nucléaires dotées de nouvelles capacités et prennent “une attitude de plus en plus agressive y compris dans l’espace externe et dans le cyber-espace”. La Corée du Nord continue de façon illicite à se doter d’armes nucléaires. L’Iran, bien qu’il ait accepté le plan qui lui interdit de développer un programme nucléaire militaire, garde “la capacité technologique de construire une arme nucléaire en l’espace d’une année”.
  Falsifiant une série de données, le Pentagone essaie de démontrer que les forces nucléaires des Etats-Unis sont en grande partie obsolètes et nécessitent une radicale restructuration. Il ne dit pas que les USA ont déjà lancé, en 2014 avec l’administration Obama, le plus grand programme de réarmement nucléaire depuis la fin de la guerre froide pour un coût de plus de 1000 milliards de dollars. “Le programme de modernisation des forces nucléaires USA -documente Hans Kristensen de la Fédération des scientifiques américains- a déjà permis de réaliser de nouvelles technologies révolutionnaires qui triplent la capacité destructrice des missiles balistiques étasuniens”. 

  Le but de la restructuration projetée est, en réalité, d’acquérir “des capacités nucléaires flexibles”, en développant des “armes nucléaires de basse puissance” utilisables même dans des conflits régionaux ou pour répondre à une attaque (vraie ou présumée) de hackers contre des systèmes informatiques. 

  La principale arme de ce type est la bombe nucléaire B61-12 qui, confirme le rapport, “sera disponible en 2020”. Les B61-12, qui remplaceront les actuelles B-61 basées par les USA en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Turquie, représentent -d’après le Pentagone- “un signal clair de dissuasion pour toute puissance adversaire, que les Etats-Unis possèdent la capacité de répondre à l’escalade depuis des bases avancées”.
  Comme documente la Fédération des scientifiques américains, la bombe que le Pentagone déploiera dans les “bases avancées” en Italie et Europe n’est pas seulement une version modernisée de la B61, mais une nouvelle arme avec une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables, un système de guidage qui permet de la larguer à distance de l’objectif, et la capacité de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. 

  À partir de 2021 -spécifie le Pentagone- les B61-12 seront disponibles aussi pour les avions de chasse des alliés, parmi lesquels les Tornado italiens PA-200 du 6ème Stormo de Ghedi. Mais, pour les guider sur l’objectif et en exploiter les capacités anti-bunker, il faut des avions de chasse F-35A. “Les avions de chasse de nouvelle génération F-35A -souligne le rapport du Pentagone- maintiendront la force de dissuasion de l’Otan et notre capacité à déployer des armes nucléaires dans des positions avancées, si la sécurité le nécessite”. 

   Le Pentagone annonce donc son plan de déployer des F-35A, armés de B61-12, adossés à la Russie. Evidemment pour la “sécurité” de l’Europe. Dans le rapport du Pentagone, que le sénateur démocrate Edward Markey définit comme “feuille de route pour la guerre nucléaire”, l’Italie se trouve donc au premier rang. Cela intéresse-t-il quelque candidat à nos élections politiques ?

 

Edition de mardi 23 janvier 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/litalia-nel-piano-nucleare-del-pentagono/  

Traduit de l’italien par M-A P.


 

SAUVETAGE DES ABEILLES : DERNIERES NOUVELLES DU COMBAT !

Chère amie, cher ami,

À lire absolument dans le bulletin de liaison :

Des décisions vitales pour le sort des abeilles et de tous les pollinisateurs doivent être prises d'ici 15 jours à Bruxelles. Nous avons besoin de réunir un maximum de monde dans les jours qui viennent pour arracher une nouvelle victoire contre les lobbies de l'agrochimie !

Le 22 janvier prochain, les amendements Stop Neonics que nous avons réussi à faire passer en "Commission Agriculture" du Parlement européen - grâce à votre engagement sans faille et à la pression énorme que nous avons exercée tous ensemble sur les députés de la Commission ! - vont être débattus par les députés spécialisés sur ces questions au Parlement européen.

Nous devons absolument, vous et moi, et tous les citoyens engagés aux côtés de POLLINIS, les convaincre de soumettre au plus vite nos amendements au vote de TOUS les députés européens - Étape indispensable pour que le Parlement se prononce massivement en faveur d'une interdiction totale et définitive des pesticides tueurs-d'abeilles qui continuent à décimer massivement les abeilles dans toute l’Europe ! 

Même en France, ces pesticides vont continuer à être utilisés dans les champs et faire des ravages irrattrapables sur les pollinisateurs et l’environnement jusqu’en 2020, malgré l'interdiction historique que nous avons arrachée tous ensemble de haute lutte.

Nous avons besoin de toutes les énergies de ceux qui sont prêts à se battre. Et le plus vite possible :

Les lobbies de l'agrochimie sont vent debout contre les amendements que nous arrivons à pousser patiemment, malgré toute la panoplie de moyens dont ils disposent pour s'y opposer. Nos efforts portent leurs fruits, mais tout est encore fragile, et nous allons relancer la mobilisation générale dans les jours qui viennent.

Pareil pour le sauvetage des abeilles locales menacées - à lire dans votre bulletin de liaison :

POLLINIS a réuni à ce jour 38 organisations européennes engagées dans la conservation des races locales, pour demander d'urgence la protection juridiques des conservatoires et des différentes races d'abeilles européennes menacées par les importations massives d'abeilles moins bien adaptées à nos climats et aux ressources florales de nos régions.

Encouragés par une mobilisation massive des citoyens engagés aux côtés de POLLINIS, nous demandons aux élus européens de soutenir les amendements que nous avons proposés, aujourd'hui portés par la députée européenne espagnole, Mme Maria Lidia Senra Rodriguez.

Toutes ces actions, détaillées dans votre bulletin de liaison, nous ne pouvons les mener à bien que grâce à l'engagement et au soutien de chaque instant des citoyens qui soutiennent financièrement le travail de POLLINIS, et qui ont bien compris que si personne n'aide rapidement ceux qui se battent pour sauvegarder nos abeilles locales, elles disparaîtront dans l'indifférence générale...

...perdant ainsi pour toujours un maillon-clé de notre chaîne alimentaire, et de l'incroyable diversité des plantes à fleurs et du monde vivant.

Si vous souhaitez, vous aussi, apporter votre pierre à l’édifice, et commencer l’année par une « bonne action » qui permettra de soutenir le sauvetage des abeilles locales, vous pouvez faire un don à POLLINIS en utilisant notre formulaire de don sécurisé : pour y accéder, cliquez ici.

Vous pouvez soutenir vos actions de protection et préservation des abeilles et pollinisateurs par un don de 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 euros, ou tout autre montant que vous jugerez approprié.

Je vous remercie par avance pour votre aide, et vous souhaite une bonne lecture de votre bulletin de liaison !

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général POLLINIS

POUR ACCÉDER AU BULLETIN DE LIAISON, CLIQUEZ ICI

 
 
 

POLLINIS Association Loi 1901
ONG indépendante, financée exclusivement par les dons des citoyens, qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe.
10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org