EUROPE

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GRECE : OUI. TSIPRAS EST UN SALAUD ! DEMONSTRATION.

Oui. Tsipras est un salaud ! Démonstration.

Par Joël Perichaud, secrétaire national du Parti de la démondialisation chargé des relations internationales

Le 8 février 2018
 

Quelques-uns se sont indignés lors de la publication de notre article intitulé « Tsipras : magnifique salaud ». Ils ont eu tort… la réalité est pire que ce qu’ils semblent croire. Le qualificatif n’est pas exagéré ! Petite revue des méfaits subis par les Grecs sacrifiés sur l’autel des "valeurs de l’Union européenne ".

Le gouvernement Tsipras a déjà porté la TVA à 24 %, diminué les retraites de 40 %, augmenté les impôts (notamment fonciers), décidé de nouvelles taxes sur les voitures, les télécommunications, les télévisions, l’essence, les cigarettes, le café, la bière, amputé de 5,6 milliards les salaires publics.

Le bilan des politiques grecques, de l’Union européenne et de ses complices

En sept ans, le PIB de la Grèce a chuté du tiers. Le chômage touche 25 % de la population (40 % des jeunes entre 15 et 25 ans). Un tiers des entreprises a disparu en cinq ans. Les coupes successives imposées au nom de l’austérité paupérisent toutes les régions. Il n’y a plus de trains, plus de bus dans des parties entières du pays. Plus d’écoles non plus. Beaucoup d’établissements secondaires des campagnes éloignées sont fermés, faute de financements. Les dépenses de santé par habitant ont diminué d’un tiers depuis 2009. Plus de 25 000 médecins ont été renvoyés. Les hôpitaux manquent de personnel, de médicaments, de tout. 20% de la population vit sans chauffage ou sans téléphone. 15 % de la population est tombée dans la grande pauvreté (contre 2 % en 2009). Selon la banque de Grèce, 13 % de la population est exclue de tout soin médical ; 11,5 % des patients ne peuvent acheter les médicaments prescrits ; les personnes souffrant de maladies chroniques sont en hausse de 24,2 %. Suicides, dépressions, maladies mentales enregistrent des hausses exponentielles. Pire : alors que la natalité a baissé de 22 % depuis le début de la crise, le taux de mortalité infantile a quasiment doublé en quelques années pour atteindre 3,75 pour mille en 2014.

 

Encore plus

Mais les « responsables européens » s’en fichent… Rien n’est trop beau pour le capital et pour les banques, rien ne rassasie les vautours. Après avoir commencé à dépecer la Grèce en vendant ses ports et ses aéroports (La Grèce vache à lait de l'Allemagne et jackpot pour Fraport), les « créanciers » et Tsipras dépouillent les Grecs eux-mêmes. 
Des centaines de familles, touchées par la crise et le chômage, sont jetées à la rue après la saisie et l’expulsion de leur logement. Ces « biens immobiliers » sont vendus aux enchères mais ne peuvent être achetés par les familles elles-mêmes… Des militants politiques et/ou associatifs grecs parviennent souvent à empêcher, par des manifestations ou « l’envahissement des tribunaux », les ventes de maisons des familles endettées. 
Le combat et les succès de ces militants agacent les vautours et leur garde-chiourme.
Désormais, ceux qui s’opposeront « par la force » à ces ventes indignes, ou menaceront simplement de le faire, seront passibles de peines de prison et les ventes aux enchères se feront exclusivement par voie électronique à partir du 21 février.

Servilité sans limite à la Troïka

Mais ça ne suffit encore pas… Maintenant, Tsipras et son gouvernement à la solde de la Troïka (UE, BCE, FMI) s'attaque au droit de grève.
A la demande des « créanciers », le gouvernement de « gauche radicale » Syriza-Anel a, le 19 décembre dernier, fait adopter par le parlement grec la loi de finances 2018 prévoyant de nouvelles coupes budgétaires massives dans la santé et l’éducation. Par la même occasion, l’application des conventions collectives (suspendues depuis 2015) sera reportée à l’automne 2018.


Les désirs des maîtres sont des ordres

Le 15 janvier dernier, l’exécutif dirigé par Alexis Tsipras est allé encore plus loin dans la mise en œuvre de l’austérité voulue par la Troïka. Non content d’écraser son peuple, il veut le contraindre à accepter sans réagir en limitant (avant de le supprimer ?) le droit de grève. 
Les créanciers en ont rêvé: le droit de grève est un « insurmontable obstacle à l’investissement » ou même une véritable « injure à la productivité », Tsipras l’a fait : Les désirs des maîtres sont des ordres. Peu importe que le droit de grève soit constitutionnel depuis 1974, année du retour à la démocratie après la chute de la dictature des colonels. 
Il faut dire que plus d’une cinquantaine de grèves générales ont eu lieu depuis l’adoption du premier mémorandum d’austérité en 2010... Quand le peuple n’est pas d’accord, ça énerve la gauche radicalement europiomane.

Droit de grève remis en cause

Jusqu'au 19 janvier 2018 (loi Papandreou de 1982) une grève pouvait être décidée suite à son approbation par un tiers de syndiqués. La loi adoptée par les 154 députés collabos grecs (sur 300), porte cette approbation à au moins 50 % de syndiqués.

La Grèce est, pour l’UE, un laboratoire. Les Grecs des cobayes. L’application des mesures d’austérité et des reculs antisociaux est testée par le servile Tsipras puis sera étendue ensuite aux autres pays de « l’Union... ». La disparition programmée des libertés syndicales en Grèce est le prélude à la disparition des nôtres.

L’espoir ?

Depuis le 19 janvier, les rues grecques sont remplies de manifestants, c’est un bon début. Mais ils sont seuls. Où est la solidarité internationale ?
Oui, Alexis Tsipras et Syriza-Anel sont les petites mains de l’Union européenne, et du FMI mais tous les gouvernements européistes de droite comme de gauche, sont responsables de l’austérité et de son coût humain et social. 
L'appétit du néolibéralisme n’a pas de limite. Croire que l’amadouer « de l’intérieur » est possible est une illusion créée de toutes pièces pour asservir les peuples et les nations. Le pire aujourd’hui est, sans doute, de constater que le piège tendu par la secte des néolibéraux fonctionne à plein régime. Les Grecs paient le prix fort. Sacrifiés, ils sont désespérément abandonnés par les gauches de tout poil qui préfèrent vénérer les « valeurs de l’Union européenne » et fermer les yeux devant les crimes sociaux, économiques et humains qui frappent d’abord les classes populaires.
Le seul espoir du peuple grec est pourtant de recouvrer sa souveraineté nationale, économique et politique en sortant unilatéralement et sans délai de l’euro et de l’Union européenne, de refuser de payer la dette illégitime. C’est aussi la seule voie des autres peuples pris au piège de l'Union européenne pour éviter la catastrophe en cours. Encore faut-il être assez lucides pour le comprendre et agir en conséquence.

http://pardem.org/actualite/en-bref/781-oui-tsipras-est-un-salaud-demonstration


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POLLINIS : NOS VICTOIRES ET ACTIONS EN 2017

pollinis logo

Nos victoires et actions en 2017 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

La force de POLLINIS c'est vous !

C'est parce que vous prenez le temps de lire nos informations et apportez votre signature à nos grandes campagnes de pétition en France et en Europe…
… que vous adressez vos commentaires et témoignages et diffusez nos informations et mobilisations à vos proches…

… que POLLINIS peut agir efficacement face aux lobbies de l'agrochimie qui sacrifient les abeilles et la nature :

••••• Nous refusons que des tonnes de pesticides continuent à être déversées dans les champs alors que leur extrême nocivité pour les abeilles, la nature et les hommes est parfaitement connue et que d'autres méthodes existent, tout aussi efficaces et rentables pour les agriculteurs qui les utilisent.

••••• Nous refusons que les lobbies agrochimiques manœuvrent impunément à Bruxelles, infiltrent les comités scientifiques et consultatifs pour imposer leurs nouveaux pesticides tueurs d'abeilles, au mépris de la volonté des citoyens.

••••• Nous refusons que les multinationales de l'agrochimie interdisent l'accès à l'information sur leurs produits toxiques aux journalistes, aux scientifiques, aux citoyens avec la directive de l'Union européenne "Secret d'affaires", qui pourrait être appliquée dès cette année dans les pays membres.

••••• Nous refusons que des races d'abeilles non-adaptées à notre environnement et importées en masse mettent en péril notre abeille locale, l'abeille noire adaptée et résistante, en provoquant des hybridations forcées.

••••• Nous refusons que soit anéanti en moins d'une génération ce que l'agriculture respectueuse des pollinisateurs a su préserver durant des millénaires…

Ces combats salutaires pour la nature, les pollinisateurs et notre santé à tous, c'est grâce à votre implication personnelle que POLLINIS peut les mener.

C'est pourquoi il est si important pour nous de vous présenter notre bilan 2017.
Après cinq années de bataille intensive, depuis que POLLINIS existe, nous avons réussi à créer et consolider une véritable contre-force à l’emprise des lobbies de l’agrochimie en Europe et en France, qui s’articule autour de trois axes :

Rassembler pour la première fois en un mouvement citoyen unique des apiculteurs indépendants, des scientifiques, et plus d’1,3 million de citoyens, pour faire front commun contre l’agrochimie.

C’est notre force, et notre meilleure chance de pouvoir vraiment peser dans la balance contre les lobbies de l’agrochimie pour sauver durablement les abeilles !

Mettre en place un groupe d’experts, d’ingénieurs et de juristes, qui surveillent les manœuvres des lobbies à Bruxelles.

Entre autres missions, ces experts décortiquent les autorisations de mise sur le marché de nouveaux pesticides toxiques – un travail indispensable pour déjouer toute nouvelle attaque sur les abeilles, notre alimentation ou notre santé, et contrecarrer l’emprise de l’agrochimie sur les décisions européennes.

Aider et promouvoir les alternatives agricoles respectueuses des pollinisateurs.

Oui, des solutions efficaces existent pour sortir l’agriculture du tout-chimique, émanciper les agriculteurs de l’emprise de l’industrie phytopharmaceutique et garantir un environnement sans danger pour les pollinisateurs !

Et voici ce que nous avons pu faire, avec votre aide, en 2017 :

Nous avons remis l’interdiction des tueurs d’abeilles sur la table au niveau européen, en faisant voter une série d’amendements par les eurodéputés.

C'est le résultat de plusieurs mois de bataille au coude à coude avec les lobbies de l'agrochimie à Bruxelles, pour convaincre les députés de se ranger du côté des citoyens et des abeilles : 

  • Nous avons remis notre pétition #StopNéonics signée par plus d’1,3 million de citoyens au Conseil de l’Union européenne et à la Commission
  • Notre porte-à-porte dans les bureaux du Parlement européen a porté ses fruits : nos amendements pour une interdiction totale des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles en Europe ont été déposés par les députés
  • Pour appuyer notre démarche, nous avons organisé au sein même du Parlement européen de Bruxelles une Conférence avec cinq scientifiques internationaux qui ont pu présenter leurs recherches sur la toxicité des pesticides néonicotinoïdes et leur impact sur les pollinisateurs, et appeler l’Union européenne à prendre mesures en urgence.
  • Nous avons contribué au débat public en participant à la saisine de la Commission européenne sur la procédure de réévaluation de la législation européenne sur les pesticides et les résidus de pesticides dans le but d’améliorer le processus d’évaluation européen.
  • Après avoir rassemblé plus de 300 000 citoyens pour faire pression sur les eurodéputés, ils ont finalement voté nos amendements en commission le 23 janvier dernier. L’ensemble des députés se prononcera bientôt sur ce texte, et nous serons là pour leur rappeler qui, de l’agrochimie ou des citoyens, ils sont censés défendre et représenter.

Nous avons organisé la protection de l'abeille locale, menacée d'extinction.

La préservation de l'abeille locale, l'abeille noire, est le meilleur moyen dont nous disposons, aujourd'hui, pour garantir aux générations futures un pollinisateur naturellement résistant.

C'est pourquoi POLLINIS a :

  • Rédigé et fait adopter une Déclaration de principe par une quarantaine de chercheurs et d’associations européens pour que les abeilles locales soient juridiquement reconnues et protégées sur le territoire. 
  • Obtenu le dépôt d’amendements précieux au Parlement européen pour protéger juridiquement les espèces d’abeilles locales en Europe, et fait apparaître pour la première fois les abeilles locales dans les textes européens.
  • Organisé la Fête de l’abeille noire 2017 en Savoie avec la Fédération européenne des Conservatoire de l’abeille noire (FEdCAN) afin de sensibiliser les participants, les élus locaux et la population à l’importance de la protection de l’abeille noire. 
  • Soutenu La Vallée de l’abeille noire, un sanctuaire de cette abeille locale aujourd’hui menacée, au sein d’un paysage agricole mellifère et restauré, et un foisonnant modèle économique et culturel de développement. 

Nous avons démarré de nouvelles actions pour le sauvetage des pollinisateurs sauvages.

Grands oubliés des statistiques, les pollinisateurs sauvages subissent tout autant que les abeilles le contrecoup de l’agriculture industrielle intensive et des modifications brutales du paysage et des écosystèmes qu’elle impose. Pour défendre et sauver ces petits insectes indispensables à l’agriculture, il faut avant tout les connaître, c’est pourquoi notre association a :

  • Contribué au débat public en participant à la consultation publique sur la nouvelle Initiative Pollinisateurs de la Commission européenne dans le but de faire adopter des mesures en faveur de la protection des pollinisateurs sauvages en Europe.
  • Participé au « Chant des Colibris », un événement organisé par l’association de Pierre Rhabi, avec une exposition créée par POLLINIS et des panneaux d’information, des jeux pédagogiques et un atelier de construction de nichoirs à placer chez soi pour sensibiliser le public sur l’importance des pollinisateurs sauvages ;
  • Financé le programme scientifique Apiformes de l’INRA pour le recensement des abeilles sauvages et la formation des professeurs et élèves des lycées agricoles sur l’importance des pollinisateurs pour la qualité et la quantité des rendements.

Nous avons étoffé encore notre équipe pour pouvoir mener le combat sur tous les plans et sur tous les fronts.

Nous ont rejoints tout récemment : Ngo, pour la bonne tenue administrative et les relations donateurs, Barbara et Clémentine, pour les recherches sur les pesticides et le lobbying auprès des décideurs, et Bénédicte, juriste spécialisée en droit européen, qui va synchroniser nos campagnes d’informations et de mobilisation.

Toutes ces personnes viennent mettre, au sein de POLLINIS, leur talent, leur expertise et leur dynamisme au service de la protection des pollinisateurs.

Et il y en a besoin !

Car la tâche est immense.

Et en 2018, voici ce que nous devons faire :

Après avoir mis l’agrochimie au pied du mur, en faisant reconnaître publiquement la dangerosité de leurs produits et leurs effets dévastateurs pour les abeilles et l’environnement, nous devons désormais nous attaquer aux derniers tentacules qui leur permettent d’avoir toujours le dernier mot sur les décisions européennes : leur influence sur les autorités sanitaires et les processus d’évaluation des substances chimiques, et leur mainmise sur les agriculteurs.

 Avec votre aide, nous allons, dès les prochaines semaines :

>>> dénoncer et déjouer les mécanismes intolérables qui permettent encore à l’agrochimie d’obtenir la mise sur le marché de nouveaux pesticides qui tuent les abeilles et les pollinisateurs ;

>>> recenser et encourager les initiatives agricoles se passant de pesticides ou d'engrais chimiques de synthèse, avec pour objectif de libérer les agriculteurs du joug de l’agrochimie, et entraîner une transition agricole à grande échelle vers un modèle de cultures respectueux de la nature et des pollinisateurs qui lui sont indispensables ;

>>> continuer à travailler d’arrache-pied avec les apiculteurs indépendants pour sauvegarder à tout prix l’abeille locale - naturellement plus résistante, mais dangereusement menacée par l’importation massive d'autres races d'abeilles - avant qu’elle ne disparaisse définitivement ;

>>> empêcher la transposition dans notre droit national de la directive européenne Secret d’Affaires qui fait primer les droits des entreprises sur le droit à l’information des citoyens, notamment concernant la toxicité des pesticides ;

>>> maintenir notre surveillance à Bruxelles, pour déjouer toute nouvelle attaque des lobbies de l’agrochimie sur les abeilles et les pollinisateurs, et remobiliser, aussi souvent que nécessaire, les citoyens dans toute l’Europe pour leur faire barrage.

Face aux montagnes d'argent des firmes agrochimistes et leurs armées de lobbyistes qui veulent imposer leur loi aux décideurs nationaux et européens, nous avons certes peu de moyens - mais nous avons notre nombre, et notre détermination.

Et le soutien fidèle des membres les plus engagés de POLLINIS, comme vous, pour mener cette contre-offensive salutaire pour les abeilles et la nature, et pour aller enfin dans le bon sens : vers une agriculture pérenne et propre, respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend.

Nous avons calculé que, pour mener toutes ces actions, nous devons réunir un budget minimum de 350 000 euros.

Cela fait beaucoup d'argent, mais les résultats qu'ensemble nous pouvons obtenir grâce à cette somme n'ont pas de prix : des bienfaits pour la planète et toute la population !

Pour réunir ce budget, nous ne pouvons compter que sur le soutien des membres donateurs de l'association.

Vous le savez, notre association refuse les financements publics, ou même d’entreprises privées : ce serait mettre POLLINIS à leur merci, et risquer d’être réduits au silence lorsqu’il s’agit de révéler un scandale comme celui de la mainmise insupportable des lobbies de l’agrochimie sur les évaluations qui permettent aux autorités sanitaires de décider si, oui ou non, un nouveau pesticide peut être commercialisé en Europe.

Pour garantir l'indépendance et la liberté d'action de POLLINIS, nous reposons entièrement sur les dons de personnes, comme vous, qui ont à cœur de protéger les abeilles et la nature, et refusent de laisser sacrifier l'environnement et leur alimentation pour garantir les profits de quelques multinationales bien placées.

Alors s'il vous plaît, rejoignez nos membres donateurs en accordant votre soutien à POLLINIS, en cliquant sur ce bouton :

DON POLLINIS JAUNE

Un don de 20 euros, de 50 euros, de 100 euros, ou de tout autre montant que vous jugez approprié, sera une aide précieuse pour maintenir et intensifier notre contre-offensive sur les lobbies à Bruxelles, et pour mener les actions nécessaires pour protéger d’urgence les abeilles locales et sauvages, et accélérer la transition vers un système agricole qui leur soit favorable.

Nous sommes la première association française à avoir réussi à rassembler en un front commun apiculteurs, scientifiques, et plus d’un million de citoyens. Maintenant, utilisons cette force exceptionnelle pour reprendre le pouvoir des mains des lobbies, et les empêcher de décimer ce qui reste encore de colonies d'abeilles et de pollinisateurs !

Merci encore pour votre aide passée, et merci d'avance pour votre soutien à POLLINIS en 2018.

Oui, je fais un don à POLLINIS !

Bien sincèrement

L'équipe de POLLINIS
 

 

POLLINIS Association Loi 1901
10 rue Saint Marc - 75002 Paris  www.pollinis.org


 

MANLIO DINUCCI : L'ITALIE DANS LE PLAN NUCLEAIRE DU PENTAGONE

L’art de la guerre

 

L’Italie dans le plan nucléaire du Pentagone

 

Manlio Dinucci

 

Le Nuclear Posture Review 2018, le rapport du Pentagone sur la stratégie nucléaire des Etats-Unis, est actuellement en phase de révision à la Maison Blanche. Dans l’attente que soit publiée la version définitive approuvée par le président Trump, a filtré (plus exactement le Pentagone a fait filtrer) l’ébauche du document de 64 pages.

   Il décrit un monde dans lequel les Etats-Unis ont devant eux “une gamme sans précédents de menaces”, provenant d’états et de sujets non-étatiques. Tandis que les USA ont continué à réduire leurs forces nucléaires -soutient le Pentagone- Russie et Chine fondent leurs stratégies sur des forces nucléaires dotées de nouvelles capacités et prennent “une attitude de plus en plus agressive y compris dans l’espace externe et dans le cyber-espace”. La Corée du Nord continue de façon illicite à se doter d’armes nucléaires. L’Iran, bien qu’il ait accepté le plan qui lui interdit de développer un programme nucléaire militaire, garde “la capacité technologique de construire une arme nucléaire en l’espace d’une année”.
  Falsifiant une série de données, le Pentagone essaie de démontrer que les forces nucléaires des Etats-Unis sont en grande partie obsolètes et nécessitent une radicale restructuration. Il ne dit pas que les USA ont déjà lancé, en 2014 avec l’administration Obama, le plus grand programme de réarmement nucléaire depuis la fin de la guerre froide pour un coût de plus de 1000 milliards de dollars. “Le programme de modernisation des forces nucléaires USA -documente Hans Kristensen de la Fédération des scientifiques américains- a déjà permis de réaliser de nouvelles technologies révolutionnaires qui triplent la capacité destructrice des missiles balistiques étasuniens”. 

  Le but de la restructuration projetée est, en réalité, d’acquérir “des capacités nucléaires flexibles”, en développant des “armes nucléaires de basse puissance” utilisables même dans des conflits régionaux ou pour répondre à une attaque (vraie ou présumée) de hackers contre des systèmes informatiques. 

  La principale arme de ce type est la bombe nucléaire B61-12 qui, confirme le rapport, “sera disponible en 2020”. Les B61-12, qui remplaceront les actuelles B-61 basées par les USA en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Turquie, représentent -d’après le Pentagone- “un signal clair de dissuasion pour toute puissance adversaire, que les Etats-Unis possèdent la capacité de répondre à l’escalade depuis des bases avancées”.
  Comme documente la Fédération des scientifiques américains, la bombe que le Pentagone déploiera dans les “bases avancées” en Italie et Europe n’est pas seulement une version modernisée de la B61, mais une nouvelle arme avec une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables, un système de guidage qui permet de la larguer à distance de l’objectif, et la capacité de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. 

  À partir de 2021 -spécifie le Pentagone- les B61-12 seront disponibles aussi pour les avions de chasse des alliés, parmi lesquels les Tornado italiens PA-200 du 6ème Stormo de Ghedi. Mais, pour les guider sur l’objectif et en exploiter les capacités anti-bunker, il faut des avions de chasse F-35A. “Les avions de chasse de nouvelle génération F-35A -souligne le rapport du Pentagone- maintiendront la force de dissuasion de l’Otan et notre capacité à déployer des armes nucléaires dans des positions avancées, si la sécurité le nécessite”. 

   Le Pentagone annonce donc son plan de déployer des F-35A, armés de B61-12, adossés à la Russie. Evidemment pour la “sécurité” de l’Europe. Dans le rapport du Pentagone, que le sénateur démocrate Edward Markey définit comme “feuille de route pour la guerre nucléaire”, l’Italie se trouve donc au premier rang. Cela intéresse-t-il quelque candidat à nos élections politiques ?

 

Edition de mardi 23 janvier 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/litalia-nel-piano-nucleare-del-pentagono/  

Traduit de l’italien par M-A P.


 

SAUVETAGE DES ABEILLES : DERNIERES NOUVELLES DU COMBAT !

Chère amie, cher ami,

À lire absolument dans le bulletin de liaison :

Des décisions vitales pour le sort des abeilles et de tous les pollinisateurs doivent être prises d'ici 15 jours à Bruxelles. Nous avons besoin de réunir un maximum de monde dans les jours qui viennent pour arracher une nouvelle victoire contre les lobbies de l'agrochimie !

Le 22 janvier prochain, les amendements Stop Neonics que nous avons réussi à faire passer en "Commission Agriculture" du Parlement européen - grâce à votre engagement sans faille et à la pression énorme que nous avons exercée tous ensemble sur les députés de la Commission ! - vont être débattus par les députés spécialisés sur ces questions au Parlement européen.

Nous devons absolument, vous et moi, et tous les citoyens engagés aux côtés de POLLINIS, les convaincre de soumettre au plus vite nos amendements au vote de TOUS les députés européens - Étape indispensable pour que le Parlement se prononce massivement en faveur d'une interdiction totale et définitive des pesticides tueurs-d'abeilles qui continuent à décimer massivement les abeilles dans toute l’Europe ! 

Même en France, ces pesticides vont continuer à être utilisés dans les champs et faire des ravages irrattrapables sur les pollinisateurs et l’environnement jusqu’en 2020, malgré l'interdiction historique que nous avons arrachée tous ensemble de haute lutte.

Nous avons besoin de toutes les énergies de ceux qui sont prêts à se battre. Et le plus vite possible :

Les lobbies de l'agrochimie sont vent debout contre les amendements que nous arrivons à pousser patiemment, malgré toute la panoplie de moyens dont ils disposent pour s'y opposer. Nos efforts portent leurs fruits, mais tout est encore fragile, et nous allons relancer la mobilisation générale dans les jours qui viennent.

Pareil pour le sauvetage des abeilles locales menacées - à lire dans votre bulletin de liaison :

POLLINIS a réuni à ce jour 38 organisations européennes engagées dans la conservation des races locales, pour demander d'urgence la protection juridiques des conservatoires et des différentes races d'abeilles européennes menacées par les importations massives d'abeilles moins bien adaptées à nos climats et aux ressources florales de nos régions.

Encouragés par une mobilisation massive des citoyens engagés aux côtés de POLLINIS, nous demandons aux élus européens de soutenir les amendements que nous avons proposés, aujourd'hui portés par la députée européenne espagnole, Mme Maria Lidia Senra Rodriguez.

Toutes ces actions, détaillées dans votre bulletin de liaison, nous ne pouvons les mener à bien que grâce à l'engagement et au soutien de chaque instant des citoyens qui soutiennent financièrement le travail de POLLINIS, et qui ont bien compris que si personne n'aide rapidement ceux qui se battent pour sauvegarder nos abeilles locales, elles disparaîtront dans l'indifférence générale...

...perdant ainsi pour toujours un maillon-clé de notre chaîne alimentaire, et de l'incroyable diversité des plantes à fleurs et du monde vivant.

Si vous souhaitez, vous aussi, apporter votre pierre à l’édifice, et commencer l’année par une « bonne action » qui permettra de soutenir le sauvetage des abeilles locales, vous pouvez faire un don à POLLINIS en utilisant notre formulaire de don sécurisé : pour y accéder, cliquez ici.

Vous pouvez soutenir vos actions de protection et préservation des abeilles et pollinisateurs par un don de 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 euros, ou tout autre montant que vous jugerez approprié.

Je vous remercie par avance pour votre aide, et vous souhaite une bonne lecture de votre bulletin de liaison !

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général POLLINIS

POUR ACCÉDER AU BULLETIN DE LIAISON, CLIQUEZ ICI

 
 
 

POLLINIS Association Loi 1901
ONG indépendante, financée exclusivement par les dons des citoyens, qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe.
10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org


 

LA RUSSIE EXHORTE LES USA A RETIRER JUSQU'A 200 BOMBES AERIENNES NUCLEAIRES D'EUROPE

Le drapeau des États-Unis

Moscou exhorte les USA à retirer «jusqu'à 200 bombes aériennes» nucléaires d’Europe

© REUTERS/ Andrew Kelly

INTERNATIONAL

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25521

En évoquant l’exemple de la Russie, un responsable du ministère russe des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis à retirer leurs armes nucléaires du territoire européen.

Moscou appelle les États-Unis à retirer leurs armes nucléaires d'Europe où sont déployées jusqu'à 200 bombes aériennes, a déclaré à Sputnik Mikhaïl Oulianov, directeur du Département de non-prolifération et de contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères.

 

Premier essai d'une arme nucléaire réalisé par les forces armées des États-Unis. Image d'illustration

© AP PHOTO/ FILE

Les USA déclassifient des vidéos de tests nucléaires de l’époque de la guerre froide

«La Russie a ramené toutes ses armes nucléaires sur son territoire national. Nous croyons que quelque chose comme ça aurait dû être fait du côté américain depuis longtemps», a déclaré M.Oulianov.

 

Cependant, a-t-il déclaré, Washington «continue à détenir en Europe, selon les estimations, jusqu'à 200 bombes aériennes».

«De surcroît, ils prévoient de les moderniser de telle manière qu'elles deviennent, selon un certain nombre de militaires américains à la retraite, "plus adaptées à l'usage" grâce à une précision accrue et à la réduction de la puissance destructrice. Si dans le même temps il est vraiment prévu de déployer plus d'ogives nucléaires en Europe, cela ne peut qu'aggraver la situation», a souligné le responsable russe.

https://fr.sputniknews.com/international/201712181034378171-moscou-appelle-usa-armes-nucleaires-europe/


 

L'UE DIT NON A NETANYAHU

L'Europe ne reconnaîtra pas Qods comme la capitale d'Israël

Mon Dec 11, 2017 5:56PM

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Bruxelles. ©AFP

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Bruxelles. ©AFP

Federica Mogherini a annoncé son désaccord avec la décision israélienne de vouloir déplacer les ambassades européennes vers la "nouvelle" capitale d'Israël. Cette proclamation américaine a d'ailleurs été condamnée à plusieurs reprises ces derniers jours par la cheffe de la diplomatie européenne.

Federica Mogherini a donc rejeté en bloc ce lundi 11 décembre la demande de Benjamin Netanyahu de reconnaître Qods occupée comme capitale israélienne. "Nous croyons que la seule véritable solution au conflit israélo-palestinien est la solution à deux États", a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien à Bruxelles.

Netanyahu a annoncé lors de cette rencontre son souhait pour que tous les pays européens reconnaissent Qods comme la capitale d'Israël. À cela Mme Mogherini a répondu qu'il pouvait garder ses attentes pour d'autres, parce que du côté des pays membres de l'Union européenne, ce geste ne viendra pas.

 

 "L'Union européenne respecte le statut de la ville de Qods conformément au droit international et ne changera pas de position tant qu'un accord n'aura pas été conclu par des négociations directes entre Israël et les Palestiniens", a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne.

La récente décision de Donald Trump, président américain a provoqué une vague de contestations généralisées à travers le monde et surtout dans les pays arabes et musulmans. 

Mme Mogherini s'est par ailleurs montrée inquiète de la montée des violences ces derniers jours à la suite de cette annonce estimant que le plus important était de relancer le processus de paix.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/11/545263/Mogherin--Netanyahou--Non-cest-non


 

LES MILITANTS BDS BRITANNIQUES EXIGENT LA FERMETURE DEFINITIVE DE L'USINE D'ARMEMENT ISRAELIENNE ELBIT (PHOTOS)

25 novembre 2017

Angleterre : L’usine d’armement israélienne Elbit à nouveau obligée de fermer ! (Photos)

Les militants BDS britanniques sont retournés ce vendredi pour manifester devant l’usine de production de drones de Shenstone, près de Manchester, et Elbit a dû à nouveau fermer ses portes !




Alors qu’ils venaient d’être relaxés sans même avoir comparu, après leur occupation de cette même usine pendant 2 jours, les 6 et 7 juillet derniers, les militants sont retournés en nombre ce vendredi pour faire savoir à Elbit et au gouvernement britannique qu’ils ne les tenaient pas pour quittes.

C’est la fermeture de cette usine de la mort qu’ils continuent à réclamer !

Le journal The Guardian a fait un bon article à ce sujet : https://www.theguardian.com/world/2017/nov/23/charges-dropped-protest-israeli-military-drones-factory-uk-uav-engines

  • Et comme le lobby israélien lui envoie des lettres de protestation, les militants BDS anglais nous invitent à écrire nous aussi au Guardian, mais pour le féliciter pour ce même article.

Ecrire à : guardian.letters@theguardian.com

Vous pouvez envoyer quelques mots comme : "Congratulations for your article about Elbit" (Félicitations pour votre article sur Elbit)


(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Manchester Palestine Action

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13647


 

DES HUMANITAIRES BRITANNIQUES TRAVAILLANT EN SYRIE DECHUS DE LEUR NATIONALITE

Des humanitaires britanniques travaillant en Syrie ont été déchus de leur nationalité

Des humanitaires affirment se retrouver bloqués en Syrie. La secrétaire d’État à l’Intérieur a jugé qu’ils «représentaient un risque pour la sécurité nationale du Royaume-Uni».

Des humanitaires britanniques travaillant en Syrie ont été déchus de leur nationalité

Le gouvernement britannique est en train de déchoir de leur nationalité des humanitaires britanniques, a appris Middle East Eye.

Au moins deux humanitaires, basés au nord de la Syrie, se sont vus retirer leur nationalité au motif qu’ils «représentent un risque pour la sécurité nationale du Royaume-Uni», selon des lettres envoyées récemment à leurs familles par la secrétaire d’État à l’Intérieur, Amber Rudd.

Dans un autre cas, un volontaire ayant fourni de l’aide en Syrie et travaillé sur des projets caritatifs aurait été «impliqué dans des activités liées au terrorisme» et à «des activités extrémistes».

Les trois personnes concernées disent n’avoir jamais combattu en Syrie et aucune n’a été accusée d’une quelconque infraction au Royaume-Uni en relation avec une activité dans le pays. MEE a choisi de ne pas révéler leur identité car tous les trois sont en train de s’organiser pour faire appel et être réhabilités dans leur citoyenneté.

Tous les trois possèdent des enregistrements prouvant qu’ils travaillaient bien comme humanitaires et qu’ils étaient en lien avec de nombreuses organisations humanitaires et caritatives reconnues au Royaume-Uni et ailleurs pour faciliter le passage de ravitaillement dans les régions aux mains des rebelles, et pour aider à gérer des structures pour les Syriens déplacés à l’intérieur du pays.

«Associé à un groupe affilié à al-Qaïda»

Une des personnes ciblées affirme à MEE que selon la lettre envoyée à sa famille, il était considéré comme «associé à un groupe affilié à al-Qaïda».

«Je suis un travailleur humanitaire. Tout ce que je fais est transparent. Ils croient que je suis affilié à al-Qaïda, ce qui est ridicule», affirme-t-il. «Nous risquons notre vie chaque jour pour aider des gens et ils nous taxent de terroristes».

Jahangir Mohammed, un consultant qui travaille avec des associations caritatives au Royaume-Uni qui envoient de l’aide en Syrie souligne que le fait que les humanitaires mènent des opérations dans la même région où se trouvent des groupes armés ne signifie pas pour autant qu’ils sont «associés» à ces groupes.

[…]

Un des humanitaires explique à MEE avoir été autorisé à voyager à plusieurs reprises entre le Royaume-Uni et la Syrie, plus tôt au cours du conflit, malgré plusieurs interrogatoires menés par la police antiterroriste sur son activité dans les ports et les aéroports.

Mais il précise que sa citoyenneté lui a été retirée alors qu’il avait quitté le Royaume-Uni pour une période prolongée.

«À l’époque, on ne me considérait pas comme une menace. Et maintenant que je ne suis pas dans le pays, j’en suis une. Si je suis une menace simplement parce que je suis allé en Syrie, alors tout ce qu’ils font, c’est criminaliser la compassion».

[…]

«Cour secrète»

Tous les trois demandent que leur nationalité britannique soit rétablie, mais ce processus est compliqué par le fait que le gouvernement a refusé de révéler la totalité des informations sur lesquelles il a fondé ses décisions.

Dans les trois affaires, Rudd a écrit que les décisions avaient été prises «en partie sur des informations qui, à [son] avis, ne devraient pas être rendues publiques dans l’intérêt de la sécurité nationale et parce que leur divulgation serait contraire à l’intérêt général».

Les appels dans les affaires de déchéance de la nationalité sont initialement entendus par la Commission spéciale des recours en matière d’immigration (SIAC), une salle sans fenêtre en sous-sol, située dans une rue derrière la Cour royale de justice de Londres, qui a été qualifiée de «cour la plus secrète» d’Angleterre.

La SIAC traite principalement des affaires de sécurité nationale dans lesquelles les appelants et leurs avocats ne sont pas autorisés à voir tous les éléments de preuve présentés contre eux par les services de sécurité.

Au lieu de cela, des avocats approuvés par le gouvernement, connus sous le nom d’avocats spéciaux, sont nommés pour les représenter, mais ils ne peuvent pas parler avec l’appelant ou son équipe juridique de ce qu’il est convenu d’appeler le «dossier confidentiel» de l’affaire.

Le matériel expurgé présenté par le gouvernement dans les cas de déchéance de nationalité comprend des pages dans lesquelles chaque mot est noirci.

Le processus est d’autant plus compliqué que tous les appelants se trouvent hors du pays et dans l’incapacité de retourner au Royaume-Uni, et que la résolution des trois affaires pourrait prendre des années.

Un avocat ayant une expérience du processus SIAC explique à MEE que se battre dans de telles affaires est incroyablement frustrant en raison des difficultés liées à la constitution d’un dossier au nom d’un client interdit de retour au Royaume-Uni, et qui n’est peut-être même pas en mesure de rencontrer son équipe juridique en personne.

«Le fait que vous ne pouvez pas parler au [client] en personne est incroyablement difficile. Vous ne pouvez pas avoir de conversations sur des documents expurgés par téléphone. Vous devez le faire face à face», souligne l’avocat.

Afflux de militants de Syrie

Le gouvernement britannique a souligné son utilisation de plus en plus fréquente du pouvoir de déchéance de la nationalité en raison de la menace que représentent les combattants britanniques revenant de Syrie après l’effondrement du groupe «Daech», qui a rallié un nombre important de ressortissants occidentaux à sa cause.

Un article publié dans le Sunday Times en juillet indiquait que «plus de 150 djihadistes et autres criminels ont été déchus de leur nationalité et interdits de retour en Grande-Bretagne» par crainte d’un «afflux de militants de Syrie».

Matthew Gibney, professeur de politique et de migration forcée au Refugee Studies Centre de l’Université d’Oxford, a estimé que ces chiffres étaient exagérés car le journal semblait également avoir inclus des ordonnances de déchéance de la nationalité pour des raisons autres que la sécurité nationale, telles que la fraude et la confiscation de passeport.

Les chiffres officiels les plus récents indiquent que 33 personnes ont été déchues de la nationalité britannique au motif que cela était « favorable à l’intérêt général » entre mai 2010 et décembre 2015. Quatre de ces affaires dataient de 2014 et cinq de 2015.

«Il est vrai qu’ils sont devenus beaucoup plus disposés à déchoir de la nationalité et à priver les gens de passeports», relève Gibney pour MEE. «Si vous voulez un chiffre plus sûr concernant ces privations, je dirais qu’il s’agit d’environ 45 à 50 cas depuis environ 2011».

Gibney remarque que le gouvernement britannique dispose de plus vastes pouvoirs de déchéance de la nationalité que tout autre État occidental.

«La norme veut que le ministre de l’Intérieur, sans aucune sorte de décision de justice au préalable, juge que votre nationalité n’est pas favorable à l’intérêt général»

«C’est une norme incroyablement large, et elle distingue le Royaume-Uni des pays occidentaux comme le pays où la nationalité est, pour un grand nombre de personnes, la plus précaire».

Source : wikistrike.com et rédaction

22-11-2017 | 09:29

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=25283&cid=358#.WhaBGUriZPY


 

MANLIO DINUCCI : NAISSANCE DE LA PESCO, FILLE DE L'OTAN

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’art de la guerre

 

Naissance de la Pesco, fille de l’Otan

 

Manlio Dinucci

 

Après 60 années d’attente, annonce la ministre de la Défense Roberta Pinotti, va naître en décembre la Pesco, “Coopération structurée permanente” de l’Union européenne, dans le secteur militaire, initialement entre 23 des 27 Etats membres.

 

C’est le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui explique ce que c’est. Participant au Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, il souligne “l’importance, mise en évidence par de nombreux leaders européens, que la Défense européenne soit développée de manière à ne pas être compétitive mais complémentaire à l’Otan”.

 

La première façon de le faire est que les pays européens accroissent leur propre dépense militaire : la Pesco stipule que, parmi “les ambitieux et les plus contraignants engagements communs” il y a “l’augmentation périodique en termes réels des budgets pour la Défense afin d’atteindre les objectifs convenus”. Au budget en continuelle augmentation de l’Otan, dont font partie 21 des 27 Etats de l’Ue, s’ajoute maintenant le Fonds européen de la Défense à travers lequel l’Ue accordera 1,5 milliards d’euros annuels pour financer des projets de recherche en technologies militaires et acheter des systèmes d’armes communs.  Ce chiffre sera celui de départ, destiné à augmenter au cours des années.

 

En plus de l’augmentation de la dépense militaire, parmi les engagements fondamentaux de la Pesco se trouvent “le développement de nouvelles capacités et la préparation pour participer ensemble à des opérations militaires”. Capacités complémentaires aux exigences de l’Otan qui, dans le Conseil Atlantique Nord du 8 novembre, a décidé l’adaptation de la structure de commandement pour accroître, en Europe, “la capacité de renforcer les Alliés de façon rapide et efficace”.

 

A cet effet deux nouveaux commandements sont institués. Un Commandement pour l’Atlantique, avec la mission de garder “libres et sûres les lignes maritimes de communication entre Europe et Etats-Unis, vitaux pour notre Alliance transatlantique”. Un Commandement pour la mobilité, avec la mission d’”améliorer la capacité de mouvement des forces militaires Otan à travers l’Europe”.

 

Pour que les forces et armements puissent se déplacer rapidement sur le territoire européen, explique le secrétaire général de l’Otan, il faut que les pays européens “éliminent de nombreux obstacles bureaucratiques”. On a beaucoup fait depuis 2014, mais il reste encore beaucoup à faire pour que soient “pleinement appliquées les législations nationales qui facilitent le passage de forces militaires à travers les frontières”. L’Otan, ajoute Stoltenberg, a en outre besoin d’avoir à disposition, en Europe, une capacité suffisante de transport de soldats et armements, fournie en grande partie par le secteur privé.

Plus important encore : qu’en Europe soient “améliorées les infrastructures civiles -comme routes, ponts, voies ferrées, aéroports et ports- de façon à être adaptées aux exigences militaires de l’Otan”. En d’autres termes, les pays européens doivent effectuer à leurs frais des travaux de conformité des infrastructures civiles pour un usage militaire : par exemple, un pont suffisant pour la circulation des cars et poids lourds devra être renforcé pour permettre le passage des chars d’assaut. 

 

Voilà la stratégie dans laquelle s’insère la Pesco, expression des cercles dominants européens qui, bien qu’ayant des conflits d’intérêts avec les cercles étasuniens, se re-compactent dans l’Otan sous commandement Usa quand entrent en jeu les intérêts fondamentaux de l’Occident mis en danger par un monde qui change. Voilà alors que pointe la “menace russe”, face à laquelle se lève cette “Europe unie” qui, alors qu’elle fait des coupes dans les dépenses sociales et ferme ses frontières intérieures aux migrants, augmente les dépenses militaires et ouvre les frontières intérieures pour faire circuler librement soldats et chars d’assaut.

 

Edition de mardi 21 novembre 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/nasce-la-pesco-costola-della-nato/ 


 

ESPAGNE : LE PARLEMENT CATALAN SOUMIS ET DISSOUS

Le Parlement catalan se soumet à la décision de Madrid

Mon Oct 30, 2017 6:46PM

Débats au Parlement catalan, à Barcelone. ©AFP

Débats au Parlement catalan, à Barcelone. ©AFP

Après la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid, le Parlement catalan a affirmé avoir soumis à la décision du gouvernement central consistant à le suspendre.

Vendredi dernier, Mariano Rajoy a destitué le gouvernement régional. Les dirigeants catalans n’ont pas hésité à s’y opposer et dans une démarche unilatérale ont annoncé l’indépendance. Par la suite Madrid n’ayant pas tardé à réagir, a suspendu le Parlement catalan.

L’opposition des hauts dirigeants catalans à la décision du gouvernement central et la réclamation des associations civiles consistant à éviter les agressions ont fait que l’État espagnole a fait valoir son autorité.

En outre, Alfonso Dastis, le ministre espagnole des affaires étrangères en visite à Kief, s’est prononcé aux journalistes en disant : « Nous espérons que les élections anticipées donnent lieu à l’établissement d’un Etat légal à la Catalogne ».

Source : Reuters

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/30/540419/Espagne-le-parlement-catalan-soumis-et-dissous