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LES CHEMINOTS CGT DE LA GARE D'AUSTERLITZ SE PRÉPARENT A FAIRE GREVE PENDANT LES FETES SI MACRON NE RETIRE PAS SON PROJET DE REFORME DES RETRAITES

"Ce sera la faute du gouvernement" : à la gare d'Austerlitz, les cheminots se préparent à faire grève pendant les fêtes

Au local CGT de la célèbre gare parisienne, les militants semblent d'accord pour passer Noël loin de leurs familles. A moins que le gouvernement n'en décide autrement.

Pause déjeuner dans le local CGT de la gare d\'Austerlitz (Paris), le 12 décembre 2019.
Pause déjeuner dans le local CGT de la gare d'Austerlitz (Paris), le 12 décembre 2019. (RAPHAEL GODET / FRANCEINFO)

A douze jours du réveillon de Noël, Servan Le Gall n'a toujours pas confirmé à sa famille s'il sera autour de la table, le 24 au soir. "Tout dépend de ce que décide le gouvernement, explique très simplement le cheminot de 27 ans. S'il retire sa réforme des retraites, je rentrerai en Bretagne. Mais s'il ne bouge pas, alors là..." 

>> DIRECT. Perturbations, prévisions, annonces, réactions... suivez toutes les infos autour de la grève contre la réforme des retraites.

Dans le local CGT de la gare d'Austerlitz, les trente militants présents autour de la grande table pour la pause casse-croûte, jeudi 12 décembre, ne mouftent pas. Comme si la question des fêtes de fin d'année ne se posait même pas. "Vous savez, on a déjà perdu pas mal de salaire, se permet de rappeler Tony Montero, en grève lui aussi depuis le début du mouvement. Alors perdre un peu plus, ça ne changera rien." Entre deux bouchées de sandwich, il assure d'ailleurs qu'il y a tout ce qu'il faut pour voir venir. "Moralement, ça tient. Et financièrement, on se serre les coudes", promet celui qui est normalement préposé à la vente de billets dans la célèbre gare parisienne.

Entre profiter d'un réveillon ou combattre une réforme qui veut du mal à tout le monde, mon choix est vite fait.Servan Le Gall, cheminotà franceinfo

Ce n'est pas mentir que de dire que la prime de fin d'année va faire du bien à tout le monde. La fameuse PFA, qui représente environ 80% d'un salaire mensuel, tombera le 17 décembre sur les comptes bancaires. Les grévistes d'Austerlitz peuvent aussi compter sur leur caisse de solidarité, qui se remplit au fur et à mesure des manifestations. C'est encore cagnotte sur l'épaule que Grégory, son responsable, a marché entre Nation et République, jeudi. L'argent récolté (dont le montant est secret) sert à "soutenir les collègues en difficulté financière, parce qu'ils ont des enfants, parce que ce sont des bas salaires, intervient Romain Pitelet, secrétaire de la CGT-Cheminots Paris-Rive Gauche. Certains n'ont pas la possibilité de faire grève tous les jours. Alors ils reprennent le travail, histoire de remplir un peu le portefeuille, avant de repartir avec nous."  

 

Les cheminots Servan Le Gall et Romain Pitelet font une pause dans le local CGT de la gare d\'Austerlitz (Paris), le 12 décembre 2019.

Les cheminots Servan Le Gall et Romain Pitelet font une pause dans le local CGT de la gare d'Austerlitz (Paris), le 12 décembre 2019. (RAPHAEL GODET / FRANCEINFO)

 

Dans le petit préfabriqué, où le syndicat entrepose ses affaires, certains sentent malgré tout "cette petite musique qui monte comme à chaque fois". Celle de cheminots qui s'apprêteraient à "gâcher" les vacances de fin d'année des Français "pour leur petit nombril." "Les collègues du commercial me racontent que des usagers viennent déjà demander le remboursement de leurs billets, reconnaît Tony Montero, qui passe une tête tous les jours dans son service, même pendant la grève. Oui, ça fait quelque chose. Il faut se mettre à la place des gens. Mais il faut comprendre que c'est pour eux aussi qu'on le fait, qu'on se bat."

"Les cheminots sont des adultes conscients"

Les yeux rivés sur un petit calendrier en carton, Romain Pitelet fait la moue au moment de répondre. "On n'est pas dans un cocon, déconnectés du mondeLes cheminots sont des adultes conscients, qui comprennent très bien les enjeux qui sont posés. Certains ont des proches qui doivent aussi se déplacer en train ces prochains jours, peste-t-il. Moi-même, j'ai prévu d'aller dans le Tarn pour voir la famille." Pour autant, pas question d'être tenu responsable "si ça se passe mal". "Ce sera la faute du gouvernement, se défend Romain Pitelet, vingt ans de SNCF derrière lui. La balle est dans son camp pour remettre à plat les choses."

Si le gouvernement met sur la table la question des vacances, c'est du chantage. Et ce n'est pas acceptable.Romain Piteletà franceinfo

Après plus d'une semaine de grève, les militants sont "convaincus" que "le mouvement continue de prendre". C'est d'ailleurs pour cela que Servan Le Gall souhaite amplifier le travail de terrain qui a déjà été entamé. Une sorte de porte-à-porte pour "informer les travailleurs du pays". "Que ce soit le salarié du Monoprix, que ce soit le vendeur de chez Zara, détaille le cheminot, qui fait des moulinets avec les bras. II faut aller voir les gens, parler, discuter avec eux. Tout le temps. Ça prend du temps mais c'est nécessaire. Les gens sont avec nous, qu'ils le restent." Quant au 31 décembre, Servan Le Gall et les autres n'ont "encore rien de prévu".

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/ce-sera-la-faute-du-gouvernement-a-la-gare-d-austerlitz-les-cheminots-se-preparent-a-faire-greve-pendant-les-fetes_3741541.html


 

DELEVOYE A ENCORE "OUBLIE" DE DECLARER UN POSTE, CELUI DE LA FONDATION SNCF

Retraites : Jean-Paul Delevoye n'a pas déclaré son poste à la Fondation SNCF

Le haut-commissaire aux retraites est membre du conseil d'administration de la Fondation SNCF depuis 2016. Une fonction bénévole qu'il n'a pas déclarée.

Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye à l\'Assemblée nationale, le 10 décembre 2019 à Paris.
Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye à l'Assemblée nationale, le 10 décembre 2019 à Paris. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Est-ce un nouvel "oubli" de la part du haut-commissaire aux retraites, en plein coeur du conflit social ? Jean-Paul Delevoye est membre depuis 2016 du conseil d'administration de la Fondation SNCF, a appris vendredi 13 décembre franceinfo auprès de la Fondation, confirmant une information de Capital.

Perturbations, prévisions, réactions... Suivez notre direct sur la grève contre la réforme des retraites

Cette fonction, bénévole, n'influe toutefois pas sur la direction de la compagnie ferroviaire ni sur la stratégie de l'entreprise, précise la Fondation à franceinfo. La fondation SNCF fait du mécénat sur des projets associatifs dans les "domaines de l'éducation, la culture et la solidarité", indique son site internet.

Jean-Paul Delevoye n'a pas fait figurer cette fonction dans sa déclaration d'intérêt, déposée le 15 novembre. Normalement, il aurait dû la mentionner dans la case n°6, indiquant les "fonctions bénévoles susceptibles de faire naître un conflit d'intérêts". Il avait aussi omis de déclarer sa fonction d'administrateur bénévole dans un institut de formation de l'assurance, l'Ifpass. Il avait alors reconnu "une omission par oubli", avant de démissionner de sa fonction pour "clore toute polémique".

Matignon confirme auprès de France Televisions que Jean-Paul Delevoye conserve la confiance du Premier ministre : "Il est évidemment de bonne foi".

LA CGT : CONSTRUIRE UN 17 DÉCEMBRE ÉNORME !

CONSTRUIRE UN 17 DÉCEMBRE ÉNORME !Taper fort samedi, dimanche et lundi pour préparer la journée du 17 décembre.

Le Gouvernement veut passer en force son projet, faisant fi du désaccord profond exprimé par les grévistes et tous ceux qui se mobilisent sous différentes formes.

Il use de tous les leviers à sa disposition pour détourner les salariés du fond des enjeux, à savoir un projet de réforme qui nous amènerait à travailler plus longtemps en percevant une pension moindre.

Chez les cheminot·e·s, la suppression de notre régime spécial ne passe pas, d’autant que le gouvernement n’hésite pas à tenter la division des salariés au sein même de la SNCF.

La Fédération CGT des cheminot·e·s appelle l’ensemble des cheminot·e·s de la SNCF, ainsi que des entreprises ferroviaires privées, à taper fort les jours qui viennent afin de construire une journée de lutte convergente des salariés du public et du privé le 17 décembre prochain.

Tous ensemble actifs et retraités pour que vive la solidarité intergénérationnelle.

https://www.cheminotcgt.fr/


 

LA CGT : APPEL CONFÉDÉRAL AU 17 DÉCEMBRE : TOUTES ET TOUS ENSEMBLE AMPLIFIONS LE COMBAT!

Manifestation contre la réforme ferroviaire

APPEL CONFÉDÉRAL AU 17 DÉCEMBRE

Toutes et tous ensemble amplifions le combat !

 | Action à partir du 5 décembre 2019

Edouard Philippe, en annonçant son projet de réforme universelle à points réussit la prouesse de mécontenter toutes les organisations syndicales, ainsi qu’une large majorité des français. Seul le patronat applaudit son intervention!

Lire suite sur PDF 20191213_Mob17Dec_Tract

APPEL A LA GREVE

LES MAITRISES ET CADRES S'ENGAGENT DANS LE RAPPORT DE FORCES !

 | Action à partir du 5 décembre 2019

L’encadrement paye lui aussi un lourd tribut dans ce contexte.

Non seulement il ne veut plus subir mais il ne veut plus porter les directives des COMEX, du Gouvernement et des lobbies de la finance (banque et assurances).

 

(lire à suite sur PDF)20191213_appel_greve_maitrises_cadres

APPEL UNITAIRE CGT, UNSA, SUD-RAIL

Le 17 décembre, frappons encore plus fort pour gagner !

 | Action à partir du 5 décembre 2019

Lors de l’interfédérale de vendredi matin, les trois fédérations CGT – UNSA – SUD-Rail font le constat, qu’après 9 jours de grève, la détermination est très forte à la SNCF et dans d’autres secteurs professionnels.

Tous les jours, ce sont des milliers de cheminotes et cheminots qui se réunissent en Assemblées Générales et reconduisent la grève contre ce projet de système de retraite par points.

L’enfumage du gouvernement de mercredi n’a pas marché, tout comme la tentative de négociations dans l’entreprise.

Nés avant ou après 1975, toutes et tous concernés !

Comme à chaque contre-réforme, le Gouvernement, aidé par la direction d’entreprise, veut faire croire que des salariés seraient épargnés. Nous savons que ce ne sont que des mensonges et qu’ils vont creuser les inégalités entre différents statuts et générations à travers les dispositifs comme le report de l’âge pivot pour tous ou celui de l’ouverture des droits.

La réponse du corps social doit être unanime, contractuels ou au Statut, jeunes ou plus âgés, cadres comme maîtrises ou agents d’exécution : tous ensemble, frappons fort pour gagner vite !

Un projet rejeté par la population

Malgré la stratégie du pourrissement et le matraquage médiatique visant à stigmatiser les grévistes, l’opinion publique continue à soutenir majoritairement cette lutte interprofessionnelle. C’est le Gouvernement qui porte la responsabilité du conflit dans la durée avec le seul soutien du MEDEF. Les fédérations CGT – UNSA – SUD-Rail appellent à renforcer les actions interprofessionnelles décidées ces prochains jours sur le territoire.

Tous ensemble, allons chercher la victoire !

En grève reconductible et

dans la rue le 17 décembre !

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INFO LUTTES N°10

 

 | Action à partir du 5 décembre 2019

Au 9e jour de grève, les cheminots s’organisent pour tenir dans la durée.

Le weekend et la semaine à venir doivent être d’un haut niveau. 

 Réforme des retraites : la vérité des prix

  • Le Gouvernement maintient la mise en œuvre d’un régime par points ;
  • Le Gouvernement confirme la disparition progressive des 42 régimes ;
  • Le Gouvernement enclenche une clause discriminatoire en fonction de l’année de naissance ;
  • Le Gouvernement retarde l’âge « d’équilibre » de 2 ans (âge auquel on est censé percevoir une retraite à taux plein) et ce pour l’ensemble des salariés, quel que soit le régime.

Dans les faits, où en sommes-nous?

  1. Le Gouvernement voulait appliquer le régime par points à tous les salariés en même temps. C’étaient les affirmations de JP.Delevoye.
  2. Le Gouvernement instaure des exceptions, des mises en œuvre progressives, un traitement différencié selon les années de naissance.

              Le Gouvernement opère donc un premier recul.

EST-CE SUFFISANT ? NON !

Cela accrédite le fait que le régime proposé serait défavorable aux salariés actuellement en activité par rapport aux régimes existants ; cela vise à diviser et à éteindre les contestations en misant sur les individualismes.

CE N’EST PAS LA CONCEPTION

DE LA SOLIDARITÉ,

DE LA JUSTICE ET DE L’ÉQUITÉ PORTÉE

PAR LA CGT !

3.Les futurs embauchés entreraient directement dans le système à points.

Les cheminots contractuels et statutaires à moins de 17 ans de l’âge d’ouverture des droits au moment de la mise en œuvre de la réforme (2025) seraient censés conserver leurs droits actuels, mais se verraient quand même appliquer, comme tous les salariés, 2 ans supplémentaires d’activité pour une retraite à taux plein, dont le montant n’est pas garanti pour l’heure.

Pour tous les autres déjà dans la vie active, dont certains cotisent depuis 10,15 voire 20 ans au régime général, ou surcotisent au régime spécial pour financer leurs droits spécifiques, le Gouvernement crée en réalité un 43e régime transitoire afin d’intégrer progressivement le régime par points.

C’EST SCANDALEUX ET PROFONDÉMENT INJUSTE !

Près de 50 000 cheminots contractuels et statutaires seraient concernés. Là aussi, aucune garantie sur le niveau de pension. La direction SNCF écrit d’ailleurs : « L’objectif est de garantir des niveaux de pension proches de ceux qui auraient été obtenus avec les règles du régime spécial actuel ». Sous-entendu : proche mais pas équivalent, donc plus bas !

L’ensemble de ces dispositions ne peuvent donc pas être de nature à satisfaire l’ensemble des cheminots puisqu’elles portent en elles, un projet de régression sociale, discriminatoire, injuste et contraire aux raisons qui nous ont engagés dans la grève.

 La stratégie du Gouvernement et de la direction

Sur le fond, le Gouvernement sait déjà qu’il a perdu sur le fait de convaincre que sa réforme est positive.

Sur la forme, il s’acharne donc, avec l’aide de la direction SNCF et des médias dominants, à obtenir les faveurs de l’opinion publique, seule porte de sortie pour masquer les méfaits de son projet et opposer les concitoyens entre eux.

Les attaques sont violentes, mais la stratégie est bien connue. Ne nous laissons pas impressionner !

 Un projet rejeté par la population

Malgré la stratégie du pourrissement et le matraquage médiatique visant à stigmatiser les grévistes, l’opinion publique continue à soutenir majoritairement cette lutte interprofessionnelle. C’est le Gouvernement qui porte la responsabilité du conflit dans la durée avec le seul soutien du MEDEF. Les fédérations CGT – UNSA – SUD-Rail appellent à renforcer les actions interprofessionnelles décidées ces prochains jours sur le territoire.

154 cheminot·e·s ont rejoint la CGT

depuis le début du conflit. 

Toi aussi, rejoins la CGT !

20191213_Info_luttes_n°10

https://www.cheminotcgt.fr/actions/action-a-partir-du-5-decembre-2019/appel-confederal-au-17-decembre/


 

DEPUIS BRUXELLES, MACRON ÉVOQUE UNE REFORME HISTORIQUE ET APPELLE LE GOUVERNEMENT A POURSUIVRE SON TRAVAIL

Retraites : Macron vante une «réforme historique» depuis Bruxelles

Interrogé sur la réforme des retraites lors d’une conférence de presse à Bruxelles ce vendredi, le président de la République est sorti de son silence.

 
 
 
 
 
 
 
 
Par Ava Djamshidi, envoyée spéciale à Bruxelles (Belgique)

Le 13 décembre 2019 à 16h56, modifié le 13 décembre 2019 à 17h21

Il a (vraiment) cherché à éviter le sujet. À Bruxelles, Emmanuel Macron a pris grand soin d'éluder les (multiples) questions posées sur la réforme des retraites lors de la conférence de presse qu'il a tenue ce vendredi à l'issue du Conseil européen. Il a assuré qu'il le ferait plus tard, « au moment opportun et voulu ».

Avant de consentir à en dire quelques mots, notamment sur les répercussions de cette crise sur le plan européen, la manière dont elle est perçue par les partenaires de l'Union. « Nous faisons cette transformation, cette refondation, parce que c'est essentiel pour notre pays. Nous le faisons parce que la France en a besoin et les générations futures en ont besoin pour recréer la confiance dans le système des retraites, et une plus grande justice grâce à un système universel, entame le président de la République. Nous le faisons parce que je me suis engagé à le faire devant les Françaises et les Français. » Sous-entendu : non pas parce que la Commission européenne l'impose, même si elle la soutient!

Un plaidoyer de cinq minutes

Le chef de l'Etat insiste : « Cette réforme, nous la faisons pour nous-mêmes et de manière souveraine. Elle poursuit un travail historique mené depuis plus de deux ans et demi par le gouvernement en termes de transformation du pays sur beaucoup de sujets qu'on pensait impossible à toucher. »

VIDÉO. Macron : la réforme des retraites est « essentielle pour notre pays »

 

 

Le plaidoyer se poursuit pendant près de cinq minutes. « Tout ça rend plus fort notre pays dans la durée. C'est un élément qui redonne de la crédibilité. Cette réforme est une réforme de refondation et de transformation qui va donner sa pleine force dans le temps. Elle n'est donc pas budgétaire. Nous sommes en train de réduire notre déficit public. On regardera les résultats à la fin du quinquennat. Les choses vont dans le bon sens. Nous sommes passés sous les 3 %. Nous avons besoin de mieux maîtriser la dépense publique, de réduire notre dépense de fonctionnement courant pour pouvoir davantage investir. » Autant d'arguments qu'Emmanuel Macron aura à nouveau l'occasion de développer lors d'une intervention sur cette réforme.

http://www.leparisien.fr/politique/retraites-macron-vante-une-reforme-historique-depuis-bruxelles-13-12-2019-8216802.php



 

REFORME DES RETRAITES : LE PREMIER MINISTRE CONFIRME LE PIRE

Publié le 11/12/2019 par PCF
Réforme des retraites : Le Premier ministre était attendu, il a finalement confirmé le pire
Travailler plus longtemps, pensions calculées avec des points et non plus des trimestres, âge pivot à 64 ans avec malus pour un départ avant cet âge… et donc recul de l’âge de départ à la retraite.


Et il ne dit pas un mot sur le blocage des ressources financières à 14% du PIB, confirmant que le coeur de la réforme vise bien à satisfaire des intérêts financiers et le monde des assurances.

La réforme Macron est en fait conçue pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du CNR, pilier de notre système social.
L’universalité est un leurre quand les annonces consistent à opposer les générations entre elles et à sacrifier les nouvelles générations. Si cette réforme était réellement vertueuse, pourquoi le décalage de sa mise en œuvre pour les générations nées après 1975 est-il présenté comme une bonne nouvelle pour celles  nées avant 1975 ?

Aujourd’hui, le pays n’a eu aucune réponse sur sa principale attente : à l’âge de la retraite, quel sera le niveau de ma pension par rapport à mon salaire de fin de carrière ? 

Le pays voit bien que l’objectif de Macron consiste à nous faire travailler toujours plus longtemps pour une pension toujours plus faible. Les rustines proposées, qui additionnent le pas grand chose au trois fois rien, visent à masquer la baisse de 27 % du niveau de pensions qui se profile pour les deux prochaines décennies.

Face au mouvement social et populaire qui s’installe avec force dans le pays et qui s’élargit, une autre réforme des retraites est possible pour répondre aux attentes et aux besoins. Le PCF mettra toutes ses forces dans son élargissement, jusqu’au retrait du projet Macron, et appelle à ce titre la jeunesse, particulièrement visée par les annonces du Premier ministre, à s’engager dans cette bataille.

source :  https://www.pcf.fr/actualite_r_forme_des_retraites_le_premier_ministre_tait_attendu_il_a_finalement_confirm_le_pire


 

AFRIQUE : L'OBSTACLE FRANÇAIS

Afrique : L’obstacle français

MAI 25

Publié par tsimok'i Gasikara

cc RFI

Il est temps pour les dirigeants de la Zone franc de rompre ce cycle, et de définir des stratégies nationales efficaces de développement pour leurs pays. Ils devraient commencer par s’émanciper totalement de la France, abandonner le franc Cfa, et développer des relations avec la Chine, et d’autres pays, désireux d’établir des relations commerciales mutuellement bénéfiques avec l’Afrique.

Ces dernières années, la Chine et l’Afrique ont formé l’un des partenariats économiques et commerciaux les plus florissants de l’ère moderne. La Chine bénéficie du pétrole, des ressources minérales et des marchés africains, tandis que les échanges commerciaux et les investissements chinois en matière d’infrastructures, de santé, d’éducation, de Pme et de faibles et moyennes technologies profitent à l’Afrique.

Certains observateurs occidentaux – et africains, aussi – ont dénoncé les participations de la Chine sur le continent comme une nouvelle forme de colonialisme. Mais une telle critique est parfaitement déplacée. Le modèle de développement que la Chine facilite, et qui associe des investissements et des échanges commerciaux productifs à des prêts et à de l’aide, permet de rompre le cycle de sous-développement en Afrique – un objectif auquel les stratégies de développement occidentales ne sont pas parvenues.

De plus, les pays africains s’appuient sur leurs relations avec la Chine pour développer leur coopération avec d’autres marchés émergents, dont l’Inde, la Corée du Sud, la Turquie, le Brésil et la Malaisie. De tels efforts ont renforcé la demande globale pour les matières premières, tout en permettant une diversification des économies africaines et une relance de la capacité productive des fournisseurs locaux. Aujourd’hui, le taux de croissance de l’Afrique se place en deuxième position après celui de l’Asie.

Il se peut que ce ne soit que le début. Le marché africain compte aujourd’hui un milliard d’individus, et il devrait exploser à 3 milliards en 2045 – dont 1,1 milliard d’individus en âge de travailler (plus que la Chine ou l’Inde) ; ses perspectives économiques et commerciales à long terme rappellent donc celles de la Chine à l’époque où elle s’ouvrait au monde il y a plus de trente ans.

Ces développements incitent les investisseurs américains et européens à revoir leurs stratégies en Afrique pour une redéfinition des termes d’échanges avec un intérêt renouvelé pour les marchés régionaux en expansion de ce continent.

Le progrès, cependant, n’a pas été distribué de manière équitable dans toute l’Afrique. Certains pays, comme par exemple le Ghana, le Nigeria, le Kenya, l’Ethiopie, l’Afrique du Sud, le Rwanda, l’Ouganda, l’Angola, le Mozambique, et le Zimbabwe – ont bénéficié de manière substantielle des participations chinoises, et sont parmi les économies dont la croissance est la plus rapide au monde. Mais d’autres, dont les quatorze pays réunis en zone franc (dont 12 sont des anciennes colonies françaises) – ne profitent pas des importants investissements chinois, et passent à côté du boum économique africain.

Aux difficultés de la Zone franc s’ajoutent des politiques monétaires et économiques tronquées et dysfonctionnelles. La croissance du Pib de la Communauté financière africaine (Cfa) était largement supérieure à celle du reste de l’Afrique dans les années 90, mais elle est depuis en recul. De plus, la Zone franc doit encore établir un régime tarifaire extérieur commun fonctionnel, et les échanges commerciaux internes de cette Zone franc ne se montent qu’à 12% des importations et des exportations totales de ses membres.

Dans ce contexte, la décision de préserver le franc Cfa, une monnaie commune librement convertible étalonnée à l’euro à un taux de change substantiellement surévalué, est douteuse. Le système actuel engendre des déficits budgétaires structurels, une dépendance excessive sur les importations, une corruption endémique, du blanchiment d’argent, des trafics de drogues, et une évasion massive des capitaux.

Ce qui pose problème en particulier sont les réserves de change de 17,7 milliards de dollars que la France préserve sur un compte spécial du Trésor à un taux d’intérêt de seulement 1,5%, assurant ainsi la convertibilité du franc CFA qu’elle garantit. En d’autres termes, la France utilise les réserves africaines pour financer une partie de son déficit budgétaire à un taux d’intérêt concessionnel.

Dans le même temps, les banques françaises appliquent des taux de 5 à 6 % sur les prêts qu’ils accordent aux gouvernements africains afin de financer leurs déficits budgétaires. Avec un taux appliqué aux prêts commerciaux de 18%, les crédits bancaires accordés au secteur privé de la zone franc ne représentent plus que 12,7% du Pib ; ils sont à 36,5% du PIB en Afrique sub-saharienne et à 78,9% en Afrique du Sud, première économie de la région.

Le Premier ministre sénégalais, Abdoul Mbaye, a déclaré que les taux d’intérêt élevés constituent un frein majeur à la croissance du Pib. Et en novembre dernier, lors de la conférence organisée à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest, le président sénégalais Macky Sall a plaidé pour une baisse des taux d’intérêt.

Mais ni le quasi contrôle de l’argent et du crédit par la France, ni sa forte influence sur la politique et la sécurité ne peuvent être tenus pour uniquement responsables de la situation de pauvreté et d’instabilité dans laquelle se retrouvent les pays de la zone franc. En s’appropriant à tort les fonds publics pour leur usage personnel, les dirigeants de la zone franc sont aussi complices de l’exploitation institutionnalisée par la France des pays Cfa et de leurs citoyens.

La Côte d’Ivoire, première économie de cette Zone franc, était un exportateur net de riz au début des années 70, jusqu’à ce que l’élite du pays suive les conseils des expatriés français d’importer du riz plutôt que de le produire. Grâce aux licences d’importation, le ministre des Finances de l’époque, Konan Bédié, a gagné son premier milliard de francs Cfa en moins d’un an. A la même époque, Félix Houphouët-Boigny, ancien président ivoirien et figure de proue des mouvements d’indépendance africains, avertissait publiquement les Africains des risques de préserver leur fortune en Afrique.

Plus récemment, Karim Wade, fils de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, a été arrêté pour présomptions d’enrichissement personnel pour un montant d’environ 1,5 milliard de dollars accumulés au cours de la présidence de son père, alors qu’il occupait différents postes ministériels.

Il est temps pour les dirigeants de la Zone franc de rompre ce cycle, et de définir des stratégies nationales efficaces de développement pour leurs pays. Ils devraient commencer par s’émanciper totalement de la France, abandonner le franc Cfa, et développer des relations avec la Chine, et d’autres pays, désireux d’établir des relations commerciales mutuellement bénéfiques avec l’Afrique.

http://www.pambazuka.org/fr/category/features/87517


 

FEDERATION CGT DES CHEMINOTS - INFO LUTTES N°9 : LA VICTOIRE? IL FAUT ALLER LA CHERCHER!

Slide n°4

INFO LUTTES N°9

La victoire ? Il faut aller la chercher !

 | Action à partir du 5 décembre 2019

Au huitième jour de grève, un·e cheminot·e sur quatre était dans l’action débutée le 5 décembre 2019.

Il faut élever ce rapport de forces tous les jours et faire du 17 décembre prochain une journée confédérale de très haut niveau !

 

RAPPORT DE FORCES

INTERPROFESSIONNEL

  • Reconduction RATP.
  • Énergie : reconduction de la grève, notamment dans les centrales. Coupures d’électricité et de gaz ciblées à Béziers, La Rochelle, l’Île de Ré, Chambéry ou Rouen.
  • Sanofi Elbeuf en reconduction depuis le 5 décembre et au moins jusqu’au 15.
  • Débrayages organisés chez Kiabi, Pimkie, Castorama, Leroy Merlin, But, Leclerc, Casino, la Fnac, etc.

La Confédération CGT et ses Fédérations ont décidé de ne pas se rendre dans les négociations qui pourraient être organisées par branche sur la question des retraites.

 

SNCF

9 019 cheminot·e·s étaient présents dans les AG ce 12 décembre. Bonne remontée, chiffre équivalent au vendredi 6.

Au huitième jour de grève, la mobilisation reste forte, notamment chez les ADC et les ASCT, sous la forme reconductible par période de 24h. Il convient de réaffirmer que cette forme doit s’étendre à nouveau à l’ensemble des cheminot·e·s si nous voulons faire reculer le Gouvernement et l’entreprise.

Cela ne doit toutefois pas nous empêcher d’accentuer le niveau des grévistes dans les temps forts interprofessionnels.

NÉGOCIATION D’ENTREPRISE : RENIEMENT DES ANNONCES !

« Promis, on a changé ! » C’était le message que la direction SNCF portait la main sur le cœur.

La preuve devait être donnée, dans ce conflit, par des négociations sincères sur les revendications d’entreprise, quelle que soit la durée ou l’issue du conflit sur la réforme des retraites, pour répondre aux cheminot·e·s et améliorer l’ambiance dans l’entreprise.

Après avoir repoussé l’échéance du lundi 9 décembre au jeudi 12 décembre, la direction a donc fini par recevoir les organisations syndicales CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire et SUD-Rail sur le préavis unitaire.

Au lieu d’engager des négociations comme annoncé lors de l’audience sur la DCI, le DRH a tenté de faire le Service Après-Vente du discours du Premier ministre.

Il s’appuie sur le prétendu contenu des Assemblées Générales et affirme que les cheminot·e·s ne parlent que retraites. Selon lui, l’entreprise n’a pas besoin d’apporter des réponses à des problèmes qui n’existent pas !

La CGT le réaffirme : nous voulons une autre réforme des retraites pour améliorer le système actuel ET nous voulons une autre politique sociale de la direction SNCF pour assurer notre avenir dans l’entreprise au-delà du 1er janvier 2020.

Les organisations syndicales CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire et SUD-Rail ont quitté la réunion.

Après cette colère des OS, la direction n’est pas sereine : elle a lancé un sondage téléphonique auprès des cheminot·e·s pour savoir si leur engagement est motivé par les sujets d’entreprise ou par la retraite.

Agissons tous ensemble pour lui envoyer un message clair : nous exigeons le retrait de la retraite par points, l’élargissement de notre régime spécial à la branche, et des réponses à toutes nos revendications !!!

 

TAPER FORT SAMEDI, DIMANCHE ET LUNDI, ET CONSTRUIRE UN 17 ÉNORME !

Le Gouvernement veut passer en force son projet, faisant fi du désaccord profond exprimé par les grévistes et tous ceux qui se mobilisent sous différentes formes.

Il use de tous les leviers à sa disposition pour détourner les salariés du fond des enjeux, à savoir un projet de réforme qui nous amènerait à travailler plus longtemps en percevant une pension moindre.

Chez les cheminot·e·s, la suppression de notre régime spécial ne passe pas, d’autant que le Gouvernement n’hésite pas à tenter la division des salariés au sein même de la SNCF.

La Fédération CGT des cheminot·e·appelle l’ensemble des cheminot·e·s de la SNCF, ainsi que des entreprises ferroviaires privées, à taper fort les jours qui viennent afin de construire une journée de lutte convergente des salariés du public et du privé le 17 décembre prochain.

Tous ensemble actifs et retraités pour que vive la solidarité intergénérationnelle.

 127 cheminot·e·s ont rejoint la CGT depuis le début du conflit.

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https://www.cheminotcgt.fr/non-classe/info-luttes-n9-2/


 

REFORME DES RETRAITES : PRES DE 1000 CRS SE FONT PORTER PALE. LES CRS 53 DE MARSEILLE, 59 DE OLLIOULES ET 33 DE REIMS SONT TRÈS IMPACTÉES.

Réforme des retraites : Près de 1000 CRS se font porter pâle

Y.C.

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Illustration. (Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock)

La contestation contre la réforme des retraites est montée d’un cran ce mercredi dans les rangs de la police nationale. Des centaines de CRS à travers la France ont demandé à voir leur médecin généraliste ce mercredi, se disant épuisés. La majorité d’entre eux pourrait être en arrêt maladie dans les prochaines heures, et pour plusieurs jours.

Les trois principaux syndicats de police, Unité SGP-FO, Alliance Police Nationale et UNSA Police ont appelé ce lundi à un « Black-out » à compter d’aujourd’hui pour protester contre la réforme des retraites et la fin de tous les régimes spéciaux, dont les policiers bénéficient.

Un appel auquel des centaines de CRS ont répondu aujourd’hui puisqu’ils sont des centaines à s’être placés en position de « consultant » ce mercredi matin, c’est à dire à avoir signalé qu’ils allaient consulter un médecin généraliste dans la journée. Les fonctionnaires concernés ne travailleront donc pas ce mercredi et annonceront la durée de leur indisponibilité après avoir vu leur médecin.

Entre 900 et 1000 CRS vont consulter leur médecin

Selon plusieurs sources policières, les CRS « consultants » étaient entre 900 et 1000 à la mi-journée dans les différentes compagnies sur le territoire, certaines étant actuellement en déplacement. Pour plusieurs compagnies, il n’y a plus assez d’effectifs disponibles ce mercredi pour réaliser les missions prévues.

La CRS 53 de Marseille en déplacement à Bastia, la CRS 33 de Reims en déplacement en Île-de-France, ou encore la CRS 59 de Ollioules, sont très impactées. Quant à la CRS 42 de Saint-Herblain, plus aucun policier n’était disponible à midi.

Des policiers épuisés et sur-employés depuis la crise des Gilets jaunes

Du côté des syndicats, la situation est jugée logique au vu de l’état de fatigue des policiers qui ont été sur-employés ces derniers mois, notamment suite à la crise des Gilets jaunes qui perdure.

Ces policiers sont tout à fait en droit de faire valoir leur état physique général devant un médecin qui sera à même de délivrer ou non, des arrêts de travail nous explique-t-on. La détermination des différentes organisations syndicales policières qui sont réunies derrière le même mot d’ordre, ce qui est loin d’être toujours le cas, est palpable.

Parmi les autres actions réclamées par ces mêmes syndicats depuis le 3 décembre dernier, ne sortir que sur les appels « 17 » (les appels d’urgence), ou encore les contrôles renforcés au niveau des aéroports. A noter que les policiers n’ont pas le droit de grève.

Du côté de la Direction centrale des CRS, on tente de réorganiser les troupes avec ce qui est possible de faire : rappeler des compagnies « neutralisées » (en repos). Une mobilisation d’ampleur qui risque de ne pas arranger la place Beauvau alors qu’une nouvelle manifestation est prévue ce jeudi à Paris, notamment.

Un régime spécial lié à la pénibilité et aux risques encourus

Lors d’une conférence de presse ce mercredi au Conseil économique, social et environnemental, le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé « la suppression des 42 régimes existants dont les régimes spéciaux »« Le temps du système universel, celui des régimes spéciaux s’achève », a-t-il déclaré, ajoutant que cela se ferait « sans brutalité, dans le respect des parcours de chacun ».

Aujourd’hui, les policiers bénéficient d’un régime spécial de retraite. Leur pension est calculée sur les 6 derniers mois de salaire et non pas sur les 25 dernières années comme dans le privé. De plus, la pénibilité de leur travail et les risques encourus les placent parmi les catégories dites « actives » de la fonction publique. A ce titre, ils bénéficient actuellement d’un droit de départ à la retraite à 57 ans, contre 62 ans dans le privé.

Par ailleurs, les policiers bénéficient d’une bonification spécifique dite « du cinquième », qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. Elle est plafonnée à cinq annuités et, pour y être éligible, le fonctionnaire doit avoir exercé 27 ans.

Lors de son allocution, Édouard Philippe a annoncé que les forces de l’ordre notamment, continueraient à bénéficier de dérogations d’âges de départ à la retraite. Une annonce qui n’a pas suffi à mettre fin à la colère des organisations syndicales qui réclament toujours le maintien entier de leur régime spécial de retraite.

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