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LE TRAIN DES LUTTES

CAEN

Calvados.Manifestation : entre 1 300 et 4 000 personnes dans la rue

Fonctionnaires, cheminots, retraités et étudiants ont défilé dans les rues de Caen, ce jeudi 19 avril.

Fonctionnaires, cheminots, retraités et étudiants ont défilé dans les rues de Caen, ce jeudi 19 avril. | Stéphane GEUFROI

Ouest-France.

Modifié le 

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Fonctionnaires, cheminots, retraités et étudiants se sont mobilisés dans les rues de Caen, ce jeudi 19 avril, pour défendre les salaires, les conditions de travail, ainsi que les services publics. Parmi les faits marquants de cette nouvelle mobilisation : une banderole géante a été déployée sur la façade du château et le petit train touristique a été réquisitionné par les cheminots. La police parle de1 300 personnes mobilisées, les syndicats de 4 000.

 

 

Cette nouvelle journée de mobilisation nationale du 19 avril 2018 a été particulièrement suivie à Caen. La police a compté 1 300 personnes dans la rue, les syndicats annoncent 4 000 manifestants.

« Nous sommes ici pour défendre nos salaires, nos conditions de travail sans oublier le service public mis à mal depuis de nombreuses années », indique un syndicaliste CGT.

Le départ du cortège a été donné depuis le parvis de la gare, ce jeudi 19 avril. | Ouest-France

Train de la lutte

Pour cette nouvelle mobilisation, le petit train touristique a été transformé « en train de la lutte ». 

Le petit train touristique a été transformé en train de la lutte à l’occasion de la manifestation. | Ouest-France

Le petit train touristique a été réquisitionné par les cheminots.  | Ouest-France

Les retraités ont rejoint la manifestation  « pour soutenir les personnes actives ».  Les agents des CIO (centre d’information et d’orientation) menacés de fermeture étaient présents. 

Les retraités sont également présents dans le cortège pour "soutenir les actifs". | Ouest-France

Le cortège s’est d’abord engagé dans l’avenue du 6 juin avant de rejoindre le centre-ville.

#Caen #manif19avril la manif s'engage avenue du 6-Juin

— Résistances Caen (@resistancescaen) April 19, 2018

Les étudiants et lycéens participent à la manifestation de ce jeudi 19 avril. | Ouest-France

Les étudiants déroulent leurs banderoles devant les banques.  | Ouest-France

Les étudiants et lycéens se précipitent sur les banques pour coller des affiches défendant la ZAD. Des habitants consternés commencent à hausser le ton.

Le château pris d'assaut par les manifestants qui sont dans les rues de Caen ce jeudi 19 avril. Ils défendent le service public. | Ouest-France

Vers 11 h 45, étudiants, membres du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) et de la CGT pour le CHU se sont réunis sur la butte du château pour crier leur mécontentement.

 

VOIR LA VIDEO

Des policiers en renfort étaient postés devant la permanence du député LREM. Les manifestants ont critiqué son vote « pour » la réforme des cheminots.

A 12 h 30, les manifestants quittent le centre-ville pour reprendre le chemin de la gare où « un pique-nique de lutte » avec les cheminots est organisé.

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/calvados-manifestation-le-cortege-est-lance-5707853

 


EN CONTINU : suivez la manifestation des fonctionnaires, cheminots, retraités et étudiants à Paris

 

Une nouvelle journée de grève interprofessionnelle a lieu ce 19 avril partout en France. Elle regroupe notamment les cheminots de la SNCF, les fonctionnaires et les personnels soignants des Ehpad. Retraités et étudiants se sont joints au mouvement.

Mise à jour automatique

Un mois après la mobilisation du 22 mars, la Confédération générale du travail (CGT), la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et le syndicat Solidaires ont appelé tous les salariés du public et du privé, les cheminots, les personnels soignants des Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), les chômeurs, les retraités ainsi que les étudiants à une nouvelle journée de manifestation ce 19 avril.

Défendre le pouvoir d’achat, l’emploi, la protection sociale ou les services publics : tels sont les mots d'ordre de cette journée de mobilisation interprofessionnelle contre la politique de réformes défendue par Emmanuel Macron.

 

 

Une nouvelle journée de grève interprofessionnelle a lieu ce 19 avril partout en France. Elle regroupe notamment les cheminots de la SNCF, les fonctionnaires et les personnels soignants des Ehpad. Retraités et étudiants se sont joints au mouvement.

Mise à jour automatique

Un mois après la mobilisation du 22 mars, la Confédération générale du travail (CGT), la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et le syndicat Solidaires ont appelé tous les salariés du public et du privé, les cheminots, les personnels soignants des Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), les chômeurs, les retraités ainsi que les étudiants à une nouvelle journée de manifestation ce 19 avril.

Défendre le pouvoir d’achat, l’emploi, la protection sociale ou les services publics : tels sont les mots d'ordre de cette journée de mobilisation interprofessionnelle contre la politique de réformes défendue par Emmanuel Macron.

https://francais.rt.com/france/49991-fonctionnaires-cheminots-etudiants-rt-manifestation?utm_source=browser&utm_medium=push_notifications&utm_campaign=push_notifications

 

 

FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE

ATSEM : la grève reconductible pour se faire entendre

18 avril 2018 | Mise à jour le 18 avril 2018

Par  | Photo(s) : Alpha CIT / AFP

Manifestation des Atsem en 2016, devant le ministère de la Fonction publique

Quatre organisations syndicales des services publics appellent les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) à commencer dès le 19 avril une grève reconductible dans toutes les collectivités. Effectifs, conditions de travail, reconnaissance du métier, clarification des missions sont au centre de leurs revendications.

Depuis des années, la situation de ces ATSEM qui sont pour la plus grande majorité des femmes « ne cesse de se dégrader », dénonce Frédérique Laizet, militante CGT, ATSEM à la Ville de Paris. En dépit des fortes mobilisations unitaires et nationales de ces professionnelles lors du Conseil Supérieur de la Fonction publique territoriale en décembre 2016 et février 2017, l'intersyndicale qui tenait une conférence de presse ce 18 avril déplore aujourd'hui « la timidité des “avancées” des décrets publiés début mars 2018 pour ce cadre d'emplois ». Ces agents restent privés pour la très grande majorité d'entre elles de la perspective de monter en responsabilités ou d'accéder à des professions connexes de la petite enfance.

Le gouvernement n'a en effet rien cédé de significatif pour reconnaître les missions éducatives, favoriser un véritable déroulement de carrière et améliorer les conditions d'emplois des ATSEM.

C'est dans ce contexte d'insatisfaction que le gouvernement par la voix du chef de l'État vient d'annoncer son ambition de rendre la maternelle obligatoire à l'âge de 3 ans dès 2019. « Quelle confiance pourrions-nous accorder à Emmanuel Macron », interroge Delphine Depay pour la CGT des services publics. « Cet engagement n'est pas tenable si l'on ne place pas l'amélioration des conditions d'accueil et d'apprentissage des enfants au cœur des enjeux. Cette mesure impliquerait au bas mot la scolarisation de 26 000 enfants supplémentaires, soit 1050 classes de maternelles et postes d'ATSEM à créer alors que dans le même temps, le gouvernement annonce la suppression de 70 000 postes dans la fonction publique territoriale et applique une nouvelle cure d'austérité financière aux collectivités ».

L'intersyndicale a déposé « un préavis de grève reconductible pour les agents territoriaux spécialisés des écoles, titulaires, non-titulaires et faisant fonction à partir du jeudi 19 avril 2018 et appelle l'ensemble des agents à la mobilisation massive et unitaire pour la défense du service public le 22 mai 2018 ». Les syndicats revendiquent notamment : la revalorisation des grilles indiciaires, l'augmentation du point d'indice et l'amélioration de la carrière. Ils exigent aussi l'amélioration des conditions d'emplois par l'établissement « d'un taux d'encadrement légiféré nationalement sur les temps périscolaires et de restauration scolaire, soit une ATSEM à temps plein par classe, à minima. » Ces professionnelles exigeront aussi « la reconnaissance immédiate des missions éducatives des ATSEM sur le terrain, conformément au référentiel de compétences du CAP petite enfance ».

Lire le détail des revendications dans le communiqué commun.

https://www.nvo.fr/atsem-la-greve-reconductible-pour-se-faire-entendre/

 

 

 

 

EN DIRECT : JOURNEE DE MOBILISATION NATIONALE POUR UNE CONVERGENCE DES LUTTES AFIN DE CREER LE RAPPORT DE FORCE CONTRE LA POLITIQUE DE MACRON

En direct : Journée de mobilisation nationale pour faire plier Emmanuel Macron

 

Journée de mobilisation nationale pour faire plier Emmanuel Macron

Des manifestants à Paris, le 13 avril 2018.

©GERARD JULIEN / AFP

AFP, publié le jeudi 19 avril 2018 à 11h05

SNCF, Air France, fonctionnaires, Ehpad, universités... Alors que les journées d'actions se multiplient, la CGT et Solidaires organisent jeudi une mobilisation nationale et interprofessionnelle, dans l'espoir de former un front unique contre la politique du gouvernement.

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Devant le carré de tête à Paris, les étudiants se chauffent la voix: "Tous ensemble tous ensemble, grève générale!".

On entend des explosions qui semblent venir de l'arrière du cortège.

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A Paris, loin devant la tête du cortège officiel, quelque dizaines de personnes sont habillées en noir. L'ambiance est calme.

On annonce au mégaphone "un banquet de soutien aux luttes sociales samedi à Tolbiac, qui dépasse la question de l'université". Les commerces du boulevard Montparnasse n'ont pas descendu leurs rideaux, rapporte notre journaliste, Ambre Tosunoglu.

Sont présents des étudiants de Paris 3, venus avec une banderole demandant le "retrait de la loi Vidal".

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Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots, défile dans le carré de tête de la manifestation parisienne. "La convergence des luttes, ça braque les projecteurs sur des sujets communs", explique-t-il à notre journaliste, Jean-Philippe Chognot. 

"Par exemple, la question de l'endettement des hôpitaux, du manque de financement de la santé, ça répond complètement au même sujet que le système ferroviaire. L'énergie, avec les privatisations de barrages, on est dans la même situation que, pour nous, la mise en concurrence."

Il n'a" pas du tout" que ça dilue les différentes revendications.

Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT Santé, est à ses côtés dans le carré de tête: "on est traversés par les mêmes problématiques, le mur d'austérité qui nous touche, les problèmes de financement, des problèmes d'effectifs de personnel, et ce dans tous les secteurs réunis aujourd'hui."

A ses yeux, "on est dans un bouillonnement social. Aujourd'hui, les salariés de différents secteurs se mobilisent parce qu'ils sont percutés par les mêmes problématiques, souvent des manques de personnels et des conditions de travail de plus en plus difficiles. Dans notre secteur, c'est explosif."

Il y a 33 min
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Pour Philippe Martinez, interrogé avant le départ de la manifestation parisienne, "nous sommes au niveau de la mobilisation du 22 mars, malgré les congés, et bien que le périmètre des organisations syndicales ne soit pas tout à fait le même".

"Il faut que le gouvernement comprenne, qu'ils arrêtent de nous prendre pour des imbéciles et nous expliquer qu'ils veulent discuter", a-t-il dit aux journalistes, dont notre envoyée spéciale Déborah Claude.

A ses côtés, les secrétaires des fédérations, dont les cheminots et l'énergie.

Il y a 42 min
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A Perpignan, près de 1.000 personnes, selon la préfecture, ont battu le pavé. Quelques étudiants et membres de La France Insoumise ont pris part au défilé, au milieu duquel les banderoles affichaient : "Les cheminots en lutte pour VOTRE service public", "Des centaines d'attaques, un seul ennemi", "Convergence des luttes", "Pour l'éducation générale, à bas la loi Vidal".

"On ne peut pas gouverner longtemps contre son peuple, a déclaré Jean-Claude Zaparty, le secrétaire général CGT des Pyrénées-Orientales. "Il y une grand mécontentement partout. S'il y avait des élections présidentielles aujourd'hui, Macron se ferait rétamer".

La manifestation s'est dissoute sans heurt un peu avant midi, a constaté notre correspondant, Antoine Gasquez.

Dans le Gers, à Auch, la manifestation a réuni 350 personnes selon la police, 450 selon les syndicats.

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A Bordeaux, plusieurs milliers de manifestants de la CGT, de Sud étudiants et Solidaires sont rassemblés place de la République, dans une ambiance festive mêlant klaxons, tambours et fumigènes, rapporte la journaliste de l'AFP, Régine Lamothe . 

Parmi les slogans: "tout ce qu'on veut, c'est la grève générale". "Usagers en galère,  cheminots, facteurs en colère", proclame une banderole de la CGT interprofessionnelle (facteurs, cheminots, énergie). 

Il y a 57 min

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19/04 à 14:11
19/04 à 14:10

La manifestation rennaise rassemble énormément d'étudiants, y compris ceux de la fac de sciences Rennes 1, traditionnellement moins mobilisée que Rennes 2.

Une assemblée AG interprofessionnelle se tient place Charles de Gaulle, pour que "tous les secteurs fassent le bilan de leurs différentes luttes". Une large pancarte "Occupation partout" est installée sur un tracteur au milieu de la place.

Pierrick Rigal, éleveur de poules pondeuses à Vezin et membre de la confédération paysanne, est venu en soutien "à la ZAD et à toutes les luttes". 

"C'est important de montrer que les luttes vont se fédérer. On déplore la répression policière de l'Etat. Tout le monde est organisé en collectif. Il faut qu'ils acceptent les formes avec lesquelles on veut s'organiser", dit-il.

Le risque c'est d'expulser des gens qui font vivre le territoire et de laisser le terrain à l'agriculture industrielle. L'état n'a pas eu son aéroport et veut tout brûler."

"La ZAD vivra, la ZAD vaincra", lit-on sur une pancarte.

Une agence immobilière Blot a été vandalisée, la vitrine d'une banque HSBC repeinte en rouge, avec écrit "ZAD", et la porte d'un Crédit agricole enfoncée.

Claire, juge du siège, défile contre la réforme de la justice, une "catastrophe" selon  elle. "C'est l'accès aux juges pour les plus démunis qui est mise à mal avec l'obligation de médiation payante. La réforme supprime les tribunaux d'instance, c'est une atteinte extrêmement importante à l'indépendance des juges."

19/04 à 13:58
19/04 à 13:57
19/04 à 13:56

A Marseille, les manifestants étaient 5.000 selon la police, 5.700 selon un collectif de médias, dont l'AFP, qui s'appuie sur un comptage réalisé par le cabinet Occurrence, et 65.000 selon la CGT.

La participation est équivalente à celle du 14 avril, qui avait vu 6.000 (police) à 58.000 (CGT) personnes défiler notamment autour de Jean-Luc Mélenchon pour dire "Stop Macron". Le 22 mars, la police avait dénombré été 9.400 personnes dans les rues et la CGT 55.000.

Le cortège d'aujourd'hui, composé principalement de militants CGT, notamment cheminots, mais aussi d'autres services publics -enseignants, postiers, employés du secteur de l'énergie - a compté très peu de salariés du privé et quelques centaines d'étudiants et d'insoumis, a constaté le journaliste de l'AFP, François Becker.

"Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, cette société-là, on n'en veut pas !", ont scandé les manifestants. Certains tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Macron m'a tuer" ou encore "Non à la casse des services publics".

Parti en fin de matinée du Vieux-Port sous les pétards, feux de Bengale et cornes de brume, le cortège a rejoint le rond-point de la Castellane vers midi.

19/04 à 13:52
19/04 à 13:45

Environ 900 cheminots, métallos, personnels hospitaliers ont défilé sous un soleil radieux dans les rues de Dijon, appelant "tous les travailleurs menacés" à lutter ensemble.

"Les cheminots ne sont pas des privilégiés", "les profiteurs sont les banquiers et les patrons", ont scandé les manifestants, rapporte notre journaliste, Olivier Devos.

Autres slogans: "la dette de la SNCF, c'est pas les cheminots qui l'ont faite". "Pour la défense du service public", ou encore "non à la baisse des pensions" proclamaient les pancartes.

19/04 à 13:39

"Il faut être dans la rue. Macron peut passer en force. C'est un rapport de force qui doit se mettre en place et avec ce huitième jour de grève, les cheminots démontrent leur volonté de faire plier le gouvernement", lance le secrétaire général de la CGT Moselle, Dimitri Norsa, à Metz.

Environ 150 personnes, dont de nombreux cheminots, sont rassemblées pour un barbecue devant la gare de la cité lorraine, constate notre reporter, Murielle Kasprzak. 

Une enceinte diffuse des parodies de célèbres chansons françaises et étrangères détournées. Sous le soleil, la file d'attente devant la vente de saucisses, sandwiches et boissons s'allonge.

Un pin's "Mon train j'y tiens" épinglé sur une chasuble orange, David Donnez, élu à la CGT cheminot, qualifie la réforme de la SNCF d'"énorme gâchis". "On a une entreprise avec tous ses défauts qui peut marcher à partir du moment où ont lui en donne la possibilité", avance-t-il. 

En assemblée générale ce matin, "186 cheminots ont reconduit à l'unanimité le prochain cycle" de grève. 

Selon lui, "on a gagné l'opinion publique, malgré tous les sondages avec lesquels on essaie de nous abreuver, il reste à convaincre que la réforme proposée ne répond pas aux enjeux environnementaux et de service public". 

La baisse de la mobilisation des cheminots ne l'inquiète guère; il l'attribue  à "une adaptation des collègues" au calendrier mis en place jusqu'à fin juin.

Une manifestation, regroupant étudiants, citoyens, retraités, organisations syndicales et associations, est prévue à partir de 14 heures, place de la République. Le cortège doit se diriger vers la préfecture, où une délégation de cheminots sera reçue. 

19/04 à 13:25

A Tours, 3.500 manifestants dont 1.500 lycéens, selon la police, ont manifesté, 6.000 selon les organisateurs.

Quatre lycéens ont été interpellés et environ 300 lycéens ont convergé vers le commissariat "en signe de solidarité" avec leurs camarades interpellés.

19/04 à 13:18

Une trentaine de cheminots ont bloqué le trafic en gare de Lille dans la matinée, en brûlant des pneus sur les voies à environ 300 mètres des quais.

Cette action a poussé des passagers à descendre le long des voies pour rejoindre les quais.

19/04 à 13:15

La SNCF annonce un taux de grévistes à 22,73%, au deuxième jour du quatrième épisode de grève depuis début avril, avec une mobilisation forte des conducteurs dont 66,4% sont en grève.

Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, il y a également 60,9% des contrôleurs en grève et 30,2% des aiguilleurs, en augmentation par rapport à hier.

La SNCF comptabilise en outre  25,3% de grévistes dans la maintenance, 29,4% dans le matériel, 16,4% chez les agents commerciaux et 7,8% chez les personnels administratifs.

19/04 à 13:09

Entre 410 et 500 personnes défilent en musique à Besançon, en partant de la gare pour rejoindre le centre-ville, rapporte notre journaliste, Angela Schnaebele. 

"Nous sommes là pour marquer notre soutien aux cheminots qui sont entrés en résistance, mais nous pourrions aussi bien être devant nos bureaux de Poste, nos universités, nos palais de justice, nos Ehpad ou nos hôpitaux", déclare, micro en main, José Avilès, secrétaire général de l'Union locale CGT. 

Avec son t-shirt CGT rouge portant l'inscription "Rouge de rage", il fustige le "monde d'Emmanuel Macron, où les valeurs d'égalité et de justice n'ont pas cours et où l'argent est roi".

De nombreux secteurs prennent part au cortège : fonction publique hospitalière, territoriale et d'Etat, cheminots, personnels des Ehpad, salariés de l'énergie, de la grande distribution (Carrefour, Géant Casino), transports urbains, salariés d'entreprises de la métallurgie. Mais peu d'étudiants.

Quelques manifestants affichent également leur soutien à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, brandissant avec des affiches "ZAD mon amour et "Attention, ZAD et rails, ça déraille". 

19/04 à 13:03
19/04 à 13:02
19/04 à 13:00

L'intersyndicale CGT-Unsa-CFDT-SUD de la SNCF décide "collectivement de suspendre" sa participation à la concertation avec la ministre des Transports Elisabeth Borne. 

Elle va demander à être reçue par le Premier ministre Edouard Philippe, a annoncé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Les syndicats de cheminots se sont réunis ce matin après l'annonce du projet de filialisation du fret de la SNCF et celle de la date de la fin du recrutement au statut. L'intersyndicale a décidé d'envoyer un courrier à Edouard Philippe pour être reçue. Elle a confirmé la poursuite de la grève de deux jours sur cinq.

19/04 à 12:53
19/04 à 12:52

En tête du cortège rennais défilent également des lycéens "contre la sélection".

Louise, 18 ans, élève au lycée Jean Macé, est là "contre la loi Vidal mais aussi contre la répression des chefs d'établissement qui répondent à nos inquiétudes par des convocations et des heures de colle". 

A ses yeux, la réforme "Parcoursup" "va vers une privatisation, une américanisation des facs qui deviendront comme les grandes écoles. Or on n'est pas tous riches, on n'a pas tous les moyens de se payer des écoles."

"Le gouvernement ne comprend qu'un langage: grève, blocage et sabotage !", lancent les étudiants.

"Des examens en chocolat, des gros boulets en chocolat", chantonnent des manifestants cagoulés.

Les forces de l'ordre bloquent l'accès au centre ville historique. Des CRS reçoivent des jets de peinture.

La chaleur est écrasante, les manifestants viennent se rafraîchir dans un bassin.

19/04 à 12:42

Les facteurs sont en tête du cortège rennais, qui rassemble plusieurs milliers de personnes - 4.500 selon la police.

"Facteurs en colère, Factrices en colère, les suppressions de tournée on n'en veut pas. La poste c'est qui ? La poste c'est nous !", scandent-ils. Les postiers rennais en sont à leur 101ème jour de grève.

"C'est pas tous les jours qu'il y a un conflit de plus de 100 jours dans une entreprise. Il y a eu des négociations la semaine dernière mais ça ne nous satisfait pas, la position de la direction n'a pas beaucoup évolué. Elle nous méprise", dénonce Arnaud Bordier, représentant Sud PTT 35.

"La poste déraille, le rail riposte", entend-on également.

Le personnel soignant est également présent en force dans la manifestation, qui longe les quais avant d'arriver place de Bretagne, constate notre correspondante, Hélène Duvigneau.

Rozenn, infirmière à l'hôpital psychiatrique de Rennes où le personnel s'est beaucoup mobilisé récemment, est venue "pour la défense du service public": "on fait un soin d'urgence, pas un soin de qualité". 

19/04 à 12:30
19/04 à 12:29

Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées place Charles de Gaulle à Rennes, sous un franc soleil. "Dans l'unité, public, privé grève générale interprofessionnelle !" crient les manifestants.

Trois tracteurs de la Confédération paysanne sont venus, en soutien à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Pour Fabrice Le Restif, secrétaire général de FO Ille-et-Vilaine, la journée d'aujourd'hui est "un point d'appui pour essayer de faire converger les luttes": "on a des cheminots, des retraités, des jeunes, des postiers... à un moment il va bien falloir y aller tous ensemble pour bloquer la politique de Macron, le ramener à la table des négociations sur tous les sujets".

"De dialogue, il n'y a pas, ils ne veulent pas entendre parler d'alternative. Les cheminots sont déterminés à gagner", dit Xavier Bosser, cheminot et militant CGT du secteur Bretagne.

"Avec le pacte ferroviaire, les petites lignes sont transférées aux régions. La ligne Châteaubriant Rennes est menacée de ne pas rouvrir dans son intégralité", craint-il.

Sur la grève, il "savait dès le départ que ça allait être un marathon, qu'il faudrait tenir dans la durée". 

19/04 à 12:16

A l'université de Rennes 2, étudiants et personnels administratifs et enseignants se sont rassemblés sous un franc soleil devant le hall B, où se tiennent les "AG" et les comités depuis le début du blocage, le 9 avril. 

Ils ont ensuite pris la route à pied pour rejoindre le centre ville de Rennes, a constaté notre reporter, Hélène Duvigneau. "Cheminots et étudiants faisons dérailler le gouvernement", proclame une large bannière accrochée sur un bâtiment.

Élisabeth, 19 ans, voit dans la réforme "Parcoursup" un "frein à l'émancipation scolaire, alors que la fac est l'un des derniers endroits où l'on a l'opportunité d'avoir accès à des connaissances illimitées".

"Ce n'est pas parce qu'une loi est déjà votée qu'on ne peut pas obtenir son retrait. Ça a été le cas avant avec le CPE qui a été défait avec le mouvement social", commente de son côté Luc, 26 ans, qui prépare le Capes d'histoire.

Ali Aït Abelmalek, professeur en sociologie politique, "voit mal comment" il pourrait "appliquer une loi dont la philosophie s'oppose aux valeurs de l'université, c'est-à-dire l'ouverture au plus grand nombre".

Pour lui, "le point commun des luttes, c'est l'agression des services publics. Nous sommes passés d'une société de service public à une société de services à des publics: c'est une entorse à l'Etat providence".

01/01 à 01:00
19/04 à 12:07  
19/04 à 12:05

"On est dans un processus où la radicalité du comportement du président a évidemment poussé au rapprochement de tout le monde", déclare en marge de la manifestation le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, interrogé sur une éventuelle "convergence des luttes". 

Pour le député des Bouches-du-Rhône, le président "donne le sentiment chaque semaine d'inventer des diversions et de vouloir aller encore plus loin".

"Il faut faire attention à bien affirmer les revendications de chacun, les gens ne se mettent pas en mouvement pour faire la convergence des luttes, ils se mettent en mouvement pour défendre les revendications qui correspondent à leur métier, à leur corporation et la défense du service public", estime-t-il aussi. 

Revenant sur les propos du président de la République, qui a défendu hier ses réformes dans les Vosges après avoir été interpellé par des cheminots, Jean-Luc Mélenchon a jugé qu'un président "ne devrait pas parler comme ça": "on en a connu d'autres qui faisaient les marioles comme ça. Juppé aussi, il était droit dans ses bottes, il a bien fallu qu'il les enlève". 

19/04 à 11:59  
19/04 à 11:56

Jean-Luc Mélenchon défile dans le carré de tête du cortège marseillais aux côtés notamment de représentants syndicaux et du PCF, derrière une banderole "Gouvernement Medef, ils cassent tout, arrêtons-les".

19/04 à 11:53

La "convergence des luttes", mot d'ordre de la journée, ne fait pas l'unanimité chez les syndicats. "Ce n'est pas la tasse de thé de la CFDT", déclarait fin mars son leader Laurent Berger qui ne s'est pas joint à la mobilisation d'aujourd'hui.

Et ce matin, la CFDT a refusé le 1er mai unitaire proposé par la CGT. 

Pour Laurent Berger, la "convergence des luttes" chère à Philippe Martinez "ne fonctionne pas". "C'est plus une démarche politique, qui n'est pas la nôtre, qu'une démarche syndicale", juge-t-il.

En revanche, la CGT ne désespère pas de rallier Force ouvrière. Aujourd'hui réfractaire, le syndicat pourrait changer de ligne après l'élection la semaine prochaine de son nouveau patron, Pascal Pavageau, qui se dit ouvert à une "unité d'action".

19/04 à 11:44
19/04 à 11:41

La CGT et Solidaires espèrent construire un front unique à partir des différentes colères. Mais Emmanuel Macron ne croit pas à une "coagulation" des "mécontentements", et estime que les différents mouvements ont "peu à voir" entre eux.

Philippe Martinez, le numéro de la CGT, lui a répondu, hier soir sur Franceinfo, qu'il y avait un "tronc commun" autour des "questions de pouvoir d'achat" et "d'emploi".

"Ce que nous souhaitons c'est que tous ces conflits", y compris celui à Air France, "puissent se retrouver dans des journées d'action", car "c'est le sens de l'interprofessionnel", a dit le leader du premier syndicat de France.

19/04 à 11:28
19/04 à 11:25

Les cours ont été annulés à la faculté d'Amiens, rapporte notre journaliste Baptiste Becquart. Réunis en assemblée générale mardi, les étudiants avaient voté la mobilisation contre la réforme et la sélection à l'université (128 voix pour, 80 contre). Les examens sont en revanche maintenus.

Cet après-midi, après une nouvelle assemblée générale, ils vont rejoindre la manifestation des cheminots, au départ de la Gare d’Amiens. 

19/04 à 11:21

A Boulogne-sur-Mer, entre 400 et 500 manifestants selon la préfecture, 600 selon la CGT, ont battu le pavé. Le cortège était composé d'enseignants, de cheminots, d'agents EDF.

19/04 à 11:20
19/04 à 11:19
19/04 à 11:16  
19/04 à 11:14

La mobilisation d'aujourd'hui affecte aussi certaines crèches et écoles, où l'accueil des enfants n'est pas toujours assuré. Dans les maternelles, les agents territoriaux spécialisés (Atsem), entament un mouvement de grève reconductible. 

Les antennes de France Culture et de France Musique ont aussi perturbées en matinée. Des débrayages sont également prévus à La Poste, chez les fonctionnaires et à France Télévisions.

19/04 à 11:11

Dans le secteur de l'énergie, la CGT a annoncé son intention de faire grève jusqu'à la fin juin, avec des "coupures ciblées", "en direction des entreprises où les employeurs licencient" ou "criminalisent l'action syndicale". 

Parallèlement, le syndicat compte mener des "opérations +Robin des Bois+", qui consistent à remettre le courant dans les foyers qui ne paient pas leurs factures, a indiqué Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT.

19/04 à 11:05

A Marseille, plusieurs centaines de militants, principalement des militants de la CGT, convergent sur le Vieux-Port pour le départ de la manifestation marseillaise, à laquelle Jean-Luc Mélenchon a prévu de se joindre.

L'objectif du gouvernement "est de tout privatiser. Il faut les arrêter. Ces gens-là sont des destructeurs !", lance, en tête du cortège, le leader de la CGT dans les les Bouches-du-Rhône, Olivier Matteu.

"Il faut se mobiliser, on va travailler au développement des luttes dans tous les secteurs, privé ou public étudiants", ajoute le responsable syndical, qui dénombre 200 arrêts de travail dans des entreprises et administrations de son département.

Derrière les syndicats, des militants insoumis sont venus soutenir le mouvement, comme Vincent André, un jeune de 22 ans en service civique.

Autocollant "Stop Macron" sur son T-shirt, c'est la première fois qu'il participe à ce type de rassemblement. 

"Je ne sais pas si la réforme de la SNCF peut-être utile mais je suis attaché au fondement du service public et j'ai des craintes" , explique ce jeune homme à notre journaliste, François Becker.

19/04 à 10:51

"Convergence des luttes!" C'est le slogan que s'apprêtent à scander aujourd'hui cheminots, fonctionnaires ou salariés de l'énergie, à l'appel de la CGT et de Solidaires, dans une première tentative de construire un front commun contre Emmanuel Macron.

Plus de 130 manifestations sont prévues à travers la France pour cette journée d'actions nationale interprofessionnelle. Les étudiants pourraient s'y joindre.

Marseille ouvre le bal dans la matinée, entre le Vieux-Port et la place Castellane. Le cortège parisien s'ébranlera en début d'après-midi depuis Montparnasse jusqu'à la place d'Italie.

Outre les manifestations, les grèves entraînent des perturbations, avec environ un TGV sur trois et deux TER sur cinq en circulation. Les transports urbains sont aussi touchés, mais plus faiblement.

Les grèves s'enchaînent dans divers secteurs: les cheminots en sont à leur huitième journée de grève depuis début avril contre la réforme ferroviaire, les fonctionnaires, qui défendent aussi leur statut, organisent une troisième journée de grève le 22 mai, la deuxième à l'appel de tous les syndicats.

Air France sort d'une neuvième journée de grève sur des revendications salariales, et la grogne monte également dans le secteur de la santé, les hôpitaux et les maisons de retraite médicalisées (Ehpad).

En dehors du monde du travail, des facultés sont occupées ou bloquées par des opposants à la réforme "Parcoursup".

A partir de ces colères, la CGT et Solidaires espèrent construire un front unique. Mais la "convergence des luttes" ne fait pas l'unanimité chez les syndicats. 

DEBUT DU DIRECT

19/04 à 10:51

https://actu.orange.fr/france/journee-de-mobilisation-nationale-pour-faire-plier-emmanuel-macron-magic-CNT0000011CsLg.html

 

CE JEUDI 19 AVRIL PRENONS LE TRAIN DES LUTTES TOUTES ET TOUS ENSEMBLE AUX MANIFS

INFO LUTTES N°12

 

 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Capture d’écran 2018-04-18 à 18.21.01

Les chiffres du jour

• 1 cheminot sur 3 en grève
• 300 cheminots en colère accueillent et interpellent Emmanuel Macron à Saint-Dié-des-Vosges
 158 cheminots ont rejoint la CGT depuis le 03 avril 2018

Gouvernement et majorité parlementaire œuvrent au quotidien pour remettre en cause notre modèle de société.
Des cadeaux pour le patronat, les plus riches dits « les 1ers de cordée », des réformes régressives pour les autres.
Ces dernières semaines, des initiatives revendicatives ont été organisées dans plusieurs professions, entreprises et territoires avec quelques succès à la clé sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail.

19 AVRIL 2018, GRÈVE ET MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES

A l’appel de la CGT, de nombreuses manifestations sont organisées sur l’ensemble du territoire pour exiger :

  •  L’amélioration du pouvoir d’achat des actifs et retraités
  •  Le développement de l’emploi
  •  Des droits collectifs de haut niveau
  •  Le développement de l’industrie et des services publics.

Cette journée de mobilisation prend appui sur la multitude de luttes construites dans les territoires, dans les entreprises et services. Elle s’appuie bien-sûr sur la lutte des cheminots.
De nombreux appels à la grève et aux manifestations sont lancés par les fédérations de la CGT, telles celles des industries chimiques, de la santé et action sociale, des postes et télécommunications, des commerces et services, de la construction, des services publics, des transports, des mines et énergie, du spectacle, de la métallurgie, des syndicats maritimes, des organismes sociaux, de l’agroalimentaire, de l’équipement et environnement.
Une journée qui doit compter dans le paysage social comme une première étape dans le processus de convergence des luttes initié par la Confédération CGT.

La Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à se mettre en grève et à participer aux manifestations. […]

 

CHEMINOTS CONTRACTUELS – AU CADRE PERMANENT : POUR UN STATUT À LA HAUTEUR DES EXIGENCES DU MONDE FERROVIAIRE !

Réforme ferroviaire

 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Un chemin de fer nécessite une solidarité, une cohésion et une complémentarité des cheminots et non une compétition entre agents qui pousse à l’externalisation, à la filialisation comme au Fret, à la sous-traitance.

Les Présidents du Groupe Public Ferroviaire, fers de lance du projet gouvernemental « nouveau pacte ferroviaire », ont annoncé vouloir discuter « d’un nouveau pacte social d’entreprise ».

Il s’agirait, « grâce à l’excellence de nos agents, d’engager la SNCF dans une profonde transformation pour être en 2020 armés face à la concurrence et être demain plus que jamais un champion national et international du ferroviaire ».

Pour cela, toujours dans le dogme de la réduction du « coût » du travail et du moins disant social, les directions des activités seraient confortées dans leurs choix : le recours aux entreprises privées, la poursuite de la destruction des emplois au Fret comme au Voyageurs, l’embauche exclusive de contractuels.

Si la fin des recrutements au Statut reprise dans le texte du projet de loi, présentée par le Premier Ministre, ne peut qu’accentuer un double statut – pour lequel la CGT est opposée – l’objectif avoué est d’instaurer et de généraliser « un cadre contractuel » qui « développe des trajectoires et des parcours individualisés », « détecte des talents capables de se mettre au service de l’entreprise » au détriment de l’intelligence, des savoirs, de l’expérience, des savoir-faire et des compétences.

L’employabilité qui transfère la responsabilité de l’entreprise sur les cheminots, la polyvalence des métiers qui représente la recherche absolue de la plus forte rentabilité, c’est l’existence même des emplois, tant en volume que dans leur nature, qui est en jeu.

Assurer une chaîne de production qui soit conforme à l’attente des usagers exige des personnels qui ne soient pas soumis à l’emploi instable, à la profitabilité de leur travail, à un contexte d’incertitudes.

Le statut des cheminots est facteur d’une bonne gestion de la maîtrise industrielle et d’efficacité du service public. Il protège les carrières et les emplois qui certifient les rémunérations et donnent aux cheminots les moyens de contrôle et d’intervention.

Au 31 décembre 2016, dernier bilan social du GPF, l’effectif réel était de 148 919 cheminots dont 14 697 contractuels.

La CGT attend encore une vraie négociation pour que tous les cheminots PS25 ou au Cadre Permanent, femmes ou hommes, bénéficient des mêmes droits fondamentaux.

A travail égal, salaire égal, conditions sociales égales.

La CGT porte des revendications pour les cheminot-e-s contractuel-le-s :
• Elargir l’accès au statut – c’est par exemple ce qui a été fait dans le cadre de l’accord 35 heures où 2 500 contractuels ont pu y entrer ;
• Avoir une rémunération équivalente, un déroulement de carrière similaire et reconnaître l’ancienneté – cela permettrait également une retraite plus décente ;
• Améliorer la protection sociale – santé, famille, vieillesse – logement et facilités de circulation.

Affirmer une meilleure égalité de traitement, c’est le moyen de protéger le statut de cheminot qui octroie des droits mais aussi lui confère des devoirs afin de garantir l’adaptabilité et la continuité du service public.

Ce dont a besoin le pays, c’est d’une entreprise publique qui assure sur l’ensemble du territoire une qualité de service – sécurité des circulations, des personnes, sûreté, régularité, confort, information – un accès à chacun et respectueuse de l’environnement.

Ces obligations et contraintes imposent un statut social qui défend la sécurité de l’emploi, la prévoyance et la retraite, unit les cheminots et fait de l’entreprise une entité.

PLUS FORTS NOUS SERONS, PLUS NOUS Y ARRIVERONS, ENSEMBLE !

 

UNE STRATÉGIE COUSUE DE FIL BLANC !

Réforme ferroviaire

 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le 16 avril 2018, le Premier Ministre a dévoilé sa stratégie de privatisation en annonçant la filialisation de FRET SNCF, dès 2020.

Dans la ligne de mire, le contenu des métiers, l’organisation du travail, les parcours professionnels, le cadre social, le devenir des cheminots du FRET et du transport de marchandises par le fer.

L’annonce de la recapitalisation et de la filialisation de FRET SNCF par le Premier Ministre, immédiatement relayée par la Direction de SNCF Mobilités, reflète parfaitement la stratégie gouvernementale de mettre en oeuvre une réforme qui méprise et piétine la sécurité, le service public et les cheminots.

Alors que la mobilisation des cheminots s’étend, le Gouvernement et la Direction s’associent pour distribuer les mauvais coups et tracent les contours de la privatisation de FRET SNCF.

A chaque jour, son lot de désinformations, d’intimidations et de campagnes de promotion du projet gouvernemental de réforme.

L’annonce de la filialisation du FRET participe donc à cette stratégie où les réformes sont présentées comme inéluctables afin de peser sur la mobilisation des cheminots.

Cependant, personne n’est dupe ! Et certainement pas les cheminots du FRET qui ont bien l’intention de ne plus subir ces orientations plus néfastes les unes que les autres.

Concurrence et plans de relance : une déconstruction orchestrée du FRET !

Alors que FRET SNCF transportait 57,7 milliards de tonnes-kilomètres en 2000 avec une part modale de 17% des marchandises, il ne transportait plus que 32,6 Milliards de tonnes-kilomètres en 2016 avec une part modale de moins de 10%.

En l’espace de 8 ans, près de 60% des effectifs à FRET SNCF ont disparu. Plus de 8000 cheminots ont déjà vu leur emploi supprimé depuis 2009.

De nombreuses régions ont vu des bassins d’emploi entiers détruits par la disparition du transport de marchandises par le fer et de l’activité économique induite.

Les plans successifs (plans Véron, Marembaud…) ont, sous couvert d’une prétendue relance du FRET ferroviaire, entrainé des années de contraction de l’activité, « d’écrémage des trafics » et la fermeture de gares et de triages.

Quinze ans après la libéralisation du fret ferroviaire et l’ouverture à la concurrence, intervenues en 2003, jamais le rail n’a si peu transporté de marchandises.

Une vingtaine d’entreprises ferroviaires concurrentes sont présentes sur le territoire national. Toutes perdent de l’argent. Certaines ont même jeté l’éponge (Véolia Cargo, Combi West), d’autres ont engagé des suppressions massives d’emplois comme ECR…

Cette hégémonie du routier repose sur l’externalisation des coûts, le dumping social et une fiscalité avantageuse.

D’ailleurs, cette stratégie du tout routier, à laquelle participe la Direction SNCF (GEODIS, filiale à 100% SNCF), est assumée par la Ministre des Transports qui souhaite « dédiaboliser le transport routier ».

En réalité, le transport de marchandises par le fer souffre d’une réelle volonté politique et économique de le développer. La concurrence intermodale, largement faussée et injuste, dissuade toute mise en oeuvre d’une politique basée sur la complémentarité des modes de transport.

Les promoteurs de l’ouverture à la concurrence, tout comme ceux des « fameux » plans de relance, ont conduit le fret ferroviaire au bord du gouffre.

Un outil de production abîmé par une politique de casse

Depuis plus d’une décennie, la Direction de la SNCF n’a eu de cesse de restructurer en présentant à chaque fois ces restructurations comme des plans de développement.

10 ans après, le constat est édifiant : un appareil de production fortement amoindri par la fermeture de triages et de gares, l’abandon du wagon isolé en 2010 et une dette qui ne cesse de croître.

Le manque de moyens (humains, engins moteurs…) conduit régulièrement au renoncement de nouveaux trafics ferroviaires.

Quant aux cheminots, ils subissent au quotidien les suppressions d’emplois et la dégradation de leurs conditions de travail avec la multiplication des polyvalences, les formations minimalistes afin de réaliser des gains de productivité (VTE : Visite Technique d’Echange, OPF : Opérateur Production FRET…).

Un gain de productivité de près de 40% a été réalisé depuis 2011 et + 18 % pour la seule année 2017.

Dans la même veine, la Direction multiple les emplois précaires comme l’intérim et organise un véritable dumping social interne.

De plus, FRET SNCF utilise le digital, DIGIFRET, comme un accélérateur de suppressions d’emplois sans considérer les conséquences sécurité.

Ainsi, le développement de « wagons connectés » menace directement les opérations d’essais de frein et les emplois afférents.

De la filialisation vers la privatisation

Pourtant, Direction et Gouvernement ne comptent pas s’arrêter là dans leur travail de destruction ferroviaire.

Ainsi, les annonces de recapitalisation et de filialisation sont présentées comme une opportunité économique.

En réalité, il s’agit pour le Gouvernement de créer les conditions de privatisation sous prétexte de prétendues injonctions européennes qui contraindraient la SNCF à céder des parts d’actifs.

Plus qu’un énième plan FRET, il s’agit d’une stratégie du renoncement et de privatisation de FRET SNCF condamnant tout développement du transport ferroviaire de marchandises.

AGIR pour NE PAS SUBIR !

Pour la CGT, il est grand temps qu’une véritable politique de développement du transport de marchandises par le fer soit engagée.

Il faut tourner le dos à cette logique mortifère, en gardant à l’esprit qu’on ne réussira pas un report modal en abandonnant tout au marché et à la concurrence, mais en favorisant au contraire une logique de service public.

Celle-ci passe inévitablement par :
✓ l’arrêt des projets de filialisation,
✓ la reprise du trafic de « wagons isolés »,
✓ le maintien, la réouverture et le développement des chantiers FRET et des triages,
✓ la dédicace de moyens (humains, matériels et financiers),
✓ son inscription dans le service public.

La CGT revendique que le FRET ferroviaire revienne sous contrôle de la puissance publique, dans le cadre d’une politique des transports multimodale, s’appuyant sur la complémentarité des modes et non leur mise en concurrence.

 

LA SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS ON LA DÉFEND !
TOUS ENSEMBLE, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

 

SAINT-DIE (VOSGES) : MACRON HUE PAR LA FOULE ET INTERPELLE PAR DES CHEMINOTS GREVISTES

Macron hué par la foule et interpellé par des cheminots dans les Vosges (VIDEOS)

Macron hué par la foule et interpellé par des cheminots dans les Vosges (VIDEOS)

© Vincent Kessler Source: AFP

Le président français Emmanuel Macron le 18 avril 2018 à Saint-Dié-Des-Vosges.

 

Emmanuel Macron a été pris à partie par des habitants de Saint-Dié-des-Vosges, ce 18 avril, lors de son déplacement dans la ville. De nombreuses huées se sont fait entendre, tandis que le président de la République a échangé avec des cheminots.

Le 18 avril, Emmanuel Macron s'est fait huer par la foule lors de son déplacement dans la ville de Saint-Dié-des-Vosges, comme le montrent des images captées par les caméras de BFMTV. Après avoir signé le livre d'or de la ville de Saint-Dié, le locataire de l'Elysée a arpenté l'artère principale de la commune. De nombreux sifflets et huées ont alors retenti, notamment de la part de cheminots qui contestent la réforme du ferroviaire public.

BFMTV@BFMTV

Emmanuel Macron interpellé et hué lors de son déplacement à Saint-Dié dans les Vosges

 

Plusieurs cheminots qui se trouvaient près de la mairie l'ont ensuite interpellé, un dialogue s'engageant ensuite avec Emmanuel Macron.

BFMTV@BFMTV

"Vous croyez que je pourrais conduire un train à 65 ans?". Emmanuel Macron interpellé par un cheminot à Saint-Dié

 

A un cheminot qui exprimait son inquiétude de devoir conduire un train jusqu'à 65 ans, sans avoir l'assurance de ne pas être licencié avant, le locataire de l'Elysée a répondu : «La SNCF est aujourd'hui plus protectrice que la fonction publique», rappelant que le licenciement n'y était pas possible. «Présentez-moi le dernier qui s'est fait virer ! [...] Y compris pour faute, ils ne sortent pas de la boîte !», a poursuivi le chef de l'Etat.

Emmanuel Macron est en déplacement dans les Vosges durant plus de deux jours. Il s'est rendu à Epinal et Saint-Dié, ce 18 avril, deux communes retenues par le gouvernement pour son plan «Action cœur de ville».

Les cheminots ont entamé ce 18 avril leur quatrième épisode de grève depuis début avril, au lendemain du vote en première lecture à l'Assemblée du projet de réforme sur la SNCF.

https://francais.rt.com/france/49965-deplacement-saint-die-vosges-macron-hue


 

SCIENCESPO PARIS, L'ECOLE QUI A FORMEE MACRON EST OCCUPEE ET EN GREVE RECONDUCTIBLE

SciencesPo Paris occupé «contre la dictature macronienne»

SciencesPo Paris occupé «contre la dictature macronienne»

© RT France

Des étudiants de SciencesPo Paris ont rejoint le mouvement de protestation contre la loi de réforme de l'accès à l'université et ont bloqué l'entrée de l'établissement, le 18 avril

 

Des étudiants de SciencesPo Paris, l'institut où a été formé Emmanuel Macron, ont rejoint le mouvement de protestation contre la réforme de l'accès à l'université et occupent leur établissement. Un action qu'ils jugent «fortement symbolique».

«Bloquons la fabrique à élites» : des étudiants de SciencesPo Paris ont annoncé via un communiqué avoir voté dans la nuit du 17 au 18 avril l'occupation de leur école lors d'une assemblée générale. Ils ont déployé plusieurs banderoles sur la devanture du bâtiment, s'érigeant notamment «contre la dictature macronienne».

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Remy Buisine@RemyBuisine

Paris - Debut d’occupation dans un bâtiment de (27 Rue Saint Guillaume) après le vote en AG en faveur d’un blocage ce mardi soir.

Environ 100 étudiants à l’intérieur et installation de plusieurs banderoles sur les fenêtres du bâtiment en cours.

 

S'inscrivant dans le sillage et en solidarité du mouvement de blocage de plusieurs universités à travers la France pour protester contre la réforme de l'accès à l'enseignement supérieur, les étudiants-bloqueurs de SciencesPo Paris ont insisté sur la portée «fortement symbolique» de leur action. Antichambre de l'ENA, la grande école a été fréquenté par de nombreux députés de la majorité ainsi que par Emmanuel Macron lui-même, rappellent ainsi les étudiants dans leur communiqué.

SciencesPo Paris occupé «contre la dictature macronienne»© RT France Source: AFP

Façade de SciencesPo Paris

Cette occupation par une centaine d'étudiants, qui se veut «pacifique» et «reconductible», se poursuivait dans la matinée du 18 avril dans une ambiance bon enfant, selon un journaliste de BFM TVprésent sur place. «On ne laisse pas rentrer les étudiants dans le bâtiment par mesure de sécurité. Les cours qui y étaient prévus ont été reprogrammés ailleurs», a confirmé la direction de la grande école auprès de l'AFP.

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meuf cool et vnr@mesuredespleen

entre dans la lutte, l'entrée principale du 27 rue Saint Guillaume et l'amphithéâtre Boutmy bloqués.

 

Le mouvement de protestation étudiants se durcit en son centre névralgique, à la faculté de Tolbiac à Paris. Georges Haddad, le président de l'université Panthéon-Sorbonne dont fait partie Tolbiac, a de nouveau réclamé le 17 avril l'intervention des forces de l'ordre sur le site, transformé selon lui en «capharnaüm» par les bloqueurs. Il y a notamment dénoncé une situation «pré-insurrectionnelle» où sont présents «la violence, la drogue, le sexe». Un état des lieux contesté par les occupants, qui ont jugé ses propos mensongers et diffamatoires.

Lire aussi : «Convergence des luttes» : étudiants, cheminots, postiers... marchent ensemble (PHOTOS, VIDEOS)

https://francais.rt.com/france/49964-sciences-po-paris-bloque-grogne-etudiants-prend-dimension-symbolique


 

COMBIEN COUTE PAR JOUR L'EVACUATION DE LA ZAD DE NOTRE-DAME-DES-LANDES AUX VACHES A LAIT QUE SONT LES CONTRIBUABLES ?

Combien coûte l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes par jour à l'Etat ?

Combien coûte l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes par jour à l'Etat ?

© Pascal Rossignol Source: Reuters

Illustration : des policiers déployés à Notre-Dame-des-Landes

 

Au moins 3 000 militaires et policiers déployés, un hélicoptère en rotation : l'opération d'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes n'est pas finie. Et la facture finit par être salée pour le gouvernement.

Selon la radio du service public France Interla tentative d’évacuation forcée de la «Zone à défendre» (ZAD) à Notre-Dame-Des-Landes, est la plus importante opération de maintien de l’ordre en France métropolitaine depuis mai 1968. Depuis le début de l'opération le 9 avril dernier, elle aurait déjà coûté près de 3 millions d’euros, soit 300 000 euros par jour. 

La plus grande part de ces frais correspond à l’indemnisation des forces dépêchées sur place. Avec 25 escadrons de gendarmerie et sept compagnies de CRS, elles représentent près de 3 000 militaires et policiers qui se relaient depuis plus d’une semaine à Notre-Dame-des-Landes, mais aussi à Rennes et à Nantes. Le coût de leurs indemnités journalières est de 40 euros par personne, soit environ 120 000 euros en tout.

Lire aussi

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Notre-Dame-des-Landes : les zadistes se renforcent, les heurts persistent (REPORTAGE)

Il faut ajouter à cela les repas et l'hébergement, soit un peu plus de 150 000 euros par jour, et le matériel, un hélicoptère coûte 1 500 euros par heure de vol, pour un fonctionnement d'une heure par jour en moyenne. Les munitions coûtent entre 30 euros et 50 euros pièce selon le type de grenade, et les gendarmes en ont envoyé au moins 1 500 depuis le début de l'opération.

Dans les frais doivent être également inclus les soins pour les gendarmes blessés, près de 70, dont certains gravement par des bombes artisanales ou des jets d’acide. Et les opérations d'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ne sont pas terminées.

https://francais.rt.com/economie/49951-combien-coute-evacuation-zad-notre-dame-des-landes-etat


 

LE "M'AS-TU VU" MACRON DIT QU'IL N'A PAS DECLARE LA GUERRE A AL-ASSAD. DEPUIS QUAND LES BOMBARDEMENTS SONT DES CARESSES ?

Macron dit qu’il n’a pas déclaré la guerre à Al-Assad. Depuis quand les bombardements sont des caresses ?

 Depuis 2 heures  18 avril 2018

 Amérique et Europe - France

 

Si Macron voulait vraiment le bien des Syriens, il commencerait par lever les sanctions économiques contre leur pays

La nuit dernière, les Français ont suivi une interview télévisée de leur Président Emmanuel Macron, prévue avant l’agression tripartite contre la Syrie à l’occasion de l’anniversaire de sa première année au pouvoir. Bien entendu, le début de l’entretien ou de « l’interrogatoire » s’est concentré sur la décision du Président d’attaquer la Syrie sans mandat des Nations-Unies ni légitimité internationale. Il a répondu que l’histoire jugerait cette décision. Il a même considéré que la Russie était responsable de la prétendue attaque et l’avait couverte. Il a mentionné des traces de chlore « pouvant être attribué au régime » sans toutefois parler du gaz sarin ou d’autres produits chimiques. Il a ajouté que la France s’était appuyée sur des preuves et des affirmations de ses services et de ceux de ses alliés.

Quand on lui a demandé quels étaient les cibles de ce bombardement en Syrie, il a répondu qu’il y avait eu une cible commune avec les Américains et que la France avait bombardé seule un centre de recherche chimique à Berzeh, près de Damas.
L’histoire jugera

Ce centre, si Macron dit vrai, est le Centre des recherches et des sciences, que la France a contribué à construire dans les années soixante-dix. La plupart des professeurs et des chercheurs français l’ont visité et y ont enseigné à des étudiants syriens plus tard envoyés dans les universités françaises pour poursuivre leurs études supérieures. Macron n’a pas évoqué cela, il s’est contenté de dire que l’histoire jugera mais nous parlons d’une histoire proche, très proche.

Au niveau diplomatique, le Président français s’est empressé de parler d’un « plan de paix en Syrie après les frappes militaires. Nous devons montrer que l’opération militaire va mener à la paix et je veux construire un processus de paix. Les Russes ont compris que nous faisions ce que nous disions avec notre ligne rouge. Nous avons aussi réussi à créer une faille dans le rapprochement russo-turque puisque les Turcs ont soutenu l’opération ».

Macron a donc la conscience tranquille et n’a pas mené une guerre contre Al-Assad puisque « les Russes et les Syriens eux-mêmes ont reconnu qu’il n’y avait pas de victimes ». S’il a déclenché une guerre, il est comme dans la chanson française « tout va très bien, madame la marquise », qui remonte au début du XXème siècle : une marquise était en communication avec le gardien de son château et lui demandait comment allait sa demeure. Le château et ses étables brûlaient, les chevaux suffoquaient mais il lui a répondu que tout allait bien.
La Maison blanche a immédiatement démenti

Macron ne s’est pas contenté d’accuser les Russes de couvrir l’usage des armes chimiques mais a déclaré qu’il avait convaincu son allié Donald Trump de rester en Syrie : « Il y a dix jours, Trump a annoncé qu’il voulait se retirer de Syrie mais nous l’avons convaincu de rester plus longtemps ». La Maison blanche a immédiatement démenti, la nuit dernière.

Il est certain que ces déclarations vont provoquer des réactions en France, à Moscou et à Washington. Les Russes n’ont pas encore déterminé l’ampleur de la contribution française dans l’agression, tandis que Washington s’est contentée de remercier ses alliés français et britanniques pour une première salve de douze missiles puis une deuxième de neuf, lancés depuis Chypre. De plus, Macron n’a pas annulé sa visite programmée à Saint-Saint-Pétersbourg à la fin du mois et son entretien avec le Président Vladimir Poutine.
Paris veut retrouver sa place à la table des négociations

Il est certain que Paris veut retrouver sa place à la table des négociations quel qu’en soit le prix et faire renaître l’accord de Genève, après avoir perdu la main depuis l’arrêt du processus qui en a découlé.

L’initiative du jour est censée avoir donné « au régime et à ses alliés une leçon qu’ils n’oublieront pas » et la France devrait désormais pouvoir imposer ses idées. Le représentant de Paris aux Nations-Unies, François Delattre, a proposé ce qui suit lors de la session précédant l’agression : « Premièrement : démantèlement du stock d’armes chimiques de la Syrie conformément au processus des Nations-Unies. Deuxièmement : mettre fin au terrorisme et à DAECH. Troisièmement : parvenir à un cessez-le-feu pour permettre l’acheminement des aides humanitaires (conformément à la décision 2401 sur la Ghouta orientale). Quatrièmement : adoption d’un plan de sortie de crise conformément à la décision 2254 et d’une décision des Nations-Unies au sujet la période transitoire ».

Voilà ce que veut la France, qui continue à parler de couloirs d’évacuation dans la Ghouta orientale alors que cette dernière a été entièrement libérée, que le drapeau syrien à deux étoiles a été hissé sur les bâtiments publics et que les écoliers et les mères des martyrs ont fêté la victoire.
Un métro de retard

Ne suivent-ils pas les événements sur le terrain ? N’ont-ils pas un métro de retard ? Les conseillers à l’Elysée et au Ministère des affaires étrangères n’ont-ils pas vu les photos des réconciliations à Douma, ni les stocks d’armes destinés à tuer les civils syriens pour lesquels la France viole la charte des Nations-Unies pour la première fois depuis la fin de la Société des Nations ? Voilà des années que la coalition bombarde Raqqa et ses habitants ainsi que l’armée syrienne à Deir Az-Zor pour « exterminer DAECH », mais il a fallu attendre l’intervention des Russes et de l’armée arabe syrienne pour que DAECH et le terrorisme disparaissent en deux mois !

Alors que les Français, eux, ont détruit toutes les infrastructures de Raqqa, plus de douze ponts sur la barrage de l’Euphrate au nom de la liberté, de la démocratie et de la sécurité du peuple syrien.
La France veut faire de la Syrie un deuxième Irak

Le processus des Nations-Unies pour surveiller l’arsenal chimique syrien nous rappelle ce qu’ils ont fait en Irak, avec le bal des délégations, mais je ne m’attarderai pas là-dessus car l’histoire est connue. La France veut faire de la Syrie un deuxième Irak mais elle n’y parviendra pas !

Pourquoi la France ne montre pas sa bonne volonté en levant les sanctions européennes contre la Syrie et les Syriens, incluant entre autres des médicaments et des pièces de rechange nécessaires aux hôpitaux ?

roula_zein

Qu’Emmanuel Macron, qui fait ce qu’il dit, nous prouve qu’il ne mène pas une guerre contre Al-Assad en commençant par lever les sanctions contre le peuple syrien !

Par Roula Zein, écrivaine syrienne résidant à Paris.
Sources : Ar-Raï Al Youm : édition électronique londonienne arabophone ;  traduit par Actuarabe

https://french.almanar.com.lb/860572


 

UNE BATAILLE DU RAIL POUR LE BIEN COMMUN ! UNE GRÈVE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Grève à partir du 3 et 4 avril 2018
                            Lire la suite

 

UNE BATAILLE POUR LE BIEN COMMUN ! 

UNE GRÈVE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Le projet de réforme de la SNCF cristallise les enjeux idéologiques et sociétaux autour de la conception même d’un service public et par-delà le choix de société dans laquelle nous voulons vivre.

La France, soumise à la doxa libérale européenne au travers des politiques d’austérité menées par les différents gouvernements ces dernières années, n’a eu de cesse de remettre en cause les missions de service public et le statut des entreprises publiques.

Après la privatisation d’Air France, de France Télécom, d’EDF et GDF, c’est notre entreprise qui est aujourd’hui dans le collimateur des tenants du libéralisme économique avec, en tête, le président des riches, ex banquier.

Face aux grands enjeux d’avenir, la situation de la SNCF appelle légitimement à renforcer le service public ferroviaire et non à le livrer en pâture aux marchés financiers dont l’intérêt ne réside que dans la captation des richesses et l’atteinte d’objectifs de rentabilité, en totale opposition avec le sens et les valeurs du Service Public dont la sécurité, la préoccupation sociale, environnementale, et la réponse aux besoins prévalent sur toutes autres considérations.

La bataille du rail que nous menons n’est pas une bataille des « privilégiés de cheminots ». C’est, au contraire, une bataille de l’intérêt général, pour le service public ferroviaire, pour permettre aux usagers de circuler dans des conditions de sécurité optimales et d’être accueillis dans nos trains et dans nos gares, pour la remise en état des voies et ne pas fermer 9 000 km de lignes, pour que le fret soit enfin mis au service de l’écologie et non des intérêts financiers, une bataille clairement pour le bien commun, le bien de la nation.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots travaille chaque jour à convaincre l’ensemble des cheminots d’entrer dans le mouvement de grève pour gagner sur leurs revendications.

http://www.cheminotcgt.fr/