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ELECTIONS EUROPEENNES : UNE RECOMPOSITION POLITIQUE AU SERVICE DU GRAND CAPITAL

Élections européennes : Une recomposition politique au service du grand capital

     La première caractéristique des élections qui viennent de se tenir dans les 28 pays de l’Union Européenne (UE), c’est le fort taux d’abstention. En effet, la participation varie fortement d’un pays à l’autre. Elle est de 89 % en Belgique où le vote est obligatoire, elle est seulement de 22,7 en Slovaquie. 
Dans l’ensemble, la participation est en augmentation. Elle passe pour l’UE de 42,5% en 2014 à 51 % en 2019. Cependant, Neuf pays n’atteignent pas les 40 %. La France se situe dans la moyenne de l’UE.

La deuxième caractéristique, c’est que les situations nationales ont fortement joué sur les résultats et cela a été tout particulièrement vrai en France
Dans de nombreux pays importants de l’UE, Angleterre, France, Italie, les partis d’extrême- droite arrivent largement en tête avec respectivement 31,6 ; 23,3 et 34,7 % des voix. Ils absorbent un mécontentement populaire qui s’est déjà traduit dans d’autres élections : Brexit, élection présidentielle et législative. 
Dans de nombreux autres pays l’extrême-droite progresse sans obtenir des résultats qui la mettent en capacité de jouer encore un rôle de premier plan. En Pologne le parti au pouvoir que l’on peut qualifier d’extrême-droite obtient 46 % des voix, en Hongrie il atteint 53 % des voix. Ces deux partis s’ils se disent opposés à la ligne de l’UE, se distinguent par leur politique nationaliste et anti-immigration. 
Au bilan les uns et les autres, fidèles membres de l’alliance impérialiste qu’est l’OTAN, comme d’ailleurs les autres membres de l’UE, servent bien les intérêts du capital.
     Avec des situations variables suivant les pays, par exemple le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol se place et de loin à la première place avec 32,1 % des voix, la plupart des partis sociaux-démocrates qui contrôlent le parlement européen de concert avec le Parti Populaire sont en recul. Ainsi le Parti Social-démocrate en Allemagne n’arrive qu’en troisième position avec 15,8 % des voix. Il en va de même des partis « conservateurs » qui assument depuis longtemps, avec ou en alternance avec la social-démocratie le pouvoir, payent ainsi une impopularité liée au mécontentement que génère ces politiques.
Dans la partie ouest de l’Europe, les écologistes font une avancée significative, souvent sur le dos de la social-démocratie. Ils entrent dans l’équation gouvernementale de la gestion future du capital en s’appuyant sur la campagne incessante et lancinante visant à persuader, en particulier la jeunesse, que le « péril environnemental » contraint à des politiques d’austérité renforcées. Le capital qui investit beaucoup dans l’écologie politique voit là une possible alternative sans danger pour lui.
     Pour les partis communistes et dit de « Gauche Radicale » qui ont renoncé à la lutte des classes et se fondent dans le moule de l’UE en voulant la « réformer », ces élections sont un échec cuisant. C’est vrai en France pour le PCF et la France Insoumise, mais aussi en Espagne ou l’alliance Podemos-Gauche Unie passe de 18 % à 10 % et en Allemagne ou Die Linke passe de 7,7 à 5,5%. Ces résultats montrent l’impasse dans laquelle sont engagés ces partis. 
    En Grèce ou le parti au pouvoir s’effondre, le Parti Communiste de Grèce (KKE) joue son rôle de parti révolutionnaire, les résultats sont, malgré une situation complexe, positifs. Ce parti retrouve les deux sièges qu’il avait dans la précédente mandature et les élections municipales qui avaient lieu en même temps que les élections européennes confirment largement ce résultat.
    Si donc des changements sont observés dans la composition du parlement européen et donneront lieu à des tractations pour le partage des postes, ne doutons pas que le grand capital monopoliste n’a rien à craindre. 
    Pour nous, la lutte continue. C’est celle de combattre l’Europe capitaliste et son bras armé qu’est l’alliance impérialiste de l’OTAN. Nous le ferons avec tous ceux qui en Europe partagent ce combat.

Bimestriel N°131

https://www.sitecommunistes.org/index.php/elections/europeennes/507-elections-europeennes-une-recomposition-politique-au-service-du-grand-capital


 

ACTE 29 DES GILETS JAUNES : LE MOUVEMENT NE S'ESSOUFFLE PAS

Les Gilets jaunes toujours dans la rue pour l’acte 29 de la mobilisation

Sat Jun 1, 2019 2:50PM

Manifestation des Gilets jaunes, le 1er juin 2019, à Paris. ©AFP

Manifestation des Gilets jaunes, le 1er juin 2019, à Paris. ©AFP

Les Français ont manifesté ce 1er juin pour le 29e samedi d’affilée. Si la mobilisation hebdomadaire semble diminuer en nombre, des milliers d’irréductibles continuent de battre le pavé tandis que d’autres se tournent vers d’autres actions.

Selon RT, quelques centaines de Gilets jaunes sont rassemblés sur la pelouse, place de la Nation à Paris, dans une ambiance détendue. « Justice sociale, justice fiscale », « anti, anti, anti-capitaliste », pouvait-on notamment entendre dans le cortège, qui comptait 2 100 manifestants selon le ministère de l’Intérieur. 

Malgré l’interdiction faite par la préfecture de police de Paris aux Gilets jaunes de défiler sur les Champs-Élysées, certains manifestants ont essayé d’échapper aux forces de l’ordre pour rejoindre la célèbre avenue. 

Répondant à RT France, Jérôme Rodrigues, figure emblématique des Gilets jaunes, reconnaît un essoufflement du mouvement lors des manifestations du samedi mais pense que l’éveil des consciences qu’il a suscité, lui, est loin d’être éteint, bien au contraire. Il reste confiant sur l’éventualité d’une remobilisation prochaine.

Acte 27: Paris secoué, Macron désavoué

Acte 27 : Paris secoué, Macron désavoué

Six mois après la première mobilisation des Gilets jaunes en France, l’acte 27 des protestations a été organisé à Paris, Lyon, Toulouse, Reims et beaucoup d’autres villes françaises.

Devant cette baisse substantielle, les Gilets jaunes veulent diversifier les actions pour continuer à peser sur le gouvernement. Le blocage des raffineries fait partie des plans discutés actuellement au sein du mouvement. Ainsi le 31 mai, une soixantaine de Gilets jaunes, venus de toute la Charente-Maritime ainsi que de Niort et de Cognac, ont bloqué partiellement le dépôt pétrolier de La Pallice à La Rochelle avant d’être délogés en début d’après-midi.

Les Gilets jaunes espèrent également se remobiliser cet été. « On va essayer d’organiser des rassemblements sur les plages, les lieux touristiques et les péages au moment des départs en vacances pour rester visibles », a expliqué à l’AFP Jérôme Rodrigues.

Les Gilets jaunes se réunissent également pour l’acte 29 en région, incluant Toulouse, Bordeaux, Dijon, Montpellier et Lyon.  

À Toulouse, les tensions sont vives entre manifestants et forces de l’ordre. Les Gilets jaunes toulousains, dont beaucoup ne portent d’ailleurs pas de gilet, ont défilé « pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ».

Dans une interview donnée au Parisien, le procureur de Paris, Rémy Heitz, fait savoir que 174 enquêtes impliquant des forces de l’ordre pour des soupçons de violences ont été ouvertes depuis le début du mouvement des Gilets jaunes.

« Toutes ces procédures vont être analysées avec beaucoup d’attention. Il y aura des classements sans suite. Il y aura aussi des renvois de policiers devant le tribunal correctionnel d’ici la fin de l’année », a-t-il assuré. Pour l’heure, toutefois, aucun policier ou gendarme n’a encore été mis en examen.

Acte 28: même le colis piégé ne fait pas peur!

Acte 28 : même le colis piégé ne fait pas peur !

À la veille des élections européennes, les plus grandes manifestations des Gilets jaunes se déroulent à Paris et à Amiens, ville natale d’Emmanuel Macron.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/06/01/597482/Acte-29-le-mouvement-ne-sessouffle-pas


 

FEDERATION CGT DES CHEMINOTS : LE 4 JUIN 2019, SOYONS NOMBREUX À PARIS ! PLUS QUE JAMAIS, USAGERS ET CHEMINOTS DOIVENT SE BATTRE !

Manifestation contre la réforme ferroviaire

 

LE 4 JUIN 2019, SOYONS NOMBREUX À PARIS !

 

PLUS QUE JAMAIS, USAGERS ET CHEMINOTS DOIVENT SE BATTRE !

affiche

La mise en place de la réforme ferroviaire se fait à marche forcée. La direction de la SNCF met en avant son pacte d’entreprise qui se décline en suppression de guichets, de l’escale, des contrôles à bord, des contrôleurs tout court sur certaines lignes, en externalisations des taches, sans parler des autorisations de départs qui sont aussi sur la sellette. Un véritable « rouleau compresseur » face auquel on pourrait penser qu’il n’y a pas grand-chose à faire.

Pourtant, le rapport de force s’organise et, par endroits, bon nombre de luttes sont gagnantes sur le maintien de guichets, de contrôleurs, l’embauche d’intérimaires au statut, la réinternalisation de charge de travail…

Après des élections européennes au parfum nauséabond, le Gouvernement tente de jouer la carte de la fermeté. Mais les usagers ne sont pas dupes. Fermetures de guichet, de gare, de ligne, transfert par bus… ne riment pas avec service public. La loi pour un nouveau pacte ferroviaire a été votée en 2018 sur des mensonges tant pour le service dû aux usagers que pour les garanties de protection sociale des cheminots.

L’engagement de l’Etat sur une CCN de haut niveau est un leurre, les dizaines de réunions qui se sont tenues depuis le conflit le démontrent. Quel crédit donner à notre direction et à ce Gouvernement ?
Seul le rapport de force pourra permettre de gagner un service public de qualité qui mêle offre, égalité de traitement, péréquation tarifaire, réalisé par une entreprise publique.

Pour y parvenir, le 4 juin 2019 les cheminots battront le pavé à Paris, de la Place d’Italie à la gare Montparnasse !

http://www.cheminotcgt.fr/


 

TEXTE ECRIT ET PRONONCE PAR JEAN FERRAT SUR LA PLACE D’ANTRAIGUES LE 16 AOUT 1997 AU COURS DU BANQUET REPUBLICAIN.

 

TEXTE ECRIT ET PRONONCE PAR JEAN FERRAT SUR LA PLACE D’ANTRAIGUES LE 16 AOUT 1997 AU COURS DU BANQUET REPUBLICAIN.

 

«Il m’est intolérable en effet de savoir  qu’ici même à Antraigues qui eut dès 1789  deux députés du Thiers-Etat, élus à la Convention, Antraigues dont le passé rebelle et républicain a toujours été sans faille.

Antraigues, centre de la Résistance au nazisme, il m’est intolérable  que 10% de mes concitoyens votent pour le contraire des idées de justice, de solidarité, de fraternité qui sont l’essence même de notre histoire et de la civilisation.

Alors je me suis dit que nous n’avons pas fait ce qu’il fallait . Qu’il faudrait faire autre chose, qu’il faudra faire autrement.

Je ne me résous pas au rejet, à l’exclusion.

Je ne me résous pas à la haine.

Je ne me résous pas à la bêtise, au désespoir.


Ma présence ici ce soir, parmi vous, n’a d’autre signification que de vous convaincre et de vous assurer que pour les combattre, je serai toujours à vos côtés ! »


 

PLAN SOCIAL DE GENERAL ELECTRIC : LE "PROLO" MACRON "EXTRÊMEMENT VIGILANT"... MALGRÉ SES PROMESSES NON TENUES

Plan social de General Electric: Macron «extrêmement vigilant»... malgré des promesses non tenues ?

Plan social de General Electric: Macron «extrêmement vigilant»... malgré des promesses non tenues ?

© FREDERICK FLORIN Source: AFP

Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie et de l'Industrie le 28 mai 2015 (image d'illustration).

 

Acteur majeur du rachat de la branche énergie d'Alstom par General Electric, Emmanuel Macron s'est dit «extrêmement vigilant» sur les engagements du groupe américain alors même que celui-ci vient d'annoncer 1 000 suppressions de postes à Belfort.

Après avoir officiellement racheté la branche énergie d'Alstom en 2015, le groupe General Electric (GE) a annoncé, 48 heures après la tenue des élections européennes en France, 1 000 suppressions d'emplois sur le site de Belfort, en Bourgogne-Franche-Comté, notamment dans la division des turbines à gaz qui pourrait perdre 792 de ses 1 900 postes.

Alors qu'il a largement contribué, tant au ministère de l'Economie qu'au cabinet de la présidence de François Hollande, au rachat de la branche énergie d'Alstom par le groupe américain en 2015, Emmanuel Macron s'est exprimé le 28 mai depuis Bruxelles, affirmant être «extrêmement vigilant pour que tous les engagements qui ont été pris par Général Electric soient tenus».

RT France@RTenfrancais

 

, qui vient de racheter , va supprimer près de 800 emplois en Francehttps://francais.rt.com/economie/13771-general-electric-supprime-800-emplois …

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«Une phrase bien étrange car pour l'heure, le moins qu'on puisse dire, c'est que General Electric n'a pas tenu ses promesses, particulièrement en termes d'emploi», confie à RT France le journaliste David Gendreau, co-réalisateur du documentaire Guerre fantôme, qui retrace l'histoire du fameux rachat et des enjeux qu'il recouvre.

Des engagements tout sauf tenus ?

De fait, sous la présidence Hollande, c'était plutôt la promesse de créations d'emplois qui avait été, entre autres, mise en avant comme un argument pouvant justifier l'opération de rachat de General Electric.

Or, loin d'être tenue, la promesse de GE en termes d'emploi a fait place aux plans sociaux en France, en témoignent par exemple les suppressions de postes annoncées en octobre 2017 sur le site de Grenoble, où étaient fabriquées des turbines hydrauliques pour les barrages. Le 14 juin 2018, Bercy annonçait d'ailleurs avoir été informé par le groupe américain qu'il ne tiendrait pas son engagement de créer 1 000 emplois en France d'ici la fin de l'année.

Lire aussi : Alstom : la saga du rachat par l'américain General Electric en quelques dates

«Fermer des sites, c’est renoncer à du savoir-faire sur des produits de très haute précision», déplore David Gendreau, ajoutant qu'en plus des suppressions d'emplois déjà annoncées, «des secteurs sont aujourd'hui menacés, comme l'éolien offshore». De fait, au mois d'avril 2019, GE annonçait vouloir abandonner deux des trois parcs éoliens prévus au large des côtes françaises pour lesquels il s'était engagé. «Encore un engament non tenu», commente le journaliste.

Libération@libe

 

Les promesses de General Electric dans l'éolien en mer, c'était du vent http://dlvr.it/R30rwp 

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Ravages industriels, modestes sanctions ?

David Gendreau dénonce aujourd'hui la trajectoire suivie par le conglomérat américain. «Ils ont acheté en bloc et désossé au fur et à mesure, pour ne prendre que ce qui les intéresse», regrette-t-il, reprochant à GE de vouloir maquiller une mauvaise gestion financière du groupe : «Ils font en sorte de tout mettre sur le dos d’Alstom et des Français alors qu'une grosse partie de leurs problèmes financiers vient des difficultés de leur filiale GE capital, qui a subi d'énormes pertes en 2007».

Il y a des répercussions sur des sous-traitants qui font vivre des régions entières.

Quant aux différents plans sociaux annoncés par le groupe en France, David Gendreau regrette également des conséquences qui vont au delà des suppressions de postes dans l'entreprise : «GE se désengage des secteurs qu’avaient développés Alstom. Il y a des répercussions sur des sous-traitants qui font vivre des régions entières.»

Lire aussi

Des employés d'une usine d'Alstom à Belfort en octobre 2017 (image d'illustration).

Un journaliste écrivant sur l'affaire Alstom victime d'un cambriolage troublant

Face à l'évolution de la situation, le gouvernement français s'est parfois félicité d'avoir sévi, en annonçant par exemple une amende de 34 millions d'euros pour punir le géant américain de ne pas avoir tenu son engagement à créer un millier d'emplois en France. «Le contrat avait prévu qu'il y ait une pénalité de 50 000 euros par emploi qui ne serait pas créé, donc ils devront les payer», déclarait alors le ministre français du Travail, Muriel Pénicaud, le 17 juin 2018.

Une amende «dérisoire» pour un chiffre d’affaires annuel de 100 milliards d’euros, avaient souligné les réalisateurs du documentaire Guerre fantôme, au lendemain de cette annonce.

Début février 2019, le ministère français de l'Economie et des Finances établissait finalement le montant de l'amende à 50 millions d'euros, celle-ci étant destinée à alimenter un «fonds de réindustrialisation»spécialement créé pour l'occasion.

Calendrier planifié ?

Alors que vient d'être révélé le projet de plan social du site de Belfort, plusieurs élus locaux et responsables politiques ont accusé l'exécutif français d'avoir fait différer l'annonce de General Electric pour qu'elle n'intervienne pas avant le scrutin européen.

Fabien Roussel@Fabien_Rssl

 


 

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1000 emplois supprimés par General Electric : l’histoire d’un piège américain et d’une trahison...

FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que General Electric annonçait ce 27 mai la suppression de 1000 emplois, Jean-Charles Hourcade revient sur l’affaire Alstom depuis son origine.

lefigaro.fr

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Des accusations que le gouvernement n'a pas tardé à réfuter : «On n’était pas plus au courant que les personnes concernées», a affirmé la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher, ce 29 mai sur France Info. «Le calendrier a bien été géré par le directeur de la branche française de General Electric, Hugh Bailey, c’est un proche de Macron», estime de son côté David Gendreau à RT France.

En tout état de cause, le dossier est délicat pour l'actuel locataire de l'Elysée. S'il affirme aujourd'hui être «extrêmement vigilant» au sujet des engagements du groupe américain en France, force est de constater que pour l'heure, GE n'a pas tenu des promesses qui ont été décisives pour le rachat de la branche énergie d'Alstom.

Fabien Rives

Lire aussi : Alstom-GE : le député Marleix (LR) saisit le parquet de Paris et met en cause Macron

https://francais.rt.com/economie/62577-plan-social-general-electric-macron


 

COMMENT UN OFFICIER FRANÇAIS A RÉVÉLÉ UN PROJET DE L'OTAN EN YOUGOSLAVIE A UN AGENT SERBE

Pierre-Henri Bunel avant la comparution devant le tribunal militaire

Comment un officier français a révélé un projet otanien en Yougoslavie à un agent serbe

© AFP 2019 JACK GUEZ

INTERNATIONAL

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À l’automne 1998, le chef de cabinet du représentant militaire français à l'Otan transmettait des documents secrets relatifs au projet de frappes en Yougoslavie au Serbe Jovan Milanovic. Dans un entretien à Sputnik, ce dernier retrace le chemin détaillé de cette opération qui a fait de lui un héros national, mais a envoyé en prison le Français.

Par une soirée d’automne 1998, l’agent serbe Jovan Milanovic quittait son logement à Bruxelles avec deux sacs-poubelle bien remplis. Sur les papiers mâchés dissimulés à l’intérieur de l’un d’entre eux, était inscrit le projet d’opération de l’Otan en Yougoslavie. Malgré ses pires craintes, ni lui, ni sa taupe – l’officier français Pierre-Henri Bunel – ne seront arrêtés et dès le lendemain, le contenu des documents sera transmis à Belgrade, ce qui, comme il l’assure, permettra de torpiller les projets de l’Alliance de démarrer l’offensive dès l’automne de l’année en question. L’enquête déterminera la source de cette fuite et le Français sera dégradé et condamné par un tribunal militaire à cinq ans de prison, dont trois avec sursis. Lors du procès, il affirmera qu’il avait agi «sur ordre» d’un service français et qu’il a renseigné les Serbes dans l’espoir de prévenir un bain de sang.  

Pierre-Henri Bunel à son arrivée au tribunal militaire de Paris, décembre 2001

© AP PHOTO / JACQUES BRINON

Pierre-Henri Bunel à son arrivée au tribunal militaire de Paris, décembre 2001

Vingt ans plus tard, Milanovic, devenu un héros national en Serbie, avoue que Bunel, qui d’après lui avait de la sympathie pour les Serbes, était parfaitement conscient des conséquences de son acte, ce qui ne l’a pourtant pas arrêté. Dans un entretien à Sputnik, ce Serbe, aujourd’hui général à la retraite, retrace les détails de cette mission qui, comme il l’explique, trouve ses racines en 1995, l’année où il a dû troquer sa tenue militaire de colonel contre celle de diplomate pour pouvoir être envoyé à Bruxelles.

Militaire déguisé en diplomate

«La Belgique n’aurait pas approuvé d’accueillir notre attaché militaire. Nous avons donc trouvé une solution alternative: infiltrer un officier qui aurait enlevé provisoirement son uniforme. J’ai été transféré dans l’équipe du ministère des Affaires étrangères et envoyé au sein de la mission de notre pays auprès de l’UE en tant que ministre-conseiller», se souvient-il. Sa mission était de prévenir une opération surprise contre la Yougoslavie, suivre de près l’activité et avoir accès aux données liées à son pays.

 

Les Serbes accouchaient sous les bombes de l’Otan

CC BY-SA 3.0 / DARKO DOZET / ПРОТИВ ВАЗДУШНА ОДБРАНА ПОКУШАВА ДА ОБОРИ НАТО БОМБАРДЕРЕ

«C’était semblable à un film d'horreur»: les Serbes accouchaient sous les bombes de l’Otan (vidéo)

Interrogé sur le moment clé de sa mission à Bruxelles, il se souvient de l’obtention d’une copie du document allemand dédié à l’histoire du Kosovoqu’il a ensuite fait parvenir aux ambassadeurs des pays de l’Otan. Toutefois, la rédaction de Sputnik n’est pas parvenue à établir de quel document il s’agit exactement.

 

«Lors d’une réunion de la commission militaire de l’Otan, il y avait une discussion sérieuse des projets d’agression – qui fournira des avions et combien, qui fournira des hommes pour une opération terrestre. Et du coup le général français [Pierre Wiroth, ndlr] lève la main. Il est entré en conflit avec le chef de la délégation allemande Klaus Dieter Naumann. […] Le général lui a montré le document [dédié à l’histoire du Kosovo, ndlr] et lui a conseillé de le lire, ajoutant qu’il s’agissait de faits historiques et non de propagande serbe. Naumann a pâli, puis un amiral grec a pris la parole, puis d’autres pays-amis [de la Serbie, ndlr] et un vrai bazar a commencé. La rencontre n’a pas tenu et Naumann n’a plus jamais mis à l’ordre du jour la question de l’opération terrestre», explique l’interlocuteur de l’agence.

Prise de contact avec le Français Bunel

 

Bombardement de Belgrade par les forces de l'Otan en 1999

© AP PHOTO / DIMITRI MESSINIS

Il y a 20 ans, l’Otan bombardait l’ambassade chinoise à Belgrade «par accident»

C’est justement après cet événement que Milanovic a cherché à rencontrer le général français en question, comme il l’explique, pour le remercier. La rencontre n’a jamais eu lieu, mais, il a pu alors établir un contact avec le major Pierre-Henri Bunel, chef du cabinet de Pierre Wiroth, à qui il n’a pas tardé de formuler ce qui l’intéressait.

 

«Il m’a dit qu’il ne pouvait pas m’aider et qu’il n’était pas assez renseigné, je lui ai alors répondu que le chef de cabinet avait sans doute accès aux documents. J’ai alors décidé qu’il fallait maintenir ce contact, d’autant plus qu’il était peu probable que le général lui-même me fournisse des documents», explique-t-il aujourd’hui.

Fin septembre 1998, lorsqu’il a ressenti qu’une intervention de l’Otan approchait, il a repris contact avec Bunel demandant de lui faire parvenir les documents prouvant que ses craintes étaient fondées. Selon ses dires, le Français a d’abord refusé et ce n’est qu’après plusieurs tentatives qu’il est parvenu à le convaincre.

Jovan Milanovic

CAPTURE D'ÉCRAN DU SITE SPUTNIK SERBIA

Jovan Milanovic

«À un moment donné, je lui ai dit que si je n’avais pas accès à ces papiers je serai pendu. Il a alors essuyé la sueur de son front et m’a dit que j’aurai ces documents. Il est allé à l’Otan, a contacté le collègue qui travaillait sur la conception du projet et lui a dit que c’est le général qui en avait besoin. Le soir, il me l’a transmis», résume-t-il les faits.

Milanovic raconte que la rencontre s’est tenue chez lui et a duré plusieurs heures. Il craignait que lui et Bunel soient arrêtés immédiatement à la sortie de l’immeuble, mais rien de tel ne s’est passé et il a réussi à se rendre avec un sac-poubelle bourré de papiers à l’ambassade de son pays. «Au petit matin du 2 octobre, tout était à Belgrade».

Une opération avortée

 

Un F-117

© AP PHOTO / AL BEHRMAN

«Excusez-nous, on ignorait qu’il était invisible»: comment les Serbes ont abattu un F-117 en 1999 (vidéo)

Selon lui, dans les jours qui ont suivi, les renseignements américains ont réuni les partenaires pour leur présenter l’envergure de la catastrophe humanitaire «comme prétexte pour se servir de la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu 1199 [sur le cessez-le-feu au Kosovo] en l’absence de sanctions des Nations unies». Comme il dit, ils présentaient de fausses preuves présentant les Serbes comme des agresseurs, mais leurs faits ont été rejetés. Se rendant compte des fuites, l’Alliance a lancé une enquête qui l'a conduite vers Bunel.

 

Commentant le sort de ce dernier, Milanovic explique que pendant la Grande Guerre le grand-père de Bunel avait combattu au front dit de Salonique, côte à côte avec les Serbes. «Ce grand-père lui a dit: "Si un jour tu rencontres un Serbe, ôte ton chapeau". De deux, c’était un homme qui n’aurait jamais vendu ni sa profession, ni son âme au diable», considère-t-il.

https://fr.sputniknews.com/international/201905291041283434-officier-franais-livraison-documents-secrets-otan-serbie/


 

LES HAUTS FONCTIONNAIRES QUI NE SONT PAS DANS LA LIGNE EXIGEE PAR MACRON VONT ETRE EJECTES DES JUIN PROCHAIN

Emmanuel Macron

Les hauts fonctionnaires qui ne sont pas en phase avec la politique de Macron seront remplacés dès juin

© AFP 2019 LUDOVIC MARIN

FRANCE

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Emmanuel Macron a exprimé sa volonté de remplacer certains hauts fonctionnaires au sein de l’administration centrale qui ne sont plus en phase avec la politique du gouvernement et qui freinent la mise en place des réformes. Cette initiative du chef de l’État français reflète une promesse de sa campagne présidentielle.

Une série de remplacements au sein de l’administration centrale française est prévue à partir de juin 2019 selon les projets d’Emmanuel Macron, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

Emmanuel Macron

© SPUTNIK . ИРИНА КАЛАШНИКОВА

Macron face au désarroi des agriculteurs

 

Dans le cadre du conseil des ministres du 29 mai, le «Président français a souhaité que les nominations à la tête des administrations centrales puissent refléter notre volonté» que les réformes soient «accélérées», avec «une traduction perceptible par nos concitoyens», a fait savoir la porte-parole à l’issue du conseil.

Cette mesure répond à une promesse d’Emmanuel Macron qui, dès le début de sa présidence, avait promis le remplacement des responsables à qui, selon son entourage, «il reproche de freiner les réformes», indique Le Parisien. Cependant, il ne s’agissait pas jusqu’ici de remplacements importants.

 

Emmanuel Macron

© AFP 2019 LUDOVIC MARIN

La majorité des Français attend de Macron des changements dans le cap politique, selon un sondage

D’après Sibeth Ndiaye, «il est évident que le déploiement des politiques publiques nécessite que les responsables des administrations centrales soient parfaitement en accord avec ces déploiements».

 

Ainsi, «on n’imagine pas que le directeur général des Finances publiques soit en désaccord avec le prélèvement à la source qu’il est supposé mettre en œuvre. C’est une difficulté supplémentaire que l’on peut s’éviter».

Sans préciser les fonctionnaires visés par ces mesures, la porte-parole a tenu à souligner qu’il y avait des endroits «où ça ne se passe pas très bien»:

«La personne n’est pas au bon endroit au bon moment et cela nécessite donc des changements. C’est à ce type de changement que le Président a appelé le gouvernement».

https://fr.sputniknews.com/france/201905301041286582-les-hauts-fonctionnaires-qui-ne-sont-pas-en-phase-avec-la-politique-de-macron-seront-remplaces-des/


 

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28 ELECTIONS "EUROPEENNES": L'ABSTENTION RESTE MASSIVE. ELLE RESTE UN TRAIT MAJEUR DE CE SCRUTIN EN FRANCE. LA "VAGUE VERTE" EST TRES RELATIVE

Par Pierre LévyTous les articles de cet auteur

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy dirige la rédaction du mensuel Ruptures. Précédemment, il a été journaliste au sein du quotidien L’Humanité, ingénieur et syndicaliste. Il est l’auteur de deux essais et un roman.

28 élections «européennes» : l’abstention reste massive, et la «vague verte» très relative

28 élections «européennes» : l’abstention reste massive, et la «vague verte» très relative

© STEPHANE DE SAKUTIN Source: AFP

Yannick Jadot le 26 mai 2019 à Paris (image d'illustration).

 

Peut-on relativiser le «sursaut» de participation alors qu’un électeur sur deux a choisi de bouder les urnes de l’UE ? Ainsi que la «vague verte» quand leur score stagne dans plus de la moitié des pays membres, voire recule ?

Le brouhaha qui caractérise les soirées électorales ne favorise pas vraiment la distance nécessaire à l’analyse objective des résultats. Cela vaut tout particulièrement pour les élections européennes qui se sont déroulées du 23 au 26 mai. Les élections, et non le scrutin, car il faut impérativement garder en tête ce constat : les électeurs ayant fréquenté les bureaux de vote se sont sans conteste déterminés en fonctions des enjeux nationaux et non des questions propres à l’UE. La mise en avant de «grandes tendances» qui seraient communes à toute l’Union européenne est donc, à cet égard, particulièrement sujette à caution.

La «percée» verte (13,4%), inférieure à celle de 2009 (16%) qui fut sans lendemain, est tout de même à relativiser

Les dirigeants politiques, les commentateurs (qui leur sont proches) des soirées télévisées du 26 mai, de même que beaucoup d’éditorialistes des journaux du 27 au matin ont pourtant bien vite oublié ces nécessaires précautions. Trois thèmes sont en particulier revenus en boucle.

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Le premier concerne la participation. Incontestablement, celle-ci a notablement progressé par rapport à 2014, passant, globalement, de 42,6% à 50,9% (chiffres non définitifs). Pour autant, ceux qui ont été prompts à célébrer un retour de flamme en faveur de l’Union européenne ont probablement pris leurs désirs pour des réalités. Or, sans même évoquer les Etats dans lesquels le vote est obligatoire, il convient ainsi de noter que dans plusieurs pays, les européennes étaient organisées en même temps que des scrutins locaux ou régionaux, ou bien des référendums nationaux, ce qui a mécaniquement réduit l’abstention. C’était notamment le cas en Espagne, en Grèce, en Irlande et en Roumanie.

En Belgique, c’était même les législatives (et les régionales) qui se déroulaient ce 26 mai, de même que les présidentielles en Lituanie. En outre, pour des raisons diverses, les enjeux nationaux étaient particulièrement brûlants en Autriche (après la révélation d’une vidéo mettant en cause le vice-chancelier FPÖ), en Italie (du fait de la concurrence exacerbée entre les deux partis au pouvoir), en Grèce (où le Premier ministre vient d’annoncer un scrutin anticipé), et au Danemark (où les élections générales sont prévues pour début juin). Sans même parler du Royaume-Uni, où le triomphe du parti de Nigel Farage (34%) découle de la volonté des électeurs souhaitant quitter l’UE de transformer le scrutin en second référendum en faveur du Brexit. Ce qui a confirmé, pour qui en doutait, que celui-ci aura bien lieu, probablement sans accord de divorce.

Si l’on ajoute à cela la campagne médiatique littéralement sans aucun précédent ayant martelé, des semaines durant, que ces européennes 2019 seraient «les plus graves pour l’avenir», et la diversité des propagandistes en faveur de cette idée (associations patronales, entreprises, syndicats, ONG, et même archevêques…), on est conduit à relativiser le «sursaut» de participation : dans ce contexte, qu’un électeur sur deux, en moyenne, ait choisi de bouder les urnes de l’UE, ne saurait raisonnablement être interprété comme une victoire de celle-ci.

Les commentateurs s’échinant à rappeler que l’amour de l’«idée européenne» n’a jamais été aussi fort apparaissent, au mieux, comme des drogués de la méthode Coué

De même qu’il convient de relativiser la deuxième thèse serinée depuis la clôture du scrutin : celui-ci aurait été marqué par une impressionnante «vague verte». Le progrès des formations écologistes est certes notable dans une dizaine de pays sur 28. Cette hausse des scores ayant été particulièrement significative en France et plus encore en Allemagne, les deux pays les plus peuplés, cela fait mécaniquement grimper la moyenne globale, alors que dans plus de la moitié des pays membres, le score vert stagne, voire recule (Suède, Portugal, Autriche…). Dans de nombreux pays, ces formations sont marginales ou n’existent même pas, comme en Italie ou en Pologne, et plus généralement dans la plupart des pays de l’est.

Enfin, la troisième antienne répétée depuis dimanche soir est que les partis «populistes», «nationalistes», «anti-système» ou d’«extrême droite» ont été «contenus». Là encore, l’affirmation semble plus relever de la pensée magique, qui plus est sur le thème «c’est moins mal que si ça avait été pire». Surtout, le problème avec une telle analyse est qu’il est pour le moins artificiel de tirer des conclusions homogènes portant sur des formations aussi hétérogènes, aujourd’hui réparties entre quatre groupes distincts au sein de l’europarlement. Peut-on mettre dans un même sac le Mouvement 5 étoiles italien et les groupes néo-nazis baltes, le parti espagnol nostalgique du franquisme Vox et le Forum néerlandais réclamant la sortie de l’UE des Pays-Bas ?

Ce qui est en revanche certain est que, outre Nigel Farage déjà cité, le vice-premier ministre italien Matteo Salvini (Ligue), et le premier ministre hongrois Viktor Orban apparaissent comme trois grands vainqueurs des européennes à travers leur progression spectaculaire. Quelles que soient leurs arrière-pensées, ceux-ci ne passent pas vraiment pour des forces pro-Bruxelles. Dès lors, les commentateurs s’échinant à rappeler, sondages à l’appui, que, finalement, l’amour de l’«idée européenne» n’a jamais été aussi fort apparaissent, au mieux, comme des drogués de la méthode Coué.

La troisième antienne répétée depuis dimanche soir est que les partis «populistes» ont été «contenus». L’affirmation semble plus relever de la pensée magique

Il n’est pas sûr que les négociations, marchandages et combinaisons qui se dessinent pour recomposer la ou les majorités au sein de l’europarlement soient de nature à rehausser le crédit des institutions communautaires. D’autant que, sauf dans la bulle bruxelloise, tout le monde se fiche éperdument de savoir qui sera le prochain président de la Commission européenne. Et ce, même si le feuilleton en vue de cette désignation s’annonce mouvementé puisque les deux familles politiques historiquement fondatrices de l’intégration européenne – les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates – ont essuyé chacune des pertes importantes, au point de négocier et de devoir former des coalitions, exactement à l’allemande, au sein de l’Assemblée de Strasbourg.

Un peu partout parmi les Vingt-huit, le scrutin aura des conséquences politiques nationales. C’est particulièrement vrai en Allemagne, où la probabilité d’un éclatement de la coalition au pouvoir s’est renforcée. L’élection dans le Land de Brême, fief historique des sociaux-démocrates où ces derniers ont également subi une déroute, vient conforter cette perspective.

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Quant à la France, la polarisation entre LREM et le Rassemblement national se confirme, voire se renforce. La «percée» verte (13,4%), inférieure à celle de 2009 (16%) qui fut sans lendemain, est tout de même à relativiser. D’autant que, même si la participation a grimpé de 42,4% à 50,1%, l’abstention demeure massive et reste un trait majeur de ce scrutin dans l’Hexagone.

Pourtant une constante sociologique est notable : l’électorat macroniste est largement dominé par les couches supérieures, les milieux aisés et «éduqués», un profil très proche, selon plusieurs enquêtes «sortie d’urnes» de celui des sympathisants des Verts, à l’âge près : tout se passe comme si les milieux bourgeois se répartissaient selon l’âge entre le vote écolo, plus jeune, et les sympathisants marcheurs, plus âgés.

En revanche, le Rassemblement national obtient plus que jamais ses meilleurs résultats au sein des milieux populaires, tout particulièrement parmi les ouvriers, et, à un moindre degré, les employés. Ceux-là mêmes qui forment par ailleurs les gros bataillons des abstentionnistes. Même s’il est trop tôt pour mettre en lumière des traits comparables dans une majorité d’Etats membres, il est probable qu’on puisse dégager de nombreux constats analogues.

Aussi diverses, voire confuses, qu’elles soient, les intuitions populaires pourraient ainsi souligner que la nature «de classe» de l’UE n’est pas une vue de l’esprit. Une piqûre de rappel précieuse pour la suite…

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Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

https://francais.rt.com/opinions/62514-28-elections-europeennes-abstention-reste-massive-vague-verte-tres-relative


 

MACRON, PREMIER FLIC DE FRANCE EXPLIQUE POURQUOI HUIT JOURNALISTES ONT ETE CONVOQUES PAR LA DGSI

Emmanuel Macron

Macron explique pourquoi huit journalistes ont été convoqués par la DGSI

© AFP 2019 LUDOVIC MARIN

FRANCE

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Macron a affirmé que la liberté d’informer existait en France, tout en justifiant la convocation de 8 journalistes par la DGSI pour dommages causés à la sécurité nationale et à la liberté des individus par la divulgation d'informations secrètes. Quant aux auditions pour l’affaire Benalla, le Président, comme l’État, n’y serait «pour rien».

En exprimant son attachement à la liberté de la presse, le Président français a commenté les récentes convocations de journalistes par la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), qui ont révélé des informations confidentielles sur les armes françaises utilisées par l’Arabie saoudite contre le Yémen et sur l’affaire Benalla.

 

Censure

© FLICKR/ JENNIFER MOO

Le président du directoire du Monde également convoqué par la DGSI

Dans un entretien avec le youtubeur Hugo Travers le 24 mai, le chef de l’État a nié l’absence de liberté d’informer en France et précisé, en se référant à l’affaire Benalla, que ce droit ne devait pas porter atteinte à la liberté des individus. M.Macron a par-là évoqué implicitement le sous-officier de l’armée de l’air Chokri Wakrim, potentiellement impliqué dans l’affaire concernée, qui a porté plainte «en tant que citoyen»:

 

«Ce n'est pas l'État qui a porté plainte. La convocation des journalistes du Monde, ce n'est pas l'État qui a porté plainte, c'est cette personne qui appartient aux forces spéciales, qui mène une activité confidentielle et dangereuse, dont le nom a été révélé par les journalistes.»

Emmanuel Macron a souligné plusieurs fois dans son discours que ni lui, ni l’État n’étaient responsables de ces convocations: «Ce n'est pas une décision que j'ai prise, le gouvernement n'y est pour rien».

 

Sibeth Ndiaye, previously Macron's communication adviser, newly appointed spokeswoman of the government walks out after the weekly cabinet meeting at the ELysee Palace in Paris, Monday, April 1, 2019.

© AP PHOTO / FRANCOIS MORI

La convocation de journalistes par la DGSI est «normale», selon le gouvernement français

Concernant la révélation de la livraison d’armes françaises à l’Arabie saoudite, le Président estime que le média d’investigation Disclose a dévoilé une information censée rester confidentielle car relevant de la sécurité nationale: «[La protection des sources], on la protège et j'y veille mais, à côté de cela, il y a une sécurité nationale qui crée des obligations de réserve».

 

«Il est donc légitime qu'il y ait une enquête sur ce sujet parce que c'est grave. Sinon n'importe quel journaliste peut se procurer par une indélicatesse des documents qui relèvent de la sécurité nationale et les mettre sur la place publique», a-t-il ajouté en justifiant les convocations des journalistes concernés.

En l’espace de quelques semaines, huit journalistes qui travaillent pour le Monde, l’émission Quotidien et le site d’investigation Disclose ont été convoqués par les services de renseignement français pour l’affaire Benalla et la vente d’armes au Yémen.

https://fr.sputniknews.com/france/201905251041235987-macron-explique--journalistes-convocation-dgsi/