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CGT CULTURE VILLE DE PARIS : LA MAIRIE DE PARIS VA-T-ELLE CONTINUER A DISCRIMINER UNE PARTIE DE SES BIBLIOTHECAIRES ?

12 décembre 2017

La Mairie de Paris va-t-elle continuer à discriminer une partie de ses bibliothécaires ?

La Mairie de Paris va-t-elle continuer à discriminer une partie de ses bibliothécaires ?

« Il faut rétablir l’équité de traitement entre les agents pour reconnaître l’engagement de la profession et maintenir l’attractivité des emplois dans les bibliothèques offerts par la Ville de Paris » préconisait pourtant officiellement la haute administration parisienne

 

C’est ce que l’on appelle « lever un lièvre ». Et un gros, puisque même la Direction des Affaires Culturelles n’était pas au courant. Dans un précédent article, nous avions révélé cette manœuvre de la DRH de la Ville de Paris qui consiste à créer deux catégories de bibliothécaires en excluant une partie d’entre eux de la revalorisation des primes de la filière culturelle (lire ici).

 

Inutile de dire que cette discrimination - il n’y a pas d’autre mot -, qui touche des agents d’un même corps et d’une même direction a provoqué une vive émotion chez tous les collègues, qu’ils bénéficient du rattrapage ou pas. Surtout lorsqu’il est devenu clair que la Mairie ne comptait pas augmenter les agents entrés après décembre 2016, lesquels poursuivront donc leur carrière moins payés que ceux entrés avant eux dans le métier. On croyait rêver, avoir mal compris, mais c’est bien cela : il y aura des assistants de bibliothèques (ASBM) à 5000 euros de primes annuelles et d’autres à 3360 euros. Même traitement pour leurs collègues de catégorie A (bibliothécaires et conservateurs). On ne peut donc que dénoncer une situation contraire aux engagements de la Ville de Paris, ceux-là mêmes qu’elle a affirmés au printemps : revaloriser toute « la filière bibliothèque ».

 

En témoignent les propres écrits de l’administration parisienne signés conjointement par Noël Corbin, l’ancien directeur des affaires Culturelles et Jean-Baptiste Nicolas, le directeur, toujours en poste, des Ressources Humaines au niveau central à l’Hôtel de Ville. « Les études comparatives et officielles montrent que les rémunérations des corps de catégorie A et B des personnels des bibliothèques se situent objectivement nettement en dessous des autres corps de la Ville. (…) Il est logique de corriger cette situation tant pour rétablir l’équité de traitement entre les agents que pour reconnaître l’engagement de la profession et maintenir l’attractivité salariale des emplois dans les bibliothèques offerts par la Ville de Paris » écrivait ainsi, et officiellement, la haute administration parisienne. On ne peut plus clair, n’est ce pas ? Cet engagement concerne bien tous les agents. Non seulement ceux actuellement en fonction mais aussi celles et ceux qui intégreront à l’avenir les bibliothèques municipales de la capitale.

 

Notre syndicat a, bien évidemment, dénoncé cette situation auprès de Christophe Girard, le nouvel adjoint en charge des personnels et nous lui avons demandé d’intervenir pour que la DRH centrale de la Ville de Paris, à l’origine de cette discrimination, répare immédiatement cette injustice. Car il faut bien avoir en tête que si cette revalorisation ne touche que les agents les plus anciens, elle disparaitra alors avec le temps, au fur et à mesure que les personnels bénéficiaires partiront à la retraite. Les autres se retrouveront au final avec les mêmes primes qu’en 2016 ! CQFD. Une situation que tout le monde s’accorde à trouver injuste. Même l’administration. Si bien que Christophe Girard a demandé à son équipe de monter une réunion sur le sujet et de convier tous les syndicats. Ce sera pour le vendredi 15 décembre.

 

Pour la CGT la demande sera simple : la mairie de Paris doit présenter les modalités pour garantir un plancher minimum pour tous les agents de la filière culturelle, y compris ceux arrivés en 2017 ou après. Cela a même déjà été chiffré, puisque la Municipalité avait acté lors de la mobilisation massive des bibliothécaires sur ce sujet des primes que « le montant cible doit être de 5 000 euros annuel pour les agents de catégories B et de 6 400 euros à 8 100 euros pour ceux de catégorie A (bibliothécaire et conservateur) » Là aussi c’est écrit noir sur blanc sur les documents officiels de l’administration. Alors, cochon qui s’en dédit ?

 

 

                  Revalorisation de la filière bibliothèque : la Mairie de Paris s'était engagée

                                                      - Et un engagement, c'est sacré...

http://daccgtculture.over-blog.com/2017/12/la-mairie-de-paris-va-t-elle-maintenir-la-discrimination-qui-touche-une-partie-des-bibliothecaires.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

MACRON, CARPETTE DE L'IMMONDE NETANYAHU AFFIRME L'ENGAGEMENT D'UNE fRANCE DE CANIVEAUX, A PROTEGER "ISRAËL"

Macron rappelle l’engagement de Paris à protéger Israël et condamne les attaques anti-occupation

 Depuis 1 heure  11 décembre 2017

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 Amérique et Europe - France

 

À l’issue d’une rencontre à l’Élysée, ce dimanche 10 décembre, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont pris part à une conférence de presse conjointe.

Le président français a déclaré que « la France demeure convaincue que la seule solution, conformément au droit international et à nos engagements de long terme, est de permettre l’établissement de deux États vivant côte à côte en paix et que cela peut émerger par la négociation. Nous soutiendrons en tous cas toute initiative qui serait prise en ces sens ».

« J’ai invité le Premier ministre à mener des gestes courageux envers les Palestiniens pour sortir de l’impasse actuelle. Il me semble que commencer par le gel de la colonisation et les mesures de confiance à l’égard de l’autorité palestinienne, ce sont des gestes que nous avons évoqués avec le Premier ministre Netanyahu qui sont d’importance », a précisé le président français.

Emmanuel Macron a réaffirmé que Paris prêtait une importance toute particulière à la sécurité d’Israël, appelant tous les pays du poids du Moyen-Orient à œuvrer pour le rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans la région.

Le président français a déclaré avoir discuté avec Netanyahu de l’avenir politique de la Syrie et des négociations prévues à ce sujet.

Macron a ajouté que la France ne condamnait pas les récentes déclarations de Donald Trump et qu’elle les désapprouvait seulement. Il a réaffirmé que la décision de Donald Trump envenimerait la situation au Moyen-Orient.

Sans faire aucune allusion aux récentes attaques d’Israël contre la bande de Gaza, le président Macron a condamné « toutes les formes d’attaques » contre Israël ces « derniers jours ».

Il a ensuite déclaré avoir dit à Netanyahu que le discours de Trump contredisait les lois internationales.

Emmanuel Macron a rappelé sa « désapprobation des déclarations récentes du président des États-Unis, que la France juge contraires au droit international et dangereuses pour la paix ».

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a repris ses allégations éculées contre la République islamique d’Iran, l’accusant de vouloir étendre son influence partout dans la région, afin de détourner l’attention de l’opinion publique de la question de Jérusalem AlQuds et de minimiser la reconnaissance très controversée de cette ville en tant que capitale d’Israël.

Source: Avec PressTV

https://french.almanar.com.lb/691392


 

REGION DE REIMS SNCF : PREAVIS DE GREVE RECONDUCTIBLE DES CHEMINOTS A L'APPEL DE LA CGT, SUD-Rail, CFDT DU 10 DECEMBRE 19H AU MERCREDI 8H

Syndicat CGT - Cheminots de Reims

6 bis, rue André Pingat - 51100 REIMS ': 03 51 01 95 72 7 : 03 51 01 92 61 ': (Sncf) : 749 572 7 : (Sncf) : 749 261 Boite mail : zorg1917@gmail.com

« Les salariés sont forts, quand le syndicat est fort ! »

 

 

Communiqué de presse des cheminots CGT de Reims : EAS, c’est NON !

Alors que jusqu’à présent tous les TER Champagne Ardennes sont équipés d’un Contrôleur à bord pour veiller au confort des passagers, assurer la tranquillité et la sécurité des voyageurs mais aussi lutter contre la fraude. La direction de la SNCF prévoit de faire circuler des trains sans Contrôleur à partir du 10 décembre 2017. Les Usagers seront livrés à eux-mêmes.

Le métier de Contrôleur (ASCT) est avant tout une fonction de sécurité. Ce métier nécessite une aptitude médicale et une solide formation sur la sécurité ferroviaire, l’agent étant susceptible d’intervenir à tout moment pour effectuer une tâche de sécurité (incendie à bord, incident, déraillement…).

Alors qu’il faudrait renforcer la sûreté par la présence de Contrôleurs dans les trains, d’agents d’Escale et de Police Ferroviaire dans les gares pour assurer la sécurité des Cheminots et des Usagers, la direction SNCF préfère déshumaniser un peu plus les trains en faisant circuler des TER sans Contrôleur. Cette situation dégrade un peu plus la qualité de service aux Usagers et augmente le risque d’agressions pour les Usagers et les Cheminots.

Les Conducteurs quant à eux, refusent de circuler sans Contrôleur à bord, car les impacts dès lors qu’ils se retrouvent seul à bord du train sont évidents, constamment confrontés à des choix entre la sécurité des circulations, leur propre sûreté, celle des usagers, leur confort ou l’aide qu’ils doivent mais qu’ils ne peuvent pas toujours apporter. Les Usagers du TER et les Cheminots méritent autre chose. Qualité de service, régularité, fraude, sûreté, maintien du Contrôleur à bord des TER sont des sujets dont devrait s’emparer sérieusement le Conseil Régional et la direction de la SNCF.

En conséquence la CGT, SUD-Rail, CFDT, conscientes de la gêne occasionnée ont déposé un préavis de grève reconductible pour les périodes du dimanche 19h au mercredi 8h, à partir de dimanche 10 décembre 2017, pour l’ensemble des cheminot(e)s de l’ESV-CA.

 

 

 


 

POUR GAZA : STOP AU GENOCIDE ! GRAND RASSEMBLEMENT SAMEDI 16 DECEMBRE A PARIS

 

 

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GAZA : STOP AU GÉNOCIDE ! 
Grand rassemblement samedi 16 décembre à Paris !

 

Cliquez sur l’image pour plus d’informations
 
http://www.europalestine.com/spip.php?article13602

 

LA SYRIE "TOTALEMENT" LIBEREE DE DAECH. ENVIRON 500 TERRORISTES FRANCAIS SONT ENCORE EN SYRIE ET EN IRAK

La Syrie « totalement libérée » de Daesh, encore 500 takfiristes français sur le théâtre syro-irakienne

 Depuis 9 heures  9 décembre 2017

Soldats syriens

Soldats syriens

 Moyent-Orient - Syrie

 

La mission de l’armée russe en Syrie « est accomplie » et le territoire syrien est « totalement libéré » du groupe takfiro-wahhabite Daesh, a annoncé jeudi le ministère russe de la Défense au cours d’un point de presse.

Et d’affirmer : aujourd’hui «il n’y a aucune localité ni région de Syrie sous le contrôle de» Daesh.

La Syrie «est totalement libérée des combattants de cette organisation terroriste», a pour sa part assuré le général Sergueï Roudskoï, membre de l’état-major russe.

Selon lui, des frappes aériennes russes «sans précédent» ont été menées ces derniers jours dans la région de Boukamal, située sur le fleuve Euphrate près de la frontière avec l’Irak, avec plus de 100 sorties aériennes et 250 frappes quotidiennes.

Les forces spéciales russes, qui ont guidé les frappes aériennes, ont aidé à «détruire les plus odieux dirigeants des groupes de combattants derrière les lignes ennemies», a déclaré le général Roudskoï.

«Des bandes de saboteurs de Daesh» sont encore susceptibles d’opérer mais seront combattus par les troupes syriennes, a-t-il ajouté.

Encore 500 takfiristes français sur le théâtre syro-irakien, affirme Le Drian

Parallèlement, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a estimé qu’environ 500 takfiristes français se trouvent encore sur le théâtre syro-irakien, d’où ils auront du mal à revenir vers la France.

« Il y a un chiffre qui tourne autour de 500 (takfiristes) qui sont là et qui seront faits prisonniers ou s’éparpilleront ailleurs », a-t-il déclaré sur la chaîne d’information en continu BFMTV.

« Le retour en France par leurs propres moyens est extrêmement difficile », a-t-il en revanche noté, sans plus de précisions.

La ministre des Armées Florence Parly avait jugé en octobre qu’il fallait « neutraliser un maximum de takfiristes » et que s’ils « périssent dans les combats (…) c’est tant mieux ».

Daesh a perdu la quasi-totalité de son emprise territoriale et ne contrôle plus que quelques poches à la frontière entre la Syrie et l’Irak, grâce aux combats menée par les armées syrienne et irakienne et leurs alliés dans l’axe de la résistance.

Source: Avec AFP

https://french.almanar.com.lb/688763


 

LE QATAR DETRONE LA SAOUDIE DE SA 1e PLACE DE CLIENT DES ARMEMENTS FRANCAIS

Le Qatar détrône l’Arabie saoudite de sa 1ère place de client des armements français

 Depuis 7 heures  9 décembre 2017

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 Arabie saoudite - Monde arabe - Pays du Golfe - Qatar

 

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À peine commencée, la visite officielle du Président français au Qatar a déjà porté ses fruits. Doha vient d’annoncer l’achat de 12 Rafale, de 490 blindés VBCI de Nexter et de 50 avions civils A321. Ces contrats font de lui le premier client de la France en matière d’armement dans la région.

À son arrivée à Doha, dans le cadre d’une visite officielle, Emmanuel Macron était attendu avec une déclaration, qui n’allait pas manquer de lui donner le sourire ainsi qu’à toute l’industrie militaire française.

Le Qatar a annoncé l’achat de 12 Rafale supplémentaires, en plus des 24 commandés en 2015, et un accord pour 490 blindés VBCI de Nexter. Ces contrats font de Doha le premier client de la France dans la région du Golfe.

Ce contrat porte la commande ferme totale de Rafale à 36 appareils auxquels s’y ajoute une option pour 36 Rafale supplémentaires, selon l’Élysée. Ceci en plus de l’achat de 50 avions civils A321 à Airbus. Le montant de tous ces contrats est évalué 11 milliards d’euros.

Pour Nexter, le contrat n’est pas encore ferme, mais l’engagement pour 490 VBCI est une avancée majeure. Si l’accord se confirme, le Qatar serait le premier client export de ce blindé à huit roues de 28 tonnes, capable d’embarquer neuf soldats, et déployé par l’armée de terre française en Afghanistan et au Mali.

Sur les cinq dernières années (2012-2016), Doha devance pour la première fois Riyad, avec 7,4 milliards de commandes, contre 7,2 milliards. Les accords annoncés le 7 décembre vont encore creuser cet écart.

Dans sa quête de soutiens diplomatiques dans le cadre de l’embargo qui lui est imposé par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, le Qatar a aussi annoncé des commandes de 36 F-15 américains et de 24 Eurofighter Typhoon européens. Mais seule la commande de Rafale est un contrat ferme.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/689335


 

PARIS : DES MILLIERS DE MANIFESTANTS EXIGENT LA FIN DU REGIME D'EXCEPTION POUR LES PRISONNIER-ES BASQUES

Paris: Des milliers de personnes manifestent pour les prisonniers basques

PRISON Dans le cortège avaient pris place plusieurs personnalités politiques de gauche, dont notamment Benoît Hamon, Emmanuelle Cosse et José Bové…

20 Minutes avec AFP

 

Publié le 09/12/17 à 15h53 — Mis à jour le 09/12/17 à 15h53

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi en milieu de journée à Paris à l’appel d’organisations et d’élus du Pays basque pour demander « la fin du régime d’exception pour les prisonniers basques ».

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi en milieu de journée à Paris à l’appel d’organisations et d’élus du Pays basque pour demander « la fin du régime d’exception pour les prisonniers basques ».

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi en milieu de journée à Paris à l’appel d’organisations et d’élus du Pays basque pour demander « la fin du régime d’exception pour les prisonniers basques ». — Bob Edme

Ils réclament « la fin du régime d’exception pour les prisonniers basques ». Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi en milieu de journée à Paris à l’appel d’organisations et d’élus du Pays basque pour demander le rapprochement des 62 personnes détenues pour des crimes ou délits liés au terrorisme basque.

« On demande que le droit commun soit appliqué aux détenus basques. Pourquoi les prisonniers basques ne bénéficieraient pas des mêmes droits que les autres prisonniers ? », s’est interrogé le maire de Bayonne et président de la communauté d’agglomération Pays basque, Jean-René Etchegaray (UDI), qui estimait à « plus de 10.000 » le nombre de participants à la manifestation parisienne. La préfecture de police a, elle, dénombré 6.200 participants.

Ils réclament la levée du statut de « détenus particulièrement signalés »

Ces détenus sont actuellement emprisonnés dans vingt prisons à travers la France, en moyenne à 600 kilomètres du pays basque, selon les organisations qui les défendent. Des familles demandent donc un transfert dans des établissements plus proches de leur région, comme ceux de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) ou Mont-de-Marsan (Landes).

Les organisateurs de la manifestation souhaitent la levée du statut de « détenus particulièrement signalés » (DPS) qui pèse sur leurs conditions de détention et sur les possibilités d’aménagements de peine. Et ils réclament la libération de ceux qui sont malades ou en fin de peine et « l’application du droit commun » pour les prisonniers basques.

Dans le cortège parisien avaient pris place plusieurs femmes et hommes politiques de gauche, dont notamment Benoît Hamon, Emmanuelle Cosse et José Bové, ainsi que l’ancien évêque Jacques Gaillot.

 

http://www.20minutes.fr/societe/2184747-20171209-paris-milliers-personnes-manifestent-prisonniers-basques


 

MACRON LIVRE NOTRE SYSTEME DE SANTE AU CAPITALISME

Macron livre le système de santé au capitalisme

 

Les dépenses totales de santé annuelles s’élèvent à 257 milliards d’euros, 12% du Produit Intérieur Brut de la France(PIB). La consommation de soins et de bien médicaux est évaluée à 198,5 milliards d’euros en 2016.

C’est un marché fabuleux, une source de profits que les entreprises capitalistes veulent s’approprier. Leur livrer totalement fait partie intégrante de l’objectif de Macron de soumettre l’ensemble de la société française aux exigences du capitalisme: le service public de santésoumis entièrement à la loi du profit et l'hôpital géré comme n'importe quelle entreprise privée. Le service public hospitalier, les soins et les traitements ne sont en définitive qu’une marchandise et la santé un vaste marché que le capitalisme veut entièrement dominer.

Depuis plus de 30 ans tous les gouvernements ont mis en place la politique exigée par le capital, une politique de recul de la Sécurité Sociale et de privatisation du système de santé :

Exonérations de cotisations sociales (salariales et patronales), la CSG , instaurée en 1991 par Rocard, 1er ministre socialiste F. de Mitterrand, un impôt qui n'a cessé d'augmenter : 97 milliards en 2016, 99 milliards en 2017, 120 milliards en 2018. Avec l'augmentation de la CSG de 1,7% pour les retraités, Macron poursuit la fiscalisation de la Sécurité sociale. Ajoutons, les économies imposées à hôpital public, leur obligation de rendement, la baisse des prestations sociales en matière de santé par toutes sortes de franchises, de participation forfaitaire, de forfait hospitalier, multiplication des déremboursements, etc., c'est la disparition de la Sécurité Sociale programmée.

Toutes les mesures de la Loi de Financement 2018 de la Sécurité Sociale livrent au secteur privé capitaliste tout ce qui peut être rentable au niveau de la santé (cf. Hebdo n° 531 et Journal n° 126 décembre 2017).

Macron étend la suppressions des cotisations patronales ( aujourd’huijusqu’à 1, 6 SMIC) 'à 2,5 smic! En programmant 4,2 milliards d'économie pour la Sécurité Sociale. En multipliant les déremboursements de médicaments, en augmentant le forfait hospitalier, en faisant payer de plus en plus les dépenses de santé par les malades, le gouvernement poursuit le désengagement de la Sécurité Sociale au profit des mutuelles complémentaires qui sont appelées à contribuer de façon décisive à la politique de santé : " la mutualité se doit d'assumer un rôle de leadership et être le centre de gravité de la protection sociale en France" (Thierry Beaudet, président la Fédération nationale de la Mutualité Française).

Le montant des cotisations des complémentaires santés est estimé à 5 milliards d€, détournés pour le privé et en moins pour la sécurité sociale !

La voie est ouverte aux assurances privées. Déjà en 1977, Yvon Chotard, vice président du CNPF (1) voulait "abolir, cette machine anonyme [la Sécurité Sociale] qui fait s'effondrer l'économie sous les charges et rendre rapidement l'édifice à une assurance privée efficace".

Le système de santé français repose sur la place centrale conférée à l’hôpital. Les multiples lois qui se sont succédées (Loi Hôpital Patient Santé Territoire, Loi Santé, etc.) vont toutes dans le même sens : des économies drastiques qui mettent en péril le système de santé, aggravent l’accès aux soins des plus précaires, réduisent l’offre de soins dans le service public et permettent au Privé de s’engouffrer dans le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) par le biais de partenariat favorisés par l'Agence Régionale de Santé. L'ARS joue un rôle déterminant dans le financement des hôpitaux, dans l'organisation des soins, décide de fermer des services ou des établissements et impose des partenariats Public-Privé.

Le gouvernement met à la direction des hôpitaux des gestionnaires qui gèrent l'hôpital comme une entreprise privée. Exiger que les hôpitaux augmentent leur "rendement", réduire drastiquement leur budget c’est interdire l'accès à des soins de qualité pour tous, c’est la casse programmée de l’hôpital public.

Macron veut livrer la santé au capitalisme, à la recherche du profit maximum

Il ne faut pas les laisser faire. Le système français de santé, avec la Sécurité Sociale est une conquête du peuple. "Seule la gestion par les travailleurs de leur système social garantira le droit à la santé pour tous" (A. Croizat, Ministre du travail à la Libération).

Seule la lutte unie des salariés de notre pays permettra le maintien d’un système de santé pour tous. Les moyens existent pour développer un système public de soins répondant aux exigences du 21ème siècle, une Sécurité Sociale solidaire qui réponde aux besoins vitaux de la population de notre pays.

Il faut récupérer les richesses produites par les travailleurs er accaparés par le patronat capitaliste..

 

[1]. Conseil National du patronat Français, en 1998 devient le Mouvement des Entreprises de France (Medef).

 

http://www.sitecommunistes.org/ch537macronsante.htm


 

RUBEN MULLER RAVIVE LA MEMOIRE DE RENE DUJARDIN, PRETRE ET OUVRIER A LA CGT

  BRUAY-LA BUISSIÈRE  

BURBURE

Un historien ravive la mémoire de René Déjardin, prêtre et ouvrier à la CGT

Catholique par sa mère, ouvrier par son père, René Déjardin (1940-1997) n’a renié aucun de ces deux héritages : il fut prêtre-ouvrier, permanent CGT, élu communiste – et accordéoniste à ses heures. L’historien Jean-Louis Remy retrace son parcours dans un livre (1) qu’il dédicace ce samedi.

Par  | 

Pendant trente ans, René Déjardin a mené de front sa charge pastorale et son engagement syndical.

Pendant trente ans, René Déjardin a mené de front sa charge pastorale et son engagement syndical.

La photo de René Déjardin, premier adjoint de René Hocq de 1989 à 1997, veille toujours sur ses collègues du conseil municipal, vingt ans après sa mort. Le maire communiste se rappelle un homme «  solide, d’une grande intelligence, qui aimait la vie et œuvrait pour le rapprochement des gens ».

 

« C’était un homme solide, d’une grande intelligence, qui aimait la vie et œuvrait pour le rapprochement des gens. »

Investi de responsabilités nationales à la CGT – il était vice-président du 1 % logement –, René Déjardin est à l’origine du parc social de la commune. «  La municipalité précédente ne voulait pas entendre parler de logement social à Burbure, rappelle René Hocq. Grâce aux contacts qu’il avait noués à Paris, on a pu mettre en route rapidement de petites résidences individuelles en HLM.  »

Décloisonner les quartiers

Son action municipale a aussi touché la santé – remplacement du réseau d’eau potable, trop chargée en nitrates – et l’environnement – requalification du terril, fermeture et suppression de la décharge.

Il a enfin travaillé à décloisonner les quartiers : «  Le faubourg, d’où il était originaire, était tourné vers Auchel. On y a construit une salle polyvalente (qui porte aujourd’hui son nom) et mis en place du transport scolaire pour permettre aux enfants d’aller à l’école à Burbure. On a ainsi sauvé deux classes de primaire et ouvert une classe de maternelle.  »

Le travail classique d’un élu communiste et militant syndical ? Oui mais René Déjardin y est arrivé par des chemins détournés. Sa vocation religieuse précoce – il avait 9 ans – l’amène à faire son noviciat chez les rédemptoristes. Après avoir envisagé d’être missionnaire en Afrique, il choisit de vivre et partager sa foi dans le monde ouvrier.

Ordonné prêtre en 1967, il rejoint la paroisse de Calonne-Liévin et est embauché comme coffreur boiseur dans une entreprise de travaux publics. Ce double engagement de prêtre-ouvrier, guère encouragé par l’Église, place René Déjardin devant deux déclins, ceux de la pratique religieuse et du militantisme syndical.

Vingt cartons d’archives

Pour retracer son parcours, l’historien Jean-Louis Remy s’est plongé pendant deux ans dans les vingt cartons de notes, cahiers, textes, coupures de presse, cassettes… conservés aux Archives nationales du monde du travail à Roubaix. Ce travail universitaire primé est devenu un livre, que l’auteur dédicacera ce samedi.

Jean-Louis Remy, « René Déjardin. Prêtre et ouvrier à la CGT », éd. Karthala. Rencontre et dédicace samedi 9 décembre à 15 h, salle René-Déjardin.

René Déjardin en quelques dates

1940. Naissance à Burbure. Son père est grutier aux houillères à Rimbert, brièvement syndiqué à la CGT. Sa mère est catholique pratiquante.

1949. Il entre chez les rédemptoristes.

1967. Ordonné prêtre, il prend en charge la paroisse de Calonne-Liévin.

1969. Après une première expérience en 1967, devient coffreur boiseur chez Peulabeuf. Adhère à la CGT peu après la mort accidentelle d’un collègue portugais, Jose Cabete.

1977-1983. Conseiller municipal à Liévin, sur une liste d’union de la gauche.

1981. Devient permanent national de la CGT à Montreuil, au secteur logement.

1989. Premier adjoint à Burbure.

23 août 1997. Après quatre ans de lutte, René Déjardin est emporté par la maladie. «  La vie est belle, continuons le combat  », écrivait-il dans une lettre à ses collègues du conseil municipal le 15 avril.

http://www.lavoixdunord.fr/276668/article/2017-12-08/un-historien-ravive-la-memoire-de-rene-dejardin-pretre-et-ouvrier-la-cgt


 

JERUSALEM : TRUMP SEME LE VENT, LA FRANCE RECOLTE LA TEMPETE ?

Donald Trump

Jérusalem : Trump sème le vent, la France récolte la tempête?

© REUTERS/ Joshua Roberts

FRANCE

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Louis Doutrebente

9173

Mercredi 6 décembre, Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, entraînant de très vives réactions de la communauté internationale. Cette annonce risque d’embraser le Moyen-Orient. Mais qu’en sera-t-il en France, où le conflit israélo-palestinien déchaîne les passions au point d’être parfois instrumentalisé?

 

Sadiq Khan

© AFP 2017 LEON NEAL

Le maire de Londres déconseille à Trump de venir en Grande-Bretagne

Le faux suspense est enfin levé. La décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'État hébreu, contestée au regard du droit international, a suscité des appels à la mobilisation en France, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahou doit être reçu par Emmanuel Macron le 9 décembre. Nicolas Shahshahani, vice-président d'EuroPalestine, appelle à manifester:

 

«[Autant] pour dénoncer le coup de force relatif à Jérusalem que pour dénoncer la complicité de notre propre gouvernement, de notre propre président, avec M. Netanyahou, bourreau de la Palestine.»

Les violences en marge de manifestations pro-palestiennes, en juillet 2014, marquent encore les esprits: des affrontements avaient alors opposé des casseurs aux forces de l'ordre dans plusieurs rues de la capitale, lors d'une manifestation en soutien aux populations de Gaza, interdite par les autorités. Relativisant les risques d'embrasement en France, Nicolas Shahshahani estime surtout que la pression passera par le boycott:

«C'est ce qu'on essaie de faire ici, en France, avec les armes qui sont les nôtres, non-violentes: en particulier, le développement de la campagne de boycott, des investissements et sanctions contre cet État, véritable régime d'apartheid.»

Pierre Stambul, membre du bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix, rejoint Nicolas Shahshahani sur la marche à suivre:

«Il ne faut pas oublier qu'Israël fait 60% de son commerce avec l'UE. Il n'y a qu'une seule solution face à des brigands, c'est de les sanctionner. Pourquoi nous, à l'UJFP, nous sommes à fond pour le boycott des investissements-sanctions? Parce qu'aujourd'hui, cette arme citoyenne, c'est l'argument numéro 1 pour arrêter une politique criminelle.»

Emmanuel Macron a immédiatement qualifié la décision du Président américain de «regrettable» et a appelé à «éviter à tout prix les violences». Lors d'une conférence de presse à Alger, où il s'est rendu le 6 décembre, Emmanuel Macron a répété «l'attachement de la France et de l'Europe à la solution de deux États, Israël et la Palestine vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues, avec Jérusalem comme capitale des deux États». Et d'appeler à éviter «à tout prix les violences et privilégier le dialogue».

Pourtant, sa marge de manœuvre est faible, estime Pierre Stambul, laissant reposer ses espoirs sur l'Europe:

«L'Europe est sans aucun doute la seule qui aurait les moyens aujourd'hui de dire non à cette politique, mais il faut qu'elle comprenne. Jusqu'à présent, ses intérêts vont du côté de Trump et de Netanyahou hélas!, rappelant néanmoins qu'il y a quelque temps, Netanyahou a fait détruire des préfabriqués, payés par l'UE, pour des Bédouins de la vallée du Jourdain. Il y a eu des vagues protestations, ils ont demandé à Israël de payer, Israël s'en fout, et il n'y a aucune espèce de réaction.»

 

Donald Trump

© REUTERS/ JONATHAN ERNST

«Vandalisme diplomatique» en Israël: Trump cherche-t-il la guerre?

Cette décision, a aussitôt été suivie de menace d'Intifada de la part du Hamas, risque de mettre le feu aux poudres, dans une région déjà embrasée. Une «espèce de déclaration de guerre au monde entier», d'après Pierre Stambul, pour qui «on se moque totalement qu'il y ait des instances internationales»:

 

«Trump dispose de la force, il croit être le maître du monde, il procède par la violence, il procède par le fait accompli permanent, par le franchissement des lignes, il dit haut et fort le droit international je m'en fous, c'est moi qui décide.»

Pour autant, le président américain ne fait que respecter un engagement de campagne. C'est ce que rappelle Gilles-William Goldnadel, avocat franco-israélien, essayiste et militant associatif qui voit dans cette décision américaine une logique implacable:

«Je ne suis pas étonné. Cela faisait partie des promesses électorales de Donald Trump, qui met un point d'honneur à respecter sa parole. Cela n'est jamais qu'enfin, l'entérinement d'une vieille loi adoptée il y a des années par le Congrès américain [le Jerusalem Ambassy Act de 1995, ndlr], qui n'avait jamais été respectée pour des raisons de pusillanimité politique.»

Reconnaissant que la situation n'est pas «idéale», et que les voix du monde arabe et arabo-musulman peuvent exprimer leur «indignation», Gilles-William Goldnadel ne considère pas, même s'il existe un risque d'embrasement, qu'il faille ne rien faire:

«Anticiper la réaction arabo-musulmane, qui est de mettre le feu aux poudres, vous vous condamnez à accepter finalement leurs oukases. […] C'est toujours pareil, la politique, monsieur. La politique, vous pouvez aussi décider en anticipant les problèmes, les pressions et les intimidations de ne rien faire.»

Il semble donc penser que le jeu en vaut la chandelle, malgré les risques de débordements et de vives réactions en France, qu'il n'écarte évidemment pas. Mais il considère que la situation ne sera pas vraiment modifiée par cette annonce:

«En France, il peut y avoir des manifestations, très bien! Bien sûr qu'il va y avoir des manifestations! Et alors? Cela va changer quoi à la situation déjà extrêmement dangereuse, notamment pour la communauté juive sur le terrain? Cela ne changera rien!

[…] Comment voulez-vous que j'écarte la possibilité qu'il puisse y avoir des attentats, des manifestations, bien sûr que cela peut arriver.»

 

Jérusalem

CC BY-SA 2.0 / YAIR ARONSHTAM / VIEW FROM TOWER OF DAVID, JERUSALEM

Trump contre l’Onu: que signifie la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël?

Cette vision semble être aussi partagée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui salue la décision de Donald Trump et adresse un message explicite au Président de la République:

 

«[Le CRIF] appelle le président Emmanuel Macron à engager notre pays dans la même démarche courageuse».

Cette réaction ne semble ne pas enchanter Pierre Straboul, qui rappelons-le, est membre du bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix. Il y voit un danger certain, notamment pour la population que son association représente aussi en France:

«Le CRIF ne représente absolument pas les juifs de France. […] Non seulement, il mène une politique qui est catastrophique pour les Palestiniens mais qui est aussi suicidaire pour les juifs du monde entier. Donc effectivement le CRIF mène une politique qui, aujourd'hui, met en danger la société française dans sa cohésion.»

https://fr.sputniknews.com/france/201712071034219158-jerusalem-trump-france/