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LES GEANTS RUSSES ET CHINOIS FONT DOUTER L'INDUSTRIE NAVALE FRANCAISE

une frégate Gowind

Les géants russe et chinois font-ils douter l’industrie navale militaire française?

CC BY-SA 3.0 / AHMED XIV / First sea trials of the Gowind 2500 corvette El Fateh (971).

DÉFENSE

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En dépit de ses succès, l'industrie navale française doit relever les défis que lui lancent des «États-puissances et (…) leurs groupes géants», a déclaré Hervé Guillou, PDG de Naval Group cité par Le Figaro.

Des groupes tels que le géant chinois CSSCC ou le russe OSK ne permettent pas à la construction navale militaire française de se reposer sur ses lauriers, écrit Le Figaro dans un article en date du 21 octobre se référant à Hervé Guillou, PDG de Naval Group.

 

Un missile de croisière russe Kalibr

© PHOTO. SERVICE DE PRESSE DU MINISTÈRE RUSSE DE LA DÉFENSE

Mer Caspienne: des navires russes testent des frappes de missiles Kalibr (vidéo)

«Le marché export s'est modifié avec l'arrivée d'États-puissances et de leurs groupes géants tels que le chinois CSSCC ou le russe OSK, qui pèsent entre 8 et 10 milliards de chiffre d'affaires», a notamment indiqué Hervé Guillou.

 

Selon Le Figaro, ces groupes «bousculent la hiérarchie mondiale». Comme l'indique le quotidien, en 2018, CSSCC a «ravi la place de numéro un» dans le secteur du naval militaire à l'américain General Dynamics.

En ce qui concerne la holding russe OSK, elle serait capable de monter sur la seconde marche du podium d'ici à 2020, précise le média français. Comme le souligne Le Figaro, les industriels européens les affrontent dans le monde entier.

Selon le média, conformément à son plan stratégique, Naval Group espère réaliser de 45 à 50 % de son chiffre d'affaires à l'international d'ici à dix ans. Le groupe compte sur ses frégates Gowind, notamment acquises par l'Égypte, ses sous-marins Scorpène vendus au Brésil et à l'Inde ou encore son dérivé du Barracuda avec lequel Naval Group a signé un contrat d'une valeur de 35 milliards d'euros avec Australie.

https://fr.sputniknews.com/defense/201810221038608786-industrie-navale-militaire-francaise-defis-russie-chine/


 

INQUIETUDES AUTOUR DU METAM-SODIUM, LE PESTISIDE QUI A INTOXIQUE 70 PERSONNES DANS LE MAINE-ET-LOIRE

ENQUETE FRANCEINFO. Un "poison", une "kalachnikov"... Inquiétudes autour du métam-sodium, le pesticide qui a intoxiqué 70 personnes dans le Maine-et-Loire

Entre le 28 septembre et le 12 octobre, ce produit a provoqué trois intoxications distinctes dans ce département de l'Ouest. La préfecture en a suspendu l'utilisation jusqu'au 26 octobre.

Une plantation de mâche, le 4 août 2005 à Machecoul (Loire-Atlantique).

Une plantation de mâche, le 4 août 2005 à Machecoul (Loire-Atlantique). (MAXPPP)

Elle a commencé par sentir "une odeur de gaz". Ce mardi 9 octobre, vers 10h20, Monique Terdriau prépare des commandes de plantes vivaces quand un parfum suspect envahit la serre de Kastell, l'une des nombreuses pépinières de Brain-sur-l'Authion (Maine-et-Loire). Très vite, ses yeux la piquent. "J'avais l'impression d'être gonflée juste sous l'œil et puis j'ai ressenti des picotements dans la gorge", raconte l'ouvrière agricole de 58 ans. A ses côtés, ses huit collègues sont pris des mêmes symptômes. "Ils avaient tous les yeux qui pleuraient, un peu comme après une attaque au gaz lacrymogène", témoigne Katrin Brecheteau, la gérante de l'entreprise, à l'abri dans son bureau au moment des faits.

Alertés par une entreprise voisine, les pompiers sont rapidement sur les lieux. Ce n'est pas du gaz lacrymogène, mais du métam-sodium qui pollue ce matin-là l'air de cette petite commune des bords de Loire. Un maraîcher vient de traiter un champ de la zone horticole avec ce puissant fumigant. "Les pompiers m'ont expliqué ce que c'était et que ça pouvait être potentiellement cancérigène, poursuit Monique Terdriau. On panique quand même un petit peu, ça fait peur". Au total, 61 ouvriers agricoles sont intoxiqués. Le plan blanc est déclenché et 17 personnes, dont Monique Terdriau, sont hospitalisées au CHU d'Angers, avant d'en ressortir dans l'après-midi.

 

L\'intoxication de Brain-sur-l\'Authion (Maine-et-Loire) est partie du champ en vert clair, au centre de l\'image.

L'intoxication de Brain-sur-l'Authion (Maine-et-Loire) est partie du champ en vert clair, au centre de l'image. (GOOGLE EARTH)

 

Une substance "plus nocive que le glyphosate"

Trois jours plus tard, le métam-sodium refait des siennes à 13 km de là, sur la commune de Mazé-Milon, toujours dans le Maine-et-Loire. Cinq personnes et quatre pompiers sont incommodés par des émanations. Aucune hospitalisation cette fois-ci, mais la préfecture – qui recense officiellement 70 victimes – décide de suspendre temporairement l'utilisation de ce produit phytosanitaire. Elle révèle au passage que le 28 septembre, le proviseur du lycée de Narcé, situé dans la zone horticole de Brain-sur-l'Authion, a signalé un problème dans l'air. Pour la préfecture, "les modalités techniques d'application du produit ne semblent pas avoir été respectées". Des manquements qui, "associés à des conditions climatiques exceptionnelles rendant les sols trop secs et trop chauds pour son application sans risques", ont provoqué l'évaporation du gaz dans l'atmosphère, estime la préfecture. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet d'Angers.

Une réaction jugée trop tardive et timide par l'association écologique Sauvegarde de l'Anjou. "Cette substance est plus nocive que le glyphosate, qui ne tue que les mauvaises herbes. Le but est de tuer toute vie dans le sol", tonne Florence Denier-Pasquier, vice-présidente de l'association locale et secrétaire nationale de France nature environnement. Les deux substances posent surtout des problèmes différents. Très répandu et persistant, le glyphosate inquiète à cause de ses effets d'accumulation à long terme. Moins utilisé et peu persistant, le métam-sodium est, lui, immédiatement toxique. "C'est un poison, un couteau suisse pour stériliser le sol. Sur la même molécule, vous avez un tue-vers, un fongicide [contre les champignons], un désherbant et un antiparasitaire, développe Bernard Jégou, chercheur à l'Inserm, directeur de l'Irset (Institut de recherche en santé, environnement et travail) et directeur de la recherche à l'école des hautes études en santé publique. Tout ce qu'il rencontre succombe".

Son utilisation dans ces conditions répond à une politique de terre brûlée, pour avoir autant d'efficience que possible.Bernard Jégou, chercheurà franceinfo

Cette "terre brûlée" sert principalement à cultiver de la mâche, une salade très présente en Loire-Atlantique, où est achetée près de la moitié des tonnes de produit vendues en France. Elle est de plus en plus cultivée près d'Angers, sur des terres abandonnées par l'horticulture. "Les champs sont désormais nus. La terre est triste pour nous qui étions habitués aux champs de fleurs", regrette Huguette Macé, maire déléguée de Brain-sur-l'Authion. Le métam-sodium, répandu dans le champ une dizaine de jours avant les semis, permet aux producteurs de récolter une mâche débarrassée d'éventuelles herbes, champignons et autres impuretés. "Ce qui est important, c'est que dans votre barquette de mâche, vous n'ayez que de la mâche, belle et appétente. Et pour cela, il faut une préparation des sols", justifie Antoine Thiberge, directeur de la Fédération des Maraîchers nantais, à laquelle appartient la société Primaloire, mise en cause dans les intoxications de Brain-sur-l'Authion.

 

 

QUANTITÉ DE MÉTAM-SODIUM VENDU

  • PLUS DE 500 TONNES
  • ENTRE 60 ET 300 TONNES
  • ENTRE 10 ET 60 TONNES
  • ENTRE 5 ET 10 TONNES
  • ENTRE 1 ET 5 TONNES
  • ENTRE 0 ET 1 TONNE
  • AUCUNE VENTE


Source : INERIS

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Une substance autorisée sous conditions

Autorisée par l'Union européenne jusqu'en 2022 au moins, cette substance n'est utilisée que dans quinze pays, comme l'indique la base de données de l'Université du Hertfordshire (en anglais). En France, on la retrouve dans cinq produits phytosanitaires, approuvés par l'Anses. La fiche technique de l'un d'eux, disponible sur le site d'une centrale d'achats, permet de se faire une idée de ses effets sur la santé humaine : "nocif en cas d'ingestion" et "par inhalation""provoque des brûlures de peau et des lésions oculaires graves""peut provoquer une allergie cutanée""susceptible de provoquer le cancer""susceptible de nuire à la fertilité ou au fœtus""risque présumé d'effets graves pour les organes à la suite d'expositions répétées ou d'une exposition prolongée" et "très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme".

Cette autorisation européenne est cependant accordée "sous réserve" de conditions spécifiques, précise le réglement européen. Des précautions qui ne sont pas "traditionnelles" et signalent une "substance sur la sellette", explique un bon connaisseur des questions phytosanitaires. Un rapportremis en décembre 2017 au gouvernement français classe d'ailleurs cette substance parmi "les plus utilisées et identifiées comme les plus préoccupantes", avec le metsulfuron-méthyl et la sulcotrione. Deux méthodes sont autorisées pour une culture en plein champ : l'injection dans le sol ou l'irrigation au goutte-à-goutte sous "un film plastique étanche". Des contraintes précisées dans le Maine-et-Loire par un arrêté préfectoral pris en décembre 2017, sur le modèle de celui imaginé en Loire-Atlantique. Chaque applicateur doit se déclarer en préfecture et suivre une formation. Le produit ne peut être utilisé à une distance de moins de 20 mètres des habitations et la mairie doit être avertie.

"Très clairement, il y a eu une faille"

Des conditions qui n'étaient manifestement pas réunies dans les trois cas récents d'intoxications. La mairie n'a pas été prévenue, assure Huguette Macé. "Ils ont prétendu qu'ils l'avaient fait par e-mail ou par courrier, au niveau de la commune, mais on n'a trouvé aucune trace écrite", regrette l'élue. Surtout, le produit n'aurait jamais dû se retrouver dans l'air. "Très clairement, il y a eu une faille dans l'application", reconnaît Antoine Thiberge, le directeur de la Fédération des maraîchers nantais, qui ne veut pas se cacher derrière "l'excuse" de la chaleur inhabituelle des sols. Il balaye cependant les appels à interdire le produit, lancés par les associations écologistes. "Ce n'est pas parce que vous avez une vis qui s'en va sur une voiture qu'il faut lui interdire de rouler, argumente-t-il. Ce produit, on l'utilise depuis longtemps en Loire-Atlantique, sans véritablement d'incidents".

Il y a pourtant des précédents notables. Gérard* a appris l'intoxication de Brain-sur-l'Authion par mail. "Mon copain véto m'a envoyé une photo de l'article de Ouest France avec ce commentaire : 'métam-sodium... ça continue'", raconte-t-il. Ce pisciculteur du Finistère connaît bien cette substance. "Si vous voulez éliminer un ami, c'est le produit qu'il vous faut", ironise-t-il. En octobre 2010, en amont de son exploitation, un agriculteur traite sa parcelle avec du Trimaton extra, un produit à base de métam-sodium aujourd'hui interdit. La pluie emporte le poison dans la rivière. "C'est d'une efficacité redoutable. J'ai perdu 140 tonnes de truites en quinze minutes, soit 850 000 euros de dégâts", se souvient Gérard.

On parle de production raisonnée, respectueuse de l'environnement. S'il y a bien un produit qui ne respecte rien, c'est celui-ci. Normalement, quand vous utilisez un pesticide, vous visez une cible particulière. Là, c'est la kalachnikov, vous détruisez la biologie d'un sol.Gérard, pisciculteur du Finistèreà franceinfo

Sur 12,8 km, jusqu'à l'estuaire, le cours d'eau se transforme en cimetière de poissons et d'invertébrés aquatiques. Poursuivie par le pisciculteur et l'association Eaux et rivières de Bretagne, l'exploitation agricole sera condamnée en mai 2015 par la cour d'appel de Rennes à 1 500 euros d'amende et 46 000 euros de dommages et intérêts.

 

La pisciculture de Gérard, le 24 octobre 2010 dans le Finistère.

La pisciculture de Gérard, le 24 octobre 2010 dans le Finistère. (MAXPPP)

 

Des plaintes et un réexamen de l'Anses

Plus récemment, la presse locale s'était fait l'écho d'une intoxication aux Sorinières (Loire-Atlantique) en 2013. La pompe électrique qui assurait l'arrosage après l'épandage du produit est tombée en panne et six personnes ont été incommodées. "Il ne s'est rien passé de grave", minimise aujourd'hui Dominique Visonneau, le maraîcher impliqué. Le maire de l'époque, Christian Couturier, n'a pas le même souvenir. "Nous avions alerté le procureur, mais faute de plaintes et de faits plus significatifs, il avait classé l'affaire sans suite", témoigne-t-il, avant d'évoquer le cas d'une personne avec un jeune enfant qui aurait eu des soucis de santé. Mais "elle ne souhaitait pas porter plainte".

Une retenue qui serait répandue, à en croire les associations environnementales. "Cela reste discret parce que les maraîchers sont puissants ici. Tout le monde connaît quelqu'un qui travaille dans le secteur, ils sont dans les conseils municipaux. Je ne vais pas parler d'omerta, mais il y a une certaine discrétion", témoigne Xavier Metay, coordinateur de France nature environnement dans les Pays de la Loire.

Dans le Maine-et-Loire, la donne pourrait bien changer. "Je trouve que ce produit est fort dangereux. Heureusement que ce n'est pas arrivé un mercredi après-midi quand les enfants jouent dans les jardins", alerte la maire déléguée, Huguette Macé, qui attend avec impatience les résultats de l'enquête. Comme l'association Sauvegarde de l'Anjou, la pépinière Kastell et ses salariés vont porter plainte. "Je le fais parce qu'on ne peut pas laisser ça comme ça. Il faut faire quelque chose", explique Monique Terdriau, l'une des victimes. Surtout, l'Anses a annoncé, mercredi 17 octobre qu'elle réexaminait "l'ensemble des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits à base de métam-sodium" à la lumière des événements du Maine-et-Loire. "En fonction des résultats d'investigation, les AMM ou les conditions d'emploi peuvent être modifiées, voire les AMM retirées", précise-t-elle. Une décision est attendue d'ici fin 2018.

*Le prénom a été modifié à la demande de l'intéressé.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/enquete-franceinfo-un-poison-une-kalachnikov-inquietudes-autour-du-metam-sodium-le-pesticide-qui-a-intoxique-70-personnes-dans-le-maine-et-loire_2990059.html#xtor=CS3-794


 

POURQUOI LA FRANCE CACHE-T-ELLE LE NOMBRE DE SES SOLDATS QUI SERAIENT AUTOUR DE 300, CAPTURES PAR L'ARMEE SYRIENNE

Pourquoi la France cache-t-elle le nombre de ses soldats capturés en Syrie ?

 Depuis 18 heures  21 octobre 2018

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 Moyent-Orient - Syrie

 

Depuis que la France s’est impliquée militairement en Syrie, envoyant sur l’ordre US ses militaires dans le nord-est et l’est de ce pays, et qu’un certain nombre de ses soldats se sont fait arrêter par les forces syriennes, une question revient sans cesse : à quand la fin du tabou des « militaires français » capturés en Syrie ?

Des sources bien informées avancent le nombre de 300 militaires français détenus par l’armée syrienne et qui pourraient servir de monnaie d’échange au cours de futures négociations.

Une première information sur la capture de militaires français en Syrie date de la fin de l’année 2012. Et pourtant ni les sources syriennes ni les sources françaises n’ont abordé le sujet explicitement. De plus, Damas n’a jamais diffusé d’images de captifs français emprisonnés sur son territoire.

En France, un black-out total est maintenu sur le sujet, les médias ne l’évoquant jamais et le plaçant sous l’étiquette « secret défense ». En effet, le pouvoir n’ose pas informer l’opinion publique du « sort des prisonniers de guerre » qui se sont fait arrêter dans le cadre d’une guerre menée à l’insu même des Français !

Cependant, il aura fallu le travail effectué par des journalistes syriens, qui sont parvenus à retrouver la trace de près de 300 militaires français retenus par le renseignement syrien.

Pour ce dernier, « ces militaires envoyés combattre l’État syrien » sont classés aux côtés de ces autres « brebis égarées » que les services secrets français ont recrutées, formées puis envoyées en Syrie sous label « takfiriste ».

Selon des sources syriennes, le sort de ces « prisonniers de guerre » européens aurait même été évoqué au cours d’entretiens Assad/Poutine, Assad ayant confirmé à son homologue que son pays détenait secrètement des centaines d’agents et de militaires britanniques, français, émirats, israéliens, saoudiens et turcs et qu’il était hors de question de les libérer.

Un premier deal franco-syrien conclu au terme des négociations secrètes menées en 2013 et 2014 entre Damas et Paris aura été marqué par la trahison de Paris. Assad, floué, s’est ravisé.

Pour Damas, la France est considérée comme un des principaux soutiens au terrorisme sur le territoire syrien et Assad détient des preuves vivantes qui pourront s’avérer fort compromettantes pour l’État français.

Source: PressTV

http://french.xinhuanet.com/2018-10/21/c_137548375.htm


 

TOUS LES CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE FRANCAISE 2017 VISES PAR LA JUSTICE SAUF UN: MACRON

Emmanuel Macron

Tous les candidats à la présidentielle visés par la justice «sauf un: Emmanuel Macron»

© AFP 2018 Ludovic Marin

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Le seul candidat à la présidentielle française 2017 qui ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire est Emmanuel Macron, s’étonne le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez alors que les enquêtes visant Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Fillon avancent.

Emmanuel Macron est le seul candidat à la présidentielle de l’année dernière qui n’est actuellement visé par aucune enquête «alors que de lourds soupçons pèsent sur sa campagne», a déclaré Laurent Wauquiez, chef de file du parti Les Républicains, cité par Le Parisien-Aujourd'hui en France.

«François Fillon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont été poursuivis. À ce stade, les procédures contre Emmanuel Macron n’ont pas fait l’objet du même déroulé. Mais j’ai bien sûr confiance dans la justice de mon pays pour que l’équité de traitement soit assurée entre tous», a indiqué M.Wauquiez.

 

Marine Le Pen

© SPUTNIK . KRISTINA AFANASYEVA

«Prochaine étape le goulag?»: la Toile raille l’examen psychiatrique ordonné à Mme Le Pen

La Commission nationale des comptes de campagne et du financement des partis politiques (CNCCFP) avait en effet informé l’administration fiscale et le parquet de l’existence de plusieurs donateurs trop généreux pour soutenir la campagne d'Emmanuel Macron en 2017. Il s’agit de dons supérieurs à la limite légale (4.600 euros par personne physique). Mais le parquet avait décidé de ne pas donner suite à cette affaire. 

 

Médiapart avait en outre révélé en avril 2018 que lors de sa campagne présidentielle, M.Macron aurait bénéficié de larges ristournes de la part du prestataire GL Events, numéro un français de l’événementiel, sur la location du matériel et des salles de meeting. Mais la CNCCFP avait finalement estimé qu'elles ne constituaient pas une violation du code électoral.

 

Jean-Luc Mélenchon

© AFP 2018 BERTRAND GUAY

Mélenchon contre les journalistes «abrutis», le Web met en doute la liberté de la presse

Jean-Luc Mélenchon est actuellement visé par deux enquêtes préliminaires, l'une sur le financement de sa campagne présidentielle, l'autre sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires au Parlement européen. Radio France a en outre déposé une plainte contre le chef de file de la France Insoumise qui avait qualifié d’«abrutis» les journalistes couvrant l’enquête sur ses comptes de campagne et qui avait affirmé que son mouvement, «traité comme une organisation terroriste», se trouvait «sous le feu d'une offensive politique organisée par toute la macronie».

 

La dirigeante du Rassemblement national (RN, ex-Front national)Marine Le Pen a annoncé début septembre 2018 être convoquée une nouvelle fois par les juges d’instruction en charge de l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, dossier dans lequel elle est mise en examen pour abus de confiance. Fin septembre, elle refusait de se plier à l’expertise psychiatrique ordonnée dans le cadre d’une autre enquête la visant pour avoir diffusé des photos d’exactions de Daech*. Le 1er octobre, deux proches de Marine Le Pen — Frédéric Chatillon, son ami de longue date, et Jean-François Jalkh, ex-vice-président du parti — ont été renvoyés en correctionnelle dans l’enquête sur le financement de plusieurs campagnes électorales de l’ex-FN. 

 

Francois Fillon

© AFP 2018 PHILIPPE LOPEZ

Fillon porte plainte contre Le Canard enchaîné, l'enquête est ouverte

L'affaire Fillon est en cours depuis des révélations du Canard enchaîné faites en janvier 2017, en pleine campagne présidentielle. François Fillon a été soupçonné d'avoir embauché de manière fictive son épouse pendant de nombreuses années comme assistante parlementaire. Pénélope Fillon est aussi soupçonnée d'avoir occupé un autre emploi fictif, cette fois-ci en tant que conseillère à la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, ami de son mari, entre mai 2012 et novembre 2013. Vendredi dernier, BFM TV a annoncé que les juges d'instruction en charge de l'affaire Fillon avaient terminé leur enquête et l'avaient transmise au parquet et aux parties, qui disposent de trois mois pour faire leurs observations.

 

*Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/france/201810211038596134-france-wauquiez-macron-enquete-presidentielle/


 

LES REFORMES MACRON SALUEES PAR LE FORUM ECONOMIQUE MONDIAL

Emmanuel Macron

Compétitivité de la France: les réformes Macron saluées par le Forum économique mondial

© AFP 2018 Christof STACHE

INTERNATIONAL

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Maxime Perrotin

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La France progresse dans le classement de la compétitivité dressé par le Forum économique mondial. Les réformes entreprises par le gouvernement sont soulignées, tout comme certaines lacunes, notamment en matière de lourdeurs administratives, de compétences des jeunes Français ainsi que de connectivité des foyers. Analyse.

La France entre dans le club des 20 premières économies mondiales, en matière de compétitivité. C'est ce qu'il ressort du dernier rapport annuel dressé par les analystes du Forum économique mondial. En comparaison à l'édition 2017 de ce classement, regroupant 140 pays, la France passe de la 22e à la 17e place des économies les plus performantes.

 

Il n'y a pas de plan A pour une nouvelle crise financière

© AFP 2018 NIKLAS HALLE'N

L'économie mondiale marcherait vers une nouvelle catastrophe

Parmi les points clefs soulignés par les auteurs de ce pavé de 671 pages afin d'expliquer cette dynamique positive, l'«ambitieux programme de réforme» attenant à la législation du travail, la réforme les services publics (particulièrement celle de la SCNF) ainsi que la volonté du gouvernement de faire du pays une destination plus attractive pour les investissements en matière de high-tech.

 

Un point particulièrement important aux yeux de l'institution genevoise qui, cette année, change ses critères d'évaluation afin de mesurer le dynamisme des économies mondiales face à la «quatrième révolution industrielle», qu'est celle du numérique. Les équipes du Forum économique mondial mettent ainsi en place un «indicateur 4.0», un «compas économique», construit autour de 12 «piliers» et 98 critères.

Largement soulignée, la capacité d'innovation du pays, qui se place au 11e rang mondial en la matière. En effet, la France est sur le podium des pays accueillant le plus d'institutions de recherches sur son territoire et à la 5e place quant à la qualité et au nombre de publications. Un vrai point fort pour l'hexagone, qui s'ajoute à d'autres tel que la taille de son marché (9e), la performance — en matière d'espérance de vie — de son système de santé (7e) ou de ses infrastructures (8e), particulièrement ses routes et son réseau d'eau, à l'exception de l'efficacité des services aériens et de la qualité des services dans les ports ainsi que de la déperdition énergétique de son réseau électrique (43e).

 

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© SPUTNIK . VLADIMIR TREFILOV

L’économie mondiale, a-t-elle accumulé assez de «poudre» pour exploser?

Dans le découpage des pays du vieux continent, en quatre groupes, effectué par les analystes, la France mène ainsi les États du Sud-ouest du continent, présentés comme étant «relativement» compétitifs. Le Nord-ouest (Suisse inclue) est lui décrit comme «très compétitif», le Nord-est mené par la Pologne, la République tchèque et les pays baltes est quant à lui «prometteur» avec des États supplantant les économies occidentales européennes sur certains aspects de compétitivité. Enfin, le Sud-est, en particulier les Balkans (Serbie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Bosnie Herzégovine) ferment la marche.

 

Tout n'est cependant pas rose pour l'hexagone dans ce rapport. Les analystes suggèrent des points améliorables, notamment en matière de connexion des foyers à la fibre, sur l'attitude à l'égard du risque entrepreneurial, sur les restrictions et les barrières non tarifaires (normes, 107e) et — en premier lieu — sur l'enseignement de l'esprit critique aux étudiants.

Il faut dire qu'en la matière, avec une 48e place, l'hexagone se situe entre le Kenya et la Jamaïque (derrière la Russie, la Chine et l'Arabie saoudite) le podium du classement étant tenu sur ce point par les États-Unis, le Danemark et la Suisse.

De manière générale, les jeunes Français semblent pécher par rapport à leurs homologues européens en matière d'éducation et de formation. Un comble dans un pays dont le premier poste de dépense est justement l'éducation.

En se penchant sur les chiffres que les analystes n'ont pas mis en avant, on remarque qu'au sein du volet institutionnel — hormis le poids des régulations gouvernementales — la fréquence des actes terroristes (120e sur 140) impacte négativement la compétitivité française.

Autre point noir au tableau: le marché du travail. Si la France se distingue en matière de droits des salariés (18e), ainsi que pour son pourcentage de femmes au sein de la force de travail (21e), la mobilité interne (112e), les pratiques en matière d'embauche et de licenciement (130e) sans parler du taux d'imposition du travail (où la France apparaît bonne dernière), sont autant d'éléments qui viennent tirer l'hexagone vers le bas.

https://fr.sputniknews.com/international/201810211038596904-france-macron-forum-economique-mondial/


 

EXPRESSION DES SYNDICATS SNJ CGT ET SNJ RADIO FRANCE SUR LES PROPOS TENUS PAR JEAN-LUC MELENCHON A L'ENCONTRE DES JOURNALISTES

Le snj-CGT

L’intolérable mépris de Jean-Luc Mélenchon pour les journalistes

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 Audiovisuel

 France Télévisions

Liberté de la presse

 18 octobre 2018

Article mis à jour le 19 octobre 2018

Une nouvelle fois Jean-Luc Mélenchon a salement dérapé dans ses propos et dans son attitude méprisante envers les journalistes.

Notre consœur de France 3, journaliste au service politique en a fait les frais, hier mercredi, à l’Assemblée Nationale. Ne voulant pas répondre à la question de la journaliste, le député de la France Insoumise a d’abord moqué son accent du midi puis « c’est quoi votre question madame…. Madame, vous ne savez pas de quoi vous parlez…. Vous dites d’importe quoi …. quelqu’un a-t-il une question à formuler en français…. »

Le Snj-CGT condamne les propos insultants de Jean-Luc Mélenchon et apporte son soutien total à notre consœur @VeroniqueGaurel.

Le député n’en est pas à sa première dérive. En mars dernier, il attaquait  l’enquête de Radio France au sujet des comptes de campagne de La France insoumise. « Un  coup monté, venu d’une équipe de bras cassés…  une sorte de CIA médiatique vouée à propager les dénonciations. » Propos malveillants  aussi sur son blog en affirmant : « La haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine. »

On peut critiquer le travail des journalistes. On doit dénoncer une presse, des médias, des éditocrates inféodés aux pouvoirs économiques et politiques. Mais les mots employés par Jean-Luc Mélenchon vont au-delà de la critique nécessaire. Ils sont intolérables et dangereux.

La grande majorité des 35 000 journalistes de France n’appartient pas à une caste, ce sont pour la plupart des salariés qui, par leur travail d’information, tentent de jouer un rôle fondamental pour la démocratie. Une presse libre, des journalistes indépendants et protégés des pressions sont les principaux alliés de la liberté d’expression.

Par son comportement, Jean-Luc Mélenchon dessert les causes qu’il pense défendre. Le Snj-CGT  l’appelle à plus de discernement et de retenue et lui remet en mémoire qu’il n’est pas le seul à incarner «  la République » : les journalistes – au moins autant que lui – sont garants de la démocratie et de la République !

Paris le 18 octobre 2018

Lire la version PDF ici

https://snjcgt.fr/2018/10/18/lintolerable-mepris-de-jean-luc-melenchon-pour-les-journalistes/


 

Le snj rf

La malsaine colère de Jean-Luc Mélenchon

 

 

La malsaine colère de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon dément le contenu de l'enquête de la cellule d'investigation de Radio France sur les suspicions de surfacturation de sa campagne. C'est son droit le plus strict. 

Mais à la mi-journée, sur Facebook, le leader de la France Insoumise a tenu des propos indignes d'un élu de la République et très éloignés de la vérité. 

Contrairement à ce qu'il prétend, le travail de la cellule enquête de Radio France est toujours publié le vendredi. Il n'a jamais été question de publication le mardi repoussée du fait des perquisitions, dont personne à Radio France n'était évidemment au courant. Le mardi était la date à laquelle la France Insoumise pouvait répondre aux questions soulevées par l'enquête, avant publication. 
Comme les autres, l'enquête sur les comptes de campagne d'Emmanuel Macron était sortie en fin de semaine. Le samedi, c'est le jour de la diffusion de l'émission Secrets d'Info sur France Inter et de Samedi Investigation sur France Info 

Les journalistes de la cellule investigation de Radio France, qui travaillent pour toutes les chaînes de la Maison, n'ont jamais tenté "d'accabler" ou de "détruire" qui que ce soit à la France Insoumise ni dans aucun autre parti. Pas plus que les autres journalistes des chaînes du service public. 

Pour nous dont le métier est d'informer, il est inconcevable d'être considérés comme des adversaires politiques à "pourrir""discréditer", selon les mots de Jean-Luc Mélenchon : 

"Ils ont l'air de ce qu'ils sont, c’est-à-dire d'abrutis. Je demande à ceux qui nous suivent de relayer nos arguments, de montrer pourquoi France Info ment et de discréditer les journalistes qui s'y trouvent"." Relayez, relayez sans arrêt. Pourrissez-les partout où vous pouvez. Parce qu'il faut qu'on obtienne au moins un résultat […] il faut qu'à la fin il y ait des milliers de gens qui se disent 'Les journalistes de France Info sont des menteurs, des tricheurs'."

Quelques précisions, si c'était nécessaire. Nous ignorons quel est le salaire de Jean-Michel Aphatie qui travaille à Europe 1 et non à Radio France, mais les salaires des journalistes de notre Maison sont publiques et n'ont absolument rien à voir avec celui que Jean-Luc Mélenchon nous prête. 

Faut-il le préciser enfin, nous ne faisons pas non plus d'animation dans les supermarchés, ni ne vendons de barquettes de frites, ni pour un euro, ni pour 1 000 euros de l'heure.  

On répond à une enquête par des faits, pas par des insultes. Du moins si on veut être crédible.


19 Octobre 2018

https://www.snj-rf.com/La-malsaine-colere-de-Jean-Luc-Melenchon_a1734.html


 

RADIO FRANCE PORTE PLAINTE CONTRE JEAN-LUC MELENCHON POUR SES PROPOS METTANT EN CAUSE LES JOURNALISTES DE FRANCEINFO

Journalistes "abrutis": Radio France porte plainte contre Jean-Luc Mélenchon

 

Jean-Luc Mélenchon

 

Jean-Luc Mélenchon - ERIC FEFERBERG / AFP

Radio France annonce porter plainte contre le leader de La France insoumise, après les propos de ce dernier mettant en cause les journalistes de franceinfo, auteurs d'une enquête sur ses comptes de campagne. 

Les deux camps semblent décidés à aller devant les tribunaux: ce samedi, Radio France annonce sur Twitter porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, après ses propos mettant en cause les journalistes de franceinfo, auteurs d'une enquête sur les comptes de campagne du candidat en lors de l'élection présidentielle de 2017. 

 

Radio France@radiofrance

 

.@RadioFrance porte plainte suite aux propos tenus par monsieur Jean-Luc Mélenchon à l’égard des journalistes de @Radiofrance.

 

"Abrutis"

Cette enquête a été qualifiée lors de sa sortie de "nouvelle campagne d'affabulations", "à l'initiative de la radio d'Etat" par Jean-Luc Mélenchon, dont les auteurs sont à ses yeux des "abrutis" et des "menteurs". 

"La direction juridique de Radio France s'occupe de la plainte en liaison avec notre avocat", a précisé Gaël Hamayon, un porte-parole de la radio publique. 

Vendredi, le député des Bouches-du-Rhône avait menacé de poursuivre les journalistes lui aussi pour diffamation. 

"Je vous mets tous en garde: tous ceux qui titrent sur le fait que nous avons fait de la surfacturation s’exposent à des poursuites qui auront lieu. Car nous nous défendrons implacablement, sur tous les terrains, contre tout le monde. Nous n’avons peur de rien ni de personne", a-t-il déclaré. 

 


 

CE FRANCAIS QUI A GUIDE LES SOLDATS RUSSES DE L'ARMEE ROUGE A AUSCHWITZ

JUILLET - AOÛT 2018

Ce Français qui a guidé les Russes à Auschwitz : Raphaël Feigelson

par François MAURICE

 


Photo prise à Toulouse en mai 1944 avant son arrestation par la Milice

Résistant, Raphaël Feigelson été arrêté à Toulouse, puis déporté à Auschwitz. S’étant évadé, il va permettre la libération du camp.

 

En 1939, il n’a que 13 ans au moment où la France entre dans la Deuxième Guerre mondiale. Raphaël Feigelson n’avait pas attendu l’appel du général de Gaulle, le 18 juin 1940, pour résister. « D’ailleurs, dit-il, je ne l’ai pas entendu. On m’en a parlé bien après. » Dès l’entrée des Allemands dans Paris, le soir, il recopie à la main des tracts hostiles à l’occupant que rédige son père, Pinkos, un Juif lituanien originaire de Vilnius qui tient un magasin de machines à coudre, à Paris dans le Ve arrondissement. Les tracts sont intitulés « La lettre de M. Paul », que le gosse distribue ensuite dans les boîtes aux lettres de son quartier. Ces tracts marquent l’entrée de la famille Feigelson dans la résistance.

Le père de Raphaël met alors en place un petit groupe, David (direction de l’armée des volontaires israélites de défense), destiné à aider les Juifs, dont les mesures antisémites rendent la vie intenable. Raphaël et sa mère, Luba, quasiment aveugle, sont ses agents de liaison. Parallèlement, le gamin « bricole » au sein du Yasc (Yiddish Athlétic Sporting Club), une association du Xe arrondissement. 

« Le 11 novembre 1940, j’étais sur les Champs-Élysées », raconte Raphaël Feigelson. « C’était la première manifestation de masse contre l’occupant. Cela a eu un impact international considérable ». À Paris, dans le Ve arrondissement, le magasin de machines à coudre familial cache un émetteur clandestin. 

En 1942, Pinkos Feigelson est arrêté par les Allemands et condamné à trois ans de prison. Libéré par erreur au bout de trois mois, celui-ci revient à Paris et se cache. Mais Raphaël est également surveillé et, un policier du commissariat de la rue Geoffroy-Saint-Hilaire lui indique avoir l’ordre de le surveiller et lui conseille de se mettre au vert. 

Ce sera d’abord Lyon, puis Toulouse où, pensionnaire d’un lycée de la rue des Récollets, il reprend ses activités de Résistance. « Une fois là-bas, j’ai commencé par éditer un journal : l’Ami du peuple », se souvient Raphaël Feigelson. « Le réseau FTP, (Francs-tireurs et partisans), est entré en contact avec moi ».

Grâce à cela, il se rapproche des mouvements locaux de la Résistance, et, sous plusieurs identités, capitaine Sicot, d’Artagnan…, accentue ses actions clandestines. Ayant contribué à l’unification de la résistance des jeunes, on lui confie le commandement militaire régional des Forces unies de la jeunesse patriotique avec charge de former ceux qui, en 1944, deviendront les unités de jeunes des FFI.

Il prend beaucoup de risques, frôle plusieurs fois l’arrestation. « J’étais audacieux, gonflé, mais prudent ». Hélas, tous ses contacts n’avaient pas la même prudence.

En mai 1944, l’un de ses compagnons est arrêté par la milice. Raphaël Feigelson est appréhendé à son tour, le 14 mai 1944, près du pont Saint-Pierre. Il ne peut éviter un piège de miliciens. « Ils m’ont foutu à poil, torturé à la gégène. Miracle, le choc électrique m’a rendu amnésique, ce qui m’a empêché de parler sous la douleur. » Ses bourreaux, eux continuent. « ls m’ont tabassé, écrasé les doigts avec des pinces, ils ont même essayé de me passer des journaux en feu sur la plante des pieds. Ces cons avaient peur de se brûler les mains. » Alors, ils le confient à la Gestapo, qui lui applique de nouvelles tortures. Deuxième miracle qui lui évite de succomber aux coups, une erreur d’aiguillage bureaucratique l’envoie au camp d’internement de Compiègne, d’où, le 2 juillet 1944, il doit être embarqué pour Mauthausen. Au moment du départ, alors que la Gestapo toulousaine, ayant réalisé sa bévue, le réclame pour poursuivre les interrogatoires, Aloïs Brunner, adjoint d’Adolf Eichmann en France, qui effectue une visite à Compiègne, ordonne de le diriger, ainsi que d’autres résistants juifs, sur Auschwitz. Parti de Drancy le 31 juillet 1944, son convoi, le 77, arrivera à Auschwitz le 3 août.

Juif et résistant, « Raph » ne se fait guère d’illusions sur son sort :

 

« Au départ du convoi, nous étions 1 300. Mais seulement 300 sont entrés dans ce camp d’extermination, les autres furent gazés et brûlés le jour même. »
« Himmler, rappelle-t-il, avait voulu faire d’Auschwitz la plus redoutable machine d’extermination au service de la solution finale. » 

 

Il raconte son arrivée : « A notre descente du convoi, le 3 août 1944, on nous a aussitôt mis en condition. Les crocs des chiens, les coups de matraques, les ordres hurlés, les familles séparées. Et ce SS qui arrache un bébé des bras de sa mère et qui lui fracasse le crâne contre un wagon ou cette brute qui lance un autre nouveau-né en l’air et lui tire dessus. Nous étions en enfer. On ne pourrait en sortir que par une cheminée. » 

Raphaël Feigelson est affecté à un commando qui trace des routes, à un autre qui pose des canalisations, à un troisième qui déterre les bombes n’ayant pas explosé, à un commando disciplinaire d’où l’organisation clandestine de résistance parvient à le faire muter à la « vieille-désinfection », un commando contrôlé par ses amis chargés de désinfecter les vêtements des nouveaux arrivants. « Dans notre block, nous planquions des armes en prévision d’une évasion collective. Elle n’a jamais eu lieu. Le 7 octobre, les SS ayant investi le « Sonder Kommando », celui des chambres à gaz. » 

Lorsque les SS commencent à évacuer Auschwitz, entraînant les survivants dans d’épouvantables marches de la mort, les résistants reçoivent l’ordre de se cacher et d’attendre l’arrivée des partisans polonais. « Ils ne sont jamais venus. En revanche, c’est un commando spécial SS qui s’est pointé. Sa mission : détruire toute trace des horreurs commises par les nazis et transformer le site en un banal champ labouré. » Pour Raphaël Feigelson et ses camarades, il faut à tout prix les en empêcher. « Le 21 janvier, nous avons découpé une ouverture dans les barbelés qui n’étaient plus électrifiés. On a pris des draps blancs, des vêtements chauds, des armes, et on est parti en direction du front. On a marché, marché. C’était la confusion la plus totale. Nous étions au beau milieu des combats. Obus allemands, orgues de Staline soviétiques, ça tombait de tous les côtés. » 

 

PRIS POUR DES ESPIONS NAZIS

Enfin, ils rencontrent une unité soviétique de la 97e division de la 60e armée du 1er front d’Ukraine. Ceux-ci les prennent pour des espions. « Ils ont immédiatement voulu nous fusiller. J’ai interpellé leur officier : « Ya Franzouski Partizan. » Remarquant que je parlais à mes copains en yiddish, il m’a demandé : « Du bist yid ? » (tu es juif ?). Lui aussi était juif. Je ne pouvais donc pas être un nazi et encore moins un espion. Je lui ai raconté Auschwitz, les chambres à gaz, les fours crématoires. Il était impensable de laisser les SS raser les installations. Il fallait que le monde sache ce qui s’était déroulé là : le plus grand massacre de toute l’histoire de l’humanité. » 

Auschwitz ne figure pas sur le plan d’offensive de l’officier de l’armée rouge. Convaincu par Raphaël Feigelson, il modifie son ordre de route et atteint Auschwitz le 27 janvier. « Il restait environ trois mille déportés dans le camp, malades, trop faibles pour bouger. Surpris par l’arrivée des Soviétiques, les Allemands n’ont eu le temps ni de les éliminer, ni de détruire les preuves de leur entreprise d’extermination. » 

Il poursuit : « Le 27 janvier 1945, jour où je suis revenu à Auschwitz avec les soldats soviétiques, était un samedi. Dieu m’a fait porter les armes le jour de shabbat, ce qui est interdit, afin d’empêcher que ne soient détruites les preuves de ces atrocités et que l’on sauve les quelques rescapés qui restaient. » 

Lorsque les soldats soviétiques arrivèrent sur Auschwitz ils s'attendaient à investir un grand camp de prisonniers et à être accueillis comme des libérateurs. Ce qu'ils ont découvert a bouleversé leurs sensibilités pourtant déjà bien aguerries. Peu parmi les 8000 survivants ont pu parler ou simplement bouger et encore moins accueillir les Soviétiques. En fait ils étaient même terrifiés à l'idée de voir arriver de nouveaux bourreaux.

Le colonel Anatoly Shapiro se souvient : « J'avais déjà vu beaucoup d'innocents tués. J'avais vu des gens pendus. J'avais vu des gens brûlés. Mais je n'étais pas encore préparé à Auschwitz ».

Shapiro se souvient aussi des premiers indices probants des assassinats de masse « Nous avons découvert des montagnes de dents artificielles, de lunettes et de cheveux humains ».

Dans la caserne des enfants, il y avait seulement deux survivants, le reste gazés ou morts comme des sujets d'expériences médicales horribles.

Un autre officier soviétique a rappelé que lorsque les équipes de nettoyage sont allées inspecter les cheminées des crématoires, ils ont trouvé des dépôts de graisse humaine sur les murs 45in (115 cm) d'épaisseur.

Ce que l'Armée rouge avait découvert à Auschwitz ce n'était pas un camp, mais un complexe de camps occupant une superficie de 20 km2. 

Beaucoup de soldats soviétiques furent étonnés par ces dimensions qui attestent de l'ampleur de l'extermination de masse et du fait qu'Auschwitz était à l'origine un site industriel de travail d'esclaves géré par les SS.

Après la libération d’Auschwitz, Raphaël Feigelson participera avec les Soviétiques au « nettoyage » de la région. Puis, en uniforme de l’armée rouge, prendra à Odessa un bateau anglais pour Marseille et retrouvera ses parents à Paris en avril. 

Puis viennent les honneurs. Médaille de la Résistance, médaille des Évadés, médaille Militaire, Croix de guerre avec palme. Il sera fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1975 par Valéry Giscard d’Estaing.

 

F.M.

 

Qu’il nous soit permis de remercier notre confrère de France Soir, Alain Vincenot qui nous a fait découvrir, à travers un très bel article écrit en 2010, ce héros de la Résistance.

http://www.revuemethode.org/m071817.html


 

NARCISSE MACRON VEUT SA PART DU GATEAU DANS LA RECONSTRUCTION DE L'IRAK

Macron veut sa part sur le marché irakien de la reconstruction

Sat Oct 20, 2018 6:37PM

Des troupes françaises en Irak. ©AFP

Des troupes françaises en Irak. ©AFP

Alors que les forces françaises continuent à participer aux opérations US contre la Syrie depuis le sol irakien, au mépris de la souveraineté de deux États, le président français a téléphoné au nouveau Premier ministre d’Irak et lui a dit souhaiter avoir une part sur le juteux marché de la reconstruction de l’Irak. 

Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu ce samedi 20 octobre avec Adel Abdel Mahdi, le félicitant pour sa nomination en tant que Premier ministre irakien et l’assurant du soutien constant de la France à l’Irak, pays qui est, à l’heure actuelle, dans une phase de reconstruction, a fait savoir le communiqué publié par l’Élysée.

Iran : l’ultime faux pas de Macron ?

Alors que son gouvernement a mis 5 jours avant d’oser réagir à l’assassinat d’un célèbre journaliste saoudien par Riyad à Istanbul, Macron a cru bon d’évoquer à l’antenne de France 24 l’affaire « Villepinte ».

Les deux parties ont également discuté des affaires régionales, du soutien apporté par la communauté internationale à la reconstruction de l’Irak, ainsi que du renforcement de la coopération dans les domaines économique, éducatif et culturel, ajoute le communiqué.

Élu le 2 octobre par le Parlement irakien à la tête du gouvernement, Barham Saleh, le nouveau président irakien, a donné jusqu’au 1ernovembre à Abdel Mahdi, qu’il a désigné comme Premier ministre, pour former le nouveau gouvernement. Abdel Mahdi vient d’annoncer qu’il remettrait la liste comportant le nom de 15 de ses ministres avant la fin de la semaine en cours.

Syrie : la France en habit de guerre

La France a largué des centaines de bombes sur la Syrie depuis le début de l’opération Chammal.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/20/577591/Irak--la-France-offre-son-soutien


 

RETRAITES DE LA SNCF: LA CGT CHEMINOTS PROGRESSE DE 2 POINTS ET RENFORCE SA 1ÈRE PLACE !

Manifestation contre la réforme ferroviaire

LA CGT CHEMINOTS PROGRESSE DE 2 POINTS ET RENFORCE SA 1ÈRE PLACE !

Élections au CA de la CPRP SNCF 2018

 | Espace presse

Les cheminots retraités étaient appelés à élire leurs représentants au Conseil d’Administration de la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel SNCF (CPRP SNCF).

Malgré un scrutin uniquement réalisé par correspondance, ce qui ne facilite pas la participation, 97 303 cheminot.e.s ont participé à ce scrutin.

Ils ont largement placé en tête la CGT avec 39,71 % des voix, en progression de près de 2 points par rapport au scrutin de 2013.

C’est le meilleur score de la CGT depuis la création de ces élections en 2008, reléguant la deuxième organisation à près de 20%.

Avec le vote CGT, les cheminots retraités ont affirmé un vote de lutte exprimant une profonde colère et de fortes attentes comme l’ont exprimé dans la rue et dans l’unité des dizaines de milliers de retraités partout sur le territoire le 18 Octobre 2018.

Les cheminots retraités, lucides mesurent la nocivité de la réforme du système ferroviaire imposée par le Gouvernement Macron et leurs zélés serviteurs G.Pepy et P.Jeantet.

Aux côtés des cheminots actifs, ils vont continuer leur mobilisation pour regagner un grand service public ferroviaire, au service et accessible à tous, de qualité, répondant aux défis environnementaux.

Dans la continuité des mobilisations des 9 et 18 octobre 2018 et fort de ce résultat, la CGT appelle tou.te.s les retrait.é.s à amplifier la mobilisation pour stopper la politique de régression sociale de ce Gouvernement qui a choisi de faire des retraités ses boucs émissaires, et à exiger une véritable revalorisation des pensions.

Ce vote exprime la confiance dans la CGT, qui doit s’amplifier au niveau des actifs lors des élections au CSE à la SNCF qui auront lieu du 16 au 22 novembre 2018.

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Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
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