FRANCE

FRANCE

CGT CULTURE VILLE DE PARIS : LES BIBLIOTHECAIRES D'ASSIA DJEBAR DEMANDENT ET OBTIENNENT LE REPORT DE LA REOUVERTURE DE LEUR ETABLISSEMENT

Les bibliothécaires d'Assia Djebar demandent et obtiennent le report de la réouverture de leur établissement.

Les bibliothécaires d'Assia Djebar demandent et obtiennent le report de la réouverture de leur établissement.

« L’équipe souhaite rouvrir le plus sereinement possible, sans prendre le risque majeur de faire face aux exactes mêmes problématiques qu’avant » ont écrit les agents

Suite aux « évènements » qui ont amené les agents de la bibliothèque Assia Djebbar à faire valoir leur droit de retrait (XXe), un CHSCT exceptionnel s’est tenu en urgence le 12 février dernier (lire ici). A l'issue de cette réunion, la mairie de Paris a proposé le recrutement d'un médiateur, d'un bibliothécaire (à temps partiel toutefois) et la mise en place d'un vigile tous les jours de la semaine. Si bien que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (DAC) croyait l'affaire entendue et pouvait annoncer une réouverture de l'établissement sans coup férir dès ce jeudi. Presque tranquilou. C'était sans compter sans une réaction qu’elle n’attendait pas, des personnels.

Certes, les bibliothécaires d'Assia Djenbar actent des améliorations : « l’équipe est consciente des efforts faits par la DAC au sujet du poste de médiateur titulaire et du poste de bibliothécaire ainsi que sur la question de la pérennité du vigile et l’en remercie. Malheureusement cela ne change pas la problématique actuelle de notre structure à court terme » ont-ils alerté dans une lettre envoyée à leur administration et relayée par les organisations syndicales.

Pour contester une réouverture précipitée les agents pointent une situation objective: « l’équipe a besoin de temps. Cela fait treize jours que l’établissement est fermé et nous n’avons pris connaissance qu’hier au moment du CHSCT des solutions proposées par notre administration ». Et les agents d'argumenter : « L’équipe ne se sent pas suffisamment armée pour une réouverture immédiate, l’impact psychologique de cette première année d’ouverture et du climat de tension croissant n’est pas à négliger, et nous souhaitons aller jusqu’au bout de ce que cette fermeture nous permet de faire, de manière à rouvrir le plus sereinement possible, sans prendre le risque majeur de faire face aux exactes mêmes problématiques qu’avant ».

Et de poursuivre aussi sur l'état du bâtiment. « Le chauffage a été réparé après plus de dix jours de panne, une grosse intervention est prévue par ailleurs sur les fenêtres, sans assurance qu’elle soit terminée dans les délais, ce qui rajoute un stress supplémentaire à l’équipe qui depuis deux semaines ne fonctionne que sur des échéances à termes quasi immédiats ». Message entendu par Christophe Girard, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la culture, qui repousse donc la réouverture au mardi 19 février. Et avec des horaires réduits pour quelque temps avant de se réorganiser pour un fonctionnement, espérons-le, pérenne.

                            

                           Christophe Girard a entendu les bibliothécaires d'Assia Djebar

 

http://daccgtculture.over-blog.com/2019/02/les-bibliothecaires-d-assia-djebar-obtiennent-le-report-de-la-reouverture-de-leur-etablissement.html


 

A ROUEN, UNE VOITURE PERCUTE DES GILETS JAUNES

Police de Rouen

Un véhicule percute des Gilets jaunes à Rouen, des blessés (images)

© REUTERS / Pascal Rossignol

FRANCE

URL courte

211066

Un grave incident s’est produit à Rouen en marge de l’acte 14 des Gilets jaunes: une voiture a foncé sur un groupe de Gilets jaunes, selon des informations largement relayées sur les réseaux sociaux. Au moins trois personnes ont été blessées, indique BFM TV.

Un véhicule a percuté des manifestants en marge de la mobilisation des Gilets jaunes à Rouen (Seine-Maritime), a-t-on appris initialement des informations largement relayées sur les réseaux sociaux. Plusieurs personnes ont été renversées et au moins trois ont été blessées, a déclaré à BFM TV une source policière. Les premiers soins leur ont été dispensés immédiatement sur place.

Des témoins ont partagé plusieurs photos et vidéos filmées sur les lieux. Les services de secours ont été dépêchés sur place. Selon un bilan actualisé de BFM TV, quatre personnes au total ont reçu des blessures légères.

Un cordon de sécurité a été formé par des manifestants autour des blessés. Les faits se sont déroulés aux environs de 16h30, lorsque des Gilets jaunes marchaient sur la chaussée du Mont-Riboudet pour se diriger vers le centre commercial des Docks, indique France Info.

Un véhicule avec à son bord un homme, sa femme et son enfant, a été coincé dans la manifestation, précise BFM TV. Des individus sont montés sur le capot de l'auto tandis que d'autres lui ont jeté des projectiles, d'après une source policière. Le conducteur a pris peur et a accéléré, percutant plusieurs Gilets jaunes. Par la suite, il s'est rendu de lui même à la police et a été auditionné.

Selon le secrétaire général de la préfecture Yvan Cordier, cité par l'AFP, les blessés étaient «en urgence relative» et ont été transportées au CHU de Rouen.

https://fr.sputniknews.com/france/201902161040050069-vehicule-gilets-jaunes-blesses-rouen/


 

UN GILET JAUNE DE 73 ANS PERÇOIT UNE RETRAITE DE 700€ PAR MOIS, FAIT DES MENAGES POUR VIVRE. IL INTERPELLE LE PREMIER MINISTRE

«Vous méritez votre salaire, mais nous aussi !»: un Gilet jaune retraité interpelle Edouard Philippe

«Vous méritez votre salaire, mais nous aussi !»: un Gilet jaune retraité interpelle Edouard Philippe© Fred Tanneau

Edouard Philippe dans le Finistère.

 

En visite dans le Finistère le 15 février, le Premier ministre Edouard Philippe a été pris à parti par un Gilet jaune retraité de 73 ans qui lui a expliqué qu'il ne touchait que 700 euros par mois de retraite et devait faire des ménages «pour vivre».

Le 15 février était consacré au monde rural dans l'agenda du Premier ministre Edouard Philippe. Lors d'un déplacement dans la commune de Saint-Hernin, dans le Finistère, celui-ci a été interpellé par un Gilet jaune alors qu'il allait à la rencontre de la foule. L'homme, âgé de 73 ans, lui a expliqué ne pas pouvoir vivre de sa pension et devoir faire des ménages pour arrondir ses fins de mois.

«Vous méritez votre salaire, peut-être, mais nous aussi !», lui a lancé l'homme. Edouard Philippe l'a alors invité à venir s'exprimer lors du grand débat national organisé le soir même à Quimper.

https://francais.rt.com/france/59110-vous-meritez-salaire-mais-nous-aussi-edouard-philippe-interpelle-gilet-jaune-retraite

 

ACTE 14 DES GILETS JAUNES : APRES TROIS MOIS, LA MOBILISATION SE POURSUIT (EN CONTINU)

Acte 14 : après trois mois, la mobilisation des Gilets jaunes se poursuit (EN CONTINU)

Acte 14 : après trois mois, la mobilisation des Gilets jaunes se poursuit (EN CONTINU)

© Meriem Laribi / RT France

Manifestation des Gilets jaunes à Paris lors de l'acte 13, le 9 février 2018.

 

Ce week-end marquera les trois mois du mouvement historique des Gilets jaunes débuté le 17 novembre 2018. Des mobilisations sont prévues dans tout le pays, comme chaque samedi.

Mise à jour automatique

QU'EST-CE QUE L'IMMUNITE DIPLOMATIQUE, DE QUOI PROTEGE-T-ELLE ET PEUT-ELLE ETRE LEVEE ?

Qu’est-ce que l’immunité diplomatique, de quoi protège-t-elle et peut-elle être levée ?

Luigi Ventura, l’« ambassadeur » du pape à Paris, est visé par une enquête pour « agression sexuelle ». Mais en tant que diplomate, peut-il être interrogé ?

Par Pierre Breteau Publié hier à 13h46, mis à jour hier à 17h47

Temps deLecture 3 min

Le nonce apostolique en France, l’« ambassadeur » du pape à Paris, est visé par une enquête pour « agression sexuelle ». Selon les informations du Monde, Mgr Luigi Ventura est soupçonné d’attouchements sur un jeune cadre de la Mairie de Paris, qui l’accueillait lors d’une cérémonie à l’hôtel de ville.

En tant que diplomate, le nonce apostolique est protégé par un statut particulier : l’immunité diplomatique. En clair, il ne peut être traité comme un justiciable ordinaire. Un principe qui remonte au moins à l’Antiquité, mais qui n’a été codifié dans le droit international qu’au début des années 1960 avec la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques (1961) et la Convention sur les relations consulaires (1963).

Si ce statut leur offre des droits importants, les diplomates ont aussi des devoirs, prévient ainsi le Quai d’Orsay :

« En cas de défaillance grave ou répétée, le Protocole [service qui accueille les ambassadeurs étrangers] sera amené à prendre diverses mesures, de la simple mise en garde à la déclaration persona non grata”. »

Un diplomate peut-il être interrogé ou mis en examen ?

La Convention de Vienne garantit l’inviolabilité du personnel diplomatique, de leur famille et de tous les agents administratifs ou techniques d’une ambassade. Ce statut vise à permettre au représentant d’un Etat d’exercer sa mission sans subir de pression de la part des autorités du pays où il est envoyé.

Mais les diplomates ne sont pas pour autant tous logés à la même enseigne :

  • L’ambassadeur – et donc le nonce apostolique – ne peut être ni arrêté ni détenu. Il ne peut pas faire l’objet d’investigations sans que le pays qui l’envoie n’ait levé son immunité ;
  • les agents diplomatiques et leurs familles ne peuvent ni être arrêtés ni détenus. Ils ne peuvent pas faire l’objet d’investigations sans l’autorisation de l’ambassadeur (ou du « chef de mission diplomatique ») ;
  • les personnels administratifs et techniques ne peuvent être arrêtés ou détenus ni faire l’objet d’investigations sans autorisation de l’ambassadeur ;
  • les fonctionnaires consulaires et leurs familles peuvent être arrêtés ou détenus, mais seulement en cas de crime grave. Les investigations administratives sont possibles.

Comment l’immunité peut-elle être levée ?

Une immunité peut être levée, mais c’est au bon vouloir du pays d’envoi, qui peut accepter ou non une demande du pays d’accueil. Cette procédure est rare et n’est enclenchée qu’en cas d’infraction grave. Dans le cas du nonce apostolique, ce serait donc à la France de demander à l’Etat du Vatican de lever l’immunité de son diplomate visé par une enquête pour agression sexuelle.

En 2013, après avoir été arrêté ivre au volant de son automobile, un diplomate suisse avait été relâché par la police française. Dans la foulée, le département fédéral des affaires étrangères suisse (DFAE) avait assuré être prêt à lever son immunité si la justice française en faisait la demande. Il avait finalement quitté son poste à l’automne suivant, mais « sans que cela ait de lien avec l’incident », avait expliqué le DFAE.

Un diplomate peut-il être expulsé ?

Le pays d’accueil d’un diplomate a toutefois la possibilité d’expulser un diplomate en le désignant « persona non grata » (« personne n’étant pas la bienvenue », en latin). Il est alors visé par une procédure d’expulsion, mais conserve son statut diplomatique. La décision d’expulsion doit être assumée par l’Etat d’envoi, qui est tenu de rappeler la personne jugée indésirable et de s’assurer que son départ du territoire est effectif. Si ce dernier refuse, l’Etat d’accueil peut refuser de reconnaître la personne concernée comme étant membre d’une mission diplomatique. Elle peut alors être expulsée comme n’importe quel citoyen étranger.

Dans l’affaire Skripal, du nom de cet ex-agent russe empoisonné, 116 diplomates russes ont été expulsés en mars 2018 des Etats-Unis et de seize Etats européens. Cette « réponse diplomatique » avait aussi été utilisée par le président François Mitterrand en 1983 pour expulser 47 ressortissants soviétiques.

Combien y a-t-il de diplomates en France ?

En juillet 2017, le réseau diplomatique français comptait 182 ambassadeurs et 89 consuls et consuls généraux. La représentation diplomatique étrangère en France correspond en 2019 :

  • près de 186 ambassades étrangères accréditées (résidentes ou non, c’est-à-dire avec ou sans ambassade physique) ;
  • 651 postes consulaires (consultats, consulats généraux ou consulats honoraires) ;
  • 70 organisations internationales ayant leur siège ou un bureau en France (comme l’Unesco à Paris, Interpol à Lyon, la Commission internationale de l’état civil à Strasbourg, etc) ;
  • 250 délégations et représentations étrangères permanentes auprès de l’Unesco, l’OCDE et le Conseil de l’Europe à Strasbourg ;
  • soit environ 25 000 personnels diplomatiques et consulaires.

Pierre Breteau


https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/15/qu-est-ce-que-l-immunite-diplomatique-de-quoi-protege-t-elle-et-peut-elle-etre-levee_5423951_4355770.html


 

LE REPRESENTANT DU PAPE EN FRANCE, LUIGI VENTURA, VISE PAR UNE ENQUÊTE POUR AGRESSIONS SEXUELLES

Le représentant du pape en France visé par une enquête pour "agressions sexuelles"

 

Le représentant du pape en France visé par une enquête pour "agressions sexuelles"

Le nonce apostolique en France, Luigi Ventura (d), serre la main d'Emmanuel Macron à l'Elysée, le 4 janvier 2018

©ludovic MARIN, AFP

A lire aussi

L'ambassadeur du pape en France soupçonné d'agressions sexuelles

France

L'ambassadeur du pape en France soupçonné d'agressions sexuelles

Monde

L'ex-cardinal McCarrick, accusé d'abus sexuels, défroqué par le Vatican

AFP, publié le vendredi 15 février 2019 à 19h34

 

Des "mains aux fesses assez poussées": l'ambassadeur du pape en France Mgr Luigi Ventura est l'objet d'une enquête à Paris pour des "agressions sexuelles" qui auraient été commises en janvier lors d'une cérémonie des voeux à l'Hôtel de Ville.

La révélation de cette affaire intervient alors que l'Eglise catholique est touchée dans de nombreux pays par de multiples scandales d'abus sexuels entachant sa crédibilité.

L'enquête a été ouverte le 24 janvier par le parquet de Paris, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information du Monde.

La mairie de Paris avait signalé au parquet, en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale, qu'un jeune cadre municipal s'était plaint d'attouchements répétés du nonce apostolique Mgr Luigi Ventura, un prélat italien de 74 ans, lors d'une cérémonie le 17 janvier, selon des sources concordantes.

"Il y a eu un incident lors des vœux aux autorités diplomatiques et rapidement la décision a été prise de le signaler au procureur de la République", a déclaré Me Patrick Klugman, maire adjoint chargé des relations internationales.

"Lors de ces vœux, un agent de la ville a été victime de manière répétée, par trois fois, d'attouchements sexuels, de mains aux fesses assez poussées, dont une fois devant témoin", a appris l'AFP dans l'entourage de la mairie.

Le jeune homme d'une trentaine d'années en a fait part à sa hiérarchie. Il travaille à la délégation générale aux relations internationales (DGRI) de la mairie.

Diplomate de carrière du Vatican, Mgr Ventura est en poste depuis 2009 à Paris, chargé des relations du Saint-Siège avec les autorités françaises d'une part et avec les évêques de France d'autre part.

"La nonciature n'a rien à confirmer", a-t-elle fait savoir à l'AFP.

A Rome, le Saint-Siège a fait savoir qu'il avait appris l'ouverture de l'enquête. Il "attend les conclusions de l'enquête", a déclaré le porte-parole du Vatican Alessandro Gisotti.

Compte tenu de ses fonctions, Mgr Ventura bénéficie de l'immunité diplomatique.

 

- Réunion cruciale -

 

A la suite de ces révélations, le journal La Croix dit avoir recueilli d'autres témoignages de jeunes hommes, dont beaucoup sont proches de l'Église, qui "disent avoir subi les mêmes gestes - mains sur les fesses ou les cuisses, gestes équivoques - de la part de Mgr Ventura".

Pour "ces faits supposés, tous datés de moins d'un an", ils "n'ont pas porté plainte, pour des raisons diverses", écrit le quotidien catholique.

Le magazine Têtu a également publié vendredi le récit d'un autre homme qui accuse le nonce d'attouchements sexuels en janvier, lors d'une autre réception: "Il m'a salué de la main droite et effleuré les fesses de la main gauche", témoigne-t-il.

Mgr Ventura, docteur en lettres modernes et licencié en droit canonique (Université pontificale du Latran), est entré au service diplomatique du Saint-Siège en 1978.

Il a été affecté au service diplomatique aux nonciatures du Brésil, de Bolivie, de Grande-Bretagne. Puis est devenu conseiller à la secrétairerie d'Etat, à la section pour les relations du Saint-Siège avec les États, en 1995.

Il est ensuite envoyé par Jean Paul II comme nonce apostolique en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso et au Niger (1995), puis au Chili (1999) et ensuite au Canada (2001), avant d'être nommé dans la capitale française.

La révélation en 2018 d'énormes scandales de pédophilie aux Etats-Unis, au Chili ou encore en Allemagne, ont gravement entaché la crédibilité de l'Eglise catholique. Le pape François, qui entend appliquer sa promesse de "tolérance zéro", a promis ces derniers mois qu'il serait intransigeant avec la haute hiérarchie ecclésiastique.

Il a convoqué une réunion cruciale, rassemblant la semaine prochaine, du 21 au 24 février les présidents des conférences épiscopales du monde entier au Vatican, où ils plancheront notamment sur la lutte contre la pédocriminalité commise par des clercs.

https://actu.orange.fr/france/le-representant-du-pape-en-france-vise-par-une-enquete-pour-agressions-sexuelles-CNT000001cX4ZC.html


 

UN MOIS DE PRISON AVEC SURSIS ET 500€ D'AMENDE REQUIS CONTRE LE GILET JAUNE ERIC DROUET

Un mois de prison avec sursis et amende requis contre le "gilet jaune" Éric Drouet

 

Eric Drouet, à son arrivée au tribunal correctionnel de Paris le 15 février 2019

Eric Drouet, à son arrivée au tribunal correctionnel de Paris le 15 février 2019

1/2

© AFP, Lionel BONAVENTURE

A lire aussi

Un mois de prison avec sursis requis contre Eric Drouet, figure des "gilets jaunes"

France

Un mois de prison avec sursis requis contre Eric Drouet, figure des "gilets jaunes"

France

Ouverture du procès du "gilet jaune" Éric Drouet à Paris

AFP, publié le vendredi 15 février 2019 à 13h37

 

Le parquet a requis un mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende contre Eric Drouet, figure du mouvement des "gilets jaunes", jugé vendredi à Paris pour "organisation de manifestations sans déclaration préalable".

Le tribunal rendra sa décision le 29 mars.

"Je n'ai aucun rôle d'organisateur ou de leader dans ce mouvement" des gilets jaunes, a dit au tribunal Eric Drouet, à la fin du procès. "Je suis juste un relayeur d'informations", a affirmé le chauffeur routier de 34 ans. 

Eric Drouet était jugé pour l'"organisation sans déclaration préalable" de deux manifestations à Paris, le 22 décembre et le 2 janvier. 

"Chaque rassemblement de personnes sur la voie publique doit faire l'objet d'une déclaration préalable. L'objectif est de permettre de préserver l'ordre public", a déclaré le procureur adjoint de Paris Olivier Christen, au début de ses réquisitions. 

"Évidemment les revendications sont pacifiques. (...) Mais s'inscrire en dehors du cadre légal ne permet pas de mettre en place les conditions qui permettent d'éviter les débordements", a-t-il poursuivi.

Le procureur a lu plusieurs messages envoyés par Eric Drouet le 22 décembre et le 2 janvier: "On dira au dernier moment" le lieu de rassemblement, "Nous irons où nous voulons aller", "Il faut choquer un peu l'opinion publique" etc. "Eric Drouet montre qu'il est un organisateur du mouvement", pour Olivier Christen.

"Je ne suis responsable de rien du tout", a martelé Eric Drouet. Le 2 janvier, quand il a été interpellé près des Champs-Élysées à Paris, il affirme qu'il voulait allumer des bougies à la Concorde pour rendre hommage aux personnes décédées et blessées dans le mouvement, puis aller au restaurant avec des amis. "On s'attendait à un contrôle d'identité mais pas plus", a-t-il affirmé. 

 

"Ce procès est clairement politique. On veut désigner (Eric Drouet) comme figure pensante, comme tête. On vous demande de le condamner pour cela. On veut casser le mouvement en silence", a plaidé son avocat Khéops Lara.  

Il a qualifié d'"arbitraire" l'interpellation de son client le 2 janvier : "On embarque des gens en garde à vue sans aucun motif préalable". "On utilise la police, et vous aussi (le tribunal, NDLR) pour mâter un mouvement social majeur", a estimé l'avocat du "gilet jaune". 

https://actu.orange.fr/france/un-mois-de-prison-avec-sursis-et-amende-requis-contre-le-gilet-jaune-eric-drouet-CNT000001cX0rh/photos/eric-drouet-a-son-arrivee-au-tribunal-correctionnel-de-paris-le-15-fevrier-2019-035c06b1cbcad5264c5c75cc216b6a55.html


 

PARIS : ATTAQUE A L'ACIDE DANS LE METRO. UN JEUNE HOMME ENTRE LA VIE ET LA MORT

Attaque à l'acide dans le métro parisien : un jeune homme entre la vie et la mort

Attaque à l'acide dans le métro parisien : un jeune homme entre la vie et la mort

© Miguel Medina

Une rame de métro à Paris.

 

Un jeune homme se trouve entre la vie et la mort après avoir été aspergé d'acide dans une station du métro parisien, notamment au niveau du visage, par un individu qui a ensuite pris la fuite.

Une personne a été grièvement blessée ce 15 février au matin après avoir été aspergée d'acide par un individu dans le métro. Selon une source policière citée par franceinfo, le pronostic vital de la victime serait engagé.

Lire aussi

Policiers en banlieue de Paris (image d'illustration).

Essonne : une ado de 13 ans mise en examen pour avoir jeté de l'acide sur un policier

L'attaque est survenue vers 7h du matin à la station Gare de Lyon, sur la ligne 1 du réseau parisien. Le voyageur, un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années, a été brûlé aux mains et au visage et se trouve «en urgence absolue», selon Le Parisien.

Les pompiers sont rapidement intervenus afin de prendre la victime en charge. Ils l'ont ensuite évacuée sous escorte de motards de la police. L'auteur des faits, quant à lui, serait toujours en fuite. L'agression serait survenue lors d'une rixe entre les deux individus. Ses motivations restent floues. «Il s'agirait d'une rixe entre SDF», affirme une source proche du dossier, interrogée par franceinfo. 

Le 13 février au soir, deux autres personnes avaient été brûlées par de l'acide à Paris. Une bouteille avait vraisemblablement été répandue sur un strapontin d'une rame de la ligne 11 du métro. Une enquête a été ouverte afin de savoir s'il s'agissait d'un acte malveillant ou non.

https://francais.rt.com/france/59089-attaque-acide-dans-metro-parisien-jeune-homme-vie-mort


 

LREM, LE PARTI POLITIQUE DE MACRON REFUSE D'ACCREDITER RT FRANCE ET SPUTNIK POUR COUVRIR LA CAMPAGNE DES EUROPEENNES

LREM refuse d'accréditer RT France et Sputnik pour couvrir sa campagne des européennes

LREM refuse d'accréditer RT France et Sputnik pour couvrir sa campagne des européennes

© Kirill KUDRYAVTSEV Source: AFP

 

Estimant que RT France et Sputnik seraient «des organes de propagande au service du Kremlin» et ne devraient pas «être assimilés à des médias», LREM a annoncé qu'ils ne seraient pas accrédités pour couvrir la campagne du parti pour les européennes.

«Nous n’allons accréditer ni Russia Today ni Sputnik pour couvrir notre campagne. Ce ne sont pas des organes de presse mais de propagande au service du Kremlin» : dans une interview accordée au Mondele 15 février, le directeur de campagne de LREM pour les européennes, Stéphane Séjourné, a de nouveau prouvé, si besoin était, que le parti présidentiel avait eu une dent contre RT France et Sputnik.

Lire aussi

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, photo ©GUILLAUME SOUVANT / AFP

Loi anti-fake news : l'exécutif estime que la capacité de discernement des Français ne suffit plus

Pour justifier cette décision, Stéphane Séjourné affirme sans ciller que les deux médias ne devraient pas «être assimilés à des médias, qui vérifient ou recoupent l’information». Le directeur de campagne de LREM soutient que, d’après la Commission européenne, «entre dix et quinze fausses informations sont publiées quotidiennement par Sputnik». Une accusation qui, c'est une habitude, n'est étayée par aucun exemple.

Pour mémoire, l'hostilité de l'Elysée à l'égard des médias russes est déjà ancienne. Lors de la visite de Vladimir Poutine à Versailles, le 29 mai 2017, Emmanuel Macron avait pris à partie RT et Sputnik, les accusant, déjà, de s'être «comportés comme des organes d'influence [...] et de propagande mensongère» lors de la campagne présidentielle. En octobre dernier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, reconnaissait ouvertement le refus d'accepter RT Franceen salle de presse de l'Elysée. Quelques semaines plus tard, le 13 novembre, un conseiller de l'Elysée annonçait cependant que les journalistes de RT France se verraient désormais délivrer des accréditations au palais.

Dans une interview accordée à la chaîne Arte début 2017 et diffusée le 13 mars 2018, Mounir Mahjoubi, responsable de la campagne numérique du candidat Emmanuel Macron et désormais secrétaire d'Etat au Numérique, livrait sa vision de RT France. Alors que le journaliste d'Arte lui demandait s'il pouvait citer des exemples de «fake news» relayées par RT ou Sputnik, celui-ci répondait : «C'est plus ensuite un état d'esprit permanent.»

Lire aussi : Liberté d'expression menacée ? Pourquoi la nouvelle loi contre la désinformation fait polémique

https://francais.rt.com/france/59092-lrem-refuse-daccrediter-rt-france-sputnik-campagne-europeennes


 

SOUPÇONNANT LES JUGES PARISIENS DE LIENS AVEC L'ELYSEE, LE SYNDICAT VIGI POLICE, DEMANDE LE DEPAYSEMENT DE LA PROCEDURE

Alexandre Benalla

Affaire Benalla: un syndicat de police demande le dépaysement de la procédure

© AP Photo / Thibault Camus

FRANCE

URL courte

440

Soupçonnant les juges parisiens de liens avec l'Élysée, le syndicat Vigi police, partie civile dans l'affaire Benalla, a demandé à la procureure générale de Paris de renvoyer la procédure vers une autre juridiction que le tribunal de grande instance de Paris, écrit Mediapart.

Évoquant de multiples anomalies dans la conduite des investigations sur les violences du 1er mai, l'avocat du syndicat policier Vigi police, Yassine Bouzrou, a officiellement demandé, mercredi 13 février, à la procureure générale de Paris que le dossier soit confié à d'autres magistrats.

Vladimir Poutine

© SPUTNIK . ALEKSEY NIKOLSKY

«Proches de Poutine»? Les allégations sur les deux Russes «liés» à Benalla mises en doute

 

«Depuis le début de cette procédure, de nombreux dysfonctionnements ont été observés […], et il m'apparaît indispensable que la procédure soit traitée par d'autres magistrats que ceux exerçant au tribunal de grande instance de Paris», a-t-il écrit dans sa demande, citée par Mediapart.

Le site rappelle que, selon l'article 665 du code de procédure pénale, une affaire judiciaire peut être dépaysée «dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice».

Le syndicat Vigi soupçonne que le tribunal cherche à éviter la découverte de potentiels nouveaux faits gênants pour l'Élysée et des proches d'Emmanuel Macron, apprend-t-on.

Dans la demande, M.Bouzrou indique que le Premier ministre, Édouard Philippe, avait lui-même reconnu dans la presse «être intervenu» avec Emmanuel Macron «dans la nomination de Rémy Heitz, voulant "être certain" qu'il serait "parfaitement à l'aise" avec le nouveau procureur de Paris».

Christophe Castaner

© SPUTNIK . IRINA KALASHNIKOVA

L'affaire Benalla «n'est pas une affaire d'État», selon Castaner

 

«Il semblerait que des liens subsistent toujours entre M.Benalla et la présidence de la République. Dans ces conditions, il apparaît inconcevable que le procureur de la République de Paris puisse être chargé de l'affaire concernant M.Benalla», assure Me Bouzrou.

L'ancien conseiller d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla a été licencié pour avoir procédé à des interpellations violentes le 1er mai 2018 sur la place de la Contrescarpe dans le Ve arrondissement de Paris. Le 29 décembre, le parquet de Paris a lancé une nouvelle enquête préliminaire contre M.Benalla, notamment pour «abus de confiance» et «usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle» à la lumière des révélations faites par Mediapart sur les voyages que l'ancien chargé de mission de l'Élysée avait effectués avec ses passeports diplomatiques après son licenciement.

https://fr.sputniknews.com/france/201902141040028402-affaire-benalla-syndicat-police-depaysement-procedure/