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SYNDICAT CGT CULTURE VILLE DE PARIS : LES ARCHIVES DU FEMINISME DOIVENT DEBARRASSER LE PLANCHER

28 juillet 2017

Paris : les archives du féminisme doivent débarrasser le plancher

Paris : les archives du féminisme doivent débarrasser le plancher

La bibliothèque Marguerite Durand, logée dans le XIIIème arrondissement depuis trente ans, doit être expulsée selon les plans de la mairie de Paris. Les professionnels dénoncent un transfert dans un lieu « totalement inadéquat à la conservation et la communication de ce fonds qui archive l'histoire du féminisme »

Décidément la Mairie de Paris veut vraiment faire la peau à la bibliothèque Marguerite Durand, cet établissement culturel qui conserve et archive l’histoire du féminisme depuis 1932. En effet, après une première tentative il y a quelques mois déjà, vite dénoncée par de nombreux intellectuels , voici que l’administration dirigée par Anne Hidalgo revient, avec le même manque de finesse, à la charge contre cette bibliothèque qui depuis 1989 partage le même bâtiment que celle de Jean-Pierre Melville, au croisement des rues Nationale et Tolbiac dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Une présence semble-t-il toujours très gênante car la municipalité parisienne veut ouvrir la médiathèque Melville le dimanche et compte, après travaux, y installer un « espace détente ». Certains parlent même d’une cafétéria ! Un vrai projet de société. D’où l’urgence de dégager les espaces occupés par l’équipe de Marguerite Durand. Et l’administration de prévenir les personnels de Marguerite Durand : « Vous n’avez pas le choix ». Allez ouste les féministes, dehors !

Mais peut-être est-ce l’occasion de valoriser cette bibliothèque spécialisée dans l'histoire des femmes et du féminisme en lui proposant un nouvel écrin digne de ce nom ? Et bien pas vraiment, selon les perspectives, pour le moins sombres, dessinées par la Ville de Paris. Pourtant cette dernière tente de se montrer d’abord convaincante : « On va vous envoyer dans le centre ». Et de proposer aux agents d’intégrer la Bibliothèque Historique (BHVP), laquelle il est vrai est on ne peut plus centrale puisque située dans le quartier du Marais dans le IVe arrondissement. C’est alors que la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris décide de faire éclater son génie créatif pour tenter de mener à bien son projet…

Tout d’abord, les bibliothécaires de Marguerite Durand auront de beaux bureaux : les anciens appartements de l’ancien conservateur, l’historique Jean Derens ! Enfin ce qu’il en reste ! Ceux-ci étant inoccupés depuis de nombreuses années, ils sont maintenant un peu décatis et désormais réduits à un deux-pièces-cuisine. Bah, pour sept personnes faudra se serrer, mais vu la crise du logement dans la Capitale, c’est cadeau non ? Même sans les APL. Et puis en cas de souci, la DAC pourra toujours faire appel à Stéphane Plaza.

 

 

Et les collections que deviennent-elles ? Là, l’administration est bien moins créative… En effet, la Bibliothèque Historique n’a pas de place dans ses réserves  : elle a même de ce fait mis pas mal de documents à la benne ces dernières années. Les archives du féminisme iraient donc dans un entrepôt. A condition d’en trouver un. Et pour les chercheurs et universitaires obstinés qui voudraient quand même les consulter, il faudrait en faire la demande au moins deux jours à l’avance... C’est ce que l’on appelle sûrement un progrès puisque, dans le quartier de Tolbiac, elles étaient à la disposition permanente des usagers. Ceci dit, si les archives de Marguerite Durand ne sont plus disponibles, ce ne serait pas un souci puisque de toute façon la bibliothèque n’aurait plus qu’une salle de lecture réduite à la portion congrue. Et encore, seulement en comptant sur la charité des propriétaires des lieux.

« Ce projet est une manière détournée de faire disparaître l’actuelle bibliothèque, connue, fréquentée et appréciée par les professionnels comme par les amatrices et amateurs de l’histoire des femmes, sans que les personnels n’aient été consultés et sans que les conditions de cette mutation ne soient définies. D’autant que le seul lieu d’implantation de cette nouvelle bibliothèque apparaît totalement inadéquat : Trop petit et inapproprié à la conservation et à la communication des fonds d’archives », cinglaient les auteurs de la tribune publiée dans Libération à ce sujet (lire ici).

Pour ces spécialistes du féminisme, si un déménagement doit avoir lieu, cela ne peut se justifier « que par une amélioration des conditions de travail des personnels et d’accès du public aux fonds. Ainsi, pour que vive la structure léguée par Marguerite Durand à la Ville de Paris, cette nouvelle bibliothèque doit d’abord conserver en un lieu unique, à Paris, les personnels, la salle de consultation et les fonds d’archives. Elle doit être hébergée dans des locaux plus grands que l’actuelle bibliothèque pour permettre l’enrichissement des fonds et leur assurer de bonnes conditions de conservation ». Pas vraiment le projet imaginé par la Direction des Affaires Culturelles.

D’autant plus surprenant que cette décision va à l’encontre d’une décision du Conseil de Paris ! En effet, il y a huit mois à peine, les élus parisiens unanimes avaient voté, avec l’assentiment du premier adjoint en charge de la Culture, « qu’une concertation, associant notamment le personnel, soit menée sur l’avenir de la bibliothèque Marguerite Durand » et «  que le déménagement ne soit envisagé que dans un lieu plus grand et fonctionnel ». Bruno Julliard aurait-il alors été trahi par sa propre administration ?

En attendant, les personnels de la bibliothèque Marguerite Durand peuvent compter sur le soutien de la majorité des syndicats représentés à la Direction des Affaires Culturelles. D’ailleurs, une assemblée générale va être organisée très vite pour mettre en place les outils qui permettent d’assurer la préservation des collections et des conditions de travail pour y parvenir.

   Bibliothèque Marguerite Durand : Bruno Julliard a-t-il été trahi par sa propre administration ?

http://daccgtculture.over-blog.com/2017/07/les-archives-du-feminisme-doivent-debarrasser-le-plancher.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

SEINE ET MARNE : UNE VOITURE FONCE DANS UNE PIZZERIA. UNE FILLETTE DE 8 ANS TUEE ET 5 BLESSES

Seine-et-Marne : une voiture fonce dans une pizzeria, au moins un mort et cinq blessés

  • Par Le Figaro.fr
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Une voiture a foncé volontairement lundi soir dans une pizzeria de Sept-Sors, en Seine-et-Marne, selon RMC. Une petite fille de huit ans a été tuée et cinq autres personnes ont été blessées, selon un premier bilan. Les gendarmes de la section de recherches de Paris ont été saisis. Le conducteur a été interpellé par la police.

https://www.tunisienumerique.com/france-urgent-voiture-fonce-pizzeria-jeune-fille-tuee-plusieurs-blesses/


 

UN MEDECIN GENERALISTE DE 67 ANS CEDE GRATUITEMENT APPARTEMENT ET CABINET ET IL NE TROUVE PAS DE SUCCESSEUR

Depuis plus d'un an

Haute-Saône : médecin généraliste donne cabinet, matériel et appartement !

par Antoine Costa

A Saulnot, le Dr Patrick Laine voudrait bien prendre sa retraite, mais il ne trouve aucun médecin pour lui succéder.

Haute-Saône : médecin généraliste donne cabinet, matériel et appartement !

Le cabinet à céder (Patrick Laine/Facebook)

Publié le 13.08.2017 à 10h50

 

Mots-clés :

désert médical

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médecins retraités

À 67 ans, après 35 ans d'une carrière bien remplie et quelques problèmes de santé, le Dr Patrick Laine, médecin généraliste en Haute-Saône, souhaite se retirer. Mais, bien qu’exerçant en libéral et pouvant administrativement prendre sa retraite depuis deux ans, il doit continuer.

Le médecin ne trouve pas de remplaçant, et ne parvient pas à se résoudre à abandonner ses patients. Il exerce en effet dans le petit village de Saulnot, 800 habitants, et fait des tournées dans la campagne environnante. « L’idée d’abandonner ainsi mes patients m’est insupportable », explique-t-il au Parisien.

L’appartement en bonus

Il a pourtant tout essayé. Les annonces, l’Ordre des médecins, la mairie, l’Agence régionale de santé, et même une entreprise de chasseurs de têtes. Début 2016, il avait même rédigé une annonce sur le site de vente entre particuliers Leboncoin. Et il ne s’agissait pas de vendre son cabinet, mais de le céder. Tout était gratuit : patientèle, bien sûr, mais aussi mobilier, ordinateur, stéthoscope, armoires, pèse-personne…

L’annonce avait fait grand bruit dans la presse, mais 17 mois après, toujours rien… « J'ai été dépassé par le buzz, rien d'autre, regrette-t-il. J'ai eu deux appels de médecins étrangers, mais il leur fallait trois ans pour obtenir une équivalence. Sinon, il y a eu zéro candidat ! Nous sommes dans un fossé ».

Entre temps, le médecin a été victime d’un petit accident cardiovasculaire, et a dû se faire opérer d’une hernie discale, renforçant sa volonté de prendre sa retraite au plus tôt. Mais pas avant d’avoir trouvé un remplaçant. Pour terminer de convaincre, il propose, en plus du cabinet… Un appartement ! Il le met à disposition. « Mon, ou ma, remplaçant(e) n’a plus qu’à emmener sa valise ».

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La galère du Dr Laine n’est pas un cas isolé. Dans ces zones faiblement médicalisées, d’autres médecins partent en retraite et « abandonnent » leurs patients avec moins de scrupules. Ou peut-être seulement plus de regrets. Les candidats à la reprise ne sont pas légion.

L’exercice dans ces campagnes s’accompagne de contraintes, reconnait le médecin. Mais ces contraintes ne semblent pas avoir diminué son amour pour le métier. Il incite les jeunes diplômés à venir tenter l’expérience. « Mais on leur a transmis l’idée que la médecine générale était un parent pauvre, poursuit-il dans le quotidien francilien. Pour les attirer, il faut élargir les possibilités des médecins de campagne aux frottis, aux infiltrations légères… Qu’ils ne soient pas dans une routine saisonnière ».

Il pense même que l’instauration de contraintes d’installation pour les jeunes médecins pourrait être bénéfique. « Pourquoi pas tester l’obligation pendant un an ? Après avoir vécu l’expérience, il y a bien un jeune qui aura envie de rester », estime-t-il.

Une situation préoccupante

La ministre de la Santé s’y oppose, mais prépare pour septembre un grand plan pour lutter contre les déserts médicaux, de plus en plus étendus, et qui mettent en danger certaines populations de plus en plus isolées, médicalement. Agnès Buzyn compte mettre l’accent sur les maisons de santé pluridisciplinaires, en augmentant leur nombre et en accordant des primes au personnel médical qui y exerce.

Elle souhaite également agir sur d’autres leviers : le développement des stages en ambulatoire, l’exercice médical mixte ou encore la télémédecine, qui permettraient à eux trois de soulager l’activité des médecins de campagne.

En attendant, le généraliste pose sa dernière carte. De manière assez paradoxale, pour pouvoir prendre sa retraite, il va retourner sur les bancs de l’école. À la rentrée, il suivra en effet une formation pour pouvoir accueillir des stagiaires dans son cabinet, et ainsi former des jeunes médecins en devenir. Et, il l’espère, susciter des vocations.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/22503-Haute-Saone-medecin-generaliste-donne-cabinet-materiel-appartement


 

L'ELECTRON MACRON LACHE L'OPPOSITION SYRIENNE. MEFIANCE AVEC CE CAMELEON !

Macron aurait ordonné la fermeture de l’ambassade de l’opposition syrienne à Paris

Sun Aug 13, 2017 1:57PM

Le président français Emmanuel Macron (D) et son homologue russe Vladimir Poutine au Château de Versailles, près de Paris, le 29 mai 2017. ©AFP

Le président français Emmanuel Macron (D) et son homologue russe Vladimir Poutine au Château de Versailles, près de Paris, le 29 mai 2017. ©AFP

Le président français aurait ordonné la fermeture de l’ambassade du Conseil national syrien à Paris.

Au même moment où le président français Emmanuel Macron aurait ordonné la fermeture de l’ambassade du Conseil national syrien à Paris, le soi-disant « gouvernement de transition » a arrêté de payer les salaires de ses employés.

Il va de soi que les pays ayant soutenu dès le début les terroristes actifs en Syrie sous couvert de l’opposition se sont finalement décidés à mettre fin à leur soutien dû au revirement qu’on vient de constater dans leurs politiques.

À titre d’exemple, la position d’Ankara envers la Syrie a commencé à montrer des signes de changement, à l’issue d’une rencontre, en 2016, entre les présidents russe et turc Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan.

Idem pour l’Arabie saoudite, dont le ministre des Affaires étrangères Adel al-Joubeir a demandé aux dirigeants du Conseil national syrien de changer de cap en acceptant le maintien de Bachar al-Assad au pouvoir.

Quant à la France, le nouveau président Emmanuel Macron a opté pour une nouvelle approche vis-à-vis de la crise en Syrie. Dans la foulée, il a proposé la formation d’un groupe de contact, d’autant plus que cette initiative diplomatique passera par Moscou et Téhéran.

Citant les médias de l’opposition syrienne, le quotidien El-Watan a annoncé que l’ambassade du Conseil national syrien à Paris, dirigée par Monzer Makhous, porte-parole du Haut Comité des négociations, sera fermée.

Selon les sources bien informées, l’ambassade pourrait connaître une fermeture surprise en raison de la mauvaise gestion de Monzer Makhous et du gel des aides financières de l’Arabie saoudite et de la Turquie.

Imad Eddine al-Khatib, secrétaire général du parti d’opposition al-Tadamon, a déclaré que le non-versement des salaires des employés de l’ambassade relevait des divergences entre les monarchies arabes du golfe Persique, dont certaines ont décidé de suspendre leurs aides financières. Il a rappelé que la Turquie et le Qatar se serraient les coudes pour se dresser devant l’Arabie saoudite et ses alliés.

« Le gouvernement de transition n’a obtenu aucun résultat concret et le fait qu’il ait décidé de ne plus payer ses fonctionnaires pourrait constituer le premier pas vers sa disparition et pourrait même aboutir à la disparition du Conseil national syrien », a expliqué Imad Eddine al-Khatib.

Certains médias ont annoncé que la fermeture de l’ambassade du Conseil national syrien aurait été ordonnée par Emmanuel Macron, dont le gouvernement se prépare à rouvrir l’ambassade de France à Damas, dans un proche avenir.

Des contacts diplomatiques se sont multipliés, pendant ces derniers mois, entre Paris et Damas, signe d’un revirement concret des autorités françaises face aux évolutions en Syrie.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/13/531613/Monzer-Makhous-Conseil-national-syrien-ambassade-Paris-Syrie-France-Turquie-Arabie-saoudite-Qatar-Emmanuel-Macron


 

UN VEHICULE FONCE SUR UN GROUPE DE 16 SOLDATS A LEVALLOIS-PERRET. 6 SONT BLESSES

Un véhicule fonce sur six militaires à Levallois-Perret

  • Par Caroline Piquet
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Des militaires de l'opération «Sentinelle». Photo d'illustration.

 

 

La préfecture des Hauts-de-Seine évoque un «acte a priori volontaire» visant un groupe de 16 soldats de l'opération Sentinelle. Le conducteur, qui est parvenu à prendre la fuite, est toujours activement recherché.

Des militaires de l'opération Sentinelle ont été renversés par un véhicule à Levallois-Perret tôt ce matin. L'incident est survenu au moment de la relève, indique au Figaro la Préfecture de police de Paris. Le conducteur du véhicule, qui a pris la fuite, est activement recherché par les forces de l'ordre. Sur un groupe de 16 soldats, «six ont été blessés, quatre légèrement et deux plus grièvement», toujours d'après la Préfecture de police. Leur pronostic vital n'est pas engagé. L'un des militaires blessés a toutefois été transporté à l'hôpital militaire de Percy à Clamart, selon BFMTV. «Des examens médicaux sont en cours», nous indique une source policière.

Selon nos informations, ils étaient à pied et rejoignaient leurs véhicules stationnés place de Verdun, non loin de la mairie. Ils se trouvaient près d'une base de cantonnement, où ils sont hébergés dans le cadre de l'opération Sentinelle, précise une source policière qui invite à la prudence: «Pour le moment, on ne connaît pas les motivations de l'individu. Terrorisme, alcoolémie au volant, problème psychiatrique... Toutes les pistes sont ouvertes.»

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Préfecture de police @prefpolice


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LA FRANCE TOUCHEE PAR LE SCANDALE SANITAIRE DES OEUFS CONTAMINES

Œufs contaminés : la France touchée à son tour par le scandale sanitaire

Scandale des œufs contaminés au Fipronil: des analyses sont effectuées en Allemagne pour quantifier les résidus toxiques.

 

 

Le ministère de l'Agriculture a recensé treize lots d'oeufs contaminés au fipronil en provenance des Pays-Bas et livrés à deux établissements du centre-ouest. Explications de cette affaire en cinq questions.

Le scandale des œufs contaminés au fipronil, cet anti parasitaire puissant que l'on met sur les chiens et les chats pour lutter contre les tiques et les puces, affecte aussi la France. «Treize lots d'œufs contaminés au fipronil en provenance des Pays-Bas ont été livrés en France, à deux établissements de fabrication de produits industriels à base d'œufs de la Vienne et du Maine et Loire entre le 11 et le 26 juillet 2017», a reconnu lundi en fin d'après-midi le ministère de l'Agriculture. Les autorités européennes en ont informé Paris ce dimanche.

Il ne s'agit pas d'œufs frais mais d'ovoproduits, c'est-à-dire des substituts de l'œuf obtenus après élimination de la coquille et des membranes. Ils servent à la fabrication de produits industriels comme les plats cuisinés ou les gâteaux. Le ministère n'est cependant pas en mesure de dire «si les produits incriminés se sont retrouvés dans le commerce et de quelle quantité il s'agit», indiquant simplement «qu'une enquête est en cours». Par ailleurs, en ce qui concerne les producteurs d'œufs en France, ils ont été informés lundi soir de la gravité de la situation. Le ministère leur a été demandé «de vérifier leurs approvisionnements et de redoubler de vigilance». Le Figaro revient sur cette affaire en cinq questions:

 D'où vient la contamination?

L'affaire débute le 4 août quand la chaîne de supermarchés Aldi retire brusquement tous ses œufs de la vente en Allemagne. Cette décision du discounter fait suite à la découverte dans certains œufs néerlandais d'un taux trop élevé de Fipronil, un insecticide toxique interdit dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire par l'UE. Or des aviculteurs néerlandais et allemands avaient acheté un désinfectant, le Dega-19 à la société Chickfried. Selon les médias belges et néerlandais, la société néerlandaise mise en cause, aurait acheté son désinfectant dans le nord de la Belgique, auprès de la société Poultry-Vision. L'avocat de cette dernière a affirmé à la presse que l'entreprise n'est pas responsable de l'utilisation potentiellement frauduleuse du produit. Poultry-Vision «a correctement informé les acheteurs», a-t-il affirmé.

● Y a-t-il eu rétention d'informations?

Interrogé, le ministre de l'Agriculture allemand, Christian Schmidt a haussé le ton : «J'attends des autorités compétentes qu'elles élucident (ce dossier) rapidement et minutieusement. En particulier la Belgique et les Pays-Bas en ont ici l'obligation». «Quelqu'un a clairement procédé avec une énergie criminelle pour frelater (des œufs) avec un produit interdit», poursuit-il. Le débat est d'autant plus houleux que les autorités belges savaient depuis juin qu'il y avait «un problème» avec la contamination des œufs, mais avaient gardé le secret pour éviter de gêner le déroulement de l'enquête pour «fraude». Elles n'avaient alerté les pays voisins que le 20 juillet. «Nous sommes au courant depuis début juin qu'il y avait potentiellement un problème de Fipronil dans le secteur avicole», a déclaré Katrien Stragier, une porte-parole de l'Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire, sur une chaîne de télévision flamande.

 Y a-t-il un risque pour la santé du consommateur?

Des contrôles ont confirmé la présence de Fipronil en faibles doses dans certains œufs, en Belgique. Cependant, l'Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a assuré que les concentrations restaient très en dessous des seuils prévus par la réglementation européenne qui sont basés sur la consommation de deux œufs par jour. «Pour l'instant, nous ne voyons aucun danger pour la santé publique», affirme l'Afsca. Le ministre belge de l'Agriculture Denis Ducarme se veut lui aussi rassurant concernant les taux de l'insecticide prohibé dans les œufs belges. Selon lui, «une personne de 70 kg peut manger une quinzaine d'œufs avant même d'éprouver - à cause du Fipronil - de potentiels problèmes de santé».

Une porte-parole de l'Afsca avait indiqué samedi dernier que l'Agence avait agi discrètement pour préserver le «secret de l'instruction» dans le cadre de l'enquête pour fraude mais que des retraits préventifs ont été organisés dans certains supermarchés dès la semaine du 17 juillet. Le ministre de l'Agriculture a annoncé ce lundi dans un communiqué qu'il avait commandé «un rapport circonstancié sur les actions produites par l'Agence depuis les premières informations à sa disposition pour ce qui concerne la problématique Fipronil». Il promet de «faire la transparence la plus complète» lorsque le rapport lui sera remis mardi.

 Quels sont les pays concernés?

Il n'y a donc que quelques lots concernés en France. En Allemagne, la contamination concernerait près de 10 millions d'œufs au total. Aldi a décidé de retirer tous ses oeufs de la vente, alors que d'autres chaînes comme Lidl, Rewe et Penny avaient choisi de ne détruire que les œufs néerlandais. En Suisse, les deux chaînes de supermarché les plus importantes du pays, Migros et Coop, ont elles aussi retiré tous les œufs d'importation de leurs rayons. En Belgique, près de 86 élevages, soit un quart des poulaillers de poules pondeuses dans le pays, sont suspectés d'être contaminés. Les chaînes Delhaize, Albert Heijn, Colruyt et Aldi ont également retiré de la marchandise des rayons, pour les œufs en provenance de fournisseurs sur lesquels pesaient des doutes. En France, pour l'heure, seul un élevage a été placé sous surveillance par précaution mais dont les œufs n'ont pas été mis à la vente, dans le nord du pays.

 Quelles conséquences pour les aviculteurs concernés?

Les plus durement touchés sont les aviculteurs néerlandais qui ont déjà subi des pertes de «plusieurs millions d'euros», selon une déclaration vendredi dernier du syndicat des éleveurs de volailles. La Haye a annoncé vendredi dernier qu'elle envisageait, en collaboration avec les acteurs du secteur, le déblocage d'un plan d'aide d'urgence, d'après l'agence de presse néerlandaise ANP. En Allemagne, par ailleurs, les aviculteurs ont dénoncé une «réaction exagérée» de la part d'Aldi (seuls quatre élevages allemands avaient été touchés). La Fédération allemande des agriculteurs a calculé que la décision d'Aldi avait fait perdre 4000 euros en moyenne à chacun des fournisseurs.

Pour les éleveurs dont les poules ont été contaminées, il n'y a que deux options pour faire disparaître entièrement l'insecticide: éliminer les poules touchées ou provoquer une «mue» et faire traiter l'évacuation du fumier par un organisme spécialisée afin de préserver l'environnement. En effet, la molécule prohibée se niche dans les graisses des poules et la mue provoquée par la baisse de luminosité fait perdre leurs plumes et leurs gras aux poules, l'efficacité du procédé n'est d'ailleurs pas garantie selon le site agricole néerlandais Boerderij. Les aviculteurs doivent donc plonger les poules dans le noir en attendant que le Fipronil soit évacué. D'autres éleveurs, en général ceux dont les poules sont plus âgées, optent pour la première option. Près de 300.000 poules ont déjà été supprimées aux Pays-Bas selon l'organisation agricole LTO. Un chiffre qui pourrait atteindre un à plusieurs millions avant la fin de la crise si les éleveurs estiment qu'il n'est plus rentable de les maintenir en vie. Plusieurs organisations de défense des animaux néerlandaises ont prévu de manifester ce lundi contre l'abattage par gazage au CO2 de 60.000 poules dans une ferme de Drenthe située au nord-est du pays.

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RENAULT FAIT FI DES SANCTIONS US CONTRE L'IRAN EN SIGNANT UN ACCORD DE 660 MILLIONS D'EUROS

Renault signe en Iran un accord de 660 M EUR

 Depuis 2 heures  7 août 2017

renault

 

 

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Le constructeur automobile français Renault a signé lundi un accord de co-entreprise avec le constructeur automobile iranien Negin Khordo et l’organisme public Organisation pour la rénovation et le développement industriel, pour la production de 150.000 voitures par an. La co-entreprise fera l’objet d’un investissement de 660 millions d’euros.

Selon l’AFP, le constructeur automobile français Renault a signé lundi un important accord en Iran afin de produire à terme 300.000 voitures par an dans ce pays via une co-entreprise qui fera l’objet d’un investissement de 660 millions d’euros.

Renault détiendrait 60% des parts de la nouvelle co-entreprise, le constructeur automobile iranien Negin-Khodro 20% et l’Organisation pour la rénovation et le développement industriel (Idro), les 20% restants.

«La première phase de cet accord d’une valeur de 660 millions d’euros prévoit la construction de 150.000 voitures par an», a déclaré Mansour Moazami, le patron de l’Idro cité par l’AFP.

La co-entreprise sera installée à Saveh, à environ 120 kilomètres au sud-ouest de Téhéran, dans une usine déjà existante qui sera développée et modernisée. Elle produira des modèles Renault Symbol et Duster de Dacia, marque roumaine rachetée par Renault.

Les premières voitures ainsi produites seront vendues d’ici un an et demi, a précisé M.Moazami.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/521794


 

STAND MUMIA A LA FETE DE L'HUMANITE LES 16 ET 17 SEPTEMBRE

STAND MUMIA A LA FETE DE L'HUMANITE

Nous vous donnons rendez-vous les 16 et 17 septembre au Parc départemental de La Courneuve (93). Comme les années précédentes, le STAND MUMIA sera situé dans l’espace Village du Monde, avenue Che Guevara ... Infos pratiques sur la fête : http://fete.humanite.fr/

Le stand sera ouvert au public le samedi 16 septembre (10h-20h) et le dimanche 17 septembre (10h-20h).

Nous lançons un APPEL A VOLONTAIRES pour participer à l'animation du stand : distribution de tracts, collecte de signatures exigeant la libération de Mumia, vente d'enveloppes à son effigie, de livres, CD, DVD, tee-shirts et autres objets au profit de sa défense. Pour ce faire, prenez contact avec Ramite Oréa : 06 23 80 51 54.

C'est également l'occasion de rendre visite à nos amis de l'association "Ensemble contre la peine de mort" lesquels disposeront d'un stand à nos côtés.

Sachez aussi qu'à notre invitation, Johanna Fernandez, porte-parole de Mumia, sera présente à la fête. Nous reviendrons sur cet événement pour vous proposer de la rencontrer et de débattre avec elle de la situation de Mumia ...  notamment de la victoire judiciaire pour se soigner et de l'action pénale en cours pour sa libération (voir nos précédentes infos sur ww.mumiabujamal.com).

 

NOUVEAU MESSAGE DE MUMIA SUR SON ETAT DE SANTE

« J’ai récemment été informé que le niveau d'infection (hépatite C) était nul selon les derniers tests de laboratoire. Ceci est dû à l’efficacité de mon traitement dont j’ai enfin pu bénéficier. J’en remercie encore mes avocats qui ont agi en justice pendant que j'étais en proie à un coma diabétique, inconscient et donc incapable de me défendre. Je n’oublie pas mes nombreux amis qui ont accompagné ce combat sans relâche avec de l’argent et des protestations. Ne pouvant pas m’adresser individuellement à chacun d’entre vous, c’est par ma voix ou à la lecture de ce message que je vous renouvelle mes plus sincères remerciements. Vous avez montré une fois de plus le pouvoir du peuple lorsqu’il se mobilise. La bataille pour moi contre la maladie n'est toutefois pas terminée car le cadeau le plus cruel, faute de traitement durant une trop longue période, est le diagnostic d’une cirrhose du foie. Je voudrai enfin souligner mon immense joie de savoir que notre combat, votre combat, a ouvert l’espoir à des milliers de prisonniers de Pennsylvanie de se soigner et de se prémunir contre les ravages de l’hépatite C ».

Mumia Abu-Jamal depuis la prison de Frackville.

 

ASSEMBLEE GENERALE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

La Coalition mondiale contre la peine de mort, dont le Collectif français « LIBERONS MUMIA ! » est membre depuis sa création, a fêté ses 15 ans d’existence en tenant une conférence internationale et son assemblée générale à Washington du 22 au 24 juin derniers. Cette coalition qui compte aujourd’hui plus de 150 membres est la référente majeure du mouvement abolitionniste auprès des grandes institutions internationales (ONU et Union Européenne notamment). En cliquant sur le lien ci-après vous prendrez connaissance de ces événements : 

http://bit.ly/2vu9YSf

 

NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS

6 septembre : rassemblement à Paris pour la libération de Mumia (18h place de la Concorde) 

16 & 17 septembre : Fête de l'Humanité avec la participation de Johanna Fernandez, porte-parole de Mumia

4 octobre :  rassemblement à Paris pour la libération de Mumia (18h place de la Concorde)

10 octobre : journée modiale contre la peine de mort sur le thème "Pauvreté & Justice, un duo mortel"

 

  

COLLECTIF FRANCAIS "LIBERONS MUMIA !"

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques

Courriel : contact@mumiabujamal.com

Site Web : www.mumiabujamal.com


 

271 DJIHADISTES EN SYRIE ET EN IRAK DE RETOUR EN FRANCE

271 personnes ayant fait le djihad en Syrie et en Irak sont de retour en France

271 personnes ayant fait le djihad en Syrie et en Irak sont de retour en France

© AP Photo/ Binta

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217 majeurs et 54 mineurs sont rentrés des zones de combats en Irak et en Syrie en France, selon le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb, et même si ce chiffre représente une proportion assez faible de quelque 1.910 Français considérés comme djihadistes par l'État français en 2016, la menace terroriste reste «très élevée» dans le pays.

Avec 271 djihadistes, dont 217 adultes et 54 mineurs, qui sont de retour sur le sol français après avoir participé aux combats dans les rangs de Daech en Syrie et en Irak, le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb ne cache pas son inquiétude à ce sujet lors de son entretien au Journal du Dimanche.

 

Un djihadiste dévoile les secrets de la formation terroriste de Daech

© SPUTNIK. ANDREI STENIN

Un djihadiste dévoile les secrets de la formation terroriste de Daech

Même si, d'après lui, ces personnes «font l'objet d'un traitement judiciaire systématique par le procureur de la République de Paris et nombre d'entre eux sont actuellement incarcérés», le niveau de la menace terroriste reste «très élevé» dans le pays, avertir M.Collomb, qui rappelle que sept tentatives d'attentats ont déjà été déjouées depuis le début de l'année.

 

Un des dangers que représentent, entre autres, ces djihadistes «rapatriés» résiderait également dans le fait qu'il s'agit d'individus dont le mental est fragilisé, s'inquiète le ministre de l'Intérieur, ajoutant qu'il ne fallait pas oublier ceux qui «pourraient être téléguidés depuis l'étranger, notamment par Al Qaïda. Ou des personnes sans lien directs avec la Syrie, mais soumises à une propagande qui reste malheureusement très active».

 

Terroristes de Daech à Mossoul

© AP PHOTO/ FILE

Irak: une liste de 173 terroristes potentiels séjournant en Europe découverte

Aujourd'hui, comme l'indique M.Collomb, plus de 18.500 personnes sont inscrites au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, et leur nombre ne cesse d'augmenter.

 

Auparavant, une liste de 173 membres de Daech, dont certains sont citoyens de l'UE, y compris de la France, a été découverte lors d'une opération spéciale en Irak.

Certains terroristes seraient ainsi prêts à organiser des attentats dans les pays européens, a alors relaté le journal allemand Welt ajoutant que le document en question contenait non seulement les noms de 173 terroristes potentiels, mais aussi leurs photos et pays d'origine.

https://fr.sputniknews.com/france/201708061032544138-terrorisme-attentats-daech-france/


 

LES COMMUNISTES RESISTANTS DU BASSIN MINIER NORD - PAS-DE-CALAIS, SOUDAIN ENJEU POLITICO-URBAIN EN POLOGNE

Les communistes résistants du bassin minier, soudain enjeu politico-urbain en Pologne

VENDREDI, 4 AOÛT, 2017

HUMANITE.FR

Rabiega, responsable des sections polonaises de la CGT dans le Douaisis, fut interné sous Vichy au camp disciplinaire de Vernet (Ariège) comme "indésirable"... (DR)

Rabiega, responsable des sections polonaises de la CGT dans le Douaisis, fut interné sous Vichy au camp disciplinaire de Vernet (Ariège) comme "indésirable"... (DR)

Lorsque la municipalité polonaise de Walbrzych (Basse-Silésie) a dû débaptiser certaines rues qui portaient le nom de communistes polonais passés par la France et ayant combattu le nazisme, le sang des défenseurs de la mémoire sociale des mineurs du Nord n'a fait qu'un tour...

Parmi ces "candidats" à l'effacement urbain imposé en 2016 par Varsovie au nom de l'anti-communisme, figuraient en effet trois Polonais émigrés dans les années 1920 dans le bassin minier : Bronislaw KaniaJoseph Kolorz et Tomasz Rabiega.

Kania, l'un des dirigeants du mouvement résistant FTP-MOI dans le Nord, fut guillotiné par les nazis à Douai en 1943. Kolorz, membre du comité central du PCF et brigadiste, mourut au combat en Espagne en 1938.

Rabiega, responsable des sections polonaises de la CGT dans le Douaisis, fut interné sous Vichy au camp disciplinaire de Vernet (Ariège) comme "indésirable", selon Jacques Kmieciak, président de l'association des amis d'Edward Gierek, du nom de l'ancien numéro un du parti communiste polonais des années 1970 et ancien mineur dans le Pas-de-Calais.

Ce sont des Polonais de France, rentrés après-guerre en Pologne, qui choisirent ces patronymes pour nommer des rues.

Entre 1946 et 1949, histoire méconnue, ils furent ainsi 62.000 à répondre à l'appel de leur pays, qu'il fallait repeupler (après les expulsions d'Allemands) et reconstruire. Par patriotisme ou sympathie pour le régime communiste naissant. Environ 5.000 mineurs participèrent à cette "reemigracja", notamment en Silésie.

"Les rues aux noms allemands ont été débaptisées. Walbrzych avait un stade Adolf Hitler... Ces rapatriés ont alors naturellement donné les noms de ceux qu'ils ont côtoyés, notamment de résistants ayant combattu le nazisme", raconte M. Kmieciak, expert de cette histoire.

"Francuzi"

Mais dans la Pologne actuelle du dirigeant conservateur et nationaliste Jaroslaw Kaczynski, ces noms-là sont proscrits : selon une loi de 2016, "les routes, rues, ponts, places (...) ne peuvent pas commémorer les personnes, les organisations, les événements ou les dates symbolisant le communisme ou un autre régime totalitaire". Les villes s'exécutent donc, à contre-coeur parfois : "ce n'était ni notre initiative, ni notre intention...", insiste le porte-parole de la ville de Walbrzych.

De quoi susciter malgré tout l'ire de Bogdan Krol, 84 ans, représentant de cette petite communauté franco-polonaise de Walbrzych. "J'ai vu les Polonais lutter en France contre l'envahisseur nazi. Je me bats pour qu'on empêche de retirer le nom de ces résistants ayant donné leur vie pour notre liberté, votre liberté ! Et croyez-moi, je ne suis pas communiste !", lance, au bout du fil, ce fils de gueule noire revenu en 1947. "C'est une grosse bêtise, il ne faut pas changer l'histoire comme ça !", s'emporte aussi dans un délicieux français Czeslawa Wlodarczyk, 87 ans. Son père travaillait au fond à Hersin-Coupigny.

Vent debout contre ce projet, les "Francuzi" ont depuis le début de l'année récolté des informations en France sur le parcours de ces hommes, transmises ensuite à la mairie.

Leur action a trouvé écho dans le bassin minier, auprès d'un réseau de militants, élus et associatifs, ripostant via pétition et courriers au maire de Walbrzych ou à l'ambassade de Pologne. "Il importe de conserver la trace de ceux qui ont lutté pour que notre présent soit une Europe de la Paix", écrit ainsi le sénateur Dominique Watrin.

Fructueuse mobilisation : elle avait déjà permis d'épargner d'une première liste le nom de Burczykowski - père déporté à Sachsenhausen, trois fils fusillés par la Gestapo à Arras.

Trois noms ont ensuite été retirés d'une liste de 13 en conseil municipal, le 17 juillet : Kania et deux autres, passés par d'autres régions de France. Mais pas Rabiega, ni Kolorz.

Le premier, revenu en Pologne "a oeuvré en faveur du pouvoir communiste imposé par Moscou en Pologne", explique Grzegorz Waligora, expert régional de l'Institut de la mémoire nationale (IPN, enquêtant sur les "crimes contre la nation polonaise"), consulté par la ville en cas de doute. Le second était membre du bataillon Dabrowski en Espagne, composé "plus de communistes proches du Kremlin que d'anti-Franco".

L'issue satisfait néanmoins ces porteurs de mémoire. "Demi-victoire !", disent en choeur Jacque Kmieciak et Bogdan Krol.

Pour en savoir plus. 

Samedi 8 juillet 2017, l’autoroute 21 (A 21) a ainsi été baptisée « Autoroute de la Liberté Rabiega / Kania) à hauteur de la commune de Flers-en-Escrebieux (Nord) en présence de Alain Bruneel, député PCF, Freddy Kaczmarek, maire d’Auby, et Dominique Ben, responsable CGT.

 

Samedi 8 juillet 2017, l’autoroute 21 (A 21) a ainsi été baptisée « Autoroute de la Liberté Rabiega / Kania) à hauteur de la commune de Flers-en-Escrebieux (Nord) en présence de Alain Bruneel, député PCF, Freddy Kaczmarek, maire d’Auby, et Dominique Ben, responsable CGT.

La mémoire résiste. Samedi 8 juillet 2017, l’autoroute 21 (A 21) a ainsi été baptisée « Autoroute de la Liberté Rabiega / Kania) à hauteur de la commune de Flers-en-Escrebieux (Nord) en présence de Alain Bruneel, député PCF, Freddy Kaczmarek, maire d’Auby, et Dominique Ben, responsable CGT.

Laurence Mauriaucourt (Avec AFP) 

https://www.humanite.fr/les-communistes-resistants-du-bassin-minier-soudain-enjeu-politico-urbain-en-pologne-639912