FRANCE

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FEDERATION CGT DES CHEMINOTS : INFOS LUTTES N°45

Manifestation contre la réforme ferroviaire

 

INFOS LUTTES N°45

 

 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

• 613, c’est le nombre total de cheminots qui ont rejoint la CGT depuis le 22 mars ;
  480, c’est le nombre de cheminots Exécution qui ont rejoint la CGT depuis le 22 mars ;
• 114, c’est le nombre de cheminots Maîtrise et Cadres qui ont rejoint la CGT depuis le 22 mars ;
• 19, c’est le nombre de cheminots retraités qui ont rejoint la CGT depuis le 22 mars.

La lutte exemplaire menée depuis 16 séquences de 2 jours sur 5 par les cheminots résonne déjà comme une bataille inédite.

A l’aube de la 17e séquence, il convient de maintenir la mobilisation, 80 % de la loi reste à écrire.

RESTONS EXIGEANTS !

Les 22 et 23 juin prochains, nous devons démontrer au Gouvernement, au patronat ferroviaire et à la direction SNCF qu’ils n’ont toujours pas répondu à nos revendications.

Certes, la loi est votée. Cependant, les multiples ordonnances et décrets restant à écrire sont autant de fenêtres de tir qu’il nous faut utiliser.

Par ailleurs, le relevé de décisions transmis par le Gouvernement à l’issue de la table ronde tripartite du 15 juin dernier, s’il éclaire sur l’état d’esprit global du patronat et du Gouvernement, est loin de répondre aux exigences des cheminots sur l’ensemble des aspects de la réforme.

INTERFÉDÉRALE DU 19 JUIN

Les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT, se sont réunies afin de partager leurs analyses sur le contexte, le rapport de forces, sur les « annonces » formulées et les suites à donner au conflit.

L’UNSA réaffirme qu’elle est inscrite dans l’action jusqu’au 28 juin et, le cas échéant, au-delà, sur les rencontres avec le patronat ferroviaire ou les « jours marquants ».

SUD-Rail souhaite poursuivre cet été, sous d’autres formes en ciblant des dates importantes.

La CFDT réaffirme qu’elle est inscrite dans l’action jusqu’au 28 juin. La suite dépendra du contenu des engagements de la direction SNCF.

La Fédération CGT des Cheminots, en responsabilité, estime qu’il est indispensable de poursuivre l’ancrage de l’action dans la durée.

C’est à ce titre qu’elle a décidé de déposer un nouveau cycle de DCI afin de poursuivre la grève cet été sur des dates et des modalités qui seront dévoilées au fur et à mesure.

À L’OFFENSIVE !

Avant cela, la Fédération CGT des cheminots, toujours à l’offensive, propose de faire :

Dans le cadre de la séquence des 22 et 23 juin :

Un temps fort le 22 juin sur le thème : « Redonnons du souffle au service public ferroviaire voyageurs et fret », qui prendra la forme, dans le cadre de la grève, d’une diffusion massive, à destination des usagers de la route, d’une communication contre le « Toxic’business ».

Dans le cadre de la séquence des 27 et 28 juin :

Un temps fort le 28 juin dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle en participant massivement aux manifestations organisées en territoires sous le thème : « Pour l’avenir du train public, une seule profession : CHEMINOT ! »

 

TOUS EN GRÈVE LES 22 ET 23 JUIN !

En route vers la 17e séquence !
Prochain préavis unitaire du 21 juin 20h00 au 24 juin 07h55.

 

https://www.cheminotcgt.fr/actions/action-a-partir-des-3-et-4-avril-2018/infos-luttes-n/


 

FEDERATION CGT DES CHEMINOTS : REDONNONS DU SOUFFLE AU SERVICE PUBLIC VOYAGEURS ET FRET !

Manifestation contre la réforme ferroviaire

 

REDONNONS DU SOUFFLE AU SERVICE PUBLIC VOYAGEURS ET FRET !

Réforme du ferroviaire

 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Depuis plus de deux mois, les cheminots mènent une lutte pour l’avenir du service public ferroviaire SNCF. La bataille engagée vise à écrire un avenir pour le train public dans ce pays.
La réforme imposée par le gouvernement pourrait avoir des conséquences importantes sur le transport des voyageurs et des marchandises, sur l’égalité de traitement des populations en tous points du territoire et, à terme, sur l’existence même d’un service public ferroviaire en France.
A l’heure des grands défis environnementaux, cela doit tous nous interroger collectivement.

LA SITUATION

Le secteur des transports est aujourd’hui le premier secteur émetteur de Gaz à Effet de Serre en France. Le transport routier en représente 94 %.

Le volume des marchandises transportées par la route d’ici à 2050 va augmenter de 85,92 %. En ce qui concerne le transport de voyageurs c’est une augmentation de 65 % qui est envisagée entre 2012 et 2050.

Il faut changer de politique !

Il est urgent de changer d’ère ! Pour la CGT, ce modèle n’est pas soutenable.

A contrario, la CGT considère qu’il est urgent de mettre en œuvre les décisions prises lors des différents sommets environnementaux. Ainsi, la loi Grenelle fixe comme objectif de faire évoluer la part modale du non-routier et non-aérien de 14 % à 25 % à l’échéance 2022.

La proposition CGT « Ensemble pour le fer », remise au Premier ministre en mars 2018, fixe comme objectif de passer à 30 % de part modale du non-routier et non-aérien d’ici à 2050.

Une réforme loin des besoins
des usagers

La réforme ferroviaire du gouvernement ne comporte rien sur les objectifs de report modal (donc de croissance du mode ferroviaire) seule solution à l’évidence pour résoudre l’équation environnementale.

La fin des lignes de proximité voyageurs et fret ?

Pire, la réforme fait l’impasse sur le financement des lignes de proximité, renvoyant aux régions et à un futur débat parlementaire le traitement de cette question pourtant centrale.

En effet, 40 % des marchandises circulent sur ces lignes et leur disparition mettrait encore plus en péril le transport ferroviaire de marchandises.

La pertinence de ces lignes est évidente, elles sont structurantes pour le Réseau Ferré National, permettent d’envisager un développement du transport par le rail voyageurs et marchandises, participent à l’aménagement du territoire.

Le gouvernement veut EN FINIR AVEC LE FRET SNCF !

La libéralisation du fret ferroviaire et l’ouverture à la concurrence (en 2003 pour les trafics internationaux, en 2006- 2007 pour les trafics intérieurs) n’ont pas amélioré la situation, contrairement à ce qui était promis (pas une tonne transférée de la route vers le rail), mais elles l’ont aggravée en accélérant le déclin de ce mode.

Après dix ans d’expérience d’ouverture à la concurrence, le résultat est catastrophique. Jamais le rail n’a si peu transporté de marchandises en France (moins de 10 % de part modale aujourd’hui). Toutes les entreprises ferroviaires perdent de l’argent. Certaines ont jeté l’éponge (Véolia Cargo, Combiwest…) d’autres sont en difficulté (Eurocargo Rail, filiale de la Deutsche Bahn, a supprimé 300 emplois récemment). Les entreprises privées sont donc confrontées aux mêmes difficultés que l’entreprise publique et ne font pas mieux.

Cette libéralisation aura donc conduit, en définitive, à l’abaissement des conditions sociales des cheminots dans leur ensemble, pour des résultats proportionnellement inverses à ceux attendus ; un report modal vers la route sans faire l’économie d’un euro d’argent public.

Le gouvernement veut EN FAIRE DE MÊME AVEC LE TRAFIC VOYAGEURS  !

Aujourd’hui, le gouvernement poursuit cette logique de régression durable et veut ouvrir le transport de voyageurs à la concurrence, comme il l’a fait pour le fret il y a 10 ans. Il veut filialiser FRET SNCF pour en faire un opérateur privé et s’affranchir des conditions sociales des cheminots et faire du « cash ». Ce sont les mêmes motifs qui le conduise à vouloir ouvrir le trafic voyageurs à la concurrence dans les régions de France.

Le gouvernement doit répondre aux revendications des cheminots, aux préoccupations des élus, des usagers quant au devenir de leurs trains, de leurs gares, de leurs lignes ferroviaires, aux préoccupations des citoyens quant aux enjeux environnementaux !

 

Cheminots, usagers, élus, citoyens,
Luttons contre le « TOXIC’ BUsINESS »
ENSEMBLE, Donnons nous de l’air !

 

https://www.cheminotcgt.fr/actions/action-a-partir-des-3-et-4-avril-2018/redonnons-du-souffle-au-service-public-voyageurs-et-fret/


 

 

L'HYPOCRISIE D'UNE CERTAINE FRANCE, LA RIPOUBLICAINE, DANS LA GUERRE AU YEMEN

Troisième place : Sana, Yémen

L’hypocrisie de la France dans la guerre au Yémen en passe d’être dénoncée?

© Sputnik . Stringer

INTERNATIONAL

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Louis Doutrebente

8270

Dans la terrible guerre du Yémen, quel rôle la France joue-t-elle? Celui de l’humanitaire, alors que Paris devrait recevoir dans une semaine une conférence internationale sur la situation au Yémen? Celui de l’arbitre, jouant les bons offices entre loyalistes et rebelles? Ou celui de l’hypocrite, soutenant l’un des belligérants? Éléments de réponse.

La guerre au Yémen, guerre par procuration! Elle oppose des forces progouvernementales appuyées par une coalition dirigée par l'Arabie saoudite à des rebelles chiites soutenus plus ou moins directement par l'Iran. Moins connue est l'implication directe des pays occidentaux.

Si la présence des «Green Berets», les forces spéciales américaines, en territoire yéménite a été révélée à plusieurs reprises par la presse anglo-saxonne, notamment en mai dernier, la présence de la France est plus obscure. Paris prend-elle directement part à ce conflit qui entraîne, selon l'ONU, «la pire crise humanitaire du monde»?

 

Yémen

© AFP 2018 AHMAD AL-BASHA

Yémen: «l’assaut d’Hodeïda va rajouter de la catastrophe à la catastrophe»

Les forces gouvernementales yéménites et celles de la coalition ont lancé l'assaut sur Hodeïda (ou Al Hudaydah), ville de 600.000 habitants tenue par les rebelles Houthis, le 13 juin dernier. Véritable cible des assaillants, le port d'Hodeïda est le poumon du Yémen et le point névralgique de cette guerre parce qu'il y transite 70% des ressources humanitaires destinées au 22 millions de Yéménites. Deux jours plus tard, le 15 juin des sources émiraties révélaient que la France allait contribuer au déminage des infrastructures portuaires.

 

Un peu embarrassé, le Ministère des Armées a finalement admis qu'une «action de déminage des accès au port d'Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l'étude». Après la fin des opérations militaires orchestrées par les forces progouvernementales ou «pro-régime» soutenues par la coalition menée par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Cette attente précise cependant la position de la France dans ce conflit. Si l'information n'a pas été officiellement authentifiée, George Malbrunot, grand reporter au Figaro, la confirme et affirme de plus que des forces spéciales seraient sur place, et ceux depuis plusieurs mois:

​Ces révélations ont cependant été démenties par Florence Parly le 17 juin puis le 18 par le Ministère des Armées affirmant qu'«il n'y a pas de forces françaises au Yémen» et enfin par Anouar Gargash qui soutient aussi qu'«il n'y a pas de forces françaises». Le chef de la diplomatie émiratie ajoute: «j'ai mentionné le fait qu'il y avait une proposition française pour nous aider à dégager les mines terrestres quand le moment sera venu».

 

Une frappe contre le Yémen (archives)

© AP PHOTO / HANI MOHAMMED

Yémen: l’infrastructure de l'aéroport d'Hodeïda réduite en cendres

Si l'on reste donc dans l'expectative, la position française reste vraiment ambiguë, et cela ne date pas d'hier. Déjà en mars 2016, selon des informations de la Lettre de l'Océan Indien, reprise par Orient XIII, la marine française aurait remplacé temporairement la flotte émiratie partie en maintenance. La marine des Émirats arabes unis, qui précisons-le, orchestre le blocus qui affame une population. Et, pour prendre la pleine mesure de la relation de premier ordre que la France entretient avec l'Arabie saoudite, premier belligérant dans la guerre au Yémen, précisions qu'en 2009 déjà, Paris avait livré à Riyad des images satellitaires pour que son allié puisse dominer les insurgés zaydites, les rebelles houthis. L'implication de la France n'est donc pas nouvelle.

 

Mais pour revenir à l'actualité, nous apprenons ce 19 juin, une nouvelle fois par George Malbrunot, que l'ambassadeur de France au Yémen, Christian Testot, se rendra avant la fin de la semaine dans la capitale yéménite pour rencontrer la partie houthie, qui contrôle la ville.

​Paris va donc peut-être devoir s'expliquer sur son implication dans ce conflit et à défaut, va tenter de jouer un rôle d'intermédiaire. Mais à partir du moment où l'Arabie saoudite et surtout les Émirats arabes unis sont des alliés extrêmement proches de la France, que le gouvernement et l'armée français semblent intervenir à leurs côtés directement, on imagine mal que Paris puisse tenir une mission d'arbitre dans ce conflit.

En dehors de ce possible arbitrage, on s'aperçoit qu'Emmanuel Macron tente de prendre le leadership de l'enjeu humanitaire dans cette crise. Outre donc le possible «déminage du port d'Hodeïda à des fins humanitaires», la France devrait accueillir une grande conférence internationale, coparrainée par le leader de la coalition qui bombarde quotidiennement le pays, l'Arabie saoudite.

 

Yémen

© AP PHOTO / HANI MOHAMMED

Yémen: les ventes d'armes françaises à Riyad sous le feu des critiques

Si cette annonce avait été plutôt bien reçue, lors de son annonce le 10 avril dernier, et ce malgré la dénonciation des ventes d'armes de Paris à Riyad, quatorze ONG s'en sont offusquées le 13 juin, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, considérant «inconcevable» la tenue de cette conférence. Si cette pression médiatique n'est pas parvenue à faire annuler cette réunion internationale, l'étau semble se resserrer autour des autorités françaises. Et c'est justement son implication dans la guerre au Yémen et les révélations de ces dernières semaines qui menaceraient directement l'Élysée et Matignon.

 

Tout d'abord ce sont les ONG concernées par le drame qui se joue au Yémen, qui pressent l'État à revoir sa politique dans la péninsule arabique. Amnesty International, qui avait déjà pointé du doigt le rôle de la France au Yémen, a révélé ce lundi 18 juin que Paris n'avait toujours pas «remis au secrétariat du Traité sur le commerce des armes (TCA) son rapport annuel sur ses livraisons d'armes en 2017», alors que la date limite est dépassée de plus de vingt jours. Pour rappel, le TCA est un traité des Nations unies, pour éviter la vente d'armes à un pays susceptible de commettre des atteintes aux droits de l'homme, génocides ou crimes contre l'humanité.

Si d'importants pays exportateurs d'armes ne l'ont pas signé ou ratifié, la France l'a fait et elle a même été à l'initiative de ce traité international. Les ventes d'armes de la France aux pays membres de la coalition, Arabie saoudite et Émirats arabes unis en tête, pourraient donc être illégales au regard de ce traité et aussi contreviendrait à la position commune 2008/944/PESC du Conseil de l'Europe et aux critères détaillés dans l'article 2: «respect des droits de l'homme dans le pays de destination finale et respect du droit humanitaire international par ce pays».

 

Yémen

© SPUTNIK .

Un voilier français aurait été arraisonné par les rebelles houthis au Yémen

De plus, et comme le souligne justement Amnesty International dans sa publication, l'exécutif français manquerait à ses engagements au regard de la loi française. En effet, ce rapport annuel de vente d'armes du Ministère de Armées aurait dû être présenté au Parlement. Mais au-delà de son manque de communication, l'exécutif est incriminé pour son manque de transparence. Si ces rapports annuels sont très souvent critiqués pour leur opacité, certains parlementaires poussées par des ONG, utilisent leur pouvoir afin de demander des comptes à l'exécutif.

 

Sébastien Nadot, député LREM de Haute-Garonne et Président du groupe d'amitié France-Yémen, a pris conscience qu'aux États-Unis, ce sujet se retrouvait au cœur des discussions, si bien qu'en mars dernier, 44% des sénateurs américains avaient voté une résolution demandant l'arrêt de l'aide militaire américaine aux membres de la coalition arabe. En Angleterre, le Parlement a connu des débats houleux, tout comme le Canada, la Belgique, etc. Enfin le Parlement européen, rappelons-le, avait adopté en novembre dernier avec un score sans appel, une résolution non contraignante dont le but était de dénoncer la politique d'un de ses membres, la France.

Regroupant derrière lui une trentaine de députés, Sébastien Nadot a donc demandé l'ouverture d'une commission d'enquête sur la vente d'armes au Yémen. Si le système législatif agit souvent avec lenteur, les dernières révélations (contrats d'armements, aide au déminage et forces spéciales) pourraient accélérer la procédure. D'autant plus que, si des forces spéciales françaises sont bien en territoire yéménite, le Président de la République sera directement attaqué puisqu'il aurait dû en référer au Parlement.

Enfin, c'est peut-être une toute autre histoire, digne des «Secrets de la mer Rouge», qui dévoilera davantage l'implication de la France dans la guerre du Yémen. Après enquêtes et recherches, un bateau, probablement de pêche, aurait accosté dans le port d'Hodeïda dans la nuit du 2 au 3 juin dernier. Subissant une forte tempête, manquant d'eau, le pécheur ou le plaisancier, prénommé Alain, aurait été contraint de faire escale sur le territoire yéménite, comme le précise la Société yéménite des ports de la mer Rouge dans un communiqué. En route pour Djibouti, Alain serait reparti quelques jours après. Mais depuis le 10 juin, d'après un journal égyptien, la famille d'Alain n'aurait plus de nouvelle de lui.

 

Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

«La question se pose de la complicité de la France avec les crimes de guerre au Yémen»

Le 16 juin, dans un tweet, le président du Comité révolutionnaire donc chef des Houthis, Mohammed Ali Al-Houthi signale que ses forces armées auraient arrêté un bateau étranger. Si la presse en faveur des rebelles s'est servie de l'actualité pour affirmer, sans preuve, que ce bateau serait français et occupé par des forces spéciales, aucune information supplémentaire ne permet aujourd'hui de faire la lumière sur cette étrange affaire de bateau arraisonné.

 

De là à imaginer qu'Alain, citoyen français serait retenu par les forces Houthis, qui se battent contre les forces gouvernementales, appuyées par la coalition, allié et partenaire de la France? Le journal égyptien, irait dans ce sens- «enlèvement de ressortissants étrangers»-, mais précisions que l'Égypte fait partie de la coalition arabe contre les Houthis.

Ajoutons pour conclure que la guerre au Yémen est aussi une guerre d'information et que la manipulation médiatique est une arme. Donc, alors qu'Hodeïda devrait être reprise par les forces gouvernementales et que des forces françaises œuvreraient en territoire yéménite, cette information est peut-être plus qu'une coïncidence ou un simple bobard.

https://fr.sputniknews.com/international/201806191036866416-france-hypocrisie-yemen-guerre/


 

GUERRE ET MEDIAS MENTEURS : NOS GOUVERNEMENTS ONT RECUPERE ET MANIPULE LES ATTENTATS MEURTRIERS DE CHARLIE HEBDO ET DU BATACLAN

Guerre et médiamensonges, “ainsi nos gouvernements ont manipulé les attentats”

Republicans guards stand beside a wreath of flowers placed by Paris' mayor and the French president at the foot of the Statue of Marianne during a remembrance rally attended by the President of France at Place de la Republique (Republic square) on January 10, 2016 to mark a year since 1.6 million people thronged the French capital in a show of unity after attacks on the Charlie Hebdo newspaper and a Jewish supermarket. Just as it was last year, the vast Place de la Republique will be the focus of the gathering as people reiterate their support for freedom of expression and remember the other victims of what would become a year of jihadist outrages in France, culminating in the November 13 coordinated shootings and suicide bombings that killed 130 people and were claimed by the Islamic State (IS) group. / AFP / POOL / YOAN VALAT

 

“Une guerre d’agression ne peut qu’être fondée que sur des mensonges (Irak, Syrie, ndlr), l’objectif principal des gouvernements est de provoquer la désinformation pour obtenir ce consensus qui autrement n’existerait pas dans l’opinion publique”, affirme Michel Collon à Il Manifesto. Cette interview porte sur le livre “Je suis ou je ne suis pas Charlie?” traduit en italien avec le titre “Effetto boomerang (éditeur Zambon)”

 

Que pensez-vous de la liberté d’information en Europe et en France aujourd’hui, on a eu des changements après l’attaque de Charlie Hebdo en 2015?

Pour ce que je connais bien, à savoir la France et la Belgique, je pense que les attentats de janvier (Charlie) et novembre (Bataclan) ont malheureusement été récupérés et manipulés par les élites. Il aurait fallu lancer un grand débat pour comprendre les causes profondes. Analyser la responsabilité des Etats-Unis, de la France et de leurs alliés dans l’explosion de ce terrorisme, par exemple avec le livre Jihad made in USA de mon jeune collègue d’Investig’Action Grégoire Lalieu ou avec mon Je suis ou je ne suis pas Charlie ? d’avril 2015. Au lieu de cela, les élites ont préféré cacher leurs responsabilités en intimidant la population, en la désinformant pour qu’elle soutienne la guerre en Libye et en Syrie, en interdisant les débats à la télé (des émissions critiques ont été purement et simplement supprimées), en sommant les musulmans de « désavouer » les attentats comme si c’étaient eux les responsables, et pas Washington et Paris.

 

Qu’entendez-vous par deux poids et deux mesures dans la lutte contre le djihadisme puisque d’un côté on le combat et de l’autre l’Europe signe des accords avec l’Arabie Saoudite ou le Qatar, principaux sponsor des groupes djihadistes?

Ceci mérite en effet le prix Nobel de l’hypocrisie. Non seulement parce que l’Arabie saoudite et le Qatar ont été les agents locaux, mais plus encore parce que toute l’opération « eurodjihadisme » a été mise sur pied par la CIA sur ordre d’Obama et Clinton. Ceux-ci craignaient, après les échecs de Bush en Irak et en Afghanistan, d’engager des troupes US en Libye ou en Syrie. Ils ont donc conclu une alliance avec la section libyenne d’Al-Qaida (GICL) comme je l’expose dans mon livre. En me basant sur les propres sources US (CIA, amiral Stavridis commandant de l’Otan en LIbye, académie de West Point) ou françaises (anciens des services secrets). Arabie saoudite et Qatar sont les agents locaux mais c’est la CIA qui a formé ces terroristes dans des camps d’entraînement en Jordanie.

Mon livre démontre que la Syrie a été un remake de l’Opération Ben Laden lorsque, en 1979, la CIA, sur instruction de Zbigniew Brzezinski, a recruté et formé une armée de rechange, avec des terroristes issus de 40 pays, pour renverser le gouvernement progressiste d’Afghanistan. Cette opération, cynique et criminelle, a été un grand succès aux yeux de Brzezinski lui-même (que je considère comme le stratège le plus influent de la politique internationale US). Un tel « succès » a été réédité pour éviter d’intervenir directement en Bosnie, au Kosovo, dans le Caucase, en Libye, en Syrie. Tout ce terrorisme n’est donc pas « made in Islam », mais « made in USA ».

 

Quelle est votre idée à propos de la raison des attentats en Europe? Pourquoi un grand nombre d’attentats surtout en France et en Belgique ?

La crise capitaliste persistante provoque un grand « excédent » de main d’œuvre : les jeunes des quartiers populaires issus de l’immigration reçoivent donc une éducation de basse qualité, sont discriminés à l’emploi, dans la vie quotidienne et par la police. Le message du capitalisme à leur égard est très clair : on se fiche de votre opinion sur Israël ou la guerre en Irak, on n’a pas besoin de vous, on ne vous considère pas comme de véritables citoyens, juste de la main d’œuvre précaire qu’on prend, qu’on jette comme des kleenex. Ce « No future » crée dans la jeunesse un désespoir qui peut s’exprimer en brûlant des voitures, en rejoignant des milices fascistes ou en s’engageant avec Daesh.

 

Que peut-on faire pour combattre le phénomène du djihadisme en Europe, France et Belgique en particulier?

Faire exactement l’inverse de cette politique que je viens de décrire. 1. Diminuer radicalement le temps de travail pour créer des emplois. 2. Supprimer les discriminations racistes sur tous les plans. 3. Mettre fin à la censure dans les médias officiels et engager un véritable débat sur les questions sensibles : Israël, pétrole, guerres US et françaises au Moyen-Orient, en Afrique et partout. 4. Combattre la militarisation qui oblige les pays européens à gaspiller leur argent dans des avions de chasse et autres armes qui ne suppriment pas le terrorisme mais l’exacerbent. On ne combat pas le désespoir avec des missiles, mais avec la Justice sociale et la fin du pillage.

Il est temps de cesser de soutenir au Moyen-Orient les monarchies rétrogrades et violentes. Il est temps de respecter la souveraineté de tous les pays arabes pour leur laisser gérer leurs richesses énergétiques pour le bien de leurs populations comme l’ont fait Hugo Chavez, Evo Morales, Rafel Corréa. Il est temps de mettre fin au colonialisme d’Israël avec son apartheid et son nettoyage ethnique. Il est temps de respecter le droit international et la Charte de l’ONU qui interdit la guerre.

Evidemment, les élites ne feront rien de ceci car cela contredit leurs intérêts économiques. Seule une mobilisation populaire, en commençant par la bataille de l’information, pourra l’imposer.

 

Depuis plusieurs mois, on ne parle plus de Daesh, les politiques de Macron sont réellement efficaces pour contrer le phénomène djihadiste en France?

Daesh a été vaincu non par Washington et Paris, mais par l’alliance Syrie – Hezbollah – Russie. C’est Poutine qui a contré l’ingérence occidentale et changé radicalement le rapport de forces sur le terrain. C’est un bouleversement historique de portée mondiale. En effet, la montée en puissance de la Chine, la formation d’un axe Pékin-Moscou, le renforcement de l’Organisation pour la Coopération de Shanghai qui permet l’indépendance du continent asiatique à l’égard de Washington (c’était le cauchemar de Brzezinski et Kissinger), tout cela fait que la période d’une superpuissance unique se permettant toutes les guerres qu’elle voulait n’a en fait pas duré longtemps. Les USA cherchent comment empêcher ce basculement vers un monde multipolaire, mais n’ont pas la solution.

Affaiblissement économique, crises politiques et morales, affaiblissement de la domination militaire, perte relative du monopole de l’information : le système est en crise mais les forces alternatives aussi. En effet, la gauche européenne est encore dominée par une attitude coloniale, paternaliste, arrogante envers les peuples du Sud, elle s’identifie aux guerres coloniales, elle ne combat pas les médiamensonges. Tant qu’on ne se place pas radicalement du côté des victimes, on est incapable de renverser ce système inhumain.

 

Quel est le niveau de censure, selon vous, à propos de la situation au Moyen Orient par la presse européenne?

Nous vivons dans la « propagande de guerre ». L’info est monopolisée par les multinationales et leurs gouvernements. Toute info qui contredit la version officielle est passée sous silence ou ridiculisée. Les médias indépendants sur Internet sont diabolisés et menacés de censure totale. Macron et l’UE préparent des lois contre les fake news. Google et facebook collaborent activement avec la presse mainstream pour écarter les médias gênants. Quel paradoxe : ceux qui produisent les fake news, font la chasse aux lanceurs d’alerte !

C’est très inquiétant, il se répand en France et en Belgique un véritable climat de terreur intellectuelle où l’on diabolise et calomnie ceux qui recherchent la vérité dans les faits, ceux qui écoutent toutes les parties en conflit. Sur la guerre, les médias officiels bafouent toutes les règles des écoles de journalisme.

Sans mobilisation citoyenne pour exiger la liberté de débat, pour protéger et soutenir les journalistes indépendants, pour diffuser activement les vérités cachées, nous allons vers un nouveau maccarthysme : une opération massive d’intimidation et d’endoctrinement des esprits. La guerre militaire s’accompagne d’une guerre psychologique qui lui est indispensable. C’est logique, car les gens ne sont pas de monstres : s’ils apprennent les causes réelles des guerres et les crimes dissimulés, ils exigeront leur arrêt immédiat comme on l’a vu lors de la guerre du Vietnam. Une guerre d’agression ne peut reposer que sur le mensonge. La véritable cible de la désinformation et de cette guerre psychologique, c’est donc la population européenne elle-même. D’où l’urgence de créer une info citoyenne indépendante et internationalement coordonnée.

Source : Investig’Action

Source originelle : Il Manifesto du 30 mai 2018

 

via https://www.investigaction.net/fr/guerre-et-mediamensonges-ainsi-nos-gouvernements-ont-manipule-les-attentats/


 

SCANDALE D'ETAT : DES GENDARMES ET LE GIGN ONT EGALEMENT RECU L'ORDRE DE NE PAS INTERVENIR AU BATACLAN

Des gendarmes et le GIGN ont également reçu l'ordre de ne pas intervenir au Bataclan

Publié par wikistrike.com sur 17 Juin 2018, 23:17pm

Catégories : #Politique intérieure

Macron alors ministre avait pour garde du corps un ami personnel du logeur des terroristes du 13 ,novembre

Macron alors ministre avait pour garde du corps un ami personnel du logeur des terroristes du 13 novembre

 

Ceci s'ajoute évidemment aux 8 militaires de l'opération sentinelle présent à proximité immédiate des lieux qui ont également reçu l'ordre de ne rien faire, pas même prêter leurs fusils à la police sur place. Il apparait donc clairement que des ordres ont été donnés provenant des hautes sphères afin que cet attentat fasse le maximum de victimes. 

En 2016, le Canard enchaîné avait déjà accusé les autorités françaises d'avoir refusé l'intervention dès 22h de deux escadrons de gendarmes mobiles au Bataclan.

La responsabilité du ministère de l'intérieur, déjà largement mise en évidence par l'inaction des services anti terroristes en amont, est cette fois définitivement établie. Rappelons que le ministre de l'Intérieur a également entravé l'enquête sur les attentats Hyper Cacher-Charlie Hebdo. L'année dernière, L'indic Claude Hermant a d'ailleurs impliqué l'Etat dans cette affaire. Le gouvernement Valls/Hollande est donc mouillé jusqu'au coup dans les attentats qui ont endeuillé la France depuis 2015.

 

 

 

Source vidéo: RT

http://www.wikistrike.com/2018/06/des-gendarmes-et-le-gign-ont-egalement-recu-l-ordre-de-ne-pas-intervenir-au-bataclan-19-58-00.html


 

PROJET DE LOI LOGEMENT : UNE ATTAQUE SANS PRECEDENT CONTRE LE LOGEMENT SOCIAL !

PROJET DE LOI LOGEMENT

Une attaque sans précédent contre le logement social !

jeudi 14 juin 2018

Sous couvert de vouloir « construire plus et mieux de logements sociaux » pour endiguer la crise du logement en France, le gouvernement, au travers du projet de loi « Évolution Logement Aménagement et Numérique » (ELAN), dit projet de loi logement, considère le logement social comme un bien marchand qui doit être rentable financièrement. 
Alors que la crise du logement connaît un accroissement fulgurant et est un vecteur d’inégalités dans notre pays, le gouvernement fait adopter, en 1ère lecture à l’Assemblée Nationale, un projet de loi qui va contribuer à la progression de celles-ci.
Ce projet de loi ainsi que celui concernant le Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE) qui prévoit le relèvement du seuil des entreprises assujetties au Prélèvement des Employeurs à l’Effort de Construction (PEEC) de 20 à 50 salariés mettent en péril l’avenir et la gestion du logement social dans notre pays ainsi que l’accès à « action logement » pour les salariés des TPE et PME.
Facilitation de la vente d’HLM, fusion des organismes HLM gérant moins de 15000 logements, dissolution de tout organisme HLM gérant moins de 1500 logements, restriction du nombre de logements adaptés aux personnes à mobilité réduite ainsi que la remise en cause de l’encadrement des loyers institué par la loi ALUR sont la colonne vertébrale de ce projet et constituent des attaques graves contre l’accès au logement pour nombre de nos concitoyens.
Alors que le logement représente le 1er poste de dépense des ménages, que 15 millions de personnes sont aujourd’hui victimes de la crise du logement en France, que les cas de mal-logement, de surpeuplement, de précarité énergétique sont légions, nous sommes fondés à exiger une autre politique en matière de logement.
La garantie d’un logement décent pour tous est un élément essentiel du vivre ensemble, de l’intégration et de la cohésion sociale. L’État doit être le garant de ce droit sur l’ensemble du territoire.
Pour cela, il y a nécessité de développer d’autres politiques publiques en : 
- augmentant la participation financière de l’État pour la construction de logements sociaux neufs permettant de baisser le niveau des loyers d’environ 30%. En complément, les APL répondraient aux situations d’urgence ; 
- fléchant les avantages fiscaux (loi PINEL et autres) en faveur de la construction et réhabilitation de logements sociaux ; 
- donnant d’autres moyens au dispositif PEEC pour répondre aux besoins de logements de tous les salariés et donc en élargissant la collecte à hauteur de 1% de la masse salariale à l’ensemble des entreprises ; 
- libérant des terrains constructibles à un prix de vente compatible avec l’équilibre économique des opérations de construction de logement social.
Ce projet de loi est dans la droite ligne de la politique rétrograde menée par le président de la République et son gouvernement.
Le 28 juin 2018 doit constituer une nouvelle étape de mobilisation pour porter un autre projet de société impliquant une autre répartition des richesses produites dans notre pays.

Montreuil, le 14 juin 2018

http://www.cgt.fr/Une-attaque-sans-precedent-contre-le-logement-social.html


 

FEDERATION CGT DES CHEMINOTS : NOTRE LUTTE EST ESSENTIELLE

Manifestation contre la réforme ferroviaire

 

MISE EN CONCURRENCE À INFRARAIL : UNE ATTAQUE EN RÈGLE CONTRE LES CHEMINOTS

Privatisation du rail

 

18.06.2018 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

 

Alors que la Direction multiplie les communications pour marteler l’idée que les cheminots de SNCF Réseau ne sont pas soumis à l’ouverture à la concurrence, la réalité est tout autre ! Nos dirigeants qui ne jurent que par la productivité et la maîtrise des coûts, viennent d’annoncer des appels d’offres pour ouvrir à la concurrence la logistique et l’approvisionnement des chantiers de l’Infra (Infrarail). Sont concernés les sites d’Hourcade, St-Jory, de Tergnier, de Chalindrey, de Saint Pierre-des-Corps, de Brive la Gaillarde, de Chalon-Sur-Saône, Mâcon, Dijon, de Laroche Migennes, Villeneuve Saint Georges et Valenton.

Mise en appels d’offres, sous-traitance, externalisations sont autant de techniques mises en oeuvre pour démanteler méthodiquement l’entreprise SNCF et la livrer au privé !

Depuis le début du conflit, entamé le 03 avril par les 4 Organisations Syndicales représentatives, la direction de Réseau ne cesse d’affirmer que les cheminots de Réseau ne sont pas concernés par une quelconque ouverture à la concurrence. Tout cela n’a qu’un but, affaiblir la mobilisation car la réalité est tout autre. Le 1er janvier 2019, 12 sites Infrarail seront soumis à la concurrence, une prise de conscience s’impose ! Les cheminots de l’Infra ne sont pas à l’abri des mauvais coups !

Ce sont 12 sites pour lesquels un appel d’offres est en cours. Sur l’ensemble de ces sites, Infrarail a la charge de la logistique et de l’approvisionnement de l’ensemble des chantiers de l’infra. Jusqu’à présent, ces prestations étaient assurées en interne par FRET SNCF ou TER pour ce qui est des manoeuvres, formation des trains, dessertes etc… Demain, ces prestations seraient assurées par des Entreprises Ferroviaires Privées, avec des centaines d’emplois menacés.

LA SNCF SE SACRIFIE ELLE-MÊME SUR L’AUTEL DE LA PRODUCTIVITÉ !

Rien n’impose cette ouverture à la concurrence, la direction est seule à la manœuvre. Elle est à l’origine de cette « stratégie » !

Alors que l’externalisation des travaux complique la réalisation de nombreux chantiers, la direction poursuit sa logique de casse de notre outil industriel en y ajoutant la logistique et l’approvisionnement.

Aucun cheminot n’est à l’abri, car loin de vouloir améliorer la production, les choix de la direction ne répondent qu’à une logique d’économies et de casse des conditions sociales des cheminots. En effet, la seule volonté affichée de faire des économies est déjà estimée à hauteur de 15%, voire 25% à moyen terme.

RIEN N’EST JOUÉ, RIEN N’EST REGLÉ

Si certains pouvaient encore douter des réelles intentions de nos dirigeants, l’ouverture à la concurrence d’Infrarail vient confirmer qu’ils travaillent au démantèlement de notre outil de travail et de nos emplois !

Demain, ce seront donc des cheminots d’autres Entreprises Ferroviaires qui assureront ces charges, mais aux conditions de la CCN de Branche qui, malgré les déclarations du patronat du ferroviaire, n’est pas au niveau attendu.

Aujourd’hui, aucune garantie n’est portée à la connaissance des organisations syndicales concernant une Convention Collective Nationale de haut niveau. C’est dans ces conditions que la direction livre les cheminots aux appétits du privé. La Direction d’Infrarail est l’instigatrice de ce jeu macabre !

Alors que les cheminots sont dans l’action depuis le 03 avril 2018, la direction sans scrupules, continue la casse !

Les masques tombent ! Il est temps de demander des comptes à la direction, la question de l’élévation du rapport de forces est plus que jamais d’actualité pour changer la donne et assurer un avenir pour nos chantiers et nos emplois.

Pour la CGT, cette ouverture à la concurrence va mettre encore plus à mal l’organisation des chantiers. En démultipliant les intervenants, c’est la désorganisation annoncée.

Pour la CGT, cette activité n’a pas à être externalisée et ne doit pas être mise en concurrence !

Les cheminots de l’équipement doivent agir, ils ne sont pas à vendre !

Tous dans l’action les 22 et 23 juin prochains pour
préserver notre outil de travail et nos emplois !

 

 

SERVICE PUBLIC EN LIGNE, NE QUITTEZ PAS !

CLD ET RCAD

 

18.06.2018 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

 

Derrière un « pragmatisme économique » de façade, la Direction multiplie les fermetures de CLD (Centres Ligne Directe) ou RCAD (Relation Client à Distance), pour imposer sa stratégie de renoncement et d’externalisation.

Nul ne doute que le projet de réforme du gouvernement tend à accélérer ce processus destructeur.

L’évolution et la gestion du réseau RCAD par la Direction de SNCF Voyages, semblent n’avoir aucun sens si ce n’est celui de participer à la déconstruction du réseau de distribution historique de la SNCF (vendeurs et télévendeurs) pour d’une part, l’offrir clé en main à la concurrence et d’autre part, contraindre les usagers à se diriger vers internet.

DE LA CONCENTRATION À LA SUPPRESSION !

La Direction de SNCF Voyages a pour objectif la concentration des CLD afin de multiplier les polyvalences et les gains de productivité.

Ainsi, elle supprime, de manière quasi industrielle, les CLD dont les effectifs sont inférieurs à 60 cheminots pour les concentrer dans des grandes plateformes téléphoniques…

Les centres de Besançon, Caen, Toulon, Charleville-Mézières, Strasbourg, Nice, Bayonne, Limoges etc…. ont ou auront bientôt disparu de la cartographie CLD.

Depuis 2015, cette politique de fusion des CLD aura conduit à la suppression de 150 emplois, soit 17% des effectifs des CLD (880 cheminots fin 2015 pour chuter à 730 début 2018).

UNE EXTERNALISATION ORCHESTRÉE !

La Direction sous-évalue, à dessein, la charge de travail afin de créer les conditions d’externalisation de l’activité.

Elle a construit les cadres d’organisation des CLD en prévoyant une baisse de 5 % des appels téléphoniques, alors que ceux-ci ont, au contraire, augmenté de plus de 4%.

Cette sous-évaluation du nombre d’appels et le traitement des débords, font donc la part belle à l’externalisation.

Ainsi, la Société ACTICALL gère 15% des appels « Loisirs » depuis octobre 2017 et l’activité « Junior & Cie » est reprise par d’autres sociétés privées.

Les usagers redirigés vers ces plateformes privées se heurtent à des logiques de productivité qui pèsent sur le service rendu et in fine les renvoient vers le réseau de distribution SNCF.

LA FILE D’ATTENTE POUR CONDUIRE LA DIGITALISATION !

La stratégie que la Direction emploie dans les CLD pour contraindre les usagers à se diriger vers le réseau digital et internet est identique à celle qu’elle utilise sur le réseau physique (guichets en gares et boutiques).

Il s’agit, pour la Direction, d’allonger les files d’attente au téléphone pour dissuader les usagers d’utiliser les CLD.

Ainsi, les effectifs dans les CLD sont clairement et intentionnellement sous-dimensionnés pour ne pas répondre aux besoins des usagers.

Depuis 3 ans, les taux de réponse des « appels Loisirs » ne cessent de chuter. 81% fin 2015, 76% fin 2016… 61% fin 2017, alors que l’objectif national affiché est de 85% !

Concrètement, les usagers voient systématiquement leurs appels au 3635, finir par soit être rejetés (« tous nos opérateurs sont occupés… veuillez rappeler ultérieurement ») soit attendre… parfois jusqu’à 15 minutes !

DES CLD PRÊTS À EXPLOSER !

Sous couvert d’une prétendue évolution des habitudes de consommation des usagers, la Direction impose une « soupe métier » pour développer la polyvalence et accroître les gains de productivité.

La Direction a fusionné 3 fiches métiers afin que les cheminots réalisent indifféremment les activités front/back office.

Ainsi, les cheminots doivent acquérir de nouvelles compétences et maîtriser parfaitement les différents canaux de distribution avec des formations (ONICS, Eurostar, etc…) sans moyens, des postes régulièrement non-tenus, une « hyper vision » inadaptée….

Tchater, twitter, envoyer des posts sur facebook, répondre aux mails des usagers, vendre les produits pour lesquels ils sont dédiés (auto-train, Junior & Cie, familles nombreuses…) et accessoirement faire des billets.

En supprimant les emplois au Cadre Permanent et en multipliant les CDD et/ou le recours à l’intérim, la Direction ajoute à la polyvalence, la précarisation et la flexibilité à outrance dans les CLD.

L’explosion de la charge de travail dans les RCAD liée aux suppressions d’emplois de télévendeurs et des guichets, est source d’une extrême souffrance au travail. Les récents incidents sur le site de Longueau interpellent quant à la situation sanitaire sur ces chantiers.

Pour la CGT, afin de répondre aux besoins des usagers, tous les CLD, quelle que soit leur taille, doivent se développer. Cela passe notamment par un recrutement massif de cheminots.

TOUS ENSEMBLE POUR LE FER !
EN GRÈVE LES 22 ET 23 JUIN 2018
POUR IMPOSER UNE AUTRE VOIE

 

LES MÉTIERS DE LA VENTE « AUX ENCHÈRES »

Commercial voyageurs

18.06.2018 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

 

Le projet de « pacte ferroviaire », que le gouvernement et la Direction SNCF tentent d’imposer, porte de graves menaces pour les cheminots, notamment ceux des métiers de la Vente.

La réforme ferroviaire du Gouvernement s’appuie sur une augmentation des gains de productivité et l’ouverture à la concurrence.

A la vente, il s’agit de détruire davantage d’emplois et de vendre à la découpe des pans entiers de l’activité.

Guichets, boutiques, centres d’appels, BCC (Bureaux de Contrôle Comptable), ARV (Assemblage des Recettes Voyageurs) ou les caisses principales, tous sont menacés.

 

MOBILEO, de la vente ambulante à l’externalisation.

Parallèlement au déploiement des « trucks », camions vaguement aménagés pour la vente en itinérance, la Direction tente d’introduire de nouveaux outils digitaux pour accélérer la suppression des guichets et contraindre les vendeurs à la mobilité.

Ainsi, dans le cadre de CAP TER 2020, la Direction compte déployer MOBILEO, application pour smartphones afin de vendre des billets en dehors des guichets, dans les gares (quais, salles d’attente…) mais aussi au gré des demandes, sur les places de marché, les mairies, les bureaux de poste….

Au-delà des suppressions massives d’emplois, de la dégradation des conditions de travail et des conséquences sûreté qui semblent évidentes, cet outil ouvre davantage la porte à l’externalisation de la billetterie régionale (de la vente jusqu’à l’après-vente).

En effet, rien n’indique que MOBILEO ne puisse être proposé à d’autres entreprises ou collectivités.

Bien au contraire, c’est tout le sens de la réforme portée par le gouvernement qui fait la part belle à la concurrence, notamment pour la billetterie régionale.

Les Centres Lignes Directes sous le poids de la réforme.

Si l’ouverture à la concurrence et les transferts de personnel en cas de perte de l’activité sont des éléments ô combien importants pour les vendeurs aux guichets (gares et boutiques), ils le sont tout autant pour les télévendeurs.

En effet, quid des cheminots des CLD ou des RCAD si d’autres entreprises ferroviaires reprennent une partie du trafic national et/ou régional en conservant son propre réseau de distribution et de billetterie ?

Le parallèle avec FRET SNCF est pertinent pour illustrer les conséquences d’une telle réforme.

L’ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire de marchandises a conduit à la suppression de centaines d’emplois dans les métiers de la filière commerciale.

Nul doute que la trajectoire sera identique pour les cheminots des CLD et RCAD, si le projet de réforme du gouvernement se réalise.

REBOOT

Le 06 juin 2018 à Lille, la Direction a précisé aux Organisations Syndicales ses intentions quant au déploiement du système informatique, REBOOT.

REBOOT est le projet de remplacement du système d’information du Back Office des recettes Voyageurs.

Le Back Office « recettes » s’organise autour de structures locales, BCC (Bureaux de Contrôle Comptable), caisses principales et de structures centrales, l’ARV Central (Assemblage des Recettes Voyageurs) situé à Lille et ses 4 délégations territoriales.

La mise en place du logiciel REBOOT est prévue pour janvier 2019 pour un accompagnement aux utilisateurs qui s’étalerait jusqu’à avril 2019.

Ce nouveau logiciel permettrait le transfert de certaines missions des BCC vers l’ARV Central et l’automatisation de certaines tâches.

Il simplifierait le traitement des différences/divergences de caisse et conduirait à une automatisation des flux de vente et après-vente.

Dans la même veine, il entrainerait une réduction du nombre de traitements comptables manuels.

Bref, pour la Direction, il s’agit de poursuivre sa course aux gains de productivité en multipliant les suppressions d’emplois.

Ainsi, dans un premier temps, dès la mise en place de REBOOT, 56 postes seront menacés : ARV Central (-16 postes), délégations territoriales (-6 postes), BCC (-30 postes sur les 4 BCC), équipe REBOOT (- 5 postes).

 

TOUS ENSEMBLE POUR LE FER !
EN GRÈVE LE 22 JUIN 2018
POUR IMPOSER UNE AUTRE VOIE

 

 

LES SERVICES TRANSVERSES EN DANGER !

Filialisation du fret

18.06.2018 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

 

Depuis la séparation par activité et l’arrivée des premiers plans FRET, la Direction poursuit sa casse du FRET SNCF. Au-delà des métiers dédiés au FRET, c’est l’ensemble des cheminots qui est menacé, y compris les cheminots des Services Transverses.

Alors que les cheminots se mobilisent massivement contre le projet d’une deuxième réforme du système ferroviaire, le 16 avril dernier, la Direction SNCF annonçait la filialisation du Fret.

Dès 2003, la CGT avait dénoncé le véritable objectif de la Direction et du Gouvernement à travers les mauvais plans de relance du FRET : la privatisation du FRET SNCF et la destruction massive d’emplois cheminots.

Du plan Véron, au plan Mariton, les restructurations se sont succédé. En 15 ans, les fermetures des dessertes et des triages sont accompagnées de suppressions de personnel dans tous les métiers cheminots de la SNCF.

Les Services Transverses ne sont pas épargnés.

Ce résultat des choix politiques de l’Entreprise visant à développer les filiales privées de transport ferroviaire et routier (GEODIS SNCF filiale chérie de G.Pépy, cotée en Bourse) au détriment du FRET SNCF public.

Entre 2004 et 2008, les services administratifs en charge de la gestion du personnel dans les Unités de Production Fret disparaissent en même temps que les cheminots du Fret.

7000 postes supprimés dans toute l’entreprise et en cascade 7000 cheminots qui ne sont plus gérés par nos Fonctions Transverses (pôles RH, GU, APF, centres de formation,…).

Chaque site FRET que la Direction choisit d’abandonner à la route ou au privé s’accompagne de la fermeture du cabinet médical, de la suppression de Travailleurs Sociaux, de la baisse de missions pour la Surveillance Générale, l’immobilier et l’Environnement du Travail. Aucun métier n’est épargné par la casse du service public de transport de marchandises.

La baisse du trafic FRET SNCF et l’abandon de notre Matériel Roulant, se sont aussi traduits par une baisse progressive de la charge de travail pour les cheminots des achats et de la gestion-finance.

Aujourd’hui, lorsque le Gouvernement parle d’un nouveau plan de relance du FRET ferroviaire, il ne parle plus de FRET SNCF. Il envisage, avec l’aide du Président Guillaume Pépy, la privatisation de FRET SNCF en filialisant à compter du 1er janvier 2020 en toute cohérence avec le calendrier d’un pacte ferroviaire anti-statut, anti-cheminots, anti-SNCF !

Cette annonce, c’est bien la suppression de la charge de travail, la suppression d’emplois dans tous les métiers des Services Transverses présents dans les trois EPIC du GPF.

Ce projet de filialisation n’est pas sans rappeler l’annonce de la Direction d’OPTIM’SERVICES quant à ses projets de filialiser une grande partie de l’EPIC SNCF, ni sans rappeler les menaces qui pèsent sur la SUGE au travers des projets similaires.

Ce sont bien TOUS LES CHEMINOTS qui sont visés à travers ce projet de filialisation du FRET SNCF, y compris les cheminots des Services Transverses du GPF, quel que soit le collège.

Lorsque la Direction a entrepris de cloisonner le FRET SNCF et de spécialiser les cheminots qui y étaient rattachés sur des missions exclusivement FRET, la CGT a pointé l’absurdité en termes d’organisation du travail mais aussi le danger portant sur les conditions de travail et l’avenir de ces cheminots isolés au Fret.

Aujourd’hui, les cheminots des Services Transverses vivent cette ultra-spécialisation à travers une organisation du travail « tubée » par mission faisant fi de la maîtrise de la totalité du métier, des examens d’accès à la qualification tubés par spécialité, des formations et une GPEC ciblées et restreintes, …

Sous bien des aspects, l’annonce de la filialisation du FRET, c’est un pas vers la filialisation des Services Transverses.

Nous devons tous nous opposer à la suppression de nos emplois, à la privatisation de notre travail.

 

EN GRÈVE LE 22 JUIN,
CONTRE LES MAUVAIS CHOIX FINANCIERS,
POUR NOTRE AVENIR CHEMINOT !

 

 

DE LA RÉFORME À LA CASSE DES MÉTIERS DU FRET !

Fret

18.06.2018 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

 

Au-delà des « pseudo-plans de relance » et de la filialisation annoncée, les cheminots du FRET sont clairement menacés par les perspectives que trace la réforme du système ferroviaire portée par le gouvernement et la Direction.

Les enjeux autour de l’avenir de l’entreprise et de l’abandon du réseau capillaire, que vise le projet de « pacte ferroviaire », menacent les 2700 cheminots des métiers de l’Exploitation (47% de l’effectif de FRET SNCF).

De la filière Transport Mouvement (OPF, Agent de manoeuvre, Agent de desserte, Gestionnaire pré-opérationnel…) à la filière commerciale, tous les cheminots sont dans la ligne de mire d’une réforme qui méprise totalement le transport de marchandises par le fer.

Sans « voie » !

40% des circulations du FRET ferroviaire se réalisent sur le réseau capillaire.

En renvoyant la responsabilité du financement, donc du maintien de ce réseau aux régions déjà exsangues, l’Etat condamne de fait les lignes où le trafic FRET est la seule ou la principale activité ferroviaire.

Compte tenu de la dégradation du réseau, conséquence de décennies de sous-investissements, le maintien des lignes de dessertes, quels que soient leurs modes d’exploitation, VUTR (Voie Unique à Trafic Restreint) ou autres, est clairement menacé par ce niveau de financement.

De la même veine, la réduction de la capacité des faisceaux de réception en condamnant des voies de service des gares afin de réaliser des économies d’entretien et de maintenance, pèse irrémédiablement sur le développement du transport de marchandises par le rail.

Ou bien encore, la fermeture des postes d’aiguillage dans les triages (ouvertures ponctuelles en fonction des demandes), sacrifie le FRET sur l’autel de la productivité.

Cependant, si le gouvernement et la Direction ont depuis plusieurs années mené une politique de casse de l’outil de production ferroviaire, le « pacte ferroviaire » tend à accélérer le processus en industrialisant et en multipliant ces renoncements.

Pour les cheminots des métiers de l’Exploitation, les conséquences d’une telle réforme seraient immédiates et destructrices.

A la clé, plusieurs centaines d’emplois dans les métiers de l’Exploitation seraient condamnés sans aucune perspective de relance de l’activité FRET.

Plus que du mépris, gouvernement et Direction s’associent dans cette réforme pour détruire le FRET ferroviaire.

Entre les murs de la réforme

Si la gestion par activité, l’éclatement en EPIC de la SNCF ont cloisonné les cheminots et les métiers, les perspectives de filialisation et de changement de statut de l’entreprise, contenues dans la réforme, dressent des murs.

Cette réforme exploserait la SNCF en entités ou en activités distinctes et hermétiques. Les cheminots seraient, quant à eux, cantonnés dans ces activités.

Pour les cheminots des métiers de l’Exploitation au FRET, les parcours professionnels seraient davantage sclérosés avec des formations initiales réduites et parcellaires, sans aucune passerelle possible dans les autres activités de la SNCF.

Toujours plus…avec moins !

Depuis plusieurs années, la Direction de FRET SNCF multiplie les gains de productivité en imposant une polyvalence accrue aux cheminots (VTE : Visites Techniques d’Echange, OPF : Opérateur Production FRET…) et en reléguant la sécurité et les conditions de travail à l’accessoire.

La Direction a réalisé un gain de productivité de près de 40% depuis 2011 et + 18 % pour la seule année 2017 au détriment des conditions de travail des cheminots du FRET.

Cependant, le « pacte ferroviaire » porté par le gouvernement trace une trajectoire de productivité encore plus élevée, la filialisation impliquerait une casse massive de l’emploi, 2 à 3000 cheminots sacrifiés !

Une nouvelle fois, les cheminots du FRET et notamment ceux des métiers de l’Exploitation sont dans le viseur de cette réforme.

 

TOUS ENSEMBLE POUR LE FER
EN GRÈVE LE 22 JUIN 2018
POUR IMPOSER UNE AUTRE VOIE !

 

 

 

LES MÉTIERS DE LA TRACTION AU FRET

Fret

18.06.2018 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

 

En plein conflit contre le projet de réforme ferroviaire, le 16 avril, le gouvernement et la direction SNCF ont annoncé la filialisation du FRET.

La mise en œuvre de cette filialisation se ferait au 1er janvier 2020. Pour la CGT, cette annonce est une véritable provocation.

Depuis 2003, l’arrivée des premiers plans FRET, le métier de conducteur n’a fait que de se spécialiser. En 2008, les directions FRET ont été créées, ce qui a définitivement cloisonné les conducteurs dans leurs activités respectives.

Aujourd’hui, les conducteurs sont répartis par activité. Il reste 2200 conducteurs au FRET aujourd’hui, alors qu’au 1er janvier 2009, ils étaient 4900. Pendant ce temps, la part modale du ferroviaire a chuté, passant de 17% à 10%.

L’organisation du travail mise en place dans l’entreprise a conduit à dédier les conducteurs. Cela a des conséquences sur la sécurité des circulations, sur les parcours professionnels et dégrade fortement les conditions de travail ainsi que la production.

La filialisation de l’activité Fret, annoncée par le gouvernement, sonnerait le glas des parcours pro des ADC. Elle serait l’occasion pour la direction Fret de remettre en cause les conditions sociales et de travail des cheminots et de les exclure du Statut !

Elle sera également l’occasion de remettre en cause les formations initiales telles que nous les connaissons en réduisant de façon drastique le temps de formation.

La CGT considère que la multi-activités doit être à nouveau mise en oeuvre. La mutualisation des moyens, c’est l’unique solution afin de conserver un potentiel de production au Fret, tout en assurant une charge de qualité au Voyageurs.

A cette fin, nous proposons que les ADC qui n’assurent pas une charge Fret régulière et robuste soient immédiatement réaffectés aux ET Voyageurs, que des contrats de couverture de charge Fret, assurés de manière prioritaire par les ET Voyageurs, soient établis entre l’activité Fret et les ET Traction.

Ces ADC et la couverture de cette charge Fret seraient gérés par les bureaux de commande voyageurs. Ainsi, un volume d’ADC conséquent pourrait à la fois assurer des missions pour l’activité Fret ou les activités voyageurs, cela rendrait de la robustesse pour toute la production Traction et diminuerait notoirement les coûts.

Aujourd’hui, les besoins de service public sont importants, mais également pour avoir la capacité d’y répondre en toute sécurité et sans détériorer la qualité de la production, il est essentiel d’abandonner la gestion par activité et d’envisager une organisation de la production Traction centrée sur l’efficacité et la qualité.

TOUS EN GRÈVE LE 22 JUIN !
TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER UNE AUTRE RÉFORME !

 

 

LE « CASSE » DU SIÈCLE, LA CASSE DU FRET SNCF

Fret-matériel-environnement

18.06.2018 | Action à partir des 3 et 4 avril 2018

La casse continue à FRET SNCF, malgré les enjeux environnementaux et sociétaux indispensables pour les générations futures. Les Conférences Mondiales sur le Climat s’enchainent pour réclamer des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en vain. Au-delà des grands discours, les politiques menées sont à rebours des ambitions affichées.

Pour Fret SNCF, tous les signaux sont au rouge. Plus de 90% des marchandises passent désormais par la route. 40% étaient sur les wagons dans les années 70.

Chaque année, le gouvernement et l’entreprise SNCF détricotent un peu plus le transport de marchandises par rail. Il y avait 14000 cheminots dans cette branche en 2009 et moins de 7000 aujourd’hui. La filialisation du Fret, c’est la voie de la privatisation. Il faut s’y opposer !

Depuis le 1er janvier 2018, les missions de pilotage de la maintenance des locomotives de Fret SNCF, les décisions budgétaires / contrôle de gestion sont assurés par la direction Fret.

Fret peut maintenant ajuster seul ses commandes de maintenance locomotives en fonction de ses besoins (parc, kilométrage, évolution de son business,…) et fait donc varier son niveau d’activité, le plus souvent à la baisse, dans les sites de maintenance.

La Direction du MATERIEL contribue à ce gâchis industriel. Pour accentuer l’effet de la privatisation, elle continue son gaspillage de moyens humains et de compétences techniques, elle :

  •  Organise les transferts de charges aux filiales (ERMEWA-AKIEM) ;
  •  Provoque la mobilité des cheminots (Mobiwag) ;
  •  Surcharge des sites de production pour créer de l’emploi précaire à bas coût (Intérim-CDD).

L’absence de prise en compte des impératifs de sécurité (accidents graves) et l’attaque des conditions de vie et de travail des cheminots, augurent le chemin que souhaite prendre la Direction.

De qui se moque-t-on ?

L’entreprise prétend que c’est le manque d’entrées de wagons ou le non-respect du programme préventif des chargeurs qui plombe le Fret. Elle avance aussi crânement l’idée que le manque de productivité vient des sites qui ne font pas la production notifiée et présente devant leur porte (Réponse Direction M CPC MT du 14-02-2018) …quel toupet !!!

Pour la CGT, c’est l’emploi qui est principalement touché. L’organisation de la maintenance est suspendue à l’absence de mesures réelles pour redimensionner la production de trains Fret, ainsi que de décisions fermes pour relancer le FRET ferroviaire, leur politique est un échec !

Tous les cheminots concernés par le Fret SNCF

Le 22 juin prochain, nouveau temps fort de la mobilisation cheminote dans le processus que nous menons depuis le 03 avril, les cheminots de toutes les fonctions sont appelés à rejoindre la mobilisation pour dire NON à la casse du Fret.

Outre les 8 revendications de la plateforme revendicative, nous devons réclamer :
Un recrutement massif pour répondre à des cadres d’organisation correctement dimensionnés ;
L’arrêt des suppressions d’emplois ;
L’arrêt du projet d’intégration de cadres du domaine MATERIEL à la Direction FRET ;
L’arrêt du développement exponentiel de l’emploi précaire ;
L’abandon de la mise en place des métiers mono activité et de la multiplication des polyvalences ;
Un service public de transport ferroviaire de marchandises ;
La réouverture de véritables négociations salariales.

PARTICIPER au prochain cycle de grève des 22 et 23 juin, c’est redonner du sens à notre travail, à nos métiers et construire un service public ferroviaire (marchandises et voyageurs) qui dote la France d’une politique solidaire et de transition écologique.

 

TOUS EN GRÈVE LE 22 JUIN 2018 !

 

https://www.cheminotcgt.fr/

 

CGT CULTURE VILLE DE PARIS : VICTOIRE HISTORIQUE POUR LES AGENTS DES CATACOMBES DE PARIS APRES SEPT SEMAINES DE GREVE

Victoire historique pour les agents des Catacombes de Paris après sept semaines de conflit

Victoire historique pour les agents des Catacombes de Paris après sept semaines de conflit

Un bras de fer qui en valait toutefois la chandelle car les grévistes ont obtenu satisfaction sur toute la ligne

Après sept semaines de grève, le plus long mouvement social de l'histoire de Paris-Musées, les agents des Catacombes de Paris ont finalement réussi à imposer leurs revendications. Certes, Paris-Musées, le gestionnaire du célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau, a tenté à de nombreuses reprises de casser le mouvement avec quelques complices (lire ici, ici et ) mais cela n'aura pas entamé la détermination des personnels. Un bras de fer qui en valait toutefois la chandelle car les grévistes ont obtenu satisfaction sur toute la ligne avec la signature d'un protocole de fin de conflit avec la mairie de Paris. Qu'en on juge.

« Sur les questions salariales, nous obtenons le triplement de la prime de pénibilité et l’harmonisation par le haut des salaires des collègues ex-vacataires (qui touchaient jusqu’à présent 150 euros de moins chaque mois par rapport aux ex-contractuels) » déclarent ainsi les grévistes dans un communiqué. Et les personnels des Catacombes d'ajouter : « sur les questions, plus épineuses, d’effectifs, nous n’obtenons pas l’ensemble des recrutements que nous avions réclamés. Cependant nous arrachons six nouveaux postes, ce qui dans le contexte actuel et la politique vis-à-vis des recrutements de fonctionnaires constitue une avancée considérable. C’est donc avec une énorme fierté que nous sortons du conflit » (lire ici).

Une fierté justifiée car effectivement les résultats obtenus sont exceptionnels. « Franchement cette victoire est historique » comme le rappellent les observateurs attentifs des mouvements sociaux à la Ville de Paris.

 

Victoire historique pour les agents des Catacombes de Paris après sept semaines de conflit

 

http://daccgtculture.over-blog.com/2018/06/victoire-historique-pour-les-agents-des-catacombes-de-paris-apres-sept-semaines-de-conflit.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

LA CGT ELECTRICIENS ET GAZIERS APPELLE LES SALARIES A UNE JOURNEE FORTE D'ACTIONS LE 21 JUIN

Energie

Electriciens et gaziers mobilisés pour un service public de l’énergie

vendredi 15 juin 2018

« Osez dire non à ceux qui veulent exploser le service public de l’électricité et du gaz ! »

Les électriciens et gaziers du Secteur Distribution sont en lutte sur l’ensemble du territoire et occupent à ce jour 150 sites de distribution et 4 centrales de production :
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« L’énergie est devenue plus que jamais essentielle à tous les aspects de notre vie : santé, mobilité, éducation, communication, niveau de vie sont directement liés à l’accès à une énergie sûre et abordable. Pour cette raison, les élus des CCE considèrent que les énergies électriques et gazières ne sont pas des marchandises comme les autres. Ces énergies font partie du bien commun de toutes et tous. Les missions principales des opérateurs sont des missions de service public.
Elles ne peuvent être assurées que par un service public, dont les critères principaux ne sont pas les profits ou la compétitivité. »

La CGT Mines-Energie, prenant acte du silence opposé aux revendications de ses agents, appelle les salariés à une journée forte d’actions le 21 juin.

Un site et une pétition, ayant déjà recueilli plus de 35 000 signatures, ont été créés pour informer et défendre le droit fondamental à un service public de l’électricité et du gaz.

http://www.cgt.fr/Electriciens-et-gaziers-mobilises-pour-un-service-public-de-l-energie.html


 

MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE LE 28 JUIN 2018 COMMUNIQUÉ UNITAIRE / CGT, FO, Unef, UNL, FIDL

MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE LE 28 JUIN 2018 COMMUNIQUÉ UNITAIRE / CGT, FO, Unef, UNL, FIDL

 

dimanche 27 mai 2018

Réunies le 12 juin 2018, les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL et FIDL apportent leur soutien aux étudiants et aux travailleurs, actifs, chômeurs ou retraités, des secteurs public comme privé, mobilisés pour la défense de leurs droits et l’aboutissement de leurs revendications.

Ces luttes s’inscrivent dans la contestation de la politique idéologique menée par le gouvernement, y compris dans l’éducation en instaurant la sélection à l’université et laissant des milliers de lycéens sur le côté, en mettant fin au caractère national qu’est le baccalauréat, vecteur d’égalité.
La journée de mobilisation du 22 mai, menée à l’appel de l’ensemble des fédérations de fonctionnaires et avec la présence de toutes nos organisations, tout comme l’ensemble des actions menées dans le privé, constitue un signal fort.
Nos organisations saluent et soutiennent la lutte unitaire des Cheminots et réaffirment la nécessité d’un service public du ferroviaire.
Nos organisations s’inquiètent d’une remise en cause de notre modèle social et républicain et, ce, dans un contexte d’explosion des inégalités. La persistance de l’austérité entraîne des réductions drastiques de missions publiques et sociales et menace les services publics comme l’intégralité de la protection sociale. La modération salariale et plus largement la non-redistribution des richesses, ainsi que les choix fiscaux qui sont faits en faveur des riches, viennent réduire le pouvoir d’achat des travailleurs et aggrave la paupérisation.
Les politiques mises en œuvre relèvent d’une logique d’individualisation au prix de la casse des statuts et des droits collectifs à tous les niveaux, dès les études. Elles mettent à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale.
Nos organisations affirment que leur rôle est essentiel à la démocratie sociale, notamment au travers de la négociation et du paritarisme. Elles constituent un contrepoids plus que jamais nécessaire dans une société qui se fracture et où le social devient une « simple » variable d’ajustement budgétaire.
Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des valeurs essentielles comme notre modèle social. Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FO, Unef, UNL et FIDL s’engagent, dès à présent, dans la construction d’un rapport de force interprofessionnel.
Dans la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle, avec la plus grande unité possible, elles invitent leurs structures fédérales, départementales et locales à se rencontrer et à faire de la journée du 28 juin 2018 une grande journée de revendications et de mobilisations en allant, notamment, à la rencontre des travailleurs et de la jeunesse. Des initiatives seront organisées partout sur le territoire.
Au-delà des signataires de ce communiqué, l’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse est invité à se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale et envisager les initiatives à prendre, dans le cadre d’une démarche unitaire la plus large possible.

Montreuil, le 13 juin 2018