AMPLIFICATION DES LUTTES AVEC LES CHEMINOTS, LA RATP, AEROPORTS…

France: une semaine sociale agitée en prévision

Par RFI

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Des perturbations à la SNCF sont à attendre dès mardi 31 mai.REUTERS/Charles Platiau

En France, le mouvement contre la loi Travail va encore s'amplifier cette semaine. Aux raffineries bloquées, il faudra ajouter de nombreuses grèves dans les transports en commun et dans l'aérien.

C’est la SNCF qui lance le départ d’une semaine de mobilisations. Les syndicats de cheminots ont déposé des préavis de grève reconductibles à partir de mardi 31 mai. De nombreux trains annulés sont à prévoir et cela pourrait durer quelques jours. La loi Travailn’est pas la seule en jeu, les cheminots entreprennent depuis le mois de mars des négociations en interne portant sur le temps de travail.

Les syndicats de la RATP, avec la CGT en tête, doivent leur emboîter le pas dès jeudi. Ils ont appelé à la grève illimitée. Une façon de faire pression sur le gouvernement huit jours avant le début de l'Euro de football en France.

De vendredi à dimanche, ce sera au tour des aéroports d’être perturbés. Les syndicats de l'aviation civile ont appelé à la grève, mais pour des revendications internes uniquement.

Par ailleurs, six raffineries sur huit sont toujours à l’arrêt ou tournent au ralenti, provoquant des problèmes d'approvisionnement en essence dans certaines régions ainsi que dans les aéroports. De nouvelles assemblées générales ce lundi devraient déterminer la suite des mouvements.

L'exécutif joue la subtilité

Dans le bras de fer qui l’oppose à la CGT et sortir de l'impasse sans céder d'un pouce sur la loi Travail, l’exécutif tente désormais de jouer la subtilité. Le retour au dialogue pourrait être une piste. Si Manuel Valls a promis qu’il irait « jusqu’au bout », il a repris langue avec le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, ainsi qu’avec ceux de Force ouvrière, de la CFDT, de la CFTC, de la CFE-CGC et de l’Unsa. Certaines voix gouvernementales tentent également l’apaisement. « La CGT n'est pas l'ennemi numéro un », assure quelqu’un. « C'est un grand syndicat historique », salue un autre.

Sans céder, l'exécutif pourrait lâcher du lest sur d'autres volets sociaux, confie un proche du président de la République dans les colonnes du Journal du dimanche. D'autant que les mobilisations, dans le secteur pétrolier par exemple, ne sont pas toutes pour le retrait de l'article 2 sur la primauté des accords d'entreprises.

Des discussions sont déjà en cours avec la SNCF, la RATP, Air France et l'aviation civile. Les accords définitifs sur les intermittents sont également sur la table. Dans les ports, le gouvernement mène des négociations à l'échelle européenne. Des compromis pourraient donc être trouvés pour que tout le monde sorte de la crise la tête haute.

http://www.rfi.fr/france/20160529-france-loi-travail-greves-mobilisation-sncf-cgt


 

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